WikiPrépaLivrets

Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 PSI 2023

Applications des propriétés magnétiques et électriques de matériaux

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 4 questions sur 39. Autres questions faisables en PCSI

Détail par partie
  • Partie I : Le transformateur miniaturisé4/19En partie
  • Partie II : Le transformateur piézoélectrique0/112e année
  • Partie III : Mesures de champs magnétiques avec un capteur Fluxgate0/92e année

Le sujet en bref

Sujet moyen · Conversion de puissance, Électrocinétique et électronique, Électromagnétisme · 8 incontournables · 4 questions de première année
Afficher ou masquer la section

Ce sujet aborde des applications modernes de matériaux aux propriétés électromagnétiques remarquables : conducteurs miniaturisés sur circuit imprimé, céramiques piézoélectriques et ferromagnétiques doux à saturation abrupte. L'épreuve balaie une vaste portion du programme de physique de PSI en articulant conversion d'énergie, propagation d'ondes élastiques et métrologie des champs magnétiques faibles.

L'ensemble est particulièrement progressif et formateur pour les révisions de concours : il mobilise aussi bien le calcul de champs d'excitation et d'induction, l'analyse d'oscillogrammes et de saturations d'ALI, la résolution de modes propres de vibration mécanique en milieu borné, que l'exploitation d'une décomposition spectrale pour la mesure de fluxgate. Les questions ouvertes marquées d'un trait encouragent une prise d'initiative bienvenue sur des ordres de grandeur et des modélisations réalistes.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,31/20)
Temps estimé
≈ 3 h 10 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Très partiellement en PCSI, MPSI et PTSI : 4 questions sur 39.

Où gagner des points

25 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
Afficher ou masquer la section

Rapides et accessibles (25) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes, données en annexe
  • Parties indépendantes

    Les trois parties (transformateur miniaturisé, transformateur piézoélectrique et capteur fluxgate) sont totalement indépendantes et peuvent être traitées séparément.

  • Données en annexe

    Les questions Q30, Q34, Q35 et Q36 s'appuient directement sur les figures du document réponse à rendre avec la copie.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

39 questions
Afficher ou masquer la section

Partie I : Le transformateur miniaturisé

A · Les enroulements

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : conducteur ohmique, résistance électrique

Rappeler l'expression de la résistance électrique d'un conducteur cylindrique de conductivité , de longueur , de section , parcouru uniformément par un courant parallèle à son axe.

Voir l'indice

Exprimer la résistance à partir de la loi d'Ohm locale \vec{j} = \gamma \vec{E} et de l'intégration du potentiel et du courant sur un cylindre.

Voir la réponse courte

Rappel direct de la formule de la résistance d'un cylindre : R = \frac{L}{\gamma S}.

Voir le corrigé complet

Considérons un conducteur cylindrique d'axe Oz, de longueur L et de section droite constante S. Le courant d'intensité I est supposé uniformément réparti sur la section et orienté selon l'axe du cylindre, de sorte que la densité volumique de courant est uniforme :

\vec{\jmath} = \frac{I}{S} \, \vec{u}_z

D'après la loi d'Ohm locale, le champ électrique à l'intérieur du conducteur s'écrit :

\vec{E} = \frac{\vec{\jmath}}{\gamma} = \frac{I}{\gamma S} \, \vec{u}_z

La différence de potentiel aux bornes du cylindre s'obtient par circulation de ce champ électrique le long d'une ligne de courant :

U = \int_0^L \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = E L = \frac{L}{\gamma S} I

Par définition de la résistance électrique R = \frac{U}{I}, on en déduit :

\boxed{R = \frac{L}{\gamma S}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Conversion de puissance › Transformateur

Notions : résistance électrique, effet joule

Pour l'enroulement de cuivre de la figure 1, le courant circule de vers . Évaluer sa résistance électrique . Citer deux inconvénients que présente l'existence de cette résistance pour un transformateur.

Voir l'indice

Décomposer la piste conductrice en segments rectilignes pour évaluer sa longueur totale L et calculer la section droite S = w \cdot e. Penser aux pertes Joule et à la chute de tension inductive/résistive.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la section droite S du conducteur à partir de sa largeur et de son épaisseur données sur la figure 1.
  2. Évaluer la longueur totale L de la piste conductrice reliant le point A au point B en sommant les différents brins de la spire carrée.
  3. Calculer la résistance R_e à l'aide de la formule rappelée à la question précédente et des données numériques fournies.
  4. Identifier les conséquences physiques de la résistance des enroulements sur les performances d'un transformateur réel (aspects énergétique et électrique).
Voir la réponse courte

Calcul de la longueur de la piste pour déduire R_e ; inconvénients : pertes Joule et chute de tension au secondaire.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 1, la section droite du ruban de cuivre est rectangulaire, de largeur w = 10\ \mu\text{m} et d'épaisseur e = 3\ \mu\text{m} :

S = w \cdot e = 10 \times 10^{-6} \times 3 \times 10^{-6} = 3{,}0 \times 10^{-11}\ \text{m}^2

Évaluons la longueur L du conducteur le long de sa ligne moyenne entre A et B :

  • brin inférieur horizontal : de l'entrée A au coin inférieur droit, de longueur environ 90\ \mu\text{m} ;
  • brin vertical droit : sur toute la hauteur extérieure (100\ \mu\text{m}), soit environ 90\ \mu\text{m} entre lignes moyennes ;
  • brin horizontal supérieur : sur toute la largeur extérieure (100\ \mu\text{m}), soit environ 90\ \mu\text{m} ;
  • brin vertical intérieur gauche : descendant vers le centre, de longueur environ 60\ \mu\text{m} ;
  • brin horizontal menant au contact B : de longueur environ 30\ \mu\text{m}.

La longueur totale développée est donc de l'ordre de :

L \approx 90 + 90 + 90 + 60 + 30 \approx 360\ \mu\text{m} \approx 3{,}5 \times 10^{-4}\ \text{m}

D'après la relation établie à la question Q1, et avec \gamma_{\text{Cu}} = 5{,}9 \times 10^7\ \text{S}\cdot\text{m}^{-1} :

R_e = \frac{L}{\gamma_{\text{Cu}} S}

Application numérique :

R_e \approx \frac{3{,}5 \times 10^{-4}}{5{,}9 \times 10^7 \times 3{,}0 \times 10^{-11}} \approx 0{,}20\ \Omega
\boxed{R_e \approx 0{,}2\ \Omega}

(Une valeur comprise entre 0{,}15\ \Omega et 0{,}25\ \Omega selon l'estimation de la longueur est tout à fait recevable.)

L'existence de cette résistance présente deux inconvénients majeurs pour un transformateur :

  1. Pertes par effet Joule (dites « pertes cuivre ») : la puissance P_J = R_e I_{\text{eff}}^2 dissipée sous forme thermique diminue le rendement énergétique global du transformateur et provoque un échauffement préjudiciable aux composants miniaturisés voisins.
  2. Chute de tension ohmique en charge : la présence de la résistance interne crée une chute de tension aux bornes de l'enroulement (u(t) = e(t) + R_e i(t)), ce qui altère le rapport de transformation nominal dès que le transformateur débite un courant.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'estimation de la longueur du conducteur doit être explicitée et justifiée.

« L’estimation de la longueur du conducteur doit être expliquée. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : pont diviseur de tension, impédance complexe

Exprimer l'amplitude complexe en fonction de l'amplitude complexe , de et de .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Millman sur l'entrée inverseuse de l'ALI en régime linéaire avec un potentiel nul sur l'entrée non inverseuse.

Voir la stratégie
  1. Identifier le régime de fonctionnement de l'amplificateur linéaire intégré (ALI) grâce à la boucle de rétroaction sur la borne inverseuse.
  2. Appliquer les propriétés de l'ALI idéal pour déterminer le potentiel de la borne inverseuse (masse virtuelle).
  3. Écrire la loi des nœuds en termes de potentiels (théorème de Millman) à l'entrée inverseuse pour relier \underline{U}_s à \underline{U}_e.
Voir la réponse courte

Formule du pont diviseur de tension pour exprimer \underline{U}_s en fonction de \underline{U}_e, R_{\text{ref}} et \underline{Z}.

Voir le corrigé complet

L'amplificateur linéaire intégré possède une boucle de rétroaction négative reliant la sortie à la borne inverseuse (-), ce qui assure son fonctionnement en régime linéaire.

L'ALI étant supposé idéal :

  • Les courants d'entrée sont nuls : i^+ = i^- = 0 ;
  • La tension différentielle d'entrée est nulle : \varepsilon = V^+ - V^- = 0.

L'entrée non inverseuse (+) étant reliée à la masse, on a V^+ = 0, d'où une masse virtuelle sur l'entrée inverseuse :

V^- = V^+ = 0

En appliquant la loi des nœuds au potentiel au niveau de la borne (-) :

\frac{\underline{U}_e - V^-}{\underline{Z}} + \frac{\underline{U}_s - V^-}{R_{\text{ref}}} = 0

En remplaçant V^- = 0, il vient :

\frac{\underline{U}_e}{\underline{Z}} + \frac{\underline{U}_s}{R_{\text{ref}}} = 0

On en déduit l'amplitude complexe de la tension de sortie :

\boxed{\underline{U}_s = -\frac{R_{\text{ref}}}{\underline{Z}} \underline{U}_e}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Définissez les grandeurs sur un schéma et rappelez les propriétés de l'ALI avant d'appliquer les lois de Kirchhoff.

« Les candidats qui obtiennent la totalité des points sont ceux qui définissent les grandeurs élec triques utilisées – souvent sur un schéma du montage – et rappellent les propriétés de l’ALI avant de mettre en place une loi des mailles et une loi des nœuds. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

Signaler une erreurSommaire

Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : impédance complexe, inductance propre

Calculer et . En déduire la valeur de l'inductance propre de l'enroulement ainsi que la valeur de .

Voir l'indice

Mesurer le déphasage \Delta\varphi et le rapport des amplitudes sur l'oscillogramme 3a pour déterminer l'impédance complexe \underline{Z} = R_e + jL\omega.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la période T, la pulsation \omega, les amplitudes U_{0e} et U_{0s}, ainsi que le décalage temporel \Delta t entre les deux tensions à partir de l'oscillogramme de la figure 3a.
  2. Exprimer le module et l'argument de l'impédance complexe \underline{Z} à l'aide de la relation obtenue à la question Q3 : \underline{Z} = -R_{\text{ref}} \frac{\underline{U}_e}{\underline{U}_s}.
  3. En déduire les parties réelle Z_r et imaginaire Z_i, puis identifier la résistance série R_e et l'inductance propre L du bobinage (\underline{Z} = R_e + jL\omega).
Voir la réponse courte

Identification des parties réelle et imaginaire de l'impédance mesurée : Z_r = R_e et Z_i = L\omega.

Voir le corrigé complet

1. Lecture de l'oscillogramme (figure 3a)

  • Période et pulsation : Sur la largeur totale de l'écran (10\text{ divisions}), on observe exactement deux périodes de signal. Une période correspond donc à :

    T = 5{,}0\text{ div} \times 200\text{ ns}\cdot\text{div}^{-1} = 1{,}0\ \mu\text{s}

    La pulsation angulaire vaut alors :

    \omega = \frac{2\pi}{T} = \frac{2\pi}{1{,}0 \times 10^{-6}} \approx 6{,}28 \times 10^6\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}
  • Amplitudes :

    • Tension d'entrée u_e(t) (courbe en trait gras) : le gain vertical est de 2\text{ mV/div}, et l'amplitude crête est d'environ 2{,}7 à 2{,}8\text{ divisions} :

      U_{0e} \approx 2{,}75\text{ div} \times 2\text{ mV}\cdot\text{div}^{-1} \approx 5{,}5\text{ mV}
    • Tension de sortie u_s(t) (courbe en trait fin) : le gain vertical est de 2\text{ V/div}, et l'amplitude crête est d'environ 2{,}5\text{ divisions} :

      U_{0s} \approx 2{,}5\text{ div} \times 2\text{ V}\cdot\text{div}^{-1} = 5{,}0\text{ V}
  • Déphasage : Le signal de sortie u_s(t) est en avance temporelle sur la tension d'entrée u_e(t) d'un décalage mesuré entre deux passages à zéro croissants d'environ \Delta t \approx 1{,}45\text{ division}, soit :

    \Delta t \approx 1{,}45 \times 200\text{ ns} \approx 290\text{ ns}

    Le déphasage de u_s par rapport à u_e vaut donc :

    \varphi_{s/e} = \omega \Delta t = 2\pi \frac{\Delta t}{T} \approx 2\pi \times \frac{1{,}45}{5{,}0} \approx 1{,}82\text{ rad} \approx 104^\circ

2. Calcul de Z_r et Z_i

D'après la question Q3, \underline{U}_s = -\frac{R_{\text{ref}}}{\underline{Z}} \underline{U}_e, ce qui s'écrit :

\underline{Z} = -R_{\text{ref}} \frac{\underline{U}_e}{\underline{U}_s} = R_{\text{ref}} \frac{U_{0e}}{U_{0s}} \mathrm{e}^{j(\pi - \varphi_{s/e})}

Le module de l'impédance vaut :

|\underline{Z}| = R_{\text{ref}} \frac{U_{0e}}{U_{0s}} \approx 1000{,}0 \times \frac{5{,}5 \times 10^{-3}}{5{,}0} \approx 1{,}1\ \Omega

L'argument de \underline{Z} est :

\theta = \arg(\underline{Z}) = \pi - \varphi_{s/e} \approx 180^\circ - 104^\circ = 76^\circ \approx 1{,}33\text{ rad}

On en déduit la partie réelle et la partie imaginaire de \underline{Z} :

\begin{aligned} Z_r &= |\underline{Z}| \cos\theta \approx 1{,}1 \times \cos(76^\circ) \approx 0{,}27\ \Omega \\ Z_i &= |\underline{Z}| \sin\theta \approx 1{,}1 \times \sin(76^\circ) \approx 1{,}07\ \Omega \end{aligned}
\boxed{Z_r \approx 0{,}3\ \Omega \quad \text{et} \quad Z_i \approx 1{,}1\ \Omega}

3. Déduction de L et de R_e

L'enroulement est modélisé par une association série d'une résistance R_e et d'une inductance propre L, d'impédance \underline{Z} = R_e + jL\omega. Par identification avec \underline{Z} = Z_r + jZ_i :

\begin{aligned} R_e &= Z_r \approx 0{,}27\ \Omega \\ L &= \frac{Z_i}{\omega} \approx \frac{1{,}07}{6{,}28 \times 10^6} \approx 1{,}7 \times 10^{-7}\text{ H} = 0{,}17\ \mu\text{H} \end{aligned}
\boxed{R_e \approx 0{,}3\ \Omega \quad \text{et} \quad L \approx 0{,}17\ \mu\text{H}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Expliquez et soignez les lectures graphiques des amplitudes et de l'avance de phase, en précisant bien son signe.

« Les mesures sur les graphes doivent être expliquées (déphasage entre les deux signaux en Q4. par exemple) et doivent être réalisées avec soin. »

« Dans cette question, les relevés des amplitudes des signaux et de l’avance de phase φde us(t) par rapport à ue(t) doivent être réalisés avec soin. Le signe de φdoit notamment être noté. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

Signaler une erreurSommaire

Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : rapport signal sur bruit, impédance

L'amplitude de la tension d'entrée est portée à la valeur . Préciser l'intérêt d'une telle augmentation d'amplitude. Proposer, en la justifiant, la forme prévisible pour le signal de sortie. Expliquer pourquoi la réduction de la résistance de référence est à envisager si on veut garder .

Voir l'indice

Calculer la tension crête théorique en sortie pour U_0 = 30\text{ mV} et la comparer à la tension de saturation \pm V_{\text{sat}} = \pm 15\text{ V} de l'ALI.

Voir la stratégie
  1. Identifier le problème de mesure sur de faibles signaux (bruit, incertitude relative).
  2. Évaluer l'amplitude théorique en sortie à l'aide de la fonction de transfert établie en Q3 et de l'impédance trouvée en Q4, puis la comparer aux tensions d'alimentation de l'amplificateur opérationnel.
  3. En déduire la condition sur le gain (et donc sur R_{\text{ref}}) pour maintenir le fonctionnement en régime linéaire.
Voir la réponse courte

Amélioration du rapport signal sur bruit ; signal de sortie sinusoïdal ; adaptation de R_{\text{ref}} pour éviter l'écrêtage.

Voir le corrigé complet

1. Intérêt d'une augmentation de l'amplitude d'entrée

Sur la figure 3a, l'amplitude de la tension d'entrée n'était que de l'ordre de 3\text{ mV} (environ 1,5 carreau avec une sensibilité de 2\text{ mV/div}). Porter cette amplitude à U_0 = 30\text{ mV} présente deux intérêts majeurs :

  • améliorer le rapport signal sur bruit (RSB) ;
  • réduire l'incertitude relative sur la mesure de la tension d'entrée u_e(t) à l'oscilloscope.

2. Forme prévisible pour le signal de sortie

D'après la question Q3, la relation liant les amplitudes en régime linéaire s'écrit :

U_s = \frac{R_{\text{ref}}}{|\underline{Z}|} U_0

Avec les valeurs obtenues en Q4 (|\underline{Z}| = \sqrt{Z_r^2 + Z_i^2} \approx \sqrt{0{,}27^2 + 1{,}1^2} \approx 1{,}14\ \Omega) et R_{\text{ref}} = 1000{,}0\ \Omega :

U_{s,\text{th}} \approx \frac{1000}{1{,}14} \times 30 \times 10^{-3} \approx 26\text{ V}

Or, l'amplificateur linéaire intégré (ALI) est alimenté sous une tension symétrique de \pm 15\text{ V}. La tension de sortie est donc bornée par ses tensions de saturation :

-V_{\text{sat}} \le u_s(t) \le +V_{\text{sat}} \quad \text{avec} \quad V_{\text{sat}} \approx 15\text{ V}

Comme U_{s,\text{th}} > V_{\text{sat}}, l'ALI ne peut pas rester dans son domaine de fonctionnement linéaire : il sature. La forme prévisible pour le signal de sortie est une sinusoïde fortement écrêtée (allure trapézoïdale) à \pm V_{\text{sat}} \approx \pm 15\text{ V}.

3. Intérêt de la réduction de la résistance de référence R_{\text{ref}}

Pour exploiter les relations du régime linéaire de l'impédancemètre avec une amplitude d'entrée U_0 = 30\text{ mV}, il faut impérativement éviter la saturation, soit :

U_s < V_{\text{sat}} \iff \frac{R_{\text{ref}}}{|\underline{Z}|} U_0 < V_{\text{sat}} \iff R_{\text{ref}} < \frac{V_{\text{sat}}}{U_0} |\underline{Z}|

Numériquement, cela impose :

R_{\text{ref}} < \frac{15}{30 \times 10^{-3}} \times 1{,}14 \approx 570\ \Omega

Réduire la résistance de référence R_{\text{ref}} permet de diminuer le gain en tension du montage, ce qui permet de conserver U_0 = 30\text{ mV} tout en maintenant l'ALI en régime linéaire.

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait identifier et justifier quantitativement le risque de saturation en tension de l'ALI.

« 25 % reconnaissent le risque d’une saturation en tension de l’ALI en Q5. »

« Deux limites de fonctionnement de l’ALI doivent être citées et justifiées quantitativement. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

Signaler une erreurSommaire

Question 6

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : résonance, fonction de transfert

On choisit une résistance de référence plus faible, . Les courbes obtenues sont représentées figure 3b. Interpréter quantitativement le phénomène observé.

Voir l'indice

Calculer le courant circulant dans la résistance de contre-réaction lorsque la tension de sortie s'écrête à 2 V et conclure à une saturation en courant de sortie de l'ALI.

Voir la stratégie
  1. Relever sur l'oscillogramme de la figure 3b les caractéristiques du signal de sortie u_s(t) (amplitude d'écrêtage) et le comparer à la tension d'alimentation de l'amplificateur opérationnel (\pm 15\text{ V}).
  2. Identifier la cause du phénomène : la saturation ne pouvant pas être due à la tension d'alimentation, elle provient de la limitation en courant de sortie du composant.
  3. Exprimer et calculer numériquement l'intensité maximale débitée par l'amplificateur opérationnel, puis commenter l'ordre de grandeur obtenu.
Voir la réponse courte

Lecture graphique de la résonance et interprétation quantitative de l'effet de la diminution de R_{\text{ref}}.

Voir le corrigé complet

Sur la figure 3b, avec une sensibilité verticale de 1\text{ V/carreau} pour u_s, on constate que la tension de sortie n'est plus parfaitement sinusoïdale mais subit un net écrêtage à :

|u_{s,\max}| \approx 2\text{ carreaux} \times 1\text{ V}\cdot\text{carreau}^{-1} = 2{,}0\text{ V}

Or, l'amplificateur opérationnel est alimenté sous une tension de \pm 15\text{ V}, ce qui donnerait une saturation en tension usuelle V_{\text{sat}} \approx \pm 14\text{ V} à \pm 15\text{ V}, bien supérieure à la valeur observée de 2{,}0\text{ V}. Le phénomène observé n'est donc pas une saturation en tension.

En fonctionnement linéaire, le potentiel de l'entrée inverseuse est nul (V_- \approx 0). Le courant traversant la résistance de contre-réaction R'_{\text{ref}} depuis la masse virtuelle vers la sortie de l'ALI s'écrit :

i_s(t) = \frac{0 - u_s(t)}{R'_{\text{ref}}} = -\frac{u_s(t)}{R'_{\text{ref}}}

Ce courant est intégralement fourni (ou absorbé) par l'étage de sortie de l'amplificateur opérationnel. L'écrêtage de la tension à |u_{s,\max}| = 2{,}0\text{ V} traduit donc une saturation en courant de l'ALI, dont l'étage de sortie est limité à une intensité maximale :

I_{s,\max} = \frac{|u_{s,\max}|}{R'_{\text{ref}}}

Numériquement, avec R'_{\text{ref}} = 100{,}00\ \Omega et |u_{s,\max}| = 2{,}0\text{ V} :

I_{s,\max} = \frac{2{,}0}{100{,}00} = 2{,}0 \times 10^{-2}\text{ A} = 20\text{ mA}
\boxed{I_{s,\max} \approx 20\text{ mA}}

Cette valeur correspond exactement à l'ordre de grandeur classique du courant maximal de limitation (protection contre les courts-circuits) des amplificateurs linéaires intégrés d'usage courant (typiquement 20 à 25 mA pour un \mu\text{A}741 ou un TL081).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Seuls 5 % des candidats ont su attribuer l'écrêtage de sortie à une saturation en courant de l'ALI.

« seulement 5 % expliquent l’écrêtage de la tension de sortie à la question Q6. par une saturation en courant de l’ALI. »

« Deux limites de fonctionnement de l’ALI doivent être citées et justifiées quantitativement. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

Signaler une erreurSommaire

Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : condensateur plan, permittivité relative

Estimer, en précisant la démarche, la capacité à partir de l'expression de la capacité d'un condensateur plan et de la géométrie des enroulements (figure 1 et figure 4a). Le milieu magnétique qui remplit l'espace entre les enroulements, non représenté sur la figure 4a, possède une permittivité relative . Que penser de cette valeur de permittivité relative par rapport à celle de milieux usuels ?

Voir l'indice

Estimer la surface en regard des pistes du primaire et du secondaire et appliquer la formule d'un condensateur plan C = \varepsilon_0 \varepsilon_r S_{\text{regard}} / e_{\text{isolant}}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la capacité d'un condensateur plan en identifiant clairement les grandeurs géométriques pertinentes : surface en regard S et distance inter-électrodes d.
  2. Estimer géométriquement la longueur en regard des deux enroulements et l'espacement qui les sépare à partir des figures 1 et 4a pour en déduire la valeur numérique de C_p.
  3. Situer la valeur de \varepsilon_r = 5 \times 10^4 par rapport aux milieux diélectriques usuels (air, polymères, eau).
Voir la réponse courte

Calcul de C_p = \varepsilon_0 \varepsilon_r S / e et comparaison avec les isolants usuels (\varepsilon_r \sim 1 à 10).

Voir le corrigé complet

1. Modélisation de la capacité parasite C_p

On assimile les pistes conductrices du primaire et du secondaire à deux armatures planes parallèles en regard, de surface S_{\text{face}} et distantes de d, séparées par un milieu diélectrique de permittivité \varepsilon = \varepsilon_0 \varepsilon_r :

C_p = \frac{\varepsilon_0 \varepsilon_r S_{\text{face}}}{d}

2. Estimation géométrique

  • Surface en regard S_{\text{face}} : Les pistes sont rectangulaires, d'épaisseur (hauteur de profil) h = 3\ \mu\text{m} (figure 1b). Les enroulements primaire et secondaire sont imbriqués et cheminent côte à côte sur une longueur L_{\text{face}} proche de la longueur totale de l'enroulement. L'enroulement étant inscrit dans un carré d'environ 100\ \mu\text{m} \times 100\ \mu\text{m}, sa longueur développée est de l'ordre de :

    L_{\text{face}} \approx 3 \times 100\ \mu\text{m} \approx 300\ \mu\text{m}

    La surface latérale en regard vaut ainsi :

    S_{\text{face}} = h \cdot L_{\text{face}} \approx 3 \times 10^{-6} \times 300 \times 10^{-6} \approx 9 \times 10^{-10}\ \text{m}^2 \approx 10^{-9}\ \text{m}^2
  • Distance inter-conducteurs d : Sur la figure 1a, la largeur d'une piste est w = 10\ \mu\text{m} et l'espace entre pistes initial est de 25\ \mu\text{m}. L'insertion de la piste secondaire (w = 10\ \mu\text{m}) au sein de cet espace laisse un écartement de part et d'autre :

    d \approx \frac{25 - 10}{2}\ \mu\text{m} = 7{,}5\ \mu\text{m} \quad (\text{soit de l'ordre de } 5\text{ à } 10\ \mu\text{m})

3. Application numérique pour C_p

Avec \varepsilon_0 = 8{,}85 \times 10^{-12}\ \text{F}\cdot\text{m}^{-1} et \varepsilon_r = 5 \times 10^4 :

C_p \approx \frac{8{,}85 \times 10^{-12} \times 5 \times 10^4 \times 9 \times 10^{-10}}{7{,}5 \times 10^{-6}} \approx 5{,}3 \times 10^{-11}\ \text{F} \approx 50\text{--}100\ \text{pF}
\boxed{C_p \sim 50\text{ à } 100\ \text{pF}}

4. Commentaire sur la permittivité relative \varepsilon_r

Cette valeur \varepsilon_r = 5 \times 10^4 est extrêmement élevée par rapport à celles des milieux usuels :

  • le vide et l'air ont \varepsilon_r \approx 1 ;
  • les isolants usuels (verre, polymères, oxydes comme \text{SiO}_2) ont \varepsilon_r \sim 2\text{ à } 10 ;
  • l'eau liquide, solvant très polaire, n'atteint que \varepsilon_r \approx 80.

Une telle valeur (\sim 10^4\text{--}10^5) est caractéristique de matériaux diélectriques à permittivité géante ou de céramiques ferroélectriques (tels que le titanate de baryum \text{BaTiO}_3 ou le PZT).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Lisez attentivement l'énoncé : il fallait estimer la capacité géométriquement, non redémontrer sa formule.

« Toute stratégie pertinente accompagnée d’une mise en œuvre argumentée et détaillée a été ré compensée. Le jury invite les futurs candidats à bien lire les questions. Il ne s’agit pas ici d’établir l’expression de la capacité d’un condensateur plan. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Transformateur ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : transformateur idéal, capacité parasite

Établir l'expression de l'intensité en fonction de , et pour une intensité de sortie nulle, . En déduire l'expression de en fonction de , et . Toujours avec le modèle du transformateur idéal, quelle serait la valeur de en l'absence de la capacité parasite si ?

Voir l'indice

Exprimer la d.d.p. aux bornes de la capacité C_p à partir des potentiels u_1 et u_2 = m u_1, puis relier i et i_1 par les lois de Kirchhoff.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la tension aux bornes de la capacité parasite C_p en fonction de u_1 et u_2, puis utiliser la relation tension du transformateur idéal (u_2 = m u_1) pour déterminer i(t).
  2. Appliquer la loi des nœuds aux bornes A_2 puis A_1 en utilisant la relation sur les courants du transformateur idéal afin d'en déduire i_1(t).
  3. Conclure sur la valeur de i_1 dans le cas d'un fonctionnement à vide sans capacité parasite.
Voir la réponse courte

Courant parasite i = C_p \frac{\mathrm{d}(u_1-u_2)}{\mathrm{d}t} avec u_2 = m u_1, d'où i_1 = (1-m)C_p \frac{\mathrm{d}u_1}{\mathrm{d}t} (i_1 = 0 sans capacité).

Voir le corrigé complet

Les potentiels des bornes inférieures sont reliés à la référence commune : V_{B_1} = V_{B_2} = 0. Les potentiels des bornes supérieures s'écrivent donc :

V_{A_1} = u_1 \quad \text{et} \quad V_{A_2} = u_2

Pour un transformateur idéal de rapport de transformation m, la relation entre les tensions s'écrit :

u_2 = m u_1

La tension aux bornes de la capacité parasite C_p, orientée dans le sens du courant i, vaut donc :

u_C = V_{A_1} - V_{A_2} = u_1 - u_2 = (1 - m) u_1

En convention récepteur pour le condensateur, l'intensité i traversant la capacité parasite s'exprime par :

\boxed{i = C_p (1 - m) \frac{\mathrm{d}u_1}{\mathrm{d}t}}

Notons i_{1,\text{tr}} le courant entrant dans l'enroulement primaire du transformateur idéal et i_{2,\text{tr}} le courant sortant de son enroulement secondaire. Pour un transformateur idéal :

i_{1,\text{tr}} = m \, i_{2,\text{tr}}

La loi des nœuds au point A_2 s'écrit :

i_2 = i_{2,\text{tr}} + i

Comme l'intensité de sortie est nulle (i_2 = 0), on a :

i_{2,\text{tr}} = -i \implies i_{1,\text{tr}} = -m i

La loi des nœuds au point A_1 permet alors d'exprimer le courant total d'entrée i_1 :

i_1 = i_{1,\text{tr}} + i = (1 - m) i

En remplaçant l'expression de i, on obtient :

\boxed{i_1 = (1 - m)^2 C_p \frac{\mathrm{d}u_1}{\mathrm{d}t}}

En l'absence de capacité parasite (C_p = 0), le courant dérivé est nul (i = 0). Pour un transformateur idéal débitant sur un circuit ouvert (i_2 = 0), la relation i_1 = m i_2 conduit directement à :

\boxed{i_1 = 0}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Transformateur ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : courant capacitif, transformateur idéal

Calculer la valeur de l'intensité maximale dans les conditions de la question précédente. Quels sont les effets de ce courant ? Pourquoi ce défaut est-il particulièrement important pour les variations rapides de tension ?

Voir l'indice

Déterminer la pente maximale |\mathrm{d}u_1/\mathrm{d}t| lors des transitions du signal trapézoïdal de la figure 5.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la pente maximale |\mathrm{d}u_1/\mathrm{d}t|_{\max} à partir de la forme du signal d'entrée représenté sur la figure 5.
  2. Exprimer puis calculer l'intensité maximale i_{1,\max} à l'aide du résultat établi en Q8 et de l'ordre de grandeur de C_p obtenu en Q7.
  3. Analyser l'impact de ce courant parasite (pertes, échauffement, perturbations) et justifier sa criticité pour les variations rapides (\mathrm{d}u_1/\mathrm{d}t élevé).
Voir la réponse courte

Calcul de I_{1,\max}, entraînant pertes Joule et distorsion, particulièrement pénalisant à haute fréquence où \mathrm{d}u_1/\mathrm{d}t est élevé.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q8, le courant appelé au primaire à vide (i_2 = 0) en présence de la capacité parasite s'écrit :

i_1(t) = (1 - m)^2 C_p \frac{\mathrm{d}u_1}{\mathrm{d}t}

D'après le chronogramme de la figure 5, la tension d'entrée varie de \Delta U_1 = 9\text{ V} sur une durée de commutation :

\Delta t = 1{,}05\,\mu\text{s} - 1{,}00\,\mu\text{s} = 0{,}05\,\mu\text{s} = 50\text{ ns}

La dérivée temporelle maximale en valeur absolue vaut donc :

\left|\frac{\mathrm{d}u_1}{\mathrm{d}t}\right|_{\max} = \frac{\Delta U_1}{\Delta t} = \frac{9}{5{,}0 \times 10^{-8}} = 1{,}8 \times 10^8\text{ V}\cdot\text{s}^{-1}

Avec m = 0{,}9, il vient (1 - m)^2 = 0{,}01. En retenant pour la capacité parasite l'estimation de la question Q7, soit C_p \approx 70\text{ pF} (comprise typiquement entre 50\text{ pF} et 100\text{ pF}) :

\begin{aligned} i_{1,\max} &= (1 - m)^2 C_p \left|\frac{\mathrm{d}u_1}{\mathrm{d}t}\right|_{\max} \\ i_{1,\max} &\approx 0{,}01 \times (70 \times 10^{-12}) \times (1{,}8 \times 10^8) \approx 1{,}3 \times 10^{-4}\text{ A} = 0{,}13\text{ mA} \end{aligned}
\boxed{i_{1,\max} \sim 0{,}1\text{ mA}}

Effets de ce courant :

  • Un appel de courant non nul au primaire alors même que le secondaire est à vide (i_2 = 0) ;
  • Des pertes par effet Joule supplémentaires dans la résistance des enroulements R_e, provoquant un échauffement du composant et une chute du rendement global ;
  • L'apparition de pics de courant brefs et intenses susceptibles de générer des bruits de commutation et des perturbations électromagnétiques (problèmes de CEM).

Importance lors des variations rapides de tension : Le courant de couplage étant directement proportionnel à la dérivée temporelle de la tension (i_1 \propto \mathrm{d}u_1/\mathrm{d}t), des fronts de montée ou de descente très raides (fréquences de commutation élevées ou temps de transition très courts) maximisent la dérivée et conduisent à de forts pics de courant impulsionnels. Ce défaut est d'autant plus pénalisant que la miniaturisation des transformateurs impose justement de travailler à haute fréquence pour réduire l'encombrement des circuits magnétiques.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

B · Le matériau magnétique

Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : modèle de bohr, magnéton de bohr

Dans le modèle de Bohr, un électron possède une trajectoire circulaire autour d'un noyau atomique immobile. Le moment cinétique de l'électron est , où est la constante de Planck réduite. Établir l'expression du moment magnétique de cet atome, en fonction de , de la charge élémentaire et de la masse de l'électron . Effectuer l'application numérique.

Voir l'indice

Assimiler l'orbite électronique à une boucle de courant élémentaire de période T = 2\pi r / v et relier le moment cinétique orbital \sigma_e = m_e r v = \hbar au moment magnétique \mu_e = I S.

Voir la stratégie
  1. Modéliser le mouvement circulaire de l'électron comme une boucle de courant équivalente continue de rayon r et de période T, puis exprimer la norme du moment magnétique orbital \mu_e = I S.
  2. Exprimer le moment cinétique orbital \sigma_e par rapport au noyau et relier \mu_e à \sigma_e via le rapport gyromagnétique orbital.
  3. Conclure avec la quantification \sigma_e = \hbar et réaliser l'application numérique avec les constantes fournies.
Voir la réponse courte

Moment cinétique orbital quantifié \sigma_e = \hbar et courant orbital pour établir le magnéton de Bohr \mu_B = \frac{e\hbar}{2m_e}.

Voir le corrigé complet

Considérons un électron de masse m_e et de charge -e, décrivant une trajectoire circulaire de rayon r à la vitesse scalaire constante v. La période de révolution est :

T = \frac{2\pi r}{v}

Le passage périodique de cette charge à travers une section de la trajectoire équivaut à un courant électrique continu moyen d'intensité :

I = \frac{e}{T} = \frac{e v}{2\pi r}

La boucle de courant délimite une surface plane d'aire S = \pi r^2. La norme du moment magnétique orbital associé vaut donc :

\mu_e = I S = \left(\frac{e v}{2\pi r}\right) (\pi r^2) = \frac{1}{2} e v r

Par ailleurs, le moment cinétique de l'électron calculé au centre de la trajectoire (noyau immobile) est orthogonal au plan de la trajectoire et sa norme s'écrit :

\sigma_e = \|\vec{r} \wedge (m_e \vec{v})\| = m_e v r

d'où le produit v r = \frac{\sigma_e}{m_e}. On en déduit la relation entre moment magnétique et moment cinétique :

\mu_e = \frac{e}{2 m_e} \sigma_e

Compte tenu de la condition de quantification imposée par le modèle de Bohr, \sigma_e = \hbar, on obtient :

\boxed{\mu_e = \frac{e \hbar}{2 m_e}}

Application numérique : Avec les données de l'énoncé :

  • e = 1{,}60 \times 10^{-19}\ \text{C}
  • \hbar = 1{,}055 \times 10^{-34}\ \text{J}\cdot\text{s}
  • m_e = 9{,}0 \times 10^{-31}\ \text{kg}
\mu_e = \frac{1{,}60 \times 10^{-19} \times 1{,}055 \times 10^{-34}}{2 \times 9{,}0 \times 10^{-31}} \approx 9{,}38 \times 10^{-24}\ \text{A}\cdot\text{m}^2

En conservant deux chiffres significatifs (précision sur m_e) :

\boxed{\mu_e \approx 9{,}4 \times 10^{-24}\ \text{A}\cdot\text{m}^2 \quad (\text{ou }\text{J}\cdot\text{T}^{-1})}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question très peu réussie : moins de 4 % de démonstrations rigoureuses du magnéton de Bohr, à exprimer en A·m².

« Moins de 4 % des candidats établissent rigou reusement l’expression du magnéton de Bohr dans le cadre du modèle de Bohr. »

« Il est préférable d’exprimer un moment magnétique en A ⋅m2 plutôt qu’en C ⋅J ⋅s ⋅kg−1 et l’aimantation en A ⋅m−1 plutôt qu’en C ⋅J ⋅s ⋅kg−1 ⋅m−3. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

Signaler une erreurSommaire

Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : aimantation de saturation, moment magnétique

Un matériau ferromagnétique de masse molaire , de masse volumique , est formé d'atomes de moment magnétique où . Quelle est l'expression de l'aimantation de saturation , valeur de l'aimantation du matériau quand tous les moments magnétiques sont alignés et de même sens ? Calculer la valeur pour le fer pour lequel .

Voir l'indice

Exprimer le nombre d'atomes par unité de volume à partir de la masse volumique \rho et de la masse molaire M, puis sommer les moments magnétiques individuels alignés.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le nombre d'atomes par unité de volume n_v à partir de la masse volumique \rho, de la masse molaire M et du nombre d'Avogadro \mathcal{N}_a.
  2. Définir l'aimantation de saturation M_{\text{sat}} comme la densité volumique maximale de moment magnétique, obtenue lorsque tous les moments atomiques z\mu_e sont alignés.
  3. Effectuer l'application numérique avec les constantes fournies pour le fer.
Voir la réponse courte

Aimantation à saturation M_{\text{sat}} = \frac{\rho \mathcal{N}_A}{M} z \mu_e par alignement des moments dipolaires atomiques.

Voir le corrigé complet

L'aimantation \vec{M} d'un milieu correspond à la densité volumique de moment magnétique :

\vec{M} = \frac{\mathrm{d}\vec{m}}{\mathrm{d}V}

La quantité de matière par unité de volume est \dfrac{\rho}{M}, ce qui donne un nombre d'atomes par unité de volume égal à :

n_v = \frac{\rho \mathcal{N}_a}{M}

Lorsque le matériau atteint sa saturation ferromagnétique, tous les moments magnétiques atomiques individuels \vec{m}_{\text{atome}} = z\vec{\mu}_e sont rigoureusement alignés et orientés dans le même sens. L'aimantation de saturation s'écrit donc :

M_{\text{sat}} = n_v \, z \mu_e = \frac{\rho \mathcal{N}_a \, z \mu_e}{M}

En introduisant l'expression de \mu_e = \dfrac{e\hbar}{2m_e} établie à la question Q10, on obtient :

\boxed{M_{\text{sat}} = \frac{\rho \mathcal{N}_a z e \hbar}{2 M m_e}}

Application numérique pour le fer (z = 4) : Avec les données de l'énoncé :

  • \rho = 7{,}87 \times 10^3\ \text{kg}\cdot\text{m}^{-3}
  • M = 55{,}8\ \text{g}\cdot\text{mol}^{-1} = 55{,}8 \times 10^{-3}\ \text{kg}\cdot\text{mol}^{-1}
  • \mathcal{N}_a = 6{,}02 \times 10^{23}\ \text{mol}^{-1}
  • z = 4
  • \mu_e \approx 9{,}38 \times 10^{-24}\ \text{A}\cdot\text{m}^2

On calcule tout d'abord la densité volumique atomique :

n_v = \frac{7{,}87 \times 10^3 \times 6{,}02 \times 10^{23}}{55{,}8 \times 10^{-3}} \approx 8{,}49 \times 10^{28}\ \text{atomes}\cdot\text{m}^{-3}

Puis la valeur de l'aimantation de saturation :

M_{\text{sat}}(\text{Fe}) = 8{,}49 \times 10^{28} \times 4 \times 9{,}38 \times 10^{-24} \approx 3{,}19 \times 10^6\ \text{A}\cdot\text{m}^{-1}
\boxed{M_{\text{sat}}(\text{Fe}) \approx 3{,}2 \times 10^6\ \text{A}\cdot\text{m}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il est préférable d'exprimer une aimantation en A·m⁻¹ et un moment magnétique en A·m².

« Il est préférable d’exprimer un moment magnétique en A ⋅m2 plutôt qu’en C ⋅J ⋅s ⋅kg−1 et l’aimantation en A ⋅m−1 plutôt qu’en C ⋅J ⋅s ⋅kg−1 ⋅m−3. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques ; Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique

Notions : moment magnétique, aimantation

En reprenant la valeur précédente de , quel serait le moment magnétique à saturation d'un cube de fer de côté ? Quelle serait l'intensité parcourant une boucle circulaire de diamètre de moment magnétique ? Commenter.

Voir l'indice

Calculer le moment dipolaire m_a = M_{\text{sat}} a^3, puis écrire l'équivalence avec une spire parcourue par un courant I : m_a = I \cdot (\pi D^2/4).

Voir la stratégie
  1. Exprimer le moment magnétique total m_a du cube à saturation par le produit de l'aimantation de saturation M_{\text{sat}} par le volume V = a^3.
  2. Exprimer le moment magnétique d'une spire circulaire de surface \mathcal{S} = \frac{\pi D^2}{4} parcourue par un courant I, puis en déduire I telle que m = m_a.
  3. Analyser l'ordre de grandeur de l'intensité obtenue au regard des dimensions microscopiques de la boucle.
Voir la réponse courte

Calcul de m_a = M_{\text{sat}} a^3, puis courant équivalent I = m_a / (\pi R^2) colossal, illustrant l'intensité de l'aimantation spontanée.

Voir le corrigé complet

Le volume d'un cube de fer de côté a = 150\ \mu\text{m} est :

V = a^3 = (150 \times 10^{-6}\ \text{m})^3 = 3{,}38 \times 10^{-12}\ \text{m}^3

À saturation, tous les moments magnétiques atomiques sont alignés dans la même direction et le même sens. Le moment magnétique m_a du cube s'écrit alors, en utilisant la valeur M_{\text{sat}} \approx 3{,}2 \times 10^6\ \text{A}\cdot\text{m}^{-1} obtenue à la question Q11 :

m_a = M_{\text{sat}} V

Application numérique :

m_a = 3{,}19 \times 10^6 \times 3{,}38 \times 10^{-12} \approx 1{,}1 \times 10^{-5}\ \text{A}\cdot\text{m}^2
\boxed{m_a \approx 1{,}1 \times 10^{-5}\ \text{A}\cdot\text{m}^2}

Une boucle circulaire plane de diamètre D = 150\ \mu\text{m} délimite une surface :

\mathcal{S} = \frac{\pi D^2}{4}

Le moment magnétique d'une telle boucle parcourue par une intensité I vaut m = I\mathcal{S}. En imposant m = m_a, et en notant que D = a, on en déduit :

I = \frac{m_a}{\mathcal{S}} = \frac{M_{\text{sat}} a^3}{\frac{\pi a^2}{4}} = \frac{4}{\pi} M_{\text{sat}} a

Application numérique :

I = \frac{4}{\pi} \times 3{,}19 \times 10^6 \times 150 \times 10^{-6} \approx 6{,}1 \times 10^2\ \text{A}
\boxed{I \approx 6{,}1 \times 10^2\ \text{A}}

Commentaire : Une intensité de plus de 600\ \text{A} circulant dans une boucle de diamètre microscopique (150\ \mu\text{m}) conduirait, pour n'importe quel conducteur réel non supraconducteur, à une densité de courant gigantesque et à une vaporisation immédiate par effet Joule. Cette comparaison met en évidence l'intensité remarquable de l'aimantation spontanée de la matière ferromagnétique, issue du couplage d'échange quantique alignant les moments magnétiques élémentaires à l'échelle atomique.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Privilégiez les unités usuelles : A·m² pour le moment magnétique et A·m⁻¹ pour l'aimantation.

« Il est préférable d’exprimer un moment magnétique en A ⋅m2 plutôt qu’en C ⋅J ⋅s ⋅kg−1 et l’aimantation en A ⋅m−1 plutôt qu’en C ⋅J ⋅s ⋅kg−1 ⋅m−3. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

Signaler une erreurSommaire

Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques ; Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : tore magnétique, champ magnétique

On suppose les normes des champs d'excitation magnétique et magnétique uniformes dans le tore. À quelle condition sur la géométrie du tore cette hypothèse est-elle justifiée ?

Voir l'indice

Comparer la dimension transversale de la section \sqrt{S_t} au rayon moyen du tore R_m = \ell_t / (2\pi) pour justifier l'hypothèse de tore mince.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ d'excitation \vec{H} en un point quelconque du tore en appliquant le théorème d'Ampère le long d'un contour circulaire centré sur l'axe de révolution.
  2. Identifier la dépendance spatiale de H(r) et B(r), puis en déduire la condition géométrique garantissant que leurs variations dans la section sont négligeables (modèle du « tore mince »).
  3. Valider numériquement cette hypothèse à l'aide des données de l'énoncé.
Voir la réponse courte

Approximation du tore mince : rayon de la section très petit devant le rayon moyen d'enroulement.

Voir le corrigé complet

Considérons un contour circulaire \mathcal{C} d'axe l'axe de révolution du tore et de rayon r (R_{\text{int}} \leqslant r \leqslant R_{\text{ext}}), orienté dans le sens des aiguilles d'une montre (selon \vec{e}_\theta). D'après la symétrie de révolution, \vec{H} = H(r)\,\vec{e}_\theta. Le théorème d'Ampère appliqué à l'excitation magnétique s'écrit :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{H} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = H(r) \times 2\pi r = N_t\,i \implies H(r) = \frac{N_t\,i}{2\pi r}

Dans le domaine linéaire, le champ magnétique s'en déduit par B(r) = \mu_0\mu_r H(r) \propto \frac{1}{r}.

Les champs \vec{H} et \vec{B} ne sont donc pas rigoureusement uniformes : leur amplitude décroît en 1/r du bord intérieur au bord extérieur. Pour que l'on puisse considérer ces normes comme uniformes dans toute la section droite du tore, il faut que la variation relative de r soit négligeable, c'est-à-dire que l'épaisseur radiale \Delta r = R_{\text{ext}} - R_{\text{int}} (ou la dimension transverse caractéristique \sqrt{S_t}) soit très petite devant le rayon moyen R_m = \frac{\ell_t}{2\pi} :

\boxed{\Delta r \ll R_m \quad \text{soit} \quad \sqrt{S_t} \ll \frac{\ell_t}{2\pi}}

C'est l'approximation classique du tore mince.

Numériquement, avec les données du problème :

\begin{aligned} R_m &= \frac{\ell_t}{2\pi} = \frac{12{,}5 \times 10^{-2}}{2\pi} \approx 1{,}99\text{ cm} \approx 2{,}0\text{ cm} \\ \sqrt{S_t} &= \sqrt{0{,}6}\text{ cm} \approx 0{,}77\text{ cm} \quad (\text{soit un rayon de section } r_t = \sqrt{S_t/\pi} \approx 0{,}44\text{ cm}) \end{aligned}

L'épaisseur de la section reste significativement plus petite que le rayon moyen (r_t/R_m \approx 0{,}22), ce qui justifie l'hypothèse au premier ordre.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique ; Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : symétrie du champ magnétique, invariance

En travaillant en coordonnées cylindriques, d'axe l'axe de révolution du tore, justifier que et .

Voir l'indice

Utiliser les symétries de la distribution de courant : tout plan contenant l'axe Oz est un plan d'antisymétrie pour le courant.

Voir la stratégie
  1. Identifier les symétries de la distribution de courant dans les coordonnées cylindriques (r, \theta, z) liées à l'axe de révolution du tore.
  2. En déduire la direction des champs \vec{H} et \vec{B} à l'aide des règles de symétrie des pseudovecteurs.
Voir la réponse courte

Invariance par rotation autour de l'axe et plans méridiens comme plans d'antisymétrie des courants \implies \vec{H} = H(r)\vec{e}_\theta.

Voir le corrigé complet

Soit un point M(r, \theta, z) à l'intérieur du tore.

Le plan méridien passant par M, défini par la base (\vec{e}_r, \vec{e}_z), est le plan de coupe contenant la section du tore. Les spires étant enroulées autour du tore et leur nombre N_t = 500 étant élevé, on peut négliger le pas de l'hélice d'enroulement : les lignes de courant sont contenues dans ces plans méridiens.

Le plan méridien (M, \vec{e}_r, \vec{e}_z) est donc un plan de symétrie de la distribution de courant électrique :

\mathcal{P}_s = (M, \vec{e}_r, \vec{e}_z).

Le champ magnétique \vec{B} et le champ d'excitation magnétique \vec{H} étant des vecteurs axiaux (ou pseudovecteurs), ils sont orthogonaux en tout point d'un plan de symétrie de leurs sources de courant.

Le vecteur unitaire orthogonal au plan méridien étant \vec{e}_\theta, on en déduit :

\boxed{\vec{H} = H\,\vec{e}_\theta \quad \text{et} \quad \vec{B} = B\,\vec{e}_\theta}

Cette colinéarité est par ailleurs cohérente avec la relation constitutive linéaire et isotrope \vec{B} = \mu_0 \mu_r \vec{H}.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques ; Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : théorème d'ampère, relation constitutive

Exprimer les champs et en fonction de , , , et . Préciser les orientations choisies.

Voir l'indice

Appliquer le théorème d'Ampère sur un contour circulaire d'axe Oz de longueur \ell_t passant au cœur du tore magnétique.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème d'Ampère au champ d'excitation magnétique \vec{H} sur un contour circulaire moyen à l'intérieur du tore, en reliant son orientation à celle du courant i selon la règle de la main droite.
  2. Utiliser la relation constitutive linéaire \vec{B} = \mu_0 \mu_r \vec{H} dans le matériau pour en déduire l'expression de B.
Voir la réponse courte

Théorème d'Ampère sur un cercle d'axe Oz : H = \frac{N_t i}{\ell_t} puis B = \mu_0\mu_r \frac{N_t i}{\ell_t}.

Voir le corrigé complet

Considérons comme contour d'Ampère \mathcal{C} le cercle d'axe Oz, de rayon moyen R_m = \frac{\ell_t}{2\pi}, situé au cœur du tore.

Ce contour est orienté par le vecteur unitaire orthoradial \vec{e}_\theta. Selon la règle de la main droite (ou du tire-bouchon), le sens de parcours sur \mathcal{C} définit une normale à une surface s'appuyant sur ce contour ; on oriente le sens positif du courant i dans les spires de sorte que le courant total enlacé soit :

I_{\text{enlacé}} = N_t \, i

D'après la question Q14, \vec{H} = H \vec{e}_\theta. De plus, d'après l'approximation du tore mince (question Q13), la composante H est uniforme le long du contour circulaire de longueur \ell_t = 2\pi R_m. La circulation de \vec{H} s'écrit alors :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{H} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \oint_{\mathcal{C}} H \, R_m \, \mathrm{d}\theta = H \, \ell_t

D'après le théorème d'Ampère appliqué au champ \vec{H} en régime quasi stationnaire :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{H} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = I_{\text{enlacé}} \implies H \, \ell_t = N_t \, i

d'où :

\boxed{H = \frac{N_t \, i}{\ell_t}}

Le milieu ferromagnétique étant étudié dans son domaine linéaire, la relation constitutive s'écrit \vec{B} = \mu_0 \mu_r \vec{H}. Les vecteurs \vec{B} et \vec{H} étant tous deux orientés selon \vec{e}_\theta, on obtient pour la composante B :

\boxed{B = \frac{\mu_0 \mu_r N_t \, i}{\ell_t}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Définissez et représentez impérativement un contour d'Ampère orienté pour appliquer le théorème.

« Le sens d’enroulement du bobinage torique n’est pas imposé par le sujet, pas plus que le sens de l’axe Oz. L’énoncé guide les candidats par un généreux « préciser les orientations choisies ». Malgré cela, la moitié des candidats ne représente aucun contour d’Ampère orienté, rendant l’application du théorème d’Ampère totalement vaine. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

Signaler une erreurSommaire

Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques ; Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : flux magnétique, impédance complexe

En déduire l'expression de l'impédance . Y a-t-il dissipation d'énergie dans le matériau ?

Voir l'indice

Calculer le flux propre total à travers les N_t spires et appliquer la loi de Faraday pour en déduire l'impédance complexe en régime linéaire sans pertes.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux magnétique total \Phi à travers les N_t spires du bobinage à partir du champ magnétique \vec{B} obtenu en Q15.
  2. Utiliser la loi de Faraday en convention récepteur pour établir la relation tension-courant, puis passer en notation complexe pour déterminer l'impédance \underline{Z}.
  3. Examiner la partie réelle de \underline{Z} afin de statuer sur la dissipation d'énergie.
Voir la réponse courte

Calcul de la fém induite avec \underline{\mu}_r = \mu'_r - j\mu''_r ; la composante en \mu''_r introduit une résistance traduisant des pertes.

Voir le corrigé complet

Le flux propre du champ magnétique à travers une spire de section S_t orientée selon la règle de la main droite associée au sens du courant i s'écrit, compte tenu de l'uniformité de \vec{B} = B \vec{e}_\theta sur la section :

\phi_1 = \iint_{S_t} \vec{B} \cdot \vec{e}_\theta \, \mathrm{d}S = B \, S_t

Le flux total embrassé par les N_t spires en série est donc :

\Phi = N_t \phi_1 = N_t B S_t = \frac{\mu_0 \mu_r N_t^2 S_t}{\ell_t} i(t)

En convention récepteur (figure 6, la flèche de tension u(t) pointant vers la borne d'entrée du courant i), la tension aux bornes de la bobine idéale s'exprime selon la loi de Faraday par :

u(t) = \frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} = L_t \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} \quad \text{avec} \quad L_t = \frac{\mu_0 \mu_r N_t^2 S_t}{\ell_t}

En régime sinusoïdal établi, en passant aux amplitudes complexes associées (\underline{u} = j\omega L_t \underline{i}), l'impédance du tore s'écrit :

\boxed{\underline{Z} = \frac{\underline{u}}{\underline{i}} = j \, \frac{\mu_0 \mu_r N_t^2 S_t \omega}{\ell_t} = j L_t \omega}

La perméabilité relative \mu_r étant ici un scalaire réel, l'impédance \underline{Z} est un imaginaire pur :

Z_r = \mathrm{Re}(\underline{Z}) = 0

La puissance moyenne consommée par le dipôle est donc :

P = \mathrm{Re}(\underline{Z}) \, I_{\mathrm{eff}}^2 = 0

Il n'y a donc aucune dissipation d'énergie dans le matériau ferromagnétique dans ce modèle linéaire sans pertes.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à orienter explicitement la surface à travers laquelle vous calculez le flux magnétique.

« Les correcteurs ont également sanctionné les déterminations de flux de champ magnétique en Q16. à travers des surfaces non orientées. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

Signaler une erreurSommaire

Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques ; Conversion électromécanique

Notions : puissance moyenne, perméabilité complexe

Exprimer la puissance moyenne consommée dans le tore en fonction de la valeur efficace de l'intensité et des caractéristiques du milieu.

Voir l'indice

Calculer la partie réelle de l'impédance complexe du tore \underline{Z} lorsque \underline{\mu_r} = \mu'_r - j\mu''_r et appliquer P_c = \mathrm{Re}(\underline{Z}) I_{\text{eff}}^2.

Voir la stratégie
  1. Généraliser l'impédance complexe \underline{Z} établie à la question Q16 en y injectant la perméabilité relative complexe \underline{\mu_r} = \mu_r' - j\mu_r''.
  2. Exprimer la puissance moyenne consommée par le dipôle à l'aide de la partie réelle de son impédance et de la valeur efficace du courant : P_c = \mathrm{Re}(\underline{Z}) I_{\text{eff}}^2.
Voir la réponse courte

Puissance moyenne consommée P_c = \text{Re}(\underline{Z}) I_{\text{eff}}^2 = \mu_0\mu''_r \frac{N_t^2 S}{\ell_t} \omega I_{\text{eff}}^2.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, l'impédance de la bobine torique s'écrit :

\underline{Z} = j \frac{\mu_0 \underline{\mu_r} N_t^2 S_t \omega}{\ell_t}

En introduisant la perméabilité relative complexe \underline{\mu_r} = \mu_r' - j \mu_r'', il vient :

\begin{aligned} \underline{Z} &= j \frac{\mu_0 (\mu_r' - j \mu_r'') N_t^2 S_t \omega}{\ell_t} \\ &= \frac{\mu_0 \mu_r'' N_t^2 S_t \omega}{\ell_t} + j \frac{\mu_0 \mu_r' N_t^2 S_t \omega}{\ell_t} \end{aligned}

La puissance moyenne consommée par un dipôle passif linéaire parcouru par un courant d'intensité efficace I_{\text{eff}} est donnée par :

P_c = \mathrm{Re}(\underline{Z}) \, I_{\text{eff}}^2

D'où l'expression de la puissance moyenne consommée dans le tore :

\boxed{P_c = \frac{\mu_0 \mu_r'' \omega N_t^2 S_t}{\ell_t} I_{\text{eff}}^2}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 18

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : cycle d'hystérésis, champ rémanent

Dans le cadre d'un matériau de perméabilité relative complexe, tracer l'allure du cycle du matériau ferromagnétique. Évaluer le champ magnétique rémanent et l'excitation coercitive . On prendra les valeurs des paramètres données en fin de problème ainsi que les valeurs , et l'intensité maximale dans la bobine .

Voir l'indice

Écrire les équations paramétriques H(t) = H_{\max}\cos(\omega t) et B(t) = \mu_0 | \underline{\mu_r} | H_{\max} \cos(\omega t - \varphi) pour obtenir une ellipse ; évaluer B_r = B(H=0) et H_c = H(B=0).

Voir la stratégie
  1. Établir les équations paramétriques H(t) et B(t) à partir de la perméabilité relative complexe \underline{\mu_r} = \mu'_r - j\mu''_r pour en déduire l'équation cartésienne du cycle B(H).
  2. En déduire graphiquement et analytiquement le champ rémanent B_r = B(H=0) et le champ coercitif H_c tel que B(\pm H_c) = 0.
  3. Effectuer les applications numériques avec les valeurs fournies.
Voir la réponse courte

Tracé de l'ellipse B(H) et détermination du champ rémanent B_r = B(H=0) et de l'excitation coercitive H_c = H(B=0).

Voir le corrigé complet

Le courant traversant l'enroulement torique s'écrit i(t) = I_{\max}\cos(\omega t). D'après la question Q15, le champ d'excitation magnétique s'écrit :

H(t) = H_{\max}\cos(\omega t) \quad \text{avec} \quad H_{\max} = \frac{N_t I_{\max}}{\ell_t}

En notation complexe, avec \underline{H}(t) = H_{\max}\mathrm{e}^{j\omega t}, la relation constitutive s'écrit :

\underline{B}(t) = \mu_0 \underline{\mu_r} \underline{H}(t) = \mu_0 (\mu'_r - j\mu''_r) H_{\max} (\cos\omega t + j\sin\omega t)

Le champ réel B(t) = \mathrm{Re}(\underline{B}(t)) vaut donc :

B(t) = \mu_0 H_{\max} \left(\mu'_r \cos(\omega t) + \mu''_r \sin(\omega t)\right) = \mu_0 \mu'_r H(t) + \mu_0 \mu''_r H_{\max} \sin(\omega t)

Comme \sin(\omega t) = \pm \sqrt{1 - \cos^2(\omega t)} = \pm \sqrt{1 - \left(\frac{H}{H_{\max}}\right)^2}, la relation B(H) s'écrit :

\left(\frac{B - \mu_0 \mu'_r H}{\mu_0 \mu''_r H_{\max}}\right)^2 + \left(\frac{H}{H_{\max}}\right)^2 = 1

Il s'agit de l'équation d'une ellipse centrée à l'origine, inclinée selon la droite de pente \mu_0 \mu'_r, parcourue dans le sens trigonométrique au cours du temps.

1. Champ magnétique rémanent B_r :
Il correspond à la valeur de B lorsque H = 0 (soit \cos(\omega t) = 0 et \sin(\omega t) = 1) :

\boxed{B_r = \mu_0 \mu''_r H_{\max} = \frac{\mu_0 \mu''_r N_t I_{\max}}{\ell_t}}

2. Excitation coercitive H_c :
Elle correspond à la valeur positive de |H| pour laquelle B = 0 :

B(t) = 0 \iff \mu'_r \cos(\omega t) + \mu''_r \sin(\omega t) = 0 \iff \tan(\omega t) = -\frac{\mu'_r}{\mu''_r}

On en déduit :

\cos^2(\omega t) = \frac{1}{1 + \tan^2(\omega t)} = \frac{(\mu''_r)^2}{(\mu'_r)^2 + (\mu''_r)^2}

Comme \mu''_r \ll \mu'_r (4 \ll 10^3), on a \sqrt{(\mu'_r)^2 + (\mu''_r)^2} \simeq \mu'_r, d'où :

\boxed{H_c = H_{\max} \frac{\mu''_r}{\sqrt{(\mu'_r)^2 + (\mu''_r)^2}} \simeq \frac{\mu''_r}{\mu'_r} H_{\max} = \frac{\mu''_r}{\mu'_r} \frac{N_t I_{\max}}{\ell_t}}

Applications numériques :

\begin{aligned} H_{\max} &= \frac{500 \times 12}{0{,}125} = 4{,}8 \times 10^4\text{ A}\cdot\text{m}^{-1} \\ B_r &= 1{,}26 \times 10^{-6} \times 4 \times 4{,}8 \times 10^4 \approx \mathbf{0{,}24\text{ T}} \\ H_c &= 4{,}8 \times 10^4 \times \frac{4}{10^3} \approx \mathbf{1{,}9 \times 10^2\text{ A}\cdot\text{m}^{-1}} \end{aligned}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : perte par hystérésis, puissance dissipée

Calculer la puissance moyenne dissipée dans le tore ferromagnétique. Quelle est la nature de cette perte ?

Voir l'indice

Calculer l'énergie dissipée par période à l'aide de l'aire du cycle d'hystérésis dans le plan (H, B) intégrée sur le volume du tore.

Voir la stratégie
  1. Utiliser l'expression de la puissance moyenne consommée établie à la question Q17 en reliant la valeur efficace de l'intensité à sa valeur maximale : I_{\text{eff}} = \frac{I_{\max}}{\sqrt{2}}.
  2. Effectuer l'application numérique avec les grandeurs fournies dans les données générales et spécifiques de la partie I.
  3. Identifier la nature physique de ces pertes associées au déphasage temporel entre \vec{B} et \vec{H} (partie imaginaire \mu''_r).
Voir la réponse courte

Calcul numérique de P_{\text{diss}} = P_c correspondant aux pertes par hystérésis magnétique dans le matériau ferromagnétique doux.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q17, la puissance moyenne consommée dans le tore ferromagnétique s'écrit :

P_{\text{diss}} = P_c = \frac{\mu_0 \mu_r'' \omega N_t^2 S_t}{\ell_t} I_{\text{eff}}^2

Le courant étant sinusoïdal d'amplitude maximale I_{\max}, sa valeur efficace est I_{\text{eff}} = \frac{I_{\max}}{\sqrt{2}}, d'où I_{\text{eff}}^2 = \frac{I_{\max}^2}{2}. L'expression devient :

P_{\text{diss}} = \frac{\mu_0 \mu_r'' \pi f_0 N_t^2 S_t}{\ell_t} I_{\max}^2

Application numérique :

  • \mu_0 = 1{,}26 \times 10^{-6}\ \text{H}\cdot\text{m}^{-1}
  • \mu_r'' = 4
  • f_0 = 50\ \text{Hz} \implies \omega = 2\pi f_0 = 100\pi\ \text{rad}\cdot\text{s}^{-1}
  • N_t = 500
  • S_t = 0{,}6\ \text{cm}^2 = 0{,}6 \times 10^{-4}\ \text{m}^2
  • \ell_t = 12{,}5\ \text{cm} = 0{,}125\ \text{m}
  • I_{\max} = 12\ \text{A} \implies I_{\text{eff}}^2 = 72\ \text{A}^2
\begin{aligned} P_{\text{diss}} &= \frac{1{,}26 \times 10^{-6} \times 4 \times (100\pi) \times 500^2 \times 0{,}6 \times 10^{-4}}{0{,}125} \times 72 \\ &= \frac{5{,}04 \times 10^{-6} \times 314{,}16 \times 2{,}5 \times 10^5 \times 6{,}0 \times 10^{-5}}{0{,}125} \times 72 \\ &\approx 13{,}7\ \text{W} \end{aligned}
\boxed{P_{\text{diss}} \approx 14\ \text{W}}

Nature de la perte : Cette puissance dissipée correspond aux pertes par hystérésis magnétique (également qualifiées de « pertes fer »).

À l'échelle microscopique, elles proviennent du déplacement irréversible des parois des domaines magnétiques (parois de Bloch) et du basculement irréversible de l'aimantation dans le matériau soumis à un champ magnétique variable, ce qui dissipe de l'énergie sous forme thermique.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Partie II : Le transformateur piézoélectrique

A · L'effet piézoélectrique

Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : piézoélectricité, théorème de gauss

Quel est le signe de la charge de la face inférieure qui apparait en cas de compression (figure 7b) ? On note la densité surfacique de charge correspondante. Dans le cas d'un milieu illimité dans les directions orthogonales à , en d'étaillant le raisonnement effectué, établir l'expression du champ électrique entre les deux faces en fonction de et des constantes électriques.

Voir l'indice

Identifier la direction de translation relative des porteurs sous contrainte de compression et utiliser la relation de passage du champ électrostatique à l'interface diélectrique.

Voir la stratégie
  1. Identifier le signe des charges apparaissant sur les faces à partir de la déformation microscopique illustrée sur la figure 7b.
  2. Exploiter les symétries et invariances du système infini dans les directions orthogonales à Oz pour déterminer l'orientation et la dépendance spatiale de \vec{E}.
  3. Appliquer le théorème de Gauss à un cylindre bien choisi (ou utiliser le principe de superposition) pour obtenir le champ électrique entre les deux faces.
Voir la réponse courte

Déplacement des barycentres de charges sous contrainte ; théorème de Gauss pour obtenir le champ uniforme E = \sigma / \varepsilon.

Voir le corrigé complet

Signe de la charge de la face inférieure :

D'après la figure 7b, sous l'effet des forces de compression \vec{F} selon Oz, les réseaux de cations et d'anions se déforment de façon dissymétrique :

  • au niveau de la face inférieure (z = 0), les anions (charges négatives) font saillie vers l'extérieur par rapport aux cations ;
  • au niveau de la face supérieure, ce sont les cations (charges positives) qui font saillie.

La charge qui apparaît sur la face inférieure est donc de signe négatif. La densité surfacique correspondante vérifie :

\sigma < 0

Par neutralité électrique globale du cristal, la face supérieure porte la densité surfacique opposée, -\sigma > 0.

Détermination du champ électrique \vec{E} entre les deux faces :

  • Invariances : Le milieu étant supposé illimité selon Ox et Oy, la distribution de charges est invariante par translation parallèlement au plan (xOy). Le champ électrique ne dépend donc que de la coordonnée z : \vec{E} = \vec{E}(z).
  • Symétries : Tout plan orthogonal au plan (xOy) et contenant \vec{u}_z est plan de symétrie de la distribution de charges. Le champ électrique est nécessairement contenu dans tous ces plans, ce qui impose :

    \vec{E}(z) = E(z)\,\vec{u}_z
  • Conditions aux limites : Deux plans infinis parallèles portant des densités de charges surfaciques uniformes et opposées \sigma (en z = 0) et -\sigma (en z = d) créent un champ nul à l'extérieur de l'espace inter-armatures : \vec{E}(z < 0) = \vec{0} et \vec{E}(z > d) = \vec{0}.

Appliquons le théorème de Gauss au vecteur déplacement électrique \vec{D} = \varepsilon_0 \varepsilon_r \vec{E} (avec \varepsilon_r la permittivité relative du matériau) à travers un cylindre fermé d'axe Oz, de section droite d'aire S, dont la base inférieure est située en z_1 < 0 et la base supérieure à une cote z \in {}]0, d[ :

  • Le flux à travers la surface latérale est nul car \vec{D} est colinéaire à \vec{u}_z.
  • Le flux à travers la base inférieure est nul car le champ y est nul (\vec{D}(z_1) = \vec{0}).
  • Le flux à travers la base supérieure vaut :

    \Phi_D = \vec{D}(z) \cdot (S\vec{u}_z) = \varepsilon_0 \varepsilon_r E(z) S

La charge libre/surfacique totale enfermée dans ce cylindre est Q_{\text{int}} = \sigma S. D'après le théorème de Gauss :

\begin{aligned} \Phi_D &= Q_{\text{int}} \\ \varepsilon_0 \varepsilon_r E(z) S &= \sigma S \\ E(z) &= \frac{\sigma}{\varepsilon_0 \varepsilon_r} \end{aligned}

On en déduit l'expression du champ électrique entre les deux faces :

\boxed{\vec{E} = \frac{\sigma}{\varepsilon_0 \varepsilon_r} \vec{u}_z = -\frac{|\sigma|}{\varepsilon_0 \varepsilon_r} \vec{u}_z}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question sélective : moins de 10 % des candidats établissent rigoureusement l'expression du champ électrique.

« Moins de 10 % démontrent l’expression du champ électrique dans la question Q20. de manière quasi irréprochable. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

Signaler une erreurSommaire

Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : champ électrique, condensateur

Exprimer le champ électrique dans le cas des deux couches de la figure 8b, en fonction du champ de la figure 8a. Généraliser au cas de couches d'épaisseur et exprimer . Exprimer enfin en fonction de la tension , de l'épaisseur totale et de . Quel est l'avantage de ce système multicouche ?

Voir l'indice

Exprimer le champ uniforme dans chaque couche d'épaisseur d/N soumise à la tension U par la relation E_N = U / (d/N).

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ électrique dans le condensateur plan à une seule couche en reliant la circulation du champ à la différence de potentiel U.
  2. Identifier le câblage de la structure bicouche : les deux couches sont alimentées en parallèle avec la même tension U et orientées de manière à ce que les champs électriques soient identiques et de même sens.
  3. Généraliser à N couches et en déduire l'impact sur la déformation piézoélectrique.
Voir la réponse courte

Champ E_N = N \frac{U}{d} dans le multicouche ; permet d'atteindre un champ intense avec une tension modérée.

Voir le corrigé complet

1. Champ électrique pour une couche unique (figure 8a) Pour une couche de matériau d'épaisseur d soumise à une tension U, le champ électrique uniforme à l'intérieur est orienté du potentiel le plus élevé vers le potentiel le plus faible (vers le bas sur la figure 8a, soit selon -\vec{u}_z) :

\vec{E}_{\text{ext}} = -\frac{U}{d}\,\vec{u}_z

2. Champ électrique pour deux couches (figure 8b) Les deux couches de matériau ont chacune une épaisseur d/2. D'après les connexions de la figure 8b, l'électrode supérieure et l'électrode intermédiaire inférieure sont portées au même potentiel, tandis que l'électrode intermédiaire supérieure et l'électrode inférieure sont reliées à l'autre borne du générateur.

Chaque couche est donc soumise à la même tension U sur une épaisseur réduite de moitié (d/2). Le champ électrique dans chacune des deux couches est uniforme, dirigé vers le bas, et vaut :

\vec{E}_2 = -\frac{U}{d/2}\,\vec{u}_z = -\frac{2U}{d}\,\vec{u}_z = 2\,\vec{E}_{\text{ext}}
\boxed{\vec{E}_2 = 2\,\vec{E}_{\text{ext}}}

3. Généralisation à N couches Pour N couches d'épaisseur individuelle d/N montées en parallèle et alimentées par la même tension U avec des électrodes alternées (peigne interdigité), chaque couche est le siège d'un champ électrique de même sens :

\vec{E}_N = N\,\vec{E}_{\text{ext}}

En fonction de la tension U, de l'épaisseur totale d et de N, l'expression vectorielle (avec \vec{u}_z ascendant) s'écrit :

\boxed{\vec{E}_N = N\,\vec{E}_{\text{ext}} = -\frac{N U}{d}\,\vec{u}_z}

ou, en norme :

\boxed{E_N = \frac{N U}{d}}

4. Avantage du système multicouche La déformation mécanique \delta induite par l'effet piézoélectrique inverse est proportionnelle au champ électrique appliqué (\delta = \beta E_z). Pour une tension d'alimentation U fixée, le champ électrique dans le matériau est multiplié par N :

  • À tension de commande donnée, la déformation piézoélectrique (ou la force mécanique générée) est multipliée par N ;
  • Réciproquement, pour obtenir une déformation donnée, la tension d'alimentation nécessaire est divisée par N, ce qui permet de commander le dispositif avec des tensions basses compatibles avec l'électronique intégrée standard.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

B · Propagation de la déformation

Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Transformateur

Notions : rapport de transformation, piézoélectricité

On considère le schéma du transformateur de la figure 9. Le primaire est formé de couches, le secondaire d'une seule. Si l'amplitude de la déformation au secondaire est identique à celle du primaire, quel est le rapport de transformation en tension ? Ce transformateur fonctionnerait-il pour des signaux stationnaires ?

Voir l'indice

Relier la déformation mécanique à la tension d'entrée au primaire et à la tension de sortie au secondaire, puis s'interroger sur l'existence d'une f.é.m. en continu.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ électrique au primaire pour la structure à N couches, en déduire la déformation \delta_p, puis le champ électrique et la tension U_s induits au secondaire constitué d'une unique couche d'épaisseur L_a.
  2. Examiner si le modèle électromécanique de l'énoncé fait intervenir des dérivées temporelles pour conclure sur le fonctionnement en régime stationnaire (continu).
Voir la réponse courte

Égalité des déformations \implies m = N ; inopérant en continu car l'effet dynamique requiert la propagation d'ondes élastiques.

Voir le corrigé complet

1. Rapport de transformation en tension m

Au primaire, le matériau d'épaisseur totale L_a est divisé en N couches d'épaisseur L_a/N connectées en parallèle sous la tension U_p. D'après le résultat de la question Q21, le champ électrique régnant dans chaque couche s'écrit en norme :

E_{z,p} = N \frac{U_p}{L_a}

Par effet piézoélectrique inverse, ce champ induit une déformation d'amplitude :

\delta_p = \beta E_{z,p} = \beta N \frac{U_p}{L_a}

L'amplitude de déformation au secondaire étant identique à celle du primaire (\delta_s = \delta_p), l'effet piézoélectrique direct engendre au sein du matériau secondaire un champ électrique :

E_{z,s} = \frac{\delta_s}{\beta} = \frac{\delta_p}{\beta} = N \frac{U_p}{L_a}

Le secondaire étant constitué d'une seule couche d'épaisseur L_a, la tension à vide développée entre ses armatures vaut :

U_s = E_{z,s} L_a = N U_p

Le rapport de transformation en tension m = \frac{U_s}{U_p} est donc :

\boxed{m = N}

2. Fonctionnement pour des signaux stationnaires

D'après les lois constitutives fournies par l'énoncé (\delta = \beta E_z et E_z = \delta/\beta), le couplage électromécanique ne fait intervenir aucune dérivée temporelle.

Par conséquent, à vide, une tension continue U_p constante engendre une contrainte statique dans le barreau, qui fait apparaître au secondaire une tension continue constante U_s = N U_p.

Ce transformateur peut donc fonctionner pour des signaux stationnaires (continus), ce qui constitue une différence conceptuelle majeure avec le transformateur électromagnétique usuel fondé sur l'induction de Faraday (e = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}), intrinsèquement inopérant en continu.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : onde élastique, loi de hooke

Quelle est la dimension de la constante ? Exprimer la force exercée sur le système par la partie du matériau située au-delà de . En déduire la force résultante sur le système à l'ordre un en .

Voir l'indice

Appliquer le principe des actions réciproques sur les faces de la tranche élémentaire et effectuer un développement limité au premier ordre en \mathrm{d}x.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la dimension de K par analyse dimensionnelle de la loi de comportement reliant force et gradient de déplacement.
  2. Exprimer \vec{F}_+(x + \mathrm{d}x, t) en appliquant le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton) à la frontière x + \mathrm{d}x.
  3. Sommer les forces s'exerçant sur la tranche et effectuer un développement limité à l'ordre un en \mathrm{d}x.
Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle de K (\text{N}\cdot\text{m}^{-2}) et bilan des forces élastiques sur la tranche : \mathrm{d}F_r = K S \frac{\partial^2 \xi}{\partial x^2}\mathrm{d}x.

Voir le corrigé complet

1. Dimension de la constante K

L'expression de la force exercée sur la face en x est :

\vec{F}_-(x, t) = -S K \frac{\partial \xi}{\partial x}(x, t) \vec{u}_x

En effectuant une analyse aux dimensions :

[F] = [S]\cdot [K]\cdot \left[\frac{\partial \xi}{\partial x}\right]

Sachant que \xi et x ont la dimension d'une longueur ([\xi] = [x] = \mathrm{L}), le terme \frac{\partial \xi}{\partial x} est sans dimension (\left[\frac{\partial \xi}{\partial x}\right] = 1). De plus, [F] = \mathrm{M\cdot L\cdot T^{-2}} et [S] = \mathrm{L^2}. Il vient :

[K] = \frac{[F]}{[S]} = \mathrm{M\cdot L^{-1}\cdot T^{-2}}

La constante K a la dimension d'une pression ou d'une contrainte mécanique, et s'exprime en pascals (\mathrm{Pa} ou \mathrm{N\cdot m^{-2}}).

\boxed{[K] = \mathrm{M\cdot L^{-1}\cdot T^{-2}}}

2. Expression de la force \vec{F}_+(x + \mathrm{d}x, t)

Par définition donnée par l'énoncé, la force exercée par le milieu situé en deçà d'une abscisse X sur le milieu situé au-delà vaut :

\vec{F}_-(X, t) = -SK \frac{\partial \xi}{\partial x}(X, t) \vec{u}_x

À l'abscisse X = x + \mathrm{d}x, la tranche de matière étudiée se situe en deçà de cette frontière. Par conséquent, la force exercée par la tranche sur le matériau situé au-delà (x' > x + \mathrm{d}x) s'écrit \vec{F}_-(x + \mathrm{d}x, t).

D'après le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton), la force \vec{F}_+(x + \mathrm{d}x, t) exercée en retour par le matériau situé au-delà de x + \mathrm{d}x sur la tranche étudiée est l'opposée de cette force :

\vec{F}_+(x + \mathrm{d}x, t) = -\vec{F}_-(x + \mathrm{d}x, t)

Soit :

\boxed{\vec{F}_+(x + \mathrm{d}x, t) = SK \frac{\partial \xi}{\partial x}(x + \mathrm{d}x, t) \vec{u}_x}

3. Force résultante \mathrm{d}\vec{F}_r à l'ordre un en \mathrm{d}x

La force résultante s'exerçant sur la tranche de matériau comprise entre x et x + \mathrm{d}x est la somme des forces appliquées sur ses deux faces :

\mathrm{d}\vec{F}_r = \vec{F}_-(x, t) + \vec{F}_+(x + \mathrm{d}x, t) = SK \left[ \frac{\partial \xi}{\partial x}(x + \mathrm{d}x, t) - \frac{\partial \xi}{\partial x}(x, t) \right] \vec{u}_x

Un développement de Taylor à l'ordre un en \mathrm{d}x donne :

\frac{\partial \xi}{\partial x}(x + \mathrm{d}x, t) = \frac{\partial \xi}{\partial x}(x, t) + \frac{\partial^2 \xi}{\partial x^2}(x, t) \, \mathrm{d}x + o(\mathrm{d}x)

On en déduit l'expression de la résultante à l'ordre un :

\boxed{\mathrm{d}\vec{F}_r = SK \frac{\partial^2 \xi}{\partial x^2}(x, t) \, \mathrm{d}x \, \vec{u}_x}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : équation de d'alembert, célérité du son

En assimilant la quantité de mouvement du système à , établir l'équation de propagation

Donner l'expression de la constante en fonction de et . Quel est le nom de cette équation ?

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la tranche élémentaire de masse \mathrm{d}m = \rho S \mathrm{d}x soumise aux forces élastiques.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique (ou théorème de la quantité de mouvement) au système matériel fermé de tranche élémentaire de masse \mathrm{d}m = \rho S \mathrm{d}x dans le référentiel d'étude supposé galiléen.
  2. Projeter la relation sur l'axe \vec{u}_x en utilisant la résultante des forces élastiques obtenue à la question Q23, puis identifier la célérité c et nommer l'équation obtenue.
Voir la réponse courte

Principe fondamental de la dynamique sur la tranche élémentaire : équation de d'Alembert avec c = \sqrt{K/\rho}.

Voir le corrigé complet

On applique le principe fondamental de la dynamique à la tranche élémentaire de barreau de masse \mathrm{d}m = \rho S \mathrm{d}x, dont la quantité de mouvement est \vec{p} = \mathrm{d}m \frac{\partial \xi}{\partial t}(x, t) \vec{u}_x, soumise à la seule résultante des forces élastiques internes \mathrm{d}\vec{F}_r :

\frac{\mathrm{d}\vec{p}}{\mathrm{d}t} = \mathrm{d}\vec{F}_r

En utilisant l'expression de \mathrm{d}\vec{F}_r établie à la question Q23 :

\mathrm{d}m \frac{\partial^2 \xi}{\partial t^2}(x, t)\vec{u}_x = S K \frac{\partial^2 \xi}{\partial x^2}(x, t) \mathrm{d}x \vec{u}_x

En remplaçant \mathrm{d}m = \rho S \mathrm{d}x et en simplifiant par S \mathrm{d}x \neq 0, on obtient en projection selon \vec{u}_x :

\begin{aligned} \rho \frac{\partial^2 \xi}{\partial t^2}(x, t) &= K \frac{\partial^2 \xi}{\partial x^2}(x, t) \\ \frac{\partial^2 \xi}{\partial x^2} - \frac{\rho}{K} \frac{\partial^2 \xi}{\partial t^2} &= 0 \end{aligned}

Cette équation se met sous la forme canonique :

\boxed{\frac{\partial^2 \xi}{\partial x^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \xi}{\partial t^2} = 0}

avec une célérité c donnée par :

\boxed{c = \sqrt{\frac{K}{\rho}}}

Il s'agit de l'équation de d'Alembert (ou équation des ondes unidimensionnelle non dispersive).

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : onde stationnaire, condition aux limites

Déterminer les constantes complexes et en fonction de , et . En déduire que l'amplitude complexe est de la forme

et exprimer le dénominateur . Donner la signification physique de chaque terme de cette expression. De quel déphasage s'accompagne la réflexion de l'onde de déplacement ?

Voir l'indice

Traduire l'absence de contrainte à l'extrémité libre (\partial \xi / \partial x = 0 en x=L) et la condition de déplacement imposé en x=0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les conditions aux limites en x=0 (déplacement imposé) et en x=L (extrémité libre, c'est-à-dire contrainte mécanique nulle \frac{\partial \xi}{\partial x} = 0).
  2. Résoudre le système obtenu pour déterminer les constantes \underline{A} et \underline{B}, puis identifier \underline{D}.
  3. Interpréter chaque terme sous forme d'ondes planes progressives se propageant en sens opposés et en déduire le déphasage à la réflexion en x=L.
Voir la réponse courte

Conditions aux limites en x=0 et x=L pour fixer \underline{A} et \underline{B} ; déphasage de \pi à la réflexion sur extrémité fixe.

Voir le corrigé complet

La solution plane harmonique complexe proposée s'écrit :

\underline{\xi}_p(x, t) = \left( \underline{A} \mathrm{e}^{-j k x} + \underline{B} \mathrm{e}^{j k x} \right) \mathrm{e}^{j \omega t}

1. Condition à la limite en x = 0 En x = 0, le déplacement imposé est \xi(0, t) = \xi_0 \cos(\omega t), ce qui correspond en notation complexe à \underline{\xi}_p(0, t) = \xi_0 \mathrm{e}^{j \omega t}. D'où :

\underline{A} + \underline{B} = \xi_0

2. Condition à la limite en x = L L'extrémité en x = L étant libre, aucune contrainte mécanique ne s'y applique. D'après l'expression de la force de cohésion élastique issue de la question Q23, la force exercée sur cette face est nulle :

\frac{\partial \xi}{\partial x}(L, t) = 0 \implies \frac{\partial \underline{\xi}_p}{\partial x}(L, t) = 0

En dérivant \underline{\xi}_p(x, t) par rapport à x :

\frac{\partial \underline{\xi}_p}{\partial x}(x, t) = j k \left( -\underline{A} \mathrm{e}^{-j k x} + \underline{B} \mathrm{e}^{j k x} \right) \mathrm{e}^{j \omega t}

En évaluant en x = L, sachant que k \neq 0 :

-\underline{A} \mathrm{e}^{-j k L} + \underline{B} \mathrm{e}^{j k L} = 0 \iff \underline{B} = \underline{A} \mathrm{e}^{-2 j k L}

3. Expression des constantes \underline{A}, \underline{B} et du dénominateur \underline{D} En injectant l'expression de \underline{B} dans la condition en x = 0 :

\underline{A} \left( 1 + \mathrm{e}^{-2 j k L} \right) = \xi_0 \implies \underline{A} = \frac{\xi_0}{1 + \mathrm{e}^{-2 j k L}}

On en déduit immédiatement \underline{B} :

\underline{B} = \frac{\xi_0 \mathrm{e}^{-2 j k L}}{1 + \mathrm{e}^{-2 j k L}}

L'expression de l'élongation complexe devient alors :

\underline{\xi}_p(x, t) = \frac{\xi_0}{1 + \mathrm{e}^{-2 j k L}} \mathrm{e}^{j \omega t} \left[ \mathrm{e}^{-j k x} + \mathrm{e}^{-2 j k L} \mathrm{e}^{j k x} \right] = \frac{\xi_0}{\underline{D}} \mathrm{e}^{j \omega t} \left[ \mathrm{e}^{-j k x} + \mathrm{e}^{-j k (2 L - x)} \right]

Par identification, on obtient :

\boxed{\underline{D} = 1 + \mathrm{e}^{-2 j k L} = 2 \cos(k L) \, \mathrm{e}^{-j k L}}

et pour les constantes complexes :

\boxed{\underline{A} = \frac{\xi_0}{1 + \mathrm{e}^{-2 j k L}} \quad \text{et} \quad \underline{B} = \frac{\xi_0 \, \mathrm{e}^{-2 j k L}}{1 + \mathrm{e}^{-2 j k L}}}

4. Signification physique des différents termes En développant le produit avec \mathrm{e}^{j \omega t}, deux ondes progressives apparaissent :

  • Le terme \exp(j(\omega t - k x)) représente l'onde incidente, qui se propage dans le sens des x croissants (de la source en x = 0 vers l'extrémité libre en x = L).
  • Le terme \exp(j(\omega t - k (2 L - x))) représente l'onde réfléchie à l'extrémité x = L, se propageant en sens inverse (vers les x décroissants). La phase spatiale k(2L - x) s'interprète par le fait que l'onde a parcouru un chemin total depuis la source de L (aller jusqu'à l'extrémité) plus L - x (retour jusqu'à l'abscisse x), soit L + (L - x) = 2L - x.
  • Le dénominateur \underline{D} rend compte du phénomène d'interférence globale résultant des allers-retours successifs dans la cavité.

5. Déphasage à la réflexion En x = L, l'onde incidente s'écrit \underline{A} \mathrm{e}^{-j k L} et l'onde réfléchie s'écrit \underline{B} \mathrm{e}^{j k L} = \underline{A} \mathrm{e}^{-2 j k L} \mathrm{e}^{j k L} = \underline{A} \mathrm{e}^{-j k L}. Le coefficient de réflexion de l'élongation vaut donc :

\underline{r} = \frac{\underline{B} \mathrm{e}^{j k L}}{\underline{A} \mathrm{e}^{-j k L}} = 1 = \mathrm{e}^{j \cdot 0}

La réflexion de l'onde de déplacement sur l'extrémité libre s'accompagne d'un déphasage nul :

\boxed{\Delta\varphi = 0\text{ rad}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention aux grandeurs complexes aux limites : seuls 12 % des candidats traduisent correctement l'extrémité libre.

« Cette question n’a pas eu le succès attendu à cause de conditions aux limites mal écrites. La confusion entre le déplacement en x= 0 et sa grandeur complexe associée amène certains candidats à écrire (A+B)ejωt = ξ0 cos(ωt). Ensuite, seuls 12 % des candidats traduisent bien le fait que l’extrémité en x= Ldu barreau est libre. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

Signaler une erreurSommaire

Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : résonance acoustique, fréquence propre

En déduire les fréquences de résonance du barreau en fonction de , et d'un entier non nul. Calculer la fréquence minimale pour une céramique PZT de longueur . Que devient l'amplitude des vibrations aux fréquences de résonance ? Quel est l'inconvénient de la résonance pour un matériau solide ?

Voir l'indice

Identifier les valeurs de la pulsation \omega qui annulent le dénominateur \underline{D} dans l'expression de l'onde stationnaire.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition de résonance en recherchant l'annulation du dénominateur \underline{D} établi à la question précédente.
  2. Relier le vecteur d'onde k à la fréquence f par la relation de dispersion k = 2\pi f/c pour en déduire les fréquences de résonance f_n.
  3. Réaliser l'application numérique pour la fréquence minimale f_0 (harmonique fondamental).
  4. Discuter le comportement de l'amplitude à la résonance dans le modèle sans dissipation, puis expliciter les risques mécaniques pour un matériau réel.
Voir la réponse courte

Annulation de \underline{D} définissant les fréquences de résonance ; amplitude divergente sans pertes, risque d'endommagement mécanique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q25, l'amplitude complexe du déplacement s'écrit :

\underline{\xi}_p(x,t) = \frac{\xi_0}{\underline{D}} \exp(j\omega t)\left[\exp(-jkx) + \exp(-jk(2L-x))\right]

avec \underline{D} = 1 + \mathrm{e}^{-2jkL} = 2\cos(kL)\,\mathrm{e}^{-jkL}.

La résonance correspond à une divergence de l'amplitude de vibration, c'est-à-dire à l'annulation du dénominateur \underline{D} :

\underline{D} = 0 \iff \cos(kL) = 0 \iff k_n L = (2n-1)\frac{\pi}{2}, \quad n \in \mathbb{N}^*

Sachant que k = \dfrac{\omega}{c} = \dfrac{2\pi f}{c}, on en déduit les fréquences de résonance :

\frac{2\pi f_n}{c}L = (2n-1)\frac{\pi}{2} \implies \boxed{f_n = (2n-1)\frac{c}{4L}, \quad n \in \mathbb{N}^*}

La fréquence minimale de résonance correspond au mode fondamental n = 1 :

\boxed{f_0 = \frac{c}{4L}}

D'après la question Q24, la célérité dans la céramique PZT vaut :

c = \sqrt{\frac{K_{\text{PZT}}}{\rho_{\text{PZT}}}} = \sqrt{\frac{2 \times 10^{11}}{7{,}8 \times 10^3}} \simeq 5{,}06 \times 10^3\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1}

Avec une longueur L = 2\text{ cm} = 2{,}0 \times 10^{-2}\ \text{m} :

f_0 = \frac{5{,}06 \times 10^3}{4 \times 2{,}0 \times 10^{-2}} \simeq 6{,}3 \times 10^4\ \text{Hz} = \boxed{63\ \text{kHz}}

Amplitude des vibrations à la résonance : Dans ce modèle sans pertes, le dénominateur s'annule strictement : l'amplitude des vibrations tend vers l'infini (divergence). Dans la réalité, cette amplitude reste finie, limitée par les frottements internes (dissipation viscoélastique).

Inconvénients pour un matériau solide :

  • Une amplitude de déformation excessive engendre des contraintes mécaniques très intenses pouvant dépasser la limite de rupture du matériau ou provoquer une dégradation prématurée par fatigue mécanique (apparition de microfissures, clivage).
  • La dissipation interne associée à ces grandes amplitudes produit un échauffement thermique local important, susceptible d'altérer les propriétés piézoélectriques (dépolarisation au-delà de la température de Curie).

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 27

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : équation de propagation, frottement visqueux

Établir la nouvelle équation des ondes.

Voir l'indice

Ajouter la force de frottement fluide \mathrm{d}\vec{f}_d dans le bilan des forces du principe fondamental de la dynamique.

Voir la réponse courte

Ajout du terme de frottement interne visqueux dans le bilan dynamique pour obtenir l'équation de propagation dissipative.

Voir le corrigé complet

Considérons la tranche de barreau de section S, comprise entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x au repos, de masse :

\mathrm{d}m = \rho S \,\mathrm{d}x

Dans le référentiel d'étude supposé galiléen, le bilan des forces horizontales s'exerçant sur cette tranche comprend :

  • la résultante des forces élastiques (établie à la question Q23) :

    \mathrm{d}\vec{F}_r = S K \frac{\partial^2 \xi}{\partial x^2}(x, t)\,\mathrm{d}x\,\vec{u}_x
  • la force de frottement fluide dissipative donnée par l'énoncé :

    \mathrm{d}\vec{f}_d = -\frac{1}{\tau} \frac{\partial \xi}{\partial t}(x, t)\,\mathrm{d}m\,\vec{u}_x = -\frac{\rho S}{\tau} \frac{\partial \xi}{\partial t}(x, t)\,\mathrm{d}x\,\vec{u}_x

En appliquant le principe fondamental de la dynamique à la tranche de masse \mathrm{d}m, dont l'accélération est \frac{\partial^2 \xi}{\partial t^2}(x, t)\,\vec{u}_x, on obtient en projection sur \vec{u}_x :

\begin{aligned} \mathrm{d}m \frac{\partial^2 \xi}{\partial t^2}(x, t) &= \mathrm{d}F_{r, x} + \mathrm{d}f_{d, x} \\ \rho S \,\mathrm{d}x \frac{\partial^2 \xi}{\partial t^2}(x, t) &= S K \frac{\partial^2 \xi}{\partial x^2}(x, t)\,\mathrm{d}x - \frac{\rho S}{\tau} \frac{\partial \xi}{\partial t}(x, t)\,\mathrm{d}x \end{aligned}

En divisant l'ensemble par S K \,\mathrm{d}x et en rappelant l'expression de la célérité c = \sqrt{\frac{K}{\rho}} (question Q24), il vient :

\frac{\rho}{K} \frac{\partial^2 \xi}{\partial t^2} + \frac{\rho}{K \tau} \frac{\partial \xi}{\partial t} - \frac{\partial^2 \xi}{\partial x^2} = 0

D'où la nouvelle équation de propagation régissant l'onde acoustique amortie :

\boxed{\frac{\partial^2 \xi}{\partial x^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \xi}{\partial t^2} - \frac{1}{c^2\tau}\frac{\partial \xi}{\partial t} = 0}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Ondes acoustiques

Notions : relation de dispersion, atténuation

Établir la relation de dispersion. Exprimer en notant que .

Voir l'indice

Injecter l'expression d'une onde plane progressive monochromatique dans l'équation d'onde amortie et séparer parties réelle et imaginaire.

Voir la stratégie
  1. Injecter l'expression de l'onde plane progressive harmonique dans l'équation de propagation établie à la question Q27 pour en déduire la relation de dispersion liant \underline{k} et \omega.
  2. Développer \underline{k}^2 = (k' - j k'')^2 et identifier les parties réelle et imaginaire pour exprimer k'' à l'aide de l'approximation k' \simeq \frac{\omega}{c}.
Voir la réponse courte

Recherche de solution en onde plane progressive harmonique, obtention de la relation de dispersion complexe et calcul de k''.

Voir le corrigé complet

L'équation de propagation avec terme dissipatif obtenue à la question Q27 s'écrit :

\frac{\partial^2 \xi}{\partial x^2} - \frac{1}{c^2} \frac{\partial^2 \xi}{\partial t^2} - \frac{1}{c^2 \tau} \frac{\partial \xi}{\partial t} = 0

En recherchant une onde plane progressive sous la forme complexe proposée :

\underline{\xi}(x, t) = \underline{X}_0 \exp(j(\omega t - \underline{k}x))

les opérateurs différentiels se traduisent par :

\frac{\partial}{\partial x} \longrightarrow -j\underline{k} \quad \Longrightarrow \quad \frac{\partial^2}{\partial x^2} \longrightarrow -\underline{k}^2
\frac{\partial}{\partial t} \longrightarrow j\omega \quad \Longrightarrow \quad \frac{\partial^2}{\partial t^2} \longrightarrow -\omega^2

En substituant dans l'équation d'onde, on obtient :

-\underline{k}^2 + \frac{\omega^2}{c^2} - j \frac{\omega}{c^2 \tau} = 0

ce qui donne la relation de dispersion :

\boxed{\underline{k}^2 = \frac{\omega^2}{c^2} - j \frac{\omega}{c^2 \tau} = \frac{\omega^2}{c^2}\left(1 - \frac{j}{\omega \tau}\right)}

Par ailleurs, avec \underline{k} = k' - j k'', on a :

\underline{k}^2 = (k' - j k'')^2 = k'^2 - k''^2 - 2j k' k''

L'identification de la partie imaginaire conduit à :

-2 k' k'' = -\frac{\omega}{c^2 \tau} \iff 2 k' k'' = \frac{\omega}{c^2 \tau}

En utilisant l'approximation de faible atténuation suggérée par l'énoncé (k' \simeq \frac{\omega}{c}) :

2\left(\frac{\omega}{c}\right) k'' \simeq \frac{\omega}{c^2 \tau}

On en déduit l'expression de k'' :

\boxed{k'' = \frac{1}{2 c \tau}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : résonance acoustique, amortissement

Qualitativement, quelles sont les modifications qu'apportent les phénomènes dissipatifs sur les fréquences de résonance et sur les amplitudes à ces fréquences ?

Voir l'indice

Raisonner par analogie avec un oscillateur harmonique amorti : présence d'une résonance d'amplitude finie et léger abaissement de la pseudo-fréquence propre.

Voir la réponse courte

L'amortissement borne l'amplitude maximale à la résonance et décale légèrement les fréquences propres vers les basses fréquences.

Voir le corrigé complet

En reprenant l'expression de l'amplitude obtenue à la question Q25 avec un vecteur d'onde complexe \underline{k} = k' - jk'' :

\underline{D} = 1 + \exp(-2j\underline{k}L) = 1 + \mathrm{e}^{-2k''L} \exp(-2jk'L)
  1. Effet sur les amplitudes à la résonance :

    • En l'absence d'amortissement (k'' = 0), le dénominateur s'annulait pour 2kL \equiv \pi \; [2\pi], conduisant à une divergence théorique de l'amplitude (\underline{D} = 0).
    • En présence de phénomènes dissipatifs (k'' > 0), on a \mathrm{e}^{-2k''L} < 1 ; le module du dénominateur :

      |\underline{D}|_{\min} = 1 - \mathrm{e}^{-2k''L} > 0

      ne s'annule plus jamais. Par conséquent, l'amplitude des vibrations à la résonance reste finie et bornée.

    • Le facteur de qualité devient fini et les pics de résonance s'élargissent (bande passante non nulle).
  2. Effet sur les fréquences de résonance :

    • L'amplitude est maximale lorsque le dénominateur |\underline{D}| est minimal, ce qui impose l'opposition de phase 2k'L = (2n-1)\pi, soit k' = (2n-1)\frac{\pi}{2L}.
    • D'après la relation de dispersion établie à la question Q28, \operatorname{Re}(\underline{k}^2) = k'^2 - k''^2 = \frac{\omega^2}{c^2}, d'où :

      \omega^2 = c^2\left(k'^2 - k''^2\right) < c^2 k'^2

      Les fréquences de résonance subissent donc un léger décalage vers les basses fréquences (diminution de f_n).

    • Dans le cadre de faibles pertes (k'' \ll k'), ce décalage fréquentiel du second ordre en k''/k' reste extrêmement faible devant f_n.
\boxed{\text{Amplitudes bornées (finies) aux résonances et fréquences de résonance très légèrement abaissées.}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 30

DifficileTemps estimé : ≈ 7 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Conversion de puissance › Transformateur

Notions : puissance moyenne, rendement

Dans la figure A du document réponse, sont décrites des simulations de fonctionnement d'un transformateur piézoélectrique alimentant une résistance de charge . Analyser qualitativement et quantitativement ces graphes de façon à a. donner les valeurs des puissances d'entrée et de sortie et la puissance perdue lorsque la puissance de sortie est maximale. Commenter ; b. déterminer si les valeurs de la tension de sortie et la puissance de sortie sont en accord.

Voir l'indice

Lire le maximum de puissance de sortie sur la figure A.(a), relever le rendement associé sur la figure A.(c) pour trouver P_e, et vérifier P_s = U_{s,\text{eff}}^2 / R_c.

Voir la stratégie
  1. Pour la question a, repérer sur le graphe de la puissance de sortie l'abscisse du maximum \log(R_c) ainsi que la valeur maximale P_{s,\max}. En déduire à cette même abscisse le rendement \eta sur le graphe (c), puis calculer la puissance d'entrée P_e = P_s / \eta et la puissance perdue P_{\text{perdue}} = P_e - P_s. Vérifier la cohérence avec le courant d'entrée I_e du graphe (d).
  2. Pour la question b, vérifier que la relation liant la puissance moyenne délivrée à une résistance pure R_c et la tension efficace à ses bornes, P_s = \frac{U_s^2}{R_c}, est numériquement respectée sur l'ensemble des courbes.
Voir la réponse courte

Relevé graphique des puissances, calcul des pertes P_{\text{perdue}} = P_e - P_s et vérification de l'accord avec P_s = U_{s,\text{eff}}^2/R_c.

Voir le corrigé complet

L'abscisse des quatre graphes est le logarithme décimal de la résistance de charge exprimée en \text{k}\Omega : x = \log_{10}(R_c / 1\text{ k}\Omega), soit R_c = 10^x\text{ k}\Omega.

a. Puissances d'entrée, de sortie et puissance perdue au maximum de puissance

  • Puissance de sortie maximale : D'après le graphe (a) de la figure A (et le texte d'introduction de la question), le maximum de puissance de sortie est atteint pour :

    \log_{10}(R_c / 1\text{ k}\Omega) \approx 1{,}7 \implies R_c \approx 10^{1{,}7}\text{ k}\Omega \approx 50\text{ k}\Omega

    La valeur correspondante est :

    \boxed{P_{s,\max} \approx 4{,}5\text{ mW}}
  • Rendement et puissance d'entrée : Au même point d'abscisse \log_{10}(R_c) \approx 1{,}7, le graphe (c) donne un rendement maximal :

    \eta \approx 16{,}5\% = 0{,}165

    Par définition du rendement \eta = \frac{P_s}{P_e}, la puissance active fournie à l'entrée vaut :

    P_e = \frac{P_{s,\max}}{\eta} = \frac{4{,}5\times 10^{-3}}{0{,}165} \approx 2{,}7\times 10^{-2}\text{ W}
    \boxed{P_e \approx 27\text{ mW}}
  • Puissance perdue : La puissance dissipée en pertes (mécaniques par frottement interne et diélectriques) est :

    P_{\text{perdue}} = P_e - P_{s,\max} \approx 27\text{ mW} - 4{,}5\text{ mW}
    \boxed{P_{\text{perdue}} \approx 23\text{ mW}}
  • Cohérence avec le courant d'entrée : Le graphe (d) indique qu'à l'abscisse \log_{10}(R_c) \approx 1{,}7, le courant efficace d'entrée est minimal et vaut I_{e,\text{eff}} \approx 2{,}21\text{ mA}. La puissance apparente à l'entrée vaut S_e = U_{e,\text{eff}} I_{e,\text{eff}} = 20\text{ V} \times 2{,}21\text{ mA} \approx 44\text{ mVA}. La puissance active étant P_e = S_e \cos\varphi_e \approx 27\text{ mW}, le facteur de puissance d'entrée vaut \cos\varphi_e \approx 0{,}61 \le 1, ce qui est tout à fait cohérent.

Commentaire : Le rendement du transformateur piézoélectrique reste faible (environ 16{,}5\%), l'essentiel de l'énergie (83{,}5\%) étant perdu en dissipation visqueuse interne au sein du matériau céramique PZT et par pertes diélectriques. Le niveau de puissance extrait (quelques milliwatts) destine ce type de dispositif à l'alimentation de microsystèmes ou de capteurs autonomes de très faible consommation.

b. Accord entre la tension de sortie et la puissance de sortie La charge étant purement résistive, la puissance moyenne consommée par R_c sous une tension efficace U_s s'exprime par :

P_{s,\text{calc}} = \frac{U_s^2}{R_c}

Testons la concordance pour différents points caractéristiques des graphes (a) et (b) :

  • Pour \log_{10}(R_c) = 1{,}7 (R_c \approx 50\text{ k}\Omega) : le graphe (b) donne U_s \approx 15\text{ V}.

    P_{s,\text{calc}} = \frac{15^2}{50\times 10^3} = \frac{225}{50\,000} = 4{,}5\text{ mW}

    Cette valeur coïncide exactement avec la valeur de crête P_s \approx 4{,}5\text{ mW} lue sur le graphe (a).

  • Pour \log_{10}(R_c) = 2{,}0 (R_c = 100\text{ k}\Omega) : le graphe (b) donne U_s \approx 19\text{ V}.

    P_{s,\text{calc}} = \frac{19^2}{100\times 10^3} = \frac{361}{100\,000} \approx 3{,}6\text{ mW}

    Ce qui est en parfait accord avec la lecture sur le graphe (a) : P_s(2{,}0) \approx 3{,}6\text{ mW}.

  • Pour \log_{10}(R_c) = 1{,}0 (R_c = 10\text{ k}\Omega) : le graphe (b) donne U_s \approx 4\text{ V}.

    P_{s,\text{calc}} = \frac{4^2}{10\times 10^3} = \frac{16}{10\,000} = 1{,}6\text{ mW}

    En accord avec le graphe (a) où P_s(1{,}0) \approx 1{,}6\text{ mW}.

\boxed{\text{Les valeurs de la tension de sortie et de la puissance de sortie sont en parfait accord via } P_s = \frac{U_s^2}{R_c}.}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Partie III : Mesures de champs magnétiques avec un capteur Fluxgate

A · Dans cette sous-partie, il n'y a pas de champ extérieur

Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique ; Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : théorème d'ampère, solénoïde

Exprimer le champ d'excitation magnétique dans le barreau. On d'étaillera la méthode utilisée.

Voir l'indice

Assimiler le solénoïde à un cylindre de longueur infinie et appliquer le théorème d'Ampère sur un contour rectangulaire enlaçant une nappe de courant.

Voir la stratégie
  1. Se placer dans l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS) magnétique afin d'appliquer le théorème d'Ampère au champ d'excitation magnétique \vec{H}.
  2. Analyser les symétries et invariances pour déterminer la direction et les dépendances spatiales de \vec{H}.
  3. Choisir un contour d'Ampère rectangulaire adapté pour obtenir l'expression de \vec{H} dans le barreau en fonction du courant d'excitation I_e(t) et de la densité linéique de spires n.
Voir la réponse courte

Théorème d'Ampère sur un rectangle enlaçant les spires dans l'approximation du solénoïde infini : \vec{H} = n I_e \vec{u}_z.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'ARQS magnétique, le courant de déplacement est négligeable devant les courants de conduction, ce qui conduit à l'équation locale de Maxwell-Ampère pour les milieux magnétiques :

\operatorname{\mathbf{rot}} \vec{H} = \vec{\jmath}_f

où \vec{\jmath}_f désigne la densité volumique de courant libre (de conduction).

Symétries et invariances :

  • Les spires étant supposées circulaires et enroulées autour du cylindre d'axe Oz, tout plan contenant l'axe Oz est un plan d'antisymétrie pour la distribution de courants libres. Par conséquent, le champ \vec{H} est partout contenu dans ces plans.
  • Tout plan orthogonal à Oz est un plan de symétrie pour la distribution des courants de spires. Ainsi, en tout point, le champ \vec{H} lui est orthogonal, c'est-à-dire dirigé selon l'axe du cylindre :

    \vec{H}(M) = H(r,\theta,z)\,\vec{u}_z
  • L'énoncé précise de plus que les champs sont considérés uniformes dans le barreau, ce qui équivaut à négliger les effets de bord (modèle du solénoïde infiniment long). Le champ à l'extérieur du bobinage est donc nul : \vec{H}_{\text{ext}} = \vec{0}.

Théorème d'Ampère : Considérons un contour rectangulaire fermé \mathcal{C} orienté selon la règle de la main droite par rapport au sens d'enroulement :

  • un segment de longueur h situé à l'intérieur du barreau, parallèle à \vec{u}_z ;
  • deux segments radiaux de longueur arbitraire, orthogonaux à \vec{u}_z (sur lesquels \vec{H}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = 0) ;
  • un segment de longueur h parallèle à l'axe, situé à l'extérieur du barreau où \vec{H} = \vec{0}.

La circulation de \vec{H} le long de ce contour s'écrit :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{H}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = H\,h + 0 + 0 + 0 = H\,h

Le nombre de spires traversées par la surface délimitée par \mathcal{C} est N = n\,h, de sorte que l'intensité libre totale enlacée vaut :

I_{\text{enlacé}} = n\,h\,I_e(t)

D'après le théorème d'Ampère pour le vecteur excitation :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{H}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = I_{\text{enlacé}} \implies H\,h = n\,h\,I_e(t) \implies H = n\,I_e(t)

En reliant la densité linéique de spires au nombre total de spires N_f et à la longueur \ell du barreau (n = N_f/\ell), le champ d'excitation magnétique dans le barreau s'exprime par :

\boxed{\vec{H} = n\,I_e(t)\,\vec{u}_z = \frac{N_f}{\ell}I_e(t)\,\vec{u}_z}

avec I_e(t) = I_{0e}\cos(\omega t).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Comme en Q15, il est indispensable de représenter et d'orienter le contour d'Ampère utilisé.

« Même constat qu’en Q15. concernant la mise en œuvre du théorème d’Ampère. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

Signaler une erreurSommaire

Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : loi de faraday, flux magnétique

Dans le cas où le milieu magnétique se comporte linéairement, exprimer le champ magnétique en fonction de , , et . En déduire l'expression de la tension en fonction de , , , , et des constantes du milieu.

Voir l'indice

Calculer le flux magnétique à travers l'enroulement de mesure en tenant compte de la loi constitutive linéaire \vec{B} = \mu_0 \mu_r \vec{H} puis appliquer la loi de Faraday.

Voir la réponse courte

Champ \vec{B} = \mu_0\mu_r n I_e \vec{u}_z, calcul du flux \Phi(t) à travers les N_f spires et loi de Faraday pour obtenir u_s(t).

Voir le corrigé complet

Dans le domaine linéaire, le champ d'excitation magnétique \vec{H} et le champ magnétique \vec{B} sont reliés par la relation constitutive :

\vec{B} = \mu_0 \mu_r \vec{H}

En utilisant l'expression du champ d'excitation obtenue à la question Q31, \vec{H} = n I_e(t) \vec{u}_z, on en déduit directement :

\boxed{\vec{B} = \mu_0 \mu_r n I_e(t) \vec{u}_z}

Le barreau cylindrique a pour diamètre D, soit une section droite :

S = \frac{\pi D^2}{4}

Le champ magnétique étant supposé uniforme dans le barreau et les spires enlaçant le cylindre, le flux magnétique à travers une spire orientée par la normale \vec{u}_z est :

\phi(t) = \iint_S \vec{B} \cdot \vec{u}_z \, \mathrm{d}S = B(t) S = \mu_0 \mu_r n I_e(t) \frac{\pi D^2}{4}

Pour les N_f spires de l'enroulement de mesure, le flux total embrassé s'écrit :

\Phi(t) = N_f \phi(t) = \frac{\pi}{4} \mu_0 \mu_r n N_f D^2 I_e(t) = \frac{\pi}{4} \mu_0 \mu_r n N_f D^2 I_{0e} \cos(\omega t)

D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite dans la bobine est e(t) = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}. L'enroulement de mesure étant en circuit ouvert (courant débité négligé), la tension à ses bornes est liée à la variation temporelle du flux. En tenant compte du sens d'enroulement et du fléchage de la tension u_s(t) sur la figure 11 (convention récepteur par rapport à l'orientation induite par \vec{u}_z, en cohérence avec les figures B et C où u_s est du signe de \frac{\mathrm{d}B}{\mathrm{d}t}), on a :

u_s(t) = \frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} = \frac{\pi}{4} \mu_0 \mu_r n N_f D^2 \frac{\mathrm{d}I_e}{\mathrm{d}t}

Comme I_e(t) = I_{0e} \cos(\omega t), il vient :

\boxed{u_s(t) = -\frac{\pi}{4} \mu_0 \mu_r n N_f D^2 \omega I_{0e} \sin(\omega t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'enroulement de mesure doit être orienté pour appliquer la loi de Faraday et relier fem et tension.

« en Q32., la plupart des candidats déterminent la tension usen la reliant à la force électromotrice induite dans l’enroulement de mesure et en utilisant la loi de Faraday. Seuls ceux qui orientent cet enroulement aboutissent avec succès. Pour les autres, la réponse, juste par hasard ou fausse, n’est pas valorisée. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques ; Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : saturation magnétique, tension induite

Sachant que est tel que la valeur maximale de l'excitation magnétique , exprimer dans les deux domaines, linéaire et saturé.

Voir l'indice

Distinguer l'intervalle temporel où |H(t)| < H_0 (où B(t) varie) de l'intervalle de saturation |H(t)| \ge H_0 (où B(t) est constant).

Voir la stratégie
  1. Relier l'amplitude de l'excitation magnétique H_{\max} à l'intensité de crête I_{0e} et expliciter la condition sur H(t) délimitant le domaine linéaire et le domaine saturé.
  2. Exprimer le champ magnétique \vec{B}(t) puis la tension induite u_s(t) = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} dans le domaine linéaire |H(t)| \le H_0.
  3. Déterminer \vec{B}(t) puis u_s(t) dans le domaine saturé |H(t)| > H_0, et comparer son ordre de grandeur à celui du régime linéaire sachant que \mu_r = 4000 \gg 1.
Voir la réponse courte

En régime linéaire u_s(t) est sinusoïdale ; lors de la saturation de l'aimantation, \mathrm{d}B/\mathrm{d}t = 0 donc u_s(t) = 0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q31, l'excitation magnétique dans le barreau s'écrit :

H(t) = n I_e(t) = n I_{0e} \cos(\omega t) = H_{\max} \cos(\omega t) = 2H_0 \cos(\omega t)

Les deux régimes se distinguent selon la valeur de |H(t)| par rapport à H_0 :

  • Domaine linéaire (|H(t)| \le H_0 \iff |\cos(\omega t)| \le \frac{1}{2}) :
    Le matériau a une réponse linéaire \vec{B}(t) = \mu_0 \mu_r H(t)\vec{u}_z. Le flux propre à travers l'enroulement de mesure (section S = \frac{\pi D^2}{4}, N_f spires) vaut \Phi(t) = N_f S \mu_0 \mu_r H(t).
    La tension induite u_s(t) s'écrit (en reprenant le résultat de Q32) :

    u_s(t) = - N_f S \mu_0 \mu_r \frac{\mathrm{d}H}{\mathrm{d}t} = - \frac{\pi}{4}\mu_0 \mu_r n N_f D^2 \omega I_{0e} \sin(\omega t)

    En remplaçant n I_{0e} = 2H_0 :

    \boxed{u_s(t) = - \frac{\pi}{2}\mu_0 \mu_r N_f D^2 \omega H_0 \sin(\omega t)}

    Sur une période \omega t \in [0, 2\pi], cette expression est valable pour \omega t \in \left[\frac{\pi}{3}, \frac{2\pi}{3}\right] et \omega t \in \left[\frac{4\pi}{3}, \frac{5\pi}{3}\right].

  • Domaine saturé (|H(t)| > H_0 \iff |\cos(\omega t)| > \frac{1}{2}) :
    L'aimantation est saturée à M(t) = \pm M_{\text{sat}} = \mathrm{cte}. Le champ magnétique s'écrit :

    \vec{B}(t) = \mu_0\left(H(t) \pm M_{\text{sat}}\right)\vec{u}_z

    Le flux à travers l'enroulement de mesure s'obtient avec une composante variable ne dépendant plus que de \mu_0 H(t) :

    u_s(t) = - N_f S \frac{\mathrm{d}B}{\mathrm{d}t} = - N_f S \mu_0 \frac{\mathrm{d}H}{\mathrm{d}t} = -\frac{\pi}{2} \mu_0 N_f D^2 \omega H_0 \sin(\omega t)

    Comme \mu_r = 4000 \gg 1, cette tension est atténuée d'un facteur \mu_r par rapport à celle du régime linéaire (\frac{u_{s,\text{sat}}}{u_{s,\text{lin}}} = \frac{1}{\mu_r} = 2{,}5 \times 10^{-4}) : elle est rigoureusement négligeable à l'échelle du signal. On a donc :

    \boxed{u_s(t) \simeq 0}

    Sur une période, cette saturation intervient pour \omega t \in \left[0, \frac{\pi}{3}\right[\, \cup\, \left]\frac{2\pi}{3}, \frac{4\pi}{3}\right[\, \cup\, \left]\frac{5\pi}{3}, 2\pi\right].

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Questions largement valorisées au barème pour les candidats analysant la saturation périodique.

« Le barème a bien doté ces questions pour récompenser les candidats qui ont pris le temps de réfléchir à la saturation périodique du noyau magnétique du fluxgate. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

Signaler une erreurSommaire

Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques ; Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : saturation magnétique, signal impulsionnel

Représenter sur la figure B du document réponse les graphes des fonctions et .

Voir l'indice

Tracer B(t) avec des plateaux d'écrêtage à saturation et en déduire u_s(t) = -\mathrm{d}\Phi/\mathrm{d}t, nulle durant les phases de saturation.

Voir la stratégie
  1. Identifier les intervalles de saturation et de régime linéaire à partir de H(t) = 2H_0 \cos(\omega t) sur une période \omega t \in [0, 2\pi].
  2. Exprimer B(t) sur chacun de ces intervalles en raccordant les plateaux de saturation \pm B_{\text{sat}} avec l'arche sinusoïdale du régime linéaire.
  3. En déduire u_s(t) \propto \frac{\mathrm{d}B}{\mathrm{d}t} : signal nul en saturation et sinusoïdal en régime linéaire, présentant des sauts discontinus aux instants de transition.
Voir la réponse courte

Tracé de B(t) saturé en palier et de la tension induite u_s(t) formée de brèves impulsions positives et négatives.

Voir le corrigé complet

L'excitation magnétique imposée dans le barreau s'écrit H(t) = 2H_0 \cos(\omega t). D'après la modélisation de la figure 12, le comportement dépend de la valeur de |H(t)| par rapport à H_0, soit |\cos(\omega t)| par rapport à 1/2 :

  • Domaine de saturation positive (H \ge H_0, soit \cos(\omega t) \ge 1/2) :
    Pour \omega t \in \left[0, \frac{\pi}{3}\right] et \omega t \in \left[\frac{5\pi}{3}, 2\pi\right], le matériau est saturé :

    B(t) = B_{\text{sat}} \simeq \mu_0 \mu_r H_0 = \text{cte} \quad \implies \quad u_s(t) = 0
  • Domaine linéaire décroissant (-H_0 \le H \le H_0, avec H décroissant) :
    Pour \omega t \in \left[\frac{\pi}{3}, \frac{2\pi}{3}\right], \cos(\omega t) décroît de 1/2 à -1/2 :

    \begin{aligned} B(t) &= 2 B_{\text{sat}} \cos(\omega t) \\ u_s(t) &= -U_{\max} \sin(\omega t) \quad \text{avec} \quad U_{\max} = \frac{\pi}{2} \mu_0 \mu_r N_f D^2 \omega H_0 \end{aligned}

    À \omega t = \frac{\pi}{3}^+, u_s subit une discontinuité de 0 à -U_{\max}\sin(\pi/3) = -\frac{\sqrt{3}}{2} U_{\max}.
    À \omega t = \frac{\pi}{2}, u_s atteint son minimum négatif -U_{\max}.
    À \omega t = \frac{2\pi}{3}^-, u_s = -\frac{\sqrt{3}}{2} U_{\max}, puis saute à 0 à \frac{2\pi}{3}.

  • Domaine de saturation négative (H \le -H_0, soit \cos(\omega t) \le -1/2) :
    Pour \omega t \in \left[\frac{2\pi}{3}, \frac{4\pi}{3}\right], le matériau est saturé dans l'autre sens :

    B(t) = -B_{\text{sat}} = \text{cte} \quad \implies \quad u_s(t) = 0
  • Domaine linéaire croissant (-H_0 \le H \le H_0, avec H croissant) :
    Pour \omega t \in \left[\frac{4\pi}{3}, \frac{5\pi}{3}\right], \cos(\omega t) croît de -1/2 à 1/2 :

    \begin{aligned} B(t) &= 2 B_{\text{sat}} \cos(\omega t) \\ u_s(t) &= -U_{\max} \sin(\omega t) > 0 \quad (\operatorname{car } \sin(\omega t) < 0) \end{aligned}

    À \omega t = \frac{4\pi}{3}^+, u_s saute de 0 à +\frac{\sqrt{3}}{2} U_{\max}.
    À \omega t = \frac{3\pi}{2}, u_s atteint son maximum +U_{\max}.
    À \omega t = \frac{5\pi}{3}^-, u_s = +\frac{\sqrt{3}}{2} U_{\max}, puis saute à 0 à \frac{5\pi}{3}.

On complète ainsi la figure B du document réponse :

Voir ce qu'a relevé le jury

Questions largement valorisées au barème pour les candidats analysant la saturation périodique.

« Le barème a bien doté ces questions pour récompenser les candidats qui ont pris le temps de réfléchir à la saturation périodique du noyau magnétique du fluxgate. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

Signaler une erreurSommaire

B · Le fluxgate dans un champ d'excitation extérieur

Question 35

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques ; Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : champ d'excitation magnétique, magnétomètre fluxgate

Quelle est l'expression de dans le barreau ? À l'aide des graphes de et de fournies figure C du document réponse, déterminer quelle inégalité est vérifiée par la valeur de : a. ; b. ; c. ; d. .

Voir l'indice

Constater graphiquement sur la figure C que la saturation positive est atteinte plus rapidement et dure plus longtemps que la saturation négative.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe de superposition pour déterminer le champ d'excitation magnétique total \vec{H} dans le barreau en présence du courant d'excitation I_e(t) et du champ uniforme appliqué \vec{H}_{\text{ext}}.
  2. Analyser l'effet du décalage (offset) H_{\text{ext}} sur les durées passées par le matériau dans les états de saturation positive et de saturation négative, puis comparer avec les oscillogrammes de la figure C du document réponse pour identifier l'inégalité vérifiée.
Voir la réponse courte

Champ total \vec{H} = (n I_e + H_{\text{ext}})\vec{u}_z ; dissymétrie des durées de saturation permettant d'encadrer H_{\text{ext}}.

Voir le corrigé complet

Le champ d'excitation total \vec{H} dans le barreau résulte de la superposition du champ créé par le bobinage d'excitation (établi à la question Q31) et du champ extérieur uniforme :

\vec{H}(t) = \vec{H}_{\text{bobine}}(t) + \vec{H}_{\text{ext}} = \left( n I_e(t) + H_{\text{ext}} \right) \vec{u}_z

Avec n I_e(t) = 2H_0 \cos(\omega t), sa composante selon \vec{u}_z s'écrit :

\boxed{\vec{H}(t) = \left( 2H_0 \cos(\omega t) + H_{\text{ext}} \right) \vec{u}_z}

Déterminons l'inégalité vérifiée par H_{\text{ext}} à partir de la figure C du document réponse :

  • Le matériau atteint encore la saturation négative (B = -B_{\text{sat}}), comme en atteste la présence d'un palier horizontal négatif au voisinage de \omega t = \pi. Le minimum d'excitation magnétique est donc inférieur au seuil -H_0 :

    H_{\min} = -2H_0 + H_{\text{ext}} < -H_0 \implies H_{\text{ext}} < H_0
  • La durée passée en saturation positive (H \ge H_0, palier haut de B(t)) est nettement plus longue que celle passée en saturation négative (H \le -H_0, palier bas de B(t)). En effet, le palier supérieur s'étend au-delà de \pi/3, alors que le palier inférieur est resserré autour de \pi sur une largeur bien inférieure à 2\pi/3. Le champ d'excitation est donc globalement décalé vers les valeurs positives, ce qui impose H_{\text{ext}} > 0.

On en déduit que l'inégalité vérifiée est :

\boxed{0 < H_{\text{ext}} < H_0 \quad (\text{réponse \textbf{b}})}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Questions largement valorisées au barème pour les candidats analysant la saturation périodique.

« Le barème a bien doté ces questions pour récompenser les candidats qui ont pris le temps de réfléchir à la saturation périodique du noyau magnétique du fluxgate. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

Signaler une erreurSommaire

Question 36

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques ; Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : magnétomètre fluxgate, analyse de signal

Toujours à l'aide des graphes de la figure C, estimer numériquement la valeur du rapport .

Voir l'indice

Repérer sur l'axe des temps de la figure C la phase \omega t_1 correspondant à la saturation pour en déduire la valeur du décalage H_{\text{ext}} / H_0.

Voir la stratégie
  1. Repérer sur les chronogrammes de la figure C l'angle de transition \theta_2 = \omega t_2 correspondant à l'entrée du barreau dans le régime de saturation négative, matérialisé très nettement par l'annulation de la tension induite u_s(t).
  2. Traduire la condition de saturation H(\theta_2) = -H_0 à partir de l'expression de l'excitation magnétique H(t) = 2H_0 \cos(\omega t) + H_{\text{ext}} obtenue à la question précédente.
  3. En déduire la valeur littérale puis numérique du rapport \frac{H_{\text{ext}}}{H_0}.
Voir la réponse courte

Exploitation quantitative de la durée des paliers de saturation sur le relevé pour estimer la valeur du rapport H_{\text{ext}}/H_0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q35, la composante de l'excitation magnétique le long de l'axe (Oz) du barreau s'écrit :

H(t) = 2H_0 \cos(\omega t) + H_{\text{ext}}

Le matériau entre dans le domaine de saturation négative (B = -B_{\text{sat}}) lorsque l'excitation magnétique atteint le seuil inférieur :

H(\omega t) = -H_0

Pendant toute la durée de la saturation, le champ magnétique B(t) demeure rigoureusement constant, ce qui se traduit par une tension induite nulle :

u_s(t) = -N_f \frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} = 0

Sur la figure C, le plateau de saturation négative est centré de manière évidente en \omega t = \pi. De plus, on observe que la durée de cette zone de repos de u_s(t) s'étend sur une largeur correspondant exactement à une graduation du quadrillage, soit :

\Delta\theta = \frac{\pi}{3}

Par symétrie autour de \omega t = \pi, les instants d'entrée \theta_2 et de sortie \theta_3 de la saturation négative sont donc situés à égale distance de \pi :

\begin{aligned} \theta_2 &= \pi - \frac{\Delta\theta}{2} = \pi - \frac{\pi}{6} = \frac{5\pi}{6} \\ \theta_3 &= \pi + \frac{\Delta\theta}{2} = \pi + \frac{\pi}{6} = \frac{7\pi}{6} \end{aligned}

En écrivant la condition d'atteinte de la saturation négative à l'angle \theta_2 :

2H_0 \cos\left(\frac{5\pi}{6}\right) + H_{\text{ext}} = -H_0

Comme \cos\left(\frac{5\pi}{6}\right) = -\frac{\sqrt{3}}{2}, il vient :

2H_0 \left(-\frac{\sqrt{3}}{2}\right) + H_{\text{ext}} = -H_0 \iff -\sqrt{3}H_0 + H_{\text{ext}} = -H_0

On en déduit immédiatement :

\frac{H_{\text{ext}}}{H_0} = \sqrt{3} - 1

Numériquement, avec \sqrt{3} \approx 1{,}732 :

\boxed{\frac{H_{\text{ext}}}{H_0} \approx 0{,}73}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Questions largement valorisées au barème pour les candidats analysant la saturation périodique.

« Le barème a bien doté ces questions pour récompenser les candidats qui ont pris le temps de réfléchir à la saturation périodique du noyau magnétique du fluxgate. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2023

Signaler une erreurSommaire

Question 37

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique ; Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : décomposition en série de fourier, harmonique 2

Quel signal issu de la décomposition de Fourier discrète permet de mesurer avec le maximum de sensibilité ? Peut-on connaitre le signe de ? Le signal qui détecte la présence du champ extérieur lui est-il proportionnel ?

Voir l'indice

Examiner les amplitudes complexes du tableau 1 : repérer quelle harmonique s'annule pour H_{\text{ext}} = 0 et présente un module proportionnel à |H_{\text{ext}}| avec inversion de phase.

Voir la stratégie
  1. Identifier la composante spectrale appropriée en comparant l'état à champ nul (H_{\text{ext}} = 0) et les variations d'amplitudes pour H_{\text{ext}} \neq 0 dans le tableau 1.
  2. Examiner l'effet de l'inversion de signe du champ extérieur (H_{\text{ext}} = +H_0/10 vs -H_0/10) sur l'amplitude complexe choisie.
  3. Vérifier la proportionnalité en comparant les amplitudes pour un doublement du champ extérieur (H_0/10 et H_0/5).
Voir la réponse courte

Mesure privilégiée sur l'harmonique 2 due à la perte de symétrie impaire ; phase porteuse du signe de H_{\text{ext}}.

Voir le corrigé complet

1. Choix du signal pour une sensibilité maximale

En l'absence de champ extérieur (H_{\text{ext}} = 0), le signal temporel u_s(t) vérifie la symétrie de demi-période u_s(t + T/2) = -u_s(t), ce qui implique que toutes les harmoniques paires sont théoriquement nulles. Le tableau 1 confirme que pour H_{\text{ext}} = 0, les amplitudes à f_2 et f_4 sont négligeables devant celles aux fréquences impaires (\underline{A}_2 \approx 0).

L'application d'un champ H_{\text{ext}} \neq 0 brise cette symétrie et fait apparaître les harmoniques paires :

  • Les harmoniques impaires (f_1, f_3, f_5) possèdent une composante initiale très forte qui ne varie que très faiblement avec H_{\text{ext}} (faible sensibilité relative sur un fond continu élevé).
  • L'harmonique de rang 4 (f_4) reste de faible niveau (|\underline{A}_4| \lesssim 0{,}094\text{ V}).
  • L'harmonique de rang 2 (f_2 = 2f_1) croît considérablement (|\underline{A}_2| \approx 2{,}79\text{ V} pour H_{\text{ext}} = H_0/10).

La mesure s'effectue sur fond quasi nul à f_2, conférant à cette harmonique la sensibilité la plus élevée :

\boxed{\text{Le signal à la fréquence } f_2 = 2f_1 \text{ (harmonique 2) offre la sensibilité maximale.}}

2. Détermination du signe de H_{\text{ext}}

D'après le tableau 1, pour les deux valeurs opposées du champ :

\begin{aligned} \underline{A}_2\left(+\frac{H_0}{10}\right) &= -0{,}035 + 2{,}787j \\ \underline{A}_2\left(-\frac{H_0}{10}\right) &= +0{,}035 - 2{,}775j \simeq -\underline{A}_2\left(+\frac{H_0}{10}\right) \end{aligned}

L'inversion du signe de H_{\text{ext}} entraîne l'inversion du signe de l'amplitude complexe \underline{A}_2, soit un déphasage de \pi radians. Une détection synchrone (ou une mesure de phase par rapport à une référence à 2\omega) permet donc de déterminer sans ambiguïté le signe du champ :

\boxed{\text{Oui, le signe de } H_{\text{ext}} \text{ est directement accessible via la phase de } \underline{A}_2.}

3. Proportionnalité du signal à H_{\text{ext}}

En doublant la valeur du champ extérieur de H_0/10 à H_0/5 = 2 \times (H_0/10), on observe :

\begin{aligned} |\underline{A}_2(H_0/10)| &= \sqrt{(-0{,}035)^2 + 2{,}787^2} \approx 2{,}787\text{ V} \\ |\underline{A}_2(H_0/5)| &= \sqrt{(-0{,}069)^2 + 5{,}458^2} \approx 5{,}458\text{ V} \end{aligned}

Le rapport des modules vaut :

\frac{|\underline{A}_2(H_0/5)|}{|\underline{A}_2(H_0/10)|} = \frac{5{,}458}{2{,}787} \approx 1{,}96 \simeq 2

Les composantes réelle et imaginaire sont chacune multipliées par un facteur proche de 2 :

\boxed{\text{Le signal détecté à la fréquence } f_2 \text{ est proportionnel au champ appliqué } H_{\text{ext}}.}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 38

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : champ démagnétisant, excitation magnétique

Exprimer en fonction de , et , dans le domaine de linéarité du matériau. En déduire l'expression de en fonction du champ magnétique extérieur , , et .

Voir l'indice

Exprimer l'aimantation en régime linéaire \vec{M} = (\mu_r - 1)\vec{H}_r et substituer dans la relation liant \vec{H}_r à \vec{H}_{\text{ext}}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'aimantation \vec{M} en fonction de l'excitation interne \vec{H}_r dans le domaine linéaire du matériau ferromagnétique.
  2. Projeter la relation fournie par l'énoncé sur le vecteur unitaire \vec{u}_z pour en déduire H_r en fonction de H_{\text{ext}}, \mu_r et \alpha.
  3. Relier le champ d'excitation extérieur H_{\text{ext}} à l'induction magnétique extérieure B_{\text{ext}} dans l'air ou le vide extérieur.
Voir la réponse courte

Prise en compte du facteur de forme démagnétisant \alpha : H_r = \frac{H_{\text{ext}}}{1 + \alpha(\mu_r - 1)} = \frac{B_{\text{ext}}/\mu_0}{1 + \alpha(\mu_r - 1)}.

Voir le corrigé complet

Dans le domaine de linéarité du matériau ferromagnétique doux (rappelé à la question Q32 et sur la figure 12 où la pente vaut \mu_r - 1), l'aimantation \vec{M} est reliée au champ d'excitation interne \vec{H}_r par :

\vec{M} = (\mu_r - 1)\vec{H}_r

Tous les vecteurs étant dirigés selon l'axe longitudinal \vec{u}_z, la projection de la relation constitutive fournie par l'énoncé, \vec{H}_r = \vec{H}_{\text{ext}} - 4\pi\alpha\vec{M}, s'écrit :

\begin{aligned} H_r &= H_{\text{ext}} - 4\pi\alpha M \\ &= H_{\text{ext}} - 4\pi\alpha(\mu_r - 1)H_r \end{aligned}

En regroupant les termes en H_r, on obtient :

H_r\bigl[1 + 4\pi\alpha(\mu_r - 1)\bigr] = H_{\text{ext}}

soit :

\boxed{H_r = \frac{H_{\text{ext}}}{1 + 4\pi\alpha(\mu_r - 1)}}

À l'extérieur du barreau, dans le vide (ou dans l'air assimilé au vide de perméabilité \mu_0), le champ magnétique extérieur et le champ d'excitation extérieur sont reliés par \vec{B}_{\text{ext}} = \mu_0 \vec{H}_{\text{ext}}, d'où H_{\text{ext}} = \dfrac{B_{\text{ext}}}{\mu_0}.

On en déduit l'expression de H_r :

\boxed{H_r = \frac{B_{\text{ext}}}{\mu_0\bigl[1 + 4\pi\alpha(\mu_r - 1)\bigr]}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 39

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : limite de détection, rapport signal sur bruit

En considérant qu'un signal est détectable si dépasse de le champ d'excitation provoqué par le bruit de l'intensité d'excitation , quelle est la plus petite valeur du champ magnétique extérieur détectable par le fluxgate dont les caractéristiques sont données dans le tableau 2 ?

Voir l'indice

Calculer l'excitation minimale H_b = n i_b, appliquer le critère |H_r| \ge 1{,}10 H_b, et remonter à B_{\min} via la relation de la question précédente.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ d'excitation parasite H_b créé par le courant de bruit i_b à travers l'enroulement d'excitation.
  2. Traduire la condition de détectabilité du signal sur l'amplitude minimale |H_r|_{\min}.
  3. Déterminer le rapport de forme \eta = \ell / D du barreau et lire la valeur correspondante de \alpha sur la figure 13.
  4. Inverser la relation établie à la question Q38 liant H_r à B_{\text{ext}} pour en déduire B_{\min}.
Voir la réponse courte

Résolution de la condition |H_r| = 1{,}10 H_b avec H_b = n i_b pour calculer le champ magnétique minimal détectable B_{\min}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q31, le champ d'excitation dans le barreau créé par un courant dans l'enroulement d'excitation s'écrit H = n i = \frac{N_f}{\ell} i. Le bruit d'intensité i_b engendre ainsi un champ d'excitation parasite :

H_b = \frac{N_f}{\ell} i_b

D'après les données du tableau 2 :

H_b = \frac{646}{13{,}0 \times 10^{-3}\text{ m}} \times 55 \times 10^{-9}\text{ A} \approx 2{,}73 \times 10^{-3}\text{ A}\cdot\text{m}^{-1}

Un signal est détectable si |H_r| dépasse de 10\,\% le bruit H_b, soit :

|H_r|_{\min} = 1{,}10\,H_b \approx 3{,}01 \times 10^{-3}\text{ A}\cdot\text{m}^{-1}

Calculons le rapport géométrique du barreau :

\eta = \frac{\ell}{D} = \frac{13{,}0\text{ mm}}{2{,}25\text{ mm}} \approx 5{,}78

Sur la figure 13 en échelle logarithmique, pour \eta \approx 5{,}8, on lit graphiquement :

\alpha \approx 3 \times 10^{-3}

D'après la question Q38, en régime linéaire :

H_r = \frac{B_{\text{ext}}}{\mu_0 \left[1 + 4\pi\alpha(\mu_r - 1)\right]}

On en déduit la plus petite valeur mesurable du champ magnétique extérieur :

B_{\min} = \mu_0 \left[1 + 4\pi\alpha(\mu_r - 1)\right] |H_r|_{\min}

Avec \mu_r = 4000, le facteur de réduction du champ interne vaut :

1 + 4\pi\alpha(\mu_r - 1) \approx 1 + 4\pi \times (3 \times 10^{-3}) \times 3999 \approx 152

L'application numérique donne :

\begin{aligned} B_{\min} &= 1{,}26 \times 10^{-6}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1} \times 152 \times 3{,}01 \times 10^{-3}\text{ A}\cdot\text{m}^{-1} \\ &\approx 5{,}8 \times 10^{-7}\text{ T} \end{aligned}
\boxed{B_{\min} \approx 0{,}6\ \mu\text{T}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2023 ?

Surtout 3 chapitres : Ferromagnétisme et circuits magnétiques (31 % des questions, partie III), Régime sinusoïdal forcé et filtrage (14 %) et Ondes acoustiques (14 %, partie II). Plus ponctuellement : Transformateur, Électrostatique, Circuits électriques et régimes transitoires, Induction et forces de Laplace, Magnétostatique…

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2023 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

Peu : 4 questions sur 39 (10 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI : Q3 à Q6.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2023 ?

Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie I est la plus longue (environ 1 h 30).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2023 ?

Q30 (puissance moyenne) et Q39 (limite de détection), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2023 ?

Questions de cours : Q1 (conducteur ohmique), Q10 (modèle de bohr) et Q31 (théorème d'ampère). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q3 (pont diviseur de tension), Q14 (symétrie du champ magnétique), Q15 (théorème d'ampère), Q20 (piézoélectricité), Q23 (onde élastique), Q24 (équation de d'alembert) et Q28 (relation de dispersion).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2023 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (24 sur 39), par exemple : Q1 à Q5, Q7, Q9 à Q17, Q19 à Q22, Q26, Q29 et Q31 à Q33. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q24 et Q25.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2023 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury parle de questions aux difficultés graduées, avec une meilleure réussite sur la partie I.A et la partie II guidée, mais des réponses globalement décevantes sur les milieux magnétiques (I.B et III). Moyenne : 9,31/20 (écart-type 3,98, 4 155 présents).

Pourquoi la tension du fluxgate s'annule-t-elle en régime saturé en Q33 ?

À saturation magnétique, l'induction B devient constante (\mathrm{d}B/\mathrm{d}t = 0). D'après la loi de Faraday, la variation temporelle du flux à travers l'enroulement de mesure s'annule, ce qui annule la tension induite u_s(t). Ce principe de saturation périodique gouverne l'ensemble des questions Q33 à Q36.

Comment tracer le cycle B(H) avec une perméabilité complexe en Q18 ?

La partie imaginaire \mu''_r introduit un retard de phase de B(t) par rapport à H(t). Dans le plan (H, B), la trajectoire paramétrée est une ellipse parcourue dans le sens anti-horaire, dont l'aire délimitée représente l'énergie volumique dissipée par hystérésis à chaque cycle.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

Note estimée
–
0 question réussie sur 39
Position estimée
–
des copies sous cette note

Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 39 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,31 et d'écart-type 3,98 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

S'entraîner sur les mêmes chapitres

Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.

Signaler une erreur

Une étape vous semble fausse ou incomplète ? Dites-le nous en précisant le numéro de la question (par exemple Q1) : dans les commentaires ci-dessous ou sur le Discord de WikiPrépa. Chaque signalement est vérifié et la question corrigée si besoin.

Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.