WikiPrépaLivrets

Feuille d'entraînement : Rayonnement thermique

10 questions · filière MP · durée estimée environ 1 h 05

Énoncés

  1. Exercice 1CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2025, Q40· Difficile· ≈ 15 min

    Proposer une estimation du temps minimal envisageable pour qu'une sonde atteigne une distance de 500 unités astronomiques du Soleil, compte tenu des contraintes thermiques et dans les conditions des simulations présentées à la figure 14. On explicitera soigneusement la démarche suivie avec les éventuels choix effectués.

  2. Exercice 2X-ENS Physique MP 2024, Q14· Exigeant· ≈ 6 min

    En utilisant le théorème d'équipartition de l'énergie appliqué au champ électromagnétique contenu dans la cavité en contact avec un thermostat de température fixée , déterminer l'expression de la densité spectrale d'énergie électromagnétique moyenne dans la cavité,

    où est un préfacteur, dépendant de et de notamment, à déterminer.

  3. Exercice 3X-ENS Physique MP 2024, Q20· Intermédiaire· ≈ 5 min

    Calculer l'énergie moyenne du mode électromagnétique de fréquence . Montrer que la densité spectrale d'énergie moyenne associée s'écrit

  4. Exercice 4X-ENS Physique MP 2024, Q21· Exigeant· ≈ 7 min

    En comparant deux énergies caractéristiques, déterminer les expressions asymptotiques de la densité spectrale d'énergie électromagnétique moyenne d'un mode dans la cavité dans les régimes basse et haute fréquences. Tracer sur un même graphique les allures obtenues pour la courbe représentative de en fonction de dans l'approche de Rayleigh-Jeans et dans celle de Planck. Expliquer en quoi les travaux de ce dernier ont permis de résoudre la « catastrophe ultraviolette » à laquelle conduit l'approche de Rayleigh-Jeans, et évoquée à la question 15.

  5. Exercice 5Mines-Ponts Physique 2 MP 2021, Q7· Exigeant· ≈ 7 min

    On s'intéresse au maximum de la densité spectrale de rayonnement pour une température fixée. En posant , déterminer l'équation vérifiée par qui assure un extremum à la fonction . On expliquera rapidement pourquoi la recherche d'un extremum pour permet de trouver un extremum pour .

  6. Exercice 6Mines-Ponts Physique 2 MP 2021, Q8· Intermédiaire· ≈ 6 min

    Montrer, moyennant une approximation raisonnable, que est maximale pour une valeur entière de . En déduire, dans cette approximation, une expression du produit de la longueur d'onde obtenue lorsque est maximale et de la température en fonction de constantes fondamentales de la physique.

  7. Exercice 7Mines-Ponts Physique 2 MP 2021, Q9· Application directe· ≈ 4 min

    Déterminer la température de la surface de l'étoile naine LAWD 21.

  8. Exercice 8X-ENS Physique MP 2021, Q1· Intermédiaire· ≈ 4 min

    Dans un premier modèle, on considère que la surface terrestre absorbe un flux solaire incident , considéré uniforme et indépendant du temps. À l'équilibre, la Terre ré-émet l'intégralité de l'énergie reçue par rayonnement vers le haut. En déduire la température d'équilibre de surface de la Terre dans ce modèle. Faites une application numérique en vous aidant de l'annexe. Commentez le résultat.

  9. Exercice 9X-ENS Physique MP 2021, Q2· Intermédiaire· ≈ 6 min

    Un raffinement du modèle consiste à inclure une atmosphère infiniment fine située à une hauteur au-dessus de la surface de la Terre. Cette atmosphère est transparente au rayonnement solaire incident, mais elle est entièrement absorbante pour le rayonnement infrarouge émis par la Terre. Elle atteint une température d'équilibre , si bien qu'elle rayonne elle aussi un flux d'énergie vers le haut, mais aussi un flux vers le bas. Calculez la température d'équilibre de l'atmosphère, ainsi que la nouvelle température d'équilibre de surface de la Terre. Faites une application numérique en vous aidant de l'annexe. Commentez le résultat obtenu. Comment s'appelle l'effet mis en évidence par ce modèle simple ?

  10. Exercice 10X-ENS Physique MP 2021, Q16· Exigeant· ≈ 6 min

    On représente sur la figure 3 la circulation de Hadley, qui est le principal courant méridional de l'atmosphère au voisinage de l'équateur. Pourquoi la température de surface est-elle supérieure au voisinage de l'équateur (), par rapport aux latitudes subtropicales () ? Commentez alors la structure de cette circulation : direction des mouvements d'air, présence de précipitations équatoriales, etc.

Corrigés

  1. Exercice 1CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2025, Q40

    À l'équilibre thermique stationnaire, la puissance radiative absorbée par la voile compense exactement la puissance qu'elle réémet sous forme thermique :

    \mathcal{P}_{\text{abs}} = \mathcal{P}_{\text{ray}}

    D'après le texte, la puissance absorbée s'écrit :

    \mathcal{P}_{\text{abs}} = \xi I_s \frac{R_T^2}{r^2} S \cos\beta

    Pour l'émission thermique, la voile solaire est une membrane d'épaisseur micrométrique, d'excellente conductivité thermique transversale : ses deux faces sont à la même température T. Elle rayonne donc par ses deux faces (avant et arrière), chacune de surface S, soit une surface émissive totale de 2S :

    \mathcal{P}_{\text{ray}} = 2 S \varphi_{\text{ray}} = 2 S \varepsilon \sigma T^4

    (Remarque : si l'on ne prenait en compte que l'émission par une seule face, on écrirait \mathcal{P}_{\text{ray}} = S \varepsilon \sigma T^4.)

    En égalant les deux puissances :

    \xi I_s \frac{R_T^2}{r^2} S \cos\beta = 2 S \varepsilon \sigma T^4 \implies T(r) = \left( \frac{\xi I_s \cos\beta}{2 \varepsilon \sigma} \right)^{1/4} \sqrt{\frac{R_T}{r}}

    La condition de non-dégradation du matériau, T \le T_{\max} = 700\text{ K}, impose une distance minimale au Soleil r_{\min} :

    r_{\min} = R_T \sqrt{\frac{\xi I_s \cos\beta}{2 \varepsilon \sigma T_{\max}^4}}

    Discutons les choix possibles pour l'orientation \beta au périhélie :

    • Cas conservatoire (le plus défavorable) : incidence normale au rayonnement, soit \beta = 0 (\cos\beta = 1).
      Avec \xi = 0{,}1, I_s = 1{,}4\text{ kW}\cdot\text{m}^{-2} = 1{,}4 \times 10^3\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}, \varepsilon = 0{,}8, \sigma = 5{,}67 \times 10^{-8}\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-4} et T_{\max} = 700\text{ K} :

      \begin{aligned} r_{\min} &= 1{,}0\text{ au} \times \sqrt{\frac{0{,}1 \times 1{,}4 \times 10^3}{2 \times 0{,}8 \times 5{,}67 \times 10^{-8} \times (700)^4}} \\ &= 1{,}0\text{ au} \times \sqrt{\frac{140}{2{,}18 \times 10^4}} \approx 0{,}080\text{ au} \end{aligned}
    • En prenant en compte l'inclinaison de réorientation \beta_e \approx 20^\circ : avec \cos(20^\circ) \approx 0{,}94, on obtient r_{\min} \approx 0{,}080 \times \sqrt{0{,}94} \approx 0{,}078\text{ au} \approx 0{,}08\text{ au}.
    • Si la sonde conserve l'angle d'approche \beta_a \approx -55^\circ : avec \cos(-55^\circ) \approx 0{,}57, on trouve r_{\min} \approx 0{,}080 \times \sqrt{0{,}57} \approx 0{,}061\text{ au} \approx 0{,}06\text{ au}.
    • (Si l'on avait considéré une seule face émissive avec \beta = 0, on aurait obtenu r_{\min} \approx 0{,}080 \times \sqrt{2} \approx 0{,}11\text{ au}.)

    Reportons la valeur r_{\min} \approx 0{,}08\text{ au} sur la courbe de droite de la figure 14 (temps en fonction de r_{\min}) :

    • pour r_{\min} \approx 0{,}08\text{ au}, on lit une durée de vol d'environ 40\text{ à }42\text{ ans} ;
    • avec l'hypothèse d'une inclinaison \beta_a = -55^\circ (r_{\min} \approx 0{,}06\text{ au}), le premier point simulé donne une durée minimale de l'ordre de 35\text{ ans}.
    \boxed{r_{\min} \approx 0{,}08\text{ au} \quad \Longrightarrow \quad t_{\min} \approx 40\text{ ans}}

    (ou environ 35\text{ ans} pour une approche inclinée à -55^\circ).

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  2. Exercice 2X-ENS Physique MP 2024, Q14

    Comme précisé dans le préambule de la partie II.B, chaque mode propre du champ électromagnétique (défini par son triplet (n_x, n_y, n_z) et son état de polarisation) est analogue à un oscillateur harmonique unidimensionnel.

    L'énergie d'un tel mode s'écrit comme la somme de deux termes quadratiques indépendants, correspondant respectivement à l'énergie électrique et à l'énergie magnétique :

    \mathcal{E}_{\text{mode}} = \frac{1}{2} C q^2 + \frac{1}{2} L \dot{q}^2 \quad \text{ou de façon équivalente} \quad \iiint \left( \frac{\varepsilon_0}{2} \vec{E}^2 + \frac{1}{2\mu_0} \vec{B}^2 \right) \mathrm{d}V.

    D'après le théorème de l'équipartition de l'énergie de la physique statistique classique, à l'équilibre thermodynamique avec un thermostat à la température T, chaque terme quadratique indépendant dans le hamiltonien apporte une contribution moyenne égale à \frac{1}{2}k_{\mathrm{B}}T. L'énergie moyenne d'un mode quelconque, quelle que soit sa fréquence \nu, vaut donc :

    \langle \mathcal{E} \rangle = 2 \times \left( \frac{1}{2} k_{\mathrm{B}} T \right) = k_{\mathrm{B}} T.

    L'énergie électromagnétique moyenne totale comprise dans l'intervalle spectral [\nu, \nu + \mathrm{d}\nu] s'écrit alors :

    \mathrm{d}\overline{U} = \overline{\mathcal{U}}(\nu)\,\mathrm{d}\nu = \langle \mathcal{E} \rangle \mathcal{D}(\nu)\,\mathrm{d}\nu.

    En utilisant l'expression de la densité de modes \mathcal{D}(\nu) établie à la question Q13, il vient :

    \overline{\mathcal{U}}(\nu) = \mathcal{D}(\nu)\, k_{\mathrm{B}} T = \frac{8\pi V}{c^3}\nu^2 k_{\mathrm{B}} T.

    Par identification avec la relation demandée \overline{\mathcal{U}}(\nu) = A \nu^2 k_{\mathrm{B}} T, on obtient le préfacteur :

    \boxed{A = \frac{8\pi V}{c^3}}

    et la densité spectrale d'énergie moyenne de Rayleigh-Jeans :

    \boxed{\overline{\mathcal{U}}(\nu) = \frac{8\pi V}{c^3} \nu^2 k_{\mathrm{B}} T}

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  3. Exercice 3X-ENS Physique MP 2024, Q20

    L'énergie d'un mode de fréquence \nu contenant n photons s'écrit \mathcal{E}_n(\nu) = n h \nu. Par linéarité de l'espérance mathématique, l'énergie moyenne de ce mode est donnée par :

    \overline{\mathcal{E}}(\nu) = \sum_{n=0}^{+\infty} \mathcal{E}_n(\nu) \mathcal{P}_n(\nu) = h\nu \sum_{n=0}^{+\infty} n \mathcal{P}_n(\nu) = h\nu \, \bar{n}(\nu).

    En utilisant l'expression du nombre moyen de photons \bar{n}(\nu) établie à la question 18 :

    \bar{n}(\nu) = \frac{1}{\mathrm{e}^{\beta h\nu} - 1},

    on obtient directement l'énergie moyenne d'un mode :

    \boxed{\overline{\mathcal{E}}(\nu) = \frac{h\nu}{\mathrm{e}^{\beta h\nu} - 1}}

    La densité spectrale d'énergie moyenne contenue dans la cavité, \overline{\mathcal{U}}(\nu), correspond à l'énergie moyenne par unité de fréquence. Elle est le produit du nombre de modes par unité de fréquence \mathcal{D}(\nu) par l'énergie moyenne \overline{\mathcal{E}}(\nu) d'un mode :

    \overline{\mathcal{U}}(\nu) = \mathcal{D}(\nu) \, \overline{\mathcal{E}}(\nu).

    D'après le résultat de la question 13, la densité d'états fréquentielle s'écrit :

    \mathcal{D}(\nu) = \frac{8\pi V}{c^3}\nu^2.

    En combinant ces deux relations, on retrouve la loi spectrale de Planck pour l'énergie contenue dans la cavité :

    \boxed{\overline{\mathcal{U}}(\nu) = \frac{8\pi \nu^2 V}{c^3}\frac{h\nu}{\mathrm{e}^{\beta h\nu} - 1}}

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  4. Exercice 4X-ENS Physique MP 2024, Q21

    D'après la question Q20, la densité spectrale d'énergie moyenne s'écrit :

    \overline{\mathcal{U}}(\nu) = \frac{8\pi h V}{c^3} \frac{\nu^3}{\mathrm{e}^{\beta h\nu} - 1} \quad \text{avec} \quad \beta h\nu = \frac{h\nu}{k_{\mathrm{B}}T}

    Les deux énergies caractéristiques intervenant dans le système sont :

    • l'énergie quantique associée à un mode de fréquence \nu : \mathcal{E}_{\mathrm{q}} = h\nu ;
    • l'énergie d'agitation thermique caractéristique : \mathcal{E}_{\mathrm{th}} = k_{\mathrm{B}}T.

    1. Régime des basses fréquences (h\nu \ll k_{\mathrm{B}}T) :

    Lorsque \beta h\nu \ll 1, le quantum d'énergie est très petit devant l'énergie thermique. On effectue un développement limité au premier ordre :

    \mathrm{e}^{\beta h\nu} - 1 \approx 1 + \beta h\nu - 1 = \frac{h\nu}{k_{\mathrm{B}}T}

    Il vient ainsi pour l'énergie moyenne d'un mode :

    \overline{\mathcal{E}}(\nu) = \frac{h\nu}{\mathrm{e}^{\beta h\nu} - 1} \approx k_{\mathrm{B}}T

    ce qui redonne exactement le résultat issu du théorème d'équipartition de l'énergie. La densité spectrale d'énergie devient :

    \boxed{\overline{\mathcal{U}}_{\mathrm{BF}}(\nu) = \frac{8\pi V}{c^3} \nu^2 k_{\mathrm{B}}T}

    On retrouve asymptotiquement la formule classique de Rayleigh-Jeans.

    2. Régime des hautes fréquences (h\nu \gg k_{\mathrm{B}}T) :

    Lorsque \beta h\nu \gg 1, on a \mathrm{e}^{\beta h\nu} \gg 1, d'où :

    \frac{1}{\mathrm{e}^{\beta h\nu} - 1} \approx \mathrm{e}^{-\beta h\nu}

    La densité spectrale d'énergie s'écrit alors :

    \boxed{\overline{\mathcal{U}}_{\mathrm{HF}}(\nu) = \frac{8\pi h V}{c^3} \nu^3 \mathrm{e}^{-\frac{h\nu}{k_{\mathrm{B}}T}}}

    Il s'agit de la loi empirique proposée par Wien (1896), caractérisée par une coupure exponentielle aux hautes fréquences.

    3. Tracé comparatif :

    4. Résolution de la catastrophe ultraviolette :

    Dans le modèle classique de Rayleigh-Jeans, chaque mode possède l'énergie moyenne k_{\mathrm{B}}T, indépendamment de sa fréquence. Comme le nombre de modes croît en \nu^2, la densité spectrale diverge quadratiquement vers l'infini lorsque \nu \to +\infty. L'énergie totale intégrée sur toutes les fréquences divergeait ainsi vers l'infini : c'était la « catastrophe ultraviolette ».

    Dans l'approche de Planck, l'hypothèse de quantification impose que pour exciter un mode de fréquence élevée, une énergie minimale h\nu doit être fournie. Pour des fréquences telles que h\nu \gg k_{\mathrm{B}}T, l'énergie thermique disponible est insuffisante pour peupler ces modes, ce qui entraîne une coupure exponentielle en \mathrm{e}^{-h\nu/k_{\mathrm{B}}T}. L'énergie moyenne d'un mode tend vers 0 lorsque \nu \to +\infty, et l'énergie totale intégrée dans la cavité devient finie, en parfait accord avec l'expérience et la loi de Stefan-Boltzmann.

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  5. Exercice 5Mines-Ponts Physique 2 MP 2021, Q7

    À température T fixée, la variable x est définie par :

    x = \frac{hc}{\lambda k_B T} \quad \implies \quad \frac{1}{\lambda} = \frac{k_B T}{hc} x

    En injectant cette relation dans la loi de Planck, la densité spectrale u s'écrit sous la forme :

    u = 8\pi hc \left(\frac{k_B T}{hc}\right)^5 \frac{x^5}{\mathrm{e}^x - 1} = \frac{8\pi (k_B T)^5}{(hc)^4} f(x) \quad \text{avec} \quad f(x) = \frac{x^5}{\mathrm{e}^x - 1}

    La fonction \lambda \mapsto x(\lambda) réalise une bijection strictement décroissante de ]0, +\infty[ sur ]0, +\infty[, et sa dérivée :

    \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}\lambda} = -\frac{hc}{\lambda^2 k_B T} = -\frac{x}{\lambda}

    ne s'annule en aucun point de ]0, +\infty[. Par dérivation d'une fonction composée :

    \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}\lambda} = \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}x} \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}\lambda}

    Comme \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}\lambda} \neq 0, la condition d'extremum \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}\lambda} = 0 équivaut rigoureusement à \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}x} = 0 (avec changement de signe traduisant le fait qu'un maximum en \lambda correspond à un maximum en x).

    Calculons la dérivée de f par rapport à x pour x > 0 :

    \begin{aligned} \frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}x} &= \frac{5x^4(\mathrm{e}^x - 1) - x^5 \mathrm{e}^x}{(\mathrm{e}^x - 1)^2} \\ &= \frac{x^4 \mathrm{e}^x}{(\mathrm{e}^x - 1)^2} \left[ 5(1 - \mathrm{e}^{-x}) - x \right] \end{aligned}

    Pour x > 0, le facteur \frac{x^4 \mathrm{e}^x}{(\mathrm{e}^x - 1)^2} est strictement positif. L'annulation de la dérivée conduit donc à l'équation transcendante :

    \boxed{x = 5\left(1 - \mathrm{e}^{-x}\right)}

    (que l'on peut également écrire sous la forme \mathrm{e}^{-x} = 1 - \frac{x}{5}).

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  6. Exercice 6Mines-Ponts Physique 2 MP 2021, Q8

    D'après la question Q7, l'extremum de la densité spectrale d'énergie u est atteint pour une valeur de x vérifiant l'équation implicite :

    x = 5\left(1 - \mathrm{e}^{-x}\right)

    Pour x de l'ordre de quelques unités, le terme exponentiel décroissant \mathrm{e}^{-x} devient très rapidement négligeable devant 1 :

    \mathrm{e}^{-x} \ll 1

    Sous cette approximation tout à fait raisonnable, l'équation se simplifie immédiatement en :

    \boxed{ x \simeq 5 }

    qui est bien une valeur entière.

    Par définition du changement de variable introduit à la question Q7 :

    x = \frac{hc}{\lambda_{\max} k_B T}

    On en déduit l'expression du produit \lambda_{\max} T au maximum du spectre :

    \boxed{ \lambda_{\max} T = \frac{hc}{5 k_B} }

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  7. Exercice 7Mines-Ponts Physique 2 MP 2021, Q9

    D'après la figure 2, la courbe théorique de Planck (courbe continue ajustant le spectre d'émission) atteint son maximum pour une longueur d'onde :

    \lambda_{\max} \simeq 106\text{ nm} \simeq 1{,}1 \times 10^{-7}\text{ m}

    En utilisant la loi de Wien sous la forme donnée par l'énoncé, \lambda_{\max} T \simeq 3\text{ mm}\cdot\text{K} = 3 \times 10^{-3}\text{ m}\cdot\text{K}, la température de surface T_s de la naine blanche LAWD 21 s'écrit :

    T_s = \frac{\lambda_{\max} T}{\lambda_{\max}}

    Numériquement :

    T_s \simeq \frac{3 \times 10^{-3}\text{ m}\cdot\text{K}}{1{,}1 \times 10^{-7}\text{ m}} \simeq 2{,}8 \times 10^4\text{ K}

    Avec un seul chiffre significatif conformément aux consignes de l'énoncé :

    \boxed{T_s \simeq 3 \times 10^4\text{ K}}

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  8. Exercice 8X-ENS Physique MP 2021, Q1

    À l'équilibre thermique stationnaire, la surface terrestre réémet vers le haut l'intégralité du flux surfacique d'énergie solaire absorbé I. D'après la loi d'émission radiative fournie dans l'énoncé, le flux surfacique réémis vers l'extérieur s'écrit \phi = s T_0^4. Le bilan de flux s'écrit donc :

    I = s T_0^4

    On en déduit l'expression de la température d'équilibre T_0 :

    \boxed{T_0 = \left(\frac{I}{s}\right)^{1/4}}

    Pour l'application numérique, on utilise les données de l'énoncé et de l'annexe :

    \begin{aligned} I &= 220\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} \\ s &= 5{,}67 \times 10^{-8}\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-4} \\ T_0 &= \left(\frac{220}{5{,}67 \times 10^{-8}}\right)^{1/4} = \left(\frac{220}{5{,}67}\right)^{1/4} \times 10^2\text{ K} \end{aligned}

    En utilisant l'approximation fournie dans l'annexe, (220/5{,}67)^{1/4} \simeq 2{,}5, on obtient, avec deux chiffres significatifs :

    \boxed{T_0 = 250\text{ K} \quad (\text{soit } -23\text{ }^\circ\text{C})}

    Commentaire : La température moyenne ainsi calculée (environ -23\text{ }^\circ\text{C}) est nettement inférieure à la température moyenne effective mesurée à la surface terrestre, qui est d'environ +15\text{ }^\circ\text{C} (288\text{ K}). Cet écart montre qu'un modèle sans atmosphère est insuffisant : l'atmosphère terrestre joue un rôle d'écran thermique grâce à l'effet de serre.

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  9. Exercice 9X-ENS Physique MP 2021, Q2

    À l'équilibre radiatif, le flux surfacique absorbé est égal au flux surfacique émis pour chaque sous-système.

    Bilan sur l'atmosphère : L'atmosphère est transparente au rayonnement solaire I, mais absorbe l'intégralité du rayonnement infrarouge émis par le sol, soit s T_0^4. Elle émet un flux s T_a^4 vers le haut et s T_a^4 vers le bas :

    s T_0^4 = 2 s T_a^4 \quad \implies \quad T_0^4 = 2 T_a^4

    Bilan sur la surface terrestre : Le sol reçoit le flux solaire incident I ainsi que le rayonnement infrarouge émis par l'atmosphère vers le bas, et émet le flux s T_0^4 :

    s T_0^4 = I + s T_a^4

    Détermination de T_a et T_0 : En combinant les deux bilans (ce qui revient également à écrire le bilan global hors atmosphère : flux solaire incident I égal au flux infrarouge émis vers l'espace s T_a^4) :

    s T_a^4 = I \quad \implies \quad T_a = \left(\frac{I}{s}\right)^{1/4}
    s T_0^4 = 2 I \quad \implies \quad T_0 = 2^{1/4} \left(\frac{I}{s}\right)^{1/4} = 2^{1/4} T_a
    \boxed{T_a = \left(\frac{I}{s}\right)^{1/4}} \qquad \text{et} \qquad \boxed{T_0 = 2^{1/4} \left(\frac{I}{s}\right)^{1/4}}

    Applications numériques : En utilisant les valeurs fournies en annexe, à savoir \left(\frac{220}{5{,}67}\right)^{1/4} \simeq 2{,}5 et 2^{1/4} \simeq 1{,}2 :

    \begin{aligned} T_a &= \left(\frac{220}{5{,}67 \times 10^{-8}}\right)^{1/4} = 2{,}5 \times 10^2\text{ K} = 250\text{ K} \\ T_0 &= 1{,}2 \times 250\text{ K} = 300\text{ K} \end{aligned}

    Avec deux chiffres significatifs :

    \boxed{T_a = 2{,}5 \times 10^2\text{ K} = -23^\circ\text{C}} \qquad \text{et} \qquad \boxed{T_0 = 3{,}0 \times 10^2\text{ K} = 27^\circ\text{C}}

    Commentaire et nom du phénomène : L'effet mis en évidence par ce modèle est l'effet de serre.

    La présence d'une couche atmosphérique absorbant le rayonnement infrarouge tellurique et réémettant une partie de cette énergie vers le sol réchauffe notablement la surface (+50 K par rapport au modèle sans atmosphère). La température obtenue (300\text{ K}) est compatible avec la présence d'eau liquide et le développement de la vie, et s'approche de la température moyenne réelle observée à la surface de la Terre (\approx 288\text{ K} = 15^\circ\text{C}). Elle est légèrement surestimée ici car l'atmosphère réelle n'est pas un corps noir parfait absorbant à 100 % l'infrarouge (existence de fenêtres atmosphériques) et les transferts convectifs évacuent également de la chaleur vers l'altitude.

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  10. Exercice 10X-ENS Physique MP 2021, Q16

    1. Origine de l'écart de température (T_1 > T_0)

    La température d'équilibre dépend directement du flux solaire incident moyen absorbé par unité de surface horizontale :

    • Au voisinage de l'équateur (0^\circ), les rayons solaires arrivent quasi-perpendiculairement à la surface terrestre : le flux surfacique absorbé est maximal, ce qui conduit à une température de surface élevée T_1.
    • Aux latitudes subtropicales (\pm 30^\circ), l'inclinaison des rayons solaires (angle zénithal plus grand) étale la puissance reçue sur une surface plus étendue et allonge le trajet optique dans l'atmosphère (diffusion et absorption accrues). Le flux surfacique moyen est donc plus faible, d'où T_0 < T_1.

    2. Structure et fonctionnement de la circulation de Hadley

    Ce gradient thermique méridional engendre une cellule de convection thermique fermée :

    • Ascendance équatoriale : Au niveau de l'équateur, l'air chaud et saturé en humidité au contact de l'océan devient moins dense que l'air environnant et s'élève par poussée d'Archimède (flèches rouges verticales).
    • Précipitations équatoriales : Au cours de l'ascension, la baisse de pression entraîne un refroidissement par détente adiabatique. La saturation est rapidement dépassée, provoquant une condensation massive de la vapeur d'eau : cela donne naissance à d'épais nuages convectifs (cumulonimbus) et à de fortes précipitations caractéristiques de la Zone de Convergence Intertropicale (ZCIT).
    • Écoulement d'altitude : Vers z \approx h = 10\text{ km}, l'ascension est bloquée par l'inversion de température de la stratosphère (couche stable). L'air asséché diverge alors en altitude en direction des pôles (vers le nord et vers le sud, flèches bleues horizontales).
    • Subsidence subtropicale : En s'éloignant de l'équateur, l'air se refroidit par émission radiative vers l'espace, se densifie et redescend vers le sol vers \pm 30^\circ de latitude (flèches bleues descendantes). Cette compression adiabatique lors de la descente réchauffe et assèche l'air, ce qui inhibe toute formation nuageuse et explique la présence des grands déserts subtropicaux et des anticyclones permanents.
    • Courant de retour en surface : Pour fermer la boucle et conserver la masse, l'air retourne des subtropiques vers l'équateur à basse altitude (flèches rouges horizontales), formant au niveau du sol les vents réguliers appelés alizés (déviés vers l'ouest par la force de Coriolis).

    Indice, stratégie et pièges de cette question

Corrigés rédigés et vérifiés par WikiPrépa. Notre méthode

Feuille d'entraînement : Rayonnement thermique | WikiPrépa