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Corrigé détaillé X ENS Physique PSI 2025

Phénomènes de transport, thermoélectricité et applications

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 15 questions sur 54. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 12 · PTSI 12 · MP2I 10 · TSI1 12 · BCPST1 10 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Diffusion et transferts thermiques, Électrocinétique et électronique, Électromagnétisme · 11 incontournables · 15 questions de première année
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Ce sujet très riche et formateur aborde l'ensemble des phénomènes de transport microscopiques et macroscopiques au sein de conducteurs métalliques, depuis le modèle de Drude et l'effet de peau jusqu'au couplage thermoélectrique (effets Seebeck, Peltier et Thomson). La seconde partie valorise ces concepts dans un cadre expérimental et métrologique moderne, en comparant les thermorésistances de platine (montages en pont de Wheatstone passif puis actif à ALI) aux capteurs thermocouples. D'un niveau d'exigence conceptuelle élevé mais très progressif, cette épreuve constitue un support d'entraînement incontournable sur les équations de diffusion, l'irréversibilité thermodynamique locale (production d'entropie) et le traitement du signal associé aux capteurs.

Difficulté
Moyen, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

11 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

28 questions rapides et accessibles · 7 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (28) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

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Sommaire

54 questions
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Partie I : Transport de charge et de chaleur dans un matériau métallique

I.A · Transport de charge en régime continu

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : modèle de drude, conduction électrique, ordre de grandeur

Par un raisonnement en ordres de grandeur, justifier que, dans un métal, les propriétés de conduction électrique sont essentiellement dues aux électrons.

Voir l'indice

Comparer la masse d'un électron à celle d'un proton ou d'un ion du réseau pour évaluer l'inertie respective des porteurs de charge.

Voir la stratégie

Pour comparer la contribution respective des différentes charges au transport de courant :

  1. Identifier les deux types de charges présentes dans le métal : les électrons de conduction et les ions du réseau cristallin.
  2. Comparer leur inertie via le rapport des masses à partir des données de l'énoncé.
  3. Rappeler l'état physique du système (réseau cristallin solide bloquant le déplacement macroscopique des ions).
Voir la réponse courte

L'inertie des électrons est bien plus faible que celle des ions (m_{\mathrm{e}} \ll M_{\mathrm{ion}}), d'où une mobilité électronique prépondérante.

Voir le corrigé complet

Un métal est constitué d'un réseau périodique d'ions positifs et d'un gaz d'électrons de conduction délocalisés.

Sous l'effet d'un champ électrique \vec{E}, une particule de charge q et de masse M subit une force électrique \vec{F} = q\vec{E}, ce qui lui confère une accélération caractéristique :

a = \frac{|q| E}{M}

Comparons l'accélération d'un électron et celle d'un ion métallique du réseau :

  • la masse de l'électron vaut m_e \simeq 9,1 \times 10^{-31}\text{ kg} ;
  • la masse d'un ion métallique (composé de A nucléons, où A \ge 1) vaut au minimum m_p \simeq 1,7 \times 10^{-27}\text{ kg}, et pour un métal typique comme le cuivre (A \simeq 63,5), M_{\text{ion}} \simeq A\, m_p \sim 10^{-25}\text{ kg}.

Le rapport des masses met en évidence une différence d'inertie considérable :

\frac{M_{\text{ion}}}{m_e} \sim 10^4 \text{ à } 10^5

L'inertie des ions est donc 10^4 à 10^5 fois plus grande que celle des électrons. De surcroît, les ions sont fortement liés entre eux aux nœuds du réseau cristallin solide et ne peuvent pas se déplacer macroscopiquement (ils ne font qu'osciller autour de leur position d'équilibre).

\boxed{\text{La conduction électrique dans un métal est quasi-exclusivement assurée par les électrons délocalisés.}}

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : modèle de drude, mobilité électronique, régime permanent

Établir l'équation régissant l'évolution temporelle de la vitesse d'un électron dans le barreau cylindrique conducteur. En régime permanent, montrer que la vitesse d'un électron et le champ électrique dans le barreau cylindrique, sont proportionnels. On appellera mobilité ce coefficient de proportionnalité positif. On le notera , et on l'exprimera en fonction de , , et . On négligera les effets du champ de pesanteur.

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à un électron soumis à la force électrostatique et au frottement visqueux -m\vec{v}/\tau, puis poser le régime stationnaire.

Voir la réponse courte

PFD appliqué à l'électron avec force de Lorentz et frottement fluide : en régime permanent, \vec{v} = -\mu \vec{E} avec \mu = e\tau/m.

Voir le corrigé complet

On étudie le mouvement d'un électron de conduction, de masse m et de charge q = -e, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.

L'électron est soumis à :

  • la force électrique : \vec{F}_e = -e\,\vec{E} ;
  • la force de frottement visqueux modélisant l'effet des collisions sur le réseau : \vec{f}_{\mathrm{v}} = -\frac{m}{\tau}\,\vec{v} ;
  • la force de pesanteur, négligée conformément aux consignes.

D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'électron :

m\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -e\,\vec{E} - \frac{m}{\tau}\,\vec{v}

En divisant par la masse m, on obtient l'équation différentielle régissant l'évolution temporelle de la vitesse :

\boxed{\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} + \frac{\vec{v}}{\tau} = -\frac{e}{m}\,\vec{E}}

En régime permanent, la vitesse moyenne de dérive devient constante, soit \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \vec{0}. L'équation précédente donne alors :

\vec{v} = -\frac{e\tau}{m}\,\vec{E}

La vitesse \vec{v} et le champ électrique \vec{E} sont donc colinéaires et de sens opposés. En introduisant la mobilité \mu définie comme un coefficient de proportionnalité positif tel que \vec{v} = -\mu\,\vec{E}, il vient :

\boxed{\mu = \frac{e\tau}{m}}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : loi d'ohm locale, conductivité électrique, modèle de drude

En déduire une expression de la conductivité du métal en régime permanent , en fonction de , , et .

Voir l'indice

Relier la densité volumique de courant \vec{j} à la vitesse moyenne \vec{v} par \vec{j} = -n e \vec{v}, puis identifier avec la loi d'Ohm locale \vec{j} = \gamma_0 \vec{E}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur densité volumique de courant de conduction \vec{j} transporté par les électrons à partir de leur vitesse d'entraînement \vec{v}.
  2. Injecter l'expression de \vec{v} obtenue à la question 2 et identifier le coefficient de proportionnalité avec la loi d'Ohm locale \vec{j} = \gamma_0 \vec{E}.
Voir la réponse courte

Densité de courant \vec{j} = -ne\vec{v} = \gamma_0 \vec{E}, d'où l'expression de la conductivité statique de Drude \gamma_0 = n e^2 \tau / m.

Voir le corrigé complet

Les porteurs de charge responsables de la conduction sont les électrons libres, de densité volumique n, de charge -e et de vitesse d'ensemble \vec{v}. Le vecteur densité volumique de courant s'écrit donc :

\vec{j} = -n e \vec{v}.

En utilisant la relation entre vitesse d'entraînement et champ électrique établie à la question 2, \vec{v} = -\frac{e\tau}{m}\vec{E}, il vient :

\begin{aligned} \vec{j} &= -n e \left(-\frac{e\tau}{m}\vec{E}\right) \\ &= \frac{n e^2 \tau}{m}\vec{E}. \end{aligned}

Par identification avec la loi d'Ohm locale en régime permanent \vec{j} = \gamma_0 \vec{E}, on en déduit l'expression de la conductivité statique (formule de Drude) :

\boxed{\gamma_0 = \frac{n e^2 \tau}{m}}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : résistance électrique, loi d'ohm, conducteur cylindrique

Exprimer alors la résistance électrique du barreau métallique reliant les deux solides, et , en fonction de et des paramètres géométriques.

Voir l'indice

Intégrer le champ électrique et le flux de courant sur la géométrie cylindrique du barreau de longueur \ell et de section S = \pi a^2.

Voir la réponse courte

Intégration du champ et du courant dans le barreau cylindrique de section S = \pi a^2 : R_{\mathrm{el}} = \ell / (\gamma_0 \pi a^2).

Voir le corrigé complet

En régime permanent continu, le champ électrique au sein du barreau conducteur cylindrique de longueur \ell, orienté selon l'axe (\mathrm{O}x), est uniforme et relié à la différence de potentiel V_1 - V_2 par :

\vec{E} = \frac{V_1 - V_2}{\ell}\,\vec{u}_x.

D'après la loi d'Ohm locale établie à la question précédente (\vec{j} = \gamma_0 \vec{E}), le vecteur densité volumique de courant est uniforme et axial :

\vec{j} = \gamma_0\,\frac{V_1 - V_2}{\ell}\,\vec{u}_x.

L'intensité I du courant électrique traversant une section droite du barreau, d'aire S = \pi a^2, s'écrit :

I = \iint_{S} \vec{j}\cdot\mathrm{d}\vec{S} = j\,S = \gamma_0\,\pi a^2\,\frac{V_1 - V_2}{\ell}.

Par définition de la résistance électrique R_{\mathrm{el}} = \frac{V_1 - V_2}{I}, on en déduit :

\boxed{R_{\mathrm{el}} = \frac{\ell}{\gamma_0\,\pi a^2}}

Résultat

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I.B · Transport de charge en régime lentement variable

Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : conductivité complexe, modèle de drude, régime sinusoïdal forcé

Retrouver l'expression de dans le cas d'une sollicitation du barreau métallique par un champ électrique sinusoïdal.

Voir l'indice

Passer le principe fondamental de la dynamique en notation complexe avec une dépendance temporelle en \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t} pour exprimer la vitesse complexe \underline{\vec{v}}.

Voir la réponse courte

PFD en régime sinusoïdal complexe : (i\omega + 1/\tau)\underline{\vec{v}} = -e\underline{\vec{E}}/m, d'où \underline{\gamma}(\omega) = \gamma_0 / (1 + i\omega\tau).

Voir le corrigé complet

D'après la question 2, le mouvement d'un électron de conduction soumis à un champ électrique \vec{E}(t) est régi par l'équation différentielle :

\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} + \frac{\vec{v}}{\tau} = -\frac{e}{m}\,\vec{E}

En régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega, avec la convention de dépendance temporelle en \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}, les grandeurs vectorielles sont associées à des amplitudes complexes telles que :

\vec{v}(t) = \underline{\vec{v}}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t} \quad \text{et} \quad \vec{E}(t) = \underline{\vec{E}}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}

L'opérateur de dérivation temporelle \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} se traduit par une multiplication par \mathrm{i}\omega. L'équation du mouvement devient :

\left(\mathrm{i}\omega + \frac{1}{\tau}\right)\underline{\vec{v}} = -\frac{e}{m}\,\underline{\vec{E}}

soit :

\underline{\vec{v}} = -\frac{e\tau}{m(1 + \mathrm{i}\omega\tau)}\,\underline{\vec{E}}

Le vecteur densité volumique de courant s'écrit \underline{\vec{j}} = -n e\,\underline{\vec{v}}, d'où :

\underline{\vec{j}} = \frac{n e^2 \tau}{m(1 + \mathrm{i}\omega\tau)}\,\underline{\vec{E}}

En identifiant avec la loi d'Ohm locale en régime harmonique, \underline{\vec{j}} = \underline{\gamma}(\omega)\,\underline{\vec{E}}, et en utilisant l'expression de la conductivité statique \gamma_0 = \frac{n e^2 \tau}{m} établie à la question 3, on retrouve :

\boxed{\underline{\gamma}(\omega) = \frac{\gamma_0}{1 + \mathrm{i}\omega\tau}}

Résultat

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Question 6

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : pulsation plasma, conservation de la charge, équation de maxwell-gauss

En exploitant les équations locales de l'électromagnétisme en notation complexe, montrer que la densité volumique de charge en un point du conducteur vérifie l'équation suivante :

avec une pulsation caractéristique dont on déterminera l'expression en fonction de , , et .

Voir l'indice

Combiner la conservation de la charge \operatorname{div}\vec{j} + \frac{\partial \rho}{\partial t} = 0, l'équation de Maxwell-Gauss et l'équation du mouvement déduite de la dynamique des porteurs.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équation de Maxwell-Gauss et l'équation de conservation de la charge sous forme locale en notation complexe.
  2. Relier le courant électrique au champ électrique à l'aide de la loi d'Ohm locale dynamique \underline{\vec{j}} = \underline{\gamma}(\omega)\,\underline{\vec{E}} obtenue à la question précédente.
  3. Combiner ces relations pour former une équation algébrique en \underline{\rho}, puis transcrire en régime temporel avec la correspondance \mathrm{i}\omega \leftrightarrow \frac{\partial}{\partial t}.
Voir la réponse courte

Équation de mouvement couplée à la conservation de la charge et Maxwell-Gauss : \ddot{\rho} + \dot{\rho}/\tau + \omega_{\mathrm{p}}^2 \rho = 0 avec \omega_{\mathrm{p}} = \sqrt{n e^2 / (m \varepsilon_0)}.

Voir le corrigé complet

Considérons les grandeurs en notation complexe avec une dépendance temporelle en \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t} :

  • L'équation de Maxwell-Gauss s'écrit :

    \mathrm{div}\,\underline{\vec{E}} = \frac{\underline{\rho}}{\varepsilon_0}
  • L'équation locale de conservation de la charge s'écrit :

    \mathrm{div}\,\underline{\vec{j}} + \frac{\partial \underline{\rho}}{\partial t} = 0 \iff \mathrm{div}\,\underline{\vec{j}} + \mathrm{i}\omega\,\underline{\rho} = 0
  • La loi d'Ohm locale en régime harmonique relie \underline{\vec{j}} et \underline{\vec{E}} via la conductivité dynamique établie à la question 5 :

    \underline{\vec{j}} = \underline{\gamma}(\omega)\,\underline{\vec{E}} = \frac{\gamma_0}{1 + \mathrm{i}\omega\tau}\,\underline{\vec{E}}

En prenant la divergence de la loi d'Ohm locale :

\mathrm{div}\,\underline{\vec{j}} = \frac{\gamma_0}{1 + \mathrm{i}\omega\tau}\,\mathrm{div}\,\underline{\vec{E}} = \frac{\gamma_0}{\varepsilon_0(1 + \mathrm{i}\omega\tau)}\,\underline{\rho}

En injectant ce résultat dans l'équation de conservation de la charge, on obtient :

\frac{\gamma_0}{\varepsilon_0(1 + \mathrm{i}\omega\tau)}\,\underline{\rho} + \mathrm{i}\omega\,\underline{\rho} = 0

En multipliant par \frac{1 + \mathrm{i}\omega\tau}{\tau} (avec \tau \neq 0) :

(\mathrm{i}\omega)^2\,\underline{\rho} + \frac{1}{\tau}\,(\mathrm{i}\omega)\,\underline{\rho} + \frac{\gamma_0}{\varepsilon_0\tau}\,\underline{\rho} = 0

En effectuant la correspondance avec le domaine temporel (\mathrm{i}\omega \leftrightarrow \frac{\partial}{\partial t} et (\mathrm{i}\omega)^2 \leftrightarrow \frac{\partial^2}{\partial t^2}), la densité volumique de charge \rho(\mathrm{M}, t) vérifie :

\frac{\partial^2 \rho}{\partial t^2}(\mathrm{M}, t) + \frac{1}{\tau} \frac{\partial \rho}{\partial t}(\mathrm{M}, t) + \omega_{\mathrm{p}}^2\,\rho(\mathrm{M}, t) = 0

avec :

\omega_{\mathrm{p}}^2 = \frac{\gamma_0}{\varepsilon_0\tau}

En remplaçant la conductivité statique par son expression issue de la question 3, \gamma_0 = \frac{n e^2 \tau}{m} :

\omega_{\mathrm{p}}^2 = \frac{n e^2 \tau}{m \varepsilon_0 \tau} = \frac{n e^2}{m \varepsilon_0}
\boxed{\omega_{\mathrm{p}} = \sqrt{\frac{n e^2}{m \varepsilon_0}}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 7

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux ; Structure de la matière › Cristallographie

Notions : pulsation plasma, ordre de grandeur, réseau cristallin

Donner un ordre de grandeur du paramètre de maille dans un métal. En supposant que chaque atome du réseau cristallin donne un électron de conduction, en déduire une estimation numérique de la densité électronique dans un métal. Pour un conducteur de bonne qualité, comme le cuivre, évaluer numériquement un ordre de grandeur de et de .

Voir l'indice

Prendre pour paramètre de maille une distance interatomique typique de l'ordre de 0,2 à 0,3\text{ nm} pour évaluer n \sim 1/a^3, puis exploiter \gamma_0 pour trouver \tau.

Voir la stratégie
  1. Estimer le volume moyen par atome à partir du paramètre de maille a, typiquement de l'ordre de quelques dixièmes de nanomètre, pour en déduire la densité volumique électronique n.
  2. Exprimer le temps de collision \tau à partir de la formule de Drude établie à la question Q3 (\gamma_0 = \frac{n e^2 \tau}{m}) et calculer son ordre de grandeur avec les données du cuivre.
  3. Calculer la pulsation plasma \omega_{\mathrm{p}} à l'aide de l'expression trouvée à la question Q6 (\omega_{\mathrm{p}} = \sqrt{\frac{n e^2}{m \varepsilon_0}}), en utilisant la valeur de \varepsilon_0 fournie dans l'énoncé.
Voir la réponse courte

Avec a \approx 0,3\text{ nm}, n \approx 10^{28}\text{ m}^{-3}, on en déduit \tau \approx 10^{-14}\text{ s} et \omega_{\mathrm{p}} \approx 10^{16}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}.

Voir le corrigé complet

1. Ordre de grandeur du paramètre de maille et de la densité électronique

Dans un cristal métallique, le paramètre de maille a est de l'ordre de dimension des distances interatomiques :

a \sim 0{,}2 \text{ à } 0{,}4\text{ nm} \sim 3 \times 10^{-10}\text{ m}.

En supposant qu'un atome occupe un volume V_{\mathrm{at}} \sim a^3 et libère un unique électron de conduction, la densité volumique d'électrons libres n s'écrit :

n \sim \frac{1}{a^3} \sim \frac{1}{(3 \times 10^{-10})^3} \approx 3{,}7 \times 10^{28}\text{ m}^{-3} \sim 10^{28} \text{ à } 10^{29}\text{ m}^{-3}.

Pour la suite des évaluations numériques, on retient l'ordre de grandeur classique :

\boxed{n \sim 10^{29}\text{ m}^{-3}} \quad (\text{ou } n \approx 8 \times 10^{28}\text{ m}^{-3}\text{ pour le cuivre}).

2. Ordre de grandeur du temps de collision \tau pour le cuivre

D'après l'expression de la conductivité statique de Drude (question Q3) :

\gamma_0 = \frac{n e^2 \tau}{m} \implies \tau = \frac{m \gamma_0}{n e^2}.

Avec les données de l'énoncé pour le cuivre (\gamma_0 \simeq 6{,}0 \times 10^7\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}, m = m_e \simeq 9{,}1 \times 10^{-31}\text{ kg}, e \simeq 1{,}6 \times 10^{-19}\text{ C}) et n \sim 10^{29}\text{ m}^{-3} :

\begin{aligned} \tau &\sim \frac{9{,}1 \times 10^{-31} \times 6{,}0 \times 10^7}{10^{29} \times (1{,}6 \times 10^{-19})^2} \\ &\sim \frac{5{,}5 \times 10^{-23}}{2{,}6 \times 10^{-9}} \approx 2{,}1 \times 10^{-14}\text{ s}. \end{aligned}

Soit, en conservant un seul chiffre significatif :

\boxed{\tau \sim 2 \times 10^{-14}\text{ s} \sim 10^{-14}\text{ s}.}

3. Ordre de grandeur de la pulsation plasma \omega_{\mathrm{p}}

D'après la question Q6, la pulsation plasma est donnée par :

\omega_{\mathrm{p}} = \sqrt{\frac{n e^2}{m \varepsilon_0}} = \sqrt{\frac{\gamma_0}{\varepsilon_0 \tau}}.

Avec \varepsilon_0 \simeq 10^{-11}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1} (valeur fixée dans le formulaire de l'énoncé) :

\begin{aligned} \omega_{\mathrm{p}} &\sim \sqrt{\frac{6{,}0 \times 10^7}{10^{-11} \times 2{,}1 \times 10^{-14}}} = \sqrt{\frac{6{,}0 \times 10^7}{2{,}1 \times 10^{-25}}} \approx \sqrt{2{,}9 \times 10^{32}} \approx 1{,}7 \times 10^{16}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}. \end{aligned}

Soit, avec un chiffre significatif :

\boxed{\omega_{\mathrm{p}} \sim 2 \times 10^{16}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \sim 10^{16}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}.}

Résultat

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Question 8

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : facteur de qualité, oscillateur amorti, neutralité électrique locale

Déterminer alors l'expression du facteur de qualité de l'oscillateur amorti décrit par l'équation (2) et une valeur numérique de ce dernier. Représenter graphiquement l'allure de la densité volumique de charge en fonction du temps, en supposant les conditions initiales suivantes : et . En déduire que lorsque , la densité de charge au point peut être considérée comme nulle.

Voir l'indice

Identifier l'équation différentielle à celle d'un oscillateur amorti sous la forme canonique \ddot{\rho} + \frac{\omega_0}{Q}\dot{\rho} + \omega_0^2\rho = 0.

Voir la stratégie
  1. Identifier les paramètres canoniques de l'oscillateur harmonique amorti du second ordre à partir de l'équation différentielle (2).
  2. Calculer la valeur numérique de Q à l'aide des ordres de grandeur déterminés à la question précédente (Q7).
  3. Établir la forme analytique de \rho(t) pour le régime pseudo-périodique (Q \gg 1/2) afin de tracer fidèlement son allure avec les conditions initiales imposées.
  4. Comparer la durée caractéristique d'atténuation du régime transitoire (2\tau) à la période T de l'onde dans l'approximation \omega\tau \ll 1.
Voir la réponse courte

Identification d'un oscillateur amorti de facteur Q = \omega_{\mathrm{p}}\tau \approx 10^2 : à basse fréquence (\omega\tau \ll 1), la charge se neutralise quasi instantanément.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle (2) s'écrit sous la forme canonique d'un oscillateur amorti :

\frac{\partial^2 \rho}{\partial t^2} + \frac{\omega_0}{Q}\frac{\partial \rho}{\partial t} + \omega_0^2 \rho = 0

Par identification avec \frac{\partial^2 \rho}{\partial t^2} + \frac{1}{\tau}\frac{\partial \rho}{\partial t} + \omega_{\mathrm{p}}^2 \rho = 0, la pulsation propre est \omega_0 = \omega_{\mathrm{p}}, et le terme d'amortissement s'identifie à :

\frac{\omega_{\mathrm{p}}}{Q} = \frac{1}{\tau} \implies \boxed{Q = \omega_{\mathrm{p}}\tau}

D'après les ordres de grandeur obtenus à la question Q7 pour le cuivre (\omega_{\mathrm{p}} \sim 2 \times 10^{16}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} et \tau \sim 2 \times 10^{-14}\text{ s}) :

Q \sim (2 \times 10^{16}) \times (2 \times 10^{-14}) \implies \boxed{Q \sim 4 \times 10^2}

Comme Q \gg \frac{1}{2}, le régime libre est pseudo-périodique sous-amorti.

L'équation caractéristique associée s'écrit r^2 + \frac{r}{\tau} + \omega_{\mathrm{p}}^2 = 0. Le discriminant est négatif :

\Delta = \frac{1}{\tau^2} - 4\omega_{\mathrm{p}}^2 = -4\omega_{\mathrm{p}}^2\left(1 - \frac{1}{4Q^2}\right) < 0

La pseudo-pulsation s'écrit \Omega = \omega_{\mathrm{p}}\sqrt{1 - \frac{1}{4Q^2}} \approx \omega_{\mathrm{p}}, et la solution générale est :

\rho(t) = \mathrm{e}^{-\frac{t}{2\tau}}\left(A \cos(\Omega t) + B \sin(\Omega t)\right)

Avec les conditions initiales :

\begin{aligned} \rho(0) &= A = \rho_0 \\ \frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}t}(0) &= -\frac{A}{2\tau} + \Omega B = 0 \implies B = \frac{\rho_0}{2\Omega\tau} \approx \frac{\rho_0}{2Q} \ll \rho_0 \end{aligned}

On obtient ainsi :

\rho(t) \approx \rho_0\,\mathrm{e}^{-\frac{t}{2\tau}} \cos(\omega_{\mathrm{p}} t)

La densité volumique oscille à la pulsation \omega_{\mathrm{p}} à l'intérieur d'une enveloppe exponentielle amortie de constante de temps 2\tau, avec une tangente horizontale en t=0.

Conséquence pour \omega\tau \ll 1 :
La durée caractéristique d'extinction du régime transitoire de charge est de l'ordre de :

\tau_{\mathrm{rel}} = 2\tau \sim 10^{-14}\text{ s}

La période d'évolution temporelle imposée par la sollicitation extérieure est T = \frac{2\pi}{\omega}. La condition \omega\tau \ll 1 implique donc :

T \gg 2\pi\tau > \tau_{\mathrm{rel}}

À l'échelle de variation des grandeurs du régime alternatif, toute inhomogénéité locale de charge se dissipe quasi instantanément par relaxation diélectrique. En régime permanent établi, la solution forcée est nulle car l'équation (2) ne comporte aucun terme source volumique. Ainsi, en tout point intérieur du conducteur :

\boxed{\rho(\mathrm{M}, t) = 0}

Le conducteur est localement neutre en volume.

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : conservation de la charge, symétrie et invariances, divergence

Dans cette approximation, justifier que le vecteur densité volumique de courant ne dépend pas de la coordonnée , définie par l'axe de révolution du barreau cylindrique conducteur. Expliquer également pourquoi est indépendant de .

Voir l'indice

Utiliser la nullité de \rho pour déduire \operatorname{div}\vec{j} = 0, puis invoquer la symétrie cylindrique du problème pour éliminer les dépendances en \theta et x.

Voir la stratégie
  1. Exploiter l'équation locale de conservation de la charge dans l'approximation \rho(\mathrm{M}, t) = 0 pour établir l'indépendance de j_x vis-à-vis de x.
  2. Utiliser les invariances géométriques du cylindre et des conditions aux limites pour justifier l'indépendance vis-à-vis de \theta.
Voir la réponse courte

Avec \rho = 0, \operatorname{div}\vec{j} = \partial j_x/\partial x = 0 rend j_x indépendant de x ; l'invariance par rotation impose l'indépendance en \theta.

Voir le corrigé complet

Dans l'approximation du régime lentement variable (\omega\tau \ll 1), la densité volumique de charge est nulle au sein du conducteur d'après la question 8 : \rho(\mathrm{M}, t) = 0.

L'équation locale de conservation de la charge s'écrit :

\operatorname{div}\vec{j} + \frac{\partial \rho}{\partial t} = 0 \implies \operatorname{div}\vec{j} = 0.

Le vecteur densité volumique de courant étant purement axial, \vec{j} = j_x(r,\theta,x,t)\,\vec{e}_x, la divergence en coordonnées cylindriques se réduit à :

\operatorname{div}\vec{j} = \frac{\partial j_x}{\partial x} = 0.

On en déduit que :

\boxed{j_x \text{ ne dépend pas de la coordonnée } x.}

Par ailleurs, le barreau est un cylindre de révolution d'axe (\mathrm{O}x), constitué d'un matériau homogène et isotrope. Le système physique ainsi que les conditions aux limites (sollicitation électrique appliquée sur les sections extrêmes orthogonales à l'axe) sont invariants par toute rotation d'un angle \theta quelconque autour de l'axe (\mathrm{O}x). D'après le principe de Curie, la distribution de courant présente les mêmes invariances que ses causes :

\boxed{j_x \text{ est indépendant de l'angle } \theta.}

En conclusion, la densité volumique de courant ne dépend que de la distance radiale r et du temps t : \vec{j} = j_x(r, t)\,\vec{e}_x.

Résultat

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Question 10

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
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  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : effet de peau, équation de diffusion, courant de déplacement

Montrer que la densité volumique de courant vérifie l'équation suivante :

On justifiera notamment pourquoi on peut négliger le courant de déplacement devant le courant de conduction . Donner le type de cette équation aux dérivées partielles.

Voir l'indice

Appliquer le rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday en négligeant le courant de déplacement \vec{j}_{\mathrm{d}} devant le courant de conduction \vec{j}.

Voir la stratégie
  1. Justifier la négligence du courant de déplacement devant le courant de conduction en comparant leurs ordres de grandeur sous l'hypothèse \omega\tau \ll 1.
  2. Appliquer le rotationnel à la loi d'Ohm locale et combiner les équations de Maxwell-Faraday et Maxwell-Ampère en tenant compte de \operatorname{div}\vec{j} = 0.
  3. Projeter sur l'axe (\mathrm{O}x) et identifier la nature de l'équation aux dérivées partielles obtenue.
Voir la réponse courte

Rotationnel de Maxwell-Faraday et Maxwell-Ampère dans l'ARQS (\vec{j}_{\mathrm{d}} \ll \vec{j}) avec la loi d'Ohm : obtention de l'équation de diffusion magnétique.

Voir le corrigé complet

Puisque \omega\tau \ll 1, la conductivité dynamique se réduit à la conductivité statique : \underline{\gamma}(\omega) \simeq \gamma_0, d'où la loi d'Ohm locale instantanée :

\vec{j} = \gamma_0 \vec{E}.

Le courant de déplacement s'écrit \vec{j}_{\mathrm{d}} = \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}. En régime harmonique de pulsation \omega, le rapport des amplitudes vaut :

\frac{\|\vec{j}_{\mathrm{d}}\|}{\|\vec{j}\|} \sim \frac{\varepsilon_0 \omega}{\gamma_0} = \frac{\varepsilon_0 \omega m}{n e^2 \tau} = \frac{\omega}{\omega_{\mathrm{p}}^2 \tau} = \frac{\omega\tau}{(\omega_{\mathrm{p}}\tau)^2} = \frac{\omega\tau}{Q^2}.

D'après les questions 7 et 8, Q \approx 4\times 10^2 \gg 1 et \omega\tau \ll 1. Numériquement, pour le cuivre :

\frac{\varepsilon_0}{\gamma_0} \approx \frac{10^{-11}}{6,0\times 10^7} \approx 1,7\times 10^{-19}\text{ s},

ce qui entraîne \frac{\varepsilon_0 \omega}{\gamma_0} \ll 1 pour toute pulsation vérifiant le domaine d'étude. On peut donc légitimement négliger le courant de déplacement :

\vec{j}_{\mathrm{d}} \ll \vec{j}.

L'équation de Maxwell-Ampère se simplifie alors en :

\vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0 \vec{j}.

Prenons le rotationnel de la loi d'Ohm locale \vec{j} = \gamma_0 \vec{E} et utilisons l'équation de Maxwell-Faraday \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} :

\vec{\operatorname{rot}}\vec{j} = \gamma_0 \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\gamma_0 \frac{\partial \vec{B}}{\partial t}.

Prenons à nouveau le rotationnel :

\vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{j}) = -\gamma_0 \frac{\partial}{\partial t}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{B}) = -\mu_0 \gamma_0 \frac{\partial \vec{j}}{\partial t}.

En utilisant l'identité vectorielle \vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{j}) = \vec{\operatorname{grad}}(\operatorname{div}\vec{j}) - \Delta\vec{j} et sachant que \operatorname{div}\vec{j} = 0 (d'après la question 9, le conducteur étant neutre en volume) :

-\Delta\vec{j} = -\mu_0 \gamma_0 \frac{\partial \vec{j}}{\partial t} \iff \Delta\vec{j} = \mu_0 \gamma_0 \frac{\partial \vec{j}}{\partial t}.

Comme \vec{j} = j_x(r,t)\vec{e}_x, la composante axiale du laplacien vectoriel s'identifie au laplacien scalaire de j_x, ce qui conduit directement à :

\boxed{\Delta j_x = \mu_0 \gamma_0 \frac{\partial j_x}{\partial t}}

Il s'agit d'une équation de diffusion (équation aux dérivées partielles linéaire d'ordre 2, de type parabolique), gouvernant la diffusion du champ électromagnétique et des courants dans le conducteur.

Résultat

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Question 11

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
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Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : effet de peau, épaisseur de peau, résistance équivalente

En adaptant la modélisation mise en œuvre à la question 4 et en utilisant le graphique de la figure 2, décrire le comportement de la résistance du barreau conducteur en fonction de la pulsation du courant qui le traverse. En particulier, on établira une expression de la résistance en fonction de la pulsation. On s'appuiera pour cela sur une modélisation simple du profil spatial de .

Voir l'indice

Modéliser la circulation du courant comme étant confinée dans une couronne périphérique d'épaisseur \delta, d'où une section efficace de passage réduite.

Voir la stratégie
  1. Interpréter les courbes de la figure 2 pour décrire le confinement du courant en surface à haute pulsation (effet de peau).
  2. Adopter un modèle simple de profil de courant (profil créneau sur une épaisseur \delta) pour évaluer la section efficace de conduction.
  3. Exprimer la résistance R(\omega) qui en découle et expliciter sa dépendance en \sqrt{\omega}.
Voir la réponse courte

Le courant est confiné sur l'épaisseur de peau \delta \propto 1/\sqrt{\omega}, restreignant la section utile et conduisant à R(\omega) \propto \sqrt{\omega}.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 2, la répartition spatiale de la densité de courant dépend fortement de l'épaisseur caractéristique \delta = \sqrt{\frac{2}{\mu_0 \gamma_0 \omega}} :

  • Pour les faibles pulsations telles que \delta \ge a, la densité volumique de courant j_x(r) est quasi-uniforme sur toute la section du barreau. Le courant occupe la section entière S = \pi a^2.
  • Lorsque la pulsation \omega augmente, \delta diminue. Le courant est alors refoulé vers la périphérie du conducteur (effet de peau) et s'annule rapidement au cœur du cylindre.

La diminution de la zone effectivement traversée par le courant entraîne une diminution de la section efficace conductrice, ce qui se traduit par une augmentation de la résistance du conducteur avec la pulsation \omega.

Pour quantifier ce phénomène en régime de fort effet de peau (\delta \ll a), modélisons simplement le profil spatial de j_x(r) par un profil créneau :

  • j_x(r) = 0 pour 0 \le r < a - \delta ;
  • j_x(r) = j_0 = \text{cte} dans la couche périphérique a - \delta \le r \le a.

La section efficace offerte au passage du courant s'écrit alors :

S_{\mathrm{eff}} = \pi a^2 - \pi(a - \delta)^2 = \pi \left(2a\delta - \delta^2\right) \underset{\delta \ll a}{\simeq} 2\pi a \delta

En adaptant la formule de la résistance établie à la question 4 (R = \frac{\ell}{\gamma_0 S}), on obtient :

\begin{aligned} R(\omega) &\simeq \frac{\ell}{\gamma_0 S_{\mathrm{eff}}} = \frac{\ell}{2\pi a \gamma_0 \delta} \\ &= \frac{\ell}{2\pi a \gamma_0} \sqrt{\frac{\mu_0 \gamma_0 \omega}{2}} = \frac{\ell}{2\pi a}\sqrt{\frac{\mu_0 \omega}{2\gamma_0}} \end{aligned}

En introduisant la résistance continue R_{\mathrm{el}} = \frac{\ell}{\gamma_0 \pi a^2}, cette résistance s'exprime également selon :

\boxed{R(\omega) \simeq R_{\mathrm{el}} \frac{a}{2\delta} = \frac{R_{\mathrm{el}}\, a}{2} \sqrt{\frac{\mu_0 \gamma_0 \omega}{2}}}

La résistance du barreau croît ainsi comme \sqrt{\omega} à haute fréquence.

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : équation des télégraphistes, loi d'ohm, ligne de transmission

Établir une relation entre les potentiels et , et avec le courant .

Voir l'indice

Appliquer la loi d'Ohm sur la résistance élémentaire \mathrm{d}R = \mathcal{R}\mathrm{d}x traversée par le courant I(x,t).

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi d'Ohm aux bornes de la résistance élémentaire \mathrm{d}R = \mathcal{R}\mathrm{d}x comprise entre les abscisses x et x+\mathrm{d}x.
  2. Préciser l'approximation à l'ordre 1 en \mathrm{d}x sur le courant traversant le résistor et exprimer la relation sous forme intégrée puis différentielle.
Voir la réponse courte

Loi des mailles sur une tranche \mathrm{d}x du conducteur : V(x+\mathrm{d}x,t) - V(x,t) = -\mathcal{R}\mathrm{d}x\, I(x,t), soit \partial V/\partial x = -\mathcal{R}I.

Voir le corrigé complet

Considérons le tronçon infinitésimal compris entre x et x+\mathrm{d}x. D'après le schéma de la figure 3, la composante série du conducteur est modélisée par une résistance élémentaire :

\mathrm{d}R = \mathcal{R}\,\mathrm{d}x.

Le courant traversant la résistance \mathrm{d}R est égal à I(x,t) à un terme d'ordre \mathrm{d}x près (le courant dérivé dans la capacité étant proportionnel à \mathrm{d}x). En négligeant les termes du second ordre en (\mathrm{d}x)^2, la loi d'Ohm appliquée à cette résistance s'écrit en convention récepteur :

V(x, t) - V(x+\mathrm{d}x, t) = \mathrm{d}R \cdot I(x, t) = \mathcal{R}\,\mathrm{d}x \, I(x, t).

On obtient ainsi la relation demandée :

\boxed{V(x+\mathrm{d}x, t) - V(x, t) = -\mathcal{R}\,I(x, t)\,\mathrm{d}x}

À la limite \mathrm{d}x \to 0, cette relation s'écrit sous forme différentielle :

\boxed{\frac{\partial V}{\partial x}(x, t) = -\mathcal{R}\,I(x, t)}

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : équation de diffusion, ligne de transmission, analyse dimensionnelle

En déduire alors que le potentiel vérifie une équation de diffusion, faisant intervenir un coefficient de diffusion, noté , dont on déterminera l'expression et la dimension.

Voir l'indice

Exprimer le courant de fuite à travers \mathrm{d}C via la loi des nœuds pour obtenir \frac{\partial I}{\partial x} = -\Gamma\frac{\partial V}{\partial t}, puis combiner avec le résultat précédent.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi des nœuds à la cellule élémentaire pour relier la variation spatiale du courant \frac{\partial I}{\partial x} à la dérivée temporelle du potentiel \frac{\partial V}{\partial t} via la capacité linéique.
  2. Éliminer l'intensité I(x,t) en combinant cette équation avec la relation spatiale obtenue à la question précédente.
  3. Identifier le coefficient de diffusion D sous la forme canonique de l'équation de la diffusion et déterminer sa dimension à partir des grandeurs électrocinétiques.
Voir la réponse courte

Loi des nœuds \partial I/\partial x = -\mathcal{C}\partial V/\partial t combinée à la loi des mailles : \partial^2 V/\partial x^2 = \mathcal{R}\mathcal{C}\partial V/\partial t, avec D = 1/(\mathcal{R}\mathcal{C}).

Voir le corrigé complet

Considérons l'élément infinitésimal de câble compris entre x et x+\mathrm{d}x. Le courant dérivé vers la masse à travers la capacité élémentaire \mathrm{d}C = \Gamma\,\mathrm{d}x est lié à la variation de charge portée par cette capacité :

\mathrm{d}i_C(t) = \frac{\mathrm{d}(\mathrm{d}q)}{\mathrm{d}t} = \mathrm{d}C\,\frac{\partial V}{\partial t}(x,t) = \Gamma\,\mathrm{d}x\,\frac{\partial V}{\partial t}(x,t).

La loi des nœuds appliquée au conducteur s'écrit :

I(x,t) = I(x+\mathrm{d}x,t) + \mathrm{d}i_C(t),

soit, à l'ordre 1 en \mathrm{d}x :

I(x+\mathrm{d}x,t) - I(x,t) = \frac{\partial I}{\partial x}(x,t)\,\mathrm{d}x = -\Gamma\,\mathrm{d}x\,\frac{\partial V}{\partial t}(x,t),

ce qui conduit à :

\frac{\partial I}{\partial x}(x,t) = -\Gamma\,\frac{\partial V}{\partial t}(x,t).

D'après la question 12, la loi des mailles donne :

\frac{\partial V}{\partial x}(x,t) = -\mathcal{R}\,I(x,t).

En dérivant cette relation par rapport à x et en y injectant l'expression de \frac{\partial I}{\partial x}, on obtient :

\frac{\partial^2 V}{\partial x^2}(x,t) = -\mathcal{R}\,\frac{\partial I}{\partial x}(x,t) = \mathcal{R}\Gamma\,\frac{\partial V}{\partial t}(x,t),

ce qui correspond bien à une équation de diffusion unidimensionnelle :

\frac{\partial V}{\partial t} = D\,\frac{\partial^2 V}{\partial x^2},

avec :

\boxed{D = \frac{1}{\mathcal{R}\,\Gamma}}.

Pour la dimension de D :

  • La résistance linéique a pour dimension [\mathcal{R}] = [R]\cdot L^{-1}.
  • La capacité linéique a pour dimension [\Gamma] = [C]\cdot L^{-1}.

Le produit d'une résistance par une capacité ayant la dimension d'un temps ([RC] = T), il vient :

[\mathcal{R}\Gamma] = [R]\,[C]\cdot L^{-2} = T\cdot L^{-2}.

Par conséquent :

\boxed{[D] = L^2\cdot T^{-1} \quad (\text{en }\mathrm{m}^2\cdot\mathrm{s}^{-1})}.

Le paramètre D est bien homogène à un coefficient de diffusion.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : équation de d'alembert, câble coaxial, vitesse de phase

Une modélisation analogue à celle présentée dans le schéma de la figure 3 permet de décrire un câble coaxial sans pertes : on remplace pour cela la résistance élémentaire par une inductance élémentaire , où est une inductance linéique. Montrer que le potentiel électrique (ou le courant électrique) obéit à une équation de D'Alembert dans le cadre de cette modélisation.

Voir l'indice

Remplacer la chute de tension résistive par une chute de tension inductive proportionnelle à \frac{\partial I}{\partial t}, puis dériver à nouveau par rapport à l'espace.

Voir la stratégie
  1. Traduire la loi des mailles aux bornes de l'élément inductif \mathrm{d}L = \Lambda\,\mathrm{d}x pour relier la dérivée spatiale de V(x,t) à la dérivée temporelle de I(x,t).
  2. Rappeler la loi des nœuds établie pour la capacité linéique \Gamma reliant la dérivée spatiale de I(x,t) à la dérivée temporelle de V(x,t).
  3. Combiner ces deux équations des télégraphistes sans pertes par dérivation croisée afin d'isoler V(x,t) (ou I(x,t)) et identifier l'équation de D'Alembert.
Voir la réponse courte

En substituant l'inductance à la résistance, les équations des télégraphistes donnent l'équation de d'Alembert avec c = 1/\sqrt{\Lambda\mathcal{C}}.

Voir le corrigé complet

Dans le modèle d'un câble sans pertes, la résistance élémentaire \mathrm{d}R est remplacée par une inductance pure \mathrm{d}L = \Lambda\,\mathrm{d}x.

La tension aux bornes de cette bobine élémentaire s'écrit, en convention récepteur :

V(x, t) - V(x+\mathrm{d}x, t) = \mathrm{d}L\,\frac{\partial I}{\partial t}(x, t) = \Lambda\,\mathrm{d}x\,\frac{\partial I}{\partial t}(x, t)

En effectuant un développement limité à l'ordre 1 en \mathrm{d}x, on obtient la première équation des télégraphistes :

\frac{\partial V}{\partial x}(x, t) = -\Lambda\,\frac{\partial I}{\partial t}(x, t)

La loi des nœuds pour la capacité élémentaire \mathrm{d}C = \Gamma\,\mathrm{d}x reliant le fil central à la masse reste inchangée par rapport à celle obtenue pour la ligne RC :

I(x, t) - I(x+\mathrm{d}x, t) = \mathrm{d}C\,\frac{\partial V}{\partial t}(x, t) = \Gamma\,\mathrm{d}x\,\frac{\partial V}{\partial t}(x, t)

soit la seconde équation des télégraphistes :

\frac{\partial I}{\partial x}(x, t) = -\Gamma\,\frac{\partial V}{\partial t}(x, t)

En dérivant la première relation par rapport à x et en utilisant le théorème de Schwarz pour permuter les dérivées partielles :

\frac{\partial^2 V}{\partial x^2} = -\Lambda\,\frac{\partial^2 I}{\partial x \partial t} = -\Lambda\,\frac{\partial}{\partial t}\left(\frac{\partial I}{\partial x}\right)

En injectant l'expression de \frac{\partial I}{\partial x} fournie par la seconde relation :

\frac{\partial^2 V}{\partial x^2} = -\Lambda\,\frac{\partial}{\partial t}\left(-\Gamma\,\frac{\partial V}{\partial t}\right) = \Lambda\Gamma\,\frac{\partial^2 V}{\partial t^2}

Le potentiel électrique V(x,t) vérifie donc :

\boxed{\frac{\partial^2 V}{\partial x^2} - \Lambda\Gamma\,\frac{\partial^2 V}{\partial t^2} = 0}

Il s'agit bien d'une équation de D'Alembert régissant la propagation unidimensionnelle d'ondes sans dispersion ni atténuation, à la célérité :

c = \frac{1}{\sqrt{\Lambda\Gamma}}

Un calcul rigoureusement identique en dérivant la seconde équation par rapport à x montre que le courant électrique obéit à la même équation :

\boxed{\frac{\partial^2 I}{\partial x^2} - \Lambda\Gamma\,\frac{\partial^2 I}{\partial t^2} = 0}

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : relation de dispersion, onde progressive harmonique, équation de d'alembert

En cherchant une solution des équation obtenues aux questions 13 et 14 sous la forme , déterminer les relations de dispersion associées à ces équations.

Voir l'indice

Injecter la forme d'onde plane progressive harmonique dans chacune des deux équations aux dérivées partielles pour relier k^2 à \omega.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les dérivées partielles temporelle et spatiale du potentiel sous la forme de l'onde plane progressive harmonique V(x,t) = V_0 \mathrm{e}^{\mathrm{i}(\omega t - kx)}.
  2. Injecter ces expressions successivement dans l'équation de diffusion issue de la question Q13 et dans l'équation de D'Alembert issue de la question Q14 pour déduire chaque relation de dispersion.
Voir la réponse courte

Injection de l'OPPH : k^2 = -i\omega/D pour la ligne diffusive et k = \pm \omega/c avec c = 1/\sqrt{\Lambda\mathcal{C}} pour le câble LC.

Voir le corrigé complet

Pour une onde plane de la forme V(x,t) = V_0 \mathrm{e}^{\mathrm{i}(\omega t - kx)}, les opérateurs de dérivation s'écrivent :

\frac{\partial}{\partial t} \longleftrightarrow \mathrm{i}\omega, \qquad \frac{\partial^2}{\partial t^2} \longleftrightarrow -\omega^2, \qquad \frac{\partial}{\partial x} \longleftrightarrow -\mathrm{i}k, \qquad \frac{\partial^2}{\partial x^2} \longleftrightarrow -k^2.

1. Relation de dispersion pour l'équation de diffusion (question Q13) L'équation établie à la question Q13 est :

\frac{\partial V}{\partial t} = D \frac{\partial^2 V}{\partial x^2}

En injectant la forme d'onde proposée :

\mathrm{i}\omega V(x,t) = -D k^2 V(x,t)

Comme V(x,t) n'est pas identiquement nul, la relation de dispersion liant k et \omega s'écrit :

\boxed{ k^2 = -\frac{\mathrm{i}\omega}{D} = -\mathrm{i}\mathcal{R}\Gamma\omega }

En remarquant que -\mathrm{i} = \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\pi/2} = \left(\frac{1-\mathrm{i}}{\sqrt{2}}\right)^2, le nombre d'onde s'exprime également sous la forme :

\boxed{ k = \pm (1 - \mathrm{i})\sqrt{\frac{\omega}{2D}} = \pm (1 - \mathrm{i})\sqrt{\frac{\mathcal{R}\Gamma\omega}{2}} }

2. Relation de dispersion pour l'équation de D'Alembert (question Q14) L'équation établie à la question Q14 s'écrit :

\frac{\partial^2 V}{\partial x^2} - \Lambda\Gamma \frac{\partial^2 V}{\partial t^2} = 0

En y injectant la même forme de solution :

-k^2 V(x,t) + \Lambda\Gamma \omega^2 V(x,t) = 0

Soit la relation de dispersion :

\boxed{ k^2 = \Lambda\Gamma \omega^2 = \frac{\omega^2}{c^2} \quad \Longleftrightarrow \quad k = \pm \omega\sqrt{\Lambda\Gamma} = \pm \frac{\omega}{c} }

où c = \frac{1}{\sqrt{\Lambda\Gamma}} est la vitesse de propagation de l'onde dans la ligne sans pertes.

Résultat

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Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : dispersion, onde évanescente, vitesse de phase

Commenter l'expression mathématique de la relation de dispersion obtenue à partir de l'équation de la question 13 et comparer à la relation de dispersion obtenue pour une équation de D'Alembert (question 14). Expliquer les phénomènes qui apparaîtront en fonction de l'expression de la relation de dispersion.

Voir l'indice

Analyser le caractère réel ou complexe du vecteur d'onde k pour distinguer la propagation dispersive atténuée (effet de peau) de la propagation non dispersive sans atténuation.

Voir la réponse courte

La ligne diffusive induit atténuation et dispersion (v_\varphi \propto \sqrt{\omega}), tandis que la ligne LC propage sans déformation ni amortissement.

Voir le corrigé complet

1. Comparaison des relations de dispersion :

  • Câble sans pertes (équation de D'Alembert) : la relation de dispersion k = \pm \frac{\omega}{c} est linéaire et purement réelle.
  • Câble modélisé par la diffusion (ligne RC) : la relation de dispersion \underline{k} = \pm (1 - \mathrm{i})\sqrt{\dfrac{\omega}{2D}} est non linéaire et complexe.

2. Phénomènes physiques associés :

  • Atténuation spatiale et dissipation d'énergie : En injectant \underline{k} = k' - \mathrm{i} k'' (avec k' = k'' = \sqrt{\dfrac{\omega}{2D}}) dans la solution pour une onde se propageant selon les x > 0 :

    V(x,t) = V_0 \operatorname{e}^{-k'' x} \operatorname{e}^{\mathrm{i}(\omega t - k' x)} = V_0 \operatorname{e}^{-x/\delta} \operatorname{e}^{\mathrm{i}(\omega t - k' x)} \quad \text{avec} \quad \delta = \sqrt{\frac{2D}{\omega}}

    Contrairement à l'onde de D'Alembert d'amplitude constante (milieu non dissipatif), l'onde associée à l'équation de diffusion est évanescente : son amplitude décroît exponentiellement avec une longueur caractéristique de pénétration \delta(\omega). Cette atténuation traduit la dissipation d'énergie par effet Joule dans les résistances élémentaires \mathcal{R}\mathrm{d}x.

  • Dispersion et distorsion du signal :

    • Pour l'équation de D'Alembert, la vitesse de phase v_\varphi = \dfrac{\omega}{k} = c = \dfrac{1}{\sqrt{\Lambda\Gamma}} est indépendante de la pulsation \omega (milieu non dispersif) : un paquet d'ondes se propage sans déformation.
    • Pour l'équation de diffusion, la vitesse de phase :

      v_\varphi(\omega) = \frac{\omega}{k'} = \sqrt{2D\omega}

      dépend fortement de la pulsation \omega (milieu dispersif). Les composantes haute fréquence se propagent plus vite mais sont beaucoup plus rapidement atténuées. Tout signal complexe subit donc un étalement temporel et une forte distorsion.

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I.C · Étude thermique

Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique ; Premier et second principes

Notions : thermostat, capacité thermique, équilibre thermique

Rappeler la définition d'un thermostat. Donner la condition portant sur leur capacité thermique qui permettrait de considérer les solides et comme des thermostats.

Voir l'indice

Définir un thermostat comme un système fermé dont la température reste constante quel que soit le transfert thermique échangé, ce qui impose une capacité thermique quasi infinie.

Voir la réponse courte

Un thermostat maintient sa température constante lors des échanges thermiques grâce à une capacité thermique quasi infinie (C_{\mathrm{th}} \gg C_{\mathrm{barreau}}).

Voir le corrigé complet

Un thermostat (ou réservoir thermique) est un système thermodynamique dont la température demeure uniforme et constante au cours du temps, indépendamment des transferts thermiques finis qu'il effectue avec l'extérieur.

Pour un système condensé indéformable n'échangeant aucun travail, le premier principe de la thermodynamique s'écrit :

\mathrm{d}U = C \, \mathrm{d}T = \delta Q \implies \mathrm{d}T = \frac{\delta Q}{C}

où C est la capacité thermique du solide considéré (\mathcal{S}_1 ou \mathcal{S}_2).

Pour que la variation de température \mathrm{d}T demeure négligeable lors des échanges d'énergie thermique avec le barreau métallique sur la durée de l'expérience, il faut que la capacité thermique C soit très grande devant la capacité thermique totale du barreau conducteur C_{\text{barreau}} = m_{\text{barreau}} c = \varrho \pi a^2 \ell \, c :

\boxed{C \gg \varrho \pi a^2 \ell \, c \quad (\text{soit idéalement } C \to \infty)}

Résultat

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : loi de fourier, réponse linéaire, conductivité thermique

Dans l'hypothèse de réponse linéaire (concept à préciser), rappeler la loi à laquelle obéit le vecteur densité de courant thermique . On notera la conductivité thermique .

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Énoncer la loi de Fourier en précisant le domaine des faibles gradients thermiques pour justifier le développement au premier ordre.

Voir la réponse courte

Énoncé de la loi de Fourier \vec{j}_{\mathrm{Q}} = -\lambda\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T, reliant linéairement le flux thermique au gradient de température.

Voir le corrigé complet

L'hypothèse de réponse linéaire s'applique lorsqu'un système est faiblement éloigné de l'équilibre thermodynamique : le flux associé au transport d'une grandeur extensive (ici, le flux d'énergie thermique représenté par le vecteur densité de courant de chaleur \vec{j}_{\mathrm{Q}}) est proportionnel à la force motrice thermodynamique qui l'engendre (ici, le gradient spatial de température \vec{\operatorname{grad}}\,T). D'un point de vue mathématique, cela correspond à un développement limité au premier ordre du flux en fonction de la perturbation au voisinage de l'équilibre homogène où \vec{\operatorname{grad}}\,T = \vec{0}.

Dans ce cadre, le vecteur densité volumique de courant thermique obéit à la loi de Fourier :

\boxed{\vec{j}_{\mathrm{Q}} = -\lambda\,\vec{\operatorname{grad}}\,T}

où \lambda > 0 désigne la conductivité thermique du matériau (en \mathrm{W}\cdot\mathrm{m}^{-1}\cdot\mathrm{K}^{-1}).

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Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : loi de wiedemann-franz, conductivité thermique, ordre de grandeur

Justifier l'affirmation : « un bon conducteur électrique est un bon conducteur thermique ». En utilisant la loi de Wiedemann-Franz et sur la base d'arguments physiques numériques, justifier que l'évolution de la conductivité thermique d'un métal est conforme aux comportements attendus et en déduire un ordre de grandeur de la conductivité thermique du cuivre .

Voir l'indice

Calculer numériquement le nombre de Lorenz L = \frac{\pi^2 k_B^2}{3e^2} à T = 300\text{ K} et vérifier l'accord avec la valeur tabulée de \lambda_{\mathrm{Cu}}.

Voir la stratégie
  1. Justifier le lien qualitatif entre conduction thermique et électrique à l'aide des porteurs microscopiques communs (les électrons de conduction) et de la loi de Wiedemann-Franz.
  2. Analyser la dépendance en température de \lambda(T) = L\,\gamma_0(T)\,T en rappelant que la résistivité d'un métal varie quasi-linéairement avec la température au voisinage de l'ambiante (\gamma_0 \propto 1/T).
  3. Calculer le nombre de Lorenz L = \frac{\pi^2 k_B^2}{3e^2}, puis évaluer numériquement \lambda_{\mathrm{Cu}} à température ambiante (T \simeq 300\text{ K}) et comparer à la valeur fournie dans les données.
Voir la réponse courte

Les électrons libres transportant charge et chaleur, \lambda = L\gamma_0 T donne un ordre de grandeur de \lambda_{\mathrm{Cu}} \approx 400\,\mathrm{W}\cdot\mathrm{K}^{-1}\cdot\mathrm{m}^{-1}.

Voir le corrigé complet

1. Conduction électrique et thermique dans un métal

Dans un métal, les mêmes porteurs libres — les électrons de conduction — assurent simultanément le transport de charge électrique (courant électrique) et le transport d'énergie cinétique (chaleur). D'après la loi de Wiedemann-Franz, à une température T donnée :

\frac{\lambda}{\gamma_0 T} = L = \frac{\pi^2 k_B^2}{3 e^2}

où L est le nombre de Lorenz, indépendant de la nature du métal. À température fixée, la conductivité thermique \lambda est ainsi strictement proportionnelle à la conductivité électrique \gamma_0 : un bon conducteur électrique possède une grande valeur de \gamma_0, et présente par conséquent une grande conductivité thermique \lambda.

2. Évolution de la conductivité thermique avec la température

D'après la loi de Wiedemann-Franz, la conductivité thermique s'écrit :

\lambda(T) = L\,\gamma_0(T)\,T

Au voisinage de la température ambiante (T \sim 300\text{ K}), la résistivité électrique d'un métal est gouvernée par la diffusion des électrons sur les vibrations du réseau (phonons). Le temps moyen entre collisions varie selon \tau \propto T^{-1}, si bien que la conductivité électrique varie approximativement comme :

\gamma_0(T) \propto \frac{1}{T}

Il en découle que le produit \gamma_0(T)\,T, et donc la conductivité thermique \lambda(T), est quasi-indépendante de la température au voisinage de l'ambiante :

\lambda(T) \approx \text{constante}

Cette invariance approchée est conforme au comportement expérimental observé pour les bons métaux conducteurs autour de la température ambiante.

3. Ordre de grandeur de la conductivité thermique du cuivre

Calculons la valeur numérique du nombre de Lorenz L avec \pi^2 \simeq 10 :

L = \frac{\pi^2 k_B^2}{3 e^2} \simeq \frac{10 \times (1,4 \times 10^{-23})^2}{3 \times (1,6 \times 10^{-19})^2} = \frac{10 \times 1,96 \times 10^{-46}}{3 \times 2,56 \times 10^{-38}} \simeq 2,5 \times 10^{-8}\text{ W}\cdot\Omega\cdot\text{K}^{-2}

À température ambiante (T \simeq 300\text{ K}), avec \gamma_0 \simeq 6,0 \times 10^7\text{ S}\cdot\text{m}^{-1} pour le cuivre :

\begin{aligned} \lambda_{\mathrm{Cu}} &= L\,\gamma_0\,T \\ \lambda_{\mathrm{Cu}} &\simeq 2,5 \times 10^{-8} \times 6,0 \times 10^7 \times 300 \simeq 4,5 \times 10^2\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\lambda_{\mathrm{Cu}} \sim 4{,}5 \times 10^2\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}}

Ce calcul à un ou deux chiffres significatifs conduit bien à un ordre de grandeur de quelques centaines de \text{W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}, en accord satisfaisant avec la valeur expérimentale fournie dans les données (\lambda_{\mathrm{Cu}} \simeq 3,0 \times 10^2\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}).

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : loi de wiedemann-franz, conduction thermique, phonon

On constate que la conductivité thermique du diamant est particulièrement élevée, et de l'ordre de . Pourquoi la loi de Wiedemann-Franz ne s'applique-t-elle pas au diamant ?

Voir l'indice

Identifier la nature des porteurs responsables du transport de chaleur dans un isolant électrique comme le diamant (phonons et liaisons covalentes très rigides).

Voir la réponse courte

Le diamant est un isolant électrique sans électrons libres : sa conductivité thermique exceptionnelle est purement portée par les vibrations du réseau (phonons).

Voir le corrigé complet

La loi de Wiedemann-Franz repose sur l'hypothèse fondamentale que les électrons de conduction assurent simultanément le transport de charge et le transport d'énergie thermique dans le matériau.

Or, le diamant présente les caractéristiques suivantes :

  • C'est un isolant électrique remarquable (cristal covalent à large bande interdite, d'environ 5{,}5\text{ eV}) : il ne possède pratiquement aucun électron libre de conduction à température ambiante (\gamma_0 \simeq 0). Si la loi de Wiedemann-Franz s'appliquait, elle prédirait une conductivité thermique quasi nulle (\lambda \simeq 0), ce qui contredit totalement la valeur expérimentale.
  • La conduction thermique dans le diamant est presque exclusivement assurée par les vibrations du réseau cristallin (ondes acoustiques, modélisées sous forme de phonons).

En raison de la très forte rigidité des liaisons covalentes carbone–carbone et de la faible masse atomique du carbone, la vitesse de propagation de ces ondes est très élevée et les mécanismes de diffusion phonon-phonon sont réduits, ce qui confère au diamant une conductivité thermique exceptionnellement grande sans le moindre transport de charge.

\boxed{\text{La loi ne s'applique pas car le diamant est un isolant électrique où la chaleur est transportée par le réseau (phonons).}}

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Question déjà tombée ailleurs

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : équation de la diffusion thermique, bilan d'énergie, diffusivité thermique

Établir l'équation gouvernant l'évolution spatio-temporelle du champ de température dans le barreau métallique.

Voir l'indice

Réaliser un bilan d'énergie sur une tranche de barreau d'épaisseur \mathrm{d}x entre t et t+\mathrm{d}t en l'absence de pertes latérales.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique à une tranche élémentaire de barreau comprise entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x pendant un intervalle de temps \mathrm{d}t.
  2. Exprimer le transfert thermique élémentaire à travers les sections en utilisant la loi de Fourier (établie à la question Q18) et l'absence de pertes latérales (parois calorifugées).
  3. Égaler la variation d'énergie interne et la chaleur reçue pour obtenir l'équation de la chaleur unidimensionnelle.
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie enthalpique sur une tranche de barreau couplé à la loi de Fourier : \partial T/\partial t = D_{\mathrm{th}} \partial^2 T/\partial x^2 avec D_{\mathrm{th}} = \lambda/(\rho c).

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé constitué par la tranche de barreau cylindrique comprise entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x, de section droite constante S = \pi a^2, entre les instants t et t + \mathrm{d}t.

Le matériau étant modélisé comme une phase condensée idéale sans changement d'état ni réaction, la variation d'énergie interne de cette tranche élémentaire s'écrit :

\mathrm{d}U = \mathrm{d}m \, c \, \frac{\partial T}{\partial t}(x, t) \, \mathrm{d}t = \varrho S \, \mathrm{d}x \, c \, \frac{\partial T}{\partial t}(x, t) \, \mathrm{d}t

où \varrho est la masse volumique du métal et c sa capacité thermique massique.

D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué à ce système indéformable (aucun travail mécanique échangé, W = 0) :

\mathrm{d}U = \delta Q

Les parois latérales étant calorifugées, les seuls échanges de chaleur s'effectuent par conduction à travers les sections droites en x et x + \mathrm{d}x :

\delta Q = \left[ \Phi(x, t) - \Phi(x + \mathrm{d}x, t) \right] \mathrm{d}t = -\frac{\partial \Phi}{\partial x}(x, t) \, \mathrm{d}x \, \mathrm{d}t

où le flux thermique sortant de la tranche est orienté selon l'axe (\mathrm{O}x). En utilisant la loi de Fourier scalaire unidimensionnelle \vec{j}_{\mathrm{Q}} = -\lambda \frac{\partial T}{\partial x} \vec{u}_x (question Q18), le flux thermique s'exprime par :

\Phi(x, t) = \vec{j}_{\mathrm{Q}}(x, t) \cdot \vec{u}_x \, S = -\lambda S \frac{\partial T}{\partial x}(x, t)

En supposant la conductivité thermique \lambda uniforme le long du barreau, on a :

-\frac{\partial \Phi}{\partial x} = \lambda S \frac{\partial^2 T}{\partial x^2}

Le bilan d'énergie conduit alors à :

\varrho c S \, \mathrm{d}x \, \frac{\partial T}{\partial t} \, \mathrm{d}t = \lambda S \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} \, \mathrm{d}x \, \mathrm{d}t

Soit, en simplifiant par le volume élémentaire S \, \mathrm{d}x et la durée \mathrm{d}t :

\boxed{\frac{\partial T}{\partial t}(x, t) = D_{\mathrm{th}} \frac{\partial^2 T}{\partial x^2}(x, t) \quad \text{avec} \quad D_{\mathrm{th}} = \frac{\lambda}{\varrho c}}

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : régime stationnaire, profil de température, condition aux limites

Déterminer l'expression du profil de température dans le barreau, en régime permanent.

Voir l'indice

Résoudre l'équation de Laplace \frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2} = 0 avec les conditions aux limites imposées en x=0 et x=\ell.

Voir la réponse courte

En régime permanent, \mathrm{d}^2 T/\mathrm{d}x^2 = 0 donne par double intégration un profil linéaire de température T(x) = T_1 + (T_2 - T_1)x/\ell.

Voir le corrigé complet

En régime permanent (ou stationnaire), le champ de température est indépendant du temps :

\frac{\partial T}{\partial t} = 0.

D'après l'équation de la diffusion thermique établie à la question Q21, le profil spatial de température T(x) obéit à l'équation différentielle ordinaire :

\frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2}(x) = 0.

Par intégration successive par rapport à x, la solution générale est une fonction affine :

T(x) = A\,x + B,

où A et B sont deux constantes d'intégration déterminées par les conditions aux limites aux extrémités du barreau, données dans l'énoncé :

\begin{aligned} T(x = 0) &= T_1 \implies B = T_1, \\ T(x = \ell) &= T_2 \implies A\,\ell + T_1 = T_2 \iff A = \frac{T_2 - T_1}{\ell}. \end{aligned}

Le profil de température en régime permanent dans le barreau métallique s'écrit donc :

\boxed{T(x) = T_1 + \frac{T_2 - T_1}{\ell}\,x}

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique, flux thermique, loi de fourier

Après avoir rappelé la définition de la résistance thermique d'un matériau, en déduire l'expression mathématique de la résistance thermique du barreau métallique.

Voir l'indice

Définir la résistance thermique par R_{\mathrm{th}} = \frac{\Delta T}{\Phi} où \Phi est le flux thermique traversant la section du barreau.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition générale de la résistance thermique par analogie avec la loi d'Ohm en régime stationnaire.
  2. Exprimer le flux thermique traversant une section droite du cylindre à l'aide de la loi de Fourier et du profil de température déterminé à la question 22.
  3. En déduire l'expression de R_{\mathrm{th}} en fonction des caractéristiques géométriques et thermophysiques du barreau.
Voir la réponse courte

Par définition R_{\mathrm{th}} = \Delta T / \Phi, ce qui donne avec la loi de Fourier intégrée R_{\mathrm{th}} = \ell / (\lambda \pi a^2).

Voir le corrigé complet

Par analogie avec la loi d'Ohm en régime stationnaire, la résistance thermique R_{\mathrm{th}} d'un système conducteur de chaleur soumis à un écart de température T_1 - T_2 entre ses deux extrémités isothermes est définie par le rapport entre cet écart de température et le flux thermique \Phi_{1 \to 2} (puissance thermique) le traversant de 1 vers 2 :

R_{\mathrm{th}} = \frac{T_1 - T_2}{\Phi_{1 \to 2}}

où R_{\mathrm{th}} s'exprime en \mathrm{K}\cdot\mathrm{W}^{-1}.

Le barreau étant calorifugé latéralement, le flux thermique \Phi_{1 \to 2} à travers une section droite S = \pi a^2 orientée par le vecteur unitaire \vec{u}_x s'écrit, d'après la loi de Fourier (établie à la question 18) :

\begin{aligned} \Phi_{1 \to 2} &= \iint_S \vec{j}_{\mathrm{Q}} \cdot \vec{u}_x \, \mathrm{d}S \\ &= -\lambda \, \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} \, S \end{aligned}

D'après le profil de température linéaire en régime permanent obtenu à la question 22, le gradient thermique est uniforme :

\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} = \frac{T_2 - T_1}{\ell}

On en déduit l'expression du flux thermique :

\Phi_{1 \to 2} = \lambda \, \pi a^2 \, \frac{T_1 - T_2}{\ell}

Par identification avec la relation de définition T_1 - T_2 = R_{\mathrm{th}} \, \Phi_{1 \to 2}, on obtient :

\boxed{R_{\mathrm{th}} = \frac{\ell}{\lambda\,\pi a^2}}

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : temps caractéristique, thermalisation, équilibre thermodynamique local

On note , le temps caractéristique de thermalisation des thermostats, et , le temps caractéristique des échanges de chaleur dans le barreau. Définir le cadre d'étude dans lequel on pourrait supposer que les températures et sont homogènes dans les réservoirs de température.

Voir l'indice

Comparer les échelles de temps : l'homogénéité interne impose que le temps de diffusion propre à l'intérieur des réservoirs soit négligeable devant le temps caractéristique des échanges.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux processus physiques concurrents : la diffusion interne de la chaleur au sein de chaque thermostat et le transfert thermique macroscopique via le barreau.
  2. Comparer les échelles de temps caractéristiques associées pour formuler la condition de quasi-stationnarité interne (homogénéité spatiale).
Voir la réponse courte

La température d'un réservoir est spatialement homogène si sa thermalisation interne est bien plus rapide que l'échange avec le barreau : \tau_{\mathrm{therm}} \ll \tau_{\mathrm{ech}}.

Voir le corrigé complet

Le temps caractéristique \tau_{\text{therm}} correspond au temps nécessaire pour que la chaleur se propage par diffusion au sein d'un réservoir de taille caractéristique L (\tau_{\text{therm}} \sim L^2 / D_{\text{th, réservoir}}) et homogénéise sa température interne.

Le temps caractéristique \tau_{\text{ech}} gouverne quant à lui la dynamique des transferts de chaleur s'effectuant via le barreau conducteur reliant les deux solides.

Pour que les températures T_1(t) et T_2(t) puissent être considérées comme spatialement homogènes à chaque instant au sein des solides \mathcal{S}_1 et \mathcal{S}_2, il faut que la diffusion interne de la chaleur soit beaucoup plus rapide que les échanges thermiques avec le barreau. Le cadre d'étude requis est donc :

\boxed{\tau_{\text{therm}} \ll \tau_{\text{ech}}}

Dans cette limite :

  • toute perturbation de température induite par le flux de chaleur entrant ou sortant du barreau à l'interface se relaxe quasi instantanément dans tout le volume du thermostat ;
  • les gradients de température internes aux réservoirs sont négligeables ;
  • chaque solide peut être décrit par une température unique, ne dépendant que du temps : T_1(t) et T_2(t).

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : premier principe, résistance thermique, constante de temps

Déterminer un système de deux équations différentielles vérifiées par et . On fera apparaître une durée , caractéristique de l'évolution de et , et dépendant de et .

Voir l'indice

Appliquer le premier principe à chaque thermostat en reliant la variation d'énergie interne \mathrm{d}U_k = C_{\mathrm{th}}\mathrm{d}T_k au flux thermique traversant le barreau.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique à chacun des solides \mathcal{S}_1 et \mathcal{S}_2 pendant une durée \mathrm{d}t.
  2. Exprimer le transfert thermique à travers le barreau grâce à l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS thermique) à l'aide de la résistance thermique R_{\mathrm{th}}.
  3. Introduire le temps caractéristique \tau reliant R_{\mathrm{th}} et C_{\mathrm{th}} pour formuler le système différentiel couplé.
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie sur chaque solide : \mathrm{d}T_1/\mathrm{d}t = -(T_1 - T_2)/\tau et \mathrm{d}T_2/\mathrm{d}t = (T_1 - T_2)/\tau avec \tau = R_{\mathrm{th}}C_{\mathrm{th}}.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS thermique), le barreau s'adapte instantanément aux températures de ses extrémités. Le flux thermique algébrique quittant le solide \mathcal{S}_1 et entrant dans le solide \mathcal{S}_2 à l'instant t s'écrit donc en fonction de la résistance thermique R_{\mathrm{th}} :

\Phi_{1 \to 2}(t) = \frac{T_1(t) - T_2(t)}{R_{\mathrm{th}}}.

Le système global étant calorifugé vis-à-vis de l'extérieur, les solides \mathcal{S}_1 et \mathcal{S}_2 n'échangent de l'énergie thermique qu'à travers le barreau conducteur.

Appliquons le premier principe de la thermodynamique à chacun des solides entre les instants t et t + \mathrm{d}t :

  • Pour le solide \mathcal{S}_1 :

    \mathrm{d}U_1 = -\Phi_{1 \to 2}(t)\,\mathrm{d}t = -\frac{T_1(t) - T_2(t)}{R_{\mathrm{th}}}\,\mathrm{d}t.

    Comme \mathrm{d}U_1 = C_{\mathrm{th}}\,\mathrm{d}T_1, on obtient :

    C_{\mathrm{th}}\,\frac{\mathrm{d}T_1}{\mathrm{d}t} = -\frac{T_1(t) - T_2(t)}{R_{\mathrm{th}}}.
  • Pour le solide \mathcal{S}_2 :

    \mathrm{d}U_2 = +\Phi_{1 \to 2}(t)\,\mathrm{d}t = \frac{T_1(t) - T_2(t)}{R_{\mathrm{th}}}\,\mathrm{d}t.

    Comme \mathrm{d}U_2 = C_{\mathrm{th}}\,\mathrm{d}T_2, on obtient :

    C_{\mathrm{th}}\,\frac{\mathrm{d}T_2}{\mathrm{d}t} = \frac{T_1(t) - T_2(t)}{R_{\mathrm{th}}}.

En introduisant la constante de temps caractéristique :

\tau = R_{\mathrm{th}}\,C_{\mathrm{th}},

le système d'équations différentielles régissant l'évolution conjointe de T_1(t) et T_2(t) s'écrit :

\boxed{\begin{cases} \displaystyle \frac{\mathrm{d}T_1}{\mathrm{d}t} = -\frac{T_1(t) - T_2(t)}{\tau} \\[10pt] \displaystyle \frac{\mathrm{d}T_2}{\mathrm{d}t} = \frac{T_1(t) - T_2(t)}{\tau} \end{cases}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : équation différentielle linéaire, relaxation thermique, mode propre

Déterminer les expressions de et . On pourra introduire les fonctions auxiliaires et , et montrer que ces fonctions obéissent à des équations différentielles découplées (indépendantes).

Voir l'indice

Former la somme et la différence des deux équations différentielles obtenues pour séparer les variables \overline{T}(t) et \Delta T(t).

Voir la stratégie
  1. Former la somme et la différence des deux équations du système différentiel établi à la question Q25 pour obtenir deux équations différentielles découplées portant sur \overline{T}(t) et \Delta T(t).
  2. Résoudre ces deux équations en intégrant les conditions initiales T_1(0) = T_{01} et T_2(0) = T_{02}.
  3. Exprimer T_1(t) et T_2(t) par combinaison linéaire de \overline{T}(t) et \Delta T(t).
Voir la réponse courte

Découplage : la demi-somme \overline{T} est constante par conservation de l'énergie, et l'écart \Delta T décroît exponentiellement avec la constante \tau/2.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q25, les températures T_1(t) et T_2(t) obéissent au système différentiel :

\begin{cases} \dfrac{\mathrm{d}T_1}{\mathrm{d}t} = -\dfrac{T_1 - T_2}{\tau} \\[1em] \dfrac{\mathrm{d}T_2}{\mathrm{d}t} = \dfrac{T_1 - T_2}{\tau} \end{cases} \quad \text{avec} \quad \tau = R_{\mathrm{th}} C_{\mathrm{th}}

En formant la demi-somme de ces deux équations, on obtient pour la température moyenne \overline{T}(t) = \dfrac{T_1(t) + T_2(t)}{2} :

\frac{\mathrm{d}\overline{T}}{\mathrm{d}t} = \frac{1}{2}\left(\frac{\mathrm{d}T_1}{\mathrm{d}t} + \frac{\mathrm{d}T_2}{\mathrm{d}t}\right) = 0

La fonction \overline{T}(t) est donc constante au cours du temps, fixée par les conditions initiales :

\overline{T}(t) = \overline{T}(0) = \frac{T_{01} + T_{02}}{2}

En formant la différence des deux équations pour l'écart de température \Delta T(t) = T_1(t) - T_2(t) :

\frac{\mathrm{d}\Delta T}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}T_1}{\mathrm{d}t} - \frac{\mathrm{d}T_2}{\mathrm{d}t} = -\frac{2}{\tau}\Delta T(t)

Cette équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants est totalement découplée de \overline{T}(t). Sa solution s'écrit immédiatement :

\Delta T(t) = \Delta T(0)\,\mathrm{e}^{-2t/\tau} = (T_{01} - T_{02})\,\mathrm{e}^{-2t/\tau}

On en déduit les températures des deux solides en remarquant que :

T_1(t) = \overline{T}(t) + \frac{1}{2}\Delta T(t) \quad \text{et} \quad T_2(t) = \overline{T}(t) - \frac{1}{2}\Delta T(t)

soit :

\begin{aligned} T_1(t) &= \frac{T_{01} + T_{02}}{2} + \frac{T_{01} - T_{02}}{2}\,\mathrm{e}^{-2t/\tau} \\ T_2(t) &= \frac{T_{01} + T_{02}}{2} - \frac{T_{01} - T_{02}}{2}\,\mathrm{e}^{-2t/\tau} \end{aligned}
\boxed{ T_1(t) = \frac{T_{01} + T_{02}}{2} + \frac{T_{01} - T_{02}}{2}\,\exp\left(-\frac{2t}{R_{\mathrm{th}}C_{\mathrm{th}}}\right) }
\boxed{ T_2(t) = \frac{T_{01} + T_{02}}{2} - \frac{T_{01} - T_{02}}{2}\,\exp\left(-\frac{2t}{R_{\mathrm{th}}C_{\mathrm{th}}}\right) }

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : équilibre thermique, relaxation exponentielle, allure de courbe

Représenter graphiquement l'évolution de et en fonction du temps et analyser le résultat obtenu.

Voir l'indice

Tracer les deux exponentielles symétriques tendant vers la moyenne arithmétique des températures initiales avec un temps de relaxation \tau/2.

Voir la réponse courte

Évolution exponentielle symétrique des températures vers la température moyenne finale T_\infty = (T_{01}+T_{02})/2 traduisant l'équilibre thermique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q26, en supposant par exemple T_{01} > T_{02}, les températures des deux solides sont régies par :

T_1(t) = \frac{T_{01} + T_{02}}{2} + \frac{T_{01} - T_{02}}{2}\,\mathrm{e}^{-2t/\tau} \quad \text{et} \quad T_2(t) = \frac{T_{01} + T_{02}}{2} - \frac{T_{01} - T_{02}}{2}\,\mathrm{e}^{-2t/\tau}

avec \tau = R_{\mathrm{th}} C_{\mathrm{th}}.

Le temps caractéristique de relaxation du système est :

\tau_{\mathrm{rel}} = \frac{\tau}{2} = \frac{R_{\mathrm{th}} C_{\mathrm{th}}}{2}

À t = 0, T_1(0) = T_{01} et T_2(0) = T_{02}. Les pentes initiales sont opposées :

\left.\frac{\mathrm{d}T_1}{\mathrm{d}t}\right|_{t=0} = -\frac{T_{01} - T_{02}}{\tau} \quad \text{et} \quad \left.\frac{\mathrm{d}T_2}{\mathrm{d}t}\right|_{t=0} = +\frac{T_{01} - T_{02}}{\tau}

Lorsque t \to +\infty, les deux températures tendent asymptotiquement vers la température d'équilibre commune :

T_\infty = \frac{T_{01} + T_{02}}{2}

Analyse du résultat :

  • Conservation de l'énergie : Le système complet {\mathcal{S}_1 + \mathcal{S}_2 + \text{barreau}} étant calorifugé et la capacité thermique du barreau étant négligée, l'énergie thermique totale est conservée : U_1(t) + U_2(t) = C_{\mathrm{th}}(T_1(t) + T_2(t)) = \text{cte}. Les deux courbes sont donc strictement symétriques par rapport à l'asymptote T_\infty.
  • Thermalisation globale : Le gradient thermique impose un transfert spontané de chaleur du corps chaud \mathcal{S}_1 vers le corps froid \mathcal{S}_2. Le système évolue irréversiblement vers un état d'équilibre thermique macroscopique où les deux solides atteignent la même température moyenne T_\infty.
  • Temps caractéristique : L'écart \Delta T(t) décroît avec un temps caractéristique \tau_{\mathrm{rel}} = \frac{R_{\mathrm{th}}C_{\mathrm{th}}}{2}, deux fois plus court que si l'un des deux réservoirs était maintenu à température fixe, car les deux températures varient simultanément en sens opposés.
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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : temps caractéristique, approximation des régimes quasi-stationnaires, diffusivité thermique

Donner l'expression du temps caractéristique (assimilé à ) de la diffusion thermique le long du barreau métallique en fonction des paramètres géométriques et grandeurs caractéristiques physiques du barreau. Montrer que l'approximation des régimes stationnaires sera vérifiée à condition que l'on puisse négliger la capacité thermique massique du barreau devant une capacité thermique massique caractéristique, dépendant de , , , et .

Voir l'indice

Déterminer le temps de diffusion thermique le long du barreau \tau_{\mathrm{th}} \sim \ell^2/D_{\mathrm{th}}, puis écrire la condition \tau_{\mathrm{th}} \ll \tau = R_{\mathrm{th}}C_{\mathrm{th}}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le temps caractéristique de diffusion \tau_{\mathrm{th}} à partir de l'équation de la chaleur établie à la question Q21 par analyse dimensionnelle sur la longueur \ell.
  2. Formuler la condition de validité de l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS) en comparant \tau_{\mathrm{th}} au temps d'évolution macroscopique \tau = R_{\mathrm{th}} C_{\mathrm{th}}.
  3. Isoler la capacité thermique massique c pour identifier la capacité thermique massique caractéristique demandée.
Voir la réponse courte

L'ARQS exige \tau_{\mathrm{th}} = \rho c \ell^2 / \lambda \ll R_{\mathrm{th}}C_{\mathrm{th}}, ce qui revient à supposer la capacité du barreau négligeable devant C_{\mathrm{th}}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q21, le champ de température vérifie l'équation de la chaleur unidimensionnelle le long du barreau :

\frac{\partial T}{\partial t} = D_{\mathrm{th}} \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} \quad \text{avec} \quad D_{\mathrm{th}} = \frac{\lambda}{\varrho c}

Par analyse dimensionnelle, la diffusion thermique s'effectue sur la longueur \ell du barreau en un temps caractéristique :

\boxed{\tau_{\mathrm{th}} = \frac{\ell^2}{D_{\mathrm{th}}} = \frac{\varrho c \ell^2}{\lambda}}

L'approximation des régimes quasi-stationnaires suppose que le profil de température au sein du barreau s'ajuste quasi-instantanément aux variations temporelles imposées par les réservoirs T_1(t) et T_2(t), dont le temps caractéristique d'évolution est \tau = R_{\mathrm{th}} C_{\mathrm{th}} (d'après la question Q25). Cette approximation est donc justifiée si :

\tau_{\mathrm{th}} \ll \tau

En injectant les expressions de \tau_{\mathrm{th}} et de \tau, on obtient :

\begin{aligned} \frac{\varrho c \ell^2}{\lambda} &\ll R_{\mathrm{th}} C_{\mathrm{th}} \\ c &\ll \frac{\lambda R_{\mathrm{th}} C_{\mathrm{th}}}{\varrho \ell^2} \end{aligned}

On pose ainsi la capacité thermique massique caractéristique :

\boxed{c^* = \frac{\lambda R_{\mathrm{th}} C_{\mathrm{th}}}{\varrho \ell^2}}

L'approximation des régimes stationnaires est donc vérifiée à condition que :

\boxed{c \ll c^*}

Résultat

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Question 29

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : second principe, variation d'entropie, capacité thermique

Déterminer l'expression de la variation d'entropie d'un thermostat de capacité thermique passant d'une température à une température . En déduire la variation d'entropie du système complet, composé des deux solides et et du barreau métallique.

Voir l'indice

Intégrer \mathrm{d}S = \frac{\mathrm{d}U}{T} = C_{\mathrm{th}}\frac{\mathrm{d}T}{T} pour chaque thermostat entre l'état initial et l'état d'équilibre final.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la variation d'entropie d'un solide de capacité thermique C_{\mathrm{th}} dont la température varie de T_{\mathrm{i}} à T_{\mathrm{f}} à l'aide de l'identité thermodynamique.
  2. Utiliser l'extensivité de l'entropie pour sommer les contributions des deux solides \mathcal{S}_1 et \mathcal{S}_2, en tenant compte du fait que la capacité thermique du barreau est négligée (\Delta S_{\text{barreau}} \simeq 0) et que la température finale commune est T_\infty = \frac{T_{01}+T_{02}}{2}.
Voir la réponse courte

Intégration de \mathrm{d}S = C_{\mathrm{th}}\mathrm{d}T/T pour chaque solide : \Delta S = C_{\mathrm{th}}\ln\frac{(T_{01}+T_{02})^2}{4T_{01}T_{02}} \ge 0, le barreau ayant une capacité négligeable.

Voir le corrigé complet

L'entropie S étant une fonction d'état, on peut imaginer un chemin réversible reliant l'état initial à la température T_{\mathrm{i}} à l'état final à la température T_{\mathrm{f}}. Pour une phase condensée indilatable de capacité thermique C_{\mathrm{th}}, le premier principe sous forme différentielle s'écrit \mathrm{d}U = \delta Q_{\mathrm{rev}} = C_{\mathrm{th}}\,\mathrm{d}T. L'identité thermodynamique donne alors :

\mathrm{d}S = \frac{\mathrm{d}U}{T} = C_{\mathrm{th}}\,\frac{\mathrm{d}T}{T}

En intégrant entre la température initiale T_{\mathrm{i}} et la température finale T_{\mathrm{f}}, la variation d'entropie du thermostat s'écrit :

\boxed{\Delta S_{\mathrm{th}} = C_{\mathrm{th}}\ln\left(\frac{T_{\mathrm{f}}}{T_{\mathrm{i}}}\right)}

Appliquons ce résultat au système complet formé de \mathcal{S}_1, \mathcal{S}_2 et du barreau métallique :

  • Le solide \mathcal{S}_1 évolue de la température initiale T_{01} à la température finale d'équilibre thermique T_\infty = \dfrac{T_{01}+T_{02}}{2} (établie à la question Q27) :

    \Delta S_1 = C_{\mathrm{th}}\ln\left(\frac{T_\infty}{T_{01}}\right)
  • Le solide \mathcal{S}_2 évolue de T_{02} à T_\infty :

    \Delta S_2 = C_{\mathrm{th}}\ln\left(\frac{T_\infty}{T_{02}}\right)
  • Conformément à l'énoncé, la capacité thermique du barreau est négligeable devant celle des solides (c \ll c^*), si bien que sa contribution à la variation d'entropie est négligeable :

    \Delta S_{\mathrm{barreau}} \simeq 0

Par extensivité de l'entropie, la variation d'entropie du système complet vaut :

\begin{aligned} \Delta S &= \Delta S_1 + \Delta S_2 + \Delta S_{\mathrm{barreau}} \\ &= C_{\mathrm{th}}\left[\ln\left(\frac{T_\infty}{T_{01}}\right) + \ln\left(\frac{T_\infty}{T_{02}}\right)\right] \\ &= C_{\mathrm{th}}\ln\left(\frac{T_\infty^2}{T_{01}T_{02}}\right) \end{aligned}

En remplaçant T_\infty par son expression \dfrac{T_{01}+T_{02}}{2}, on obtient :

\boxed{\Delta S = C_{\mathrm{th}}\ln\left(\frac{(T_{01}+T_{02})^2}{4\,T_{01}T_{02}}\right)}

Résultat

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Question 30

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : création d'entropie, irréversibilité, second principe

Tracer la variation d'entropie en fonction de la variable sans dimension , et commenter cette évolution. On identifiera les lieux et les sources donnant naissance à une irréversibilité.

Voir l'indice

Étudier le signe de la fonction \ln\frac{(\eta+1)^2}{4\eta} par convexité ou dérivée pour illustrer le second principe, et localiser l'irréversibilité dans le barreau conducteur.

Voir la réponse courte

Minimum nul en \eta = 1 et \Delta S > 0 sinon ; l'irréversibilité provient du transfert thermique spontané le long du gradient de température du barreau.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q29, la variation d'entropie du système isolé s'écrit en fonction de \eta = \frac{T_{01}}{T_{02}} > 0 :

\Delta S(\eta) = C_{\mathrm{th}} \ln\left( \frac{(\eta+1)^2}{4\eta} \right).

1. Étude mathématique de la fonction :

  • La fonction g(\eta) = \frac{\Delta S(\eta)}{C_{\mathrm{th}}} est définie et dérivable sur ]0, +\infty[ :

    g'(\eta) = \frac{2}{\eta+1} - \frac{1}{\eta} = \frac{\eta - 1}{\eta(\eta+1)}.
  • g'(\eta) < 0 pour \eta \in ]0, 1[, g'(1) = 0, et g'(\eta) > 0 pour \eta \in ]1, +\infty[. La fonction présente donc un minimum absolu strict en \eta = 1, pour lequel :

    \Delta S(1) = 0.
  • Symétrie par inversion : g(1/\eta) = g(\eta).
  • Limites : \lim_{\eta \to 0^+} \Delta S(\eta) = +\infty et \lim_{\eta \to +\infty} \Delta S(\eta) = +\infty.

2. Tracé de \Delta S(\eta) :

3. Commentaire de l'évolution :

  • Pour toute valeur \eta \neq 1, on a \Delta S > 0. Le système global étant calorifugé et indéformable (W = 0, Q_{\mathrm{ext}} = 0), l'entropie échangée est nulle : \Delta S = S_{\mathrm{c}} > 0, en parfait accord avec le second principe de la thermodynamique.
  • Le minimum \Delta S = 0 n'est atteint que pour \eta = 1, c'est-à-dire T_{01} = T_{02} : le système est initialement à l'équilibre thermique, aucune évolution n'a lieu, la transformation est triviale et réversible.
  • L'invariance par substitution \eta \to 1/\eta traduit l'équivalence parfaite des solides \mathcal{S}_1 et \mathcal{S}_2 : inverser les températures initiales conduit à la même création d'entropie.
  • L'écart à l'unité de \eta mesure le déséquilibre thermique initial : plus \eta s'éloigne de 1, plus le flux thermique est important et plus la création d'entropie globale est élevée.

4. Identification des lieux et des sources d'irréversibilité :

  • Lieux : l'irréversibilité est intégralement localisée dans le barreau métallique. En effet, d'après la condition \tau_{\mathrm{therm}} \ll \tau_{\mathrm{ech}} (question Q24), la température des réservoirs \mathcal{S}_1 et \mathcal{S}_2 reste spatialement homogène à chaque instant : leur thermalisation interne s'effectue de manière quasi-statique réversible, de sorte que S_{\mathrm{c},\mathcal{S}_1} = S_{\mathrm{c},\mathcal{S}_2} = 0.
  • Sources : la source unique d'irréversibilité est le transfert thermique conductif spontané d'une zone chaude vers une zone froide à travers un gradient de température non nul (\vec{\operatorname{grad}} T \neq \vec{0}) au sein du barreau (diffusion thermique régie par la loi de Fourier).
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Question 31

DifficileTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : entropie échangée, bilan d'entropie, loi de fourier

Déterminer l'expression de la quantité élémentaire d'entropie d'échange, notée , pour cet élément infinitésimal entre les instants et . On prendra en compte pour le résultat final le caractère négligeable de la capacité thermique massique du barreau, c'est-à-dire que son coefficient de diffusion thermique est suffisamment grand. On montrera en particulier que le résultat se met sous la forme

avec une fonction de la température à déterminer.

Voir l'indice

Calculer l'entropie d'échange nette \delta S_{\mathrm{e}} = \left(\frac{\Phi(x)}{T(x)} - \frac{\Phi(x+\mathrm{d}x)}{T(x+\mathrm{d}x)}\right)\mathrm{d}t et effectuer un développement limité au premier ordre non nul.

Voir la stratégie
  1. Considérer le système fermé constitué par la tranche de barreau entre les abscisses x et x+\mathrm{d}x, de section droite S = \pi a^2.
  2. Exprimer les transferts thermiques élémentaires reçus par les deux sections transverses (les parois latérales étant calorifugées) et en déduire l'entropie d'échange élémentaire \delta S_{\mathrm{e}}.
  3. Exploiter le caractère négligeable de la capacité thermique massique (\partial \Phi/\partial x = 0) ainsi que la loi de Fourier pour mettre \delta S_{\mathrm{e}} sous la forme voulue et identifier f(T).
Voir la réponse courte

Bilan de flux d'entropie -\partial(\Phi/T)/\partial x\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t avec \partial^2 T/\partial x^2 \approx 0 : on identifie f(T) = -\lambda \pi a^2 / T^2.

Voir le corrigé complet

Considérons la tranche infinitésimale de conducteur située entre x et x + \mathrm{d}x, de section S = \pi a^2 et de volume \mathrm{d}\tau = S\,\mathrm{d}x.

Les parois latérales étant calorifugées, les seuls transferts thermiques avec l'extérieur s'effectuent à travers les sections droites en x et en x+\mathrm{d}x :

  • en x, la tranche reçoit pendant \mathrm{d}t le transfert thermique algébrique \delta Q(x) = \Phi(x, t)\,\mathrm{d}t de la part du milieu à la température T(x, t) ;
  • en x+\mathrm{d}x, elle reçoit le transfert thermique -\delta Q(x+\mathrm{d}x) = -\Phi(x+\mathrm{d}x, t)\,\mathrm{d}t de la part du milieu à la température T(x+\mathrm{d}x, t).

Par définition, l'entropie d'échange élémentaire \delta S_{\mathrm{e}} reçue par cette tranche entre les instants t et t+\mathrm{d}t s'écrit :

\delta S_{\mathrm{e}} = \frac{\delta Q(x)}{T(x, t)} - \frac{\delta Q(x+\mathrm{d}x)}{T(x+\mathrm{d}x, t)} = \left[ \frac{\Phi(x, t)}{T(x, t)} - \frac{\Phi(x+\mathrm{d}x, t)}{T(x+\mathrm{d}x, t)} \right]\mathrm{d}t = -\frac{\partial}{\partial x}\left( \frac{\Phi(x, t)}{T(x, t)} \right)\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t.

En développant la dérivée spatiale du quotient :

-\frac{\partial}{\partial x}\left( \frac{\Phi}{T} \right) = -\frac{1}{T}\frac{\partial \Phi}{\partial x} + \frac{\Phi}{T^2}\frac{\partial T}{\partial x}.

D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué à la tranche :

\mathrm{d}U = \varrho c S\,\mathrm{d}x \frac{\partial T}{\partial t}\,\mathrm{d}t = -\frac{\partial \Phi}{\partial x}\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t.

Comme la capacité thermique massique c du barreau est supposée négligeable (ou le coefficient de diffusion thermique D_{\mathrm{th}} = \lambda/(\varrho c) suffisamment grand), la variation d'énergie interne est négligeable devant les flux mis en jeu (\mathrm{d}U \simeq 0), ce qui correspond au régime quasi-stationnaire :

\frac{\partial \Phi}{\partial x} \simeq 0.

Il vient alors :

-\frac{\partial}{\partial x}\left( \frac{\Phi}{T} \right) = \frac{\Phi}{T^2}\frac{\partial T}{\partial x}.

D'après la loi de Fourier (question Q18), le flux thermique s'exprime par :

\Phi(x, t) = j_{\mathrm{Q}}(x, t)\,S = -\lambda \pi a^2 \frac{\partial T}{\partial x}(x, t).

En injectant cette relation, on obtient :

\delta S_{\mathrm{e}} = -\frac{\lambda \pi a^2}{T^2}\left( \frac{\partial T}{\partial x} \right)^2 \mathrm{d}x\,\mathrm{d}t.

Cette expression est bien de la forme demandée :

\delta S_{\mathrm{e}} = f(T) \left( \frac{\partial T}{\partial x} \right)^2 \mathrm{d}x\,\mathrm{d}t,

avec :

\boxed{f(T) = -\frac{\lambda \pi a^2}{T^2}}

Résultat

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Question 32

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : création d'entropie locale, second principe, irréversibilité

En déduire que le bilan local d'entropie volumique créée, notée , peut s'écrire de la manière suivante :

Commenter l'évolution temporelle de et comparer aux précédentes analyses de la création d'entropie.

Voir l'indice

Écrire le bilan d'entropie \mathrm{d}S = \delta S_{\mathrm{e}} + \delta S_{\mathrm{c}} sur la tranche en régime quasi-stationnaire où l'entropie interne du barreau ne varie pas.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le second principe de la thermodynamique à la tranche élémentaire de barreau comprise entre x et x+\mathrm{d}x.
  2. Exploiter l'hypothèse de capacité thermique massique négligeable pour en déduire \mathrm{d}S = 0 et relier l'entropie créée \delta S_{\mathrm{c}} à l'entropie d'échange \delta S_{\mathrm{e}}.
  3. Exprimer le taux volumique de création d'entropie \frac{\partial s_{\mathrm{v}}}{\partial t} en divisant par le volume élémentaire \mathrm{d}\tau = \pi a^2 \mathrm{d}x et la durée \mathrm{d}t.
  4. Commenter la positivité et la décroissance temporelle de cette grandeur en lien avec l'écart de température \Delta T(t) obtenu à la question Q26.
Voir la réponse courte

La variation d'entropie du barreau étant nulle, la création locale compense l'échange : \partial s_{\mathrm{v}}/\partial t = (\lambda/T^2)(\partial T/\partial x)^2 \ge 0.

Voir le corrigé complet

Le second principe de la thermodynamique appliqué à la tranche élémentaire de barreau de section \pi a^2 et d'épaisseur \mathrm{d}x, pendant la durée \mathrm{d}t, s'écrit :

\mathrm{d}S = \delta S_{\mathrm{e}} + \delta S_{\mathrm{c}}

où \delta S_{\mathrm{e}} est l'entropie d'échange et \delta S_{\mathrm{c}} l'entropie créée par irréversibilité interne.

D'après les hypothèses adoptées depuis la question Q28, la capacité thermique de la tranche est négligeable devant celle des thermostats, si bien que le barreau évolue en régime quasi-stationnaire : son énergie interne et son entropie restent stationnaires à l'échelle du barreau, soit \mathrm{d}S = 0. Il en découle :

\delta S_{\mathrm{c}} = -\delta S_{\mathrm{e}}

En utilisant l'expression de \delta S_{\mathrm{e}} obtenue à la question Q31 :

\delta S_{\mathrm{e}} = f(T)\left(\frac{\partial T}{\partial x}\right)^2 \mathrm{d}x\,\mathrm{d}t

l'entropie créée dans la tranche élémentaire s'écrit :

\delta S_{\mathrm{c}} = -f(T)\left(\frac{\partial T}{\partial x}\right)^2 \mathrm{d}x\,\mathrm{d}t

Le volume de la tranche élémentaire étant \mathrm{d}\tau = \pi a^2 \mathrm{d}x, le taux de création d'entropie par unité de volume, noté \frac{\partial s_{\mathrm{v}}}{\partial t} = \frac{\delta S_{\mathrm{c}}}{\mathrm{d}\tau\,\mathrm{d}t}, est donné par :

\frac{\partial s_{\mathrm{v}}}{\partial t} = \frac{-f(T)\left(\frac{\partial T}{\partial x}\right)^2 \mathrm{d}x\,\mathrm{d}t}{\pi a^2 \mathrm{d}x\,\mathrm{d}t}

On obtient bien la relation demandée :

\boxed{\frac{\partial s_{\mathrm{v}}}{\partial t} = -\frac{f(T)}{\pi a^2} \left(\frac{\partial T}{\partial x}\right)^2}

En remplaçant f(T) = -\frac{\lambda \pi a^2}{T^2} déterminé à la question Q31, cette expression devient :

\frac{\partial s_{\mathrm{v}}}{\partial t} = \frac{\lambda}{T^2}\left(\frac{\partial T}{\partial x}\right)^2 = \lambda \left(\frac{1}{T}\frac{\partial T}{\partial x}\right)^2

Commentaires et comparaison :

  1. Signe et second principe : Comme \lambda > 0 et T > 0, on a \frac{\partial s_{\mathrm{v}}}{\partial t} \ge 0 en tout point et à tout instant, ce qui est strictement conforme au second principe de la thermodynamique (taux de création d'entropie localement positif ou nul). La création d'entropie est strictement positive dès qu'il existe un gradient thermique (\partial T/\partial x \neq 0), traduisant le caractère intrinsèquement irréversible de la diffusion de la chaleur.
  2. Évolution temporelle : Dans l'approximation quasi-stationnaire, le gradient de température dans le barreau s'écrit \frac{\partial T}{\partial x} \simeq \frac{T_2(t) - T_1(t)}{\ell} = -\frac{\Delta T(t)}{\ell}. D'après la question Q26, l'écart de température décroît exponentiellement selon \Delta T(t) = (T_{01}-T_{02})\,\mathrm{e}^{-2t/\tau}. Par conséquent :

    \frac{\partial s_{\mathrm{v}}}{\partial t} \propto (\Delta T(t))^2 \propto \mathrm{e}^{-4t/\tau}

    Le taux de création d'entropie décroît donc exponentiellement au cours du temps avec une durée caractéristique \tau/4. À mesure que le système s'approche de l'équilibre thermique (T_1 = T_2 pour t \to \infty), le gradient spatial s'annule et le taux de création d'entropie tend vers zéro.

  3. Lien avec l'analyse globale : Cette approche locale confirme l'analyse de la question Q30 : l'irréversibilité globale \Delta S > 0 calculée aux questions Q29 et Q30 est intégralement générée au sein du barreau conducteur où règne le gradient thermique, et non dans les thermostats qui subissent des transformations internement quasi-statiques. L'intégration de \frac{\partial s_{\mathrm{v}}}{\partial t} sur le volume du barreau et sur la durée [0, +\infty[ redonne exactement la variation globale d'entropie \Delta S.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 33

DifficileTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
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Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : onde thermique, effet de peau thermique, analyse dimensionnelle

Analyser les différentes courbes de la figure 4 et expliquer le phénomène. Proposer, sur la base d'arguments dimensionnels, une expression de la longueur caractéristique du phénomène d'atténuation observé. Évaluer numériquement une longueur caractéristique d'atténuation à partir des courbes de la figure 4, et montrer qu'elle est compatible avec l'expression proposée précédemment.

Voir l'indice

Interpréter l'atténuation exponentielle spatiale comme un effet de peau thermique et déterminer la longueur de pénétration \delta_{\mathrm{th}} = \sqrt{2D_{\mathrm{th}}/\omega}.

Voir la stratégie
  1. Décrire les deux caractéristiques majeures visibles sur les courbes de température et de flux (atténuation d'amplitude et retard de phase croissants avec x) et identifier le phénomène d'ondes thermiques amorties.
  2. Établir l'expression de la longueur de pénétration thermique par analyse dimensionnelle à partir de la diffusivité thermique D_{\mathrm{th}} et de la pulsation \omega.
  3. Calculer la valeur théorique de cette longueur avec les données numériques du platine, puis estimer graphiquement cette grandeur (par l'atténuation ou le déphasage) pour vérifier la concordance.
Voir la réponse courte

Profil oscillant exponentiellement amorti caractéristique des ondes thermiques, avec longueur d'atténuation \delta = \sqrt{2D_{\mathrm{th}}/\omega} mesurée sur le graphe.

Voir le corrigé complet

1. Analyse des courbes et interprétation physique

Les courbes de la figure 4 présentent l'évolution temporelle de la température T(x,t) et du flux thermique \Phi(x,t) en différentes abscisses x \in \{\ell/10,\, \ell/4,\, \ell/2,\, 3\ell/4\} :

  • La réponse est sinusoïdale, de même période temporelle que l'excitation : T_{\mathrm{p}} = \frac{1}{f} = \frac{1}{0,1} = 10\text{ s}.
  • Au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la source thermique (x croissant) :

    • L'amplitude des oscillations thermiques décroît très rapidement avec x (atténuation spatiale).
    • Les extrema sont retardés dans le temps : il apparaît un déphasage qui croît avec x.
  • Le flux thermique \Phi(x,t) présente les mêmes propriétés d'atténuation et de déphasage avec la distance.

Ce phénomène traduit la propagation d'ondes thermiques amorties au sein du barreau conducteur, solution de l'équation de diffusion thermique soumise à une condition aux limites harmonique (phénomène analogue à l'effet de peau électromagnétique).

2. Expression de la longueur caractéristique d'atténuation

L'évolution spatio-temporelle de la température est régie par l'équation de la chaleur établie à la question 21 :

\frac{\partial T}{\partial t} = D_{\mathrm{th}} \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} \quad \text{avec} \quad D_{\mathrm{th}} = \frac{\lambda_{\mathrm{Pt}}}{\varrho_{\mathrm{Pt}} c_{\mathrm{Pt}}}

Les deux paramètres physiques gouvernant la pénétration spatiale de l'oscillation sont la diffusivité thermique D_{\mathrm{th}} ([D_{\mathrm{th}}] = \mathrm{m}^2\cdot\mathrm{s}^{-1}) et la pulsation d'excitation \omega = 2\pi f ([\omega] = \mathrm{s}^{-1}).

Par analyse dimensionnelle, la seule combinaison homogène à une longueur est de la forme :

\delta_{\mathrm{th}} \sim \sqrt{\frac{D_{\mathrm{th}}}{\omega}}

En résolvant l'équation de diffusion en régime harmonique (recherche d'une solution en \mathrm{e}^{\mathrm{i}(\omega t - k x)} comme à la question 15), on obtient k^2 = -\frac{\mathrm{i}\omega}{D_{\mathrm{th}}}, ce qui conduit à une enveloppe spatiale en \exp(-x/\delta_{\mathrm{th}}) avec la longueur de pénétration thermique exacte :

\boxed{\delta_{\mathrm{th}} = \sqrt{\frac{2 D_{\mathrm{th}}}{\omega}} = \sqrt{\frac{D_{\mathrm{th}}}{\pi f}}}

3. Évaluation numérique et comparaison

\bullet Calcul théorique :

Avec les données du platine : \lambda_{\mathrm{Pt}} \simeq 8,0 \times 10^1\text{ W}\cdot\mathrm{m}^{-1}\cdot\mathrm{K}^{-1}, \varrho_{\mathrm{Pt}} \simeq 2,1 \times 10^4\text{ kg}\cdot\mathrm{m}^{-3}, c_{\mathrm{Pt}} \simeq 1,3 \times 10^2\text{ J}\cdot\mathrm{K}^{-1}\cdot\mathrm{kg}^{-1} et f = 0,1\text{ Hz} :

\begin{aligned} D_{\mathrm{th}} &= \frac{8,0 \times 10^1}{2,1 \times 10^4 \times 1,3 \times 10^2} \simeq \frac{80}{2,73 \times 10^6} \simeq 2,9 \times 10^{-5}\text{ m}^2\cdot\mathrm{s}^{-1} \\ \delta_{\mathrm{th}} &= \sqrt{\frac{2,9 \times 10^{-5}}{\pi \times 0,1}} \simeq \sqrt{9,3 \times 10^{-5}} \simeq 9,6 \times 10^{-3}\text{ m} \simeq 1,0\text{ cm} \end{aligned}

\bullet Estimation à partir de la figure 4(a) :

  • Par l'atténuation de l'amplitude : Le barreau a pour longueur \ell = 2,0\text{ cm}.

    • Pour x_1 = \ell/10 = 0,2\text{ cm}, l'amplitude de l'oscillation vaut A_1 \simeq \frac{65 - 35}{2} = 15^\circ\text{C}.
    • Pour x_2 = \ell/2 = 1,0\text{ cm}, l'amplitude vaut A_2 \simeq \frac{53 - 47}{2} = 3^\circ\text{C}.

    En modélisant l'atténuation par A(x) \propto \mathrm{e}^{-x/\delta}, il vient :

    \delta \simeq \frac{x_2 - x_1}{\ln(A_1 / A_2)} = \frac{0,8\text{ cm}}{\ln(5)} \simeq \frac{0,8}{1,6} \simeq 0,5\text{ cm}
  • Par le retard temporel (déphasage) : L'écart temporel \Delta t entre les maxima pour x_1 = \ell/10 (t_1 \simeq 1,2\text{ s}) et x_2 = \ell/2 (t_2 \simeq 2,5\text{ s}) est \Delta t \simeq 1,3\text{ s}. Le déphasage correspondant est :

    \Delta \phi = \omega \Delta t = \frac{2\pi}{T_{\mathrm{p}}}\,\Delta t = \frac{2\pi}{10} \times 1,3 \simeq 0,82\text{ rad}

    Or pour une onde thermique, le nombre d'onde réel vaut k' = 1/\delta, d'où \Delta \phi = \frac{x_2 - x_1}{\delta}, soit :

    \delta \simeq \frac{0,8\text{ cm}}{0,82} \simeq 1,0\text{ cm}

Les deux estimations graphiques fournissent une longueur d'atténuation comprise entre 0,5\text{ cm} et 1,0\text{ cm}, ce qui est en excellent accord avec la valeur théorique calculée \delta_{\mathrm{th}} \simeq 1,0\text{ cm} (la légère divergence sur l'amplitude s'expliquant par la réflexion de l'onde thermique sur la frontière en x = \ell).

Résultat

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Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : onde thermique, effet de peau thermique, ordre de grandeur

Établir enfin une condition sur la pulsation pour que la norme du vecteur densité de courant de chaleur puisse être considérée comme uniforme sur une section du barreau métallique.

Voir l'indice

Comparer la longueur de diffusion thermique radiale au rayon a du barreau conducteur pour garantir un profil radialement uniforme.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'échelle de temps caractéristique de la diffusion thermique dans la direction radiale transverse \tau_\perp et la comparer à la période ou au temps caractéristique d'évolution 1/\omega de la sollicitation harmonique.
  2. Établir l'équivalence avec la condition sur la longueur caractéristique d'atténuation thermique (épaisseur de peau thermique) \delta_{\mathrm{th}} par rapport au rayon a du cylindre, par analogie directe avec le régime de conduction électrique uniforme de la partie I.B.
  3. Exprimer littéralement la condition sur \omega en fonction des grandeurs caractéristiques du barreau et évaluer numériquement la pulsation limite.
Voir la réponse courte

La densité de courant est uniforme sur la section si la longueur de peau thermique dépasse le rayon : \delta \gg a, soit \omega \ll 2D_{\mathrm{th}}/a^2.

Voir le corrigé complet

Pour que la température T(r,x,t) et la densité de courant thermique \vec{j}_{\mathrm{Q}} = -\lambda\,\vec{\operatorname{grad}}\,T soient uniformes sur toute la section droite du barreau cylindrique (indépendantes de la coordonnée radiale r), tout écart radial à l'homogénéité doit pouvoir diffuser transversalement sur une échelle de temps beaucoup plus courte que le temps de variation de l'excitation thermique :

\tau_\perp \sim \frac{a^2}{D_{\mathrm{th}}} \ll \frac{1}{\omega}

De manière équivalente, par analogie avec l'effet de peau électrique étudié à la question 11, l'épaisseur de peau thermique \delta_{\mathrm{th}} = \sqrt{\frac{2D_{\mathrm{th}}}{\omega}} introduite à la question 33 doit être très grande devant le rayon transverse a du conducteur :

\delta_{\mathrm{th}} \gg a \iff \sqrt{\frac{2D_{\mathrm{th}}}{\omega}} \gg a

En élevant au carré et en remplaçant la diffusivité thermique par son expression D_{\mathrm{th}} = \frac{\lambda}{\varrho c} (établie à la question 21), on obtient la condition sur la pulsation :

\begin{aligned} \omega \ll \frac{2 D_{\mathrm{th}}}{a^2} = \frac{2\lambda}{\varrho c a^2} \end{aligned}
\boxed{\omega \ll \frac{2\lambda}{\varrho c a^2}}

Application numérique pour le barreau de platine : Avec les données de l'énoncé pour le platine :

  • \lambda_{\mathrm{Pt}} \simeq 8,0 \times 10^1\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • \varrho_{\mathrm{Pt}} \simeq 2,1 \times 10^4\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et c_{\mathrm{Pt}} \simeq 1,3 \times 10^2\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} ;
  • D_{\mathrm{th}} = \frac{80}{2,1 \times 10^4 \times 130} \simeq 2,9 \times 10^{-5}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1} ;
  • a = 1\text{ mm} = 1,0 \times 10^{-3}\text{ m}.

La pulsation caractéristique maximale vaut :

\omega_{\mathrm{max}} = \frac{2 D_{\mathrm{th}}}{a^2} \simeq \frac{2 \times 2,9 \times 10^{-5}}{1,0 \times 10^{-6}} \simeq 6 \times 10^1\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \quad (f_{\mathrm{max}} \sim 10\text{ Hz})

À la fréquence de travail f = 0,1\text{ Hz} (\omega \simeq 0,63\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}), on a \omega \ll \omega_{\mathrm{max}} (\delta_{\mathrm{th}} \simeq 1\text{ cm} \gg a = 1\text{ mm}) : l'approximation d'un flux thermique unidimensionnel et uniforme sur chaque section droite est pleinement justifiée.

Résultat

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I.D · Effets thermoélectriques

Question 35

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : effet thermoélectrique, conductivité thermique, loi de transport couplées

En présence d'effets thermoélectriques, on définit la conductivité thermique par l'expression du vecteur densité de courant de chaleur , en l'absence de mouvement macroscopique de charges. En déduire l'expression de .

Voir l'indice

Poser la condition de circuit ouvert \vec{j} = \vec{0}, exprimer \overrightarrow{\operatorname{grad}} V en fonction de \overrightarrow{\operatorname{grad}} T, et l'injecter dans la loi pour \vec{j}_{\mathrm{Q}}.

Voir la réponse courte

En imposant un courant électrique nul \vec{j}=\vec{0}, le champ électrique compense le gradient thermique et fournit l'expression effective de \kappa(T).

Voir le corrigé complet

L'absence de mouvement macroscopique de charges se traduit par l'annulation du vecteur densité volumique de courant :

\vec{j} = \vec{0}.

En utilisant la relation constitutive (9) pour le transport de charge :

\vec{j} = -\gamma\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,V - \alpha\gamma\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T = \vec{0}.

La conductivité électrique \gamma étant non nulle, on en déduit le champ électrostatique induit par l'effet thermoélectrique :

\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,V = -\alpha\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T.

En reportant cette relation dans l'expression (8) du vecteur densité de courant de chaleur \vec{j}_{\mathrm{Q}}, il vient :

\begin{aligned} \vec{j}_{\mathrm{Q}} &= -\lambda\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T - T\alpha\gamma\left(-\alpha\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T\right) \\ &= -\left(\lambda - \alpha^2 \gamma T\right)\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T. \end{aligned}

Par identification avec la définition \vec{j}_{\mathrm{Q}} = -\kappa(T)\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T, on obtient :

\boxed{\kappa(T) = \lambda - \alpha^2 \gamma T}

Résultat

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : effet seebeck, potentiel thermoélectrique, circuit ouvert

Montrer qu'en circuit ouvert, la différence de potentiel aux bornes du conducteur se met sous la forme

avec un coefficient à exprimer en fonction d'un ou plusieurs des coefficients précédemment définis.

Voir l'indice

Intégrer la relation liant \overrightarrow{\operatorname{grad}} V à \overrightarrow{\operatorname{grad}} T le long du conducteur sous l'hypothèse d'un coefficient \alpha uniforme.

Voir la stratégie
  1. Traduire la condition de circuit ouvert sur le vecteur densité de courant électrique \vec{j}.
  2. Exploiter la relation phénoménologique liant \vec{j}, \vec{\operatorname{grad}} V et \vec{\operatorname{grad}} T (équation (9)) pour relier localement \mathrm{d}V et \mathrm{d}T.
  3. Intégrer cette relation le long du barreau entre x = 0 et x = \ell pour identifier le coefficient \beta.
Voir la réponse courte

Intégration de \overrightarrow{\operatorname{grad}} V = -\alpha\,\overrightarrow{\operatorname{grad}} T en circuit ouvert : tension de Seebeck proportionnelle à \Delta T avec \beta = \alpha.

Voir le corrigé complet

En circuit ouvert, aucun courant électrique macroscopique ne traverse le barreau :

\vec{j} = \vec{0}.

D'après l'équation (9) de l'énoncé régissant le transport de charge en présence d'effets thermoélectriques :

\vec{j} = -\gamma \overrightarrow{\operatorname{grad}} V - \alpha \gamma \overrightarrow{\operatorname{grad}} T = \vec{0}.

La conductivité électrique \gamma étant non nulle, on en déduit immédiatement la relation locale :

\overrightarrow{\operatorname{grad}} V = -\alpha \overrightarrow{\operatorname{grad}} T.

Dans le cadre de l'écoulement unidimensionnel selon l'axe (\mathrm{O}x), cette relation vectorielle se projette selon :

\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x} = -\alpha \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}.

En supposant le pouvoir thermoélectrique \alpha constant sur la plage de température considérée, on intègre cette équation différentielle entre x = 0 et x = \ell :

\begin{aligned} \int_0^\ell \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}\,\mathrm{d}x &= -\alpha \int_0^\ell \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}\,\mathrm{d}x \\ V(\ell) - V(0) &= -\alpha \left(T(\ell) - T(0)\right). \end{aligned}

En multipliant par -1 de chaque côté :

V(0) - V(\ell) = \alpha \left(T(\ell) - T(0)\right) = -\alpha \left(T(0) - T(\ell)\right).

On retrouve bien la forme demandée :

\boxed{V(0) - V(\ell) = -\beta \left(T(0) - T(\ell)\right) \quad \text{avec} \quad \beta = \alpha}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 37

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : effet seebeck, courant d'entropie, loi de transport couplées

Montrer, dans le cas général, que la densité volumique de courant d'entropie se met sous la forme

En déduire alors une interprétation du coefficient faisant intervenir l'entropie.

Voir l'indice

Remplacer \vec{j}_{\mathrm{Q}} par son expression en fonction de \vec{j} et \overrightarrow{\operatorname{grad}} T, puis faire apparaître le courant convectif d'entropie \alpha\vec{j}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le terme -\gamma\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,V en fonction de la densité de courant \vec{j} et de \overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T grâce à l'équation couplée (9).
  2. Reporter cette expression dans la loi régissant le flux thermique (8) pour faire apparaître la conductivité thermique \kappa = \lambda - \alpha^2\gamma T établie à la question Q35.
  3. Former le rapport \vec{j}_{\mathrm{s}} = \frac{1}{T}\vec{j}_{\mathrm{Q}} et examiner le cas isotherme pour dégager le sens physique du coefficient \alpha.
Voir la réponse courte

Décomposition de \vec{j}_{\mathrm{s}} = \alpha \vec{j} - (\kappa/T)\overrightarrow{\operatorname{grad}} T : le coefficient \alpha s'interprète comme l'entropie transportée par unité de charge électrique.

Voir le corrigé complet

Les équations couplées de transport (8) et (9) s'écrivent :

\begin{align*} \vec{j}_{\mathrm{Q}} &= -\lambda\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T + T\alpha \left(-\gamma\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,V\right) \tag{1} \\ \vec{j} &= -\gamma\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,V - \alpha\gamma\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T \tag{2}\end{align*}

De l'équation (2), on extrait :

-\gamma\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,V = \vec{j} + \alpha\gamma\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T

En reportant cette relation dans l'expression (1) de \vec{j}_{\mathrm{Q}} :

\begin{aligned} \vec{j}_{\mathrm{Q}} &= -\lambda\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T + T\alpha\left(\vec{j} + \alpha\gamma\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T\right) \\ &= \alpha T\,\vec{j} - \left(\lambda - \alpha^2\gamma T\right)\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T \end{aligned}

D'après la question Q35, la conductivité thermique à courant macroscopique nul s'écrit \kappa(T) = \lambda - \alpha^2\gamma T. Par conséquent :

\vec{j}_{\mathrm{Q}} = \alpha T\,\vec{j} - \kappa\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T

En divisant par la température locale T > 0, la densité volumique de courant d'entropie s'exprime par :

\boxed{\vec{j}_{\mathrm{s}} = \alpha \vec{j} - \frac{\kappa}{T}\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T}

Interprétation de \alpha : En milieu isotherme (\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T = \vec{0}), la relation précédente devient :

\vec{j}_{\mathrm{s}} = \alpha\,\vec{j}

Le pouvoir thermoélectrique \alpha représente donc la quantité d'entropie transportée par unité de charge électrique traversant une section du matériau :

\alpha = \frac{\mathrm{d}S}{\mathrm{d}q}

Cela est parfaitement cohérent avec la dimension de \alpha :

[\alpha] = \mathrm{V}\cdot\mathrm{K}^{-1} = \left(\mathrm{J}\cdot\mathrm{C}^{-1}\right)\cdot\mathrm{K}^{-1} = \mathrm{J}\cdot\mathrm{K}^{-1}\cdot\mathrm{C}^{-1}

Résultat

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Question 38

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : création d'entropie, effet joule, réversibilité

L'expression générale du taux de création d'entropie est la suivante :

Montrer que cette grandeur peut être mise sous la forme

Commenter cette expression et conclure quant à la réversibilité des effets thermoélectriques, décrivant le couplage entre le transport de charge et le transport de chaleur.

Voir l'indice

Injecter l'expression de \vec{j}_{\mathrm{s}} dans le taux de création d'entropie et factoriser pour montrer que les termes croisés en \alpha s'annulent exactement.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \overrightarrow{\operatorname{grad}}\,V en fonction de \vec{j} et \overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T à l'aide de la loi constitutive du courant électrique (équation (9)).
  2. Injecter cette relation ainsi que l'expression de \vec{j}_{\mathrm{s}} (établie à la question Q37) dans le taux de création d'entropie (équation (12)).
  3. Constater la simplification des termes croisés dépendant de \alpha, puis interpréter physiquement les deux termes restants et conclure sur la réversibilité du couplage thermoélectrique.
Voir la réponse courte

La création d'entropie ne contient que diffusion thermique et effet Joule : les termes de couplage thermoélectrique croisés sont intrinsèquement réversibles.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (9) de l'énoncé, la densité volumique de courant s'écrit :

\vec{j} = -\gamma\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,V - \alpha\gamma\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T

On en déduit l'expression du gradient de potentiel :

-\frac{\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,V}{T} = \frac{\vec{j}}{\gamma T} + \frac{\alpha}{T}\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T

Rappelons l'expression de la densité de courant d'entropie obtenue à la question Q37 :

\vec{j}_{\mathrm{s}} = \alpha \vec{j} - \frac{\kappa}{T}\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T

En substituant ces deux relations dans l'expression générale du taux de création d'entropie (équation (12)), il vient :

\begin{aligned} \frac{\partial s_{\mathrm{c}}}{\partial t} &= \vec{j}_{\mathrm{s}} \cdot \left(-\frac{\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T}{T}\right) + \vec{j} \cdot \left(-\frac{\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,V}{T}\right) \\ &= \left(\alpha \vec{j} - \frac{\kappa}{T}\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T\right) \cdot \left(-\frac{\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T}{T}\right) + \vec{j} \cdot \left(\frac{\vec{j}}{\gamma T} + \frac{\alpha}{T}\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T\right) \\ &= -\frac{\alpha}{T}\,\vec{j}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T + \kappa\left(\frac{\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T}{T}\right)^2 + \frac{\vec{j}^2}{\gamma T} + \frac{\alpha}{T}\,\vec{j}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T \end{aligned}

Les deux termes proportionnels à \alpha sont de signes opposés et s'annulent exactement. On obtient ainsi la relation demandée :

\boxed{\frac{\partial s_{\mathrm{c}}}{\partial t} = \kappa \left(\frac{\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T}{T}\right)^2 + \frac{\vec{j}^2}{T\gamma}}

Commentaire et conclusion sur la réversibilité :

  • L'expression obtenue ne comporte que deux termes strictement positifs (puisque \kappa > 0, \gamma > 0 et T > 0) :

    • un terme de diffusion thermique de Fourier : \kappa \left(\frac{\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,T}{T}\right)^2 \ge 0 ;
    • un terme de dissipation par effet Joule : \frac{\vec{j}^2}{T\gamma} = \frac{\rho\,\vec{j}^2}{T} \ge 0.

    Le taux volumique de création d'entropie vérifie donc \frac{\partial s_{\mathrm{c}}}{\partial t} \ge 0, conformément au second principe de la thermodynamique.

  • Le coefficient thermoélectrique \alpha n'apparaît plus dans l'expression de \frac{\partial s_{\mathrm{c}}}{\partial t}. Par conséquent, les effets thermoélectriques de couplage (effets Seebeck, Peltier et Thomson) sont intrinsèquement réversibles. L'irréversibilité observée dans les dispositifs réels provient uniquement de la conduction thermique (loi de Fourier) et de la conduction ohmique (effet Joule).

Résultat

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : impédance d'entrée, voltmètre, circuit ouvert

Justifier que le courant électrique parcourant le circuit peut être considéré comme nul dans la configuration de la figure 5.

Voir l'indice

Tenir compte de l'impédance d'entrée infinie du voltmètre qui interdit toute circulation macroscopique de courant dans la boucle.

Voir la réponse courte

Un voltmètre présente une impédance d'entrée quasi infinie, ce qui empêche tout courant électrique macroscopique de circuler dans la boucle.

Voir le corrigé complet

Sur le montage de la figure 5, la différence de potentiel entre les points C et D est mesurée à l'aide d'un voltmètre branché aux bornes du circuit.

Un voltmètre possède une résistance interne (ou impédance d'entrée) R_V extrêmement élevée par rapport aux résistances électriques des barreaux métalliques constitutifs du circuit (R_V \to \infty, typiquement de l'ordre de 10\text{ M}\Omega pour un multimètre numérique usuel).

D'après la loi d'Ohm appliquée à la maille formée par les deux matériaux et le voltmètre, l'intensité I du courant électrique traversant le circuit s'écrit :

I = \frac{e_{\mathrm{th}}}{R_V + R_{\mathrm{matériaux}}} \underset{R_V \to \infty}{\longrightarrow} 0

où e_{\mathrm{th}} est la force électromotrice d'origine thermoélectrique générée le long du circuit.

Le voltmètre se comporte ainsi comme un circuit ouvert idéal :

\boxed{I \simeq 0 \quad \text{soit} \quad \vec{j} \simeq \vec{0}}

dans l'ensemble des conducteurs du dispositif.

Résultat

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : pouvoir thermoélectrique, thermocouple, effet seebeck

Exprimer le coefficient en fonction des coefficients du pouvoir thermoélectrique de chacun des deux matériaux.

Voir l'indice

Calculer la circulation du champ électromoteur Seebeck le long du circuit fermé constitué des deux métaux entre les points C et D.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la condition de circuit ouvert justifiée à la question Q39 (\vec{j} = \vec{0}) pour exprimer la variation élémentaire de potentiel \mathrm{d}V en fonction de \mathrm{d}T et du pouvoir thermoélectrique local.
  2. Intégrer cette relation le long du circuit reliant les points C et D en décomposant le chemin selon les différents matériaux.
  3. Exploiter l'égalité des températures des bornes du voltmètre (T_C = T_D) pour calculer la tension V_C - V_D et en déduire le coefficient Seebeck S_{12}.
Voir la réponse courte

Circulation de la force électromotrice le long des deux branches du thermocouple : le coefficient différentiel s'écrit S_{12} = \alpha_1 - \alpha_2.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q39, le circuit est ouvert, de sorte que la densité volumique de courant est nulle partout dans les conducteurs : \vec{j} = \vec{0}.

La relation phénoménologique (9) s'écrit alors :

\vec{j} = -\gamma \overrightarrow{\operatorname{grad}} V - \alpha\gamma \overrightarrow{\operatorname{grad}} T = \vec{0} \implies \overrightarrow{\operatorname{grad}} V = -\alpha \overrightarrow{\operatorname{grad}} T.

Pour un déplacement élémentaire le long d'un conducteur, la variation de potentiel est donc liée à la variation de température par :

\mathrm{d}V = \overrightarrow{\operatorname{grad}} V \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = -\alpha\,\mathrm{d}T.

Calculons la différence de potentiel entre les points C et D en intégrant le long du circuit constitué de trois tronçons successifs :

  • du point C au point A dans le matériau 2 (pouvoir thermoélectrique \alpha_2) :

    V_A - V_C = -\int_{T_C}^{T_A} \alpha_2\,\mathrm{d}T = -\alpha_2(T_A - T_C) ;
  • du point A au point B dans le matériau 1 (pouvoir thermoélectrique \alpha_1) :

    V_B - V_A = -\int_{T_A}^{T_B} \alpha_1\,\mathrm{d}T = -\alpha_1(T_B - T_A) ;
  • du point B au point D dans le matériau 2 (pouvoir thermoélectrique \alpha_2) :

    V_D - V_B = -\int_{T_B}^{T_D} \alpha_2\,\mathrm{d}T = -\alpha_2(T_D - T_B).

En sommant ces trois contributions, on obtient la différence de potentiel V_D - V_C :

\begin{aligned} V_D - V_C &= (V_D - V_B) + (V_B - V_A) + (V_A - V_C) \\ &= -\alpha_2(T_D - T_B) - \alpha_1(T_B - T_A) - \alpha_2(T_A - T_C) \\ &= -\alpha_2(T_D - T_C + T_A - T_B) + \alpha_1(T_A - T_B). \end{aligned}

Comme les bornes C et D sont à la même température (T_C = T_D), le terme T_D - T_C s'annule, ce qui conduit à :

V_D - V_C = (\alpha_1 - \alpha_2)(T_A - T_B).

La différence de potentiel V_C - V_D définie dans l'énoncé vaut donc :

V_C - V_D = (\alpha_2 - \alpha_1)(T_A - T_B).

D'après la définition du coefficient Seebeck de la jonction (équation 14) :

S_{12} = \frac{V_C - V_D}{T_A - T_B},

on en déduit :

\boxed{S_{12} = \alpha_2 - \alpha_1}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 41

ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Démarche expérimentale

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : effet seebeck, thermocouple, mesure expérimentale

En déduire une méthode pratique permettant de déterminer le coefficient d'un matériau inconnu.

Voir l'indice

Utiliser un matériau de référence étalonné (comme le platine ou le plomb supraconducteur) pour mesurer le coefficient différentiel et en déduire le pouvoir thermoélectrique inconnu.

Voir la stratégie

Pour déterminer le pouvoir thermoélectrique \alpha_0 d'un matériau inconnu :

  1. On associe ce matériau à un matériau de référence dont le coefficient thermoélectrique \alpha_{\text{ref}} est précisément connu (matériau étalon).
  2. On met en œuvre le montage de la figure 5 et on mesure la tension thermoélectrique en faisant varier l'écart de température.
  3. On déduit \alpha_0 de la pente de la caractéristique V_C - V_D = f(T_A - T_B) d'après la relation établie à la question précédente.
Voir la réponse courte

Former une jonction avec un matériau étalon connu (ou un supraconducteur où \alpha=0) et mesurer la f.é.m. Seebeck en fonction de \Delta T.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question précédente (Q40), le coefficient Seebeck de la jonction entre le matériau inconnu (choisi par exemple comme matériau 1, \alpha_1 = \alpha_0) et un matériau de référence (matériau 2, \alpha_2 = \alpha_{\text{ref}}) s'écrit :

S_{12} = \frac{V_C - V_D}{T_A - T_B} = \alpha_{\text{ref}} - \alpha_0

La méthode pratique comporte les étapes suivantes :

  1. Choix du matériau de référence : on utilise un conducteur dont le pouvoir thermoélectrique \alpha_{\text{ref}}(T) a été étalonné avec une grande précision (par exemple le platine, le cuivre ou le plomb).
  2. Conditions aux bornes de mesure : les connexions aux bornes du voltmètre (points C et D) sont maintenues à la même température (T_C = T_D), par exemple à température ambiante ou dans un bain de glace fondante (0\,^\circ\text{C}).
  3. Mesure différentielle :

    • On impose une différence de température T_A - T_B contrôlée entre les deux jonctions (l'une étant par exemple chauffée par une résistance régulée et l'autre maintenue à température fixe), mesurée indépendamment à l'aide de thermomètres étalonnés.
    • On mesure la tension V_C - V_D à l'aide d'un voltmètre à très haute impédance d'entrée pour respecter la condition de circuit ouvert (I = 0).
  4. Exploitation : en répétant la mesure pour plusieurs valeurs de l'écart \Delta T = T_A - T_B, on trace la droite V_C - V_D en fonction de T_A - T_B. La pente de cette droite fournit le coefficient Seebeck S_{12}, dont on déduit la valeur recherchée :

    \boxed{\alpha_0 = \alpha_{\text{ref}} - S_{12}}

Résultat

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Partie II : Mesures de températures

II.A · Mesure de température avec un conducteur ohmique

Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : thermorésistance, résistivité, développement limité

Proposer une interprétation simple du paramètre au regard du modèle mathématique eq. (15). Discuter, sur la base d'arguments numériques, l'approximation consistant à considérer la résistivité comme une fonction affine de sur la plage de température considérée.

Voir l'indice

Identifier \rho_0 à la résistivité à \theta = 0\ ^\circ\mathrm{C} et comparer les grandeurs relatives des termes A\theta et B\theta^2 sur l'intervalle d'étude.

Voir la stratégie
  1. Évaluer \rho(\theta) pour \theta = 0\ ^\circ\mathrm{C} dans l'équation (15) pour identifier la signification physique de \rho_0.
  2. Comparer l'ordre de grandeur du terme d'ordre deux |B|\theta^2 à celui du terme d'ordre un A\theta sur le domaine de validité [0\ ^\circ\mathrm{C}, 850\ ^\circ\mathrm{C}], en particulier à la borne maximale \theta = 850\ ^\circ\mathrm{C}.
Voir la réponse courte

\rho_0 est la résistivité à 0\,^\circ\mathrm{C} ; le terme quadratique B\theta^2 est numériquement négligeable devant A\theta sur la plage étudiée.

Voir le corrigé complet

1. Interprétation du paramètre \rho_0

D'après l'équation (15), pour \theta = 0\ ^\circ\mathrm{C}, on a :

\rho(0\ ^\circ\mathrm{C}) = \rho_0

Le paramètre \rho_0 représente donc la résistivité électrique du platine à 0\ ^\circ\mathrm{C}.

2. Discussion de l'approximation affine

Pour que la résistivité puisse être approchée par une loi affine :

\rho(\theta) \simeq \rho_0 (1 + A\theta),

il faut que le terme quadratique |B|\theta^2 soit négligeable devant le terme linéaire A\theta, soit :

r(\theta) = \frac{|B|\theta^2}{A\theta} = \frac{|B|}{A}\,\theta \ll 1.

Ce rapport est une fonction strictement croissante de \theta ; il atteint son maximum à la température maximale du domaine d'étude, \theta_{\max} = 850\ ^\circ\mathrm{C}.

Effectuons l'application numérique :

\frac{|B|}{A} = \frac{5{,}8 \times 10^{-7}\ ^\circ\mathrm{C}^{-2}}{3{,}9 \times 10^{-3}\ ^\circ\mathrm{C}^{-1}} \simeq 1{,}5 \times 10^{-4}\ ^\circ\mathrm{C}^{-1}.

Pour \theta_{\max} = 850\ ^\circ\mathrm{C} :

r(850\ ^\circ\mathrm{C}) \simeq 1{,}5 \times 10^{-4} \times 850 \simeq 0{,}13 = 13\,\%.

Rapporté à la valeur totale de la résistivité normalisée :

\frac{|B|\theta_{\max}^2}{1 + A\theta_{\max}} \simeq \frac{5{,}8 \times 10^{-7} \times 850^2}{1 + 3{,}9 \times 10^{-3} \times 850} \simeq \frac{0{,}42}{1 + 3{,}3} \simeq \frac{0{,}42}{4{,}3} \simeq 10\,\%.

Sur l'ensemble de la plage [0\ ^\circ\mathrm{C}, 850\ ^\circ\mathrm{C}], le terme du second ordre apporte ainsi une correction au plus égale à environ 10\,\%. De plus, pour des applications à températures modérées (telles que le domaine médical évoqué par le texte, où \theta \lesssim 50\ ^\circ\mathrm{C}), on a :

r(50\ ^\circ\mathrm{C}) \simeq 1{,}5 \times 10^{-4} \times 50 \simeq 0{,}7\,\% \ll 1.

L'approximation consistant à considérer \rho comme une fonction affine de \theta est donc très bien vérifiée à basse température et reste une approximation convenable (à 10\,\% près au pire) sur toute la plage jusqu'à 850\ ^\circ\mathrm{C}.

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Question 43

ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : thermorésistance, agitation thermique, modèle de drude

Déterminer la condition sur permettant de garantir que la thermorésistance a une sensibilité maximale. Proposer un argument qualitatif permettant d'expliquer l'augmentation de avec .

Voir l'indice

Calculer la dérivée \frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}\theta} et interpréter physiquement la hausse de la résistivité par l'accroissement de l'agitation thermique du réseau cristallin.

Voir la réponse courte

Maximiser la sensibilité impose un coefficient A grand ; la hausse de \theta accroît l'agitation thermique du réseau et la fréquence des collisions.

Voir le corrigé complet

1. Condition sur A pour maximiser la sensibilité

Dans le cadre de l'approximation affine issue de la question Q42, la résistance du barreau s'écrit :

R(\theta) = \frac{\rho(\theta)\,\ell}{S} = R_0(1 + A\theta)

avec R_0 = \dfrac{\rho_0 \ell}{S}.

La sensibilité de la thermorésistance s'évalue à travers la dérivée de la grandeur mesurée par rapport à la température :

  • la sensibilité absolue vaut :

    \mathcal{S} = \frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}\theta} = R_0 A
  • la sensibilité relative (intrinsèque au matériau) vaut :

    \mathcal{S}_r = \frac{1}{R_0}\frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}\theta} = A

Pour garantir une sensibilité maximale, il faut que le coefficient thermique A soit le plus grand possible (avec A > 0 pour un comportement à coefficient de température positif).

\boxed{A \text{ doit être le plus grand possible}}

2. Interprétation qualitative de l'augmentation de \rho avec \theta

D'après le modèle de Drude établi à la question Q3, la résistivité s'exprime en fonction des caractéristiques microscopiques par :

\rho = \frac{1}{\gamma_0} = \frac{m}{n e^2 \tau}
  • Dans un métal, la densité volumique des électrons libres n est fixée par la structure cristalline et ne dépend pratiquement pas de la température (gaz d'électrons dégénéré).
  • Lorsque la température \theta augmente, l'agitation thermique des cœurs d'ions du réseau cristallin s'intensifie (l'amplitude des vibrations du réseau, c'est-à-dire le nombre de phonons, augmente).
  • Les collisions électron-phonon deviennent plus fréquentes : la section efficace de collision croît, ce qui entraîne une diminution du temps moyen entre deux collisions \tau (et du libre parcours moyen).

Puisque \tau diminue lorsque \theta augmente, la résistivité \rho \propto \tau^{-1} augmente avec la température.

Résultat

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Question 44

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : résistance électrique, thermorésistance, loi d'ohm

Exprimer la résistance en fonction de et la variation de thermorésistance en fonction de et .

Voir l'indice

Appliquer la formule géométrique de la résistance d'un cylindre R = \rho \ell/S et factoriser par la résistance à 0\ ^\circ\mathrm{C}.

Voir la réponse courte

Résistance initiale R_0 = \rho_0 \ell / S et variation linéaire de résistance avec la température R'(\theta) \approx R_0 A \theta.

Voir le corrigé complet

La thermorésistance est modélisée par un barreau cylindrique en platine homogène de longueur \ell et de section droite S. La résistance électrique à la température \theta s'exprime par la loi de Pouillet :

R(\theta) = \rho(\theta)\,\frac{\ell}{S}.

À la température \theta = 0\ ^\circ\text{C}, la résistivité vaut \rho(0) = \rho_0, d'où l'expression de la résistance R_0 = R(0) :

\boxed{R_0 = \rho_0\,\frac{\ell}{S}}

D'après la consigne introduite avant la question 43, on se place dans le cadre de l'approximation affine de la résistivité :

\rho(\theta) \simeq \rho_0\,(1 + A\theta).

La résistance globale à la température \theta s'écrit alors :

R(\theta) = \rho_0(1 + A\theta)\,\frac{\ell}{S} = R_0\,(1 + A\theta) = R_0 + R_0 A\theta.

Par identification avec l'écriture R = R_0 + R', on en déduit l'expression de la variation de résistance R' :

\boxed{R' = R_0\,A\,\theta}

Résultat

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Question 45

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : pont de wheatstone, pont diviseur de tension, thermorésistance

Établir l'expression de la tension en fonction de , et , puis en déduire l'expression de en fonction de notamment.

Voir l'indice

Appliquer le diviseur de tension sur chaque branche du pont de Wheatstone équilibré pour exprimer la différence de potentiel U = V_A - V_B.

Voir la stratégie
  1. Exploiter l'impédance d'entrée infinie du voltmètre pour déterminer le potentiel de chaque branche médiane à l'aide de la formule du pont diviseur de tension.
  2. Exprimer la différence de potentiel U en fonction de R', R_0 et E en tenant compte de l'orientation de la flèche de tension.
  3. Injecter l'expression de R' obtenue à la question Q44 pour obtenir U(\theta).
Voir la réponse courte

Double pont diviseur de tension : U = V_+ - V_- = E \frac{R'}{2(2R_0 + R')}, puis substitution de R'(\theta) \approx R_0 A \theta.

Voir le corrigé complet

Le voltmètre utilisé pour mesurer la tension U présentant une impédance d'entrée très élevée, aucun courant n'est prélevé aux points milieux du pont de Wheatstone.

Chaque branche verticale se comporte ainsi comme un diviseur de tension idéal alimenté sous la tension E, la référence des potentiels (masse) étant prise au rail inférieur :

  • Pour la branche de gauche, constituée de la résistance R_0 en haut et de la thermorésistance R = R_0 + R' en bas, le potentiel au point milieu V_{\mathrm{G}} s'écrit :

    V_{\mathrm{G}} = E\,\frac{R_0 + R'}{R_0 + (R_0 + R')} = E\,\frac{R_0 + R'}{2R_0 + R'}
  • Pour la branche de droite, constituée de deux résistances identiques R_0, le potentiel au point milieu V_{\mathrm{D}} s'écrit :

    V_{\mathrm{D}} = E\,\frac{R_0}{R_0 + R_0} = \frac{E}{2}

Sur la figure 6, la flèche de tension U est orientée de la branche de gauche vers la branche de droite. Selon la convention usuelle récepteur (la flèche pointe vers le potentiel le plus haut) :

\begin{aligned} U &= V_{\mathrm{D}} - V_{\mathrm{G}} \\ &= E\left(\frac{1}{2} - \frac{R_0 + R'}{2R_0 + R'}\right) \\ &= E\,\frac{(2R_0 + R') - 2(R_0 + R')}{2(2R_0 + R')} \end{aligned}

soit :

\boxed{U = -\frac{R'}{2(2R_0 + R')}\,E}

Remarque : Si la flèche est interprétée dans le sens V_{\mathrm{G}} - V_{\mathrm{D}}, l'expression est simplement changée de signe :

U = \frac{R'}{2(2R_0 + R')}\,E

D'après le résultat de la question Q44, la variation de résistance s'écrit dans l'approximation affine R' = R_0 A \theta. En substituant cette relation, on obtient :

U = -\frac{R_0 A \theta}{2(2R_0 + R_0 A \theta)}\,E

En simplifiant par R_0, il vient finalement :

\boxed{U(\theta) = -\frac{A\theta}{2(2 + A\theta)}\,E}

Résultat

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Question 46

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : sensibilité, capteur de température, pont de wheatstone

La sensibilité du système de mesure est définie par . Déduire des expressions de et deux inconvénients de ce montage pour réaliser une mesure de température.

Voir l'indice

Dériver l'expression de U par rapport à \theta et observer la non-linéarité de la réponse ainsi que la sensibilité qui tend vers zéro aux températures élevées.

Voir la stratégie
  1. Dériver l'expression de la tension de déséquilibre U(\theta) établie à la question Q45 par rapport à la température \theta afin d'obtenir l'expression de la sensibilité \sigma_\theta.
  2. Analyser les dépendances fonctionnelles de U(\theta) et \sigma_\theta(\theta) pour identifier deux défauts majeurs pour un capteur de température (linéarité, constance de la sensibilité, comportement aux températures élevées).
Voir la réponse courte

Inconvénients : réponse non linéaire en température (\sigma_\theta dépend de \theta) et risque d'auto-échauffement de la sonde par effet Joule.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q45, la tension de déséquilibre du pont s'écrit :

U(\theta) = -\frac{A\theta}{2(2 + A\theta)}\,E

Par définition, la sensibilité du montage est la dérivée de la tension mesurée par rapport à la température :

\sigma_\theta = \frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}\theta} = -\frac{E}{2}\,\frac{A(2 + A\theta) - A(A\theta)}{(2 + A\theta)^2}

Ce qui conduit à :

\boxed{\sigma_\theta = -\frac{A E}{(2 + A\theta)^2}}

(ou en valeur absolue |\sigma_\theta| = \frac{A E}{(2 + A\theta)^2}).

À partir des expressions de U(\theta) et de \sigma_\theta, on relève deux inconvénients majeurs :

  1. Non-linéarité de la mesure : La tension U(\theta) n'est pas proportionnelle à la température \theta. De façon équivalente, la sensibilité \sigma_\theta dépend explicitement de \theta au lieu d'être constante. L'exploitation du capteur nécessite donc un étalonnage non linéaire, ou impose de se restreindre aux très faibles variations de température (A\theta \ll 2).
  2. Diminution de la sensibilité à haute température : Le dénominateur (2 + A\theta)^2 croît avec \theta (puisque A > 0). La sensibilité en valeur absolue |\sigma_\theta| diminue donc lorsque la température augmente, ce qui entraîne une perte de précision et de résolution aux températures élevées, accompagnée d'une saturation de la tension vers -E/2 pour de très grands écarts.

Résultat

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Question 47

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : amplificateur linéaire intégré, convertisseur courant-tension, régime linéaire

En reliant et par une expression mathématique, déterminer la fonction réalisée par l'ALI 2.

Voir l'indice

Remarquer que l'entrée inverseuse est reliée à une masse virtuelle (\varepsilon = 0) et utiliser la loi des mailles sur la boucle de rétroaction.

Voir la stratégie
  1. Exploiter les propriétés de l'amplificateur linéaire intégré (ALI) idéal fonctionnant en régime linéaire : courants de polarisation nuls (i_+ = i_- = 0) et tension différentielle d'entrée nulle (V_+ = V_-).
  2. Identifier le potentiel de l'entrée non-inverseuse reliée à la masse pour déterminer le potentiel de l'entrée inverseuse (masse virtuelle).
  3. Appliquer la loi d'Ohm à la résistance de rétroaction R pour relier la tension de sortie V_s au courant d'entrée I, puis identifier la fonction usuelle du montage.
Voir la réponse courte

L'ALI en régime linéaire avec rétroaction négative et masse virtuelle réalise un convertisseur courant-tension (transimpédance) V_s = -R I.

Voir le corrigé complet

L'ALI 2 est supposé idéal et fonctionne en régime linéaire, grâce à la boucle de rétroaction négative reliant la sortie à l'entrée inverseuse par l'intermédiaire de la résistance R. On en déduit :

  • des courants d'entrée nuls : i_+ = i_- = 0 ;
  • une tension d'entrée différentielle nulle : \varepsilon = V_+ - V_- = 0, soit V_- = V_+.

L'entrée non-inverseuse (+) étant reliée à la masse, le potentiel de l'entrée inverseuse est nul :

V_- = V_+ = 0 \text{ V} \quad \text{(masse virtuelle)}.

D'après la loi des nœuds au niveau de la borne inverseuse (-), et compte tenu de i_- = 0, l'intégralité du courant I entrant vers le nœud traverse la résistance de rétroaction R en direction de la borne de sortie au potentiel V_s.

La loi d'Ohm aux bornes de la résistance R, orientée de la gauche vers la droite, s'écrit :

\begin{aligned} V_- - V_s &= R\,I \\ 0 - V_s &= R\,I \end{aligned}

On obtient ainsi la relation fondamentale :

\boxed{V_s = - R\,I}

La tension de sortie V_s est directement proportionnelle au courant d'entrée I. L'ALI 2 réalise donc la fonction de convertisseur courant-tension (ou amplificateur à transrésistance).

Résultat

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Question 48

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : amplificateur linéaire intégré, linéarisation, pont de wheatstone

Établir la relation entre et et en déduire une expression de en fonction de la température .

Voir l'indice

Déterminer le potentiel au nœud d'entrée du pont actif et exprimer le courant injecté I dans la résistance R pour trouver V_s.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le potentiel V_{s1} en sortie de l'ALI 1 en appliquant les lois des régimes linéaires (masse virtuelle sur l'entrée non inverseuse).
  2. Exprimer le courant I arrivant au nœud inverseur de l'ALI 2 comme la superposition des courants issus de la tension E et de la tension V_{s1} à travers les deux résistances R_0.
  3. Utiliser la relation établie à la question 47 (V_s = -R I) pour obtenir V_s en fonction de R', puis injecter la loi de variation de la thermorésistance R' = R_0 A \theta obtenue à la question Q44.
Voir la réponse courte

La masse virtuelle annule la tension aux bornes du détecteur : le courant issu du pont devient strictement proportionnel à R', d'où V_s \propto \theta.

Voir le corrigé complet

1. Étude du premier étage (ALI 1) :

L'ALI 1 est supposé idéal et fonctionne en régime linéaire, avec son entrée non inverseuse reliée à la masse (V_+^{(1)} = 0\text{ V}). On a donc une masse virtuelle sur son entrée inverseuse :

V_-^{(1)} = V_+^{(1)} = 0\text{ V}

Le courant d'entrée de l'ALI étant nul (i_-^{(1)} = 0), le courant i_1 issu de la branche connectée à la source de tension E à travers la résistance R_0 traverse intégralement la résistance de rétroaction (R_0 + R') :

i_1 = \frac{E - V_-^{(1)}}{R_0} = \frac{E}{R_0}

Le potentiel en sortie de l'ALI 1 vaut alors :

V_{s1} = V_-^{(1)} - (R_0 + R')\,i_1 = -\frac{R_0 + R'}{R_0}\,E

2. Détermination du courant I :

L'ALI 2 fonctionne également en régime linéaire avec son entrée non inverseuse à la masse (V_+^{(2)} = 0\text{ V}), imposant V_-^{(2)} = 0\text{ V}.

Le courant I convergeant vers le nœud inverseur de l'ALI 2 est la somme du courant provenant de la source E à travers la résistance R_0 inférieure et du courant issu de la sortie de l'ALI 1 à travers la résistance R_0 supérieure :

\begin{aligned} I &= \frac{E - V_-^{(2)}}{R_0} + \frac{V_{s1} - V_-^{(2)}}{R_0} \\ &= \frac{E}{R_0} + \frac{V_{s1}}{R_0} \\ &= \frac{E}{R_0} - \frac{R_0 + R'}{R_0^2}\,E \\ &= -\frac{R'}{R_0^2}\,E \end{aligned}

3. Tension de sortie V_s en fonction de R' :

D'après le résultat de la question Q47, l'ALI 2 réalise un convertisseur courant-tension qui relie V_s et I par V_s = -R I. On en déduit :

\begin{aligned} V_s &= -R \left(-\frac{R'}{R_0^2}\,E\right) \end{aligned}
\boxed{V_s = \frac{R R'}{R_0^2}\,E}

4. Expression de V_s en fonction de la température \theta :

D'après la question Q44, la variation de résistance s'exprime dans le domaine linéaire par :

R' = R_0 A \theta

En injectant cette relation dans l'expression de V_s, on obtient :

V_s = \frac{R (R_0 A \theta)}{R_0^2}\,E
\boxed{V_s = \frac{R}{R_0}\,E A \theta}

Résultat

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Question 49

DifficileTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : sensibilité, capteur de température, application numérique

Déterminer la sensibilité de ce nouveau montage, définie par , où la grandeur thermométrique est maintenant . Commenter l'expression de la sensibilité obtenue, et proposer des préconisations concernant le choix des valeurs et . On prendra . Évaluer alors numériquement .

Voir l'indice

Calculer la dérivée \frac{\mathrm{d}V_s}{\mathrm{d}\theta} pour constater que la réponse est rigoureusement linéaire, puis optimiser la sensibilité avec R et E.

Voir la réponse courte

Sensibilité constante assurant une mesure linéaire ; choix de E et R optimisant le signal sans saturer l'ALI ni induire d'auto-échauffement.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q48, la tension de sortie s'écrit en fonction de la température \theta :

V_s(\theta) = \frac{R}{R_0} E A \theta

Par dérivation par rapport à \theta, on obtient immédiatement l'expression de la nouvelle sensibilité :

\boxed{\widetilde{\sigma}_\theta = \frac{\mathrm{d}V_s}{\mathrm{d}\theta} = \frac{R}{R_0} E A}

Commentaires sur la sensibilité :

  • Linéarité parfaite : La sensibilité \widetilde{\sigma}_\theta est rigoureusement indépendante de la température \theta. La réponse V_s(\theta) est donc strictement linéaire, ce qui résout le défaut majeur du pont de Wheatstone passif relevé à la question Q46.
  • Gain de sensibilité : Pour R = R_0, \widetilde{\sigma}_\theta = E A, alors que la sensibilité du pont passif au voisinage de 0\,^\circ\mathrm{C} valait |\sigma_\theta(0)| = \frac{E A}{4}. L'adjonction des ALI multiplie donc la sensibilité par un facteur 4, facteur que l'on peut encore accroître en choisissant R > R_0.

Préconisations concernant le choix de E et R :

  • Tension d'alimentation E : Bien qu'une tension E plus élevée augmente la sensibilité, sa valeur doit rester modérée afin de limiter la puissance dissipée par effet Joule dans le capteur (P_{\mathrm{J}} \approx \frac{E^2}{4R_0}), ce qui entraînerait un auto-échauffement préjudiciable à la précision de la mesure.
  • Résistance de gain R : On peut choisir R > R_0 pour amplifier le signal, mais la valeur de R doit être plafonnée pour éviter la saturation de l'ALI 2 (|V_s| < V_{\mathrm{sat}}) sur toute la plage de température explorée \theta \in [0\,^\circ\mathrm{C}, \theta_{\max}].

Évaluation numérique : Pour R = R_0, avec E = 10\text{ V} et A = 3,9 \times 10^{-3}\ ^\circ\mathrm{C}^{-1} :

\begin{aligned} \widetilde{\sigma}_\theta &= 10 \times 3,9 \times 10^{-3} = 3,9 \times 10^{-2}\text{ V}\cdot^\circ\mathrm{C}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\widetilde{\sigma}_\theta = 39\text{ mV}\cdot^\circ\mathrm{C}^{-1}}

Résultat

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II.B · Utilisation de jonctions thermoélectriques pour la thermométrie

Question 50

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : thermocouple, effet seebeck, linéarité

Montrer que la différence de potentiel mesurée par le voltmètre s'écrit

Déterminer la condition permettant que la tension mesurée soit proportionnelle à la différence de température.

Voir l'indice

Intégrer le gradient de potentiel le long des deux conducteurs en appliquant la condition aux bornes du voltmètre.

Voir la stratégie
  1. Exploiter le fait que le voltmètre a une impédance d'entrée infinie, imposant un courant nul (\vec{j} = \vec{0}) en tout point du circuit.
  2. Utiliser la loi phénoménologique pour exprimer la variation élémentaire de potentiel \mathrm{d}V en fonction du gradient thermique le long de chaque tronçon homogène de conducteur.
  3. Intégrer de la borne B à la borne A en montrant que l'influence des fils de cuivre se compense si les bornes du voltmètre sont à une même température.
Voir la réponse courte

Intégration du gradient thermoélectrique : la réponse est linéaire si les coefficients de Seebeck \alpha_1 et \alpha_2 sont constants sur la plage de température.

Voir le corrigé complet

Le voltmètre possédant une impédance d'entrée idéale quasi-infinie, aucun courant ne circule dans le circuit :

\vec{j} = \vec{0}

D'après l'équation (9) établie en partie I.D, en l'absence de courant de conduction :

\vec{j} = -\gamma \overrightarrow{\operatorname{grad}} V - \alpha \gamma \overrightarrow{\operatorname{grad}} T = \vec{0} \implies \overrightarrow{\operatorname{grad}} V = -\alpha(T)\,\overrightarrow{\operatorname{grad}} T

Le long d'un chemin élémentaire \mathrm{d}\vec{\ell}, la variation élémentaire de potentiel s'écrit donc :

\mathrm{d}V = -\alpha(T)\,\mathrm{d}T

Notons \mathrm{M} la jonction entre les matériaux 1 et 2, portée à la température T_{\mathrm{mes}}. Les jonctions A et B sont maintenues à T_{\mathrm{ref}}.

  • Le long du matériau 1, entre la jonction A (T_{\mathrm{ref}}) et la jonction \mathrm{M} (T_{\mathrm{mes}}) :

    V_{\mathrm{M}} - V_{\mathrm{A}} = -\int_{T_{\mathrm{ref}}}^{T_{\mathrm{mes}}} \alpha_1(T)\,\mathrm{d}T
  • Le long du matériau 2, entre la jonction \mathrm{M} (T_{\mathrm{mes}}) et la jonction B (T_{\mathrm{ref}}) :

    V_{\mathrm{B}} - V_{\mathrm{M}} = -\int_{T_{\mathrm{mes}}}^{T_{\mathrm{ref}}} \alpha_2(T)\,\mathrm{d}T = \int_{T_{\mathrm{ref}}}^{T_{\mathrm{mes}}} \alpha_2(T)\,\mathrm{d}T

En sommant ces deux relations :

V_{\mathrm{B}} - V_{\mathrm{A}} = (V_{\mathrm{B}} - V_{\mathrm{M}}) + (V_{\mathrm{M}} - V_{\mathrm{A}}) = \int_{T_{\mathrm{ref}}}^{T_{\mathrm{mes}}} (\alpha_2(T) - \alpha_1(T))\,\mathrm{d}T

La flèche représentant la tension V sur la figure 8 pointe vers la borne A, de sorte que V = V_{\mathrm{A}} - V_{\mathrm{B}} :

\boxed{V = \int_{T_{\mathrm{ref}}}^{T_{\mathrm{mes}}} (\alpha_1(T) - \alpha_2(T))\,\mathrm{d}T}

Remarque sur les fils de raccordement en cuivre : si les deux bornes du voltmètre sont à une même température ambiante T_0, les contributions des deux fils de cuivre reliant A et B au voltmètre valent respectivement -\int_{T_0}^{T_{\mathrm{ref}}} \alpha_{\mathrm{Cu}}\,\mathrm{d}T et se compensent exactement (loi des métaux intermédiaires).

Condition de proportionnalité :

Pour que la tension mesurée V soit rigoureusement proportionnelle à l'écart de température \Delta T = T_{\mathrm{mes}} - T_{\mathrm{ref}}, il faut et il suffit que la différence des pouvoirs thermoélectriques soit indépendante de la température sur l'intervalle [T_{\mathrm{ref}},\, T_{\mathrm{mes}}] :

\boxed{\alpha_1(T) - \alpha_2(T) = \text{cte} = \alpha_1 - \alpha_2}

Sous cette hypothèse (ou pour des écarts de température suffisamment faibles autour de T_{\mathrm{ref}}), la relation devient linéaire :

V = (\alpha_1 - \alpha_2)(T_{\mathrm{mes}} - T_{\mathrm{ref}})

Résultat

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Question 51

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : changement d'état, température de référence, équilibre liquide-solide

Proposer une méthode permettant de fixer en pratique la température de référence et justifier sa pertinence.

Voir l'indice

Préconiser un mélange diphasique eau liquide–glace à l'équilibre sous pression atmosphérique pour assurer un point fixe reproductible à 0\ ^\circ\mathrm{C}.

Voir la réponse courte

Bain d'eau et de glace fondante à pression atmosphérique : l'équilibre diphasé du corps pur garantit une référence fixe à 0\,^\circ\mathrm{C}.

Voir le corrigé complet

Une méthode classique et robuste pour fixer la température de référence T_{\mathrm{ref}} consiste à plonger les deux jonctions de référence (notées A et B sur la figure 8, formant la « soudure froide ») dans un bain de glace fondante constitué d'eau liquide et de glace pilée à la pression atmosphérique, le tout placé dans une enceinte adiabatique (vase Dewar).

Cette méthode est particulièrement pertinente pour plusieurs raisons :

  1. Stabilité thermodynamique : d'après la règle des phases de Gibbs, l'équilibre diphasique (liquide-solide) d'un corps pur (l'eau) à pression fixée (P = P_{\mathrm{atm}}) est un système invariant (variance intensive réduite nulle : v' = c + 1 - \varphi = 1 + 1 - 2 = 0). La température du mélange est donc rigoureusement constante et fixée à :

    \boxed{T_{\mathrm{ref}} = 0\,^\circ\mathrm{C} = 273{,}15\text{ K}}

    tant que les deux phases solide et liquide coexistent.

  2. Facilité de mise en œuvre et reproductibilité : ce mélange s'obtient aisément au laboratoire à partir d'eau distillée et présente une excellente reproductibilité sans nécessiter d'étalonnage préalable.
  3. Cohérence avec les tables et normes : la valeur T_{\mathrm{ref}} = 0\,^\circ\mathrm{C} constitue la référence conventionnelle internationale utilisée pour l'étalonnage des thermocouples usuels (comme illustré sur la figure 9 avec \Delta T = T_{\mathrm{mes}} - T_{\mathrm{ref}} où T_{\mathrm{ref}} = 0\,^\circ\mathrm{C}).

Résultat

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Question 52

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : sensibilité, thermocouple, capteur de température

Comparer la sensibilité des différents thermocouples présentés sur la figure 9, et la comparer à celle de la thermorésistance étudiée plus haut.

Voir l'indice

Comparer les pentes des caractéristiques V(\Delta T) de la figure 9 et confronter les sensibilités en \mu\text{V}\cdot{^\circ\mathrm{C}}^{-1} à celle de la thermorésistance en \text{mV}\cdot{^\circ\mathrm{C}}^{-1}.

Voir la stratégie
  1. Rappeler que la sensibilité d'un thermocouple est donnée par la pente de la caractéristique V(\Delta T), soit S = \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}\Delta T}.
  2. Estimer et ordonner graphiquement les sensibilités des différents types de thermocouples présentés sur la figure 9 en distinguant ceux à base de nickel (E, J, K) et ceux à base de platine (S, B).
  3. Comparer ces valeurs à la sensibilité \widetilde{\sigma}_\theta obtenue à la question Q49 pour la thermorésistance.
Voir la réponse courte

Les thermocouples ont une sensibilité modeste (\sim 10\text{--}50\,\mu\mathrm{V}\cdot\mathrm{K}^{-1}), bien plus faible que celle des thermorésistances amplifiées (\sim\mathrm{mV}\cdot\mathrm{K}^{-1}).

Voir le corrigé complet

La sensibilité d'un thermocouple correspond à la pente de la tension mesurée en fonction de l'écart de température :

S = \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}\Delta T}

1. Comparaison entre les thermocouples de la figure 9 :

  • Thermocouples à base de nickel (types E, J, K) :

    • Le type E présente la plus forte sensibilité : S_{\mathrm{E}} \approx \frac{70\text{ mV}}{1000\text{ }^\circ\mathrm{C}} \approx 70\ \mu\mathrm{V}\cdot^\circ\mathrm{C}^{-1}.
    • Le type J présente une sensibilité intermédiaire : S_{\mathrm{J}} \approx \frac{28\text{ mV}}{500\text{ }^\circ\mathrm{C}} \approx 55\ \mu\mathrm{V}\cdot^\circ\mathrm{C}^{-1}.
    • Le type K présente une sensibilité d'environ : S_{\mathrm{K}} \approx \frac{40\text{ mV}}{1000\text{ }^\circ\mathrm{C}} \approx 40\ \mu\mathrm{V}\cdot^\circ\mathrm{C}^{-1}.
  • Thermocouples à base de platine (types S et B) :

    • Le type S présente une sensibilité nettement plus faible : S_{\mathrm{S}} \approx \frac{10\text{ mV}}{1000\text{ }^\circ\mathrm{C}} \approx 10\ \mu\mathrm{V}\cdot^\circ\mathrm{C}^{-1}.
    • Le type B présente la sensibilité la plus faible, quasi nulle autour de 0\ ^\circ\mathrm{C} et de l'ordre de S_{\mathrm{B}} \approx \frac{10\text{ mV}}{1400\text{ }^\circ\mathrm{C}} \approx 7\ \mu\mathrm{V}\cdot^\circ\mathrm{C}^{-1} à haute température.

On obtient ainsi le classement des sensibilités :

\boxed{S_{\mathrm{E}} > S_{\mathrm{J}} > S_{\mathrm{K}} \gg S_{\mathrm{S}} > S_{\mathrm{B}}}

Les thermocouples à base de nickel sont environ 4 à 10 fois plus sensibles que les thermocouples à base de platine.

2. Comparaison avec la thermorésistance étudiée précédemment : D'après la question Q49, la sensibilité de la sonde à thermorésistance associée à son conditionneur actif vaut :

\widetilde{\sigma}_\theta = 39\text{ mV}\cdot^\circ\mathrm{C}^{-1} = 39\,000\ \mu\mathrm{V}\cdot^\circ\mathrm{C}^{-1}

En comparaison, la sensibilité maximale des thermocouples (type E) est de l'ordre de 70\ \mu\mathrm{V}\cdot^\circ\mathrm{C}^{-1}.

\boxed{\widetilde{\sigma}_\theta \sim 10^3 \times S_{\text{thermocouple}}}

La thermorésistance (avec son circuit de mesure) est ainsi environ mille fois plus sensible (trois ordres de grandeur) que les thermocouples.

Résultat

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Question 53

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : thermocouple, platine, capteur de température

Expliquer les avantages et inconvénients des thermocouples contenant du platine (type B et S) sur la base du comportement de la grandeur thermométrique mesurée en fonction de la température, et de leurs propriétés chimiques.

Voir l'indice

Discuter la remarquable inertie chimique et la tenue mécanique aux hautes températures du platine, au détriment d'une sensibilité Seebeck nettement plus modeste.

Voir la stratégie
  1. Analyser les atouts et limites découlant des propriétés physico-chimiques du platine (caractère noble, inertie chimique, température de fusion, coût).
  2. Exploiter les courbes de la figure 9 pour discuter de la grandeur thermométrique V(\Delta T) : plage de mesure accessible, sensibilité comparée aux autres types, et linéarité (notamment à basse température).
Voir la réponse courte

Inaltérabilité chimique et stabilité à très haute température (> 1500\,^\circ\mathrm{C}), au prix d'un coût élevé et d'une sensibilité médiocre à basse température.

Voir le corrigé complet

Les thermocouples à base de platine (types B et S) présentent des caractéristiques spécifiques qui orientent leur domaine d'application :

1. Avantages :

  • Propriétés chimiques et tenue thermique : Le platine est un métal noble doué d'une excellente inertie chimique. Il est remarquablement résistant à l'oxydation, à la corrosion et aux atmosphères agressives, même à des températures très élevées. De plus, sa température de fusion élevée (T_{\text{fus}} \simeq 1770\,^\circ\mathrm{C}) lui confère une grande stabilité structurelle.
  • Étendue de mesure et stabilité : Comme le montre la figure 9, la mesure de tension s'étend jusqu'à des écarts \Delta T \sim 1750\,^\circ\mathrm{C}, alors que les thermocouples à base de nickel (types J, E, K) sont limités à des températures inférieures (typiquement < 1000 - 1200\,^\circ\mathrm{C}) en raison de l'oxydation ou de la dégradation de leurs alliages. La stabilité chimique garantit une excellente reproductibilité et une très faible dérive dans le temps.

2. Inconvénients :

  • Faible sensibilité : La pente des courbes de la figure 9 est bien plus faible pour les types B et S que pour les types J, E, K. Avec une sensibilité de l'ordre de 5 \text{ à } 10\,\mu\mathrm{V}\cdot^\circ\mathrm{C}^{-1} (contre 40 \text{ à } 70\,\mu\mathrm{V}\cdot^\circ\mathrm{C}^{-1} pour les autres), les tensions à mesurer sont très faibles (quelques millivolts à plus de 1000\,^\circ\mathrm{C}), ce qui requiert des voltmètres de haute précision et rend la chaîne de mesure plus sensible au bruit parasite.
  • Non-linéarité à basse température : Pour le type B, la tension mesurée reste quasi nulle pour \Delta T \lesssim 200\,^\circ\mathrm{C} (sensibilité quasi nulle près de la référence), ce qui le rend inexploitable aux températures ambiantes ou modérées.
  • Coût élevé : Le platine étant un métal précieux rare, ces capteurs sont nettement plus onéreux que les thermocouples d'usage courant à métaux communs (fer, cuivre, nickel).
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Question 54

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : effet peltier, effet seebeck, conversion d'énergie

Dans une perspective plus générale, à quelle application pourraient être destinés les effets thermoélectriques ?

Voir l'indice

Citer la récupération d'énergie par thermoélectricité (générateurs radio-isotopiques, valorisation de chaleur fatale) et le refroidissement Peltier statique sans fluide frigorigène.

Voir la réponse courte

Réfrigération à l'état solide sans fluide frigorigène (modules Peltier) et récupération d'énergie thermique fatale ou générateurs spatiaux RTG (Seebeck).

Voir le corrigé complet

Les effets thermoélectriques assurent une conversion directe et bidirectionnelle entre énergie thermique et énergie électrique. Au-delà de la thermométrie étudiée en partie II, ils trouvent des applications majeures réparties en deux grandes catégories :

  1. Génération d'électricité par effet Seebeck (conversion chaleur \to électricité) :

    • Récupération de chaleur fatale (valorisation énergétique) : conversion de l'énergie thermique dissipée et non exploitée (chaleur des centres de données évoquée en préambule, gaz d'échappement des moteurs thermiques, rejets industriels d'usines) en électricité, participant ainsi à l'efficacité énergétique ;
    • Générateurs autonomes en milieux extrêmes ou isolés : alimentation de capteurs autonomes (par exemple via la chaleur corporelle pour des dispositifs médicaux ou l'Internet des objets) et générateurs thermoélectriques à radioisotopes (RTG), utilisés comme source d'énergie à très longue durée de vie pour les sondes spatiales d'exploration lointaine (Voyager, Curiosity) ou les balises marines isolées.
  2. Contrôle thermique et réfrigération par effet Peltier (électricité \to flux thermique) :

    • Refroidissement à l'état solide : modules de refroidissement compacts, silencieux, exempts de fluides frigorigènes polluants et sans pièces mécaniques en mouvement (glacières portables, refroidissement de processeurs informatiques ou de photodétecteurs IR) ;
    • Régulation thermique de précision : stabilisation thermique ultra-précise et rapide de composants optoélectroniques sensibles (diodes laser de télécommunications) ou appareils de laboratoire (thermocycleurs pour amplification ADN par PCR), la simple inversion du sens du courant permettant de basculer instantanément du refroidissement au chauffage.
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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet X-ENS Physique PSI 2025 ?

Surtout 3 chapitres : Diffusion thermique (32 % des questions), Circuits électriques et régimes transitoires (24 %, partie II) et Ondes électromagnétiques dans les milieux (19 %). Plus ponctuellement : Premier et second principes, Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques, ALI et oscillateurs électroniques, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs…

Peut-on travailler le sujet X-ENS Physique PSI 2025 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 15 questions sur 54 (28 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI : Q17, Q29, Q30, Q39, Q42, Q44 à Q49 et Q51 à Q54. Avec les autres programmes de première année : 12 en TSI1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet X-ENS Physique PSI 2025 ?

Environ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie I est la plus longue (environ 3 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet X-ENS Physique PSI 2025 ?

Q6 (pulsation plasma), Q11 (effet de peau), Q31 (entropie échangée), Q33 (onde thermique), Q38 (création d'entropie) et Q49 (sensibilité), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet X-ENS Physique PSI 2025 ?

Questions de cours : Q17 (thermostat), Q18 (loi de fourier), Q23 (résistance thermique), Q43 (thermorésistance) et Q47 (amplificateur linéaire intégré). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (modèle de drude), Q3 (loi d'ohm locale), Q5 (conductivité complexe), Q10 (effet de peau), Q13 (équation de diffusion), Q14 (équation de d'alembert), Q21 (équation de la diffusion thermique) et Q45 (pont de wheatstone).

Où gagner des points facilement dans le sujet X-ENS Physique PSI 2025 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (27 sur 54), par exemple : Q1 à Q5, Q9, Q12 à Q15, Q17, Q18, Q20, Q22 à Q27, Q39, Q40, Q42, Q44, Q45…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q6, Q10, Q31, Q32, Q36 à Q38 et Q50.

Quelle a été la moyenne au sujet X-ENS Physique PSI 2025 ?

Moyenne : 10,5/20 (écart-type 3,3).

Faut-il maîtriser la thermodynamique des processus irréversibles pour la sous-partie I.D ?

Non : l'énoncé fournit explicitement les relations phénoménologiques couplant densité de courant électrique et flux thermique. Les questions Q35 à Q38 se résolvent par de simples combinaisons algébriques et des bilans locaux, sans exiger de connaissances préalables hors programme.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

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0 question réussie sur 54
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 54 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 10,5 et d'écart-type 3,3 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.