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Corrigé détaillé Mines Physique 2 MP 2021

Le marteau de Thor

Ce sujet original et particulièrement formateur s'appuie sur la légende nordique du marteau de Thor pour explorer la physique des naines blanches, à travers l'exemple de l'étoile LAWD 21. Le problème propose un parcours remarquable à l'interface de plusieurs pans majeurs du programme de MP : après une brève introduction mécanique amusante sur la masse d'un tel marteau, il aborde la spectroscopie atomique (série de Lyman et modèle de Bohr) et le rayonnement thermique du corps noir (loi de Planck et loi de déplacement de Wien).

La seconde moitié de l'épreuve constitue une étude astrophysique approfondie et cohérente de la structure interne de l'astre : on y étudie la stabilité mécanique de l'étoile par équilibre entre pression de dégénérescence quantique de Fowler et contraction gravitationnelle, avant d'aborder la cristallisation du cœur de carbone grâce au modèle de sphère de Wigner-Seitz, combinant électrostatique, dynamique classique et physique statistique quantique (critère de fusion de Lindemann). C'est un excellent sujet de synthèse pour consolider ses repères en mécanique quantique et en physique statistique.

En bref sur ce sujet

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 2 h pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

7 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

Rapides et accessibles (14) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Voir les 2 autres

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Les parties II, III et IV peuvent être traitées de manière indépendante, à l'exception de la question finale Q23 qui réutilise la température de surface déterminée en Q9.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Partie I : Le marteau

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : masse volumique, ordre de grandeur

Déterminer numériquement la masse du marteau de THOR.

Voir l'indice

Calculer d'abord la masse volumique moyenne \rho_\star de la naine blanche assimilée à une sphère homogène de masse M_\star et de rayon R_\star, puis multiplier par le volume du parallélépipède.

Voir la stratégie
  1. Calculer le volume V_m de l'extrémité parallélépipédique du marteau à partir de ses dimensions.
  2. Déterminer la masse volumique moyenne \rho_{\star} de la naine blanche assimilée à une sphère homogène de masse M_{\star} et de rayon R_{\star}.
  3. En déduire la masse m_m = \rho_{\star} V_m du marteau avec un seul chiffre significatif, conformément aux consignes de l'énoncé.
Voir la réponse courte

Calcul de la masse du marteau à partir des dimensions données et de la masse volumique de la matière d'une naine blanche.

Voir le corrigé complet

Le marteau est constitué du matériau de la naine blanche supposée homogène et sphérique. La masse volumique de ce matériau s'écrit :

\rho_{\star} = \frac{M_{\star}}{V_{\star}} = \frac{M_{\star}}{\dfrac{4}{3}\pi R_{\star}^{3}} = \frac{3 M_{\star}}{4\pi R_{\star}^{3}}

Le volume du parallélépipède formant l'extrémité du marteau vaut :

V_m = 15 \times 15 \times 21 \text{ cm}^3 = 4\,725 \text{ cm}^3 = 4{,}725 \times 10^{-3}\text{ m}^3

La masse m_m du marteau est donc donnée par :

m_m = \rho_{\star} V_m = \frac{3 M_{\star} V_m}{4\pi R_{\star}^{3}}

Avec les valeurs numériques fournies :

  • M_{\star} = 1 \times 10^{30}\text{ kg},
  • R_{\star} = 1 \times 10^4\text{ km} = 1 \times 10^7\text{ m},
  • V_{\star} = \dfrac{4\pi}{3}(1 \times 10^7)^3 \simeq 4{,}2 \times 10^{21}\text{ m}^3,

on obtient la masse volumique :

\rho_{\star} = \frac{1 \times 10^{30}}{4{,}2 \times 10^{21}} \simeq 2{,}4 \times 10^8\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}

D'où la masse du marteau :

m_m = 2{,}4 \times 10^8 \times 4{,}725 \times 10^{-3} \simeq 1{,}1 \times 10^6\text{ kg}

En arrondissant à un chiffre significatif :

\boxed{m_m = 1 \times 10^6\text{ kg}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention aux conversions d'unités de volume, qui ont mis en échec de nombreux candidats.

« Les conversions d’unités volumiques ont été souvent fatales aux candidats. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : énergie potentielle de pesanteur, ordre de grandeur

Dans un environnement terrestre, proposer une évaluation numérique de la variation d'énergie potentielle du marteau lorsque THOR l'utilise pour frapper des rochers. Commenter le résultat en sachant que l'explosion d'un bâton de dynamite utilisé dans les mines ou les travaux publics dégage une énergie de l'ordre de .

Voir l'indice

Considérer une élévation de hauteur typique d'un bras humain (\Delta z \sim 1\text{ m}) et évaluer \Delta E_p = m_m g \Delta z pour comparer cet ordre de grandeur aux 10^6\text{ J} dégagés par un bâton de dynamite.

Voir la stratégie
  1. Estimer la hauteur caractéristique h d'élévation du marteau lors d'un mouvement de frappe, compte tenu de la taille humaine de Thor et du manche court de l'arme.
  2. Calculer la variation d'énergie potentielle de pesanteur correspondante |\Delta E_p| = m_m g h à la surface de la Terre (g \simeq 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}).
  3. Comparer l'énergie libérée lors de l'impact à celle d'un bâton de dynamite (10^6\text{ J}) pour commenter l'efficacité destructrice du marteau.
Voir la réponse courte

Évaluation de \Delta E_p = Mgh pour un coup de marteau et comparaison spectaculaire à l'énergie libérée par de la dynamite.

Voir le corrigé complet

Thor possédant une morphologie humaine et son marteau étant muni d'un manche court, la hauteur typique sur laquelle il lève le marteau au-dessus du sol (ou du rocher) avant de frapper est de l'ordre de grandeur de l'allonge d'un bras, soit :

h \sim 1\text{ m}

Dans le champ de pesanteur terrestre uniforme où g \simeq 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}, la variation d'énergie potentielle de pesanteur du marteau de masse m_m \simeq 10^6\text{ kg} (déterminée à la question 1) lors de sa descente s'écrit :

|\Delta E_p| = m_m g h

L'application numérique donne, avec un seul chiffre significatif :

|\Delta E_p| \simeq 10^6 \times 10 \times 1 = 10^7\text{ J}
\boxed{|\Delta E_p| \sim 10^7\text{ J}}

Commentaire : L'énergie cinétique acquise par le marteau lors de sa chute (sans même compter la force musculaire surhumaine éventuellement exercée par Thor pour accélérer le coup) est transférée au rocher lors de l'impact. Cette énergie de l'ordre de 10^7\text{ J} équivaut à celle libérée par l'explosion d'une dizaine de bâtons de dynamite concentrée au point d'impact. Il est donc tout à fait cohérent qu'un tel coup pulvérise instantanément les rochers les plus massifs.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Inutile de rédiger de longues réponses : il suffit de poser le calcul, de le mener et de conclure.

« Souvent, les réponses sont longues alors qu’il s’agit de poser le calcul, le conduire et conclure. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021

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Partie II : Analyse du spectre de l'étoile naine

Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : formule de rydberg, photon

Les raies de LYMAN du spectre de la figure 2 sont dues au retour de l'électron dans son niveau fondamental. Vérifier numériquement la vraisemblance de cette affirmation.

Voir l'indice

Calculer la longueur d'onde de transition entre un niveau excité n et l'état fondamental n=1 (\lambda = hc / [E_0(1 - 1/n^2)]), notamment pour n=2 et n\to\infty, puis comparer aux longueurs d'onde du spectre UV lointain de la figure 2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie du photon émis lors d'une transition électronique du niveau n (n \geqslant 2) vers le niveau fondamental n=1.
  2. En déduire l'expression générale de la longueur d'onde \lambda_n correspondante et calculer numériquement les bornes de cette série (transition \text{Ly}\,\beta avec n=3 et la limite de série n \to \infty).
  3. Comparer ces valeurs aux longueurs d'onde du spectre de la figure 2.
Voir la réponse courte

Calcul des longueurs d'onde de la série de Lyman par la formule de Rydberg et vérification de la concordance avec le spectre fourni.

Voir le corrigé complet

Lors de la désexcitation d'un électron de l'atome d'hydrogène d'un niveau n \in \mathbb{N}^* (n > 1) vers le niveau fondamental n_1 = 1, la conservation de l'énergie s'écrit :

\Delta E = E_n - E_1 = - \frac{E_0}{n^2} - \left(-E_0\right) = E_0 \left( 1 - \frac{1}{n^2} \right)

D'après la relation de Planck-Einstein, l'énergie du photon émis est liée à sa longueur d'onde dans le vide \lambda_n par \Delta E = \frac{h c}{\lambda_n}, d'où :

\lambda_n = \frac{h c}{E_0 \left( 1 - \frac{1}{n^2} \right)}

Calculons la constante \frac{h c}{E_0}, qui correspond à la limite de la série de Lyman (n \to \infty) :

\lambda_\infty = \frac{h c}{E_0} = \frac{6{,}6 \times 10^{-34} \times 3{,}0 \times 10^8}{13{,}6 \times 1{,}6 \times 10^{-19}} = \frac{1{,}98 \times 10^{-25}}{2{,}18 \times 10^{-18}} \simeq 9{,}1 \times 10^{-8}\text{ m} = 91\text{ nm}

Pour les premières transitions visibles sur le spectre de la figure 2 :

  • Raie \text{Ly}\,\beta (n=3 \to 1) :

    \lambda_\beta = \frac{\lambda_\infty}{1 - \frac{1}{9}} = \frac{9}{8} \lambda_\infty \simeq \frac{9}{8} \times 91{,}0\text{ nm} \simeq 102\text{ nm}
  • Raie \text{Ly}\,\gamma (n=4 \to 1) :

    \lambda_\gamma = \frac{\lambda_\infty}{1 - \frac{1}{16}} = \frac{16}{15} \lambda_\infty \simeq \frac{16}{15} \times 91{,}0\text{ nm} \simeq 97\text{ nm}

Sur la figure 2, la raie marquée \text{Ly}\,\beta se situe précisément vers \lambda \simeq 103\text{ nm}, la raie \text{Ly}\,\gamma vers \lambda \simeq 97\text{ nm}, et l'accumulation des raies tend vers la limite de série à gauche autour de 91\text{ nm} - 92\text{ nm}.

L'accord est excellent :

\boxed{\text{L'affirmation est vérifiée : les raies observées correspondent bien à la série de Lyman.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à ne pas confondre l'énergie de l'électron avec celle du photon émis, qui est une différence d'énergie.

« Choix du système : il ne faut pas confondre l’énergie de l’électron et l’énergie du photon qui est une différence d’énergie électronique. Cela a perdu beaucoup de candidats. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : niveau d'énergie, transition électronique

La raie la plus marquée du spectre est la raie LYMAN notée Ly sur le spectre de la figure 2. On constate que la raie LYMAN est plus proche de la raie LYMAN que cette dernière est proche de la raie LYMAN . Expliquer.

Voir l'indice

Exprimer l'écart énergétique entre niveaux successifs \Delta E_{n\to 1} en fonction de n, et constater que les niveaux s'accumulent au fur et à mesure que n augmente vers le continuum.

Voir la stratégie
  1. Identifier les transitions électroniques associées aux raies Ly \beta, Ly \gamma et Ly \delta de la série de Lyman.
  2. Exprimer l'écart en énergie et en longueur d'onde entre raies successives pour mettre en évidence le phénomène d'accumulation vers la limite de la série.
Voir la réponse courte

Les niveaux d'énergie en -1/n^2 se resserrent pour n croissant, rapprochant les raies successives en longueur d'onde.

Voir le corrigé complet

Les raies de la série de Lyman correspondent aux transitions désexcitatrices depuis un niveau quantique initial n > 1 vers le niveau fondamental n_f = 1 :

  • raie Ly \beta : transition n = 3 \to 1 ;
  • raie Ly \gamma : transition n = 4 \to 1 ;
  • raie Ly \delta : transition n = 5 \to 1.

D'après la formule de Bohr rappelée dans l'énoncé, l'énergie d'un photon émis lors de la transition n \to 1 s'écrit :

\Delta E_n = E_n - E_1 = E_0\left(1 - \frac{1}{n^2}\right) = \frac{hc}{\lambda_n}

d'où l'expression de la longueur d'onde de la raie associée :

\lambda_n = \frac{hc}{E_0}\frac{n^2}{n^2 - 1} = \lambda_\infty \frac{n^2}{n^2 - 1}

où \lambda_\infty = \frac{hc}{E_0} \simeq 91\text{ nm} représente la limite de la série de Lyman (n \to \infty).

Calculons les écarts en longueur d'onde entre raies consécutives :

\begin{aligned} \lambda_\beta - \lambda_\gamma &= \lambda_3 - \lambda_4 = \lambda_\infty \left(\frac{9}{8} - \frac{16}{15}\right) = \frac{7}{120}\lambda_\infty \simeq 0{,}058\,\lambda_\infty \simeq 5{,}3\text{ nm} \\ \lambda_\gamma - \lambda_\delta &= \lambda_4 - \lambda_5 = \lambda_\infty \left(\frac{16}{15} - \frac{25}{24}\right) = \frac{3}{120}\lambda_\infty = \frac{1}{40}\lambda_\infty \simeq 0{,}025\,\lambda_\infty \simeq 2{,}3\text{ nm} \end{aligned}

On constate donc explicitement que :

\boxed{\lambda_\gamma - \lambda_\delta < \lambda_\beta - \lambda_\gamma}

Physiquement, comme les niveaux d'énergie de l'hydrogène varient en -1/n^2, l'écart entre niveaux successifs \Delta E_{n+1,n} = E_{n+1}-E_n \sim \frac{2E_0}{n^3} décroît très rapidement lorsque n augmente. Les raies d'émission se resserrent ainsi progressivement pour s'accumuler au voisinage de la longueur d'onde limite \lambda_\infty.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une argumentation qualitative doit être rigoureuse, explicite et en accord avec les observations.

« Une réponse qualitative était acceptée, pourvu qu’elle soit rigoureusement logique et suffisamment explicite. »

« La rédaction d’une réponse qualitative reste difficile, des conclusions à l’opposé des observations ont été vues. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : effet doppler, vitesse quadratique moyenne

La résolution spectrale du spectromètre utilisé dans la mission FUSE permet d'étudier la forme d'étaillée des différentes raies. Sur la figure 3 on peut voir que les raies possèdent une certaine largeur autour d'une longueur d'onde particulière. A quoi est dû cet élargissement ? En supposant que l'hydrogène qui émet ce rayonnement est un gaz parfait déterminer une relation entre notamment , et une caractéristique thermodynamique de l'étoile.

Voir l'indice

Relier l'élargissement spectral à l'effet Doppler dû à l'agitation thermique des atomes, en estimant la vitesse thermique typique v_{\text{th}} = \sqrt{k_B T / m_p} par le théorème de l'équipartition de l'énergie.

Voir la stratégie
  1. Identifier la cause physique de l'élargissement : la distribution des vitesses des atomes émetteurs conduit, par effet Doppler-Fizeau, à un étalement des longueurs d'onde reçues (élargissement thermique).
  2. Exprimer le décalage Doppler en fonction de la composante de vitesse le long de la ligne de visée.
  3. Relier la vitesse caractéristique des atomes à la température T du gaz parfait grâce à la théorie cinétique des gaz (ou théorème de l'équipartition de l'énergie).
Voir la réponse courte

Élargissement Doppler thermique reliant l'écart spectral \delta\lambda/\lambda à la vitesse quadratique moyenne v_{\mathrm{qm}} \propto \sqrt{k_B T / m}.

Voir le corrigé complet

1. Origine de l'élargissement :

Cet élargissement est dû à l'effet Doppler thermique : les atomes d'hydrogène de l'atmosphère stellaire sont animés d'un mouvement d'agitation thermique aléatoire. Les atomes s'approchant ou s'éloignant de l'observateur émettent des photons dont la longueur d'onde perçue est décalée vers le bleu ou vers le rouge par effet Doppler-Fizeau. La superposition de ces contributions pour une distribution de vitesses produit une raie élargie de profil gaussien (comme observé sur la figure 3).

2. Relation entre \delta\lambda, \lambda et la température T :

Considérons un atome d'hydrogène de masse m_H \simeq m_p se déplaçant à la vitesse v_\parallel le long de la ligne de visée de l'observateur. Dans le cadre non relativiste (v_\parallel \ll c), le décalage Doppler de la longueur d'onde reçue par rapport à la longueur d'onde propre d'émission \lambda s'écrit :

\frac{\Delta\lambda}{\lambda} = \frac{v_\parallel}{c}

L'hydrogène étant modélisé comme un gaz parfait à l'équilibre thermodynamique à la température T, la distribution des vitesses suit la loi de Maxwell-Boltzmann. D'après le théorème de l'équipartition de l'énergie, l'énergie cinétique moyenne associée au degré de liberté selon la ligne de visée vérifie :

\frac{1}{2} m_p \langle v_\parallel^2 \rangle = \frac{1}{2} k_B T \implies v_{\text{th}} = \sqrt{\langle v_\parallel^2 \rangle} = \sqrt{\frac{k_B T}{m_p}}

La dispersion ou largeur typique \delta\lambda de la raie est donc directement reliée à la dispersion de vitesse thermique v_{\text{th}} par :

\frac{\delta\lambda}{\lambda} \sim \frac{v_{\text{th}}}{c} = \frac{1}{c} \sqrt{\frac{k_B T}{m_p}}

Soit, en isolant \delta\lambda :

\boxed{\delta\lambda \sim \frac{\lambda}{c} \sqrt{\frac{k_B T}{m_p}}}

où la caractéristique thermodynamique de l'étoile est la température T de son atmosphère.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait identifier la cause physique du phénomène observé plutôt que se borner à le décrire.

« Question de culture générale en physique pour laquelle nous avons eu quelques réponses convenables. Certains décrivent le phénomène au lieu d’en chercher la cause. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI

Notions : modèle de bohr, quantification de l'énergie

Établir l'expression de en fonction de , , et .

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'électron en orbite circulaire de rayon r soumis à la force coulombienne, exprimer l'énergie mécanique totale, puis injecter la condition de quantification du moment cinétique L = m_e v r = n\hbar.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'électron en orbite circulaire uniforme autour du proton supposé fixe (approximation du noyau infiniment lourd).
  2. Exprimer l'énergie mécanique totale de l'électron en fonction de la distance r au noyau.
  3. Utiliser la condition de quantification du moment cinétique de Bohr pour exprimer le rayon r_n des orbites permises, puis en déduire l'énergie E_n et identifier E_0.
Voir la réponse courte

Modèle planétaire de Bohr : équilibre circulaire newtonien et quantification du moment cinétique pour exprimer l'énergie de l'état fondamental E_0.

Voir le corrigé complet

Le noyau (proton), beaucoup plus lourd que l'électron (m_p \gg m_e), est supposé immobile à l'origine O du référentiel galiléen d'étude.

L'électron, de masse m_e et de charge -e, décrit une trajectoire circulaire de rayon r à la vitesse v. Il est soumis à la force électrostatique attractive exercée par le noyau de charge +e :

\vec{F} = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r^2}\,\widehat{e}_r

Le mouvement étant circulaire uniforme, l'accélération est purement centripète : \vec{a} = -\dfrac{v^2}{r}\widehat{e}_r. Le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe radial donne :

m_e \frac{v^2}{r} = \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r^2} \implies m_e v^2 = \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r}

L'énergie cinétique de l'électron s'écrit alors :

E_c = \frac{1}{2}m_e v^2 = \frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 r}

En choisissant une énergie potentielle nulle à l'infini, l'énergie potentielle électrostatique est :

E_p = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r}

L'énergie mécanique totale vaut donc :

E = E_c + E_p = -\frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 r}

D'après le postulat de Bohr, le moment cinétique scalaire L = m_e v r est quantifié selon :

L = m_e v r = n\hbar \quad (n \in \mathbb{N}^*) \implies v = \frac{n\hbar}{m_e r}

En réinjectant cette expression dans la relation dynamique m_e v^2 r = \dfrac{e^2}{4\pi\varepsilon_0} :

m_e \left(\frac{n\hbar}{m_e r}\right)^2 r = \frac{n^2\hbar^2}{m_e r} = \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0}

On en déduit le rayon de l'orbite quantifiée associée à l'entier n :

r_n = \frac{4\pi\varepsilon_0\hbar^2}{m_e e^2}\,n^2

L'énergie mécanique correspondante s'exprime ainsi :

E_n = -\frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 r_n} = -\frac{m_e e^4}{32\pi^2\varepsilon_0^2\hbar^2}\,\frac{1}{n^2}

Par identification avec E_n = -\dfrac{E_0}{n^2}, on obtient :

\boxed{E_0 = \frac{m_e e^4}{32\pi^2\varepsilon_0^2\hbar^2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Cette étude classique nécessite deux équations et un formalisme vectoriel rigoureux sans omettre la projection.

« Question de mécanique peu réussie. L’étude d’une trajectoire circulaire dans un champ newtonien est classique. Techniquement, il faut 2 équations pour éliminer 2 inconnues. »

« rappelons que la projection d’une égalité vectorielle ne consiste pas à ôter les flèches des vecteurs ; il faut choisir les coordonnées adéquates et appliquer les savoir-faire du cours de cinématique. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : loi de planck, loi de wien

On s'intéresse au maximum de la densité spectrale de rayonnement pour une température fixée. En posant , déterminer l'équation vérifiée par qui assure un extremum à la fonction . On expliquera rapidement pourquoi la recherche d'un extremum pour permet de trouver un extremum pour .

Voir l'indice

Dériver u par rapport à x ou à \lambda en utilisant la règle de dérivation en chaîne, puis traduire la condition d'annulation de la dérivée sous la forme d'une équation transcendante en x.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la densité spectrale d'énergie u en fonction de la variable adimensionnée x = \frac{hc}{\lambda k_B T}.
  2. Justifier la correspondance des extrema entre u(\lambda) et u(x) à l'aide du théorème de dérivation des fonctions composées et de la stricte monotonie du changement de variable.
  3. Calculer la dérivée \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}x} et poser l'équation d'annulation pour obtenir l'équation transcendante vérifiée par x.
Voir la réponse courte

Dérivation de la densité spectrale d'énergie par rapport à la variable adimensionnée x pour trouver la condition d'extremum.

Voir le corrigé complet

À température T fixée, la variable x est définie par :

x = \frac{hc}{\lambda k_B T} \quad \implies \quad \frac{1}{\lambda} = \frac{k_B T}{hc} x

En injectant cette relation dans la loi de Planck, la densité spectrale u s'écrit sous la forme :

u = 8\pi hc \left(\frac{k_B T}{hc}\right)^5 \frac{x^5}{\mathrm{e}^x - 1} = \frac{8\pi (k_B T)^5}{(hc)^4} f(x) \quad \text{avec} \quad f(x) = \frac{x^5}{\mathrm{e}^x - 1}

La fonction \lambda \mapsto x(\lambda) réalise une bijection strictement décroissante de ]0, +\infty[ sur ]0, +\infty[, et sa dérivée :

\frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}\lambda} = -\frac{hc}{\lambda^2 k_B T} = -\frac{x}{\lambda}

ne s'annule en aucun point de ]0, +\infty[. Par dérivation d'une fonction composée :

\frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}\lambda} = \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}x} \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}\lambda}

Comme \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}\lambda} \neq 0, la condition d'extremum \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}\lambda} = 0 équivaut rigoureusement à \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}x} = 0 (avec changement de signe traduisant le fait qu'un maximum en \lambda correspond à un maximum en x).

Calculons la dérivée de f par rapport à x pour x > 0 :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}x} &= \frac{5x^4(\mathrm{e}^x - 1) - x^5 \mathrm{e}^x}{(\mathrm{e}^x - 1)^2} \\ &= \frac{x^4 \mathrm{e}^x}{(\mathrm{e}^x - 1)^2} \left[ 5(1 - \mathrm{e}^{-x}) - x \right] \end{aligned}

Pour x > 0, le facteur \frac{x^4 \mathrm{e}^x}{(\mathrm{e}^x - 1)^2} est strictement positif. L'annulation de la dérivée conduit donc à l'équation transcendante :

\boxed{x = 5\left(1 - \mathrm{e}^{-x}\right)}

(que l'on peut également écrire sous la forme \mathrm{e}^{-x} = 1 - \frac{x}{5}).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pour déterminer un extremum après changement de variable, il faut justifier sa bijection, par stricte monotonie.

« Quand il y a un changement de variable, celui-ci doit être bijectif. Un argument de stricte monotonie nous contentait. »

« Des périphrases comme "les deux variables sont liées" sont insuffisantes. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : loi de wien

Montrer, moyennant une approximation raisonnable, que est maximale pour une valeur entière de . En déduire, dans cette approximation, une expression du produit de la longueur d'onde obtenue lorsque est maximale et de la température en fonction de constantes fondamentales de la physique.

Voir l'indice

Remarquer que pour x de l'ordre de quelques unités, l'exponentielle négative \mathrm{e}^{-x} est très petite devant 1, ce qui permet d'arrondir x à l'entier le plus proche et d'en déduire directement la relation \lambda_{\max} T.

Voir la stratégie
  1. Repartir de la relation implicite obtenue à la question Q7 : x = 5(1 - \mathrm{e}^{-x}).
  2. Justifier l'approximation consistant à négliger \mathrm{e}^{-x} devant 1 pour en déduire la valeur entière de x.
  3. Exprimer \lambda_{\max} T à partir de la définition de x.
Voir la réponse courte

Approximation exponentielle e^x \gg 1 menant à x \approx 5 et établissement de la loi du déplacement de Wien \lambda_{\max}T = \text{cte}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q7, l'extremum de la densité spectrale d'énergie u est atteint pour une valeur de x vérifiant l'équation implicite :

x = 5\left(1 - \mathrm{e}^{-x}\right)

Pour x de l'ordre de quelques unités, le terme exponentiel décroissant \mathrm{e}^{-x} devient très rapidement négligeable devant 1 :

\mathrm{e}^{-x} \ll 1

Sous cette approximation tout à fait raisonnable, l'équation se simplifie immédiatement en :

\boxed{ x \simeq 5 }

qui est bien une valeur entière.

Par définition du changement de variable introduit à la question Q7 :

x = \frac{hc}{\lambda_{\max} k_B T}

On en déduit l'expression du produit \lambda_{\max} T au maximum du spectre :

\boxed{ \lambda_{\max} T = \frac{hc}{5 k_B} }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait négliger le terme en exponentielle plutôt que tenter un développement limité incohérent en zéro.

« Question moyennement réussie qui demandait d’envisager de négliger e−x. De nombreux cas d’incohérence d’un développement limité de exp(x) au voisinage de 0 pour conclure x = 4. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021

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Question 9

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Notions : loi de wien, température

Déterminer la température de la surface de l'étoile naine LAWD 21.

Voir l'indice

Lire graphiquement la longueur d'onde \lambda_{\max} correspondant au sommet de la composante continue sur la figure 2, puis utiliser la loi de Wien fournie.

Voir la stratégie
  1. Repérer sur la figure 2 le maximum de la courbe continue correspondant au meilleur ajustement par la loi de Planck pour en déduire la longueur d'onde d'émission maximale \lambda_{\max}.
  2. Appliquer la loi de déplacement de Wien fournie par l'énoncé, \lambda_{\max} T \simeq 3\text{ mm}\cdot\text{K}, en respectant la consigne d'un unique chiffre significatif.
Voir la réponse courte

Lecture du maximum d'émission sur le spectre et application de la loi de Wien pour déduire la température de surface.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 2, la courbe théorique de Planck (courbe continue ajustant le spectre d'émission) atteint son maximum pour une longueur d'onde :

\lambda_{\max} \simeq 106\text{ nm} \simeq 1{,}1 \times 10^{-7}\text{ m}

En utilisant la loi de Wien sous la forme donnée par l'énoncé, \lambda_{\max} T \simeq 3\text{ mm}\cdot\text{K} = 3 \times 10^{-3}\text{ m}\cdot\text{K}, la température de surface T_s de la naine blanche LAWD 21 s'écrit :

T_s = \frac{\lambda_{\max} T}{\lambda_{\max}}

Numériquement :

T_s \simeq \frac{3 \times 10^{-3}\text{ m}\cdot\text{K}}{1{,}1 \times 10^{-7}\text{ m}} \simeq 2{,}8 \times 10^4\text{ K}

Avec un seul chiffre significatif conformément aux consignes de l'énoncé :

\boxed{T_s \simeq 3 \times 10^4\text{ K}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait repérer et utiliser la courbe de la loi de Planck directement tracée sur le spectre fourni.

« Cette question a souvent posé un problème d’appropriation de l’énoncé : la courbe de la loi de Planck du spectre est explicitement donnée dans la figure 2. »

« Les questions Q9, Q11 et Q16 montrent combien il reste difficile de s’approprier l’énoncé et d’en retranscrire les informations dans les grandeurs physiques employées. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021

Question déjà tombée ailleurs

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 2 MP 2021 ?

Surtout 4 chapitres : Physique quantique (20 % des questions, partie II), Facteur de Boltzmann et physique statistique (15 %), Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (13 %, partie I) et Rayonnement thermique (13 %). Plus ponctuellement : Cinématique et dynamique du point, Atomistique, liaisons et cristallographie, Mouvement dans un champ de force centrale, Premier et second principes de la thermodynamique, Électrostatique…

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 2 MP 2021 dès la première année (MPSI) ?

En partie : 13 questions sur 23 (57 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la partie I en entier (Q1 et Q2). Avec les autres programmes de première année : 12 en PCSI, 10 en PTSI, 12 en MP2I, 10 en TSI1 et 11 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 2 MP 2021 ?

Environ 2 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie IV est la plus longue (environ 50 min).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 2 MP 2021 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q18 (force centrale) et Q22 (oscillateur harmonique).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 2 MP 2021 ?

Questions de cours : Q6 (modèle de bohr), Q13 (force gravitationnelle) et Q20 (facteur de boltzmann). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q3 (formule de rydberg), Q7 (loi de planck), Q17 (théorème de gauss) et Q21 (énergie moyenne).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 2 MP 2021 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (14 sur 23), par exemple : Q1 à Q4, Q8 à Q14, Q16, Q19 et Q20. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q17 et Q22.

Le sujet Mines-Ponts Physique 2 MP 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Comment justifier la recherche d'extremum via le changement de variable en Q7 ?

Par la stricte monotonie du changement de variable. La relation x(\lambda) = \frac{hc}{\lambda k_B T} est une bijection strictement décroissante sur ]0, +\infty[, ce qui garantit que l'extremum obtenu selon la variable x correspond directement à celui selon \lambda.

Quelles sont la masse et la charge du noyau de carbone à injecter en Q18 ?

La masse vaut m_c = 12m_p et la charge +6e. Ces deux facteurs se simplifient dans l'application du principe fondamental de la dynamique, ce qui conduit à l'expression épurée \omega = \sqrt{\frac{e^2}{\varepsilon_0 m_p a^3}} sans facteur numérique résiduel.

Faut-il calculer la constante de normalisation de la distribution de Boltzmann en Q20 ?

Oui : se borner à une proportionnalité est insuffisant. Il faut sommer la série géométrique de la fonction de partition Z = \sum_{i=0}^{+\infty} \mathrm{e}^{-\beta \mathcal{E}_i} pour expliciter complètement la probabilité p_i.

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