Feuille d'entraînement : Magnétostatique
10 questions · filière PSI · durée estimée environ 47 min
Énoncés
Exercice 1CentraleSupélec Physique-Chimie 1 PSI 2025, Q27· Application directe· Incontournable· ≈ 5 min
Rappeler les propriétés d'un matériau ferromagnétique idéal. Déterminer la direction du champ magnétique en un point de l'entrefer.
Donner, en justifiant, la relation entre la pulsation des courants et la vitesse de rotation du rotor.
Déduire la valeur numérique en puis en de , vitesse de rotation du rotor en fonctionnement nominal.
Exercice 2Mines-Ponts Physique 1 PSI 2025, Q15· Application directe· Incontournable· ≈ 3 min
Déterminer la direction du champ magnétique créé en par ce fil. En déduire la projection de sur la base locale cylindrique en fonction des coordonnées de .
Exercice 3Mines-Ponts Physique 1 PSI 2025, Q17· Application directe· Incontournable· ≈ 4 min
Rappeler l'expression de la force de LAPLACE exercée sur un conducteur électrique. En supposant le champ magnétique uniforme dans le canon, exprimer son intensité minimale en fonction de et du courant électrique .
Exercice 4CCINP Physique-Chimie PSI 2024, Q28· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 6 min
Déterminer l'expression du champ magnétique créé par l'ensemble des deux enroulements et du stator dans l'entrefer. On posera . Justifier que ce champ magnétique est un champ tournant dans le référentiel du stator à une vitesse angulaire que l'on précisera.
Exercice 5E3A Physique-Chimie PSI 2024, Q30· Application directe· Incontournable· ≈ 3 min
Rappeler la définition d'un milieu ferromagnétique linéaire doux. Donner la relation entre les vecteurs et au sein d'un tel milieu.
Exercice 6E3A Physique-Chimie PSI 2024, Q31· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 8 min
En d'étaillant les étapes et hypothèses de votre raisonnement, montrer que le champ magnétique dans l'entrefer s'écrit :
Exercice 7CCINP Physique-Chimie PSI 2023, Q28· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 5 min
Déterminer, en fonction de , , , et de , l'expression du champ magnétique créé dans l'entrefer par les deux bobines du stator. Justifier qu'il s'agit d'un champ tournant et préciser sa vitesse et son sens de rotation.
Exercice 8CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2023, Q1· Application directe· Incontournable· ≈ 2 min
Rappeler l'expression de la résistance électrique d'un conducteur cylindrique de conductivité , de longueur , de section , parcouru uniformément par un courant parallèle à son axe.
Exercice 9CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2023, Q10· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 6 min
Dans le modèle de Bohr, un électron possède une trajectoire circulaire autour d'un noyau atomique immobile. Le moment cinétique de l'électron est , où est la constante de Planck réduite. Établir l'expression du moment magnétique de cet atome, en fonction de , de la charge élémentaire et de la masse de l'électron . Effectuer l'application numérique.
Exercice 10CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2023, Q14· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 5 min
En travaillant en coordonnées cylindriques, d'axe l'axe de révolution du tore, justifier que et .
Corrigés
Exercice 1CentraleSupélec Physique-Chimie 1 PSI 2025, Q27
1. Propriétés d'un matériau ferromagnétique idéal et champ dans l'entrefer
Un matériau ferromagnétique idéal se caractérise par :
- une perméabilité magnétique relative infinie (\mu_r \to \infty), ce qui implique que pour une induction \vec{B} finie, l'excitation magnétique est nulle dans le matériau : \vec{H}_{\text{fer}} = \vec{0} ;
- un cycle d'hystérésis d'aire nulle (absence de champ rémanent et de champ coercitif, pas de pertes par hystérésis) ;
- l'absence de courants de Foucault (matériau parfaitement feuilleté ou de conductivité électrique nulle).
À l'interface entre le matériau ferromagnétique et l'air de l'entrefer (assimilé au vide de perméabilité \mu_0), en l'absence de courants surfaciques libres, la composante tangentielle de l'excitation magnétique est continue :
H_{\text{entrefer}, t} = H_{\text{fer}, t} = 0Par conséquent, dans l'entrefer, la composante tangentielle de l'induction magnétique est nulle : B_t = \mu_0 H_{\text{entrefer}, t} = 0. Comme l'entrefer est d'épaisseur très faible devant le rayon r, les lignes de champ sont partout orthogonales aux surfaces cylindriques en regard. Le champ magnétique en tout point M de l'entrefer est donc purement radial :
\boxed{\vec{B}(M) = B(M)\,\vec{e}_r}2. Relation entre \omega et \Omega
Le rotor tourne à la vitesse angulaire mécanique \Omega. Le champ magnétique créé par l'enroulement d'excitation tourne à la même vitesse \Omega dans le référentiel du stator.
Pour une machine comportant p paires de pôles, une rotation mécanique complète du rotor (2\pi\text{ rad}) correspond à p alternances électriques complètes de la force électromotrice induite dans chaque enroulement statorique. Le synchronisme entre le champ tournant et les courants alternatifs de pulsation \omega impose donc la condition :
\boxed{\omega = p\,\Omega}D'après le tableau de données, la machine possède 2 pôles, soit p = 1 paire de pôles. La relation de synchronisme devient simplement :
\omega = \Omega3. Application numérique pour la vitesse nominale \Omega_n
La pulsation des courants est liée à la fréquence nominale f = 50\text{ Hz} par \omega = 2\pi f :
\Omega_n = \omega = 2\pi f = 2\pi \times 50 \approx 314\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}En exprimant cette vitesse en tours par minute :
n_n = \frac{\Omega_n}{2\pi} \times 60 = f \times 60 = 50 \times 60 = 3000\text{ tr}\cdot\text{min}^{-1}\boxed{\Omega_n = 314\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} = 3000\text{ tr}\cdot\text{min}^{-1}}Résultat
Exercice 2Mines-Ponts Physique 1 PSI 2025, Q15
1. Direction du champ magnétique \vec{B}(M) :
Considérons le point M(r, \theta, z) repéré en coordonnées cylindriques de base locale (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_z).
- Le plan \Pi_s = (M, \vec{e}_r, \vec{e}_z), qui contient l'axe du fil (Oz) et le point M, est un plan de symétrie pour la distribution de courant : la réflexion plane par rapport à \Pi_s laisse le fil invariant et conserve le vecteur densité de courant \vec{\jmath} = j(r)\,\vec{e}_z.
Le champ magnétique \vec{B} étant un pseudo-vecteur (vecteur axial), en tout point M appartenant à un plan de symétrie des courants \Pi_s, le champ magnétique est orthogonal à ce plan :
\vec{B}(M) \perp \Pi_s \iff \vec{B}(M) = B_\theta(M)\,\vec{e}_\theta
Le champ magnétique \vec{B}(M) est donc orthoradial, c'est-à-dire dirigé selon le vecteur unitaire \vec{e}_\theta.
2. Invariances et dépendance spatiale :
- Le fil étant supposé infini, la distribution de courant est invariante par toute translation selon (Oz) : le champ ne dépend pas de z.
- La distribution présente une invariance par rotation autour de l'axe (Oz) (symétrie axiale) : le champ ne dépend pas de \theta.
Le champ magnétique ne dépend donc que de la distance radiale r :
\vec{B}(M) = B_\theta(r)\,\vec{e}_\theta3. Projection de \vec{B} sur la base locale cylindrique :
Appliquons le théorème d'Ampère sur un contour circulaire \mathcal{C} d'axe (Oz), de rayon r, passant par M et orienté selon \vec{e}_\theta :
\begin{aligned} \oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} &= \int_0^{2\pi} B_\theta(r)\,(r\,\mathrm{d}\theta) = 2\pi r B_\theta(r) \end{aligned}Le contour \mathcal{C} enlace le fil orienté par le courant I dans le sens de \vec{e}_z. D'après la règle du tire-bouchon de Maxwell, le courant algébrique enlacé est I_{\text{enl}} = +I. Le théorème d'Ampère s'écrit :
2\pi r B_\theta(r) = \mu_0 I \implies B_\theta(r) = \frac{\mu_0 I}{2\pi r}La projection du champ magnétique \vec{B} sur la base locale cylindrique s'écrit donc :
\boxed{\vec{B}(M) = \begin{pmatrix} B_r \\ B_\theta \\ B_z \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 0 \\ \dfrac{\mu_0 I}{2\pi r} \\ 0 \end{pmatrix}}Résultat
Exercice 3Mines-Ponts Physique 1 PSI 2025, Q17
La force de Laplace élémentaire subie par un élément de conducteur filiforme \mathrm{d}\vec{\ell}, parcouru par un courant d'intensité I et plongé dans un champ magnétique extérieur \vec{B}, s'écrit :
\mathrm{d}\vec{F}_L = I\,\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B}Pour un conducteur filiforme orienté dans le sens du courant, la force totale est :
\vec{F}_L = \int I\,\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B}Pour un barreau rectiligne de vecteur longueur \vec{d} reliant les deux rails dans un champ uniforme \vec{B}, cette expression devient :
\vec{F}_L = I\,\vec{d} \wedge \vec{B}Appliquons le principe fondamental de la dynamique au projectile de masse m dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. En négligeant les frottements et le poids (justifié à la question Q16), la force propulsive est uniquement la force de Laplace :
m\vec{a} = \vec{F}_L = I\,\vec{d} \wedge \vec{B}En norme, la force propulsive vérifie :
F_L = I\,d\,B |\sin\theta| = m aoù \theta désigne l'angle entre le vecteur longueur \vec{d} (porté par l'axe transversal reliant les deux rails) et le champ magnétique \vec{B}.
Pour obtenir l'accélération a souhaitée avec une intensité de champ magnétique minimale B_0, il faut maximiser la force de Laplace pour un champ donné. Il convient donc de choisir :
- un champ \vec{B} orthogonal à la tige transversale (\sin\theta = 1) ;
- un champ \vec{B} orthogonal à la direction des rails, de sorte que la force \vec{F}_L = I\,\vec{d}\wedge\vec{B} soit entièrement colinéaire à l'axe du canon (direction de l'accélération \vec{a}).
Sous ces conditions optimales, m a = I d B_0, ce qui donne :
\boxed{B_0 = \frac{m a}{I d}}Résultat
Exercice 4CCINP Physique-Chimie PSI 2024, Q28
D'après le principe de superposition, le champ magnétique total \vec{B}_S créé par les deux enroulements du stator dans l'entrefer s'écrit :
\vec{B}_S(\theta, t) = \vec{B}_{S_1}(\theta, t) + \vec{B}_{S_2}(\theta, t)En remplaçant les expressions des courants imposés i_{S_1}(t) et i_{S_2}(t) :
\begin{aligned} \vec{B}_S(\theta, t) &= K_S \left[ i_{S_1}(t) \cos\theta + i_{S_2}(t) \sin\theta \right] \vec{e}_r \\ &= K_S I_{S\max} \left[ \cos(\omega_s t) \cos\theta + \sin(\omega_s t) \sin\theta \right] \vec{e}_r \end{aligned}En posant B_{S0} = K_S I_{S\max} et en utilisant la relation trigonométrique fournie \cos(a-b) = \cos a \cos b + \sin a \sin b avec a = \theta et b = \omega_s t :
\boxed{\vec{B}_S(\theta, t) = B_{S0} \cos(\theta - \omega_s t)\,\vec{e}_r}Caractère tournant du champ :
En tout instant t, la composante radiale présente un extremum positif (le pôle Nord statorique) pour la position angulaire \theta_{\max}(t) telle que :
\theta_{\max}(t) - \omega_s t = 0 \pmod{2\pi} \quad \implies \quad \theta_{\max}(t) = \omega_s tLa distribution angulaire du champ magnétique se déplace donc rigidement le long de la périphérie de l'entrefer dans le sens trigonométrique à la vitesse angulaire constante :
\boxed{\omega = \omega_s}Il s'agit donc bien d'un champ magnétique tournant à la pulsation des courants d'alimentation.
Résultat
Exercice 5E3A Physique-Chimie PSI 2024, Q30
Un milieu ferromagnétique doux est un matériau magnétique caractérisé par un cycle d'hystérésis très étroit :
- son champ coercitif H_{\mathrm{c}} et son aimantation rémanente sont très faibles, de sorte qu'il s'aimante et se désaimante aisément sans dissiper d'énergie significative par hystérésis ;
- sa perméabilité magnétique relative est très élevée (\mu_{\mathrm{r}} \gg 1).
L'hypothèse de comportement linéaire consiste à négliger l'hystérésis et à supposer que le matériau ne s'approche pas de la saturation magnétique : la courbe de première aimantation est modélisée par une droite passant par l'origine.
Au sein d'un tel milieu (supposé de plus linéaire, homogène et isotrope), les vecteurs induction magnétique \vec{B} et excitation magnétique \vec{H} sont colinéaires et proportionnels :
\boxed{\vec{B} = \mu \vec{H} = \mu_0 \mu_{\mathrm{r}} \vec{H}}où \mu_0 est la perméabilité magnétique du vide et \mu_{\mathrm{r}} la perméabilité magnétique relative du matériau (avec \mu_{\mathrm{r}} \gg 1).
Résultat
Exercice 6E3A Physique-Chimie PSI 2024, Q31
On formule les hypothèses classiques d'étude d'un circuit magnétique :
- Absence de fuites magnétiques : les lignes de champ de \vec{B} sont entièrement canalisées à l'intérieur du matériau ferromagnétique et traversent les deux entrefers.
- Absence d'épanouissement dans les entrefers : les entrefers sont d'épaisseur x faible devant les dimensions transverses de la section (\sqrt{S}), de sorte que la section du faisceau reste égale à S dans l'entrefer.
- Uniformité : le champ \vec{B} est supposé uniforme sur toute section droite.
D'après l'équation de Maxwell-Thomson \mathrm{div}\,\vec{B} = 0, le flux du champ magnétique \Phi = \iint_S \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} se conserve le long du tube de flux. La section S étant constante, l'intensité du champ magnétique est identique dans le ferromagnétique et dans les entrefers :
B_{\text{ferro}} = B_{\text{entrefer}} = B(x)D'après la question Q30, les lois de comportement des milieux s'écrivent :
- dans le ferromagnétique doux : \vec{B} = \mu_0 \mu_{\mathrm{r}} \vec{H}_{\text{ferro}}, soit H_{\text{ferro}} = \dfrac{B(x)}{\mu_0 \mu_{\mathrm{r}}} ;
- dans l'air constituant l'entrefer (\mu_{\mathrm{r,air}} \approx 1) : \vec{B} = \mu_0 \vec{H}_{\text{air}}, soit H_{\text{air}} = \dfrac{B(x)}{\mu_0}.
On applique le théorème d'Ampère au vecteur excitation magnétique \vec{H} sur un contour fermé \mathcal{C} suivant la ligne de champ moyenne du circuit, orientée dans le sens de \vec{B} :
\oint_{\mathcal{C}} \vec{H} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = I_{\text{enlacé}} = N ILe contour \mathcal{C} traverse une longueur \ell de matériau ferromagnétique et deux entrefers de longueur x chacun (voir figure 13). La circulation de \vec{H} se décompose donc selon :
\begin{aligned} \oint_{\mathcal{C}} \vec{H} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} &= H_{\text{ferro}} \ell + 2 H_{\text{air}} x \\ &= \frac{B(x)}{\mu_0 \mu_{\mathrm{r}}} \ell + 2 \frac{B(x)}{\mu_0} x \\ &= \frac{B(x)}{\mu_0 \mu_{\mathrm{r}}} \left( \ell + 2\mu_{\mathrm{r}} x \right) \end{aligned}En égalant à N I, on obtient :
\frac{B(x)}{\mu_0 \mu_{\mathrm{r}}} \left( \ell + 2\mu_{\mathrm{r}} x \right) = N ID'où l'expression recherchée :
\boxed{B(x) = \frac{\mu_0 \mu_{\mathrm{r}} N I}{\ell + 2 \mu_{\mathrm{r}} x}}Résultat
Exercice 7CCINP Physique-Chimie PSI 2023, Q28
Le milieu étant linéaire, le champ magnétique total créé dans l'entrefer par les deux bobines du stator s'obtient par le principe de superposition :
\vec{B}_{p=1}(\theta, t) = \vec{B}_{a,p=1}(\theta, t) + \vec{B}_{b,p=1}(\theta, t)En remplaçant les expressions des champs créés par chaque bobine :
\vec{B}_{p=1}(\theta, t) = K \left[ i_a(t) \cos(\theta) + i_b(t) \sin(\theta) \right] \vec{\mathrm{e}}_rEn injectant les expressions des courants d'alimentation i_a(t) = I_{\mathrm{Seff}}\sqrt{2}\cos(\omega_{\mathrm{s}}t) et i_b(t) = I_{\mathrm{Seff}}\sqrt{2}\sin(\omega_{\mathrm{s}}t) :
\vec{B}_{p=1}(\theta, t) = K I_{\mathrm{Seff}}\sqrt{2} \left[ \cos(\omega_{\mathrm{s}}t)\cos(\theta) + \sin(\omega_{\mathrm{s}}t)\sin(\theta) \right] \vec{\mathrm{e}}_rD'après la formule trigonométrique \cos(a-b) = \cos(a)\cos(b) + \sin(a)\sin(b), il vient :
\boxed{\vec{B}_{p=1}(\theta, t) = K I_{\mathrm{Seff}}\sqrt{2}\cos(\omega_{\mathrm{s}}t - \theta)\,\vec{\mathrm{e}}_r}Caractère tournant, vitesse et sens de rotation Un point d'amplitude maximale (ou de phase constante \varphi) du champ magnétique radial vérifie la condition :
\omega_{\mathrm{s}}t - \theta(t) = \varphi = \text{cte} \quad \implies \quad \theta(t) = \omega_{\mathrm{s}}t - \varphiLa répartition spatiale du champ conserve une forme sinusoïdale invariable qui se déplace le long de l'entrefer : il s'agit donc bien d'un champ tournant.
Sa vitesse angulaire de rotation est :
\boxed{\Omega_{\mathrm{s}} = \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t} = \omega_{\mathrm{s}}}ce qui correspond à une fréquence de rotation N_{\mathrm{s}} = \dfrac{\omega_{\mathrm{s}}}{2\pi} = f_{\mathrm{s}}.
- Puisque \theta(t) croît avec le temps t, le champ tourne dans le sens trigonométrique (sens direct, orienté par +\vec{\mathrm{e}}_z, de la bobine a vers la bobine b).
Résultat
Exercice 8CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2023, Q1
Considérons un conducteur cylindrique d'axe Oz, de longueur L et de section droite constante S. Le courant d'intensité I est supposé uniformément réparti sur la section et orienté selon l'axe du cylindre, de sorte que la densité volumique de courant est uniforme :
\vec{\jmath} = \frac{I}{S} \, \vec{u}_zD'après la loi d'Ohm locale, le champ électrique à l'intérieur du conducteur s'écrit :
\vec{E} = \frac{\vec{\jmath}}{\gamma} = \frac{I}{\gamma S} \, \vec{u}_zLa différence de potentiel aux bornes du cylindre s'obtient par circulation de ce champ électrique le long d'une ligne de courant :
U = \int_0^L \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = E L = \frac{L}{\gamma S} IPar définition de la résistance électrique R = \frac{U}{I}, on en déduit :
\boxed{R = \frac{L}{\gamma S}}Résultat
Exercice 9CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2023, Q10
Considérons un électron de masse m_e et de charge -e, décrivant une trajectoire circulaire de rayon r à la vitesse scalaire constante v. La période de révolution est :
T = \frac{2\pi r}{v}Le passage périodique de cette charge à travers une section de la trajectoire équivaut à un courant électrique continu moyen d'intensité :
I = \frac{e}{T} = \frac{e v}{2\pi r}La boucle de courant délimite une surface plane d'aire S = \pi r^2. La norme du moment magnétique orbital associé vaut donc :
\mu_e = I S = \left(\frac{e v}{2\pi r}\right) (\pi r^2) = \frac{1}{2} e v rPar ailleurs, le moment cinétique de l'électron calculé au centre de la trajectoire (noyau immobile) est orthogonal au plan de la trajectoire et sa norme s'écrit :
\sigma_e = \|\vec{r} \wedge (m_e \vec{v})\| = m_e v rd'où le produit v r = \frac{\sigma_e}{m_e}. On en déduit la relation entre moment magnétique et moment cinétique :
\mu_e = \frac{e}{2 m_e} \sigma_eCompte tenu de la condition de quantification imposée par le modèle de Bohr, \sigma_e = \hbar, on obtient :
\boxed{\mu_e = \frac{e \hbar}{2 m_e}}Application numérique : Avec les données de l'énoncé :
- e = 1{,}60 \times 10^{-19}\ \text{C}
- \hbar = 1{,}055 \times 10^{-34}\ \text{J}\cdot\text{s}
- m_e = 9{,}0 \times 10^{-31}\ \text{kg}
\mu_e = \frac{1{,}60 \times 10^{-19} \times 1{,}055 \times 10^{-34}}{2 \times 9{,}0 \times 10^{-31}} \approx 9{,}38 \times 10^{-24}\ \text{A}\cdot\text{m}^2En conservant deux chiffres significatifs (précision sur m_e) :
\boxed{\mu_e \approx 9{,}4 \times 10^{-24}\ \text{A}\cdot\text{m}^2 \quad (\text{ou }\text{J}\cdot\text{T}^{-1})}Résultat
Exercice 10CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2023, Q14
Soit un point M(r, \theta, z) à l'intérieur du tore.
Le plan méridien passant par M, défini par la base (\vec{e}_r, \vec{e}_z), est le plan de coupe contenant la section du tore. Les spires étant enroulées autour du tore et leur nombre N_t = 500 étant élevé, on peut négliger le pas de l'hélice d'enroulement : les lignes de courant sont contenues dans ces plans méridiens.
Le plan méridien (M, \vec{e}_r, \vec{e}_z) est donc un plan de symétrie de la distribution de courant électrique :
\mathcal{P}_s = (M, \vec{e}_r, \vec{e}_z).Le champ magnétique \vec{B} et le champ d'excitation magnétique \vec{H} étant des vecteurs axiaux (ou pseudovecteurs), ils sont orthogonaux en tout point d'un plan de symétrie de leurs sources de courant.
Le vecteur unitaire orthogonal au plan méridien étant \vec{e}_\theta, on en déduit :
\boxed{\vec{H} = H\,\vec{e}_\theta \quad \text{et} \quad \vec{B} = B\,\vec{e}_\theta}Cette colinéarité est par ailleurs cohérente avec la relation constitutive linéaire et isotrope \vec{B} = \mu_0 \mu_r \vec{H}.
Résultat
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