Corrigé détaillé ENS Physique PSI 2020, épreuve U (page 2/4 : Partie 1 (questions 13 à 24))
Micromagnétisme et Mémoires MRAM
- 59 questions corrigées
- Sujet accessible
- Faisable en PCSI, MPSI et PTSI : 43 questions sur 59, parties 2 et 3.1
- Vérifié question par question
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Partie 1 : Statique (suite)
1.1.4 · Énergie de Zeeman
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : énergie de zeeman, couplage magnétique
Quelle configuration de l'aimantation est favorisée par ? (Une démonstration n'est pas requise.)
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Examiner la condition minimisant le terme - \boldsymbol{M} \cdot \boldsymbol{B}_{\mathrm{ext}} à norme fixée.
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L'énergie de Zeeman est minimale lorsque l'aimantation s'aligne parallèlement au champ extérieur \boldsymbol{B}_{\mathrm{ext}}.
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L'énergie de Zeeman est donnée par l'expression (12) :
La norme de l'aimantation étant fixée à \|\boldsymbol{M}(\boldsymbol{x})\| = M_{\mathrm{s}} en tout point, la quantité sous l'intégrale vérifie l'inégalité de Cauchy-Schwarz :
avec égalité si et seulement si \boldsymbol{M}(\boldsymbol{x}) est colinéaire et de même sens que \boldsymbol{B}_{\mathrm{ext}}(\boldsymbol{x}) (en tout point où \boldsymbol{B}_{\mathrm{ext}}(\boldsymbol{x}) \neq \boldsymbol{0}).
L'énergie E_{\mathrm{ext}} est donc minimale pour une aimantation alignée parallèlement et dans le même sens que le champ magnétique extérieur appliqué :
Si en particulier le champ externe \boldsymbol{B}_{\mathrm{ext}} est uniforme, la configuration favorisée est une aimantation uniforme \boldsymbol{M}(\boldsymbol{x}) = M_{\mathrm{s}} \frac{\boldsymbol{B}_{\mathrm{ext}}}{\|\boldsymbol{B}_{\mathrm{ext}}\|}.
Résultat
1.2 · Équilibre magnétique
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : variation première, orthogonalité
Montrer, en calculant au premier ordre en , que la norme constante de l'aimantation impose de considérer uniquement des variations transverses de l'aimantation, c'est-à-dire perpendiculaire à .
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Développer au premier ordre le carré scalaire (\boldsymbol{M} + \delta \boldsymbol{M})^2 et exploiter la constance de \|\boldsymbol{M}\|.
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- Développer le produit scalaire (\boldsymbol{M} + \delta \boldsymbol{M}) \cdot (\boldsymbol{M} + \delta \boldsymbol{M}) et isoler la variation \delta(\|\boldsymbol{M}\|^2) au premier ordre en \delta \boldsymbol{M}.
- Traduire la contrainte physique fondamentale du micromagnétisme : la norme de l'aimantation reste rigoureusement fixée à l'aimantation à saturation M_{\mathrm{s}}.
- En déduire la condition géométrique reliant \delta \boldsymbol{M} et \boldsymbol{M}.
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Différentiation de \|\boldsymbol{M}\|^2 = M_{\mathrm{s}}^2 donnant 2\boldsymbol{M}\cdot\delta\boldsymbol{M} = 0, soit \delta\boldsymbol{M} \perp \boldsymbol{M}.
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Le carré de la norme du vecteur aimantation perturbé s'écrit :
Au premier ordre par rapport à la perturbation infinitésimale \|\delta \boldsymbol{M}\| \ll M_{\mathrm{s}}, le terme quadratique \|\delta \boldsymbol{M}\|^{2} est négligeable, de sorte que la variation de \|\boldsymbol{M}\|^{2} s'écrit :
D'après l'énoncé, la norme de l'aimantation est uniforme et constante en tout point et à tout instant :
Il en résulte que la norme de l'aimantation ne varie pas sous l'effet de la perturbation, c'est-à-dire :
On en déduit donc immédiatement :
Cette condition scalaire nulle signifie que la variation \delta \boldsymbol{M} est orthogonale au vecteur \boldsymbol{M} en tout point de l'échantillon. La contrainte de norme constante impose ainsi de ne considérer que des variations purement transverses de l'aimantation.
Résultat
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : calcul variationnel, produit mixte
Calculer la variation et montrer que
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Remplacer \delta \boldsymbol{M} par \boldsymbol{M} \wedge \delta \boldsymbol{\mu} dans l'intégrale et utiliser l'identité d'invariance par permutation circulaire du produit mixte (\boldsymbol{a} \wedge \boldsymbol{b}) \cdot \boldsymbol{c}.
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- Exprimer au premier ordre la variation \delta E_{\mathrm{ext}}(\boldsymbol{M}) induite par une variation \delta \boldsymbol{M} à l'aide de l'expression (12) de l'énergie de Zeeman.
- Remplacer \delta \boldsymbol{M} par sa forme transverse admissible \delta \boldsymbol{M} = \boldsymbol{M} \wedge \delta \boldsymbol{\mu} établie à la question Q14.
- Réarranger le produit mixte sous l'intégrale par permutation circulaire à l'aide des identités mathématiques fournies.
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Utilisation de \delta\boldsymbol{M} = \delta\boldsymbol{\mu} \wedge \boldsymbol{M} et permutation circulaire du produit mixte.
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L'énergie de Zeeman s'écrit d'après la relation (12) :
La variation infinitésimale de cette énergie lors d'une perturbation \boldsymbol{M} \to \boldsymbol{M} + \delta \boldsymbol{M} est donnée par :
D'après la question Q14, la conservation de la norme de l'aimantation impose que la variation \delta \boldsymbol{M} soit transverse, paramétrable sous la forme \delta \boldsymbol{M} = \boldsymbol{M} \wedge \delta \boldsymbol{\mu}, où \delta \boldsymbol{\mu} est un vecteur infinitésimal arbitraire. Le terme scalaire sous l'intégrale devient donc :
En utilisant la symétrie du produit scalaire et l'identité mathématique du formulaire rappelant la permutation circulaire du produit mixte, (\boldsymbol{a} \wedge \boldsymbol{b}) \cdot \boldsymbol{c} = \boldsymbol{a} \cdot (\boldsymbol{b} \wedge \boldsymbol{c}) :
En réinjectant cette identité dans l'intégrale, on obtient :
Résultat
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Notions : anisotropie magnétique, calcul variationnel
Montrer que
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Calculer la variation au premier ordre de [\boldsymbol{u}_{\mathrm{a}} \cdot (\boldsymbol{M} + \delta\boldsymbol{M})]^2, injecter \delta\boldsymbol{M} = \boldsymbol{M} \wedge \delta\boldsymbol{\mu} et permuter le produit mixte.
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- Exprimer au premier ordre en \delta \boldsymbol{M} la variation de l'énergie d'anisotropie E_{\mathrm{ani}}(\boldsymbol{M} + \delta \boldsymbol{M}) - E_{\mathrm{ani}}(\boldsymbol{M}).
- Injecter l'expression de la variation transverse \delta \boldsymbol{M} = \boldsymbol{M} \wedge \delta \boldsymbol{\mu} introduite à la question Q14.
- Utiliser l'invariance par permutation circulaire du produit mixte pour factoriser le produit scalaire avec \delta \boldsymbol{\mu}.
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Variation au premier ordre de (\boldsymbol{u}_{\mathrm{a}}\cdot\boldsymbol{M})^2 puis permutation dans le produit mixte.
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L'énergie d'anisotropie est donnée par l'équation (6) :
Considérons une variation infinitésimale de l'aimantation \boldsymbol{M} \to \boldsymbol{M} + \delta \boldsymbol{M}. Au premier ordre en \delta \boldsymbol{M}, le terme quadratique dans l'intégrale s'écrit :
La variation au premier ordre de l'énergie d'anisotropie est donc :
D'après la question Q14, la contrainte de norme constante \|\boldsymbol{M}\| = M_{\mathrm{s}} permet d'écrire \delta \boldsymbol{M} = \boldsymbol{M} \wedge \delta \boldsymbol{\mu}. En utilisant l'identité du produit mixte rappelée dans le formulaire, (\boldsymbol{a} \wedge \boldsymbol{b}) \cdot \boldsymbol{c} = \boldsymbol{a} \cdot (\boldsymbol{b} \wedge \boldsymbol{c}), on a :
En reportant cette relation dans l'intégrale, on obtient directement :
Résultat
Question 17
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : théorème de green-ostrogradski, calcul variationnel
Montrer que
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Varier l'expression de E_{\mathrm{ech}} sous la forme (4), utiliser l'intégration par parties du formulaire pour transférer le laplacien sur les composantes de \delta\boldsymbol{M}, puis faire apparaître \delta\boldsymbol{\mu}.
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- Partir de la forme (5) de l'énergie d'échange et faire varier chaque composante au premier ordre en \delta M_k.
- Appliquer l'identité d'intégration par parties du formulaire à chaque composante pour faire apparaître le laplacien en volume et la dérivée normale en surface.
- Rassembler les composantes sous forme vectorielle, puis injecter la variation transverse \delta \boldsymbol{M} = \boldsymbol{M} \wedge \delta \boldsymbol{\mu} en utilisant la propriété du produit mixte.
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Intégration par parties à l'aide de Green-Ostrogradski pour isoler le terme volumique et le terme surfacique.
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D'après l'équation (5) établie à la question Q6, l'énergie d'échange s'écrit :
Effectuons une variation infinitésimale de l'aimantation \boldsymbol{M} \to \boldsymbol{M} + \delta \boldsymbol{M}. Au premier ordre en \delta \boldsymbol{M}, la variation de chaque terme quadratique s'écrit :
La variation au premier ordre de l'énergie d'échange est donc :
Utilisons l'identité d'intégration par parties fournie dans les rappels mathématiques :
avec \boldsymbol{F} = \boldsymbol{\nabla} M_k, G = \delta M_k, et \mathrm{d}^2\boldsymbol{S} = \mathrm{d}^2x \, \boldsymbol{n}. Il vient :
L'intégrale se réécrit donc :
En sommant sur k \in \{x,y,z\}, on reconnaît les produits scalaires vectoriels :
On obtient ainsi :
En injectant l'expression de la variation transverse \delta \boldsymbol{M} = \boldsymbol{M} \wedge \delta \boldsymbol{\mu} et en utilisant l'identité du produit mixte rappelée dans l'énoncé, (\boldsymbol{a} \wedge \boldsymbol{b}) \cdot \boldsymbol{c} = \boldsymbol{a} \cdot (\boldsymbol{b} \wedge \boldsymbol{c}) :
On en déduit finalement l'expression demandée :
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : champ démagnétisant, calcul variationnel
Montrer que pour un échantillon magnétique ellipsoïdal
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Calculer la variation de la forme quadratique (11) en exploitant la symétrie du tenseur de démagnétisation diagonal.
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- Exprimer la variation au premier ordre du produit scalaire \boldsymbol{M} \cdot \boldsymbol{H}_{\mathrm{m}} à partir de la relation tensorielle diagonale (symétrique) reliant \boldsymbol{H}_{\mathrm{m}} à \boldsymbol{M} pour un ellipsoïde.
- Injecter l'expression de la variation transverse \delta \boldsymbol{M} = \boldsymbol{M} \wedge \delta \boldsymbol{\mu} et réordonner le produit mixte à l'aide de l'identité du formulaire.
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Linéarité de \boldsymbol{H}_m en \boldsymbol{M} pour un ellipsoïde et réécriture de la variation sous forme de produit mixte.
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D'après l'équation (10) établie à la question Q11, l'énergie de démagnétisation s'écrit :
Pour un échantillon ellipsoïdal dont les axes principaux coïncident avec (O, \boldsymbol{u}_x, \boldsymbol{u}_y, \boldsymbol{u}_z), le champ démagnétisant est donné par l'équation (11) :
Le terme d'interaction s'écrit donc localement :
Sous une variation infinitésimale \boldsymbol{M} \to \boldsymbol{M} + \delta \boldsymbol{M}, la variation au premier ordre de ce produit scalaire vaut :
On en déduit la variation de l'énergie de démagnétisation :
En utilisant la paramétrisation transverse \delta \boldsymbol{M} = \boldsymbol{M} \wedge \delta \boldsymbol{\mu} introduite à la question Q14, l'intégrand devient :
D'après l'identité vectorielle du formulaire (\boldsymbol{a} \wedge \boldsymbol{b}) \cdot \boldsymbol{c} = \boldsymbol{a} \cdot (\boldsymbol{b} \wedge \boldsymbol{c}) avec \boldsymbol{a} = \boldsymbol{H}_{\mathrm{m}}, \boldsymbol{b} = \boldsymbol{M} et \boldsymbol{c} = \delta \boldsymbol{\mu}, on a :
On obtient finalement l'expression demandée :
Résultat
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : champ effectif, équilibre micromagnétique
Montrer que peut s'écrire sous la forme
et donner l'expression du champ magnétique effectif .
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Rassembler toutes les contributions volumiques en facteur commun de \delta\boldsymbol{\mu} pour identifier le terme effectif \boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}} \wedge \boldsymbol{M}.
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- Exprimer la variation totale \delta E_{\mathrm{tot}}(\boldsymbol{M}) comme la somme des variations des quatre contributions énergétiques : échange, anisotropie, démagnétisation et Zeeman.
- Rassembler les intégrales de volume issues des questions Q15 à Q18 en factorisant par le produit vectoriel avec \boldsymbol{M} et le produit scalaire avec \delta \boldsymbol{\mu}.
- Identifier par identification de la forme demandée l'expression du champ effectif \boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}}.
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Somme des contributions énergétiques et identification du champ magnétique effectif \boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}}.
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L'énergie totale s'écrit d'après l'équation (1) de l'énoncé :
Par linéarité de l'opérateur de variation différentielle au premier ordre :
En rappelant les résultats établis aux questions précédentes :
- d'après la question Q15 : \delta E_{\mathrm{ext}}(\boldsymbol{M}) = -\displaystyle\int_{\mathcal{V}} \mathrm{d}^3x \, (\boldsymbol{B}_{\mathrm{ext}} \wedge \boldsymbol{M}) \cdot \delta \boldsymbol{\mu} ;
d'après la question Q16 :
\delta E_{\mathrm{ani}}(\boldsymbol{M}) = -2K_{\mathrm{a}} \int_{\mathcal{V}} \mathrm{d}^3x \, (\boldsymbol{u}_{\mathrm{a}} \cdot \boldsymbol{M})(\boldsymbol{u}_{\mathrm{a}} \wedge \boldsymbol{M}) \cdot \delta \boldsymbol{\mu} = -\int_{\mathcal{V}} \mathrm{d}^3x \, \left( \left[ 2K_{\mathrm{a}}(\boldsymbol{u}_{\mathrm{a}} \cdot \boldsymbol{M})\boldsymbol{u}_{\mathrm{a}} \right] \wedge \boldsymbol{M} \right) \cdot \delta \boldsymbol{\mu}d'après la question Q17 :
\delta E_{\mathrm{ech}}(\boldsymbol{M}) = -\int_{\mathcal{V}} \mathrm{d}^3x \, \left( [2A_{\mathrm{ech}}\nabla^2\boldsymbol{M}] \wedge \boldsymbol{M} \right) \cdot \delta \boldsymbol{\mu} + 2A_{\mathrm{ech}} \int_{\mathcal{S}} \mathrm{d}^2x \, [(\boldsymbol{n} \cdot \boldsymbol{\nabla})\boldsymbol{M} \wedge \boldsymbol{M}] \cdot \delta \boldsymbol{\mu}- d'après la question Q18 : \delta E_{\mathrm{dem}}(\boldsymbol{M}) = -\displaystyle\int_{\mathcal{V}} \mathrm{d}^3x \, (\mu_0\boldsymbol{H}_{\mathrm{m}} \wedge \boldsymbol{M}) \cdot \delta \boldsymbol{\mu}.
En sommant ces quatre termes, les quatre intégrales volumiques se regroupent sous la forme :
avec le champ magnétique effectif :
Résultat
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation de brown, condition d'équilibre
Justifier que les états d'équilibre sont ainsi donnés par les équations suivantes, dites équations de Brown,
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Invoquer l'arbitraire complet du champ de rotation infinitésimale \delta\boldsymbol{\mu}(\boldsymbol{x}) dans le volume et sur la frontière.
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- Partir de la condition d'équilibre variationnel \delta E_{\mathrm{tot}}(\boldsymbol{M}_0) = 0, valable pour tout champ de rotation infinitésimale arbitraire \delta\boldsymbol{\mu}(\boldsymbol{x}).
- Exploiter l'arbitraire et l'indépendance de \delta\boldsymbol{\mu}(\boldsymbol{x}) à l'intérieur du volume \mathcal{V} et sur la surface frontière \mathcal{S} pour annuler séparément les deux contributions intégrales (lemme fondamental du calcul des variations).
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Annulation de la variation \delta E_{\mathrm{tot}} pour toute perturbation arbitraire \delta\boldsymbol{\mu} en volume et en surface.
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D'après l'équation (18) établie à la question précédente, la variation au premier ordre de l'énergie totale s'écrit, pour une configuration d'équilibre \boldsymbol{M}_0 :
Cette égalité doit être satisfaite pour tout champ de vecteurs infinitésimaux \delta\boldsymbol{\mu}(\boldsymbol{x}) défini sur \mathcal{V} \cup \mathcal{S}.
Équation en volume : On peut en particulier choisir une variation \delta\boldsymbol{\mu}(\boldsymbol{x}) à support compact inclus dans l'intérieur ouvert de \mathcal{V}, de sorte que \delta\boldsymbol{\mu} = \boldsymbol{0} sur \mathcal{S}. L'intégrale de surface s'annule, ce qui impose :
\int_{\mathcal{V}} \mathrm{d}^3x \, (\boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}} \wedge \boldsymbol{M}_0) \cdot \delta \boldsymbol{\mu} = 0.Cette relation devant être vérifiée pour tout \delta\boldsymbol{\mu} arbitraire dans \mathcal{V}, le lemme fondamental du calcul des variations impose l'annulation locale du terme sous l'intégrale :
\boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}} \wedge \boldsymbol{M}_0 = \boldsymbol{0} \iff \boldsymbol{M}_0 \wedge \boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}} = \boldsymbol{0} \quad \text{pour tout } \boldsymbol{x} \in \mathcal{V}.Condition aux limites en surface : L'équation en volume étant satisfaite en tout point de \mathcal{V}, le terme d'intégrale de volume est identiquement nul quelle que soit l'extension de \delta\boldsymbol{\mu} à la surface. La condition d'équilibre se réduit donc à :
2 A_{\mathrm{ech}} \int_{\mathcal{S}} \mathrm{d}^2x \, [(\boldsymbol{n} \cdot \boldsymbol{\nabla})\boldsymbol{M}_0 \wedge \boldsymbol{M}_0] \cdot \delta \boldsymbol{\mu} = 0.Puisque cette égalité est vraie pour toute variation \delta\boldsymbol{\mu} arbitraire sur la frontière \mathcal{S} et que A_{\mathrm{ech}} \neq 0, le terme sous l'intégrale de surface est lui aussi identiquement nul :
(\boldsymbol{n} \cdot \boldsymbol{\nabla})\boldsymbol{M}_0 \wedge \boldsymbol{M}_0 = \boldsymbol{0} \quad \text{pour tout } \boldsymbol{x} \in \mathcal{S}.
Les états d'équilibre vérifient donc bien le système d'équations de Brown :
Résultat
1.3 · Paroi de domaine magnétique
Question 21
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : équation de maxwell, conservation du flux
En admettant que la solution (11), , est encore valable dans cette géométrie (et ), utiliser une équation de Maxwell pour montrer que l'angle entre et est une constante que l'on précisera.
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Utiliser \boldsymbol{\nabla} \cdot \boldsymbol{B} = 0 pour une solution ne dépendant que de z afin de déterminer la composante normale B_z, puis en déduire la composante M_{0z}.
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- Exploiter l'invariance spatiale de la solution \boldsymbol{M}_0(z) avec l'équation de Maxwell-Thomson \boldsymbol{\nabla} \cdot \boldsymbol{B} = 0 pour obtenir une condition sur la composante normale B_z.
- Fixer la constante d'intégration à l'aide des conditions aux limites à l'infini (z \to \pm \infty).
- Relier B_z à M_{0z} pour en déduire la valeur de l'angle polaire \theta.
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\boldsymbol{\nabla}\cdot\boldsymbol{B} = 0 avec une géométrie 1D impose B_z = \mathrm{cste}, aboutissant à \theta = \pi/2.
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Le champ magnétique total est donné par \boldsymbol{B} = \mu_0(\boldsymbol{M}_0 + \boldsymbol{H}_{\mathrm{m}}). D'après la relation (11) admise dans cette géométrie, sa composante selon \boldsymbol{u}_z s'écrit :
L'aimantation \boldsymbol{M}_0 étant invariante par translation selon x et y, toutes les grandeurs ne dépendent que de la coordonnée z. L'équation de Maxwell-Thomson (conservation du flux magnétique) s'écrit :
ce qui implique que la composante B_z est spatialement uniforme :
Les conditions aux limites aux bords des domaines semi-infinis imposent :
En projetant sur \boldsymbol{u}_z, on a \lim_{z \to \pm \infty} M_{0z}(z) = 0, d'où \lim_{z \to \pm \infty} B_z(z) = 0. La constante étant nulle, il vient :
Comme N_z < 1, le facteur (1 - N_z) n'est pas nul, ce qui impose :
D'après le repérage en coordonnées sphériques (Figure 2), la projection de \boldsymbol{M}_0 sur l'axe \boldsymbol{u}_z vaut :
Comme M_{\mathrm{s}} > 0 et \theta \in [0, \pi], l'annulation de M_{0z} entraîne :
L'angle \theta est donc constant et vaut :
Résultat
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
Notions : coordonnée sphérique, champ effectif
En utilisant la valeur de obtenue à la Question 21, refaire le schéma de la Fig. 2 en projection dans le plan . Exprimer et , les composantes de dans le repère sphérique local, en termes de et de sa dérivée seconde.
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Projeter l'opérateur Laplacien unidirectionnel \mathrm{d}^2/\mathrm{d}z^2 et le terme d'anisotropie selon les vecteurs de base locaux (\boldsymbol{u}_\theta, \boldsymbol{u}_\varphi).
Voir la stratégieStratégie
- Représenter le repère sphérique local (\boldsymbol{u}_r, \boldsymbol{u}_\theta, \boldsymbol{u}_\varphi) en projection dans le plan équatorial (x, y) correspondant à \theta = \pi/2, en précisant l'orientation de chaque vecteur de base.
- Rappeler l'expression de \boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}} établie à la question Q19 avec les simplifications adoptées (\boldsymbol{B}_{\mathrm{ext}} = \boldsymbol{0}, \boldsymbol{H}_{\mathrm{m}} = \boldsymbol{0} et \boldsymbol{u}_{\mathrm{a}} = \boldsymbol{u}_x).
- Calculer le terme d'anisotropie et le terme d'échange en projetant sur les vecteurs de la base sphérique locale afin d'identifier B_{\mathrm{eff}\,\theta} et B_{\mathrm{eff}\,\varphi}.
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Projection de \boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}} sur la base sphérique (\boldsymbol{u}_r, \boldsymbol{u}_\theta, \boldsymbol{u}_\varphi) avec \theta = \pi/2.
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Pour \theta = \pi/2, l'aimantation \boldsymbol{M}_0(z) est confinée dans le plan (x, y) :
Les vecteurs du repère sphérique local s'écrivent :
Le vecteur \boldsymbol{u}_\theta est orthogonal au plan (x, y) et dirigé selon -\boldsymbol{u}_z.
D'après la question Q19, avec \boldsymbol{B}_{\mathrm{ext}} = \boldsymbol{0}, \boldsymbol{H}_{\mathrm{m}} = \boldsymbol{0} et \boldsymbol{u}_{\mathrm{a}} = \boldsymbol{u}_x, le champ effectif se réduit à :
Contribution de l'anisotropie : Puisque \boldsymbol{u}_x \cdot \boldsymbol{M}_0 = M_{\mathrm{s}}\cos\varphi et \boldsymbol{u}_x = \cos\varphi\,\boldsymbol{u}_r - \sin\varphi\,\boldsymbol{u}_\varphi, on a :
\boldsymbol{B}_{\mathrm{ani}} = 2 K_{\mathrm{a}} M_{\mathrm{s}}\cos\varphi \left(\cos\varphi\,\boldsymbol{u}_r - \sin\varphi\,\boldsymbol{u}_\varphi\right).Contribution de l'échange : L'aimantation ne dépendant que de z, le laplacien vectoriel se réduit à la dérivée seconde par rapport à z :
\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\boldsymbol{M}_0}{\mathrm{d}z} &= M_{\mathrm{s}} \frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}z}\left(-\sin\varphi\,\boldsymbol{u}_x + \cos\varphi\,\boldsymbol{u}_y\right) = M_{\mathrm{s}}\frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}z}\,\boldsymbol{u}_\varphi, \\ \frac{\mathrm{d}^2\boldsymbol{M}_0}{\mathrm{d}z^2} &= M_{\mathrm{s}}\frac{\mathrm{d}^2\varphi}{\mathrm{d}z^2}\,\boldsymbol{u}_\varphi + M_{\mathrm{s}}\frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}z}\frac{\mathrm{d}\boldsymbol{u}_\varphi}{\mathrm{d}z} = M_{\mathrm{s}}\frac{\mathrm{d}^2\varphi}{\mathrm{d}z^2}\,\boldsymbol{u}_\varphi - M_{\mathrm{s}}\left(\frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}z}\right)^2\boldsymbol{u}_r. \end{aligned}D'où :
\boldsymbol{B}_{\mathrm{ech}} = 2 A_{\mathrm{ech}} M_{\mathrm{s}}\left[ -\left(\frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}z}\right)^2\boldsymbol{u}_r + \frac{\mathrm{d}^2\varphi}{\mathrm{d}z^2}\,\boldsymbol{u}_\varphi \right].
Le champ effectif total n'a aucune composante selon \boldsymbol{u}_z (donc selon \boldsymbol{u}_\theta). On obtient donc :
Résultat
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : paroi de domaine, équation différentielle
Réécrire la première équation de Brown (19) dans le repère sphérique local, et montrer que l'angle obéit à l'équation
où l'on donnera l'expression de .
Voir l'indiceIndice
Calculer le produit vectoriel \boldsymbol{M}_0 \wedge \boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}} = M_{\mathrm{s}}\boldsymbol{u}_r \wedge \boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}} et annuler sa composante non triviale.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le produit vectoriel \boldsymbol{M}_0 \wedge \boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}} dans la base sphérique locale (\boldsymbol{u}_r, \boldsymbol{u}_\theta, \boldsymbol{u}_\varphi) pour obtenir les conditions d'équilibre scalaire.
- Exploiter les composantes de \boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}} établies à la question Q22 pour projeter la première équation de Brown.
- Identifier la dérivée de l'énergie d'anisotropie volumique réduite \epsilon_{\mathrm{ani}}(\varphi) pour mettre l'équation sous la forme demandée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Projection de la première équation de Brown selon \boldsymbol{u}_\theta pour obtenir l'équation régissant \varphi(z).
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Dans la base sphérique locale (\boldsymbol{u}_r, \boldsymbol{u}_\theta, \boldsymbol{u}_\varphi), l'aimantation s'écrit \boldsymbol{M}_0 = M_{\mathrm{s}}\boldsymbol{u}_r. Le champ effectif se décompose sous la forme :
Le produit vectoriel régissant la première équation de Brown (19) vaut donc :
L'équation d'équilibre \boldsymbol{M}_0 \wedge \boldsymbol{B}_{\mathrm{eff}} = \boldsymbol{0} équivaut donc au système :
D'après la question Q22, la première condition B_{\mathrm{eff}, \theta} = 0 est identiquement satisfaite. La seconde condition B_{\mathrm{eff}, \varphi} = 0 s'écrit, en reprenant l'expression trouvée en Q22 :
Comme M_{\mathrm{s}} \neq 0, on simplifie par M_{\mathrm{s}} :
On remarque que 2 \cos\varphi \sin\varphi = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\varphi}(\sin^2\varphi) = -\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\varphi}(\cos^2\varphi). L'équation d'équilibre prend alors exactement la forme :
avec
Résultat
Question 24
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : paroi de bloch, intégrale première
En ramenant au préalable l'équation précédente à une équation différentielle du premier ordre, calculer explicitement . On rappelle la primitive pour et on pourra prendre à . Identifier la longueur typique qui sépare les deux domaines magnétiques. Évaluer numériquement .
Voir l'indiceIndice
Multiplier l'équation non linéaire par \mathrm{d}\varphi/\mathrm{d}z pour obtenir une intégrale première d'énergie, puis séparer les variables en utilisant la primitive fournie.
Voir la stratégieStratégie
- Multiplier l'équation différentielle du second ordre par \frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}z} pour obtenir une intégrale première (analogue à la conservation de l'énergie mécanique).
- Déterminer la constante d'intégration grâce aux conditions aux limites à l'infini, puis séparer les variables pour intégrer et obtenir \varphi(z).
- Identifier l'épaisseur caractéristique \lambda_{\mathrm{B}} et réaliser l'application numérique avec un chiffre significatif conformément aux consignes.
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Multiplication par \varphi' pour intégrer l'équation de type pendule, calcul de \varphi(z) et de \lambda_{\mathrm{B}} = \sqrt{A_{\mathrm{ech}}/K_{\mathrm{a}}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q23, l'angle \varphi(z) vérifie :
avec \epsilon_{\mathrm{ani}}(\varphi) = K_{\mathrm{a}}\sin^{2}\varphi.
En multipliant cette équation par \frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}z}, on reconnaît une dérivée totale :
soit l'équation différentielle du premier ordre :
Loin de la paroi (z \to -\infty), l'aimantation est uniforme selon \boldsymbol{u}_{x} : \lim_{z\to -\infty}\boldsymbol{M}_{0} = M_{\mathrm{s}}\boldsymbol{u}_{x}, d'où \varphi \to 0 et \frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}z} \to 0. Comme \sin(0) = 0, la constante d'intégration est nulle :
Puisque \varphi(z) croît continûment de 0 à \pi pour z variant de -\infty à +\infty, on a \sin\varphi \ge 0 et \frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}z} \ge 0. En introduisant la longueur typique :
l'équation se réduit à :
Par séparation des variables :
En intégrant à l'aide de la primitive fournie :
La condition \varphi(0) = \frac{\pi}{2} impose \ln\left(\tan\frac{\pi}{4}\right) = \ln(1) = 0 = C, d'où :
soit l'expression explicite du profil de la paroi de Bloch :
La longueur typique qui gouverne la largeur de la zone de transition entre les deux domaines magnétiques est :
Application numérique :
Comme A_{\mathrm{ech}} = J/a, on a :
Avec les valeurs numériques fournies par l'énoncé :
- a \approx 5 \times 10^{-10}\text{ m}
- J M_{\mathrm{s}}^{2} \approx 1 \times 10^{-20}\text{ kg}\cdot\text{m}^{2}\cdot\text{s}^{-2}
- K_{\mathrm{a}} M_{\mathrm{s}}^{2} \approx 1 \times 10^{6}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{s}^{-2}
On obtient :
Avec un chiffre significatif :
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.