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X ENS Physique SI MP 2026Sujet et corrigé

Sur les satellites d'étude du Soleil

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Faisable en sup ?

Faisable en partie en MPSI : 2 questions sur 37. Autres questions faisables en MPSI

Détail par partie
  • Partie Partie Physique1/17En partie
  • Partie Partie Sciences de l'Ingénieur : Déploiement des panneaux solaires1/20En partie

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  • Rapport du jury : pas encore publié

Présentation du sujet

Satellites d'étude du Soleil : propagation d'ondes dans l'ionosphère, points de Lagrange, et déploiement/orientation des panneaux solaires
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Ce sujet de physique et sciences de l'ingénieur, filière MP, comporte deux parties indépendantes. La partie physique étudie la propagation d'ondes électromagnétiques dans le plasma ionosphérique puis l'existence et la stabilité des points de Lagrange du système Soleil-Terre. La partie sciences de l'ingénieur modélise le déploiement mécanique des panneaux solaires d'un satellite puis l'asservissement de leur orientation.

  1. 1Partie Physique 1 - Communications entre le satellite et la TerreÉtudie la propagation d'une onde électromagnétique dans le plasma ionosphérique, établit la relation de dispersion et la pulsation plasma, et en déduit des contraintes sur la bande de fréquences utilisée pour communiquer avec le satellite.
  2. 2Partie Physique 2 - Points de Lagrange et stabilitéÉtablit l'existence des points de Lagrange du système Soleil-Terre dans le référentiel tournant, exprime le pseudo-potentiel et la constante de Jacobi, détermine la position des points L1, L4 et L5, et étudie leur stabilité dynamique.
  3. 3Partie Sciences de l'Ingénieur 1 - Déploiement des panneaux solairesAnalyse le mécanisme de déploiement des panneaux solaires (graphe de liaisons, schéma cinématique), puis établit les équations de la dynamique du déploiement à l'aide des torseurs cinétique et dynamique.
  4. 4Partie Sciences de l'Ingénieur 2 - Orientation des panneaux solairesModélise la commande en position et en vitesse du système d'orientation des panneaux solaires par une fonction de transfert et étudie l'erreur statique du système asservi.

Corrigé détaillé

37 questions
Indice, stratégie puis corrigé complet pour chaque question.
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37 questions corrigées une à une : un indice, puis la stratégie, puis le corrigé complet avec le résultat encadré. Chaque question est vérifiée avant publication.

  1. Q1a - Dans ces conditions, établir l'équation du mouvement d'une particule chargée (de charge et de masse) du…
  2. Q2On considère maintenant que le champ électromagnétique se propageant dans le plasma est une onde plane…
  3. Q3a - Etablir la relation de dispersion dans ce milieu et montrer l'existence d'une pulsation particulière…
  4. Q4Exprimer la vitesse de phase et la vitesse de groupe en fonction de la pulsation plasma. Commenter.
  5. Q5a - Tracer la courbe de dispersion pour et identifier sur cette courbe les zones de forte ou de faible…
  6. Q6a - Exprimer la vitesse angulaire en fonction de, et de la masse totale du système Soleil-Terre. b -…
  7. Q7a - Montrer que l'on peut trouver une fonction de la position du point, telle que La fonction a été appelée…
  8. Q8a - Déduire des équations précédentes l'existence d'une constante du mouvement appelée constante de Jacobi…
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  1. Q9a - Montrer que dans ce système d'unités, la vitesse angulaire adimensionnée et la constante de gravitation…
  2. Q10Déterminer la position des deux points d'équilibre notés et qui ne sont pas situés sur l'axe de symétrie de…
  3. Q11On se propose maintenant de déterminer la position du point. Comme le montre la figure 2, ce point…
  4. Q12a - Calculer la valeur numérique de, puis en déduire une valeur approchée de (on pourra se limiter au terme…
  5. Q13Expliquer de manière qualitative pourquoi les points, et ne peuvent pas être stables.
  6. Q14Justifier qualitativement le fait que la force d'inertie de Coriolis puisse conduire à stabiliser au…
  7. Q15Ecrire ces équations du mouvement (7) sous la forme du système matriciel et exprimer la matrice avec les…
  8. Q16a - Donner une condition sur pour que les points et soient dynamiquement stables. b - Estimer la valeur de…
  9. Q17Montrer que le mouvement par rapport à d'un objet dynamiquement stable au voisinage de (ou) est caractérisé…
  10. Q18Etablir le graphe de liaisons du mécanisme.
  11. Q19Etablir le schéma cinématique du mécanisme. Il est possible de réaliser ce schéma dans la configuration où…
  12. Q20Le référentiel du satellite est-il Galiléen ? Si ce n'est pas le cas, quelles considérations permettraient…
  13. Q21Montrer que la matrice d'inertie du panneau 3 peut se mettre sous la forme suivante et exprimer ses…
  14. Q22L'action du ressort de torsion s'exprime comme un moment appliqué par le solide 0 sur le bras 2 tel que où…
  15. Q23Exprimer la vitesse du point de 2 par rapport à 0 et la vitesse du point de 3 par rapport à 0.
  16. Q24Exprimer les accélérations et dans le repère du bras 2.
  17. Q25En déduire les expressions du torseur dynamique au point et de au point, en fonction des angles et, de leurs…
  18. Q26Exprimer les deux équations différentielles reliant et.
  19. Q27Montrer qu'elles peuvent s'exprimer sous la forme suivante en fonction de et:
  20. Q28Les équations précédentes sont-elles valables pour l'ensemble du mouvement représenté à la figure 6 ? Si ce…
  21. Q29En se basant sur les figures 6 et 7, les critères du cahier des charges sont-ils respectés ?
  22. Q30Quel phénomène supplémentaire interviendra à ? Quel composant mécanique doit être ajouté aux charnières pour…
  23. Q31Compléter le schéma figure 9 pour représenter les éléments du système de commande.
  24. Q32En considérant, montrer que la fonction de transfert peut s'écrire sous la forme d'un système du premier…
  25. Q33Considérons uniquement la boucle correspondant à. Pour une entrée en échelon d'amplitude, quelle doit être…
  26. Q34Modifier le schéma de commande de la figure 9 pour inclure un correcteur de fonction de transfert à la…
  27. Q35En considérant un correcteur proportionnel pour, exprimer la fonction de transfert du système en boucle…
  28. Q36Exprimer l'erreur statique du système pour une consigne de position angulaire en échelon.
  29. Q37L'erreur est-elle nulle pour une consigne en rampe ? Si ce n'est pas le cas, quel type de correcteur…

Description

Ce sujet de physique et sciences de l'ingénieur, filière MP, comporte deux parties indépendantes. La partie physique étudie la propagation d'ondes électromagnétiques dans le plasma ionosphérique puis l'existence et la stabilité des points de Lagrange du système Soleil-Terre. La partie sciences de l'ingénieur modélise le déploiement mécanique des panneaux solaires d'un satellite puis l'asservissement de leur orientation.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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ECOLE POLYTECHNIQUE
ESPCI
CONCOURS D'ADMISSION 2026
MARDI 14 AVRIL 2026
14h00-18h00
FILIERE MP - Epreuve n° 4
PHYSIQUE ET SCIENCES
DE L'INGÉNIEUR
Durée : 4 heures
L'utilisation des calculatrices n'est pas autorisée pour cette épreuve
Cette composition ne concerne qu'une partie des candidats de la filière MP, les autres candidats effectuant simultanément la composition d'Informatique A.
Pour la filière MP, il y a donc deux enveloppes de Sujets pour cette séance.
Cette épreuve comprend deux parties indépendantes. La première partie, consacrée à la physique, s'intéresse aux satellites d'étude du Soleil. La seconde, dédiée aux sciences de l'ingénieur, propose d'étudier le déploiement et l'orientation des panneaux solaires d'un tel satellite, en orbite.
  • → Il est conseillé de ne pas consacrer plus de deux heures par partie.
  • → Les applications numériques seront effectuées avec la précision qu'un calcul à la main permet aisément, et sans excéder deux chiffres significatifs. Les ordres de grandeur seront donnés avec un seul chiffre significatif.
  • → Les réponses aux questions relevant de considérations qualitatives devront être systématiquement argumentées.
  • → Les références des questions abordées devront être indiquées de façon claire.

Sur les satellites d'étude du Soleil

Partie Physique

Cette année doit être lancé SMILE ^1, acronyme de "Solar Wind Magnetosphere Ionosphere Link Explorer". Cette mission fait suite à celles de WIND et de SoHO, satellites lancés en 1993 et 1995, qui ont étudié la couronne solaire, le vent solaire et ses interactions avec la magnétosphère terrestre. Dépassant largement les durées prévues pour leurs missions (soit 3 ans et 2 ans), ces satellites nous font toujours parvenir des données. Avec SMILE, on observera l'interaction du vent solaire avec la magnétosphère et l'ionosphère terrestres et en fin de compte avec la Terre. Les tempêtes et éruptions solaires peuvent en effet gravement endommager les satellites en orbite et les installations électriques au sol. SMILE va ainsi nous aider à mieux comprendre ces interactions entre le vent solaire et nous, et par là même à mieux se protéger de leurs effets.
Le positionnement d'un tel satellite est d'une importance cruciale pour pouvoir collecter des données de manière efficace et continûment pendant des temps longs tout en s'assurant que celui-ci peut rester à la position prévue le plus longtemps possible. C'est pourquoi les deux satellites WIND et SoHO ont été positionnés de manière stratégique au point de Lagrange L_1 pour permettre une meilleure observation du vent solaire.
Ce problème est constitué de deux parties indépendantes. La première s'intéresse aux communications avec le satellite, nécessaires pour contrôler ses systèmes et en récupérer les données. La deuxième vise à montrer l'existence et la stabilité de points spécifiques appelés points de Lagrange et leur intérêt.

Notations et formulaire

Les vecteurs unitaires de la base cartésienne seront notés e⃗_x, e⃗_y, e⃗_z.
Formule du double produit vectoriel : soient trois vecteurs u⃗, v⃗ et w⃗, alors :
u⃗ ∧ (v⃗ ∧ w⃗) = (u⃗ ⋅ w⃗)v⃗ − (u⃗ ⋅ v⃗)w⃗

1 Communications entre le satellite et la Terre

Pour un satellite d'observation comme SoHO, WIND ou SMILE, la récupération des données enregistrées par le satellite est réalisée de manière continue et directe. Le satellite transmet les données par l'émission d'ondes électromagnétiques dans la bande Ku, bande de fréquences comprise entre 10,7 GHz et 14,5 GHz. Nous allons étudier dans cette partie les problématiques liées à la transmission d'ondes électromagnétiques entre le satellite et la Terre, notamment celles provenant de la propagation de ces ondes dans l'ionosphère.
Dans cette partie, nous allons considérer l'ionosphère comme un plasma peu dense, constitué d'électrons libres et d'ions produits par photoionisation UV (ou X) des constituants de l'atmosphère à l'altitude considérée (typiquement comprise entre 60 km et 800 km). Dans cette zone, la densité électronique de l'ionosphère est n_e ≈ 10^(12) m^(− 3), et il y a autant d'ions (positifs, de charge q_i = + e ) que d'électrons, d'où n_i = n_e. Selon l'altitude, la nature précise de ces ions moléculaires ou atomiques peut changer et il peut subsister ou non un gaz constitué d'atomes et de molécules neutres.
En outre nous négligerons l'influence du champ magnétique terrestre sur le plasma ionosphèrique.

Constantes physiques utiles pour la partie 1

notation grandeur valeur unité
e charge élémentaire 1, 6 × 10^(− 19) C
m_e masse de l'électron 9, 1 × 10^(− 31) kg
m_p masse du proton 1, 6 × 10^(− 27) kg
ε_0 permittivité diélectrique du vide 8, 8 × 10^(− 12) F ⋅ m^(− 1)
μ_0 perméabilité magnétique du vide ≃ 4π × 10^(− 7) H ⋅ m^(− 1)
n_e densité électronique de l'ionosphère 10^(12) m^(− 3)
  • 1.a - Dans ces conditions, établir l'équation du mouvement d'une particule chargée (de charge q et de masse m) du plasma, en présence du champ électromagnétique E⃗(r⃗, t) et B⃗(r⃗, t) de l'onde incidente.
    b - Nous supposerons également que toutes les particules chargées sont non relativistes (au sens où leur vitesse v est négligeable devant la vitesse de la lumière dans le vide c ).
    En déduire une forme simplifiée de l'équation du mouvement précédente, en justifiant cette simplification.
  • 2.On considère maintenant que le champ électromagnétique se propageant dans le plasma est une onde plane progressive harmonique, de pulsation ω, se propageant dans la direction donnée par le vecteur d'onde k⃗. On pourra la supposer polarisée rectilignement.
    a - Justifier que les ions ne contribuent pratiquement pas à la densité de courant.
    b - En déduire que
    j⃗_– = σ_–E⃗_–
    où E⃗_– est le champ électrique complexe défini par E⃗_–(r⃗, t) = E⃗_–_0 e^(i(k⃗ ⋅ r⃗ − ωt)) et E⃗(r⃗, t) = ℜe(E⃗_–), j_–→ est la densité volumique complexe de courant dans le plasma et σ_– la conductivité complexe du plasma. Préciser l'expression de σ_–.
  • 3.a - Etablir la relation de dispersion dans ce milieu et montrer l'existence d'une pulsation particulière, appelée pulsation plasma et notée ω_p, dont on donnera l'expression.
    b - Calculer l'ordre de grandeur de la fréquence plasma f_p, associée à ω_p.
    c - Interpréter physiquement ce que représente la fréquence plasma.
    d - Indiquer quelles sont les implications de l'existence d'une telle fréquence, en matière de transmission d'ondes électromagnétiques.
  • 4.Exprimer la vitesse de phase et la vitesse de groupe en fonction de la pulsation plasma. Commenter.
  • 5.a - Tracer la courbe de dispersion k = f(ω) pour k ≥ 0 et identifier sur cette courbe les zones de forte ou de faible dispersion, en expliquant le critère utilisé.
    b - Expliquer les effets de la propagation en milieu dispersif sur la transmission des données.
    c - Justifier le choix de la bande de fréquences utilisée pour communiquer avec les satellites d'observation du Soleil.

2 Points de Lagrange et stabilité

L'étude du vent solaire requiert de positionner le satellite de manière stratégique dans l'espace. Pour permettre une observation permanente du Soleil et du vent solaire, il faut se placer face au Soleil, en amont de la Terre. De plus, pour que la mission d'étude puisse être viable, il est intéressant de se placer en un point où le besoin d'énergie pour maintenir une position stable est minimal. Il existe un point particulier respectant à priori ces deux critères, c'est le point de Lagrange L_1. Mais le système gravitationnel Soleil-Terre présente d'autres points d'équilibre dont il est intéressant d'étudier la position et la stabilité.
Constantes physiques utiles pour la partie 2
notation grandeur valeur unité
UA unité astronomique 1, 5 × 10^(11) m
G constante de gravitation 6, 7 × 10^(− 11) m^3 ⋅ kg^(− 1) ⋅ s^(− 2)
M_S masse du Soleil 2, 0 × 10^(30) kg
M_T masse de la Terre 6, 0 × 10^(24) kg
ST distance Soleil-Terre 1 UA

Notations et formulaire

Gradient en coordonnées cylindriques (en notant e⃗_r, e⃗_θ, e⃗_z les vecteurs unitaires de la base cylindrique) :
grad^(→−)(V(r, θ, z)) = (∂V)/(∂r)e⃗_r + 1/r(∂V)/(∂θ)e⃗_θ + (∂V)/(∂z)e⃗_z

2.1 Etude préliminaire

Nous considérerons ici le cas d'un satellite P, de masse m, sous l'influence gravitationnelle du Soleil et de la Terre. Ces deux astres sont supposés de symétrie sphérique, de centres respectifs S et T, et de masses M_S et M_T, devant lesquelles m est négligeable. Le système des trois corps S, T et P est supposé isolé dans l'espace.
Considérons alors un système de coordonnées (ξ, η, ζ) appelé système sidéral ^2 de coordonnées, centré sur le centre de masse O du Soleil et de la Terre. On choisit l'axe e⃗_ξ selon l'orientation du vecteur ST^(→−) = R⃗ à l'instant t = 0, et l'axe e⃗_η perpendiculaire à l'axe e⃗_ξ et contenu dans le plan orbital des deux astres. L'axe e⃗_ζ est alors orienté selon le moment cinétique du système Soleil-Terre, perpendiculairement au plan (Oξη) (voir figure 1). Par la suite on notera θ = (e⃗_ξ, R⃗) l'angle entre l'axe e⃗_ξ et le vecteur R⃗ à l'instant t.
Figure 1 - Visualisation à l'instant t du plan contenant les deux astres, le Soleil et la Terre, ainsi que le satellite P et présentation des coordonnées sidérales (η, ξ, ζ) et synodiques (x, y, z). L'origine O est le centre de masse des deux astres.
On suppose de plus que les trajectoires du Soleil et de la Terre dans le référentiel R_s = (O, e⃗_ξ, e⃗_η, e⃗_ζ) sont circulaires et donc que la distance ST = R entre le Soleil et la Terre est constante, ce qui entraîne que le vecteur R⃗ tourne autour de O avec une vitesse angulaire Ω = θ˙ constante, d'où θ = Ωt. On introduit alors un référentiel R_Ω = (O, e⃗_x, e⃗_y, e⃗_z) tournant à la vitesse angulaire Ω⃗ = Ωe⃗_z, appelé référentiel synodique (voir figure 1); le Soleil et la Terre sont donc fixes dans ce référentiel. On note OT^(→−) = R⃗_T et OS^(→−) = R⃗_S.
  • 6.a - Exprimer la vitesse angulaire Ω = θ˙ en fonction de G, R et de la masse totale M = M_S + M_T du système Soleil-Terre.
    b - Interpréter et proposer une valeur approchée de la période T = (2π)/Ω dans l'unité la plus adaptée, en évitant tout calcul numérique.
Pour simplifier l'étude suivante, on considérera que la trajectoire du point P se situe dans le même plan que les trajectoires de S et T (c'est-à-dire dans le plan de l'écliptique). On utilisera les notations suivantes : OP^(→−) = r⃗ = xe⃗_x + ye⃗_y, SP^(→−) = r⃗_S, TP^(→−) = r⃗_T (voir figure 1).
Dans la suite de cette partie, nous allons utiliser des concepts introduits par les mathématiciens et mécaniciens du 18^(ème) siècle (par exemple Euler ou Lagrange) et de la première moitié du 19^(ème) siècle (Jacobi). Vous devrez donc réinterpréter dans le cadre de la mécanique que vous avez étudiée au 21^(ème) siècle certaines des grandeurs introduites dans les deux questions suivantes.
  • 7.a - Montrer que l'on peut trouver une fonction U(P) de la position du point P, telle que
    x¨ − 2Ωy˙ = (∂U)/(∂x); y¨ + 2Ωx˙ = (∂U)/(∂y)
    La fonction U(P) a été appelée pseudo-potentiel.
    b - Exprimer U(P) en fonction de r, r_S et r_T, et donner une interprétation physique de la fonction U(P).
  • 8.a - Déduire des équations précédentes l'existence d'une constante du mouvement C_J appelée constante de Jacobi, telle que :
    C_J = 2U − v^2
    où v⃗ = x˙e⃗_x + y˙e⃗_y représente la vitesse de la particule P dans le référentiel tournant R_Ω et v représente la norme de cette vitesse.
    Et proposer une interprétation physique de la constante de Jacobi.
    b - On définit les zones d'exclusion du mouvement comme étant les zones de l'espace où la particule P ne peut pas pénétrer. Expliquer comment cette constante fournit les zones d'exclusion du mouvement pour la particule P.

2.2 Détermination des positions des points de Lagrange

Le problème à deux corps en interaction gravitationnelle se prête bien à l'introduction de grandeurs adimensionnées. Pour ce faire, nous allons choisir une unité de masse u_M, une unité de longueur u_L et une unité de temps u_t définies par
u_M = M = M_S + M_T; u_L = R = ‖ST^(→−)‖; u_t = T/(2π)
Nous allons nous servir de ces unités pour définir les grandeurs adimensionnées suivantes :
μ_i = (M_i)/(u_M) ∀i ∈ (S, T); ρ = r/(u_L); τ = t/(u_t)
  • 9.a - Montrer que dans ce système d'unités, la vitesse angulaire adimensionnée ω = Ω/(u_Ω) et la constante de gravitation adimensionnée Γ sont toutes les deux égales à 1.
    b - Montrer également que le temps adimensionné τ est égal à l'angle θ = (e⃗_ξ, e⃗_x). On pourra utiliser les résultats de la question 6 si nécessaire.
Figure 2 - Localisation des points de Lagrange pour μ_T = 0, 2. Le tracé montre différentes courbes de niveau de la fonction U~(x~, y~). La courbe (1) correspond à U~_1 = 1, 903 = U~(L_1), la courbe (2) correspond à U~_2 = 1, 776 = U~(L_2), la courbe (3) correspond à U~_3 = 1, 598 = U~(L_3), la courbe (4) correspond de nouveau à U~_4 = 1, 903 = U~(L_1). Les deux points de Lagrange L_4 et L_5 correspondent à U~(L_4) = U~(L_5) = 1, 420, qui est la valeur minimale de la fonction U~ dans le plan (x~, y~).
Il existe au voisinage de l'orbite de la Terre autour du Soleil des points particuliers où un objet de masse négligeable, par exemple un satellite, situé en ces points n'est soumis à aucune force dans le référentiel tournant R_Ω (où S et T sont immobiles), et par conséquent tourne autour du point O avec la même vitesse angulaire que la Terre. Ces points, appelés points de Lagrange, sont au nombre de cinq; ils sont désignés par L_i où i ∈ [ [1, 5] ]. La disposition de ces points est présentée sur la figure 2.
Dans la suite de ce problème, nous allons étudier l'existence et la stabilité de ces points. En introduisant les grandeurs adimensionnées ρ_S = (r_S)/R et ρ_T = (r_T)/R, le potentiel adimensionné devient
U~ = U/(u_U) = μ_S(1/(ρ_S) + (ρ_S^2)/2) + μ_T(1/(ρ_T) + (ρ_T^2)/2) − 1/2μ_S μ_T
Dans la suite, on introduira les grandeurs adimensionnées x~ = x/R et y~ = y/R
  • 10.Déterminer la position des deux points d'équilibre notés L_4 et L_5 qui ne sont pas situés sur l'axe (Ox) de symétrie de la figure 2; on donnera les valeurs de (ρ_S, ρ_T) et de (x~, y~) pour chacun de ces points. Tant pour cette question que pour la suivante, on portera une attention toute particulière sur le fait que les grandeurs ρ_S et ρ_T dépendent des variables x~ et y~.
  • 11.On se propose maintenant de déterminer la position du point L_1. Comme le montre la figure 2, ce point d'équilibre est situé sur l'axe (Ox), entre le Soleil et la Terre.
    Déduire de cette information deux relations entre ρ_S et x~_1 = x~(L_1) d'une part, et entre ρ_T et x~_1 = x~(L_1) d'autre part, puis s'en servir pour montrer que le point L_1 vérifie l'équation suivante :
    L_1 : (μ_T)/(3μ_S) = ρ_T^3(1 − ρ_T + (ρ_T^2)/3)/((1 − ρ_T)^2(1 − ρ_T^3))
  • 12.a - Calculer la valeur numérique de α = (μ_T)/(3μ_S), puis en déduire une valeur approchée de ρ_T (on pourra se limiter au terme d'ordre le plus bas dans le développement limité de l'équation (5) ).
    b - En déduire la valeur numérique de la distance r_T du point L_1 à la Terre.

2.3 Etude de la stabilité des points de Lagrange

La figure 2 présente plusieurs courbes de niveau de la fonction U~(x~, y~). La courbe numérotée k est définie par l'équation implicite U~(x~, y~) = U~_k, et les valeurs de U~_k sont indiquées dans la légende de la figure 2, de même que les valeurs de U~(L_4) et de U~(L_5) qui sont la valeur minimale de la fonction U~(x~, y~) dans le plan (Oxy). On notera que les courbes de niveau numérotées 1, 2 et 3 passent respectivement par L_1, L_2 et L_3.
13. Expliquer de manière qualitative pourquoi les points L_1, L_2 et L_3 ne peuvent pas être stables.
En réalité, la résultante des forces agissant sur P dans le référentiel tournant R_Ω (soit la somme des forces de gravitation dues au Soleil et à la Terre et de la force d'inertie d'entraînement due à la rotation du référentiel R_Ω à la vitesse angulaire Ω⃗ = Ωe⃗_z ) dérive d'une énergie potentielle E_p(x, y) = − mU(x, y). Ainsi le minimum de U observé en L_4 (ou L_5 ) devient un maximum de E_p(x, y). Et dans un référentiel galiléen, on ne considère pas à priori un maximum d'énergie potentielle comme un point d'équilibre stable. Mais R_Ω n'est pas un référentiel galiléen.
  • 14.Justifier qualitativement le fait que la force d'inertie de Coriolis puisse conduire à stabiliser P au voisinage du point L_4. On parle alors de stabilité dynamique de L_4 et de L_5.
Pour caractériser quantitativement la stabilité du point de Lagrange L_i, nous allons étudier le mouvement de la particule-test P au voisinage du point L_i considéré. Les coordonnées adimensionnées de P sont alors x~ = x_0 + X et y~ = y_0 + Y, en notant (x_0, y_0) = (x~_i, y~_i) les coordonnées adimensionnées de L_i. On développera le pseudo-potentiel U~(x~, y~) à l'ordre 2 en X et Y au voisinage du point L_i. Pour cela, on utilisera les notations suivantes :
U~(x_0, y_0) = U_0; U_(xx) = (∂^2 U~)/(∂x~^2)(x_0, y_0); U_(xy) = (∂^2 U~)/(∂x~∂y~)(x_0, y_0); U_(yy) = (∂^2 U~)/(∂y~^2)(x_0, y_0)
Les équations du mouvement (2) du point P conduisent aux relations entre grandeurs adimensionnées
X^(′′) = 2Y^′ + (∂U~)/(∂X); Y^(′′) = − 2X^′ + (∂U~)/(∂Y)
où X^′ = (dX)/(dτ) et X^(′′) = (d^2 X)/(dτ^2).
15. Ecrire ces équations du mouvement (7) sous la forme du système matriciel
(X^′; Y^′; X^(′′); Y^(′′)) = A(X; Y; X^′; Y^′)
et exprimer la matrice A avec les notations (6) introduites ci-dessus.
On admettra que les solutions du système matriciel peuvent se mettre sous la forme
X = ∑_(k = 1)^4 α_k e^(λ_k t); Y = ∑_(k = 1)^4 β_k e^(λ_k t)
où les λ_k(k ∈ [ [1, 4] ]) sont les valeurs propres de la matrice A. Pour les points de Lagrange L_4 et L_5, ces valeurs propres sont solutions de l'équation
L_4, L_5 : λ^4 + λ^2 + (27)/4μ_T(1 − μ_T) = 0
  1. a - Donner une condition sur μ_T pour que les points L_4 et L_5 soient dynamiquement stables.
    b - Estimer la valeur de μ_T et conclure sur la stabilité dynamique des points L_4 et L_5 pour le système Soleil-Terre.
  2. Montrer que le mouvement par rapport à R_Ω d'un objet dynamiquement stable au voisinage de L_4 (ou L_5 ) est caractérisé par deux périodes d'évolution différentes T_1 et T_2 (où T_2 > T_1 ) et calculer les valeurs numériques de ces deux périodes (dans l'unité la plus appropriée).
Nous pouvons déduire de cette étude que les seuls points réellement stables sont les points L_4 et L_5. Les positions des points de Lagrange se déplacent en fonction de la force de traînée due au rayonnement solaire qui s'exerce sur les objets présents en ces points. Il faut noter que des troyens terrestres ont récemment été découverts aux points L_4 et L_5 du système Soleil-Terre. L'étude de ces objets est intéressante pour connaître la composition du système solaire à sa formation.
Le point L_1 est à priori instable, mais il a été prouvé que l'on peut choisir des conditions initiales particulières, méthode utilisée par le satellite SOHO, pour être sur une orbite particulièrement stable permettant d'utiliser un minimum de carburant pour rester en place.
Partie Sciences de l'Ingénieur

Déploiement et orientation des panneaux solaires du satellite

1 Présentation du système de panneaux solaires

Nous nous intéressons désormais au déploiement du satellite SMILE et en particulier à son alimentation en énergie. Le satellite est équipé de deux systèmes de panneaux solaires permettant de recharger des batteries embarquées pour alimenter les différents appareils de mesure et de communication (Figure 3). Ces systèmes sont chacun composés d'un bras portant et de 3 panneaux liés entre eux par des charnières équipées d'un système de blocage. Ainsi le satellite est embarqué avec les panneaux repliés, puis des ressorts de torsion à l'intérieur des charnières permettent la rotation des panneaux qui sont ensuite bloqués dans leur position déployée.
Figure 3 - Représentation du satellite SMILE avec son module de propulsion et ses panneaux solaires, repliés à gauche et déployés à droite.
L'étude proposée se concentre sur un système de panneaux solaires, représenté figure 4 et composé du satellite 0, de l'arbre 1, du bras 2 et des panneaux 3, 4 et 5. L'arbre 1, en liaison pivot d'axe (O_1, x_1^(→−)) par rapport au satellite, permet d'orienter les panneaux par rapport au Soleil. Une charnière placée en O_2, dite principale, permet de déployer le bras 2 par rapport à l'arbre 1 puis de le verrouiller. Nous considérerons par la suite cette charnière comme réalisant une liaison pivot autour de z_2^(→−). La charnière passive en J_3 et la charnière active en I_3 permettent de positionner le panneau 3 par rapport au bras 2. Nous considérerons que chacune de ces charnières permet les 3 rotations de l'espace entre les solides, et que seule la charnière active
contient le ressort de torsion nécessaire au déploiement. Il en est de même pour les charnières passives en J_4 et J_5 ainsi que les charnières actives en I_4 et I_5 qui positionnent respectivement le panneau 4 par rapport à 3 et le panneau 5 par rapport à 4.
Figure 4 - Schéma et paramétrage d'un système de panneaux solaires lors du déploiement.
Notations :
  • -le torseur des actions mécaniques du solide i sur le solide j sera noté {T_(i → j)};
  • -les torseurs cinématique, cinétique et dynamique du solide j par rapport au référentiel i seront notés respectivement {V_(j/i)}, {C_(j/i)} et {D_(j/i)};
  • -La vitesse du point M appartenant au solide j dans son mouvement par rapport au solide i sera notée V⃗_(j, i)(M) et son accélération a⃗_(j, i)(M).

2 Déploiement des panneaux solaires

2.1 Analyse du mécanisme

La première étape est d'analyser la construction du système pour proposer une modélisation de son architecture. Pour cela, nous ne considérerons qu'un des deux systèmes de panneaux, tel que représenté à la figure 4. Les ressorts de torsion ne sont pour l'instant pas considérés.
18. Etablir le graphe de liaisons du mécanisme.
19. Etablir le schéma cinématique du mécanisme. Il est possible de réaliser ce schéma dans la configuration où les panneaux sont complètement déployés.

2.2 Dynamique du déploiement

Afin de simplifier l'étude, nous considérons un système constitué du bras, noté 2, et d'un seul panneau solaire, noté 3. L'arbre 1 est considéré comme bloqué lors du déploiement avec z_0^(→−) = z_1^(→−), ce qui permet de considérer un problème plan tel que représenté à la figure 5. Le bras 2 est en liaison pivot d'axe (O_2, z_0^(→−)) par rapport au bâti 0 , le panneau 3 est en liaison pivot d'axe (O_3, z_0^(→−)) par rapport au bras 2. Le centre de masse du bras 2 est nommé G_2 et celui du panneau 3 est nommé G_3. Nous considérons deux ressorts de torsion dans les liaisons pivots : le ressort de la charnière principale (entre 2 et 0) de raideur K_2, et le ressort de la charnière active entre 3 et 2 de raideur K_3. En configuration repliée, les valeurs initiales des angles α_2 et α_3 sont respectivement +90° et -180°. Un mécanisme permet de bloquer les liaisons pivots lorsque les angles α atteignent 0 . Le cahier des charges impose un déploiement en moins de 8 secondes et à ce qu'aucun point ne soit à une distance supérieure à 1, 0 m du point O_2 suivant y_0^(→−) lors du mouvement.
Figure 5 - Schéma du système étudié
Hypothèses :
  • -Les solides sont considérés rigides et indéformables;
  • -Les vibrations dues aux mécanismes de blocage des charnières sont négligées ;
  • -Les actions de la gravité sont négligées.
Données ^3 :
O_2 G_2^(→−) = L/4x_2^(→−) O_2 O_3^(→−) = L/2x_2^(→−) O_3 G_3^(→−) = L/2x_3^(→−) O_3 M_3^(→−) = Lx_3^(→−)
  • -Dimensions du panneau 3 :
Longueur suivant x_3^(→−) : L = 1, 20 m;
Largeur suivant z_3^(→−) : l = 0, 84 m;
Epaisseur suivant y_3^(→−) : e = 0, 02 m;
  • -Masse du panneau 3 : m_3 = 4, 8 kg;
  • -Masse du bras 2 : m_2 = 3 kg;
  • -Raideurs des ressorts de torsion : K_2 = 0, 07 N ⋅ m ⋅ rad^(− 1), K_3 = 0, 05 N ⋅ m ⋅ rad^(− 1);
  • -Matrice d'inertie du bras 2 : I_(G_2, 2) = (A_2, 0, 0; 0, B_2, 0; 0, 0, C_2)_((G_2, x_2^(→−), y_2^(→−), z_2^(→−))) avec {A_2 = 0, 3 kg ⋅ m^2; B_2 = 0, 5 kg ⋅ m^2; C_2 = 1, 0 kg ⋅ m^2
  • 20.Le référentiel R_0 du satellite est-il Galiléen? Si ce n'est pas le cas, quelles considérations permettraient de l'assimiler à un référentiel Galiléen?
Le référentiel R_0 du satellite sera considéré comme Galiléen dans la suite du sujet.
  • 21.Montrer que la matrice d'inertie du panneau 3 peut se mettre sous la forme suivante et exprimer ses composantes en fonction de m_3, L, l et e.
    I_(G_3, 3) = (A_3, 0, 0; 0, B_3, 0; 0, 0, C_3)_((G_3, x_3^(→−), y_3^(→−), z_3^(→−)))
  • 22.L'action du ressort de torsion s'exprime comme un moment M⃗_(O_2, 0 → 2) appliqué par le solide 0 sur le bras 2 tel que M⃗_(O_2, 0 → 2) = − K_2 α_2 z_0^(→−) où K_2 est sa constante de raideur. De même le second ressort applique un moment M⃗_(O_3, 2 → 3) = − K_3 α_3 z_0^(→−) du bras 2 sur le panneau 3. Exprimer selon le repère R_2 du bras 2 les torseurs des actions mécaniques {T_(0 → 2)} et {T_(2 → 3)}.
  • 23.Exprimer la vitesse V⃗_(2, 0)(G_2) du point G_2 de 2 par rapport à 0 et la vitesse V⃗_(3, 0)(G_3) du point G_3 de 3 par rapport à 0.
  • 24.Exprimer les accélérations a⃗_(2, 0)(G_2) et a⃗_(3, 0)(G_3) dans le repère R_2 du bras 2.
  • 25.En déduire les expressions du torseur dynamique {D_(2/0)} au point O_2 et de {D_(3/0)} au point O_3, en fonction des angles α_2 et α_3, de leurs dérivées temporelles et de L, m_i et C_i(i ∈ (2, 3)).
  • 26.Exprimer les deux équations différentielles reliant α_2, α˙_2, α¨_2, α_3, α˙_3 et α¨_3.
  • 27.Montrer qu'elles peuvent s'exprimer sous la forme suivante en fonction de L, m_2, m_3, C_2 et C_3 :
    {A(α_3)α¨_2 + B(α_3)α¨_3 − C(α_3)(α˙_3 + α˙_2)^2 + K_2 α_2 − Eα_3 = 0; Fα¨_3 + G(α_3)α¨_2 + H(α_3)(α˙_2)^2 + K_3 α_3 = 0

2.3 Validation des résultats

Les équations précédentes sont résolues numériquement, permettant d'obtenir les courbes des figures 6 et 7.
Figure 6 - Evolution des angles α_2 et α_3 au cours du temps
Figure 7 - Trajectoires des points O_3 et M_3 lors du déploiement
  • 28.Les équations précédentes sont-elles valables pour l'ensemble du mouvement représenté à la figure 6? Si ce n'est pas le cas, qu'a-t-il fallu modifier pour obtenir ces courbes?
  • 29.En se basant sur les figures 6 et 7, les critères du cahier des charges sont-ils respectés?
  • 30.Quel phénomène supplémentaire interviendra à t = 6, 75 s ? Quel composant mécanique doit être ajouté aux charnières pour réduire ce phénomène? Ce composant pourrait-il impacter le respect du cahier des charges?

3 Orientation des panneaux solaires

Nous considérons désormais les panneaux déployés et verrouillés. L'arbre 1 de la figure 4 permet d'orienter les panneaux autour de l'axe (O_1, x_1^(→−)) afin d'obtenir la meilleure inclinaison pour la production d'électricité à partir des rayons du Soleil. La rotation de l'arbre est obtenue par un système nommé SADA (Solar Array Drive Assembly) qui contient un moteur et un réducteur (figure 8). La commande de ce système est réalisée par deux boucles de contrôle permettant de maîtriser la vitesse angulaire et la position angulaire. L'étude suivante propose de modéliser la commande de ce système afin de vérifier ses performances.
Figure 8 - Composition du Solar Array Drive Assembly (SADA)
Dans la suite du sujet nous considérerons le comportement du système comme cohérent avec les hypothèses des systèmes linéaires, continus et invariants.
La consigne de position angulaire est comparée à la position réelle de l'arbre de sortie du réducteur grâce à un capteur angulaire de gain unitaire. Un comparateur de gain K_G = 10 V/ rad permet alors de convertir la différence angulaire en une tension U. Cette tension est alors comparée à l'image de la vitesse de rotation du moteur ω_m(t), mesurée par un codeur incrémental de gain K_C = 1 V ⋅ s ⋅ rad^(− 1). La différence est corrigée par un régulateur de vitesse de fonction de transfert H_v(p) avant d'être modulée par le variateur de tension de gain K_a = 1, 3 pour obtenir la tension moteur U_m. Le moteur est modélisé par un système du premier ordre de gain K_m = 1, 8rad ⋅ s^(− 1) ⋅ V^(− 1) et de constante de temps τ_m = 0, 016 s. Le réducteur en sortie de moteur a un rapport de réduction de 18 : 1.
Figure 9 - Schéma de la commande
  • 31.Compléter le schéma figure 9 pour représenter les éléments du système de commande.
  • 32.En considérant H_v(p) = K_v, montrer que la fonction de transfert H_1(p) = (Ω_m)/U peut s'écrire sous la forme d'un système du premier ordre dont on exprimera le gain K_1 et la constante de temps τ_1 en fonction de τ_m, K_m, K_a, K_v et K_C.
  • 33.Considérons uniquement la boucle correspondant à H_1(p). Pour une entrée en échelon d'amplitude U_0, quelle doit être la valeur de K_v pour que l'erreur statique en sortie soit inférieure à 5% de (U_0)/(K_C) ?
  1. Modifier le schéma de commande de la figure 9 pour inclure un correcteur de fonction de transfert C(p) à la boucle d'asservissement en position angulaire.
  2. En considérant un correcteur proportionnel pour C(p), exprimer la fonction de transfert du système en boucle ouverte. Quels sont son ordre et sa classe ?
  3. Exprimer l'erreur statique du système pour une consigne de position angulaire en échelon.
  4. L'erreur est-elle nulle pour une consigne en rampe? Si ce n'est pas le cas, quel type de correcteur faudrait-il alors envisager pour annuler cette erreur ?

    1. mission conjointe de l'European Space Agency (ESA) et l'Académie Chinoise des Sciences (CAS).
    1. sidéral signifie ici que les axes e⃗_ξ, e⃗_η, e⃗_ζ sont définis par rapport à des étoiles fixes.
    1. Les données numériques sont représentatives du système, mais ne correspondent pas aux valeurs réelles.

Questions fréquentes

4 questions
Sur quels chapitres porte l'épreuve de physique et sciences de l'ingénieur MP Polytechnique-ESPCI 2026 ?
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Sur quels chapitres porte l'épreuve de physique et sciences de l'ingénieur MP Polytechnique-ESPCI 2026 ?

Elle couvre la propagation d'ondes dans un plasma, la mécanique du point dans un référentiel non galiléen (points de Lagrange) et, côté SI, la dynamique des mécanismes et l'asservissement linéaire.

Les deux parties (physique et sciences de l'ingénieur) de ce sujet sont-elles indépendantes ?

Oui, l'énoncé précise explicitement que l'épreuve comprend deux parties indépendantes, l'une de physique et l'autre de sciences de l'ingénieur.

Faut-il connaître la mécanique dans un référentiel non galiléen pour ce sujet ?

Oui, l'étude des points de Lagrange se fait dans un référentiel tournant, non galiléen, où interviennent les forces d'inertie d'entraînement et de Coriolis.

Ce sujet contient-il des questions de programmation ?

Oui, deux questions de la partie physique demandent de compléter des fonctions Python pour résoudre numériquement une équation différentielle par la méthode d'Euler.

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