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Corrigé détaillé X ENS Physique B PC 2026

De la topologie dans les ondes : de la matière condensée à El Niño

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 11 questions sur 36. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : PTSI 10 · TSI1 2 · BCPST1 2 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet difficile · Ondes et signaux, Mécanique des fluides, Mécanique · 7 incontournables · 11 questions de première année
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Ce sujet d'une grande élégance conceptuelle établit un pont spectaculaire entre la physique de la matière condensée (modèle SSH de Su-Schrieffer-Heeger modélisant le polyacétylène) et la dynamique des fluides géophysiques à l'échelle planétaire (ondes océaniques équatoriales et phénomène El Niño).

À travers une progression très soignée et guidée, le candidat explore comment des outils mathématiques abstraits (l'invariant topologique ou nombre d'enroulement associé aux bandes de dispersion) permettent de prédire l'apparition universelle d'états de bord robustes piégés à une interface, sans avoir à résoudre explicitement la structure locale du raccordement. La seconde partie applique cette correspondance volume-bord aux équations de Saint-Venant sur Terre sphérique tournante, révélant la nature topologique fondamentale des ondes de Kelvin et de Yanai à l'équateur. C'est un sujet incontournable pour s'entraîner aux épreuves modernes de l'X et des ENS, mêlant modélisation physique, analyse spectrale et calculs matriciels.

Difficulté
Difficile, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 2 h 45 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

7 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

17 questions rapides et accessibles · 4 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (17) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (4) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : à savoir
  • À savoir

    Attention à la notation \beta : dans la partie I, \beta désigne la constante de raideur des ressorts, alors qu'à partir de Q32, \beta désigne le paramètre du plan bêta caractérisant le gradient méridien de Coriolis (f = \beta y).

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

36 questions
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Partie I : Chaînes masse-ressort

1 · Chaîne monoatomique

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : principe fondamental de la dynamique, chaîne d'oscillateurs

Écrire l'équation du mouvement pour la -ième masse.

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la masse n soumise aux forces de rappel exercées par ses deux ressorts voisins immédiats.

Voir la réponse courte

Application du PFD à la masse n soumise au rappel des deux ressorts adjacents : m\ddot{u}_n = \beta(u_{n+1} + u_{n-1} - 2u_n).

Voir le corrigé complet

On étudie la n-ième masse de la chaîne, assimilée à un point matériel de masse m, dans un référentiel galiléen muni de l'axe (Ox) orienté vers la droite. Sa position à l'instant t est repérée par :

x_n(t) = n a + u_n(t)

La masse n est soumise à l'action des deux ressorts adjacents de raideur \beta et de longueur à vide supposée égale à la distance d'équilibre a :

  • la force exercée par le ressort situé à sa gauche (reliant la masse n-1 à la masse n) :

    \vec{F}_{\text{gauche}\to n} = -\beta \left[(x_n - x_{n-1}) - a\right] \vec{e}_x = -\beta(u_n - u_{n-1}) \vec{e}_x
  • la force exercée par le ressort situé à sa droite (reliant la masse n à la masse n+1) :

    \vec{F}_{\text{droite}\to n} = \beta \left[(x_{n+1} - x_n) - a\right] \vec{e}_x = \beta(u_{n+1} - u_n) \vec{e}_x

D'après la deuxième loi de Newton projetée sur l'axe (Ox), le déplacement u_n(t) vérifie :

m \frac{\mathrm{d}^2 u_n}{\mathrm{d}t^2} = \beta(u_{n+1} - u_n) - \beta(u_n - u_{n-1})

soit finalement :

\boxed{m \frac{\mathrm{d}^2 u_n}{\mathrm{d}t^2} = \beta (u_{n+1} + u_{n-1} - 2u_n)}

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : relation de dispersion, chaîne d'oscillateurs

Chercher une solution en notation complexe sous la forme et en déduire la relation de dispersion des ondes se propageant dans cette chaîne. On rappelle la formule de trigonométrie : .

Voir l'indice

Injecter la forme proposée dans l'équation différentielle, simplifier par l'amplitude commune et utiliser l'identité trigonométrique reliant 1 - \cos(ka) à \sin^2(ka/2).

Voir la stratégie
  1. Injecter l'expression de la solution d'onde progressive harmonique en notation complexe dans l'équation du mouvement issue de la question 1.
  2. Factoriser par \underline{u}_n(t), simplifier les exponentielles à l'aide de la formule d'Euler, puis appliquer l'identité trigonométrique fournie pour exprimer \omega^2.
  3. En déduire la pulsation \omega(k) par convention positive.
Voir la réponse courte

Injection de la solution progressive harmonique et factorisation trigonométrique pour aboutir à \omega(k) = 2\sqrt{\beta/m}\,|\sin(ka/2)|.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation du mouvement obtenue à la question 1 :

m \frac{\mathrm{d}^2 u_n}{\mathrm{d}t^2} = \beta (u_{n+1} + u_{n-1} - 2u_n)

On cherche une solution sous forme complexe \underline{u_n}(t) = U_0 e^{i(kna-\omega t)}. En dérivant deux fois par rapport au temps :

\frac{\mathrm{d}^2 \underline{u_n}}{\mathrm{d}t^2} = -\omega^2 \underline{u_n}(t)

Les déplacements des masses voisines s'écrivent :

\begin{aligned} \underline{u}_{n+1}(t) &= U_0 e^{i(k(n+1)a-\omega t)} = \underline{u}_n(t) e^{ika} \\ \underline{u}_{n-1}(t) &= U_0 e^{i(k(n-1)a-\omega t)} = \underline{u}_n(t) e^{-ika} \end{aligned}

En injectant ces grandeurs dans l'équation différentielle et en simplifiant par \underline{u}_n(t) \neq 0 :

\begin{aligned} -m \omega^2 &= \beta \left(e^{ika} + e^{-ika} - 2\right) \\ -m \omega^2 &= 2\beta \left(\cos(ka) - 1\right) \end{aligned}

En utilisant la formule trigonométrique rappelée, avec \theta = \frac{ka}{2}, soit 1 - \cos(ka) = 2 \sin^2\left(\frac{ka}{2}\right), il vient :

m \omega^2 = 4\beta \sin^2\left(\frac{ka}{2}\right) \implies \omega^2 = \frac{4\beta}{m}\sin^2\left(\frac{ka}{2}\right)

Par convention physique, la pulsation \omega est positive ou nulle. On obtient ainsi la relation de dispersion :

\boxed{\omega(k) = 2\sqrt{\frac{\beta}{m}} \left|\sin\left(\frac{ka}{2}\right)\right|}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : zone de brillouin

Cette relation de dispersion montre une périodicité en . On appelle première zone de Brillouin, la période de centrée sur l'origine. Quel intervalle de correspond à la première zone de Brillouin ?

Voir l'indice

Identifier la période spatiale de la fonction \omega(k) et choisir l'intervalle de longueur minimale centré en zéro contenant toutes les valeurs indépendantes de k.

Voir la réponse courte

La relation de dispersion étant 2\pi/a-périodique en k, la première zone de Brillouin est [-\pi/a, \pi/a].

Voir le corrigé complet

D'après la relation de dispersion établie à la question 2 :

\omega(k) = 2\sqrt{\frac{\beta}{m}}\,\left|\sin\left(\frac{ka}{2}\right)\right|

La fonction sinus vérifiant |\sin(x+\pi)| = |\sin x|, la pulsation \omega(k) est une fonction périodique de k de période :

\Delta k = \frac{2\pi}{a}

De façon plus générale, le déplacement physique de la n-ième masse s'écrit \underline{u_n} \propto \mathrm{e}^{i(k n a - \omega t)}. En remplaçant k par k + \frac{2\pi}{a}, le facteur de phase devient :

\mathrm{e}^{i\left(k + \frac{2\pi}{a}\right)na} = \mathrm{e}^{ikna}\,\mathrm{e}^{i2\pi n} = \mathrm{e}^{ikna} \quad (\text{car } n \in \mathbb{Z})

Tous les états physiques distincts sont donc décrits par des valeurs de k appartenant à un intervalle de largeur \frac{2\pi}{a}.

La première zone de Brillouin étant définie comme la période centrée sur l'origine k=0, elle correspond à l'intervalle :

\boxed{k \in \left[-\frac{\pi}{a}, \, \frac{\pi}{a}\right]}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : relation de dispersion, zone de brillouin

Représenter la relation de dispersion dans la première zone de Brillouin.

Voir l'indice

Tracer l'allure d'une arche de sinusoïde redressée entre -\pi/a et +\pi/a en repérant le maximum en bord de zone.

Voir la réponse courte

Tracé de l'arche sinusoïdale \omega(k) = 2\sqrt{\beta/m}|\sin(ka/2)| sur [-\pi/a, \pi/a], symétrique et nulle en k = 0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q2, la pulsation des ondes se propageant dans la chaîne monoatomique s'écrit (en choisissant \omega(k) \ge 0) :

\omega(k) = 2\sqrt{\frac{\beta}{m}} \left|\sin\left(\frac{ka}{2}\right)\right|.

D'après la question Q3, la première zone de Brillouin est définie par k \in \left[-\frac{\pi}{a}, \, \frac{\pi}{a}\right].

Les caractéristiques remarquables du graphe de \omega(k) sur cet intervalle sont :

  • Parité : la relation est paire, \omega(-k) = \omega(k).
  • Origine : \omega(0) = 0. Au voisinage de k = 0, un développement limité donne :

    \omega(k) \underset{k \to 0}{\sim} a\sqrt{\frac{\beta}{m}}\,|k|.

    Les demi-tangentes à l'origine ont ainsi pour pentes respectives +a\sqrt{\frac{\beta}{m}} pour k > 0 et -a\sqrt{\frac{\beta}{m}} pour k < 0.

  • Bords de zone (k = \pm \frac{\pi}{a}) : la pulsation atteint sa valeur maximale (pulsation de coupure) :

    \omega\left(\pm \frac{\pi}{a}\right) = \omega_{\max} = 2\sqrt{\frac{\beta}{m}}.

    La dérivée s'y annule :

    \left.\frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k}\right|_{k = \pm \frac{\pi}{a}} = 0,

    ce qui correspond à des tangentes horizontales aux frontières de la première zone de Brillouin.

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : vitesse de phase, approximation des milieux continus

Discuter la signification physique de la pente en .

Voir l'indice

Effectuer un développement limité pour k \to 0 afin d'obtenir la célérité des ondes acoustiques dans l'approximation des milieux continus.

Voir la stratégie
  1. Effectuer le développement limité de la relation de dispersion \omega(k) au voisinage de k = 0 pour en déduire l'expression analytique de la pente.
  2. Relier cette pente aux grandeurs cinématiques caractéristiques de l'onde (vitesses de phase et de groupe).
  3. Interpréter physiquement ce régime dans la limite des grandes longueurs d'onde (limite continue).
Voir la réponse courte

À grande longueur d'onde (k \to 0), le milieu est non dispersif et la pente \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}k = a\sqrt{\beta/m} correspond à la célérité acoustique.

Voir le corrigé complet

D'après la question 2, pour k > 0 au voisinage de 0, la relation de dispersion s'écrit :

\omega(k) = 2\sqrt{\frac{\beta}{m}} \sin\left(\frac{ka}{2}\right) \underset{k \to 0^+}{=} 2\sqrt{\frac{\beta}{m}} \left(\frac{ka}{2} + \mathcal{O}(k^3)\right) = a\sqrt{\frac{\beta}{m}} \, k + \mathcal{O}(k^3)

La pente de la relation de dispersion en k = 0^+ vaut ainsi :

\boxed{c_0 = \left. \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} \right|_{k \to 0^+} = a\sqrt{\frac{\beta}{m}}}

Cette pente possède plusieurs significations physiques majeures :

  • Vitesse de propagation des ondes acoustiques : dans ce domaine, la vitesse de groupe v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} et la vitesse de phase v_\varphi = \frac{\omega}{k} coïncident :

    v_g = v_\varphi = c_0 = a\sqrt{\frac{\beta}{m}}

    Le milieu est donc non dispersif à basse fréquence ; c_0 représente la célérité du son (ou d'une onde élastique longitudinale) dans la chaîne.

  • Limite continue : la condition k \to 0 correspond à une longueur d'onde grande devant le pas du réseau (\lambda = \frac{2\pi}{k} \gg a). L'onde ne sonde plus la structure discrète de la matière : la chaîne se comporte comme un milieu élastique continu 1D de masse linéique \mu = \frac{m}{a} et de raideur équivalente K = \beta a, où la célérité s'écrit c_0 = \sqrt{\frac{K}{\mu}} = a\sqrt{\frac{\beta}{m}}.

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : vitesse de groupe, onde stationnaire

Que vaut la vitesse de groupe pour ? Qu'est ce que cela signifie concernant la propagation des ondes ?

Voir l'indice

Calculer la dérivée \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}k aux bornes de la zone de Brillouin et conclure sur le transport d'énergie par l'onde (onde stationnaire).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse de groupe v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} à partir de la relation de dispersion obtenue en question 2.
  2. Évaluer cette grandeur aux bords de la première zone de Brillouin, en k = \pm \frac{\pi}{a}.
  3. Interpréter physiquement ce résultat en termes de transport d'énergie et de formation d'ondes stationnaires (réflexion de Bragg).
Voir la réponse courte

La dérivée s'annule en bord de zone (v_g = 0) : l'onde ne transporte pas d'énergie et forme une onde stationnaire.

Voir le corrigé complet

Par définition, la vitesse de groupe d'un paquet d'ondes s'écrit :

v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k}

D'après la question 2, pour k \in \left[0, \frac{\pi}{a}\right], la relation de dispersion est donnée par :

\omega(k) = 2\sqrt{\frac{\beta}{m}}\sin\left(\frac{ka}{2}\right)

En dérivant par rapport à k, on obtient pour k \in \left]0, \frac{\pi}{a}\right] :

v_g(k) = a\sqrt{\frac{\beta}{m}}\cos\left(\frac{ka}{2}\right)

Par parité de \omega(k), on a de même pour k \in \left[-\frac{\pi}{a}, 0\right[ :

v_g(k) = -a\sqrt{\frac{\beta}{m}}\cos\left(\frac{ka}{2}\right)

En évaluant cette vitesse aux bords de la première zone de Brillouin, k = \pm \frac{\pi}{a}, l'argument du cosinus vaut \pm \frac{\pi}{2}, d'où :

\boxed{v_g\left(\pm \frac{\pi}{a}\right) = 0}

Signification physique :

  • La vitesse de groupe représentant la vitesse de propagation de l'énergie (et de l'enveloppe d'un paquet d'ondes), une vitesse de groupe nulle signifie qu'aucun transport net d'énergie n'a lieu le long de la chaîne.
  • L'onde n'est donc plus propagative mais stationnaire. À cette longueur d'onde critique \lambda = \frac{2\pi}{|k|} = 2a, la condition de réflexion de Bragg est vérifiée : l'onde incidente et l'onde réfléchie par le réseau périodique interfèrent de manière totalement destructive pour la propagation, conduisant à des oscillations où deux masses adjacentes sont constamment en opposition de phase (u_n \propto e^{in\pi} = (-1)^n).

Résultat

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Question 7

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : onde évanescente, relation de dispersion

On place une source d'excitation sur la masse d'indice 0 qui impose le déplacement en notation complexe . On choisit une pulsation d'excitation avec . 7.1. En reprenant la forme de la solution de la question 2, montrer que l'on est obligé d'introduire un nombre d'onde complexe . 7.2. Trouver la valeur de dans la première zone de Brillouin, sachant la formule trigonométrique : . 7.3. En déduire les 2 valeurs possibles de , et justifier qualitativement la solution que l'on gardera pour et . 7.4. Tracer la solution obtenue. 7.5. Pourquoi parle-t-on d'onde évanescente au lieu d'onde propagative ? Déterminer les gammes de pulsations correspondant à des ondes propagatives et à des ondes évanescentes ?

Voir l'indice

Décomposer la pulsation imposée au-delà de la pulsation de coupure \omega_{\max} pour constater l'impossibilité de trouver un k réel ; exploiter \sin(x+iy) pour annuler la partie imaginaire et identifier k' = \pm \pi/a avec une atténuation spatiale exponentielle assurant la décroissance physique à l'infini.

Voir la stratégie
  1. Partir de la relation de dispersion établie à la question 2 pour montrer l'impossibilité d'avoir un nombre d'onde réel lorsque la pulsation dépasse la pulsation de coupure \omega_{\max} = 2\sqrt{\beta/m}.
  2. Décomposer k = k' + ik'' dans la relation trigonométrique pour identifier séparément partie réelle et partie imaginaire, afin d'en déduire k' puis k''.
  3. Discuter la condition aux limites à l'infini (non-divergence de l'amplitude) pour sélectionner le signe physique de k'' selon la région considérée (n > 0 ou n < 0).
  4. Représenter le profil spatial discret en mettant en évidence l'alternance de signe (-1)^n et l'enveloppe exponentiellement décroissante.
Voir la réponse courte

Pour \omega > 2\sqrt{\beta/m}, k acquiert une partie imaginaire k'', impliquant une atténuation spatiale exponentielle sans propagation.

Voir le corrigé complet

7.1. D'après la relation de dispersion obtenue à la question 2 :

\omega^2 = \frac{4\beta}{m} \sin^2\left(\frac{ka}{2}\right)

Pour k \in \mathbb{R}, le membre de droite est majoré par \omega_{\max}^2 = 4\beta/m. Or, la source impose :

\omega = \alpha \sqrt{\frac{\beta}{m}} \quad \text{avec } \alpha > 2 \implies \omega > \omega_{\max}

L'équation \sin^2(ka/2) = \alpha^2/4 > 1 n'admet aucune solution réelle. Il est donc indispensable d'introduire un nombre d'onde complexe :

\boxed{\underline{k} = k' + ik''}

7.2. En choisissant la détermination positive de \omega, l'équation s'écrit \sin\left(\frac{\underline{k}a}{2}\right) = \frac{\alpha}{2}. En posant x = \frac{k'a}{2} et y = \frac{k''a}{2}, la formule trigonométrique fournie donne :

\sin(x+iy) = \sin x \operatorname{ch} y + i \cos x \operatorname{sh} y = \frac{\alpha}{2}

Comme \alpha est réel, la partie imaginaire est nulle :

\cos x \operatorname{sh} y = 0

Comme \alpha > 2, on ne peut avoir y = 0 (sinon \operatorname{ch} y = 1 et \sin x = \alpha/2 > 1, ce qui est impossible pour x \in \mathbb{R}). Donc \operatorname{sh} y \neq 0, ce qui implique :

\cos x = 0 \implies x = \frac{\pi}{2} + p\pi \quad (p \in \mathbb{Z})

De plus, la partie réelle donne \sin x \operatorname{ch} y = \alpha/2 > 0. Puisque \operatorname{ch} y \ge 1 > 0, il vient \sin x > 0, d'où \sin x = 1, soit x = \frac{\pi}{2} \pmod{2\pi}. On en déduit :

\frac{k'a}{2} = \frac{\pi}{2} + 2p\pi \implies k' = \frac{\pi}{a} + \frac{4p\pi}{a} \quad (p \in \mathbb{Z})

Dans la première zone de Brillouin \left[-\frac{\pi}{a}, \frac{\pi}{a}\right], la valeur correspondante (aux bords de zone, physiquement équivalents sur le réseau discret car \mathrm{e}^{ik'a} = -1) est :

\boxed{k' = \pm \frac{\pi}{a}}

7.3. Sachant que \sin x = 1, l'équation sur la partie réelle devient \operatorname{ch} y = \frac{\alpha}{2}, soit :

\operatorname{ch}\left(\frac{k''a}{2}\right) = \frac{\alpha}{2}

La fonction \operatorname{ch} étant paire et strictement croissante sur \mathbb{R}^+, il existe exactement deux solutions opposées pour k'' :

\boxed{k'' = \pm \frac{2}{a}\operatorname{argch}\left(\frac{\alpha}{2}\right) = \pm \frac{2}{a} \ln\left(\frac{\alpha}{2} + \sqrt{\frac{\alpha^2}{4}-1}\right)}

Le déplacement de la masse n s'écrit alors :

\underline{u}_n(t) = U_0 \mathrm{e}^{i(k'na - \omega t)}\mathrm{e}^{-k''na} = U_0 (-1)^n \mathrm{e}^{-k''na} \mathrm{e}^{-i\omega t}

Pour que l'amplitude du mouvement reste bornée et ne diverge pas à l'infini spatial :

  • pour n > 0 (vers la droite de la source), on retient la solution avec \boxed{k'' > 0}, de sorte que \mathrm{e}^{-k''na} \xrightarrow[n \to +\infty]{} 0 ;
  • pour n < 0 (vers la gauche de la source), on retient la solution avec \boxed{k'' < 0}, de sorte que \mathrm{e}^{-k''na} = \mathrm{e}^{|k''|na} \xrightarrow[n \to -\infty]{} 0.

L'expression générale s'écrit donc u_n(t) = U_0 (-1)^n \mathrm{e}^{-|k''|\,|n|a} \cos(\omega t).

7.4. À un instant fixé t=0, les déplacements des masses oscillent entre les deux enveloppes \pm U_0 \mathrm{e}^{-|k''|\,|n|a} en changeant de signe d'une masse à la suivante :

7.5. On parle d'onde évanescente (et non propagative) car :

  • l'amplitude du mouvement décroît exponentiellement avec la distance à la source au lieu d'avoir un module constant le long de la chaîne ;
  • toutes les masses oscillent en phase ou en opposition de phase (onde purement stationnaire amortie) : il n'y a aucun retard de phase progressif ni transport d'énergie mécanique en moyenne dans le temps vers l'infini.

Les gammes de pulsations sont :

\begin{cases} \text{Ondes propagatives (bande passante) :} & \omega \in \left[0, \, 2\sqrt{\frac{\beta}{m}}\right] \\[6pt] \text{Ondes évanescentes (bande interdite) :} & \omega > 2\sqrt{\frac{\beta}{m}} \end{cases}

Résultat

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2 · Chaîne dimérisée : le modèle SSH mécanique

Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : chaîne d'oscillateurs, principe fondamental de la dynamique

Établir les équations du mouvement des masses paires () et impaires ().

Voir l'indice

Isoler successivement une masse d'indice pair 2n puis une masse d'indice impair 2n+1 en prêtant une attention rigoureuse à l'alternance des raideurs \beta_1 et \beta_2.

Voir la stratégie
  1. Identifier avec précision sur la figure les raideurs des deux ressorts encadrant chaque type de masse (paire et impaire).
  2. Exprimer les forces de rappel élastiques exercées sur la masse 2n, puis sur la masse 2n+1, en fonction de leurs déplacements respectifs et de ceux de leurs proches voisines.
  3. Appliquer le principe fondamental de la dynamique selon l'axe (Ox) pour chacune des deux masses.
Voir la réponse courte

PFD appliqué aux masses 2n et 2n+1 prenant en compte l'alternance des raideurs \beta_1 et \beta_2.

Voir le corrigé complet

D'après la figure de l'énoncé, la position d'équilibre de la n-ième masse est na.

  • La masse paire 2n est reliée :

    • à sa gauche, à la masse 2n-1 par un ressort de raideur \beta_2 ;
    • à sa droite, à la masse 2n+1 par un ressort de raideur \beta_1.
  • La masse impaire 2n+1 est reliée :

    • à sa gauche, à la masse 2n par un ressort de raideur \beta_1 ;
    • à sa droite, à la masse 2n+2 par un ressort de raideur \beta_2.

On applique le principe fondamental de la dynamique à chaque masse dans le référentiel galiléen du laboratoire, projeté sur l'axe (Ox) :

Pour la masse paire 2n : Elle subit la force de rappel du ressort de gauche et celle du ressort de droite :

F_{\text{gauche} \to 2n} = -\beta_2 (u_{2n} - u_{2n-1}), \qquad F_{\text{droite} \to 2n} = \beta_1 (u_{2n+1} - u_{2n}).

L'équation du mouvement s'écrit donc :

m \frac{\mathrm{d}^2 u_{2n}}{\mathrm{d}t^2} = \beta_1 (u_{2n+1} - u_{2n}) - \beta_2 (u_{2n} - u_{2n-1}),

soit sous forme développée :

\boxed{m \frac{\mathrm{d}^2 u_{2n}}{\mathrm{d}t^2} = \beta_2 u_{2n-1} - (\beta_1 + \beta_2) u_{2n} + \beta_1 u_{2n+1}}

Pour la masse impaire 2n+1 : Elle subit la force de rappel du ressort de gauche (raideur \beta_1) et celle du ressort de droite (raideur \beta_2) :

F_{\text{gauche} \to 2n+1} = -\beta_1 (u_{2n+1} - u_{2n}), \qquad F_{\text{droite} \to 2n+1} = \beta_2 (u_{2n+2} - u_{2n+1}).

L'équation du mouvement s'écrit donc :

m \frac{\mathrm{d}^2 u_{2n+1}}{\mathrm{d}t^2} = \beta_2 (u_{2n+2} - u_{2n+1}) - \beta_1 (u_{2n+1} - u_{2n}),

soit sous forme développée :

\boxed{m \frac{\mathrm{d}^2 u_{2n+1}}{\mathrm{d}t^2} = \beta_1 u_{2n} - (\beta_1 + \beta_2) u_{2n+1} + \beta_2 u_{2n+2}}

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : matrice dynamique, chaîne d'oscillateurs

On cherche des solutions adaptées à la nouvelle maille de ce réseau en notation complexe sous la forme :

Montrer que les équations du mouvement peuvent s'écrire sous la forme d'un problème aux valeurs propres :

et déterminer explicitement la matrice dynamique . Pour alléger les notations on introduira les pulsations caractéristiques et .

Voir l'indice

Injecter l'ansatz bivoie proposé pour factoriser la dépendance en temps et en maille spatiale, puis identifier les coefficients de la matrice carrée 2 \times 2.

Voir la stratégie
  1. Rappeler les équations du mouvement des masses paires (2n) et impaires (2n+1) obtenues à la question Q8.
  2. Exprimer les déplacements u_{2n}, u_{2n+1}, u_{2n-1} et u_{2n+2} à l'aide de la forme de solution proposée.
  3. Injecter ces expressions dans le système différentiel, simplifier par le terme spatio-temporel commun \mathrm{e}^{i(2kna - \omega t)} et mettre le système sous forme matricielle pour identifier la matrice dynamique \mathbf{D}(k).
Voir la réponse courte

Remplacement de la forme d'onde de Bloch dans les équations couplées pour identifier les coefficients de la matrice \mathbf{D}(k).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q8, les équations du mouvement pour une maille élémentaire s'écrivent :

\begin{aligned} m \frac{\mathrm{d}^2 u_{2n}}{\mathrm{d}t^2} &= \beta_2 u_{2n-1} - (\beta_1 + \beta_2) u_{2n} + \beta_1 u_{2n+1}, \\ m \frac{\mathrm{d}^2 u_{2n+1}}{\mathrm{d}t^2} &= \beta_1 u_{2n} - (\beta_1 + \beta_2) u_{2n+1} + \beta_2 u_{2n+2}. \end{aligned}

En introduisant les pulsations caractéristiques \omega_1 = \sqrt{\frac{\beta_1}{m}} et \omega_2 = \sqrt{\frac{\beta_2}{m}}, ces équations deviennent :

\begin{align*} \frac{\mathrm{d}^2 u_{2n}}{\mathrm{d}t^2} &= \omega_2^2 u_{2n-1} - (\omega_1^2 + \omega_2^2) u_{2n} + \omega_1^2 u_{2n+1}, \tag{1} \\ \frac{\mathrm{d}^2 u_{2n+1}}{\mathrm{d}t^2} &= \omega_1^2 u_{2n} - (\omega_1^2 + \omega_2^2) u_{2n+1} + \omega_2^2 u_{2n+2}. \tag{2}\end{align*}

On injecte la solution d'onde progressive sous la forme proposée :

\begin{pmatrix} u_{2n}(t) \\ u_{2n+1}(t) \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} U_0 \\ U_1 \end{pmatrix} \mathrm{e}^{i(2kna-\omega t)}.

Pour les sites voisins 2n-1 et 2n+2, on a :

\begin{aligned} u_{2n-1}(t) &= u_{2(n-1)+1}(t) = U_1 \mathrm{e}^{i(2k(n-1)a-\omega t)} = U_1 \mathrm{e}^{-i 2ka} \mathrm{e}^{i(2kna-\omega t)}, \\ u_{2n+2}(t) &= u_{2(n+1)}(t) = U_0 \mathrm{e}^{i(2k(n+1)a-\omega t)} = U_0 \mathrm{e}^{i 2ka} \mathrm{e}^{i(2kna-\omega t)}. \end{aligned}

La dérivée seconde par rapport au temps se traduit par une multiplication par (-\omega)^2 = -\omega^2. En factorisant par \mathrm{e}^{i(2kna-\omega t)}, les équations (1) et (2) deviennent :

\begin{aligned} -\omega^2 U_0 &= -(\omega_1^2 + \omega_2^2) U_0 + \left(\omega_1^2 + \omega_2^2 \mathrm{e}^{-i 2ka}\right) U_1, \\ -\omega^2 U_1 &= \left(\omega_1^2 + \omega_2^2 \mathrm{e}^{i 2ka}\right) U_0 - (\omega_1^2 + \omega_2^2) U_1. \end{aligned}

En multipliant par -1, on obtient :

\begin{aligned} \omega^2 U_0 &= (\omega_1^2 + \omega_2^2) U_0 - \left(\omega_1^2 + \omega_2^2 \mathrm{e}^{-i 2ka}\right) U_1, \\ \omega^2 U_1 &= -\left(\omega_1^2 + \omega_2^2 \mathrm{e}^{i 2ka}\right) U_0 + (\omega_1^2 + \omega_2^2) U_1. \end{aligned}

Ce système linéaire s'écrit bien sous la forme d'un problème aux valeurs propres pour \omega^2 :

\omega^2 \begin{pmatrix} U_0 \\ U_1 \end{pmatrix} = \mathbf{D}(k) \begin{pmatrix} U_0 \\ U_1 \end{pmatrix},

avec la matrice dynamique hermitienne \mathbf{D}(k) explicitée par :

\boxed{\mathbf{D}(k) = \begin{pmatrix} \omega_1^2 + \omega_2^2 & -(\omega_1^2 + \omega_2^2 \mathrm{e}^{-i 2ka}) \\ -(\omega_1^2 + \omega_2^2 \mathrm{e}^{i 2ka}) & \omega_1^2 + \omega_2^2 \end{pmatrix}}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : relation de dispersion

En cherchant les solutions non-nulles du problème précédent, montrer que la relation de dispersion des ondes se propageant dans cette chaîne dimérisée s'écrit :

Voir l'indice

Exprimer que le système linéaire homogène admet des solutions non nulles via l'annulation du déterminant \det(\mathbf{D}(k) - \omega^2 \mathbb{I}) = 0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition d'existence d'une solution non triviale pour le système linéaire homogène issu de l'équation aux valeurs propres (\mathbf{D}(k) - \omega^2 \mathbb{I})\begin{pmatrix} \underline{U_0} \\ \underline{U_1} \end{pmatrix} = 0, à savoir l'annulation du déterminant séculaire.
  2. Développer le déterminant à l'aide de l'expression de la matrice dynamique \mathbf{D}(k) obtenue à la question Q9.
  3. Résoudre l'équation pour expliciter \omega^2(k).
Voir la réponse courte

Annulation du déterminant séculaire \det(\mathbf{D}(k) - \omega^2\mathbb{I}) = 0 fournissant deux branches de dispersion acoustique et optique.

Voir le corrigé complet

Le problème aux valeurs propres établi à la question Q9 se réécrit sous forme d'un système linéaire homogène :

(\mathbf{D}(k) - \omega^2 \mathbb{I}) \begin{pmatrix} \underline{U_0} \\ \underline{U_1} \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 0 \\ 0 \end{pmatrix}

Ce système admet des amplitudes non nulles (\underline{U_0}, \underline{U_1}) \neq (0,0) si et seulement si son déterminant s'annule :

\det(\mathbf{D}(k) - \omega^2 \mathbb{I}) = 0

En utilisant l'expression de la matrice \mathbf{D}(k) :

\det \begin{pmatrix} \omega_1^2 + \omega_2^2 - \omega^2 & -\left(\omega_1^2 + \omega_2^2 \mathrm{e}^{-2ika}\right) \\ -\left(\omega_1^2 + \omega_2^2 \mathrm{e}^{2ika}\right) & \omega_1^2 + \omega_2^2 - \omega^2 \end{pmatrix} = 0

Ce qui conduit à :

(\omega_1^2 + \omega_2^2 - \omega^2)^2 - \left(\omega_1^2 + \omega_2^2 \mathrm{e}^{-2ika}\right)\left(\omega_1^2 + \omega_2^2 \mathrm{e}^{2ika}\right) = 0

Développons le produit des termes hors-diagonale :

\begin{aligned} \left(\omega_1^2 + \omega_2^2 \mathrm{e}^{-2ika}\right)\left(\omega_1^2 + \omega_2^2 \mathrm{e}^{2ika}\right) &= \omega_1^4 + \omega_2^4 + \omega_1^2 \omega_2^2 \left(\mathrm{e}^{2ika} + \mathrm{e}^{-2ika}\right) \\ &= \omega_1^4 + \omega_2^4 + 2\omega_1^2 \omega_2^2 \cos(2ka) \end{aligned}

L'équation caractéristique s'écrit donc :

\left(\omega^2 - (\omega_1^2 + \omega_2^2)\right)^2 = \omega_1^4 + \omega_2^4 + 2\omega_1^2 \omega_2^2 \cos(2ka)

Comme \omega_1^4 + \omega_2^4 + 2\omega_1^2 \omega_2^2 \cos(2ka) \ge (\omega_1^2 - \omega_2^2)^2 \ge 0, on en déduit directement la relation de dispersion :

\boxed{\omega^2 = \omega_1^2 + \omega_2^2 \pm \sqrt{\omega_1^4 + \omega_2^4 + 2\omega_1^2\omega_2^2 \cos(2ka)}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : relation de dispersion, chaîne d'oscillateurs

Commenter sur la différence entre les cas et .

Voir l'indice

Analyser la symétrie de l'équation de dispersion de volume sous l'échange des deux constantes de raideur \beta_1 \leftrightarrow \beta_2 pour une chaîne infinie sans bord.

Voir la stratégie
  1. Analyser la symétrie de la relation de dispersion \omega(k) établie à la question précédente sous l'échange \omega_1 \leftrightarrow \omega_2.
  2. Interpréter physiquement cet échange à l'échelle de la chaîne infinie (choix de la maille élémentaire, translation spatiale d'un pas a).
  3. Souligner la différence profonde au niveau des vecteurs propres et des propriétés de bord (ouverture vers la topologie et les états de bord).
Voir la réponse courte

La relation de dispersion étant invariante par échange de \omega_1 et \omega_2, les deux rapports donnent des spectres de volume identiques.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de dispersion obtenue à la question 10 :

\omega^2 = \omega_1^2 + \omega_2^2 \pm \sqrt{\omega_1^4 + \omega_2^4 + 2\omega_1^2\omega_2^2\cos(2ka)}

on constate que l'expression de \omega(k) est strictement invariante par permutation de \omega_1 et \omega_2 :

\omega(\omega_1, \omega_2; k) = \omega(\omega_2, \omega_1; k).

Ainsi, pour une chaîne infinie possédant les mêmes deux raideurs \beta_A et \beta_B, les spectres de dispersion \omega(k) pour \omega_1/\omega_2 = 2/3 et \omega_1/\omega_2 = 3/2 sont rigoureusement identiques. Le spectre de volume (largeurs des bandes passantes et de la bande interdite) ne dépend pas de l'ordre d'alternance des ressorts.

Physiquement, échanger \omega_1 et \omega_2 correspond simplement à :

  • décaler la définition de la maille élémentaire d'une distance a le long de la chaîne ;
  • inverser le rôle des liaisons intracellulaires (\beta_1) et intercellulaires (\beta_2) :

    • pour \omega_1/\omega_2 = 2/3 < 1, le couplage intracellulaire est plus faible que le couplage intercellulaire (\beta_1 < \beta_2) ;
    • pour \omega_1/\omega_2 = 3/2 > 1, le couplage intracellulaire est plus fort que le couplage intercellulaire (\beta_1 > \beta_2).

En revanche, si les valeurs propres \omega^2 sont identiques, les vecteurs propres \begin{pmatrix} U_0 \\ U_1 \end{pmatrix} sont différents : la structure interne de l'onde (le rapport d'amplitude et le déphasage entre les sous-réseaux pair et impair) est modifiée. Comme le montrera la suite du problème, ces deux configurations correspondent à deux phases topologiques distinctes ; la différence se manifestera de façon spectaculaire en présence de bords ou d'une interface, où des modes localisés pourront apparaître dans un cas mais pas dans l'autre.

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : zone de brillouin

Étant donné la périodicité de cette relation de dispersion, comparer la première zone de Brillouin de cette chaine à celle de la partie précédente ? Commenter.

Voir l'indice

Comparer la taille de la maille élémentaire (qui est doublée, 2a) avec celle de la chaîne monoatomique pour en déduire la réduction de la première zone de Brillouin.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la période en k de la relation de dispersion établie à la question Q10.
  2. En déduire l'intervalle correspondant à la première zone de Brillouin, définie comme la période centrée sur l'origine.
  3. Comparer cette zone à celle de la chaîne monoatomique (question Q3) et interpréter le résultat par le changement de périodicité spatiale (espace direct / espace réciproque).
Voir la réponse courte

La période spatiale étant doublée (2a), la première zone de Brillouin est réduite de moitié : [-\pi/(2a), \pi/(2a)].

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, la relation de dispersion fait intervenir le nombre d'onde k uniquement à travers le terme \cos(2ka). La fonction \omega(k) est donc périodique en k de période spatiale réciproque :

\Delta k = \frac{2\pi}{2a} = \frac{\pi}{a}

La première zone de Brillouin étant la période centrée sur l'origine, elle correspond à l'intervalle :

\boxed{k \in \left[-\frac{\pi}{2a}, \, \frac{\pi}{2a}\right]}

En comparaison avec la chaîne monoatomique (question Q3), pour laquelle la première zone de Brillouin était \left[-\frac{\pi}{a}, \, \frac{\pi}{a}\right] de largeur \frac{2\pi}{a}, la première zone de Brillouin de la chaîne dimérisée est deux fois plus petite (largeur divisée par 2).

Résultat

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Question 13

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : relation de dispersion, vitesse de groupe

Afin de représenter la relation de dispersion sur la première zone de Brillouin on se propose de déterminer quelques propriétés caractéristiques de celle-ci. 13.1. Quelles sont les solutions pour en ? 13.2. Quelles sont les solutions en bord de zone de Brillouin (aux bornes de l'intervalle de considéré) ? 13.3. Évaluer le développement limité en de , puis en déduire la vitesse des ondes à basse fréquence. 13.4. Que vaut la pente de la relation de dispersion pour les solutions trouvées en 13.1 et 13.2 ?

Voir l'indice

Évaluer la relation de dispersion en k=0 puis en k = \pm \pi/(2a) ; effectuer le développement limité de \cos(2ka) pour en déduire la vitesse du son équivalente et vérifier que les tangentes s'annulent aux extrema.

Voir la stratégie
  1. Pour k=0 et k=\pm \pi/(2a), évaluer directement le terme trigonométrique \cos(2ka) dans la relation de dispersion établie à la question 10 afin d'obtenir les pulsations propres associées à chaque branche.
  2. Effectuer un développement limité à l'ordre 2 de \cos(2ka) au voisinage de k=0 pour en déduire le comportement basse fréquence (\omega \to 0) et identifier la vitesse du son.
  3. Calculer la dérivée \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = \frac{1}{2\omega} \frac{\mathrm{d}(\omega^2)}{\mathrm{d}k} aux points remarquables (k=0 et k=\pm \pi/(2a)) pour déterminer la pente (vitesse de groupe).
Voir la réponse courte

Calcul des pulsations en k=0 et k=\pm \pi/(2a), développement acoustique en k \to 0 et annulation des vitesses de groupe aux extrema.

Voir le corrigé complet

La relation de dispersion s'écrit, d'après la question 10 :

\omega_\pm^2(k) = \omega_1^2 + \omega_2^2 \pm \sqrt{\omega_1^4 + \omega_2^4 + 2\omega_1^2\omega_2^2\cos(2ka)}

où l'indice - correspond à la branche acoustique et l'indice + à la branche optique.

13.1. Solutions pour \omega en k=0

En k = 0, on a \cos(2ka) = 1. Le terme sous le radical se factorise :

\omega_1^4 + \omega_2^4 + 2\omega_1^2\omega_2^2 = (\omega_1^2 + \omega_2^2)^2

d'où :

\begin{aligned} \omega_-^2(0) &= (\omega_1^2 + \omega_2^2) - (\omega_1^2 + \omega_2^2) = 0 \\ \omega_+^2(0) &= (\omega_1^2 + \omega_2^2) + (\omega_1^2 + \omega_2^2) = 2(\omega_1^2 + \omega_2^2) \end{aligned}

Les solutions pour \omega \ge 0 sont donc :

\boxed{\omega_-(0) = 0 \quad \text{et} \quad \omega_+(0) = \sqrt{2(\omega_1^2 + \omega_2^2)}}

13.2. Solutions en bord de zone de Brillouin

Les bords de la première zone de Brillouin sont donnés par k = \pm \frac{\pi}{2a} (question 12), où \cos(2ka) = \cos(\pm \pi) = -1. Le terme sous le radical devient :

\omega_1^4 + \omega_2^4 - 2\omega_1^2\omega_2^2 = (\omega_1^2 - \omega_2^2)^2

Le radical vaut donc |\omega_1^2 - \omega_2^2|. On en déduit :

\omega_\pm^2\left(\pm \frac{\pi}{2a}\right) = \omega_1^2 + \omega_2^2 \pm |\omega_1^2 - \omega_2^2|

Les deux valeurs prises aux bords de zone sont donc :

\boxed{\omega_-\left(\pm\frac{\pi}{2a}\right) = \sqrt{2}\min(\omega_1,\omega_2) \quad \text{et} \quad \omega_+\left(\pm\frac{\pi}{2a}\right) = \sqrt{2}\max(\omega_1,\omega_2)}

Une bande interdite de largeur |\sqrt{2}\omega_1 - \sqrt{2}\omega_2| sépare les deux branches dès que \omega_1 \neq \omega_2.

13.3. Développement limité en k=0 et vitesse à basse fréquence

Au voisinage de k=0, \cos(2ka) = 1 - 2k^2a^2 + o(k^2). Le terme sous le radical devient :

\begin{aligned} \sqrt{\omega_1^4 + \omega_2^4 + 2\omega_1^2\omega_2^2\cos(2ka)} &= \sqrt{(\omega_1^2 + \omega_2^2)^2 - 4\omega_1^2\omega_2^2 k^2a^2 + o(k^2)} \\ &= (\omega_1^2 + \omega_2^2)\left[1 - \frac{2\omega_1^2\omega_2^2}{(\omega_1^2+\omega_2^2)^2} k^2a^2 + o(k^2)\right] \\ &= (\omega_1^2 + \omega_2^2) - \frac{2\omega_1^2\omega_2^2}{\omega_1^2+\omega_2^2}k^2a^2 + o(k^2) \end{aligned}

On obtient ainsi les développements limités :

\boxed{\omega_-^2(k) = \frac{2\omega_1^2\omega_2^2}{\omega_1^2+\omega_2^2}a^2 k^2 + o(k^2) \quad \text{et} \quad \omega_+^2(k) = 2(\omega_1^2+\omega_2^2) - \frac{2\omega_1^2\omega_2^2}{\omega_1^2+\omega_2^2}a^2 k^2 + o(k^2)}

Pour la branche acoustique à basse fréquence (\omega \to 0), \omega_-(k) \approx c_{\mathrm{bf}}|k|, ce qui donne la vitesse des ondes sonores :

\boxed{c_{\mathrm{bf}} = a \sqrt{\frac{2\omega_1^2\omega_2^2}{\omega_1^2+\omega_2^2}} = a\sqrt{\frac{2}{m}\frac{\beta_1\beta_2}{\beta_1+\beta_2}}}

13.4. Pente de la relation de dispersion

La pente correspond à la vitesse de groupe v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k}. En dérivant \omega^2(k) par rapport à k :

2\omega \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = \mp \frac{2\omega_1^2\omega_2^2 a \sin(2ka)}{\sqrt{\omega_1^4+\omega_2^4+2\omega_1^2\omega_2^2\cos(2ka)}}
  • En k=0 :

    • Pour la branche optique (\omega_+(0) \neq 0), le numérateur s'annule proportionnellement à \sin(2ka), d'où :

      \boxed{\left.\frac{\mathrm{d}\omega_+}{\mathrm{d}k}\right|_{k=0} = 0}
    • Pour la branche acoustique (\omega_-(0) = 0), d'après le développement limité en 13.3 :

      \boxed{\left.\frac{\mathrm{d}\omega_-}{\mathrm{d}k}\right|_{k \to 0^+} = +c_{\mathrm{bf}} \quad \text{et} \quad \left.\frac{\mathrm{d}\omega_-}{\mathrm{d}k}\right|_{k \to 0^-} = -c_{\mathrm{bf}}}
  • En bord de zone k = \pm \frac{\pi}{2a} :
    On a \sin(2ka) = \sin(\pm \pi) = 0. Comme les pulsations \omega_\pm(\pm \pi/(2a)) sont non nulles pour \omega_1, \omega_2 > 0, la pente est nulle pour les deux branches :

    \boxed{\left.\frac{\mathrm{d}\omega_\pm}{\mathrm{d}k}\right|_{k=\pm \frac{\pi}{2a}} = 0}

Résultat

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Question 14

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : relation de dispersion, bande interdite

À la lumière de tous ces calculs, tracer la relation de dispersion, en précisant les tangentes et points remarquables de la question précédente, sur la première zone de Brillouin pour les 2 cas : - - .

Voir l'indice

Tracer les deux branches (acoustique et optique) en mettant en évidence l'ouverture d'une bande interdite (gap) pour \omega_1 \neq \omega_2 et sa fermeture en point de contact (cône de Dirac 1D) si \omega_1 = \omega_2.

Voir la stratégie
  1. Exploiter les résultats de la question Q13 pour récapituler les valeurs caractéristiques des pulsations aux points de haute symétrie (k=0 et k=\pm \frac{\pi}{2a}) et les allures des tangentes (pentes nulles ou vitesses finies).
  2. Traiter séparément le cas dimérisé (\omega_1/\omega_2 = 2/3), où une bande interdite sépare la branche optique et la branche acoustique, et le cas homogène (\omega_1/\omega_2 = 1), où les deux branches se rejoignent au bord de zone.
  3. Tracer les courbes de dispersion \omega(k) au sein de la première zone de Brillouin \left[-\frac{\pi}{2a}, \frac{\pi}{2a}\right] en faisant apparaître clairement les tangentes horizontales et les pentes à l'origine.
Voir la réponse courte

Tracé des branches acoustique et optique montrant l'ouverture d'un gap pour \omega_1 \neq \omega_2 et sa fermeture si \omega_1 = \omega_2.

Voir le corrigé complet

D'après l'étude menée à la question Q13, la relation de dispersion présente deux branches dans la première zone de Brillouin k \in \left[-\frac{\pi}{2a}, \frac{\pi}{2a}\right] :

\omega_{\pm}(k) = \sqrt{\omega_1^2 + \omega_2^2 \pm \sqrt{\omega_1^4 + \omega_2^4 + 2\omega_1^2\omega_2^2\cos(2ka)}}

1. Cas dimérisé : \omega_1/\omega_2 = 2/3 En prenant \omega_1 = \frac{2}{3}\omega_2 :

  • Au centre de zone (k = 0) :

    • Branche optique : \omega_+(0) = \sqrt{2(\omega_1^2+\omega_2^2)} = \frac{\sqrt{26}}{3}\,\omega_2 \approx 1{,}70\,\omega_2, avec une tangente horizontale \left.\frac{\mathrm{d}\omega_+}{\mathrm{d}k}\right|_{0} = 0.
    • Branche acoustique : \omega_-(0) = 0, avec une pente non nulle :

      \left.\frac{\mathrm{d}\omega_-}{\mathrm{d}k}\right|_{0^\pm} = \pm c_{\mathrm{bf}} = \pm a\sqrt{\frac{2\omega_1^2\omega_2^2}{\omega_1^2+\omega_2^2}} = \pm \sqrt{\frac{8}{13}}\,a\omega_2 \approx \pm 0{,}78\,a\omega_2
  • Aux bords de zone (k = \pm \frac{\pi}{2a}) :

    • Branche optique : \omega_+\left(\pm\frac{\pi}{2a}\right) = \sqrt{2}\max(\omega_1,\omega_2) = \sqrt{2}\,\omega_2 \approx 1{,}41\,\omega_2, avec tangente horizontale.
    • Branche acoustique : \omega_-\left(\pm\frac{\pi}{2a}\right) = \sqrt{2}\min(\omega_1,\omega_2) = \frac{2\sqrt{2}}{3}\,\omega_2 \approx 0{,}94\,\omega_2, avec tangente horizontale.
  • Il apparaît ainsi une bande interdite de largeur :

    \Delta \omega = \sqrt{2}(\omega_2 - \omega_1) = \frac{\sqrt{2}}{3}\,\omega_2 \approx 0{,}47\,\omega_2

2. Cas homogène : \omega_1/\omega_2 = 1 (\omega_1 = \omega_2 = \omega_0) La chaîne redevient la chaîne monoatomique de pas a, mais décrite dans la cellule double 2a :

  • Pour k \in \left[-\frac{\pi}{2a}, \frac{\pi}{2a}\right], les deux branches se simplifient en :

    \omega_+(k) = 2\omega_0 \cos\left(\frac{ka}{2}\right) \quad \text{et} \quad \omega_-(k) = 2\omega_0 \sin\left(\frac{|ka|}{2}\right)
  • Au centre de zone (k = 0) : \omega_+(0) = 2\omega_0 (tangente horizontale) et \omega_-(0) = 0 (pente \pm c_0 = \pm a\omega_0).
  • Aux bords de zone (k = \pm \frac{\pi}{2a}) :

    \omega_+\left(\pm\frac{\pi}{2a}\right) = \omega_-\left(\pm\frac{\pi}{2a}\right) = \sqrt{2}\,\omega_0 \approx 1{,}41\,\omega_0

    Les deux branches se rejoignent au bord de zone avec des pentes opposées \left.\frac{\mathrm{d}\omega_+}{\mathrm{d}k}\right|_{\pi/(2a)} = -\frac{a\omega_0}{\sqrt{2}} et \left.\frac{\mathrm{d}\omega_-}{\mathrm{d}k}\right|_{\pi/(2a)} = +\frac{a\omega_0}{\sqrt{2}} : le gap est fermé.

Question déjà tombée ailleurs

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Question 15

DifficileTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : onde évanescente, bande interdite

Cette question fait écho à la question 7 dans le cas de la chaine monoatomique. Ici, on choisit une pulsation dans l'intervalle entre et . Comme on n'a pas de solution possible avec , on introduit une solution de la forme . 15.1. Sachant que doit être réel, trouver les 2 valeurs possibles de dans la première zone de Brillouin (on rappelle la formule trigonométrique : ). 15.2. Montrer que pour satisfaire la condition sur la fréquence (supposée en début de question) une seule de ces solutions est possible. 15.3. Tracer la forme spatiale des déplacements pour en supposant .

Voir l'indice

Poser 2ka = 2k'a + i 2k''a et utiliser l'identité trigonométrique fournie pour annuler la partie imaginaire du cosinus tout en assurant que l'argument sous le radical reste négatif.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \cos(2\underline{k}a) avec la décomposition \underline{k} = k' + ik'' et annuler sa partie imaginaire pour déterminer les valeurs admissibles de k' dans la première zone de Brillouin.
  2. Injecter ces valeurs dans la relation de dispersion \omega^2(k) et comparer l'intervalle des pulsations obtenues à la bande interdite [\sqrt{2}\omega_1, \sqrt{2}\omega_2] pour sélectionner l'unique solution.
  3. Choisir le signe de k'' assurant la décroissance spatiale vers les n>0, puis représenter graphiquement les déplacements des masses sous leur enveloppe exponentielle à t=0.
Voir la réponse courte

Dans le gap, k' = \pi/(2a) et k'' \neq 0 : le profil spatial présente des oscillations alternées amorties exponentiellement.

Voir le corrigé complet

15.1. Valeurs possibles de k'

En posant \underline{k} = k' + ik'', l'argument du cosinus s'écrit 2\underline{k}a = 2k'a + i 2k''a. D'après la formule trigonométrique fournie :

\cos(2\underline{k}a) = \cos(2k'a)\operatorname{ch}(2k''a) - i \sin(2k'a)\operatorname{sh}(2k''a)

Pour que \cos(2\underline{k}a) soit un réel pur, sa partie imaginaire doit s'annuler :

\sin(2k'a)\operatorname{sh}(2k''a) = 0

Comme on cherche des solutions non purement réelles (k \notin \mathbb{R}), on a k'' \neq 0, donc \operatorname{sh}(2k''a) \neq 0. On en déduit :

\sin(2k'a) = 0 \iff 2k'a = p\pi \quad (p \in \mathbb{Z}) \iff k' = p \frac{\pi}{2a}

Dans la première zone de Brillouin, qui est l'intervalle \left[-\frac{\pi}{2a}, \frac{\pi}{2a}\right], les valeurs possibles de k' sont :

  • pour p = 0 : k' = 0 (centre de zone) ;
  • pour p = \pm 1 : k' = \pm \frac{\pi}{2a} (bords de zone, identifiés modulo le vecteur du réseau réciproque \frac{\pi}{a}).

Les deux valeurs physiquement distinctes de k' dans la première zone de Brillouin sont donc :

\boxed{k' = 0 \quad \text{ou} \quad k' = \pm \frac{\pi}{2a}}

15.2. Sélection de l'unique solution admissible

Analysons la relation de dispersion établie à la question 10 :

\omega^2 = \omega_1^2 + \omega_2^2 \pm \sqrt{\omega_1^4 + \omega_2^4 + 2\omega_1^2\omega_2^2\cos(2\underline{k}a)}
  • Cas k' = 0 : On a \cos(2\underline{k}a) = \operatorname{ch}(2k''a) > 1 car k'' \neq 0. Le terme sous la racine vérifie :

    \Delta = \omega_1^4 + \omega_2^4 + 2\omega_1^2\omega_2^2\operatorname{ch}(2k''a) > (\omega_1^2 + \omega_2^2)^2

    Ainsi \sqrt{\Delta} > \omega_1^2 + \omega_2^2.

    • Avec le signe -, \omega^2 = \omega_1^2 + \omega_2^2 - \sqrt{\Delta} < 0, ce qui conduirait à une pulsation imaginaire pure (modes non entretenus sinusoïdalement).
    • Avec le signe +, \omega^2 = \omega_1^2 + \omega_2^2 + \sqrt{\Delta} > 2(\omega_1^2 + \omega_2^2) = \omega_{\max}^2. La pulsation \omega est donc située au-dessus de la bande optique.

    Ce cas est incompatible avec l'intervalle imposé entre \sqrt{2}\omega_1 et \sqrt{2}\omega_2.

  • Cas k' = ± \frac{\pi}{2a} : On a \cos(2\underline{k}a) = -\operatorname{ch}(2k''a) < -1. Le discriminant s'écrit :

    \Delta = \omega_1^4 + \omega_2^4 - 2\omega_1^2\omega_2^2\operatorname{ch}(2k''a)

    Pour que \omega soit réelle, il faut \Delta \ge 0, soit 1 < \operatorname{ch}(2k''a) \le \frac{\omega_1^4 + \omega_2^4}{2\omega_1^2\omega_2^2}.
    Dans ce domaine, \Delta varie entre (\omega_1^2 - \omega_2^2)^2 (pour k'' \to 0) et 0. Dès lors :

    0 \le \sqrt{\Delta} < |\omega_1^2 - \omega_2^2|

    Les pulsations permises vérifient alors :

    \omega_1^2 + \omega_2^2 - |\omega_1^2 - \omega_2^2| < \omega^2 < \omega_1^2 + \omega_2^2 + |\omega_1^2 - \omega_2^2|

    soit :

    2\min(\omega_1^2, \omega_2^2) < \omega^2 < 2\max(\omega_1^2, \omega_2^2)

    Ce qui correspond exactement à une pulsation comprise entre \sqrt{2}\omega_1 et \sqrt{2}\omega_2.

Une seule solution est donc possible :

\boxed{k' = \pm \frac{\pi}{2a}}

15.3. Forme spatiale des déplacements pour n > 0

Avec k' = \frac{\pi}{2a}, on a 2kna = 2k'na + i 2k''na = n\pi + i 2k''na. Le facteur de phase spatiale devient :

\mathrm{e}^{i 2kna} = \mathrm{e}^{i n\pi}\,\mathrm{e}^{-2k''na} = (-1)^n\,\mathrm{e}^{-2k''na}

Pour que le déplacement reste physiquement borné lorsque n \to +\infty, il est nécessaire de choisir la racine telle que k'' > 0.

Pour les masses paires, avec la condition initiale u_0(0) = U_0 à t = 0 :

u_{2n}(0) = U_0\,(-1)^n\,\mathrm{e}^{-2k''na}

Les déplacements présentent une décroissance exponentielle modulée par une alternance de signe (-1)^n à chaque nouvelle cellule élémentaire (longueur 2a).

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : bande interdite, transition topologique

Identifier sur ce diagramme les bandes de propagation et les bandes correspondant à des ondes évanescentes, dites bandes interdites. Que se passe-t-il en ?

Voir l'indice

Repérer sur le diagramme les zones autorisées (continues) et les zones blanches sans états propres de propagation ; noter la fermeture du gap lorsque \omega_1/\omega_2 = 1.

Voir la réponse courte

Repérage des bandes permises et du gap central ; le cas \omega_1 = \omega_2 ferme le gap à la transition topologique.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats des questions Q10 et Q13 :

  • Bandes de propagation (bandes permises, zones grisées sur le diagramme) :
    Ce sont les intervalles de pulsation \omega pour lesquels il existe un nombre d'onde réel k \in \left[-\frac{\pi}{2a}, \frac{\pi}{2a}\right] vérifiant la relation de dispersion. L'onde se propage sans amortissement spatial :

    • Bande acoustique (inférieure) : \omega \in \left[0,\, \sqrt{2}\min(\omega_1, \omega_2)\right] ;
    • Bande optique (supérieure) : \omega \in \left[\sqrt{2}\max(\omega_1, \omega_2),\, \sqrt{2(\omega_1^2 + \omega_2^2)}\right].
  • Bandes interdites (zones blanches sur le diagramme) :
    Ce sont les intervalles de pulsation pour lesquels aucune solution à k réel n'existe. Le nombre d'onde est alors nécessairement complexe (k = k' + ik''), ce qui correspond à des ondes évanescentes exponentiellement atténuées dans l'espace :

    • Bande interdite centrale (gap) : \omega \in \left]\sqrt{2}\min(\omega_1, \omega_2),\, \sqrt{2}\max(\omega_1, \omega_2)\right[ ;
    • Bande interdite supérieure : \omega > \sqrt{2(\omega_1^2 + \omega_2^2)}.

Comportement en \dfrac{\omega_1}{\omega_2} = 1 :

Lorsque \dfrac{\omega_1}{\omega_2} = 1, on a \omega_1 = \omega_2 = \omega_0 (soit \beta_1 = \beta_2).

\boxed{\text{En } \frac{\omega_1}{\omega_2} = 1\text{, la bande interdite centrale se ferme : les deux bandes se rejoignent en } \omega = \sqrt{2}\omega_0.}

Physiquement, le réseau perd sa dimérisation et redevient la chaîne monoatomique de période spatiale a. Le spectre devient continu de \omega = 0 jusqu'à la pulsation de coupure \omega_{\max} = 2\omega_0.

Résultat

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3 · Interprétation topologique

Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : matrice de pauli

Écrire en explicitant , et la matrice dynamique sous la forme :

Voir l'indice

Décomposer la matrice hermitienne \mathbf{D}(k) sur la base formée par \mathbb{I}, \sigma_x et \sigma_y par identification directe des composantes.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression de la matrice dynamique \mathbf{D}(k) obtenue à la question Q9.
  2. Exprimer la combinaison linéaire d_0 \mathbb{I} + d_x \sigma_x + d_y \sigma_y sous forme d'une matrice 2 \times 2.
  3. Identifier terme à terme les éléments de matrice diagonaux et hors diagonaux pour en déduire les composantes scalaires d_0, d_x(k) et d_y(k).
Voir la réponse courte

Identification directe des coefficients d_0, d_x(k) et d_y(k) en projetant la matrice dynamique sur la base des matrices de Pauli.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q9, la matrice dynamique s'écrit :

\mathbf{D}(k) = \begin{pmatrix} \omega_1^2 + \omega_2^2 & -(\omega_1^2 + \omega_2^2 \mathrm{e}^{-i 2ka}) \\ -(\omega_1^2 + \omega_2^2 \mathrm{e}^{i 2ka}) & \omega_1^2 + \omega_2^2 \end{pmatrix}

Calculons la matrice associée à la combinaison linéaire proposée :

\begin{aligned} d_0 \mathbb{I} + d_x(k) \sigma_x + d_y(k) \sigma_y &= d_0 \begin{pmatrix} 1 & 0 \\ 0 & 1 \end{pmatrix} + d_x(k) \begin{pmatrix} 0 & 1 \\ 1 & 0 \end{pmatrix} + d_y(k) \begin{pmatrix} 0 & -i \\ i & 0 \end{pmatrix} \\ &= \begin{pmatrix} d_0 & d_x(k) - i\,d_y(k) \\ d_x(k) + i\,d_y(k) & d_0 \end{pmatrix} \end{aligned}

Par identification avec les coefficients de \mathbf{D}(k), on obtient :

  • Pour les termes diagonaux :

    \boxed{ d_0 = \omega_1^2 + \omega_2^2 }
  • Pour les termes hors diagonaux :

    d_x(k) - i\,d_y(k) = -(\omega_1^2 + \omega_2^2 \mathrm{e}^{-i 2ka}) = -\omega_1^2 - \omega_2^2 \cos(2ka) + i\,\omega_2^2 \sin(2ka)

En séparant les parties réelle et imaginaire (puisque d_x(k) et d_y(k) sont réels) :

\boxed{ d_x(k) = -\omega_1^2 - \omega_2^2 \cos(2ka) }
\boxed{ d_y(k) = -\omega_2^2 \sin(2ka) }

Résultat

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Question 18

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : invariant topologique

Lorsque parcourt l'intervalle , tracer la trajectoire du vecteur dans le plan . Distinguer les 2 cas et . Sur chacune des trajectoires, ajouter un point sur la courbe de manière à représenter le vecteur ainsi que l'angle formé entre et l'axe .

Voir l'indice

Reconnaître l'équation paramétrique d'un cercle dans le plan (d_x, d_y) parcouru par \vec{d}(k) et vérifier si l'origine (0,0) est située à l'intérieur ou à l'extérieur de ce cercle selon les grandeurs relatives de \omega_1 et \omega_2.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'équation cartésienne de la trajectoire à partir des composantes d_x(k) et d_y(k) obtenues à la question précédente.
  2. Déterminer le sens de parcours en suivant les valeurs de d_x(k) et d_y(k) lorsque k varie de -\frac{\pi}{2a} à \frac{\pi}{2a}.
  3. Situer l'origine O par rapport au cercle selon le signe de \omega_1 - \omega_2 et tracer les deux figures avec le vecteur \vec{d}(k) et l'angle \phi(k).
Voir la réponse courte

Tracé du cercle décrit par \vec{d}(k) : il enserre l'origine pour \omega_2 > \omega_1, mais laisse l'origine à l'extérieur si \omega_1 > \omega_2.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q17, les composantes du vecteur \vec{d}(k) sont :

d_x(k) = -\omega_1^2 - \omega_2^2 \cos(2ka) \quad \text{et} \quad d_y(k) = -\omega_2^2 \sin(2ka).

On en déduit immédiatement la relation :

\left(d_x(k) + \omega_1^2\right)^2 + d_y(k)^2 = \omega_2^4 \left(\cos^2(2ka) + \sin^2(2ka)\right) = \omega_2^4.

La trajectoire de \vec{d}(k) dans le plan (Oxy) est donc un cercle de centre C(-\omega_1^2, 0) et de rayon R = \omega_2^2.

Sens de parcours : posons l'angle de paramétrage \theta = 2ka. Lorsque k croît de -\frac{\pi}{2a} à \frac{\pi}{2a}, \theta varie de -\pi à \pi :

  • pour k = -\frac{\pi}{2a} (\theta = -\pi) : le point de départ est d_x = -\omega_1^2 + \omega_2^2 et d_y = 0 (extrémité droite) ;
  • pour k \in \left(-\frac{\pi}{2a}, 0\right) (\theta \in (-\pi, 0)) : \sin\theta < 0, d'où d_y(k) > 0. Le point passe par le sommet supérieur en k = -\frac{\pi}{4a} où d_x = -\omega_1^2 et d_y = +\omega_2^2 ;
  • pour k = 0 (\theta = 0) : d_x = -\omega_1^2 - \omega_2^2 et d_y = 0 (extrémité gauche) ;
  • pour k \in \left(0, \frac{\pi}{2a}\right) (\theta \in (0, \pi)) : \sin\theta > 0, d'où d_y(k) < 0. Le point passe par le sommet inférieur en k = \frac{\pi}{4a} où d_x = -\omega_1^2 et d_y = -\omega_2^2 ;
  • pour k = \frac{\pi}{2a} (\theta = \pi) : retour au point de départ (-\omega_1^2 + \omega_2^2, 0).

Le cercle est donc parcouru une fois dans le sens trigonométrique direct (anti-horaire).

Position de l'origine O(0,0) par rapport au cercle : La distance du centre C(-\omega_1^2, 0) à l'origine vaut d(C, O) = \omega_1^2, tandis que le rayon vaut R = \omega_2^2.

  • Cas \omega_1 > \omega_2 (\omega_1^2 > \omega_2^2) : d(C, O) > R, l'abscisse maximale du cercle -\omega_1^2 + \omega_2^2 est strictement négative. L'origine O est extérieure au cercle.
  • Cas \omega_1 < \omega_2 (\omega_1^2 < \omega_2^2) : d(C, O) < R, l'abscisse maximale -\omega_1^2 + \omega_2^2 est strictement positive. L'origine O est intérieure au cercle.
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Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : invariant topologique

En parcourant la trajectoire du vecteur lorsque , évaluer graphiquement l'intégrale de l'invariant topologique défini par :

Donner la valeur de , appelé invariant topologique, dans les 2 cas : et . Indication : n'est rien d'autre que le nombre de tours effectués par le vecteur autour de l'origine lorsque l'on parcourt la trajectoire sur l'intervalle considéré.

Voir l'indice

Relier l'intégrale de \mathrm{d}\phi à la variation totale d'angle polaire le long du contour fermé pour compter le nombre de tours autour de l'origine.

Voir la réponse courte

Décompte du nombre de tours autour de l'origine : \nu = 0 si \omega_1 > \omega_2 (phase triviale) et \nu = 1 si \omega_1 < \omega_2 (phase topologique).

Voir le corrigé complet

L'intégrale définissant \nu s'interprète comme la variation totale de l'angle polaire \phi(k) lorsque k parcourt la première zone de Brillouin \left[-\frac{\pi}{2a}, \frac{\pi}{2a}\right] :

\nu = \frac{1}{2\pi} \int_{-\pi/(2a)}^{\pi/(2a)} \mathrm{d}\phi(k) = \frac{\Delta \phi}{2\pi}.

D'après la question Q18, lorsque k croît de -\frac{\pi}{2a} à \frac{\pi}{2a}, le vecteur \vec{d}(k) décrit un cercle complet de centre C(-\omega_1^2, 0) et de rayon R = \omega_2^2, parcouru dans le sens trigonométrique. L'invariant \nu correspond à l'indice de l'origine O(0,0) par rapport à ce lacet orienté (nombre de tours effectués autour de l'origine).

  • Cas \omega_1 > \omega_2 : L'origine O(0,0) est strictement à l'extérieur du cercle fermé décrit par \vec{d}(k), car le point le plus à droite du cercle a pour abscisse -\omega_1^2 + \omega_2^2 < 0. Le vecteur \vec{d}(k) oscille angulairement sans jamais faire le tour de l'origine. Le lacet fermé n'enveloppant pas O, la variation totale de l'angle sur la période est nulle :

    \Delta \phi = 0 \implies \boxed{\nu = 0}
  • Cas \omega_1 < \omega_2 : L'origine O(0,0) est située à l'intérieur du cercle, car -\omega_1^2 + \omega_2^2 > 0 tandis que -\omega_1^2 - \omega_2^2 < 0. En k = -\frac{\pi}{2a}, le vecteur se trouve sur le demi-axe Ox positif en (\omega_2^2 - \omega_1^2, 0), d'où \phi = 0. Lorsque k augmente jusqu'à \frac{\pi}{2a}, le vecteur parcourt le cercle une fois dans le sens direct : l'angle polaire \phi(k) croît continûment de 0 à 2\pi, soit une variation \Delta \phi = 2\pi. Le vecteur effectue exactement un tour dans le sens trigonométrique :

    \Delta \phi = 2\pi \implies \boxed{\nu = 1}

Résultat

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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : invariant topologique

Calculer les invariants topologiques à gauche () et à droite () dans les différentes parties de ce graphique. Vérifier que le nombre de solutions dans la zone blanche est directement prédit par la valeur .

Voir l'indice

Identifier l'invariant à gauche et à droite de la jonction selon la valeur des rapports de raideur et relier le saut |\nu_g - \nu_d| au nombre de branches d'états localisés dans le gap.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'invariant topologique \nu pour chaque demi-chaîne à partir du critère établi à la question Q19 : \nu = 0 si \omega_1 > \omega_2 et \nu = 1 si \omega_1 < \omega_2.
  2. Distinguer les deux domaines du graphique séparés par la transition en \omega_1^g/\omega_2^g = 1.
  3. Calculer la différence |\nu_g - \nu_d| dans chaque domaine et la confronter au nombre de modes visibles dans la bande interdite (zone blanche).
Voir la réponse courte

Le principe de correspondance volume-bord prédit l'existence de |\nu_g - \nu_d| = 1 mode isolé dans la bande interdite.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q19, l'invariant topologique d'une chaîne SSH vaut :

\nu = \begin{cases} 0 & \text{si } \omega_1 > \omega_2, \\ 1 & \text{si } \omega_1 < \omega_2. \end{cases}

Chaîne de droite (n \ge 0) Elle est fixée avec la condition \omega_1^d/\omega_2^d > 1. Son invariant topologique est donc constant sur tout le graphique :

\boxed{\nu_d = 0}

Chaîne de gauche (n < 0) Son invariant topologique dépend de la valeur du rapport \omega_1^g/\omega_2^g :

  • Pour \dfrac{\omega_1^g}{\omega_2^g} < 1 :

    \boxed{\nu_g = 1}

    La différence des invariants vaut alors :

    |\nu_g - \nu_d| = |1 - 0| = 1.
  • Pour \dfrac{\omega_1^g}{\omega_2^g} > 1 :

    \boxed{\nu_g = 0}

    La différence des invariants vaut alors :

    |\nu_g - \nu_d| = |0 - 0| = 0.

Vérification graphique Sur le diagramme des fréquences propres :

  • Pour \omega_1^g/\omega_2^g < 1, on observe effectivement une unique branche de points (un mode propre isolé) traversant la zone blanche (le gap spectral) entre les deux continua d'états de volume grisés. Le nombre de solutions dans la zone blanche est donc égal à 1.
  • Pour \omega_1^g/\omega_2^g > 1, la zone blanche ne comporte aucun état propre. Le nombre de solutions dans le gap est donc égal à 0.

Dans les deux domaines, le nombre d'états propres dans la zone blanche est ainsi rigoureusement égal à :

\boxed{N_{\text{modes}} = |\nu_g - \nu_d|}

Résultat

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Question 21

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : mode de bord, onde évanescente

En vous aidant du résultat de la question 15, représenter qualitativement le profil spatial de la solution obtenue dans la zone blanche pour . Pourquoi parle-t-on de mode de bord ?

Voir l'indice

Esquisser une décroissance exponentielle de l'amplitude de part et d'autre de la discontinuité n=0 (localisation spatiale à la frontière).

Voir la stratégie
  1. Rappeler que la fréquence du mode situé dans la zone blanche appartient à la bande interdite des deux chaînes infinies (gauche et droite).
  2. Utiliser le résultat de la question 15 pour déduire la nature évanescente de l'onde de part et d'autre de l'interface, ce qui impose une décroissance exponentielle de l'amplitude lorsqu'on s'éloigne du raccordement.
  3. Tracer l'allure spatiale du déplacement des masses (profil localisé à l'interface) et expliciter la notion physique de « mode de bord ».
Voir la réponse courte

Tracé d'une enveloppe exponentielle décroissante de part et d'autre de l'interface : l'état est confiné au bord entre les deux milieux.

Voir le corrigé complet

Pour la valeur \omega_1^g/\omega_2^g = 0{,}7 < 1, la pulsation propre isolée se trouve dans la zone blanche du spectre, c'est-à-dire au sein de la bande interdite (gap) commune aux deux milieux semi-infinis.

D'après l'étude menée à la question 15, une onde de pulsation située dans la bande interdite ne peut pas se propager dans le volume (k \notin \mathbb{R}) : elle est purement évanescente. Les déplacements s'écrivent donc sous la forme d'ondes spatialement amorties :

  • pour la chaîne de droite (n \ge 0), l'amplitude décroît exponentiellement vers la droite :

    u_n(t) \propto (-1)^n \mathrm{e}^{-\kappa_d n a} \, \mathrm{e}^{-i\omega t} \quad (\kappa_d > 0) ;
  • pour la chaîne de gauche (n < 0), l'amplitude décroît exponentiellement vers la gauche :

    u_n(t) \propto (-1)^n \mathrm{e}^{+\kappa_g n a} \, \mathrm{e}^{-i\omega t} \quad (\kappa_g > 0).

L'amplitude maximale est atteinte à la jonction entre les deux chaînes (n = 0), et le mode est confiné au voisinage immédiat de cette frontière.

\boxed{\text{Le profil spatial est exponentiellement localisé à l'interface : } |u_n| \sim \mathrm{e}^{-\kappa |n| a}.}

On parle de mode de bord (ou état d'interface) car :

  • son énergie mécanique est spatialement piégée à la frontière (le bord de chaque domaine semi-infini) séparant deux phases de topologies distinctes ;
  • il ne pénètre pas au cœur du matériau (le volume), où toute propagation à cette fréquence est interdite.

Résultat

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Partie II : Ondes équatoriales : états de bord topologiques

1 · Mise en équation du problème

Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : équation d'euler, force de coriolis

Reconnaître et nommer les 2 équations en jeu.

Voir l'indice

Nommer l'équation de conservation de la masse (ou de continuité en eau peu profonde) et l'équation d'Euler (ou Navier-Stokes non visqueux) projetée horizontalement avec force de Coriolis.

Voir la réponse courte

Équation d'Euler en référentiel tournant (quantité de mouvement) et équation de continuité intégrée verticalement (conservation de la masse).

Voir le corrigé complet

Le système (1) gouverne l'hydrodynamique d'une couche fluide en eau peu profonde (shallow water) dans le référentiel terrestre tournant :

  1. La première équation :

    \frac{\partial h}{\partial t} + \operatorname{div}(h \vec{u}) = 0

    est l'équation de conservation de la masse (ou équation de continuité), intégrée sur la hauteur de la colonne de fluide pour un fluide incompressible de masse volumique \rho constante (la masse par unité de surface horizontale étant proportionnelle à h).

  2. La seconde équation :

    \frac{\partial \vec{u}}{\partial t} + (\vec{u} \cdot \vec{\operatorname{grad}}) \vec{u} = -g \, \vec{\operatorname{grad}} h + \vec{F}_c

    est l'équation de Navier-Stokes pour un fluide non visqueux (c'est-à-dire l'équation d'Euler ou de bilan de quantité de mouvement) écrite dans le référentiel terrestre tournant (non galiléen). Le terme d'accélération convective (\vec{u} \cdot \vec{\operatorname{grad}})\vec{u} est conservé, le terme -g \, \vec{\operatorname{grad}} h résulte du gradient horizontal de pression sous l'approximation hydrostatique, et \vec{F}_c est l'accélération complémentaire due à la force de Coriolis par unité de masse.

Ensemble, ces deux équations constituent les équations de Saint-Venant (ou équations d'eau peu profonde).

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : accélération de coriolis

On note l'angle définissant la latitude, c'est-à-dire l'angle entre le plan équatorial et le point considéré sur la surface de la Terre. Que vaut en fonction de l'angle ? Que se passe-t-il à l'équateur ?

Voir l'indice

Projeter la vitesse angulaire terrestre \vec{\Omega} sur la normale locale sortante \vec{e}_z pour obtenir f = 2\Omega\sin\hat{\ell} et constater son annulation à l'équateur.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le produit scalaire \vec{\Omega} \cdot \vec{e}_z en repérant l'angle entre le vecteur rotation de la Terre \vec{\Omega} et la verticale locale ascendante \vec{e}_z à l'aide de la latitude \hat{\ell}.
  2. En déduire l'expression du paramètre de Coriolis f(\hat{\ell}), puis étudier le cas particulier de l'équateur (\hat{\ell} = 0).
Voir la réponse courte

Le paramètre de Coriolis vaut f = 2\Omega \sin\hat{\ell}, qui s'annule rigoureusement à l'équateur terrestre (\hat{\ell} = 0).

Voir le corrigé complet

Le vecteur rotation propre de la Terre \vec{\Omega} est dirigé selon l'axe Sud-Nord, orthogonalement au plan équatorial. Par définition de la latitude \hat{\ell}, l'angle entre le plan équatorial et la verticale locale ascendante \vec{e}_z vaut \hat{\ell}.

L'angle entre le vecteur rotation \vec{\Omega} et le vecteur unitaire \vec{e}_z est donc la colatitude :

(\widehat{\vec{\Omega},\, \vec{e}_z}) = \frac{\pi}{2} - \hat{\ell}.

Le produit scalaire s'écrit ainsi :

\vec{\Omega} \cdot \vec{e}_z = \Omega \cos\left(\frac{\pi}{2} - \hat{\ell}\right) = \Omega \sin\hat{\ell}.

On en déduit l'expression du paramètre de Coriolis f :

\boxed{f = 2\Omega \sin\hat{\ell}}

À l'équateur (\hat{\ell} = 0) :

  • le paramètre de Coriolis s'annule : \boxed{f = 0} ;
  • la composante horizontale de la force de Coriolis agissant sur les écoulements horizontaux s'annule identiquement : \vec{F}_c = -f \vec{e}_z \wedge \vec{u} = \vec{0}.

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : force de coriolis

En notant et les 2 composantes du champ de vitesse respectivement suivant et , écrire les 3 composantes de dans le système de coordonnées en fonction de et .

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Calculer le produit vectoriel direct -f \vec{e}_z \wedge (u \vec{e}_x + v \vec{e}_y) dans la base orthonormée directe.

Voir la réponse courte

Calcul du produit vectoriel -2\vec{\Omega} \times \vec{v} projeté sur les axes locaux, donnant la composante horizontale (fv, -fu).

Voir le corrigé complet

L'hypothèse d'écoulement horizontal implique que la composante verticale de la vitesse est nulle, soit :

\vec{u} = u\,\vec{e}_x + v\,\vec{e}_y

Le repère local (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z) étant orthonormé direct, les produits vectoriels des vecteurs de base vérifient :

\vec{e}_z \wedge \vec{e}_x = \vec{e}_y \quad \text{et} \quad \vec{e}_z \wedge \vec{e}_y = -\vec{e}_x

Il vient ainsi pour le terme de Coriolis \vec{F}_c = -f\,\vec{e}_z \wedge \vec{u} :

\begin{aligned} \vec{F}_c &= -f \left(u\,\vec{e}_z \wedge \vec{e}_x + v\,\vec{e}_z \wedge \vec{e}_y\right) \\ &= -f \left(u\,\vec{e}_y - v\,\vec{e}_x\right) \\ &= f v\,\vec{e}_x - f u\,\vec{e}_y \end{aligned}

Les trois composantes de \vec{F}_c dans la base (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z) s'écrivent donc :

\boxed{\vec{F}_c = \begin{pmatrix} f v \\ -f u \\ 0 \end{pmatrix}_{(\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z)}}

Résultat

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Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : équation d'euler, approximation acoustique

On fait l'hypothèse d'oscillations de faible amplitude à la surface de la terre : avec , ainsi que et sont de faibles amplitudes. Écrire le système d'équations linéarisé au premier ordre vérifié par , et (remarque : tous les termes dus au repère mobile sont négligeables dans ces hypothèses).

Voir l'indice

Négliger les termes non linéaires d'advection (\vec{u}\cdot\vec{\mathrm{grad}})\vec{u} et remplacer h\vec{u} par H\vec{u} dans la divergence en se limitant aux termes d'ordre 1 en \eta, u, v.

Voir la stratégie
  1. Considérer \eta, u et v comme des infiniment petits du premier ordre et négliger systématiquement tous les termes d'ordre supérieur ou égal à deux.
  2. Linéariser l'équation de continuité en développant \operatorname{div}(h \vec{u}).
  3. Linéariser l'équation du mouvement en éliminant le terme convectif quadratique (\vec{u}\cdot\vec{\operatorname{grad}})\vec{u} et en utilisant l'expression de la force de Coriolis \vec{F}_c obtenue à la question Q24, puis projeter suivant \vec{e}_x et \vec{e}_y.
Voir la réponse courte

Linéarisation des équations de Saint-Venant autour du repos : \partial_t u - fv = -g\partial_x \eta, \partial_t v + fu = -g\partial_y \eta et \partial_t \eta + H(\partial_x u + \partial_y v) = 0.

Voir le corrigé complet

Les grandeurs perturbées \eta, u et v sont du premier ordre devant les grandeurs d'équilibre (H et vitesse nulle au repos). Tout produit de deux grandeurs perturbées est donc du second ordre et sera négligé.

1. Équation de conservation de la masse : Avec h(x,y,t) = H + \eta(x,y,t) où H est une constante :

\frac{\partial h}{\partial t} = \frac{\partial \eta}{\partial t}.

Le flux de masse volumique surfacique s'écrit :

\operatorname{div}(h\vec{u}) = \operatorname{div}((H+\eta)\vec{u}) = H \operatorname{div}\vec{u} + \underbrace{\operatorname{div}(\eta\vec{u})}_{\mathcal{O}(2)}.

Comme le mouvement est purement horizontal dans le plan (\vec{e}_x, \vec{e}_y), \vec{u} = u\,\vec{e}_x + v\,\vec{e}_y, soit :

\operatorname{div}\vec{u} = \frac{\partial u}{\partial x} + \frac{\partial v}{\partial y}.

Au premier ordre, l'équation de continuité devient :

\frac{\partial \eta}{\partial t} + H\left(\frac{\partial u}{\partial x} + \frac{\partial v}{\partial y}\right) = 0.

2. Équation du mouvement : Le terme d'accélération convective est quadratique en vitesse :

(\vec{u}\cdot\vec{\operatorname{grad}})\vec{u} = \mathcal{O}(2) \approx \vec{0}.

Le gradient de hauteur libre se réduit à :

\vec{\operatorname{grad}} h = \vec{\operatorname{grad}}(H+\eta) = \vec{\operatorname{grad}}\eta = \frac{\partial \eta}{\partial x}\vec{e}_x + \frac{\partial \eta}{\partial y}\vec{e}_y.

En utilisant l'expression de la force de Coriolis établie à la question Q24, \vec{F}_c = f v\,\vec{e}_x - f u\,\vec{e}_y (déjà d'ordre 1), l'équation de Navier-Stokes linéarisée s'écrit :

\frac{\partial \vec{u}}{\partial t} = -g\,\vec{\operatorname{grad}}\eta + \vec{F}_c.

En projetant suivant les vecteurs unitaires \vec{e}_x et \vec{e}_y, on obtient :

\begin{aligned} \frac{\partial u}{\partial t} &= -g \frac{\partial \eta}{\partial x} + f v, \\ \frac{\partial v}{\partial t} &= -g \frac{\partial \eta}{\partial y} - f u. \end{aligned}

Système d'équations linéarisé : Le système régissant la dynamique des oscillations de faible amplitude est donc :

\boxed{\left\{ \begin{aligned} \frac{\partial \eta}{\partial t} + H\left(\frac{\partial u}{\partial x} + \frac{\partial v}{\partial y}\right) &= 0 \\ \frac{\partial u}{\partial t} - f v + g\frac{\partial \eta}{\partial x} &= 0 \\ \frac{\partial v}{\partial t} + f u + g\frac{\partial \eta}{\partial y} &= 0 \end{aligned} \right.}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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2 · Hypothèse de Lord Kelvin

Question 26

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : équation d'onde, onde de gravité

Montrer que l'on obtient un problème aux valeurs propres de la forme :

Expliciter la matrice en fonction de , et des paramètres , et .

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Remplacer les dérivées temporelles par -i\omega et les dérivées spatiales par ik_x et ik_y afin d'obtenir un système matriciel 3 \times 3 sous forme de problème aux valeurs propres pour \omega.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le système d'équations de Saint-Venant linéarisé obtenu à la question Q25 en fixant le paramètre de Coriolis à sa valeur constante f = f_0.
  2. Injecter la forme de l'onde plane progressive monochromatique \underline{\Psi}(x,y,t) = \underline{\Psi_0} \, \mathrm{e}^{i(k_x x + k_y y - \omega t)}, ce qui revient à remplacer formellement \frac{\partial}{\partial t} \to -i\omega, \frac{\partial}{\partial x} \to ik_x et \frac{\partial}{\partial y} \to ik_y.
  3. Simplifier par le facteur commun d'oscillation et isoler le terme \omega pour mettre le système sous la forme d'un problème aux valeurs propres \mathbf{M}\underline{\Psi_0} = \omega \underline{\Psi_0}.
Voir la réponse courte

Remplacement des dérivées par leurs équivalents spectraux pour écrire le système linéaire sous forme d'un problème aux valeurs propres \mathbf{M}\Psi_0 = \omega\Psi_0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q25, le système linéarisé décrivant les oscillations de faible amplitude s'écrit, sous l'hypothèse de Kelvin où f(\hat{\ell}) = f_0 est constant :

\left\{ \begin{aligned} \frac{\partial \eta}{\partial t} + H \left( \frac{\partial u}{\partial x} + \frac{\partial v}{\partial y} \right) &= 0 \\ \frac{\partial u}{\partial t} - f_0 v + g \frac{\partial \eta}{\partial x} &= 0 \\ \frac{\partial v}{\partial t} + f_0 u + g \frac{\partial \eta}{\partial y} &= 0 \end{aligned} \right. \tag{1}

On cherche des solutions sous forme d'ondes planes en notation complexe :

\underline{\Psi}(x, y, t) = \begin{pmatrix} \underline{\eta}(x, y, t) \\ \underline{u}(x, y, t) \\ \underline{v}(x, y, t) \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} \underline{\eta_0} \\ \underline{u_0} \\ \underline{v_0} \end{pmatrix} \mathrm{e}^{i(k_x x + k_y y - \omega t)}.

Les dérivées partielles agissant sur chaque composante se traduisent par :

\frac{\partial}{\partial t} \longrightarrow -i\omega, \qquad \frac{\partial}{\partial x} \longrightarrow ik_x, \qquad \frac{\partial}{\partial y} \longrightarrow ik_y.

En substituant dans le système et après simplification par le facteur \mathrm{e}^{i(k_x x + k_y y - \omega t)} non nul :

\begin{aligned} -i\omega \underline{\eta_0} + i H k_x \underline{u_0} + i H k_y \underline{v_0} &= 0 \\ -i\omega \underline{u_0} - f_0 \underline{v_0} + i g k_x \underline{\eta_0} &= 0 \\ -i\omega \underline{v_0} + f_0 \underline{u_0} + i g k_y \underline{\eta_0} &= 0 \end{aligned}

En multipliant chacune de ces trois équations par i (puisqu'i(-i) = 1 et i^2 = -1), on isole \omega au membre de gauche :

\begin{aligned} \omega \underline{\eta_0} &= H k_x \underline{u_0} + H k_y \underline{v_0} \\ \omega \underline{u_0} &= g k_x \underline{\eta_0} + i f_0 \underline{v_0} \\ \omega \underline{v_0} &= g k_y \underline{\eta_0} - i f_0 \underline{u_0} \end{aligned}

Ce système se réécrit sous forme matricielle :

\omega \begin{pmatrix} \underline{\eta_0} \\ \underline{u_0} \\ \underline{v_0} \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 0 & H k_x & H k_y \\ g k_x & 0 & i f_0 \\ g k_y & -i f_0 & 0 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} \underline{\eta_0} \\ \underline{u_0} \\ \underline{v_0} \end{pmatrix},

qui est bien un problème aux valeurs propres de la forme :

\mathbf{M}\underline{\Psi_0} = \omega \underline{\Psi_0}

avec la matrice :

\boxed{\mathbf{M} = \begin{pmatrix} 0 & H k_x & H k_y \\ g k_x & 0 & i f_0 \\ g k_y & -i f_0 & 0 \end{pmatrix}}

Résultat

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Question 27

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : relation de dispersion, onde de gravité

Donner la relation de dispersion de ces ondes.

Voir l'indice

Calculer le polynôme caractéristique de la matrice \mathbf{M} en factorisant la valeur propre évidente \omega = 0.

Voir la stratégie
  1. Pour obtenir des solutions non triviales (\underline{\Psi_0} \neq \vec{0}) au problème aux valeurs propres \mathbf{M}\underline{\Psi_0} = \omega \underline{\Psi_0} établi en Q26, on annule le déterminant séculaire \det(\mathbf{M} - \omega \mathbb{I}).
  2. On développe ce déterminant 3\times 3 pour factoriser le polynôme caractéristique en \omega.
  3. On explicite l'ensemble des branches de la relation de dispersion.
Voir la réponse courte

Calcul du polynôme caractéristique donnant la branche stationnaire \omega = 0 et les ondes de Poincaré \omega^2 = f_0^2 + gH(k_x^2 + k_y^2).

Voir le corrigé complet

L'équation aux valeurs propres \mathbf{M}\underline{\Psi_0} = \omega \underline{\Psi_0} admet des solutions non nulles si et seulement si :

\det(\mathbf{M} - \omega \mathbb{I}) = 0.

En injectant l'expression de la matrice \mathbf{M} obtenue à la question Q26 :

\det \begin{pmatrix} -\omega & H k_x & H k_y \\ g k_x & -\omega & i f_0 \\ g k_y & -i f_0 & -\omega \end{pmatrix} = 0.

Développons ce déterminant suivant la première ligne :

\begin{aligned} \det(\mathbf{M} - \omega \mathbb{I}) &= -\omega \left[ (-\omega)^2 - (i f_0)(-i f_0) \right] \\ &\quad - H k_x \left[ g k_x (-\omega) - i f_0 g k_y \right] \\ &\quad + H k_y \left[ g k_x (-i f_0) - (-\omega) g k_y \right] \\ &= -\omega(\omega^2 - f_0^2) + g H \omega k_x^2 + i g H f_0 k_x k_y - i g H f_0 k_x k_y + g H \omega k_y^2 \\ &= -\omega \left[ \omega^2 - f_0^2 - g H (k_x^2 + k_y^2) \right]. \end{aligned}

Les parties imaginaires se compensent exactement, ce qui conduit à l'équation séculaire :

\omega \left[ \omega^2 - \left( f_0^2 + g H (k_x^2 + k_y^2) \right) \right] = 0.

On en déduit deux types de solutions, correspondant à trois branches :

  • une branche stationnaire (mode géostrophique) :

    \omega = 0 ;
  • deux branches dispersives et propagatives (modes d'inertie-gravité ou ondes de Poincaré) :

    \omega^2 = f_0^2 + g H (k_x^2 + k_y^2).

En s'autorisant les pulsations positives et négatives, les trois relations de dispersion s'écrivent :

\boxed{\omega = 0 \quad \text{et} \quad \omega = \pm \sqrt{f_0^2 + gH(k_x^2 + k_y^2)}}

Résultat

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : onde de gravité, vitesse de phase

Quelle est la vitesse de propagation (que l'on notera ) des ondes à haute fréquence ?

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Prendre la limite k = \sqrt{k_x^2 + k_y^2} \to \infty dans la relation de dispersion pour retrouver la vitesse des ondes de gravité en eau peu profonde non tournante.

Voir la stratégie
  1. Repartir de la relation de dispersion non triviale obtenue à la question Q27 reliant la pulsation \omega à la norme du vecteur d'onde k = \sqrt{k_x^2 + k_y^2}.
  2. Prendre la limite haute fréquence \omega \gg |f_0| (ou de façon équivalente gH k^2 \gg f_0^2) pour déterminer le comportement asymptotique de \omega(k).
  3. En déduire la vitesse de propagation c, commune aux vitesses de phase et de groupe dans ce régime non dispersif.
Voir la réponse courte

À haute fréquence, le terme de rotation devient négligeable et la relation asymptotique donne la vitesse c = \sqrt{gH}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q27, les branches propagatives obéissent à la relation de dispersion :

\omega^2 = f_0^2 + gH(k_x^2 + k_y^2) = f_0^2 + gH k^2

où k = \sqrt{k_x^2 + k_y^2} représente le nombre d'onde horizontal.

À haute fréquence, c'est-à-dire pour \omega \gg |f_0| (ou gH k^2 \gg f_0^2, ce qui correspond à des longueurs d'onde très inférieures au rayon de déformation de Rossby), le terme lié à la rotation terrestre devient négligeable devant le terme d'onde de gravité :

\omega^2 \underset{\omega \gg |f_0|}{\approx} gH k^2 \implies \omega \approx \sqrt{gH}\, k.

Dans ce régime asymptotique, le milieu devient non dispersif. La vitesse de phase v_\varphi = \frac{\omega}{k} et la vitesse de groupe v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} coïncident et définissent la vitesse de propagation c :

\boxed{c = \sqrt{gH}}

Résultat

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Question 29

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : relation de dispersion

Tracer les 3 branches de ces relations de dispersion pour en s'autorisant des fréquences négatives dans le plan pour les cas , et (où on a pris une valeur arbitraire de pour la latitude considérée).

Voir l'indice

Tracer la branche plate \omega = 0 et les deux branches hyperboliques \omega = \pm \sqrt{f_0^2 + c^2 k_x^2} en observant que le spectre dépend uniquement de f_0^2.

Voir la stratégie
  1. Pour k_y = 0, expliciter les trois branches de la relation de dispersion issues de la question Q27 en fonction de k_x, de la célérité c = \sqrt{gH} (question Q28) et du paramètre de Coriolis f_0.
  2. Analyser la forme des courbes pour les trois valeurs de f_0 :

    • pour f_0 = \pm 1, la dépendance ne faisant intervenir que f_0^2 = 1, les relations de dispersion sont identiques : une bande plate \omega = 0 et deux branches hyperboliques séparées par une bande interdite [-1, 1] ;
    • pour f_0 = 0 (à l'équateur), le gap se ferme et les branches de Poincaré deviennent deux droites sécantes à l'origine \omega = \pm c k_x.
  3. Représenter graphiquement ces branches dans le plan (k_x, \omega).
Voir la réponse courte

Tracé des hyperboles des ondes de Poincaré et de la droite \omega = 0 pour les trois valeurs du paramètre de Coriolis.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats des questions Q27 et Q28, pour k_y = 0, les pulsations propres \omega vérifient :

\omega \left[ \omega^2 - \left(f_0^2 + c^2 k_x^2\right) \right] = 0.

On obtient trois branches distinctes :

\begin{cases} \omega^{(0)} = 0 & \text{(mode géostrophique, bande plate)}, \\ \omega^{(+)} = +\sqrt{f_0^2 + c^2 k_x^2} & \text{(onde de Poincaré positive)}, \\ \omega^{(-)} = -\sqrt{f_0^2 + c^2 k_x^2} & \text{(onde de Poincaré négative)}. \end{cases}

Distinguons les trois cas demandés :

  • Cas f_0 = 1 et f_0 = -1 : Puisque f_0 n'intervient que par son carré f_0^2 = (\pm 1)^2 = 1, les relations de dispersion sont rigoureusement identiques pour ces deux cas :

    \omega^{(0)} = 0, \qquad \omega^{(\pm)} = \pm \sqrt{1 + c^2 k_x^2}.

    Les branches non-constantes sont des hyperboles présentant un extremum en k_x = 0 valant \omega = \pm 1, avec des asymptotes de pentes \pm c pour k_x \to \pm\infty.

  • Cas f_0 = 0 : Le paramètre de Coriolis s'annule (situation équatoriale) :

    \omega^{(0)} = 0, \qquad \omega^{(\pm)} = \pm c |k_x|.

    En s'autorisant les fréquences négatives, les deux branches dynamiques forment simplement les deux droites sécantes \omega = c k_x et \omega = -c k_x.

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : bande interdite

Quelles gammes de pulsations correspondent à des bandes interdites ?

Voir l'indice

Identifier les intervalles de pulsation compris entre la branche nulle et les branches de Poincaré où aucun mode d'onde plane n'existe.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'ensemble des pulsations accessibles aux ondes planes propagatives (avec k_x, k_y \in \mathbb{R}) à partir de la relation de dispersion obtenue en Q27.
  2. En déduire les intervalles de pulsations pour lesquels aucun mode propagatif n'existe, en adoptant le cadre des pulsations positives et négatives introduit à la question Q29.
Voir la réponse courte

L'intervalle de pulsations |\omega| \in ]0, |f_0|[ ne contient aucun mode propagatif et constitue une bande interdite.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de dispersion établie à la question Q27, pour un vecteur d'onde réel \vec{k} = (k_x, k_y) \in \mathbb{R}^2, les trois branches de pulsations propres sont :

\omega^{(0)} = 0 \quad \text{et} \quad \omega^{(\pm)} = \pm \sqrt{f_0^2 + c^2 (k_x^2 + k_y^2)}.

Comme k_x^2 + k_y^2 \ge 0, les pulsations des ondes propagatives vérifient :

\begin{aligned} \omega^{(+)} &\in [\,|f_0|\,,\, +\infty\,[, \\ \omega^{(-)} &\in \,]-\infty\,,\, -|f_0|\,], \\ \omega^{(0)} &= 0. \end{aligned}

Les bandes interdites (gaps) correspondent aux gammes de pulsations pour lesquelles il n'existe aucune solution propagative avec (k_x, k_y) \in \mathbb{R}^2 (ce qui nécessiterait k_x^2 + k_y^2 < 0, conduisant à des ondes évanescentes).

En considérant l'ensemble de l'axe des fréquences (autorisant les fréquences négatives comme à la question Q29), il apparaît ainsi deux bandes interdites :

\boxed{\omega \in \,]-|f_0|\,,\, 0[\quad \text{et} \quad \omega \in \,]0\,,\, |f_0|[}

Si l'on restreint l'analyse aux pulsations physiques strictement positives \omega > 0, la bande interdite correspond à l'intervalle :

\boxed{\omega \in \,]0\,,\, |f_0|[}

Résultat

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3 · Le cas équatorial

Question 31

DifficileTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : invariant topologique, onde de kelvin

Expliquer en quoi l'équateur peut être vu comme une interface entre deux milieux homogènes de topologies différentes. Quelle est la conséquence étant donné les valeurs des invariants topologiques ?

Voir l'indice

Remarquer que f_0 > 0 dans l'hémisphère Nord et f_0 < 0 dans l'hémisphère Sud : l'équateur forme une ligne de séparation entre deux domaines à invariants topologiques opposés.

Voir la stratégie
  1. Identifier la grandeur physique qui change de signe à l'équateur et relier ce signe aux invariants topologiques des deux hémisphères.
  2. Appliquer le principe de correspondance volume-bord (analogue à celui vu pour la chaîne SSH aux questions 20 et 21) pour en déduire l'apparition de modes d'interface piégés à l'équateur.
Voir la réponse courte

Le signe de f s'inversant entre les hémisphères, l'équateur forme une interface topologique imposant des états de bord guidés.

Voir le corrigé complet

1. L'équateur comme interface topologique :

  • Au nord de l'équateur (y > 0, latitude \hat{\ell} > 0), le paramètre de Coriolis est strictement positif (f > 0). Dans l'approximation locale d'un plan f (f_0 > 0), les bandes d'ondes sont caractérisées par le jeu d'invariants topologiques :

    \left\{\mathscr{C}^{(-)}_N,\, \mathscr{C}^{(0)}_N,\, \mathscr{C}^{(+)}_N\right\} = \{+2,\, 0,\, -2\}.
  • Au sud de l'équateur (y < 0, latitude \hat{\ell} < 0), le paramètre de Coriolis devient négatif (f < 0). Le milieu est alors caractérisé par les invariants topologiques opposés :

    \left\{\mathscr{C}^{(-)}_S,\, \mathscr{C}^{(0)}_S,\, \mathscr{C}^{(+)}_S\right\} = \{-2,\, 0,\, +2\}.

L'équateur (y = 0, où f = 0) constitue ainsi l'interface séparant deux milieux continus ayant des invariants topologiques distincts.

2. Conséquence physique :

  • En vertu du principe de correspondance volume-bord (mis en évidence à la question 20 pour la chaîne SSH), une variation non nulle de l'invariant topologique à travers une interface (\Delta \mathscr{C} \neq 0) impose l'existence d'états localisés à cette interface.
  • Par conséquent, il apparaît nécessairement des ondes piégées au voisinage de l'équateur (modes équatoriaux de bord), guidées le long de la ligne équatoriale (direction zonale x) et dont l'amplitude décroît exponentiellement lorsqu'on s'en éloigne vers les pôles (direction méridienne y).
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Question 32

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : approximation du plan bêta, équation d'onde

Le problème reste invariant par translation selon la direction mais le terme brise l'invariance selon . On cherche donc désormais des solutions sous la forme :

Réécrire l'opérateur matriciel dans ces conditions.

Voir l'indice

Remplacer k_y par l'opérateur différentiel -i\partial/\partial y et f_0 par la fonction \beta y dans la matrice dynamique.

Voir la stratégie
  1. Partir du système d'équations de Saint-Venant linéarisé établi à la question 25, en remplaçant le paramètre de Coriolis par f(y) = \beta y.
  2. Injecter la forme d'onde imposée \underline{\Psi}(x,y,t) = \underline{\Psi}(y) \mathrm{e}^{i(k_x x - \omega t)}, pour laquelle \frac{\partial}{\partial t} \to -i\omega et \frac{\partial}{\partial x} \to ik_x, tandis que la dérivation selon y subsiste sous forme différentielle \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}y}.
  3. Mettre le système sous la forme d'un problème aux valeurs propres \mathbf{M}(y)\underline{\Psi}(y) = \omega \underline{\Psi}(y) et identifier l'opérateur matriciel \mathbf{M}(y).
Voir la réponse courte

L'invariance selon y étant rompue par f(y) = \beta y, l'opérateur matriciel intègre désormais l'opérateur différentiel \partial_y.

Voir le corrigé complet

Le système linéarisé (question 25) s'écrit avec f(y) = \beta y :

\begin{aligned} \frac{\partial \eta}{\partial t} + H\left(\frac{\partial u}{\partial x} + \frac{\partial v}{\partial y}\right) &= 0 \\ \frac{\partial u}{\partial t} - \beta y \, v + g \frac{\partial \eta}{\partial x} &= 0 \\ \frac{\partial v}{\partial t} + \beta y \, u + g \frac{\partial \eta}{\partial y} &= 0 \end{aligned}

En cherchant des solutions sous la forme \underline{\Psi}(x, y, t) = \begin{pmatrix} \underline{\eta}(y) \\ \underline{u}(y) \\ \underline{v}(y) \end{pmatrix} \mathrm{e}^{i(k_x x - \omega t)}, les dérivées temporelles et spatiales selon x deviennent :

\frac{\partial}{\partial t} \longrightarrow -i\omega \quad \text{et} \quad \frac{\partial}{\partial x} \longrightarrow ik_x

Le système d'équations scalaires devient :

\begin{aligned} -i\omega \underline{\eta} + H\left(i k_x \underline{u} + \frac{\mathrm{d}\underline{v}}{\mathrm{d}y}\right) = 0 &\iff \omega \underline{\eta} = H k_x \underline{u} - i H \frac{\mathrm{d}\underline{v}}{\mathrm{d}y} \\ -i\omega \underline{u} - \beta y \, \underline{v} + i g k_x \underline{\eta} = 0 &\iff \omega \underline{u} = g k_x \underline{\eta} + i \beta y \, \underline{v} \\ -i\omega \underline{v} + \beta y \, \underline{u} + g \frac{\mathrm{d}\underline{\eta}}{\mathrm{d}y} = 0 &\iff \omega \underline{v} = -i g \frac{\mathrm{d}\underline{\eta}}{\mathrm{d}y} - i \beta y \, \underline{u} \end{aligned}

Ce système se met sous la forme d'un problème aux valeurs propres pour l'opérateur matriciel différentiel \mathbf{M}(y) :

\mathbf{M}(y) \underline{\Psi}(y) = \omega \underline{\Psi}(y)

avec :

\boxed{\mathbf{M}(y) = \begin{pmatrix} 0 & H k_x & -i H \dfrac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}y} \\[8pt] g k_x & 0 & i \beta y \\[8pt] -i g \dfrac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}y} & -i \beta y & 0 \end{pmatrix}}

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Question 33

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
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Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : invariant topologique, onde de kelvin

En utilisant les acquis de la chaîne SSH (questions 19 à 21), compter le nombre de modes transitant dans chaque bande interdite des modes vues dans l'hypothèse de Kelvin où était constant et vérifier que ce nombre est compatible avec la différence des valeurs de l'invariant topologique . Quelles ondes correspondent aux modes topologiques recherchés ?

Voir l'indice

Observer sur la figure les deux courbes qui traversent continûment la bande interdite pour relier les bandes de volume Nord et Sud ; identifier l'onde de Kelvin et l'onde de Yanai.

Voir la stratégie
  1. Rappeler les deux bandes interdites mises en évidence dans l'approximation du plan f de Kelvin (question Q30), situées de part et d'autre de la bande géostrophique plate \omega = 0.
  2. Dénombrer sur le diagramme de dispersion de Matsuno les branches qui traversent continûment ces bandes interdites lorsque k_x varie.
  3. Relier ce nombre au saut de l'invariant topologique \mathscr{C} par correspondance volume-bord (analogue à la question Q20), puis identifier nommément les ondes associées.
Voir la réponse courte

Deux modes traversent le gap : l'onde de Kelvin équatoriale et l'onde mixte de gravité-Rossby (Yanai), conformément à \Delta\mathscr{C} = 2.

Voir le corrigé complet

Dans l'hypothèse de Lord Kelvin (f = f_0 = \text{cste}), le spectre est constitué de trois bandes : la bande de Poincaré négative (\omega \le -|f_0|), la bande géostrophique plate (\omega = 0) et la bande de Poincaré positive (\omega \ge |f_0|). Il apparaît ainsi deux bandes interdites :

  • la bande interdite inférieure : \omega \in \,]-|f_0|,\, 0[ ;
  • la bande interdite supérieure : \omega \in \,]0,\, |f_0|[.

Sur le diagramme de Matsuno (plan \beta équatorial), on constate que seules deux branches de dispersion franchissent continûment chacune de ces bandes interdites :

  • la droite en trait mixte \omega = c k_x, correspondant à l'onde de Kelvin ;
  • la courbe en trait plein épais, correspondant à l'onde de Yanai (onde mixte de Rossby-gravité).

Les autres modes (modes de Poincaré pour \omega^2 > \beta c et modes de Rossby au voisinage de \omega = 0 pour k_x < 0) restent cantonnés dans leurs bandes spectrales respectives.

On compte ainsi :

N = 2 \text{ modes transitant dans chaque bande interdite.}

D'après l'énoncé, les invariants topologiques des bandes valent :

\mathscr{C}^{(-)} = 2\,\operatorname{signe}(f_0), \quad \mathscr{C}^{(0)} = 0, \quad \mathscr{C}^{(+)} = -2\,\operatorname{signe}(f_0).

La différence des invariants topologiques entre deux bandes adjacentes séparées par une bande interdite s'écrit (en valeur absolue) :

\begin{aligned} \text{Bande interdite supérieure : } & |\Delta \mathscr{C}| = |\mathscr{C}^{(+)} - \mathscr{C}^{(0)}| = |-2\operatorname{signe}(f_0) - 0| = 2, \\ \text{Bande interdite inférieure : } & |\Delta \mathscr{C}| = |\mathscr{C}^{(0)} - \mathscr{C}^{(-)}| = |0 - 2\operatorname{signe}(f_0)| = 2. \end{aligned}

En vertu du principe de correspondance volume-bord établi pour la chaîne SSH (question Q20), le nombre d'états d'interface (ou de bord) protégés qui traversent une bande interdite est égal au saut de l'invariant topologique :

N = |\Delta \mathscr{C}| = 2.

L'observation graphique est donc en parfait accord avec la prédiction topologique.

\boxed{\text{Il transite } 2 \text{ modes par bande interdite, en accord avec } |\Delta \mathscr{C}| = 2 \text{ ; il s'agit de l'onde de Kelvin et de l'onde de Yanai.}}

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
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Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : onde de rossby, vitesse de phase

Les ondes de Rossby correspondent approximativement aux solutions du problème :

Évaluer la vitesse de phase de ces ondes et montrer qu'elle est toujours dirigée vers l'Ouest.

Voir l'indice

Calculer le rapport v_\varphi = \omega/k_x et constater que son signe est strictement négatif pour tout k_x, ce qui correspond à une propagation orientée vers l'Ouest.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition de la vitesse de phase v_\varphi d'une onde plane monochromatique se propageant selon la direction zonale x.
  2. Exprimer v_\varphi à partir de la relation de dispersion donnée pour les ondes de Rossby.
  3. Analyser le signe de cette vitesse en s'appuyant sur l'orientation du repère géographique terrestre défini à la section 1 de la partie II.
Voir la réponse courte

Calcul du rapport \omega/k_x : étant strictement négatif pour tout k_x, la vitesse de phase est toujours dirigée vers l'Ouest.

Voir le corrigé complet

La vitesse de phase le long de l'axe zonal (Ox) est définie par :

v_\varphi = \frac{\omega}{k_x}

En utilisant l'expression de la pulsation \omega(k_x) fournie pour les ondes de Rossby :

\omega = \frac{-\beta k_x}{k_x^2 + \frac{\beta}{c}(2n + 1)} \quad \text{avec} \quad n \in \mathbb{N}^*

on obtient directement :

\boxed{v_\varphi = -\frac{\beta}{k_x^2 + \frac{\beta}{c}(2n + 1)}}

Étudions le signe de cette vitesse :

  • Le paramètre \beta = \left.\frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}y}\right|_{y=0} = \frac{2\Omega}{R_{\text{Terre}}} est strictement positif.
  • La célérité c = \sqrt{gH} des ondes de gravité en eau peu profonde est strictement positive.
  • Pour tout n \in \mathbb{N}^*, on a 2n + 1 \ge 3 > 0, et pour tout k_x \in \mathbb{R}, le dénominateur vérifie :

    k_x^2 + \frac{\beta}{c}(2n + 1) > 0

Il en résulte que pour toute valeur du nombre d'onde k_x, on a :

v_\varphi < 0

D'après le système de coordonnées introduit à la question 22 (figure de la page 8), le vecteur unitaire \vec{e}_x est dirigé vers l'Est (sens trigonométrique selon la rotation terrestre). Une vitesse de phase algébrique négative selon \vec{e}_x implique donc que les surfaces d'onde se propagent invariablement dans le sens de -\vec{e}_x, c'est-à-dire vers l'Ouest.

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Question déjà tombée ailleurs

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Question 35

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
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Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : onde de rossby, vitesse de groupe

De même, évaluer la vitesse de groupe de ces ondes et montrer qu'elle change de signe pour une valeur caractéristique de définissant une longueur d'onde critique que l'on évaluera. En déduire la direction de propagation d'un paquet d'onde de Rossby en fonction de sa longueur d'onde.

Voir l'indice

Dériver \omega(k_x) par rapport à k_x, trouver la valeur k_c qui annule le numérateur et relier la direction du paquet d'ondes à la position de sa longueur d'onde par rapport à \lambda_c.

Voir la stratégie
  1. Calculer la vitesse de groupe v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k_x} par dérivation de la relation de dispersion des ondes de Rossby donnée à la question précédente.
  2. Déterminer la valeur critique de |k_x| annulant cette vitesse de groupe, puis en déduire l'expression de la longueur d'onde critique \lambda_c.
  3. Étudier le signe de v_g selon la position de \lambda par rapport à \lambda_c pour conclure sur le sens de propagation de l'énergie (vers l'Est ou vers l'Ouest).
Voir la réponse courte

Dérivation de \omega(k_x) : v_g s'annule et change de signe à la longueur d'onde critique \lambda_c = 2\pi\sqrt{c/(\beta(2n+1))}.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de dispersion approchée des ondes de Rossby (question Q34) :

\omega(k_x) = \frac{-\beta k_x}{k_x^2 + \frac{\beta}{c}(2n+1)} \quad \text{avec } n \in \mathbb{N}^*.

La vitesse de groupe s'obtient en dérivant la pulsation \omega par rapport au nombre d'onde zonal k_x :

\begin{aligned} v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k_x} &= \frac{-\beta \left[k_x^2 + \frac{\beta}{c}(2n+1)\right] - (-\beta k_x)(2k_x)}{\left[k_x^2 + \frac{\beta}{c}(2n+1)\right]^2} \\ &= \frac{-\beta k_x^2 - \frac{\beta^2}{c}(2n+1) + 2\beta k_x^2}{\left[k_x^2 + \frac{\beta}{c}(2n+1)\right]^2} \end{aligned}

d'où :

\boxed{v_g = \beta \, \frac{k_x^2 - \frac{\beta}{c}(2n+1)}{\left[k_x^2 + \frac{\beta}{c}(2n+1)\right]^2}}

Le dénominateur étant strictement positif, le signe de v_g est celui du numérateur k_x^2 - \frac{\beta}{c}(2n+1). La vitesse de groupe s'annule et change de signe pour une valeur caractéristique positive de |k_x| notée k_{x,c} :

k_{x,c} = \sqrt{\frac{\beta}{c}(2n+1)}.

La longueur d'onde spatiale selon l'axe zonal est \lambda = \frac{2\pi}{|k_x|}. La valeur k_{x,c} définit ainsi une longueur d'onde critique :

\boxed{\lambda_c = \frac{2\pi}{k_{x,c}} = 2\pi \sqrt{\frac{c}{\beta(2n+1)}}}

On en déduit la direction de propagation d'un paquet d'ondes de Rossby selon sa longueur d'onde :

  • Pour les grandes longueurs d'onde (\lambda > \lambda_c \iff |k_x| < k_{x,c}) :
    k_x^2 - \frac{\beta}{c}(2n+1) < 0, donc v_g < 0. Le paquet d'ondes transporte son énergie vers l'Ouest (dans le même sens que la vitesse de phase).
  • Pour les courtes longueurs d'onde (\lambda < \lambda_c \iff |k_x| > k_{x,c}) :
    k_x^2 - \frac{\beta}{c}(2n+1) > 0, donc v_g > 0. Le paquet d'ondes transporte son énergie vers l'Est (en sens opposé à la vitesse de phase).
  • Pour \lambda = \lambda_c : v_g = 0, le paquet d'ondes est stationnaire en énergie (extrémum de pulsation sur le diagramme de dispersion).

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Question déjà tombée ailleurs

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Question 36

DifficileTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : onde de kelvin

L'onde de Kelvin joue un rôle prépondérant dans le phénomène El Niño. Pourquoi est-elle responsable d'une accumulation d'eaux au large des côtes du Pérou ?

Voir l'indice

Considérer la vitesse de phase et de groupe de l'onde de Kelvin (\omega = ck_x \implies v_g = +c > 0) qui transporte sans dispersion l'énergie et les masses d'eau chaude vers l'Est, venant buter sur la côte ouest-américaine (Pérou).

Voir la stratégie
  1. Rappeler le sens et la nature de la propagation de l'onde de Kelvin à partir de sa relation de dispersion.
  2. Analyser le confinement équatorial (guidage) de cette onde.
  3. Relier la géographie du bassin pacifique et la présence de la barrière continentale sud-américaine (côtes du Pérou) à l'accumulation d'eau chaude caractéristique du phénomène El Niño.
Voir la réponse courte

L'onde de Kelvin équatoriale se propageant exclusivement vers l'Est (v_g > 0), elle draine les masses d'eau chaude vers les côtes péruviennes.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de dispersion établie par Matsuno et rappelée par l'énoncé, l'onde de Kelvin équatoriale vérifie :

\omega = c k_x \quad \text{avec} \quad c = \sqrt{gH} > 0.

Ses vitesses de phase et de groupe zonales sont donc identiques, constantes et positives :

v_\varphi = \frac{\omega}{k_x} = c > 0 \quad \text{et} \quad v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k_x} = c > 0.

L'axe (Ox) étant orienté vers l'Est le long de l'équateur (direction zonale), l'onde de Kelvin se propage exclusivement vers l'Est, de manière non dispersive. De plus, il s'agit d'un mode de bord topologique confiné au voisinage de l'équateur, dont l'amplitude décroît exponentiellement avec la latitude (en \mathrm{e}^{-\beta y^2 / (2c)}). L'équateur agit donc comme un guide d'onde parfait d'Ouest en Est sans déperdition latérale d'énergie.

Dans l'océan Pacifique, un affaiblissement des alizés à l'Ouest entraîne la genèse d'ondes de Kelvin équatoriales qui transportent d'importantes masses d'eaux chaudes de surface de l'océan Pacifique occidental (Indonésie) vers le Pacifique oriental.

Arrivée à l'extrémité orientale du bassin pacifique, l'onde rencontre le continent sud-américain :

\boxed{\text{La propagation unidirectionnelle vers l'Est conduit les masses d'eau chaude à buter et s'accumuler contre les côtes du Pérou.}}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet X-ENS Physique B PC 2026 ?

Surtout 2 chapitres : Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs (60 % des questions, partie I) et Dynamique des fluides parfaits (29 %, partie II). Plus ponctuellement : Référentiels non galiléens et forces d'inertie et Cinématique et dynamique du point.

Peut-on travailler le sujet X-ENS Physique B PC 2026 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 11 questions sur 36 (31 %) ne demandent que le programme de PCSI : Q1 à Q5, Q8 à Q12 et Q17. Avec les autres programmes de première année : 11 en MPSI, 10 en PTSI et 11 en MP2I.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet X-ENS Physique B PC 2026 ?

Environ 2 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet X-ENS Physique B PC 2026 ?

Q15 (onde évanescente), Q31 (invariant topologique), Q33 (invariant topologique) et Q36 (onde de kelvin), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet X-ENS Physique B PC 2026 ?

Questions de cours : Q3 (zone de brillouin), Q22 (équation d'euler) et Q23 (accélération de coriolis). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (principe fondamental de la dynamique), Q2 (relation de dispersion), Q5 (vitesse de phase), Q10 (relation de dispersion) et Q24 (force de coriolis).

Où gagner des points facilement dans le sujet X-ENS Physique B PC 2026 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (16 sur 36), par exemple : Q1 à Q6, Q8, Q11, Q12, Q16, Q22 à Q24, Q28, Q30 et Q34. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q9, Q10, Q17, Q26 et Q32.

Le sujet X-ENS Physique B PC 2026 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le jury qualifie l'épreuve de particulièrement discriminante, avec d'importantes difficultés dès les premières questions, et la majorité des candidats a traité un peu moins de la moitié des questions.

Faut-il des connaissances préalables en topologie pour traiter ce sujet ?

Non : toutes les notions nécessaires sont introduites et définies au fil de l'épreuve. Les matrices de Pauli en Q17, le nombre d'enroulement en Q19 et la correspondance volume-bord en Q20 s'obtiennent par un guidage pas à pas directement adossé aux équations de la mécanique.

Quel est le lien physique entre les deux parties du sujet ?

L'équateur terrestre joue le même rôle que l'interface de la chaîne dimérisée : le paramètre de Coriolis f s'y annule en changeant de signe (Q23), ce qui sépare deux hémisphères aux invariants topologiques opposés et force l'apparition de modes de bord guidés (Q31, Q33 et Q36).

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.