X ENS Physique SI MP 2025Sujet, corrigé et rapport du jury
Exosquelette actif et instabilité d'ondulation d'un cristal liquide
Faisable en sup ?
Faisable en partie en MPSI : 27 questions sur 39, partie 2 en entier. Autres questions faisables en MPSI
Autres premières années : PCSI 28 · PTSI 28 · MP2I 23 · BCPST1 23 questions.
Détail par partie
- Partie 1 : Sciences de l'ingénieur : Exosquelette actif5/17En partie
- Partie 2 : Physique : Instabilité d'ondulation d'une couche de cristal liquide22/22Faisable
Téléchargements
Présentation du sujet
DifficileExosquelette actif du bras et instabilités mécaniques : flambement d'une structure élancée et ondulation d'un cristal liquide smectiqueAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
DifficileLe sujet comporte deux parties indépendantes. La première, en sciences de l'ingénieur, étudie l'exosquelette de bras actif ABLE du CEA LIST : modélisation dynamique du coude humain, interaction robot-humain, puis commande en boucle fermée de position avec un asservissement imbriqué en vitesse et en position. La seconde, en physique, analyse deux instabilités mécaniques présentant des similarités : le flambement d'une structure élancée soumise à une compression axiale, et l'ondulation des couches d'un cristal liquide en phase smectique A soumis à une extension.
- 1Partie SI 1 : modélisation du coude humainÉtablissement de l'équation différentielle du mouvement de l'avant-bras et détermination expérimentale des paramètres mécaniques.
- 2Partie SI 2 : modélisation de l'interaction robot-humainÉtablissement puis linéarisation des équations de mouvement du système couplé exosquelette-avant-bras.
- 3Partie SI 3 : pilotage en boucle fermée de positionRéglage d'un asservissement imbriqué en vitesse et en position pour répondre à des critères de stabilité, rapidité et précision.
- 4Partie physique 1 : structure élancée en compressionComparaison énergétique entre compression et flexion d'une structure de ressorts, mise en évidence d'un seuil de flambement.
- 5Partie physique 2 : cristal liquide smectique AModélisation en couches du cristal liquide et étude de l'apparition d'une ondulation des couches sous extension de l'épaisseur du film.
Difficile. Le rapport indique que les dernières questions de chaque partie ont été nettement moins abordées que les premières, avec des taux de réussite très bas sur plusieurs questions clés, tout en étant celles qui ont permis de départager les meilleurs candidats.
L'épreuve en chiffres
Moyenne 10,06 / 20 · écart-type 4,61 · 816 présents · où vous situez-vous ?Afficher ou masquer la section
L'épreuve en chiffres
- Moyenne
- 10,06/ 20
- Écart-type
- 4,61
- Présents
- 816
- Coefficient
- 6
- Durée
- 4 h
Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.
Source : document officiel du concours, épreuve du 15 avril 2025. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesEffets d'une masse excentrée mal intégrés · Relation angulaire robot-humain mal comprise · Schéma-bloc de la commande mal construitAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesLe jury regrette que les questions nécessitant des qualités d'analyse aient été significativement moins abordées que les questions calculatoires, et souvent mal traitées lorsqu'elles l'ont été. Les taux de réussite bas sur les questions demandant une explication physique illustrent une difficulté des candidats à clarifier leur réflexion scientifique par écrit.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Effets d'une masse excentrée mal intégrésSI Q2
La question 2 de la partie SI 1 a été abordée par 90 % des candidats mais seuls 20 % ont su intégrer correctement les effets de la masse ajoutée sur le moment d'inertie.
« traitée par environ 90% des candidats mais seuls 20% des candidats ont répondu correctement »
- 2Relation angulaire robot-humain mal compriseSI Q5, Q6
Les questions 5 et 6 de la partie SI 2, sur la relation géométrique entre les angles du bras humain et du robot, n'ont été correctement traitées que par 40 % des candidats, la simplification par développement limité n'étant pas bien comprise.
- 3Schéma-bloc de la commande mal construitSI Q11
La question 11 de la partie SI 3, sur la construction du schéma-bloc, n'a été correctement traitée que par 30 % des candidats.
- 4Hypothèses géométriques de la flexion mal maîtriséesPhysique Q2 à Q4
Les questions 2 à 4 de la partie physique 1, bien qu'abordées par une large majorité, ont été mal traitées, avec moins de 30 % de réussite pour chacune, montrant une difficulté à manipuler les hypothèses géométriques du modèle de flexion.
- 5Hypothèse de milieu continu mal interprétéePhysique Q11
La question 11 de la partie physique 2, sur les conditions de validité de l'hypothèse de milieu continu, a été très mal réussie, avec moins de 10 % de bonnes réponses.
- 6Applications numériques négligées
Le rapport signale que les applications numériques, pourtant simples, ont fait perdre des points à une bonne partie des candidats, en particulier lorsque l'unité n'était pas précisée.
« il est rappelé qu’une valeur numérique d’une grandeur physique doit être obligatoirement suivie d’une unité, sans quoi le résultat est considéré comme faux »
Ce qui a été bien réussi
- La question 4 de la partie SI 1, sur le profil de vitesse angulaire triangulaire, a été bien réussie par environ 75 % des candidats qui l'ont abordée.
- Les questions 7 à 9 de la partie SI 2, sur les puissances et le bilan énergétique, ont été bien traitées globalement, la question 9 ayant été abordée par 80 % des candidats et réussie par 70 % d'entre eux.
- La question 10 de la partie SI 2, sur la linéarisation autour de la position d'équilibre, a été bien réussie par les candidats qui l'ont abordée.
- La question 18 de la partie physique 2, non calculatoire, a été réussie par 60 % des candidats qui l'ont abordée, malgré un faible taux de traitement.
Conseils du jury
- Ne pas négliger les dernières questions de chaque partie, souvent indépendantes des résultats précédents et qui font la différence dans le classement.
- Toujours faire suivre une valeur numérique de son unité, faute de quoi le résultat est considéré comme faux.
- Répondre à l'intégralité des items mentionnés dans une question, chaque sous-question étant évaluée séparément.
- Soigner la qualité de la rédaction (précision, concision, propreté) : un raisonnement clair et bien exprimé est mieux évalué que la simple écriture du résultat.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
Corrigé détaillé
39 questionsIndice, stratégie puis corrigé complet pour chaque question.Afficher ou masquer la section
Corrigé détaillé
39 questions39 questions corrigées une à une : un indice, puis la stratégie, puis le corrigé complet avec le résultat encadré. Chaque question est vérifiée avant publication.
- Q1Sur la base du paramétrage qui a été fixé, établir une équation différentielle décrivant le mouvement de…
- Q2Comment cette équation est-elle modifiée si une masse ponctuelle est placée en bout de l'avant-bras (au…
- Q3Représenter un schéma illustrant l'essai réalisé, en le paramétrant. Expliquer comment déterminer le terme à…
- Q4Déterminer une relation entre, et. En déduire la valeur de la vitesse angulaire maximale en, pour et.
- Q5Déterminer une relation entre et, fonction de, et.
- Q6En pratique,. Montrer alors que.
- Q7Déterminer la puissance des efforts extérieurs et la puissance intérieure, en précisant les différents…
- Q8Déterminer l'énergie cinétique de l'ensemble en mouvement.
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- Q9Montrer, en précisant le théorème utilisé et le système étudié, que l'équation de mouvement obtenue prend la…
- Q10Déterminer la relation linéaire reliant et. Préciser l'expression de.
- Q11Mettre en place un schéma-bloc qui traduit l'équation linéarisée et le principe de la boucle de vitesse…
- Q12Rappeler quelle information brute donne un codeur incrémental et comment il est possible d'en déduire la…
- Q13En utilisant la méthode de réglage du correcteur proportionnel-intégral par compensation de pôle, indiquer…
- Q14Justifier que la réponse est précise pour une entrée en échelon. Donner l'erreur pour une entrée en rampe…
- Q15Déterminer la valeur de permettant d'obtenir la marge de phase indiquée dans le cahier des charges. Faire…
- Q16Déterminer la valeur de permettant d'obtenir une réponse en boucle fermée la plus rapide possible (il peut y…
- Q17Commenter la qualité de l'asservissement réalisé en analysant la précision, la rapidité et l'amortissement…
- Q1Exprimer, en fonction de et, l'énergie potentielle élastique emmagasinée par la structure dans la situation…
- Q2Exprimer et le rapport en fonction du rapport.
- Q3Déduire de ces résultats la condition, portant sur, assurant que les deux hypothèses se trouvent…
- Q4Exprimer, en fonction de,, et, l'énergie potentielle élastique emmagasinée par la structure dans la…
- Q5Représenter, dans un système d'axes commun, l'allure graphique de la dépendance de chacune des énergies et…
- Q6Nous notons le module de la force que l'opérateur extérieur doit fournir pour imposer le déplacement…
- Q7Représenter l'allure graphique de la dépendance de vis-à-vis de. On précisera la valeur prise par pour, dans…
- Q8Traduire, sur le rapport, la condition de respect des hypothèses établie en réponse à la question (3)…
- Q9Application: La raideur (axiale) d'une tige homogène rectiligne, de section uniforme et de longueur, est…
- Q10Nous avons implicitement supposé que la flexion, lorsqu'elle apparaît, se produit dans le plan (se reporter…
- Q11Indiquer à quelles conditions, portant sur la fonction (voire également certaines de ses dérivées) et le…
- Q12Nous nous plaçons dans une situation telle que la fonction ne dépend pas de (état de simple extension – ou…
- Q13Justifier que la constante ne dépend pas de la taille choisie du domaine élémentaire cubique.
- Q14Établir que l'énergie emmagasinée par unité de volume du cristal liquide, dans cette situation de flexion…
- Q15Cette densité volumique d'énergie de flexion peut également s'écrire sous la forme suivante (toujours dans…
- Q16Nous souhaitons prendre en compte, dans l'expression de, l'effet d'une éventuelle inclinaison (locale) des…
- Q17Dans le cas où, déterminer la valeur de et caractériser l'ensemble des nombres d'onde possibles. Dans ces…
- Q18Représenter l'allure graphique de la dépendance de l'énergie moyenne vis-à-vis de l'amplitude, dans le cas…
- Q19À la lumière de ces tracés, définir le critère qui détermine l'existence d'une ondulation des couches…
- Q20Pour et, nous obtenons les valeurs suivantes: Vérifier que ces résultats justifient les hypothèses adoptées…
- Q21Nous posons tel que. En présentant le raisonnement conduit, exprimer l'amplitude de l'ondulation des couches…
- Q22La figure (8) présente la dépendance de vis-à-vis de, obtenue expérimentalement (cristal liquide…
Description
Le sujet comporte deux parties indépendantes. La première, en sciences de l'ingénieur, étudie l'exosquelette de bras actif ABLE du CEA LIST : modélisation dynamique du coude humain, interaction robot-humain, puis commande en boucle fermée de position avec un asservissement imbriqué en vitesse et en position. La seconde, en physique, analyse deux instabilités mécaniques présentant des similarités : le flambement d'une structure élancée soumise à une compression axiale, et l'ondulation des couches d'un cristal liquide en phase smectique A soumis à une extension.
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ÉCOLE POLYTECHNIQUE
CONCOURS D'ADMISSION 2025
14h00-18h00
FILIÈRE MP - Épreuve n
PHYSIQUE ET SCIENCES
DE L'INGÉNIEUR (X)
Cette composition ne concerne qu'une partie des candidats de la filière MP. Les autres candidats effectuent parallèlement la composition d'informatique
Pour la filière MP, il y a donc deux enveloppes de sujets, pour cette séance.
applications numériques seront effectuées avec la précision qu'un calcul à la main permet aisément, et sans excéder deux chiffres significatifs. Les ordres de grandeur seront donnés avec un seul chiffre significatif.
Présentation.
Partie Sciences de l'ingénieur
Exosquelette actif


\section*{1 Modélisation du coude humain.}
1 Modélisation du coude humain.
Le centre de masse
de l'articulation du coude. L'humain exerce un couple

- Sur la base du paramétrage qui a été fixé, établir une équation différentielle décrivant le mouvement de l'avant-bras. Préciser l'origine de cette équation.
- Comment cette équation est-elle modifiée si une masse ponctuelle
m est placée en bout de l'avant-bras (au point B ) et déplacée par l'utilisateur?
- Afin d'être en mesure d'asservir correctement le mouvement de l'avant-bras, il est nécessaire de déterminer préalablement la valeur des paramètres intervenant dans cette équation.
3. Représenter un schéma illustrant l'essai réalisé, en le paramétrant. Expliquer comment déterminer le terme
- On peut déterminer le terme
J_1 avec la même expérience en demandant au patient de réaliser un mouvement particulier et en mesurant l'accélération angulaire du coude. L'expérience classique consiste à lui faire exécuter une flexion du coude à une vitesse naturelle, d'une position initiale vers une position finale pour laquelle l'index du patient se trouve au niveau d'une cible (se reporter à la figure (4)).
.jpg)
.jpg)

- Déterminer une relation entre
θ_0, ω_(max) etT . En déduire la valeur de la vitesse angulaire maximaleω_(max) en^∘/s , pourθ_0 = 30^∘ etT = 0, 5 s .
2 Modélisation de l'interaction robot-humain.
.jpg)
5. Déterminer une relation entre
6. En pratique,
- Le moteur de l'exosquelette doit permettre de mettre en mouvement l'avant-bras et d'assurer toute la chaîne cinématique. C'est pourquoi il est nécessaire de modifier l'équation de mouvement établie initialement pour tenir compte de l'exosquelette.
7. Déterminer la puissance des efforts extérieurs et la puissance intérieure, en précisant les différents termes qui interviennent.
8. Déterminer l'énergie cinétique de l'ensemble en mouvement.
9. Montrer, en précisant le théorème utilisé et le système étudié, que l'équation de mouvement obtenue prend la forme suivante :
- Le moteur à courant continu de l'articulation du coude est piloté en courant de telle sorte que c'est directement le couple
C_2 qui est contrôlé. Pour établir un modèle de commande de l'exosquelette, il est nécessaire de disposer d'une relation linéaire. Pour cela, on s'intéresse aux variations d'angle autour de la position0^∘ (des variations de± 30^∘ restent acceptables). On noteC_2 = C_0 + ΔC le couple appliqué par le moteur oùC_0 est le couple d'équilibre etΔC son écart à la valeur d'équilibre. On suppose ici queC_1 = 0 .
- Déterminer la relation linéaire reliant
θ etΔC . Préciser l'expression deC_0 .
3 Pilotage en boucle fermée de position.
Le cahier des charges à satisfaire est le suivant :
| Critères | Niveaux |
| Stabilité : Marge de phase |
|
| Rapidité | optimale (
|
| Précision | |
| Erreur en position (en réponse à un échelon unitaire) | nulle |
| Erreur en vitesse (en réponse à une rampe unitaire ) |
|
| Erreur en accélération (en réponse à une parabole unitaire) | finie |
- Mettre en place un schéma-bloc qui traduit l'équation linéarisée et le principe de la boucle de vitesse interne à la boucle de position pour représenter ce modèle de commande en boucle fermée de position.
- Rappeler quelle information brute donne un codeur incrémental et comment il est possible d'en déduire la vitesse angulaire.
- On règle, dans un premier temps, la boucle de vitesse de manière à ce que la fonction de transfert en boucle fermée
BF_ω(p) , de cette boucle interne, corresponde à une fonction de transfert du premier ordre de constante de temps égale àτ = 0, 05 s et de gain unitaire.
- En utilisant la méthode de réglage du correcteur proportionnel-intégral par compensation de pôle, indiquer quelle expression prendre pour
τ_i en fonction deJ etν . En déduire alors queBF_ω(p) est bien une fonction du premier ordre. Déterminer la valeur deK_p pour obtenir la constante de temps souhaitée.
- Justifier que la réponse est précise pour une entrée en échelon. Donner l'erreur pour une entrée en rampe unitaire puis pour une entrée en parabole. Que peut-on conclure vis-à-vis du cahier des charges?
- Déterminer la valeur de
K permettant d'obtenir la marge de phase indiquée dans le cahier des charges. Faire l'application numérique. - Déterminer la valeur de
K permettant d'obtenir une réponse en boucle fermée la plus rapide possible (il peut y avoir un dépassement).
- On retient la valeur de
K la plus grande permettant de respecter la marge de phase. On réalise alors une simulation où une consigne angulaire, correspondant au profil de vitesse angulaire représenté sur la figure (6), est imposée et on relève l'évolution de l'angle de l'avant-bras et la vitesse angulaire au cours du temps. On réalise une autre simulation pour laquelle une massem = 2 kg est portée en bout de bras. On obtient les réponses représentées sur la figure (8).

- Commenter la qualité de l'asservissement réalisé en analysant la précision, la rapidité et l'amortissement sur la courbe de position. Indiquer quel(s) critère(s) est/sont dégradé(s) par la levée de la masse et expliquer succinctement pourquoi.
Instabilité d'ondulation d'une couche de cristal liquide
1 Étude du comportement mécanique d'une structure élancée soumise à une compression.
- Nous considérons une structure mécanique modèle formée de quatre ressorts identiques (1), (2), (3) et (4), d'axes parallèles, chacun de raideur
K et de longueur sans chargeL_0 . Leurs extrémités inférieures sont fixées aux angles d'une plaque carrée de coté2a , supposée indéformable. Leurs extrémités supérieures sont fixées, de la même manière, à une autre plaque, identique à la première. Cette structure, dans sa situation non déformée, que nous adoptons comme référence et qui définit l'origine des énergies, est représentée sur la figure (1).

.jpg)
- Un opérateur extérieur impose un déplacement strictement vertical du centre B de la plaque supérieure par rapport à celui de la plaque inférieure (que nous supposons fixe). Ce déplacement amène le point B au point
B^′ tel queBB^′^(→−) = − Δe⃗_x oùΔ ≥ 0 .

- Nous nous proposons de déterminer la configuration adoptée par la structure en réponse à un déplacement
Δ imposé. L'action de la pesanteur n'est pas prise en compte dans cette étude.
- Exprimer, en fonction de
K etΔ , l'énergie potentielle élastiqueE_C emmagasinée par la structure dans la situation de compression (b).
- Dans la situation (c), nous considérons, d'une part que les arcs
(A_1^(′′)B_1^(′′)), (AB^(′′)) et(A_2^(′′)B_2^(′′)) sont des arcs de cercle, d'autre part que l'arc (AB^(′′) ) conserve sa longueur initialeL_0 . Nous notonsR = ‖QP^(′′)^(→−)‖ etθ(θ ≥ 0) l'ouverture angulaire (QB^(′′)^(→−), QA^(→−) ). Tous les résultats seront établis sous les deux hypothèsesΔ≪L_0≪R .
- Exprimer
θ et le rapportR/L_0 en fonction du rapportε = Δ/L_0 . - Déduire de ces résultats la condition, portant sur
ε , assurant que les deux hypothèsesΔ≪L_0≪R se trouvent simultanément vérifiées. - Exprimer, en fonction de
K, L_0, a etΔ , l'énergie potentielle élastiqueE_F emmagasinée par la structure dans la situation de flexion (c). - Représenter, dans un système d'axes commun, l'allure graphique de la dépendance de chacune des énergies
E_C etE_F vis-à-vis deε . Commenter brièvement ces tracés. - Nous notons
N le module de la force que l'opérateur extérieur doit fournir pour imposer le déplacementΔ souhaité. Sur la base des tracés effectués en réponse à la question (5), établir l'expression, en fonction deK, L_0 eta , du module de la force-seuilN_s au-delà duquel la structure fléchit.
7. Représenter l'allure graphique de la dépendance de
8. Traduire, sur le rapport
9. Application : La raideur
10. Nous avons implicitement supposé que la flexion, lorsqu'elle apparaît, se produit dans le plan (
2 Étude du comportement mécanique d'un cristal liquide en phase smectique A.
- Les molécules formant le cristal liquide auquel nous nous intéressons se présentent comme des bâtonnets caractérisés par leur diamètre
D(D ∼ 0, 5 nm) , leur longueura_0(a_0 ∼ 5 nm) et la directionn⃗ de leur axe. En phase^2 smectique A, ce cristal liquide s'organise selon une stratification en couches. Une couche est formée de bâtonnets parallèles entre eux^3 et dont la directionn⃗ est normale au plan de la couche considérée (localement). Son épaisseur est égale à la longueura_0 des bâtonnets. La figure (3)-(a) représente cette structure stratifiée dans son état de référence pour lequel les couches ne sont pas déformées. On associe à cet état l'origine des énergies.

- Nous choisissons un repère cartésien
R(O, x, y, z) tel que le plan (O, x, y ) est parallèle au plan des couches dans l'état de référence (état sans déformation). Nous envisageons des situations telles que le déplacement des molécules s'effectue essentiellement selon l'axe (Oz ). Nous décrivons alors l'état de déformation du cristal liquide par le champ de déplacement de ses couches (que nous appellerons indifféremment champ de déformation). En supposant que ce dernier ne dépend pas de la coordonnéex , et en adoptant une description continue du milieu (hypothèse notéeH_u ), il prend la forme suivante :
- Nous adoptons, comme élément de volume du cristal liquide, un domaine cubique
D de côtéa_0 (dans l'état de référence). Nous le modélisons, vis-à-vis de son comportement élastique, comme un cube dont les arêtes sont des ressorts de raideurK et de longueur sans chargea_0 . L'élasticité d'un tel domaine est ainsi supposée localisée au niveau de ses arêtes. Ce modèle est représenté sur la figure (4).
.jpg)

2.1 Densité volumique d'énergie élastique.
11. Indiquer à quelles conditions, portant sur la fonction
- Tous les résultats seront établis dans le cadre de l'hypothèse
H_u .
◻ Par ailleurs, dans toute la sous-section (2.1), nous nous placerons dans l'approximation linéaire. En particulier, nous supposerons que|∂u/∂y|≪1 et|∂u/∂z|≪1 .
- Nous nous plaçons dans une situation telle que la fonction
u = u(y, z) ne dépend pas dey (état de simple extension - ou compression). Établir que l'énergiee_E alors emmagasinée, par unité de volume du cristal liquide, prend la forme suivante :
13. Justifier que la constante
- Nous considérons maintenant une situation telle que les couches sont seulement fléchies, comme la figure (6) le représente. Nous supposons que l'arc (
g^′ f^′ ), et les côtés (A^′ B^′ ) et (D^′ C^′ ), conversent leur longueur initialea_0 . Les arcs (D^′ A^′ ) et (C^′ B^′ ) sont assimilés à des arcs de cercle. Le point Q est le centre de courbure de ces arcs et de l'arc (g^′ f^′ ). L'angleδθ est l'ouverture angulaire entre les vecteursC^′ D^′^(→−) etB^′ A^′^(→−) . Le vecteur unitairen⃗(f^′) indique l'orientation locale des bâtonnets situés dans le voisinage du pointf^′ .

- Établir que l'énergie
e_(F, y) emmagasinée par unité de volume du cristal liquide, dans cette situation de flexion, prend la forme suivante :
Nous posons
- Pour ce calcul, nous supposerons que la fonction
∂u/∂y vérifie l'hypothèseH_u . Par ailleurs, nous rappelons que|∂u/∂y|≪1 (question (11)).
- En conclusion, dans le cadre des hypothèses adoptées jusqu'ici, l'énergie élastique totale e emmagasinée, par unité de volume du cristal liquide soumis au champ de déplacement
u , prend la forme suivante :
2.2 Ondulation des couches induite par une extension de l'épaisseur d'un film.
- Un film de cristal liquide en phase smectique A est déposé entre deux surfaces rigides, planes et parallèles. Ce film est constitué d'un grand nombre de couches (se reporter au texte introductif de la section (2)). Dans la situation de référence, les couches ne sont pas déformées et sont parallèles aux surfaces. Depuis cette situation, on augmente légèrement (mais brutalement) la distance séparant les surfaces et l'on observe l'état de déformation des couches immédiatement après cette opération
^5 . - Nous notons
d_0(d_0 ∼ 0, 1 mm≫a_0)^6 la distance séparant les surfaces dans la situation de référence, etd = d_0 + δ(0 ≤ δ≪d_0) celle correspondant à un déplacementδ de la surface supérieure (la surface inférieure est supposée fixe). Nous considérons que le film reste toujours en contact avec les surfaces et, par ailleurs, que le nombre de couches le formant demeure constant. Comparativement àd_0 , le film apparaît comme étant infini selon les directions (Ox ) et (Oy ). Cette situation est illustrée sur la figure (7 )-(a). - La figure (7)-(b) fait apparaître l'épaisseur apparente
M^′ N^′ d'une couche et son épaisseur réellea , correspondant à la déformation locale, depuis l'état de référence, (M, N )→ (M^′, N^′) .
- Nous souhaitons prendre en compte, dans l'expression de
e_E , l'effet d'une éventuelle inclinaison (locale) des couches. Dans cette situation, l'épaisseur réellea d'une couche n'est plus assimilable à son épaisseur apparenteM^′ N^′ . Établir que le terme (1) de l'équation (7) doit alors être remplacé par le terme (1') suivant, à l'ordre correctif le plus bas :
- Pour l'étude qui va suivre, nous admettons que c'est la seule correction déterminante à prendre en compte. En conséquence, le terme (2) de l'équation (7) n'est pas modifié. Par ailleurs, l'énergie volumique e désignera maintenant celle corrigée de l'effet d'inclinaison des couches.

- Nous cherchons à approcher la forme du champ de déformation
u = u(y, z) en superposant, au champ linéaireu_0(z) = αz oùα = δ/d_0 (extension relative), un développement perturbatif que nous limitons à un unique terme. Nous écrivons alors le champu sous la forme suivante :
17. Dans le cas où
- Dès à présent, nous choisissons le nombre d'onde ayant la plus petite valeur. Nous notons
k (sans indice) ce nombre d'onde etA (sans indice) l'amplitude qui lui est associée.
- Pour le champ de déformation
u adopté, l'énergie volumique moyenne (spatialement)⟨e⟩ d'un domaine de film parallélépipédique de longueursL_x (arbitraire),L_y = 2π/q etL_z = d_0 , prend la forme suivante :
18. Représenter l'allure graphique de la dépendance de l'énergie moyenne
19. À la lumière de ces tracés, définir le critère qui détermine l'existence d'une ondulation des couches. Établir alors l'expression, en fonction de
20. Pour
21. Nous posons
22. La figure (8) présente la dépendance de

Source : Physics Letters, Volume 44A, number 2-21 May 1973, p.139-140 - Buckling instability of the layers in a smectic-A liquid cristal - M. Delaye, R. Ribotta, G. Durand.
.jpg)
- C'est-à-dire une structure de longueur suffisamment grande, comparée à sa longueur caractéristique transverse la plus petite, pour être susceptible de fléchir.
- Cette phase existe sur un certain intervalle de température.
- Nous faisons abstraction des fluctuations thermiques.
- La valeur réelle prise par ce rapport diffère un peu de celle issue de ce modèle simple.
- On observerait, ensuite, une phase de relaxation des contraintes faisant apparaître des défauts topologiques tendant à augmenter, de façon désordonnée, le nombre de couches.
- Au-delà d'une épaisseur de
0, 1 mm (∼ 10^4 couches!), il devient très délicat de former un film sans défaut.
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet de physique et sciences de l'ingénieur X-ENS MP 2025 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet de physique et sciences de l'ingénieur X-ENS MP 2025 ?
Il porte sur la dynamique du solide et l'asservissement en sciences de l'ingénieur (exosquelette de bras), et sur l'énergie potentielle élastique et les instabilités mécaniques en physique (flambement, ondulation d'un cristal liquide).
Le sujet de physique-SI X-ENS MP 2025 est-il difficile ?
Le rapport indique que les dernières questions de chaque partie, plus difficiles, ont été nettement moins abordées mais ont permis de départager les meilleurs candidats, avec des taux de réussite très bas sur plusieurs questions clés.
Les deux parties du sujet X-ENS physique-SI MP 2025 sont-elles indépendantes ?
Oui, l'énoncé précise que l'épreuve comprend deux parties indépendantes, l'une consacrée aux sciences de l'ingénieur (exosquelette) et l'autre à la physique (instabilités mécaniques).
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur ce sujet X-ENS physique-SI MP 2025 ?
Le jury signale des difficultés à clarifier la réflexion scientifique par écrit sur les questions qualitatives, un manque de soin sur les applications numériques et leurs unités, et une maîtrise insuffisante des hypothèses géométriques dans les parties de physique.
Pas de description pour le moment
