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X ENS Physique MP 2026Sujet, corrigé et rapport du jury

Étude des ondes mécaniques dans une plaque élastique

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Faisable en partie en MPSI : 17 questions sur 56, partie II en entier. Autres questions faisables en MPSI

Autres premières années : BCPST1 12 questions.

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Présentation du sujet

Difficulté moyenne
Ondes mécaniques dans une plaque élastique : ondes de compression, ondes de flexion et vibrométrie laser
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Le sujet construit un modèle continu de plaque élastique à partir d'un réseau de masses reliées par des ressorts. Il établit par une méthode énergétique la relation de dispersion des ondes de compression, puis celle des ondes de flexion, qui sont dispersives. Il applique ces résultats à une flûte à champagne, aux séismes et à un lac gelé, puis étudie la mesure des vibrations par vibrométrie laser.

  1. 1Partie I : onde de compression unidimensionnelleÉnergie d'une chaîne de ressorts, passage au continu, relation de dispersion et équation d'onde associée.
  2. 2Partie II : plaque en compression homogèneDéplacement affine, dénombrement des ressorts comprimés et raideur linéique K = κ/a.
  3. 3Partie III : flexionRayon de courbure de la fibre neutre, allongement d'une fibre et intégration de l'énergie élastique sur l'épaisseur.
  4. 4Partie IV : relation de dispersion des ondes de flexionÉnergies potentielle et cinétique, relation 12ω² = e²c²k⁴, vitesse de groupe double de la vitesse de phase et équation d'ordre quatre en espace.
  5. 5Partie V : applicationsModes propres d'une flûte à champagne, ordre de grandeur des ondes sismiques, diagramme temps-fréquence du son d'un lac gelé.
  6. 6Partie VI : vibrométrie laserInterférences, réglage du point de fonctionnement, effet Doppler, modulation de fréquence et filtre RC dérivateur.

Difficulté moyenne. Le jury décrit un sujet long mais très progressif, dans lequel les candidats attentifs aux notations ont pu traiter un grand nombre de questions.

Ce qu'a observé le jury

6 erreurs relevées
Passage du discret au continu · Dénombrement ajusté au résultat donné · Éléments différentiels incohérents
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L'épreuve valorisait l'homogénéité, le passage raisonné du discret au continu, l'interprétation géométrique et la lecture de graphes. Elle a fortement pénalisé les calculs non contrôlés, les changements de notation et les résultats ajustés à la formule attendue. Beaucoup de copies ont perdu des points sur des erreurs élémentaires, comme la confusion entre pulsation et fréquence.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Passage du discret au continuQ2, Q3, Q8

    Il faut faire apparaître les grandeurs extensives pertinentes (volume ou surface) et abandonner les termes de bord comme L/a + 1, négligeables à cet ordre.

    « Le nombre de masses ou de ressorts ne se traite pas « à une particule près » dans le régime continu. »
  2. 2
    Dénombrement ajusté au résultat donnéQ8, Q9

    Certains ont modifié le nombre de ressorts comprimés pour retrouver l'énergie annoncée à la question suivante.

    « Cette pratique est pénalisée : un résultat fourni par l'énoncé doit servir de guide, non de justification a posteriori d'un dénombrement incorrect. »
  3. 3
    Éléments différentiels incohérentsQ11 à Q13

    L'énergie élémentaire d'une fibre d'épaisseur dr doit être proportionnelle à dr. Des intégrales en dr² ou dr³, ou sans élément différentiel, ne sont pas acceptées.

  4. 4
    Équation de propagation non linéaireQ20

    La relation de dispersion en k⁴ impose une équation linéaire faisant intervenir la dérivée quatrième de Z, et non le carré de sa dérivée seconde.

  5. 5
    Lecture du diagramme temps-fréquenceQ29

    Il fallait voir que hautes et basses fréquences n'arrivent pas au même moment, conséquence de la dispersion. Une allure d'hyperbole ne suffit pas à conclure à une loi exponentielle ou en puissance.

  6. 6
    Modulation de fréquence confondue avec modulation d'amplitudeQ51, Q52

    Le vibromètre repose sur une modulation de fréquence. La confusion entre les deux notions a été fréquente, notamment dans les schémas demandés.

Ce qui a été bien réussi

  • L'énergie d'un ressort est généralement connue.
  • Certaines copies ont mené avec succès le passage au continu à l'aide des sommes de Riemann.
  • Les meilleures copies annonçaient brièvement la méthode avant de calculer et vérifiaient systématiquement les dimensions.

Conseils du jury

  • Respecter strictement les notations : κ, k et K désignaient trois grandeurs différentes.
  • Faire un contrôle dimensionnel des énergies, des relations de dispersion et des fréquences.
  • Distinguer déplacement, déformation (∂u/∂x) et courbure (liée à ∂²Z/∂x²).
  • Utiliser sans ambiguïté la relation f = ω/(2π) et distinguer vitesse de phase et vitesse de groupe.
  • Se rappeler qu'un milieu peut être dispersif sans être dissipatif.
  • Soigner la numérotation, la taille de l'écriture et la clarté des schémas.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

Corrigé détaillé

56 questions
Indice, stratégie puis corrigé complet pour chaque question.
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56 questions corrigées une à une : un indice, puis la stratégie, puis le corrigé complet avec le résultat encadré. Chaque question est vérifiée avant publication.

  1. Q1En notant l'élongation du ressort (définie comme la différence entre sa longueur et sa longueur à vide)…
  2. Q2Donner l'expression, sous forme d'une somme discrète de l'énergie potentielle élastique emmagasinée sur une…
  3. Q3Si la fonction était constante selon, cela signifierait que les molécules ont avancé en bloc, et donc…
  4. Q4Donner, sous la forme d'une intégrale, l'énergie cinétique sur une longueur correspondant à une longueur…
  5. Q5On admettra qu'au passage de l'onde, l'énergie mécanique est également répartie entre ses composantes…
  6. Q6Cette relation de dispersion (établie par une approche énergétique) peut permettre de remonter à l'équation…
  7. Q7Dans le régime statique ici considéré, la compression est homogène, c'est-à-dire que tous les ressorts…
  8. Q8Exprimer en fonction des dimensions de la plaque (, et) le nombre de ressorts individuels comprimés.
Voir les 48 autres questions
  1. Q9Montrer alors que l'énergie potentielle élastique de la plaque comprimée s'écrit: où est la raideur par…
  2. Q10Quel est le sens physique de la grandeur ? Donner une relation géométrique entre, et.
  3. Q11On notera la distance (algébrique) qui sépare un point quelconque au sein de la plaque de la fibre neutre…
  4. Q12En utilisant le résultat de la question 9, exprimer l'énergie potentielle élémentaire emmagasinée par cet…
  5. Q13En déduire que l'énergie potentielle élastique de la tranche sur toute son épaisseur s'écrit: où est un…
  6. Q14On définit l'inclinaison locale de la plaque par rapport à la position au repos horizontale, notée. Pour…
  7. Q15Calculer alors l'énergie potentielle élastique intégrée sur une longueur d'onde, notée.
  8. Q16Donner l'expression de l'énergie cinétique totale sur une longueur d'onde, notée, en fonction des paramètres…
  9. Q17On admettra que lors de la propagation de l'onde, les moyennes temporelles des énergies potentielles…
  10. Q18Donner l'expression de en fonction de la raideur et de la masse volumique du matériau. Calculer sa valeur…
  11. Q19Montrer que la vitesse de groupe vaut le double de la vitesse de phase. Comment ces vitesses varient-elles…
  12. Q20En reprenant la méthode de la question 6, proposer une équation de propagation linéaire pour l'équation…
  13. Q21A cause des conditions aux limites (ici périodiques), le nombre d'onde correspondant à un mode propre est…
  14. Q22Dans le cas de la flûte, exprimer cette condition de quantification sur le nombre d'onde.
  15. Q23La figure 5 correspond au second mode propre. Représenter sur un schéma similaire le premier mode propre et…
  16. Q24Lorsque l'on cherche à faire chanter une flûte avec le doigt mouillé, le second mode propre est…
  17. Q25Faire l'application numérique et discuter du résultat obtenu (pour rappel:,).
  18. Q26Lors d'un séisme, les ondes de compression longitudinales (ondes P) se propagent à une vitesse de. Cette…
  19. Q27On lit souvent dans la littérature que les ondes transverses S (que l'on assimilera abusivement ici aux…
  20. Q28D'après ces données, calculer la longueur d'onde des ondes S.
  21. Q29La figure 6 montre le diagramme temps-fréquence d'un enregistrement acoustique à une certaine distance de…
  22. Q30Expliquer comment, sur le principe, ces données pourraient permettre de calculer l'épaisseur de la couche de…
  23. Q31Expliquer pourquoi le son perçu sera différent pour des observateurs situés à une distance de ou de l'impact.
  24. Q32On adoptera le modèle scalaire de la lumière et l'on notera l'amplitude du rayon de référence à son arrivée…
  25. Q33Exprimer les déphasages et en fonction des distances en jeu et du temps.
  26. Q34A quelle condition sur la distance peut-on obtenir des interférences ? Proposer un ordre de grandeur.
  27. Q35Montrer, en d'étaillant le raisonnement, que la tension produite par la photodiode s'écrit: où est une…
  28. Q36On se place dans le cas (très restrictif) des très faibles déformations:. En se plaçant au contact optique…
  29. Q37Comment faut-il agir sur la vis micrométrique pour que la mesure de la vibration soit la plus sensible…
  30. Q38Dans ce cas optimisé, tracer l'allure de.
  31. Q39Dans le cas où l'amplitude des vibrations est largement plus grande que la longueur d'onde du laser…
  32. Q40Comment faudrait-il procéder pour en déduire l'amplitude de vibration sur un oscilloscope ?
  33. Q41La figure 8 montre une succession de fronts d'onde (à la même phase) de période, se déplaçant à une célérité…
  34. Q42Le miroir agit ainsi comme une source mobile qui émet une onde en direction de () avec une période. On note…
  35. Q43Montrer alors que le décalage en fréquence Doppler défini comme la différence entre les fréquences des…
  36. Q44Calculer la valeur numérique de la fréquence du rayon laser à sa source. En déduire l'amplitude des…
  37. Q45Exprimer à nouveau les déphasages et. Développer puis linéariser l'expression de l'intensité lumineuse sur…
  38. Q46Afin d'établir la formule de Fresnel, il faut classiquement moyenner cette intensité sur le temps. Sur…
  39. Q47Montrer alors que la tension peut s'écrire sous la forme: où est une constante dont on donnera l'expression.
  40. Q48Calculer la valeur numérique de et commenter.
  41. Q49Expliquer pourquoi il n'est pas possible de distinguer le sens de déplacement de la plaque.
  42. Q50Donner alors l'expression de et expliquer pourquoi ce décalage permet de lever l'indétermination sur le sens…
  43. Q51Avec le réseau de Bragg, le vibromètre repose ainsi sur le principe de modulation de fréquence. Justifier ce…
  44. Q52Représenter schématiquement le signal en faisant apparaître de façon exagérée cette modulation.
  45. Q53Afin de mesurer la vitesse des vibrations, on réalise le montage électrocinétique présenté sur la figure 9…
  46. Q54On cherche à utiliser ce circuit en régime dérivateur, c'est-à-dire tel que la tension de sortie soit…
  47. Q55Tracer alors l'allure du signal de sortie.
  48. Q56Expliquer comment en déduire l'amplitude des vibrations.

Description

Le sujet construit un modèle continu de plaque élastique à partir d'un réseau de masses reliées par des ressorts. Il établit par une méthode énergétique la relation de dispersion des ondes de compression, puis celle des ondes de flexion, qui sont dispersives. Il applique ces résultats à une flûte à champagne, aux séismes et à un lac gelé, puis étudie la mesure des vibrations par vibrométrie laser.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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ECOLE POLYTECHNIQUE - ESPCI ECOLES NORMALES SUPERIEURES
CONCOURS D'ADMISSION 2026
MERCREDI 15 AVRIL 2026 08h00-12h00 FILIERE MP - Epreuve n° 5
PHYSIQUE
Durée : 4 heures
L'utilisation des calculatrices n'est pas autorisée pour cette épreuve

Etude des ondes mécaniques dans une plaque élastique

Nous allons étudier la propagation d'ondes mécaniques dans un milieu solide élastique d'épaisseur finie. Nous allons ainsi considérer une plaque solide homogène, d'épaisseur e, de largeur l et de longueur L, initialement au repos dans le plan (Oxy). En préambule, nous étudierons une onde longitudinale de compression, puis le cœur du problème consistera en l'étude d'un mode de déformation transverse particulier. Cette onde dite de flexion, se propageant dans la direction (Ox), c'est-à-dire que nous supposerons une invariance par translation selon l'axe (Oy) sur toute sa largeur l, est représentée sur la figure 1. Nous analyserons ensuite plusieurs applications avant d'étudier une méthode de mesure optique de ces ondes. Ces différentes parties sont pour certaines indépendantes.
Figure 1 - Plaque de solide élastique soumise à des déformations en flexion.
La rigidité de la plaque est suffisamment grande pour que la gravité soit négligée. Dans tout le problème, l'amplitude des déformations sera faible par rapport à toutes les autres longueurs.

I. Préambule : onde de compression unidimensionnelle

Etudions en préambule la propagation d'une onde de compression longitudinale dans une série de molécules identiques (de masse m ) confinées sur l'axe (Ox) et reliées par des ressorts identiques (de raideur κ et de longueur à vide a ), voir figure 2 . Au repos, les masses sont régulièrement espacées (avec un pas a ).
Figure 2 - Chaîne de molécules identiques. Les traits continus entre les molécules représentent des ressorts de raideur κ et de longueur à vide a. Le schéma du haut représente la chaîne au repos, alors que le schéma du bas représente les molécules déplacées lors du passage d'une onde de compression.
  • 1.En notant δ_n l'élongation du n^(ième) ressort (définie comme la différence entre sa longueur et sa longueur à vide), rappeler l'expression de l'énergie potentielle élastique qu'il emmagasine.
    Etudions un cas dynamique, dans lequel le mouvement des molécules est décrit par une onde plane progressive harmonique (OPPH). Au passage de l'onde, les molécules s'écartent de leur position au repos (voir figure 2), et l'on notera u cet écart.
    En supposant que la maille du réseau (a) est très petite devant la longueur d'onde de l'OPPH, il apparaît pertinent de décrire le système non pas comme une assemblée de molécules mais comme un milieu continu. Ainsi, le déplacement u est donné par une fonction continue :
u(x, t) = Usin(kx − ωt)
où U est l'amplitude, k le nombre d'onde et ω la pulsation de l'OPPH.
  • 2.Donner l'expression, sous forme d'une somme discrète de l'énergie potentielle élastique emmagasinée sur une longueur d'onde, notée E_p^λ.
  • 3.Si la fonction u(x, t) était constante selon x, cela signifierait que les molécules ont avancé en bloc, et donc qu'aucun des ressorts n'aurait été comprimé. Ainsi, dans le cas général, l'élongation de chaque ressort est localement reliée non pas à la valeur de u mais à sa variation spatiale :
    (δ(x, t))/a = (∂u(x, t))/(∂x)
    Justifier alors que l'énergie potentielle élastique définie à la question précédente peut désormais s'écrire :
    E_p^λ = 1/2κa∫_0^λ((∂u)/(∂x))^2 dx
  • 4.Donner, sous la forme d'une intégrale, l'énergie cinétique E_c^λ sur une longueur correspondant à une longueur d'onde.
  • 5.On admettra qu'au passage de l'onde, l'énergie mécanique est également répartie entre ses composantes cinétique E_c^λ et potentielle E_p^λ. En déduire la relation suivante :
    ω^2 = k^2 c^2
    où c est une constante dont on donnera l'expression et la signification physique.
  • 6.Cette relation de dispersion (établie par une approche énergétique) peut permettre de remonter à l'équation d'onde qui régit les déformations du milieu. En effet, la dérivée temporelle d'une OPPH fait apparaître un facteur ω (ou jω en notation complexe).
    Proposer alors une équation de propagation linéaire, sur une déformation u(x, t) quelconque, qui corresponde à la relation de dispersion. Commenter cette équation d'onde.

II. Energie élastique pour une plaque en compression homogène

Nous allons désormais modéliser de façon simple le solide élastique par un ensemble de molécules identiques, de masse m, dans un réseau cubique de maille a, reliées par des ressorts de raideur κ et de longueur à vide a (voir figure 3). On supposera que les dimensions de la plaque au repos ( e, l et L ) sont très grandes devant la maille a.
Figure 3 - Schéma du solide vu comme un réseau cubique de maille a de molécules identiques. Les traits entre les molécules représentent des ressorts de raideur κ et de longueur à vide a.
  • Lorsque l'on applique une force de compression dans la direction (Ox) à chaque extrémité, la plaque se contracte d'une longueur ΔL, sans changer de dimension selon les directions transverses (Oy) et (Oz). Dans ce mode de compression, seuls les ressorts dirigés selon l'axe (Ox) peuvent se comprimer et s'étendre.
  • 7.Dans le régime statique ici considéré, la compression est homogène, c'est-à-dire que tous les ressorts individuels (dans la direction (Ox) ) se compriment d'une même longueur δ.
    Tracer l'allure du déplacement u(x).
  • 8.Exprimer en fonction des dimensions de la plaque ( e, l et L ) le nombre de ressorts individuels comprimés.
  • 9.Montrer alors que l'énergie potentielle élastique de la plaque comprimée s'écrit :
    E_p^L = 1/2K(el)/LΔL^2
    où K = κ/a est la raideur par unité de longueur.

III. Flexion

Etudions désormais une tranche (longueur L, largeur l et épaisseur e ) qui sous l'effet de contraintes mécaniques de flexion (non détaillées ici) acquiert une courbure (figure 4). On admettra que la forme adoptée par la tranche est un arc de cercle, d'angle θ et de centre C, invariant selon la direction (Oy). La longueur moyenne de la tranche reste alors inchangée mais sa face extérieure s'étire alors que sa face intérieure se contracte. L'élément dont la longueur ne varie pas est appelé fibre neutre et se situe au milieu de la plaque, et sa distance au centre C est notée R_C. On admettra que dans ces conditions, les résultats établis en partie II restent valables.
Figure 4 - Elément de plaque en flexion (vue de côté). La fibre neutre, au milieu de la tranche, est représentée en pointillés. Le matériau est représenté en gris et la tranche infinitésimale d'épaisseur dr en gris foncé.
  • 10.Quel est le sens physique de la grandeur R_C ?
    Donner une relation géométrique entre R_C, θ et L.
  • 11.On notera r la distance (algébrique) qui sépare un point quelconque au sein de la plaque de la fibre neutre (voir figure 4). Par convention, r sera positive dans la zone en extension, et négative
  • dans la zone en compression. Considérons le système d'épaisseur infinitésimale dr compris entre r et r + dr (en gris foncé sur la figure 4).
    Exprimer l'élongation de cette fibre en fonction de r, L et R_C.
  • 12.En utilisant le résultat de la question 9, exprimer l'énergie potentielle élémentaire emmagasinée par cet élément.
  • 13.En déduire que l'énergie potentielle élastique de la tranche sur toute son épaisseur e s'écrit :
    E_p^L = AK(Lle^3)/(R_c^2)
    où A est un préfacteur numérique dont on donnera l'expression. Dans la suite, si nécessaire, on pourra utiliser ce résultat sans expliciter la valeur de la constante A.

IV. Relation de dispersion des ondes de flexion

Nous allons maintenant considérer une déformation plus complexe de la plaque sous forme d'une onde plane progressive harmonique de pulsation ω et de nombre d'onde k, comme représenté sur la figure 1. La fibre neutre est à nouveau située au milieu de la plaque (selon son épaisseur e ) et sa position Z(x, t) s'écrit alors :
Z(x, t) = a_Z sin(kx − ωt)
  • 14.On définit l'inclinaison locale de la plaque par rapport à la position au repos horizontale, notée α(x, t). Pour rappel, on se place dans le régime des faibles déformations.
    Donner alors la relation liant α(x, t) à Z(x, t).
    Si la plaque a désormais une forme sinusoïdale, il reste toujours possible de l'assimiler localement à un arc de cercle (dont le rayon varie le long de la plaque), et ainsi d'utiliser les résultats de la partie III. La relation liant les grandeurs R_c, L et θ devient alors localement :
    ds = R_c dα
    où ds est une longueur infinitésimale le long de la fibre neutre, et dα la variation d'inclinaison associée.
    Pour les faibles déformations étudiées ici, on donne :
    1/(R_c) = (∂^2 Z)/(∂x^2)
  • 15.Calculer alors l'énergie potentielle élastique intégrée sur une longueur d'onde, notée E_p^λ.
  • 16.Donner l'expression de l'énergie cinétique totale sur une longueur d'onde, notée E_c^λ, en fonction des paramètres de l'OPPH.
  • 17.On admettra que lors de la propagation de l'onde, les moyennes temporelles des énergies potentielles élastique et cinétique sont égales. Etablir alors la relation de dispersion :
    12ω^2 = e^2 c^2 k^4
  • 18.Donner l'expression de c en fonction de la raideur K et de la masse volumique du matériau ρ. Calculer sa valeur numérique et commenter.
    On prendra K = 70GPa et ρ = 2500 kg/m^3, valeurs typiques pour le verre.
  • 19.Montrer que la vitesse de groupe vaut le double de la vitesse de phase.
    Comment ces vitesses varient-elles avec la fréquence de l'OPPH?
    Quelles conséquences cela a-t-il sur la propagation d'un paquet d'ondes?
  • 20.En reprenant la méthode de la question 6, proposer une équation de propagation linéaire pour l'équation d'onde. Commenter chacun des termes de cette équation.

V. Applications

Modes propres d'un anneau (flûte à champagne)

Une flûte à champagne peut émettre un son lorsqu'un doigt mouillé sollicite ses modes propres. Le verre sera assimilé à un cylindre vertical de hauteur h = 10 cm, d'épaisseur e = 0, 5 mm, et de rayon R_0 = 2 cm. On supposera que les déformations sont uniquement radiales, c'est-à-dire qu'elles sont uniformes le long de la direction verticale.
Figure 5 - Déformations transverses d'un cylindre (vue du dessus) représentant une flûte à champagne. La position au repos est représentée en pointillés. Dans ce mode, la flûte oscille en opposition de phase selon deux directions perpendiculaires.
Dans ce système les modes propres peuvent être vus comme la superposition de deux ondes de mêmes amplitudes se propageant dans des directions opposées autour de la flûte (où s est la position le long de l'anneau) :
Z(s, t) = a_Z sin(ks − ωt) + a_Z sin(ks + ωt)
  • 21.A cause des conditions aux limites (ici périodiques), le nombre d'onde correspondant à un mode propre est quantifié. Citer un système d'un autre domaine de la physique dans lequel une telle condition existe.
  • 22.Dans le cas de la flûte, exprimer cette condition de quantification sur le nombre d'onde k.
  • 23.La figure 5 correspond au second mode propre. Représenter sur un schéma similaire le premier mode propre et décrire le mouvement du verre correspondant.
  • 24.Lorsque l'on cherche à faire chanter une flûte avec le doigt mouillé, le second mode propre est naturellement sélectionné. Donner l'expression de la fréquence (temporelle) de ce mode.
  • 25.Faire l'application numérique et discuter du résultat obtenu (pour rappel : K = 70GPa, ρ = 2500 kg/m^3 ).

Séismes

Les séismes sont des oscillations de la croûte terrestre, vue ici comme une plaque déformable d'épaisseur e = 30 km, de raideur K = 100GPa et de masse volumique ρ = 2800 kg/m^3.
  • 26.Lors d'un séisme, les ondes de compression longitudinales (ondes P) se propagent à une vitesse de 6 km/s. Cette valeur est-elle cohérente avec les résultats précédents?
  • 27.On lit souvent dans la littérature que les ondes transverses S (que l'on assimilera abusivement ici aux ondes de flexion étudiées) se propagent à une vitesse de 4 km/s. Pour que cette affirmation ait un sens, s'agit-il de la vitesse de phase ou de groupe? Justifier.
  1. D'après ces données, calculer la longueur d'onde des ondes S.
Lac gelé
Les déformations transverses d'une plaque mince peuvent également modéliser le comportement d'un lac dont la surface est gelée. Lorsque l'on jette une pierre sur la plaque de glace, un son étrange peut être entendu. L'impact de la pierre crée localement un train d'onde sur une large bande de fréquences s'étalant de quelques dizaines de Hz à quelques kHz. Cette onde de flexion transverse se propage sur le lac gelé et les vibrations transverses de la glace émettent alors une onde acoustique audible.
Figure 6 - Diagramme temps-fréquence du son créé par deux impacts sur une couche de glace. L'amplitude est indiquée en décibel/Hz.
  • 29.La figure 6 montre le diagramme temps-fréquence d'un enregistrement acoustique à une certaine distance de l'impact. Deux pierres ont été lancées. L'origine des temps est arbitraire. Commentez cette figure.
  • 30.Expliquer comment, sur le principe, ces données pourraient permettre de calculer l'épaisseur de la couche de glace.
  • 31.Expliquer pourquoi le son perçu sera différent pour des observateurs situés à une distance de 50 m ou 500 m de l'impact.
    VI. Détection des ondes de flexion : vibrométrie laser
    Il existe plusieurs instruments permettant de mesurer les vibrations d'une plaque. La vibrométrie laser propose d'exploiter les interférences entre un rayon laser source et sa réflexion sur une plaque vibrante. Cette méthode optique sans contact permet ainsi de ne pas perturber le mouvement de plaques légères. C'est par exemple le cas pour l'étude d'un violon, dont la table d'harmonie est une fine plaque de bois soumise à des ondes d'amplitude a_z = 100μ m à une fréquence de 1 kHz.
    Le principe du vibromètre laser est décrit sur la figure 7 a. L'appareil envoie un rayon laser de longueur d'onde λ_l = 315 nm (et de fréquence temporelle f_l ) sur la plaque qui le rétrodiffuse. Une partie de ce signal réfléchi est capté par l'appareil, et crée à l'aide d'un montage optique interne des interférences. L'intensité lumineuse est alors convertie en tension à l'aide d'une photodiode dont le temps de réaction vaut 5 ns.
    Le montage optique est décrit sur la figure 7b. La source laser (O) émet un rayon qui est divisé par une première lame semi-réfléchissante, ou séparatrice (S_0). D'une part, le rayon de référence
Figure 7 - Vibrométrie laser. a) schéma de principe. b) montage optique équivalent.
réfléchi sur (S_0) passe à travers la séparatrice (S_1), puis est réfléchi par le miroir (M_1) et ensuite réfléchi par (S_1) puis transmis vers la photodiode (P) à travers (S_3). D'autre part, le rayon sonde est transmis à travers (S_0) et (S_2), puis réfléchi sur la plaque vibrante ici assimilée à un miroir plan (M_2), perpendiculaire au rayon, et dont la position oscille dans le temps : z = a_z sin(ωt). Ce rayon réfléchi subit ensuite une réflexion sur (S_2), puis sur (S_3) pour être dirigé vers la photodiode.
Au sein du vibromètre, la distance entre deux composants optiques consécutifs est partout identique et notée d = 1 cm : d = OS_0 = S_0 S_1 = S_1 M_1 = S_1 S_3 = S_3 P = S_0 S_2 = S_2 S_3. La distance, notée D, entre la séparatrice (S_2) et la plaque sondée (M_2), lorsqu'elle est au repos, dépend du positionnement de l'appareil. En général, la distance S_2 M_2 vaut ainsi D + z(t). Le miroir (M_1) est en réalité monté sur une vis micrométrique (non représentée) qui permet d'ajuster finement sa distance à la séparatrice (S_1) par un déplacement noté ε. La distance S_1 M_1 vaut alors d + ε.
On négligera les déphasages induits par l'épaisseur et l'indice optique propre des composants optiques car en réalité, un arrangement adéquat des faces réfléchissantes des lames séparatrices permet d'annuler leurs effets. On supposera que les séparatrices sont idéales, c'est-à-dire qu'elles transmettent la moitié de l'énergie et qu'elles réfléchissent l'autre moitié.

Mesure de l'amplitude des vibrations

  1. On adoptera le modèle scalaire de la lumière et l'on notera s_1 l'amplitude du rayon de référence à son arrivée sur la photodiode, donné sous sa forme réelle : s_1 = a_1 cos(φ_1), où φ_1 est le déphasage induit le long du trajet optique (OS_0 S_1 M_1 S_1 S_3 P). De même, le rayon sonde est noté : s_2 = a_2 cos(φ_2). En notant a_0 l'amplitude du laser à la source, exprimer les amplitudes a_1 et a_2. Pourquoi ne pas avoir simplement placé un miroir, judicieusement orienté, à la place de la séparatrice (S_1) ?
  2. Exprimer les déphasages φ_1 et φ_2 en fonction des distances en jeu et du temps.
  3. A quelle condition sur la distance D peut-on obtenir des interférences? Proposer un ordre de grandeur.
    Dans la suite, pour simplifier, on prendra D = d.
  4. Montrer, en détaillant le raisonnement, que la tension produite par la photodiode s'écrit :
U(t) = U_0(1 + cos(4π(z(t) − ε)/(λ_l)))
où U_0 est une constante dépendant des caractéristiques de la photodiode et de l'intensité de la source laser, que l'on ne cherchera pas à exprimer.
On rappelle que : 2cosacosb = cos(a + b) + cos(a − b).
36. On se place dans le cas (très restrictif) des très faibles déformations : a_z≪λ_l.
En se plaçant au contact optique ( ε = 0 ), représenter l'allure de la tension U(t) mesurée sur un oscilloscope pendant une période de vibration.
Commenter.
37. Comment faut-il agir sur la vis micrométrique pour que la mesure de la vibration soit la plus sensible possible?
Avec quelle précision faut-il effectuer ce réglage?
38. Dans ce cas optimisé, tracer l'allure de U(t).
39. Dans le cas où l'amplitude des vibrations est largement plus grande que la longueur d'onde du laser, représenter sur une période de vibration le signal électrique U(t).
40. Comment faudrait-il procéder pour en déduire l'amplitude de vibration a_z sur un oscilloscope ?
Mesure de la vitesse des vibrations
La mesure directe de l'amplitude est ainsi limitée à des régimes précis et pose par ailleurs de nombreuses difficultés techniques. Un second effet permet au vibromètre de mesurer directement la vitesse de déplacement de la plaque. Il s'agit de l'effet Doppler, dû au mouvement du miroir (M_2) lors de la réflexion du rayon sonde. Cet effet, bien connu en acoustique, introduit ici un décalage en fréquence dans le rayon laser réfléchi. Dans toute la suite du problème, on prendra ε = 0.
41. La figure 8 montre une succession de fronts d'onde (à la même phase) de période T, se déplaçant à une célérité c_0 en direction d'un miroir avançant à une vitesse v. A l'instant t = 0 représenté, un front d'onde atteint le miroir. A t = T, le front d'onde suivant a avancé d'une distance correspondant à la longueur d'onde mais le miroir s'est déplacé. L'impact entre ce front et le miroir se produit donc à un instant différent T^′ (avec T^′ > T si v > 0 ). Exprimer la période T^′ en fonction de T et du rapport v/c_0 (on se placera dans le cas non-relativiste où v≪c_0 ).
Figure 8 - Effet Doppler : les fronts d'ondes (en pointillés) se déplacent à la célérité c_0 et le miroir à une vitesse v.
  1. Le miroir agit ainsi comme une source mobile qui émet une onde en direction de (S_2) avec une période T^′. On note à nouveau t = 0 l'instant auquel un front d'onde est émis. A t = T^′, ce front d'onde a parcouru une distance c_0 T^′ en direction de (S_2) alors que le miroir a avancé d'une distance vT^′. En déduire la longueur d'onde λ^(′′) de l'onde ainsi réémise. Donner alors la période T^(′′) associée en fonction de T^′ et du rapport v/c_0.
  • 43.Montrer alors que le décalage en fréquence Doppler f_D défini comme la différence entre les fréquences des signaux réfléchi et incident est donné par :
    f_D = − 2f_l v/(c_0)
  • 44.Calculer la valeur numérique de la fréquence du rayon laser à sa source.
    En déduire l'amplitude des variations du décalage Doppler.
    Le rayon de référence et le rayon sonde arrivent ainsi sur la photodiode avec des fréquences différentes mais nous allons voir que des interférences sont néanmoins possibles. Dans la suite, on découplera les effets de la position (étudiés ci-dessus) de ceux de la vitesse de la plaque vibrante. Ainsi, on supposera désormais que le seul effet de la plaque est le décalage Doppler de fréquence et on négligera la variation de la distance S_2 M_2.
  • 45.Exprimer à nouveau les déphasages φ_1 et φ_2.
    Développer puis linéariser l'expression de l'intensité lumineuse sur la photodiode à un instant donné.
    Pour rappel, on considère désormais que D = d.
  • 46.Afin d'établir la formule de Fresnel, il faut classiquement moyenner cette intensité sur le temps. Sur quelle durée typique cette intégration doit-elle être réalisée?
    Expliquer alors pourquoi les deux rayons produisent néanmoins une intensité lumineuse variable dans le temps.
  • 47.Montrer alors que la tension peut s'écrire sous la forme :
    U(t) = U_0(1 + cos[2πf_D(t)(t − τ)])
    où τ est une constante dont on donnera l'expression.
  • 48.Calculer la valeur numérique de τ et commenter.
  • 49.Expliquer pourquoi il n'est pas possible de distinguer le sens de déplacement de la plaque.
    Afin de résoudre ce problème, on ajoute classiquement un modulateur acousto-optique (ou réseau de Bragg) sur le trajet du rayon sonde, entre les séparatrices S_0 et S_2. Ce composant optique effectue un décalage constant en fréquence. Ainsi, en arrivant sur la séparatrice S_2, la fréquence du laser sonde vaut f_l + f_B, avec f_B = 40MHz. Ce décalage permet également à l'électronique interne du vibromètre de fonctionner dans un régime de fréquence plus adapté.
  • 50.Donner alors l'expression de U(t) et expliquer pourquoi ce décalage permet de lever l'indétermination sur le sens de déplacement de la plaque.
  • 51.Avec le réseau de Bragg, le vibromètre repose ainsi sur le principe de modulation de fréquence. Justifier ce terme.
  • 52.Représenter schématiquement le signal U(t) en faisant apparaître de façon exagérée cette modulation.
  • 53.Afin de mesurer la vitesse des vibrations, on réalise le montage électrocinétique présenté sur la figure 9. Montrer que les tensions d'entrée U(t) et de sortie U_s(t) vérifient :
    (dU)/(dt) = (U_s)/(RC) + (dU_s)/(dt)
  • 54.On cherche à utiliser ce circuit en régime dérivateur, c'est-à-dire tel que la tension de sortie soit directement proportionnelle à la dérivée temporelle de la tension d'entrée.
    Proposer des valeurs pour R et C afin de se placer dans ce régime.
  • 55.Tracer alors l'allure du signal de sortie U_s(t).
Figure 9 - Circuit électrique composé d'une résistance R et d'un condensateur de capacité C.
  1. Expliquer comment en déduire l'amplitude des vibrations.
    ★ fin ★

Questions fréquentes

4 questions
Sur quoi porte le sujet de physique X ENS MP 2026 ?
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Sur quoi porte le sujet de physique X ENS MP 2026 ?

Sur les ondes mécaniques dans une plaque élastique : ondes de compression et de flexion obtenues à partir d'un modèle de masses et ressorts, applications à une flûte à champagne, aux séismes et à un lac gelé, puis vibrométrie laser.

Quelles erreurs le jury de physique MP X 2026 a-t-il relevées ?

Des termes de bord conservés dans le passage au continu, des confusions entre κ, k et K, des dénombrements ajustés au résultat, des éléments différentiels incohérents, une confusion entre pulsation et fréquence et une lecture trop rapide du diagramme temps-fréquence.

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Leur relation de dispersion 12ω² = e²c²k⁴ fait dépendre les vitesses de phase et de groupe de la fréquence. La vitesse de groupe vaut le double de la vitesse de phase et un paquet d'ondes se déforme en se propageant.

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