Corrigé détaillé ENS Physique PSI 2020, épreuve U (page 3/4 : Partie 2)
Micromagnétisme et Mémoires MRAM
- 59 questions corrigées
- Sujet accessible
- Faisable en PCSI, MPSI et PTSI : 43 questions sur 59, parties 2 et 3.1
- Vérifié question par question
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Partie 2 : Dynamique
2.1 · Précession de Larmor
Question 25
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : moment cinétique, analyse dimensionnelle
Donner les unités d'un moment cinétique dans les unités de base du système international (m, kg, s, A, K).
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Utiliser la définition mécanique \boldsymbol{r} \wedge \boldsymbol{p} pour identifier la dimension en unités fondamentales.
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Le moment cinétique s'exprime en \mathrm{kg\cdot m^2\cdot s^{-1}} ou \mathrm{J\cdot s}.
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Le moment cinétique d'un point matériel de masse m et de vitesse \boldsymbol{v} par rapport à une origine O est défini par :
En termes de dimensions physiques :
Dans les unités de base du Système international (\mathrm{m}, \mathrm{kg}, \mathrm{s}, \mathrm{A}, \mathrm{K}), le moment cinétique \boldsymbol{J} s'exprime donc en :
Résultat
Question 26
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : rapport gyromagnétique, modèle de bohr
En négligeant pour un temps le caractère quantique de l'électron, c'est-à-dire son spin, et en considérant un électron de charge et de masse sur une trajectoire circulaire uniforme autour d'un noyau atomique, montrer que son moment magnétique est proportionnel à son moment cinétique orbital, c'est-à-dire . Pour cela, on pourra exprimer tour à tour et en termes du rayon de l'orbite de l'électron et de sa période de révolution , ainsi que des autres données du problème. Donner l'expression du rapport gyromagnétique . Évaluer numériquement .
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Calculer le courant moyen associé à la boucle I = -e/T, en déduire le moment dipolaire magnétique, et le comparer au moment cinétique classique L = m_{\mathrm{e}} r v.
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- Modéliser la trajectoire de l'électron par une boucle de courant équivalente pour déterminer son moment dipolaire magnétique orbital \boldsymbol{\mu}.
- Exprimer le moment cinétique orbital \boldsymbol{L} de l'électron en fonction de sa masse m_e, du rayon r et de la période de révolution T.
- Comparer vectoriellement \boldsymbol{\mu} et \boldsymbol{L} pour identifier le rapport gyromagnétique orbital \gamma_L, puis réaliser l'application numérique avec un chiffre significatif conformément aux consignes.
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Calcul classique de \mu = IS et L = m_e r v, donnant \gamma_L = e/(2m_e) \approx 8{,}79\cdot 10^{10}\,\mathrm{C\cdot kg^{-1}}.
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Considérons un électron de masse m_e et de charge -e décrivant à vitesse constante v une trajectoire circulaire de rayon r et de période de révolution T = \frac{2\pi r}{v}.
Expression du moment magnétique orbital Le passage régulier de la charge -e à travers une section quelconque de l'orbite équivaut à un courant électrique stationnaire :
où l'orientation positive de la boucle est choisie dans le sens de parcours de l'électron, caractérisé par le vecteur normal unitaire \boldsymbol{n}.
L'aire délimitée par la trajectoire étant \mathcal{S} = \pi r^2, le vecteur surface s'écrit \boldsymbol{S} = \pi r^2 \boldsymbol{n}. Le moment magnétique associé à cette spire élémentaire vaut :
Expression du moment cinétique orbital En mécanique du point, le moment cinétique orbital par rapport au centre de l'atome s'écrit, compte tenu de l'orthogonalité de \boldsymbol{r} et \boldsymbol{v} :
Relation de proportionnalité et rapport gyromagnétique En comparant les deux expressions vectorielles, on obtient :
On a bien la relation demandée \boldsymbol{\mu} = -\gamma_L \boldsymbol{L}, avec :
Application numérique Avec les données de l'énoncé :
- e \approx 1,6 \times 10^{-19}\text{ A}\cdot\text{s} ;
- m_e \approx 9,1 \times 10^{-31}\text{ kg}.
Avec un chiffre significatif :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : précession de larmor, équation d'évolution
En partant de l'équation de Larmor, donner sans autre forme de justification l'équation d'évolution de l'aimantation dans son champ magnétique effectif .
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Passer à la limite continue en multipliant l'équation de Larmor microscopique par la densité \rho de moments magnétiques.
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Application du théorème du moment cinétique : \mathrm{d}\boldsymbol{M}/\mathrm{d}t = -\gamma \boldsymbol{M}\wedge\boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}}.
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L'aimantation uniforme du milieu macroscopique est reliée au moment magnétique microscopique par \boldsymbol{M}(t) = \rho \boldsymbol{\mu}(t), où \rho est la densité volumique de moments magnétiques, constante et uniforme. En multipliant l'équation de Larmor (22) par \rho et en remplaçant le champ magnétique \boldsymbol{B} par le champ magnétique effectif \boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}}, on obtient directement l'équation d'évolution :
Résultat
Question 28
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : conservation de la norme, produit mixte
Vérifier que cette équation conserve la norme de l'aimantation.
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Calculer la dérivée temporelle de \|\boldsymbol{M}\|^2 = \boldsymbol{M} \cdot \boldsymbol{M} en utilisant les propriétés d'orthogonalité du produit vectoriel.
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\boldsymbol{M}\cdot(\mathrm{d}\boldsymbol{M}/\mathrm{d}t) = -\gamma \boldsymbol{M}\cdot(\boldsymbol{M}\wedge\boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}}) = 0, donc la norme de \boldsymbol{M} est conservée.
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Pour vérifier la conservation de la norme de l'aimantation \|\boldsymbol{M}(t)\|, dérivons le carré de sa norme par rapport au temps :
En utilisant l'équation d'évolution de Larmor établie à la question précédente :
puisque le produit vectoriel d'un vecteur avec lui-même est nul (\boldsymbol{M} \wedge \boldsymbol{M} = \boldsymbol{0}), ce qui assure que \boldsymbol{M} \wedge \boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}} est orthogonal à \boldsymbol{M}.
On en déduit immédiatement :
L'équation de Larmor conserve donc bien la norme de l'aimantation :
Résultat
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : équation de brown, état stationnaire
Montrer que les états stationnaires de l'aimantation correspondent aux états d'équilibre solutions de la première équation de Brown (19).
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Poser la dérivée temporelle nulle et identifier directement la relation avec la première équation de Brown.
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Régime stationnaire \mathrm{d}\boldsymbol{M}/\mathrm{d}t = \boldsymbol{0} \iff \boldsymbol{M}\wedge\boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}} = \boldsymbol{0}.
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Un état de l'aimantation est qualifié de stationnaire si le vecteur aimantation \boldsymbol{M} est indépendant du temps, c'est-à-dire si :
D'après l'équation de Larmor établie à la question Q27 :
Le rapport gyromagnétique étant strictement positif (\gamma > 0), la condition de stationnarité s'écrit de manière équivalente :
On retrouve précisément la première équation de Brown (19) régissant les états d'équilibre statique \boldsymbol{M}_0 dans le volume \mathcal{V} de l'échantillon :
Les états stationnaires de l'évolution dynamique coïncident donc rigoureusement avec les configurations d'équilibre statique de Brown.
Résultat
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : précession, conservation de l'énergie
Dans le cas simple où le champ magnétique effectif est statique, soit avec , montrer que l'énergie est constante. Pour une condition initiale quelconque, l'équation de Larmor (22) permet-elle de rendre compte de la relaxation de l'aimantation vers un état d'équilibre stable ?
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Dériver E_{\mathrm{tot}} par rapport au temps en utilisant l'équation de précession pure pour conclure sur l'absence de relaxation.
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- Dériver l'énergie totale par rapport au temps en utilisant l'hypothèse d'un champ stationnaire \frac{\mathrm{d}\boldsymbol{B}_0}{\mathrm{d}t} = \boldsymbol{0}.
- Injecter l'équation d'évolution de Larmor \frac{\mathrm{d}\boldsymbol{M}}{\mathrm{d}t} = -\gamma \boldsymbol{M}\wedge \boldsymbol{B}_0 obtenue à la question Q27 et conclure à l'aide des propriétés du produit mixte.
- Analyser l'évolution temporelle de la trajectoire de \boldsymbol{M}(t) pour déterminer si un amortissement vers l'état d'énergie minimale est envisageable sans terme dissipatif.
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La dérivée temporelle de l'énergie est nulle ; le mouvement est purement conservatif sans relaxation vers le minimum.
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Puisque le champ effectif \boldsymbol{B}_0 est statique (\frac{\mathrm{d}\boldsymbol{B}_0}{\mathrm{d}t} = \boldsymbol{0}), la dérivée temporelle de l'énergie totale E_{\mathrm{tot}} = -\mathcal{V}\boldsymbol{M}(t)\cdot \boldsymbol{B}_0 s'écrit :
D'après l'équation de Larmor établie à la question Q27, \frac{\mathrm{d}\boldsymbol{M}}{\mathrm{d}t} = -\gamma \boldsymbol{M} \wedge \boldsymbol{B}_0. On en déduit :
Le vecteur \boldsymbol{M} \wedge \boldsymbol{B}_0 étant orthogonal à \boldsymbol{B}_0, le produit scalaire (\boldsymbol{M} \wedge \boldsymbol{B}_0) \cdot \boldsymbol{B}_0 est identiquement nul :
L'énergie totale étant conservée, la composante de l'aimantation colinéaire au champ \boldsymbol{M} \cdot \boldsymbol{B}_0 = -E_{\mathrm{tot}}/\mathcal{V} reste strictement constante au cours du temps. L'aimantation précesse indéfiniment autour de l'axe de \boldsymbol{B}_0 à angle constant, sans jamais se rapprocher de la direction du champ.
Par conséquent, pour une condition initiale quelconque où \boldsymbol{M} n'est pas initialement aligné avec \boldsymbol{B}_0, l'équation de Larmor ne permet pas de rendre compte de la relaxation vers l'état d'équilibre stable d'énergie minimale \boldsymbol{M} = M_{\mathrm{s}}\frac{\boldsymbol{B}_0}{\|\boldsymbol{B}_0\|}.
Résultat
Question 31
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : symétrie temporelle, champ magnétique
Comment se transforme un champ magnétique si l'on renverse la flèche du temps ? (On pourra s'aider du fait qu'un champ magnétique peut être vu comme résultant d'une charge électrique en rotation.)
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Associer le champ magnétique au courant I ou à la vitesse de charges en orbite pour déterminer son comportement sous inversion du temps.
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Pour déterminer le comportement d'une grandeur sous l'opération de renversement du temps t \mapsto -t, on remonte à ses sources microscopiques ou cinématiques :
- La position \boldsymbol{x} et la charge électrique q sont invariantes par renversement du temps.
- La vitesse \boldsymbol{v} = \frac{\mathrm{d}\boldsymbol{x}}{\mathrm{d}t} est impaire par rapport au temps : \boldsymbol{v} \mapsto -\boldsymbol{v}.
- On en déduit la transformation du courant électrique associé, puis celle du champ magnétique \boldsymbol{B} via la loi de Biot et Savart.
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Les vitesses s'inversent sous t \to -t, donc les courants s'inversent et le champ magnétique change de signe : \boldsymbol{B} \to -\boldsymbol{B}.
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Considérons une charge électrique q décrivant une trajectoire circulaire de rayon r à la vitesse \boldsymbol{v}.
Par renversement de la flèche du temps (t \mapsto -t), la position de la charge est inchangée mais sa vitesse change de signe :
Le courant électrique I, qui correspond au flux temporel de charges, change donc de signe (I \mapsto -I) puisque la charge parcourt la boucle dans le sens rétrograde.
D'après la loi de Biot et Savart (ou le théorème d'Ampère), le champ magnétique créé par un circuit parcouru par un courant I s'écrit sous la forme :
Comme la géométrie spatiale est inchangée et que le courant I est inversé, le champ magnétique est inversé sous renversement du temps :
Le champ magnétique \boldsymbol{B} est une grandeur impaire par renversement du temps.
Résultat
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : réversibilité temporelle, équation de larmor
Comment se transforment et par renversement du temps ? Comment se transforme l'équation de Larmor après un renversement du temps ?
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Déterminer le signe des moments magnétiques sous renversement du temps, puis remplacer t par -t et les champs par leurs transformés dans l'équation de Larmor.
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\boldsymbol{M} est impair sous t \to -t, l'équation de Larmor conserve sa forme : elle est réversible.
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1. Transformation de \boldsymbol{µ} et de \boldsymbol{M} :
Le moment magnétique orbital d'un électron s'écrit \boldsymbol{\mu} = -\gamma_L \boldsymbol{L} avec \boldsymbol{L} = \boldsymbol{r} \wedge \boldsymbol{p} = m_e \, \boldsymbol{r} \wedge \boldsymbol{v}. Lors de l'opération de renversement du temps t \mapsto -t :
- la position est invariante : \boldsymbol{r} \mapsto \boldsymbol{r} ;
- la vitesse change de signe : \boldsymbol{v} \mapsto -\boldsymbol{v} ;
- le moment cinétique est donc impair : \boldsymbol{L} \mapsto -\boldsymbol{L}.
Il en va de même pour le spin intrinsèque \boldsymbol{S} et le moment cinétique total \boldsymbol{J}. Par conséquent, le moment magnétique est impair par renversement du temps :
L'aimantation \boldsymbol{M} représentant le moment magnétique par unité de volume (\boldsymbol{M} = \rho \boldsymbol{\mu}), le volume étant d'origine purement spatiale et donc invariant sous t \mapsto -t, elle se transforme de la même manière :
2. Transformation de l'équation de Larmor :
Considérons l'équation de Larmor (22) régissant l'évolution du moment magnétique :
Sous la transformation temporelle t' = -t :
- L'opérateur de dérivation temporelle change de signe : \dfrac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \mapsto -\dfrac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t'}.
Le membre de gauche devient :
\frac{\mathrm{d}\boldsymbol{\mu}}{\mathrm{d}t} \longmapsto \left(-\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t'}\right)\big(-\boldsymbol{\mu}(t')\big) = +\frac{\mathrm{d}\boldsymbol{\mu}}{\mathrm{d}t'}Pour le membre de droite, sachant que \boldsymbol{B} \mapsto -\boldsymbol{B} (d'après la question Q31) et \boldsymbol{\mu} \mapsto -\boldsymbol{\mu} :
-\gamma \boldsymbol{\mu} \wedge \boldsymbol{B} \longmapsto -\gamma (-\boldsymbol{\mu}) \wedge (-\boldsymbol{B}) = -\gamma \boldsymbol{\mu} \wedge \boldsymbol{B}
L'équation de Larmor s'écrit donc dans le sens rétrograde du temps :
(Le même raisonnement s'applique rigoureusement à l'équation pour \boldsymbol{M}(t) avec \boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}}).
Résultat
2.2 · Dissipation
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : équation de llg, produit vectoriel
Vérifier que l'équation de LLG conserve la norme de l'aimantation.
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Prendre le produit scalaire de l'équation de LLG complète avec le vecteur \boldsymbol{M}.
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Pour vérifier la conservation de la norme du vecteur aimantation au cours du temps, il suffit d'évaluer la dérivée temporelle de son carré scalaire \|\boldsymbol{M}(t)\|^2 = \boldsymbol{M} \cdot \boldsymbol{M} en effectuant le produit scalaire de l'équation de Landau-Lifshitz-Gilbert (23) par le vecteur \boldsymbol{M}.
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Le terme d'amortissement de Gilbert est orthogonal à \boldsymbol{M}, préservant \|\boldsymbol{M}\|.
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La dérivée par rapport au temps du carré de la norme de l'aimantation s'écrit :
En effectuant le produit scalaire de l'équation de Landau-Lifshitz-Gilbert (23) avec le vecteur \boldsymbol{M}, on obtient :
Par propriété du produit vectoriel, pour tout vecteur \boldsymbol{u} et tout vecteur \boldsymbol{v}, le vecteur \boldsymbol{u} \wedge \boldsymbol{v} est orthogonal à \boldsymbol{u}, ce qui implique l'annulation du produit mixte :
En appliquant cette propriété aux deux termes du membre de droite :
On en déduit immédiatement :
La norme de l'aimantation est donc rigoureusement constante au cours du temps, fixée par sa valeur initiale \|\boldsymbol{M}(t=0)\| = M_{\mathrm{s}} :
Résultat
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : équation de landau-lifshitz, double produit vectoriel
Montrer que l'équation de LLG peut se mettre sous la forme suivante, dite de Landau-Lifshitz (LL),
où sera donné en termes de et . Justifier que .
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Effectuer le produit vectoriel à gauche de l'équation de LLG par \boldsymbol{M}/M_{\mathrm{s}}, puis réinjecter l'expression de \boldsymbol{M} \wedge (\mathrm{d}\boldsymbol{M}/\mathrm{d}t) dans l'équation d'origine.
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- L'équation de Landau-Lifshitz-Gilbert (LLG) est implicite car la dérivée temporelle \frac{\mathrm{d}\boldsymbol{M}}{\mathrm{d}t} figure dans les deux membres.
- Pour l'expliciter, on calcule le produit vectoriel de \boldsymbol{M} avec l'équation de LLG, en exploitant l'identité du double produit vectoriel et l'orthogonalité \boldsymbol{M} \cdot \frac{\mathrm{d}\boldsymbol{M}}{\mathrm{d}t} = 0 établie à la question précédente.
- On réinjecte le terme \boldsymbol{M} \wedge \frac{\mathrm{d}\boldsymbol{M}}{\mathrm{d}t} ainsi obtenu dans l'équation de départ pour isoler \frac{\mathrm{d}\boldsymbol{M}}{\mathrm{d}t} et identifier \gamma_{\mathrm{LL}}.
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Produit vectoriel de LLG par \boldsymbol{M} et développement du double produit vectoriel avec \gamma_{\mathrm{LL}} = \gamma/(1+\alpha^2).
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L'équation de Landau-Lifshitz-Gilbert (23) s'écrit :
Prenons le produit vectoriel à gauche par \boldsymbol{M} de chaque membre :
D'après la formule du double produit vectoriel rappelée dans le formulaire, \boldsymbol{a} \wedge (\boldsymbol{b} \wedge \boldsymbol{c}) = \boldsymbol{b}(\boldsymbol{a}\cdot\boldsymbol{c}) - \boldsymbol{c}(\boldsymbol{a}\cdot\boldsymbol{b}), on développe le dernier terme :
Comme \|\boldsymbol{M}\| = M_{\mathrm{s}} = \text{cste}, on a d'après la question Q33 :
Le double produit vectoriel se simplifie donc en :
d'où l'expression :
En réinjectant cette expression dans l'équation de LLG initiale (23), il vient :
En regroupant les termes en \frac{\mathrm{d}\boldsymbol{M}}{\mathrm{d}t} dans le membre de gauche :
En divisant par (1 + \alpha^2), on obtient la forme de Landau-Lifshitz (24) :
avec :
Comme le coefficient d'amortissement sans dimension vérifie \alpha \ll 1 (typiquement \alpha \approx 2 \times 10^{-3}, soit \alpha^2 \approx 4 \times 10^{-6} \ll 1), un développement limité au premier ordre non nul donne :
L'écart relatif entre \gamma_{\mathrm{LL}} et \gamma est de l'ordre de \alpha^2 \sim 10^{-6}, ce qui justifie parfaitement l'approximation :
Résultat
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : couple magnétique, schéma vectoriel
Représenter les deux moments de l'équation de Landau-Lifshitz agissant sur sur le schéma de la Fig. 2 qui aura été préalablement recopié en projection dans le plan dans le cas (on choisira orienté selon ).
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Identifier le terme de précession tangentiel aux parallèles et le terme de Gilbert dirigé vers le pôle de champ \boldsymbol{u}_z.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les deux termes vectoriels régissant la variation de \boldsymbol{M} dans l'équation de Landau-Lifshitz (24) : le moment de précession \boldsymbol{\tau}_{\mathrm{prec}} et le moment d'amortissement \boldsymbol{\tau}_{\mathrm{diss}}.
- Déterminer analytiquement les composantes de ces deux termes dans la configuration imposée (\varphi = \pi/2 et \boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}} = B_{\mathrm{eff}}\boldsymbol{u}_z).
- Tracer la projection de la sphère de rayon M_{\mathrm{s}} dans le plan (y, z) et y représenter fidèlement l'orientation de \boldsymbol{M} ainsi que l'action géométrique de chaque moment.
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Tracé du couple de précession perpendiculaire au plan (\boldsymbol{M}, \boldsymbol{B}_0) et du couple de Gilbert ramenant \boldsymbol{M} vers \boldsymbol{B}_0.
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L'équation de Landau-Lifshitz (24) s'écrit sous la forme :
où les deux moments agissant sur l'aimantation sont :
Plaçons-nous dans les conditions de l'énoncé : \boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}} = B_{\mathrm{eff}}\boldsymbol{u}_z (avec B_{\mathrm{eff}} > 0) et \varphi = \pi/2. D'après les relations usuelles du repère sphérique :
l'aimantation \boldsymbol{M} = M_{\mathrm{s}}\boldsymbol{u}_r est intégralement contenue dans le plan (y, z). Les vecteurs unitaires orthoradiaux s'écrivent :
Calculons les deux moments :
Moment de précession :
\boldsymbol{M} \wedge \boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}} = (M_{\mathrm{s}}\boldsymbol{u}_r) \wedge (B_{\mathrm{eff}}\boldsymbol{u}_z) = -M_{\mathrm{s}}B_{\mathrm{eff}}\sin\theta \, \boldsymbol{u}_\varphi = M_{\mathrm{s}}B_{\mathrm{eff}}\sin\theta \, \boldsymbol{u}_x.Par conséquent :
\boldsymbol{\tau}_{\mathrm{prec}} = -\gamma_{\mathrm{LL}} M_{\mathrm{s}} B_{\mathrm{eff}}\sin\theta \, \boldsymbol{u}_x.Le repère (\boldsymbol{u}_x, \boldsymbol{u}_y, \boldsymbol{u}_z) étant direct, \boldsymbol{u}_x = \boldsymbol{u}_y \wedge \boldsymbol{u}_z est perpendiculaire au plan (y, z) et dirigé vers l'avant (vers le lecteur). Le moment \boldsymbol{\tau}_{\mathrm{prec}} est donc perpendiculaire au plan (y, z) et dirigé vers l'arrière (sens rentrant \otimes, selon -\boldsymbol{u}_x).
Moment de dissipation (amortissement) : En utilisant \frac{\boldsymbol{M}}{M_{\mathrm{s}}} \wedge \boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}} = B_{\mathrm{eff}}\sin\theta\,\boldsymbol{u}_x, on obtient :
\boldsymbol{M} \wedge \left(\frac{\boldsymbol{M}}{M_{\mathrm{s}}} \wedge \boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}}\right) = (M_{\mathrm{s}}\boldsymbol{u}_r) \wedge (B_{\mathrm{eff}}\sin\theta\,\boldsymbol{u}_x) = M_{\mathrm{s}}B_{\mathrm{eff}}\sin\theta \, (\boldsymbol{u}_r \wedge \boldsymbol{u}_x) = M_{\mathrm{s}}B_{\mathrm{eff}}\sin\theta \, \boldsymbol{u}_\theta.On en déduit :
\boldsymbol{\tau}_{\mathrm{diss}} = -\alpha\gamma_{\mathrm{LL}} M_{\mathrm{s}} B_{\mathrm{eff}}\sin\theta \, \boldsymbol{u}_\theta.Ce vecteur est contenu dans le plan (y, z), tangent au cercle de rayon M_{\mathrm{s}}, et dirigé selon -\boldsymbol{u}_\theta, c'est-à-dire vers le pôle nord (axe +z, dans le sens des \theta décroissants).
On représente ces deux contributions sur la projection dans le plan (y, z) ci-dessous :
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : dissipation d'énergie, stabilité
Dans le cas simple où le champ effectif est statique, soit avec , montrer que l'énergie est une fonction décroissante du temps, permettant ainsi la relaxation de l'aimantation vers un état d'équilibre stable quelle que soit sa condition initiale.
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Calculer \mathrm{d}E_{\mathrm{tot}}/\mathrm{d}t = - \mathcal{V} \boldsymbol{B}_0 \cdot (\mathrm{d}\boldsymbol{M}/\mathrm{d}t) en utilisant la forme de Landau-Lifshitz et utiliser la formule du double produit vectoriel.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la dérivée temporelle de l'énergie totale E_{\mathrm{tot}} compte tenu de la stationnarité du champ effectif \boldsymbol{B}_0.
- Utiliser l'équation de Landau-Lifshitz établie à la question Q34 pour expliciter \frac{\mathrm{d}\boldsymbol{M}}{\mathrm{d}t} \cdot \boldsymbol{B}_0 à l'aide des propriétés du produit mixte et du double produit vectoriel.
- Conclure sur le signe de \frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{tot}}}{\mathrm{d}t}, sur l'existence d'une borne inférieure pour E_{\mathrm{tot}} et sur la relaxation vers l'état d'équilibre stable.
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\mathrm{d}E_{\mathrm{tot}}/\mathrm{d}t = -\alpha\gamma_{\mathrm{LL}}(\mathcal{V}/M_{\mathrm{s}})\|\boldsymbol{M}\wedge\boldsymbol{B}_0\|^2 \leq 0, garantissant la relaxation.
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Le champ magnétique effectif étant statique (\frac{\mathrm{d}\boldsymbol{B}_0}{\mathrm{d}t} = \boldsymbol{0}), la dérivée temporelle de l'énergie s'écrit directement :
En utilisant l'équation de Landau-Lifshitz (24) :
le produit scalaire avec \boldsymbol{B}_0 comporte deux termes :
Le terme de précession est orthogonal à \boldsymbol{B}_0 :
(-\gamma_{\mathrm{LL}} \boldsymbol{M} \wedge \boldsymbol{B}_0) \cdot \boldsymbol{B}_0 = 0.Pour le terme d'amortissement, on utilise l'invariance par permutation circulaire du produit mixte (\boldsymbol{a} \wedge \boldsymbol{b}) \cdot \boldsymbol{c} = \boldsymbol{a} \cdot (\boldsymbol{b} \wedge \boldsymbol{c}) :
\begin{aligned} [\boldsymbol{M} \wedge (\boldsymbol{M} \wedge \boldsymbol{B}_0)] \cdot \boldsymbol{B}_0 &= \boldsymbol{M} \cdot [(\boldsymbol{M} \wedge \boldsymbol{B}_0) \wedge \boldsymbol{B}_0] \\ &= - \boldsymbol{M} \cdot [\boldsymbol{B}_0 \wedge (\boldsymbol{M} \wedge \boldsymbol{B}_0)] \\ &= - (\boldsymbol{M} \wedge \boldsymbol{B}_0) \cdot (\boldsymbol{M} \wedge \boldsymbol{B}_0) \\ &= - \|\boldsymbol{M} \wedge \boldsymbol{B}_0\|^2. \end{aligned}
En rassemblant ces contributions, on obtient :
d'où :
Puisque \alpha > 0, \gamma_{\mathrm{LL}} > 0, \mathcal{V} > 0 et M_{\mathrm{s}} > 0, l'énergie E_{\mathrm{tot}}(t) est une fonction décroissante du temps.
De plus, l'énergie est minorée par sa valeur minimale absolue :
atteinte lorsque \boldsymbol{M} est strictement aligné avec le champ appliqué : \boldsymbol{M} = M_{\mathrm{s}}\frac{\boldsymbol{B}_0}{B_0}.
La dérivée \frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{tot}}}{\mathrm{d}t} ne s'annule que si \boldsymbol{M} \wedge \boldsymbol{B}_0 = \boldsymbol{0}, ce qui correspond aux deux états d'alignement colinéaire :
- \boldsymbol{M} = -M_{\mathrm{s}}\frac{\boldsymbol{B}_0}{B_0} (anti-aligné) : maximum d'énergie, équilibre instable ;
- \boldsymbol{M} = +M_{\mathrm{s}}\frac{\boldsymbol{B}_0}{B_0} (aligné) : minimum d'énergie, équilibre stable.
L'énergie décroissant strictement tant que le système n'est pas aligné, l'aimantation relaxe nécessairement vers l'état d'équilibre stable \boldsymbol{M} = M_{\mathrm{s}}\frac{\boldsymbol{B}_0}{B_0} pour toute condition initiale (hors le point fixe instable exact).
Résultat
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : premier principe, puissance mécanique
Dans le cas où l'on applique un champ magnétique dépendant du temps, c'est-à-dire , la variation donne lieu à deux termes distincts. En argumentant succintement, identifier le terme qui peut être interprété comme un travail par unité de temps, noté , et celui qui peut être interprété comme une chaleur échangée avec l'environnement par unité de temps, noté .
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Différencier l'énergie totale par la règle du produit de Leibniz et identifier la puissance reçue liée à la commande extérieure \mathrm{d}\boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}}/\mathrm{d}t.
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\dot{W} = -\mathcal{V}\boldsymbol{M}\cdot(\mathrm{d}\boldsymbol{B}/\mathrm{d}t) représente la puissance reçue et \dot{Q} = -\mathcal{V}\boldsymbol{B}\cdot(\mathrm{d}\boldsymbol{M}/\mathrm{d}t) le transfert thermique dissipé.
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L'énergie totale de l'échantillon s'écrit :
En dérivant cette expression par rapport au temps lorsque le champ effectif dépend du temps, on obtient deux termes :
Par analogie avec le premier principe de la thermodynamique sous forme différentielle, \frac{\mathrm{d}E_{\text{tot}}}{\mathrm{d}t} = \dot{W} + \dot{Q} :
Travail par unité de temps \dot{W} : Le terme faisant intervenir la variation temporelle du paramètre externe de contrôle \boldsymbol{B}_{\text{eff}} représente la puissance mécanique/magnétique reçue de l'opérateur extérieur :
\boxed{\dot{W} = -\mathcal{V} \, \boldsymbol{M} \cdot \frac{\mathrm{d}\boldsymbol{B}_{\text{eff}}}{\mathrm{d}t}}Chaleur échangée par unité de temps \dot{Q} : Le terme associé à la réorganisation interne de l'aimantation \frac{\mathrm{d}\boldsymbol{M}}{\mathrm{d}t} s'exprime, d'après le résultat de la question Q36 :
-\mathcal{V} \, \boldsymbol{B}_{\text{eff}} \cdot \frac{\mathrm{d}\boldsymbol{M}}{\mathrm{d}t} = -\frac{\alpha \gamma_{\text{LL}} \mathcal{V}}{M_{\mathrm{s}}} \|\boldsymbol{M} \wedge \boldsymbol{B}_{\text{eff}}\|^2 \le 0Il s'interprète comme la puissance thermique dissipée par friction avec l'environnement microscopique (réseau cristallin, électrons de conduction). C'est le flux thermique algébriquement reçu par le système :
\boxed{\dot{Q} = -\mathcal{V} \, \boldsymbol{B}_{\text{eff}} \cdot \frac{\mathrm{d}\boldsymbol{M}}{\mathrm{d}t} = -\frac{\alpha \gamma_{\text{LL}} \mathcal{V}}{M_{\mathrm{s}}} \|\boldsymbol{M} \wedge \boldsymbol{B}_{\text{eff}}\|^2}Le signe négatif confirme qu'il s'agit d'une chaleur évacuée vers l'environnement (\dot{Q}_{\text{cédée}} = -\dot{Q} \ge 0).
Résultat
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : irréversibilité, dissipation
Donner la forme de l'équation de LLG après un renversement du temps. Quelle est l'influence du terme proportionnel à sur cette dynamique ?
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Appliquer la parité impaire de \boldsymbol{M}, \boldsymbol{B} et de l'opérateur \mathrm{d}/\mathrm{d}t sur chaque membre de l'équation de LLG.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer l'opération de renversement du temps t \mapsto -t à chaque terme de l'équation de Landau-Lifshitz-Gilbert (LLG), en utilisant les lois de transformation établies aux questions Q31 et Q32 pour le champ magnétique \boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}} et l'aimantation \boldsymbol{M}.
- Comparer l'équation transformée à l'équation initiale pour identifier la brisure de symétrie induite par le paramètre d'amortissement \alpha, puis en déduire son effet sur la dynamique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le terme proportionnel à \alpha change de signe par renversement du temps : il brise la réversibilité temporelle.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons l'opération de renversement du temps t \mapsto t' = -t. D'après les résultats des questions Q31 et Q32 :
- L'opérateur de dérivation temporelle se transforme selon \dfrac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \mapsto -\dfrac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t'},
- L'aimantation, proportionnelle à des moments magnétiques orbitaux et de spin, est impaire : \boldsymbol{M}(t) \mapsto -\boldsymbol{M}(t'),
- Le champ magnétique effectif est impair : \boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}}(t) \mapsto -\boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}}(t'),
- La norme M_{\mathrm{s}} est une constante scalaire positive invariante.
Évaluons la transformation de chaque terme de l'équation de LLG (23) :
Après renversement du temps, en réécrivant la variable temporelle sous la forme usuelle t, l'équation de LLG devient :
Influence du terme en \alpha :
- Le terme proportionnel à \alpha change de signe sous renversement du temps, ce qui brise la réversibilité temporelle de la dynamique : l'équation de LLG n'est pas invariante par renversement du temps.
- Ce changement de signe transforme l'effet dissipatif (friction magnétique) en un terme d'anti-amortissement (amplification) : dans le sens rétrograde du temps, l'aimantation s'éloigne de son état d'équilibre stable en augmentant son énergie, ce qui met en évidence l'existence d'une flèche du temps macroscopique imposée par la dissipation.
Résultat
2.3 · Susceptibilité
Question 39
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : linéarisation, perturbation
Montrer, à l'ordre le plus bas en et , que obéit à l'équation
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Développer le produit vectoriel (\boldsymbol{M}_0 + \boldsymbol{m}) \wedge (\boldsymbol{B}_0 + \boldsymbol{b}) et ne conserver que les infiniment petits du premier ordre.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le champ effectif \boldsymbol{B}_{\text{eff}}(t) et l'aimantation \boldsymbol{M}(t) à l'aide des hypothèses simplificatrices de l'énoncé.
- Injecter ces expressions dans l'équation d'évolution de Larmor (établie à la question Q27).
- Linéariser l'équation au premier ordre en \boldsymbol{m}(t) et \boldsymbol{b}(t) en exploitant le fait que \boldsymbol{M}_0 correspond à un état d'équilibre statique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Linéarisation au premier ordre en \boldsymbol{m} et \boldsymbol{b} de l'équation de Larmor.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les hypothèses du préambule, le matériau est isotrope (K_{\text{a}} = 0), sans champ démagnétisant (\boldsymbol{H}_{\text{m}} = \boldsymbol{0}), sans dissipation (\alpha = 0) et l'aimantation est spatialement uniforme (\boldsymbol{\nabla}^2 \boldsymbol{M} = \boldsymbol{0}). Le champ magnétique effectif se réduit donc au seul champ magnétique externe appliqué :
L'aimantation s'écrit \boldsymbol{M}(t) = \boldsymbol{M}_0 + \boldsymbol{m}(t). L'équation d'évolution de Larmor (question Q27) s'écrit alors :
En développant le produit vectoriel par bilinéarité et la dérivée temporelle, sachant que \boldsymbol{M}_0 est stationnaire (\frac{\mathrm{d}\boldsymbol{M}_0}{\mathrm{d}t} = \boldsymbol{0}), il vient :
Analysons les différents ordres de grandeur :
À l'ordre 0 en perturbation, l'état non perturbé \boldsymbol{M}_0 est un état d'équilibre en présence du champ statique \boldsymbol{B}_0. D'après la première équation de Brown (questions Q20 et Q29), on a :
\boldsymbol{M}_0 \wedge \boldsymbol{B}_0 = \boldsymbol{0}.- Le terme \boldsymbol{m}(t) \wedge \boldsymbol{b}(t) est du second ordre par rapport aux grandeurs infinitésimales \|\boldsymbol{m}\| \ll M_{\mathrm{s}} et \|\boldsymbol{b}\| \ll \|\boldsymbol{B}_0\|, il est donc négligeable devant les termes d'ordre 1.
En ne conservant que l'ordre le plus bas non nul (l'ordre 1), on obtient bien :
Résultat
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : orthogonalité, perturbation
En utilisant le résultat de la Question 14 pour la perturbation initiale et l'équation ci-dessus pour les temps , montrer que la perturbation est perpendiculaire à à tout temps .
Voir l'indiceIndice
Calculer la dérivée temporelle de la composante longitudinale \boldsymbol{m}(t) \cdot \boldsymbol{M}_0 à l'aide de l'équation du mouvement linéarisée.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la condition d'orthogonalité obtenue à la question Q14 pour la perturbation initiale \boldsymbol{m}(t = 0).
- Calculer la dérivée temporelle du produit scalaire \boldsymbol{m}(t) \cdot \boldsymbol{M}_0 en utilisant l'équation du mouvement linéarisée (25) et la condition d'équilibre statique de Brown \boldsymbol{M}_0 \wedge \boldsymbol{B}_0 = \boldsymbol{0}.
- En déduire que le produit scalaire reste nul à tout instant t \ge 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivation de \boldsymbol{m}(t)\cdot\boldsymbol{M}_0 montrant que ce produit scalaire reste nul pour tout temps.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À l'instant initial t = 0, l'aimantation s'écrit \boldsymbol{M}(0) = \boldsymbol{M}_0 + \boldsymbol{m}(0) avec \|\boldsymbol{M}(0)\| = \|\boldsymbol{M}_0\| = M_{\mathrm{s}}. D'après la question Q14, la conservation de la norme au premier ordre impose que la perturbation initiale soit transverse à l'aimantation d'équilibre :
Pour étudier l'évolution ultérieure de cette grandeur, dérivons par rapport au temps le produit scalaire \boldsymbol{m}(t) \cdot \boldsymbol{M}_0 (l'état d'équilibre \boldsymbol{M}_0 étant indépendant du temps) :
En injectant l'équation du mouvement (25) obtenue à la question Q39 :
Examinons chacun des deux termes à l'aide de l'invariance par permutation circulaire du produit mixte :
Pour le premier terme : (\boldsymbol{m} \wedge \boldsymbol{B}_0) \cdot \boldsymbol{M}_0 = \boldsymbol{m} \cdot (\boldsymbol{B}_0 \wedge \boldsymbol{M}_0). Or, à l'équilibre, en l'absence d'anisotropie et de champ démagnétisant, le champ effectif se réduit au champ statique \boldsymbol{B}_0, si bien que la première équation de Brown (19) donne \boldsymbol{M}_0 \wedge \boldsymbol{B}_0 = \boldsymbol{0}. Par conséquent, \boldsymbol{B}_0 \wedge \boldsymbol{M}_0 = \boldsymbol{0}, d'où :
(\boldsymbol{m}(t) \wedge \boldsymbol{B}_0) \cdot \boldsymbol{M}_0 = 0.Pour le second terme, le produit vectoriel \boldsymbol{M}_0 \wedge \boldsymbol{b}(t) est par construction orthogonal à \boldsymbol{M}_0, ce qui donne immédiatement :
(\boldsymbol{M}_0 \wedge \boldsymbol{b}(t)) \cdot \boldsymbol{M}_0 = 0.
On en déduit que la dérivée temporelle est identiquement nulle pour tout t > 0 :
La perturbation \boldsymbol{m}(t) reste donc perpendiculaire à \boldsymbol{M}_0 à tout temps t \ge 0.
Résultat
Question 41
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : susceptibilité magnétique, résonance ferromagnétique
Montrer que la susceptibilité longitudinale et la susceptibilité transverse sont données par
où la fréquence et la fréquence de résonance seront exprimées en termes des données du problème.
Voir l'indiceIndice
Projeter l'équation différentielle vectorielle linéarisée sur \boldsymbol{u}_x et \boldsymbol{u}_y en régime complexe harmonique pour résoudre le système 2 \times 2.
Voir la stratégieStratégie
- Projeter l'équation du mouvement linéarisée (25) de la question Q39 selon les axes \boldsymbol{u}_x et \boldsymbol{u}_y, sachant que m_z(t) = 0 d'après la question Q40.
- Passer en régime harmonique permanent via la substitution \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \to \mathrm{i}\omega.
- Résoudre le système couplé linéaire pour exprimer \underline{m}_x et \underline{m}_y en fonction de \underline{b}_x, puis identifier les expressions de \omega_0 et \omega_M.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résolution du système linéaire 2\times 2 en amplitudes complexes pour \underline{m}_x et \underline{m}_y.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q40, \boldsymbol{m}(t) \cdot \boldsymbol{M}_0 = 0, soit avec \boldsymbol{M}_0 = M_{\mathrm{s}}\boldsymbol{u}_z :
Calculons les produits vectoriels apparaissant dans l'équation (25) avec \boldsymbol{B}_0 = B_0 \boldsymbol{u}_z et \boldsymbol{b}(t) = b_x(t)\boldsymbol{u}_x :
L'équation linéarisée de la question Q39 s'écrit alors en composantes :
En posant la pulsation de Larmor dans le champ statique \omega_0 = \gamma B_0, et en adoptant la représentation complexe harmonique avec la convention \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t} (\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \to \mathrm{i}\omega), le système devient :
De l'équation (1), on tire la relation entre composantes transverses :
En reportant cette expression dans (2) :
En multipliant par \omega_0 et en regroupant les termes en \underline{m}_x :
Il vient ainsi pour l'amplitude \underline{m}_x et pour \underline{m}_y :
Par définition, les susceptibilités s'écrivent \underline{\chi}_\parallel = \mu_0 \frac{\underline{m}_x}{\underline{b}_x} et \underline{\chi}_\perp = \mu_0 \frac{\underline{m}_y}{\underline{b}_x}. En introduisant la pulsation caractéristique \omega_M = \gamma \mu_0 M_{\mathrm{s}}, on obtient :
avec :
Résultat
Question 42
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : oscillateur amorti, résonance ferromagnétique
En prenant maintenant en compte la dissipation telle qu'introduite à l'équation (23), soit , montrer que obéit à l'équation d'un oscillateur harmonique amorti forcé avec pour équation (puisque , on négligera le terme d'ordre et la correction d'ordre au terme de forçage)
Exprimer en termes des données du problème.
Voir l'indiceIndice
Remplacer dans le terme de dissipation \mathrm{d}\boldsymbol{M}/\mathrm{d}t par son approximation d'ordre 0 avant de projeter le système couplé.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'équation de Landau-Lifshitz-Gilbert (LLG) et la linéariser au premier ordre en \boldsymbol{m} et \boldsymbol{b} en tenant compte de la géométrie de l'état d'équilibre (\boldsymbol{M}_0 = M_{\mathrm{s}}\boldsymbol{u}_z, \boldsymbol{B}_0 = B_0\boldsymbol{u}_z).
- Projeter le système d'équations couplées selon \boldsymbol{u}_x et \boldsymbol{u}_y en régime harmonique (transformée de Fourier).
- Éliminer la composante \underline{m}_y pour obtenir l'équation différentielle du second ordre vérifiée par \underline{m}_x, puis simplifier au premier ordre en \alpha pour identifier le coefficient d'amortissement \eta.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture sous forme d'oscillateur amorti forcé avec amortissement \eta = \alpha\omega_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de Landau-Lifshitz-Gilbert (23) s'écrit :
En posant \boldsymbol{M}(t) = \boldsymbol{M}_0 + \boldsymbol{m}(t) avec \boldsymbol{M}_0 = M_{\mathrm{s}}\boldsymbol{u}_z, et \boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}}(t) = \boldsymbol{B}_0 + \boldsymbol{b}(t) avec \boldsymbol{B}_0 = B_0 \boldsymbol{u}_z, le terme dissipatif au premier ordre en perturbation s'écrit :
car le terme d'ordre supérieur \frac{\boldsymbol{m}}{M_{\mathrm{s}}} \wedge \frac{\mathrm{d}\boldsymbol{m}}{\mathrm{d}t} est du second ordre. L'équation de LLG linéarisée devient ainsi :
En adoptant la représentation harmonique à la pulsation \omega (\boldsymbol{m}(t) = \underline{\boldsymbol{m}}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}, \boldsymbol{b}(t) = \underline{b}_x\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}\boldsymbol{u}_x), la dérivée temporelle se traduit par une multiplication par \mathrm{i}\omega :
Sachant que \underline{\boldsymbol{m}} = \underline{m}_x \boldsymbol{u}_x + \underline{m}_y \boldsymbol{u}_y (d'après la transversalité établie à la question 40), on a :
En introduisant les notations \omega_0 = \gamma B_0 et \omega_M = \gamma \mu_0 M_{\mathrm{s}}, les projections sur \boldsymbol{u}_x et \boldsymbol{u}_y fournissent :
De l'équation (1), on tire :
En injectant cette expression dans l'équation (2) multipliée par (\omega_0 + \mathrm{i}\alpha\omega), on obtient :
Développons le premier facteur en négligeant le terme en \alpha^2 \ll 1 :
De même, en négligeant la correction d'ordre \alpha devant \omega_0 dans le terme de forçage :
En regroupant tous les termes dans l'équation :
Par identification avec l'équation proposée -\omega^2 \underline{m}_x + 2\eta \,\mathrm{i}\omega \underline{m}_x + \omega_0^2 \underline{m}_x = \frac{\omega_0 \omega_M}{\mu_0} \underline{b}_x, on identifie le paramètre d'amortissement :
Résultat
Question 43
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : polarisation elliptique, déphasage
Donner la relation de proportionalité entre et , à l'ordre 0 en .
Voir l'indiceIndice
Établir le lien de quadrature entre \underline{m}_y et \underline{m}_x à partir de l'équation de précession non amortie.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'équation d'évolution linéarisée sans dissipation établie à la question Q39 (ou utiliser les expressions des susceptibilités obtenues à la question Q41).
- Projeter sur l'axe \boldsymbol{u}_x pour relier directement \underline{m}_x et \underline{m}_y en régime harmonique, en remarquant que le champ appliqué selon \boldsymbol{u}_x n'intervient pas sur cette composante.
- Préciser la relation générale à pulsation \omega quelconque, ainsi que sa forme simplifiée à la résonance libre (\omega \simeq \omega_0).
Voir la réponse courteRéponse courte
À l'ordre zéro en \alpha, \underline{m}_y = -\mathrm{i}(\omega/\omega_0)\underline{m}_x, traduisant une précession circulaire à la résonance.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À l'ordre 0 en \alpha, la dynamique de la perturbation obéit à l'équation linéarisée sans dissipation (question Q39) :
Avec \boldsymbol{B}_0 = B_0 \boldsymbol{u}_z, \boldsymbol{M}_0 = M_{\mathrm{s}}\boldsymbol{u}_z et \boldsymbol{b}(t) = b_x(t)\boldsymbol{u}_x, le terme de forçage s'écrit :
Ce terme étant purement selon \boldsymbol{u}_y, la projection de l'équation de mouvement sur \boldsymbol{u}_x ne dépend que de \boldsymbol{m} \wedge \boldsymbol{B}_0 :
où l'on a posé \omega_0 = \gamma B_0.
En régime harmonique avec la convention \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}, la dérivation temporelle équivaut à la multiplication par \mathrm{i}\omega :
On en déduit immédiatement la relation de proportionnalité :
Remarque : On retrouve ce résultat par le rapport des susceptibilités de la question Q41 :
À la pulsation de résonance du système libre (\omega \simeq \omega_0 à l'ordre 0 en \alpha), cette relation devient simplement \underline{m}_y \simeq -\mathrm{i}\underline{m}_x.
Résultat
Question 44
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : régime transitoire, portrait de phase
En utilisant les réponses aux deux dernières questions et en repassant en notation réelle, calculer et dans le cas où la variation du champ magnétique est nulle et la perturbation initiale de l'aimantation est orientée selon , c'est-à-dire . Tracer la solution dans le plan , paramétriquement en .
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation différentielle en régime libre sous-critique et tracer la trajectoire amortie dans le plan transverse (spirale).
Voir la stratégieStratégie
- Transposer l'équation fréquentielle de la question Q42 dans le domaine temporel en l'absence de forçage (\boldsymbol{b}(t) = \boldsymbol{0}).
- Résoudre l'équation différentielle du second ordre vérifiée par m_x(t) dans le régime sous-critique (\alpha \ll 1).
- Déduire m_y(t) à partir de la relation établie à la question Q43, puis appliquer les conditions initiales en t=0.
- Tracer la trajectoire dans le plan (m_x, m_y) et préciser son allure (spirale logarithmique).
Voir la réponse courteRéponse courte
Évolution pseudo-périodique amortie traçant une spirale convergente vers l'origine dans le plan (m_x, m_y).
Voir le corrigé completCorrigé complet
En l'absence de perturbation du champ magnétique (\underline{b}_x = 0), l'équation de la question Q42 s'écrit :
En effectuant la correspondance temporelle \mathrm{i}\omega \leftrightarrow \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} et -\omega^2 \leftrightarrow \frac{\mathrm{d}^2}{\mathrm{d}t^2}, la composante m_x(t) obéit à l'équation différentielle temporelle :
Le facteur d'amortissement vérifiant \eta = \alpha \omega_0 \ll \omega_0 car \alpha \ll 1, le régime est pseudo-périodique de pseudo-pulsation :
La solution générale s'écrit :
D'après la question Q43, à l'ordre 0 en \alpha, \underline{m}_y = -\mathrm{i}\frac{\omega}{\omega_0}\underline{m}_x, ce qui se traduit dans le domaine temporel par :
En dérivant m_x(t) et en négligeant le terme en \eta/\omega_0 = \alpha devant 1 :
d'où :
Les conditions initiales à t = 0 stipulent \boldsymbol{m}(0) = m_0 \boldsymbol{u}_y, c'est-à-dire :
On en déduit l'expression temporelle des deux composantes réelles :
Tracé de la solution dans le plan (m_x, m_y) : Le module de la perturbation vérifie \|\boldsymbol{m}(t)\| = \sqrt{m_x^2(t) + m_y^2(t)} = m_0 \mathrm{e}^{-\eta t}. Il décroît exponentiellement vers 0 tandis que l'angle polaire dans le plan (m_x, m_y) tourne avec la pulsation \omega_0 dans le sens horaire : la trajectoire est une spirale logarithmique convergente vers l'origine (0,0).
Résultat
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