Corrigé détaillé X ENS Physique MP 2026
Étude des ondes mécaniques dans une plaque élastique
- 56 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en MPSI : 17 questions sur 56, partie II
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en MPSI : 17 questions sur 56, partie II en entier. Autres questions faisables en MPSI
Autres premières années : BCPST1 12 questions.
Détail par partie
- Partie I : Préambule : onde de compression unidimensionnelle2/6En partie
- Partie II : Energie élastique pour une plaque en compression homogène3/3Faisable
- Partie III : Flexion1/4En partie
- Partie IV : Relation de dispersion des ondes de flexion1/7En partie
- Partie V : Applications3/11En partie
- Partie VI : Détection des ondes de flexion : vibrométrie laser7/25En partie
Le sujet en bref
Sujet moyen · Ondes et signaux, Optique ondulatoire, Mécanique · 11 incontournables · 17 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet d'une grande richesse conceptuelle s'intéresse à la physique des déformations élastiques d'un solide d'épaisseur finie, depuis une modélisation microscopique discrète (réseau cubique de masses et de ressorts) jusqu'à l'équation macroscopique de flexion d'Euler-Bernoulli. La démarche s'appuie élégamment sur des bilans énergétiques pour contourner l'arsenal lourd de la mécanique des milieux continus tensorielle, rendant le problème parfaitement accessible aux étudiants de classes préparatoires.
Le sujet propose un large tour d'horizon applicatif : acoustique musicale d'une flûte à champagne, sismologie (ondes P et S), et dispersion sonore sur un lac gelé. Enfin, la dernière partie constitue une remarquable étude expérimentale et théorique de la vibrométrie laser Doppler hétérodyne, mobilisant interférométrie optique, modulation de fréquence et traitement analogique du signal. C'est une épreuve modèle pour réviser les analogies électromécaniques, la dispersion et l'optique ondulatoire instrumentale.
- Difficulté
- Moyen, d'après le rapport du jury
- Temps estimé
- ≈ 4 h 15 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en MPSI : 17 questions sur 56, partie II.
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Sommaire
56 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
56 questionsPartie I : Préambule : onde de compression unidimensionnelle
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : énergie potentielle élastique
En notant l'élongation du ressort (définie comme la différence entre sa longueur et sa longueur à vide), rappeler l'expression de l'énergie potentielle élastique qu'il emmagasine.
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Utiliser la formule classique de l'énergie potentielle élastique d'un oscillateur harmonique à une dimension en fonction de la raideur \kappa et de l'allongement \delta_n.
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L'énergie potentielle élastique d'un ressort de raideur \kappa et d'élongation \delta_n s'écrit E_{p,n} = \frac{1}{2}\kappa \delta_n^2.
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L'énergie potentielle élastique emmagasinée par un ressort idéal de raideur \kappa et d'élongation \delta_n (écart algébrique par rapport à sa longueur à vide a) s'écrit classiquement :
en prenant conventionnellement pour référence une énergie potentielle nulle lorsque le ressort est au repos (\delta_n = 0).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : chaîne d'oscillateurs, énergie potentielle élastique
Donner l'expression, sous forme d'une somme discrète de l'énergie potentielle élastique emmagasinée sur une longueur d'onde, notée .
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Sommer les énergies individuelles sur le nombre total de mailles N = \lambda/a contenues dans une longueur d'onde spatiale.
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Sommation sur les ressorts d'une tranche de longueur d'onde : E_p^\lambda = \sum_{n=1}^N \frac{1}{2}\kappa \delta_n^2.
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Au repos, les molécules sont régulièrement espacées de la distance interatomique a. Le nombre de mailles (et donc de ressorts) contenues sur une tranche de longueur égale à la longueur d'onde \lambda est :
L'énergie potentielle totale emmagasinée par l'ensemble des ressorts situés sur cette longueur d'onde s'obtient en sommant les contributions individuelles E_{p,n} = \frac{1}{2} \kappa \delta_n^2 établies à la question précédente :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : approximation des milieux continus, énergie potentielle élastique
Si la fonction était constante selon , cela signifierait que les molécules ont avancé en bloc, et donc qu'aucun des ressorts n'aurait été comprimé. Ainsi, dans le cas général, l'élongation de chaque ressort est localement reliée non pas à la valeur de mais à sa variation spatiale :
Justifier alors que l'énergie potentielle élastique définie à la question précédente peut désormais s'écrire :
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Identifier la somme discrète à une intégrale de Riemann en posant \delta_n \approx a\,(\partial u/\partial x) grâce à la condition de milieu continu a \ll \lambda.
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- Exprimer l'élongation \delta_n de chaque ressort au point x_n = n a en fonction de la dérivée spatiale locale \partial u/\partial x.
- Réinjecter cette expression dans la somme discrète de l'énergie potentielle E_p^\lambda obtenue à la question Q2.
- Passer à la limite continue (a \ll \lambda) en identifiant une somme de Riemann de pas \mathrm{d}x = a.
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Passage à la limite continue avec \delta(x,t) = a \frac{\partial u}{\partial x} et \sum \to \frac{1}{a}\int\mathrm{d}x.
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D'après la relation fournie par l'énoncé, l'élongation du n-ième ressort situé à la position x_n = n a s'écrit :
En injectant cette relation dans l'expression discrète de l'énergie potentielle élastique établie à la question Q2, on obtient :
Dans l'approximation des milieux continus, la maille du réseau est très petite devant la longueur d'onde (a \ll \lambda). La somme discrète de pas spatial \Delta x = a tend vers une intégrale de Riemann de variable spatiale x, avec l'élément différentiel \mathrm{d}x = a :
On en déduit bien l'expression continue de l'énergie potentielle élastique :
Résultat
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : énergie cinétique, approximation des milieux continus
Donner, sous la forme d'une intégrale, l'énergie cinétique sur une longueur correspondant à une longueur d'onde.
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Écrire l'énergie cinétique élémentaire d'une tranche de masse \mathrm{d}m = (m/a)\,\mathrm{d}x animée de la vitesse particulaire \partial u/\partial t, puis intégrer de 0 à \lambda.
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- Exprimer la vitesse et l'énergie cinétique d'une masse individuelle m localisée en x.
- Réaliser le passage à la limite continue en introduisant la masse linéique de la chaîne \mu = \frac{m}{a}, de sorte qu'un élément de longueur \mathrm{d}x porte la masse \mathrm{d}m = \frac{m}{a}\,\mathrm{d}x.
- Intégrer cette contribution élémentaire sur une longueur d'onde spatiale, de x = 0 à x = \lambda.
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Intégration de l'énergie cinétique élémentaire \mathrm{d}E_c = \frac{1}{2}(\rho S \mathrm{d}x)\left(\frac{\partial u}{\partial t}\right)^2 sur une longueur d'onde \lambda.
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Dans le cadre de l'approximation des milieux continus (a \ll \lambda), la vitesse de déplacement d'un élément de matière situé en x à l'instant t est donnée par la dérivée temporelle partielle du déplacement :
Une molécule isolée de masse m possède l'énergie cinétique :
Sur un intervalle infinitésimal \mathrm{d}x, le nombre de molécules est \frac{\mathrm{d}x}{a}, ce qui correspond à une masse élémentaire :
L'énergie cinétique élémentaire contenue dans cette tranche \mathrm{d}x s'écrit donc :
En sommant ces contributions sur une longueur d'onde (de x=0 à x=\lambda), on obtient :
Résultat
Question 5
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : relation de dispersion, célérité d'une onde
On admettra qu'au passage de l'onde, l'énergie mécanique est également répartie entre ses composantes cinétique et potentielle . En déduire la relation suivante :
où est une constante dont on donnera l'expression et la signification physique.
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Calculer les intégrales des termes en \cos^2(kx - \omega t) et \sin^2(kx - \omega t) sur une période spatiale et égaler les deux énergies pour en déduire la célérité c.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer les intégrales spatiales intervenant dans E_p^\lambda (établie à la question 3) et E_c^\lambda (établie à la question 4) à l'aide de l'expression de l'onde plane progressive harmonique u(x,t) = U \sin(kx - \omega t).
- Égaler les deux énergies E_c^\lambda = E_p^\lambda pour identifier la constante c.
- Préciser la dimension et le sens physique de c.
Voir la réponse courteRéponse courte
Égalité des moyennes spatio-temporelles de E_c^\lambda et E_p^\lambda pour une OPPH, d'où c = a\sqrt{\kappa/m} et \omega^2 = c^2 k^2.
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Pour l'onde plane progressive harmonique u(x,t) = U\sin(kx - \omega t), les dérivées partielles spatiale et temporelle s'écrivent :
Puisque k = \dfrac{2\pi}{\lambda}, l'intégration de la fonction \cos^2(kx - \omega t) sur une période spatiale \lambda donne :
En injectant ces dérivées dans les expressions de E_p^\lambda (question 3) et E_c^\lambda (question 4), on obtient :
L'égalité admise des composantes cinétique et potentielle, E_c^\lambda = E_p^\lambda, conduit à :
On en déduit la relation de dispersion demandée :
avec :
La constante c a la dimension d'une vitesse ([a]\sqrt{[\kappa]/[m]} = \mathrm{m}\cdot\mathrm{s}^{-1}) et représente la célérité de propagation (ou vitesse de phase) de l'onde de compression acoustique le long de la chaîne.
Résultat
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert ; Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : équation de d'alembert, relation de dispersion
Cette relation de dispersion (établie par une approche énergétique) peut permettre de remonter à l'équation d'onde qui régit les déformations du milieu. En effet, la dérivée temporelle d'une OPPH fait apparaître un facteur (ou en notation complexe). Proposer alors une équation de propagation linéaire, sur une déformation quelconque, qui corresponde à la relation de dispersion. Commenter cette équation d'onde.
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Associer le facteur -\omega^2 à une dérivée temporelle seconde et -k^2 à une dérivée spatiale seconde pour reconstituer l'équation aux dérivées partielles de d'Alembert.
Voir la stratégieStratégie
- Associer aux grandeurs spectrales \omega et k d'une OPPH les opérateurs différentiels temporels et spatiaux correspondants.
- Réécrire la relation de dispersion \omega^2 = c^2 k^2 établie à la question Q5 sous forme d'une équation aux dérivées partielles portant sur le champ réel u(x, t).
- Identifier la nature de cette équation différentielle et en donner les caractéristiques physiques (dispersion, forme des solutions).
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Remplacement de -k^2 par \partial^2/\partial x^2 et -\omega^2 par \partial^2/\partial t^2 menant à l'équation de d'Alembert \frac{\partial^2 u}{\partial x^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 u}{\partial t^2} = 0.
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Pour une onde plane progressive harmonique (OPPH) écrite sous forme complexe \underline{u}(x, t) = \underline{U} \, \mathrm{e}^{\mathrm{j}(kx - \omega t)}, les dérivées partielles spatiale et temporelle se traduisent par les identifications opérationnelles :
La relation de dispersion issue de la question Q5 s'écrit :
Par linéarité et superposition spectrale de Fourier, cette relation se traduit pour une déformation quelconque u(x, t) par l'équation aux dérivées partielles :
Commentaires sur cette équation d'onde :
- Il s'agit de l'équation de d'Alembert unidimensionnelle, linéaire et homogène du second ordre.
- La relation de dispersion étant strictement linéaire (\omega = c k), le milieu continu équivalent est non dispersif dans la limite des grandes longueurs d'onde (\lambda \gg a) : la vitesse de phase v_\varphi = \omega/k = c et la vitesse de groupe v_g = \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}k = c sont égales et indépendantes de la fréquence.
- Toute solution générale s'exprime selon la formule de d'Alembert sous la forme u(x, t) = f(x - ct) + g(x + ct), décrivant la propagation d'ondes sans distorsion ni amortissement à la célérité c.
Résultat
Partie II : Energie élastique pour une plaque en compression homogène
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : déformation élastique
Dans le régime statique ici considéré, la compression est homogène, c'est-à-dire que tous les ressorts individuels (dans la direction ) se compriment d'une même longueur . Tracer l'allure du déplacement .
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Compte tenu de l'homogénéité de la déformation et de la fixation à une extrémité, le gradient de déplacement \partial u/\partial x est constant le long de l'axe (Ox).
Voir la réponse courteRéponse courte
En compression homogène, le gradient spatial de déplacement est constant : u(x) est une droite linéaire décroissante de pente -\Delta L / L.
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D'après la relation établie à la question 3, l'allongement relatif d'un élément de matière à la limite continue s'exprime par le gradient du déplacement :
Chaque ressort individuel subissant une même compression \delta, son élongation algébrique vaut \delta_n = -\delta < 0. La déformation est donc spatialement uniforme le long de la plaque :
Par intégration, le déplacement u(x) est une fonction affine de x.
En choisissant par convention l'extrémité gauche x = 0 comme référence fixe (u(0) = 0), on obtient :
où \Delta L = u(0) - u(L) > 0 est la contraction totale de la plaque, avec u(L) = -\Delta L.
Résultat
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : modèle microscopique
Exprimer en fonction des dimensions de la plaque (, et ) le nombre de ressorts individuels comprimés.
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Calculer le nombre de chaînes parallèles selon la section transverse (e \times l)/a^2 multiplié par le nombre de mailles longitudinales L/a.
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- Dénombrer le nombre de ressorts consécutifs le long d'une ligne parallèle à l'axe (Ox) sur la longueur L.
- Déterminer le nombre de telles lignes disposées en parallèle dans la section transverse d'aire e \times l.
- En déduire le nombre total de ressorts orientés selon (Ox), seuls soumis à la compression.
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Dénombrement géométrique dans le volume : N_x = L/a, N_y = l/a, N_z = e/a, d'où N_{\text{tot}} = \frac{e l L}{a^3} ressorts.
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D'après l'énoncé, seuls les ressorts orientés parallèlement à l'axe (Ox) subissent la compression.
Dans cette direction (Ox), une file ou chaîne de longueur L comporte un nombre de ressorts individuels égal à :
Dans le plan transverse (Oyz), les molécules forment un maillage carré de pas a. La section droite de la plaque, de dimensions l suivant (Oy) et e suivant (Oz), contient donc un nombre de files parallèles de ressorts valant :
Puisque chaque file contient N_x ressorts comprimés, le nombre total N de ressorts individuels comprimés dans toute la plaque est :
Résultat
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : énergie élastique, raideur équivalente
Montrer alors que l'énergie potentielle élastique de la plaque comprimée s'écrit :
où est la raideur par unité de longueur.
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Multiplier l'énergie d'un ressort individuel par le nombre total de ressorts déformés et exprimer le résultat avec le raccourcissement global \Delta L = (L/a)\,\delta.
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- Exprimer le raccourcissement individuel \delta d'un ressort en fonction du raccourcissement global \Delta L de la plaque et de sa longueur au repos L.
- Exprimer l'énergie potentielle élastique totale comme la somme des énergies potentielles stockées dans les N ressorts orientés selon (Ox) dénombrés à la question Q8.
- Remplacer \kappa/a par K pour aboutir à l'expression recherchée.
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Avec \delta = \Delta L / N_x, sommation de l'énergie de tous les ressorts menant à E_p^L = \frac{1}{2} K \frac{el}{L} \Delta L^2.
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La plaque comprend selon la direction (Ox) un nombre de mailles :
La compression étant homogène (question Q7), la contraction macroscopique \Delta L se répartit équitablement sur l'ensemble de ces ressorts consécutifs :
Chaque ressort individuel orienté selon (Ox) stocke ainsi une énergie potentielle élastique (d'après la question Q1) :
Puisque seuls les ressorts parallèles à (Ox) sont sollicités et qu'ils sont au nombre de N = \frac{e l L}{a^3} (question Q8), l'énergie potentielle élastique totale de la plaque s'écrit :
En introduisant la grandeur K = \kappa/a, on obtient bien l'expression demandée :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Partie III : Flexion
Question 10
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : rayon de courbure
Quel est le sens physique de la grandeur ? Donner une relation géométrique entre , et .
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La fibre neutre ne subissant aucune variation de longueur, exprimer l'abscisse curviligne d'un arc de cercle d'angle au centre \theta et de rayon R_C.
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R_C est le rayon de courbure de la fibre neutre fléchie, relié à l'angle au centre et à la longueur d'arc par L = R_C \theta.
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La grandeur R_C représente le rayon de courbure de la fibre neutre de la tranche en flexion, mesuré par rapport au centre de courbure noté C.
Par définition de la fibre neutre, sa longueur demeure inchangée au cours de la flexion et reste égale à la longueur au repos L. Comme cette fibre épouse la forme d'un arc de cercle de rayon R_C sous-tendu par un angle au centre \theta (exprimé en radians), la formule de la longueur d'un arc de cercle donne immédiatement :
soit encore :
Résultat
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : flexion d'une poutre
On notera la distance (algébrique) qui sépare un point quelconque au sein de la plaque de la fibre neutre (voir figure 4). Par convention, sera positive dans la zone en extension, et négative dans la zone en compression. Considérons le système d'épaisseur infinitésimale compris entre et (en gris foncé sur la figure 4). Exprimer l'élongation de cette fibre en fonction de , et .
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Calculer la longueur de la fibre située au rayon R_C + r sous l'angle \theta, puis soustraire la longueur au repos L = R_C \theta.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le rayon de courbure de la fibre située à la cote algébrique r.
- En déduire la longueur de cette fibre après flexion à l'aide de l'angle \theta.
- Déterminer son élongation par rapport à sa longueur initiale au repos L, en utilisant la relation établie à la question 10.
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Longueur de la fibre à la cote r : L(r) = (R_C + r)\theta, d'où une élongation relative \Delta L(r) = r L / R_C.
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La fibre neutre est située à la distance R_C du centre de courbure C. Par définition de la distance algébrique r, une fibre élémentaire d'épaisseur \mathrm{d}r est située à une distance du centre C égale à :
Cette fibre forme un arc de cercle sous-tendant le même angle \theta que la fibre neutre. Sa longueur après déformation s'écrit donc :
Au repos, toutes les fibres ont la même longueur initiale L, qui est également la longueur conservée de la fibre neutre. D'après le résultat de la question 10, on a L = R_C \theta, soit \theta = \frac{L}{R_C}.
L'élongation de la fibre, notée \Delta L(r), est la variation de sa longueur par rapport à son état au repos :
En remplaçant \theta par son expression en fonction de L et R_C, on obtient finalement :
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : énergie potentielle de flexion
En utilisant le résultat de la question 9, exprimer l'énergie potentielle élémentaire emmagasinée par cet élément.
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Appliquer le résultat de la question 9 à une tranche infinitésimale de largeur l, de longueur L et d'épaisseur \mathrm{d}r, soumise à l'élongation \Delta L(r).
Voir la stratégieStratégie
- Associer à la tranche élémentaire d'épaisseur \mathrm{d}r les grandeurs géométriques correspondantes : épaisseur \mathrm{d}r, largeur l et longueur au repos L.
- Appliquer la formule de l'énergie potentielle élastique établie à la question Q9 en substituant l'épaisseur e par \mathrm{d}r et l'élongation \Delta L par l'expression obtenue à la question Q11.
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Utilisation de l'expression de la question 9 avec une épaisseur \mathrm{d}r : \mathrm{d}E_p = \frac{1}{2} K \frac{l \mathrm{d}r}{L} \left(\frac{r L}{R_C}\right)^2.
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D'après le résultat de la question Q9, l'énergie potentielle emmagasinée par une plaque homogène de dimensions e \times l \times L subissant une variation de longueur \Delta L s'écrit :
L'élément considéré est une sous-plaque infinitésimale de longueur au repos L, de largeur l et d'épaisseur \mathrm{d}r. Son énergie potentielle élastique élémentaire \mathrm{d}E_p s'obtient en remplaçant l'épaisseur macroscopique e par l'épaisseur infinitésimale \mathrm{d}r :
En injectant l'expression de l'élongation \Delta L(r) = \dfrac{r L}{R_C} obtenue à la question Q11, il vient :
L'énergie potentielle élémentaire emmagasinée par cette tranche d'épaisseur \mathrm{d}r s'écrit donc :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : énergie potentielle de flexion, moment quadratique
En déduire que l'énergie potentielle élastique de la tranche sur toute son épaisseur s'écrit :
où est un préfacteur numérique dont on donnera l'expression. Dans la suite, si nécessaire, on pourra utiliser ce résultat sans expliciter la valeur de la constante .
Voir l'indiceIndice
Intégrer l'énergie élémentaire par rapport à r entre les deux faces limites de la plaque situées en -e/2 et +e/2.
Voir la stratégieStratégie
Pour obtenir l'énergie potentielle élastique totale de la plaque en flexion, on intègre l'énergie élémentaire \mathrm{d}E_p établie à la question précédente sur toute l'épaisseur de la plaque, c'est-à-dire de la face intérieure (r = -e/2) à la face extérieure (r = +e/2), la fibre neutre étant située en r = 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration sur l'épaisseur de -e/2 à +e/2 donnant E_p^L = \frac{1}{24} K \frac{L l e^3}{R_C^2}, d'où A = 1/24.
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D'après la question Q12, l'énergie potentielle élastique emmagasinée par une tranche infinitésimale d'épaisseur \mathrm{d}r s'écrit :
La plaque a pour épaisseur totale e et la fibre neutre est située en son milieu. La variable r s'étend donc de -e/2 à +e/2. L'énergie totale de la plaque s'obtient par intégration :
L'intégrale se calcule directement :
On en déduit l'expression de l'énergie potentielle élastique :
Par identification avec l'expression proposée E_p^L = A K \dfrac{L l e^3}{R_c^2}, on identifie le préfacteur numérique :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Partie IV : Relation de dispersion des ondes de flexion
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert ; Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : approximation des petites déformations
On définit l'inclinaison locale de la plaque par rapport à la position au repos horizontale, notée . Pour rappel, on se place dans le régime des faibles déformations. Donner alors la relation liant à .
Voir l'indiceIndice
Assimiler l'angle d'inclinaison à sa tangente locale \partial Z/\partial x dans le cadre des faibles pentes.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer géométriquement la pente de la fibre neutre à l'aide de la tangente de l'angle d'inclinaison \alpha(x,t).
- Exploiter l'hypothèse des faibles déformations pour linéariser cette relation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dans le cadre des faibles déformations, la pente s'identifie à la dérivée spatiale : \alpha(x, t) \approx \frac{\partial Z(x, t)}{\partial x}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La fibre neutre est repérée dans le plan (Oxz) par l'équation de sa ligne moyenne z = Z(x,t). La pente locale de la tangente à cette courbe par rapport à l'axe horizontal (Ox) est donnée par la dérivée spatiale :
Dans le cadre de l'approximation des faibles déformations, l'angle d'inclinaison est très petit devant l'unité (|\alpha| \ll 1), ce qui permet d'effectuer un développement limité à l'ordre 1 : \tan \alpha \approx \alpha.
On en déduit la relation liant l'inclinaison locale à la déformation transverse :
Pour l'onde progressive harmonique considérée, cette inclinaison s'écrit explicitement :
Résultat
Question 15
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : énergie élastique de flexion, onde dispersive
Calculer alors l'énergie potentielle élastique intégrée sur une longueur d'onde, notée .
Voir l'indiceIndice
Substituer la courbure locale 1/R_c = \partial^2 Z/\partial x^2 dans la densité linéique d'énergie élastique trouvée en partie III, puis intégrer sur une longueur d'onde.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie potentielle élastique \mathrm{d}E_p emmagasinée par un élément de plaque de longueur \mathrm{d}x en remplaçant L par \mathrm{d}x dans l'expression issue de la question Q13.
- Exprimer la courbure locale 1/R_c à partir de la forme spatiale de l'onde Z(x,t).
- Intégrer sur une période spatiale [0, \lambda].
Voir la réponse courteRéponse courte
Courbure 1/R_C \approx \partial^2 Z/\partial x^2, puis intégration sur une longueur d'onde : E_p^\lambda = \frac{1}{24} K l e^3 \int_0^\lambda \left(\frac{\partial^2 Z}{\partial x^2}\right)^2 \mathrm{d}x.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q13, l'énergie potentielle élastique d'une tranche de longueur L, de largeur l et d'épaisseur e courbée avec un rayon R_c s'écrit :
Dans le cadre de l'approximation des faibles déformations, un élément de plaque de longueur infinitésimale \mathrm{d}x le long de la direction de propagation (Ox) possède une énergie potentielle élastique :
D'après l'énoncé, la courbure locale est reliée à la flèche Z(x,t) par :
Sachant que Z(x,t) = a_Z \sin(kx - \omega t), la dérivée seconde spatiale vaut :
Par conséquent :
L'énergie potentielle élastique intégrée sur une longueur d'onde \lambda = \frac{2\pi}{k} s'obtient par sommation continue :
En remplaçant A = \frac{1}{24}, on obtient finalement :
Résultat
Question 16
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : énergie cinétique, onde progressive
Donner l'expression de l'énergie cinétique totale sur une longueur d'onde, notée , en fonction des paramètres de l'OPPH.
Voir l'indiceIndice
Calculer la masse par unité de longueur \mu = \rho e l et intégrer l'énergie cinétique particulaire (\mu/2)\,(\partial Z/\partial t)^2 sur [0, \lambda].
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la masse élémentaire \mathrm{d}m d'une tranche de plaque de longueur \mathrm{d}x, de largeur l et d'épaisseur e à partir de la masse volumique \rho = m/a^3.
- Déterminer la vitesse transverse locale v_z(x, t) = \frac{\partial Z}{\partial t}(x, t) associée à l'OPPH.
- Intégrer l'énergie cinétique élémentaire \mathrm{d}E_c = \frac{1}{2} \mathrm{d}m \, v_z^2 sur une longueur d'onde spatiale \lambda.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énergie cinétique intégrée pour l'OPPH Z(x,t) = Z_0 \cos(\omega t - k x) : E_c^\lambda = \frac{1}{4} \rho e l \lambda \omega^2 Z_0^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons une tranche élémentaire de plaque comprise entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x, de largeur l et d'épaisseur e. Son volume est \mathrm{d}\tau = e \, l \, \mathrm{d}x et sa masse s'écrit :
où \rho = m/a^3 désigne la masse volumique du solide élastique.
Le déplacement de la plaque s'effectuant uniquement selon la direction transverse (Oz) au passage de l'onde de flexion :
la vitesse d'un élément de matière est donnée par la dérivée temporelle :
L'énergie cinétique élémentaire contenue dans cette tranche est donc :
L'énergie cinétique totale sur une longueur d'onde \lambda s'obtient par intégration spatiale :
En linéarisant le cosinus :
puisque l'intégrale d'une fonction sinusoïdale sur un nombre entier de périodes spatiales (k\lambda = 2\pi) est nulle.
On en déduit l'expression de l'énergie cinétique totale sur une longueur d'onde :
Résultat
Question 17
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : relation de dispersion, onde de flexion
On admettra que lors de la propagation de l'onde, les moyennes temporelles des énergies potentielles élastique et cinétique sont égales. Etablir alors la relation de dispersion :
Voir l'indiceIndice
Égaler les moyennes temporelles des énergies cinétique et potentielle obtenues sur une période spatiale pour dégager la relation liant \omega et k.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler les expressions des énergies potentielles élastique et cinétique intégrées sur une longueur d'onde obtenues aux questions précédentes, puis observer qu'elles sont indépendantes du temps.
- Égaler ces deux grandeurs conformément à l'indication de l'énoncé.
- Exprimer le rapport des constantes élastique et inertielle à l'aide de la célérité c introduite à la question Q5 pour faire apparaître l'expression demandée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Égalité temporelle des intégrales d'énergies cinétique et potentielle : identification de \omega^2 et k^4 donnant 12\omega^2 = e^2 c^2 k^4.
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D'après les questions Q15 et Q16, les énergies élastique et cinétique calculées sur une longueur d'onde valent respectivement :
Ces grandeurs intégrées sur une période spatiale \lambda sont indépendantes du temps, de sorte qu'elles sont égales à leurs moyennes temporelles respectives : \langle E_p^\lambda \rangle = E_p^\lambda et \langle E_c^\lambda \rangle = E_c^\lambda.
En utilisant l'égalité des moyennes temporelles, \langle E_c^\lambda \rangle = \langle E_p^\lambda \rangle, il vient :
En simplifiant par la quantité non nulle \frac{1}{4} e l a_Z^2 \lambda, on obtient :
Rappelons la définition de la célérité c établie à la question Q5 le long d'une file d'atomes :
Or, d'après les définitions de la raideur linéique K = \kappa/a (question Q9) et de la masse volumique du solide dans le modèle cubique \rho = m/a^3 (question Q16), le rapport s'écrit :
On en déduit immédiatement la relation de dispersion :
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : célérité d'une onde acoustique
Donner l'expression de en fonction de la raideur et de la masse volumique du matériau . Calculer sa valeur numérique et commenter. On prendra et , valeurs typiques pour le verre.
Voir l'indiceIndice
Identifier la constante c = \sqrt{K/\rho}, calculer sa valeur numérique pour le verre et comparer cette célérité à celle du son dans l'air ou dans un métal.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression c = \sqrt{K/\rho} \approx 5{,}3\text{ km/s}, compatible avec la célérité du son longitudinale dans le verre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q5, la célérité de l'onde longitudinale s'écrit :
En utilisant la raideur par unité de longueur K = \kappa/a (introduite en question Q9) et la masse volumique du solide \rho = m/a^3 (question Q16), le rapport s'écrit :
On en déduit l'expression de la célérité c :
Application numérique : Avec K = 70\text{ GPa} = 70 \times 10^9\text{ Pa} et \rho = 2500\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} :
Commentaire : La constante c correspond à la célérité des ondes élastiques longitudinales (ondes de compression) dans le matériau massif. L'ordre de grandeur obtenu (quelques \text{km}\cdot\text{s}^{-1}) est tout à fait typique de la vitesse du son dans les solides durs, nettement supérieure à celle observée dans les liquides (\sim 1{,}5\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} dans l'eau) et les gaz (\sim 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} dans l'air), en raison d'une très grande raideur (module d'Young K) par rapport à la masse volumique \rho.
Résultat
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : vitesse de phase, vitesse de groupe, paquet d'ondes
Montrer que la vitesse de groupe vaut le double de la vitesse de phase. Comment ces vitesses varient-elles avec la fréquence de l'OPPH ? Quelles conséquences cela a-t-il sur la propagation d'un paquet d'ondes ?
Voir l'indiceIndice
Dériver la relation de pulsation \omega(k) par rapport à k pour obtenir v_g = \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}k, puis comparer au quotient \omega/k.
Voir la réponse courteRéponse courte
v_\phi = \frac{ec}{2\sqrt{3}} k et v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = 2 v_\phi croissant avec \omega : milieu fortement dispersif et étalement des paquets d'ondes.
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D'après la relation de dispersion établie à la question Q17, pour une onde se propageant dans le sens des x croissants (k > 0, \omega > 0) :
Par définition, les vitesses de phase v_\varphi et de groupe v_g s'écrivent :
On en déduit immédiatement :
Variation avec la fréquence :
En exprimant le nombre d'onde en fonction de la pulsation \omega = 2\pi f, il vient :
On obtient ainsi l'expression des vitesses en fonction de la fréquence temporelle f :
Les vitesses de phase et de groupe sont proportionnelles à \sqrt{f} : elles sont des fonctions strictement croissantes de la fréquence (les composantes de haute fréquence se propagent plus vite que les composantes de basse fréquence).
Conséquences sur la propagation d'un paquet d'ondes :
- Étalement temporel et spatial (dispersion) : la vitesse de groupe dépendant de la fréquence, le milieu est dispersif. Les différentes composantes harmoniques constituant le paquet se décalent au cours de la propagation, ce qui induit un élargissement et une déformation de l'enveloppe.
- Dérive en fréquence (chirp) : les composantes spectrales aiguës (hautes fréquences) se propageant plus vite que les composantes graves, elles arrivent en premier à destination (glissando descendant audible, comme sur la glace d'un lac gelé).
- Défilement sous l'enveloppe : puisque v_g = 2 v_\varphi > v_\varphi, l'enveloppe se déplace deux fois plus vite que les oscillations internes. Dans le référentiel de l'enveloppe, les crêtes de phase reculent, semblant naître à l'avant du paquet pour disparaître à l'arrière.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : équation aux dérivées partielles, équation de poutre
En reprenant la méthode de la question 6, proposer une équation de propagation linéaire pour l'équation d'onde. Commenter chacun des termes de cette équation.
Voir l'indiceIndice
Remplacer formellement \omega^2 par -\partial^2/\partial t^2 et k^4 par \partial^4/\partial x^4 pour établir l'équation de flexion d'Euler-Bernoulli.
Voir la stratégieStratégie
- Associer à chaque puissance de la pulsation \omega et du nombre d'onde k dans la relation de dispersion 12\omega^2 = e^2 c^2 k^4 les opérateurs différentiels spatio-temporels correspondants pour une OPPH.
- Écrire l'équation aux dérivées partielles régissant le déplacement transverse Z(x,t).
- Analyser la signification physique de chacun des termes (terme d'inertie et terme d'élasticité/flexion) ainsi que la dissymétrie d'ordre qui est à l'origine de la dispersion.
Voir la réponse courteRéponse courte
Remplacement harmonique de k^4 et \omega^2 conduisant à \frac{\partial^2 Z}{\partial t^2} + \frac{e^2 c^2}{12} \frac{\partial^4 Z}{\partial x^4} = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour une onde plane progressive harmonique (OPPH) sous forme complexe, de la forme \underline{Z}(x, t) = \underline{a}_Z \mathrm{e}^{\mathrm{j}(kx - \omega t)}, les dérivations spatiales et temporelles agissent comme des multiplications :
La relation de dispersion établie à la question Q17 s'écrit :
En multipliant par -\underline{Z}(x, t), on obtient :
Par identification avec les opérateurs différentiels, on en déduit l'équation de propagation linéaire régissant les déformations transverses Z(x, t) :
Commentaire des termes de l'équation :
- \displaystyle \frac{\partial^2 Z}{\partial t^2} est le terme d'inertie (ou accélération locale) de la plaque. Multiplié par la masse par unité de longueur \rho e l, il correspond à la quantité \mathrm{d}m \frac{\partial^2 Z}{\partial t^2} issue de la relation fondamentale de la dynamique appliquée à une tranche de plaque.
- \displaystyle \frac{e^2 c^2}{12} \frac{\partial^4 Z}{\partial x^4} est le terme élastique de rappel en flexion. Il traduit les forces internes de cisaillement (efforts tranchants) issues des variations spatiales du moment fléchissant, lui-même proportionnel à la courbure \frac{\partial^2 Z}{\partial x^2}.
Résultat
Partie V : Applications
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Physique quantique › Quantification et confinement
Notions : condition aux limites, mode propre
A cause des conditions aux limites (ici périodiques), le nombre d'onde correspondant à un mode propre est quantifié. Citer un système d'un autre domaine de la physique dans lequel une telle condition existe.
Voir l'indiceIndice
Penser à la quantification de la quantité de mouvement d'une particule sur un anneau en mécanique quantique ou aux modes acoustiques d'un tuyau fermé en boucle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Analogie avec le modèle de Bohr, la quantification de l'impulsion sur un anneau ou la corde de Melde fermée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Une condition aux limites périodique (ou cyclique) impose que l'onde prenne la même valeur après un tour complet le long d'une trajectoire fermée de périmètre L, conduisant à la quantification de la longueur d'onde et du nombre d'onde :
On retrouve cette condition de quantification dans plusieurs autres domaines de la physique :
- En physique quantique (mécanique ondulatoire) : dans le modèle de Bohr de l'atome d'hydrogène, l'onde de matière de de Broglie associée à un électron sur une orbite circulaire fermée de rayon r doit se raccorder continûment sur elle-même (interférence constructive après un tour), ce qui impose 2\pi r = n \lambda_{\text{dB}} et quantifie le moment cinétique orbital ;
- En optique ondulatoire : dans une cavité laser en anneau (ou un microrésonateur annulaire), l'onde lumineuse se propageant en boucle fermée doit présenter un déphasage multiple de 2\pi sur un tour complet, ce qui sélectionne des modes discrets de résonance ;
- En physique du solide : l'application des conditions aux limites périodiques de Born-von Karman aux électrons de conduction ou aux phonons d'un réseau cristallin permet de discrétiser les vecteurs d'onde autorisés.
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : quantification du vecteur d'onde
Dans le cas de la flûte, exprimer cette condition de quantification sur le nombre d'onde .
Voir l'indiceIndice
Écrire la condition de périodicité spatiale sur le périmètre de l'anneau : le contour 2\pi R_0 doit contenir un nombre entier de longueurs d'onde.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la longueur sur laquelle s'applique la condition de périodicité spatiale (le périmètre de l'anneau circulaire).
- Traduire la condition aux limites périodiques sur la fonction d'onde spatio-temporelle Z(s,t).
- En déduire les valeurs autorisées pour le nombre d'onde k.
Voir la réponse courteRéponse courte
Conditions de périodicité sur le périmètre 2\pi R : k \cdot 2\pi R = 2\pi n, d'où k_n = n/R avec n \in \mathbb{N}^*.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'anneau constituant le bord de la flûte est un cercle de rayon R_0, donc de périmètre 2\pi R_0. La coordonnée curviligne s repère la position le long de l'anneau, et faire un tour complet ramène au même point physique : les points d'abscisses curvilignes s et s + 2\pi R_0 sont confondus.
La déformation Z(s,t) doit donc impérativement être périodique de période spatiale 2\pi R_0 :
D'après l'expression donnée pour le mode propre :
La dépendance spatiale est portée par le terme \sin(ks). La condition de périodicité impose ainsi :
ce qui implique que la phase accumulée sur un tour complet soit un multiple entier de 2\pi :
On en déduit la condition de quantification sur le nombre d'onde :
Résultat
Question 23
DifficileTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : mode propre de vibration
La figure 5 correspond au second mode propre. Représenter sur un schéma similaire le premier mode propre et décrire le mouvement du verre correspondant.
Voir l'indiceIndice
Pour n = 1, la déformation correspond à une translation d'ensemble du centre de masse sans courbure élastique interne.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la dépendance angulaire de la déformation radiale pour le premier mode propre (n = 1) à partir de la condition de quantification k_1 = 1/R_0.
- Interpréter physiquement ce champ de déplacement en coordonnées cylindriques (lien entre déplacement radial en \cos\theta et translation de corps rigide).
- Tracer le schéma de la section déformée en vue de dessus, en veillant à la clarté des flèches de déplacement, et décrire le mouvement global de la flûte.
Voir la réponse courteRéponse courte
Schéma du mode n=1 correspondant à une translation globale de l'anneau sans déformation, ou mode de déformation dipolaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour le premier mode propre (n = 1), le nombre d'onde vaut k_1 = 1/R_0. L'onde stationnaire s'écrit alors, avec l'abscisse curviligne s = R_0 \theta comptée depuis une origine angulaire arbitraire :
où Z(\theta, t) représente le déplacement purement radial par rapport au cercle de repos de rayon R_0.
Mouvement du verre Examinons le champ de déplacement associé :
- En \theta = 0, la paroi se déplace vers l'extérieur : Z = +Z_{\max} \cos(\omega_1 t) ;
- En \theta = \pi, la paroi se déplace vers l'intérieur : Z = -Z_{\max} \cos(\omega_1 t), ce qui correspond à un déplacement spatial dans la même direction (vers les x > 0) ;
- En \theta = \pm \pi/2, le déplacement radial est nul (Z = 0).
Au premier ordre en Z_{\max}/R_0, un déplacement radial de la forme u_r = Z_{\max} \cos\theta est équivalent à un déplacement global de corps rigide selon l'axe horizontal :
Le premier mode propre ne déforme donc pas la section circulaire de l'anneau au premier ordre : il correspond à une oscillation de translation d'ensemble (mouvement de va-et-vient horizontal de la section). À l'échelle de la flûte complète sur son pied, ce mode correspond à un balancement global en flexion de la flûte (comportement de type poutre oscillant d'avant en arrière).
Représentation schématique (vue du dessus)
Question déjà tombée ailleurs
Question 24
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : fréquence propre
Lorsque l'on cherche à faire chanter une flûte avec le doigt mouillé, le second mode propre est naturellement sélectionné. Donner l'expression de la fréquence (temporelle) de ce mode.
Voir l'indiceIndice
Injecter la condition de quantification du nombre d'onde k_2 du second mode dans la relation de dispersion établie à la question 17.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la relation de dispersion des ondes de flexion établie à la question Q17 liant la pulsation \omega au nombre d'onde k.
- Injecter la valeur quantifiée du nombre d'onde k_2 associée au second mode propre (n=2), déterminée à la question Q22.
- En déduire la pulsation propre \omega_2, puis la fréquence temporelle f_2 = \frac{\omega_2}{2\pi}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour n=2, k_2 = 2/R, puis injection dans la relation de dispersion : f_2 = \frac{\omega_2}{2\pi} = \frac{e c}{\sqrt{3}\pi R^2}.
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D'après la relation de dispersion établie à la question Q17 :
avec c = \sqrt{\dfrac{K}{\rho}} la célérité des ondes longitudinales introduite à la question Q18.
Pour le second mode propre (n=2), la condition de quantification trouvée à la question Q22 donne :
La pulsation temporelle propre associée s'écrit donc :
On en déduit la fréquence temporelle f_2 = \dfrac{\omega_2}{2\pi} de ce mode :
Résultat
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : ordre de grandeur
Faire l'application numérique et discuter du résultat obtenu (pour rappel : , ).
Voir l'indiceIndice
Effectuer l'application numérique avec les paramètres géométriques et matériels donnés pour vérifier que la fréquence se situe dans le domaine audible.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la formule littérale obtenue à la question Q24 avec les grandeurs données dans l'énoncé.
- Réaliser l'application numérique sans calculatrice en utilisant des approximations usuelles (\sqrt{3} \approx 1{,}73 et \pi \approx 3{,}14).
- Analyser le résultat : vérifier l'appartenance au domaine audible, comparer à la tessiture musicale et commenter la validité du modèle simplifié.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique donnant une fréquence de quelques centaines de hertz à un kilohertz, bien dans le domaine audible.
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D'après la question Q24, la fréquence du second mode propre s'écrit :
Les données de l'énoncé sont :
- e = 0{,}5\text{ mm} = 5 \cdot 10^{-4}\text{ m} ;
- R_0 = 2\text{ cm} = 2 \cdot 10^{-2}\text{ m} ;
- K = 70\text{ GPa} = 70 \cdot 10^9\text{ Pa} ;
- \rho = 2500\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}.
La célérité c déterminée à la question Q18 vaut :
On en déduit l'expression numérique de la fréquence :
Discussion du résultat :
- Cette fréquence se situe bien dans le domaine des fréquences audibles par l'oreille humaine (20\text{ Hz} - 20\text{ kHz}) et correspond à un son aigu (voisin d'un ré_6 à 1175\text{ Hz}).
- L'ordre de grandeur est parfaitement réaliste : une flûte ou un verre en cristal frotté par un doigt mouillé émet un son musical pur dont la fréquence se situe typiquement entre 500\text{ Hz} et 1{,}5\text{ kHz}.
- Le modèle simplifié d'anneau cylindrique homogène bidimensionnel (négligeant le pied, la tige et la courbure verticale du calice) s'avère donc très satisfaisant pour prédire la hauteur du son fondamental d'une flûte à champagne.
Résultat
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : onde sismique
Lors d'un séisme, les ondes de compression longitudinales (ondes P) se propagent à une vitesse de . Cette valeur est-elle cohérente avec les résultats précédents ?
Voir l'indiceIndice
Calculer c_P = \sqrt{K/\rho} avec les grandeurs massiques et élastiques de la croûte terrestre et comparer directement aux 6\text{ km/s} mesurés.
Voir la réponse courteRéponse courte
La vitesse des ondes P (6\text{ km/s}) est très proche de la valeur c \approx 5{,}3\text{ km/s} calculée pour le milieu rocheux/siliceux.
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D'après la question Q18, la célérité des ondes de compression longitudinales dans le milieu élastique s'exprime en fonction de la raideur K et de la masse volumique \rho par :
En appliquant cette relation aux paramètres donnés pour la croûte terrestre :
- K = 100\text{ GPa} = 1{,}0 \times 10^{11}\text{ Pa} ;
- \rho = 2800\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} = 2{,}8 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}.
On calcule la célérité théorique des ondes longitudinales (ondes P) :
Cette valeur coïncide parfaitement avec la vitesse de propagation de 6\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} mentionnée dans l'énoncé. Le modèle unidimensionnel de compression élastique est donc tout à fait cohérent avec les observations sismiques pour les ondes P.
Résultat
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : vitesse de groupe, transport d'énergie
On lit souvent dans la littérature que les ondes transverses S (que l'on assimilera abusivement ici aux ondes de flexion étudiées) se propagent à une vitesse de . Pour que cette affirmation ait un sens, s'agit-il de la vitesse de phase ou de groupe ? Justifier.
Voir l'indiceIndice
Comme les ondes sismiques sont générées sous forme d'impulsions localisées (paquets d'ondes transportant de l'énergie), identifier la vitesse mesurable sur le terrain.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la nature physique d'un séisme : une perturbation transitoire et localisée qui se propage sous la forme d'un paquet d'ondes.
- Identifier la grandeur cinématique associée à la détection d'un signal et à la propagation de l'énergie dans un milieu dispersif.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'énergie et l'information sismiques se propageant avec le paquet d'ondes, c'est la vitesse de groupe qui est mesurée expérimentalement.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Un séisme est une secousse d'extension temporelle et spatiale finie. Les ondes sismiques générées constituent ainsi un train d'ondes (ou paquet d'ondes) se propageant depuis le foyer jusqu'aux stations de mesure.
D'après les questions précédentes (Q17 et Q19), les ondes de flexion modélisées sont fortement dispersives, si bien que la vitesse de phase v_\varphi et la vitesse de groupe v_g sont différentes (v_g = 2 v_\varphi).
Or :
- la vitesse de phase v_\varphi ne décrit que le déplacement des surfaces d'égale phase pour une onde monochromatique infinie, qui ne transporte aucun signal net ;
- la vitesse de groupe v_g est la vitesse de déplacement de l'enveloppe du paquet d'ondes, c'est-à-dire la vitesse de propagation de l'énergie et de l'information (front d'arrivée détecté sur les sismogrammes).
Pour que la mesure expérimentale de la célérité d'arrivée de l'onde ait un sens physique, il s'agit donc nécessairement de la vitesse de groupe :
Résultat
Question 28
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : longueur d'onde, relation de dispersion
D'après ces données, calculer la longueur d'onde des ondes S.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la définition de la vitesse de groupe en fonction de k pour isoler le nombre d'onde correspondant à la vitesse mesurée, puis en déduire \lambda = 2\pi/k.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la vitesse de groupe v_g des ondes de flexion en fonction de la longueur d'onde \lambda, de l'épaisseur e et de la célérité c des ondes de compression.
- Isoler la longueur d'onde \lambda et réaliser l'application numérique avec les données du problème.
- Vérifier la cohérence de l'ordre de grandeur obtenu vis-à-vis de l'approximation de plaque mince (\lambda \gg e).
Voir la réponse courteRéponse courte
Inversion de v_g(k) pour trouver le nombre d'onde k correspondant à la vitesse mesurée, puis \lambda = 2\pi/k.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation de dispersion établie à la question Q17 :
La vitesse de groupe s'écrit (question Q19) :
En introduisant la longueur d'onde \lambda = \dfrac{2\pi}{k}, il vient :
On en déduit l'expression de la longueur d'onde des ondes S :
Avec les valeurs numériques de l'énoncé :
- e = 30\text{ km} ;
- c \approx 6{,}0\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} (célérité des ondes P, question Q26) ;
- v_g = 4{,}0\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} (vitesse de groupe des ondes S, question Q27).
Le calcul donne :
Remarque : Si l'on avait considéré que la vitesse fournie correspondait à la vitesse de phase v_\varphi = 4{,}0\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}, on aurait obtenu \lambda = \dfrac{\pi e c}{\sqrt{3} v_\varphi} = 15\sqrt{3}\pi\text{ km} \approx 82\text{ km}.
Résultat
Question 29
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : dispersion, spectrogramme
La figure 6 montre le diagramme temps-fréquence d'un enregistrement acoustique à une certaine distance de l'impact. Deux pierres ont été lancées. L'origine des temps est arbitraire. Commentez cette figure.
Voir l'indiceIndice
Observer l'évolution de la fréquence reçue au cours du temps : les composantes de haute fréquence arrivent avant les basses fréquences, ce qui traduit une dispersion normale.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les deux événements correspondant aux deux impacts de pierres et leur séparation temporelle.
- Analyser l'évolution de la fréquence reçue en fonction du temps pour chaque impact en la reliant à la vitesse de groupe établie à la question Q19 (v_g \propto \sqrt{f}).
- Interpréter la signature acoustique globale obtenue (« gazouillis descendant » ou down-chirp).
Voir la réponse courteRéponse courte
Fréquence reçue décroissante avec le temps : les hautes fréquences, ayant une plus grande vitesse de groupe, arrivent en premier.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'observation du sonogramme (diagramme temps-fréquence) de la figure 6 permet de dégager les caractéristiques suivantes :
- Deux impacts distincts : On observe deux structures spectrales très similaires, décalées d'environ \Delta t \approx 0{,}7\text{ à }0{,}8\text{ s}, qui correspondent aux deux jets de pierres successifs mentionnés dans le préambule.
- Caractère dispersif et chronologie des fréquences : Pour chaque impact, la fréquence détectée est une fonction strictement décroissante du temps. Les composantes de haute fréquence (autour de 2{,}5\text{ à }3\text{ kHz}) sont détectées en premier, puis la fréquence décroît de manière continue au cours du temps pour atteindre des fréquences plus basses (autour de quelques centaines de hertz).
Cohérence avec la vitesse de groupe : D'après le résultat de la question Q19, la vitesse de groupe des ondes de flexion s'écrit :
v_g(f) \propto \sqrt{f}Les hautes fréquences se propagent donc à une vitesse de groupe plus élevée que les basses fréquences. Si l'impact a lieu à une distance D du récepteur à l'instant t_0, le temps d'arrivée de la composante fréquentielle f est :
t(f) = t_0 + \frac{D}{v_g(f)} = t_0 + \frac{\mathrm{cte}}{\sqrt{f}}L'instant d'arrivée décroît bien lorsque la fréquence augmente, ce qui confère à la courbe f(t) une allure convexe décroissante, conforme au tracé observé.
Ce phénomène correspond à un « gazouillis descendant » (down-chirp), caractéristique du son aigu puis grave (souvent comparé à un tir de pistolet laser) perçu lors de chocs sur un lac gelé.
Question 30
DifficileTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : relation de dispersion, épaisseur de plaque
Expliquer comment, sur le principe, ces données pourraient permettre de calculer l'épaisseur de la couche de glace.
Voir l'indiceIndice
Exprimer le temps de vol t(f) = D/v_g(f) en exploitant la dépendance de v_g en \sqrt{f} et relier la pente de la courbe observée à l'épaisseur e.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le temps d'arrivée t(f) d'une composante spectrale de fréquence f se propageant à la vitesse de groupe v_g(f) sur une distance D entre l'impact et le récepteur.
- Relier la différence de temps d'arrivée entre deux fréquences \Delta t = t_2 - t_1 à l'épaisseur e et aux propriétés élastiques de la glace.
- Décrire la méthode d'exploitation graphique du spectrogramme (ajustement linéaire) permettant d'extraire e.
Voir la réponse courteRéponse courte
La vitesse d'arrivée dépend de v_g \propto \sqrt{\omega e c} : la pente de la courbe \omega(t) donne directement l'épaisseur de glace e.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation de dispersion établie à la question Q17 et l'expression de la vitesse de groupe obtenue à la question Q19 :
où c = \sqrt{K/\rho} est la célérité des ondes de compression dans la glace (qui dépend des paramètres élastiques K et \rho du matériau).
Une composante harmonique de fréquence f, émise lors de l'impact à un instant t_{\text{impact}} et détectée à une distance D, se propage à la vitesse de groupe v_g(f). Son temps d'arrivée au microphone s'écrit donc :
Puisque l'origine des temps de l'enregistrement est arbitraire et que t_{\text{impact}} n'est pas a priori connu, on considère la différence des temps d'arrivée \Delta t = t(f_2) - t(f_1) entre deux fréquences f_1 et f_2 identifiées sur le diagramme temps-fréquence :
Sur le principe, la méthode de mesure consiste à :
- Relever sur le spectrogramme (figure 6) plusieurs couples (t, f) le long de la trace d'un impact et tracer la droite t en fonction de 1/\sqrt{f}.
Mesurer la pente p de cette droite, qui s'identifie à :
p = \frac{D}{2} \sqrt{\frac{\sqrt{3}}{\pi e c}}- Connaissant la distance de propagation D entre l'impact et le capteur ainsi que la célérité c = \sqrt{K/\rho} dans la glace, en déduire l'épaisseur e de la couche de glace :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 31
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : dispersion temporelle, propagation des ondes
Expliquer pourquoi le son perçu sera différent pour des observateurs situés à une distance de ou de l'impact.
Voir l'indiceIndice
Analyser l'étalement temporel de la dispersion \Delta t = |t(f_{\min}) - t(f_{\max})|, directement proportionnel à la distance de parcours D.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'écart temporel d'arrivée entre deux fréquences extrêmes (la durée du signal perçu) en fonction de la distance de propagation D.
- Comparer la durée de cet étalement temporel entre D_1 = 50\text{ m} et D_2 = 500\text{ m}, et en déduire la perception auditive (son impulsionnel bref versus sifflement descendant résolu).
- Mentionner l'effet de l'atténuation (dispersion géométrique et absorption sélective des hautes fréquences).
Voir la réponse courteRéponse courte
À 500\text{ m}, l'étalement temporel par dispersion est dix fois plus important qu'à 50\text{ m}, produisant un sifflement descendant beaucoup plus net.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le temps de propagation d'une composante de fréquence f sur une distance D s'écrit, d'après les questions précédentes :
Pour une bande de fréquences émise [f_{\min}, f_{\max}], la durée totale \Delta t du signal reçu s'obtient par la différence des temps d'arrivée des fréquences extrêmes :
L'étalement temporel \Delta t du paquet d'ondes est ainsi strictement proportionnel à la distance de propagation D :
- À courte distance (D_1 = 50\text{ m}) : L'étalement temporel est très faible (dix fois inférieur à celui à 500\text{ m}). Les différentes composantes fréquentielles arrivent de manière quasi simultanée sur une durée de quelques dizaines de millisecondes. L'oreille humaine ne résout pas la séparation spectrale : l'observateur perçoit un son bref, sec et percussif (proche d'un claquement ou d'un choc net).
- À grande distance (D_2 = 500\text{ m}) : L'étalement temporel est dix fois plus long (durée de l'ordre d'une demi-seconde à une seconde, comme observé sur la figure 6). La dispersion a largement séparé les composantes : les fréquences aiguës (f \sim \text{kHz}) arrivent nettement avant les fréquences graves (f \sim \text{dizaines de Hz}). L'auditeur perçoit distinctement une modulation de hauteur caractéristique, à savoir un sifflement à fréquence glissante descendante (chirp ou son de type « pistolet laser »).
Deux autres phénomènes accentuent cette différence de perception :
- L'amplitude globale : en raison de la décroissance de l'amplitude par divergence bidimensionnelle (ondes cylindriques de surface où l'énergie se dilue en 1/D), le son est beaucoup plus faible à 500\text{ m} qu'à 50\text{ m}.
- L'absorption acoustique : les pertes viscoélastiques dans la glace croissent rapidement avec la fréquence, atténuant davantage les composantes aiguës à 500\text{ m}.
Partie VI : Détection des ondes de flexion : vibrométrie laser
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : division d'amplitude, séparatrice
On adoptera le modèle scalaire de la lumière et l'on notera l'amplitude du rayon de référence à son arrivée sur la photodiode, donné sous sa forme réelle : , où est le déphasage induit le long du trajet optique (). De même, le rayon sonde est noté : . En notant l'amplitude du laser à la source, exprimer les amplitudes et . Pourquoi ne pas avoir simplement placé un miroir, judicieusement orienté, à la place de la séparatrice () ?
Voir l'indiceIndice
Suivre les divisions successives d'amplitude subies au niveau des lames séparatrices semi-réfléchissantes idéales (facteur 1/\sqrt{2} par traversée ou réflexion).
Voir la stratégieStratégie
- Suivre pas à pas le cheminement de chaque rayon lumineux depuis la source O jusqu'au détecteur P en comptant le nombre de séparatrices traversées en transmission et en réflexion.
- Utiliser le fait que chaque séparatrice idéale divise l'énergie en deux parties égales (R = T = 1/2), ce qui correspond en amplitude à un facteur 1/\sqrt{2}.
- Analyser l'intérêt de la géométrie choisie pour la voie de référence en considérant le contraste des interférences, l'équilibrage des chemins optiques et la facilité de réglage.
Voir la réponse courteRéponse courte
Séparatrice 50/50 : a_1 = a_2 = a_0 / \sqrt{2} ; une séparatrice est nécessaire pour recombiner les faisceaux sur le même photodétecteur.
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1. Expression des amplitudes a_1 et a_2
Une lame séparatrice idéale transmet la moitié de la puissance et réfléchit l'autre moitié : R = T = 1/2. Les coefficients de transmission et de réflexion en amplitude valent donc chacun :
Les miroirs M_1 et M_2 sont supposés parfaitement réfléchissants (facteur d'amplitude égal à 1).
Rayon de référence (OS_0S_1M_1S_1S_3P) : il subit :
- une réflexion sur (S_0) ;
- une transmission à travers (S_1) à l'aller ;
- une réflexion sur (M_1) ;
- une réflexion sur (S_1) au retour ;
- une transmission à travers (S_3).
Il subit donc au total 4 interactions avec des lames séparatrices, d'où :
a_1 = a_0 \times \left(\frac{1}{\sqrt{2}}\right)^4 = \frac{a_0}{4}Rayon sonde (OS_0S_2M_2S_2S_3P) : il subit :
- une transmission à travers (S_0) ;
- une transmission à travers (S_2) à l'aller ;
- une réflexion sur (M_2) ;
- une réflexion sur (S_2) au retour ;
- une réflexion sur (S_3).
Il subit également 4 interactions avec des lames séparatrices, d'où :
a_2 = a_0 \times \left(\frac{1}{\sqrt{2}}\right)^4 = \frac{a_0}{4}
On obtient donc des amplitudes égales pour les deux voies :
2. Rôle de la séparatrice (S_1) par rapport à un miroir orienté
Placer un simple miroir à 45^\circ en S_1 pour renvoyer directement le faisceau vers S_3 poserait plusieurs problèmes majeurs :
- Perte de contraste : Le rayon de référence ne subirait alors que 2 séparations (S_0 et S_3), conduisant à une amplitude a_1 = a_0/2. Comme a_1 \neq a_2, les franges d'interférence auraient un contraste strictement inférieur à 1, dégradant la sensibilité de la détection.
- Égalisation des chemins optiques : L'aller-retour entre S_1 et M_1 confère au bras de référence une longueur totale de 4d, qui compense l'aller-retour entre S_2 et M_2 du bras sonde (2d + 2D). Lorsque la plaque est positionnée à D \approx d, la différence de marche est proche de zéro, ce qui permet d'interférer dans la limite de la longueur de cohérence du laser.
- Réglage fin de la phase : Le miroir M_1 à incidence normale peut être translaté via une vis micrométrique selon sa normale sans dévier la direction de propagation du faisceau, ce qui serait impossible avec un miroir replié à 45^\circ.
Résultat
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : déphasage géométrique
Exprimer les déphasages et en fonction des distances en jeu et du temps.
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Multiplier le vecteur d'onde k_l = 2\pi/\lambda_l par la longueur géométrique totale parcourue dans l'air pour chacun des deux bras optiques.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier et calculer les chemins géométriques (et optiques, le milieu étant l'air d'indice n \approx 1) parcourus par chacun des deux faisceaux depuis la source O jusqu'à la photodiode P.
- Exprimer les phases instantanées \phi_1(t) et \phi_2(t) des signaux à l'arrivée sur le détecteur en tenant compte de la dépendance temporelle \omega_l t de la source et du retard de phase induit par la propagation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Chemins optiques parcourus : \phi_1 = \omega t - \frac{2\pi}{\lambda_l} (L_0 + 2d) et \phi_2 = \omega t - \frac{2\pi}{\lambda_l} (L_0 + 2D + 2z(t)).
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Le milieu de propagation étant l'air assimilé au vide (n = 1), les chemins optiques se confondent avec les distances géométriques. D'après l'énoncé, tous les déphasages additionnels à la traversée et à la réflexion sur les lames et miroirs sont compensés ou négligés.
En fixant l'origine des phases à la source O de pulsation \omega_l = 2\pi f_l = \frac{2\pi c_0}{\lambda_l}, l'onde émise est de la forme s_0(t) = a_0 \cos(\omega_l t). À l'arrivée sur la photodiode P, le déphasage accumulé après un parcours de distance optique L s'écrit conventionnellement :
1. Trajet du rayon de référence 1 : Le trajet optique est O \to S_0 \to S_1 \to M_1 \to S_1 \to S_3 \to P. La distance totale parcourue vaut :
Le déphasage du rayon de référence est donc :
2. Trajet du rayon sonde 2 : Le trajet optique est O \to S_0 \to S_2 \to M_2 \to S_2 \to S_3 \to P. La distance S_2M_2 instantanée vaut D + z(t). La distance totale parcourue s'écrit donc :
Le déphasage du rayon sonde est par conséquent :
Résultat
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Application numérique
Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence
Notions : cohérence temporelle, longueur de cohérence
A quelle condition sur la distance peut-on obtenir des interférences ? Proposer un ordre de grandeur.
Voir l'indiceIndice
Relier la différence de marche entre les deux bras à la longueur de cohérence temporelle L_c de la source laser employée.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la différence de marche \delta entre les deux trajets optiques à partir des résultats de la question Q33.
- Relier la possibilité d'observer des interférences contrastées à la condition de cohérence temporelle mettant en jeu la longueur de cohérence L_c de la source.
- Proposer un ordre de grandeur réaliste pour la longueur de cohérence d'un laser et en déduire la contrainte sur D.
Voir la réponse courteRéponse courte
Nécessité que la différence de marche |2(D-d)| soit inférieure à la longueur de cohérence du laser L_c \sim 1\text{ mm} à plusieurs mètres.
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D'après la question Q33, la différence de chemin optique entre le rayon sonde et le rayon de référence s'écrit :
Les grandeurs z(t) et \epsilon sont de l'ordre du micromètre, ce qui est tout à fait négligeable devant les dimensions millimétriques à centimétriques du dispositif. La différence de marche géométrique s'écrit donc au repos :
Pour que deux ondes issues d'une même source puissent interférer avec un contraste non nul, la différence de marche doit rester inférieure à la longueur de cohérence L_c du train d'ondes émis par le laser :
La condition sur la distance D s'énonce donc :
où L_c = c_0 \tau_c = \dfrac{c_0}{\Delta \nu} est la longueur de cohérence temporelle de la source.
Ordre de grandeur : Pour une source laser usuelle, le spectre d'émission est très étroit (la largeur de raie \Delta \nu est comprise typiquement entre 1\text{ MHz} et 1\text{ GHz}). La longueur de cohérence correspondante vaut :
(elle peut même dépasser plusieurs centaines de mètres pour des lasers stabilisés en fréquence).
Par conséquent, la condition requise est simplement que :
Le choix D \approx d = 1\text{ cm} assure une différence de marche quasi nulle (\delta \approx 0 \ll L_c), garantissant des interférences avec un contraste maximal.
Résultat
Question 35
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : formule de fresnel, interférence à deux ondes
Montrer, en d'étaillant le raisonnement, que la tension produite par la photodiode s'écrit :
où est une constante dépendant des caractéristiques de la photodiode et de l'intensité de la source laser, que l'on ne cherchera pas à exprimer.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la formule d'interférence à deux ondes pour deux amplitudes égales en tenant compte du temps de réponse du détecteur, bien supérieur à la période optique.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'amplitude totale de l'onde lumineuse reçue par la photodiode comme la somme des amplitudes scalaires s_1(t) et s_2(t).
- Justifier la séparation des échelles de temps entre la période optique T_l, le temps de réponse du photodétecteur \tau_{\text{det}}, et la période de vibration mécanique T_{\text{vib}}.
- Calculer la moyenne temporelle du carré du champ à l'aide de la formule de trigonométrie fournie par l'énoncé, puis en déduire l'expression de la tension délivrée par la photodiode.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application de la formule de Fresnel I = I_0(1+\cos\Delta\phi) avec \Delta\phi = \frac{4\pi}{\lambda_l}(z(t) - \epsilon) et proportionnalité de la tension U(t).
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D'après la question Q32, les deux ondes lumineuses arrivant sur la photodiode ont la même amplitude scalaire a_1 = a_2 = a = a_0/4. Le signal total incident sur la photodiode s'écrit :
L'intensité lumineuse instantanée est proportionnelle au carré de ce signal :
En linéarisant à l'aide de l'identité \cos^2 x = \frac{1 + \cos(2x)}{2} et de la formule rappelée par l'énoncé :
il vient :
La photodiode effectue une moyenne temporelle sur son temps de réaction \tau_{\text{det}} = 5\text{ ns}. Comparons les échelles de temps en jeu :
La période de l'onde optique vaut T_l = \frac{\lambda_l}{c_0} \approx \frac{315\cdot 10^{-9}}{3\cdot 10^8} \approx 1\text{ fs} \ll \tau_{\text{det}}. Les termes à fréquences optiques rapides (2\phi_1, 2\phi_2, \phi_1 + \phi_2 \sim 2\omega_l t) oscillent des millions de fois pendant la mesure : leur moyenne temporelle est rigoureusement nulle :
\langle \cos(2\phi_1) \rangle = \langle \cos(2\phi_2) \rangle = \langle \cos(\phi_1 + \phi_2) \rangle = 0La période des vibrations mécaniques de la plaque (typiquement de fréquence f \sim 1\text{ kHz}) est T_{\text{vib}} \sim 1\text{ ms} \gg \tau_{\text{det}}. Le terme dépendant de la différence de phase \phi_1 - \phi_2 est donc quasi-statique à l'échelle de temps de réaction de la photodiode, qui le suit instantanément :
\langle \cos(\phi_1 - \phi_2) \rangle = \cos(\phi_1 - \phi_2)
L'intensité lumineuse détectée à l'instant t est donc proportionnelle à :
D'après les expressions établies à la question Q33 et sous la condition D = d :
Le déphasage entre les deux faisceaux s'écrit alors :
Par parité de la fonction cosinus, \cos(\phi_2 - \phi_1) = \cos\left(4\pi \frac{z(t) - \epsilon}{\lambda_l}\right).
La tension U(t) délivrée par la photodiode étant directement proportionnelle à l'intensité lumineuse moyenne détectée, on obtient :
où U_0 est une constante proportionnelle à a^2 et à la sensibilité de la photodiode.
Résultat
Question 36
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : petit déphasage, signal électrique
On se place dans le cas (très restrictif) des très faibles déformations : . En se plaçant au contact optique (), représenter l'allure de la tension mesurée sur un oscilloscope pendant une période de vibration. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Effectuer un développement limité au second ordre du cosinus pour de petits déphasages et observer la présence d'une composante harmonique à 2\omega.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter la condition de contact optique \epsilon = 0 et le déplacement sinusoïdal z(t) = a_z \sin(\omega t) dans l'expression de la tension U(t) obtenue à la question Q35.
- Effectuer un développement limité au second ordre grâce à la condition a_z \ll \lambda_l.
- En déduire l'allure temporelle de U(t) sur une période mécanique T = 2\pi/\omega et commenter ses caractéristiques (fréquence, amplitude, linéarité).
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour \epsilon=0 et z(t) sinusoïdal, U(t) \approx U_0(2 - \frac{1}{2}(4\pi z(t)/\lambda_l)^2) oscille à fréquence double 2f.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q35, avec \epsilon = 0 et z(t) = a_z \sin(\omega t), la tension délivrée par la photodiode s'écrit :
Puisque a_z \ll \lambda_l, la phase optique X(t) = \dfrac{4\pi a_z}{\lambda_l} \sin(\omega t) vérifie |X(t)| \ll 1 à tout instant. Un développement limité de la fonction cosinus au voisinage de 0 à l'ordre 2 donne :
d'où :
En utilisant l'identité trigonométrique \sin^2(\omega t) = \dfrac{1 - \cos(2\omega t)}{2}, on obtient :
Sur une période mécanique T = \dfrac{2\pi}{\omega} :
- La tension reste toujours très proche de sa valeur maximale U_{\max} = 2U_0 atteinte en t = 0, \, T/2, \, T ;
- Elle présente deux creux d'amplitude \delta U = 8\pi^2 U_0 \left(\dfrac{a_z}{\lambda_l}\right)^2 aux instants t = T/4 et t = 3T/4 où |z(t)| = a_z ;
- Le signal électrique oscille donc à la pulsation 2\omega (fréquence double 2f).
Commentaires :
- Doublement de fréquence : Le signal électrique varie à la fréquence 2f au lieu de f. La parité du cosinus au voisinage d'un extremum empêche de distinguer le signe du déplacement (z > 0 ou z < 0).
- Réponse quadratique et très faible sensibilité : La variation utile du signal est proportionnelle à (a_z/\lambda_l)^2 \ll 1. Comme \left.\dfrac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}z}\right|_{z=0} = 0, le système est situé sur un extremum d'interférence (frange brillante), où la sensibilité différentielle est nulle à l'ordre 1.
Résultat
Question 37
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : point de fonctionnement, sensibilité d'un capteur
Comment faut-il agir sur la vis micrométrique pour que la mesure de la vibration soit la plus sensible possible ? Avec quelle précision faut-il effectuer ce réglage ?
Voir l'indiceIndice
Chercher la valeur de \epsilon qui place l'interféromètre au milieu d'un flanc d'interférence (quadrature de phase), là où la dérivée de la fonction de transfert est maximale.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la sensibilité de la mesure s = \left|\frac{\partial U}{\partial z}\right|_{z=0} en dérivant l'expression de la tension U(t) par rapport au déplacement z.
- Déterminer la valeur de \epsilon qui maximise cette sensibilité (fonctionnement en quadrature / flanc de frange).
- Évaluer l'ordre de grandeur de la précision requise sur \epsilon en comparant l'incertitude admissible à la fraction correspondante de la longueur d'onde \lambda_l.
Voir la réponse courteRéponse courte
Réglage au point de quadrature \epsilon = \lambda_l/8 pour maximiser |\mathrm{d}U/\mathrm{d}z| ; précision requise de l'ordre de la fraction de \lambda_l (nanométrique).
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La tension délivrée par la photodiode s'écrit (question Q35) :
La sensibilité différentielle de la mesure au voisinage de la position de repos (z = 0) est donnée par :
Cette sensibilité est maximale lorsque le terme trigonométrique vaut 1, c'est-à-dire :
ce qui conduit à ajuster la vis micrométrique de manière à choisir :
En particulier, la plus petite valeur positive non nulle est \epsilon = \frac{\lambda_l}{8}.
Ce réglage place l'interféromètre au point de quadrature (à mi-hauteur d'une frange d'interférence, sur la zone de pente maximale). Au premier ordre en z/\lambda_l \ll 1, la tension varie alors linéairement avec le déplacement :
ce qui assure à la fois une sensibilité maximale et une mesure directement proportionnelle à z(t) (sans le doublement de fréquence observé pour \epsilon = 0).
Précision requise : Pour rester au voisinage immédiat du point d'inflexion dans le domaine de linéarité maximale, l'erreur sur le déplacement \delta \epsilon doit être très petite devant le quart de frange optique :
Il faut donc effectuer ce réglage avec une précision nanométrique :
Résultat
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Schéma ou tracé
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : détection linéaire
Dans ce cas optimisé, tracer l'allure de .
Voir l'indiceIndice
Tracer la sinusoïde résultante centrée sur la valeur moyenne U_0 et d'amplitude directement proportionnelle à la flèche mécanique a_z.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter la condition de quadrature optimale obtenue à la question précédente (\epsilon = \lambda_l/8) dans l'expression générale de la tension U(t).
- Effectuer un développement limité au premier ordre pour a_z \ll \lambda_l afin d'expliciter le signal temporel.
- Tracer l'allure de U(t) sur une période T = 2\pi/\omega en précisant la valeur moyenne, l'amplitude des oscillations et la période.
Voir la réponse courteRéponse courte
En quadrature, le signal U(t) reproduit linéairement et sans distorsion le profil temporel de la vibration z(t).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q37, le réglage optimal de la vis micrométrique correspond à un flanc d'interférence, par exemple pour \epsilon = \dfrac{\lambda_l}{8}, ce qui donne :
L'expression de la tension délivrée par la photodiode (établie à la question Q35) devient :
Dans le régime des très faibles déformations (a_z \ll \lambda_l), l'argument du sinus est très petit devant 1 à tout instant (|4\pi z(t)/\lambda_l| \le 4\pi a_z/\lambda_l \ll 1). Au premier ordre, \sin X \approx X, d'où :
avec une amplitude de modulation :
Le signal électrique oscille donc sinusoïdalement à la pulsation de vibration \omega (période T = \dfrac{2\pi}{\omega}) autour de la valeur moyenne U_0, entre U_0 - \Delta U et U_0 + \Delta U.
Résultat
Question 39
DifficileTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : défilement de franges
Dans le cas où l'amplitude des vibrations est largement plus grande que la longueur d'onde du laser, représenter sur une période de vibration le signal électrique .
Voir l'indiceIndice
Pour a_z \gg \lambda_l, la phase balaie plusieurs franges à chaque alternance : le signal électrique oscille rapidement avec une fréquence instantanée modulée.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la phase instantanée de la tension U(t) et analyser l'amplitude de sa variation sur une période mécanique T = 2\pi/\omega.
- Déterminer la pulsation instantanée (ou fréquence instantanée) des oscillations de U(t) en dérivant la phase par rapport au temps.
- Identifier les instants de fréquence maximale (vitesse maximale) et les instants de rebroussement où la fréquence instantanée s'annule (vitesse nulle), puis tracer le signal U(t) sur une période T.
Voir la réponse courteRéponse courte
Défilement rapide d'un grand nombre de franges d'interférence créant une oscillation rapide modulée en fréquence par la vitesse du miroir.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q35, la tension s'écrit :
Comme a_z \gg \lambda_l, l'excursion de phase totale sur une demi-période vaut :
La fonction cosinus balaie donc un très grand nombre de fois l'intervalle [-1, 1] : la tension U(t) oscille de façon répétée entre 0 et 2U_0.
La pulsation instantanée des oscillations de U(t) est donnée par la valeur absolue de la dérivée temporelle de la phase :
On en déduit les caractéristiques temporelles de U(t) sur une période T = 2\pi/\omega :
- L'amplitude crête-à-crête reste constante, comprise entre U_{\min} = 0 et U_{\max} = 2U_0.
- Aux passages par la position d'équilibre (t = 0, T/2, T), la vitesse |\dot{z}| est maximale, donc la fréquence des oscillations est maximale : f_{\text{inst, max}} = \frac{2 a_z \omega}{\lambda_l}.
- Aux extrémums d'élongation (t = T/4 et t = 3T/4), la vitesse s'annule, la phase passe par un extremum (\omega_{\text{inst}} = 0) : les franges temporelles s'élargissent considérablement autour de ces points de rebroussement.
Question 40
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Démarche expérimentale
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : comptage de franges
Comment faudrait-il procéder pour en déduire l'amplitude de vibration sur un oscilloscope ?
Voir l'indiceIndice
Compter le nombre total d'arches ou de passages par zéro du signal sur une période de vibration pour dénombrer les demi-longueurs d'onde parcourues.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier sur la trace temporelle de l'oscilloscope les points caractéristiques du mouvement mécanique (inversion de vitesse, période mécanique).
- Relier le nombre d'oscillations rapides du signal électrique (défilement de franges) au déplacement de la plaque.
- Exprimer littéralement a_z en fonction du nombre de franges comptées et de la longueur d'onde laser \lambda_l.
Voir la réponse courteRéponse courte
Chaque frange correspond à un déplacement \Delta z = \lambda_l/2 : compter le nombre N de franges par demi-période donne a_z = N \lambda_l / 4.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le régime où a_z \gg \lambda_l, la tension U(t) présente une modulation de fréquence spectaculaire dont la structure est périodique de période T_{\text{m}} = \frac{2\pi}{\omega}.
Pour en déduire l'amplitude a_z à l'aide de l'oscilloscope, on procède par comptage de franges :
Repérage des extrémums mécaniques : Les instants où la plaque atteint ses élongations extrêmes (z = \pm a_z) correspondent à une vitesse nulle \dot{z}(t) = 0. À ces instants, la pulsation instantanée de U(t),
\omega_{\text{inst}}(t) = \left|\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}\right| = \frac{4\pi}{\lambda_l} |\dot{z}(t)|s'annule. Sur l'écran de l'oscilloscope, ces points se repèrent immédiatement comme les zones où les oscillations de U(t) s'espacent fortement (fréquence tendant vers zéro) avant de repartir. Deux zones d'annulation consécutives sont distantes d'une demi-période mécanique \frac{T_{\text{m}}}{2}.
Dénombrement des franges : Entre un minimum (z = -a_z) et le maximum consécutif (z = +a_z), la plaque effectue une excursion spatiale totale :
\Delta z = 2a_zLe déphasage optique varie alors de :
\Delta \Phi = \frac{4\pi}{\lambda_l} \Delta z = \frac{8\pi a_z}{\lambda_l}Une période complète d'oscillation de U(t) (passage d'un pic à un autre, c'est-à-dire le défilement d'une frange) correspond à une variation de phase \delta \Phi = 2\pi, soit un déplacement élémentaire de la plaque de \frac{\lambda_l}{2}. En comptant le nombre N d'oscillations (ou crêtes) de U(t) observées sur cet intervalle d'une demi-période mécanique, on a :
\Delta \Phi = 2\pi N \iff \frac{8\pi a_z}{\lambda_l} = 2\pi NDéduction de l'amplitude : On en déduit directement l'amplitude des vibrations :
\boxed{a_z = N \frac{\lambda_l}{4}}(ou a_z = N_{\text{tot}} \frac{\lambda_l}{8} si l'on compte le nombre total N_{\text{tot}} = 2N d'oscillations sur une période mécanique complète T_{\text{m}}).
Résultat
Question 41
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation
Notions : effet doppler, front d'onde
La figure 8 montre une succession de fronts d'onde (à la même phase) de période , se déplaçant à une célérité en direction d'un miroir avançant à une vitesse . A l'instant représenté, un front d'onde atteint le miroir. A , le front d'onde suivant a avancé d'une distance correspondant à la longueur d'onde mais le miroir s'est déplacé. L'impact entre ce front et le miroir se produit donc à un instant différent (avec si ). Exprimer la période en fonction de et du rapport (on se placera dans le cas non-relativiste où ).
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Écrire l'équation horaire de la position du front d'onde et de celle du miroir mobile pour déterminer leur instant de rencontre.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir un axe (Ox) orienté dans le sens de propagation de l'onde incidente (vers la droite sur la figure 8), avec pour origine la position du miroir à l'instant initial t = 0.
- Écrire les équations horaires du miroir et du second front d'onde.
- Égaler ces positions à l'instant d'impact t = T', puis effectuer le développement limité au premier ordre en v/c_0 \ll 1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rencontre front-miroir : c_0(T' - T) = v T', d'où T' = T \frac{c_0}{c_0 - v} \approx T(1 + v/c_0).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Soit un axe (Ox) colinéaire au faisceau incident et orienté vers la droite, dont l'origine O coïncide avec la position du miroir à l'instant t = 0, instant où le premier front d'onde l'atteint.
Le miroir se déplace à la vitesse constante v, sa position à tout instant t \ge 0 est donc :
x_m(t) = v tLe front d'onde suivant est situé à l'instant t = 0 à une longueur d'onde en amont, c'est-à-dire en x = -\lambda = -c_0 T. Il avance à la célérité c_0 dans le sens des x croissants, de sorte que sa position à l'instant t est :
x_{\text{onde}}(t) = -c_0 T + c_0 t = c_0(t - T)
Ce second front frappe le miroir à l'instant t = T', ce qui se traduit par la condition de coïncidence x_{\text{onde}}(T') = x_m(T') :
On en déduit l'expression exacte de la période apparente T' reçue par le miroir :
Dans le cadre non relativiste où v \ll c_0, un développement limité au premier ordre donne :
Résultat
Question 42
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation
Notions : effet doppler, source mobile
Le miroir agit ainsi comme une source mobile qui émet une onde en direction de () avec une période . On note à nouveau l'instant auquel un front d'onde est émis. A , ce front d'onde a parcouru une distance en direction de () alors que le miroir a avancé d'une distance . En déduire la longueur d'onde de l'onde ainsi réémise. Donner alors la période associée en fonction de et du rapport .
Voir l'indiceIndice
Calculer la distance séparant deux fronts d'onde consécutifs après réflexion sur la cible en mouvement, puis diviser par la vitesse de la lumière c_0.
Voir la stratégieStratégie
- Repérer les positions spatiales de deux fronts d'onde consécutifs à l'instant d'émission du second front (t = T') pour en déduire la longueur d'onde \lambda'' de l'onde réfléchie.
- Exprimer la période temporelle T'' mesurée par un observateur fixe (au niveau de la séparatrice S_2) en utilisant la relation liant longueur d'onde, célérité c_0 dans le milieu et période.
Voir la réponse courteRéponse courte
Distance parcourue par le front réémis diminuée de l'avancée du miroir : \lambda'' = (c_0 - v)T', d'où T'' = T'(1 - v/c_0).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons un axe (Ox) orienté dans le sens de déplacement du miroir (vers la droite sur la figure 8), la séparatrice (S_2) étant située du côté des x < 0 :
- À l'instant initial t = 0, le miroir est en x = 0 et réémet un premier front d'onde en direction de (S_2) (vers les x décroissants).
- À l'instant t = T', ce premier front a parcouru la distance c_0 T' vers (S_2) et se trouve donc à la position x_1 = -c_0 T'.
- Pendant ce temps, le miroir s'est déplacé à la vitesse v vers les x croissants et se trouve à la position x_{\text{miroir}} = v T'.
- À cet instant t = T', le miroir réémet le deuxième front d'onde à la position x_2 = v T'.
La longueur d'onde \lambda'' correspond à la distance séparant ces deux fronts consécutifs :
L'onde réfléchie se propage dans le milieu (au repos) à la célérité c_0 en direction de la séparatrice (S_2) fixe. La période temporelle T'' entre le passage de deux fronts consécutifs pour un observateur fixe s'en déduit par T'' = \dfrac{\lambda''}{c_0} :
Résultat
Question 43
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation
Notions : effet doppler optique
Montrer alors que le décalage en fréquence Doppler défini comme la différence entre les fréquences des signaux réfléchi et incident est donné par :
Voir l'indiceIndice
Calculer la fréquence reçue f'' = 1/T'', puis effectuer un développement limité au premier ordre en v/c_0 pour en déduire f_D = f'' - f_l.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la période du signal réfléchi T'' en fonction de la période du signal incident T à partir des résultats des questions Q41 et Q42.
- Effectuer un développement limité au premier ordre en v/c_0 \ll 1 pour relier la fréquence réfléchie f'' = 1/T'' à la fréquence incidente f_l = 1/T.
- En déduire le décalage Doppler f_D = f'' - f_l.
Voir la réponse courteRéponse courte
Enchaînement des deux étapes : f'' \approx f_l(1 - 2v/c_0), ce qui conduit au décalage Doppler f_D = -2 f_l v/c_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les résultats des questions Q41 et Q42, la période T' perçue par le miroir et la période T'' du signal réfléchi perçu par un récepteur fixe vérifient :
En combinant ces deux relations, on obtient au premier ordre en v/c_0 \ll 1 :
La fréquence du signal incident étant f_l = \dfrac{1}{T} et celle du signal réfléchi f'' = \dfrac{1}{T''}, on en déduit :
Le décalage en fréquence Doppler f_D, défini comme la différence entre la fréquence de l'onde réfléchie et celle de l'onde incidente, s'écrit donc :
Soit finalement :
Résultat
Question 44
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation
Notions : fréquence optique, effet doppler
Calculer la valeur numérique de la fréquence du rayon laser à sa source. En déduire l'amplitude des variations du décalage Doppler.
Voir l'indiceIndice
Calculer la fréquence optique c_0/\lambda_l, déterminer la vitesse maximale v_{\max} = \omega a_z, puis appliquer la formule du décalage Doppler.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la fréquence optique f_l de la source laser à partir de sa longueur d'onde dans le vide \lambda_l et de la célérité de la lumière c_0.
- Exprimer la vitesse de vibration de la table d'harmonie du violon v(t) = \dot{z}(t), en déduire son amplitude maximale v_{\max}, puis relier celle-ci à l'amplitude des variations du décalage Doppler \Delta f_D via la relation établie à la question précédente.
Voir la réponse courteRéponse courte
f_l = c_0/\lambda_l \approx 4{,}7\cdot 10^{14}\text{ Hz} et variation de fréquence Doppler de l'ordre de quelques kilohertz à mégahertz selon la vitesse.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La fréquence du faisceau laser à sa source est reliée à sa longueur d'onde dans le vide par :
Avec c_0 = 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et \lambda_l = 315\text{ nm} = 3{,}15 \times 10^{-7}\text{ m} :
D'après le préambule de la partie VI, la vibration de la plaque (table d'harmonie du violon) est sinusoïdale de flèche :
où a_z = 100\ \mu\text{m} = 1{,}0 \times 10^{-4}\text{ m} et f_{\text{vib}} = 1\text{ kHz}. La vitesse de déplacement de la surface est donc :
L'amplitude maximale de la vitesse vaut :
D'après la question Q43, le décalage Doppler instantané s'écrit :
où l'amplitude des variations de ce décalage Doppler est donnée par :
En remarquant que \lambda_l = 315\text{ nm} \approx 100\pi\text{ nm} (soit \frac{\pi}{\lambda_l} \approx 10^7\text{ m}^{-1}) :
Résultat
Question 45
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude ; Modèle scalaire de la lumière et cohérence
Notions : battement, intensité instantanée
Exprimer à nouveau les déphasages et . Développer puis linéariser l'expression de l'intensité lumineuse sur la photodiode à un instant donné. Pour rappel, on considère désormais que .
Voir l'indiceIndice
Écrire la phase instantanée comme l'intégrale de la pulsation instantanée et développer le carré de la somme des champs électriques scalaires.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les phases instantanées \phi_1(t) et \phi_2(t) des deux faisceaux au niveau de la photodiode, en tenant compte de l'absence de décalage statique (\epsilon = 0, D = d) et de la modification de fréquence par effet Doppler sur le miroir mobile M_2.
- Calculer le champ total s(t) = s_1(t) + s_2(t), en déduire l'intensité instantanée proportionnelle à s(t)^2, développer cette expression puis la linéariser à l'aide des formules trigonométriques usuelles.
Voir la réponse courteRéponse courte
Somme des deux champs monochromatiques de fréquences décalées f_l et f_l + f_D, puis calcul de (s_1+s_2)^2 avec terme basse fréquence.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Expression des déphasages \phi_1 et \phi_2
Au repos ou en négligeant le déplacement mécanique (\epsilon = 0 et D = d), les longueurs des trajets optiques des deux voies sont identiques :
Le rayon de référence se propage à la pulsation \omega_l = 2\pi f_l. Sa phase à l'arrivée sur la photodiode s'écrit :
Pour le rayon sonde, le trajet aller (OS_0S_2M_2, de longueur L_{\text{aller}} = 3d) s'effectue à la fréquence f_l, tandis que lors de la réflexion sur M_2, l'onde acquiert par effet Doppler la fréquence f'' = f_l + f_D. Le trajet retour (M_2S_2S_3P, de longueur L_{\text{retour}} = 3d) s'effectue donc à la fréquence f_l + f_D.
La phase de l'onde sonde à l'arrivée sur le détecteur s'écrit ainsi :
Remarque : si l'on assimile globalement le rayon sonde à une onde de fréquence f_l + f_D sur l'ensemble du parcours L_2 = 6d, on obtient \phi_2(t) = 2\pi (f_l + f_D)(t - 6d/c_0), ce qui conduit à \phi_2(t) - \phi_1(t) = 2\pi f_D(t - 6d/c_0).
2. Développement et linéarisation de l'intensité lumineuse
Les amplitudes des deux ondes étant égales (a_1 = a_2 = a_0/4 d'après la question Q32), le signal total arrivant sur la photodiode vaut :
L'intensité lumineuse instantanée I(t) est proportionnelle au carré du champ électrique scalaire :
En développant et en linéarisant chaque terme à l'aide des relations \cos^2 \theta = \frac{1 + \cos(2\theta)}{2} et 2\cos a \cos b = \cos(a-b) + \cos(a+b) :
En sommant ces trois contributions et en posant I_0 \propto a_1^2, on obtient l'intensité instantanée sous forme linéarisée :
Résultat
Question 46
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence
Notions : temps d'intégration d'un détecteur, battement
Afin d'établir la formule de Fresnel, il faut classiquement moyenner cette intensité sur le temps. Sur quelle durée typique cette intégration doit-elle être réalisée ? Expliquer alors pourquoi les deux rayons produisent néanmoins une intensité lumineuse variable dans le temps.
Voir l'indiceIndice
Comparer le temps de réponse de la photodiode (5\text{ ns}) à la période optique (\sim 10^{-15}\text{ s}) et à la période Doppler (\sim 10^{-7}\text{ s}).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le temps de réponse \tau_{\text{det}} du récepteur (la photodiode) et comparer les différentes échelles de temps en jeu : la période optique T_l, le temps de réponse \tau_{\text{det}}, la période du battement Doppler T_D \sim 1/|f_D| et la période mécanique de vibration T_{\text{vib}}.
- Montrer que le filtrage passe-bas opéré par la photodiode élimine les composantes optiques ultra-rapides mais conserve intacte la composante basse fréquence associée au décalage Doppler (battement optique hétérodyne).
Voir la réponse courteRéponse courte
Moyenne sur un temps de réponse \tau_{\text{det}} \gg 1/f_l qui élimine le terme à 2f_l, mais \tau_{\text{det}} \ll 1/f_D préservant la modulation Doppler.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Durée typique d'intégration
La moyenne temporelle de l'intensité lumineuse instantanée est réalisée par le détecteur lui-même, sur une durée caractéristique correspondant à son temps de réponse (ou temps de réaction), noté \tau_{\text{det}} = 5\text{ ns} d'après l'énoncé.
Pour pouvoir moyenner les oscillations du champ électromagnétique tout en suivant la dynamique du signal utile, cette durée d'intégration \tau_{\text{det}} doit vérifier la double inégalité :
où :
- T_l = \dfrac{1}{f_l} \approx \dfrac{1}{9{,}5 \times 10^{14}\text{ Hz}} \approx 1{,}05 \times 10^{-15}\text{ s} \approx 1\text{ fs} est la période optique ;
T_D = \dfrac{1}{|f_D|} est la période associée au battement Doppler, dont la valeur minimale vaut :
T_{D,\min} = \frac{1}{\Delta f_D} \approx \frac{1}{4{,}0 \times 10^6\text{ s}^{-1}} \approx 250\text{ ns}
On a bien :
L'intégration temporelle doit donc être réalisée sur une durée typique \tau_{\text{det}} \sim 5\text{ ns} (ou plus généralement quelques nanosecondes).
2. Origine de la variation temporelle de l'intensité mesurée
L'expression de l'intensité instantanée obtenue à la question Q45 comporte deux types de termes oscillants :
des termes à très haute fréquence (de l'ordre de 2f_l \approx 2 \times 10^{15}\text{ Hz}), tels que \cos(2\phi_1), \cos(2\phi_2) et \cos(\phi_1 + \phi_2). Comme \tau_{\text{det}} \gg T_l, ces termes effectuent un nombre gigantesque d'oscillations (\sim 5 \times 10^6) sur la durée de mesure et leur moyenne temporelle s'annule rigoureusement :
\langle\cos(2\phi_1)\rangle_{\tau_{\text{det}}} = \langle\cos(2\phi_2)\rangle_{\tau_{\text{det}}} = \langle\cos(\phi_1 + \phi_2)\rangle_{\tau_{\text{det}}} = 0le terme d'interférence croisé \cos(\phi_2(t) - \phi_1(t)), dont la phase varie à la pulsation de battement \Delta\omega = 2\pi |f_D| \le 2\pi \times 4\text{ MHz}. Comme la période de ce battement vérifie T_D \ge 250\text{ ns} \gg \tau_{\text{det}} = 5\text{ ns}, cette composante varie très lentement à l'échelle du temps de réponse de la photodiode. Elle traverse donc le filtre moyenneur sans être atténuée :
\langle\cos(\phi_2(t) - \phi_1(t))\rangle_{\tau_{\text{det}}} \approx \cos(\phi_2(t) - \phi_1(t))
Il en résulte que l'intensité mesurée par la photodiode conserve le terme de battement :
qui est bien une fonction lentement variable du temps, oscillant à la fréquence Doppler |f_D(t)| \le 4\text{ MHz}.
Résultat
Question 47
DifficileTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : signal de battement
Montrer alors que la tension peut s'écrire sous la forme :
où est une constante dont on donnera l'expression.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la différence de phase \phi_2(t) - \phi_1(t) en intégrant le décalage Doppler et identifier le retard géométrique \tau lié au temps de trajet retour.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le déphasage \Delta\phi(t) = \phi_2(t) - \phi_1(t) entre les deux faisceaux à leur arrivée sur la photodiode, en tenant compte du fait que seul le trajet retour M_2 \to P s'effectue à la fréquence décalée f_l + f_D.
- Relier ce déphasage à la tension mesurée U(t) issue du moyennage temporel de l'intensité établi à la question précédente.
- Identifier la constante de retard \tau.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression de la tension proportionnelle à l'intensité filtrée, avec \tau = 2d/c_0 retard de propagation entre les bras.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q46, la tension U(t) délivrée par la photodiode est proportionnelle à l'intensité lumineuse moyennée sur son temps de réponse \tau_{\text{det}}, qui filtre les composantes haute fréquence optique tout en suivant le terme de battement :
Déterminons le déphasage entre les deux faisceaux à la position du détecteur P :
Le rayon de référence parcourt une distance L_1 = 6d entièrement à la fréquence de la source f_l. Sa phase en P s'écrit donc :
\phi_1(t) = 2\pi f_l t - k_l (6d) = 2\pi f_l \left(t - \frac{6d}{c_0}\right)Le rayon sonde parcourt :
- le trajet aller (O \to S_0 \to S_2 \to M_2), de longueur 3d, à la fréquence non décalée f_l (nombre d'onde k_l = 2\pi f_l / c_0) ;
- le trajet retour (M_2 \to S_2 \to S_3 \to P), de longueur 3d, à la fréquence décalée par effet Doppler f_2 = f_l + f_D (nombre d'onde k_2 = 2\pi (f_l + f_D) / c_0).
La phase temporelle du faisceau sonde à l'arrivée en P est régie par la pulsation de l'onde reçue \omega_2 = 2\pi(f_l + f_D). Le déphasage spatial total accumulé s'écrit :
La phase du faisceau sonde à l'arrivée en P au temps t est donc :
La différence de phase \phi_2(t) - \phi_1(t) vaut par conséquent :
On en déduit l'expression de la tension délivrée par la photodiode :
avec la constante de temps :
Résultat
Question 48
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : retard de propagation
Calculer la valeur numérique de et commenter.
Voir l'indiceIndice
Calculer \tau = 3d/c_0 avec d = 1\text{ cm} et vérifier que ce retard est totalement négligeable devant la période des vibrations acoustiques.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'expression de la constante de retard \tau issue de la question précédente (temps de trajet de l'onde entre le miroir mobile M_2 et le détecteur).
- Effectuer l'application numérique avec les grandeurs fournies (d = 1\text{ cm} et c_0 = 3{,}0 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}).
- Comparer \tau aux différentes échelles temporelles caractéristiques du système : le temps de réponse de la photodiode, la période du battement Doppler et la période mécanique de vibration.
Voir la réponse courteRéponse courte
\tau \sim 1\text{ ns} : totalement négligeable devant les périodes de vibration mécanique (millisecondes), on peut poser \tau \approx 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q47, la constante \tau représente la durée de propagation du faisceau sonde sur la portion retour reliant le miroir mobile M_2 à la photodiode P (parcours de distance 3d) :
Avec d = 1{,}0\text{ cm} = 1{,}0 \times 10^{-2}\text{ m} et c_0 = 3{,}0 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, on obtient :
Commentaires :
- Comparé au temps de réaction de la photodiode (\tau_{\text{det}} = 5\text{ ns}), ce retard est cinquante fois plus court : \tau \ll \tau_{\text{det}}.
- Comparé à la période minimale des oscillations Doppler (T_D \sim \frac{1}{\Delta f_D} \approx \frac{1}{4{,}0\text{ MHz}} = 250\text{ ns} d'après la question Q44), ce retard est totalement négligeable : \tau \ll T_D.
- Il est a fortiori infinitésimal devant la période d'oscillation mécanique de la plaque (T_{\text{vib}} = 1\text{ ms}).
Par conséquent, la propagation du faisceau optique au sein de l'interféromètre est quasi-instantanée devant la dynamique du signal Doppler et de la chaîne de mesure : on peut légitimement approximer t - \tau \approx t dans la phase du signal interférométrique.
Résultat
Question 49
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : parité du cosinus, détection de sens
Expliquer pourquoi il n'est pas possible de distinguer le sens de déplacement de la plaque.
Voir l'indiceIndice
Remarquer que la fonction cosinus est paire, de sorte qu'une vitesse +v ou -v donne exactement le même signal de tension en sortie de photodiode.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le cosinus étant une fonction paire, la tension U(t) est identique pour +f_D et -f_D : impossible de déterminer le signe de v(t).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q47, la tension délivrée par la photodiode s'écrit :
où le décalage Doppler est proportionnel à la vitesse de déplacement algébrique v(t) de la plaque (d'après la question Q43) :
La fonction cosinus étant strictement paire, on a :
Ainsi, changer le sens de déplacement de la plaque revient à changer le signe de la vitesse v(t), donc celui de f_D(t), ce qui laisse le signal électrique U(t) strictement inchangé.
Le traitement du signal ne donne accès qu'à la valeur absolue de la fréquence de battement :
ce qui permet de mesurer la norme |v(t)| de la vitesse, mais ne permet en aucun cas de déterminer son signe, c'est-à-dire le sens de déplacement de la plaque.
Question 50
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : détection hétérodyne, modulation de fréquence
Donner alors l'expression de et expliquer pourquoi ce décalage permet de lever l'indétermination sur le sens de déplacement de la plaque.
Voir l'indiceIndice
Constater que l'ajout d'une fréquence porteuse f_B > |f_D|_{\max} garantit que la fréquence instantanée f_B + f_D(t) reste toujours strictement positive.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nouvelle fréquence du faisceau sonde arrivant sur le photodétecteur après traversée du modulateur acousto-optique et réflexion Doppler sur la plaque vibrante.
- En déduire la nouvelle expression de la tension U(t) en substituant le décalage fréquentiel global au décalage Doppler seul dans la formule établie en Q47.
- Comparer l'ordre de grandeur de la fréquence de Bragg f_B à l'amplitude du décalage Doppler \Delta f_D (calculée en Q44) pour justifier la levée de l'indétermination sur le signe de la vitesse.
Voir la réponse courteRéponse courte
Avec la cellule de Bragg de fréquence f_B, la fréquence de battement devient f_B + f_D(t) > 0, levant ainsi l'ambiguïté de signe.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le modulateur acousto-optique (réseau de Bragg) translate la fréquence du faisceau sonde de +f_B, de sorte qu'il atteint la séparatrice S_2 avec la fréquence f_l + f_B.
Lors de la réflexion sur la plaque se déplaçant à la vitesse v(t), l'onde subit un décalage Doppler. Comme f_B = 40\text{ MHz} \ll f_l \approx 9{,}5 \times 10^{14}\text{ Hz}, ce décalage Doppler s'écrit toujours :
La fréquence du faisceau sonde atteignant la photodiode est donc désormais f_2(t) = f_l + f_B + f_D(t).
La différence de fréquence entre le rayon sonde et le rayon de référence (f_1 = f_l) vaut ainsi :
En reprenant l'expression de la tension délivrée par la photodiode établie à la question Q47, la substitution de f_D(t) par f_B + f_D(t) conduit directement à :
(ou U(t) \approx U_0 \Big( 1 + \cos\big[ 2\pi (f_B + f_D(t)) t \big] \Big) compte tenu de \tau \ll t).
Levée d'indétermination sur le sens de déplacement : D'après la question Q44, l'amplitude maximale du décalage Doppler est :
Comme la fréquence de Bragg est très supérieure à cette amplitude (f_B = 40\text{ MHz} > \Delta f_D), la fréquence instantanée du signal de battement :
reste strictement positive à chaque instant (comprise entre 36\text{ MHz} et 44\text{ MHz}).
Ainsi :
- si le miroir avance vers le vibromètre (v < 0), f_D > 0 et f_{\text{inst}} > f_B ;
- si le miroir recule (v > 0), f_D < 0 et f_{\text{inst}} < f_B.
La fréquence f_{\text{inst}}(t) ne traversant jamais zéro, il n'y a plus de repliement dû à la parité de la fonction cosinus : la mesure de la fréquence instantanée détermine sans ambiguïté la valeur algébrique de la vitesse v(t), signe inclus.
Résultat
Question 51
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique
Notions : modulation de fréquence
Avec le réseau de Bragg, le vibromètre repose ainsi sur le principe de modulation de fréquence. Justifier ce terme.
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Relier la tension obtenue à un signal sinusoïdal dont la pulsation instantanée varie proportionnellement à la grandeur physique mesurée (vitesse de la plaque).
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La fréquence instantanée du signal varie linéairement avec le signal utile v(t) : il s'agit d'une modulation de fréquence pure (FM).
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Une modulation de fréquence (FM) consiste à faire varier la fréquence instantanée d'un signal sinusoïdal de haute fréquence (la porteuse) proportionnellement à un signal basse fréquence contenant l'information (le signal modulant).
D'après le résultat de la question Q50, la composante variable de la tension délivrée par la photodiode s'écrit sous la forme :
où la fréquence instantanée du signal s'exprime par :
Dans ce système :
- la porteuse est l'onde radiofréquence de fréquence centrale f_B = 40\text{ MHz}, apportée par le modulateur acousto-optique (réseau de Bragg) ;
- le signal modulant est la vitesse de vibration mécanique de la plaque v(t), d'amplitude v_{\max} et de fréquence beaucoup plus basse (f_{\text{vib}} = 1\text{ kHz}) ;
- la fréquence instantanée varie de part et d'autre de f_B avec une excursion en fréquence \Delta f_D \approx 4\text{ MHz} < f_B directement proportionnelle à la vitesse v(t).
Le signal électrique issu de la détection optique présente ainsi exactement la forme d'un signal modulé en fréquence par la vitesse mécanique : le terme de modulation de fréquence est donc pleinement justifié.
Question 52
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Schéma ou tracé
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique
Notions : signal modulé en fréquence
Représenter schématiquement le signal en faisant apparaître de façon exagérée cette modulation.
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Schématiser une onde sinusoïdale haute fréquence dont les alternances se resserrent lorsque la vitesse est positive et s'écartent lorsqu'elle est négative.
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Tracé d'une sinusoïde dont l'espacement entre passages par zéro se resserre et s'écarte au cours d'une période de vibration mécanique.
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D'après les questions précédentes, la tension produite par la photodiode s'écrit sous la forme d'un signal modulé en fréquence :
avec une fréquence instantanée oscillant à la fréquence mécanique de la plaque f_{\text{vib}} = 1/T_{\text{vib}} :
Les caractéristiques fondamentales à faire figurer sur le tracé sont les suivantes :
- Amplitude et décalage : le signal reste strictement compris entre 0 et 2U_0, oscillant autour d'une valeur moyenne continue U_0 avec une amplitude de modulation d'intensité constante ;
- Modulation de fréquence : au cours d'une période de vibration T_{\text{vib}}, la fréquence instantanée varie de manière continue entre une valeur minimale f_{\min} = f_B - \Delta f_D (dilatation des arches temporelles, période apparente plus grande) et une valeur maximale f_{\max} = f_B + \Delta f_D (resserrement des arches temporelles, période apparente plus courte).
Question 53
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : filtre rc passe-haut, équation différentielle
Afin de mesurer la vitesse des vibrations, on réalise le montage électrocinétique présenté sur la figure 9. Montrer que les tensions d'entrée et de sortie vérifient :
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Écrire la loi des mailles pour le circuit série formé du condensateur C et du résistor R, en exprimant le courant par i = C\,\mathrm{d}(U - U_s)/\mathrm{d}t = U_s/R.
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Loi des mailles et relation courant-tension du condensateur i = C \frac{\mathrm{d}(U - U_s)}{\mathrm{d}t} = \frac{U_s}{R} réarrangée sous la forme demandée.
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Considérons le circuit de la figure 9 constitué d'un condensateur de capacité C et d'un résistor de résistance R montés en série. La sortie étant connectée à un appareil de mesure (oscilloscope ou carte d'acquisition) d'impédance d'entrée supposée infinie, aucun courant n'est prélevé en sortie.
En notant i(t) le courant circulant de la borne d'entrée vers la sortie à travers le condensateur puis à travers le résistor vers la masse commune :
la loi d'Ohm aux bornes du résistor en convention récepteur s'écrit :
U_s(t) = R \, i(t)la tension u_C(t) aux bornes du condensateur (orientée en convention récepteur de gauche à droite) est reliée au courant par :
i(t) = C \frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t}
D'après la loi des mailles (ou additivité des tensions le long de la branche) :
En injectant l'expression de i(t) dans la loi d'Ohm :
En divisant par la constante de temps \tau = RC, il vient :
On en déduit immédiatement la relation demandée :
Résultat
Question 54
DifficileTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : montage dérivateur, condition de dérivation
On cherche à utiliser ce circuit en régime dérivateur, c'est-à-dire tel que la tension de sortie soit directement proportionnelle à la dérivée temporelle de la tension d'entrée. Proposer des valeurs pour et afin de se placer dans ce régime.
Voir l'indiceIndice
Comparer les amplitudes relatives des deux termes dans l'équation différentielle en régime sinusoïdal pour choisir une constante de temps RC \ll 1/(2\pi f_B).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la condition sur l'équation différentielle ou sur la fonction de transfert pour que le circuit se comporte comme un dérivateur.
- Déterminer le domaine spectral du signal d'entrée U(t) afin d'en déduire une contrainte numérique sur la constante de temps \tau_c = RC.
- Proposer un couple de valeurs usuelles et réalistes pour R et C respectant cette condition.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour avoir U_s \approx RC \frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}t}, il faut RC \frac{\mathrm{d}U_s}{\mathrm{d}t} \ll U_s, soit RC \ll 1/\omega_B (choix typique de R et C).
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D'après l'équation différentielle établie à la question Q53 :
Pour que le circuit fonctionne en régime dérivateur, c'est-à-dire que U_s(t) soit directement proportionnelle à la dérivée de U(t) selon :
il faut que le terme de dérivation de la sortie soit négligeable devant le terme proportionnel :
En régime harmonique à la fréquence f (pulsation \omega = 2\pi f), cette condition s'écrit classiquement :
Le signal U(t) issu de la détection hétérodyne (question Q50) oscille autour de la fréquence porteuse imposée par le modulateur acousto-optique, f_B = 40\text{ MHz}, avec une modulation en fréquence d'amplitude \Delta f_D \approx 4\text{ MHz}. Le contenu spectral de la composante variable se situe donc au voisinage de f \approx 40\text{ MHz} (la composante continue U_0 ayant une dérivée nulle).
La condition de régime dérivateur impose donc :
Pour satisfaire confortablement cette condition (par exemple RC \sim 0{,}1\text{ ns} à 0{,}2\text{ ns}), on peut choisir des composants usuels en haute fréquence :
On a alors :
ce qui correspond à une fréquence de coupure f_c \approx 1{,}6\text{ GHz} \gg 40\text{ MHz}.
Question 55
DifficileTemps estimé : ≈ 4 min- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : signal de sortie dérivateur
Tracer alors l'allure du signal de sortie .
Voir l'indiceIndice
Dériver le signal d'entrée modulé en fréquence pour montrer que l'amplitude crête du signal de sortie est modulée linéairement par la fréquence instantanée.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer analytiquement la tension de sortie U_s(t) \approx RC \frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}t} en dérivant l'expression de la tension d'entrée U(t).
- Mettre en évidence que la dérivation transforme la modulation de fréquence (FM) en une modulation d'amplitude (AM) : l'amplitude du signal devient proportionnelle à la fréquence instantanée f_{\text{inst}}(t) = f_B + f_D(t).
- Tracer l'allure de U_s(t) sur une période de vibration mécanique, symétrique autour de 0, avec une oscillation rapide confinée entre l'enveloppe supérieure +A(t) et l'enveloppe inférieure -A(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
La dérivation produit une amplitude modulée par la fréquence instantanée : signal à modulation d'amplitude et de fréquence combinées.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q54, le montage fonctionne en régime dérivateur :
La tension issue de la photodiode (question Q50) s'écrit sous la forme :
où la phase instantanée vérifie \frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} = 2\pi f_{\text{inst}}(t) = 2\pi \big(f_B + f_D(t)\big).
En dérivant par rapport au temps, la composante continue U_0 disparaît :
On en déduit l'expression de la tension de sortie :
où l'amplitude instantanée est donnée par :
Comme f_B = 40\text{ MHz} > \Delta f_D \approx 4\text{ MHz}, la fréquence instantanée f_{\text{inst}}(t) et l'amplitude A(t) restent strictement positives à tout instant.
Le signal U_s(t) présente les caractéristiques suivantes :
- Il oscille rapidement à la fréquence de la porteuse modulée (f_{\text{inst}} \approx 40\text{ MHz}) autour d'une valeur moyenne nulle.
- Il est borné par les deux enveloppes symétriques +A(t) et -A(t) qui évoluent lentement à la fréquence de vibration de la plaque (f_{\text{vib}} = 1\text{ kHz}).
- Aux instants où la fréquence instantanée est maximale (f_D > 0, oscillations plus serrées), l'amplitude A(t) atteint son maximum A_{\max} = 2\pi RC U_0 (f_B + \Delta f_D).
- Aux instants où la fréquence instantanée est minimale (f_D < 0, oscillations plus lâches), l'amplitude A(t) passe par son minimum A_{\min} = 2\pi RC U_0 (f_B - \Delta f_D).
Résultat
Question 56
DifficileTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude ; Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : traitement du signal, amplitude de vibration
Expliquer comment en déduire l'amplitude des vibrations.
Voir l'indiceIndice
Expliquer comment une détection d'enveloppe fournit la vitesse instantanée v(t), dont l'intégration temporelle donne l'amplitude de vibration a_z.
Voir la stratégieStratégie
- Extraire l'enveloppe du signal de sortie U_s(t) obtenu à la question Q55 pour isoler la modulation d'amplitude A(t) \propto f_B + f_D(t).
- Éliminer la composante continue liée à la porteuse f_B pour accéder aux variations temporelles du décalage Doppler f_D(t), donc à la vitesse instantanée v(t).
- Déterminer l'amplitude de vibration a_z à partir de l'amplitude de vitesse v_{\max} (en mesurant la fréquence de vibration f_{\text{vib}}) ou par intégration temporelle.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'enveloppe de U_s(t) fournit v(t), dont l'intégration temporelle donne z(t) et donc l'amplitude de vibration a_z.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q55, la tension de sortie du circuit s'écrit :
Pour en déduire l'amplitude des vibrations a_z, on met en œuvre la chaîne de traitement suivante :
1. Détection d'enveloppe (démodulation d'amplitude) : On fait passer le signal U_s(t) à travers un détecteur de crête (redresseur à diode suivi d'un filtre passe-bas de temps caractéristique \tau_{\text{env}} tel que 1/f_B \ll \tau_{\text{env}} \ll 1/f_{\text{vib}}). On récupère ainsi l'enveloppe basse fréquence :
2. Suppression de la composante continue : Un condensateur de liaison (filtre passe-haut coupant la fréquence nulle tout en laissant passer f_{\text{vib}}) élimine le terme constant associé à la fréquence porteuse f_B. Le signal résultant est directement proportionnel au décalage Doppler instantané :
Ce signal reproduit fidèlement la vitesse mécanique instantanée v(t) de la surface vibrante.
3. Obtention de l'amplitude de vibration a_z : La position oscillant selon z(t) = a_z \sin(2\pi f_{\text{vib}} t), la vitesse de la plaque s'écrit :
Le décalage Doppler oscille donc à la fréquence f_{\text{vib}} avec une amplitude :
On en déduit l'amplitude de déplacement transverse par :
Pratiquement, la fréquence de vibration f_{\text{vib}} est mesurée à l'oscilloscope par la période du signal démodulé (T_{\text{vib}} = 1/f_{\text{vib}}), et \Delta f_D (ou v_{\max}) est déduit de l'amplitude crête-à-crête de la tension démodulée. Alternativement, l'insertion d'un intégrateur électronique opérationnel en sortie de chaîne fournit directement une tension proportionnelle à z(t), dont l'amplitude donne immédiatement a_z.
Résultat
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