Corrigé détaillé E3A Physique Chimie PSI 2026
L'énergie hydraulique, première énergie renouvelable en région PACA
- 41 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en PCSI, MPSI et PTSI : 14 questions sur 41
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en PCSI : 14 questions sur 41. Autres questions faisables en PCSI
Autres premières années : MPSI 9 · PTSI 10 · MP2I 8 · TSI1 10 · BCPST1 11 questions.
Détail par partie
- Questions1/1Faisable
- Partie I : Convertir l’énergie hydraulique en énergie électrique7/21En partie
- Partie II : Transport de l’énergie électrique4/11En partie
- Partie III : L’acier des conduites forcées2/8En partie
Le sujet en bref
Sujet moyen · Mécanique, Ondes et signaux, Conversion de puissance · 8 incontournables · 14 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet propose un tour d'horizon complet et très représentatif des compétences exigibles au concours e3a-Polytech en filière PSI. Articulé autour de la filière hydroélectrique en région PACA, il mobilise successivement la mécanique des fluides (statique puis bilans de moment cinétique dans une turbine Francis), l'acoustique linéaire (sonde de niveau d'eau à ultrasons), l'électromagnétisme et le traitement du signal (transformateur de tension, étude expérimentale d'un milieu ferromagnétique par intégrateur à ALI, transport en très haute tension) et enfin la chimie industrielle (corrosion, protection par anode sacrificielle et thermochimie de la réduction des oxydes de fer). Les questions sont très guidées et progressives, ce qui en fait un excellent support de révision des fondamentaux du cours et des techniques de calcul sans calculatrice.
- Difficulté
- Moyen, d'après le rapport du jury
- Temps estimé
- ≈ 3 h 55 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 14 questions sur 41.
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Sommaire
41 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
41 questionsQuestions
Question 1
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : puissance moyenne, énergie électrique, ordre de grandeur
Sachant que EDF recense environ 40 millions de clients utilisant l’électricité, évaluer l’ordre de grandeur de la puissance électrique moyenne produite par les centrales hydroélectriques françaises par client électricité en 2022. Aide au calcul :
Voir l'indiceIndice
Calculer l'énergie annuelle par client en divisant la production totale par le nombre de clients, puis diviser par le nombre d'heures dans une année (365 \times 24\text{ h}).
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- Exprimer l'énergie hydroélectrique annuelle moyenne disponible par client à partir de la production totale de 2022 et du nombre de clients recensés.
- Convertir cette énergie en puissance moyenne en divisant par la durée d'une année exprimée en heures (\Delta t = 365 \times 24\text{ h}).
- Mener l'application numérique à l'aide de l'approximation fournie pour dégager l'ordre de grandeur attendu.
Voir la réponse courteRéponse courte
Puissance moyenne par client P = E / (N \Delta t) à partir de la production annuelle française d'hydroélectricité divisée par 40 millions de foyers.
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D'après le texte introductif, la production totale des centrales hydroélectriques françaises en 2022 s'élève à :
Le nombre de clients est N = 40\text{ millions} = 40 \times 10^6.
L'énergie électrique moyenne annuelle produite par client s'écrit :
Une année compte \Delta t = 365 \times 24\text{ h}. La puissance électrique moyenne par client vaut donc :
En effectuant le calcul approché :
Avec deux chiffres significatifs au maximum, on obtient P_{\text{client}} \approx 1,5 \cdot 10^2\text{ W}.
L'ordre de grandeur de la puissance moyenne produite par client est :
Résultat
Partie I : Convertir l’énergie hydraulique en énergie électrique
I.1 · Une retenue d’eau
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 7 min- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : loi de coulomb, force de gravitation, théorème de gauss gravitationnel
Rappeler l’expression vectorielle de la force d’interaction électrostatique s’exerçant dans le vide entre deux charges électriques ponctuelles et distantes d’une longueur et celle de la force d’interaction gravitationnelle s’exerçant entre deux masses ponctuelles et également distantes d’une longueur . Par analogie, énoncer le théorème de Gauss gravitationnel et en déduire l’expression du champ gravitationnel créé par la Terre en un point extérieur à cette dernière.
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Exprimer les forces de Coulomb et de Newton ; appliquer le théorème de Gauss gravitationnel sur une sphère de rayon r \ge R_T en exploitant les symétries sphériques du champ.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les forces d'interaction électrostatique et gravitationnelle entre deux corps ponctuels avec une convention claire sur le vecteur unitaire reliant les deux points.
- Établir le dictionnaire d'analogie entre l'électrostatique et la gravitation pour en déduire la formulation intégrale du théorème de Gauss gravitationnel.
- Exploiter les symétries sphériques de la Terre pour choisir une surface de Gauss adaptée et calculer le champ gravitationnel extérieur.
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Expressions vectorielles des lois en 1/r^2, théorème de Gauss gravitationnel par analogie et champ extérieur \vec{G} = -\frac{\mathcal{G} M_T}{r^2}\vec{e}_r.
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Soient deux points matériels P_1 et P_2 distants de r, repérés par le vecteur unitaire \vec{u}_{1\to 2} = \dfrac{\vec{P_1P_2}}{r}.
La force électrostatique (loi de Coulomb) exercée par une charge ponctuelle q_1 située en P_1 sur une charge ponctuelle q_2 située en P_2 dans le vide s'écrit :
\boxed{\vec{F}_{\text{él, } 1\to 2} = \frac{q_1 q_2}{4\pi\varepsilon_0 r^2}\,\vec{u}_{1\to 2}}où \varepsilon_0 est la permittivité diélectrique du vide.
La force gravitationnelle (loi de Newton) exercée par une masse ponctuelle m_1 située en P_1 sur une masse ponctuelle m_2 située en P_2 s'écrit :
\boxed{\vec{F}_{\text{grav, } 1\to 2} = -\frac{\mathscr{G} m_1 m_2}{r^2}\,\vec{u}_{1\to 2}}où \mathscr{G} est la constante de gravitation universelle.
Par comparaison de ces deux lois, on établit l'analogie formelle :
Le théorème de Gauss pour le champ gravitationnel s'énonce donc ainsi : le flux du champ gravitationnel \vec{G} sortant d'une surface fermée \Sigma quelconque est proportionnel à la masse intérieure M_{\text{int}} délimitée par cette surface :
La Terre est modélisée par une sphère de centre O, de rayon R_T et de masse volumique \mu_T uniforme (donc à symétrie sphérique).
Invariances et symétries : tout plan contenant le centre O et le point M est plan de symétrie de la distribution, le champ gravitationnel est donc purement radial. De plus, la distribution est invariante par rotation autour de tout axe passant par O, le champ ne dépend donc que de la distance radiale r = OM :
\vec{G}(M) = G(r)\,\vec{u}_r \quad \text{avec} \quad \vec{u}_r = \frac{\vec{OM}}{r}- Surface de Gauss : on choisit une sphère \Sigma centrée en O de rayon r > R_T, orientée par le vecteur unitaire normal sortant \vec{n}_{\text{ext}} = \vec{u}_r.
Calcul du flux :
\begin{aligned} \Phi &= \oiint_{\Sigma} G(r)\,\vec{u}_r \cdot \vec{u}_r\,\mathrm{d}S = G(r) \oiint_{\Sigma} \mathrm{d}S = G(r) \cdot 4\pi r^2 \end{aligned}- Masse intérieure : pour un point extérieur à la Terre (r > R_T), toute la masse terrestre est englobée : M_{\text{int}} = M_T.
D'après le théorème de Gauss gravitationnel :
Soit finalement pour tout point M extérieur à la Terre (r \ge R_T) :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : champ de pesanteur, développement limité
En assimilant champ de pesanteur et champ de gravitation, exprimer la valeur du champ de pesanteur au niveau du sol en fonction notamment de la masse de la Terre et de son rayon . En considérant une altitude comptée à partir du sol terrestre négligeable devant et en utilisant un développement limité, exprimer ensuite le champ de pesanteur en fonction de , et de . En déduire alors l’altitude en-deçà de laquelle la variation relative du champ de pesanteur est inférieure à .
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Identifier g_T = \mathscr{G}M_T/R_T^2, effectuer un développement limité au premier ordre en h/R_T de (1 + h/R_T)^{-2}, puis poser la variation relative égale à 10^{-3}.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le champ de pesanteur au sol à la norme du champ gravitationnel établi en Q2 pour r = R_T.
- Exprimer le champ à l'altitude h (r = R_T + h), puis effectuer un développement limité au premier ordre en h/R_T \ll 1.
- Définir la variation relative du champ et en déduire l'altitude maximale h_{\text{max}} avant de réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression g(h) \approx g_T (1 - 2h/R_T) par développement limité au premier ordre, d'où h_{\text{max}} = 10^{-3} R_T / 2 \approx 3,2\text{ km}.
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En assimilant le champ de pesanteur terrestre au champ de gravitation créé par la Terre (d'après le résultat de la question Q2), la valeur du champ de pesanteur au niveau du sol (r = R_T) s'écrit :
À une altitude h au-dessus du sol, la distance au centre de la Terre est r = R_T + h. L'intensité de la pesanteur vaut :
Comme h \ll R_T, on effectue un développement limité à l'ordre 1 au voisinage de 0 selon (1+u)^\alpha = 1 + \alpha u + o(u) avec u = \frac{h}{R_T} et \alpha = -2 :
La variation relative de l'intensité du champ de pesanteur est donnée par :
La condition \left|\frac{\Delta g}{g_T}\right| \leqslant 0{,}1\,\% = 10^{-3} impose donc h \leqslant h_{\text{max}} avec :
Application numérique : D'après le document 2, R_T = 6{,}4 \cdot 10^3\text{ km}, d'où :
Résultat
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Cinématique et dynamique du point
Notions : champ de pesanteur uniforme
Que penser du champ de pesanteur terrestre à l’échelle d’un barrage ou d’une retenue d’eau de hauteur de l’ordre de quelques dizaines de mètres ? On rappelle que les grandeurs utiles et leurs notations sont dans le document 2 page 13.
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Comparer la hauteur caractéristique de l'ouvrage (quelques dizaines de mètres) à l'altitude h_{\text{max}} trouvée précédemment.
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À l'échelle de quelques dizaines de mètres (h \ll h_{\text{max}}), la variation relative de g est négligeable : le champ de pesanteur est uniforme.
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À l'échelle d'un barrage ou d'une retenue d'eau, la dénivellation considérée est de l'ordre de quelques dizaines de mètres (h \sim 10\text{ à }50\text{ m}).
D'après le résultat de la question Q3, la variation relative de l'intensité du champ de pesanteur reste inférieure à 0{,}1\,\% tant que h \le h_{\text{max}} = 3{,}2\text{ km}. Or, ici :
L'ordre de grandeur de la variation relative d'intensité est :
L'intensité de la pesanteur varie donc de manière totalement négligeable.
Par ailleurs, sur l'étendue spatiale horizontale du barrage (par exemple L = 605\text{ m} pour le barrage d'Isola 2000), la courbure de la Terre induit une variation angulaire de la direction de la verticale \Delta \theta \approx \frac{L}{R_T} \sim 10^{-4}\text{ rad}, également négligeable.
Résultat
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, BCPST1
Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides
Notions : relation fondamentale de la statique des fluides, pression hydrostatique
Établir la loi d’évolution du champ de pression dans l’eau en fonction de la profondeur .
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Partir de la relation fondamentale de la statique des fluides \vec{\nabla} P = \mu_e \vec{g} projetée sur l'axe vertical (Oz) orienté vers le bas.
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- Appliquer l'équation fondamentale de la statique des fluides à l'eau au repos dans le référentiel lié au barrage, supposé galiléen.
- Projeter sur l'axe vertical (Oz) orienté vers le bas, avec un champ de pesanteur uniforme \vec{g} = g\,\vec{u}_z.
- Intégrer l'équation différentielle en utilisant la condition aux limites à la surface libre (z = 0).
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Intégration de l'équation dP/dz = \rho g pour l'eau incompressible : loi hydrostatique P(z) = P_0 + \rho g z.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons l'eau de la retenue, modélisée comme un fluide au repos, homogène et incompressible de masse volumique \mu_e, soumis au champ de pesanteur uniforme \vec{g} = g\,\vec{u}_z (l'axe (Oz) étant orienté verticalement vers le bas d'après la figure 1).
Dans le référentiel d'étude supposé galiléen, l'équation fondamentale de la statique des fluides s'écrit :
Par invariance par translation selon les directions horizontales \vec{u}_x et \vec{u}_y, le champ de pression ne dépend que de la cote z. La projection sur l'axe vertical (Oz) conduit à :
La masse volumique \mu_e et le champ de pesanteur g étant constants, l'intégration donne :
À l'interface air/eau plane en z = 0, la continuité de la pression impose la condition aux limites :
On en déduit l'expression du champ de pression en fonction de la profondeur z :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en PCSI, BCPST1
Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides
Notions : résultante des forces de pression
Déterminer l’expression de la résultante des forces pressantes exercée par l’eau sur le barrage. Évaluer l’ordre de grandeur de sa norme dans le cas du barrage poids étudié possédant les caractéristiques de celui d’Isola 2000. Aide au calcul :
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Intégrer la pression différentielle ou la pression totale de l'eau sur la surface rectangulaire verticale mouillée L \times H du barrage.
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- Identifier la surface de contact entre l'eau et le parement amont vertical du barrage, puis exprimer la force élémentaire de pression \mathrm{d}\vec{F} exercée par le fluide.
- Intégrer sur toute la hauteur d'eau de z = 0 à z = H.
- Évaluer numériquement la norme à l'aide de l'indication de calcul fournie par le sujet pour déterminer son ordre de grandeur.
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Intégration de la surpression (P(z)-P_0) L dz sur la hauteur H du barrage : F = \frac{1}{2}\rho g L H^2, puis calcul numérique.
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La paroi amont du barrage en contact avec l'eau est plane, verticale et normale à \vec{u}_x. Un élément de surface situé à la profondeur z, de largeur L selon l'axe (Oy) et de hauteur \mathrm{d}z, s'écrit :
La normale extérieure au fluide dirigée vers le barrage est \vec{n}_{\text{eau}\to\text{barrage}} = \vec{u}_x. La force élémentaire exercée par l'eau sur cette surface est donc :
La résultante des forces pressantes exercée par l'eau s'obtient par intégration sur la hauteur du barrage (z variant de 0 à H) :
Évaluation de l'ordre de grandeur de la norme : La surface de contact vaut S = L \times H = 605 \times 15\text{ m}^2. En utilisant l'aide au calcul 6,05 \times 15 \approx 9 \cdot 10^1, on a :
Évaluons séparément les deux contributions à la norme F_{\text{eau}} :
Contribution de la pression atmosphérique :
P_0 L H = 1,0 \cdot 10^5 \times 9 \cdot 10^3 = 9 \cdot 10^8\text{ N}Contribution du terme hydrostatique :
\frac{1}{2}\mu_e g L H^2 = \frac{1}{2} \mu_e g S H \approx \frac{1}{2} \times 1,0 \cdot 10^3 \times 9,8 \times 9 \cdot 10^3 \times 15 \approx 4,9 \times 135 \cdot 10^6 \approx 6,6 \cdot 10^8\text{ N}
La norme totale de la force exercée par l'eau vaut ainsi :
L'ordre de grandeur de la résultante des forces pressantes exercée par l'eau sur le barrage est donc :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
I.2 · Remplissage d’un bassin et contrôle du niveau
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : approximation acoustique
Rappeler en quoi consiste l’approximation acoustique.
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Préciser que les grandeurs de perturbation sont d'amplitudes relatives très faibles devant les grandeurs au repos et négliger les termes d'ordre supérieur à un.
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Petites perturbations relatives (\tilde{p} \ll P_0, \tilde{\rho} \ll \rho_0, v \ll c_s), absence de dissipation visqueuse et transformation isentropique du fluide.
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L'approximation acoustique repose sur l'hypothèse des petites perturbations et consiste à :
Considérer que les variations des grandeurs thermodynamiques et cinématiques induites par le passage de l'onde sont très faibles devant leurs valeurs de référence au repos :
|\tilde{p}(z,t)| \ll P_0, \qquad |\tilde{\varrho}(z,t)| \ll \varrho_0 \qquad \text{et} \qquad |\tilde{v}(z,t)| \ll c_soù c_s désigne la célérité des ondes sonores dans le fluide.
- Linéariser les équations de la mécanique des fluides en négligeant tous les termes d'ordre supérieur ou égal à deux formés par le produit de grandeurs perturbées (tels que \tilde{\varrho}\,\tilde{v} ou \tilde{v}\,\frac{\partial \tilde{v}}{\partial z}), afin de ne conserver que les contributions du premier ordre.
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : conservation de la masse, équation de continuité
Rappeler l’équation unidimensionnelle de conservation de la masse et la simplifier dans le cadre de l’approximation acoustique.
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Écrire l'équation de continuité \frac{\partial \varrho}{\partial t} + \frac{\partial (\varrho v)}{\partial z} = 0, injecter les champs perturbés et conserver uniquement les termes d'ordre 1.
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- Partir de l'équation locale de conservation de la masse unidimensionnelle selon l'axe (Oz).
- Remplacer la masse volumique et la vitesse par leurs décompositions (état de repos et perturbation acoustique).
- Linéariser en négligeant le terme du second ordre devant les termes du premier ordre.
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Équation locale 1D de conservation de la masse linéarisée en négligeant les termes du second ordre : \partial\tilde{\rho}/\partial t + \rho_0 \partial v/\partial z = 0.
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L'équation locale de conservation de la masse (ou équation de continuité) pour un écoulement unidimensionnel dirigé selon \vec{u}_z s'écrit :
En introduisant les champs perturbés \varrho(z, t) = \varrho_0 + \tilde{\varrho}(z, t) et \vec{v}(z, t) = \tilde{v}(z, t)\vec{u}_z, et sachant que l'état de repos est stationnaire et spatialement uniforme (\partial \varrho_0/\partial t = 0 et \partial \varrho_0/\partial z = 0), l'équation devient :
Dans le cadre de l'approximation acoustique (perturbations du premier ordre), le terme \tilde{\varrho}\tilde{v} est un infiniment petit du second ordre. En négligeant ce terme non linéaire devant les termes d'ordre un, on obtient l'équation linéarisée de conservation de la masse :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : équation d'euler, approximation acoustique
Que représentent les différents termes de cette équation ? En déduire une simplification de cette dernière dans le cadre de l’approximation acoustique.
Voir l'indiceIndice
Identifier le terme d'accélération locale, le terme convectif non linéaire et le terme de force volumique de pression ; négliger le terme convectif \tilde{v}\frac{\partial \tilde{v}}{\partial z} au second ordre.
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Terme d'accélération convective négligeable devant le terme instationnaire dans Euler : \rho_0 \partial v/\partial t = -\partial \tilde{p}/\partial z.
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L'équation (1) est l'équation d'Euler unidimensionnelle projetée selon l'axe (Oz), traduisant le principe fondamental de la dynamique appliqué à une particule fluide de masse volumique \varrho :
- \dfrac{\partial \tilde{v}}{\partial t} représente l'accélération locale, liée au caractère instationnaire de l'écoulement ;
- \tilde{v}\,\dfrac{\partial \tilde{v}}{\partial z} représente l'accélération convective, liée à l'inhomogénéité spatiale du champ de vitesse le long de la trajectoire ;
- -\dfrac{\partial P}{\partial z} représente la composante selon (Oz) de la force volumique due aux gradients de pression.
Dans le cadre de l'approximation acoustique :
- Le terme convectif \tilde{v}\,\dfrac{\partial \tilde{v}}{\partial z} est un produit de deux termes du premier ordre, il est donc du second ordre et négligeable devant l'accélération locale \dfrac{\partial \tilde{v}}{\partial t} ;
- En développant \varrho = \varrho_0 + \tilde{\varrho}, le produit \tilde{\varrho}\,\dfrac{\partial \tilde{v}}{\partial t} est également du second ordre, de sorte que \varrho\,\dfrac{\partial \tilde{v}}{\partial t} \approx \varrho_0\,\dfrac{\partial \tilde{v}}{\partial t} au premier ordre ;
- La pression au repos P_0 étant spatialement uniforme, on a \dfrac{\partial P}{\partial z} = \dfrac{\partial (P_0 + \tilde{p})}{\partial z} = \dfrac{\partial \tilde{p}}{\partial z}.
L'équation (1) se simplifie donc au premier ordre sous la forme :
Résultat
Question 10
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Thermodynamique › Premier et second principes
Notions : compressibilité isentropique, loi de laplace
Établir l’équation de couplage liant et au voisinage de l’état de repos de l’air caractérisé par le triplet .
Voir l'indiceIndice
Différencier la masse volumique à entropie constante : \mathrm{d}\varrho = \varrho_0 \chi_s \mathrm{d}P, ce qui donne directement la relation entre \tilde{\varrho} et \tilde{p}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la variation de la masse volumique lors d'une évolution isentropique en exploitant la définition de \chi_s.
- Effectuer un développement limité au premier ordre au voisinage de l'état de repos (\varrho_0, P_0, T_0) pour relier les grandeurs acoustiques \tilde{\varrho} et \tilde{p}.
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Évolution isentropique de l'air modélisé comme un gaz parfait : \tilde{p} = (\gamma P_0/\rho_0) \tilde{\rho} = \tilde{\rho}/(\rho_0 \chi_s).
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Le passage de l'onde sonore étant supposé isentropique, l'entropie S d'une particule fluide reste constante. La masse volumique peut donc être vue comme une fonction de la seule pression P le long de cette évolution : \varrho = \varrho(P, S).
D'après la définition du coefficient de compressibilité isentropique fournie par l'énoncé :
Au premier ordre autour de l'état d'équilibre non perturbé (\varrho_0, P_0, T_0), le développement de Taylor de la masse volumique s'écrit :
En identifiant les perturbations acoustiques \tilde{\varrho}(z,t) = \varrho(z,t) - \varrho_0 et \tilde{p}(z,t) = P(z,t) - P_0, et en évaluant \left(\frac{\partial \varrho}{\partial P}\right)_S = \varrho_0 \chi_s à l'état de repos, on obtient :
Résultat
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : équation de d'alembert
À l’aide des trois équations précédentes, montrer que satisfait l’équation aux dérivées partielles :
Voir l'indiceIndice
Combiner l'équation de continuité linéarisée et l'équation d'Euler acoustique en utilisant la relation thermoacoustique liant \tilde{\varrho} et \tilde{p}.
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- Exprimer la dérivée temporelle de la masse volumique dans l'équation de conservation de la masse à l'aide de la loi de couplage thermodynamique.
- Éliminer le champ de vitesse \tilde{v} en combinant la dérivée spatiale de l'équation d'Euler acoustique et la dérivée temporelle de l'équation de masse, en utilisant le théorème de Schwarz.
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Dérivation croisée de l'équation d'Euler linéarisée et de la conservation de la masse avec la relation isentropique pour obtenir l'équation d'onde.
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Rappelons les trois équations obtenues aux questions Q8, Q9 et Q10 :
conservation de la masse :
\frac{\partial \tilde{\varrho}}{\partial t} + \varrho_0 \frac{\partial \tilde{v}}{\partial z} = 0 \tag{1}équation d'Euler acoustique :
\varrho_0 \frac{\partial \tilde{v}}{\partial t} = -\frac{\partial \tilde{p}}{\partial z} \tag{2}relation de couplage thermodynamique :
\tilde{\varrho} = \varrho_0 \chi_s \tilde{p} \tag{3}
En injectant la relation (3) dans l'équation de conservation de la masse (1), sachant que \varrho_0 et \chi_s sont des constantes de l'état de repos, il vient :
Pour éliminer la vitesse acoustique \tilde{v}, dérivons l'équation (4) par rapport au temps t :
et dérivons l'équation d'Euler (2) par rapport à l'espace z :
D'après le théorème de Schwarz, pour des champs de classe \mathscr{C}^2, les dérivées croisées commutent : \frac{\partial^2 \tilde{v}}{\partial t \partial z} = \frac{\partial^2 \tilde{v}}{\partial z \partial t}. En substituant \frac{\partial^2 \tilde{v}}{\partial t \partial z} = -\frac{1}{\varrho_0} \frac{\partial^2 \tilde{p}}{\partial z^2}, on obtient :
En posant la constante c_s définie par :
la surpression \tilde{p}(z,t) vérifie l'équation aux dérivées partielles :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : équation de d'alembert, célérité du son
Comment appelle-t-on cette équation ? Quelle est l’expression de ? Quelle est sa dimension et que représente-t-elle ?
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Reconnaître l'équation de d'Alembert unidimensionnelle ; identifier c_s = 1/\sqrt{\varrho_0 \chi_s} qui possède la dimension d'une vitesse et représente la célérité du son.
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Équation de d'Alembert unidimensionnelle, c_s = \sqrt{\gamma P_0/\rho_0}, homogène à une vitesse et représentant la célérité de propagation du son.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation différentielle (2) :
est l'équation de d'Alembert (ou équation des ondes unidimensionnelle).
D'après l'identification menée à la question précédente, l'expression de c_s est :
Par analyse dimensionnelle :
- la masse volumique au repos a pour dimension [\varrho_0] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-3} ;
le coefficient de compressibilité isentropique \chi_s = \frac{1}{\varrho}\left(\frac{\partial \varrho}{\partial P}\right)_S a la dimension de l'inverse d'une pression :
[\chi_s] = [P]^{-1} = \left(\frac{\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2}}{\mathrm{L}^2}\right)^{-1} = \mathrm{M}^{-1}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^2
Le produit vérifie donc :
La grandeur c_s a donc la dimension d'une vitesse (son unité dans le Système international est le \mathrm{m}\cdot\mathrm{s}^{-1}).
Elle représente la célérité (ou vitesse de propagation) de l'onde acoustique dans le milieu au repos.
Résultat
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique ; Premier et second principes
Notions : équation d'état du gaz parfait, loi de laplace
Donner l’expression de la masse volumique au repos en fonction de la pression et de la température . Quelle relation existe-t-il entre et pour une quantité de gaz parfait subissant une évolution isentropique ?
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'équation d'état des gaz parfaits P_0 = \frac{\varrho_0}{\mathcal{M}_{\text{air}}} R T_0 ainsi que la loi de Laplace isentropique P / \varrho^\gamma = \text{cte}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Masse volumique du gaz parfait \varrho_0 = P_0 \mathcal{M} / (R T_0) et loi de Laplace isentropique P/\varrho^\gamma = \text{cste}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'air est modélisé par un gaz parfait de masse molaire moyenne \mathcal{M}_{\text{air}}. Pour une masse m de gaz occupant un volume V sous la pression P_0 et à la température T_0, l'équation d'état s'écrit :
La masse volumique au repos \varrho_0 = \frac{m}{V} s'en déduit directement :
Pour un gaz parfait de rapport des capacités thermiques \gamma = \frac{c_P}{c_V} constant subissant une évolution isentropique (réversible et adiabatique), la loi de Laplace donne :
La masse m de la quantité de fluide considérée étant conservée, son volume est relié à la masse volumique par V = \frac{m}{\varrho}, ce qui conduit à :
Résultat
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : célérité du son, masse molaire
En déduire que , où est le coefficient isentropique de l’air et la masse molaire moyenne que l’on exprimera en fonction des masses molaires des principaux constituants de l’air ainsi que des fractions molaires respectives.
Voir l'indiceIndice
Calculer la dérivée (\partial \varrho/\partial P)_S à partir de la loi de Laplace pour exprimer \chi_s, puis sommer les contributions molaires du diazote et du dioxygène.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le coefficient de compressibilité isentropique \chi_s au repos à partir de la loi de Laplace établie à la question Q13.
- Injecter \chi_s et la masse volumique \varrho_0 dans l'expression de la célérité c_s = (\varrho_0 \chi_s)^{-1/2} pour établir la formule de Laplace de la vitesse du son.
- Exprimer la masse molaire moyenne de l'air \mathcal{M}_{\text{air}} comme barycentre des masses molaires de ses constituants majoritaires (diazote et dioxygène).
Voir la réponse courteRéponse courte
Substitution de \varrho_0 dans la célérité : c_s = \sqrt{\gamma R T_0 / \mathcal{M}_{\text{air}}} avec \mathcal{M}_{\text{air}} = 0,8 M_{\mathrm{N_2}} + 0,2 M_{\mathrm{O_2}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la loi de Laplace obtenue à la question Q13, une évolution isentropique d'un gaz parfait vérifie :
Par différentiation logarithmique à entropie constante S :
Le coefficient de compressibilité isentropique défini par \chi_s = \frac{1}{\varrho}\left(\frac{\partial \varrho}{\partial P}\right)_S vaut donc :
Au repos, sous la pression P_0, ce coefficient s'écrit \chi_{s,0} = \frac{1}{\gamma P_0}.
En utilisant l'expression de la célérité issue de la question Q12 et la masse volumique au repos \varrho_0 = \frac{P_0 \mathcal{M}_{\text{air}}}{R T_0} issue de la question Q13 :
On en déduit :
L'air sec étant principalement constitué de diazote (\mathrm{N}_2) et de dioxygène (\mathrm{O}_2), de fractions molaires respectives notées x_{\mathrm{N}_2} et x_{\mathrm{O}_2}, sa masse molaire moyenne s'exprime par :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : célérité du son, masse volumique
Les conditions sont et . Calculer la masse volumique de l’air ainsi que . Aide au calcul : ; ;
Voir l'indiceIndice
Effectuer l'application numérique avec les données et les approximations fournies sans oublier de convertir la pression en pascals (1\text{ bar} = 10^5\text{ Pa}).
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer d'abord la masse molaire moyenne de l'air \mathcal{M}_{\text{air}} à partir de la composition approchée de l'air (80\,\% de \mathrm{N}_2 et 20\,\% de \mathrm{O}_2) et des données du document 2.
- Calculer la masse volumique \varrho_0 à l'aide de l'aide au calcul 1/8{,}3 \approx 0{,}12.
- Calculer la célérité c_s à l'aide de la formule établie en Q14 en mobilisant les aides au calcul fournies par l'énoncé (1{,}4 \times 8{,}3 \approx 10 et \sqrt{10} \approx 3{,}2).
Voir la réponse courteRéponse courte
Application numérique donnant \varrho_0 \approx 1,2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et c_s \approx 3,4 \cdot 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} à partir des aides de calcul fournies.
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1. Masse molaire moyenne de l'air
L'air est constitué d'environ 80\,\% de diazote \mathrm{N}_2 et 20\,\% de dioxygène \mathrm{O}_2 en fractions molaires :
Avec \mathcal{M}_N = 14 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} et \mathcal{M}_O = 16 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} :
2. Masse volumique de l'air \varrho_0
D'après le modèle du gaz parfait établi à la question Q13 :
En convertissant P_0 = 1{,}0\text{ bar} = 1{,}0 \cdot 10^5\text{ Pa} et avec T_0 = 3{,}0 \cdot 10^2\text{ K} :
En arrondissant à deux chiffres significatifs :
3. Célérité des ondes sonores c_s
D'après la formule de Laplace établie à la question Q14 :
En utilisant l'aide au calcul \gamma R = 1{,}4 \times 8{,}3 \approx 10\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} et l'approximation \mathcal{M}_{\text{air}} \approx 29 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} \approx 30 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} = 3{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} :
Résultat
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Signaux et propagation
Notions : télémétrie par écho, retard temporel
Quelle est la hauteur d’eau présente dans le bassin à l’instant de la mesure ? L’air est considéré être un milieu faiblement dispersif.
Voir l'indiceIndice
Déterminer le temps de vol aller-retour \Delta t sur le chronogramme entre les deux paquets d'ondes, en déduire la distance parcourue dans l'air, puis soustraire cette distance à H_{\text{capteur}}.
Voir la stratégieStratégie
- Justifier l'utilisation de la célérité c_s pour la propagation du paquet d'ondes grâce à l'hypothèse de milieu faiblement dispersif (v_g \approx c_s).
- Exprimer la distance parcourue par l'onde lors de l'aller-retour entre le capteur et la surface de l'eau, et en déduire la relation liant la hauteur d'eau h au retard \Delta t.
- Relever graphiquement la durée de vol \Delta t sur la figure 3 et effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Mesure par temps de vol aller-retour 2(H_{\text{tot}} - h) = c_s t_{\text{mes}}, d'où la hauteur d'eau h = H_{\text{tot}} - c_s t_{\text{mes}} / 2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le signal émis est une salve ultrasonore (paquet d'ondes) dont l'enveloppe se propage à la vitesse de groupe v_g. L'air étant modélisé comme un milieu faiblement dispersif, la vitesse de groupe s'identifie à la vitesse de phase (célérité des ondes acoustiques) :
Le paquet d'ondes se propage ainsi à la célérité c_s sans déformation notable de son enveloppe.
L'onde effectue un aller-retour dans l'air sur la distance d = H_{\text{capteur}} - h(t_{\text{mes}}) séparant le capteur de la surface libre de l'eau. La durée de propagation aller-retour \Delta t vérifie :
On en déduit l'expression de la hauteur d'eau :
D'après la figure 3, le centre du paquet d'ondes émis est situé à t_{\text{ém}} = 0{,}00\text{ s} et le centre du paquet d'ondes reçu se situe à t_{\text{réc}} \approx 42\text{ à }43\text{ ms}, soit :
Application numérique avec les données de l'énoncé (H_{\text{capteur}} = 8{,}5\text{ m} et c_s = 3{,}4 \cdot 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) :
Compte tenu de l'incertitude de lecture sur le graphique (\Delta t \in [42\text{ ms} \,;\, 43\text{ ms}]) :
Résultat
I.3 · Couple hydraulique et puissance utile
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : énergie potentielle de pesanteur, rendement
En supposant, pour simplifier, que le bassin de rétention d’eau à Isola est de forme parallélépipédique, dont le sol de section est situé à une hauteur de l’entrée de la turbine et que la conduite forcée amont est vide, évaluer l’énergie maximale susceptible d’être convertie en énergie électrique en fonction de et de . Pourquoi s’agit-il d’une énergie maximale ?
Voir l'indiceIndice
Calculer l'énergie potentielle de pesanteur totale de la masse d'eau retenue en intégrant sur la hauteur ou en repérant la position du centre de gravité du fluide.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer l'énergie potentielle de pesanteur totale emmagasinée par la masse d'eau retenue dans le bassin en prenant comme référence d'énergie potentielle l'entrée de la turbine (z_E = 0).
- Intégrer sur l'ensemble de la tranche d'eau ou utiliser la position de son centre de gravité pour obtenir l'énergie mécanique maximale disponible.
- Recenser les différents phénomènes dissipatifs et transferts incomplets expliquant le caractère maximal de cette énergie (rendements de conversion inférieurs à 1).
Voir la réponse courteRéponse courte
Énergie potentielle maximale \Delta E_p = \rho S h_0 g (H + h_0/2), maximale car on néglige les pertes de charge hydrauliques et frottements mécaniques.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le bassin de rétention, de section horizontale constante S, contient une colonne d'eau de hauteur h_0 comprise entre les altitudes z = H (fond du bassin) et z = H + h_0 (surface libre), l'origine des altitudes étant prise à l'entrée de la turbine (z_E = 0).
Une tranche d'eau d'épaisseur \mathrm{d}z située à l'altitude z possède une masse :
Son énergie potentielle de pesanteur dans le champ uniforme \vec{g} = -g\,\vec{u}_z, en choisissant l'origine des énergies potentielles en z_E = 0, s'écrit :
L'énergie potentielle totale stockée dans la retenue d'eau est obtenue par intégration sur toute la hauteur du réservoir :
On reconnaît la masse totale d'eau retenue M = \mu_e \, S \, h_0 (soit M = \mu_e V_{\text{retenue}}) et l'altitude de son centre de masse z_G = H + \dfrac{h_0}{2}.
En l'absence de pertes, toute cette énergie potentielle serait intégralement convertie en énergie électrique :
Pourquoi s'agit-il d'une énergie maximale ?
- Il s'agit d'une borne supérieure correspondant à un rendement de conversion global unitaire (\eta = 1).
Dans la réalité, de nombreuses pertes énergétiques inévitables réduisent l'énergie électrique produite :
- des pertes de charge visqueuses (régulières le long de la conduite forcée et singulières au niveau des coudes, vannes et rétrécissements) dissipent une partie de l'énergie mécanique sous forme thermique ;
- l'eau quitte la turbine avec une énergie cinétique résiduelle non nulle et à une altitude z_S < z_E ;
- le rendement mécanique de la turbine est strictement inférieur à 1 en raison des frottements mécaniques sur l'arbre et des turbulences internes ;
- le rendement électromécanique de l'alternateur est également inférieur à 1 (pertes par effet Joule dans les bobinages, pertes magnétiques fer et frottements).
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : débit volumique
Dans le cadre des hypothèses simplificatrices précédentes, donner les expressions du débit volumique au niveau de l’entrée et de la sortie de la roue Francis en fonction de , et des paramètres géométriques de la roue.
Voir l'indiceIndice
Calculer le flux du vecteur vitesse à travers la surface cylindrique d'entrée 2\pi R_e e_e et de sortie 2\pi R_s e_s en utilisant la composante radiale de la vitesse.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la géométrie des sections de passage du fluide en entrée et en sortie de la roue (surfaces latérales de cylindres).
- Calculer le débit volumique comme le flux du champ de vitesse à travers ces surfaces de contrôle en exploitant les hypothèses simplificatrices d'axisymétrie et d'épaisseur d'aubes négligeable.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul des débits surfaciques à travers les parois cylindriques de la roue : D_{v,e} = 2\pi R_e e_e V_{r,e} et D_{v,s} = 2\pi R_s e_s V_{r,s}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les hypothèses de l'énoncé :
- l'épaisseur des aubes est négligée,
- l'écoulement est supposé invariant par rotation autour de l'axe (Oz) à un rayon r fixé,
- l'écoulement pénètre et est éjecté sur toute la périphérie sans composante axiale (V_a = 0).
La surface d'entrée correspond à la surface latérale d'un cylindre de rayon R_e et de hauteur e_e :
Le vecteur vitesse normal à cette surface cylindrique est porté par la direction radiale, de composante V_{r,e}. Le débit volumique entrant s'écrit donc :
De même, la surface de sortie correspond à la surface latérale d'un cylindre de rayon R_s et de hauteur e_s :
Le débit volumique sortant s'exprime ainsi :
L'eau étant considérée comme un fluide incompressible en écoulement stationnaire, la conservation de la masse implique la conservation du débit volumique à travers la roue :
Résultat
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie
Notions : référentiel non galiléen
Justifier que le référentiel lié à la roue Francis est non galiléen.
Voir l'indiceIndice
Mentionner le mouvement de rotation propre de la roue par rapport au référentiel terrestre supposé galiléen.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le référentiel lié à la roue est en rotation uniforme autour d'un axe fixe terrestre, il est donc non galiléen.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le référentiel terrestre lié au bâti de l'installation peut être considéré comme galiléen aux échelles de temps caractéristiques de l'écoulement.
Le référentiel lié à la roue Francis est en rotation à la vitesse angulaire \omega \neq 0 autour de l'axe vertical (Oz) fixe par rapport au référentiel terrestre.
N'étant pas en mouvement de translation rectiligne et uniforme par rapport à un référentiel galiléen, le référentiel lié à la roue Francis est donc un référentiel non galiléen.
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
ExigeanteTemps estimé : ≈ 12 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques ; Mécanique › Mécanique du solide
Notions : bilan de moment cinétique, théorème d'euler pour turbomachines
En définissant rigoureusement le volume de contrôle, effectuer un bilan de moment cinétique du fluide en écoulement à travers la roue Francis par rapport à l’axe de rotation et montrer que le couple utile possède l’expression :
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème d'Euler pour le moment cinétique scalaire en régime stationnaire : le couple exercé par le fluide sur le rotor compense le flux convectif net de moment cinétique emporté par le débit massique.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir le référentiel d'étude lié au rotor \mathcal{R}', dans lequel l'écoulement est rigoureusement stationnaire, et définir le volume de contrôle fixe dans ce référentiel ainsi que le système fermé coïncident \Sigma.
- Établir la variation du moment cinétique de \Sigma selon (Oz) entre t et t+\text{d}t en fonction des composantes relatives orthoradiales W_{\theta,e} et W_{\theta,s}.
- Appliquer le théorème du moment cinétique dans \mathcal{R}' en tenant compte du moment des actions de contact et du moment des forces d'inertie \Gamma_{\text{inertie}}, puis relier la vitesse relative \vec{W} à la vitesse absolue \vec{V}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan de moment cinétique stationnaire sur le volume fluide délimité par les rayons R_s et R_e pour établir la formule d'Euler des turbines.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Définition du volume de contrôle et du système fermé
Plaçons-nous dans le référentiel \mathcal{R}' lié à la roue Francis, en rotation uniforme à la vitesse angulaire \omega autour de l'axe vertical (Oz). Dans ce référentiel, la géométrie des aubes est fixe et l'écoulement est stationnaire.
On définit le volume de contrôle fixe V_c dans \mathcal{R}' délimité par :
- la surface cylindrique d'entrée \mathcal{S}_e de rayon R_e et de hauteur e_e ;
- la surface cylindrique de sortie \mathcal{S}_s de rayon R_s et de hauteur e_s ;
- les parois solides étanches de la roue (aubes, flasques).
On considère le système fermé coïncident \Sigma constitué du fluide :
- à l'instant t : par le fluide présent dans V_c et la masse \delta m s'apprêtant à entrer par \mathcal{S}_e pendant \text{d}t ;
- à l'instant t+\text{d}t : par le fluide présent dans V_c et la masse \delta m sortie par \mathcal{S}_s pendant \text{d}t.
Par conservation de la masse en écoulement stationnaire incompressible :
2. Bilan de moment cinétique dans \mathcal{R}'
Le moment cinétique de \Sigma par rapport à l'axe (Oz) dans \mathcal{R}' vérifie :
L'écoulement étant stationnaire dans \mathcal{R}', L'_{z,V_c}(t+\text{d}t) = L'_{z,V_c}(t), d'où :
Pour une particule fluide située à la distance R de l'axe avec une vitesse relative \vec{W} = W_r \vec{u}_r + W_\theta \vec{u}_\theta + W_a \vec{u}_z, le moment cinétique par rapport à (Oz) est :
En intégrant sur les sections d'entrée et de sortie où les grandeurs sont supposées uniformes à rayon fixé :
3. Théorème du moment cinétique et couple utile
Appliquons le théorème du moment cinétique à \Sigma par rapport à l'axe (Oz) dans \mathcal{R}' :
Les actions extérieures appliquées à \Sigma comprennent :
- les forces de pression sur \mathcal{S}_e et \mathcal{S}_s : colinéaires à la normale locale \vec{u}_r, leur bras de levier par rapport à (Oz) est nul, donc leur moment selon (Oz) est nul ;
- le poids : dirigé selon l'axe vertical (Oz), son moment par rapport à cet axe est nul ;
- l'action des parois de la roue sur le fluide, qui exerce un moment scalaire \Gamma_{\text{roue}\to\text{fluide}} ;
- les forces d'inertie d'entraînement et de Coriolis, dont le moment scalaire est noté \Gamma_{\text{inertie}}.
On a ainsi :
D'après le principe des actions réciproques, le couple scalaire utile transmis par le fluide à la roue est \Gamma_i = -\Gamma_{\text{roue}\to\text{fluide}}, soit :
La loi de composition des vitesses donne \vec{V} = \vec{U} + \vec{W}, avec la vitesse d'entraînement \vec{U} = R\omega\,\vec{u}_\theta, soit sur la composante orthoradiale :
Il vient :
Comme \Gamma_{\text{inertie}} = -\mu_e \mathcal{D}_v \omega \left( R_s^2 - R_e^2 \right), les termes d'inertie s'annulent exactement :
D'après la question Q18, le débit volumique s'écrit \mathcal{D}_v = 2\pi R_e e_e V_{r,e} = 2\pi R_s e_s V_{r,s}, d'où :
On en déduit l'expression demandée :
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : triangle des vitesses, composition des vitesses
Exprimer et montrer, à l’aide du triangle des vitesses, que :
Voir l'indiceIndice
Utiliser la relation \vec{U} = r\omega \vec{u}_\theta et projeter le triangle des vitesses sur la composante orthoradiale et la composante radiale.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le vecteur vitesse d'entraînement \vec{U}(M) du rotor en rotation uniforme autour de l'axe (Oz) à la vitesse angulaire \omega.
- Projeter la relation de composition des vitesses \vec{V}_{//} = \vec{U} + \vec{W}_{//} sur les directions radiale \vec{u}_r et orthoradiale \vec{u}_\theta.
- Relier les composantes relatives à l'angle \beta à l'aide de la trigonométrie élémentaire dans le triangle des vitesses.
Voir la réponse courteRéponse courte
Vitesse d'entraînement \vec{U} = \omega R \vec{e}_\theta, loi de composition \vec{V} = \vec{U} + \vec{W} et projection trigonométrique avec l'angle de pale.
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Le rotor de la turbine tourne à la vitesse angulaire constante \vec{\omega} = \omega \vec{u}_z par rapport au référentiel du laboratoire. La vitesse d'entraînement d'un point M repéré en coordonnées cylindriques par \vec{OM} = r \vec{u}_r + z \vec{u}_z est donnée par le champ des vitesses d'un solide indéformable :
où U = \|\vec{U}(M)\| = r \omega.
Dans le plan perpendiculaire à l'axe de rotation (Oz), la loi de composition des vitesses s'écrit :
En projetant cette relation dans la base cylindrique locale (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta) :
selon \vec{u}_r, sachant que la vitesse d'entraînement est purement orthoradiale (\vec{U} \cdot \vec{u}_r = 0) :
W_{//, r} = V_rselon \vec{u}_\theta :
V_\theta = U + W_{//, \theta} \iff W_{//, \theta} = V_\theta - U
Par définition, l'angle non orienté \beta est l'angle entre le vecteur vitesse relative dans le plan \vec{W}_{//} et la vitesse d'entraînement \vec{U} = U \vec{u}_\theta. Dans le triangle rectangle formé par les composantes radiale et orthoradiale de \vec{W}_{//} (figure 6 de l'énoncé) :
- le côté opposé à \beta est la composante radiale W_{//, r} = V_r ;
- le côté adjacent à \beta est la composante orthoradiale W_{//, \theta} = V_\theta - U.
On a donc :
D'où :
ce qui conduit bien à la relation demandée :
Résultat
Question 22
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques ; Mécanique › Mécanique du solide
Notions : puissance utile, frottement mécanique
En déduire l’expression de et de la puissance indiquée en fonction notamment de , , , , et de . En sortie d’arbre, le couple disponible est inférieur à . Pour quelle raison ?
Voir l'indiceIndice
Remplacer V_{\theta,e} et V_{\theta,s} dans l'expression de \Gamma_i, relier la puissance à \mathcal{P}_i = \Gamma_i \omega, et citer les pertes mécaniques ou visqueuses limitant le couple réel.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression de \Gamma_i puis \mathcal{P}_i = \Gamma_i \omega ; le couple réel est inférieur en raison des frottements mécaniques dans les paliers et visqueux.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q20, le couple utile exercé par le fluide sur la roue s'écrit :
En utilisant la relation établie à la question Q18, D_v = 2\pi R_e e_e V_{r,e} = 2\pi R_s e_s V_{r,s}, cette expression se simplifie sous la forme :
D'après la relation issue du triangle des vitesses obtenue à la question Q21, avec U(M) = r\,\omega :
En injectant ces composantes dans l'expression de \Gamma_i, on obtient :
D'où l'expression du couple utile :
La puissance indiquée \mathcal{P}_i transmise par le fluide à la roue mobile tournant à la vitesse angulaire \omega vaut :
Soit :
Écart entre couple disponible et couple utile Le couple disponible \Gamma sur l'arbre de transmission est inférieur au couple utile \Gamma_i en raison de l'existence de couples résistants d'origine dissipative :
- les frottements mécaniques au niveau des organes de guidage en rotation (paliers, roulements, butées mécaniques) et des garnitures d'étanchéité ;
- les frottements visqueux (frottement de disque) entre les parois externes du rotor et le fluide environnant.
En présence d'un couple résistant de pertes \Gamma_{\text{pertes}} > 0, le principe fondamental de la dynamique appliqué au rotor en régime permanent impose \Gamma = \Gamma_i - \Gamma_{\text{pertes}} < \Gamma_i.
Résultat
Partie II : Transport de l’énergie électrique
II.1 · Transformateur de tension
Question 23
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Conversion de puissance › Transformateur ; Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace
Notions : transformateur idéal, loi de faraday
Un transformateur peut-il fonctionner en régime continu ? Pourquoi ?
Voir l'indiceIndice
Invoquer la loi de Faraday : en régime stationnaire continu, la dérivée temporelle du flux magnétique est nulle, empêchant toute fem induite.
Voir la réponse courteRéponse courte
En continu, le flux magnétique est stationnaire, donc la f.é.m. induite e = -d\Phi/dt est nulle : aucune tension n'est produite au secondaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Non, un transformateur ne peut pas fonctionner en régime continu.
Le principe de fonctionnement du transformateur repose sur le phénomène d'induction électromagnétique (loi de Faraday) :
où \Phi_2(t) est le flux magnétique total à travers l'enroulement secondaire.
En régime continu (stations permanentes où toutes les grandeurs sont indépendantes du temps) :
- l'intensité i_1 du courant primaire est constante, donc le champ magnétique \vec{B} créé dans le circuit magnétique l'est également ;
le flux magnétique \Phi_2 à travers le secondaire est par conséquent constant au cours du temps :
\frac{\mathrm{d}\Phi_2}{\mathrm{d}t} = 0 \implies e_2 = 0
La force électromotrice induite au secondaire étant nulle, aucune tension n'est délivrée à la charge et aucun transfert d'énergie n'a lieu du primaire vers le secondaire.
Question 24
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques
Notions : équation de maxwell-thomson, conservation du flux magnétique
Rappeler l’équation de Maxwell-Thomson (ou Maxwell-flux). Compte-tenu des hypothèses, que peut-on dire du flux magnétique à travers chaque section droite du circuit magnétique ?
Voir l'indiceIndice
Citer \mathrm{div}\,\vec{B} = 0 et justifier la conservation du flux magnétique le long du tore par l'absence de fuites magnétiques hors du circuit à très haute perméabilité.
Voir la réponse courteRéponse courte
\mathrm{div}\vec{B} = 0 implique la conservation du flux magnétique à travers toute section droite du circuit magnétique fermé.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation locale de Maxwell-Thomson (aussi appelée équation de Maxwell-flux) traduit le caractère à flux conservatif du champ magnétique :
D'après les hypothèses de l'énoncé, la perméabilité relative \mu_r du circuit magnétique est suffisamment grande pour négliger les fuites de lignes de champ dans l'air (\mu_r \gg 1) : les lignes de champ de \vec{B} sont canalisées à l'intérieur du tore et restent tangentes à ses parois latérales.
En appliquant le théorème de Green-Ostrogradsky à un volume tubulaire délimité par deux sections droites transversales S_1 et S_2 orientées dans le même sens et par la surface latérale \Sigma_{\text{lat}} sur laquelle \vec{B}\cdot \vec{n} = 0, la conservation du flux s'écrit :
Par ailleurs, comme le rayon moyen a est grand devant les dimensions de la section droite (a \gg \sqrt{S}), le champ magnétique peut être considéré comme uniforme sur toute la section S.
Le flux magnétique \Phi(t) est donc identique à travers chaque section droite du circuit magnétique :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Conversion de puissance › Transformateur
Notions : équation de maxwell-faraday, rapport de transformation
Rappeler l’équation de Maxwell-Faraday. En déduire l’expression de la tension aux bornes du secondaire en fonction de ainsi que et et qu’on désignera par le nom de loi de transformation des tensions.
Voir l'indiceIndice
Exprimer les tensions aux bornes des bobinages à l'aide de la loi de Faraday sans résistance ohmique : u_1 = N_1 \frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} et u_2 = N_2 \frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la forme locale de l'équation de Maxwell-Faraday et en déduire la loi de Faraday pour la force électromotrice induite dans un circuit.
- Exprimer les tensions u_1(t) et u_2(t) en fonction de la variation temporelle du flux magnétique commun \Phi(t) à travers chaque spire, en tenant compte de l'idéalité des conducteurs et des conventions récepteur/générateur.
- En déduire le rapport de transformation des tensions \dfrac{u_2(t)}{u_1(t)}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Circulation de \vec{E} via Maxwell-Faraday sur les enroulements primaire et secondaire pour déduire la loi de transformation des tensions u_2/u_1 = -N_2/N_1.
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L'équation de Maxwell-Faraday s'écrit sous forme locale :
Par application du théorème de Stokes à un contour fermé orienté \Gamma bordant une surface ouverte \Sigma, on obtient la loi d'induction de Faraday pour la force électromotrice induite e :
où \Phi_{\text{tot}} est le flux magnétique total traversant le contour \Gamma.
D'après la question Q24, en l'absence de fuites magnétiques, le même flux magnétique \Phi(t) = B(t)\,S traverse chaque section droite du tore.
Pour les conducteurs parfaits (résistivité nulle), le champ électrique est nul au sein du fil conducteur (\vec{E} = \vec{0}). La circulation du champ électrique entre les bornes le long d'un contour fermé comprenant le bobinage et le segment reliant les bornes donne :
Au primaire (N_1 spires), en convention récepteur, la tension u_1(t) s'oppose à la force électromotrice induite e_1(t) :
u_1(t) = -e_1(t) = N_1 \frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}Au secondaire (N_2 spires), en convention générateur, la tension u_2(t) est égale à la force électromotrice induite e_2(t) :
u_2(t) = e_2(t) = N_2 \frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}(les enroulements étant bobinés dans le même sens sur le tore, les spires sont homologues).
En éliminant le terme \dfrac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}, on obtient la loi de transformation des tensions :
où m = \dfrac{N_2}{N_1} est le rapport de transformation du transformateur.
Résultat
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques ; Transformateur
Notions : théorème d'ampère, rapport de transformation
Citer le théorème d’Ampère dans un tel milieu magnétique idéalisé et dans l’approximation des régimes quasi-stationnaires magnétiques. En déduire l’expression de l’intensité du courant circulant dans le secondaire en fonction de ainsi que et et qu’on désignera par le nom de loi de transformation des intensités.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème d'Ampère sur une ligne de champ moyenne du tore ; avec \mu_r \to \infty, l'excitation magnétique H est négligeable, d'où la relation de compensation des ampères-tours N_1 i_1 - N_2 i_2 \approx 0.
Voir la stratégieStratégie
- Énoncer le théorème d'Ampère sous forme intégrale pour le champ d'excitation magnétique \vec{H} dans le cadre de l'ARQS.
- Exploiter l'hypothèse d'une perméabilité magnétique relative infinie (\mu_r \gg 1) pour en déduire la nullité de la circulation de \vec{H} le long de la ligne moyenne du tore.
- Réaliser le bilan des courants libres enlacés en respectant les sens de bobinage et les conventions choisies sur la figure 7 afin d'établir la relation entre i_1(t) et i_2(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Théorème d'Ampère sur un contour moyen avec \mu_r \to \infty (H \approx 0), d'où la relation N_1 i_1 + N_2 i_2 = 0 \implies i_2/i_1 = -N_1/N_2.
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Dans le cadre de l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS), le courant de déplacement est négligeable et le théorème d'Ampère s'écrit pour le vecteur excitation magnétique \vec{H} :
où \mathcal{C} est un contour fermé orienté et I_{\text{libre, enlacé}} la somme algébrique des courants libres traversant une surface s'appuyant sur \mathcal{C}.
Le matériau magnétique étant supposé linéaire, homogène et isotrope :
Le champ d'induction magnétique \vec{B} restant borné et la perméabilité relative étant idéalisée (\mu_r \to \infty), on a \vec{H} \approx \vec{0} dans le noyau ferromagnétique. La circulation de \vec{H} le long du contour \mathcal{C} fermé suivant la ligne moyenne du tore (de longueur 2\pi a) est donc nulle :
Sur la figure 7, le circuit primaire est en convention récepteur (le courant i_1(t) entre par la borne repérée) tandis que le secondaire débite dans une charge en convention générateur (le courant i_2(t) sort par la borne repérée). Compte tenu du sens identique d'enroulement des spires au primaire et au secondaire, les ampère-tours s'opposent :
On en déduit la loi de transformation des intensités :
avec m = \dfrac{N_2}{N_1} le rapport de transformation introduit à la question Q25.
Résultat
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Application numérique
- Faisable en PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Conversion de puissance › Transformateur
Notions : perte fer, perte joule, rendement du transformateur
Quel est le rendement de conversion de puissance d’un tel transformateur idéal ? Nommer les pertes susceptibles de dégrader ce rendement. Citer un ordre de grandeur des rendements de transformateurs réels.
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Conclure à un rendement unitaire pour le modèle idéal, puis lister les pertes réelles (effet Joule dans le cuivre, courants de Foucault et pertes par hystérésis dans le fer).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les puissances instantanées et moyennes reçue au primaire et cédée au secondaire à l'aide des relations obtenues aux questions précédentes pour déterminer le rendement théorique.
- Identifier les sources de dissipation énergétique associées aux imperfections physiques négligées dans le modèle idéal (résistance des fils, comportement réel du noyau ferromagnétique).
- Donner l'ordre de grandeur usuel du rendement d'un transformateur de puissance réel.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rendement unitaire pour le transformateur idéal ; pertes Joule (cuivre) et pertes fer (courants de Foucault, hystérésis) ; rendement réel de 95 à 99
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la figure 7, le circuit primaire est orienté en convention récepteur et le circuit secondaire en convention générateur. Les puissances instantanées s'écrivent :
En utilisant la loi de transformation des tensions (question Q25) et celle des intensités (question Q26) :
On en déduit :
À chaque instant, il y a conservation intégrale de la puissance (p_2(t) = p_1(t)), de sorte que les puissances actives moyennes vérifient \mathcal{P}_2 = \mathcal{P}_1. Le rendement de conversion d'un transformateur idéal est donc :
Dans un transformateur réel, plusieurs phénomènes dissipatifs dégradent ce rendement :
- les pertes par effet Joule (ou « pertes cuivre »), dues à la résistance électrique non nulle des enroulements primaire et secondaire ;
les pertes fer (ou « pertes magnétiques ») localisées dans le noyau ferromagnétique, qui se décomposent en :
- pertes par courants de Foucault : dissipation thermique par effet Joule due aux courants induits par le flux magnétique variable dans le circuit magnétique conducteur ;
- pertes par hystérésis : énergie dissipée sous forme thermique au cours du cycle d'aimantation périodique du matériau ferromagnétique.
Les transformateurs sont des convertisseurs statiques dépourvus de pièces mécaniques en mouvement, ce qui supprime les frottements mécaniques. Pour les transformateurs réels de distribution ou de puissance (comme ceux des centrales électriques), le rendement est particulièrement élevé, d'ordre de grandeur typique :
Résultat
II.2 · Tracé d’un cycle d’hystérésis
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Question de cours
- Schéma ou tracé
Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques
Notions : matériau ferromagnétique doux, champ coercitif, aimantation rémanente
Quelles sont les propriétés d’un milieu ferromagnétique doux ? Tracer l’allure du cycle d’hystérésis associé et y indiquer l’excitation coercitive et le champ magnétique rémanent . Donner un ordre de grandeur plausible pour .
Voir l'indiceIndice
Définir un matériau doux par sa facilité d'aimantation/désaimantation (cycle étroit, faible champ coercitif H_c) et donner l'allure B(H).
Voir la stratégieStratégie
- Définir les spécificités d'un matériau ferromagnétique doux (cycle étroit, faible excitation coercitive, forte perméabilité relative, faibles pertes magnétiques).
- Tracer le cycle d'hystérésis B(H) en respectant scrupuleusement le sens de parcours physique (sens trigonométrique correspondant à un travail volumique reçu positif \oint H\,\mathrm{d}B > 0) et en positionnant l'excitation coercitive H_c et l'induction rémanente B_r.
- Donner un ordre de grandeur cohérent de H_c pour un matériau doux usuel (tôles au silicium ou ferrites).
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Matériau facile à aimanter à faible champ coercitif (H_c < 100\text{ A}\cdot\text{m}^{-1}), cycle B(H) étroit réduisant les pertes par hystérésis.
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1. Propriétés d'un milieu ferromagnétique doux
Un matériau ferromagnétique est dit « doux » lorsqu'il présente les caractéristiques suivantes :
- Une grande facilité d'aimantation et de désaimantation, se traduisant par une excitation coercitive H_c très faible.
- Une perméabilité magnétique relative maximale très élevée (typiquement \mu_r \sim 10^3 \text{ à } 10^5).
- Une aimantation à saturation B_{\text{sat}} élevée (de l'ordre de 1\text{ à }2\text{ T}).
- Un cycle d'hystérésis étroit : l'énergie volumique dissipée sous forme thermique par période (pertes par hystérésis données par la formule de Warburg w = \oint H\,\mathrm{d}B) est ainsi minimale, ce qui est idéal pour les circuits magnétiques soumis à des régimes variables alternatifs (transformateurs, moteurs).
2. Tracé du cycle d'hystérésis
En régime sinusoïdal permanent, le point de fonctionnement décrit le cycle fermé ci-dessous dans le sens trigonométrique (anti-horaire) :
- Lorsque H décroît depuis la saturation (branche supérieure descendante, parcourue de droite à gauche), le retard à la désaimantation maintient B > 0 : le cycle coupe l'axe des ordonnées en (0, +B_r) puis l'axe des abscisses en (-H_c, 0).
- Lorsque H croît depuis la saturation négative (branche inférieure montante, parcourue de gauche à droite), le cycle coupe l'axe des ordonnées en (0, -B_r) puis l'axe des abscisses en (+H_c, 0).
3. Ordre de grandeur de l'excitation coercitive H_c
Pour un matériau ferromagnétique doux (alliages fer-silicium, ferrites douces, mu-métal), l'excitation coercitive est typiquement comprise entre 1\text{ A}\cdot\text{m}^{-1} et 100\text{ A}\cdot\text{m}^{-1} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 29
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques
Notions : impédance d'entrée, théorème d'ampère
Établir l’expression de l’impédance d’entrée du montage à ALI. Quelle hypothèse raisonnable est-il possible d’émettre concernant l’intensité ? Montrer alors que la tension est proportionnelle à l’excitation magnétique et donner l’expression de en précisant les hypothèses de travail.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de Millman à l'entrée inverseuse de l'ALI en régime linéaire pour exprimer \underline{Z}_e, en déduire que l'impédance vue par le secondaire est très élevée (i_2 \approx 0), puis relier H à i_1 via le théorème d'Ampère.
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- Pour l'impédance d'entrée du montage à ALI, utiliser les propriétés de l'amplificateur opérationnel idéal en régime linéaire (V_+ = V_- et courants d'entrée nuls) afin d'identifier le potentiel au point d'inversion, puis appliquer la loi d'Ohm sur la branche d'entrée.
- Évaluer la charge totale connectée au secondaire pour justifier que le courant secondaire i_2(t) est négligeable.
- Appliquer le théorème d'Ampère sur la ligne moyenne du tore en régime quasi-stationnaire pour relier le champ d'excitation H(t) au courant primaire i_1(t), puis en déduire u_r(t).
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Impédance d'entrée infinie de l'ALI en régime linéaire, courant i_2 \approx 0, u_r = R_{\text{sh}} i_1 et H = N_1 i_1 / \ell, d'où u_r \propto H.
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1. Impédance d'entrée \underline{Z}_e du montage à ALI
L'ALI est supposé idéal et fonctionne en régime linéaire (bouclage sur l'entrée inverseuse). Par conséquent :
- les courants d'entrée sont nuls : i_+ = i_- = 0 ;
- la tension différentielle d'entrée est nulle : \varepsilon = V_+ - V_- = 0, soit V_- = V_+.
L'entrée non-inverseuse (+) est reliée à la masse à travers la résistance R/2. Comme i_+ = 0, aucun courant ne la traverse, d'où V_+ = 0\text{ V}. L'entrée inverseuse (-) constitue donc une masse virtuelle :
D'après le schéma de la figure 8, la tension d'entrée du montage \underline{u}_e est appliquée entre l'entrée de la résistance R et la masse. Le courant \underline{i}_{\text{entrant}} pénétrant dans le montage à travers cette résistance s'écrit :
L'intensité \underline{i} étant orientée vers la gauche (sortante du montage), on a \underline{i} = -\underline{i}_{\text{entrant}} = -\frac{\underline{u}_e}{R}, ce qui conduit directement à l'impédance d'entrée :
2. Hypothèse sur l'intensité i_2(t)
Le circuit secondaire débite sur l'étage 1 suivi du montage à ALI. L'impédance équivalente de charge vue par le secondaire est :
Cette résistance étant très élevée (R = 470\text{ k}\Omega), l'amplitude du courant secondaire est extrêmement faible devant celle des courants usuels. On peut raisonnablement émettre l'hypothèse d'un fonctionnement à vide du transformateur :
3. Relation entre u_r(t) et l'excitation magnétique H(t)
On précise les hypothèses de travail :
- approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS) magnétiques satisfaite à f = 50\text{ Hz} ;
- tore mince (a \gg \sqrt{S}) : le champ d'excitation magnétique \vec{H} est uniforme sur chaque section droite et orthoradial \vec{H}(t) = H(t)\,\vec{u}_\theta le long du cercle moyen ;
- courant secondaire négligeable : i_2(t) \approx 0 ;
- résistance primaire r purement ohmique : u_r(t) = r\,i_1(t) (convention récepteur).
On applique le théorème d'Ampère le long du contour circulaire \mathcal{C} de rayon moyen a, orienté selon \vec{u}_\theta :
Le courant total enlacé par ce contour s'écrit I_{\text{enlacé}} = N_1 i_1(t) \pm N_2 i_2(t) \approx N_1 i_1(t) compte tenu de i_2(t) \approx 0. Il vient :
En utilisant la loi d'Ohm aux bornes du conducteur ohmique de résistance r, u_r(t) = r\,i_1(t), on obtient la relation de proportionnalité u_r(t) = K \cdot H(t) avec :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en PCSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : amplificateur linéaire intégré, filtre passe-ba
Établir l’expression de la fonction de transfert du montage à ALI. La mettre sous la forme canonique suivante, en précisant les expressions de et :
Voir l'indiceIndice
Exprimer l'impédance de la branche de contre-réaction (résistance et condensateur en parallèle) et appliquer la formule d'un amplificateur inverseur.
Voir la stratégieStratégie
- Modéliser l'ALI en régime linéaire grâce à la rétroaction négative sur la borne inverseuse, et déterminer les potentiels V^+ et V^-.
- Appliquer la loi des nœuds en termes de potentiels (théorème de Millman) à l'entrée inverseuse (-) pour relier \underline{u}_s et \underline{u}_e.
- Identifier par identification directe les grandeurs H_0 et \omega_0 de la forme canonique.
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Montage amplificateur inverseur avec boucle R \parallel C, fonction de transfert d'un filtre passe-bas du premier ordre sous forme canonique.
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L'amplificateur linéaire intégré (ALI) est supposé idéal et fonctionne en régime linéaire grâce à la présence d'une boucle de rétroaction négative reliant la sortie à l'entrée inverseuse. Par conséquent :
- les courants d'entrée sont nuls : \underline{i}^+ = \underline{i}^- = 0 ;
- la tension différentielle d'entrée est nulle : \varepsilon = V^+ - V^- = 0 \implies V^- = V^+.
L'entrée non-inverseuse (+) est reliée à la masse à travers le conducteur ohmique de résistance R/2. Aucun courant n'y pénétrant (\underline{i}^+ = 0), le potentiel est nul :
Appliquons la loi des nœuds au potentiel au niveau de la borne (-), où se rejoignent la branche d'entrée de résistance R et la branche de contre-réaction constituée du conducteur ohmique R et du condensateur C en parallèle :
Compte tenu de V^- = 0, cette équation se réécrit :
On en déduit l'expression de la fonction de transfert :
Par identification avec la forme canonique \underline{H}(\jmath\omega) = \dfrac{H_0}{1 + \jmath \dfrac{\omega}{\omega_0}}, on obtient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques
Notions : montage intégrateur, mesure de champ magnétique
Quelle fonction ce montage réalise-t-il dans ces conditions d’utilisation ? Montrer alors que la tension est proportionnelle au champ magnétique avec le coefficient à exprimer en fonction de , , et de . Quel peut être l’intérêt de l’étage 1 ?
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Vérifier que pour la fréquence de travail \omega \gg \omega_0, le filtre se comporte comme un intégrateur pur et intégrer la loi de Faraday u_2(t) = -N_2 S \frac{\mathrm{d}B}{\mathrm{d}t}.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer la pulsation de travail \omega à la pulsation caractéristique \omega_0 déterminée à la question précédente pour identifier le régime de fonctionnement du filtre.
- Relier la tension induite au secondaire u_2(t) aux variations temporelles du champ magnétique B(t) à l'aide de la loi de Faraday, puis en déduire u_s(t) par intégration.
- Analyser le rôle de l'étage 1 en évaluant l'ordre de grandeur de la tension induite u_2(t) et son impact sur la saturation de l'ALI.
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Pour \omega \gg \omega_0, le circuit intègre u_e \propto dB/dt, donnant u_s \propto B ; l'étage suiveur évite de perturber le secondaire (adaptation d'impédance).
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1. Fonction réalisée par le montage à ALI
D'après la question Q30, la fonction de transfert du montage s'écrit :
Numériquement, avec R = 470\text{ k}\Omega et C = 47\text{ nF} :
La fréquence du générateur étant f = 50\text{ Hz}, la pulsation du signal vaut :
Pour \omega \gg \omega_0, le terme imaginaire domine au dénominateur :
En régime temporel, la division par \jmath\omega correspond à une intégration :
Dans ces conditions d'utilisation, le montage se comporte comme un intégrateur inverseur.
2. Proportionnalité entre u_s(t) et B(t)
Le flux magnétique à travers les N_2 spires du secondaire de section droite S s'écrit :
D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite au secondaire est e_2(t) = -\frac{\mathrm{d}\Phi_{\text{tot}}}{\mathrm{d}t}. Compte tenu de l'orientation de u_2(t) (question Q25) :
En reliant la tension du secondaire à l'entrée de l'intégrateur (u_e(t) = u_2(t)), on obtient :
En régime périodique établi, la constante d'intégration est nulle, d'où :
(Le signe dépend de la convention de fléchage ; on a en valeur absolue |K'| = \frac{N_2 S}{RC}.)
3. Intérêt de l'étage 1
L'étage 1 constitue un pont diviseur de tension (atténuateur) :
- Éviter la saturation de l'ALI : la tension induite u_2(t) peut atteindre plusieurs dizaines de volts lorsque le matériau ferromagnétique est saturé à 50\text{ Hz}, ce qui excéderait la tension de saturation de l'ALI (\pm 15\text{ V}). L'étage 1 réduit l'amplitude de la tension en entrée du montage intégrateur (u_e = \frac{1}{12}u_2).
- Garantir le fonctionnement à vide : en présentant une impédance d'entrée élevée, il limite le courant i_2(t) appelé au secondaire, préservant la validité de l'approximation du transformateur à vide (i_2 \approx 0) établie en Q29.
Résultat
II.3 · Couplage de la centrale hydraulique au réseau EDF
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : approximation des régimes quasi-stationnaires, câble coaxial
Rappeler l’ordre de grandeur de la célérité des ondes électrocinétiques dans un câble coaxial. En considérant que cet ordre de grandeur est valable dans le cas étudié ici, l’approximation des régimes quasi-stationnaires est-elle valable ? Vous illustrerez votre propos par un calcul d’ordre de grandeur.
Voir l'indiceIndice
Comparer la longueur d'onde spatiale associée à la fréquence industrielle de 50\text{ Hz} (\lambda \sim 6\,000\text{ km}) à la longueur de la ligne de distribution locale.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'ordre de grandeur de la vitesse de propagation des ondes dans un câble coaxial (de l'ordre des deux tiers de la vitesse de la lumière dans le vide, soit environ 2\cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}).
- Exprimer la condition de validité de l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS) sous la forme L \ll \lambda ou \tau \ll T.
- Calculer la longueur d'onde \lambda pour la fréquence industrielle du réseau (f = 50\text{ Hz}), estimer la longueur de ligne L à l'échelle du département, puis conclure.
Voir la réponse courteRéponse courte
Célérité c \sim 2 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, longueur d'onde \lambda = c/f \approx 4\,000\text{ km} à 50 Hz ; validité de l'ARQS tant que L \ll \lambda.
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Dans un câble coaxial comportant un diélectrique de permittivité relative \varepsilon_r \sim 2, la célérité des ondes électrocinétiques vaut :
(pour une ligne aérienne dans l'air, elle est très proche de la célérité dans le vide, soit c \approx c_0 = 3\cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}).
La fréquence du réseau électrique alternatif est f = 50\text{ Hz}, ce qui correspond à une période temporelle :
La longueur d'onde associée à la propagation du signal est :
(ou \lambda = 6\,000\text{ km} en prenant c = 3\cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}).
L'acheminement de l'électricité dans le département des Alpes-Maritimes met en jeu des lignes de transport dont la longueur caractéristique est de l'ordre de :
Le temps de propagation sur cette distance est :
On constate ainsi que :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Conversion de puissance › Transformateur
Notions : facteur de puissance, transport de l'électricité
Quelle est la valeur efficace de la tension aux bornes d’une prise électrique standard ? Exprimer la puissance moyenne (ou active) en fonction de notamment. Pourquoi EDF impose-t-il un facteur de puissance proche de 1 ? Pourquoi EDF réalise-t-il le transport de l’énergie électrique sous très haute tension ?
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Donner U_{\text{eff}} = 230\text{ V}, exprimer \mathscr{P} = U_{\text{eff}} I_{\text{eff}} \cos\varphi et montrer que pour une puissance active donnée, élever la tension et maximiser le facteur de puissance diminue le courant et donc les pertes par effet Joule en ligne.
Voir la réponse courteRéponse courte
U_{\mathrm{eff}} = 230\text{ V}, \mathscr{P} = U_{\mathrm{eff}} I_{\mathrm{eff}} \cos\varphi ; \cos\varphi \approx 1 et THT réduisent l'intensité et minimisent les pertes Joule en ligne.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Tension efficace du réseau domestique : En France et en Europe, la valeur efficace de la tension délivrée par une prise électrique standard à la fréquence f = 50\text{ Hz} est :
\boxed{U_{\mathrm{e, eff}} = 230\text{ V}}Expression de la puissance moyenne (ou active) : La puissance instantanée consommée s'écrit :
\begin{aligned} p(t) &= u_{\mathrm{EDF}}(t)\, i_{\mathrm{EDF}}(t) \\ &= 2\, U_{\mathrm{e, eff}}\, I_{\mathrm{e, eff}} \cos(2\pi f t)\cos(2\pi f t + \varphi) \\ &= U_{\mathrm{e, eff}}\, I_{\mathrm{e, eff}} \left[ \cos(\varphi) + \cos(4\pi f t + \varphi) \right] \end{aligned}En prenant la moyenne temporelle \langle \cdot \rangle sur une période (le terme fluctuant à la fréquence 2f étant de moyenne nulle), on obtient :
\boxed{\mathscr{P} = U_{\mathrm{e, eff}}\, I_{\mathrm{e, eff}} \cos\varphi}Justification de l'imposition d'un facteur de puissance proche de 1 : Le facteur de puissance est défini par k = \cos\varphi. Pour une tension d'alimentation fixée U_{\mathrm{e, eff}} et pour fournir une puissance active \mathscr{P} déterminée au client, l'intensité efficace requise dans les lignes d'alimentation vaut :
I_{\mathrm{e, eff}} = \frac{\mathscr{P}}{U_{\mathrm{e, eff}} \cos\varphi}Si \cos\varphi < 1, l'intensité efficace I_{\mathrm{e, eff}} augmente pour une même puissance active utile consommée :
- les pertes par effet Joule dans les lignes de transport et de distribution, données par \mathscr{P}_J = R_{\mathrm{ligne}}\, I_{\mathrm{e, eff}}^2 \propto \frac{1}{\cos^2\varphi}, augmentent fortement ;
- les générateurs, transformateurs et lignes doivent être dimensionnés pour supporter une puissance apparente S = U_{\mathrm{e, eff}} I_{\mathrm{e, eff}} = \frac{\mathscr{P}}{\cos\varphi} plus élevée.
Pour limiter ces pertes non facturées et éviter le surdimensionnement du réseau, le distributeur impose donc aux industriels un facteur de puissance proche de 1 (\cos\varphi \gtrsim 0{,}93).
Justification du transport sous très haute tension (THT) : Pour transporter une puissance donnée \mathscr{P} sur une ligne de résistance totale R_{\mathrm{ligne}} avec un facteur de puissance proche de 1, le courant efficace de ligne s'exprime par I_{\mathrm{eff}} \approx \frac{\mathscr{P}}{U_{\mathrm{eff}}}. Les pertes par effet Joule en ligne s'écrivent alors :
\mathscr{P}_J = R_{\mathrm{ligne}}\, I_{\mathrm{eff}}^2 = R_{\mathrm{ligne}}\, \frac{\mathscr{P}^2}{U_{\mathrm{eff}}^2}À puissance transportée \mathscr{P} fixée, les pertes Joule varient en 1/U_{\mathrm{eff}}^2. L'utilisation de très hautes tensions (telles que 400\text{ kV}) permet donc :
- de réduire considérablement la dissipation thermique par effet Joule sur de grandes distances ;
- de minimiser la chute de tension en ligne \Delta U \approx R_{\mathrm{ligne}} I_{\mathrm{eff}} ;
- d'employer des câbles conducteurs de section beaucoup plus faible, allégeant les structures de soutènement (pylônes).
Résultat
Partie III : L’acier des conduites forcées
III.1 · Corrosion des conduites forcées et protection
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH
Notions : diagramme potentiel-ph, corrosion, passivation
Le fer métallique est-il thermodynamiquement stable au contact de l’eau ? Recopier, « en ne gardant que le nécessaire », ce diagramme et indiquer les domaines d’immunité, de passivation et de corrosion du fer.
Voir l'indiceIndice
Constater le non-recouvrement du domaine de stabilité thermodynamique de l'eau avec celui de \mathrm{Fe_{(s)}}, puis délimiter les zones d'immunité, de corrosion et de passivation.
Voir la stratégieStratégie
- Pour étudier la stabilité thermodynamique du fer dans l'eau, comparer le domaine d'existence du fer solide \mathrm{Fe}_{(s)} et le domaine de stabilité de l'eau délimité par les couples \mathrm{O}_{2(g)}/\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} et \mathrm{H}^+_{(aq)}/\mathrm{H}_{2(g)}.
Identifier les trois domaines usuels de Pourbaix :
- Immunité : domaine de prédominance/stabilité du métal \mathrm{Fe}_{(s)} ;
- Corrosion : domaines où les espèces thermodynamiquement stables sont des espèces ioniques solubles (\mathrm{Fe}^{2+}, \mathrm{Fe}^{3+}, \mathrm{FeOH}^+, \mathrm{FeO}_2^{2-}) ;
- Passivation : domaines où les espèces stables sont des oxydes ou hydroxydes solides (\mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_{3(s)}, \mathrm{Fe}_3\mathrm{O}_{4(s)}, \mathrm{Fe(OH)}_{2(s)}).
- Tracer un schéma simplifié et lisible regroupant ces trois domaines ainsi que les frontières de l'eau.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le domaine du fer est sous celui de l'eau (oxydation spontanée) ; identification des domaines d'immunité (\mathrm{Fe}), corrosion (\mathrm{Fe^{2+}}) et passivation.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Stabilité thermodynamique du fer métallique dans l'eau
Le domaine de stabilité thermodynamique de l'eau est compris entre les deux droites en pointillés de pente -0{,}06\,\text{V}\cdot\text{pH}^{-1} associées aux couples :
- \mathrm{O}_{2(g)}/\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} : E_2 = E^\circ_2 - 0{,}06\,\mathrm{pH} = 1{,}23 - 0{,}06\,\mathrm{pH} ;
- \mathrm{H}^+_{(aq)}/\mathrm{H}_{2(g)} : E_3 = E^\circ_3 - 0{,}06\,\mathrm{pH} = -0{,}06\,\mathrm{pH}.
Le domaine d'existence du fer métallique \mathrm{Fe}_{(s)} se situe entièrement sous la droite relative au couple \mathrm{H}^+_{(aq)}/\mathrm{H}_{2(g)} : il n'y a aucun recouvrement entre le domaine de stabilité de l'eau et celui de \mathrm{Fe}_{(s)}.
Au contact de l'eau, même désaérée, le fer subit une réaction d'oxydoréduction spontanée où il s'oxyde en réduisant les protons de l'eau avec dégagement de dihydrogène :
2. Diagramme simplifié et domaines de comportement
Les différents domaines sont définis ainsi :
- Domaine d'immunité : \mathrm{Fe}_{(s)} est stable ; le métal ne peut pas s'oxyder spontanément.
- Domaine de corrosion : les espèces stables sont des ions solubles (\mathrm{Fe}^{2+}, \mathrm{Fe}^{3+}, \mathrm{FeO}_2^{2-}). L'oxydation entraîne une dissolution continue et une dégradation du matériau.
- Domaine de passivation : les espèces stables sont des solides insolubles (\mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_{3(s)}, \mathrm{Fe}_3\mathrm{O}_{4(s)}, \mathrm{Fe(OH)}_{2(s)}). S'ils forment un film superficiel continu, adhérent et imperméable, ils protègent cinétiquement le métal sous-jacent contre une oxydation ultérieure.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 35
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion
Notions : protection cathodique, anode sacrificielle
Est-il envisageable de protéger le fer de la corrosion en utilisant les blocs de magnésium solide ? Vous argumenterez en vous appuyant sur les courbes courant - potentiel à l’aide d’une construction graphique à réaliser sur la copie.
Voir l'indiceIndice
Construire le point de fonctionnement mixte sur le graphe intensité-potentiel : l'oxydation préférentielle du magnésium impose un potentiel où le fer est dans son domaine d'immunité.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser l'état de corrosion spontané du fer seul en déterminant graphiquement le potentiel mixte E_{\text{corr}} et le courant de corrosion associé.
- Examiner le couplage galvanique entre le magnésium et le fer : identifier l'anode sacrificielle et déterminer le nouveau potentiel mixte E'_{\text{corr}}.
- Conclure sur l'annulation du courant d'oxydation du fer et la faisabilité de cette méthode de protection cathodique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Construction des courbes I(E) pour \mathrm{Mg} et \mathrm{Fe} montrant que le potentiel mixte se situe dans l'immunité du fer, le magnésium s'oxydant préférentiellement.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Corrosion spontanée du fer seul :
En l'absence de magnésium, le fer plongé dans l'électrolyte adopte un potentiel mixte (ou potentiel de corrosion) E_{\text{corr}} fixé par l'égalité des intensités anodique et cathodique :
Puisque i_{\text{corr}} > 0, le fer s'oxyde spontanément selon \mathrm{Fe}_{(s)} \to \mathrm{Fe}^{2+}_{(aq)} + 2\,\mathrm{e}^- : il subit une corrosion uniforme.
2. Protection par blocs de magnésium (anode sacrificielle) :
Lorsque l'on relie électriquement des blocs de magnésium à la conduite en acier (fer), le magnésium possède un potentiel standard d'oxydoréduction nettement plus réducteur que celui du fer (E^\circ(\mathrm{Mg}^{2+}/\mathrm{Mg}) \approx -2{,}37\text{ V} \ll E^\circ(\mathrm{Fe}^{2+}/\mathrm{Fe}) \approx -0{,}44\text{ V}).
Le courant anodique total est alors la somme des courants d'oxydation de chaque métal :
Le nouveau potentiel mixte E'_{\text{corr}} du système couplé est déterminé par la condition d'électroneutralité globale :
Comme la courbe anodique du magnésium est très décalée vers les potentiels cathodiques, ce point de fonctionnement impose un nouveau potentiel mixte :
À ce potentiel E'_{\text{corr}}, le courant d'oxydation du fer est strictement nul :
Le fer est ainsi placé dans son domaine d'immunité et ne subit plus aucune corrosion. C'est le magnésium qui s'oxyde à sa place en fournissant les électrons nécessaires à la réduction des protons :
Résultat
Question 36
DifficileTemps estimé : ≈ 20 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Résolution de problème
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion
Notions : courant de protection, loi de faraday
() Quelle est l’intensité du courant nécessaire pour protéger une telle conduite ? Quel est alors le nombre de blocs de magnésium à disposer tout au long de la conduite ? Cette question est une résolution de problème. Vous indiquerez notamment toutes les hypothèses effectuées et préciserez toutes les grandeurs introduites.
Voir l'indiceIndice
Calculer la surface latérale mouillée du cylindre \pi D \ell, en déduire le courant total de protection I = j S_{\text{lat}}, puis la charge totale requise sur 5 ans à comparer à la charge disponible par bloc.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système géométrique et évaluer la surface extérieure de la conduite en contact avec le sol à protéger.
- En déduire l'intensité totale du courant de protection I à partir de la densité de courant surfacique j prescrite.
- Calculer la charge électrique totale Q_{\text{tot}} requise sur la durée \Delta t = 5\text{ ans}, puis la comparer à la capacité de charge Q_{\text{bloc}} d'un bloc de magnésium pour déterminer le nombre d'anodes nécessaires.
Voir la réponse courteRéponse courte
Estimation de l'aire de la conduite, choix d'un courant de protection surfacique, loi de Faraday pour la masse de magnésium consommée et nombre de blocs.
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1. Hypothèses de modélisation et notations :
- La conduite est modélisée par un cylindre de longueur \ell = 100\text{ m} et de diamètre extérieur D = 0{,}30\text{ m}.
- Seule la surface latérale externe S en contact avec le milieu souterrain est soumise à la corrosion du sol et nécessite le courant de protection cathodique. Les surfaces des extrémités sont négligées.
- La densité de courant de protection j est supposée uniforme sur toute la surface extérieure du tube.
- Le courant est délivré de manière continue pendant la durée \Delta t = 5\text{ ans} (sur la base d'années de 365\text{ jours}).
- La résistivité du sol \varrho_{\text{sol}} est une donnée d'ambiance fixant la valeur requise de j, mais n'intervient pas directement dans le bilan de charge faradique.
2. Intensité du courant de protection :
La surface extérieure latérale de la conduite cylindrique vaut :
Application numérique :
L'intensité du courant nécessaire pour maintenir la densité de protection cathodique j = 11\text{ mA}\cdot\text{m}^{-2} est :
Application numérique :
3. Nombre de blocs de magnésium :
La durée de fonctionnement souhaitée exprimée en heures est :
La charge électrique totale à fournir par les anodes sacrificielles sur cette période est :
Application numérique :
Chaque électrode de magnésium de masse m_{\text{électrode}} = 5{,}0\text{ kg} délivre une charge maximale :
Le nombre théorique d'anodes nécessaires est donc :
Pour garantir une protection complète pendant au moins 5 ans, il faut arrondir à l'entier supérieur :
Ces 9 blocs seront répartis régulièrement le long des 100\text{ m} de la conduite (soit un bloc environ tous les 11\text{ m}) afin d'assurer une répartition homogène du potentiel de polarisation.
Résultat
III.2 · Réduction des oxydes de fer par le monoxyde de carbone gazeux
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : enthalpie libre standard de réaction, constante d'équilibre
Montrer que, dans le domaine de températures considéré, la réduction de l’oxyde en par le monoxyde de carbone est thermodynamiquement favorisée.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la réaction de réduction comme une combinaison linéaire des équations fournies et vérifier que l'enthalpie libre standard \Delta_r G^\circ(T) reste strictement négative sur la plage thermique considérée.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'équation-bilan de la réaction de réduction de \mathrm{Fe_2O_3(s)} en \mathrm{Fe_3O_4(s)} par le monoxyde de carbone \mathrm{CO(g)}.
- L'exprimer comme une combinaison linéaire des équations [4] et [5] fournies par l'énoncé.
- En déduire l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ(T) et étudier son signe sur le domaine [500\text{ K}\,;\,1\,500\text{ K}].
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de \Delta_r G^\circ(T) < 0 (ou K^\circ > 1) dans le domaine de température, prouvant que la réduction est thermodynamiquement favorisée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de réduction de l'oxyde \mathrm{Fe_2O_3(s)} en \mathrm{Fe_3O_4(s)} par \mathrm{CO(g)} s'écrit :
D'après les réactions fournies dans l'énoncé :
où les grandeurs sont exprimées en \mathrm{kJ\cdot mol^{-1}}.
La réaction (R) s'obtient directement par la combinaison linéaire :
Par conséquent, son enthalpie libre standard de réaction vaut :
Pour toute température T \in [500\text{ K}\,;\,1\,500\text{ K}] :
- le terme constant est négatif (-32{,}1\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} < 0) ;
- le coefficient de température est négatif (-53{,}80\cdot 10^{-3}\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} < 0) et T > 0.
Aux bornes du domaine :
On a donc \Delta_r G^\circ(T) < 0 sur l'ensemble du domaine de température. La constante d'équilibre vérifie :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 38
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres ; Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : nombre d'oxydation, variance
Montrer qu’il s’agit bien d’une réduction de l’oxyde par le monoxyde de carbone gazeux . Lister le nombre de paramètres intensifs permettant la description de ce système physico-chimique et en déduire le nombre maximal de degrés de liberté de ce système.
Voir l'indiceIndice
Calculer les nombres d'oxydation du fer dans \mathrm{Fe_3O_4} et \mathrm{Fe}, puis appliquer la règle des phases de Gibbs en tenant compte des deux phases solides pures et de la phase gazeuse.
Voir la stratégieStratégie
- Pour justifier qu'il s'agit d'une réduction de \mathrm{Fe_3O_4(s)} par \mathrm{CO(g)}, on détermine les nombres d'oxydation du fer et du carbone dans les réactifs et les produits.
- Pour dénombrer les paramètres intensifs et déterminer le nombre de degrés de liberté (variance v), on identifie les phases présentes, les variables intensives nécessaires pour décrire chaque phase, puis les relations d'équilibre et de clôture qui les lient.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le degré d'oxydation du fer diminue de +8/3 à +2 ; dénombrement des paramètres intensifs indépendants et calcul de la variance v = 1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Caractère rédox de la transformation
Considérons l'équilibre chimique :
Déterminons les nombres d'oxydation (n.o.) des éléments chimiques impliqués :
Élément fer :
Dans la magnétite \mathrm{Fe_3O_4(s)}, avec un nombre d'oxydation de l'oxygène \mathrm{n.o.(O)} = -\mathrm{II} :
3 \times \mathrm{n.o.(Fe)} + 4 \times (-\mathrm{II}) = 0 \implies \mathrm{n.o.(Fe)} = +\frac{8}{3} \approx +2{,}67(l'oxyde mixte étant équivalent à \mathrm{FeO \cdot Fe_2O_3}, formé d'un tiers de \mathrm{Fe(+II)} et deux tiers de \mathrm{Fe(+III)}) ;
- Dans le fer métallique \mathrm{Fe(s)} (corps simple) : \mathrm{n.o.(Fe)} = 0.
Le nombre d'oxydation du fer diminue (\Delta\,\mathrm{n.o.} < 0) : le fer subit donc un gain formel d'électrons, ce qui caractérise une réduction.
Élément carbone :
- Dans \mathrm{CO(g)} : \mathrm{n.o.(C)} + (-\mathrm{II}) = 0 \implies \mathrm{n.o.(C)} = +\mathrm{II} ;
- Dans \mathrm{CO_2(g)} : \mathrm{n.o.(C)} + 2 \times (-\mathrm{II}) = 0 \implies \mathrm{n.o.(C)} = +\mathrm{IV}.
Le nombre d'oxydation du carbone augmente (\Delta\,\mathrm{n.o.} > 0) : \mathrm{CO(g)} est oxydé et agit comme le réducteur.
Il s'agit donc bien d'une réduction de l'oxyde \mathrm{Fe_3O_4(s)} par le monoxyde de carbone \mathrm{CO(g)}.
2. Paramètres intensifs et degrés de liberté (variance)
Le système physico-chimique à l'équilibre comporte 3 phases distinctes :
- deux phases solides pures, non miscibles entre elles : \mathrm{Fe_3O_4(s)} et \mathrm{Fe(s)} ;
- une phase gazeuse idéale constituée d'un mélange de \mathrm{CO(g)} et de \mathrm{CO_2(g)}.
Les phases solides étant pures, leur état intensif ne dépend que de la température T et de la pression P (leurs fractions molaires valent trivialement 1). La description complète de l'état intensif du système nécessite :
- la température T (1 paramètre) ;
- la pression totale P (1 paramètre) ;
- les fractions molaires dans la phase gazeuse : x_{\mathrm{CO}} et x_{\mathrm{CO_2}} (2 paramètres).
Il y a donc au total 4 paramètres intensifs : (T, P, x_{\mathrm{CO}}, x_{\mathrm{CO_2}}).
À l'équilibre physico-chimique, ces variables sont reliées par :
La relation de normalisation (clôture) dans la phase gazeuse :
x_{\mathrm{CO}} + x_{\mathrm{CO_2}} = 1La loi d'action des masses relative à la réaction [a] :
K_a^\circ(T) = \frac{P_{\mathrm{CO_2}} / P^\circ}{P_{\mathrm{CO}} / P^\circ} = \frac{x_{\mathrm{CO_2}}}{x_{\mathrm{CO}}}
Il y a donc 2 relations indépendantes liant les paramètres intensifs à l'équilibre.
Le nombre maximal de degrés de liberté (variance de Gibbs) du système à l'équilibre est la différence :
Résultat
Question 39
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : enthalpie libre standard de réaction, relation de van 't hoff
Vérifier que .
Voir l'indiceIndice
Combiner les grandeurs thermodynamiques tabulées pour exprimer \Delta_r G_a^\circ(T) sous la forme standard \Delta_r H^\circ - T \Delta_r S^\circ, puis utiliser \Delta_r G^\circ = -RT \ln K^\circ.
Voir la stratégieStratégie
- Décomposer l'équation de la réaction [\mathrm{a}] comme combinaison linéaire des réactions de référence fournies dans l'énoncé.
- En déduire l'enthalpie libre molaire standard de la réaction \Delta_r G_a^\circ(T).
- Utiliser la relation fondamentale de la thermodynamique chimique \Delta_r G_a^\circ(T) = -R T \ln(K_a^\circ(T)) pour exprimer et évaluer \ln(K_a^\circ(T)).
Voir la réponse courteRéponse courte
Application de la loi de Hess pour \Delta_r H^\circ et \Delta_r S^\circ, puis relation \ln K_a^\circ(T) = -\Delta_r H^\circ/(RT) + \Delta_r S^\circ/R.
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L'équation chimique de l'équilibre [\mathrm{a}] s'écrit :
En observant les équations de référence fournies, on constate que :
L'équation [\mathrm{a}] s'obtient directement par la combinaison linéaire :
Par conséquent, l'enthalpie libre standard de réaction s'exprime selon :
Soit, en unités du système international (\mathrm{J}\cdot\mathrm{mol}^{-1}) :
La constante d'équilibre standard K_a^\circ(T) est reliée à l'enthalpie libre standard de réaction par :
On en déduit :
En utilisant la constante des gaz parfaits (R = 8{,}314\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}, ou R = 8{,}3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}) :
On vérifie donc bien l'expression proposée :
Résultat
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : principe de le chatelier, relation de van 't hoff
Quels seraient les effets d’une augmentation de pression et d’une augmentation de température sur le système initialement en équilibre, les autres paramètres étant maintenus constants ? On d'étaillera le raisonnement.
Voir l'indiceIndice
Vérifier la variation de la quantité de matière gazeuse \Delta\nu_g pour la pression, et appliquer la loi de van 't Hoff en examinant le signe de l'enthalpie standard de réaction pour la température.
Voir la stratégieStratégie
- Pour l'influence de la pression, exprimer le quotient de réaction Q_r en fonction des fractions molaires et de la pression totale P, calculer la variation de quantité de matière gazeuse \Delta\nu_g, et conclure.
- Pour l'influence de la température, appliquer la loi de van 't Hoff en utilisant le signe de l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H_a^\circ obtenue à la question Q39.
Voir la réponse courteRéponse courte
\Delta \nu_g = 0 donc la pression n'a aucune influence ; \Delta_r H^\circ < 0 donc une élévation de température déplace l'équilibre en sens indirect (loi de Van 't Hoff).
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équilibre considéré est :
1. Effet d'une augmentation de pression à température constante :
Les solides \mathrm{Fe}_3\mathrm{O}_{4(s)} et \mathrm{Fe}_{(s)} étant des phases condensées pures seules dans leur phase, leur activité chimique est unitaire (a = 1). Pour les constituants gazeux, assimilés à des gaz parfaits sous la pression totale P :
où y_i désigne la fraction molaire du gaz i dans la phase gazeuse. Le quotient de réaction s'écrit donc :
La variation de quantité de matière de gaz au cours de la réaction vaut :
Par conséquent, le quotient de réaction ne dépend pas de la pression totale P :
Comme la constante d'équilibre K_a^\circ(T) ne dépend que de la température et que Q_r est indépendant de P, une variation de pression à température constante n'entraîne aucun déséquilibre (Q_r reste égal à K_a^\circ).
2. Effet d'une augmentation de température à pression constante :
D'après le résultat de la question Q39, l'enthalpie standard de la réaction [a] vaut :
La réaction est donc exothermique dans le sens direct.
D'après la loi de van 't Hoff :
La constante d'équilibre standard K_a^\circ(T) est une fonction strictement décroissante de la température T.
Lors d'une augmentation de température de T_1 à T_2 > T_1, la constante d'équilibre diminue : K_a^\circ(T_2) < K_a^\circ(T_1). Juste après l'élévation de température, la composition du système n'a pas encore changé, de sorte que le quotient réactionnel vaut encore la valeur d'équilibre initiale :
Puisque Q_r > K_a^\circ(T_2), l'affinité chimique devient négative : le système évolue spontanément dans le sens indirect (sens de formation de \mathrm{Fe}_3\mathrm{O}_{4(s)} et de \mathrm{CO}_{(g)}) pour rétablir l'égalité Q_r = K_a^\circ(T_2).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 41
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : quotient de réaction, critère d'évolution spontanée
Déterminer l’expression du rapport des pressions partielles de dioxyde de carbone et de monoxyde de carbone à l’équilibre en fonction de la température . Que se passe-t-il si, à un instant de la réaction, le rapport des pressions partielles est supérieur à ?
Voir l'indiceIndice
Écrire le quotient de réaction à l'équilibre en fonction des pressions partielles, puis comparer le quotient instantané Q_r à la constante K_a^\circ pour prévoir le sens d'évolution spontanée.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la constante d'équilibre K_a^\circ(T) de la réaction [a] en fonction des activités des réactifs et des produits, puis en déduire directement r_{\text{eq}}.
- Comparer le quotient de réaction Q_r à la constante d'équilibre pour déterminer le sens d'évolution spontanée du système.
Voir la réponse courteRéponse courte
À l'équilibre r_{\text{eq}} = K_a^\circ(T) ; si r > r_{\text{eq}}, alors Q_r > K_a^\circ, ce qui entraîne une évolution spontanée en sens indirect.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les solides \mathrm{Fe_3O_4(s)} et \mathrm{Fe(s)} constituent deux phases pures distinctes, d'activité unitaire : a(\mathrm{Fe_3O_4}) = 1 et a(\mathrm{Fe}) = 1. Les gaz étant supposés parfaits, leurs activités s'écrivent :
À l'équilibre chimique, la loi d'action de masse appliquée à la réaction [a] s'écrit :
D'après l'expression établie à la question Q39, on en déduit immédiatement :
À un instant t quelconque où les solides coexistent, le quotient de réaction s'écrit :
Si r > r_{\text{eq}}, on a :
D'après le critère d'évolution spontanée, l'affinité chimique A = - R T \ln\left(\frac{Q_r}{K_a^\circ}\right) est strictement négative. Le système évolue donc spontanément dans le sens indirect (sens 2) : le dioxyde de carbone \mathrm{CO_2(g)} réagit avec le fer métallique \mathrm{Fe(s)} pour régénérer l'oxyde de fer \mathrm{Fe_3O_4(s)} et du monoxyde de carbone \mathrm{CO(g)}, consommant du \mathrm{CO_2} et formant du \mathrm{CO} jusqu'à ce que r = r_{\text{eq}} (sous réserve de non-épuisement du fer).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2026 ?
Surtout 2 chapitres : Ondes acoustiques (15 % des questions) et Thermodynamique chimique et équilibres (11 %, partie III). Plus ponctuellement : Transformateur, Ferromagnétisme et circuits magnétiques, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Mouvement dans un champ de force centrale, Statique des fluides…
Peut-on travailler le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2026 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2026 ?
Environ 4 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie I est la plus longue (environ 1 h 45). Questions les plus longues : Q36 (20 min).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet E3A Physique-Chimie PSI 2026 ?
Q36 (courant de protection), cotée 4 sur 4 dans ce corrigé.
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2026 ?
Questions de cours : Q2 (loi de coulomb), Q5 (relation fondamentale de la statique des fluides), Q7 (approximation acoustique), Q8 (conservation de la masse), Q9 (équation d'euler), Q12 (équation de d'alembert), Q13 (équation d'état du gaz parfait), Q24 (équation de maxwell-thomson)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q6 (résultante des forces de pression), Q11 (équation de d'alembert) et Q30 (amplificateur linéaire intégré).
Où gagner des points facilement dans le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2026 ?
Le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2026 était-il difficile ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury décrit un sujet volontairement très proche du cours, avec une sous-partie plus technique (Q17 à Q22) abordée par un petit nombre de candidats.
Comment calculer la masse molaire moyenne de l'air en Q14 ?
En prenant en compte le caractère diatomique du diazote et du dioxygène. L'annexe fournissant les masses atomiques de l'azote et de l'oxygène, on calcule \mathcal{M}_{\text{air}} = 0{,}8 \times 2\mathcal{M}_{\mathrm{N}} + 0{,}2 \times 2\mathcal{M}_{\mathrm{O}} \approx 28{,}8\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}.
Quelle valeur de densité de courant poser pour la conduite en Q36 ?
Une densité de courant de l'ordre de 10\text{ à }100\text{ mA}\cdot\text{m}^{-2}. Cette question étant une résolution de problème sans valeur imposée, le jury valorise la formulation explicite de cette hypothèse et l'application rigoureuse de la loi de Faraday pour dimensionner les anodes.
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