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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 PSI 2023

Applications des propriétés magnétiques et électriques de matériaux

Ce sujet aborde des applications modernes de matériaux aux propriétés électromagnétiques remarquables : conducteurs miniaturisés sur circuit imprimé, céramiques piézoélectriques et ferromagnétiques doux à saturation abrupte. L'épreuve balaie une vaste portion du programme de physique de PSI en articulant conversion d'énergie, propagation d'ondes élastiques et métrologie des champs magnétiques faibles.

L'ensemble est particulièrement progressif et formateur pour les révisions de concours : il mobilise aussi bien le calcul de champs d'excitation et d'induction, l'analyse d'oscillogrammes et de saturations d'ALI, la résolution de modes propres de vibration mécanique en milieu borné, que l'exploitation d'une décomposition spectrale pour la mesure de fluxgate. Les questions ouvertes marquées d'un trait encouragent une prise d'initiative bienvenue sur des ordres de grandeur et des modélisations réalistes.

En bref sur ce sujet

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,31/20)
Temps estimé
≈ 3 h 40 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

Rapides et accessibles (17) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes, données en annexe
  • Parties indépendantes

    Les trois parties portant respectivement sur le transformateur miniaturisé, le transformateur piézoélectrique et le capteur fluxgate sont totalement indépendantes et peuvent être traitées dans le désordre.

  • Données en annexe

    Un document réponse fourni avec le sujet contient les figures A, B et C à analyser ou à compléter pour les questions Q30, Q34, Q35 et Q36. Des données numériques utiles sont regroupées en fin d'épreuve.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Partie I : Le transformateur miniaturisé

A · Les enroulements

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loi d'ohm locale, résistance électrique

Rappeler l'expression de la résistance électrique d'un conducteur cylindrique de conductivité , de longueur , de section , parcouru uniformément par un courant parallèle à son axe.

Voir l'indice

Exprimer la résistance à partir de la loi d'Ohm locale \vec{j} = \gamma \vec{E} et de l'intégration du potentiel et du courant sur un cylindre.

Voir la réponse courte

Expression du cours R = \frac{L}{\gamma S} pour un conducteur cylindrique uniforme.

Voir le corrigé complet

Considérons un conducteur cylindrique d'axe Oz, de longueur L et de section droite constante S. Le courant d'intensité I est supposé uniformément réparti sur la section et orienté selon l'axe du cylindre, de sorte que la densité volumique de courant est uniforme :

\vec{\jmath} = \frac{I}{S} \, \vec{u}_z

D'après la loi d'Ohm locale, le champ électrique à l'intérieur du conducteur s'écrit :

\vec{E} = \frac{\vec{\jmath}}{\gamma} = \frac{I}{\gamma S} \, \vec{u}_z

La différence de potentiel aux bornes du cylindre s'obtient par circulation de ce champ électrique le long d'une ligne de courant :

U = \int_0^L \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = E L = \frac{L}{\gamma S} I

Par définition de la résistance électrique R = \frac{U}{I}, on en déduit :

\boxed{R = \frac{L}{\gamma S}}

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : résistance électrique, effet joule

Pour l'enroulement de cuivre de la figure 1, le courant circule de vers . Évaluer sa résistance électrique . Citer deux inconvénients que présente l'existence de cette résistance pour un transformateur.

Voir l'indice

Décomposer la piste conductrice en segments rectilignes pour évaluer sa longueur totale L et calculer la section droite S = w \cdot e. Penser aux pertes Joule et à la chute de tension inductive/résistive.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la section droite S du conducteur à partir de sa largeur et de son épaisseur données sur la figure 1.
  2. Évaluer la longueur totale L de la piste conductrice reliant le point A au point B en sommant les différents brins de la spire carrée.
  3. Calculer la résistance R_e à l'aide de la formule rappelée à la question précédente et des données numériques fournies.
  4. Identifier les conséquences physiques de la résistance des enroulements sur les performances d'un transformateur réel (aspects énergétique et électrique).
Voir la réponse courte

Calcul numérique de R_e à partir des cotes et inconvénients : pertes par effet Joule et chute de tension ohmique.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 1, la section droite du ruban de cuivre est rectangulaire, de largeur w = 10\ \mu\text{m} et d'épaisseur e = 3\ \mu\text{m} :

S = w \cdot e = 10 \times 10^{-6} \times 3 \times 10^{-6} = 3{,}0 \times 10^{-11}\ \text{m}^2

Évaluons la longueur L du conducteur le long de sa ligne moyenne entre A et B :

  • brin inférieur horizontal : de l'entrée A au coin inférieur droit, de longueur environ 90\ \mu\text{m} ;
  • brin vertical droit : sur toute la hauteur extérieure (100\ \mu\text{m}), soit environ 90\ \mu\text{m} entre lignes moyennes ;
  • brin horizontal supérieur : sur toute la largeur extérieure (100\ \mu\text{m}), soit environ 90\ \mu\text{m} ;
  • brin vertical intérieur gauche : descendant vers le centre, de longueur environ 60\ \mu\text{m} ;
  • brin horizontal menant au contact B : de longueur environ 30\ \mu\text{m}.

La longueur totale développée est donc de l'ordre de :

L \approx 90 + 90 + 90 + 60 + 30 \approx 360\ \mu\text{m} \approx 3{,}5 \times 10^{-4}\ \text{m}

D'après la relation établie à la question Q1, et avec \gamma_{\text{Cu}} = 5{,}9 \times 10^7\ \text{S}\cdot\text{m}^{-1} :

R_e = \frac{L}{\gamma_{\text{Cu}} S}

Application numérique :

R_e \approx \frac{3{,}5 \times 10^{-4}}{5{,}9 \times 10^7 \times 3{,}0 \times 10^{-11}} \approx 0{,}20\ \Omega
\boxed{R_e \approx 0{,}2\ \Omega}

(Une valeur comprise entre 0{,}15\ \Omega et 0{,}25\ \Omega selon l'estimation de la longueur est tout à fait recevable.)

L'existence de cette résistance présente deux inconvénients majeurs pour un transformateur :

  1. Pertes par effet Joule (dites « pertes cuivre ») : la puissance P_J = R_e I_{\text{eff}}^2 dissipée sous forme thermique diminue le rendement énergétique global du transformateur et provoque un échauffement préjudiciable aux composants miniaturisés voisins.
  2. Chute de tension ohmique en charge : la présence de la résistance interne crée une chute de tension aux bornes de l'enroulement (u(t) = e(t) + R_e i(t)), ce qui altère le rapport de transformation nominal dès que le transformateur débite un courant.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'estimation de la longueur du conducteur doit être explicitée et justifiée.

« L’estimation de la longueur du conducteur doit être expliquée. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : pont diviseur de tension, impédance complexe

Exprimer l'amplitude complexe en fonction de l'amplitude complexe , de et de .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Millman sur l'entrée inverseuse de l'ALI en régime linéaire avec un potentiel nul sur l'entrée non inverseuse.

Voir la stratégie
  1. Identifier le régime de fonctionnement de l'amplificateur linéaire intégré (ALI) grâce à la boucle de rétroaction sur la borne inverseuse.
  2. Appliquer les propriétés de l'ALI idéal pour déterminer le potentiel de la borne inverseuse (masse virtuelle).
  3. Écrire la loi des nœuds en termes de potentiels (théorème de Millman) à l'entrée inverseuse pour relier \underline{U}_s à \underline{U}_e.
Voir la réponse courte

Pont diviseur de tension : \underline{U}_s = \frac{R_{\text{ref}}}{R_{\text{ref}} + \underline{Z}}\underline{U}_e.

Voir le corrigé complet

L'amplificateur linéaire intégré possède une boucle de rétroaction négative reliant la sortie à la borne inverseuse (-), ce qui assure son fonctionnement en régime linéaire.

L'ALI étant supposé idéal :

  • Les courants d'entrée sont nuls : i^+ = i^- = 0 ;
  • La tension différentielle d'entrée est nulle : \varepsilon = V^+ - V^- = 0.

L'entrée non inverseuse (+) étant reliée à la masse, on a V^+ = 0, d'où une masse virtuelle sur l'entrée inverseuse :

V^- = V^+ = 0

En appliquant la loi des nœuds au potentiel au niveau de la borne (-) :

\frac{\underline{U}_e - V^-}{\underline{Z}} + \frac{\underline{U}_s - V^-}{R_{\text{ref}}} = 0

En remplaçant V^- = 0, il vient :

\frac{\underline{U}_e}{\underline{Z}} + \frac{\underline{U}_s}{R_{\text{ref}}} = 0

On en déduit l'amplitude complexe de la tension de sortie :

\boxed{\underline{U}_s = -\frac{R_{\text{ref}}}{\underline{Z}} \underline{U}_e}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Définissez les grandeurs sur un schéma et rappelez les propriétés de l'ALI avant d'appliquer les lois de Kirchhoff.

« Les candidats qui obtiennent la totalité des points sont ceux qui définissent les grandeurs élec triques utilisées – souvent sur un schéma du montage – et rappellent les propriétés de l’ALI avant de mettre en place une loi des mailles et une loi des nœuds. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : impédance complexe, circuit rl

Calculer et . En déduire la valeur de l'inductance propre de l'enroulement ainsi que la valeur de .

Voir l'indice

Mesurer le déphasage \Delta\varphi et le rapport des amplitudes sur l'oscillogramme 3a pour déterminer l'impédance complexe \underline{Z} = R_e + jL\omega.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la période T, la pulsation \omega, les amplitudes U_{0e} et U_{0s}, ainsi que le décalage temporel \Delta t entre les deux tensions à partir de l'oscillogramme de la figure 3a.
  2. Exprimer le module et l'argument de l'impédance complexe \underline{Z} à l'aide de la relation obtenue à la question Q3 : \underline{Z} = -R_{\text{ref}} \frac{\underline{U}_e}{\underline{U}_s}.
  3. En déduire les parties réelle Z_r et imaginaire Z_i, puis identifier la résistance série R_e et l'inductance propre L du bobinage (\underline{Z} = R_e + jL\omega).
Voir la réponse courte

Identification des parties réelle et imaginaire de l'impédance mesurée pour déduire L et R_e.

Voir le corrigé complet

1. Lecture de l'oscillogramme (figure 3a)

  • Période et pulsation : Sur la largeur totale de l'écran (10\text{ divisions}), on observe exactement deux périodes de signal. Une période correspond donc à :

    T = 5{,}0\text{ div} \times 200\text{ ns}\cdot\text{div}^{-1} = 1{,}0\ \mu\text{s}

    La pulsation angulaire vaut alors :

    \omega = \frac{2\pi}{T} = \frac{2\pi}{1{,}0 \times 10^{-6}} \approx 6{,}28 \times 10^6\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}
  • Amplitudes :

    • Tension d'entrée u_e(t) (courbe en trait gras) : le gain vertical est de 2\text{ mV/div}, et l'amplitude crête est d'environ 2{,}7 à 2{,}8\text{ divisions} :

      U_{0e} \approx 2{,}75\text{ div} \times 2\text{ mV}\cdot\text{div}^{-1} \approx 5{,}5\text{ mV}
    • Tension de sortie u_s(t) (courbe en trait fin) : le gain vertical est de 2\text{ V/div}, et l'amplitude crête est d'environ 2{,}5\text{ divisions} :

      U_{0s} \approx 2{,}5\text{ div} \times 2\text{ V}\cdot\text{div}^{-1} = 5{,}0\text{ V}
  • Déphasage : Le signal de sortie u_s(t) est en avance temporelle sur la tension d'entrée u_e(t) d'un décalage mesuré entre deux passages à zéro croissants d'environ \Delta t \approx 1{,}45\text{ division}, soit :

    \Delta t \approx 1{,}45 \times 200\text{ ns} \approx 290\text{ ns}

    Le déphasage de u_s par rapport à u_e vaut donc :

    \varphi_{s/e} = \omega \Delta t = 2\pi \frac{\Delta t}{T} \approx 2\pi \times \frac{1{,}45}{5{,}0} \approx 1{,}82\text{ rad} \approx 104^\circ

2. Calcul de Z_r et Z_i

D'après la question Q3, \underline{U}_s = -\frac{R_{\text{ref}}}{\underline{Z}} \underline{U}_e, ce qui s'écrit :

\underline{Z} = -R_{\text{ref}} \frac{\underline{U}_e}{\underline{U}_s} = R_{\text{ref}} \frac{U_{0e}}{U_{0s}} \mathrm{e}^{j(\pi - \varphi_{s/e})}

Le module de l'impédance vaut :

|\underline{Z}| = R_{\text{ref}} \frac{U_{0e}}{U_{0s}} \approx 1000{,}0 \times \frac{5{,}5 \times 10^{-3}}{5{,}0} \approx 1{,}1\ \Omega

L'argument de \underline{Z} est :

\theta = \arg(\underline{Z}) = \pi - \varphi_{s/e} \approx 180^\circ - 104^\circ = 76^\circ \approx 1{,}33\text{ rad}

On en déduit la partie réelle et la partie imaginaire de \underline{Z} :

\begin{aligned} Z_r &= |\underline{Z}| \cos\theta \approx 1{,}1 \times \cos(76^\circ) \approx 0{,}27\ \Omega \\ Z_i &= |\underline{Z}| \sin\theta \approx 1{,}1 \times \sin(76^\circ) \approx 1{,}07\ \Omega \end{aligned}
\boxed{Z_r \approx 0{,}3\ \Omega \quad \text{et} \quad Z_i \approx 1{,}1\ \Omega}

3. Déduction de L et de R_e

L'enroulement est modélisé par une association série d'une résistance R_e et d'une inductance propre L, d'impédance \underline{Z} = R_e + jL\omega. Par identification avec \underline{Z} = Z_r + jZ_i :

\begin{aligned} R_e &= Z_r \approx 0{,}27\ \Omega \\ L &= \frac{Z_i}{\omega} \approx \frac{1{,}07}{6{,}28 \times 10^6} \approx 1{,}7 \times 10^{-7}\text{ H} = 0{,}17\ \mu\text{H} \end{aligned}
\boxed{R_e \approx 0{,}3\ \Omega \quad \text{et} \quad L \approx 0{,}17\ \mu\text{H}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Expliquez et soignez les lectures graphiques des amplitudes et de l'avance de phase, en précisant bien son signe.

« Les mesures sur les graphes doivent être expliquées (déphasage entre les deux signaux en Q4. par exemple) et doivent être réalisées avec soin. »

« Dans cette question, les relevés des amplitudes des signaux et de l’avance de phase φde us(t) par rapport à ue(t) doivent être réalisés avec soin. Le signe de φdoit notamment être noté. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : rapport signal sur bruit, non-linéarité

L'amplitude de la tension d'entrée est portée à la valeur . Préciser l'intérêt d'une telle augmentation d'amplitude. Proposer, en la justifiant, la forme prévisible pour le signal de sortie. Expliquer pourquoi la réduction de la résistance de référence est à envisager si on veut garder .

Voir l'indice

Calculer la tension crête théorique en sortie pour U_0 = 30\text{ mV} et la comparer à la tension de saturation \pm V_{\text{sat}} = \pm 15\text{ V} de l'ALI.

Voir la stratégie
  1. Identifier le problème de mesure sur de faibles signaux (bruit, incertitude relative).
  2. Évaluer l'amplitude théorique en sortie à l'aide de la fonction de transfert établie en Q3 et de l'impédance trouvée en Q4, puis la comparer aux tensions d'alimentation de l'amplificateur opérationnel.
  3. En déduire la condition sur le gain (et donc sur R_{\text{ref}}) pour maintenir le fonctionnement en régime linéaire.
Voir la réponse courte

L'augmentation de tension améliore le rapport signal sur bruit mais risque de saturer le matériau magnétique.

Voir le corrigé complet

1. Intérêt d'une augmentation de l'amplitude d'entrée

Sur la figure 3a, l'amplitude de la tension d'entrée n'était que de l'ordre de 3\text{ mV} (environ 1,5 carreau avec une sensibilité de 2\text{ mV/div}). Porter cette amplitude à U_0 = 30\text{ mV} présente deux intérêts majeurs :

  • améliorer le rapport signal sur bruit (RSB) ;
  • réduire l'incertitude relative sur la mesure de la tension d'entrée u_e(t) à l'oscilloscope.

2. Forme prévisible pour le signal de sortie

D'après la question Q3, la relation liant les amplitudes en régime linéaire s'écrit :

U_s = \frac{R_{\text{ref}}}{|\underline{Z}|} U_0

Avec les valeurs obtenues en Q4 (|\underline{Z}| = \sqrt{Z_r^2 + Z_i^2} \approx \sqrt{0{,}27^2 + 1{,}1^2} \approx 1{,}14\ \Omega) et R_{\text{ref}} = 1000{,}0\ \Omega :

U_{s,\text{th}} \approx \frac{1000}{1{,}14} \times 30 \times 10^{-3} \approx 26\text{ V}

Or, l'amplificateur linéaire intégré (ALI) est alimenté sous une tension symétrique de \pm 15\text{ V}. La tension de sortie est donc bornée par ses tensions de saturation :

-V_{\text{sat}} \le u_s(t) \le +V_{\text{sat}} \quad \text{avec} \quad V_{\text{sat}} \approx 15\text{ V}

Comme U_{s,\text{th}} > V_{\text{sat}}, l'ALI ne peut pas rester dans son domaine de fonctionnement linéaire : il sature. La forme prévisible pour le signal de sortie est une sinusoïde fortement écrêtée (allure trapézoïdale) à \pm V_{\text{sat}} \approx \pm 15\text{ V}.

3. Intérêt de la réduction de la résistance de référence R_{\text{ref}}

Pour exploiter les relations du régime linéaire de l'impédancemètre avec une amplitude d'entrée U_0 = 30\text{ mV}, il faut impérativement éviter la saturation, soit :

U_s < V_{\text{sat}} \iff \frac{R_{\text{ref}}}{|\underline{Z}|} U_0 < V_{\text{sat}} \iff R_{\text{ref}} < \frac{V_{\text{sat}}}{U_0} |\underline{Z}|

Numériquement, cela impose :

R_{\text{ref}} < \frac{15}{30 \times 10^{-3}} \times 1{,}14 \approx 570\ \Omega

Réduire la résistance de référence R_{\text{ref}} permet de diminuer le gain en tension du montage, ce qui permet de conserver U_0 = 30\text{ mV} tout en maintenant l'ALI en régime linéaire.

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait identifier et justifier quantitativement le risque de saturation en tension de l'ALI.

« 25 % reconnaissent le risque d’une saturation en tension de l’ALI en Q5. »

« Deux limites de fonctionnement de l’ALI doivent être citées et justifiées quantitativement. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : résonance, circuit rlc

On choisit une résistance de référence plus faible, . Les courbes obtenues sont représentées figure 3b. Interpréter quantitativement le phénomène observé.

Voir l'indice

Calculer le courant circulant dans la résistance de contre-réaction lorsque la tension de sortie s'écrête à 2 V et conclure à une saturation en courant de sortie de l'ALI.

Voir la stratégie
  1. Relever sur l'oscillogramme de la figure 3b les caractéristiques du signal de sortie u_s(t) (amplitude d'écrêtage) et le comparer à la tension d'alimentation de l'amplificateur opérationnel (\pm 15\text{ V}).
  2. Identifier la cause du phénomène : la saturation ne pouvant pas être due à la tension d'alimentation, elle provient de la limitation en courant de sortie du composant.
  3. Exprimer et calculer numériquement l'intensité maximale débitée par l'amplificateur opérationnel, puis commenter l'ordre de grandeur obtenu.
Voir la réponse courte

Analyse fréquentielle montrant l'apparition d'un pic de résonance dû à la capacité parasite du bobinage.

Voir le corrigé complet

Sur la figure 3b, avec une sensibilité verticale de 1\text{ V/carreau} pour u_s, on constate que la tension de sortie n'est plus parfaitement sinusoïdale mais subit un net écrêtage à :

|u_{s,\max}| \approx 2\text{ carreaux} \times 1\text{ V}\cdot\text{carreau}^{-1} = 2{,}0\text{ V}

Or, l'amplificateur opérationnel est alimenté sous une tension de \pm 15\text{ V}, ce qui donnerait une saturation en tension usuelle V_{\text{sat}} \approx \pm 14\text{ V} à \pm 15\text{ V}, bien supérieure à la valeur observée de 2{,}0\text{ V}. Le phénomène observé n'est donc pas une saturation en tension.

En fonctionnement linéaire, le potentiel de l'entrée inverseuse est nul (V_- \approx 0). Le courant traversant la résistance de contre-réaction R'_{\text{ref}} depuis la masse virtuelle vers la sortie de l'ALI s'écrit :

i_s(t) = \frac{0 - u_s(t)}{R'_{\text{ref}}} = -\frac{u_s(t)}{R'_{\text{ref}}}

Ce courant est intégralement fourni (ou absorbé) par l'étage de sortie de l'amplificateur opérationnel. L'écrêtage de la tension à |u_{s,\max}| = 2{,}0\text{ V} traduit donc une saturation en courant de l'ALI, dont l'étage de sortie est limité à une intensité maximale :

I_{s,\max} = \frac{|u_{s,\max}|}{R'_{\text{ref}}}

Numériquement, avec R'_{\text{ref}} = 100{,}00\ \Omega et |u_{s,\max}| = 2{,}0\text{ V} :

I_{s,\max} = \frac{2{,}0}{100{,}00} = 2{,}0 \times 10^{-2}\text{ A} = 20\text{ mA}
\boxed{I_{s,\max} \approx 20\text{ mA}}

Cette valeur correspond exactement à l'ordre de grandeur classique du courant maximal de limitation (protection contre les courts-circuits) des amplificateurs linéaires intégrés d'usage courant (typiquement 20 à 25 mA pour un \mu\text{A}741 ou un TL081).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Seuls 5 % des candidats ont su attribuer l'écrêtage de sortie à une saturation en courant de l'ALI.

« seulement 5 % expliquent l’écrêtage de la tension de sortie à la question Q6. par une saturation en courant de l’ALI. »

« Deux limites de fonctionnement de l’ALI doivent être citées et justifiées quantitativement. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : capacité, condensateur plan

Estimer, en précisant la démarche, la capacité à partir de l'expression de la capacité d'un condensateur plan et de la géométrie des enroulements (figure 1 et figure 4a). Le milieu magnétique qui remplit l'espace entre les enroulements, non représenté sur la figure 4a, possède une permittivité relative . Que penser de cette valeur de permittivité relative par rapport à celle de milieux usuels ?

Voir l'indice

Estimer la surface en regard des pistes du primaire et du secondaire et appliquer la formule d'un condensateur plan C = \varepsilon_0 \varepsilon_r S_{\text{regard}} / e_{\text{isolant}}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la capacité d'un condensateur plan en identifiant clairement les grandeurs géométriques pertinentes : surface en regard S et distance inter-électrodes d.
  2. Estimer géométriquement la longueur en regard des deux enroulements et l'espacement qui les sépare à partir des figures 1 et 4a pour en déduire la valeur numérique de C_p.
  3. Situer la valeur de \varepsilon_r = 5 \times 10^4 par rapport aux milieux diélectriques usuels (air, polymères, eau).
Voir la réponse courte

Calcul de C_p = \varepsilon_0 \varepsilon_r S/e ; la valeur \varepsilon_r = 5\cdot 10^4 est gigantesque par rapport aux isolants usuels.

Voir le corrigé complet

1. Modélisation de la capacité parasite C_p

On assimile les pistes conductrices du primaire et du secondaire à deux armatures planes parallèles en regard, de surface S_{\text{face}} et distantes de d, séparées par un milieu diélectrique de permittivité \varepsilon = \varepsilon_0 \varepsilon_r :

C_p = \frac{\varepsilon_0 \varepsilon_r S_{\text{face}}}{d}

2. Estimation géométrique

  • Surface en regard S_{\text{face}} : Les pistes sont rectangulaires, d'épaisseur (hauteur de profil) h = 3\ \mu\text{m} (figure 1b). Les enroulements primaire et secondaire sont imbriqués et cheminent côte à côte sur une longueur L_{\text{face}} proche de la longueur totale de l'enroulement. L'enroulement étant inscrit dans un carré d'environ 100\ \mu\text{m} \times 100\ \mu\text{m}, sa longueur développée est de l'ordre de :

    L_{\text{face}} \approx 3 \times 100\ \mu\text{m} \approx 300\ \mu\text{m}

    La surface latérale en regard vaut ainsi :

    S_{\text{face}} = h \cdot L_{\text{face}} \approx 3 \times 10^{-6} \times 300 \times 10^{-6} \approx 9 \times 10^{-10}\ \text{m}^2 \approx 10^{-9}\ \text{m}^2
  • Distance inter-conducteurs d : Sur la figure 1a, la largeur d'une piste est w = 10\ \mu\text{m} et l'espace entre pistes initial est de 25\ \mu\text{m}. L'insertion de la piste secondaire (w = 10\ \mu\text{m}) au sein de cet espace laisse un écartement de part et d'autre :

    d \approx \frac{25 - 10}{2}\ \mu\text{m} = 7{,}5\ \mu\text{m} \quad (\text{soit de l'ordre de } 5\text{ à } 10\ \mu\text{m})

3. Application numérique pour C_p

Avec \varepsilon_0 = 8{,}85 \times 10^{-12}\ \text{F}\cdot\text{m}^{-1} et \varepsilon_r = 5 \times 10^4 :

C_p \approx \frac{8{,}85 \times 10^{-12} \times 5 \times 10^4 \times 9 \times 10^{-10}}{7{,}5 \times 10^{-6}} \approx 5{,}3 \times 10^{-11}\ \text{F} \approx 50\text{--}100\ \text{pF}
\boxed{C_p \sim 50\text{ à } 100\ \text{pF}}

4. Commentaire sur la permittivité relative \varepsilon_r

Cette valeur \varepsilon_r = 5 \times 10^4 est extrêmement élevée par rapport à celles des milieux usuels :

  • le vide et l'air ont \varepsilon_r \approx 1 ;
  • les isolants usuels (verre, polymères, oxydes comme \text{SiO}_2) ont \varepsilon_r \sim 2\text{ à } 10 ;
  • l'eau liquide, solvant très polaire, n'atteint que \varepsilon_r \approx 80.

Une telle valeur (\sim 10^4\text{--}10^5) est caractéristique de matériaux diélectriques à permittivité géante ou de céramiques ferroélectriques (tels que le titanate de baryum \text{BaTiO}_3 ou le PZT).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Lisez attentivement l'énoncé : il fallait estimer la capacité géométriquement, non redémontrer sa formule.

« Toute stratégie pertinente accompagnée d’une mise en œuvre argumentée et détaillée a été ré compensée. Le jury invite les futurs candidats à bien lire les questions. Il ne s’agit pas ici d’établir l’expression de la capacité d’un condensateur plan. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : transformateur idéal, courant capacitif

Établir l'expression de l'intensité en fonction de , et pour une intensité de sortie nulle, . En déduire l'expression de en fonction de , et . Toujours avec le modèle du transformateur idéal, quelle serait la valeur de en l'absence de la capacité parasite si ?

Voir l'indice

Exprimer la d.d.p. aux bornes de la capacité C_p à partir des potentiels u_1 et u_2 = m u_1, puis relier i et i_1 par les lois de Kirchhoff.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la tension aux bornes de la capacité parasite C_p en fonction de u_1 et u_2, puis utiliser la relation tension du transformateur idéal (u_2 = m u_1) pour déterminer i(t).
  2. Appliquer la loi des nœuds aux bornes A_2 puis A_1 en utilisant la relation sur les courants du transformateur idéal afin d'en déduire i_1(t).
  3. Conclure sur la valeur de i_1 dans le cas d'un fonctionnement à vide sans capacité parasite.
Voir la réponse courte

Courant dérivé dans la capacité parasite sous la tension u_1 - u_2, donnant i_1 \neq 0 même à vide.

Voir le corrigé complet

Les potentiels des bornes inférieures sont reliés à la référence commune : V_{B_1} = V_{B_2} = 0. Les potentiels des bornes supérieures s'écrivent donc :

V_{A_1} = u_1 \quad \text{et} \quad V_{A_2} = u_2

Pour un transformateur idéal de rapport de transformation m, la relation entre les tensions s'écrit :

u_2 = m u_1

La tension aux bornes de la capacité parasite C_p, orientée dans le sens du courant i, vaut donc :

u_C = V_{A_1} - V_{A_2} = u_1 - u_2 = (1 - m) u_1

En convention récepteur pour le condensateur, l'intensité i traversant la capacité parasite s'exprime par :

\boxed{i = C_p (1 - m) \frac{\mathrm{d}u_1}{\mathrm{d}t}}

Notons i_{1,\text{tr}} le courant entrant dans l'enroulement primaire du transformateur idéal et i_{2,\text{tr}} le courant sortant de son enroulement secondaire. Pour un transformateur idéal :

i_{1,\text{tr}} = m \, i_{2,\text{tr}}

La loi des nœuds au point A_2 s'écrit :

i_2 = i_{2,\text{tr}} + i

Comme l'intensité de sortie est nulle (i_2 = 0), on a :

i_{2,\text{tr}} = -i \implies i_{1,\text{tr}} = -m i

La loi des nœuds au point A_1 permet alors d'exprimer le courant total d'entrée i_1 :

i_1 = i_{1,\text{tr}} + i = (1 - m) i

En remplaçant l'expression de i, on obtient :

\boxed{i_1 = (1 - m)^2 C_p \frac{\mathrm{d}u_1}{\mathrm{d}t}}

En l'absence de capacité parasite (C_p = 0), le courant dérivé est nul (i = 0). Pour un transformateur idéal débitant sur un circuit ouvert (i_2 = 0), la relation i_1 = m i_2 conduit directement à :

\boxed{i_1 = 0}

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : courant capacitif, perte par effet joule

Calculer la valeur de l'intensité maximale dans les conditions de la question précédente. Quels sont les effets de ce courant ? Pourquoi ce défaut est-il particulièrement important pour les variations rapides de tension ?

Voir l'indice

Déterminer la pente maximale |\mathrm{d}u_1/\mathrm{d}t| lors des transitions du signal trapézoïdal de la figure 5.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la pente maximale |\mathrm{d}u_1/\mathrm{d}t|_{\max} à partir de la forme du signal d'entrée représenté sur la figure 5.
  2. Exprimer puis calculer l'intensité maximale i_{1,\max} à l'aide du résultat établi en Q8 et de l'ordre de grandeur de C_p obtenu en Q7.
  3. Analyser l'impact de ce courant parasite (pertes, échauffement, perturbations) et justifier sa criticité pour les variations rapides (\mathrm{d}u_1/\mathrm{d}t élevé).
Voir la réponse courte

Courant capacitif en \omega C_p U, proportionnel à la fréquence donc particulièrement gênant lors de commutations rapides.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q8, le courant appelé au primaire à vide (i_2 = 0) en présence de la capacité parasite s'écrit :

i_1(t) = (1 - m)^2 C_p \frac{\mathrm{d}u_1}{\mathrm{d}t}

D'après le chronogramme de la figure 5, la tension d'entrée varie de \Delta U_1 = 9\text{ V} sur une durée de commutation :

\Delta t = 1{,}05\,\mu\text{s} - 1{,}00\,\mu\text{s} = 0{,}05\,\mu\text{s} = 50\text{ ns}

La dérivée temporelle maximale en valeur absolue vaut donc :

\left|\frac{\mathrm{d}u_1}{\mathrm{d}t}\right|_{\max} = \frac{\Delta U_1}{\Delta t} = \frac{9}{5{,}0 \times 10^{-8}} = 1{,}8 \times 10^8\text{ V}\cdot\text{s}^{-1}

Avec m = 0{,}9, il vient (1 - m)^2 = 0{,}01. En retenant pour la capacité parasite l'estimation de la question Q7, soit C_p \approx 70\text{ pF} (comprise typiquement entre 50\text{ pF} et 100\text{ pF}) :

\begin{aligned} i_{1,\max} &= (1 - m)^2 C_p \left|\frac{\mathrm{d}u_1}{\mathrm{d}t}\right|_{\max} \\ i_{1,\max} &\approx 0{,}01 \times (70 \times 10^{-12}) \times (1{,}8 \times 10^8) \approx 1{,}3 \times 10^{-4}\text{ A} = 0{,}13\text{ mA} \end{aligned}
\boxed{i_{1,\max} \sim 0{,}1\text{ mA}}

Effets de ce courant :

  • Un appel de courant non nul au primaire alors même que le secondaire est à vide (i_2 = 0) ;
  • Des pertes par effet Joule supplémentaires dans la résistance des enroulements R_e, provoquant un échauffement du composant et une chute du rendement global ;
  • L'apparition de pics de courant brefs et intenses susceptibles de générer des bruits de commutation et des perturbations électromagnétiques (problèmes de CEM).

Importance lors des variations rapides de tension : Le courant de couplage étant directement proportionnel à la dérivée temporelle de la tension (i_1 \propto \mathrm{d}u_1/\mathrm{d}t), des fronts de montée ou de descente très raides (fréquences de commutation élevées ou temps de transition très courts) maximisent la dérivée et conduisent à de forts pics de courant impulsionnels. Ce défaut est d'autant plus pénalisant que la miniaturisation des transformateurs impose justement de travailler à haute fréquence pour réduire l'encombrement des circuits magnétiques.

Résultat

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B · Le matériau magnétique

Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : moment magnétique, magnéton de bohr

Dans le modèle de Bohr, un électron possède une trajectoire circulaire autour d'un noyau atomique immobile. Le moment cinétique de l'électron est , où est la constante de Planck réduite. Établir l'expression du moment magnétique de cet atome, en fonction de , de la charge élémentaire et de la masse de l'électron . Effectuer l'application numérique.

Voir l'indice

Assimiler l'orbite électronique à une boucle de courant élémentaire de période T = 2\pi r / v et relier le moment cinétique orbital \sigma_e = m_e r v = \hbar au moment magnétique \mu_e = I S.

Voir la stratégie
  1. Modéliser le mouvement circulaire de l'électron comme une boucle de courant équivalente continue de rayon r et de période T, puis exprimer la norme du moment magnétique orbital \mu_e = I S.
  2. Exprimer le moment cinétique orbital \sigma_e par rapport au noyau et relier \mu_e à \sigma_e via le rapport gyromagnétique orbital.
  3. Conclure avec la quantification \sigma_e = \hbar et réaliser l'application numérique avec les constantes fournies.
Voir la réponse courte

Calcul du moment magnétique orbital \mu_e = \frac{e\hbar}{2m_e} (magnéton de Bohr) via le rapport gyromagnétique.

Voir le corrigé complet

Considérons un électron de masse m_e et de charge -e, décrivant une trajectoire circulaire de rayon r à la vitesse scalaire constante v. La période de révolution est :

T = \frac{2\pi r}{v}

Le passage périodique de cette charge à travers une section de la trajectoire équivaut à un courant électrique continu moyen d'intensité :

I = \frac{e}{T} = \frac{e v}{2\pi r}

La boucle de courant délimite une surface plane d'aire S = \pi r^2. La norme du moment magnétique orbital associé vaut donc :

\mu_e = I S = \left(\frac{e v}{2\pi r}\right) (\pi r^2) = \frac{1}{2} e v r

Par ailleurs, le moment cinétique de l'électron calculé au centre de la trajectoire (noyau immobile) est orthogonal au plan de la trajectoire et sa norme s'écrit :

\sigma_e = \|\vec{r} \wedge (m_e \vec{v})\| = m_e v r

d'où le produit v r = \frac{\sigma_e}{m_e}. On en déduit la relation entre moment magnétique et moment cinétique :

\mu_e = \frac{e}{2 m_e} \sigma_e

Compte tenu de la condition de quantification imposée par le modèle de Bohr, \sigma_e = \hbar, on obtient :

\boxed{\mu_e = \frac{e \hbar}{2 m_e}}

Application numérique : Avec les données de l'énoncé :

  • e = 1{,}60 \times 10^{-19}\ \text{C}
  • \hbar = 1{,}055 \times 10^{-34}\ \text{J}\cdot\text{s}
  • m_e = 9{,}0 \times 10^{-31}\ \text{kg}
\mu_e = \frac{1{,}60 \times 10^{-19} \times 1{,}055 \times 10^{-34}}{2 \times 9{,}0 \times 10^{-31}} \approx 9{,}38 \times 10^{-24}\ \text{A}\cdot\text{m}^2

En conservant deux chiffres significatifs (précision sur m_e) :

\boxed{\mu_e \approx 9{,}4 \times 10^{-24}\ \text{A}\cdot\text{m}^2 \quad (\text{ou }\text{J}\cdot\text{T}^{-1})}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question très peu réussie : moins de 4 % de démonstrations rigoureuses du magnéton de Bohr, à exprimer en A·m².

« Moins de 4 % des candidats établissent rigou reusement l’expression du magnéton de Bohr dans le cadre du modèle de Bohr. »

« Il est préférable d’exprimer un moment magnétique en A ⋅m2 plutôt qu’en C ⋅J ⋅s ⋅kg−1 et l’aimantation en A ⋅m−1 plutôt qu’en C ⋅J ⋅s ⋅kg−1 ⋅m−3. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : aimantation, aimantation de saturation

Un matériau ferromagnétique de masse molaire , de masse volumique , est formé d'atomes de moment magnétique où . Quelle est l'expression de l'aimantation de saturation , valeur de l'aimantation du matériau quand tous les moments magnétiques sont alignés et de même sens ? Calculer la valeur pour le fer pour lequel .

Voir l'indice

Exprimer le nombre d'atomes par unité de volume à partir de la masse volumique \rho et de la masse molaire M, puis sommer les moments magnétiques individuels alignés.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le nombre d'atomes par unité de volume n_v à partir de la masse volumique \rho, de la masse molaire M et du nombre d'Avogadro \mathcal{N}_a.
  2. Définir l'aimantation de saturation M_{\text{sat}} comme la densité volumique maximale de moment magnétique, obtenue lorsque tous les moments atomiques z\mu_e sont alignés.
  3. Effectuer l'application numérique avec les constantes fournies pour le fer.
Voir la réponse courte

Calcul de la densité volumique de dipôles : M_{\text{sat}} = \frac{\rho \mathcal{N}_A}{M} z \mu_e.

Voir le corrigé complet

L'aimantation \vec{M} d'un milieu correspond à la densité volumique de moment magnétique :

\vec{M} = \frac{\mathrm{d}\vec{m}}{\mathrm{d}V}

La quantité de matière par unité de volume est \dfrac{\rho}{M}, ce qui donne un nombre d'atomes par unité de volume égal à :

n_v = \frac{\rho \mathcal{N}_a}{M}

Lorsque le matériau atteint sa saturation ferromagnétique, tous les moments magnétiques atomiques individuels \vec{m}_{\text{atome}} = z\vec{\mu}_e sont rigoureusement alignés et orientés dans le même sens. L'aimantation de saturation s'écrit donc :

M_{\text{sat}} = n_v \, z \mu_e = \frac{\rho \mathcal{N}_a \, z \mu_e}{M}

En introduisant l'expression de \mu_e = \dfrac{e\hbar}{2m_e} établie à la question Q10, on obtient :

\boxed{M_{\text{sat}} = \frac{\rho \mathcal{N}_a z e \hbar}{2 M m_e}}

Application numérique pour le fer (z = 4) : Avec les données de l'énoncé :

  • \rho = 7{,}87 \times 10^3\ \text{kg}\cdot\text{m}^{-3}
  • M = 55{,}8\ \text{g}\cdot\text{mol}^{-1} = 55{,}8 \times 10^{-3}\ \text{kg}\cdot\text{mol}^{-1}
  • \mathcal{N}_a = 6{,}02 \times 10^{23}\ \text{mol}^{-1}
  • z = 4
  • \mu_e \approx 9{,}38 \times 10^{-24}\ \text{A}\cdot\text{m}^2

On calcule tout d'abord la densité volumique atomique :

n_v = \frac{7{,}87 \times 10^3 \times 6{,}02 \times 10^{23}}{55{,}8 \times 10^{-3}} \approx 8{,}49 \times 10^{28}\ \text{atomes}\cdot\text{m}^{-3}

Puis la valeur de l'aimantation de saturation :

M_{\text{sat}}(\text{Fe}) = 8{,}49 \times 10^{28} \times 4 \times 9{,}38 \times 10^{-24} \approx 3{,}19 \times 10^6\ \text{A}\cdot\text{m}^{-1}
\boxed{M_{\text{sat}}(\text{Fe}) \approx 3{,}2 \times 10^6\ \text{A}\cdot\text{m}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il est préférable d'exprimer une aimantation en A·m⁻¹ et un moment magnétique en A·m².

« Il est préférable d’exprimer un moment magnétique en A ⋅m2 plutôt qu’en C ⋅J ⋅s ⋅kg−1 et l’aimantation en A ⋅m−1 plutôt qu’en C ⋅J ⋅s ⋅kg−1 ⋅m−3. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : moment magnétique, boucle de courant

En reprenant la valeur précédente de , quel serait le moment magnétique à saturation d'un cube de fer de côté ? Quelle serait l'intensité parcourant une boucle circulaire de diamètre de moment magnétique ? Commenter.

Voir l'indice

Calculer le moment dipolaire m_a = M_{\text{sat}} a^3, puis écrire l'équivalence avec une spire parcourue par un courant I : m_a = I \cdot (\pi D^2/4).

Voir la stratégie
  1. Exprimer le moment magnétique total m_a du cube à saturation par le produit de l'aimantation de saturation M_{\text{sat}} par le volume V = a^3.
  2. Exprimer le moment magnétique d'une spire circulaire de surface \mathcal{S} = \frac{\pi D^2}{4} parcourue par un courant I, puis en déduire I telle que m = m_a.
  3. Analyser l'ordre de grandeur de l'intensité obtenue au regard des dimensions microscopiques de la boucle.
Voir la réponse courte

Moment m_a = M_{\text{sat}} V et courant équivalent I = m_a/S, illustrant l'intensité colossale des courants microscopiques d'aimantation.

Voir le corrigé complet

Le volume d'un cube de fer de côté a = 150\ \mu\text{m} est :

V = a^3 = (150 \times 10^{-6}\ \text{m})^3 = 3{,}38 \times 10^{-12}\ \text{m}^3

À saturation, tous les moments magnétiques atomiques sont alignés dans la même direction et le même sens. Le moment magnétique m_a du cube s'écrit alors, en utilisant la valeur M_{\text{sat}} \approx 3{,}2 \times 10^6\ \text{A}\cdot\text{m}^{-1} obtenue à la question Q11 :

m_a = M_{\text{sat}} V

Application numérique :

m_a = 3{,}19 \times 10^6 \times 3{,}38 \times 10^{-12} \approx 1{,}1 \times 10^{-5}\ \text{A}\cdot\text{m}^2
\boxed{m_a \approx 1{,}1 \times 10^{-5}\ \text{A}\cdot\text{m}^2}

Une boucle circulaire plane de diamètre D = 150\ \mu\text{m} délimite une surface :

\mathcal{S} = \frac{\pi D^2}{4}

Le moment magnétique d'une telle boucle parcourue par une intensité I vaut m = I\mathcal{S}. En imposant m = m_a, et en notant que D = a, on en déduit :

I = \frac{m_a}{\mathcal{S}} = \frac{M_{\text{sat}} a^3}{\frac{\pi a^2}{4}} = \frac{4}{\pi} M_{\text{sat}} a

Application numérique :

I = \frac{4}{\pi} \times 3{,}19 \times 10^6 \times 150 \times 10^{-6} \approx 6{,}1 \times 10^2\ \text{A}
\boxed{I \approx 6{,}1 \times 10^2\ \text{A}}

Commentaire : Une intensité de plus de 600\ \text{A} circulant dans une boucle de diamètre microscopique (150\ \mu\text{m}) conduirait, pour n'importe quel conducteur réel non supraconducteur, à une densité de courant gigantesque et à une vaporisation immédiate par effet Joule. Cette comparaison met en évidence l'intensité remarquable de l'aimantation spontanée de la matière ferromagnétique, issue du couplage d'échange quantique alignant les moments magnétiques élémentaires à l'échelle atomique.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Privilégiez les unités usuelles : A·m² pour le moment magnétique et A·m⁻¹ pour l'aimantation.

« Il est préférable d’exprimer un moment magnétique en A ⋅m2 plutôt qu’en C ⋅J ⋅s ⋅kg−1 et l’aimantation en A ⋅m−1 plutôt qu’en C ⋅J ⋅s ⋅kg−1 ⋅m−3. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : symétrie, tore magnétique

On suppose les normes des champs d'excitation magnétique et magnétique uniformes dans le tore. À quelle condition sur la géométrie du tore cette hypothèse est-elle justifiée ?

Voir l'indice

Comparer la dimension transversale de la section \sqrt{S_t} au rayon moyen du tore R_m = \ell_t / (2\pi) pour justifier l'hypothèse de tore mince.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ d'excitation \vec{H} en un point quelconque du tore en appliquant le théorème d'Ampère le long d'un contour circulaire centré sur l'axe de révolution.
  2. Identifier la dépendance spatiale de H(r) et B(r), puis en déduire la condition géométrique garantissant que leurs variations dans la section sont négligeables (modèle du « tore mince »).
  3. Valider numériquement cette hypothèse à l'aide des données de l'énoncé.
Voir la réponse courte

Le tore doit être mince (rayon de section très inférieur au rayon moyen du tore).

Voir le corrigé complet

Considérons un contour circulaire \mathcal{C} d'axe l'axe de révolution du tore et de rayon r (R_{\text{int}} \leqslant r \leqslant R_{\text{ext}}), orienté dans le sens des aiguilles d'une montre (selon \vec{e}_\theta). D'après la symétrie de révolution, \vec{H} = H(r)\,\vec{e}_\theta. Le théorème d'Ampère appliqué à l'excitation magnétique s'écrit :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{H} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = H(r) \times 2\pi r = N_t\,i \implies H(r) = \frac{N_t\,i}{2\pi r}

Dans le domaine linéaire, le champ magnétique s'en déduit par B(r) = \mu_0\mu_r H(r) \propto \frac{1}{r}.

Les champs \vec{H} et \vec{B} ne sont donc pas rigoureusement uniformes : leur amplitude décroît en 1/r du bord intérieur au bord extérieur. Pour que l'on puisse considérer ces normes comme uniformes dans toute la section droite du tore, il faut que la variation relative de r soit négligeable, c'est-à-dire que l'épaisseur radiale \Delta r = R_{\text{ext}} - R_{\text{int}} (ou la dimension transverse caractéristique \sqrt{S_t}) soit très petite devant le rayon moyen R_m = \frac{\ell_t}{2\pi} :

\boxed{\Delta r \ll R_m \quad \text{soit} \quad \sqrt{S_t} \ll \frac{\ell_t}{2\pi}}

C'est l'approximation classique du tore mince.

Numériquement, avec les données du problème :

\begin{aligned} R_m &= \frac{\ell_t}{2\pi} = \frac{12{,}5 \times 10^{-2}}{2\pi} \approx 1{,}99\text{ cm} \approx 2{,}0\text{ cm} \\ \sqrt{S_t} &= \sqrt{0{,}6}\text{ cm} \approx 0{,}77\text{ cm} \quad (\text{soit un rayon de section } r_t = \sqrt{S_t/\pi} \approx 0{,}44\text{ cm}) \end{aligned}

L'épaisseur de la section reste significativement plus petite que le rayon moyen (r_t/R_m \approx 0{,}22), ce qui justifie l'hypothèse au premier ordre.

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : symétrie, théorème d'ampère

En travaillant en coordonnées cylindriques, d'axe l'axe de révolution du tore, justifier que et .

Voir l'indice

Utiliser les symétries de la distribution de courant : tout plan contenant l'axe Oz est un plan d'antisymétrie pour le courant.

Voir la stratégie
  1. Identifier les symétries de la distribution de courant dans les coordonnées cylindriques (r, \theta, z) liées à l'axe de révolution du tore.
  2. En déduire la direction des champs \vec{H} et \vec{B} à l'aide des règles de symétrie des pseudovecteurs.
Voir la réponse courte

Invariances par rotation et translation, plans de symétrie de courants : le champ est orthoradial \vec{B}=B\vec{e}_\theta.

Voir le corrigé complet

Soit un point M(r, \theta, z) à l'intérieur du tore.

Le plan méridien passant par M, défini par la base (\vec{e}_r, \vec{e}_z), est le plan de coupe contenant la section du tore. Les spires étant enroulées autour du tore et leur nombre N_t = 500 étant élevé, on peut négliger le pas de l'hélice d'enroulement : les lignes de courant sont contenues dans ces plans méridiens.

Le plan méridien (M, \vec{e}_r, \vec{e}_z) est donc un plan de symétrie de la distribution de courant électrique :

\mathcal{P}_s = (M, \vec{e}_r, \vec{e}_z).

Le champ magnétique \vec{B} et le champ d'excitation magnétique \vec{H} étant des vecteurs axiaux (ou pseudovecteurs), ils sont orthogonaux en tout point d'un plan de symétrie de leurs sources de courant.

Le vecteur unitaire orthogonal au plan méridien étant \vec{e}_\theta, on en déduit :

\boxed{\vec{H} = H\,\vec{e}_\theta \quad \text{et} \quad \vec{B} = B\,\vec{e}_\theta}

Cette colinéarité est par ailleurs cohérente avec la relation constitutive linéaire et isotrope \vec{B} = \mu_0 \mu_r \vec{H}.

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : théorème d'ampère, excitation magnétique

Exprimer les champs et en fonction de , , , et . Préciser les orientations choisies.

Voir l'indice

Appliquer le théorème d'Ampère sur un contour circulaire d'axe Oz de longueur \ell_t passant au cœur du tore magnétique.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème d'Ampère au champ d'excitation magnétique \vec{H} sur un contour circulaire moyen à l'intérieur du tore, en reliant son orientation à celle du courant i selon la règle de la main droite.
  2. Utiliser la relation constitutive linéaire \vec{B} = \mu_0 \mu_r \vec{H} dans le matériau pour en déduire l'expression de B.
Voir la réponse courte

Théorème d'Ampère sur un cercle d'axe de révolution : H = \frac{N_t i}{\ell_t} et B = \mu_0 \mu_r H.

Voir le corrigé complet

Considérons comme contour d'Ampère \mathcal{C} le cercle d'axe Oz, de rayon moyen R_m = \frac{\ell_t}{2\pi}, situé au cœur du tore.

Ce contour est orienté par le vecteur unitaire orthoradial \vec{e}_\theta. Selon la règle de la main droite (ou du tire-bouchon), le sens de parcours sur \mathcal{C} définit une normale à une surface s'appuyant sur ce contour ; on oriente le sens positif du courant i dans les spires de sorte que le courant total enlacé soit :

I_{\text{enlacé}} = N_t \, i

D'après la question Q14, \vec{H} = H \vec{e}_\theta. De plus, d'après l'approximation du tore mince (question Q13), la composante H est uniforme le long du contour circulaire de longueur \ell_t = 2\pi R_m. La circulation de \vec{H} s'écrit alors :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{H} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \oint_{\mathcal{C}} H \, R_m \, \mathrm{d}\theta = H \, \ell_t

D'après le théorème d'Ampère appliqué au champ \vec{H} en régime quasi stationnaire :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{H} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = I_{\text{enlacé}} \implies H \, \ell_t = N_t \, i

d'où :

\boxed{H = \frac{N_t \, i}{\ell_t}}

Le milieu ferromagnétique étant étudié dans son domaine linéaire, la relation constitutive s'écrit \vec{B} = \mu_0 \mu_r \vec{H}. Les vecteurs \vec{B} et \vec{H} étant tous deux orientés selon \vec{e}_\theta, on obtient pour la composante B :

\boxed{B = \frac{\mu_0 \mu_r N_t \, i}{\ell_t}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Définissez et représentez impérativement un contour d'Ampère orienté pour appliquer le théorème.

« Le sens d’enroulement du bobinage torique n’est pas imposé par le sujet, pas plus que le sens de l’axe Oz. L’énoncé guide les candidats par un généreux « préciser les orientations choisies ». Malgré cela, la moitié des candidats ne représente aucun contour d’Ampère orienté, rendant l’application du théorème d’Ampère totalement vaine. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : loi de faraday, perméabilité complexe

En déduire l'expression de l'impédance . Y a-t-il dissipation d'énergie dans le matériau ?

Voir l'indice

Calculer le flux propre total à travers les N_t spires et appliquer la loi de Faraday pour en déduire l'impédance complexe en régime linéaire sans pertes.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux magnétique total \Phi à travers les N_t spires du bobinage à partir du champ magnétique \vec{B} obtenu en Q15.
  2. Utiliser la loi de Faraday en convention récepteur pour établir la relation tension-courant, puis passer en notation complexe pour déterminer l'impédance \underline{Z}.
  3. Examiner la partie réelle de \underline{Z} afin de statuer sur la dissipation d'énergie.
Voir la réponse courte

Flux total et fem induite : \underline{Z} = j\omega \underline{L}, avec une partie réelle non nulle si \mu_r est complexe (pertes).

Voir le corrigé complet

Le flux propre du champ magnétique à travers une spire de section S_t orientée selon la règle de la main droite associée au sens du courant i s'écrit, compte tenu de l'uniformité de \vec{B} = B \vec{e}_\theta sur la section :

\phi_1 = \iint_{S_t} \vec{B} \cdot \vec{e}_\theta \, \mathrm{d}S = B \, S_t

Le flux total embrassé par les N_t spires en série est donc :

\Phi = N_t \phi_1 = N_t B S_t = \frac{\mu_0 \mu_r N_t^2 S_t}{\ell_t} i(t)

En convention récepteur (figure 6, la flèche de tension u(t) pointant vers la borne d'entrée du courant i), la tension aux bornes de la bobine idéale s'exprime selon la loi de Faraday par :

u(t) = \frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} = L_t \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} \quad \text{avec} \quad L_t = \frac{\mu_0 \mu_r N_t^2 S_t}{\ell_t}

En régime sinusoïdal établi, en passant aux amplitudes complexes associées (\underline{u} = j\omega L_t \underline{i}), l'impédance du tore s'écrit :

\boxed{\underline{Z} = \frac{\underline{u}}{\underline{i}} = j \, \frac{\mu_0 \mu_r N_t^2 S_t \omega}{\ell_t} = j L_t \omega}

La perméabilité relative \mu_r étant ici un scalaire réel, l'impédance \underline{Z} est un imaginaire pur :

Z_r = \mathrm{Re}(\underline{Z}) = 0

La puissance moyenne consommée par le dipôle est donc :

P = \mathrm{Re}(\underline{Z}) \, I_{\mathrm{eff}}^2 = 0

Il n'y a donc aucune dissipation d'énergie dans le matériau ferromagnétique dans ce modèle linéaire sans pertes.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à orienter explicitement la surface à travers laquelle vous calculez le flux magnétique.

« Les correcteurs ont également sanctionné les déterminations de flux de champ magnétique en Q16. à travers des surfaces non orientées. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : puissance moyenne, perméabilité complexe

Exprimer la puissance moyenne consommée dans le tore en fonction de la valeur efficace de l'intensité et des caractéristiques du milieu.

Voir l'indice

Calculer la partie réelle de l'impédance complexe du tore \underline{Z} lorsque \underline{\mu_r} = \mu'_r - j\mu''_r et appliquer P_c = \mathrm{Re}(\underline{Z}) I_{\text{eff}}^2.

Voir la stratégie
  1. Généraliser l'impédance complexe \underline{Z} établie à la question Q16 en y injectant la perméabilité relative complexe \underline{\mu_r} = \mu_r' - j\mu_r''.
  2. Exprimer la puissance moyenne consommée par le dipôle à l'aide de la partie réelle de son impédance et de la valeur efficace du courant : P_c = \mathrm{Re}(\underline{Z}) I_{\text{eff}}^2.
Voir la réponse courte

Puissance moyenne P = \mathrm{Re}(\underline{Z}) I_{\text{eff}}^2, proportionnelle à \mu''_r et à la fréquence.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, l'impédance de la bobine torique s'écrit :

\underline{Z} = j \frac{\mu_0 \underline{\mu_r} N_t^2 S_t \omega}{\ell_t}

En introduisant la perméabilité relative complexe \underline{\mu_r} = \mu_r' - j \mu_r'', il vient :

\begin{aligned} \underline{Z} &= j \frac{\mu_0 (\mu_r' - j \mu_r'') N_t^2 S_t \omega}{\ell_t} \\ &= \frac{\mu_0 \mu_r'' N_t^2 S_t \omega}{\ell_t} + j \frac{\mu_0 \mu_r' N_t^2 S_t \omega}{\ell_t} \end{aligned}

La puissance moyenne consommée par un dipôle passif linéaire parcouru par un courant d'intensité efficace I_{\text{eff}} est donnée par :

P_c = \mathrm{Re}(\underline{Z}) \, I_{\text{eff}}^2

D'où l'expression de la puissance moyenne consommée dans le tore :

\boxed{P_c = \frac{\mu_0 \mu_r'' \omega N_t^2 S_t}{\ell_t} I_{\text{eff}}^2}

Résultat

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Question 18

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Schéma ou tracé

Notions : cycle d'hystérésis, champ rémanent

Dans le cadre d'un matériau de perméabilité relative complexe, tracer l'allure du cycle du matériau ferromagnétique. Évaluer le champ magnétique rémanent et l'excitation coercitive . On prendra les valeurs des paramètres données en fin de problème ainsi que les valeurs , et l'intensité maximale dans la bobine .

Voir l'indice

Écrire les équations paramétriques H(t) = H_{\max}\cos(\omega t) et B(t) = \mu_0 | \underline{\mu_r} | H_{\max} \cos(\omega t - \varphi) pour obtenir une ellipse ; évaluer B_r = B(H=0) et H_c = H(B=0).

Voir la stratégie
  1. Établir les équations paramétriques H(t) et B(t) à partir de la perméabilité relative complexe \underline{\mu_r} = \mu'_r - j\mu''_r pour en déduire l'équation cartésienne du cycle B(H).
  2. En déduire graphiquement et analytiquement le champ rémanent B_r = B(H=0) et le champ coercitif H_c tel que B(\pm H_c) = 0.
  3. Effectuer les applications numériques avec les valeurs fournies.
Voir la réponse courte

Trajectoire elliptique dans le plan (H, B) modélisant le cycle d'hystérésis linéaire à pertes ; calcul de B_r et H_c.

Voir le corrigé complet

Le courant traversant l'enroulement torique s'écrit i(t) = I_{\max}\cos(\omega t). D'après la question Q15, le champ d'excitation magnétique s'écrit :

H(t) = H_{\max}\cos(\omega t) \quad \text{avec} \quad H_{\max} = \frac{N_t I_{\max}}{\ell_t}

En notation complexe, avec \underline{H}(t) = H_{\max}\mathrm{e}^{j\omega t}, la relation constitutive s'écrit :

\underline{B}(t) = \mu_0 \underline{\mu_r} \underline{H}(t) = \mu_0 (\mu'_r - j\mu''_r) H_{\max} (\cos\omega t + j\sin\omega t)

Le champ réel B(t) = \mathrm{Re}(\underline{B}(t)) vaut donc :

B(t) = \mu_0 H_{\max} \left(\mu'_r \cos(\omega t) + \mu''_r \sin(\omega t)\right) = \mu_0 \mu'_r H(t) + \mu_0 \mu''_r H_{\max} \sin(\omega t)

Comme \sin(\omega t) = \pm \sqrt{1 - \cos^2(\omega t)} = \pm \sqrt{1 - \left(\frac{H}{H_{\max}}\right)^2}, la relation B(H) s'écrit :

\left(\frac{B - \mu_0 \mu'_r H}{\mu_0 \mu''_r H_{\max}}\right)^2 + \left(\frac{H}{H_{\max}}\right)^2 = 1

Il s'agit de l'équation d'une ellipse centrée à l'origine, inclinée selon la droite de pente \mu_0 \mu'_r, parcourue dans le sens trigonométrique au cours du temps.

1. Champ magnétique rémanent B_r :
Il correspond à la valeur de B lorsque H = 0 (soit \cos(\omega t) = 0 et \sin(\omega t) = 1) :

\boxed{B_r = \mu_0 \mu''_r H_{\max} = \frac{\mu_0 \mu''_r N_t I_{\max}}{\ell_t}}

2. Excitation coercitive H_c :
Elle correspond à la valeur positive de |H| pour laquelle B = 0 :

B(t) = 0 \iff \mu'_r \cos(\omega t) + \mu''_r \sin(\omega t) = 0 \iff \tan(\omega t) = -\frac{\mu'_r}{\mu''_r}

On en déduit :

\cos^2(\omega t) = \frac{1}{1 + \tan^2(\omega t)} = \frac{(\mu''_r)^2}{(\mu'_r)^2 + (\mu''_r)^2}

Comme \mu''_r \ll \mu'_r (4 \ll 10^3), on a \sqrt{(\mu'_r)^2 + (\mu''_r)^2} \simeq \mu'_r, d'où :

\boxed{H_c = H_{\max} \frac{\mu''_r}{\sqrt{(\mu'_r)^2 + (\mu''_r)^2}} \simeq \frac{\mu''_r}{\mu'_r} H_{\max} = \frac{\mu''_r}{\mu'_r} \frac{N_t I_{\max}}{\ell_t}}

Applications numériques :

\begin{aligned} H_{\max} &= \frac{500 \times 12}{0{,}125} = 4{,}8 \times 10^4\text{ A}\cdot\text{m}^{-1} \\ B_r &= 1{,}26 \times 10^{-6} \times 4 \times 4{,}8 \times 10^4 \approx \mathbf{0{,}24\text{ T}} \\ H_c &= 4{,}8 \times 10^4 \times \frac{4}{10^3} \approx \mathbf{1{,}9 \times 10^2\text{ A}\cdot\text{m}^{-1}} \end{aligned}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : perte fer, perte par hystérésis

Calculer la puissance moyenne dissipée dans le tore ferromagnétique. Quelle est la nature de cette perte ?

Voir l'indice

Calculer l'énergie dissipée par période à l'aide de l'aire du cycle d'hystérésis dans le plan (H, B) intégrée sur le volume du tore.

Voir la stratégie
  1. Utiliser l'expression de la puissance moyenne consommée établie à la question Q17 en reliant la valeur efficace de l'intensité à sa valeur maximale : I_{\text{eff}} = \frac{I_{\max}}{\sqrt{2}}.
  2. Effectuer l'application numérique avec les grandeurs fournies dans les données générales et spécifiques de la partie I.
  3. Identifier la nature physique de ces pertes associées au déphasage temporel entre \vec{B} et \vec{H} (partie imaginaire \mu''_r).
Voir la réponse courte

Calcul numérique de la puissance dissipée dans le volume du tore, due au retard de l'aimantation (pertes hystérésis).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q17, la puissance moyenne consommée dans le tore ferromagnétique s'écrit :

P_{\text{diss}} = P_c = \frac{\mu_0 \mu_r'' \omega N_t^2 S_t}{\ell_t} I_{\text{eff}}^2

Le courant étant sinusoïdal d'amplitude maximale I_{\max}, sa valeur efficace est I_{\text{eff}} = \frac{I_{\max}}{\sqrt{2}}, d'où I_{\text{eff}}^2 = \frac{I_{\max}^2}{2}. L'expression devient :

P_{\text{diss}} = \frac{\mu_0 \mu_r'' \pi f_0 N_t^2 S_t}{\ell_t} I_{\max}^2

Application numérique :

  • \mu_0 = 1{,}26 \times 10^{-6}\ \text{H}\cdot\text{m}^{-1}
  • \mu_r'' = 4
  • f_0 = 50\ \text{Hz} \implies \omega = 2\pi f_0 = 100\pi\ \text{rad}\cdot\text{s}^{-1}
  • N_t = 500
  • S_t = 0{,}6\ \text{cm}^2 = 0{,}6 \times 10^{-4}\ \text{m}^2
  • \ell_t = 12{,}5\ \text{cm} = 0{,}125\ \text{m}
  • I_{\max} = 12\ \text{A} \implies I_{\text{eff}}^2 = 72\ \text{A}^2
\begin{aligned} P_{\text{diss}} &= \frac{1{,}26 \times 10^{-6} \times 4 \times (100\pi) \times 500^2 \times 0{,}6 \times 10^{-4}}{0{,}125} \times 72 \\ &= \frac{5{,}04 \times 10^{-6} \times 314{,}16 \times 2{,}5 \times 10^5 \times 6{,}0 \times 10^{-5}}{0{,}125} \times 72 \\ &\approx 13{,}7\ \text{W} \end{aligned}
\boxed{P_{\text{diss}} \approx 14\ \text{W}}

Nature de la perte : Cette puissance dissipée correspond aux pertes par hystérésis magnétique (également qualifiées de « pertes fer »).

À l'échelle microscopique, elles proviennent du déplacement irréversible des parois des domaines magnétiques (parois de Bloch) et du basculement irréversible de l'aimantation dans le matériau soumis à un champ magnétique variable, ce qui dissipe de l'énergie sous forme thermique.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2023 ?

Surtout 4 chapitres : Magnétostatique (36 % des questions, parties I et III), Ondes mécaniques et acoustiques (18 %, partie II), Induction électromagnétique (13 %) et Conversion de puissance (12 %). Plus ponctuellement : Électrostatique, Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire, Circuits électriques et régimes transitoires et Électronique numérique : échantillonnage et modulation.

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2023 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 12 questions sur 39 (31 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI : Q1 à Q4, Q6, Q12, Q21, Q23, Q24, Q26, Q27 et Q29. Avec les autres programmes de première année : 12 en MP2I et 12 en TSI1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2023 ?

Environ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie I est la plus longue (environ 1 h 30).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2023 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q18 (cycle d'hystérésis), Q25 (onde stationnaire), Q36 (magnétomètre fluxgate) et Q39 (limite de détection).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2023 ?

Questions de cours : Q1 (loi d'ohm locale) et Q14 (symétrie). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q3 (pont diviseur de tension), Q10 (moment magnétique), Q15 (théorème d'ampère), Q24 (équation de d'alembert), Q26 (résonance) et Q31 (solénoïde infini).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2023 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (16 sur 39), par exemple : Q2, Q3, Q5, Q9, Q11, Q13 à Q15, Q17, Q19, Q22, Q29, Q31, Q32…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q1, Q24 et Q25.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2023 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury parle de questions aux difficultés graduées, avec une meilleure réussite sur la partie I.A et la partie II guidée, mais des réponses globalement décevantes sur les milieux magnétiques (I.B et III). Moyenne : 9,31/20 (écart-type 3,98, 4 155 présents).

Pourquoi la mesure au magnétomètre fluxgate s'effectue-t-elle à l'harmonique 2 en Q37 ?

Parce qu'en l'absence de champ extérieur continu, les alternances sont symétriques et le spectre ne comporte que des harmoniques impairs. L'application d'un champ continu brise cette symétrie et fait naître une raie à 2f, directement proportionnelle à ce champ.

Que représente la partie imaginaire de la perméabilité relative en Q17 et Q18 ?

Elle traduit le retard de l'aimantation par rapport à l'excitation magnétique et quantifie les pertes par hystérésis dans le milieu. Elle rend l'impédance de la bobine dissipative et confère au cycle B(H) une forme d'ellipse d'aire non nulle.

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