X ENS Physique SI MP 2023Sujet, corrigé et rapport du jury
Asservissement en fréquence d'un laser continu
Faisable en sup ?
Ce sujet demande la 2e année : aucune question ne se traite avec le seul programme de MPSI.
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Présentation du sujet
DifficileAsservissement en fréquence d'un laser continu : cavité optique, amplification et correcteurAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
DifficileLe sujet étudie un laser continu puis l'asservissement de sa fréquence. Une longue première partie traite la cavité optique (modes, pertes, finesse), l'amplification optique par interaction entre une onde et un atome décrit comme système quantique, puis le laser vu comme un oscillateur représenté en schéma-blocs. Une seconde partie courte, plus orientée sciences de l'ingénieur, place le laser dans une boucle d'asservissement et cherche le correcteur adapté.
- 1Partie 1.1 : cavité électromagnétique dans le domaine optiqueModes d'une cavité linéaire à miroirs parfaits, vecteur de Poynting, puis cavité avec pertes : résonances, largeur à mi-hauteur, finesse et temps de confinement.
- 2Partie 1.2 : amplification optiqueÉtats stationnaires d'un électron dans un puits infini, superposition d'états, évolution sous l'effet d'une onde et gain d'un milieu à inversion de population.
- 3Partie 1.3 : oscillateur dans le domaine optiqueAmplificateur inséré dans une cavité en anneau, fonctions de transfert en schéma-blocs et point de fonctionnement du laser.
- 4Partie 2 : asservissement de la fréquence d'un laser continu monomodeModélisation en boucle fermée, fonction de transfert du premier ordre, action par cale piézoélectrique et choix d'un correcteur.
Difficile. Selon le jury, seule la moitié des questions des parties 1.1 et 1.2 a été abordée par la majorité des candidats, moins de 5 % ont abordé la partie 1.3 et moins de 40 % la partie 2.
L'épreuve en chiffres
Moyenne 10,59 / 20 · écart-type 4,49 · 680 présents · où vous situez-vous ?Afficher ou masquer la section
L'épreuve en chiffres
- Moyenne
- 10,59/ 20
- Écart-type
- 4,49
- Présents
- 680
- Durée
- 4 h
Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.
Source : document officiel du concours, épreuve du 18 avril 2023. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesSchéma-blocs du laser · Tracé des modes de la cavité · Propagation avec pertes dans la cavitéAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesLes sous-parties 1.1 et 1.2, riches en questions, ont été les plus traitées, alors que les parties 1.3 et 2 ont été nettement moins abordées et ont départagé les meilleurs. Les questions d'analyse ont été moins abordées que les questions calculatoires et souvent mal traitées. Le jury note des explications physiques confuses et des applications numériques qui ont coûté des points à une bonne partie des candidats.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Schéma-blocs du laserQuestion 1
Il suffisait de voir le laser comme un système en boucle fermée avec un simple amplificateur. Cette question très abordée n'a été entièrement réussie que par 18 % des candidats.
- 2Tracé des modes de la cavitéQuestion 3b
Les représentations de l'amplitude du champ pour les trois premiers modes étaient souvent fausses ou non conformes, sans nom des axes ni unités.
- 3Propagation avec pertes dans la cavitéQuestions 5 à 10
L'étude des ondes dans la cavité avec pertes par absorption ou transmission semble mal acquise : plus de 80 % des candidats qui l'ont abordée ont mal répondu.
- 4États stationnaires du puits infiniQuestion 12
Environ 40 % seulement ont bien exprimé les états stationnaires et leur énergie, et le graphique demandé en 12a a souvent été de mauvaise qualité.
- 5Questions d'analyse en asservissementPartie 2
Hormis la question 26, les dernières questions de la partie 2 ont un taux de réussite inférieur à 40 %, à cause d'arguments confus ou imprécis.
« des arguments ou explications trop souvent confus, peu précis ou mal exprimés »
- 6Unités et sous-questions oubliées
Une valeur numérique sans unité est comptée fausse, et chaque sous-question est notée séparément alors que beaucoup ne répondent pas à tous les items.
« Chaque point est important. »
Ce qui a été bien réussi
- Les questions de cours de la partie 1.1, comme l'expression et l'interprétation du vecteur de Poynting (question 2) ou la stabilité de la cavité (question 4), ont été bien traitées.
- La définition d'un état stationnaire (question 11) a été réussie par 70 à 80 % des candidats, et la question 13 par 70 % d'entre eux.
- Les questions consistant à retrouver une relation donnée, jusqu'à la question 16, ont été majoritairement réussies.
- Ceux qui ont abordé la partie 2 l'ont plutôt bien réussie, avec un taux de bonnes réponses en moyenne supérieur à 60 %.
Conseils du jury
- Parcourir tout le sujet pour repérer les questions indépendantes, souvent en fin de partie, qui font la différence au classement.
- Soigner la rédaction : un raisonnement clair et concis est mieux évalué qu'un résultat juste donné seul.
- Faire les applications numériques, faisables sans calculatrice, et toujours donner une unité.
- Tracer proprement les graphiques avec le nom des axes et les unités.
- Avoir en tête des ordres de grandeur pour éviter des valeurs sans réalité physique.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
Corrigé détaillé
26 questionsIndice, stratégie puis corrigé complet pour chaque question, avec les remarques du jury.Afficher ou masquer la section
Corrigé détaillé
26 questions26 questions corrigées une à une : un indice, puis la stratégie, puis le corrigé complet avec le résultat encadré et les remarques du jury. Chaque question est vérifiée avant publication.
- Q1Modélisez le laser en anneau par schéma-blocs. Justifiez votre représentation et précisez la nature physique…
- Q2Cette question a pour but d'évaluer les ordres de grandeurs caractéristiques de l'optique et d'introduire le…
- Q3Nous allons d'abord étudier la cavité optique la plus simple qu'on puisse imaginer: cette cavité est formée…
- Q4Les deux miroirs de la cavité sont nécessairement limités transversalement. Cette cavité est-elle stable…
- Q5On injecte dans la cavité linéaire une onde électromagnétique d'amplitude complexe (sur le miroir de…
- Q66-a) Exprimer en fonction de, et. Calculer en fonction de en utilisant les valeurs numériques des…
- Q77-a) Comparer les fréquences de résonance de la cavité avec pertes à celles des modes de la cavité sans…
- Q8Calculer la largeur (totale) à mi-hauteur (exprimée en pulsation) d'un pic de résonance de la cavité avec…
Voir les 18 autres questionsMasquer les autres questions
- Q9On définit la finesse de la cavité comme le rapport de son intervalle spectral libre par la largeur à…
- Q10Pour déterminer le temps de confinement de l'énergie électromagnétique dans la cavité, on alimente la cavité…
- Q11Qu'appelle-t-on état stationnaire d'un système isolé ? Dans votre réponse à cette question, vous veillerez à…
- Q12Pour donner consistance à la notion d'état stationnaire, supposons que l'électron actif est confiné au…
- Q13L'atome étant toujours isolé, on envisage maintenant la situation où il est dans une superposition d'états…
- Q14Évaluer ces intégrales pourrait être délicat, car nous ne connaissons pas les fonctions et. Néanmoins nous…
- Q15Écrire les équations différentielles vérifiées par et, en veillant à développer en exponentielles complexes…
- Q16L'atome est dans une superposition d'états stationnaires. 16-a) Exprimer la densité de probabilité de…
- Q17Pour décrire le milieu amplificateur en régime permanent, nous nous intéressons à l'état stationnaire de ce…
- Q18Nous considérons maintenant un milieu amplificateur occupant un volume cylindrique, d'axe, de longueur et de…
- Q1919-a) L'inversion des populations étant réalisée, représenter les variations de et de en fonction de. En…
- Q2020-a) Exprimer en fonction de et. Identifier dans votre réponse la fonction de transfert de chacun des blocs…
- Q21Représenter la structure élémentaire d'un système asservi à une consigne par un schéma-bloc composé de trois…
- Q22Nous n'avons pas effectué une étude dynamique du comportement du laser, mais nous avons identifié un certain…
- Q23Pour asservir la fréquence du laser monomode à une référence extérieure fixe, il faut pouvoir agir en temps…
- Q24La figure (5) d'étaille le montage d'un miroir M' de la cavité laser sur une cale piézoélectrique. 24-a)…
- Q25Dans ce contexte, le signal d'entrée du système devient maintenant, et le signal de sortie reste. Déterminer…
- Q26Quand on régule la fréquence d'un laser monomode sur une fréquence de référence très stable, on souhaite…
Description
Le sujet étudie un laser continu puis l'asservissement de sa fréquence. Une longue première partie traite la cavité optique (modes, pertes, finesse), l'amplification optique par interaction entre une onde et un atome décrit comme système quantique, puis le laser vu comme un oscillateur représenté en schéma-blocs. Une seconde partie courte, plus orientée sciences de l'ingénieur, place le laser dans une boucle d'asservissement et cherche le correcteur adapté.
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ECOLE POLYTECHNIQUE
CONCOURS D'ADMISSION 2023
14h00-18h00
FILIERE MP - Epreuve n
PHYSIQUE ET SCIENCES DE L'INGÉNIEUR (X)
Durée : 4 heures
Pour la filière MP, il y a donc deux enveloppes de Sujets pour cette séance.
Les applications numériques peuvent être données avec un seul chiffre significatif.
Asservissement en fréquence d'un laser continu
1 Principe de fonctionnement d'un laser
- un amplificateur qui permet d'amplifier une onde électromagnétique, dans le domaine spectral propre à l'optique;
- une boucle de réaction, qui permet de réinjecter à l'entrée de l'amplificateur tout ou une partie de son signal de sortie.
L'amplification est généralement confiée à un système matériel qui peut être un atome ou une molécule en phase gazeuse, un colorant organique en solution, un ion implanté dans une matrice solide, voire la jonction entre deux semi-conducteurs dopés N et P (diode laser). Tous ces systèmes ont en commun de posséder un ou plusieurs électrons qui interagissent avec le champ électrique d'une onde électromagnétique; ils échangent de l'énergie avec celle-là, et peuvent donc l'amplifier (ou l'amortir) selon les conditions expérimentales. Par la suite, nous appellerons génériquement ce système l' "atome".
La boucle de réaction est fournie par une cavité électromagnétique qui présente des fréquences de résonance dans le domaine optique. On peut envisager deux types de cavité selon que la cavité est constituée de deux miroirs (cavité linéaire, représentée sur la figure 1-a) ou de plus de deux miroirs (cavité en anneau, représentée sur la figure 1-b). En insérant un milieu amplificateur dans ces cavités, on obtient un laser linéaire ou en anneau.

- Modélisez le laser en anneau par schéma-blocs. Justifiez votre représentation et précisez la nature physique du signal de sortie et celle d'un éventuel signal d'entrée.
Faire de même pour le laser linéaire.
Nous allons maintenant étudier séparement les deux ingrédients essentiels du laser que sont la cavité et l'amplificateur optique. Puis nous insérerons l'amplificateur dans la cavité pour étudier les conditions de fonctionnement du laser.
- Notations et conventions utilisées dans la partie 1
En cas de besoin, on se référera au trièdre orthonormé direct (
Le champ d'une onde électromagnétique plane, de pulsation
Nous serons amenés à utiliser la représentation complexe d'une fonction sinusoïdale réelle : pour représenter la fonction
L'intérêt de cette représentation complexe d'une onde (en
1.1 Cavité électromagnétique dans le domaine optique
- Cette question a pour but d'évaluer les ordres de grandeurs caractéristiques de l'optique et d'introduire le vocabulaire de l'opticien.
2-a) On souhaite construire un laser qui produit un rayonnement de longueur d'onde (dans le vide)λ_ℓ ≃ 600 nm . Calculer la périodeT_0 d'oscillation du champ électrique de cette onde et sa fréquenceν , en exprimant les résultats dans des unités SI adaptées à leurs ordres de grandeur.
2-b) Les opticiens définissent souvent l'intensité lumineuse de l'onde électromagnétique^1 par la relationI = |E_–(z, t)|^2 .
En se limitant à l'onde linéairement polarisée donnée par (1), montrer queI est directement proportionnelle à la valeur moyenne< Π > _(T_0) sur une périodeT_0 du vecteur de PoyntingΠ⃗ de cette onde et donner l'expression du coefficient de proportionnalité. Préciser la signification physique du vecteur de Poynting et celle de sa valeur moyenne< Π > _(T_0) . - Nous allons d'abord étudier la cavité optique la plus simple qu'on puisse imaginer : cette cavité est formée de deux miroirs plans parallèles, et parfaitement réfléchissants, séparés par du vide. C'est donc une cavité linéaire (voir figure 1-a), d'axe
Oz , de longueur développéeL (ce qui signifie que la distance entre les deux miroirs estL/2 ) et ses miroirs peuvent être considérés comme des plans conducteurs parfaits.
3-a) Etablir que les ondes électromagnétiques qui peuvent exister dans cette cavité sont quantifiées, et exprimer leurs fréquencesν_N en fonction deL etN .
4. Les deux miroirs de la cavité sont nécessairement limités transversalement. Cette cavité estelle stable latéralement (si l'onde se propage selon un axe qui fait un angle non nul avec
- En réalité, les miroirs de la cavité ne sont pas parfaits et engendrent des pertes, soit par absorption de l'onde lumineuse incidente, soit par transmission pour le miroir de couplage
M_c .
Le miroir de couplage est caractérisé par des coefficients de réflexion et de transmission en intensitéR etT tels queR = (I_(réfléchi))/(I_(incident)) etT = (I_(transmis))/(I_(incident)) . La conservation de l'énergie imposeR + T = 1 − A oùA est la fraction de la puissance incidente qui est absorbée par le miroir. On note que le faisceau de sortie du laser représente une perte supplémentaire pour la cavité. Dans la perspective de limiter les pertes, on choisit un miroir de couplage tel queR≫T≫A .
Le ou les autres miroirs M' de la cavité sont totalement réfléchissants; donc, pour ces miroirs,T^′ = 0 etR^′ = 1 − A^′ .
Pour caractériser l'efficacité de la réflexion ou de la transmission par un miroir, on peut aussi introduire les coefficients de réflexion et de transmission en amplitude de ce miroir, définis parr = (E_(réfléchi))/(E_(incident)) ett = (E_(transmis))/(E_(incident)) , les amplitudes complexes des ondes incidente, réfléchie et transmise étant évaluées en un même point à la surface du miroir. Nous admettrons ici que ces coefficients sont réels^2 ; et on a pour le miroir de couplage :t = √T etr = − √R (voir note de bas de page^3 ), et pour tout autre miroir,r^′ = − √(R^′) ett^′ = 0 . - Dans la perspective de limiter les pertes dans la cavité, on utilise des miroirs diélectriques multicouches qui présentent des pertes par absorption très faibles. On a typiquement
A ≃ A^′ ≃ 2 × 10^(− 4) . Ainsi les pertes les plus importantes dans la cavité sont dues à la transmission du faisceau de sortie. On choisit iciT = 4 × 10^(− 2) .

- On injecte dans la cavité linéaire une onde électromagnétique d'amplitude complexe
E_(in) (sur le miroir de couplageM_c ) et de pulsationω quelconque (ne coïncidant pas nécessairement
Trouver une relation entre
Calculer
En déduire l'expression de la fonction de transfert
6. 6-a) Exprimer
6-b) Représenter l'allure des variations de
7. 7-a) Comparer les fréquences de résonance de la cavité avec pertes à celles des modes de la cavité sans pertes.
7-b) On définit l'intervalle spectral libre (en fréquence) de la cavité comme la différence des fréquences résonnantes consécutives (indicées
Exprimer l'intervalle spectral libre en fréquence de cette cavité, noté
Proposer une interprétation physique de la fréquence
7-c) Dans la perspective de produire un laser fonctionnant à la longueur d'onde (dans le vide)
Évaluer les ordres de grandeur de l'ordre
8. Calculer la largeur (totale) à mi-hauteur
La même grandeur exprimée en fréquence est
9. On définit la finesse
9-a) Exprimer la finesse de la cavité en fonction de
9-b) Evaluer numériquement la finesse
10. Pour déterminer le temps de confinement de l'énergie électromagnétique dans la cavité, on alimente la cavité par une onde électromagnétique
10-a) Exprimer l'énergie électromagnétique
10-b) Exprimer l'énergie
10-c) En supposant
10-d) Exprimer le temps caractéristique
Évaluer numériquement
1.2 Amplification optique
Nous allons d'abord nous intéresser à la fonction d'onde décrivant le système isolé. Si l'atome est isolé, l'électron actif ne peut interagir qu'avec le reste du système, c'est-à-dire le "noyau". Ceci se traduit par une énergie potentielle d'interaction
Par la suite, nous considérerons de plus que cet atome "vit" dans un espace physique à une dimension, restreint à l'axe
Nous allons maintenant nous intéresser à un état stationnaire "a" de cet atome (isolé), d'énergie
11. Qu'appelle-t-on état stationnaire d'un système isolé?
(i) Si l'atome est dans l'état stationnaire
(ii) Quelle est l'équation différentielle vérifiée par la fonction
(iii) De quelle(s) variable(s) dépend la fonction
12. Pour donner consistance à la notion d'état stationnaire, supposons que l'électron actif est confiné au voisinage du noyau (situé en
Tracer l'allure des représentations graphiques de
12-b) Montrer que les fonctions
12-c) En définissant le produit scalaire de deux fonctions réelles d'une variable réelle
montrer que les états stationnaires
- Pour décrire les échanges d'énergie entre un atome à un électron actif avec une onde électromagnétique, nous avons besoin de ne prendre en compte que deux seulement de ses niveaux d'énergie, d'énergies
E_a etE_b(avecE_a < E_b) : nous serons alors en mesure de décrire l'absorption d'énergie électromagnétique par l'atome initialement dans le niveau d'énergieE_a ou le processus inverse, c'est-à-dire l'émission^6 d'énergie électromagnétique par l'atome initialement dans le niveau d'énergieE_b . De plus, pour simplifier, nous allons considérer que chacun de ces deux niveaux est non dégénéré, ce qui signifie que l'atome ne possède qu'un seul état stationnaireφ_a d'énergieE_a , et qu'un seul état stationnaireφ_b d'énergieE_b . Le système étudié est ainsi ramené à un système à deux états stationnaires. - Par ailleurs, on peut montrer que les propriétés générales des états stationnaires d'une particule confinée par le potentiel (4) qui ont été démontrées aux questions 12-b et 12 -c se généralisent aux états stationnaires d'une particule confinée par un potentiel
V(x) quelconque^7 , et par conséquent au système matériel qui nous intéresse ici, dès lors que les deux états stationnairesφ_a etφ_b sont deux états liés, pour lesquels l'électron actif est confiné au voisinage du noyau. Donc vous admettrez queφ_a(x) etφ_b(x) sont deux fonctions réelles, orthogonales (et même orthonormées) au sens du produit scalaire (5). Elles sont aussi orthogonales à tout autre état stationnaire de l'atome.
- L'atome étant toujours isolé, on envisage maintenant la situation où il est dans une superposition d'états stationnaires
φ_a etφ_b ; sa fonction d'ondeψ(x, t) est donc une combinaison linéaire des deux états stationnairesφ_a(x) etφ_b(x) , soit :
13-b) Nous souhaitons déterminer comment cet état évolue au cours du temps.
Montrer que la structure algébrique de l'espace des états permet d'écrire l'équation de Schrödinger vérifiée par
En déduire les expressions des coefficients
13-c) Expliquer la signification physique des coefficients
Montrer que les coefficients
- Nous allons maintenant induire une transition entre les états a et b, en illuminant l'atome par l'onde électromagnétique présente dans la cavité. L'énergie d'interaction entre l'atome et le rayonnement est donnée par l'énergie dipolaire électrique
V_(int) = − D⃗ ⋅ E⃗ du dipôle atomiqueD⃗ dans le champ électriqueE⃗(z, t) = u⃗_x E_0 cos(kz − ωt + φ_0) de l'onde électromagnétique. D'où :
- En fait le dipôle atomique (ou sa composante
D_x selonOx ) dépend de l'état stationnaire dans lequel est cet atome, comme en dépend son énergie interne (cette énergie interne estE_a si l'atome est dans l'état stationnaireφ_a etE_b dans l'étatφ_b ). C'est pourquoi, dans l'équation d'évolution de sa fonction d'ondeψ(x, t) = a(t)φ_a(x) + b(t)φ_b(x) , le dipôle atomique va intervenir, non pas comme une constante, mais comme une matrice2 × 2 .
Dans le référentiel du centre de masse de l'atome, le système noyau + électron actif (situé enx, y, z ) a un dipôle électrique dont la composante selon Ox estD_x = − ex . On s'attend donc à ce que la matrice2 × 2 représentantD_x dans la base{φ_a, φ_b} soit :
- Évaluer ces intégrales pourrait être délicat, car nous ne connaissons pas les fonctions
φ_a etφ_b . Néanmoins nous savons qu'elles peuvent être choisies réelles. Et nous avons pu déterminer les états stationnaires de l'atome en modélisant l'énergie d'interaction de l'électron actif avec le noyau par un puits de potentiel infini (4). Dans un premier temps, nous allons nous servir de ce modèle pour déterminer la matrice2 × 2 ci-dessus.
14-a) En assimilant les états stationnairesφ_a(x) etφ_b(x) à deux des trois états stationnairesφ_n du puits de potentiel infini (dans un premier temps, on prendraφ_a = φ_1 etφ_b = φ_2 ), montrer que(D_(aa), D_(ab); D_(ba), D_(bb)) = (0, d; d, 0) oùd = D_(ab) est une grandeur réelle (d ∈ ℝ ) qu'on ne cherchera pas à calculer.
Comment choisir les états stationnairesφ_a etφ_b pour qued ne soit pas nul?
14 − b) Montrer que l'énergie d'interaction entre l'atome et l'onde électromagnétiqueV_(int)s 'exprime dans le sous-espace vectoriel de base{φ_a, φ_b} sous la forme d'une matrice2 × 2 de la forme :(0, f(t); f(t), 0) = f(t) × (0, 1; 1, 0)
et exprimer la fonctionf(t) . On introduira la grandeurΩ_R = (dE_0)/ℏ , appelée pulsation de Rabi^8 .
14-c) En déduire l'équation de Schrödinger décrivant l'évolution de la fonction d'ondeψ(x, t) = a(t)φ_a(x) + b(t)φ_b(x) de cet atome interagissant avec le rayonnement.
Montrer que les coefficientsa(t) etb(t) vérifient le système d'équations différentielles:
- Évidemment le modèle du puits de potentiel infini n'est absolument pas réaliste pour déterminer les états stationnaires d'un atome à un électron actif : si on prend l'exemple de l'atome d'hydrogène, déterminer les états stationnaires de l'atome d'hydrogène nécessiterait de prendre en compte le caractère tridimensionnel de l'atome d'hydrogène et l'existence de l'interaction Coulombienne entre l'électron et le noyau (en d'autres termes, le potentiel
V(x) du puits de potentiel infini devrait être remplacé par l'énergie potentielleV(x, y, z) = − (e^2)/(4πε_0)1/r ).
Mais le potentielV(x, y, z) de l'atome d'hydrogène possède la même symétrie enx que le potentielV(x) du puits de potentiel infini (1D), et par conséquent les états stationnaires de l'atome d'hydrogène (3D) ont une parité bien déterminée vis à vis de la variablex , conmme les états stationnaires du modèle du puits de potentiel infini (1D). Et cette propriété de symétrie reste vraie pour beaucoup de systèmes matériels, atome, molécule, ion, etc, envisagés pour construire un laser (éventuellement en moyennant sur toutes les orientations possibles de ce système matériel isolé). Ainsi, dès lors que le système matériel étudié se laisse modéliser comme un "atome" à un électron actif, possédant deux états stationnairesφ_a etφ_b , d'énergies respectivesE_a etE_b , ayant une parité bien déterminée vis à vis dex , et couplés par un élément de matriceD_(ab) = d non nul (ce qui suppose que les deux états stationnaires sont de parités opposées), l'évolution de la fonction d'ondeψ(t) = a(t)φ_a + b(t)φ_b obéit au système d'équations différentielles (10). - Pour simplifier ces équations (10), on va introduire deux nouvelles variables
α(t) etβ(t) définies par:
15. Écrire les équations différentielles vérifiées par
- Dans la mesure où nous nous intéressons à l'évolution de la fonction d'onde
ψ(x, t) aux temps longs par rapport à la périodeT_0 = (2π)/ω de l'onde électromagnétique, nous pouvons négliger les termes oscillant à haute fréquence, de l'ordre deω , devant ceux à plus basse fréquence, qui décrivent les variations lentes deα(t) etβ(t) . Cette approximation est appelée l'approximation séculaire. Dans le cadre de cette approximation, les équations d'évolution deα(t) etβ(t) deviennent :
- L'atome est dans une superposition d'états stationnaires
ψ(x, t) = a(t)φ_a(x) + b(t)φ_b(x) .
Exprimer la valeur moyenne
Ce résultat montre l'intérêt des variables
16-c) Donner l'interprétation physique des variables réelles
Montrer qu'il existe une relation simple entre ces deux variables.
16-d) Exprimer
Montrer que :
- Il apparaît clairement que les variables
p_a, p_b etC sont bien adaptées à la description de l'état quantique de l'atome et de son dipôle électrique. Les équations différentielles décrivant leurs évolutions au cours du temps se déduisent sans difficulté de (12); on obtient:
- Nous venons de déterminer l'évolution de l'état quantique de l'atome sous l'effet de l'interaction avec le rayonnement, en l'occurrence ici le champ
E⃗(z, t) = u⃗_x E_0 cos(kz − ωt + φ_0) . Mais cet atome est soumis à d'autres effets qui affectent aussi l'évolution de son état quantique : ce sont l'émission spontanée de rayonnement^9 par cet atome et l'effet des interactions de cet atome avec son environnement (collisions dans un gaz, interactions avec son environnement, liquide ou solide, à l'échelle microscopique) que nous désignons ici sous le terme générique de "collisions".
L'émission spontanée a tendance à faire décroître la probabilitép_b de trouver l'atome dans l'état b selon la loi exponentielle(dp_b)/(dt)|_(esp) = − γ_b p_b oùτ_b = 1/(γ_b) est la durée de vie de l'état b par émission spontanée. Il en est de même pour l'état a qu'on suppose ici être un état excité, de durée de vie radiativeτ_a = 1/(γ_a) . Enfin la cohérenceC = β^∗ α entre les états a et b décroît aussi selon une loi exponentielle(dC)/(dt)|_(esp) = − γ_(ab)C , avecγ_(ab) = 1/2(γ_a + γ_b) .
Les collisions ont un effet similaire; par conséquent les constantes d'amortissementγ_b, γ_a, γ_(ab) en sont augmentées (et donc les durées de vie correspondantes sont diminuées). mais les collisions affectent beaucoup plus la cohérenceC que les probabilitésp_b etp_a , etγ_(ab) devient notablement plus grand queγ_a ouγ_b . Pour simplifier, nous admettrons ici que, en présence de collisions,γ_a ≃ γ_b ≃ γ_1 = 1/(τ_1) et queγ_(ab) = γ_2 = 1/(τ_2) est significativement plus grand queγ_1 . - On retiendra que la prise en compte conjointe de l'émission spontanée et des collisions conduit à des termes de relaxation des grandeurs
p_b, p_a etC donnés par :
- De plus, on ne pourra pas obtenir de milieu amplificateur sans lui apporter en permanence des atomes excités dans l'état b , d'où un terme source
(dp_b)/(dt)|_S = + Λ_b( avecΛ_b > 0) . Par souci de symétrie, on introduira dans les équations un terme source(dp_a)/(dt)|_S = + Λ_a dans l'état a.
- l'interaction de l'atome avec le champ
E(z, t) de l'onde électromagnétique, - les processus de relaxation (émission spontanée et collisions),
- les apports d'atomes dans les états b ou a.
- Pour décrire le milieu amplificateur en régime permanent, nous nous intéressons à l'état stationnaire de ce système.
17-a) Écrire les équations vérifiées en régime permanent par les variablesp_a, p_b, C .
17-b) Déterminer la solution stationnaire de ce système dans le cas où le milieu n'est soumis à aucune onde électromagnétique, c'est-à-dire si l'amplitudeE_0 de cette onde est nulle, donc si la pulsation de RabiΩ_R = (dE_0)/ℏ est nulle. On appelerap_a^0, p_b^0 etC_0 les valeurs des paramètres ainsi obtenues.
Justifier que la cohérence entre les deux états a et b de l'atome n'est créée que par l'interaction de l'atome avec l'onde électromagnétique.
- En présence d'une onde électromagnétique (donc si
Ω_R ≠ 0 ), ce système admet pour solutions :
p_a + p_b = p_a^0 + p_b^0 oùp_a^0 etp_b^0 sont les solutions stationnaires en l'absence de champ électromagnétique.
p_a − p_b = m = m_0(δω^2 + γ_2^2)/(δω^2 + γ_2^2 + (γ_2)/(γ_1)Ω_R^2)
C = 1/2(u + iv) avec{u, = − m_0 Ω_R(δω)/(δω^2 + γ_2^2 + (γ_2)/(γ_1)Ω_R^2); v, = − m_0 Ω_R(γ_2)/(δω^2 + γ_2^2 + (γ_2)/(γ_1)Ω_R^2)
où on a utilisé les notations suivantes :m_0 = p_a^0 − p_b^0, p_a^0 = (Λ_a)/(γ_1) etp_b^0 = (Λ_b)/(γ_1) .
17-c) Calculer la valeur moyenne du dipôle électrique atomique en régime stationnaire. On rappelle le résultat (13) de la question 16-e :⟨D_x⟩ = d[ucos(ωt) − vsin(ωt)] .
Déterminer la polarisation
Écrire la représentation complexe
Calculer les parties réelle
- En toute rigueur, parce que nous avons supposé que l'atome étudié est situé dans le plan
z = 0 , nous venons de montrer que, dans ce plan, la représentation complexe de la polarisationP_–(z = 0, t) est reliée au champ électrique complexeE_–(z = 0, t) dans le même plan par la relationP_–(z = 0, t) = ε_0 χ_–E_–(z = 0, t) . Mais parce que la relation obtenue est locale, il est bien évident qu'on obtient la même relation dans n'importe quel planz (en remplaçantE_0 parE(z) ).
- Nous considérons maintenant un milieu amplificateur occupant un volume cylindrique, d'axe
Oz , de longueurℓ_a et de sectionS qui est traversé par un faisceau lumineux se propageant dans le sens de l'axeOz (voir fig. 1-b).
En présence d'une polarisationP(z, t) , de représentation complexeP_–(z, t) , l'équation de propagation selon Oz du champ électriqueE(z, t) de l'onde électromagnétique plane, devient, en notation complexe :
Ecrire l'équation vérifiée par la variable complexe
On pourra éventuellement introduire un indice (optique) complexe
18-c) On considère ici que le milieu amplificateur est dilué, au sens où les "atomes" actifs y ont une faible densité volumique
Dans cette hypothèse, déterminer les valeurs de
Puis montrer qu'amplifier l'onde électromagnétique qui traverse le milieu suppose que
Expliquer pourquoi une vapeur constituée d'atomes actifs, même chauffée à haute température, ne constituera jamais un milieu amplificateur.
On appelle respectivement
Déterminer la fonction de transfert
En déduire le coefficient d'amplification de l'intensité
19. 19-a) L'inversion des populations étant réalisée, représenter les variations de
A quelle condition (portant sur
Déterminer
Montrer que si l'intensité
Le gain en intensité
1.3 Oscillateur dans le domaine optique
Beaucoup de lasers fonctionnent dans un régime où la saturation est atteinte. Nous allons donc étudier le fonctionnement de notre laser dans des conditions où l'intensité
20. 20-a) Exprimer
20-b) En déduire le rapport
Montrer que ce rapport s'écrit sous la forme
(i) la pulsation
(ii) la seconde équation exprime qu'en régime stationnaire, la variation d'intensité
- Dans cette étude, nous avons implicitement considéré que le milieu amplificateur est homogène et que tous ses "atomes" contribuent à un fonctionnement du laser à la même pulsation
ω_N voisine deω_0 . En réalité, le milieu amplificateur n'est jamais homogène, et il va pouvoir émettre un rayonnement dans une plage de fréquencesΔν_i , appelée largeur inhomogène de la transition observée^(10) .Δν_i représente le domaine spectral où le laser peut fonctionner. SiΔν_i > ν_(ISL) , le laser peut fonctionner simultanément sur plusieurs modes de la cavité, deN différents. En fait beaucoup de lasers ont une tendance naturelle à fonctionner en régime multimode^(11) . - La seule façon d'obtenir un laser de faible largeur spectrale (inférieure à l'intervalle spectral libre
ν_(ISL) de la cavité laser) est de rendre ce laser monomode, c'est-à-dire de l'obliger à ne fonctionner que sur un seul mode. On y parvient en instaurant des pertes supplémentaires pour tous les modes, excepté celui qu'on veut conserver. Pour cela on introduit dans la cavité du laser plusieurs éléments sélectifs, tous accordés à la fréquenceν_N du mode à conserver, donc sans perte à la fréquenceν_N , mais qui introduisent des pertes importantes pour tous les autres modes d'ordreN^′ ≠ N . Il faut en général plusieurs éléments sélectifs (voir fig. (3)). On obtient alors un laser monomode, fonctionnant uniquement sur le mode d'ordreN , donc à une fréquence très proche deν_N . On peut alors espérer que sa largeur spectrale soit inférieure ou de l'ordre deΔν_c avant tout asservissement en fréquence.

2 Asservissement de la fréquence d'un laser continu monomode
- Représenter la structure élémentaire d'un système asservi à une consigne
Co(p) par un schéma-bloc composé de trois blocs :
(a) le système à asservir, de fonction de transfertH(p) ;
(b) un bloc capteur (ou détecteur), de fonction de transfertK(p) , qui constitue la boucle de retour;
(c) un bloc correcteur, de fonction de transfertC(p) ;
et d'un comparateur entre une consigneCo(p) et le signal délivré par le capteur (parfois appelé signal de mesure).
Indiquer comment est formé le signal d'erreur. Décrire sommairement le rôle du capteur et celui du correcteur.
22. Nous n'avons pas effectué une étude dynamique du comportement du laser, mais nous avons identifié un certain nombre de temps caractéristiques de son fonctionnement, qui sont soit des périodes d'oscillation, soit des temps de relaxation : il s'agit, pour la partie optique, de la période
Quand on ne dispose que de ce type d'informations sur la dynamique temporelle d'un système, on modélise souvent le système comme un système d'ordre 1, passe-bas, dont la fréquence de coupure est obtenue par le principe du pôle dominant, c'est-à-dire le pôle dont la fréquence caractéristique est la plus basse.
Proposez une valeur de la fréquence de coupure du laser considéré comme un filtre passe bas et écrire la fonction de transfert correspondante
23. Pour asservir la fréquence
- D'abord il faut disposer d'une référence de fréquence
ν_0 . Le plus simple est d'utiliser une nouvelle cavité optique, de longueur développéeL_0 , dont les fréquences de résonance^(12)ν_0 = N_0 c/(L_0) fournissent autant de références de fréquence que l'on veut (il suffit de choisirN_0 ). Cette fréquence de référenceν_0 est fixe et doit être définie avec une excellente précision. On choisit une cavité linéaire (fig. 1-a) et on apporte une attention toute particulière à sa construction, pour éviter les vibrations, la dilatation thermique de la cavité et les fluctuations de pression^(13) . Les deux miroirs (dont l'un au moins est semi-réfléchissant) sont au moins de même qualité que ceux de la cavité laser, de sorte que la finesse de la cavité de référence est supérieure ou égale à celle de la cavité laser. - Ensuite il faut comparer la fréquence
ν du laser à la fréquence de référenceν_0 . On utilise là une méthode interférométrique, illustrée par la figure (4). Elle consiste à envoyer une partie du faisceau de sortie du laser dans la cavité de référence. Si on prend au préalable la précaution de pouvoir balayer "lentement" la fréquenceν du laser (on verra plus loin comment), de sorte qu'elle varie linéairement au cours du temps (soitν(t) = ν_d + at aveca > 0 etν_d < ν_0 ), en mesurant l'intensité de la lumière transmise par la cavité de référence, on obtient la courbe de transmission de cette cavité, avec un maximum de transmission pourν = ν_0 , puis un autre maximum à la fréquence du mode d'ordreN_0 + 1 de la cavité de référence (voir le signal obtenu en transmission dans l'encadré de droite de la figure). Ce signal représentant le rapport(I_(transmise))/(I_(incidente)) sera désigné parθ = θ(ν − ν_0) dans la suite. On a ainsi le moyen de comparer précisémentν àν_0 .
Pour obtenir une meilleure précision sur la position des extrémums d'une courbe, il est souvent préférable de déterminer la position des zéros de sa dérivée : c'est ce qui est fait ici en ajoutant àν_d + at un termeδν_m cos(2πf_m t) oùδν_m est l'amplitude de la modulation etf_m la fréquence de la modulation^(14) . Pour dériver effectivement la fonctionθ(ν − ν_0) , l'amplitude de cette modulation doit être faible devant la largeur du pic de la résonance de la courbeθ(ν − ν_0) , largeur qui est dominée
.jpg)
- Reste à savoir comment utiliser ce signal d'erreur. Certes, la fréquence centrale du laser monomode, mais non asservi, est directement reliée à la longueur développée
L de la cavité constituant le laser : cette fréquenceν est très proche de la fréquenceν_N = Nc/L du mode N de la cavité dans lequel le laser monomode fonctionne. Pour faire varierL , la méthode la plus simple consiste à déplacer un des miroirs de la cavité avec une cale piézoélectrique d'une quantité proportionnelle à la différence de potentiel qui lui est appliquée.

On supposera que le faisceau intra-cavité réfléchi par ce miroir est à incidence normale au miroir.
- On notera qu'en choisissant de transmettre directement le signal d'erreur à la cale piézolectrique, on s'est privé de toute correction dynamique à ce signal d'erreur. Le montage décrit par la figure 4 est utile pour comprendre la nature du signal d'erreur statique transmis au système, mais il ne permet évidemment pas de conclure quant au choix du correcteur.
- Il apparaît dans ce qui précède que l'asservissement en fréquence d'un laser monomode relève par essence de l'analyse fréquentielle des signaux, et que la variable privilégiée est non pas la variable
p de Laplace, mais la différence de fréquencesν − ν_0 qui correspond à la pulsationΩ = 2π(ν − ν_0) (soitp = jΩ ).
On sait que les composantes basses fréquences^(16) du bruit de fréquence jouent un rôle déterminant dans la largeur des raies laser.
Nous allons maintenant asservir le laser sur un signal de même fréquence (doncν ≃ ν_0 ), pour rechercher l'effet de l'asservissement sur le bruit en fréquence du laser. Pour rendre compte du bruit de fréquence, nous le simulons par une perturbation harmonique à la pulsationω_N + Ω , Et par conséquent, nous traitons tout le système asservi en analyse harmonique. En première approximation, on peut assimiler cette perturbation à un bruit à la pulsationΩ . La composante harmonique du signalQ(jΩ) peut représenter une composante du bruit en fréquence du laser monomode non asservi ou un bruit créé par un évènement exceptionnel. Nous insérons ce bruit entre le correcteur et le système (voir fig. (6)).

- Dans ce contexte, le signal d'entrée du système devient maintenant
Q(jΩ) , et le signal de sortie resteS(jΩ) .
Déterminer les fonctions de transfert en boucle ouverteF_O(jΩ) et en boucle ferméeF(jΩ) de ce modèle.
Comment choisir le gain de la fonction de transfert de la boucle de retour pour amortir suffisamment une perturbation à la pulsationΩ . - Quand on régule la fréquence d'un laser monomode sur une fréquence de référence
ν_0 très stable, on souhaite d'abord que le système asservi ait une excellente précision. Le second critère est évidemment que l'asservissement soit stable.
Quel(s) correcteur(s) proposez vous d'utiliser dans ce cas? Vous pouvez mentionner plusieurs types de correcteurs en comparant leurs mérites au regard des exigences formulées ci-dessus.
- et les spécialistes de traitement du signal appellent "puissance" la même quantité
|s(t)|^2 .
- et les spécialistes de traitement du signal appellent "puissance" la même quantité
- On néglige alors les éventuels déphasages introduits par la réflexion ou la transmision sur ce miroir semiréfléchissant.
- En effet
r < 0 rend compte que, à la surface du miroir, le champ électrique de l'onde réfléchie est opposé à celui de l'onde incidente, pour donner un champ nul à la surface si le miroir est parfait. Vous avez utilisé cette propriété dans la question 3 ; elle est encore vraie ici parce que le champ électrique de l'onde sortante est faible par rapport à ceux des ondes progressives circulant dans la cavité, puisqueT≪R .
- La mécanique quantique restant de la mécanique, il est utile de préciser dans quel référentiel on se place :
x, y, z sont les coordonnées de l'électron actif dans le référentiel du centre de masse de l'atome. Dans tous les cas, le "noyau" de l'"atome" (c'est-à-dire tout le système matériel, hormis l'électron actif) a une masse beaucoup plus élevée que celle de l'électron, et le centre de masse de l'atome se confond avec celui de son "noyau" (qui est donc situé enx = 0, y = 0, z = 0) .ψ(x, y, z; t) caractérise donc l'état interne de l'atome.
L'atome aussi peut se déplacer dans l'espace (surtout s'il est en phase gazeuse), mais on ne s'intéresse pas ici à son mouvement d'ensemble. Pour simplifier, nous considérerons l'atome comme étant fixe dans le référentiel du laboratoire. - En mécanique quantique,
V(x, y, z) est souvent appelé le potentiel; en fait ce potentiel est toujours une énergie potentielle.
- La mécanique quantique restant de la mécanique, il est utile de préciser dans quel référentiel on se place :
- Il s'agit ici de l'émission induite (par le rayonnement) introduite par A. Einstein.
- pourvu qu'il conduise à des états liés de la particule.
- Isidor Rabi est un physicien américain qui a reçu le prix Nobel de physique en 1944.
- Jusqu'à maintenant, nous avons pris en compte la capacité de l'atome à émettre un rayonnement par le processus d'émission induite (induite par le rayonnement dans lequel baigne l'atome), mais nous n'avons pas pris en compte l'émission spontanée de rayonnement par l'atome, qui se produit pour tout atome porté dans un niveau excité, indépendament de la présence de l'onde électromagnétique de champ
E⃗(z, t) , comme on peut aisément le vérifier en annulant le champE_0 , et par conséquence la pulsation de RabiΩ_R = (dE_0)/ℏ ; on retrouve alors la situation étudiée à la question 14, dans laquellep_b = |b(t)|^2 = |b(0)|^2 est constante, ce qui prouve bien qu'on n'a pas pris en compte l'émission spontanée par l'atome dans l'état stationnaireφ_b .
- Jusqu'à maintenant, nous avons pris en compte la capacité de l'atome à émettre un rayonnement par le processus d'émission induite (induite par le rayonnement dans lequel baigne l'atome), mais nous n'avons pas pris en compte l'émission spontanée de rayonnement par l'atome, qui se produit pour tout atome porté dans un niveau excité, indépendament de la présence de l'onde électromagnétique de champ
- Le mécanisme de cet élargissement diffère selon la nature du milieu amplificateur : dans un milieu solide ou liquide, l'atome actif est perturbé par son environnement microscopique, et tous les atomes actifs n'ont pas rigoureusement le même environnement, d'où une dispersion des valeurs possibles de
ω_0 . Dans un milieu gazeux, l'hétérogénéïté vient de la dispersion des vitesses des atomes mesurées dans le référentiel (fixe) de la cavité, ce qui se traduit par un élargissement Doppler de la raie de transitionb → a . - Sauf les diodes laser intégrées, dont la cavité est le milieu amplificateur, et a une longueur développée millimétrique.
- Le mécanisme de cet élargissement diffère selon la nature du milieu amplificateur : dans un milieu solide ou liquide, l'atome actif est perturbé par son environnement microscopique, et tous les atomes actifs n'ont pas rigoureusement le même environnement, d'où une dispersion des valeurs possibles de
- En se plaçant dans le même cadre d'approximations que dans la partie 1-1.
- En général, cette cavité est construite dans un matériau (céramique) à très faible coefficient de dilatation thermique, sa température est régulée avec une grande précision (
∼ 0, 01^∘C ) et elle est placée sous vide. - Elle est notée
f_m parce qu'elle a vocation à être d'origine électronique, et donc à être très faible devant les fréquences optiques, notéesν .
- Mesurée par un circuit de détection à photodiode de bande passante supérieure à la fréquence de modulation.
- Ces composantes de bruit sont principalement dues à des bruits d'origine thermique (très basse fréquence) ou mécanique (vibrations) à plus haute fréquence (jusqu'à 1 MHz dans certains lasers).
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet X Physique et SI MP 2023 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet X Physique et SI MP 2023 ?
Sur les ondes électromagnétiques et les interférences dans une cavité optique, la physique quantique d'un atome en interaction avec une onde, puis les schémas-blocs et l'asservissement avec choix d'un correcteur.
Quelle est la moyenne de l'épreuve X Physique et SI MP 2023 ?
La moyenne est de 9,55 sur 20 avec un écart-type de 4,78, pour 1069 candidats présents.
Quelles parties du sujet X Physique SI MP 2023 ont fait la différence ?
Les parties 1.3 et 2, peu abordées, ont départagé les meilleurs candidats. Le jury cite la partie 2 sur l'asservissement comme celle qui a fait la différence dans le classement final.
Quelles erreurs le jury a-t-il relevées en X Physique SI MP 2023 ?
Une question 1 sur le schéma-blocs rarement réussie, des tracés de modes faux, une propagation avec pertes mal maîtrisée, des explications physiques confuses et des applications numériques sans unité.
Pas de description pour le moment
