Corrigé détaillé X ENS Physique MP 2022
Flexion et flambage de systèmes mécaniques
- 45 questions corrigées
- Sujet difficile
- Faisable en MPSI : 34 questions sur 45, parties 1.1 et 1.2
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet difficile · Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Magnétostatique, Mécanique du solide · 8 incontournables · 34 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet d'une grande élégance physique explore les instabilités de flexion et de flambage à travers trois systèmes d'échelles et de natures variées : une chaîne d'aimants néodyme en équilibre vertical sous pesanteur, une lame mince élastique encastrée fléchissant sous son propre poids, et la vibration acoustique d'un verre à pied excité par un doigt humide.
Fidèle à l'esprit du concours commun X-ENS, l'épreuve valorise particulièrement les raisonnements énergétiques, le sens physique des ordres de grandeur et l'analyse dimensionnelle rigoureuse. Les trois parties sont très largement indépendantes tout en partageant une unité thématique remarquable autour du rayon de courbure et des transitions de stabilité. C'est un sujet incontournable pour s'entraîner à la modélisation fine de systèmes mécaniques continus ou discrets couplés.
- Difficulté
- Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,77/20)
- Temps estimé
- ≈ 3 h 35 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Approche énergétique et oscillateurs mécaniques60 %
- Magnétostatique14 %
- Mécanique du solide11 %
- Cinématique et dynamique du point10 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en MPSI : 34 questions sur 45, parties 1.1 et 1.2.
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33 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncéAfficher ou masquer la section
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Sommaire
45 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
45 questionsPartie 1 : Chaîne d'aimants en interaction magnétique
1.1 · Caractérisation du champ magnétique créé par un aimant
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : dipôle magnétique, ligne de champ
Représenter l'allure des lignes de champ (orientées) de l'aimant (0).
Voir l'indiceIndice
Tracer l'allure classique des lignes de champ d'un dipôle magnétique avec symétrie de révolution autour de (\mathrm{O}z), sortant par le pôle nord (z>0) et rentrant par le pôle sud (z<0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé classique des lignes de champ fermées d'un dipôle magnétique orienté selon l'axe polaire.
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D'après l'énoncé, le champ magnétique créé à l'extérieur de la bille aimantée (0) est assimilable à celui d'un dipôle magnétique ponctuel de moment \vec{\mathcal{M}}_0 = \mathcal{M}\,\vec{e}_z, situé à l'origine \mathrm{O}.
Les lignes de champ magnétique d'un dipôle s'obtiennent par l'équation différentielle :
ce qui s'intègre sous la forme :
À l'extérieur de l'aimant, les lignes de champ émergent par le pôle Nord (hémisphère supérieur, z > 0, orienté selon \vec{\mathcal{M}}_0) et se referment vers le pôle Sud (hémisphère inférieur, z < 0).
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Tracez rigoureusement les lignes de champ usuelles sans chercher à recalculer leur équation mathématique.
« La consigne n'impose pas d'expliciter ou de redémontrer l'expression mathématique des lignes de champ. »
« Le jury ne peut que s'inquiéter dès cette première question de voir des représentations exotiques, tels des soleils rayonnants, des arcs-en-ciel, des chevelures, des pâquerettes ou d'autres figures moins avouables encore. »
Source : rapport du jury X-ENS 2022
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : dipôle magnétique, champ magnétique
Exprimer, dans le repère , le champ correspondant à chacun des points suivants : , , et .
Voir l'indiceIndice
Projeter les vecteurs de la base polaire (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) sur la base cartésienne (\vec{e}_y, \vec{e}_z) pour chaque valeur particulière de \theta (0, \pi/2, \pi, 3\pi/2).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les vecteurs de la base polaire (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) dans la base cartésienne (\vec{e}_y, \vec{e}_z) du plan (O, y, z).
- Évaluer le champ \vec{B}_0(P) donné par la relation (3) pour chacune des quatre valeurs de l'angle \theta à la distance r = D.
Voir la réponse courteRéponse courte
Projection de l'expression du champ dipolaire en coordonnées cartésiennes pour les quatre positions remarquables sur le cercle.
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D'après la figure (2), le repère cylindro-polaire direct associé au plan (O, y, z) vérifie \vec{e}_r \wedge \vec{e}_\theta = \vec{e}_x. En repérant l'angle polaire \theta depuis l'axe vertical (Oz), les vecteurs unitaires s'expriment dans la base cartésienne (\vec{e}_y, \vec{e}_z) par :
L'expression générale du champ créé par le dipôle \vec{\mathcal{M}}_0 = \mathcal{M}\vec{e}_z est :
Appliquons cette relation aux quatre points demandés, tous situés à la distance r = D :
Au point P_1 = P(D, 0) : \theta = 0, d'où \vec{e}_r(0) = \vec{e}_z et \vec{e}_\theta(0) = -\vec{e}_y.
\boxed{\vec{B}_0(P_1) = \frac{\mu_0 \mathcal{M}}{2\pi D^3}\,\vec{e}_z}Au point P_2 = P(D, \pi/2) : \theta = \pi/2, d'où \vec{e}_r(\pi/2) = -\vec{e}_y et \vec{e}_\theta(\pi/2) = -\vec{e}_z.
\boxed{\vec{B}_0(P_2) = -\frac{\mu_0 \mathcal{M}}{4\pi D^3}\,\vec{e}_z}Au point P_3 = P(D, \pi) : \theta = \pi, d'où \vec{e}_r(\pi) = -\vec{e}_z et \vec{e}_\theta(\pi) = \vec{e}_y.
\boxed{\vec{B}_0(P_3) = \frac{\mu_0 \mathcal{M}}{2\pi D^3}\,\vec{e}_z}Au point P_4 = P(D, 3\pi/2) : \theta = 3\pi/2, d'où \vec{e}_r(3\pi/2) = \vec{e}_y et \vec{e}_\theta(3\pi/2) = \vec{e}_z.
\boxed{\vec{B}_0(P_4) = -\frac{\mu_0 \mathcal{M}}{4\pi D^3}\,\vec{e}_z}
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Veillez à exprimer le champ magnétique dans le repère explicitement demandé par l'énoncé.
« La question précise bien le repère qui doit ici être préféré. »
Source : rapport du jury X-ENS 2022
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I
Notions : dipôle magnétique, aimantation
Exprimer la composante en fonction de et . Estimer sa valeur et la commenter brièvement.
Voir l'indiceIndice
Exprimer le moment magnétique total \mathcal{M} en intégrant l'aimantation volumique uniforme M_{\mathrm{v}} sur le volume d'une sphère de diamètre D, puis évaluer numériquement B_0(P_1).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le moment magnétique total \mathcal{M} de la bille à partir de sa densité volumique d'aimantation M_{\mathrm{v}} et de son volume géométrique.
- Remplacer \mathcal{M} dans l'expression de \vec{B}_0(\mathrm{P}_1) \cdot \vec{e}_z obtenue à la question précédente.
- Effectuer l'application numérique sans calculatrice (conformément aux consignes de l'épreuve) et interpréter physiquement l'ordre de grandeur obtenu.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du champ sur l'axe en fonction de l'aimantation volumique, ordre de grandeur usuel d'environ un tesla.
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La bille sphérique (0), de diamètre D, possède un volume :
La magnétisation étant uniforme de densité volumique M_{\mathrm{v}}, le moment magnétique total de la bille s'écrit :
D'après le résultat de la question 2, le champ magnétique au point \mathrm{P}_1 = \mathrm{P}(D, 0) est :
En y injectant l'expression de \mathcal{M}, on obtient la composante selon l'axe vertical :
Application numérique : Avec \mu_0 = 4\pi \times 10^{-7}\text{ T}\cdot\text{m}\cdot\text{A}^{-1} et M_{\mathrm{v}} = 9 \times 10^5\text{ A}\cdot\text{m}^{-1} :
Soit :
Commentaire :
- L'intensité du champ magnétique atteint presque 1\text{ T} à la surface de contact de l'aimant voisin (point \mathrm{P}_1 situé à la distance D du centre, c'est-à-dire au centre de la bille suivante posée dessus). C'est une valeur particulièrement élevée pour un aimant permanent, caractéristique des aimants néodyme-fer-bore (NdFeB).
- Cette valeur est indépendante du diamètre D de la bille, car le moment dipolaire \mathcal{M} \propto D^3 compense exactement la décroissance dipolaire en 1/r^3 = 1/D^3.
Résultat
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Gardez en tête les ordres de grandeur physiques usuels, comme celui du champ magnétique terrestre, pour commenter votre résultat.
« Les ordres de grandeurs trouvés pour le champ magnétique se sont échelonnés entre 10-11T et plusieurs dizaines de T. »
« Il était pertinent de comparer la valeur trouvée à l'intensité du champ magnétique terrestre, mais encore fallait-il avoir le bon ordre de grandeur en tête. »
Source : rapport du jury X-ENS 2022
1.2 · Maillon formé de deux billes
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : roulement sans glissement, cinématique du solide
En remarquant que les points et , représentés sur la figure (3) (b), étaient initialement confondus (c'est-à-dire pour ), justifier que .
Voir l'indiceIndice
Écrire la condition cinématique de contact sans glissement en égalant la longueur d'arc roulée sur la bille (0) et celle déroulée sur la bille (1) depuis la position initiale.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'égalité des longueurs d'arc roulées sur chacune des deux billes grâce à la condition de roulement sans glissement.
- En déduire l'angle de rotation de la bille (1) par rapport à la ligne des centres (O O_1), puis sommer les angles pour obtenir l'angle total \theta_1 par rapport à la verticale fixe.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition de roulement sans glissement entre deux sphères de même rayon donnant la relation d'angle \theta_1 = 2\theta.
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Les deux billes sphériques ont le même rayon R = D/2.
Approche géométrique : Lorsque le centre O_1 de la bille (1) s'est déplacé d'un angle \theta autour de O, le point de contact I s'est déplacé le long de la périphérie de la bille (0) fixe. L'arc parcouru sur la bille (0) depuis le point de contact initial I_0 est :
Puisque le roulement s'effectue sans glissement et que les points I_0 et I_1 coïncidaient pour \theta = 0, la longueur d'arc déroulée sur la bille (1) entre le point matériel I_1 et le point de contact actuel I est identique :
où \alpha = (\widehat{\vec{O_1 I},\,\vec{O_1 I_1}}) représente l'angle de rotation propre de la bille (1) relativement à la droite des centres (O O_1).
Par ailleurs, la droite des centres (O O_1) est elle-même inclinée de l'angle \theta par rapport à la verticale descendante (ou ascendante). Le vecteur unitaire \vec{u}_1 (porté par \vec{\mathcal{M}}_1) étant lié rigidement à la bille (1) et dirigé selon la verticale \vec{e}_z lorsque \theta = 0, son angle \theta_1 par rapport à la verticale fixe (Oz) est la somme de l'inclinaison de la ligne des centres et de la rotation propre de la bille :
Vérification cinématique : La vitesse du centre O_1 dans le référentiel lié à la bille (0) est :
La condition de roulement sans glissement au point de contact I impose :
En projetant avec \overrightarrow{O_1 I} = -\frac{D}{2}\,\vec{e}_r et \vec{\Omega}_{(1)/(0)} = \dot{\theta}_1\,\vec{e}_x (l'axe (Ox) étant normal au plan de la trajectoire) :
Il vient immédiatement :
Comme \theta_1(0) = 0, on en déduit par intégration temporelle :
Résultat
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Mentionnez explicitement la condition de roulement sans glissement pour justifier la relation angulaire.
« La relation theta_1 = 2 theta ne serait pas vraie si le roulement n'était pas sans glissement. Cette propriété doit donc nécessairement être explicitement mentionnée. »
Source : rapport du jury X-ENS 2022
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : bilan des actions mécaniques
Établir l'inventaire des actions mécaniques qui s'exercent sur l'aimant (1). Il ne s'agit que d'un inventaire, on ne cherchera donc pas à expliciter chacune de ces actions mécaniques.
Voir l'indiceIndice
Dresser l'inventaire complet des actions extérieures sur la bille (1) : poids, interaction magnétique à distance de (0), et action mécanique de contact exercée par la bille (0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Inventaire du poids, de la force de contact (normale et tangentielle) et de l'action magnétique de la bille support.
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Le système étudié est l'aimant (1). Les actions mécaniques extérieures qui s'exercent sur lui se répartissent en actions à distance et action de contact :
Actions à distance :
- Action de la pesanteur (due à la Terre) : modélisée par le poids \vec{P}_1 = m\vec{g}, appliqué au centre de masse \mathrm{O}_1.
Action magnétique (due à l'aimant (0)) : modélisée par un torseur magnétique constitué :
- d'une résultante magnétique \vec{F}_{\mathrm{mag}} (force d'attraction dipolaire) ;
- d'un couple magnétique \vec{\Gamma}_{\mathrm{mag}} = \overrightarrow{\mathcal{M}}_1 \times \vec{B}_0(\mathrm{O}_1) tendant à aligner le moment magnétique.
Action de contact :
Action de contact de la bille (0) sur la bille (1) au point de contact \mathrm{I} : modélisée par la force de réaction \vec{R}_{0 \to 1}, décomposable en :
- une composante normale \vec{N} (qui assure le maintien du contact) ;
- une composante tangentielle \vec{T} (force de frottement sec nécessaire pour assurer la condition de roulement sans glissement).
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Ne confondez pas absence de glissement et absence de frottement, et évitez de citer à tort les forces de Lorentz ou de Laplace.
« Un nombre très important de copies confondent l'absence de glissement et l'absence de frottement. Ce sont bien les frottements solides qui empêchent la bille de glisser. »
« Les forces de Lorentz et de Laplace ont été régulièrement abusivement citées. »
Source : rapport du jury X-ENS 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : conservation de l'énergie mécanique, liaison sans frottement
Justifier que l'énergie mécanique du système (en interaction gravitationnelle avec la Terre) est conservée.
Voir l'indiceIndice
Justifier que le poids et l'interaction dipolaire dérivent d'énergies potentielles, et que la force de contact ne travaille pas en raison du roulement sans glissement.
Voir la stratégieStratégie
Pour prouver la conservation de l'énergie mécanique du système \mathcal{S} = \{(0), (1)\}, on applique le théorème de l'énergie mécanique dans le référentiel d'étude galiléen : il s'agit de montrer que la puissance de toutes les actions non conservatives (extérieures et intérieures) est nulle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le roulement sans glissement ne dissipe pas d'énergie et les autres interactions dérivent d'une énergie potentielle.
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Considérons le système \mathcal{S} = \{(0), (1)\} dans le référentiel du laboratoire, supposé galiléen.
Faisons le bilan des puissances développées par l'ensemble des actions mécaniques :
- Actions de pesanteur (Terre \to \mathcal{S}) : cette interaction extérieure dérive de l'énergie potentielle de pesanteur E_g, elle est donc conservative.
- Interaction magnétique interne entre (0) et (1) : les aimants interagissent par l'intermédiaire de leurs champs magnétiques dipolaires. Cette interaction conservative interne dérive d'une énergie potentielle magnétique de couplage E_B.
Action du support sur la bille (0) : la bille (0) étant maintenue immobile dans le référentiel du laboratoire (\vec{v}(\mathrm{O}) = \vec{0} et \vec{\Omega}_{(0)} = \vec{0}), la puissance développée par le support est strictement nulle :
\mathcal{P}_{\text{support}\to(0)} = 0Actions de contact entre la bille (1) et la bille (0) : l'énoncé précise que le roulement s'effectue sans glissement au point de contact I. La vitesse de glissement est donc nulle :
\vec{v}(I \in (1)/(0)) = \vec{0}La puissance des forces de contact mutuelles (force normale et force de frottement statique) est par conséquent identiquement nulle :
\mathcal{P}_{\text{contact}} = 0- Dissipation : l'énoncé indique explicitement qu'aucune cause de dissipation de l'énergie mécanique (frottements fluides dans l'air, résistance au roulement) n'est prise en compte.
La puissance totale de l'ensemble des forces non conservatives étant nulle (\mathcal{P}_{\mathrm{nc}} = 0), le théorème de l'énergie mécanique assure la conservation de l'énergie mécanique totale du système :
Résultat
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Justifiez la nullité du travail de la réaction par la vitesse nulle au point de contact, sans vous contenter de citer l'énoncé.
« La réaction ne travaille pas, non par parce qu'elle serait normale au point de contact, mais parce que le point de contact a une vitesse nulle. »
« Invoquer l'énoncé, qui précise qu"aucune cause de dissipation de l'énergie mécanique n'est prise en compte" ne constitue pas une réponse suffisante. »
Source : rapport du jury X-ENS 2022
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : dipôle magnétique
Exprimer, en fonction de et de l'angle , le moment magnétique , dans la base polaire .
Voir l'indiceIndice
Décomposer l'angle d'orientation propre de l'aimant (1) par rapport à la direction radiale \vec{e}_r en utilisant la relation \theta_1 = 2\theta.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'angle que fait le moment magnétique \overrightarrow{\mathcal{M}}_1 avec le vecteur unitaire radial \vec{e}_r en utilisant l'angle d'orientation propre \theta_1 = 2\theta obtenu à la question Q4.
- Projeter directement \overrightarrow{\mathcal{M}}_1 dans la base polaire locale (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_x).
Voir la réponse courteRéponse courte
Projection du vecteur moment magnétique incliné de l'angle \theta_1 dans la base polaire locale liée à la position.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans la configuration de référence (\theta = 0), le moment magnétique de la bille (1) est orienté selon l'axe vertical ascendant :
D'après la condition de roulement sans glissement établie à la question Q4, lors d'un déplacement d'un angle \theta du centre O_1 de la bille (1), celle-ci effectue une rotation propre d'angle \theta_1 = 2\theta autour de l'axe (O_1, \vec{e}_x) par rapport à la verticale \vec{e}_z.
Dans le plan (O, y, z), le vecteur unitaire radial \vec{e}_r fait un angle \theta avec la verticale \vec{e}_z, tandis que \overrightarrow{\mathcal{M}}_1 fait un angle \theta_1 = 2\theta avec cette même verticale, dans le même sens de rotation autour de \vec{e}_x.
L'angle orienté entre \vec{e}_r et \overrightarrow{\mathcal{M}}_1 vaut donc :
Le moment magnétique \overrightarrow{\mathcal{M}}_1 étant de norme \mathcal{M} et situé dans le plan (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta), sa projection dans la base polaire s'écrit directement :
Vérification par décomposition cartésienne :
On a bien :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : dipôle magnétique, énergie potentielle d'interaction
Exprimer l'énergie potentielle magnétique de couplage entre les dipôles et . Nous l'écrirons sous la forme suivante :
Le paramètre est une constante positive que l'on exprimera en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Calculer l'énergie potentielle d'interaction dipolaire E_B = -\overrightarrow{\mathcal{M}}_1 \cdot \vec{B}_0(\mathrm{O}_1), retrancher l'énergie à l'origine \theta=0, et regrouper les constantes sous la lettre K.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie potentielle magnétique d'interaction dipôle-dipôle E_B = -\overrightarrow{\mathcal{M}}_1 \cdot \vec{B}_0(\mathrm{O}_1) + \text{cste} en utilisant les résultats des questions précédentes.
- Fixer la constante d'intégration grâce au choix de l'état de référence (E_B(0) = 0) afin de faire apparaître la forme demandée \frac{1}{2}K\sin^2\theta.
- Exprimer \mathcal{M} en fonction de M_{\mathrm{v}} et D pour expliciter la constante K.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'énergie d'interaction dipôle-dipôle E_B = -\vec{\mathcal{M}}_1 \cdot \vec{B}_0 aboutissant à la forme en sinus carré demandée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énergie potentielle magnétique d'un dipôle rigide \overrightarrow{\mathcal{M}}_1 plongé dans le champ \vec{B}_0 créé par le dipôle (0) s'écrit :
où C est une constante déterminée par l'origine des potentiels.
Le centre \mathrm{O}_1 de la bille (1) est situé à la distance r = D sous l'angle \theta. D'après l'équation (3) de l'énoncé :
D'après le résultat de la question 7, le moment magnétique de la bille (1) s'écrit dans la base polaire :
Le produit scalaire vaut donc :
L'origine des énergies potentielles étant prise pour \theta = 0, on a E_B(0) = 0, ce qui impose C = \left(\overrightarrow{\mathcal{M}}_1 \cdot \vec{B}_0(\mathrm{O}_1)\right)_{\theta=0} = \dfrac{2\mu_0 \mathcal{M}^2}{4\pi D^3}. Il vient alors :
Par identification avec la relation (4), E_B = \dfrac{1}{2}K\sin^2\theta, la constante K s'écrit :
Le moment magnétique d'une bille sphérique uniformément aimantée de diamètre D est relié à son aimantation à saturation M_{\mathrm{v}} par \mathcal{M} = M_{\mathrm{v}} V = M_{\mathrm{v}} \dfrac{\pi D^3}{6} (rappelé à la question 3). En injectant cette expression, on obtient :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Soyez particulièrement vigilant sur le signe de l'énergie potentielle magnétique de couplage.
« Beaucoup d'incohérences de signe ont été relevées. »
Source : rapport du jury X-ENS 2022
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : énergie cinétique, théorème de koenig
Lors du roulement de la bille (1) sur la bille (0) (fixe), le centre de masse de la bille (1) décrit un arc de cercle de rayon et d'angle au centre égal à (se reporter à la figure (3) (b)). Ce mouvement s'accompagne, parallèlement, de la rotation de l'angle de la bille (1), déterminé en réponse à la question (4). Exprimer l'énergie cinétique de la bille (1), somme des énergies cinétiques associées à chacune des composantes de mouvement que nous venons de présenter. On exprimera ce résultat en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de Kœnig pour l'énergie cinétique du solide (1) en combinant la translation de son centre d'inertie \mathrm{O}_1 et sa rotation propre à la vitesse angulaire \dot{\theta}_1.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le second théorème de Kœ nig pour décomposer l'énergie cinétique de la bille (1) en une composante de translation du centre de masse \mathrm{O}_1 et une composante de rotation propre dans le référentiel barycentrique.
- Exprimer la vitesse du centre d'inertie \mathrm{O}_1 en coordonnées polaires, puis l'énergie cinétique de rotation propre à l'aide du moment d'inertie diamétral J et de la vitesse de rotation angulaire \dot{\theta}_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Décomposition de l'énergie cinétique en translation circulaire du centre d'inertie et rotation propre autour du centre de masse.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le second théorème de Kœ nig, l'énergie cinétique de la bille (1) dans le référentiel lié au support fixe (bille (0)) est la somme de l'énergie cinétique de translation de son centre de masse \mathrm{O}_1 affecté de la masse totale m, et de son énergie cinétique propre E_{\mathrm{c}}^\ast dans le référentiel barycentrique :
Mouvement du centre de masse : Le point \mathrm{O}_1 décrit un cercle de centre \mathrm{O} et de rayon D. Dans la base polaire (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta), le vecteur position s'écrit \overrightarrow{\mathrm{OO}_1} = D \vec{e}_r, d'où la vitesse du centre d'inertie :
\vec{v}(\mathrm{O}_1) = D \dot{\theta} \, \vec{e}_\theta \implies \vec{v}(\mathrm{O}_1)^2 = D^2 \dot{\theta}^2La composante cinétique associée au déplacement de \mathrm{O}_1 est donc :
E_{\mathrm{c},\text{trans}} = \frac{1}{2} m D^2 \dot{\theta}^2Mouvement de rotation propre : Dans le référentiel lié au support, la rotation propre de la bille (1) est décrite par l'angle \theta_1 autour de l'axe (\mathrm{O}_1, \vec{e}_x). Le vecteur rotation instantané s'écrit donc \vec{\omega} = \dot{\theta}_1 \vec{e}_x. Par symétrie sphérique, tout axe passant par \mathrm{O}_1 est axe principal d'inertie avec le même moment d'inertie J. L'énergie cinétique dans le référentiel barycentrique vaut donc :
E_{\mathrm{c}}^\ast = \frac{1}{2} J \dot{\theta}_1^2
En sommant ces deux contributions, on obtient :
Résultat
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : moment d'inertie, énergie cinétique
Nous écrivons l'énergie sous la forme suivante :
Exprimer en fonction de la masse et du diamètre .
Voir l'indiceIndice
Remplacer \dot{\theta}_1 = 2\dot{\theta} et J = mD^2/10 dans l'expression précédente pour identifier le moment d'inertie équivalent J'.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'expression de l'énergie cinétique E_{\mathrm{c}1} établie à la question précédente (Q9).
- Utiliser la relation cinématique \dot{\theta}_1 = 2\dot{\theta} issue de la condition de roulement sans glissement (Q4).
- Remplacer le moment d'inertie barycentrique J par son expression donnée dans l'énoncé (J = \frac{1}{10}mD^2).
- Identifier par factorisation le moment d'inertie effectif J' associé à la coordonnée \theta.
Voir la réponse courteRéponse courte
Substitution de \dot{\theta}_1 = 2\dot{\theta} et du moment d'inertie de la sphère pour factoriser l'énergie cinétique sous la forme \frac{1}{2}J'\dot{\theta}^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q9, l'énergie cinétique de la bille (1) s'écrit :
D'après la question Q4, la condition de roulement sans glissement impose \theta_1 = 2\theta, d'où :
En utilisant l'expression du moment d'inertie propre fournie par l'équation (2) de l'énoncé, J = \frac{1}{10}mD^2, l'énergie cinétique de rotation propre devient :
En sommant les deux contributions, il vient :
Par identification avec la relation (5) imposée, E_{\mathrm{c}1} = \frac{1}{2}J'\dot{\theta}^2, on en déduit :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Prenez le temps de mener à bien les calculs et simplifications de fractions élémentaires.
« La simplification de "1+2^2/10" n'était correcte que dans 30% des cas. »
Source : rapport du jury X-ENS 2022
Question 11
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : énergie potentielle de pesanteur
Exprimer, en fonction des paramètres et de l'angle , l'énergie potentielle gravitationnelle de la bille (1) dans la situation représentée sur la figure (3) (b).
Voir l'indiceIndice
Calculer l'altitude z_{\mathrm{O}_1}(\theta) du centre de masse en fonction de D et \cos\theta, puis en déduire l'énergie potentielle gravitationnelle avec pour référence E_{g1}(0) = 0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la cote z_1 du centre de masse \mathrm{O}_1 de la bille (1) en fonction de \theta et D.
- Utiliser l'expression générale de l'énergie potentielle de pesanteur E_{g1} = mg z_1 + \text{cste} en calant la constante sur la configuration de référence (\theta = 0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Altitude du centre de masse z_1(\theta) = D\cos\theta d'où l'énergie potentielle gravitationnelle associée à l'inclinaison.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le repère \mathcal{R}(\mathrm{O}, x, y, z), le centre de masse \mathrm{O}_1 de la bille (1) est repéré par le vecteur position :
L'axe (\mathrm{O}z) étant vertical ascendant (\vec{g} = -g\,\vec{e}_z), l'altitude du centre \mathrm{O}_1 est donnée par la projection sur \vec{e}_z :
L'énergie potentielle gravitationnelle s'écrit de manière générale :
D'après l'énoncé, l'origine des énergies potentielles est fixée à la configuration de référence représentée sur la figure 3(a), c'est-à-dire pour \theta = 0 :
On en déduit l'expression de l'énergie potentielle gravitationnelle de la bille (1) :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Vérifiez soigneusement le signe de l'énergie potentielle gravitationnelle en fonction de l'angle.
« Le signe de l'énergie potentielle gravitationnelle exprimée en fonction de theta était incorrect dans un nombre alarmant de copies. »
Source : rapport du jury X-ENS 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : énergie potentielle, position d'équilibre
Représenter, sur un graphe commun, l'allure graphique de la dépendance (qualitativement), vis-à-vis de l'angle , de chacune des énergies potentielles et , pour (c'est-à-dire sans tenir compte de la présence du support maintenant la bille (0)). Analyser ces résultats.
Voir l'indiceIndice
Superposer la parabole en \sin^2\theta \simeq \theta^2 pour l'énergie magnétique et le profil en -(1-\cos\theta) \simeq -\theta^2/2 pour l'énergie gravitationnelle ; discuter de la concavité de la somme.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé comparé de la parabole magnétique stabilisatrice et du cosinus gravitationnel déstabilisateur au voisinage de \theta=0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions Q8 et Q11, les deux composantes de l'énergie potentielle s'écrivent :
Pour \theta \in [-\pi, \pi], nous remarquons que :
- E_B(\theta) est une fonction paire, positive ou nulle, minimale et nulle en \theta = 0 et \theta = \pm\pi, et maximale en \theta = \pm \pi/2 où elle vaut \frac{1}{2}K ;
- E_{g1}(\theta) est une fonction paire, négative ou nulle, maximale et nulle en \theta = 0, et minimale en \theta = \pm\pi où elle vaut -2mgD.
L'allure de ces deux énergies est représentée ci-dessous :
Analyse des résultats :
- En \theta = 0 (position verticale haute) : L'énergie magnétique E_B présente un minimum local : l'attraction dipolaire tend à réaligner les billes verticalement, jouant ainsi un rôle stabilisant (force de rappel vers \theta = 0). À l'inverse, l'énergie gravitationnelle E_{g1} présente un maximum local : la pesanteur tend à faire tomber la bille vers la droite ou la gauche, jouant un rôle déstabilisant (comportement de pendule inversé). La stabilité de la position d'équilibre dépendra donc de la compétition entre le couplage magnétique et la gravité.
- En \theta = ± \pi (position verticale basse) : L'énergie gravitationnelle atteint son minimum absolu (pendule simple suspendu), et l'énergie magnétique est également minimale car les deux dipôles sont alignés tête-bêche dans une configuration attractive. Ces deux effets concourent ensemble à rendre la configuration pendante inconditionnellement stable.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Pensez à tracer une tangente horizontale en 0 pour une dépendance en sinus au carré, qui est dérivable en 0.
« On rappelle que sin2, contrairement à |sin|, a une tangente horizontale en 0. De nombreuses fonctions non dérivables en 0 ont été représentées. »
Source : rapport du jury X-ENS 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : équation du mouvement, théorème de l'énergie mécanique
Établir l'équation différentielle vérifiée par l'angle . On conservera les paramètres et .
Voir l'indiceIndice
Dériver par rapport au temps la conservation de l'énergie mécanique totale \mathcal{E}_m = E_{\mathrm{c}1} + E_B + E_{g1} = \text{cste} après simplification par \dot{\theta}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie mécanique totale \mathcal{E}_m du système en sommant l'énergie cinétique E_{\mathrm{c}1} (établie en Q10) et les énergies potentielles E_B (Q8) et E_{g1} (Q11).
- Utiliser la conservation de l'énergie mécanique établie à la question Q6 en dérivant \mathcal{E}_m par rapport au temps pour obtenir l'équation différentielle du mouvement.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivation temporelle de l'énergie mécanique totale conservée pour obtenir l'équation différentielle non linéaire du mouvement.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q6, l'énergie mécanique de la bille (1) est conservée au cours du mouvement :
En utilisant les expressions obtenues aux questions Q8, Q10 et Q11 :
l'énergie mécanique s'écrit :
En dérivant cette relation par rapport au temps t :
Pour tout mouvement non trivial (\dot{\theta} \not\equiv 0), on simplifie par \dot{\theta} :
Cette équation peut également s'écrire sous la forme :
Résultat
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : position d'équilibre, stabilité
Déterminer à quelle condition la configuration correspondant à est stable (ou métastable). On fera porter cette condition sur le paramètre défini par le rapport suivant :
On proposera une interprétation physique de ce rapport.
Voir l'indiceIndice
Étudier le signe de la dérivée seconde de l'énergie potentielle totale en \theta = 0, ou le terme de rappel de l'équation différentielle linéarisée pour former le rapport adimensionné S.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition de minimum d'énergie potentielle en \theta=0 : dérivée seconde positive imposant S = K/(mgD) > 1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énergie potentielle totale du système s'écrit, d'après les questions Q8 et Q11 :
La position \theta = 0 est bien une position d'équilibre car :
Cette configuration est stable (ou métastable) si l'énergie potentielle présente un minimum local strict en \theta = 0, soit si la dérivée seconde de E_p y est strictement positive :
En évaluant cette dérivée seconde en \theta = 0, on obtient la condition de stabilité :
En introduisant le paramètre sans dimension S = \dfrac{K}{mgD}, la condition de stabilité s'écrit :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne confondez pas le paramètre d'un système conservatif avec un facteur de qualité et dérivez par rapport à l'angle sans introduire de dérivée temporelle.
« Un facteur de qualité compare la fréquence propre d'oscillation d'un système à son taux de dissipation. Le système étant ici conservatif, il n'y a pas de dissipation, et S ne saurait être interprété comme un facteur de qualité. »
« Dans environ 10% des copies, la dérivation par rapport à theta fait apparaître des dérivées temporelles rendant l'expression in-homogène. »
Source : rapport du jury X-ENS 2022
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : position d'équilibre, stabilité
Pour les valeurs des paramètres adoptées nous obtenons . Conclure quant à l'état de stabilité de la configuration correspondant à .
Voir l'indiceIndice
Comparer la valeur numérique S \sim 100 à la valeur seuil obtenue à la question précédente et conclure sur la stabilité.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comme S \sim 100 \gg 1, la position verticale est très largement stable sous l'effet du couplage magnétique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'étude menée à la question Q14, la position verticale \theta = 0 constitue une position d'équilibre stable si et seulement si :
Puisque S \sim 100 \gg 1, cette condition est très largement satisfaite.
Par conséquent, la configuration \theta = 0 est un état d'équilibre stable vis-à-vis des petites perturbations.
Plus précisément, comme l'énergie potentielle totale présente un minimum absolu en \theta = \pm \pi (où E_p(\pm \pi) = -2mgD < E_p(0) = 0), la configuration \theta = 0 est un équilibre métastable : la bille reste piégée dans le puits de potentiel autour de \theta = 0 tant que l'amplitude angulaire ne franchit pas les maxima locaux d'énergie potentielle situés en :
Pour S \sim 100, on a \cos\theta_{\text{max}} \sim 10^{-2}, soit |\theta_{\text{max}}| \simeq 89^\circ \approx \frac{\pi}{2}.
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : oscillateur harmonique, petite oscillation
Exprimer, en tenant compte de la valeur du paramètre , la pulsation des oscillations de la bille (1) autour de la configuration correspondant à , dans l'approximation linéaire. On exprimera cette pulsation en fonction de et . Estimer la valeur de la fréquence correspondante.
Voir l'indiceIndice
Effectuer un développement limité au premier ordre en \theta de l'équation différentielle du mouvement, en déduire \omega_1^2 puis utiliser S \gg 1 pour simplifier l'expression avant de calculer f_1.
Voir la stratégieStratégie
- Linéariser l'équation différentielle du mouvement obtenue à la question Q13 au voisinage de la position d'équilibre \theta = 0.
- Identifier la pulsation propre \omega_1, introduire le paramètre S = K/(mgD) et l'expression de J' (question Q10), puis simplifier grâce à l'approximation S \gg 1.
- Effectuer l'application numérique pour estimer la pulsation \omega_1 puis la fréquence f_1 = \omega_1 / (2\pi).
Voir la réponse courteRéponse courte
Linéarisation pour les petites oscillations, expression de la pulsation propre \omega_1 \simeq \sqrt{(K-mgD)/J'} puis application numérique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q13, l'équation différentielle exacte vérifiée par l'angle \theta s'écrit :
Dans l'approximation linéaire, au voisinage de l'équilibre \theta = 0, on effectue un développement limité au premier ordre en \theta (|\theta| \ll 1) :
L'équation différentielle devient ainsi :
En utilisant J' = \dfrac{7}{5}mD^2 (question Q10) et le paramètre de stabilité S = \dfrac{K}{mgD} (question Q14), la raideur angulaire effective s'écrit :
Compte tenu de la valeur S \sim 100 \gg 1 établie à la question Q15, on peut négliger 1 devant S (S - 1 \simeq S), ce qui conduit à l'expression de la pulsation des oscillations :
Remarque : sans l'approximation S \gg 1, l'expression exacte est \omega_1 = \sqrt{\dfrac{5g(S - 1)}{7D}}.
Estimation numérique de la fréquence f_1 : Avec les données de l'énoncé :
- g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
- D = 13\text{ mm} = 1{,}3 \times 10^{-2}\text{ m} ;
- S \sim 100.
On calcule la pulsation :
La fréquence propre d'oscillation vaut alors :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Conservez les bonnes notations pour le moment d'inertie et pensez à effectuer l'application numérique.
« Beaucoup de J' sont devenus J dans cette question. L'application numérique a rarement été abordée. »
Source : rapport du jury X-ENS 2022
1.3 · Édifice formé de N billes
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Notions : courbure, degré de liberté
Préciser quelle restriction à la généralité de cette étude introduit l'hypothèse . On réfléchira, en particulier, à la situation où l'édifice oscille autour de la verticale. La réponse attendue est brève, il s'agit simplement d'indiquer quelle situation ne peut être décrite, sous cette hypothèse.
Voir l'indiceIndice
Remarquer que l'hypothèse d'un rayon de courbure uniforme impose une courbure de signe constant et interdit les modes de flexion avec point d'inflexion.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'hypothèse de courbure uniforme interdit la prise en compte des modes de déformation ondulants de la chaîne.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'hypothèse \mathrm{H}_\alpha impose que la courbure de la chaîne soit uniforme sur toute sa longueur (les centres des sphères sont situés sur un unique arc de cercle de rayon R). Cette contrainte réduit le système à un seul degré de liberté (l'angle \alpha).
Par conséquent, cette modélisation ne permet pas de décrire :
- les modes d'oscillation d'ordres supérieurs (harmoniques présentant un ou plusieurs nœuds de vibration, où la courbure changerait de signe le long de la chaîne) ;
- les situations où le moment fléchissant varie avec l'altitude, induisant une courbure locale non constante le long de l'édifice.
Sous l'hypothèse \mathrm{H}_\alpha, seul le mode fondamental de déformation (à courbure spatiale uniforme de signe constant) peut être représenté.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Analysez les limites de l'hypothèse en soulignant qu'elle ne permet pas de décrire la propagation d'une onde.
« Une situation où les n<N premières billes seraient maintenues immobiles, et où les (Nn) billes au sommet de la chaine oscilleraient peut être décrite à l'aide du modèle discuté ici, en considérant une tour de (N-n) billes. »
« En revanche, le modèle ne permet pas de décrire la propagation d'une onde - l'évocation d'une chaîne qui serpente a alors parfois été judicieusement proposée. »
Source : rapport du jury X-ENS 2022
Question 18
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : dipôle magnétique, interaction dipolaire
Indiquer l'argument qui justifie l'hypothèse .
Voir l'indiceIndice
Invoquer la décroissance très rapide en 1/r^3 du champ dipolaire magnétique (ou en 1/r^4 des forces), rendant l'effet du deuxième voisin environ huit fois plus faible.
Voir la réponse courteRéponse courte
Décroissance rapide du champ dipolaire en 1/r^3 justifiant de négliger les interactions au-delà des plus proches voisins.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le champ magnétique dipolaire créé par un aimant décroît en fonction de la distance r selon la loi en 1/r^3 (équation (3)). Corrélativement, l'énergie potentielle d'interaction entre deux dipôles magnétiques varie en :
Pour un aimant donné :
- les deux plus proches voisins se situent à une distance inter-centres r_1 = D ;
les seconds voisins se trouvent à une distance r_2 \simeq 2D, ce qui réduit l'énergie de couplage d'un facteur :
\left(\frac{r_1}{r_2}\right)^3 \simeq \frac{1}{2^3} = \frac{1}{8} = 12{,}5\,\%- pour les voisins d'ordre supérieur (n \geq 3), l'atténuation est au minimum d'un facteur n^3 \geq 27.
La décroissance rapide en 1/r^3 de l'énergie d'interaction dipolaire (et a fortiori en 1/r^4 pour les forces) justifie de négliger les interactions au-delà des deux plus proches voisins.
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : dipôle magnétique, énergie potentielle d'interaction
Exprimer l'énergie potentielle magnétique de l'édifice en fonction de et . On notera que cette énergie peut également s'écrire sous la forme suivante :
Ce résultat n'est pas à établir.
Voir l'indiceIndice
Sommer les énergies magnétiques élémentaires de chaque articulation bille-bille, sachant que l'angle relatif entre deux billes successives est uniforme et vaut \alpha.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier, grâce à l'hypothèse des plus proches voisins (\mathrm{H}_{\mathrm{ppv}}), le nombre de termes contribuant à l'énergie magnétique totale de l'édifice.
- Exprimer l'énergie de chaque liaison magnétique à l'aide de l'hypothèse de courbure uniforme (\mathrm{H}_\alpha) et du résultat de la question 8.
- Effectuer la sommation et appliquer l'approximation des petits angles imposée par l'hypothèse \mathrm{H}_{\mathrm{DL}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Somme des énergies dipolaires entre les N paires d'aimants successifs fléchis d'un angle relatif \alpha.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'hypothèse \mathrm{H}_{\mathrm{ppv}}, l'interaction magnétique d'un aimant ne s'exerce qu'avec ses plus proches voisins. L'énergie potentielle magnétique globale E_{BN} de la chaîne de N billes mobiles reposant sur la bille fixe (0) est donc la somme des énergies de couplage des N paires successives (i-1, i) pour i \in \{1, \dots, N\} :
D'après l'hypothèse \mathrm{H}_\alpha, l'angle de flexion entre deux maillons successifs est uniforme et vaut \alpha. Par analogie directe avec le résultat obtenu à la question 8 pour le couplage entre deux billes adjacentes désalignées d'un angle relatif \alpha, l'énergie potentielle magnétique associée à chaque paire s'écrit :
L'hypothèse \mathrm{H}_{\mathrm{DL}} stipule que |N\alpha| \ll 1, ce qui implique a fortiori |\alpha| \ll 1. À l'ordre le plus bas non nul en \alpha, le développement limité donne :
L'énergie de couplage de chaque paire s'écrit donc :
Comme les N paires sont identiques sous l'hypothèse \mathrm{H}_\alpha, on en déduit l'énergie potentielle magnétique totale de l'édifice :
(ou sous forme non développée : \boxed{E_{BN} = \frac{1}{2} N K \sin^2\alpha}).
Résultat
Question 20
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : développement limité, repérage cartésien
Exprimer, en fonction de et , la variation d'altitude de la bille (1), depuis sa situation de référence. Rappelons que l'on se place systématiquement sous l'hypothèse .
Voir l'indiceIndice
Écrire la coordonnée verticale de \mathrm{O}_1 sous la forme z_1 = D\cos\alpha, retrancher la hauteur de référence D, et développer le cosinus au second ordre.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'altitude z_1 du centre O_1 de la bille (1) en fonction de D et de l'angle d'inclinaison \alpha du segment [O O_1] par rapport à la verticale ascendante (Oz).
- Calculer la variation d'altitude \Delta z_1 = z_1 - z_1^{\text{ref}} par rapport à la situation de référence rectiligne.
- Appliquer l'hypothèse \mathrm{H}_{\mathrm{DL}} (|N\alpha| \ll 1 \implies |\alpha| \ll 1) pour effectuer un développement limité à l'ordre le plus bas non nul.
Voir la réponse courteRéponse courte
Baisse d'altitude de la première bille par approximation aux petits angles : \Delta z_1 \simeq -\frac{1}{2}D\alpha^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans la configuration de référence (édifice rectiligne vertical), le centre O_1 de la bille (1) est situé à la verticale du centre O de la bille fixe (0), à l'altitude :
Dans la configuration fléchie, la bille (0) restant orientée selon l'axe vertical (Oz), le premier segment [O O_1] est incliné de l'angle \alpha par rapport à la verticale ascendante. L'altitude du centre O_1 s'écrit alors :
La variation d'altitude de la bille (1) depuis la situation de référence est donc :
Sous l'hypothèse \mathrm{H}_{\mathrm{DL}}, on a |N\alpha| \ll 1, ce qui implique a fortiori |\alpha| \ll 1. Au premier ordre non nul en \alpha, le développement limité donne :
On en déduit :
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : développement limité, géométrie
Exprimer, en fonction de et , la variation d'altitude de la bille (2), depuis sa situation de référence.
Voir l'indiceIndice
Exprimer z_2 en sommant les projections des deux premiers maillons orientés respectivement des angles \alpha et 2\alpha, puis développer les cosinus.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'altitude z_2 du centre de la bille (2) à partir de celle de la bille (1) par projection du vecteur \overrightarrow{\mathrm{O}_1\mathrm{O}_2} sur l'axe vertical (\mathrm{O}z).
- Identifier l'angle que fait le segment [\mathrm{O}_1\mathrm{O}_2] avec la verticale, sachant que la chaîne s'incurve d'un angle \alpha à chaque bille.
- En déduire la variation d'altitude \Delta z_2 = z_2 - 2D à l'ordre le plus bas non nul en \alpha (hypothèse \mathrm{H}_{\mathrm{DL}}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Altitude cumulée de la deuxième bille inclinée de l'angle 2\alpha par rapport à la verticale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le segment [\mathrm{O}_0\mathrm{O}_1] fait un angle \alpha avec la verticale descendante inversée (\mathrm{O}z). D'après l'hypothèse \mathrm{H}_\alpha, le segment suivant [\mathrm{O}_1\mathrm{O}_2] est incliné d'un angle supplémentaire \alpha par rapport au segment [\mathrm{O}_0\mathrm{O}_1], si bien que son inclinaison par rapport à l'axe vertical (\mathrm{O}z) vaut :
L'altitude z_2 du centre \mathrm{O}_2 s'obtient alors par addition géométrique des projections des deux segments successifs de longueur D :
Dans la situation de référence rectiligne verticale, l'altitude de la bille (2) est z_{2,\text{ref}} = 2D. La variation d'altitude s'écrit donc :
Sous l'hypothèse \mathrm{H}_{\mathrm{DL}} (|N\alpha| \ll 1, donc |2\alpha| \ll 1), effectuons le développement limité du cosinus au second ordre :
En utilisant le résultat de la question précédente, \Delta z_1 = -\frac{1}{2} D\alpha^2, on en déduit :
Résultat
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : somme discrète, géométrie
En généralisant les deux résultats précédents, exprimer, en fonction de et , la variation d'altitude de la bille (), depuis sa situation de référence.
Voir l'indiceIndice
Généraliser la somme trigonométrique \sum_{k=1}^n \cos(k\alpha) au second ordre pour faire apparaître une somme de carrés d'entiers \sum_{k=1}^n k^2.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier l'orientation de chaque segment joignant deux billes successives : sous l'hypothèse \mathrm{H}_\alpha, l'angle du segment O_{k-1}O_k avec la verticale ascendante vaut \phi_k = k\alpha.
- Exprimer l'altitude de la bille (n) par sommation télescopique des projections des vecteurs \overrightarrow{O_{k-1}O_k} sur l'axe vertical (Oz).
- Effectuer le développement limité à l'ordre le plus bas non nul en \alpha (hypothèse \mathrm{HDL}) et calculer la somme des carrés des entiers.
Voir la réponse courteRéponse courte
Généralisation par sommation des projections verticales successives : \Delta z_n \simeq -\frac{1}{2}D\alpha^2 \sum_{k=1}^n k^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions précédentes, le segment reliant le centre de la bille (k-1) au centre de la bille (k) a pour longueur D et fait un angle \phi_k = k\alpha avec la verticale (Oz) pour tout k \in \{1, \dots, n\}.
La cote z_n du centre O_n de la bille (n) s'obtient par la relation de Chasles :
Dans la configuration de référence rectiligne verticale (\alpha = 0), la cote de la bille (n) vaut z_n^{(0)} - z_0 = nD.
La variation d'altitude de la bille (n) depuis cette situation de référence s'écrit donc :
Sous l'hypothèse \mathrm{HDL} (|N\alpha| \ll 1, donc a fortiori |k\alpha| \ll 1), on effectue un développement limité à l'ordre le plus bas non nul :
Il vient ainsi :
En utilisant la formule classique de la somme des carrés des premiers entiers :
on obtient l'expression générale de la variation d'altitude :
Résultat
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : intégrale de riemann, énergie potentielle de pesanteur
En déduire l'expression, en fonction de et , de l'énergie potentielle de pesanteur de l'ensemble de l'édifice formé de billes reposant sur la bille (0). On utilisera l'approximation (grossière) suivante :
Voir l'indiceIndice
Calculer l'énergie potentielle totale de pesanteur en sommant mg\Delta z_n sur n de 1 à N, puis approcher la somme par une intégrale selon la formule donnée.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie potentielle de pesanteur totale E_{gN} de l'édifice comme la somme des énergies potentielles des N billes mobiles, avec l'origine prise pour la configuration rectiligne (\alpha = 0).
- Appliquer l'approximation de la somme discrète par une intégrale d'abord à l'expression de \Delta z_n obtenue en Q22, puis à la sommation globale sur l'ensemble des billes n \in [\![1, N]\!].
Voir la réponse courteRéponse courte
Sommation sur les N billes approchée par une intégrale pour obtenir l'énergie potentielle totale de pesanteur proportionnelle à N^4.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'origine des énergies potentielles étant fixée pour l'édifice rectiligne vertical (\alpha = 0), l'énergie potentielle de pesanteur de l'ensemble des N billes s'écrit :
D'après la question Q22, la variation d'altitude de la bille (n) s'exprime par :
En appliquant la formule d'approximation (8) pour \beta = 2 et I = n :
On en déduit l'expression approchée du déplacement vertical de la bille (n) :
L'énergie potentielle de pesanteur de l'édifice devient alors :
En appliquant à nouveau la relation (8) pour \beta = 3 et I = N :
On obtient finalement :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Contrôlez physiquement le sens de variation de l'énergie potentielle gravitationnelle, qui doit décroître vers le sol.
« Une énergie potentielle gravitationnelle qui croît lorsque l'objet se rapproche du sol devrait amener le/la candidat.e à s’interroger sur la validité de sa réponse. »
Source : rapport du jury X-ENS 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 24
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : stabilité, énergie potentielle
Établir la condition de stabilité de l'édifice dans sa configuration de référence, rectiligne verticale. On fera porter cette condition sur et le paramètre introduit dans la question (14) et défini par la relation (6). Commenter brièvement ce résultat vis-à-vis de l'approximation adoptée, définie par la relation (8).
Voir l'indiceIndice
Former l'énergie potentielle totale de l'édifice E_{\mathrm{pot}}(\alpha) = E_{BN} + E_{gN} au second ordre en \alpha et imposer que le coefficient devant \alpha^2 soit strictement positif.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie potentielle totale de l'édifice E_{p,N}(\alpha) = E_{BN}(\alpha) + E_{gN}(\alpha) au voisinage de \alpha = 0 à partir des résultats des questions Q19 et Q23.
- Écrire la condition de stabilité de la position d'équilibre \alpha = 0 via la dérivée seconde de l'énergie potentielle (ou le signe du terme quadratique en \alpha).
- Exprimer la condition sous forme d'une inégalité reliant N et S, puis commenter la validité de l'approximation d'intégration discrète employée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition de courbure positive de l'énergie potentielle totale en \alpha=0 reliant N et le rapport sans dimension S.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énergie potentielle totale de l'édifice au second ordre en \alpha est la somme de l'énergie potentielle magnétique de flexion (obtenue en Q19) et de l'énergie potentielle de pesanteur (obtenue en Q23) :
La configuration de référence rectiligne verticale (\alpha = 0) est une position d'équilibre puisque \left.\frac{\mathrm{d}E_{p,N}}{\mathrm{d}\alpha}\right|_{\alpha=0} = 0. Cet équilibre est stable si et seulement si l'énergie potentielle admet un minimum strict en \alpha = 0, soit :
Comme N > 0, cela équivaut à :
En introduisant le paramètre sans dimension S = \frac{K}{m g D} défini à la question Q14, la condition de stabilité s'écrit :
Commentaire vis-à-vis de l'approximation (8) :
L'approximation de la somme discrète par une intégrale continue, \sum_{i=1}^I i^\beta \sim \int_0^I x^\beta \mathrm{d}x, repose sur l'hypothèse I \gg 1. Pour de faibles valeurs de N, cette approximation sous-estime les sommes discrètes (car le rectangle à gauche sous la courbe omet les termes de bord), ce qui conduit à une légère sous-évaluation de l'énergie de pesanteur et surestime marginalement la stabilité de l'édifice. Toutefois, pour N \sim 10 (comme attendu avec S \sim 100), l'erreur relative reste modérée (de l'ordre de 1/N \sim 10\,\%) et la méthode fournit un ordre de grandeur pertinent de la limite de stabilité.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Fondez votre étude de stabilité sur la seule énergie potentielle, sans réintroduire inutilement des termes cinétiques.
« Le résultat est obtenu à partir de la seule énergie potentielle. »
« Plusieurs candidat.e.s ont repris tel quel le calcul des questions 14-16 et réintroduisent parfois sans précaution le J' de la question 10. »
Source : rapport du jury X-ENS 2022
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : ordre de grandeur, stabilité
Estimer la valeur du nombre critique d'aimants, , correspondant à la hauteur maximale d'un édifice vertical stable.
Voir l'indiceIndice
Extraire la valeur critique N_{\mathrm{c}} = (12S)^{1/3} en utilisant S \simeq 100 et calculer la racine cubique à la main.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation numérique du nombre maximal de billes empilables avant basculement, soit N_{\mathrm{c}} \sim S^{1/3} \approx 6.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la condition de stabilité établie à la question précédente (Q24), l'édifice vertical reste stable tant que :
Le nombre critique N_{\mathrm{c}}, représentant le nombre maximal d'aimants pouvant former un édifice vertical stable, correspond donc au plus grand entier vérifiant cette inégalité.
En prenant la valeur S \sim 100 fournie par l'énoncé (question 15) :
Or :
On a donc (12\,S)^{1/3} \simeq 10{,}6.
Le nombre critique d'aimants pour lequel la chaîne verticale reste stable est donc :
Résultat
Partie 2 : Instabilité de flambage d'une lame
2.1 · Caractérisation du comportement élastique du matériau
Question 26
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : loi de hooke, limite d'élasticité
Indiquer à quelle condition l'approximation linéaire associée à la loi de HOOKE se justifie.
Voir l'indiceIndice
Énoncer la condition de petites déformations relatives imposant que l'allongement relatif |u|/a reste très petit devant l'unité.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'approximation linéaire de Hooke est valide pour de très faibles déformations relatives, soit |u|/a \ll 1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La loi de Hooke traduit une relation linéaire entre la contrainte normale \sigma = \frac{F}{S} et la déformation axiale relative (ou déformation unitaire) \varepsilon = \frac{u}{a} :
Cette approximation linéaire se justifie lorsque la déformation relative reste très faible devant l'unité :
et que la contrainte demeure inférieure à la limite d'élasticité du matériau, assurant ainsi un comportement réversible sans déformation plastique.
Résultat
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Précisez toujours par rapport à quelle grandeur homogène une quantité est considérée comme petite.
« Il est insuffisant de dire qu'une grandeur est petite, il faut préciser par rapport à quelle quantité et les deux quantités doivent être homogènes. »
Source : rapport du jury X-ENS 2022
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : énergie élastique, loi de hooke
Établir l'expression de l'énergie potentielle d'origine élastique emmagasinée par le barreau au cours de l'évolution de sa longueur de à (selon les notations de la figure (5)). On exprimera ce résultat en fonction des paramètres et de l'allongement .
Voir l'indiceIndice
Intégrer le travail élémentaire de la force de traction axiale \delta W = F(u)\,\mathrm{d}u depuis l'état non déformé jusqu'à l'allongement final u.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la force de rappel élastique exercée par le barreau à partir de la loi de Hooke uniaxiale.
- Calculer le travail élémentaire des forces de rappel lors d'un allongement incrémental \mathrm{d}u, puis intégrer pour en déduire l'énergie potentielle élastique emmagasinée, en prenant l'état non déformé (u=0) comme référence d'énergie nulle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration du travail de la force de traction élastique proportionnelle au module d'Young : E_{Y,\mathrm{b}} = \frac{1}{2} \frac{YS}{a} u^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la loi de Hooke unidimensionnelle (relation (9)), la force de traction axiale F nécessaire pour maintenir un allongement u s'écrit :
Le barreau se comporte ainsi comme un ressort élastique idéal de raideur équivalente :
La force élastique interne s'opposant à cet étirement vaut \vec{F}_{\mathrm{el}} = -F \vec{e}_\Delta. Lors d'une variation quasi-statique de l'allongement de u' à u' + \mathrm{d}u', le travail des forces élastiques internes est :
Par définition de l'énergie potentielle élastique, \mathrm{d}E_{Y,\mathrm{b}} = -\delta W_{\mathrm{int}} = \frac{YS}{a}u'\,\mathrm{d}u'.
En choisissant l'état non déformé (u=0) comme origine de l'énergie potentielle (E_{Y,\mathrm{b}}(0) = 0), on intègre entre 0 et u :
Résultat
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Soyez rigoureux sur le signe de l'énergie potentielle élastique et évitez d'y faire intervenir le gradient de l'élongation.
« La re-démonstration de l'énergie potentielle de type élastique a souvent donné lieu à une erreur de signe. Par ailleurs, on a souvent vu apparaître le gradient de l'élongation »
Source : rapport du jury X-ENS 2022
Question déjà tombée ailleurs
2.2 · Étude du flambage
Question 28
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
Notions : énergie de déformation, flexion
En adaptant le calcul effectué en réponse à la question (27), exprimer l'énergie élastique emmagasinée par la lame dans l'état caractérisé par le rayon de courbure . On exprimera ce résultat en fonction des paramètres et de l'angle (défini sur la figure (7)). On notera que cette énergie peut s'écrire sous une forme analogue à celle de l'équation (7), la constante positive (fonction de , et ) se substituant ici à . Ce résultat n'est pas à établir.
Voir l'indiceIndice
Considérer une fibre élémentaire à la distance h de la surface neutre, exprimer son allongement relatif par u(h)/L = h/R = h\theta/L, et intégrer l'énergie élastique sur toute la section droite.
Voir la stratégieStratégie
- Décomposer la lame en fibres longitudinales élémentaires repérées par leur distance h \in [-e/2, +e/2] à la surface neutre, de section \mathrm{d}S = b\,\mathrm{d}h et de longueur initiale L.
- Exprimer l'allongement u(h) de chaque fibre en exploitant la géométrie de l'arc de cercle de rayon R et d'angle au centre \theta.
- Appliquer le résultat de la question 27 à chaque fibre et intégrer sur toute l'épaisseur e de la lame.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration sur l'épaisseur du barreau courbé pour exprimer l'énergie élastique globale en fonction de la courbure et de l'angle \theta.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons une fibre élémentaire de la lame, située à la distance h de la surface neutre, comprise entre h et h + \mathrm{d}h, s'étendant sur toute la largeur b. Sa section droite vaut :
À l'état non déformé, toutes les fibres ont la même longueur de repos a = L.
Lorsque la lame est fléchie selon un arc de cercle d'angle au centre \theta et de rayon de courbure R pour la surface neutre :
La surface neutre (h = 0) ne subit aucune déformation axiale, si bien que sa longueur est conservée :
L = R\thetaUne fibre située à la coordonnée transversale h possède un rayon de courbure R + h. Sa longueur déformée s'écrit donc :
L'(h) = (R + h)\theta = R\theta + h\theta = L + h\theta
L'allongement algébrique subi par cette fibre est alors :
D'après le résultat de la question 27, l'énergie élastique élémentaire emmagasinée par cette fibre de section \mathrm{d}S, de longueur initiale L et d'allongement u(h) est :
L'énergie potentielle élastique totale E_Y de la lame s'obtient en sommant sur l'ensemble des fibres pour h \in [-e/2, +e/2] :
On obtient finalement :
En introduisant R = L/\theta, cette énergie s'écrit bien sous la forme annoncée par l'énoncé :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Exprimez d'abord l'énergie élastique d'une fibre élémentaire avant de l'intégrer sur l'ensemble de la lame.
« L'expression de l'énergie emmagasinée par une fibre de section élémentaire, avant intégration sur la lame, n'a que rarement été proposée. »
Source : rapport du jury X-ENS 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Notions : rayon de courbure, limite d'élasticité
Indiquer comment se traduit, dans le cadre de la flexion, la condition de linéarité donnée en réponse à la question (26). On fera porter cette condition sur et .
Voir l'indiceIndice
Traduire la condition de déformation relative faible sur la fibre la plus éloignée de la surface neutre, située à |h| = e/2.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la condition de linéarité issue de la question Q26 portant sur la déformation relative locale.
- Exprimer l'allongement relatif d'une fibre située à la distance h de la surface neutre en fonction de h et du rayon de courbure R.
- Identifier la déformation maximale atteinte pour les fibres extrêmes (|h| = e/2) pour en déduire la condition sur e et |R|.
Voir la réponse courteRéponse courte
La déformation locale maximale étant à la surface, la validité impose un rayon de courbure grand devant l'épaisseur (|R| \gg e).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q26, l'approximation linéaire de la loi de Hooke est valide sous condition de faibles déformations relatives :
Dans le cadre de la flexion d'une poutre (modélisation d'Euler-Bernoulli), la longueur initiale d'une fibre quelconque est la longueur au repos L de la fibre neutre. Une fibre située à la distance algébrique h \in [-e/2, \, +e/2] de la surface neutre subit un allongement :
La déformation relative longitudinale de cette fibre vaut donc :
La déformation maximale est atteinte pour les fibres les plus éloignées de la surface neutre, c'est-à-dire en surface de la lame pour |h| = e/2 :
La loi de Hooke est donc applicable dans toute l'épaisseur de la lame si :
Résultat
Question 30
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : énergie potentielle de pesanteur, flexion
Exprimer, en fonction des paramètres et de l'angle , l'énergie potentielle d'origine gravitationnelle de la lame, dans l'état caractérisé par le rayon de courbure . Rappelons que, dans le cadre des hypothèses que nous nous sommes fixé, .
Voir l'indiceIndice
Calculer l'altitude d'un point courant de la surface neutre fléchie à l'abscisse curviligne s \in [0,L], puis intégrer l'énergie potentielle de pesanteur élémentaire sur la masse de la lame.
Voir la stratégieStratégie
- Paramétrer la fibre neutre de la lame fléchie en coordonnées cartésiennes en fonction de l'abscisse curviligne s \in [0, L].
- Exprimer l'abaissement d'altitude \Delta z(s) d'un élément de matière à l'ordre le plus bas non nul en \theta sous l'hypothèse |\theta| \ll 1.
- Intégrer l'énergie potentielle élémentaire \mathrm{d}E_g = g\,\Delta z\,\mathrm{d}m sur l'ensemble de la lame pour obtenir E_g(\theta).
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration le long de la lame courbée pour déterminer la variation d'altitude de chaque tranche et l'énergie de pesanteur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La base de la lame est encastrée verticalement en \mathrm{O}(0,0), de sorte que la tangente à la fibre neutre en ce point reste portée par \vec{e}_z. Le centre de courbure \mathrm{A} se situe donc sur l'axe horizontal passant par l'origine, à l'abscisse y_{\mathrm{A}} = -R et la cote z_{\mathrm{A}} = 0.
Pour un point situé à l'abscisse curviligne s \in [0, L] le long de la surface neutre (qui conserve sa longueur L), le rayon vecteur issu de \mathrm{A} fait avec l'horizontale un angle :
où \theta = L/R est l'angle au sommet défini sur la figure (7).
La cote de ce point s'écrit alors :
Sous l'hypothèse de faibles déformations |\theta| \ll 1, effectuons un développement limité au troisième ordre du sinus :
ce qui donne pour l'altitude de la tranche :
Dans l'état de référence vertical non déformé, l'altitude de cette tranche était z_0(s) = s. La variation d'altitude s'élève donc, au premier ordre non nul en \theta, à :
Par symétrie de la section droite d'épaisseur e selon la variable h \in [-e/2, +e/2], le centre de masse de chaque tranche élémentaire d'épaisseur \mathrm{d}s se situe exactement sur la surface neutre (h=0). La masse de cette tranche élémentaire vaut :
L'énergie potentielle de pesanteur de la lame fléchie, nulle dans la configuration de référence, s'obtient par intégration :
On en déduit l'expression de l'énergie potentielle de pesanteur :
Résultat
Question 31
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : flambage, stabilité
Déduire des calculs qui précèdent que la longueur critique de la lame, au-delà de laquelle sa configuration de référence devient instable, peut s'exprimer sous la forme suivante :
On définira la fonction . Justifier l'absence de la largeur dans cette relation.
Voir l'indiceIndice
Écrire l'énergie potentielle totale de la lame en fonction de \theta^2, identifier le seuil où la raideur effective s'annule, et vérifier l'homogénéité du rapport L_{\mathrm{c}}/e.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie potentielle totale E_{\mathrm{p}}(\theta) = E_Y(\theta) + E_g(\theta) au second ordre en \theta à partir des résultats des questions Q28 et Q30.
- Établir la condition de stabilité de la position d'équilibre vertical (\theta = 0) en exprimant que la dérivée seconde de l'énergie potentielle doit être strictement positive.
- En déduire la longueur critique L_{\mathrm{c}}, mettre le rapport L_{\mathrm{c}}/e sous la forme demandée et justifier l'absence de la largeur b.
Voir la réponse courteRéponse courte
Annulation de la raideur effective totale conduisant à la longueur critique, indépendante de la largeur b car les deux énergies y sont proportionnelles.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énergie potentielle totale de la lame au second ordre en \theta est la somme de l'énergie potentielle élastique E_Y obtenue à la question Q28 et de l'énergie potentielle de pesanteur E_g obtenue à la question Q30 :
La position verticale \theta = 0 est une position d'équilibre puisque \left.\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}\theta}\right|_{\theta=0} = 0. Cet équilibre est stable si et seulement si l'énergie potentielle y présente un minimum local strict, soit :
La configuration de référence devient donc instable dès que la longueur L dépasse la longueur critique L_{\mathrm{c}} définie par :
On en déduit l'expression du rapport adimensionné :
La relation s'écrit bien sous la forme demandée \dfrac{L_{\mathrm{c}}}{e} = F(Y, \rho, g, e) avec :
Justification de l'absence de la largeur b :
L'énergie potentielle élastique (qui tend à maintenir la lame rectiligne) et l'énergie potentielle gravitationnelle (dont la diminution tend à faire chuter la lame) sont toutes deux directement proportionnelles à la largeur b de la lame (la masse de la lame comme son moment quadratique de flexion sont proportionnels à b). La largeur b se factorise donc globalement dans l'énergie potentielle totale E_{\mathrm{p}}(\theta) et n'influe aucunement sur le signe de \left.\frac{\mathrm{d}^2 E_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}\theta^2}\right|_{\theta=0}. Chaque tranche longitudinale élémentaire de largeur \mathrm{d}x fléchit de manière identique et indépendante des autres.
Résultat
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : analyse dimensionnelle, théorème de vaschy-buckingham
Aurions-nous pu accéder à la fonction à partir d'une analyse dimensionnelle ? Cette question, en particulier, attend une argumentation claire et rigoureuse.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de Vaschy-Buckingham (ou méthode des dimensions) aux grandeurs indépendantes L_{\mathrm{c}}, Y, \rho, g, e en dressant la matrice des dimensions fondamentales [M, L, T].
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la dimension de chacune des grandeurs physiques intervenant comme arguments de la fonction F : Y, \rho, g et e.
- Appliquer le théorème \Pi (ou théorème de Vaschy-Buckingham) pour déterminer le nombre et l'expression des combinaisons adimensionnées indépendantes formées par ces variables.
- Conclure sur ce que l'analyse dimensionnelle permet d'établir (la dépendance selon un monôme adimensionné) et sur ce qu'elle ne permet pas de déterminer (la forme de la fonction, notamment l'exposant 1/3, et les facteurs numériques).
Voir la réponse courteRéponse courte
Analyse dimensionnelle sur les paramètres pertinents montrant l'existence d'une unique combinaison sans dimension à une constante près.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La fonction F(Y, \rho, g, e) est par définition adimensionnée :
Déterminons les dimensions des quatre grandeurs physiques en jeu dans le système international (\mathrm{M, L, T}) :
- Module d'Young : [Y] = \mathrm{M\cdot L^{-1}\cdot T^{-2}} (pression en Pa) ;
- Masse volumique : [\rho] = \mathrm{M\cdot L^{-3}} ;
- Accélération de la pesanteur : [g] = \mathrm{L\cdot T^{-2}} ;
- Épaisseur : [e] = \mathrm{L}.
Cherchons une grandeur sans dimension sous la forme d'un produit monôme :
L'adimensionnalité de \Pi impose :
Ce qui conduit au système linéaire suivant :
En choisissant \alpha = 1, on obtient l'unique variable adimensionnée indépendante :
D'après le théorème de Vaschy-Buckingham, les 4 variables faisant intervenir 3 dimensions fondamentales indépendantes (la matrice dimensionnelle est de rang 3), toute fonction scalaire adimensionnée de ces variables s'exprime nécessairement sous la forme :
où \phi est une fonction arbitraire à une variable, a priori indéterminée.
Par conséquent :
Elle permet seulement d'identifier la combinaison sans dimension pertinente \dfrac{Y}{\rho g e}, mais ne permet en aucun cas de prédire :
- la forme analytique de la fonction \phi, et en particulier l'exposant 1/3 issu de la résolution mécanique ;
- une éventuelle constante multiplicative sans dimension (préfacteur numérique).
Résultat
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : ordre de grandeur, module de young
La figure (8) représente une expérience réalisée avec une bande de papier découpée dans une feuille A4 (, épaisseur ), selon sa longueur. La longueur de la bande située au dessus de son point de maintien excède très légèrement la longueur critique . Après avoir donné une estimation de la masse volumique du papier, déterminer l'ordre de grandeur de la valeur de son module de Young .
Voir l'indiceIndice
Estimer la masse d'une feuille A4 de papier standard (grammage typique de 80\text{ g}\cdot\text{m}^{-2}) pour obtenir \rho, puis isoler Y à partir de la formule de L_{\mathrm{c}} mesurée sur la figure.
Voir la stratégieStratégie
- Estimer la masse volumique \rho du papier à partir du grammage usuel d'une feuille A4 et de son épaisseur e.
- Évaluer la longueur critique L_{\mathrm{c}} à partir des dimensions de la feuille et de la photographie de la figure (8).
- Inverser la relation établie à la question Q31 liant L_{\mathrm{c}} à Y, puis calculer l'ordre de grandeur du module de Young.
Voir la réponse courteRéponse courte
Estimation du grammage d'une feuille A4 pour déduire sa masse volumique, puis calcul du module de Young du papier (Y \sim 1\text{ à }10\text{ GPa}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Estimation de la masse volumique du papier
Une feuille de papier standard pour imprimante présente typiquement un grammage surfacique \sigma \simeq 80\text{ g}\cdot\text{m}^{-2}. Sachant que son épaisseur est e \simeq 0{,}01\text{ cm} = 10^{-4}\text{ m}, sa masse volumique s'estime par :
Cet ordre de grandeur correspond bien à celui des fibres végétales (cellulose et bois) dont la masse volumique est proche de celle de l'eau.
2. Estimation de la longueur critique L_{\mathrm{c}}
La bande a été découpée le long de la feuille A4 (longueur totale de 29{,}7\text{ cm} \simeq 30\text{ cm}). D'après la figure (8), la bande est pincée et la longueur libre située au-dessus de la pince représente environ la moitié à deux tiers de la feuille, soit :
3. Ordre de grandeur du module de Young Y
D'après la question Q31, la longueur critique de flambage s'écrit :
En inversant cette relation, on obtient :
Avec les valeurs \rho \sim 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}, e = 10^{-4}\text{ m} et L_{\mathrm{c}} \sim 0{,}15\text{ m} :
L'ordre de grandeur du module de Young du papier est donc :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Relier la masse volumique du papier à celle de l'eau permet d'obtenir un ordre de grandeur pertinent.
« Les densités du papier et de l'eau ont parfois été judicieusement reliées pour conduire à un ordre de grandeur admissible. »
Source : rapport du jury X-ENS 2022
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : approximation géométrique, rayon de courbure
Établir, en fonction de et , l'expression de la fonction . On notera que l'angle est orienté, sur la figure (7).
Voir l'indiceIndice
Calculer le déplacement horizontal y(z) d'un point d'abscisse curviligne z le long d'un arc de cercle de rayon R = L/\theta au premier ordre en \theta.
Voir la stratégieStratégie
- Repérer la position du centre de courbure A dans le repère (O,y,z) en exploitant les conditions d'encastrement en O (tangente verticale, normale horizontale).
- Exprimer les coordonnées d'un point P(z) de la surface neutre situé à l'abscisse curviligne z \in [0,L] le long de l'arc de cercle de rayon R.
- En déduire le déplacement horizontal \delta(z) = y(P) - y(P_0), sous forme exacte puis à l'ordre le plus bas non nul en \theta (compte tenu de l'hypothèse |\theta| \ll 1).
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination du profil de déplacement transversal \delta(z) par intégration de l'angle le long de l'arc circulaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La lame étant encastrée verticalement en O(0,0), la tangente à la fibre neutre en O est portée par l'axe (Oz). Le centre de courbure A se situe donc sur l'axe perpendiculaire (Oy) à la distance |R| de l'origine :
où R est le rayon de courbure algébrique (R > 0 pour la déformation représentée sur la figure 7).
La longueur de la fibre neutre étant conservée (L = R\theta, soit R = L/\theta), un point P de la fibre neutre situé à l'abscisse curviligne z \in [0, L] depuis l'origine O correspond à un arc de cercle sous-tendant un angle :
L'angle \theta étant orienté dans le sens trigonométrique depuis le segment horizontal [AO], le vecteur position \vec{AP} s'écrit :
On en déduit l'ordonnée du point P :
Dans la configuration non fléchie de référence, le point P_0 correspondant a pour coordonnées (0,0,z), d'où y(P_0) = 0. Le déplacement horizontal s'écrit donc exactement :
Dans le cadre de l'approximation des petits angles (|\theta| \ll 1), effectuons un développement limité au second ordre de la fonction cosinus :
En injectant ce développement dans l'expression de \delta(z), on obtient à l'ordre le plus bas non nul :
Résultat
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : énergie cinétique, intégration continue
Exprimer, en fonction des paramètres et de la vitesse angulaire , l'énergie cinétique de la lame en ne considérant que l'effet de la translation décrite par le déplacement .
Voir l'indiceIndice
Intégrer l'énergie cinétique élémentaire \frac{1}{2}\,\mathrm{d}m\,\dot{\delta}(z)^2 le long de la lame, où la masse élémentaire d'une tranche vaut \mathrm{d}m = \rho be\,\mathrm{d}z.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la vitesse de translation d'une tranche élémentaire de la lame située à l'altitude z en dérivant le déplacement horizontal \delta(z) par rapport au temps.
- Exprimer la masse élémentaire \mathrm{d}m de cette tranche en fonction de la masse volumique \rho et de ses dimensions géométriques.
- Intégrer l'énergie cinétique élémentaire \mathrm{d}E_{\mathrm{ct}} sur toute la hauteur de la lame, pour z \in [0, L].
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration continue de l'énergie cinétique élémentaire de translation transversale \frac{1}{2}\mathrm{d}m\,\dot{\delta}^2 sur toute la hauteur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons une tranche élémentaire de la lame comprise entre les altitudes z et z + \mathrm{d}z. Son volume est \mathrm{d}V = b\,e\,\mathrm{d}z, ce qui correspond à une masse élémentaire :
D'après le résultat de la question 34, le déplacement horizontal du point \mathrm{P}_0 situé à l'altitude z s'écrit :
La vitesse de translation de cette tranche le long de l'axe (\mathrm{O}y) est donc :
L'énergie cinétique élémentaire associée au mouvement de translation pure de cette tranche s'exprime par :
En intégrant sur l'ensemble de la lame pour z \in [0, L], on obtient :
Soit finalement :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
N'omettez pas le facteur un demi dans l'expression de l'énergie cinétique.
« le facteur 1/2 dans l'expression de l'énergie cinétique a souvent été omis. »
Source : rapport du jury X-ENS 2022
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : approximation des milieux minces, énergie cinétique
Comme dans le cas de l'édifice de billes magnétiques (se reporter à la question (9)), le déplacement de la tranche élémentaire de la lame située à l'altitude s'accompagne d'une rotation. L'énergie cinétique de rotation correspondante s'exprime selon la relation suivante :
Indiquer à quelle condition il se justifie de ne considérer que la composante de l'énergie cinétique. Dans la suite, nous considérerons que cette condition est satisfaite.
Voir l'indiceIndice
Former le rapport de l'énergie cinétique de rotation à celle de translation et vérifier que ce rapport est de l'ordre de (e/L)^2 \ll 1.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le rapport des énergies cinétiques de rotation E_{\mathrm{cr}} et de translation E_{\mathrm{ct}}, cette dernière ayant été établie à la question Q35.
- En déduire la condition géométrique sur les dimensions de la lame permettant de négliger E_{\mathrm{cr}} devant E_{\mathrm{ct}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison des énergies de rotation et de translation montrant que E_{\mathrm{cr}} \ll E_{\mathrm{ct}} dès lors que l'épaisseur e \ll L.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q35, l'énergie cinétique associée à la translation horizontale des tranches de la lame vaut :
L'énoncé donne pour l'énergie cinétique de rotation de ces mêmes tranches :
Calculons le rapport de ces deux contributions :
Pour qu'il soit légitime de ne conserver que la composante E_{\mathrm{ct}}, il faut que l'énergie cinétique de rotation soit négligeable devant l'énergie cinétique de translation (E_{\mathrm{cr}} \ll E_{\mathrm{ct}}), ce qui impose :
Puisque le facteur numérique \frac{5}{9} est d'ordre 1, cela équivaut à la condition géométrique :
Il s'agit de la condition de « lame mince » (ou de poutre élancée), l'épaisseur e de la lame devant être très faible devant sa longueur L.
Résultat
Question 37
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : oscillateur harmonique, instabilité
Exprimer la pulsation des oscillations de la lame autour de sa situation de référence. On exprimera ce résultat en fonction des paramètres et du rapport où est la longueur critique introduite dans la question (31). Analyser ce résultat.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la conservation de l'énergie mécanique sous la forme d'un oscillateur harmonique pour identifier \omega^2, puis factoriser par le rapport q = L/L_{\mathrm{c}}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie mécanique totale \mathcal{E}_m = E_{\mathrm{ct}} + E_p de la lame au voisinage de sa position verticale d'équilibre (\theta = 0).
- Réécrire l'énergie potentielle E_p = E_Y + E_g en faisant intervenir le paramètre sans dimension q = L/L_{\mathrm{c}}.
- Dériver l'énergie mécanique par rapport au temps pour obtenir l'équation différentielle d'un oscillateur harmonique et en déduire la pulsation \omega.
- Analyser les cas limites q \to 0 (flexion pure sans effet gravitationnel) et q \to 1^- (adoucissement du mode à l'approche du flambage).
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivation de l'énergie mécanique totale menant à \omega^2 \propto (1-q^3), réelle seulement sous le seuil critique L < L_{\mathrm{c}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le cadre de l'approximation où l'énergie cinétique de rotation est négligée devant l'énergie cinétique de translation (question Q36), l'énergie cinétique de la lame s'écrit, d'après le résultat de la question Q35 :
L'énergie potentielle totale de la lame fléchie est la somme de l'énergie élastique (question Q28) et de l'énergie gravitationnelle (question Q30) :
En utilisant la définition de la longueur critique L_{\mathrm{c}} = \left(\frac{Y e^2}{\rho g}\right)^{1/3} (question Q31) et le rapport q = \frac{L}{L_{\mathrm{c}}}, il vient :
D'où l'expression de l'énergie potentielle :
Le système étant conservatif, l'énergie mécanique \mathcal{E}_m = E_{\mathrm{ct}} + E_p est constante au cours du mouvement :
Pour des oscillations de vitesse angulaire non identiquement nulle, on obtient l'équation du mouvement :
Pour L < L_{\mathrm{c}} (soit q < 1), le terme q^{-3}-1 est strictement positif. L'équation décrit un oscillateur harmonique de pulsation propre \omega :
Résultat
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : instabilité, temps caractéristique
Nous nous plaçons dans le cas où . Indiquer, sur la base des calculs précédents, comment accéder au temps caractéristique de déstabilisation de la lame. Exprimer en fonction des paramètres et du rapport . Analyser ce résultat.
Voir l'indiceIndice
Remplacer formellement \omega^2 par -\tau^{-2} lorsque la raideur devient négative (q > 1), ce qui correspond à un mode propre à croissance exponentielle temporelle.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature de l'équation différentielle lorsque L > L_{\mathrm{c}} (q > 1), pour laquelle le coefficient de rappel devient négatif.
- Relier la constante de temps de divergence exponentielle \tau au prolongement analytique de la pulsation \omega obtenue à la question Q37 (\frac{1}{\tau^2} = -\omega^2).
- Exprimer \tau(g, L, q) et analyser son comportement dans les limites physiques remarquables (q \to 1^+ et q \gg 1).
Voir la réponse courteRéponse courte
Au-delà du seuil critique, la pulsation imaginaire conduit à une croissance exponentielle divergente de temps caractéristique \tau = 1/|\omega|.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Lorsque L > L_{\mathrm{c}}, soit q = L/L_{\mathrm{c}} > 1, la position verticale \theta = 0 correspond à un maximum d'énergie potentielle : le terme de rappel s'inverse et la configuration devient instable.
L'équation du mouvement établie à la question Q37 reste valable au voisinage de \theta = 0, mais avec un coefficient de \theta désormais négatif :
Cette équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants admet pour solutions générales des combinaisons d'exponentielles réelles :
Le temps caractéristique \tau de déstabilisation (taux de croissance de l'instabilité de flambage) s'obtient directement en posant \frac{1}{\tau^2} = -\omega^2 :
On en déduit l'expression du temps caractéristique :
Résultat
Partie 3 : Le chant d'une flûte à champagne
Question 39
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : onde stationnaire, mode propre
Définir l'ensemble des valeurs que peut prendre le paramètre pour décrire effectivement des modes vibratoires de flexion de la coque cylindrique. Préciser la nature, propagative ou stationnaire, de l'onde décrite par l'équation (12). Représenter, en superposition de la situation de référence (représentée sur la figure (9) (b)), l'aspect de la déformation du verre pour le mode , dans le cas où puis dans celui où .
Voir l'indiceIndice
Imposer la condition de périodicité spatiale modulo 2\pi pour la fonction \sin(k\theta), éliminer les valeurs k=0 (compression pure) et k=1 (translation rigide), et justifier la structure stationnaire.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter la continuité géométrique de la coque le long de sa circonférence (2\pi-périodicité) pour quantifier le paramètre k, puis analyser la signification physique du mode k=1 afin de ne retenir que les modes de flexion effective.
- Examiner la structure mathématique du champ de déplacement pour conclure sur le caractère stationnaire ou propagatif de l'onde.
- Tracer la forme de la section déformée pour le mode quadrupoloaire k=2 en identifiant les positions des nœuds et des ventres selon le signe de \varepsilon(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Périodicité spatiale imposant k \ge 2 entier, nature stationnaire de la vibration et déformation elliptique pour k=2.
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1. Ensemble des valeurs du paramètre k :
Condition de continuité de la coque : la variable angulaire \theta décrivant un tour complet, le rayon a(\theta, t) doit être invariant par une rotation de 2\pi :
a(\theta + 2\pi, t) = a(\theta, t) \quad \forall \theta \in [0, 2\pi[ce qui impose \sin(k(\theta + 2\pi)) = \sin(k\theta), soit 2k\pi \equiv 0 \pmod{2\pi}. Comme k \in \mathbb{R}_+^*, cela conduit à :
k \in \mathbb{N}^* = \{1, 2, 3, \dots\}Exclusion du mode k = 1 : pour k = 1, le déplacement radial s'écrit \overrightarrow{\mathrm{M}_0\mathrm{M}} = a_0 \varepsilon(t) \sin\theta\,\vec{u}_r(\theta). Le déplacement moyen du centre de masse de la section s'obtient par intégration :
\frac{1}{2\pi} \int_0^{2\pi} \overrightarrow{\mathrm{M}_0\mathrm{M}}\,\mathrm{d}\theta = \frac{a_0 \varepsilon(t)}{2\pi} \int_0^{2\pi} \sin\theta \left(\cos\theta\,\vec{e}_x + \sin\theta\,\vec{e}_y\right)\mathrm{d}\theta = \frac{1}{2} a_0 \varepsilon(t)\,\vec{e}_y \neq \vec{0}Ce mode correspond à une translation globale de corps rigide de la section selon l'axe (\mathrm{O}y), sans déformation de flexion locale (le périmètre et la courbure restent invariants au premier ordre).
Les modes vibratoires décrivant effectivement une flexion de la coque sont donc caractérisés par :
2. Nature de l'onde : Le champ de déplacement radial s'écrit sous forme à variables séparées :
La dépendance spatiale \sin(k\theta) et l'évolution temporelle \varepsilon(t) sont découplées. Les positions des nœuds de vibration (k\theta \equiv 0 \pmod \pi) et des ventres (k\theta \equiv \pi/2 \pmod \pi) sont fixes au cours du temps : il s'agit donc d'une onde stationnaire.
3. Aspect de la déformation pour k = 2 : Pour k = 2, l'équation de la coque est a(\theta, t) = a_0 \left(1 + \varepsilon(t) \sin(2\theta)\right) :
- Les nœuds (a = a_0) sont situés en \theta \in \{0, \pi/2, \pi, 3\pi/2\}.
- Pour \varepsilon(t) > 0, l'extension maximale (a = a_0(1+\varepsilon) > a_0) a lieu le long des bissectrices \theta = \pi/4 et 5\pi/4, tandis que la contraction maximale (a = a_0(1-\varepsilon) < a_0) a lieu en \theta = 3\pi/4 et 7\pi/4. La section s'allonge selon la première diagonale.
- Pour \varepsilon(t) < 0, les rôles sont inversés : allongement selon la seconde diagonale (\theta = 3\pi/4 et 7\pi/4) et contraction selon la première diagonale.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne concluez pas que le paramètre est entier à partir de la seule condition en zéro, car les demi-entiers annulent aussi le sinus.
« Lorsque seule la condition au bord en 0 est considérée, la relation sin(2 k pi) = 0 ne permet pas d'affirmer que k doit être entier - les demi entiers vérifient également cette contrainte. »
Source : rapport du jury X-ENS 2022
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Notions : énergie élastique, position d'équilibre
Nous associons l'origine de l'énergie élastique à la configuration du verre non déformé. Indiquer alors, sur la base d'une argumentation, quelle est la forme de la fonction à retenir parmi les deux propositions (a) et (b) suivantes :
(a) ; (b)
Voir l'indiceIndice
Raisonner sur l'état d'énergie minimale : la configuration naturelle non fléchie possédant un rayon de courbure a_0, l'énergie doit s'annuler et être minimale quadratiquement en R = a_0.
Voir la stratégieStratégie
Pour discriminer les deux formes proposées, analysons les propriétés physiques fondamentales que doit vérifier l'énergie potentielle élastique E_Y :
- La configuration non déformée de référence correspond au cylindre de rayon moyen a_0, pour lequel le rayon de courbure local est R = a_0. L'énergie potentielle élastique doit y être nulle.
- La position non déformée étant une position d'équilibre stable en l'absence de sollicitation extérieure, l'énergie élastique doit présenter un minimum strict en cette configuration, ce qui impose F(R) \ge 0 pour toute courbure R, la valeur nulle n'étant atteinte qu'en R = a_0.
- Dans le cadre de l'élasticité linéaire (loi de Hooke), l'énergie de déformation doit être quadratique par rapport à la variation de courbure \Delta c = \frac{1}{R} - \frac{1}{a_0}.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'énergie élastique doit être minimale et quadratique au voisinage de la configuration de repos non déformée de rayon a_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Examinons successivement les deux propositions :
Pour la proposition (a) :
F(R) = \frac{1}{R^2} - \frac{1}{a_0^2}On a bien F(a_0) = 0. Cependant, pour une déformation entraînant une diminution locale de la courbure (R > a_0), on aurait F(R) < 0, conduisant à une énergie élastique élémentaire \mathrm{d}E_Y < 0. De plus, au voisinage de R = a_0, un développement au premier ordre en \Delta c = \frac{1}{R} - \frac{1}{a_0} donne :
F(R) = \left(\frac{1}{R} - \frac{1}{a_0}\right)\left(\frac{1}{R} + \frac{1}{a_0}\right) \simeq \frac{2}{a_0} \left(\frac{1}{R} - \frac{1}{a_0}\right)La dérivée première en R = a_0 serait non nulle, ce qui contredit le fait que la configuration non déformée est un état d'équilibre stable (minimum d'énergie potentielle). La proposition (a) est donc physiquement inacceptable.
Pour la proposition (b) :
F(R) = \left(\frac{1}{R} - \frac{1}{a_0}\right)^2Cette fonction s'annule en R = a_0, reste strictement positive pour toute courbure différente de a_0 (F(R) \ge 0), et est directement quadratique en la variation de courbure \Delta c = \frac{1}{R} - \frac{1}{a_0}, en accord avec la théorie des poutres et coques minces en régime d'élasticité linéaire.
La fonction à retenir est donc la proposition (b) :
Résultat
Question 41
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
Notions : rayon de courbure, développement limité
Le rayon de courbure local d'une courbe plane, décrite en coordonnées polaires par l'équation , s'exprime par la relation suivante :
Déterminer, au premier ordre par rapport à l'amplitude , la fonction rayon de courbure correspondant à l'équation polaire (12).
Voir l'indiceIndice
Dériver l'équation polaire r(\theta) jusqu'à l'ordre deux en \theta, puis injecter les dérivées dans la formule fournie en ne conservant que les termes linéaires en \varepsilon.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le rayon polaire r(\theta) = a(\theta, t) ainsi que ses dérivées première r'(\theta) et seconde r''(\theta) par rapport à \theta.
- Évaluer le numérateur et le dénominateur de la formule de courbure au premier ordre en \varepsilon(t), en remarquant que les termes en r'^2 sont d'ordre 2.
- Effectuer le quotient au premier ordre en \varepsilon pour en déduire R(\theta, \varepsilon(t)).
Voir la réponse courteRéponse courte
Injection de l'équation polaire dans la formule fournie et développement limité au premier ordre en \varepsilon.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (12), la courbe délimitant la surface moyenne de la coque dans le plan orthogonal à l'axe (\mathrm{O}z) est paramétrée en coordonnées polaires par :
Les dérivées successives par rapport à \theta s'écrivent :
Le terme r'^2 est proportionnel à \varepsilon^2, il est donc négligeable au premier ordre devant r^2.
1. Développement du numérateur :
2. Développement du dénominateur :
3. Calcul du rayon de courbure : En effectuant le quotient et en utilisant le développement limité (1 + u)^{-1} = 1 - u + \mathcal{O}(u^2) au premier ordre :
On obtient finalement, au premier ordre par rapport à \varepsilon :
Résultat
Question 42
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
Notions : énergie de déformation, intégrale trigonométrique
Exprimer, en fonction des paramètres et , l'énergie potentielle élastique emmaganisée par le verre, au second ordre par rapport à l'amplitude .
Voir l'indiceIndice
Insérer l'expression approchée de 1/R - 1/a_0 dans la densité d'énergie élastique \mathrm{d}E_Y, puis intégrer le terme en \sin^2(k\theta) sur l'intervalle [0, 2\pi].
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'écart de courbure \dfrac{1}{R(\theta)} - \dfrac{1}{a_0} au premier ordre en \varepsilon à partir de l'expression de R(\theta) établie à la question Q41.
- En déduire la fonction F(R(\theta)) au second ordre en \varepsilon, d'après le choix validé à la question Q40.
- Intégrer l'énergie élémentaire \mathrm{d}E_Y sur toute la circonférence pour \theta \in [0, 2\pi].
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration angulaire de la courbure quadratique sur le périmètre pour obtenir l'énergie élastique en \varepsilon^2 (k^2-1)^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q41, le rayon de courbure local s'écrit au premier ordre en \varepsilon :
L'inverse du rayon de courbure s'obtient par un développement limité à l'ordre 1 en \varepsilon (|\varepsilon| \ll 1) :
D'après le résultat de la question Q40, la fonction de courbure s'écrit F(R) = \left(\dfrac{1}{R} - \dfrac{1}{a_0}\right)^2, ce qui donne au second ordre en \varepsilon :
L'énergie élastique totale s'obtient en sommant l'énergie élémentaire \mathrm{d}E_Y = \dfrac{1}{2} k_Y F(R(\theta))\,\mathrm{d}\theta sur l'ensemble de la coque cylindrique, soit pour \theta \in [0, 2\pi[ :
Le mode k étant un entier (k \ge 2, d'après la question Q39), la moyenne de \sin^2(k\theta) sur une ou plusieurs périodes vaut 1/2, d'où :
En remplaçant l'expression de k_Y = \dfrac{Y b e^3 a_0}{12} donnée par la relation (13), il vient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 43
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : énergie cinétique, intégration continue
Exprimer, en fonction des paramètres et de la dérivée temporelle , l'énergie cinétique de l'ensemble de la coque vibrante.
Voir l'indiceIndice
Calculer la vitesse de déplacement radial de chaque élément de coque \dot{r}(\theta) = a_0 \dot{\varepsilon}\sin(k\theta) et intégrer l'énergie cinétique massique sur toute la surface cylindrique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la vitesse radiale \dot{r} puis intégration de l'énergie cinétique massique le long de la circonférence de la coque.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (12), le champ de déplacement radial de la coque s'écrit :
Le mouvement étant purement radial, la vitesse d'un point \mathrm{M} de la coque s'obtient en dérivant ce déplacement par rapport au temps :
La norme de la vitesse au carré vaut donc :
Considérons un élément de volume \mathrm{d}V de la coque cylindrique mince délimité par l'intervalle angulaire [\theta, \theta + \mathrm{d}\theta] et l'intervalle d'altitude [z, z + \mathrm{d}z]. L'épaisseur étant notée e et le rayon moyen a_0, sa masse est :
L'énergie cinétique élémentaire associée à cet élément de matière s'écrit :
L'énergie cinétique totale de la coque vibrante s'obtient par intégration sur toute la hauteur z \in [0, b] et sur le tour complet \theta \in [0, 2\pi] :
L'intégrale selon z vaut b. Pour k \in \mathbb{N}_{\ge 2} (établi à la question 39), l'intégrale angulaire vaut :
On en déduit l'expression de l'énergie cinétique :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 44
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : oscillateur harmonique, pulsation propre
Déduire des résultats qui précèdent l'expression de la pulsation des oscillations associée au mode .
Voir l'indiceIndice
Écrire l'équation de conservation de l'énergie mécanique \mathcal{E}_m = E_{\mathrm{c}} + E_Y pour la variable \varepsilon(t) et identifier directement la pulsation propre \omega_k.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'énergie mécanique totale \mathcal{E}_{\mathrm{m}} = E_{\mathrm{c}} + E_Y de la coque cylindrique vibrante à partir des expressions de l'énergie cinétique (Q43) et de l'énergie potentielle élastique (Q42).
- Exprimer la conservation de l'énergie mécanique pour en déduire l'équation différentielle du mouvement régissant l'amplitude \varepsilon(t).
- Identifier la pulsation propre \omega_k du mode k et analyser sa dépendance vis-à-vis des paramètres géométriques et physiques.
Voir la réponse courteRéponse courte
Égalité énergétique ou équation du mouvement de l'oscillateur harmonique non amorti fixant la pulsation propre \omega_k.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le système est modélisé sans dissipation et l'effet de la pesanteur est négligé. L'énergie mécanique totale de la coque est donc conservée :
En utilisant les expressions obtenues aux questions Q42 et Q43 :
Par dérivation temporelle de l'énergie mécanique :
Cette relation étant vérifiée quel que soit l'état de mouvement (\dot{\varepsilon}(t) \not\equiv 0), on en déduit l'équation différentielle d'un oscillateur harmonique :
avec :
Comme k \ge 2, la pulsation propre \omega_k s'écrit :
Résultat
Question 45
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : exploitation de signal, module de young
La figure (10) représente le signal temporel électrique délivré par un microphone soumis au son émis par un verre de forme générale cylindrique présentant les caractéristiques suivantes : , , et . Estimer le module de Young du verre en considérant que le mode (majoritairement) excité est celui de plus basse fréquence. Indiquer, sur la base d'une argumentation, si le modèle géométrique simple du verre qui a été choisi conduit à une sous-estimation ou une surestimation de la valeur du module de Young.
Voir l'indiceIndice
Compter le nombre de périodes sur l'axe des temps du signal délivré par le microphone pour mesurer T, choisir k=2 (mode fondamental), et isoler le module de Young Y.
Voir la stratégieStratégie
- Mesurer la période T du signal acoustique sur la figure 10 en moyennant sur un grand nombre d'oscillations pour en déduire la fréquence f et la pulsation \omega.
- Identifier le mode de vibration de plus basse fréquence d'après la question Q39 (k=2) et utiliser l'expression de la pulsation propre \omega_2 établie à la question Q44 pour exprimer Y.
- Comparer les hypothèses cinématiques du modèle (déformation uniforme selon z, bords libres) à la réalité d'un verre à pied (fond rigide encastré sur la tige) pour déterminer si Y est sous-estimé ou surestimé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture graphique de la période sur le signal acoustique pour k=2, calcul de Y et discussion de l'effet d'encastrement du fond.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Détermination de la fréquence fondamentale
Sur la figure 10, le signal temporel présente des maxima réguliers. Comptons les périodes autour de l'origine :
- un maximum très net est centré en t = 0\text{ s} ;
- entre t = -3{,}5\text{ ms} et t = +3{,}5\text{ ms} (soit une durée \Delta t = 7{,}0\text{ ms}), on dénombre exactement 10 périodes (soit 5 périodes de part et d'autre de t = 0).
On en déduit la période du signal :
La fréquence correspondante vaut :
2. Estimation du module de Young Y
D'après la question Q39, les modes de flexion de la coque cylindrique correspondent à k \in \mathbb{N} avec k \ge 2. Le mode de plus basse fréquence correspond donc à k = 2.
D'après la question Q44, la pulsation propre associée à ce mode s'écrit :
Comme \omega_2 = 2\pi f, on en déduit l'expression littérale du module de Young :
Effectuons l'application numérique avec les grandeurs fournies :
- \rho = 3000\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- a_0 = 26\text{ mm} = 2{,}6 \times 10^{-2}\text{ m} ;
- e = 1{,}4\text{ mm} = 1{,}4 \times 10^{-3}\text{ m} ;
- f \simeq 1{,}4 \times 10^3\text{ Hz} ;
- \frac{a_0^2}{e} = \frac{(2{,}6 \times 10^{-2})^2}{1{,}4 \times 10^{-3}} = \frac{6{,}76 \times 10^{-4}}{1{,}4 \times 10^{-3}} \simeq 0{,}483\text{ m}.
On obtient :
3. Discussion sur le modèle géométrique
Dans le modèle adopté, la déformation radiale est supposée totalement indépendante de l'altitude z (les sections circulaires vibrent à l'identique sur toute la hauteur, les bords en z = 0 et z = b étant libres).
Dans un verre réel (flûte à champagne) :
- le fond du verre (z = 0) est épais et solidaire de la tige et du pied, ce qui bloque quasi totalement le déplacement radial (\varepsilon(z=0) \approx 0) ;
- cette condition d'encastrement au fond impose un gradient vertical de déformation (\partial^2 a/\partial z^2 \neq 0), ce qui induit une énergie élastique supplémentaire de flexion longitudinale (selon l'axe vertical).
Ce blocage et ces contraintes supplémentaires augmentent la raideur effective de la structure. Pour un matériau donné (à module Y fixé), la fréquence propre réelle est donc strictement supérieure à celle prédite par le modèle de cylindre libre :
Puisque f_{\text{modèle}} \propto \sqrt{Y}, pour reproduire la fréquence mesurée expérimentalement f_{\text{mes}}, le modèle simplifié requiert une raideur intrinsèque plus élevée que celle du matériau réel :
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet X-ENS Physique MP 2022 ?
Surtout 4 chapitres : Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (60 % des questions, parties 2 et 3), Magnétostatique (14 %), Mécanique du solide (11 %) et Cinématique et dynamique du point (10 %). Plus ponctuellement : Ondes mécaniques et acoustiques.
Peut-on travailler le sujet X-ENS Physique MP 2022 dès la première année (MPSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet X-ENS Physique MP 2022 ?
Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie 1 est la plus longue (environ 1 h 45).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet X-ENS Physique MP 2022 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet X-ENS Physique MP 2022 ?
Questions de cours : Q1 (dipôle magnétique), Q5 (bilan des actions mécaniques), Q6 (conservation de l'énergie mécanique) et Q26 (loi de hooke). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q11 (énergie potentielle de pesanteur), Q13 (équation du mouvement), Q14 (position d'équilibre), Q16 (oscillateur harmonique), Q32 (analyse dimensionnelle) et Q44 (oscillateur harmonique).
Où gagner des points facilement dans le sujet X-ENS Physique MP 2022 ?
Le sujet X-ENS Physique MP 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Le sujet X-ENS Physique MP 2022 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. La moyenne des candidats de nationalité française n'est que de 9,77 sur 20 avec un écart-type de 3,16, et les candidats n'ont abordé en moyenne que 27 questions sur 45. Écart-type : 3,16 (1 692 présents).
Comment justifier que la réaction de contact ne travaille pas en Q6 ?
Par la nullité de la vitesse au point de contact due au roulement sans glissement. Le jury insiste : invoquer simplement l'absence de dissipation annoncée par l'énoncé ou prétendre que la réaction est purement normale est insuffisant.
Le paramètre S de la question Q14 est-il un facteur de qualité ?
Non : le système étudié est conservatif, sans dissipation. Le paramètre S = K/(mgD) compare la raideur magnétique stabilisante au couple déstabilisant de la pesanteur, ce qui n'a aucun lien avec un taux d'amortissement.
Pourquoi la valeur k = 1 est-elle exclue pour le verre en Q39 ?
Parce que le mode k=1 correspond à une translation d'ensemble de la section circulaire sans déformation ni flexion de la paroi. Le phénomène sonore reposant sur la flexion, les modes propres vibratoires débutent obligatoirement à k=2.
Où je me situe, question par question
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