Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 MP 2026
Microscopie thermique à sonde locale
- 46 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en MPSI : 16 questions sur 46, parties B.I et C.II
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en MPSI : 16 questions sur 46. Autres questions faisables en MPSI
Autres premières années : PTSI 9 questions.
Détail par partie
- Partie A : Production de la pointe8/9En partie
- Partie B : Mesures thermiques en régime continu4/19En partie
- Partie C : Mesure des paramètres géométriques de la pointe en mode alternatif4/18En partie
Le sujet en bref
Sujet moyen · Diffusion et transferts thermiques, Électrocinétique et électronique, Solutions aqueuses et électrochimie · 9 incontournables · 16 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet aborde l'instrumentation de pointe en micro-thermique à travers l'étude d'une sonde locale de microscope thermique (SThM) fabriquée à partir d'un fil de Wollaston. Le problème explore l'ensemble du cycle de vie du capteur, depuis son élaboration chimique jusqu'à son étalonnage électrothermique haute précision.
Après une première partie de chimie axée sur les diagrammes potentiel-pH de l'azote et l'attaque sélective de l'argent, le sujet développe une modélisation thermique 1D rigoureuse d'une ailette cylindrique conductrice soumise à un effet Joule interne. L'analyse du contact ponctuel sonde-échantillon introduit la notion fondamentale de résistance thermique d'épanouissement. Enfin, la troisième partie constitue une étude approfondie de la méthode expérimentale dite « méthode », grand classique de la caractérisation thermoélectrique moderne, couplée à un pont de Wheatstone pour la réjection de porteuse. C'est un sujet particulièrement formateur, calculatoire mais très bien guidé, idéal pour maîtriser les couplages électrothermiques et la conduction stationnaire ou fréquentielle.
- Difficulté
- Moyen, estimée à partir de la difficulté de chaque question
- Temps estimé
- ≈ 3 h 55 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Diffusion et transferts thermiques62 %
- Électrocinétique et électronique19 %
- Solutions aqueuses et électrochimie17 %
- Structure de la matière2 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en MPSI : 16 questions sur 46, parties B.I et C.II.
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Sommaire
46 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
46 questionsPartie A : Production de la pointe
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Structure de la matière › Liaisons, Lewis, VSEPR et interactions intermoléculaires
Notions : schéma de lewis, molécule radicalaire
Donner les représentations de Lewis des différentes espèces azotées envisagées, les atomes d'oxygène étant systématiquement liés à l'atome d'azote. Préciser la particularité du monoxyde d'azote qui explique sa forte réactivité.
Voir l'indiceIndice
Dénombrer les électrons de valence de chaque molécule ou ion ; pour \mathrm{NO}, remarquer la présence d'un nombre impair d'électrons qui confère à la molécule un électron célibataire (radical libre).
Voir la stratégieStratégie
- Dénombrer les électrons de valence pour chaque espèce à partir de la position de l'azote (Z=7, colonne 15, 5 électrons de valence), de l'oxygène (Z=8, colonne 16, 6 électrons de valence) et de l'hydrogène (Z=1, colonne 1, 1 électron de valence), en tenant compte de la charge globale éventuelle.
- Répartir les électrons sous forme de liaisons de covalence (simples ou multiples) et de doublets non liants de façon à respecter la règle de l'octet pour \mathrm{N} et \mathrm{O} (duet pour \mathrm{H}), puis faire figurer les charges formelles.
- Analyser le cas particulier de \mathrm{NO} (molécule à nombre impair d'électrons).
Voir la réponse courteRéponse courte
Schémas de Lewis des espèces azotées ; \mathrm{NO} possède un nombre impair d'électrons de valence (radical libre), expliquant sa forte réactivité.
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Les nombres d'électrons de valence des atomes considérés sont :
- Azote \mathrm{N} (colonne 15) : n_{\mathrm{v}}(\mathrm{N}) = 5 ;
- Oxygène \mathrm{O} (colonne 16) : n_{\mathrm{v}}(\mathrm{O}) = 6 ;
- Hydrogène \mathrm{H} (colonne 1) : n_{\mathrm{v}}(\mathrm{H}) = 1.
1. Monoxyde d'azote \mathrm{NO}(\mathrm{g}) : Il comporte 5 + 6 = 11 électrons de valence (nombre impair). On ne peut pas former exclusivement des paires d'électrons :
2. Ion nitrite \mathrm{NO}_2^-(\mathrm{aq}) : Nombre d'électrons de valence : 5 + 2 \times 6 + 1 = 18 électrons, soit 9 doublets. L'atome central d'azote porte un doublet non liant, une double liaison avec un oxygène et une liaison simple avec un oxygène portant une charge formelle négative :
3. Acide nitreux \mathrm{HNO}_2(\mathrm{aq}) : Nombre d'électrons de valence : 1 + 5 + 2 \times 6 = 18 électrons (9 doublets). Le proton est lié à l'un des atomes d'oxygène :
4. Ion nitrate \mathrm{NO}_3^-(\mathrm{aq}) : Nombre d'électrons de valence : 5 + 3 \times 6 + 1 = 24 électrons, soit 12 doublets. L'azote central est tétracovalent, porte une charge formelle positive \oplus, et est lié à un oxygène par une double liaison et à deux oxygènes par des liaisons simples portant chacun une charge formelle \ominus :
5. Acide nitrique \mathrm{HNO}_3(\mathrm{aq}) : Nombre d'électrons de valence : 1 + 5 + 3 \times 6 = 24 électrons (12 doublets) :
Particularité du monoxyde d'azote \mathrm{NO}(\mathrm{g}) :
Ne pouvant pas saturer la couche de valence de chacun de ses atomes (l'azote est entouré de 7 électrons), il présente une très forte réactivité afin de compléter son octet (tendance rapide à la dimérisation en \mathrm{N}_2\mathrm{O}_2 à basse température ou à l'oxydation en \mathrm{NO}_2 en présence de dioxygène).
Résultat
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation ; Diagrammes E-pH
Notions : acide fort, diagramme potentiel-ph
Écrire la réaction de dissolution de l'acide nitrique dans l'eau. Justifier alors que l'acide nitrique n'apparaît pas dans le diagramme potentiel-pH fourni.
Voir l'indiceIndice
Rappeler la définition d'un acide fort dans l'eau : la dissociation de \mathrm{HNO}_3 est quasi-totale en solution aqueuse dès \mathrm{pH} \ge 0, donc l'espèce moléculaire n'a pas de domaine de prédominance.
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Dissociation totale \mathrm{HNO}_3 + \mathrm{H}_2\mathrm{O} \to \mathrm{NO}_3^- + \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+ : l'acide nitrique n'existe pas sous forme moléculaire dans l'eau.
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L'acide nitrique \mathrm{HNO}_3 est un acide fort dans l'eau. Sa réaction de dissolution dans l'eau, totale, s'écrit :
D'après les données thermodynamiques de l'énoncé, le \mathrm{p}K_a associé au couple \mathrm{HNO}_3(\mathrm{aq})/\mathrm{NO}_3^-(\mathrm{aq}) vaut :
L'espèce \mathrm{HNO}_3 ne pourrait prédominer que pour un \mathrm{pH} strictement inférieur à sa valeur de \mathrm{p}K_a, c'est-à-dire pour \mathrm{pH} < -1{,}4. Le diagramme potentiel-pH fourni étant tracé sur le domaine usuel \mathrm{pH} \in [0, 14], l'acide nitrique y est totalement dissocié sous forme d'ions nitrate \mathrm{NO}_3^-(\mathrm{aq}). Son domaine de prédominance n'apparaît donc pas sur la figure 2.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH ; Oxydoréduction et piles
Notions : dismutation, stabilité thermodynamique
Justifier que l'acide nitreux n'apparaît pas non plus dans le diagramme.
Voir l'indiceIndice
Comparer les potentiels standard des couples entourant \mathrm{HNO}_2 : si le potentiel du couple où l'espèce est réducteur est inférieur à celui où elle est oxydant, elle est thermodynamiquement instable par dismutation.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le domaine de prédominance acido-basique potentiel de \mathrm{HNO}_2 à partir de son \mathrm{p}K_a.
- Comparer les potentiels standard des couples d'oxydoréduction où \mathrm{HNO}_2 intervient respectivement en tant qu'oxydant et en tant que réducteur pour conclure sur sa stabilité thermodynamique (dismutation).
Voir la réponse courteRéponse courte
L'acide nitreux se dismute spontanément en monoxyde d'azote et ion nitrate, son domaine de prédominance est donc inexistant.
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L'acide nitreux \mathrm{HNO}_2(\mathrm{aq}) est au nombre d'oxydation +\mathrm{III}.
D'après le couple acido-basique \mathrm{HNO}_2/\mathrm{NO}_2^-, de \mathrm{p}K_a = 3{,}3, la forme acide \mathrm{HNO}_2 ne pourrait prédominer que pour :
Examinons les couples redox faisant intervenir \mathrm{HNO}_2 dans ce domaine acide, avec leurs potentiels standard à \mathrm{pH} = 0 :
Le potentiel standard du couple où \mathrm{HNO}_2 joue le rôle d'oxydant (E^\circ_1 = 1{,}00\text{ V}) est supérieur à celui du couple où il joue le rôle de réducteur (E^\circ_2 = 0{,}94\text{ V}) :
L'acide nitreux \mathrm{HNO}_2 est donc instable thermodynamiquement : il se dismute spontanément selon la réaction :
Ne possédant aucun domaine de prédominance thermodynamiquement stable, \mathrm{HNO}_2 n'apparaît pas dans le diagramme potentiel-\mathrm{pH}.
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH
Notions : nombre d'oxydation, domaine de prédominance
Déterminer alors les espèces correspondant aux domaines 1, 2 et 3 du diagramme.
Voir l'indiceIndice
Classer les espèces stables selon leur degré d'oxydation croissant de bas en haut du diagramme (potentiel élevé) et leur caractère acido-basique de gauche à droite (pH élevé).
Voir la stratégieStratégie
- Recenser les espèces azotées restantes après élimination de \mathrm{HNO}_3 (acide fort totalement dissocié pour \mathrm{pH} \ge 0) et de \mathrm{HNO}_2 (espèce instable car dismutée).
- Déterminer le nombre d'oxydation de l'azote dans chacune de ces espèces.
- Attribuer les domaines en exploitant le fait que le potentiel d'équilibre croît avec le degré d'oxydation de l'élément azote.
Voir la réponse courteRéponse courte
Attribution par degrés d'oxydation croissants verticalement et formes basiques vers la droite : \mathrm{NO}_3^- en 1, \mathrm{NO} en 2, \mathrm{NO}_2^- en 3.
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D'après les questions précédentes, l'acide nitrique \mathrm{HNO}_3 est totalement dissocié et l'acide nitreux \mathrm{HNO}_2 est dismuté. Les trois espèces azotées susceptibles d'apparaître dans le diagramme sont donc :
- l'ion nitrate \mathrm{NO}_3^-(\mathrm{aq}) ;
- l'ion nitrite \mathrm{NO}_2^-(\mathrm{aq}) ;
- le monoxyde d'azote \mathrm{NO}(\mathrm{g}).
Déterminons le nombre d'oxydation de l'azote dans chacune de ces espèces (le nombre d'oxydation de l'oxygène étant conventionnellement pris égal à -\text{II}) :
Dans un diagramme potentiel-pH, l'axe des ordonnées classe les espèces par potentiel d'oxydoréduction croissant : les espèces associées aux degrés d'oxydation les plus élevés prédominent (ou sont stables) aux potentiels les plus hauts.
- Le degré d'oxydation le plus élevé (+\text{V}) correspond au domaine situé le plus haut en potentiel : le domaine 2 est attribué à l'ion nitrate \mathrm{NO}_3^-(\mathrm{aq}).
- Le degré d'oxydation le plus faible (+\text{II}) correspond au domaine situé aux potentiels les plus bas : le domaine 1 est attribué au monoxyde d'azote \mathrm{NO}(\mathrm{g}).
- Le degré d'oxydation intermédiaire (+\text{III}) correspond à la zone de potentiel intermédiaire, stable uniquement pour \mathrm{pH} > \mathrm{pH}_A : le domaine 3 est attribué à l'ion nitrite \mathrm{NO}_2^-(\mathrm{aq}).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH
Notions : formule de nernst, frontière potentiel-ph
Établir à partir des données thermodynamiques les équations des frontières séparant les domaines 2 et 3 d'une part et 1 et 3 d'autre part.
Voir l'indiceIndice
Écrire la demi-équation redox équilibrée avec \mathrm{H}^+ et \mathrm{e}^-, puis appliquer la relation de Nernst avec la convention de tracé c_0 = 0{,}1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et P^\circ = 1\text{ bar}.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les deux couples redox correspondant aux frontières demandées : \mathrm{NO_3^-(aq)}/\mathrm{NO_2^-(aq)} pour la frontière 2/3, et \mathrm{NO_2^-(aq)}/\mathrm{NO(g)} pour la frontière 3/1.
- Écrire les demi-équations d'oxydoréduction associées et appliquer la formule de Nernst à T = 298\text{ K} avec \frac{RT\ln(10)}{\mathcal{F}} = 0{,}06\text{ V}.
- Remplacer les activités par les valeurs données par les conventions de tracé (c_0 = 0{,}1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et P_0 = P^\circ = 1\text{ bar}) pour obtenir l'équation E = f(\mathrm{pH}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Application de la formule de Nernst à l'égalité des concentrations pour obtenir les équations de droite E = E^\circ + a\,\mathrm{pH}.
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1. Frontière séparant les domaines 2 et 3 (\mathrm{NO_3^-} / \mathrm{NO_2^-})
L'ion nitrate \mathrm{NO_3^-} (domaine 2) et l'ion nitrite \mathrm{NO_2^-} (domaine 3) constituent le couple redox \mathrm{NO_3^-}/\mathrm{NO_2^-}, dont la demi-équation électronique s'écrit :
La formule de Nernst donne l'expression du potentiel d'électrode :
À la frontière, selon la convention de tracé, les espèces en solution ont la même concentration c_0 = 0{,}1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, soit [\mathrm{NO_3^-}] = [\mathrm{NO_2^-}] = c_0. Il vient :
Avec la valeur E^\circ(\mathrm{NO_3^-}/\mathrm{NO_2^-}) = 0{,}84\text{ V} :
2. Frontière séparant les domaines 1 et 3 (\mathrm{NO_2^-} / \mathrm{NO})
L'ion nitrite \mathrm{NO_2^-} (domaine 3) et le monoxyde d'azote \mathrm{NO} (domaine 1) sont reliés par le couple \mathrm{NO_2^-}/\mathrm{NO(g)}, de demi-équation :
D'après la formule de Nernst :
D'après les conventions de tracé adoptées, à la frontière [\mathrm{NO_2^-}] = c_0 = 0{,}1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et P_{\mathrm{NO}} = P^\circ = 1\text{ bar}. On a donc :
D'où l'équation de la frontière :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH
Notions : point triple, intersection de frontières
En déduire les coordonnées du point .
Voir l'indiceIndice
Déterminer le point d'intersection des deux droites frontières calculées à la question précédente en égalisant les deux expressions du potentiel.
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Le point A est un point triple du diagramme potentiel-pH, situé à la jonction des domaines 1, 2 et 3. Ses coordonnées (\mathrm{pH}_A, E_A) vérifient l'intersection des droites frontières déterminées à la question Q5.
Voir la réponse courteRéponse courte
Égalité des potentiels des deux frontières concourantes pour trouver les coordonnées (\mathrm{pH}_A, E_A) du point A.
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D'après les résultats de la question Q5, les équations des frontières séparant d'une part les domaines 2 (\mathrm{NO}_3^-) et 3 (\mathrm{NO}_2^-), et d'autre part les domaines 1 (\mathrm{NO}) et 3 (\mathrm{NO}_2^-), s'écrivent :
Au point A, ces deux potentiels sont égaux :
d'où :
On en déduit l'ordonnée E_A en réinjectant \mathrm{pH}_A dans l'une des deux équations :
Résultat
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles ; Diagrammes E-pH
Notions : dismutation, réaction d'oxydoréduction
Écrire l'équation de la réaction que subit l'espèce associée au domaine 3 pour . Nommer cette réaction.
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Observer la disposition des domaines de prédominance de part et d'autre de \mathrm{pH}_A : l'espèce du domaine 3 se dismute en l'espèce 1 et l'espèce 2 en milieu suffisamment acide.
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Réaction de dismutation de l'ion nitrite en monoxyde d'azote et ion nitrate pour les pH inférieurs au point d'intersection.
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L'espèce associée au domaine 3 est l'ion nitrite \mathrm{NO}_2^-(\mathrm{aq}), d'étage d'oxydation +\mathrm{III} (question Q4).
D'après les résultats des questions Q5 et Q6, pour \mathrm{pH} < \mathrm{pH}_A = 5{,}0, la droite frontière E_{1/3}(\mathrm{pH}) se situe au-dessus de la droite E_{2/3}(\mathrm{pH}) :
L'ion nitrite \mathrm{NO}_2^-(\mathrm{aq}) est donc simultanément un meilleur oxydant que le couple \mathrm{NO}_3^-/\mathrm{NO}_2^- et un meilleur réducteur que le couple \mathrm{NO}_2^-/\mathrm{NO}. Il ne possède donc plus de domaine de prédominance et réagit spontanément sur lui-même selon les demi-équations d'oxydoréduction :
En sommant ces deux demi-équations, l'équation-bilan de la réaction s'écrit :
Cette réaction, au cours de laquelle une espèce à un nombre d'oxydation intermédiaire (+\mathrm{III}) se transforme simultanément en une espèce plus oxydée (\mathrm{NO}_3^-, au degré +\mathrm{V}) et une espèce plus réduite (\mathrm{NO}, au degré +\mathrm{II}), est une dismutation.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : constante d'équilibre, potentiel standard
Déterminer par quel acide et dans quel domaine de pH l'argent peut être attaqué spontanément. Écrire l'équation bilan de la réaction et calculer numériquement sa constante d'équilibre.
Voir l'indiceIndice
Superposer le couple de l'argent \mathrm{Ag}^+/\mathrm{Ag} aux couples de l'azote : l'oxydant doit avoir un potentiel supérieur à celui de l'argent. Calculer la constante d'équilibre par la relation standard \Delta_r G^\circ = -n \mathcal{F} \Delta E^\circ = -RT \ln K^\circ.
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- Identifier l'acide capable d'oxyder l'argent métallique \mathrm{Ag(s)} en comparant le potentiel du couple \mathrm{Ag}^+/\mathrm{Ag} à ceux des espèces acides en solution.
- Établir la condition de spontanéité thermodynamique E_{\text{ox}} > E_{\text{réd}} pour déterminer le domaine de pH d'attaque.
- Écrire l'équation d'oxydoréduction et calculer la constante d'équilibre K^\circ à partir des potentiels standard.
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Attaque spontanée de l'argent par l'acide nitrique si E(\mathrm{NO}_3^-/\mathrm{NO}) > E(\mathrm{Ag}^+/\mathrm{Ag}), calcul de K^\circ via la différence de potentiels standard.
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Un acide classique non oxydant (dont l'oxydant est l'ion \mathrm{H}^+ via le couple \mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2(\mathrm{g})) présente un potentiel E(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) = -0{,}06\,\mathrm{pH} \le 0\text{ V}. Or, le couple de l'argent vérifie :
L'argent ne peut donc pas être oxydé par les ions \mathrm{H}^+ seuls : il doit être attaqué par un acide oxydant, à savoir l'acide nitrique \mathrm{HNO}_3, totalement dissocié en solution aqueuse sous forme d'ions \mathrm{H}^+ et \mathrm{NO}_3^-.
Domaine de pH d'attaque spontanée Pour \mathrm{pH} < \mathrm{pH}_A = 5{,}0, l'oxydant prédominant associé à l'acide nitrique est le nitrate \mathrm{NO}_3^-, réduit en monoxyde d'azote \mathrm{NO(g)} selon la demi-équation électronique :
Le potentiel de ce couple s'écrit, à T = 298\text{ K} :
Avec la convention de tracé de l'énoncé ([\mathrm{NO}_3^-] = c_0 = 0{,}1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et P_{\mathrm{NO}} = P_0 = 1\text{ bar}) :
De même, pour le couple \mathrm{Ag}^+/Ag(\mathrm{s}) :
L'attaque est spontanée sous la convention de tracé si et seulement si E(\mathrm{NO}_3^-/\mathrm{NO}) > E(\mathrm{Ag}^+/\mathrm{Ag}), soit :
Remarque : Dans les conditions standard (a = 1 pour tous les solutés et gaz), la condition s'écrirait E^\circ(\mathrm{NO}_3^-/\mathrm{NO}) - 0{,}08\,\mathrm{pH} > E^\circ(\mathrm{Ag}^+/\mathrm{Ag}), soit 0{,}96 - 0{,}08\,\mathrm{pH} > 0{,}80, ce qui conduit à \mathrm{pH} < 2{,}0.
L'argent est donc attaqué spontanément par l'acide nitrique pour :
Équation bilan de la réaction En combinant les demi-équations d'oxydation de l'argent et de réduction des nitrates :
On obtient l'équation bilan :
Constante d'équilibre Le nombre d'électrons échangés est n = 3. La constante d'équilibre K^\circ est reliée aux potentiels standard par :
Application numérique :
D'où :
Résultat
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs
Notions : électrolyse, réaction aux électrodes
Faire un schéma du dispositif expérimental en précisant le sens du courant et les réactions aux électrodes. Justifier son intérêt.
Voir l'indiceIndice
Réaliser un schéma d'électrolyse où le fil de Wollaston joue le rôle d'anode (oxydation de \mathrm{Ag} en \mathrm{Ag}^+) et l'électrode de platine joue le rôle de cathode ; expliquer pourquoi le contrôle du potentiel ou du courant permet une gravure localisée et reproductible.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le rôle de chaque électrode : le décapage de la gaine d'argent nécessite l'oxydation de \mathrm{Ag(s)} en \mathrm{Ag^+(aq)}, le fil de Wollaston constitue donc l'anode (pôle + du générateur).
- Proposer une réaction de réduction plausible à la cathode en platine (pôle -), typiquement la réduction des ions \mathrm{H^+}.
- Dessiner le schéma du montage avec le générateur, le sens du courant électrique et des électrons.
- Discuter les avantages de l'attaque électrochimique par rapport à une simple attaque chimique spontanée (contrôle cinétique, arrêt précis, reproductibilité).
Voir la réponse courteRéponse courte
Schéma du montage d'électroérosion avec sens de circulation des porteurs, oxydation de l'argent à l'anode pour dégager la pointe de platine.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Schéma du dispositif expérimental
Pour dissoudre l'argent métallique de la gaine, il faut réaliser son oxydation : le fil de Wollaston doit être relié à la borne positive du générateur (anode). L'électrode inattaquable de platine est reliée à la borne négative (cathode).
2. Réactions aux électrodes
À l'anode (fil de Wollaston, pôle +) : oxydation de la gaine d'argent
\mathrm{Ag(s)} \longrightarrow \mathrm{Ag^+(aq)} + \mathrm{e^-}À la cathode (fil de platine, pôle -) : réduction des protons en milieu acide
2\,\mathrm{H^+(aq)} + 2\,\mathrm{e^-} \longrightarrow \mathrm{H_2(g)}(ou éventuellement réduction des ions nitrate ou des ions \mathrm{Ag^+} formés).
3. Intérêt du procédé
L'électrolyse présente plusieurs avantages majeurs par rapport à l'attaque chimique spontanée :
Contrôle cinétique précis : d'après la loi de Faraday, la masse d'argent dissoute est directement proportionnelle à la charge Q = I \Delta t ayant traversé le circuit :
m_{\mathrm{Ag}} = \frac{M_{\mathrm{Ag}} \, I \, \Delta t}{\mathcal{F}}ce qui permet de maîtriser précisément l'épaisseur ou la longueur de fil dénudée ;
- Arrêt immédiat : la réaction s'interrompt instantanément dès l'ouverture du circuit, évitant le risque de sur-attaque spontanée ;
- Reproductibilité : elle assure une fabrication plus fiable et reproductible de la sonde à l'échelle micrométrique.
Question déjà tombée ailleurs
Partie B : Mesures thermiques en régime continu
I · Principe de la mesure
Question 10
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : résistance électrique, résistivité
Exprimer la résistance électrique du filament à température ambiante en fonction des paramètres géométriques et de la pointe et de sa résistivité électrique à . Faire l'application numérique.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la loi de Pouillet R_0 = \rho_0 \frac{\ell}{S} en faisant bien attention à la longueur totale du filament qui vaut 2L.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application directe de la loi d'Ohm macroscopique : R_0 = \rho_0 \frac{2L}{S} avec calcul numérique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le filament est modélisé par un cylindre homogène de section constante S = \pi R^2 et de longueur totale \ell = 2L (le filament s'étendant de x = -L à x = L).
À la température ambiante T_0, sa résistivité électrique est uniforme et égale à \rho_0. La résistance électrique R_0 s'exprime selon la loi de Pouillet :
Application numérique : Avec les données :
- \rho_0 = 1{,}9 \times 10^{-7}\ \Omega\cdot\mathrm{m},
- L = 100\ \mu\mathrm{m} = 1{,}0 \times 10^{-4}\ \mathrm{m},
- R = 2{,}5\ \mu\mathrm{m} = 2{,}5 \times 10^{-6}\ \mathrm{m}, d'où S = \pi R^2 \approx 1{,}96 \times 10^{-11}\ \mathrm{m}^2,
on obtient :
En conservant deux chiffres significatifs :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 11
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : résistance électrique, pont diviseur de tension
Justifier que la tension mesurée aux bornes de la pointe est sensiblement égale à celle aux bornes du filament.
Voir l'indiceIndice
Comparer numériquement la résistance R_0 du filament à celle des fils d'argent de Wollaston R_W et conclure avec un modèle de résistances en série.
Voir la stratégieStratégie
La pointe est constituée du filament de platine rhodié monté en série avec les fils de Wollaston qui assurent la liaison électrique. Il suffit d'exprimer la tension totale mesurée et de comparer la résistance de ces fils à celle du filament calculée à la question précédente.
Voir la réponse courteRéponse courte
La gaine d'argent entourant le platine hors pointe offre une section bien plus grande et une résistance négligeable devant celle du filament nu.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La pointe étant alimentée par un courant d'intensité I_0, le filament de platine et les fils de Wollaston sont traversés par le même courant. La tension mesurée aux bornes de l'ensemble s'écrit donc :
D'après la question Q10, la résistance du filament vaut R_0 \approx 1{,}9\ \Omega, tandis que la résistance des fils de Wollaston est R_{\mathrm{W}} = 1{,}5 \times 10^{-3}\ \Omega. On constate que :
La résistance des fils de Wollaston est inférieure à 0{,}1\ \% de celle du filament. La chute de tension ohmique dans les fils d'argent est donc négligeable devant celle aux bornes du filament :
La tension mesurée aux bornes de la pointe est ainsi sensiblement égale à celle aux bornes du filament.
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : résistance dépendant de la température, effet joule
Montrer que la variation de tension aux bornes de la pointe lors de sa mise en contact avec l'échantillon est proportionnelle à , où .
Voir l'indiceIndice
Exprimer la résistance effective de la pointe sous la forme R(\langle\theta\rangle) = R_0(1 + a\langle\theta\rangle), puis écrire la différence de tension \Delta U_{\mathrm{DC}} = I_0 [R(\langle\theta_{\mathrm{ec}}\rangle) - R(\langle\theta_{\mathrm{hc}}\rangle)].
Voir la réponse courteRéponse courte
En courant imposé I_0, \Delta U_{\mathrm{DC}} = I_0 \Delta R avec \Delta R = R_0 a \langle\Delta\theta\rangle, établissant la proportionnalité demandée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'approximation admise par l'énoncé et l'expression de la résistance R_0 = \dfrac{2\rho_0 L}{S} établie en Q10, la résistance électrique du filament soumis à un échauffement \theta(x) s'écrit :
D'après la question Q11, la tension aux bornes de la pointe se confond avec celle aux bornes du filament. La pointe étant alimentée par un courant continu d'intensité I_0 constante, la loi d'Ohm donne :
On en déduit les tensions respectives hors contact (U_{\mathrm{hc}}) et en contact (U_{\mathrm{ec}}) :
La variation de tension lors de la mise en contact avec l'échantillon vaut alors :
Par linéarité de l'opérateur moyenne spatiale, \langle\theta_{\mathrm{ec}}\rangle - \langle\theta_{\mathrm{hc}}\rangle = \langle\theta_{\mathrm{ec}} - \theta_{\mathrm{hc}}\rangle = \langle\Delta\theta\rangle. On obtient finalement :
Comme a, R_0 et I_0 sont constants, la variation de tension \Delta U_{\mathrm{DC}} est bien proportionnelle à l'échauffement moyen différentiel \langle\Delta\theta\rangle.
Résultat
II · Échauffement hors contact
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : équation de la diffusion thermique, bilan d'énergie
Montrer que la température dans le filament est solution, en régime quelconque, de l'équation de la diffusion thermique :
où est la puissance thermique linéique générée par effet Joule le long du filament de platine.
Voir l'indiceIndice
Effectuer un bilan thermique sur une tranche élémentaire de filament entre x et x+\mathrm{d}x en appliquant le premier principe sous forme différentielle avec la loi de Fourier et la puissance Joule reçue.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système fermé constitué par une tranche élémentaire de filament comprise entre x et x+\mathrm{d}x.
- Exprimer la variation d'énergie interne de cette tranche pendant une durée \mathrm{d}t en fonction de la capacité thermique massique c.
- Faire le bilan des transferts thermiques conductifs à travers les sections en x et x+\mathrm{d}x à l'aide de la loi de Fourier, en tenant compte de l'absence de pertes latérales et de la puissance Joule générée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan d'énergie sur une tranche de filament [x, x+\mathrm{d}x] avec flux conductif de Fourier et terme source volumique d'effet Joule.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le système fermé constitué par une tranche de filament comprise entre les abscisses x et x+\mathrm{d}x, de section droite constante S et de masse :
Entre les instants t et t+\mathrm{d}t, le filament étant une phase condensée indilatable et incompressible (C_v \approx C_p), la variation d'énergie interne de cette tranche s'écrit :
D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué à cette tranche fixe :
Transferts conductifs : l'écoulement de chaleur étant unidimensionnel selon l'axe Ox et les échanges latéraux (convection avec l'air et rayonnement) étant négligés, la chaleur nette reçue par conduction à travers les sections en x et x+\mathrm{d}x est :
\delta Q_{\text{cond}} = \left[\Phi(x,t) - \Phi(x+\mathrm{d}x,t)\right]\mathrm{d}t = -\frac{\partial \Phi}{\partial x}(x,t)\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t,où le flux thermique traversant une section d'aire S orientée selon \vec{u}_x est donné par la loi de Fourier :
\Phi(x,t) = \vec{j}(x,t)\cdot\vec{u}_x \, S = -\lambda S \frac{\partial T}{\partial x}(x,t).La conductivité thermique \lambda étant supposée uniforme, il vient :
\delta Q_{\text{cond}} = \lambda S \frac{\partial^2 T}{\partial x^2}(x,t)\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t.Effet Joule : la puissance thermique linéique générée étant notée p_{\mathrm{J,lin}}, l'énergie électrique dissipée par effet Joule dans la tranche s'écrit :
\delta W_J = p_{\mathrm{J,lin}}\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t.
En égalant les deux expressions de \mathrm{d}U et en simplifiant par \mathrm{d}x\,\mathrm{d}t, on obtient bien l'équation de la diffusion thermique :
Résultat
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : effet joule, puissance linéique
En négligeant les variations de la résistivité électrique du filament avec la température, exprimer la puissance thermique linéique générée par effet Joule le long du filament de platine en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Exprimer la résistance élémentaire d'une tranche de longueur \mathrm{d}x, puis en déduire la puissance Joule dissipée par unité de longueur \mathrm{d}P_J / \mathrm{d}x.
Voir la réponse courteRéponse courte
Puissance Joule linéique p_{\mathrm{J,lin}} = \frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}x} I_0^2 = \frac{\rho_0}{S} I_0^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons une tranche élémentaire de filament comprise entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x, de section droite S.
En négligeant la variation de résistivité avec la température, la résistivité électrique est uniforme et égale à \rho_0. La résistance électrique élémentaire \mathrm{d}R de ce tronçon de longueur \mathrm{d}x s'écrit :
Traversé par le courant continu d'intensité I_0, ce tronçon dissipe par effet Joule une puissance élémentaire :
La puissance thermique linéique p_{\mathrm{J,lin}} = \frac{\mathrm{d}P_{\mathrm{J}}}{\mathrm{d}x} générée par effet Joule s'en déduit directement :
Résultat
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Mise en équation
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : équation de la diffusion thermique, régime stationnaire
Déterminer alors l'équation différentielle vérifiée par l'échauffement en régime permanent.
Voir l'indiceIndice
Poser la dérivée temporelle nulle dans l'équation de diffusion et remplacer T(x) par T_0 + \theta_{\mathrm{hc}}(x).
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter l'hypothèse du régime permanent en annulant le terme de dérivée temporelle dans l'équation de la diffusion thermique établie en Q13.
- Exprimer les dérivées spatiales en fonction de l'échauffement \theta_{\mathrm{hc}}(x) = T(x) - T_0, la température ambiante T_0 étant constante.
- Remplacer l'expression de la puissance linéique p_{\mathrm{J,lin}} obtenue en Q14 pour parvenir à la forme canonique de l'équation différentielle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Annulation de la dérivée temporelle dans l'équation de la diffusion : \frac{\mathrm{d}^2\theta_{\mathrm{hc}}}{\mathrm{d}x^2} = -J.
Voir le corrigé completCorrigé complet
En régime permanent hors contact, la température est indépendante du temps :
Comme la température ambiante T_0 est constante, l'échauffement \theta_{\mathrm{hc}}(x) = T_{\mathrm{hc}}(x) - T_0 vérifie :
L'équation de diffusion thermique obtenue à la question Q13 s'écrit alors :
En injectant l'expression de la puissance thermique linéique p_{\mathrm{J,lin}} = \frac{\rho_0 I_0^2}{S} déterminée à la question Q14, on obtient :
soit :
avec J = \dfrac{\rho_0}{\lambda S^2} I_0^2.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : profil de température, condition aux limites
En déduire que :
et donner les expressions de et en fonction de et des paramètres géométriques du filament.
Voir l'indiceIndice
Intégrer deux fois l'équation différentielle du second ordre et déterminer les constantes d'intégration A et B grâce aux conditions aux limites en x = \pm L.
Voir la stratégieStratégie
- Intégrer successivement deux fois l'équation différentielle du second ordre établie à la question Q15.
- Déterminer les deux constantes d'intégration A et B en utilisant les conditions aux limites imposées par les thermostats en x = \pm L.
Voir la réponse courteRéponse courte
Double intégration de l'équation différentielle et application des conditions aux limites \theta_{\mathrm{hc}}(\pm L) = 0 et de symétrie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q15, l'échauffement \theta_{\mathrm{hc}}(x) vérifie en régime permanent l'équation différentielle :
Par intégration successive par rapport à x, il vient :
où A et B sont deux constantes d'intégration.
Les conditions aux limites imposées par les fils de Wollaston se comportant comme des thermostats à la température T_0 s'écrivent :
En appliquant ces conditions :
En effectuant la demi-différence et la demi-somme de ces deux équations, on obtient directement :
L'échauffement hors contact s'écrit donc :
Résultat
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Schéma ou tracé
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : profil de température, parabole
Représenter graphiquement le profil de l'échauffement pour .
Voir l'indiceIndice
Tracer une parabole symétrique par rapport à l'axe vertical x=0, s'annulant en x = -L et x = L, avec un maximum en x=0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de la parabole symétrique \theta_{\mathrm{hc}}(x) = \frac{J}{2}(L^2 - x^2), concave vers le bas, s'annulant en \pm L.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q16, l'échauffement hors contact s'écrit :
Ce profil présente les caractéristiques suivantes :
- c'est un arc de parabole à concavité tournée vers le bas (\frac{\mathrm{d}^2\theta_{\mathrm{hc}}}{\mathrm{d}x^2} = -J < 0) ;
- la fonction est paire, symétrique par rapport à l'axe x = 0 ;
- l'échauffement s'annule aux extrémités en contact avec les fils de Wollaston : \theta_{\mathrm{hc}}(-L) = \theta_{\mathrm{hc}}(L) = 0 ;
il atteint un maximum au centre du filament en x = 0 avec une tangente horizontale (\frac{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{hc}}}{\mathrm{d}x}(0) = 0) :
\theta_{\mathrm{max}} = \theta_{\mathrm{hc}}(0) = \frac{J L^2}{2}
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : valeur moyenne, intégration
Calculer la valeur moyenne de l'échauffement dans le fil . Faire l'application numérique pour .
Voir l'indiceIndice
Calculer la moyenne spatiale \langle\theta_{\mathrm{hc}}\rangle = \frac{1}{2L} \int_{-L}^{L} \theta_{\mathrm{hc}}(x)\,\mathrm{d}x à l'aide de l'expression parabolique obtenue.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration sur [-L, L] : \langle\theta_{\mathrm{hc}}\rangle = \frac{1}{2L}\int_{-L}^L \theta_{\mathrm{hc}}(x)\,\mathrm{d}x = \frac{J L^2}{3} puis application numérique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition, la valeur moyenne de l'échauffement \theta_{\mathrm{hc}}(x) sur l'intervalle [-L, L] est :
D'après la question Q16, le profil d'échauffement est une fonction paire :
On en déduit :
En remplaçant J = \dfrac{\rho_0}{\lambda S^2} I_0^2 et S = \pi R^2, on obtient l'expression littérale :
Application numérique : Avec les données de l'énoncé :
- \rho_0 = 1{,}9 \times 10^{-7}\ \Omega\cdot\text{m},
- \lambda = 38\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1},
- L = 100\ \mu\text{m} = 1{,}00 \times 10^{-4}\text{ m},
- R = 2{,}5\ \mu\text{m} = 2{,}5 \times 10^{-6}\text{ m},
- I_0 = 50\text{ mA} = 5{,}0 \times 10^{-2}\text{ A}.
Le calcul donne :
En conservant deux chiffres significatifs :
Résultat
III · Mesure du flux transmis au contact
Question 19
ExigeanteTemps estimé : ≈ 9 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : résistance thermique, résistance d'épanouissement
Montrer que :
Voir l'indiceIndice
Exprimer le flux thermique radial traversant une demi-sphère de rayon r \ge b par la loi de Fourier en coordonnées sphériques : \Phi = -2\pi r^2 \lambda_e \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r}, puis intégrer entre r=b (T=T_1) et r\to\infty (T=T_0).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le flux thermique \Phi traversant une demi-sphère de rayon r \ge b à l'aide de la loi de Fourier en coordonnées sphériques.
- Exploiter la conservation du flux en régime permanent sans terme source pour intégrer le profil de température entre r = b et l'infini.
- Relier le flux au saut de température pour identifier la conductance thermique G_{\mathrm{e}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration du flux radial hémisphérique \Phi = -2\pi r^2 \lambda_e \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} entre r=b et l'infini pour identifier la conductance G_e.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Compte tenu de la géométrie de l'échantillon (demi-espace z \le 0) et de l'isothermie de la demi-boule de contact à la température T_1, le champ de température ne dépend que de la distance radiale r au centre du contact : T = T(r).
D'après la loi de Fourier, le vecteur densité de flux thermique dans l'échantillon s'écrit :
Le flux thermique \Phi traversant une demi-sphère de rayon r \ge b (de surface S(r) = 2\pi r^2, orientée vers l'extérieur selon \vec{u}_r) vaut :
En régime permanent et en l'absence de sources thermiques dans le matériau pour r > b, le flux thermique se conserve à travers toute surface fermée, donc \Phi est indépendant de r. On sépare les variables :
On intègre cette relation entre la surface de contact r = b, où T(b) = T_1, et l'infini r \to \infty, où T(\infty) = T_0 :
Il vient ainsi :
Par définition de la conductance thermique G_{\mathrm{e}} assurant le transfert entre la demi-boule à température T_1 et l'infini à température T_0, on a \Phi = G_{\mathrm{e}} (T_1 - T_0), ce qui donne immédiatement :
Résultat
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : résistance thermique, association en série
Justifier que le flux thermique transmis dans l'échantillon est proportionnel à l'échauffement de la pointe en , soit :
et exprimer en fonction de la conductivité thermique de l'échantillon , de et de .
Voir l'indiceIndice
Associer en série la conductance thermique de contact G_c (entre la pointe et la demi-boule) et la conductance d'épanouissement G_e (de la demi-boule vers l'infini) : 1/G = 1/G_c + 1/G_e.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le flux thermique traversant l'interface de contact d'une part, et celui diffusant dans l'échantillon d'autre part, en régime permanent.
- Éliminer la température intermédiaire T_1 par analogie électrothermique (association en série de deux résistances thermiques) pour relier directement \Phi à l'échauffement \theta_{\mathrm{ec}}(0) = T(0) - T_0.
- Remplacer l'expression de G_{\mathrm{e}} obtenue à la question Q19 pour expliciter G.
Voir la réponse courteRéponse courte
Sommation des résistances thermiques en série du contact et de l'échantillon : R = R_c + R_e \implies G = \left(G_c^{-1} + (2\pi\lambda_e b)^{-1}\right)^{-1}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
En régime permanent, le flux thermique \Phi issu de la pointe traverse successivement deux milieux sans accumulation d'énergie :
l'interface pointe-échantillon, caractérisée par la conductance de contact G_{\mathrm{c}} entre la pointe à la température T(0) et la demi-boule à la température T_1 :
\Phi = G_{\mathrm{c}}\,(T(0) - T_1) \iff T(0) - T_1 = \frac{\Phi}{G_{\mathrm{c}}}l'échantillon, entre la demi-boule à la température T_1 et l'infini à la température T_0, caractérisé par la conductance thermique G_{\mathrm{e}} :
\Phi = G_{\mathrm{e}}\,(T_1 - T_0) \iff T_1 - T_0 = \frac{\Phi}{G_{\mathrm{e}}}
En sommant ces deux chutes de température, on élimine la température intermédiaire T_1 :
Par définition, l'échauffement de la pointe en x = 0 est \theta_{\mathrm{ec}}(0) = T(0) - T_0. On en déduit :
Le flux thermique \Phi est donc bien proportionnel à l'échauffement \theta_{\mathrm{ec}}(0).
En utilisant l'expression établie à la question Q19, G_{\mathrm{e}} = 2\pi\lambda_{\mathrm{e}}b, la conductance globale G s'exprime sous la forme :
soit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 21
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : loi de fourier, vecteur densité de flux thermique
Sachant que le filament évacue de l'énergie vers l'échantillon, déterminer les signes de , de et de .
Voir l'indiceIndice
Tenir compte du sens de propagation de l'énergie : la chaleur quitte le filament vers le contact en x=0, ce qui fixe l'orientation du flux conductif sur chaque demi-intervalle.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le signe du flux thermique global \Phi cédé par le filament à l'échantillon d'après le sens du transfert thermique.
- Effectuer un bilan de flux au point de contact x = 0 à l'aide de la projection j_x(x) = \vec{\jmath}(x)\cdot\vec{u}_x de la densité de flux thermique.
- Exploiter la symétrie du problème et le fait que le flux est extrait à parts égales de chaque demi-filament pour en déduire les signes de j_x(0^-) et j_x(0^+).
Voir la réponse courteRéponse courte
L'énergie s'écoulant vers la pointe en x=0, \Phi > 0, j_x(0^-) > 0 et j_x(0^+) < 0 par orientation de l'axe x.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Signe de \Phi :
Le texte précise que le filament évacue de l'énergie vers l'échantillon, et \Phi désigne le flux thermique transmis à ce dernier (avec \Phi = G\,\theta_{\text{ec}}(0) et \theta_{\text{ec}}(0) > 0). Par convention de comptage vers l'échantillon, on a donc :
2. Signes de j_x(0^-) et j_x(0^+) :
L'axe Ox est orienté de la gauche (x = -L) vers la droite (x = L). Le contact ponctuel en x = 0 constitue un puits thermique pour les deux parties du filament :
Pour x < 0, la chaleur convergeant vers le point de contact en x = 0 se propage dans le sens des x croissants, soit dans le sens de \vec{u}_x. Le vecteur densité de courant thermique \vec{\jmath}(0^-) est donc orienté selon +\vec{u}_x, d'où :
\boxed{j_x(0^-) > 0}Pour x > 0, la chaleur convergeant vers le point de contact en x = 0 se propage dans le sens des x décroissants, soit dans le sens opposé à \vec{u}_x. Le vecteur densité de courant thermique \vec{\jmath}(0^+) est donc orienté selon -\vec{u}_x, d'où :
\boxed{j_x(0^+) < 0}
On peut également retrouver ce résultat par un bilan thermique sur une tranche infinitésimale entourant x = 0 de section S. Le flux extrait vers l'échantillon étant \Phi, et provenant à parts égales des parties gauche et droite, le flux surfacique arrivant depuis la gauche est S\,j_x(0^-) = +\frac{\Phi}{2} > 0 et le flux surfacique arrivant depuis la droite est -S\,j_x(0^+) = +\frac{\Phi}{2} > 0, ce qui confirme immédiatement les signes obtenus.
Résultat
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : loi de fourier, bilan de flux
En raisonnant sur la partie droite (), exprimer en fonction de la conductivité thermique du filament , de , de et de l'échauffement à l'extrémité de la pointe .
Voir l'indiceIndice
Utiliser la loi de Fourier j_x(0^+) = -\lambda \frac{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{ec}}}{\mathrm{d}x}(0^+) et la condition de raccordement du flux évacué : j_x(0^+) = -\frac{\Phi}{2S} = -\frac{G\theta_{\mathrm{ec}}(0)}{2S}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la projection du vecteur densité de flux thermique j_x(0^+) à l'aide de la loi de Fourier.
- Relier j_x(0^+) au flux total \Phi évacué vers l'échantillon d'après le bilan de la question Q21, puis à \theta_{\mathrm{ec}}(0) via la relation établie en Q20.
Voir la réponse courteRéponse courte
Par symétrie, chaque demi-filament apporte \Phi/2, d'où la relation de Fourier j_x(0^+) S = -\lambda S \frac{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{ec}}}{\mathrm{d}x}(0^+) = -\frac{G}{2}\theta_{\mathrm{ec}}(0).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la loi de Fourier unidimensionnelle appliquée au filament de section S et de conductivité thermique \lambda, la projection du vecteur densité de flux thermique s'écrit, pour tout x \in {]0, L[} :
puisque \theta_{\mathrm{ec}}(x) = T(x) - T_0 avec T_0 constante. En tendant vers l'abscisse x = 0 par valeurs supérieures, on a donc :
D'après le résultat de la question Q21, la moitié du flux thermique \Phi évacué vers l'échantillon provient de la branche droite du filament, ce qui se traduit par :
En utilisant la relation établie à la question Q20 reliant le flux évacué à l'échauffement au point de contact, \Phi = G\,\theta_{\mathrm{ec}}(0), il vient :
On en déduit l'expression demandée :
Résultat
Question 23
ExigeanteTemps estimé : ≈ 9 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : condition aux limites, profil de température
En déduire que, pour :
et donner l'expression de en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Intégrer l'équation différentielle pour x>0 sous la forme \theta_{\mathrm{ec}}(x) = -\frac{J}{2}x^2 + C x + D et déterminer C et D à l'aide des conditions en x=0^+ et x=L.
Voir la stratégieStratégie
- Intégrer l'équation différentielle régissant la température en régime permanent sur l'intervalle ]0, L[.
- Exploiter les deux conditions aux limites : la condition au thermostat en x = L et la relation obtenue à la question Q22 en x = 0^+.
- Introduire le paramètre sans dimension u pour factoriser les constantes d'intégration et retrouver l'expression demandée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration sur [0, L] avec les conditions en x=0 et x=L, identification du paramètre adimensionnel u = \frac{G L}{2\lambda S}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions Q13 et Q15, sur l'intervalle ]0, L[, l'échauffement en régime permanent vérifie :
Par intégration successive par rapport à x, la forme générale de l'échauffement s'écrit :
où C et D sont deux constantes d'intégration.
Déterminons ces constantes à l'aide des conditions aux limites :
En x = L, le fil est en contact avec le thermostat à la température T_0, d'où :
\theta_{\mathrm{ec}}(L) = 0 \iff -\frac{J}{2}L^2 + C\,L + D = 0 \iff D = \frac{J L^2}{2} - C\,LEn x = 0^+, la valeur de l'échauffement est \theta_{\mathrm{ec}}(0) = D et sa dérivée vaut :
\frac{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{ec}}}{\mathrm{d}x}(0^+) = CD'après la relation établie à la question Q22 :
\frac{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{ec}}}{\mathrm{d}x}(0^+) = \frac{G}{2\lambda S}\,\theta_{\mathrm{ec}}(0) \iff C = \frac{G}{2\lambda S}\,D
On pose le paramètre sans dimension :
La relation entre dérivée et valeur au centre s'écrit alors C\,L = u\,D. En injectant cette égalité dans la condition en x = L :
On en déduit l'expression de la constante C :
En substituant C et D dans l'expression de \theta_{\mathrm{ec}}(x), on obtient finalement, pour tout x \in ]0, L] :
Résultat
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Schéma ou tracé
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : profil de température, saut de dérivée
Représenter graphiquement les variations de l'échauffement pour .
Voir l'indiceIndice
Tracer le profil parabolique constitué de deux arcs symétriques se raccordant en x=0 avec un point anguleux (discontinuité de la dérivée spatiale).
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter la parité du problème pour déduire l'allure de \theta_{\mathrm{ec}}(x) sur [-L, L] à partir de son expression sur [0, L].
- Étudier les variations de la fonction sur [0, L] (dérivée en 0^+, position du maximum local x_m, valeur en L).
- Mettre en évidence la singularité (point anguleux) en x = 0 due à l'extraction ponctuelle de flux vers l'échantillon.
Voir la réponse courteRéponse courte
Allure continue avec profil parabolique aplati au centre et point anguleux en x=0 dû à l'évacuation thermique vers l'échantillon.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par symétrie du filament et des conditions aux limites en x = \pm L, et compte tenu de l'évacuation de flux à parts égales vers l'échantillon en x = 0, le profil de température est nécessairement une fonction paire :
D'après le résultat de la question précédente, pour x \in [0, L] :
Ses caractéristiques sur [0, L] sont les suivantes :
- En x = 0 : \theta_{\mathrm{ec}}(0) = \dfrac{J L^2}{2(1+u)} = \dfrac{\theta_{\mathrm{hc}}(0)}{1+u} < \theta_{\mathrm{hc}}(0).
- En x = L : \theta_{\mathrm{ec}}(L) = \dfrac{J}{2}\left(-L^2 + \dfrac{u}{1+u}L^2 + \dfrac{L^2}{1+u}\right) = 0.
La dérivée s'écrit pour x \in ]0, L[ :
\frac{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{ec}}}{\mathrm{d}x}(x) = \frac{J}{2}\left(-2x + \frac{u}{1+u}L\right).En particulier, en x = 0^+ :
\frac{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{ec}}}{\mathrm{d}x}(0^+) = \frac{J L u}{2(1+u)} > 0.Par parité, \dfrac{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{ec}}}{\mathrm{d}x}(0^-) = -\dfrac{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{ec}}}{\mathrm{d}x}(0^+) < 0 : le profil présente un point anguleux (creux local) en x = 0.
La dérivée s'annule en un abscisse x_m situé dans le filament :
x_m = \frac{u}{2(1+u)} L \in \left]0, \frac{L}{2}\right[,où \theta_{\mathrm{ec}} atteint un maximum local :
\theta_{\mathrm{max}} = \theta_{\mathrm{ec}}(x_m) = \frac{J L^2}{2(1+u)}\left(1 + \frac{u^2}{4(1+u)}\right) > \theta_{\mathrm{ec}}(0).
Le profil \theta_{\mathrm{ec}}(x) présente ainsi deux maxima symétriques en \pm x_m, un creux anguleux en x = 0 et s'annule en \pm L.
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : profil de température
Exprimer la différence pour en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Calculer directement la différence \Delta\theta(x) = \theta_{\mathrm{ec}}(x) - \theta_{\mathrm{hc}}(x) sur ]0, L] et simplifier les termes en x^2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Différence terme à terme entre \theta_{\mathrm{ec}}(x) et \theta_{\mathrm{hc}}(x) : \Delta\theta(x) = \frac{J L}{2(1+u)}(u x - L).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les résultats des questions Q16 et Q23, les profils d'échauffement hors contact et en contact s'écrivent, pour x \in [0, L] :
En effectuant la différence \Delta\theta(x) = \theta_{\mathrm{ec}}(x) - \theta_{\mathrm{hc}}(x), les termes quadratiques en -x^2 s'annulent :
On obtient ainsi :
Résultat
Question 26
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : valeur moyenne, intégration
En déduire l'expression de en fonction de , et , puis exprimer en fonction uniquement de .
Voir l'indiceIndice
Intégrer \Delta\theta(x) sur [0, L] pour trouver sa moyenne, puis former le rapport avec \langle\theta_{\mathrm{hc}}\rangle = \frac{J L^2}{3}.
Voir la stratégieStratégie
- Par symétrie du problème par rapport au milieu x = 0, la fonction \Delta\theta(x) est paire sur [-L, L], ce qui permet de restreindre le calcul de la moyenne à l'intervalle [0, L].
- Intégrer l'expression de \Delta\theta(x) obtenue à la question Q25 pour calculer \langle\Delta\theta\rangle.
- Utiliser l'expression de \langle\theta_{\mathrm{hc}}\rangle établie à la question Q18 pour déterminer le rapport demandé en fonction de la seule variable sans dimension u.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'intégrale moyenne de \Delta\theta(x) conduisant au rapport |\langle\Delta\theta\rangle|/\langle\theta_{\mathrm{hc}}\rangle = \frac{3(2-u)}{4(1+u)} ou équivalent.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le dispositif présentant une symétrie par rapport au plan x = 0, les profils de température \theta_{\mathrm{hc}}(x) et \theta_{\mathrm{ec}}(x) sont pairs sur [-L, L]. Il en résulte que la différence \Delta\theta(x) = \theta_{\mathrm{ec}}(x) - \theta_{\mathrm{hc}}(x) est également une fonction paire. La valeur moyenne sur [-L, L] se réduit donc à la moyenne sur [0, L] :
En utilisant l'expression établie à la question Q25 pour x \in [0, L] :
on calcule l'intégrale :
On en déduit :
soit :
D'après la question Q18, la valeur moyenne de l'échauffement hors contact vaut :
Puisque J > 0 et u > 0, on a |\langle\Delta\theta\rangle| = \frac{JL^2}{4}\frac{u}{1+u}, d'où :
soit finalement :
Résultat
Question 27
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : résistance thermique de contact, résistance limitante
Expliquer pourquoi, sur la figure 5, les matériaux présentant une grande conductivité thermique (), tels que le tantale et le titane, donnent lieu à une variation relative de la puissance dissipée à travers la pointe comparable, bien que leurs conductivités thermiques soient différentes.
Voir l'indiceIndice
Analyser la limite de la conductance globale G lorsque \lambda_e \to \infty : le terme G_e = 2\pi\lambda_e b devient très grand devant G_c, rendant G indépendant de \lambda_e.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lorsque \lambda_e devient très grand, la résistance d'épanouissement devient négligeable devant la résistance de contact R_c, ce qui sature le flux.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q20, la conductance thermique globale G modélisant le transfert pointe-échantillon correspond à l'association en série de deux résistances thermiques : la résistance thermique de contact R_{\mathrm{c}} = 1/G_{\mathrm{c}} et la résistance thermique d'épanouissement dans le matériau R_{\mathrm{e}} = 1/G_{\mathrm{e}} = 1/(2\pi\lambda_{\mathrm{e}}b) :
Pour des matériaux très bons conducteurs thermiques tels que le tantale ou le titane (\lambda_{\mathrm{e}} \gg \lambda), la conductance d'épanouissement devient très grande devant la conductance de contact (G_{\mathrm{e}} \gg G_{\mathrm{c}}, soit R_{\mathrm{e}} \ll R_{\mathrm{c}}). Il s'ensuit que :
La conductance thermique globale sature et devient indépendante de la conductivité \lambda_{\mathrm{e}} du matériau.
Par conséquent, le paramètre sans dimension u = \dfrac{GL}{2\lambda S} (établi en Q23) atteint une valeur limite :
ce qui entraîne, d'après le résultat de la question Q26, la saturation de la variation relative d'échauffement moyen (associée à la variation relative de puissance dissipée) vers un plateau :
Le transfert thermique est alors limité par la résistance thermique de contact à l'interface pointe-échantillon (résistance de constriction) : la sonde perd sa sensibilité aux variations de \lambda_{\mathrm{e}} pour les forts conducteurs.
Question 28
DifficileTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : résistance thermique, ajustement de données
En vous appuyant sur les mesures de la figure 5, déterminer les valeurs approximatives du rayon de contact et de la conductance de contact .
Voir l'indiceIndice
Utiliser la valeur du palier à grand \lambda_e pour en déduire u_{\max} puis G_c, puis identifier la conductivité de transition à mi-hauteur pour estimer b.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter le palier de saturation pour les fortes conductivités thermiques (\lambda_{\mathrm{e}} \gg \lambda) : la mesure de l'ordonnée asymptotique fournit la valeur maximale de la conductance globale G \to G_{\mathrm{c}}, d'où l'on déduit u_{\max} puis G_{\mathrm{c}}.
- Utiliser la condition de transition où les deux résistances thermiques sont du même ordre (par exemple la conductivité \lambda_{\mathrm{e},1/2} pour laquelle G_{\mathrm{e}} = G_{\mathrm{c}} et u = u_{\max}/2, ou la lecture d'un point à conductivité intermédiaire) pour déterminer le rayon équivalent de contact b = \frac{G_{\mathrm{c}}}{2\pi \lambda_{\mathrm{e},1/2}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Exploitation du palier à fort \lambda_e pour obtenir G_c et de la pente à faible \lambda_e pour déduire le rayon de contact b.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les résultats des questions Q20, Q23 et Q26, la grandeur portée en ordonnée sur la figure 5 s'exprime sous la forme :
1. Détermination de la conductance de contact G_{\mathrm{c}} Pour les matériaux très conducteurs (\lambda_{\mathrm{e}} \to \infty), G_{\mathrm{e}} = 2\pi\lambda_{\mathrm{e}}b \gg G_{\mathrm{c}}, de sorte que G \to G_{\mathrm{c}} et u \to u_{\max} = \frac{G_{\mathrm{c}} L}{2\lambda S}. La valeur limite du rapport est alors :
La lecture du plateau asymptotique sur la figure 5 (points du tantale Ta et du titane Ti) donne :
En retenant Y_{\max} \approx 0{,}35, on obtient :
Avec S = \pi R^2 = \pi (2{,}5 \times 10^{-6})^2 \approx 1{,}96 \times 10^{-11}\text{ m}^2, \lambda = 38\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} et L = 100\ \mu\text{m} = 10^{-4}\text{ m} :
(une valeur comprise entre 1{,}2 \times 10^{-5}\text{ W}\cdot\text{K}^{-1} et 1{,}4 \times 10^{-5}\text{ W}\cdot\text{K}^{-1} est tout à fait acceptable compte tenu de l'incertitude de lecture).
2. Détermination du rayon de contact b La conductance de contact et la conductance d'épanouissement sont égales (G_{\mathrm{e}} = G_{\mathrm{c}}) pour une conductivité \lambda_{\mathrm{e},1/2} telle que :
Dans ce cas, G = G_{\mathrm{c}}/2, soit u = u_{\max}/2 \approx 0{,}44, ce qui correspond à une ordonnée :
Sur la figure 5, la courbe continue passe par Y \approx 0{,}23 pour une conductivité thermique :
On en déduit l'ordre de grandeur du rayon de contact :
Résultat
Partie C : Mesure des paramètres géométriques de la pointe en mode alternatif
I · Réponse thermique en fonction de la fréquence
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : effet joule, décomposition harmonique
En négligeant les variations de la résistivité électrique du filament avec la température, montrer que la puissance thermique linéique générée par effet Joule le long du filament de platine est constituée d'une contribution indépendante du temps et d'une contribution à la pulsation . Écrire l'équation de la diffusion thermique dans cette situation.
Voir l'indiceIndice
Développer l'intensité au carré i^2(t) = I_0^2 \cos^2(\omega t) à l'aide de l'identité trigonométrique \cos^2(\alpha) = \frac{1+\cos(2\alpha)}{2}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance volumique ou linéique dissipée par effet Joule pour un courant alternatif sinusoïdal i(t) = I_0 \cos(\omega t) à l'aide de l'expression établie à la question Q14.
- Linéariser le terme en \cos^2(\omega t) à l'aide d'une identité trigonométrique usuelle pour mettre en évidence la composante continue et la composante à pulsation 2\omega.
- Injecter cette puissance linéique dans l'équation de diffusion thermique 1D établie à la question Q13.
Voir la réponse courteRéponse courte
Linéarisation du carré du courant sinusoïdal i^2(t) = \frac{I_0^2}{2}(1 + \cos(2\omega t)) injectée dans l'équation de la diffusion instationnaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q14, en négligeant les variations de la résistivité \rho_0 avec la température, la puissance linéique dissipée par effet Joule dans une tranche de filament de section S parcourue par un courant instantané i(t) s'écrit :
Avec i(t) = I_0 \cos(\omega t), on a :
En utilisant l'identité trigonométrique \cos^2(\omega t) = \dfrac{1 + \cos(2\omega t)}{2}, on obtient :
Cette puissance thermique linéique est donc bien la somme :
- d'une contribution constante (indépendante du temps) : p_{\mathrm{DC}} = \dfrac{\rho_0 I_0^2}{2S} ;
- d'une contribution oscillante à la pulsation 2\omega : p_{\mathrm{AC}}(t) = \dfrac{\rho_0 I_0^2}{2S} \cos(2\omega t).
D'après la question Q13, l'équation de la diffusion thermique s'écrit :
En y injectant l'expression de p_{\mathrm{J,lin}}(t), on obtient :
Comme T(x,t) = T_0 + \theta(x,t) avec T_0 constante, l'échauffement \theta(x,t) vérifie exactement la même équation aux dérivées partielles.
Résultat
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : linéarité, régime sinusoïdal forcé
Justifier qu'en régime établi, l'échauffement en un point de la pointe peut s'écrire sous la forme :
Écrire une égalité reliant à obtenu à la partie B.
Voir l'indiceIndice
Invoquer la linéarité de l'équation de la diffusion thermique : la réponse stationnaire est la somme de la réponse à la source continue et de la réponse harmonique à la pulsation 2\omega.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'équation de la diffusion thermique vérifiée par \theta(x,t) et souligner sa linéarité ainsi que celle des conditions aux limites.
- Décomposer le terme source en une composante statique et une composante harmonique de pulsation 2\omega, puis appliquer le principe de superposition en régime permanent établi.
- Comparer l'équation différentielle régissant la composante continue \theta_{\mathrm{DC}}(x) à celle régissant \theta_{\mathrm{hc}}(x) établie en partie B.
Voir la réponse courteRéponse courte
La linéarité du problème thermique permet de superposer la solution statique moyenne et la réponse harmonique forcée à pulsation 2\omega.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Puisque T_0 est constant, on a \frac{\partial T}{\partial t} = \frac{\partial \theta}{\partial t} et \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} = \frac{\partial^2 \theta}{\partial x^2}. L'échauffement \theta(x,t) vérifie d'après la question Q29 :
avec les conditions aux limites fixes et homogènes \theta(-L, t) = \theta(L, t) = 0.
Cette équation aux dérivées partielles est linéaire à coefficients constants. En régime établi (après extinction des régimes transitoires d'équilibration thermique), la réponse du système à une sollicitation somme d'une composante continue et d'une composante harmonique de pulsation 2\omega est, par le théorème de superposition, la somme :
- d'une composante stationnaire \theta_{\mathrm{DC}}(x), indépendante du temps ;
- d'une composante harmonique de même pulsation 2\omega, d'amplitude spatiale \theta_{\mathrm{AC}}(x) et de phase \phi(x).
On peut donc bien écrire :
La composante continue \theta_{\mathrm{DC}}(x) correspond à la moyenne temporelle de \theta(x,t). En moyennant l'équation de la diffusion sur une période, elle vérifie l'équation stationnaire :
En partie B (question Q15), l'échauffement hors contact en courant continu d'intensité I_0 vérifiait :
Le terme source volumique moyen en régime sinusoïdal vaut exactement la moitié de celui en régime continu de même amplitude I_0. Par linéarité de l'équation différentielle et des conditions aux limites, on en déduit immédiatement :
Résultat
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : résistance dépendant de la température, coefficient de température
Exprimer la résistance de la pointe à l'instant en fonction de , , , , , et .
Voir l'indiceIndice
Insérer la moyenne de l'échauffement temporel \langle\theta(t)\rangle dans la loi de dépendance thermique de la résistance R_p(t) = R_0(1+a\langle\theta(t)\rangle).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la moyenne spatiale de l'échauffement \langle\theta\rangle(t) à l'instant t à partir de l'expression de \theta(x,t) établie en Q30, en tenant compte du fait que le déphasage \phi est indépendant de x.
- Utiliser la modélisation admise à la question Q12 pour relier la résistance instantanée de la pointe R_{\mathrm{p}}(t) à la résistance à température ambiante R_0 et à \langle\theta\rangle(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration spatiale de la résistivité locale pour exprimer la résistance instantanée R_p(t) = R_0[1 + a(\langle\theta_{\mathrm{DC}}\rangle + \langle\theta_{\mathrm{AC}}\rangle\cos(2\omega t + \phi))].
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q30, l'échauffement instantané en tout point du filament s'écrit :
où la phase \phi est indépendante de x.
Par linéarité de la moyenne spatiale \langle \cdot \rangle, la valeur moyenne instantanée de l'échauffement sur l'ensemble du filament [-L, L] vaut :
D'après le modèle introduit avant la question Q12, la résistance du filament est donnée par :
Sachant que la résistance à température ambiante est R_0 = \dfrac{2\rho_0 L}{S} (établie en Q10), on obtient :
Résultat
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : harmonique, méthode 3-oméga
En déduire que la tension mesurée aux bornes de la pointe comporte une harmonique à la pulsation dont on exprimera l'amplitude en fonction de , , et . Préciser la relation que l'on peut écrire entre et le déphasage de cette harmonique par rapport à l'intensité du courant.
Voir l'indiceIndice
Calculer le produit v_p(t) = R_p(t) \, i(t) et linéariser le produit \cos(2\omega t + \phi)\cos(\omega t) pour faire apparaître les composantes à \omega et 3\omega.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la tension instantanée aux bornes du filament par la loi d'Ohm locale intégrée : u(t) = R_{\mathrm{p}}(t)\,i(t).
- Linéariser le produit trigonométrique \cos(2\omega t + \phi)\cos(\omega t) à l'aide des formules usuelles d'addition.
- Identifier l'amplitude U_{3\omega} et la phase \varphi_{3\omega} de l'harmonique de pulsation 3\omega.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le produit u(t) = R_p(t) i(t) génère une composante à \omega et une à 3\omega d'amplitude U_{3\omega} = \frac{1}{2} R_0 a I_0 \langle\theta_{\mathrm{AC}}\rangle et déphasage \phi.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q11, la tension mesurée aux bornes de la pointe est égale à celle aux bornes du filament. En utilisant la loi d'Ohm et l'expression de R_{\mathrm{p}}(t) établie à la question Q31 :
À l'aide de l'identité trigonométrique :
avec p = 2\omega t + \phi et q = \omega t, il vient :
La tension s'écrit donc comme la somme d'une composante fondamentale à la pulsation \omega et d'une harmonique de rang 3 à la pulsation 3\omega :
La composante à la pulsation 3\omega est de la forme u_{3\omega}(t) = U_{3\omega}\cos(3\omega t + \varphi_{3\omega}), d'où :
Le courant étant choisi comme référence de phase (i(t) = I_0 \cos(\omega t)), le déphasage \varphi_{3\omega} de cette harmonique par rapport au courant est directement :
Résultat
Question 33
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : onde thermique, notation complexe
Montrer que, en un point d'abscisse , l'échauffement alternatif vérifie l'équation :
Voir l'indiceIndice
Injecter la forme complexe de la composante oscillante dans l'équation de diffusion thermique et identifier les termes proportionnels à \mathrm{e}^{2j\omega t}.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'équation de la diffusion thermique établie à la question Q29 exprimée en fonction de l'échauffement \theta(x,t) = T(x,t) - T_0.
- Exprimer le terme source alternatif à l'aide de la grandeur J introduite à la question Q16.
- Isoler la composante oscillante à la pulsation 2\omega en utilisant la notation complexe associée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Remplacement de la dérivée temporelle par 2j\omega dans l'équation de la chaleur pour établir l'équation différentielle spatiale complexe.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q29, la température T(x,t) vérifie dans le filament :
Puisque T_0 est uniforme et constante, \theta(x,t) = T(x,t) - T_0 vérifie les mêmes dérivées que T(x,t). En divisant par \lambda S et en utilisant la définition de J = \frac{\rho_0 I_0^2}{\lambda S^2} (établie à la question Q16), l'équation devient :
En régime sinusoïdal établi, l'échauffement total est la superposition d'une composante stationnaire \theta_{\mathrm{DC}}(x) et d'une réponse sinusoïdale à la pulsation 2\omega :
Le terme d'excitation à la pulsation 2\omega s'écrit sous forme complexe \frac{J}{2}\mathrm{e}^{2j\omega t}. Par linéarité de l'équation de la diffusion, la composante complexe harmonique vérifie :
En simplifiant par le facteur temporel \mathrm{e}^{2j\omega t} \neq 0 et en posant \underline{m}^2 = 2j\omega \frac{\mu c}{\lambda}, on obtient :
soit finalement :
Résultat
Question 34
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : équation différentielle, condition aux limites
En déduire que :
Voir l'indiceIndice
Chercher une solution particulière constante de l'équation différentielle avec second membre, puis ajouter la solution générale de l'équation homogène en tenant compte de la parité et de la condition aux limites en x = L.
Voir la stratégieStratégie
- Rechercher une solution particulière constante de l'équation différentielle linéaire du second ordre obtenue en Q33.
- Écrire la solution générale sous forme d'une combinaison linéaire d'exponentielles (ou de fonctions hyperboliques).
- Exploiter les conditions aux limites aux extrémités du filament (x = \pm L) fixées par les thermostats pour déterminer les constantes d'intégration.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résolution générale avec combinaison de \cosh(\underline{m}x) et solution particulière constante, satisfaisant \underline{\theta}_{\mathrm{AC}}(\pm L) = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation différentielle établie à la question Q33 est une équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants avec second membre :
Une solution particulière évidente est une constante réelle \underline{\theta}_{\mathrm{p}} telle que :
L'équation caractéristique associée à l'équation homogène s'écrit r^2 - \underline{m}^2 = 0, soit r = \pm \underline{m}. La forme générale de la solution s'écrit donc :
où C_1 et C_2 sont deux constantes complexes d'intégration.
Les extrémités x = -L et x = L étant en contact avec les fils de Wollaston qui se comportent comme des thermostats à la température ambiante T_0, l'échauffement total y est nul à tout instant, ce qui impose pour l'oscillation alternative :
Ces deux conditions aux limites fournissent le système :
Par soustraction membre à membre :
Comme \underline{m}L \neq 0 pour \omega > 0, il vient C_1 = C_2 (ce qui traduit également la parité spatiale de l'échauffement par symétrie du problème).
En réinjectant dans l'une des équations :
On en déduit finalement l'expression de l'échauffement alternatif le long de la pointe :
Résultat
Question 35
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : valeur moyenne, intégration
Exprimer alors l'échauffement moyen le long de la pointe en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Intégrer l'expression de \underline{\theta}_{\mathrm{AC}}(x) sur le domaine [-L, L] par parité.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition de la moyenne spatiale d'une fonction sur le segment [-L, L], en exploitant la parité de \underline{\theta}_{\mathrm{AC}}(x) établie à la question Q34.
- Intégrer l'expression de \underline{\theta}_{\mathrm{AC}}(x) et mettre le résultat sous une forme faisant apparaître le quotient d'exponentielles donné dans l'indication de la question Q36.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration sur le demi-domaine [0, L] : \langle\underline{\theta}_{\mathrm{AC}}\rangle = \frac{J}{2\underline{m}^2}\left(1 - \frac{\tanh(\underline{m}L)}{\underline{m}L}\right).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition, la valeur moyenne spatiale sur [-L, L] s'écrit :
D'après la question Q34, l'échauffement complexe s'exprime sous la forme :
Cette fonction étant paire par rapport à x, l'intégrale se réduit à :
On calcule l'intégrale du terme dépendant de x :
On en déduit :
Résultat
Question 36
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : développement limité, régime quasi stationnaire
Déterminer le comportement basses fréquences de . On exprimera sa limite en fonction de , , , et . On donne pour cela le développement limité au voisinage de :
Voir l'indiceIndice
Effectuer un développement limité de l'échauffement complexe pour \underline{m}L \to 0 grâce au développement fourni, puis en déduire la limite de U_{3\omega}.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'expression de l'échauffement alternatif moyen complexe \langle\underline{\theta}_{\mathrm{AC}}\rangle établie à la question Q35.
- Effectuer le développement limité de la fonction \tanh(X) au voisinage de X = 0 (avec X = \underline{m}L) en utilisant strictement la formule fournie par l'énoncé.
- En déduire l'amplitude \langle\theta_{\mathrm{AC}}\rangle_{\mathrm{BF}} = |\langle\underline{\theta}_{\mathrm{AC}}\rangle_{\mathrm{BF}}|, puis injecter ce résultat dans l'expression de U_{3\omega} obtenue à la question Q32.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement limité de la tangente hyperbolique pour |\underline{m}L| \ll 1, donnant U_{3\omega,\mathrm{BF}} = \frac{1}{6} R_0 a I_0 J L^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q35, l'échauffement moyen complexe le long du filament s'écrit :
À basse fréquence (\omega \to 0), la quantité \underline{m}L = L\sqrt{2\mathrm{j}\omega\frac{\mu c}{\lambda}} tend vers 0. Posons X = \underline{m}L.
En utilisant le développement limité fourni par l'énoncé au voisinage de X = 0 :
on obtient pour le terme entre parenthèses :
En injectant ce développement dans l'expression de \langle\underline{\theta}_{\mathrm{AC}}\rangle, il vient :
Cette grandeur étant réelle et positive, l'amplitude de l'échauffement alternatif moyen en basse fréquence vaut :
D'après la relation établie à la question Q32, U_{3\omega} = \frac{1}{2} a R_0 I_0 \langle\theta_{\mathrm{AC}}\rangle. On en déduit l'expression de la limite à basse fréquence :
Résultat
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : rayon du filament, identification de paramètres
En déduire une expression du rayon du filament en fonction de , , , , et .
Voir l'indiceIndice
Remplacer J par son expression en fonction de S = \pi R^2 et R_0 = \frac{2\rho_0 L}{\pi R^2} dans l'expression de U_{3\omega,\mathrm{BF}}, puis isoler R.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'expression de la limite basse fréquence U_{3\omega,\mathrm{BF}} obtenue à la question Q36.
- Exprimer la résistance R_0, la constante de source J et la section S en fonction du rayon R.
- Isoler R pour en déduire l'expression demandée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Remplacement de J = \frac{\rho_0 I_0^2}{\lambda (\pi R^2)^2} dans l'expression de U_{3\omega,\mathrm{BF}} pour isoler R.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q36, la limite basse fréquence de l'harmonique à la pulsation 3\omega s'écrit :
Rappelons les expressions de la résistance R_0 (question Q10) et de la constante J (question Q16) :
En injectant ces grandeurs dans l'expression de U_{3\omega,\mathrm{BF}}, on obtient :
La section droite étant S = \pi R^2, on a S^3 = \pi^3 R^6, d'où :
On en déduit l'expression du rayon R :
Résultat
Question 38
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : comportement asymptotique, effet de peau thermique
Déterminer de même le comportement hautes fréquences de en fonction de , , , , , , et .
Voir l'indiceIndice
Considérer le régime où |\underline{m}L| \gg 1 : le rapport hyperbolique tend vers 1, ce qui permet d'isoler le terme dominant en 1/\underline{m}^2 \propto 1/\omega.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'expression de l'échauffement alternatif moyen complexe \langle\underline{\theta}_{\mathrm{AC}}\rangle établie à la question Q35.
- Étudier sa limite à haute fréquence (\omega \to +\infty) en tenant compte du fait que la partie réelle de \underline{m} est strictement positive et tend vers +\infty.
- En déduire l'amplitude \langle\theta_{\mathrm{AC}}\rangle = |\langle\underline{\theta}_{\mathrm{AC}}\rangle|, puis l'amplitude de tension U_{3\omega,\mathrm{HF}} via la relation établie en Q32.
Voir la réponse courteRéponse courte
À haute fréquence, le terme hyperbolique tend vers zéro et U_{3\omega,\mathrm{HF}} \propto \frac{1}{\omega}, atténuation thermique en 1/f.
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D'après la question Q35, l'échauffement alternatif moyen s'écrit :
avec :
La partie réelle de \underline{m} est strictement positive : \mathrm{Re}(\underline{m}) = \sqrt{\frac{\omega\mu c}{\lambda}} > 0.
À haute fréquence (\omega \to +\infty), le module |\underline{m}L| tend vers l'infini et :
puisque |e^{-2\underline{m}L}| = e^{-2\,\mathrm{Re}(\underline{m})L} \to 0.
Le second terme entre parenthèses est donc négligeable devant 1 :
On en déduit l'équivalent à haute fréquence :
L'amplitude réelle correspondante vaut :
En injectant cette expression dans la relation établie à la question Q32 (U_{3\omega} = \frac{1}{2} a R_0 I_0 \langle\theta_{\mathrm{AC}}\rangle), on obtient le comportement asymptotique à hautes fréquences :
Résultat
Question 39
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : phase, déphasage thermique
Déterminer les comportements asymptotiques de la phase pour les basses et les hautes fréquences, de notations respectives associées et .
Voir l'indiceIndice
Calculer l'argument du terme complexe dans les limites \omega \to 0 (valeur réelle positive) et \omega \to \infty (terme dominé par 1/j).
Voir la stratégieStratégie
D'après la question Q32, le déphasage \varphi_{3\omega} de l'harmonique de rang 3 par rapport au courant correspond à la phase \phi de l'oscillation thermique, soit :
Il s'agit donc d'étudier l'argument du terme moyen complexe \langle\underline{\theta}_{\mathrm{AC}}\rangle aux limites basse fréquence (\omega \to 0) et haute fréquence (\omega \to +\infty).
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'argument de \langle\underline{\theta}_{\mathrm{AC}}\rangle : phase nulle en basses fréquences et déphasage tendant vers -\pi/2 en hautes fréquences.
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1. Comportement en basses fréquences
D'après le développement limité mené à la question Q36, lorsque \omega \to 0 :
Cette grandeur étant réelle et strictement positive, son argument est nul :
2. Comportement en hautes fréquences
D'après l'étude menée à la question Q38, pour |\underline{m}|L \gg 1, le terme hyperbolique tend vers zéro et l'échauffement moyen complexe devient équivalent à :
En remplaçant \underline{m}^2 = 2\mathrm{j}\omega\frac{\mu c}{\lambda} :
Puisque J, \lambda, \mu, c et \omega sont des réels strictement positifs, on en déduit immédiatement la phase asymptotique en haute fréquence :
Résultat
Question 40
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : fréquence de coupure, temps de diffusion
Montrer que l'intersection des deux régimes asymptotiques permet de définir une fréquence caractéristique :
Voir l'indiceIndice
Égaler les deux asymptotes du module U_{3\omega,\mathrm{BF}} et U_{3\omega,\mathrm{HF}}(\omega_c) pour déterminer la pulsation de coupure \omega_c, puis f_c = \omega_c / (2\pi).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la pulsation de coupure \omega_c à l'intersection des asymptotes basse fréquence et haute fréquence de l'amplitude U_{3\omega}(\omega).
- Exprimer la fréquence caractéristique associée par la relation usuelle f_c = \frac{\omega_c}{2\pi}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Égalité des amplitudes asymptotiques BF et HF pour identifier la pulsation et en déduire la fréquence de coupure f_c.
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D'après la question Q36, le comportement asymptotique à basse fréquence de l'amplitude de l'harmonique de rang 3 est donné par :
D'après la question Q38, le comportement asymptotique à haute fréquence de cette même amplitude s'écrit :
À l'intersection des deux asymptotes, pour la pulsation caractéristique notée \omega_c, on a l'égalité :
soit :
En simplifiant par le terme non nul \frac{1}{8} a R_0 I_0 J, il vient :
La fréquence f étant reliée à la pulsation du courant d'excitation par \omega = 2\pi f, la fréquence caractéristique correspondante s'écrit bien :
Résultat
Question 41
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : analyse documentaire, diagramme de bode
Vérifier la compatibilité des mesures de la figure 6 avec les résultats précédents.
Voir l'indiceIndice
Comparer l'allure du gain (plateau BF puis décroissance en -1 par décade) et de la phase (0^\circ tendant vers -90^\circ) sur le graphique aux prédictions théoriques.
Voir la stratégieStratégie
Pour vérifier la compatibilité des mesures expérimentales de la figure 6 avec le modèle théorique établi aux questions précédentes, on confronte successivement les comportements asymptotiques et l'allure générale des courbes :
- En basse fréquence : existence d'un plateau pour l'amplitude et comportement de la phase (0^\circ).
- En haute fréquence : décroissance de l'amplitude en 1/f (pente de -1 en échelle bilogarithmique) et comportement de la phase (-90^\circ).
- Zone de transition : continuité et raccordement régulier entre les deux régimes autour d'une fréquence caractéristique de coupure.
Voir la réponse courteRéponse courte
Vérification sur les courbes expérimentales du plateau BF, de la décroissance en -20\text{ dB/décade} et du déphasage asymptotique à -\pi/2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les résultats obtenus aux questions Q36 à Q40 :
Comportement en basse fréquence (f \to 0) :
- Théoriquement, l'amplitude U_{3\omega} tend vers une constante non nulle U_{3\omega,\mathrm{BF}} indépendante de la fréquence (Q36). Sur la courbe expérimentale de gauche, on observe bien un palier horizontal pour les fréquences inférieures à environ 50\text{ Hz}.
- La phase théorique vaut \varphi_{3\omega,\mathrm{BF}} = 0^\circ (Q39). Sur la courbe de droite, l'argument de U_{3\omega}/I_0^3 tend effectivement vers 0^\circ lorsque f \to 0 (il est inférieur en valeur absolue à quelques degrés pour f < 10\text{ Hz}).
Comportement en haute fréquence (f \to +\infty) :
- Théoriquement, U_{3\omega,\mathrm{HF}} \propto \frac{1}{\omega} \propto \frac{1}{f} (Q38). En coordonnées logarithmiques \log(U_{3\omega}/I_0^3) en fonction de \log(f), cette dépendance se traduit par une asymptote linéaire de pente -1 (soit une diminution d'une décade d'amplitude par décade de fréquence). Sur la figure 6, pour f \gtrsim 500\text{ Hz}, le signal passe typiquement de \approx 2\text{ V}\cdot\text{A}^{-3} à 10^3\text{ Hz} à \approx 0{,}2\text{ V}\cdot\text{A}^{-3} à 10^4\text{ Hz}, ce qui confirme parfaitement la pente de -1.
- La phase théorique tend vers \varphi_{3\omega,\mathrm{HF}} = -90^\circ (Q39). La courbe expérimentale de droite montre bien une décroissance monotone vers une asymptote horizontale proche de -90^\circ (on lit environ -88^\circ à 10\text{ kHz}).
- Comportement global : La transition entre ces deux régimes asymptotiques s'effectue de manière continue et régulière, avec un changement de régime centré autour d'une fréquence de coupure f_c située entre 100\text{ Hz} et 200\text{ Hz}, où la phase vaut environ -45^\circ.
Les mesures expérimentales de la figure 6 sont donc pleinement compatibles avec les prédictions théoriques du modèle de diffusion thermique.
Question 42
DifficileTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : identification de paramètres, application numérique
Déterminer numériquement la demi-longueur du filament, puis son rayon , pour la pointe utilisée lors des mesures de la figure 6.
Voir l'indiceIndice
Lire la fréquence de coupure f_c et l'amplitude U_{3\omega,\mathrm{BF}}/I_0^3 sur la figure 6, puis utiliser les relations établies en Q37 et Q40 pour calculer L et R.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer graphiquement la fréquence caractéristique f_c à l'intersection des deux asymptotes (ou à \varphi_{3\omega} \approx -45^\circ), puis en déduire la demi-longueur L à l'aide de la relation établie en Q40.
- Relever sur le plateau basse fréquence la valeur de (U_{3\omega}/I_0^3)_{\mathrm{BF}}, puis calculer le rayon R à l'aide de l'expression obtenue en Q37.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture de la fréquence de coupure pour calculer L via la formule de f_c, puis lecture du palier BF pour calculer R.
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1. Détermination de la demi-longueur L :
D'après la figure 6, l'asymptote basse fréquence est horizontale et l'asymptote haute fréquence présente une pente de -1 en échelle logarithmique. Leur intersection se situe à la fréquence caractéristique :
Ce résultat est confirmé par le tracé de la phase : à f = f_c, la phase vaut \varphi_{3\omega}(f_c) \approx -45^\circ, à mi-chemin entre 0^\circ et -90^\circ.
D'après la question Q40, la fréquence caractéristique s'exprime par :
Avec les données numériques fournies :
- \lambda = 38\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
- \mu = 19{,}9 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- c = 0{,}15\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} = 150\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- f_c \approx 100\text{ Hz}.
Il vient :
2. Détermination du rayon R :
Sur la figure 6, le plateau basse fréquence de la réponse normalisée donne :
D'après le résultat de la question Q37 :
Avec :
- a = 1{,}66 \times 10^{-3}\text{ K}^{-1} ;
- \rho_0 = 1{,}9 \times 10^{-7}\ \Omega\cdot\text{m} ;
- L \approx 2{,}47 \times 10^{-4}\text{ m} ;
- \lambda = 38\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
- \left(\frac{U_{3\omega}}{I_0^3}\right)_{\mathrm{BF}} \approx 32\text{ V}\cdot\text{A}^{-3}.
On calcule le numérateur et le dénominateur :
D'où :
Résultat
II · Traitement électronique du signal
Question 43
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : pont de wheatstone, loi d'ohm
Exprimer l'intensité en fonction de et des résistances pertinentes.
Voir l'indiceIndice
Exprimer le courant dans la branche contenant R_2 et la pointe R_p à l'aide de la loi d'Ohm, le voltmètre ayant une impédance d'entrée infinie.
Voir la stratégieStratégie
Le voltmètre étant idéal (impédance d'entrée infinie), la branche centrale ne prélève aucun courant. Le pont se découple ainsi en deux branches indépendantes montées en parallèle aux bornes de la source idéale de tension e(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de la résistance équivalente vue par le générateur pour obtenir le courant i(t) \approx \frac{e(t)}{R_2 + R_p}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'impédance interne du voltmètre étant considérée comme infinie, le courant circulant entre les bornes A et B est nul.
La branche de droite du pont de Wheatstone est donc constituée de l'association en série de la résistance R_2 et de la résistance R_{\mathrm{p}} de la pointe. Cette branche est directement connectée aux bornes de la source idéale de tension de force électromotrice e(t).
D'après la loi des mailles (ou la loi d'Ohm appliquée à cette branche série parcourue par le courant i(t)) :
On en déduit l'expression de l'intensité i(t) :
Résultat
Question 44
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : résistance d'attaqué, source de courant
Montrer qu'avec la valeur de la résistance choisie, un doublement de la résistance de la pointe par rapport à sa valeur à température ambiante entraîne une variation relative de l'amplitude du courant inférieure à 1
Voir l'indiceIndice
Calculer la variation relative \Delta I_0 / I_0 = - \Delta R_p / (R_2 + R_p) sachant que R_2 \gg R_p, ce qui justifie l'approximation d'une alimentation en courant quasi-parfait.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'amplitude I_0 du courant i(t) pour R_{\mathrm{p}} = R_0, puis pour une résistance doublée R_{\mathrm{p}}' = 2R_0.
- Calculer la variation relative de l'amplitude \dfrac{|\Delta I_0|}{I_0} et vérifier qu'elle est strictement inférieure à 1\,\%.
- Interpréter physiquement ce résultat en termes d'alimentation en courant quasi-parfaite du filament.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de sensibilité \frac{\Delta I_0}{I_0} \approx -\frac{\Delta R_p}{R_2} négligeable car R_2 \gg R_p, assurant une source de courant quasi parfaite.
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D'après l'expression établie à la question Q43, l'amplitude de l'intensité i(t) s'écrit :
À température ambiante, la résistance du filament vaut R_{\mathrm{p}} = R_0 \simeq 1{,}9\ \Omega (question Q10). Lorsque la résistance de la pointe double, elle prend la valeur R_{\mathrm{p}}' = 2R_0. La nouvelle amplitude de l'intensité est alors :
La variation relative de l'amplitude du courant s'exprime par :
Avec R_0 \simeq 1{,}93\ \Omega et R_2 = 220\ \Omega :
On a bien :
Commentaire : La résistance R_2 étant très grande devant celle du filament (R_2 \gg R_{\mathrm{p}}), la branche se comporte comme une source de courant quasi-idéale imposant une amplitude I_0 \approx E/R_2. Même un échauffement important du filament (un doublement de résistance nécessiterait \Delta T \approx 1/a \approx 600\text{ K}) n'a qu'un impact tout à fait négligeable (inférieur à 1\,\%) sur l'amplitude du courant i(t). L'hypothèse d'une amplitude I_0 constante adoptée dans la section précédente (partie C.I) est donc pleinement justifiée.
Résultat
Question 45
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : pont de wheatstone, pont diviseur de tension
Montrer que la tension mesurée entre les bornes A et B s'écrit :
Voir l'indiceIndice
Exprimer les potentiels en A et B par des ponts diviseurs de tension par rapport à la référence, ou écrire la loi des mailles reliant v(t), i(t) et le courant de la branche parallèle.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter l'impédance interne infinie du voltmètre pour constater qu'aucun courant ne circule dans la branche médiane entre A et B.
- Exprimer les potentiels électriques V_A et V_B en prenant le nœud inférieur du pont comme référence de potentiel.
- Calculer la différence de potentiel v(t) = V_A - V_B et éliminer e(t) au profit de i(t) à l'aide de la relation obtenue à la question Q43.
Voir la réponse courteRéponse courte
Différence de potentiel entre les deux branches du pont diviseur : v(t) = V_A - V_B = \left(\frac{R_p}{R_c+R_p} - \frac{R_2}{R_1+R_2}\right)\dots menant à la formule.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'impédance d'entrée du voltmètre étant considérée comme infinie, le courant dérivé dans la branche de mesure est nul. Les deux branches verticales fonctionnent ainsi de manière indépendante :
Dans la branche de droite, le courant i(t) traverse successivement les résistors R_2 et R_{\mathrm{p}}. En choisissant le potentiel du nœud inférieur comme référence (V_{\text{bas}} = 0), le potentiel du nœud A s'écrit simplement :
V_A = R_{\mathrm{p}} \, i(t)et la tension imposée par le générateur vaut :
e(t) = (R_2 + R_{\mathrm{p}}) \, i(t)Dans la branche de gauche, les résistors R_1 et R_{\mathrm{c}} forment un diviseur de tension idéal alimenté sous la tension e(t). Le potentiel du nœud B vaut donc :
V_B = \frac{R_{\mathrm{c}}}{R_1 + R_{\mathrm{c}}} \, e(t)
D'après la flèche de tension représentée sur la figure 7, la tension mesurée par le voltmètre est v(t) = V_A - V_B :
On en déduit l'expression demandée :
Résultat
Question 46
DifficileTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : équilibre de pont, pont de wheatstone
Proposer une valeur de afin que le fondamental de la tension ait une amplitude du même ordre de grandeur que l'harmonique de rang 3, proportionnelle à .
Voir l'indiceIndice
Choisir R_c de manière à annuler le numérateur R_1 \overline{R_p} - R_2 R_c pour la composante continue de la résistance, éliminant ainsi le fondamental de la tension différentielle.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer explicitement le contenu spectral de la tension différentielle v(t) en introduisant l'expression de la résistance dynamique R_{\mathrm{p}}(t) issue de la question Q31.
- Identifier la composante principale du fondamental à la pulsation \omega et l'harmonique de rang 3 à la pulsation 3\omega.
- Établir la condition d'équilibrage du pont pour annuler le terme prépondérant du fondamental et en déduire la valeur numérique de la résistance d'équilibrage R_{\mathrm{c}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Choix de la condition d'équilibre du pont R_1 R_{p,0} = R_2 R_c afin d'annuler le fondamental parasite et isoler l'harmonique 3\omega.
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D'après la question Q31, la résistance de la pointe s'écrit sous la forme :
où \overline{R}_{\mathrm{p}} = R_0 (1 + a \langle\theta_{\mathrm{DC}}\rangle) est la composante quasi-statique de la résistance.
En injectant cette expression et le courant i(t) = I_0 \cos(\omega t) dans la tension v(t) établie à la question Q45, on obtient :
En linéarisant le produit trigonométrique à l'aide de l'identité \cos(p)\cos(q) = \frac{1}{2}[\cos(p+q) + \cos(p-q)] :
la tension v(t) se décompose ainsi en une somme de deux pulsations :
L'amplitude de l'harmonique de rang 3 est proportionnelle au terme faible a R_0 \langle\theta_{\mathrm{AC}}\rangle. Pour que le fondamental ait une amplitude du même ordre de grandeur que l'harmonique 3, il est nécessaire d'annuler le terme prépondérant du fondamental, ce qui correspond à la condition d'équilibre statique du pont de Wheatstone :
Puisque les variations relatives de température induisent une correction modeste sur la résistance (a\langle\theta_{\mathrm{DC}}\rangle \approx a \frac{\langle\theta_{\mathrm{hc}}\rangle}{2} \approx 1{,}66 \times 10^{-3} \times 55 \approx 0{,}09), on a \overline{R}_{\mathrm{p}} \approx R_0 \approx 1{,}9\ \Omega (ou \overline{R}_{\mathrm{p}} \approx 2{,}1\ \Omega en tenant compte de l'échauffement continu).
Avec R_1 = 1\ \mathrm{k}\Omega = 1\,000\ \Omega et R_2 = 220\ \Omega, la valeur requise pour R_{\mathrm{c}} est :
(ou R_{\mathrm{c}} \approx \frac{1\,000}{220} \times 2{,}1\ \Omega \approx 9{,}5\ \Omega à chaud).
Résultat
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