Corrigé détaillé X ENS Physique MP 2021
Thermodynamique de l'atmosphère
- 43 questions corrigées
- Sujet accessible
- Vérifié question par question
Ce sujet très riche aborde la physique atmosphérique à travers trois prismes thermodynamiques complémentaires : l'équilibre radiatif-convectif vertical (gradient adiabatique sec et humide), la modélisation de la circulation générale troposphérique comme un moteur thermique en temps fini (cycle d'endoreversibilité de Curzon-Ahlborn), et enfin les mécanismes microscopiques de condensation de la vapeur d'eau (nucléation homogène et hétérogène des nuages). D'un niveau d'exigence représentatif des concours X-ENS, l'épreuve allie questionnements qualitatifs conceptuels, calculs de bilans énergétiques rigoureux et modélisation physique fine. C'est un problème incontournable pour réviser la thermodynamique des transitions de phase, la stabilité convective et l'optimisation des machines réelles.
En bref sur ce sujet
- Difficulté
- Accessible, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 10,46/20)
- Temps estimé
- ≈ 3 h 35 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Changements d'état du corps pur24 %
- Premier et second principes de la thermodynamique24 %
- Machines thermiques et systèmes ouverts23 %
- Thermodynamique chimique et équilibres14 %
Part des questions du sujet.
- Incontournables
16 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Très partiellement en MPSI : 5 questions sur 43.
Où gagner des points
Rapides et accessibles (28) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.
Points à signaler : ambiguïté, données en annexe
Ambiguïté
En Q32, les notations T_f = 290\text{ K} et T_c = 220\text{ K} inversent les indices habituels (sol et sommet). Il faut identifier le sol comme source chaude pour appliquer le formalisme précédent avec \eta = T_{\text{froid}}/T_{\text{chaud}} = T_c/T_f < 1.
Données en annexe
La constante de Stefan-Boltzmann et l'expression du potentiel chimique du gaz parfait nécessaire pour aborder Q39 sont fournies dans une annexe en fin de sujet.
Comment utiliser ce corrigé
Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés
Partie 1 : Structure verticale de l'atmosphère
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en BCPST1
Notions : équilibre radiatif, loi de stefan-boltzmann
Dans un premier modèle, on considère que la surface terrestre absorbe un flux solaire incident , considéré uniforme et indépendant du temps. À l'équilibre, la Terre ré-émet l'intégralité de l'énergie reçue par rayonnement vers le haut. En déduire la température d'équilibre de surface de la Terre dans ce modèle. Faites une application numérique en vous aidant de l'annexe. Commentez le résultat.
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Écrire le bilan radiatif surfacique stationnaire : le flux solaire incident absorbé compense exactement le flux surfacique réémis selon la loi de Stefan-Boltzmann.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire le bilan radiatif surfacique à la surface de la Terre à l'équilibre stationnaire entre le flux incident absorbé et le flux émis vers le haut selon la loi de Stefan-Boltzmann.
- Exprimer littéralement la température de surface T_0, puis effectuer l'application numérique à deux chiffres significatifs en utilisant l'indication mathématique fournie en annexe.
- Comparer la valeur obtenue à la température moyenne réelle de la surface terrestre afin de souligner le rôle de l'atmosphère.
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Équilibre radiatif I = \sigma T_0^4 donnant la température d'émission sans atmosphère T_0 \approx 250\text{ K}, inférieure à la température réelle.
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À l'équilibre thermique stationnaire, la surface terrestre réémet vers le haut l'intégralité du flux surfacique d'énergie solaire absorbé I. D'après la loi d'émission radiative fournie dans l'énoncé, le flux surfacique réémis vers l'extérieur s'écrit \phi = s T_0^4. Le bilan de flux s'écrit donc :
On en déduit l'expression de la température d'équilibre T_0 :
Pour l'application numérique, on utilise les données de l'énoncé et de l'annexe :
En utilisant l'approximation fournie dans l'annexe, (220/5{,}67)^{1/4} \simeq 2{,}5, on obtient, avec deux chiffres significatifs :
Commentaire : La température moyenne ainsi calculée (environ -23\text{ }^\circ\text{C}) est nettement inférieure à la température moyenne effective mesurée à la surface terrestre, qui est d'environ +15\text{ }^\circ\text{C} (288\text{ K}). Cet écart montre qu'un modèle sans atmosphère est insuffisant : l'atmosphère terrestre joue un rôle d'écran thermique grâce à l'effet de serre.
Résultat
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Pensez à vérifier la vraisemblance physique de vos résultats numériques.
« trouver des températures de 2,5K ou de 2,5.104 K devrait amener à s'interroger. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en BCPST1
Notions : équilibre radiatif, effet de serre
Un raffinement du modèle consiste à inclure une atmosphère infiniment fine située à une hauteur au-dessus de la surface de la Terre. Cette atmosphère est transparente au rayonnement solaire incident, mais elle est entièrement absorbante pour le rayonnement infrarouge émis par la Terre. Elle atteint une température d'équilibre , si bien qu'elle rayonne elle aussi un flux d'énergie vers le haut, mais aussi un flux vers le bas. Calculez la température d'équilibre de l'atmosphère, ainsi que la nouvelle température d'équilibre de surface de la Terre. Faites une application numérique en vous aidant de l'annexe. Commentez le résultat obtenu. Comment s'appelle l'effet mis en évidence par ce modèle simple ?
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Poser deux équations de bilan radiatif net à l'équilibre : l'une sur la couche atmosphérique absorbante et l'autre sur la surface terrestre.
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- Réaliser un bilan de flux radiatifs à l'équilibre pour l'atmosphère seule, puis pour la surface terrestre (ou pour le système global {Terre + atmosphère}).
- Résoudre le système obtenu pour exprimer littéralement T_a et T_0 en fonction de I et s.
- Effectuer les applications numériques avec deux chiffres significatifs en utilisant les données de l'annexe, puis analyser l'effet mis en jeu.
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Bilans radiatifs couplés pour l'atmosphère et le sol : T_a = (I/2\sigma)^{1/4} et T_0 = (I/\sigma)^{1/4} \times 2^{1/4}, modélisant l'effet de serre.
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À l'équilibre radiatif, le flux surfacique absorbé est égal au flux surfacique émis pour chaque sous-système.
Bilan sur l'atmosphère : L'atmosphère est transparente au rayonnement solaire I, mais absorbe l'intégralité du rayonnement infrarouge émis par le sol, soit s T_0^4. Elle émet un flux s T_a^4 vers le haut et s T_a^4 vers le bas :
Bilan sur la surface terrestre : Le sol reçoit le flux solaire incident I ainsi que le rayonnement infrarouge émis par l'atmosphère vers le bas, et émet le flux s T_0^4 :
Détermination de T_a et T_0 : En combinant les deux bilans (ce qui revient également à écrire le bilan global hors atmosphère : flux solaire incident I égal au flux infrarouge émis vers l'espace s T_a^4) :
Applications numériques : En utilisant les valeurs fournies en annexe, à savoir \left(\frac{220}{5{,}67}\right)^{1/4} \simeq 2{,}5 et 2^{1/4} \simeq 1{,}2 :
Avec deux chiffres significatifs :
Commentaire et nom du phénomène : L'effet mis en évidence par ce modèle est l'effet de serre.
La présence d'une couche atmosphérique absorbant le rayonnement infrarouge tellurique et réémettant une partie de cette énergie vers le sol réchauffe notablement la surface (+50 K par rapport au modèle sans atmosphère). La température obtenue (300\text{ K}) est compatible avec la présence d'eau liquide et le développement de la vie, et s'approche de la température moyenne réelle observée à la surface de la Terre (\approx 288\text{ K} = 15^\circ\text{C}). Elle est légèrement surestimée ici car l'atmosphère réelle n'est pas un corps noir parfait absorbant à 100 % l'infrarouge (existence de fenêtres atmosphériques) et les transferts convectifs évacuent également de la chaleur vers l'altitude.
Résultat
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Distinguez l'éclairement solaire du flux émis par la Terre et identifiez l'effet de serre plutôt que le réchauffement climatique.
« certaines copies ont confondu l'éclairement solaire I avec le flux émis par la Terre, ou ont considéré que la Terre émettait le même flux que dans la question précédente. »
« L'effet mis en évidence est l'effet de serre et non le réchauffement climatique »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : mélange de gaz parfaits, masse molaire
Rappelez quels sont les deux constituants principaux de l'atmosphère ainsi que leurs proportions. En déduire une valeur approchée de la masse molaire moyenne de l'air.
Voir l'indiceIndice
Utiliser les proportions molaires approchées du diazote et du dioxygène dans l'air sec pour déterminer la masse molaire moyenne.
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Composition volumique de l'air sec (80\,\%\ \text{N}_2, 20\,\%\ \text{O}_2) et calcul de la masse molaire moyenne M \approx 29\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}.
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L'atmosphère terrestre (air sec) est principalement constituée de deux espèces chimiques :
- le diazote \mathrm{N_2}, pour une proportion molaire (ou volumique dans l'approximation des gaz parfaits) d'environ x_{\mathrm{N}_2} \simeq 80\,\% (plus précisément 78\,\%) ;
- le dioxygène \mathrm{O_2}, pour une proportion molaire d'environ x_{\mathrm{O}_2} \simeq 20\,\% (plus précisément 21\,\%).
Le pourcent restant est constitué majoritairement d'argon (0{,}9\,\%) et d'autres gaz traces (\mathrm{CO_2}, etc.).
D'après les masses molaires atomiques fournies en annexe (M_{\mathrm{N}} = 14\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} et M_{\mathrm{O}} = 16\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}), les masses molaires moléculaires valent :
La masse molaire moyenne de l'air est la moyenne pondérée par les fractions molaires :
L'application numérique donne, avec deux chiffres significatifs comme demandé par le préambule :
Résultat
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Précisez bien qu'il s'agit de diazote et de dioxygène pour mener à bien le calcul de la masse molaire moyenne.
« il était rare de lire qu'il s'agit de di-azote et di-oxygène. En conséquence, le calcul de la masse molaire du mélange n'était correct que dans 20% des copies »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : statique des fluides, gradient thermique adiabatique
On s'intéresse au modèle isentropique, pour lequel l'entropie du gaz est supposée indépendante de la coordonnée verticale . Écrire tout d'abord l'équilibre hydrostatique d'une parcelle d'atmosphère, puis calculer le profil de température associé à ce modèle, en fonction de la température à la surface de la Terre, de l'accélération de la pesanteur (supposée constante), de la capacité calorifique molaire de l'air (supposée constante également), et de la masse molaire moyenne de l'air.
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Combiner la condition d'isentropie (dS = 0) avec l'équation différentielle de la statique des fluides et l'équation d'état des gaz parfaits.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'équation de la statique des fluides en reliant la masse volumique \rho à la pression P et à la température T via l'équation d'état du gaz parfait.
- Exploiter la condition d'atmosphère isentropique (\mathrm{d}S = 0) à l'aide de l'expression différentielle fournie pour relier \mathrm{d}T et \mathrm{d}P.
- Combiner ces relations pour obtenir le gradient thermique \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z}, puis intégrer entre le sol (z = 0) et l'altitude z.
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Combinaison de la statique des fluides et de la relation isentropique \mathrm{d}h = v\,\mathrm{d}P pour obtenir T(z) = T_0 - \frac{Mg}{C_p}z.
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Considérons l'équilibre mécanique vertical d'une tranche d'air d'épaisseur \mathrm{d}z et de section S dans le champ de pesanteur \vec{g} = -g \vec{u}_z. La relation fondamentale de la statique des fluides s'écrit :
En assimilant l'air à un gaz parfait de masse molaire M, la masse volumique \rho s'exprime selon :
L'équation différentielle de l'équilibre hydrostatique devient donc :
Dans le modèle isentropique, l'entropie S est constante selon la verticale, soit \mathrm{d}S = 0. L'expression de la différentielle de l'entropie donnée par l'énoncé conduit à :
D'après les définitions de \gamma = C_p/C_v et la relation de Mayer C_p - C_v = R, on a :
On en déduit :
En dérivant par rapport à z et en substituant \frac{1}{P}\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} :
Les grandeurs M, g et C_p étant supposées indépendantes de l'altitude, le gradient thermique vertical est constant. L'intégration avec la condition aux limites T(0) = T_0 donne :
Résultat
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Dans le modèle isentropique, pression et température varient toutes deux, la température devant décroître avec l'altitude.
« dans beaucoup de copies, une hypothèse isotherme pour estimer le profil de pression ; puis une hypothèse isobare ont été faites implicitement, conduisant à un résultat faux : le modèle isentropique implique une variation de la pression et de la température. »
« Une température qui croît avec l'altitude, n'a semble-t-il, pas choqué certain.e.s candidat.e.s, pas plus que des gradients de l'ordre du Kelvin par mètre »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
Notions : gradient thermique adiabatique, capacité thermique
Faites une application numérique pour le gradient de température dans ce modèle. On pourra considérer l'air comme un gaz parfait diatomique.
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Relier la capacité thermique molaire à pression constante C_p à la constante R pour un gaz parfait diatomique via la relation de Mayer.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la capacité thermique molaire à pression constante C_p de l'air en modélisant celui-ci par un gaz parfait diatomique aux températures usuelles.
- Réaliser l'application numérique de \Gamma = \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} = -\frac{M g}{C_p} établie à la question précédente en respectant la consigne d'un unique chiffre significatif.
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Calcul du gradient thermique adiabatique sec \Gamma = -Mg/C_p \approx -9{,}8\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} avec C_p = \frac{7}{2}R.
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Pour un gaz parfait diatomique aux températures atmosphériques usuelles, les degrés de liberté de translation (3) et de rotation (2) sont actifs, tandis que les modes de vibration sont gelés. La capacité thermique molaire à volume constant vaut donc :
D'après la relation de Mayer C_p - C_v = R, on en déduit :
D'après la question 4, le gradient vertical de température s'écrit :
Avec les valeurs numériques :
- M \simeq 2{,}9 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} (d'après la question 3),
- g \simeq 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2},
- R = 8{,}314\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1},
- C_p = \frac{7}{2} \times 8{,}314 \simeq 29{,}1\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}.
On remarque que M en \text{g}\cdot\text{mol}^{-1} et C_p en \text{J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} ont des valeurs numériques très proches (29 \approx 29{,}1), de sorte que :
Conformément aux instructions du sujet imposant un seul chiffre significatif à partir de cette question :
Résultat
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Le gradient doit être négatif, d'un ordre de grandeur réaliste et obligatoirement accompagné de son unité.
« certaines copies trouvent un gradient de plusieurs dizaines de degrés par mètre, sans se rendre compte du problème. D'autres donnent un résultat positif, ou une valeur numérique sans unité. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : loi de laplace, détente adiabatique
Calculez la température du système à l'issue de cette transformation, en fonction de , , , et .
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Appliquer l'identité isentropique reliant température et pression pour un gaz parfait lors d'une détente adiabatique réversible.
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- Exprimer l'exposant intervenant dans la relation d'entropie (1) en fonction de R et C_p à l'aide de la relation de Mayer.
- Traduire le caractère adiabatique et réversible (donc isentropique) de la transformation subie par la parcelle pour relier l'état final (T_f, P_f) à l'état initial (T_i, P_i).
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Utilisation de la loi de Laplace sous la forme T P^{-R/C_p} = \text{cste} pour déterminer la température finale T_f.
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La transformation subie par la parcelle fermée de fluide est adiabatique et quasi-statique (réversible), elle est donc isentropique : \Delta S = 0.
D'après la différentielle de l'entropie fournie dans l'énoncé :
La grandeur T P^{\frac{1}{\gamma}-1} est donc conservée au cours de la transformation.
En utilisant la définition \gamma = C_p/C_v et la relation de Mayer C_p - C_v = R, on a :
La condition d'isentropie s'écrit par conséquent :
On en déduit l'expression de la température finale T_f :
Résultat
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Prenez garde aux erreurs de manipulation des signes dans les exposants.
« on a parfois vu (pi / pf)(-R/cp) devenir (pf / pi)(-cp/R) au lieu de (pf / pi)(R/cp) »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Raisonnement qualitatif
Notions : instabilité convective, poussée d'archimède
Discutez le mouvement vertical ultérieur de la parcelle d'atmosphère, selon que ou . Quelle situation correspond à une atmosphère stable ? à une atmosphère instable ? On appelle ce phénomène l'instabilité convective.
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Comparer la masse volumique de la parcelle déplacée à celle de l'air ambiant via la loi des gaz parfaits à pression égale, puis appliquer la poussée d'Archimède.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les masses volumiques de la parcelle déplacée et de l'air ambiant en fonction de leurs températures respectives, sachant que leurs pressions sont identiques (P_f).
- Réaliser le bilan des forces verticales (poids et poussée d'Archimède) pour déterminer le sens du mouvement induit et conclure sur la stabilité du milieu.
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Comparaison de densités via la poussée d'Archimède : l'atmosphère est stable si T_f < T(z_i+\mathrm{d}z) et instable par convection sinon.
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Considérons une perturbation déplaçant la parcelle vers le haut (\mathrm{d}z > 0). La parcelle s'équilibre instantanément à la pression extérieure locale P_f = P(z_i + \mathrm{d}z).
D'après l'équation d'état des gaz parfaits, la masse volumique du fluide à la pression P_f et à une température T s'écrit :
La masse volumique de la parcelle déplacée \rho_f et celle du milieu extérieur \rho_{\text{ext}} à l'altitude z_i + \mathrm{d}z valent donc respectivement :
La force volumique verticale nette (poids et poussée d'Archimède) s'exerçant sur la parcelle est :
On distingue deux cas :
Si T_f < T(z_i + \mathrm{d}z) : on a \rho_f > \rho_{\text{ext}}. La parcelle est plus froide et donc plus dense que le milieu environnant. La force nette est dirigée vers le bas (f_z < 0), ce qui tend à ramener la parcelle vers son altitude d'équilibre initiale z_i. Le même raisonnement pour un déplacement vers le bas (\mathrm{d}z < 0) montre que la force tend également à faire remonter la parcelle. Le profil d'atmosphère est donc stable.
\boxed{T_f < T(z_i + \mathrm{d}z) \implies \text{atmosphère stable}}Si T_f > T(z_i + \mathrm{d}z) : on a \rho_f < \rho_{\text{ext}}. La parcelle est plus chaude et donc moins dense que le fluide ambiant. La poussée d'Archimède l'emporte sur le poids (f_z > 0) : la parcelle continue d'accélérer vers le haut, s'éloignant indéfiniment de sa position de départ. La moindre perturbation engendre un mouvement d'ascension spontané : le profil d'atmosphère est donc instable.
\boxed{T_f > T(z_i + \mathrm{d}z) \implies \text{atmosphère instable (instabilité convective)}}
Résultat
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Fondez votre raisonnement sur la comparaison entre la poussée d'Archimède et le poids via la densité de la parcelle.
« pour justifier le mouvement ultérieur de la parcelle, et la stabilité de l'atmosphère, il faut un argument mécanique rigoureux. Une pression plus élevée ou plus basse ne permet pas à elle seule de conclure, il faut considérer la résultante des forces de pression, c'est à dire la poussée d'Archimède, qui doit être comparée au poids. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : gradient thermique adiabatique, équilibre convectif
Le cas où s'appelle le cas « marginalement stable ». Quel est le gradient de température vertical de l'atmosphère dans cette situation marginalement stable ? Commentez, en lien avec les questions 4) et 5).
Voir l'indiceIndice
Développer l'expression de la température de la parcelle au premier ordre en dz et identifier la valeur du gradient thermique pour laquelle la perturbation s'annule.
Voir la stratégieStratégie
- Effectuer un développement limité au premier ordre en \mathrm{d}z de la température finale T_f obtenue à la question Q6, en reliant la variation de pression \mathrm{d}P à l'altitude via l'équilibre hydrostatique et l'équation d'état des gaz parfaits.
- Écrire le développement de la température ambiante T(z_i + \mathrm{d}z) au premier ordre, faire intervenir le gradient \Gamma = \mathrm{d}T/\mathrm{d}z, et identifier \Gamma pour la condition de stabilité marginale T_f = T(z_i + \mathrm{d}z).
- Commenter la cohérence avec le modèle isentropique des questions Q4 et Q5.
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Le gradient marginalement stable est le gradient adiabatique sec \Gamma = -Mg/C_p, seuil de déclenchement de la convection.
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D'après la question Q6, la température de la parcelle après son ascension adiabatique réversible s'écrit :
La parcelle s'équilibre en pression avec le milieu extérieur à l'altitude z_i + \mathrm{d}z, soit P_f = P(z_i + \mathrm{d}z) = P_i + \mathrm{d}P. En appliquant l'équation de la statique des fluides et la loi des gaz parfaits à l'altitude z_i :
Le rapport des pressions vaut donc au premier ordre en \mathrm{d}z :
En développant T_f au premier ordre :
Par ailleurs, le développement au premier ordre de la température du milieu ambiant s'écrit :
La condition de marginale stabilité T_f = T(z_i + \mathrm{d}z) impose :
On en déduit l'expression du gradient vertical de température :
Commentaires :
- Ce gradient coïncide exactement avec celui obtenu à la question Q4 pour une atmosphère isentropique : dans une telle atmosphère, une particule déplacée adiabatiquement reste en permanence en équilibre thermique et densitaire avec l'air environnant (équilibre indifférent).
- L'application numérique menée à la question Q5 donne \Gamma \simeq -10\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} (connu sous le nom de gradient adiabatique sec).
Ce gradient fixe la frontière entre la stabilité et l'instabilité convective :
- si \Gamma > -\frac{Mg}{C_p} (décroissance plus lente de la température avec l'altitude), l'atmosphère est stable ;
- si \Gamma < -\frac{Mg}{C_p} (décroissance plus rapide de la température, régime superadiabatique), l'atmosphère est instable et la convection thermique s'amorce spontanément.
Résultat
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Distinguez la parcelle de son environnement et effectuez un développement limité pour retrouver le gradient.
« Il convenait donc de bien distinguer la parcelle de fluide étudiée subissant une transformation isentropique et son environnement, dont on démontre qu'il suit le profil d'une atmosphère isentropique. »
« Ceci pouvait être conduit grâce à un développement limité du résultat de la question 6 permettant de retrouver la valeur du gradient du modèle isentropique. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : instabilité convective, équilibre radiatif
Après avoir estimé le gradient de température dans les hautes et basses couches de ce modèle d'atmosphère, indiquez approximativement quelle partie de l'atmosphère est stable, et laquelle est instable, suivant ce modèle.
Voir l'indiceIndice
Estimer la valeur absolue de la pente |dT/dz| sur la courbe fournie et la confronter au gradient critique obtenu pour l'air sec.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler le critère de stabilité convective déduit aux questions Q7 et Q8 en comparant le gradient thermique \Gamma = \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} au gradient marginalement stable \Gamma_{\text{ms}} \simeq -10\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}.
- Estimer numériquement le gradient de température par lecture graphique sur la figure 1 dans les basses couches (z < 5\text{ km}) et dans les hautes couches (z > 10\text{ km}).
- Conclure sur la stabilité de chaque zone de l'atmosphère.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison du gradient du modèle radiatif au seuil adiabatique : instabilité convective en basse couche et stabilité en altitude.
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D'après les questions Q7 et Q8, l'atmosphère est :
- convectivement stable si \Gamma = \dfrac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} > \Gamma_{\text{ms}} = -\dfrac{Mg}{C_p} \simeq -10\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} ;
- convectivement instable si \Gamma = \dfrac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} < \Gamma_{\text{ms}} \simeq -10\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}.
1. Dans les basses couches (z \lesssim 5\text{ km}) :
Par lecture de la figure 1 :
- à z = 0\text{ km}, T(0) \approx 290\text{ K} ;
- à z = 5\text{ km}, T(5\text{ km}) \approx 220\text{ K}.
Le gradient vertical moyen dans les premières couches vaut donc :
Au voisinage immédiat du sol (z \to 0), le profil est encore plus incliné horizontalement, avec un gradient local atteignant \Gamma \sim -20\text{ à } -30\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}. Dans tous les cas :
Les basses couches sont donc instables vis-à-vis de la convection.
2. Dans les hautes couches (z \gtrsim 10\text{ km}) :
Pour z \ge 10\text{ km}, la courbe devient pratiquement verticale sur le graphe (z en ordonnée, T en abscisse), ce qui traduit une couche quasi isotherme où T \approx 215\text{ K} :
On a donc très largement :
Les hautes couches sont donc stables vis-à-vis de la convection.
Conclusion :
Résultat
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Veillez à obtenir une valeur finie et cohérente lors du calcul du gradient.
« le calcul d'un simple gradient a parfois donné lieu à des valeurs étonnantes, comme des gradients infinis dans la partie de haute altitude. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : troposphère, stratosphère
Commentez alors l'allure qualitative du profil de température du modèle simplifié d'atmosphère standard utilisé en aéronautique et fourni en figure 2, en lien avec le profil du modèle purement radiatif de la figure 1. Identifiez en particulier la troposphère et la stratosphère.
Voir l'indiceIndice
Distinguer la zone inférieure de brassage convectif actif où le gradient est constant de la zone supérieure radiativement stable.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser les deux domaines distincts visibles sur la figure 2 : la couche inférieure où la température décroît linéairement, et la couche supérieure isotherme.
- Faire le lien avec le mécanisme d'ajustement convectif introduit par le texte : la convection remplace le profil radiatif trop raide (instable) par un profil proche de la stabilité marginale.
- Identifier formellement la troposphère, la stratosphère ainsi que la frontière entre les deux (la tropopause).
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Identification de la troposphère convective (gradient constant) et de la stratosphère stable régie par l'équilibre radiatif.
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L'observation du profil de température de l'atmosphère standard (figure 2) met en évidence deux zones distinctes :
De z = 0 à z \simeq 11\text{ km} (la troposphère) : Dans le modèle radiatif (figure 1), le gradient de température au sol était excessivement pentu (\mathrm{d}T/\mathrm{d}z < -10\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}), ce qui entraînait une instabilité convective (mise en évidence aux questions 7 à 9). Le brassage convectif redistribue l'énergie et impose un gradient thermique vertical quasi uniforme :
\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} \simeq \frac{216 - 288}{11} \simeq -6{,}5\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}Ce gradient est plus doux que le profil purement radiatif et proche du gradient de stabilité marginale (atténué par les effets d'humidité). Cette région le siège de la convection est la troposphère.
- Pour z \gtrsim 11\text{ km} (la stratosphère) : La température devient sensiblement constante (T \simeq 216\text{ K}). Dans le modèle radiatif (figure 1), le profil était déjà stable vis-à-vis de la convection (\mathrm{d}T/\mathrm{d}z \simeq 0 > \Gamma_{\text{ms}}). L'instabilité convective n'y opérant pas, le profil de température reste piloté par les équilibres radiatifs. Cette zone stable est la stratosphère (la frontière entre troposphère et stratosphère à z \simeq 11\text{ km} étant la tropopause).
Résultat
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Soyez attentif à l'échelle des figures : le gradient des basses couches y est deux fois plus faible qu'à la question 9.
« très peu de copies ont noté la différence d'échelle entre les deux figures. Le gradient des basses couches atmosphériques est deux fois plus faible que dans la question 9. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
Notions : condensation, instabilité convective
On considère cette parcelle d'atmosphère à une altitude donnée dans le profil de température marginalement stable calculé à la question 8). On suppose de plus que cette parcelle est initialement à la pression de vapeur saturante en vapeur d'eau. On imagine que cette parcelle subit un léger déplacement vers le haut, de façon quasi-statique et adiabatique (réversible). Expliquez qualitativement pourquoi, sous certaines conditions, la parcelle peut néanmoins continuer son mouvement ascendant alors même que l'atmosphère environnante n'est pas instable vis-à-vis du critère déterminé à la question 7). Que voit-on alors apparaitre dans le ciel ?
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Considérer le terme de source thermique apporté par la condensation de la vapeur saturante lors de la détente ascensionnelle.
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- Décrire l'effet de l'ascension sur la pression et la température d'une parcelle saturée en vapeur d'eau.
- Identifier le rôle du changement d'état (chaleur latente de condensation) sur la température finale T_f de la parcelle par rapport à l'atmosphère environnante.
- Conclure sur la masse volumique de la parcelle, la poussée d'Archimède motrice, et la manifestation visuelle de cette condensation.
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La condensation libère de la chaleur latente qui réchauffe la parcelle par rapport au milieu sec, amplifiant l'ascendance et formant un nuage.
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Lors de son ascension d'une hauteur \mathrm{d}z > 0, la parcelle d'air subit une détente motrice qui tend à abaisser sa température. L'air étant initialement saturé en vapeur d'eau (P_v = P_{\text{sat}}), ce refroidissement provoque la condensation d'une fraction de la vapeur d'eau sous forme d'eau liquide.
La condensation est une transition de phase exothermique : elle s'accompagne de la libération d'une enthalpie de condensation (\mathrm{d}H_{\text{cond}} > 0), qui réchauffe la parcelle d'air par rapport à une détente adiabatique sans changement de phase.
Par conséquent :
- L'atmosphère environnante suit le profil marginalement stable établi à la question Q8, qui correspond à un refroidissement purement sec : T(z_i + \mathrm{d}z) = T_{\text{sec}}.
La parcelle humide bénéficie de l'apport thermique de la condensation, si bien que sa température finale T_f vérifie :
T_f > T(z_i + \mathrm{d}z).
À la pression d'équilibre P_f = P(z_i + \mathrm{d}z), la loi des gaz parfaits indique que la masse volumique de la parcelle est inférieure à celle de l'air ambiant :
La poussée d'Archimède exercée sur la parcelle est alors supérieure à son poids : la force nette résultante est dirigée vers le haut, ce qui auto-entretient et amplifie le mouvement ascendant de la parcelle.
Les fines gouttelettes d'eau liquide formées par condensation et maintenues en suspension constituent un nuage.
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Évitez les réponses hors sujet telles que les arcs-en-ciel, les mirages ou les aurores boréales.
« il est étonnant de constater la fréquence élevée avec laquelle les arcs-en-ciel ont été évoqués. Nous avons aussi été surpris par l'évocation de mirages, de cyclones ou d'aurores boréales »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : fraction molaire, approximation
Proposez une expression approchée pour en fonction de et uniquement, lorsque la quantité de vapeur en phase gazeuse varie. On utilisera cette expression approchée dans ce qui suit.
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Différencier la fraction molaire x_v \approx n_v/n_a en tenant compte du fait que la quantité d'air sec n_a reste constante dans le système fermé.
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Différentiation de la fraction molaire au premier ordre en régime dilué : \mathrm{d}x_v \simeq \mathrm{d}n_v/n_a.
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Par définition, la fraction molaire de la vapeur d'eau dans la phase gazeuse s'écrit :
Le système fermé ne subit pas d'échange de matière avec l'extérieur, et l'air sec ne se condense pas aux températures atmosphériques, de sorte que la quantité de matière d'air sec n_a est constante (\mathrm{d}n_a = 0).
En différenciant x_v par rapport à n_v, on obtient :
Compte tenu de l'hypothèse x_v \ll 1, soit n_v \ll n_a, on effectue un développement au premier ordre :
On en déduit l'expression approchée recherchée :
Résultat
Question 13
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : premier principe, enthalpie de vaporisation
On étudie l'évolution de la parcelle au cours de son mouvement ascendant, toujours supposé quasi-statique et sans transfert thermique avec l'atmosphère environnante, dont le profil de température est maintenant considéré arbitraire. On considère toujours , si bien que l'on peut continuer à décrire la phase gazeuse par la relation (1), dans laquelle on remplacera par (on néglige donc la vapeur dans l'évaluation de la densité, de la quantité de matière et de la masse molaire de la parcelle). Dans cette relation, la variation d'entropie est donnée par , où est l'enthalpie libérée par la condensation. En combinant cette relation avec l'équilibre hydrostatique, montrez alors que :
où et sont respectivement la température et la fraction molaire de vapeur dans la phase gazeuse, lorsque la parcelle passe à l'altitude . est l'enthalpie molaire de vaporisation de l'eau. Elle est considérée constante dans ce qui suit, de même que et .
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Exprimer la variation d'entropie du fluide par transfert de chaleur latente dS = -\Delta_{\text{vap}}H \, dn_v / T et introduire l'équilibre hydrostatique.
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- Exprimer la différentielle d'entropie \mathrm{d}S donnée par la relation (1) en fonction de \mathrm{d}T et \mathrm{d}P.
- Relier l'enthalpie de condensation libérée \mathrm{d}H_{\text{cond}} à la variation de fraction molaire \mathrm{d}x_v via le résultat de la question Q12.
- Utiliser l'équilibre mécanique de la parcelle avec l'air ambiant (\mathrm{d}P = -\rho g\,\mathrm{d}z) et l'équation d'état des gaz parfaits pour relier \mathrm{d}P à \mathrm{d}z.
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Bilan enthalpique de la parcelle ascendante avec apport thermique latent \mathrm{d}H_{\text{cond}} = -\Delta_{\text{vap}}H\,\mathrm{d}n_v et couplage à l'hydrostatique.
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La relation (1) appliquée à la phase gazeuse, dominée par l'air (n \simeq n_a), s'écrit :
En utilisant la relation de Mayer C_p - C_v = R, l'exposant vaut :
On en déduit :
Par ailleurs, lorsqu'une variation \mathrm{d}n_v de quantité de vapeur a lieu, la quantité de vapeur condensée est -\mathrm{d}n_v. L'enthalpie libérée par cette condensation s'écrit :
D'après la question Q12, \mathrm{d}n_v = n_a\,\mathrm{d}x_v, d'où :
En égalant les deux expressions de \mathrm{d}S et en simplifiant par n_a, on obtient :
soit, en multipliant par T :
La parcelle s'équilibre instantanément en pression avec l'atmosphère extérieure qui obéit à l'équilibre hydrostatique :
La phase gazeuse étant assimilée à de l'air sec pur de masse molaire M, la loi des gaz parfaits donne :
Le terme de pression se réécrit donc :
En substituant cette relation et en divisant l'ensemble par \mathrm{d}z, on aboutit à :
Résultat
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Notions : gradient thermique adiabatique, atmosphère humide
Calculez alors le gradient de température moyen en fonction de , , , , , et . est appelé le « gradient de température de l'atmosphère humide ».
Voir l'indiceIndice
Intégrer directement l'équation différentielle établie à la question précédente entre z=0 et z=h sous l'hypothèse de condensation intégrale de la vapeur.
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- Intégrer la relation différentielle établie à la question 13 entre le sol (z = 0) et le sommet de la troposphère (z = h), en tirant parti du fait que \Delta_{\text{vap}}H, C_p, M et g sont supposés constants.
- Utiliser les conditions aux limites données par le texte : au sol, la fraction molaire est x_v(0) = x_v^{(i)}, et au sommet toute la vapeur d'eau s'est condensée, soit x_v(h) = 0.
- En déduire l'expression de \Gamma_h = \dfrac{T(h) - T(0)}{h}.
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Intégration de la relation enthalpique pour obtenir le gradient thermique moyen de l'atmosphère humide saturée \Gamma_h.
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D'après la relation (2) établie à la question 13 :
En intégrant cette équation entre z = 0 et z = h, et en considérant les grandeurs \Delta_{\text{vap}}H, C_p, M et g constantes, il vient :
D'après les hypothèses de l'énoncé :
- à l'altitude z = 0, la fraction molaire initiale est x_v(0) = x_v^{(i)} ;
- à l'altitude z = h, toute la vapeur s'est condensée, d'où x_v(h) = 0.
Le membre de gauche s'écrit donc :
On obtient ainsi :
En divisant par h et par C_p, on obtient l'expression du gradient moyen \Gamma_h :
Résultat
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Lisez attentivement l'énoncé pour ne pas attribuer de valeur aberrante à la fraction molaire de vapeur.
« il fallait bien interpréter l'énoncé : on a vu souvent xv=1 (et parfois xv=100 !!!) pour z=h »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : gradient thermique adiabatique, atmosphère standard
Donnez la valeur numérique du gradient de température de l'atmosphère humide , en considérant l'atmosphère comme un gaz parfait diatomique. On donne l'enthalpie de vaporisation de l'eau : . Commentez le résultat, en lien avec le profil du modèle international d'atmosphère standard fourni en figure 2.
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Effectuer l'application numérique et comparer ce gradient à celui calculé en atmosphère sèche à la question 5.
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- Exprimer numériquement les deux termes de \Gamma_h établi à la question Q14 avec C_p = \frac{7}{2}R.
- Calculer la valeur numérique de \Gamma_h et arrondir à un seul chiffre significatif comme demandé par les consignes générales.
- Comparer ce gradient au gradient de l'atmosphère standard (\Gamma_{\mathrm{ISA}} \simeq -6{,}5\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}) et au gradient adiabatique sec (\Gamma_{\mathrm{sec}} \simeq -10\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}).
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Application numérique donnant \Gamma_h \approx -6{,}5\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}, valeur adoptée pour la troposphère du modèle d'atmosphère standard.
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D'après la question Q14, l'expression du gradient moyen de l'atmosphère humide est :
Pour un gaz parfait diatomique :
Calculons séparément chacun des deux termes :
Le terme adiabatique sec (déterminé à la question Q5) :
-\frac{M g}{C_p} \simeq -\frac{2{,}9 \times 10^{-2} \times 9{,}8}{29{,}1} \simeq -9{,}8 \times 10^{-3}\text{ K}\cdot\text{m}^{-1} = -9{,}8\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}Le terme de réchauffement latent dû à la condensation de l'eau :
\begin{aligned} \frac{\Delta_{\mathrm{vap}}H \, x_v^{(i)}}{C_p h} &= \frac{4{,}1 \times 10^4 \times 0{,}04}{29{,}1 \times 10^4} \\ &\simeq \frac{1{,}64 \times 10^3}{2{,}91 \times 10^5} \simeq 5{,}6 \times 10^{-3}\text{ K}\cdot\text{m}^{-1} = +5{,}6\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} \end{aligned}
On en déduit la valeur du gradient moyen :
Conformément à la consigne demandant un seul chiffre significatif :
Commentaire :
Sur la figure 2, le profil de l'atmosphère standard dans la troposphère présente une décroissance d'environ \Delta T \simeq 217 - 288 = -71\text{ K} sur une épaisseur de 11\text{ km}, soit un gradient moyen :
\Gamma_{\mathrm{ISA}} \simeq -\frac{71}{11} \simeq -6{,}5\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}- Le gradient de l'atmosphère standard est compris entre le gradient adiabatique sec (\Gamma_{\mathrm{sec}} \simeq -10\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}) et le gradient adiabatique humide calculé ici (\Gamma_h \simeq -4\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}).
- Ce résultat est physiquement très cohérent : l'atmosphère réelle n'est ni totalement sèche, ni partout saturée en vapeur d'eau. La libération de chaleur latente lors de la condensation atténue le refroidissement lors de l'ascension de l'air, rendant le gradient thermique moins abrupt dans les zones humides (notamment équatoriales) que dans l'air sec.
Résultat
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : cellule de hadley, convection
On représente sur la figure 3 la circulation de Hadley, qui est le principal courant méridional de l'atmosphère au voisinage de l'équateur. Pourquoi la température de surface est-elle supérieure au voisinage de l'équateur (), par rapport aux latitudes subtropicales () ? Commentez alors la structure de cette circulation : direction des mouvements d'air, présence de précipitations équatoriales, etc.
Voir l'indiceIndice
Justifier l'échauffement équatorial par l'angle d'incidence solaire zénithal, puis expliciter la cellule convective méridienne induite par flottabilité.
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Différence d'insolation équateur-tropiques induisant ascendance humide équatoriale (pluies) et subsidence subtropicale d'air sec (déserts).
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1. Origine de l'écart de température (T_1 > T_0)
La température d'équilibre dépend directement du flux solaire incident moyen absorbé par unité de surface horizontale :
- Au voisinage de l'équateur (0^\circ), les rayons solaires arrivent quasi-perpendiculairement à la surface terrestre : le flux surfacique absorbé est maximal, ce qui conduit à une température de surface élevée T_1.
- Aux latitudes subtropicales (\pm 30^\circ), l'inclinaison des rayons solaires (angle zénithal plus grand) étale la puissance reçue sur une surface plus étendue et allonge le trajet optique dans l'atmosphère (diffusion et absorption accrues). Le flux surfacique moyen est donc plus faible, d'où T_0 < T_1.
2. Structure et fonctionnement de la circulation de Hadley
Ce gradient thermique méridional engendre une cellule de convection thermique fermée :
- Ascendance équatoriale : Au niveau de l'équateur, l'air chaud et saturé en humidité au contact de l'océan devient moins dense que l'air environnant et s'élève par poussée d'Archimède (flèches rouges verticales).
- Précipitations équatoriales : Au cours de l'ascension, la baisse de pression entraîne un refroidissement par détente adiabatique. La saturation est rapidement dépassée, provoquant une condensation massive de la vapeur d'eau : cela donne naissance à d'épais nuages convectifs (cumulonimbus) et à de fortes précipitations caractéristiques de la Zone de Convergence Intertropicale (ZCIT).
- Écoulement d'altitude : Vers z \approx h = 10\text{ km}, l'ascension est bloquée par l'inversion de température de la stratosphère (couche stable). L'air asséché diverge alors en altitude en direction des pôles (vers le nord et vers le sud, flèches bleues horizontales).
- Subsidence subtropicale : En s'éloignant de l'équateur, l'air se refroidit par émission radiative vers l'espace, se densifie et redescend vers le sol vers \pm 30^\circ de latitude (flèches bleues descendantes). Cette compression adiabatique lors de la descente réchauffe et assèche l'air, ce qui inhibe toute formation nuageuse et explique la présence des grands déserts subtropicaux et des anticyclones permanents.
- Courant de retour en surface : Pour fermer la boucle et conserver la masse, l'air retourne des subtropiques vers l'équateur à basse altitude (flèches rouges horizontales), formant au niveau du sol les vents réguliers appelés alizés (déviés vers l'ouest par la force de Coriolis).
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N'expliquez pas la différence de température par une variation de distance au Soleil.
« un nombre préoccupant de copies imagine que la différence de température entre l'équateur et les tropiques serait due à la différence de distance au Soleil. On a ainsi lu dans plus de la moitié des cas "à l'équateur, on est plus proche du soleil". »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : enthalpie libre, potentiel chimique
Exprimez la différentielle de en fonction de , , et des différentielles de et . Exprimez de même la différentielle de en fonction de , , et des différentielles de et . En utilisant l'extensivité de l'enthalpie libre du système complet, donnez son expression en fonction de , , de la quantité de matière en phase vapeur et de la quantité de matière totale .
Voir l'indiceIndice
Utiliser la différentielle fondamentale dG_m = -S_m dT + V_m dP pour chaque phase et appliquer l'extensivité de l'enthalpie libre.
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Expressions de \mathrm{d}G_m = -S_m\,\mathrm{d}T + V_m\,\mathrm{d}P et de l'enthalpie libre totale G = (n - n_v)G_{l,m} + n_v G_{v,m}.
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Pour une mole de corps pur sous une phase homogène donnée, l'enthalpie libre molaire G_m est définie par G_m = U_m + P V_m - T S_m. En différentiant cette relation et en utilisant le premier principe combiné au second pour une mole de phase pure (\mathrm{d}U_m = T\mathrm{d}S_m - P\mathrm{d}V_m), on obtient l'identité thermodynamique fondamentale pour l'enthalpie libre molaire :
En appliquant cette relation à chacune des deux phases (liquide et vapeur) :
L'enthalpie libre est une fonction d'état extensive. L'enthalpie libre totale G du système diphasique est donc la somme des enthalpies libres de chaque phase :
Le système étant fermé, la quantité de matière totale d'eau n = n_l + n_v est constante, d'où n_l = n - n_v. On en déduit l'expression de G :
Résultat
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L'enthalpie libre totale s'exprime par extensivité avec les quantités de matière et non avec les fractions molaires.
« Une confusion dans la définition des grandeurs molaires a souvent été constatée (bien que les candidat.e.s invoquent l'extensivité de G): G = nl * Gm,l + nv * Gm,v et non G = xl * Gm,l + xv * Gm,v »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet X-ENS Physique MP 2021 ?
Surtout 4 chapitres : Premier et second principes de la thermodynamique (24 % des questions, partie 1), Changements d'état du corps pur (24 %), Machines thermiques et systèmes ouverts (23 %, partie 2) et Thermodynamique chimique et équilibres (14 %, partie 3). Plus ponctuellement : Rayonnement thermique, Diffusion thermique et diffusion de particules, Mécanique des fluides, Cinématique et dynamique du point et Facteur de Boltzmann et physique statistique.
Peut-on travailler le sujet X-ENS Physique MP 2021 dès la première année (MPSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet X-ENS Physique MP 2021 ?
Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie 1 est la plus longue (environ 1 h 45).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet X-ENS Physique MP 2021 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet X-ENS Physique MP 2021 ?
Questions de cours : Q3 (mélange de gaz parfaits), Q17 (enthalpie libre), Q18 (équilibre de phase), Q22 (moteur thermique) et Q34 (potentiel chimique). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (équilibre radiatif), Q2 (équilibre radiatif), Q4 (statique des fluides), Q6 (loi de laplace), Q7 (instabilité convective), Q19 (formule de clapeyron), Q20 (formule de clapeyron), Q29 (rendement de curzon-ahlborn)….
Où gagner des points facilement dans le sujet X-ENS Physique MP 2021 ?
Le sujet X-ENS Physique MP 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Le sujet X-ENS Physique MP 2021 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet plutôt accessible. Le jury indique que l'épreuve a été bien réussie en moyenne, avec plusieurs copies à la note maximale et une moyenne de 10,46 pour les candidats français. Écart-type : 3,48 (1 380 présents).
Que faire si l'on bloque sur l'établissement du bilan en Q13 ?
Comment choisir entre les deux solutions pour X₊ en Q29 ?
En appliquant la condition X > 1/2 démontrée en Q28. La maximisation de la puissance donne (2X - 1)^2 = \eta, d'où 2X - 1 = \pm\sqrt{\eta}. Seule la racine positive X_+ = (1 + \sqrt{\eta})/2 respecte le domaine admissible et l'ordre des températures T_c > T_1 > T_2 > T_f.
Faut-il connaître la théorie de la nucléation pour aborder la partie 3 ?
Non : le sujet guide intégralement la modélisation thermodynamique. L'expression du potentiel chimique est fournie en annexe et l'analogie avec la loi d'Arrhénius ou le facteur statistique de Boltzmann suffit pour traiter la question Q40.
Où je me situe, question par question
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