WikiPrépaLivrets

Corrigé détaillé Mines Physique 2 PC 2025

Atmosphère terrestre et ballons-sondes

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 20 questions sur 35, partie I en entier. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 6 · PTSI 6 · MP2I 6 · TSI1 6 · BCPST1 16 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Mécanique des fluides, Électromagnétisme, Mécanique · 7 incontournables · 20 questions de première année
Afficher ou masquer la section

Ce sujet pluridisciplinaire et complet s'articule autour de l'exploration atmosphérique par ballons-sondes et des capteurs météorologiques embarqués. Il balaye avec élégance une grande diversité de pans du programme de PC : statique des fluides et stabilité convective d'une colonne atmosphérique (fréquence de Brunt-Väisälä), tension superficielle et mécanique des enveloppes élastiques, physique des semi-conducteurs et conduction de Drude, électrostatique d'un condensateur diélectrique, et enfin propagation d'ondes électromagnétiques dans l'ionosphère avec application au positionnement GPS. Très équilibré, le sujet alterne entre questions de cours très classiques et modélisations physiques concrètes. C'est une excellente synthèse de révision transversale pour les concours, particulièrement formateur pour s'entraîner à la rigueur des bilans locaux, à l'analyse dimensionnelle et aux ordres de grandeur numériques sans calculatrice.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 3 h 20 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

7 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

17 questions rapides et accessibles · 5 résultats donnés par l'énoncé
Afficher ou masquer la section

Rapides et accessibles (17) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (5) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    La partie II est indépendante de la partie I. Ses trois sous-parties (thermistances Q18 à Q21, capteur capacitif Q22 à Q28 et signaux GPS Q29 à Q35) peuvent également être abordées séparément.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

35 questions
Afficher ou masquer la section

Partie I : Ballon-sonde dans l'atmosphère

I.A · Pesanteur et pression en altitude

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : champ de pesanteur, gravitation

On confond les champs de pesanteur et de gravitation terrestre et on admet pour la Terre une symétrie sphérique de répartition des masses. Montrer que l'intensité du champ de pesanteur dans la troposphère varie de moins de par rapport à sa valeur au sol.

Voir l'indice

Exprimer le champ gravitationnel g(z) = \mathcal{G} M_T / (R_T + z)^2 et effectuer un développement limité au premier ordre en z/R_T.

Voir la réponse courte

Développement de g(z) = g_0 (1 + z/R_T)^{-2} au premier ordre, donnant un écart relatif maximal inférieur à 0{,}5\,\%.

Voir le corrigé complet

D'après le théorème de Gauss appliqué à une distribution de masse à symétrie sphérique de masse totale M_T, le champ de gravitation à l'extérieur de la Terre (r \ge R_T) ne dépend que de la distance r = R_T + z au centre de la Terre :

g(z) = \frac{\mathcal{G} M_T}{(R_T + z)^2} = \frac{\mathcal{G} M_T}{R_T^2}\left(1 + \frac{z}{R_T}\right)^{-2} = g_0\left(1 + \frac{z}{R_T}\right)^{-2}

où g_0 = g(0) est l'intensité de la pesanteur au sol.

L'altitude maximale de la troposphère étant h = 14\text{ km}, on a h \ll R_T (R_T = 6\,400\text{ km}). L'écart relatif maximal par rapport au sol est atteint au sommet de la troposphère (z = h) :

\frac{|g(h) - g_0|}{g_0} = 1 - \left(1 + \frac{h}{R_T}\right)^{-2}

À l'ordre 1 en h/R_T, on obtient :

\frac{|g(h) - g_0|}{g_0} \simeq 2\,\frac{h}{R_T}

Application numérique :

\frac{|g(h) - g_0|}{g_0} \simeq 2 \times \frac{14\text{ km}}{6\,400\text{ km}} = \frac{7}{1\,600} \simeq 4,4 \times 10^{-3} = 0,44\%

Comme 0,44\% < 0,5\%, l'intensité de la pesanteur varie bien de moins de 0,5\% dans toute la troposphère.

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : relation fondamentale de la statique des fluides, gaz parfait

Déduire des indications précédentes une relation intégrale liant et la fonction puis l'équation différentielle :

et exprimer les altitudes caractéristiques et en fonction de , , , et de respectivement, puis calculer numériquement et .

Voir l'indice

Intégrer la relation fondamentale de la statique des fluides \mathrm{d}P = -\rho(z) g\,\mathrm{d}z, puis injecter la loi des gaz parfaits avec la loi de température T(z) = T_0(1 - \Gamma z).

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'équilibre mécanique vertical d'une colonne d'air de section S s'étendant de l'altitude z à l'infini pour relier P(z) à une intégrale de \rho(z').
  2. Dériver cette relation intégrale par rapport à z, puis injecter l'équation d'état des gaz parfaits avec la loi de température T(z) = T_0(1-\Gamma z) pour identifier H_0 et H_1.
  3. Calculer numériquement H_0 et H_1 avec deux chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

Projection de \mathrm{d}P = -\rho g \mathrm{d}z avec la loi des gaz parfaits et le gradient thermique pour obtenir l'équation différentielle.

Voir le corrigé complet

Considérons une colonne d'air cylindrique verticale de section droite S, s'étendant de l'altitude z jusqu'au sommet de l'atmosphère (z \to +\infty). Les forces extérieures appliquées à cette colonne projetées sur l'axe vertical ascendant (Oz) sont :

  • la force de pression exercée par l'air sous-jacent en z : \vec{F}_P = P(z) S\,\vec{e}_z ;
  • la force de pression au sommet de l'atmosphère, où la pression est nulle : P(+\infty) = 0 ;
  • les forces de pression latérales qui s'exercent horizontalement et n'ont pas de composante verticale par symétrie ;
  • le poids de la colonne d'air :

    \vec{P}_{\text{poids}} = -\left(\int_z^{+\infty} \rho(z') g S\,\mathrm{d}z'\right) \vec{e}_z

À l'équilibre mécanique de la colonne, la somme des forces verticales est nulle :

P(z) S - \int_z^{+\infty} \rho(z') g S\,\mathrm{d}z' = 0

En simplifiant par S, on obtient la relation intégrale :

\boxed{P(z) = \int_z^{+\infty} \rho(z') g\,\mathrm{d}z'}

En dérivant cette relation par rapport à z, on retrouve la relation fondamentale de la statique des fluides :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = -\rho(z) g

L'air étant modélisé par un gaz parfait de masse molaire \mathcal{M}_{\text{air}}, sa masse volumique s'exprime par :

P(z) = \frac{\rho(z)}{\mathcal{M}_{\text{air}}}\mathcal{R}T(z) \implies \rho(z) = \frac{\mathcal{M}_{\text{air}}P(z)}{\mathcal{R}T(z)}

En reportant cette expression dans la loi de l'hydrostatique et en utilisant T(z) = T_0(1-\Gamma z) :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} &= -\frac{\mathcal{M}_{\text{air}} g}{\mathcal{R} T_0(1 - \Gamma z)} P(z) \\ \frac{\mathrm{d}P}{P} &= -\frac{1}{1 - \Gamma z}\,\frac{\mathcal{M}_{\text{air}} g}{\mathcal{R} T_0}\,\mathrm{d}z \end{aligned}

Par identification avec la forme demandée \dfrac{\mathrm{d}P}{P} = - \dfrac{1}{1 - \dfrac{z}{H_1}} \dfrac{\mathrm{d}z}{H_0}, on identifie les deux hauteurs caractéristiques :

\boxed{H_0 = \frac{\mathcal{R}T_0}{\mathcal{M}_{\text{air}} g}} \quad \text{et} \quad \boxed{H_1 = \frac{1}{\Gamma}}

Applications numériques :

  • Pour H_0, avec T_0 = 27^\circ\text{C} = 300\text{ K}, \mathcal{M}_{\text{air}} = 29\times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}, \mathcal{R} = 8,3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} et g = 9,8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :

    H_0 = \frac{8,3 \times 300}{29\times 10^{-3} \times 9,8} = \frac{2490}{0,2842} \simeq 8{,}8\times 10^3\text{ m} = 8{,}8\text{ km}
  • Le gradient thermique \Gamma se déduit de la décroissance linéaire de la température dans la troposphère, où T(h) = T_0(1-\Gamma h) = T_h avec h = 14\text{ km} et T_h = -64^\circ\text{C} = 209\text{ K} :

    \Gamma = \frac{T_0 - T_h}{T_0 h} = \frac{300 - 209}{300 \times 14} = \frac{91}{4200}\text{ km}^{-1} \implies H_1 = \frac{1}{\Gamma} = \frac{4200}{91}\text{ km} \simeq 46\text{ km}

    (avec T_h \simeq 210\text{ K}, on obtient H_1 \simeq 47\text{ km}).

\boxed{H_0 \simeq 8{,}8\text{ km}} \quad \text{et} \quad \boxed{H_1 \simeq 46\text{ km}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : pression atmosphérique, intégration

Montrer que et déterminer puis la valeur numérique de la pression au sommet de la troposphère.

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle à variables séparables reliant \mathrm{d}P/P et \mathrm{d}z pour identifier l'exposant k = H_1 / H_0.

Voir la stratégie
  1. Intégrer l'équation différentielle établie à la question précédente entre le sol (z = 0, où P = P_0) et l'altitude z.
  2. Identifier l'exposant k par comparaison avec la forme proposée et déterminer sa valeur numérique.
  3. Exprimer 1 - h/H_1 = T(h)/T_0 au sommet de la troposphère et utiliser la donnée numérique fournie en fin de sujet pour calculer P(h).
Voir la réponse courte

Intégration directe par séparation des variables pour trouver la loi de puissance P(z) et la pression au sommet.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, la pression vérifie l'équation différentielle :

\frac{\mathrm{d}P}{P} = - \frac{1}{1 - \frac{z}{H_1}} \frac{\mathrm{d}z}{H_0}

En remarquant que \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}z}\left(1 - \frac{z}{H_1}\right) = -\frac{1}{H_1}, on réécrit :

\frac{\mathrm{d}P}{P} = \frac{H_1}{H_0} \, \frac{-\frac{\mathrm{d}z}{H_1}}{1 - \frac{z}{H_1}} = \frac{H_1}{H_0} \, \frac{\mathrm{d}\left(1 - \frac{z}{H_1}\right)}{1 - \frac{z}{H_1}}

En intégrant entre le sol (z = 0, P(0) = P_0) et l'altitude z :

\ln\left(\frac{P(z)}{P_0}\right) = \frac{H_1}{H_0} \ln\left(1 - \frac{z}{H_1}\right)

Soit, en prenant l'exponentielle :

P(z) = P_0 \left(1 - \frac{z}{H_1}\right)^k \quad \text{avec} \quad k = \frac{H_1}{H_0} = \frac{\mathcal{M}_{\text{air}} g}{\mathcal{R} T_0 \Gamma}

Calculons numériquement k à partir des valeurs trouvées :

k = \frac{H_1}{H_0} = \frac{46 \times 10^3}{8{,}8 \times 10^3} \simeq 5{,}2 \approx 5

(valeur entière retenue par l'énoncé dans la partie I.B où k = 5 et 1/\Gamma = 48\text{ km}, ce qui donne k = 48/8{,}8 \simeq 5{,}5 \approx 5).

Au sommet de la troposphère (z = h = 14\text{ km}) :

1 - \frac{h}{H_1} = 1 - \Gamma h = \frac{T(h)}{T_0} = \frac{273 - 64}{273 + 27} = \frac{209\text{ K}}{300\text{ K}} \simeq \frac{210}{300}

La pression au sommet de la troposphère vaut donc :

P(h) = P_0 \left(\frac{210}{300}\right)^k = P_0 \left(\frac{210}{300}\right)^5

D'après les facteurs de conversion fournis dans l'énoncé, \left(\frac{210}{300}\right)^5 \simeq 0{,}15. Avec P_0 = 1{,}0\text{ bar} :

P(h) \simeq 1{,}0 \times 0{,}15 = 0{,}15\text{ bar} = 15\text{ kPa}
\boxed{k = \frac{H_1}{H_0} = 5} \qquad \text{et} \qquad \boxed{P(h) \simeq 0{,}15\text{ bar} = 15\text{ kPa}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

I.B · Stabilité d'une atmosphère sans vent

Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : poussée d'archimède, résultante des forces

Écrire, en fonction de la masse volumique de l'air atmosphérique et de celle de l'air dans le volume , la résultante des forces de pesanteur et de pression exercées sur le volume d'air.

Voir l'indice

Effectuer le bilan vertical des forces agissant sur la parcelle : le poids de la parcelle \rho_S(z) V g et la poussée d'Archimède exercée par l'air ambiant \rho_{\text{air}}(z) V g.

Voir la stratégie
  1. Définir le système constitué par la quantité d'air de volume V, de masse volumique \rho_{\mathrm{S}}(z) et de masse m = \rho_{\mathrm{S}}(z)V.
  2. Exprimer le poids de ce volume d'air le long de l'axe vertical ascendant (Oz).
  3. Exprimer la résultante des forces de pression exercées par l'air environnant, qui s'identifie à la poussée d'Archimède due au fluide ambiant de masse volumique \rho_{\text{air}}(z).
  4. Sommer ces deux contributions pour obtenir la force résultante.
Voir la réponse courte

Somme du poids de la parcelle d'air et de la poussée d'Archimède exercée par le milieu ambiant.

Voir le corrigé complet

Considérons le système constitué par la parcelle d'air de volume V, située à l'altitude z le long de l'axe (Oz) vertical ascendant. Sa masse volumique est notée \rho_{\mathrm{S}}(z), de sorte que sa masse s'écrit :

m = \rho_{\mathrm{S}}(z) V

Ce volume d'air est soumis à deux actions mécaniques :

  • le poids de la parcelle d'air :

    \vec{P} = m\vec{g} = -\rho_{\mathrm{S}}(z) V g\,\vec{e}_z
  • la résultante des forces de pression exercées par l'air atmosphérique extérieur sur la surface fermée délimitant le volume V. Par application de la formule de Green-Ostrogradski et compte tenu du fait que l'atmosphère environnante vérifie la relation fondamentale de la statique des fluides \vec{\nabla}P = -\rho_{\text{air}}(z)g\,\vec{e}_z, cette résultante s'identifie à la poussée d'Archimède :

    \vec{F}_p = -\oiint P \vec{n}_{\text{ext}}\,\mathrm{d}S = -\iiint_V \vec{\nabla}P\,\mathrm{d}V = \rho_{\text{air}}(z) V g\,\vec{e}_z

La résultante \vec{F}_{\text{res}} des forces de pesanteur et de pression exercées sur le volume V est donc :

\vec{F}_{\text{res}} = \vec{P} + \vec{F}_p = \left[\rho_{\text{air}}(z) - \rho_{\mathrm{S}}(z)\right] V g\,\vec{e}_z
\boxed{\vec{F}_{\text{res}} = \left[\rho_{\text{air}}(z) - \rho_{\mathrm{S}}(z)\right] V g\,\vec{e}_z}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : principe fondamental de la dynamique, stabilité d'un équilibre

En déduire l'équation différentielle vérifiée par l'altitude du volume d'air. Si l'air est, à l'arrivée, plus froid que l'air environnant, va-t-il redescendre ou continuer à monter ? Que dire dans ce cas de la stabilité de l'atmosphère ?

Voir l'indice

Appliquer la deuxième loi de Newton sur la parcelle d'air ; traduire le fait que la parcelle est plus froide que l'air ambiant à même pression grâce à la loi des gaz parfaits.

Voir la réponse courte

Application de la deuxième loi de Newton et analyse du signe du rappel : si l'air est plus froid, il redescend.

Voir le corrigé complet

On applique le principe fondamental de la dynamique à la parcelle d'air de masse constante m = \rho_{\mathrm{S}}(z) V dans le référentiel terrestre supposé galiléen. En projetant sur l'axe vertical ascendant (Oz) et en utilisant l'expression de la résultante obtenue à la question Q4 :

m \ddot{z} = \left[ \rho_{\text{air}}(z) - \rho_{\mathrm{S}}(z) \right] V g

En divisant par m = \rho_{\mathrm{S}}(z) V, on obtient l'équation différentielle régissant l'altitude z(t) :

\boxed{\ddot{z} = g \left( \frac{\rho_{\text{air}}(z)}{\rho_{\mathrm{S}}(z)} - 1 \right)}

À l'altitude d'arrivée z > z_0, la parcelle est à la pression de l'air environnant : P_{\mathrm{S}}(z) = P_{\text{air}}(z) = P(z). L'air étant assimilé à un gaz parfait de masse molaire \mathcal{M}_{\text{air}}, la masse volumique s'exprime par :

\rho = \frac{P \mathcal{M}_{\text{air}}}{\mathcal{R} T}

À pression identique, la masse volumique est inversement proportionnelle à la température. Par suite :

T_{\mathrm{S}}(z) < T_{\text{air}}(z) \implies \rho_{\mathrm{S}}(z) > \rho_{\text{air}}(z)

La parcelle d'air est plus dense que l'air ambiant ; l'accélération \ddot{z} est donc négative. La résultante des forces est dirigée vers le bas : le volume d'air va redescendre.

Un déplacement vers le haut (z > z_0) engendre une force de rappel vers la position initiale z_0. L'équilibre mécanique est donc stable vis-à-vis des déplacements verticaux : l'atmosphère est stable.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 6

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : fréquence de brunt-väisälä, oscillateur harmonique

On considère que est assez faible pour qu'on puisse se contenter d'un développement au premier ordre en . Montrer l'équation de Brunt–Väisälä :

Voir l'indice

Développer les masses volumiques \rho_{\text{air}}(z) et \rho_S(z) au voisinage immédiat de z_0 à l'aide des dérivées logarithmiques définissant h_{\text{air}} et h_S.

Voir la stratégie
  1. Effectuer un développement limité au premier ordre en z - z_0 des masses volumiques \rho_{\text{air}}(z) et \rho_{\mathrm{S}}(z) au voisinage de l'altitude initiale z_0 en exploitant les définitions des hauteurs caractéristiques h_{\text{air}} et h_{\mathrm{S}}.
  2. Réinjecter ces développements dans l'équation du mouvement obtenue à la question Q5 pour faire apparaître l'accélération de rappel et identifier la pulsation de Brunt–Väisälä N.
Voir la réponse courte

Linéarisation des masses volumiques au premier ordre autour de z_0, aboutissant à l'équation différentielle d'un oscillateur.

Voir le corrigé complet

À l'altitude initiale z_0, la parcelle d'air est à l'équilibre avec le milieu extérieur, de sorte que :

\rho_{\text{air}}(z_0) = \rho_{\mathrm{S}}(z_0) = \rho_0

Par définition des grandeurs h_{\text{air}} et h_{\mathrm{S}} introduites dans l'énoncé :

\begin{aligned} \left. \frac{\mathrm{d}\rho_{\text{air}}}{\mathrm{d}z} \right|_{z_0} &= - \frac{\rho_0}{h_{\text{air}}} \\ \left. \frac{\mathrm{d}\rho_{\mathrm{S}}}{\mathrm{d}z} \right|_{z_0} &= - \frac{\rho_0}{h_{\mathrm{S}}} \end{aligned}

Pour un déplacement z - z_0 suffisamment faible, les développements au premier ordre s'écrivent :

\begin{aligned} \rho_{\text{air}}(z) &= \rho_0 \left( 1 - \frac{z - z_0}{h_{\text{air}}} \right) + o(z - z_0) \\ \rho_{\mathrm{S}}(z) &= \rho_0 \left( 1 - \frac{z - z_0}{h_{\mathrm{S}}} \right) + o(z - z_0) \end{aligned}

D'après le résultat de la question Q5, l'équation différentielle régissant l'altitude z(t) est :

\ddot{z} = g \left( \frac{\rho_{\text{air}}(z)}{\rho_{\mathrm{S}}(z)} - 1 \right)

En développant le rapport des masses volumiques au premier ordre en z - z_0 :

\begin{aligned} \frac{\rho_{\text{air}}(z)}{\rho_{\mathrm{S}}(z)} - 1 &= \frac{1 - \frac{z - z_0}{h_{\text{air}}}}{1 - \frac{z - z_0}{h_{\mathrm{S}}}} - 1 \\ &= \left( 1 - \frac{z - z_0}{h_{\text{air}}} \right) \left( 1 + \frac{z - z_0}{h_{\mathrm{S}}} \right) - 1 + o(z - z_0) \\ &= - \left( \frac{1}{h_{\text{air}}} - \frac{1}{h_{\mathrm{S}}} \right)(z - z_0) + o(z - z_0) \end{aligned}

L'équation différentielle devient ainsi :

\ddot{z} = - g \left[ \frac{1}{h_{\text{air}}} - \frac{1}{h_{\mathrm{S}}} \right](z - z_0)

En regroupant les termes en z, on obtient l'équation de Brunt–Väisälä :

\boxed{\ddot{z} + N^2 z = \text{cte} \quad \text{avec} \quad N^2 = g \left[ \frac{1}{h_{\text{air}}} - \frac{1}{h_{\mathrm{S}}} \right]}

où la constante vaut \text{cte} = N^2 z_0.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 7

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : gradient thermique, échelle de hauteur

Exprimer en fonction de , et .

Voir l'indice

Partir de la loi des gaz parfaits \rho_{\text{air}} \propto P/T sous forme différentielle logarithmique et utiliser les expressions fournies de P(z) et T(z).

Voir la réponse courte

Calcul de la dérivée logarithmique de la masse volumique de l'air ambiant à partir de P(z) et T(z).

Voir le corrigé complet

L'air atmosphérique est modélisé par un gaz parfait d'équation d'état :

P(z) = \frac{\rho_{\text{air}}(z)\,\mathcal{R} T(z)}{\mathcal{M}_{\text{air}}} \implies \rho_{\text{air}}(z) = \frac{\mathcal{M}_{\text{air}}}{\mathcal{R}} \frac{P(z)}{T(z)}

En utilisant les expressions données de la pression et de la température :

P(z) = P_0\,(1 - \Gamma z)^k \quad \text{et} \quad T(z) = T_0\,(1 - \Gamma z)

la masse volumique s'écrit :

\rho_{\text{air}}(z) = \frac{\mathcal{M}_{\text{air}} P_0}{\mathcal{R} T_0}\,(1 - \Gamma z)^{k-1} = \rho_0\,(1 - \Gamma z)^{k-1} = \rho_0 \left(\frac{T(z)}{T_0}\right)^{k-1}

où \rho_0 = \dfrac{\mathcal{M}_{\text{air}} P_0}{\mathcal{R} T_0} désigne la masse volumique de l'air au sol.

Par définition de l'échelle de hauteur h_{\text{air}} :

\frac{1}{h_{\text{air}}} = -\left. \frac{1}{\rho} \frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}z}\right|_{\text{air}} = -\frac{\mathrm{d}\ln \rho_{\text{air}}}{\mathrm{d}z}

En dérivant le logarithme népérien de \rho_{\text{air}}(z) :

\ln \rho_{\text{air}}(z) = \ln \rho_0 + (k-1)\ln(1 - \Gamma z) \implies \frac{\mathrm{d}\ln \rho_{\text{air}}}{\mathrm{d}z} = -\frac{(k-1)\,\Gamma}{1 - \Gamma z} = -(k-1)\,\Gamma\,\frac{T_0}{T(z)}

On en déduit :

\frac{1}{h_{\text{air}}} = (k-1)\,\Gamma\,\frac{T_0}{T(z)}

soit finalement :

\boxed{h_{\text{air}} = \frac{1}{(k-1)\,\Gamma}\,\frac{T(z)}{T_0}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 8

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : loi de laplace, détente adiabatique

Dans le cas d'une évolution adiabatique réversible, rappeler la relation qui lie , et leurs valeurs initiales et en fonction du rapport adiabatique . En déduire l'expression de en fonction de , , et .

Voir l'indice

Rappeler la loi de Laplace sous la forme P \rho^{-\gamma} = \text{cte}, la différentier logarithmiquement et combiner avec l'expression de \mathrm{d}P/P.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la loi de Laplace sous forme (P, \rho) pour un gaz parfait de masse fixée.
  2. Exprimer \rho_{\mathrm{S}}(z) en fonction de P(z) puis de la variable d'altitude z.
  3. Calculer la dérivée logarithmique -\frac{\mathrm{d}\ln\rho_{\mathrm{S}}}{\mathrm{d}z} pour en déduire h_{\mathrm{S}}.
Voir la réponse courte

Différenciation de la loi de Laplace P \rho^{-\gamma} = \text{cte} pour exprimer l'échelle de hauteur adiabatique h_S.

Voir le corrigé complet

Pour une évolution adiabatique et réversible (isentropique) d'un gaz parfait de masse m = \rho V fixée, la loi de Laplace s'écrit P V^\gamma = \text{cte}. En remplaçant le volume par V = m/\rho, on obtient :

P \rho^{-\gamma} = \text{cte}

En reliant l'état à l'altitude z à l'état de référence au sol (P_0, \rho_0), il vient :

\boxed{\frac{P(z)}{P_0} = \left(\frac{\rho_{\mathrm{S}}(z)}{\rho_0}\right)^\gamma} \quad \text{soit} \quad \rho_{\mathrm{S}}(z) = \rho_0 \left(\frac{P(z)}{P_0}\right)^{1/\gamma}

La pression de la parcelle d'air s'ajuste instantanément à la pression atmosphérique environnante, donnée par P(z) = P_0 (1 - \Gamma z)^k. On en déduit :

\rho_{\mathrm{S}}(z) = \rho_0 (1 - \Gamma z)^{k/\gamma}

Par définition de l'échelle de hauteur h_{\mathrm{S}} :

\frac{1}{h_{\mathrm{S}}} = -\left.\frac{1}{\rho}\frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}z}\right|_{\mathrm{S}} = -\frac{\mathrm{d}\ln\rho_{\mathrm{S}}}{\mathrm{d}z}

En prenant le logarithme népérien :

\ln\rho_{\mathrm{S}}(z) = \ln\rho_0 + \frac{k}{\gamma}\ln(1 - \Gamma z)

En dérivant par rapport à z :

\frac{1}{h_{\mathrm{S}}} = -\frac{k}{\gamma} \frac{-\Gamma}{1 - \Gamma z} = \frac{k\Gamma}{\gamma (1 - \Gamma z)}

Comme 1 - \Gamma z = \frac{T(z)}{T_0}, on obtient finalement :

\boxed{h_{\mathrm{S}} = \frac{\gamma}{k\,\Gamma} \frac{T(z)}{T_0}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : stabilité atmosphérique, gradient adiabatique

Conclure quant à la stabilité de l'atmosphère relativement aux mouvements verticaux de l'air.

Voir l'indice

Déterminer le signe de la pulsation au carré de Brunt-Väisälä N^2 pour conclure à un mouvement oscillatoire stable autour de la position d'équilibre.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le carré de la pulsation de Brunt–Väisälä N^2 à l'aide des expressions de h_{\text{air}} et h_{\mathrm{S}} obtenues aux questions Q7 et Q8.
  2. Évaluer le signe de N^2 à partir des valeurs numériques données (k = 5 et \gamma_{\text{air}} = 7/5).
  3. En déduire le comportement dynamique d'une perturbation verticale et conclure sur la stabilité de l'atmosphère.
Voir la réponse courte

L'atmosphère est stable si N^2 > 0, soit lorsque le gradient de température réel est moins raide que le gradient adiabatique.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de Brunt–Väisälä établie à la question Q6, l'évolution de la cote z(t) d'une particule fluide écartée de sa position d'équilibre z_0 vérifie :

\ddot{z} + N^2 (z - z_0) = 0 \quad \text{avec} \quad N^2 = g \left[ \frac{1}{h_{\text{air}}} - \frac{1}{h_{\mathrm{S}}} \right]

En utilisant les expressions obtenues aux questions Q7 et Q8 :

\frac{1}{h_{\text{air}}} = (k - 1)\,\Gamma\,\frac{T_0}{T(z)} \quad \text{et} \quad \frac{1}{h_{\mathrm{S}}} = \frac{k}{\gamma_{\text{air}}}\,\Gamma\,\frac{T_0}{T(z)}

on obtient pour le carré de la pulsation de Brunt–Väisälä :

N^2 = g\,\Gamma\,\frac{T_0}{T(z)} \left( k - 1 - \frac{k}{\gamma_{\text{air}}} \right)

Avec les valeurs fournies par l'énoncé (k = 5, \gamma_{\text{air}} = 7/5 = 1{,}4, \Gamma > 0 et T(z) > 0) :

k - 1 - \frac{k}{\gamma_{\text{air}}} = 5 - 1 - \frac{5}{7/5} = 4 - \frac{25}{7} = \frac{3}{7} > 0

Tous les autres facteurs (g, \Gamma, T_0, T(z)) étant strictement positifs dans toute la troposphère, on a :

N^2 > 0

L'équation différentielle admet donc des solutions oscillatoires sinusoïdales à la pulsation N :

z(t) - z_0 = A \cos(N t + \varphi)

Une parcelle d'air déplacée verticalement est rappelée vers son altitude initiale et oscille autour de sa position d'équilibre sans s'en éloigner indéfiniment.

\boxed{\text{L'atmosphère est stable vis-à-vis des mouvements verticaux.}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

I.C · Forces exercées sur un ballon

Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : traînée, analyse dimensionnelle

Proposer, par exemple par analyse dimensionnelle, une expression de cette force due au vent.

Voir l'indice

Poser F_v \propto \rho_{\text{air}}^a v^b R^c et utiliser l'analyse dimensionnelle en masse, longueur et temps pour déterminer les exposants.

Voir la stratégie
  1. Rechercher une loi en loi de puissance faisant intervenir les trois grandeurs imposées : \rho_{\text{air}}, v et R.
  2. Identifier les dimensions fondamentales (M, L, T) pour déterminer les exposants par analyse dimensionnelle.
  3. Proposer l'expression correspondante à une constante multiplicative près, en reliant le résultat à la formule usuelle de traînée en mécanique des fluides.
Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle reliant la force de traînée à la masse volumique de l'air, au rayon et à la vitesse du vent.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la norme de la force exercée par le vent ne dépend que de la masse volumique de l'air \rho_{\text{air}}, de la vitesse v et du rayon R de la sphère. Cherchons une expression sous la forme :

F_v = C \, \rho_{\text{air}}^\alpha \, v^\beta \, R^\gamma

où C est une constante sans dimension.

Exprimons la dimension de chacune des grandeurs physiques dans le système international :

  • [F_v] = \mathrm{M\cdot L\cdot T^{-2}}
  • [\rho_{\text{air}}] = \mathrm{M\cdot L^{-3}}
  • [v] = \mathrm{L\cdot T^{-1}}
  • [R] = \mathrm{L}

L'égalité dimensionnelle s'écrit :

[F_v] = [\rho_{\text{air}}]^\alpha \, [v]^\beta \, [R]^\gamma \implies \mathrm{M\cdot L\cdot T^{-2}} = \mathrm{M}^\alpha \cdot \mathrm{L}^{-3\alpha + \beta + \gamma} \cdot \mathrm{T}^{-\beta}

Par identification des exposants de chaque grandeur fondamentale :

\begin{aligned} \text{M} &: \alpha = 1 \\ \text{T} &: -\beta = -2 \implies \beta = 2 \\ \text{L} &: -3\alpha + \beta + \gamma = 1 \implies \gamma = 1 + 3(1) - 2 = 2 \end{aligned}

On en déduit l'expression de la force de vent :

\boxed{F_v = C\,\rho_{\text{air}} R^2 v^2}

où C est une constante adimensionnelle de l'ordre de l'unité (liée au maître-couple S = \pi R^2 et au coefficient de traînée C_x par C = \frac{1}{2}\pi C_x).

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 11

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : force de traînée, condition de prépondérance

On note le poids du ballon, qu'on supposera en équilibre thermique et mécanique avec l'air environnant. Expliciter le rapport en fonction de , , et de la densité de l'hélium. À quelle condition (portant sur ) la force exercée par le vent est-elle prépondérante ? On calculera un ordre de grandeur du rayon critique avant de conclure.

Voir l'indice

Exprimer le poids total du ballon à partir de la masse molaire de l'hélium et de la masse volumique de l'air environnant à l'équilibre mécanique et thermique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la masse volumique de l'hélium \rho_{\mathrm{He}} en exploitant l'équilibre mécanique et thermique avec l'air environnant (équation d'état des gaz parfaits), puis en déduire le poids \Pi du ballon.
  2. Calculer le rapport x = F_v/\Pi à partir de l'expression de la force de traînée obtenue à la question précédente et identifier le rayon critique R_c tel que x > 1.
  3. Réaliser l'application numérique de R_c et comparer cette valeur aux dimensions réelles des ballons-sondes mentionnées dans l'énoncé.
Voir la réponse courte

Calcul du ratio de la traînée sur le poids, menant à un rayon critique R_c sous lequel le vent domine.

Voir le corrigé complet

À l'équilibre thermique et mécanique avec l'air extérieur, l'hélium à l'intérieur du ballon est à la température T et à la pression P de l'air environnant. En modélisant l'air et l'hélium comme des gaz parfaits, leurs masses volumiques s'écrivent :

P = \frac{\rho_{\text{air}}}{\mathcal{M}_{\text{air}}}\mathcal{R}T = \frac{\rho_{\mathrm{He}}}{\mathcal{M}_{\mathrm{He}}}\mathcal{R}T \implies \rho_{\mathrm{He}} = \frac{\mathcal{M}_{\mathrm{He}}}{\mathcal{M}_{\text{air}}}\,\rho_{\text{air}} = d\,\rho_{\text{air}}

En négligeant la masse de l'enveloppe, la masse du ballon est celle du gaz qu'il contient, de volume V = \frac{4}{3}\pi R^3 pour une géométrie sphérique. Le poids du ballon s'écrit donc :

\Pi = m_{\mathrm{He}} g = \rho_{\mathrm{He}} V g = \frac{4}{3}\pi d \rho_{\text{air}} R^3 g

D'après la question précédente, la force exercée par le vent est de la forme F_v = C \rho_{\text{air}} R^2 v^2, où C est une constante sans dimension d'ordre de grandeur unité. Le rapport x = F_v/\Pi vaut alors :

x = \frac{F_v}{\Pi} = \frac{C \rho_{\text{air}} R^2 v^2}{\frac{4}{3}\pi d \rho_{\text{air}} R^3 g} = \frac{3C}{4\pi} \frac{v^2}{d g R}
\boxed{x = \frac{F_v}{\Pi} \sim \frac{v^2}{d g R}}

La force exercée par le vent est prépondérante devant le poids du ballon lorsque x > 1, c'est-à-dire :

\boxed{R < R_c \quad \text{avec} \quad R_c \sim \frac{v^2}{d g}}

Procédons à l'évaluation numérique de l'ordre de grandeur de R_c avec les données de l'énoncé :

  • v = 120\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} = \frac{120}{3{,}6}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \simeq 33\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
  • g \simeq 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \simeq 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
  • d = \frac{\mathcal{M}_{\mathrm{He}}}{\mathcal{M}_{\text{air}}} = \frac{4{,}0}{29} \simeq 0{,}14.

Il vient :

R_c \sim \frac{(33)^2}{0{,}14 \times 9{,}8} \simeq \frac{1{,}1 \times 10^3}{1{,}4} \sim 8 \times 10^2\text{ m}

En tenant compte du préfacteur géométrique \frac{3C}{4\pi} \sim 0{,}1 à 0{,}2, on obtient un rayon critique de l'ordre de :

\boxed{R_c \sim 10^2\text{ à }10^3\text{ m}}

Conclusion : Les ballons réels ont un rayon typique compris entre R \sim 1\text{ m} (ballon de 1892) et R \sim 25\text{ m} (record japonais JAXA ou ballon haute altitude de 2023). Pour tous ces ballons, R \ll R_c : la force exercée par les vents en altitude est donc largement prépondérante devant le poids du ballon (F_v \gg \Pi).

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : poussée d'archimède, charge utile

Calculer la masse maximale de l'enveloppe et des instruments.

Voir l'indice

Écrire la condition limite de flottabilité à l'altitude d'éclatement : la poussée d'Archimède compense le poids du gaz plus celui de l'enveloppe et des instruments.

Voir la stratégie
  1. Identifier les forces agissant sur le ballon à l'altitude d'éclatement (poids total et poussée d'Archimède).
  2. Exprimer la condition de sustentation (la poussée d'Archimède doit au minimum équilibrer le poids du ballon, constitué de l'enveloppe, des instruments et du gaz intérieur).
  3. Calculer la masse du gaz emporté lors du gonflage au sol ainsi que la masse d'air déplacée à l'altitude minimale enregistrée, pour en déduire la masse maximale cherchée.
Voir la réponse courte

Égalité entre la poussée d'Archimède au décollage et le poids total pour obtenir la charge utile maximale.

Voir le corrigé complet

Le ballon, de volume constant V = 4\text{ m}^3, est fermé et gonflé au sol dans les conditions atmosphériques de référence (P_0 = 1,0\text{ bar} et T_0 = 300\text{ K}). En modélisant le dihydrogène comme un gaz parfait, la masse de gaz enfermée est constante tout au long de l'ascension :

m_{\mathrm{H}_2} = \frac{P_0 V \mathcal{M}_{\mathrm{H}_2}}{\mathcal{R} T_0}

À l'altitude maximale atteinte (juste avant l'éclatement), la pression extérieure vaut P_{\min} = 0,35\text{ bar} et la température T_{\min} = -18^\circ\text{C} = 255\text{ K}. La masse d'air déplacée par le ballon s'écrit alors :

m_{\text{air}} = \rho_{\text{air}}(P_{\min}, T_{\min}) V = \frac{P_{\min} V \mathcal{M}_{\text{air}}}{\mathcal{R} T_{\min}}

Pour que le ballon ait pu s'élever jusqu'à cette altitude en l'absence de vent, la poussée d'Archimède doit être au moins égale au poids total du système {enveloppe + instruments + dihydrogène}, soit :

(M + m_{\mathrm{H}_2}) g \le m_{\text{air}} g \implies M \le M_{\max} = m_{\text{air}} - m_{\mathrm{H}_2}

où M désigne la masse cumulée de l'enveloppe et des instruments embarqués. On obtient ainsi :

\boxed{M_{\max} = \frac{V}{\mathcal{R}} \left( \frac{P_{\min} \mathcal{M}_{\text{air}}}{T_{\min}} - \frac{P_0 \mathcal{M}_{\mathrm{H}_2}}{T_0} \right)}

Application numérique :

\begin{aligned} m_{\text{air}} &= \frac{0,35 \times 10^5 \times 4 \times 29 \times 10^{-3}}{8,3 \times 255} = \frac{4060}{2116,5} \simeq 1,92\text{ kg} \\ m_{\mathrm{H}_2} &= \frac{1,0 \times 10^5 \times 4 \times 2,0 \times 10^{-3}}{8,3 \times 300} = \frac{800}{2490} \simeq 0,32\text{ kg} \end{aligned}

D'où la masse maximale autorisée :

\boxed{M_{\max} \simeq 1,6\text{ kg}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

I.D · Ballons à enveloppe élastique

Question 13

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : tension de surface, force de pression

Exprimer la résultante des forces de traction exercées par la partie basse du ballon sur la partie haute en fonction de , et puis la résultante des forces de pression exercées sur la partie haute du ballon en fonction de et uniquement.

Voir l'indice

Projeter la force linéique de tension \xi sur la verticale et intégrer sur le pourtour du cercle \mathcal{C} de rayon r ; projeter de même la pression sur la surface projetée.

Voir la stratégie
  1. Pour la force de traction \vec{f} : déterminer l'orientation locale de l'élément de force d\vec{f} tangent à la membrane le long du cercle \mathcal{C}, projeter sur l'axe vertical (Oz) par symétrie de révolution, puis intégrer sur le périmètre du cercle.
  2. Pour la force de pression \vec{F}_p : projeter la force élémentaire (P_i - P_e)\,d\vec{S} sur l'axe vertical, ce qui revient à intégrer sur la surface projetée de la calotte supérieure (le disque délimité par \mathcal{C}).
Voir la réponse courte

Intégration de la tension élastique sur le périmètre et projection des forces de pression sur le disque équatorial.

Voir le corrigé complet

1. Résultante des forces de traction \vec{f}

La partie basse exerce sur chaque élément de longueur d\ell du cercle \mathcal{C} une force de tension d\vec{f} de norme df = \xi\,d\ell. Cette force est tangente au ballon le long du méridien et dirigée vers le bas.

Dans le repère sphérique de centre O et d'axe polaire (Oz), un point du cercle \mathcal{C} est repéré par l'angle polaire \theta, avec r = R\sin\theta. Le vecteur tangent unitaire dirigé vers le bas est :

\vec{u}_\theta = \cos\theta\,\vec{u}_\rho - \sin\theta\,\vec{e}_z

Par raison de symétrie de révolution autour de l'axe (Oz), la résultante des composantes horizontales \cos\theta\,\vec{u}_\rho s'annule lors de l'intégration le long du cercle \mathcal{C}. Il ne subsiste que la composante verticale :

d\vec{f}\cdot\vec{e}_z = -\xi\,\sin\theta\,d\ell

En intégrant sur la circonférence du cercle \mathcal{C}, de périmètre L = 2\pi r = 2\pi R\sin\theta, on obtient :

\begin{aligned} \vec{f} &= \left( \oint_{\mathcal{C}} -\xi\,\sin\theta\,d\ell \right) \vec{e}_z \\ &= -\xi\,\sin\theta \times (2\pi R\sin\theta)\,\vec{e}_z \end{aligned}
\boxed{\vec{f} = -2\pi R\,\xi\,\sin^2\theta\,\vec{e}_z}

2. Résultante des forces de pression \vec{F}_p

Sur un élément de surface d\vec{S} = dS\,\vec{n}_{\text{ext}} de la calotte supérieure (orienté vers l'extérieur), la surpression intérieure exerce la force :

d\vec{F}_p = (P_i - P_e)\,d\vec{S}

Par symétrie axiale, la résultante est purement verticale selon \vec{e}_z. La projection de d\vec{S} sur l'axe (Oz) vaut d\vec{S}\cdot\vec{e}_z = dS_z, qui correspond à l'aire de la projection de l'élément de surface sur le plan horizontal (Oxy).

En intégrant sur toute la calotte supérieure, la projection plane obtenue est le disque horizontal fermé de rayon r délimité par le cercle \mathcal{C}, d'aire S_{\text{proj}} = \pi r^2. Il vient donc :

\vec{F}_p = (P_i - P_e) \left( \iint_{\text{calotte}} dS_z \right) \vec{e}_z
\boxed{\vec{F}_p = (P_i - P_e)\,\pi r^2\,\vec{e}_z}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : loi de laplace, équilibre mécanique

Établir la loi de Jurin–Laplace, . Dans la suite on admettra qu'elle est constamment vérifiée avec pour la pression atmosphérique à l'altitude du ballon.

Voir l'indice

Écrire l'équilibre mécanique vertical de la calotte sphérique supérieure isolée sous l'effet des forces de pression nette et de tension de membrane.

Voir la stratégie
  1. Définir le système mécanique constitué par la partie haute de la membrane du ballon et dresser l'inventaire des actions mécaniques extérieures qui s'exercent sur lui.
  2. Écrire la condition d'équilibre statique de ce système (première loi de Newton), en projetant sur l'axe vertical (Oz).
  3. Exprimer le rayon r du cercle frontière en fonction de R et \theta pour simplifier l'équation et en déduire la loi de Jurin–Laplace.
Voir la réponse courte

Bilan des forces sur l'hémisphère supérieur à l'équilibre projeté sur la verticale, établissant la surpression de Laplace.

Voir le corrigé complet

On étudie la partie haute de la membrane du ballon dans le référentiel terrestre supposé galiléen. D'après l'énoncé, la masse de la membrane est négligée, de sorte que son poids est nul.

À l'équilibre mécanique, la résultante des forces extérieures appliquées à cette calotte sphérique est donc nulle :

\vec{F}_p + \vec{f} = \vec{0}

En utilisant les expressions établies à la question précédente :

  • la résultante des forces de pression intérieure et extérieure s'écrit :

    \vec{F}_p = (P_i - P_e) \pi r^2\,\vec{e}_z
  • la résultante des forces de traction exercées par la partie basse le long du cercle \mathcal{C} vaut :

    \vec{f} = -2\pi R \xi \sin^2\theta\,\vec{e}_z

Comme le cercle frontière a pour rayon r = R \sin\theta, on a r^2 = R^2 \sin^2\theta, d'où :

\begin{aligned} (P_i - P_e) \pi R^2 \sin^2\theta - 2\pi R \xi \sin^2\theta &= 0 \end{aligned}

Pour toute calotte non triviale (\theta \in ]0, \pi/2[), le facteur \pi R^2 \sin^2\theta est non nul. On peut donc simplifier :

\begin{aligned} P_i - P_e &= \frac{2\xi}{R} \end{aligned}

On obtient bien la loi de Jurin–Laplace :

\boxed{P_i = P_e + \frac{2\xi}{R}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : surpression de laplace, tension élastique

Le ballon est assemblé au sol, où avec un rayon d'équilibre et une pression intérieure d'équilibre . Calculer et . On considérera que ces valeurs restent constantes dans toute la suite.

Voir l'indice

Appliquer la relation de Jurin-Laplace au sol (z = 0) avec les valeurs numériques données pour calculer la tension linéique \xi et le paramètre \beta.

Voir la réponse courte

Application numérique directe pour la tension de l'enveloppe \xi et le paramètre sans dimension \beta.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Jurin–Laplace établie à la question précédente (Q14), l'équilibre mécanique de la membrane au sol (z = 0) s'écrit :

P_1 = P_0 + \frac{2\xi}{R_1}

On en déduit l'expression de la tension linéique \xi :

\xi = \frac{(P_1 - P_0) R_1}{2}

Avec P_0 = 1{,}0\text{ bar} = 1{,}0 \times 10^5\text{ Pa}, P_1 = 2{,}0\text{ bar} = 2{,}0 \times 10^5\text{ Pa} et R_1 = 2{,}0\text{ m} :

\xi = \frac{(2{,}0 \times 10^5 - 1{,}0 \times 10^5) \times 2{,}0}{2} = 1{,}0 \times 10^5\text{ N}\cdot\text{m}^{-1}
\boxed{\xi = 1{,}0 \times 10^5\text{ N}\cdot\text{m}^{-1}}

Le paramètre adimensionné \beta s'en déduit immédiatement :

\beta = \frac{2\xi}{P_0 R_1} = \frac{P_1 - P_0}{P_0}

Numériquement :

\beta = \frac{2{,}0 - 1{,}0}{1{,}0} = 1{,}0
\boxed{\beta = 1{,}0}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 16

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : gaz parfait, loi de laplace

Établir une relation de la forme en précisant l'expression de en fonction de , et . Montrer que .

Voir l'indice

Associer la loi de Laplace appliquée à l'hélium enfermé dans le volume sphérique V \propto R^3 avec la formule de Jurin-Laplace à l'altitude z.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la pression interne P_i de l'hélium à l'altitude z à l'aide de la loi de Laplace appliquée au gaz parfait enfermé dans le ballon.
  2. Exprimer cette même pression interne à l'aide de la condition d'équilibre mécanique de Jurin–Laplace.
  3. Égaler les deux expressions pour identifier la fonction \psi(x) = \delta(z), puis utiliser la décroissance de la pression atmosphérique avec l'altitude pour en déduire R > R_1.
Voir la réponse courte

Conservation de la matière et loi de Laplace de l'enveloppe pour établir la relation d'équilibre et montrer que R > R_1.

Voir le corrigé complet

Le ballon sphérique contient une masse fixe d'hélium de rapport adiabatique \gamma_{\mathrm{He}}. L'ascension étant adiabatique et réversible, l'hélium suit la loi de Laplace :

P_i V^{\gamma_{\mathrm{He}}} = \text{cte} = P_1 V_1^{\gamma_{\mathrm{He}}}

Le volume étant proportionnel à R^3, on a :

P_i R^{3\gamma_{\mathrm{He}}} = P_1 R_1^{3\gamma_{\mathrm{He}}} \implies P_i = P_1 \left(\frac{R_1}{R}\right)^{3\gamma_{\mathrm{He}}} = P_1\,x^{3\gamma_{\mathrm{He}}}

D'après la question précédente, au sol (z=0), la loi de Jurin–Laplace s'écrit P_1 = P_0 + \frac{2\xi}{R_1} = P_0(1+\beta), où \beta = \frac{2\xi}{P_0 R_1}. On obtient ainsi :

P_i = P_0\,(1+\beta)\,x^{3\gamma_{\mathrm{He}}}

À l'altitude z, la loi de Jurin–Laplace s'écrit également :

P_i = P_e(z) + \frac{2\xi}{R} = P_e(z) + \frac{2\xi}{R_1}\frac{R_1}{R} = P_e(z) + \beta P_0\,x

En égalant les deux expressions de la pression interne P_i et en divisant par P_0, il vient :

\frac{P_e(z)}{P_0} + \beta\,x = (1+\beta)\,x^{3\gamma_{\mathrm{He}}}

Sachant que \delta(z) = \frac{P_e(z)}{P_0}, on identifie la relation \psi(x) = \delta(z) avec :

\boxed{\psi(x) = (1+\beta)\,x^{3\gamma_{\mathrm{He}}} - \beta\,x}

Avec \beta = 1 et \gamma_{\mathrm{He}} = 5/3, cette fonction s'écrit numériquement \psi(x) = 2x^5 - x.

Montrons que R > R_1 :

  • Au sol (z = 0), x = 1 et \delta(0) = 1, ce qui vérifie bien \psi(1) = 1.
  • Lorsque le ballon s'élève (z > 0), la pression atmosphérique décroît, de sorte que \delta(z) = \frac{P_e(z)}{P_0} < 1.
  • La dérivée de la fonction \psi au voisinage de x=1 vaut :

    \psi'(1) = 3\gamma_{\mathrm{He}}(1+\beta) - \beta = 5 \times 2 - 1 = 9 > 0

    La fonction \psi est donc strictement croissante au voisinage de x=1. Comme \psi(x) = \delta(z) < 1 = \psi(1), on en déduit que :

    x < 1

Puisque x = \frac{R_1}{R}, cela prouve que :

\boxed{R > R_1}

Le ballon se dilate sous l'effet de la baisse de la pression extérieure au cours de son ascension.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : lecture graphique, rayon d'équilibre

Les courbes proposées figure 4 sont celles représentatives de et de . En déduire les valeurs numériques de aux altitudes , et .

Voir l'indice

Lire graphiquement l'abscisse x à l'intersection entre la courbe de \psi(x) et la valeur de la pression relative \delta(z) aux altitudes prescrites, puis en déduire R = R_1 / x.

Voir la stratégie
  1. Pour chaque altitude z, lire la valeur de la pression réduite \delta(z) sur le graphe de droite.
  2. Utiliser la relation d'équilibre établie à la question précédente, \psi(x) = \delta(z), pour reporter cette ordonnée sur le graphe de gauche et en déduire la valeur du rapport x.
  3. Calculer le rayon du ballon à cette altitude via la relation R = R_1 / x avec R_1 = 2{,}0\text{ m}.
Voir la réponse courte

Intersection des courbes pour déduire graphiquement le rayon R à chaque altitude demandée.

Voir le corrigé complet

La relation d'équilibre établie à la question Q16 s'écrit :

\psi(x) = \delta(z)

avec x = R_1 / R et R_1 = 2{,}0\text{ m}. La résolution s'effectue par lecture graphique conjointe sur la figure 4.

Sur la graduation de la figure 4 :

  • en ordonnée, l'intervalle [0\,;\,1] comporte 10 divisions, soit 0{,}10 par carreau ;
  • pour le graphe de gauche, l'intervalle [0{,}8\,;\,1{,}0] comporte 4 carreaux, soit 0{,}05 par carreau en abscisse ;
  • pour le graphe de droite, l'axe des abscisses est gradué à raison de 1{,}5\text{ km} par carreau (2 carreaux pour 3\text{ km}).

1. À l'altitude z = 3\text{ km} :

  • Sur le graphe de droite, à z = 3\text{ km}, on lit \delta(3\text{ km}) \simeq 0{,}72.
  • En reportant \psi(x) \simeq 0{,}72 sur le graphe de gauche, on lit x \simeq 0{,}97.
  • On en déduit le rayon :

    R(3\text{ km}) = \frac{R_1}{x} \simeq \frac{2{,}0}{0{,}97} \simeq 2{,}1\text{ m}

2. À l'altitude z = 9\text{ km} :

  • Sur le graphe de droite, à z = 9\text{ km}, on lit \delta(9\text{ km}) \simeq 0{,}35.
  • En reportant \psi(x) \simeq 0{,}35 sur le graphe de gauche, on lit x \simeq 0{,}91.
  • On en déduit le rayon :

    R(9\text{ km}) = \frac{R_1}{x} \simeq \frac{2{,}0}{0{,}91} \simeq 2{,}2\text{ m}

3. À l'altitude z = 15\text{ km} :

  • Sur le graphe de droite, à z = 15\text{ km}, on lit \delta(15\text{ km}) \simeq 0{,}15.
  • En reportant \psi(x) \simeq 0{,}15 sur le graphe de gauche, on lit x \simeq 0{,}87.
  • On en déduit le rayon :

    R(15\text{ km}) = \frac{R_1}{x} \simeq \frac{2{,}0}{0{,}87} \simeq 2{,}3\text{ m}
\boxed{R(3\text{ km}) \simeq 2{,}1\text{ m} \quad ; \quad R(9\text{ km}) \simeq 2{,}2\text{ m} \quad ; \quad R(15\text{ km}) \simeq 2{,}3\text{ m}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Partie II : Mesures météorologiques dans l'atmosphère

II.A · Mesures de température

Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : thermistance ctn, loi d'étalonnage

Quelle approximation raisonnable de la fonction d'étalonnage ci-dessus peut-on proposer ? On fera cette approximation dans la suite.

Voir l'indice

Comparer les ordres de grandeur numériques des coefficients B et C ainsi que ceux du terme logarithmique pour les valeurs usuelles de résistance.

Voir la stratégie
  1. Évaluer l'ordre de grandeur de la grandeur adimensionnée \ln(G/G^*) à partir de la résistance typique d'une thermistance indiquée par le texte.
  2. Comparer numériquement le terme cubique en C au terme linéaire en B ainsi qu'au terme constant A.
  3. En déduire la loi d'étalonnage approchée reliant 1/T à \ln(G/G^*).
Voir la réponse courte

Approximation de la loi de Steinhart-Hart par une dépendance exponentielle simple en B/T.

Voir le corrigé complet

L'énoncé indique que la résistance R de la thermistance est de l'ordre de quelques \text{k}\Omega, ce qui correspond à une conductance :

G \sim 10^{-3}\text{ S} \quad \implies \quad \frac{G}{G^*} \sim 10^{-3}

avec G^* = 1\text{ S}. On a donc :

\ln\left(\frac{G}{G^*}\right) \sim -3\ln(10) \approx -3 \times 2{,}3 \approx -7

Évaluons alors les différents termes de l'équation de Steinhart–Hart :

\begin{aligned} A &= 7{,}92 \times 10^{-4} \\ \left|B \ln\left(\frac{G}{G^*}\right)\right| &\sim 2{,}31 \times 10^{-4} \times 7 \approx 1{,}6 \times 10^{-3} \\ \left|C \left[\ln\left(\frac{G}{G^*}\right)\right]^3\right| &\sim 8{,}43 \times 10^{-8} \times 7^3 \approx 8{,}4 \times 10^{-8} \times 340 \approx 2{,}9 \times 10^{-5} \end{aligned}

Le terme cubique est ainsi très inférieur au terme linéaire :

\frac{\left|C \left[\ln(G/G^*)\right]^3\right|}{\left|B \ln(G/G^*)\right|} = \frac{C}{B}\left[\ln\left(\frac{G}{G^*}\right)\right]^2 \sim 3{,}6 \times 10^{-4} \times 49 \approx 1{,}8 \times 10^{-2} \ll 1

Il est donc tout à fait raisonnable de négliger le terme en \left[\ln(G/G^*)\right]^3 devant les autres termes. L'approximation proposée est :

\boxed{\frac{T^*}{T} \simeq A - B \ln\left(\frac{G}{G^*}\right)}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Thermodynamique › Facteur de Boltzmann et physique statistique ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : loi d'ohm macroscopique, facteur de boltzmann

La thermistance utilisée est un cylindre de section et de longueur . Rappeler la relation liant , , et la conductivité électrique du matériau. En déduire que cette dernière varie, dans une thermistance, proportionnellement au facteur de Boltzmann et exprimer puis calculer numériquement , dans une unité adaptée au cas de la thermistance Western Electric 4756–12.

Voir l'indice

Exprimer la conductance G = \gamma_{\text{el}} s / \ell, puis injecter l'expression simplifiée de T^*/T pour identifier l'énergie d'activation \mathcal{E} en électron-volts.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la conductance G d'un conducteur cylindrique à partir de sa résistance R et de sa géométrie.
  2. Isoler G dans la relation d'étalonnage approchée obtenue à la question précédente afin de mettre en évidence la dépendance thermique de \gamma_{\text{el}}.
  3. Identifier l'argument de l'exponentielle avec le facteur de Boltzmann pour exprimer \mathcal{E}, puis calculer sa valeur en électron-volts (\text{eV}), unité adaptée aux échelles d'énergie dans les semi-conducteurs.
Voir la réponse courte

Lien entre conductance et conductivité, identification au facteur de Boltzmann et calcul de l'énergie d'activation en électronvolts.

Voir le corrigé complet

Pour un conducteur cylindrique homogène de longueur \ell, de section s et de conductivité électrique \gamma_{\text{el}}, la résistance électrique s'écrit :

R = \frac{1}{\gamma_{\text{el}}} \frac{\ell}{s}

La conductance électrique G = 1/R est donc reliée à la conductivité par :

\boxed{G = \gamma_{\text{el}} \frac{s}{\ell}}

D'après la loi approchée retenue à la question Q18 :

\frac{T^*}{T} = A - B \ln\left(\frac{G}{G^*}\right)

On en déduit l'expression de la conductance :

\begin{aligned} \ln\left(\frac{G}{G^*}\right) &= \frac{A}{B} - \frac{T^*}{B\,T} \\ G(T) &= G^* \exp\left(\frac{A}{B}\right) \exp\left(-\frac{T^*}{B\,T}\right) \end{aligned}

Comme les dimensions géométriques s et \ell sont indépendantes de la température, la conductivité électrique s'écrit :

\gamma_{\text{el}}(T) = \frac{\ell}{s} G(T) = \gamma_{\text{el},0} \exp\left(-\frac{T^*}{B\,T}\right) \quad \text{avec} \quad \gamma_{\text{el},0} = \frac{\ell}{s} G^* \exp\left(\frac{A}{B}\right)

La conductivité varie donc bien proportionnellement au facteur de Boltzmann \exp\left[-\mathcal{E}/(k_{\mathrm{B}} T)\right], avec :

\frac{\mathcal{E}}{k_{\mathrm{B}} T} = \frac{T^*}{B\,T} \implies \boxed{\mathcal{E} = \frac{k_{\mathrm{B}} T^*}{B}}

Application numérique : Avec k_{\mathrm{B}} = 1,4 \times 10^{-23}\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}, T^* = 1\text{ K} et B = 2,31 \times 10^{-4} :

\mathcal{E} = \frac{1,4 \times 10^{-23} \times 1}{2,31 \times 10^{-4}} \simeq 6,06 \times 10^{-20}\text{ J}

L'électron-volt (\text{eV}) étant l'unité usuelle et adaptée à la physique des semi-conducteurs et aux écarts d'énergie entre bandes électroniques, avec 1\text{ eV} = 1,6 \times 10^{-19}\text{ J} :

\mathcal{E} = \frac{6,06 \times 10^{-20}}{1,6 \times 10^{-19}}\text{ eV} \simeq 0,379\text{ eV}

Soit, avec deux chiffres significatifs :

\boxed{\mathcal{E} \simeq 0,38\text{ eV} = 6,1 \times 10^{-20}\text{ J}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : modèle de drude, conductivité électrique

En admettant que la résultante des chocs d'un porteur de charge mobile avec le reste du milieu conducteur est équivalente à une force de freinage de la forme , étudier le mouvement d'un porteur de charge et en déduire l'expression, en régime permanent, de la conductivité électrique d'un tel milieu en fonction de , , et .

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à un électron soumis au champ électrique et à la force de frottement ; en régime stationnaire, exprimer la vitesse puis \vec{j}_e = n_q q \vec{v}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à un porteur de charge mobile pour établir son équation différentielle du mouvement.
  2. Déterminer la vitesse de dérive atteinte en régime permanent sous un champ électrique uniforme et stationnaire.
  3. Exprimer le vecteur densité de courant électrique volumique \vec{j} et identifier la conductivité électrique \gamma_{\text{el}} via la loi d'Ohm locale \vec{j} = \gamma_{\text{el}} \vec{E}.
Voir la réponse courte

PFD appliqué à un électron avec force de frottement fluide, donnant la vitesse limite puis la loi d'Ohm locale.

Voir le corrigé complet

On étudie le mouvement d'un porteur de charge individuel de masse m et de charge q au sein du semi-conducteur, dans le référentiel du matériau supposé galiléen.

Ce porteur est soumis à :

  • la force électrique \vec{F}_e = q\vec{E} imposée par le champ électrique \vec{E} ;
  • la force de frottement fluide \vec{f} = -\dfrac{m}{\tau} \vec{v}, modélisant l'effet statistique des chocs avec le réseau ;
  • le poids, très largement négligeable devant la force électrique.

Le principe fondamental de la dynamique appliqué au porteur s'écrit :

\begin{aligned} m \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} &= q\vec{E} - \frac{m}{\tau} \vec{v} \end{aligned}

soit l'équation différentielle du premier ordre :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} + \frac{1}{\tau} \vec{v} &= \frac{q}{m} \vec{E} \end{aligned}

En régime permanent, le régime transitoire de durée caractéristique \tau s'est amorti et la vitesse devient constante (\mathrm{d}\vec{v}/\mathrm{d}t = \vec{0}) :

\begin{aligned} \vec{v} &= \frac{q\tau}{m} \vec{E} \end{aligned}

Le vecteur densité volumique de courant électrique dû à l'ensemble de ces porteurs de charge, présents avec une densité volumique n_q, est donné par :

\begin{aligned} \vec{j} &= n_q q \vec{v} = \frac{n_q q^2 \tau}{m} \vec{E} \end{aligned}

Par identification avec la loi d'Ohm locale \vec{j} = \gamma_{\text{el}} \vec{E}, on en déduit la conductivité électrique de Drude :

\boxed{\gamma_{\text{el}} = \frac{n_q q^2 \tau}{m}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 21

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Application numérique

Chapitre : Thermodynamique › Facteur de Boltzmann et physique statistique

Notions : facteur de boltzmann, bande de conduction

En appliquant une loi statistique utilisant un facteur de Boltzmann, donner le rapport entre les densités de porteurs de charge dans la bande de conduction et dans celle de valence.

Sans faire de calcul supplémentaire, mais en expliquant son raisonnement, donner la valeur numérique de .

Voir l'indice

Utiliser la statistique de Boltzmann pour écrire le rapport de populations thermiquement activées entre les deux états distants du gap d'énergie \mathcal{E}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la statistique canonique de Boltzmann entre deux états d'énergie différant de \mathcal{E} pour exprimer le rapport n_q/n_0.
  2. Relier la conductivité de Drude à la densité de porteurs mobiles n_q pour montrer que la dépendance thermique de \gamma_{\text{el}} coïncide avec celle identifiée à la question Q19, puis en déduire directement la valeur de \mathcal{E}.
Voir la réponse courte

Rapport des populations selon Boltzmann et identification de \mathcal{E} avec la demi-largeur de la bande interdite.

Voir le corrigé complet

L'écart énergétique entre le niveau de référence (bande de valence) et le niveau excité (bande de conduction) est noté \mathcal{E}. D'après la statistique de Boltzmann, la probabilité d'occupation thermique d'un niveau d'énergie supérieure est pondérée par le facteur \exp(-\Delta E / k_{\mathrm{B}} T). Le rapport des densités volumiques de porteurs dans ces deux bandes s'écrit donc :

\boxed{\frac{n_q}{n_0} = \exp\left(-\frac{\mathcal{E}}{k_{\mathrm{B}} T}\right)}

D'après le modèle de Drude établi à la question Q20, la conductivité électrique vaut :

\gamma_{\text{el}} = \frac{n_q q^2 \tau}{m}

L'énoncé précisant que la durée moyenne \tau entre deux chocs ne dépend pas de la température, et q, m étant constants, la dépendance thermique de la conductivité est uniquement portée par celle de n_q. La densité n_0 des états de valence étant quasi-invariante avec la température (car n_q \ll n_0), on a :

\gamma_{\text{el}}(T) \propto n_q(T) \propto \exp\left(-\frac{\mathcal{E}}{k_{\mathrm{B}} T}\right)

Cette dépendance thermique est rigoureusement identique à la loi admise et exploitée à la question Q19. L'énergie \mathcal{E} s'identifie donc directement à la valeur calculée à la question Q19 :

\boxed{\mathcal{E} \simeq 0{,}38\text{ eV} = 6{,}1 \times 10^{-20}\text{ J}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

II.B · Mesures de l'humidité relative

Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : condensateur plan, symétrie du champ

En supposant les dimensions transverses des électrodes très grandes devant , préciser la direction du champ électrique au sein de l'isolant. Montrer aussi que ce champ est uniforme au sein du milieu isolant.

Voir l'indice

Utiliser les symétries planes du problème et le théorème de superposition pour établir le caractère normal et uniforme du champ électrostatique.

Voir la stratégie
  1. L'hypothèse de dimensions transverses très grandes devant l'épaisseur e permet de négliger les effets de bord et de modéliser le condensateur par deux plans infinis parallèles au plan (Oxy).
  2. Utiliser les plans de symétrie du système pour déterminer la direction du champ électrostatique \vec{E}.
  3. Exploiter les invariances par translation pour la dépendance spatiale, puis l'équation de Maxwell-Gauss dans l'isolant (dépourvu de charges volumiques) pour établir l'uniformité du champ.
Voir la réponse courte

Invariances par translation et plans de symétrie imposant un champ électrostatique orthogonal et uniforme entre les armatures.

Voir le corrigé complet

En négligeant les effets de bord, le système est invariant par toute translation parallèle au plan (Oxy) des armatures. Le champ électrostatique ne dépend donc que de la coordonnée z :

\vec{E}(x,y,z) = \vec{E}(z)

De plus, tout plan perpendiculaire aux armatures (par exemple (Oxz) et (Oyz)) est un plan de symétrie de la distribution de charges. En tout point de l'espace, le champ \vec{E} doit appartenir à ces plans de symétrie, ce qui impose :

\vec{E}(z) = E_z(z)\,\vec{e}_z

Le champ électrique est donc perpendiculaire aux armatures et dirigé selon l'axe vertical (Oz) (de l'armature chargée positivement vers l'armature chargée négativement, soit vers les z croissants).

Au sein du milieu isolant (équivalent au vide), il n'y a aucune charge volumique (\rho = 0). L'équation locale de Maxwell-Gauss s'écrit :

\mathrm{div}\,\vec{E} = 0 \iff \frac{\mathrm{d}E_z}{\mathrm{d}z} = 0

La composante E_z est donc indépendante de z.

\boxed{\vec{E} = E\,\vec{e}_z \quad \text{avec } E = \text{cte}}

Le champ électrique \vec{E} est donc uniforme dans tout l'espace compris entre les armatures.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : théorème de gauss, champ électrostatique

Déduire, par exemple du théorème de Gauss, la relation liant , et la permittivité diélectrique du vide .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Gauss à un cylindre fermé s'appuyant à l'intérieur du conducteur et débouchant dans l'isolant.

Voir la stratégie

Pour relier le champ électrostatique \vec{E} à la densité surfacique de charge \sigma_0 :

  1. Choisir une surface de Gauss adaptée (un cylindre à cheval sur l'armature inférieure).
  2. Exprimer le flux du champ à travers cette surface en exploitant la nullité du champ dans le conducteur et l'orientation axiale de \vec{E}.
  3. Égaler ce flux à Q_{\text{int}}/\varepsilon_0 pour en déduire la relation demandée.
Voir la réponse courte

Application du théorème de Gauss à un cylindre traversant une armature, donnant E = \sigma_0 / \varepsilon_0.

Voir le corrigé complet

Considérons une surface de Gauss cylindrique fermée de section droite \Delta S, d'axe parallèle à (Oz), à cheval sur l'interface de l'armature inférieure portant la densité surfacique de charge +\sigma_0 :

  • la base inférieure est située à l'intérieur du métal conducteur de l'armature inférieure, où règne l'équilibre électrostatique, de sorte que \vec{E}_{\text{int}} = \vec{0} ;
  • la base supérieure est située dans l'espace inter-armatures (assimilé au vide), où \vec{E} = E\,\vec{e}_z ;
  • la paroi latérale est parallèle à \vec{e}_z, de sorte que \vec{E} \cdot \vec{n}_{\text{ext}} = 0 en tout point de cette paroi.

Le flux du champ électrique sortant de ce cylindre se réduit donc au flux à travers sa base supérieure :

\Phi = \iint_{\text{base sup}} \vec{E} \cdot \vec{e}_z\,\mathrm{d}S = E\,\Delta S

La charge totale enfermée dans le cylindre est portée par l'armature :

Q_{\text{int}} = \sigma_0\,\Delta S

D'après le théorème de Gauss :

\Phi = \frac{Q_{\text{int}}}{\varepsilon_0} \implies E\,\Delta S = \frac{\sigma_0\,\Delta S}{\varepsilon_0}

On en déduit l'intensité du champ électrostatique E = \frac{\sigma_0}{\varepsilon_0}. Compte tenu de la direction de \vec{E} déterminée à la question précédente (dirigé de l'armature chargée positivement vers l'armature négative, soit selon +\vec{e}_z) :

\boxed{\vec{E} = \frac{\sigma_0}{\varepsilon_0}\,\vec{e}_z}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : capacité d'un condensateur, potentiel électrostatique

Calculer et définir puis exprimer la capacité du condensateur ainsi réalisé.

Voir l'indice

Intégrer le champ électrique uniforme le long de l'axe vertical pour trouver la d.d.p. U_0 = E e, puis appliquer la définition C_0 = Q / U_0.

Voir la stratégie
  1. Relier la différence de potentiel U_0 à la circulation du champ électrostatique \vec{E} entre les deux armatures.
  2. Rappeler la définition de la capacité d'un condensateur comme rapport entre la charge de l'armature positive et la tension à ses bornes, puis en déduire son expression géométrique.
Voir la réponse courte

Circulation du champ électrique pour obtenir la tension U_0 = E e et expression de la capacité C_0 = \varepsilon_0 S / e.

Voir le corrigé complet

Le champ électrostatique étant relié au potentiel scalaire par \vec{E} = -\vec{\nabla} V, la composante selon l'axe (Oz) vérifie :

E = -\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}z}

La tension de polarisation U_0 entre l'armature inférieure (portant la charge positive +\sigma_0 en z=0) et l'armature supérieure (en z=e) s'obtient par circulation du champ électrostatique :

U_0 = V(0) - V(e) = \int_0^e E\,\mathrm{d}z

Le champ \vec{E} = \frac{\sigma_0}{\varepsilon_0}\vec{e}_z étant uniforme (d'après la question Q23), on en déduit :

\boxed{U_0 = \frac{\sigma_0\,e}{\varepsilon_0}}

Par définition, la capacité C_0 d'un condensateur est le coefficient de proportionnalité entre la charge totale Q_0 = \sigma_0 S portée par l'armature positive et la tension U_0 entre ses armatures :

\boxed{C_0 = \frac{Q_0}{U_0}}

En substituant l'expression de U_0, on obtient l'expression de la capacité du condensateur plan :

C_0 = \frac{\sigma_0 S}{\dfrac{\sigma_0\,e}{\varepsilon_0}}

soit :

\boxed{C_0 = \frac{\varepsilon_0 S}{e}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique ; Électrostatique

Notions : polarisation électrique, charge de dépolarisation

Exprimer le moment dipolaire électrique total du milieu isolant en fonction de , , et . En déduire l'expression des charges surfaciques de dépolarisation en fonction de et seulement.

Voir l'indice

Calculer le moment dipolaire total par intégration sur le volume S e, puis identifier ce moment à celui de deux nappes planes de charges surfaciques \pm \sigma séparées d'une distance e.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le nombre total de molécules d'eau présentes dans le volume V = S e de l'isolant, puis en déduire le moment dipolaire total par sommation des moments dipolaires moyens.
  2. Exprimer le moment dipolaire équivalent créé par les deux nappes planes de charges surfaciques de dépolarisation \pm \sigma séparées par la distance e, puis identifier les deux expressions pour obtenir \sigma.
Voir la réponse courte

Somme des moments dipolaires dans le volume Se, reliant le vecteur polarisation aux densités surfaciques induites \sigma.

Voir le corrigé complet

Le milieu isolant a un volume V = S e. Il contient un nombre total de molécules d'eau dipolaires :

N = n_p V = n_p S e

Chaque molécule possédant un moment dipolaire moyen \vec{p}_m = p_m \vec{e}_z, le moment dipolaire électrique total du milieu isolant s'écrit par additivité :

\vec{p}_{\text{tot}} = \sum_{i=1}^N \vec{p}_i = N \vec{p}_m = n_p S e p_m \vec{e}_z

Soit, en norme ou en grandeur algébrique selon l'axe (Oz) :

\boxed{p_{\text{tot}} = n_p S e p_m}

Par ailleurs, les charges de dépolarisation se répartissent sur les deux faces en regard :

  • une charge Q = +\sigma S sur la surface supérieure en z = e ;
  • une charge -Q = -\sigma S sur la surface inférieure en z = 0.

Ces deux plans chargés opposés distants de e constituent globalement un dipôle électrostatique de moment dipolaire :

\vec{p}_{\text{tot}} = Q e\,\vec{e}_z = \sigma S e\,\vec{e}_z

En identifiant les deux expressions de \vec{p}_{\text{tot}} :

\sigma S e = n_p S e p_m

On en déduit immédiatement :

\boxed{\sigma = n_p p_m}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 26

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique ; Thermodynamique › Facteur de Boltzmann et physique statistique

Notions : modèle de langevin, agitation thermique

Quelles seraient les limites de à très basse et à très haute température ? Exprimer, en fonction du moment dipolaire individuel d'une molécule d'eau et de la constante de Boltzmann , une estimation de la température de transition entre ces deux limites basse et haute dans le champ électrostatique .

Voir l'indice

Évaluer les régimes limites d'alignement parfait à température nulle et d'isotropie à haute température ; estimer T_c en égalant l'énergie dipolaire p E à l'énergie thermique k_{\mathrm{B}} T.

Voir la stratégie
  1. Analyser la compétition entre l'effet d'orientation du champ électrique \vec{E} (qui favorise l'état d'énergie minimale E_p = -\vec{p}\cdot\vec{E}) et l'agitation thermique d'énergie caractéristique k_{\mathrm{B}}T (qui favorise le désordre isotrope).
  2. Étudier les deux régimes limites T \to 0 et T \to +\infty.
  3. Définir la température de transition T_c par égalité des deux échelles énergétiques en présence.
Voir la réponse courte

Saturation dipolaire à basse température et moyenne nulle à haute température, avec k_{\mathrm{B}} T_c \approx p_{\mathrm{H}_2\mathrm{O}} E.

Voir le corrigé complet

L'énergie potentielle d'un dipôle de moment \vec{p} plongé dans le champ électrique extérieur \vec{E} = E\,\vec{e}_z s'écrit :

E_p = -\vec{p}\cdot\vec{E} = -p_{\mathrm{H}_2\mathrm{O}} E \cos\theta

où \theta est l'angle entre \vec{p} et l'axe (Oz).

Limite à très basse température (T \to 0) :
L'énergie d'agitation thermique k_{\mathrm{B}}T devient négligeable devant l'énergie potentielle d'interaction (k_{\mathrm{B}}T \ll p_{\mathrm{H}_2\mathrm{O}} E). Les dipôles se figent tous dans l'état de plus basse énergie, correspondant à \cos\theta = 1 (alignement parfait sur le champ \vec{E}). La projection moyenne du moment dipolaire sur \vec{e}_z tend donc vers la valeur maximale :

\boxed{\lim_{T \to 0} p_m = p_{\mathrm{H}_2\mathrm{O}}}

Limite à très haute température (T \to +\infty) :
L'agitation thermique est dominante (k_{\mathrm{B}}T \gg p_{\mathrm{H}_2\mathrm{O}} E) et rend les orientations des molécules parfaitement isotropes dans l'espace. Par symétrie sphérique, la moyenne spatiale de \cos\theta est nulle, d'où :

\boxed{\lim_{T \to +\infty} p_m = 0}

Température de transition T_c :
La transition entre le régime de saturation (ordonné) et le régime désordonné s'opère lorsque l'énergie thermique est de l'ordre de grandeur de l'écart énergétique électrostatique :

k_{\mathrm{B}} T_c \sim p_{\mathrm{H}_2\mathrm{O}} E

On en déduit l'ordre de grandeur de la température caractéristique :

\boxed{T_c \sim \frac{p_{\mathrm{H}_2\mathrm{O}} E}{k_{\mathrm{B}}}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique

Notions : polarisabilité, analyse dimensionnelle

En pratique on a toujours et on peut montrer dans ce cas l'expression asymptotique de , que l'on admettra :

où la polarisabilité est une constante à température fixée et pour un matériau isolant donné. Préciser la dimension ou l'unité de dans le système international d'unités.

Voir l'indice

Déterminer l'unité de \alpha en utilisant les dimensions de \vec{p}_m (C\cdotm), de \varepsilon_0 (F\cdotm^{-1}) et de \vec{E} (V\cdotm^{-1}).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dimension (ou l'unité SI) du moment dipolaire électrique \vec{p}_m.
  2. Déterminer celle du terme \varepsilon_0 \vec{E} en s'appuyant sur un résultat précédent ou sur le théorème de Gauss.
  3. En déduire la dimension et l'unité dans le système international de la polarisabilité \alpha.
Voir la réponse courte

Identification des unités dans \vec{p}_m = \alpha \varepsilon_0 \vec{E}, montrant que \alpha est homogène à un volume en \text{m}^3.

Voir le corrigé complet

Le moment dipolaire électrique est par définition le produit d'une charge par une distance, son unité dans le Système International (SI) est le coulomb-mètre :

[p_m] = \mathrm{I} \cdot \mathrm{T} \cdot \mathrm{L} \quad (\text{en }\mathrm{C}\cdot\mathrm{m})

D'après la relation établie à la question Q23, \vec{E} = \frac{\sigma_0}{\varepsilon_0}\vec{e}_z, le produit \varepsilon_0 E est homogène à une densité surfacique de charge électrique \sigma_0 :

[\varepsilon_0 E] = [\sigma_0] = \frac{\mathrm{I} \cdot \mathrm{T}}{\mathrm{L}^2} \quad (\text{en }\mathrm{C}\cdot\mathrm{m}^{-2})

La relation admise \vec{p}_m = \alpha \varepsilon_0 \vec{E} conduit ainsi à l'analyse dimensionnelle suivante pour \alpha :

[\alpha] = \frac{[p_m]}{[\varepsilon_0 E]} = \frac{\mathrm{I}\cdot\mathrm{T}\cdot\mathrm{L}}{\mathrm{I}\cdot\mathrm{T}\cdot\mathrm{L}^{-2}} = \mathrm{L}^3

Dans le système international d'unités :

\boxed{\text{La dimension de } \alpha \text{ est celle d'un volume } [\alpha] = \mathrm{L}^3 \quad (\text{unité SI : } \mathrm{m}^3)}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique ; Électrostatique

Notions : permittivité relative, condensateur avec diélectrique

En déduire que la capacité du condensateur ainsi formé s'exprime en fonction de sous la forme dans laquelle on exprimera la permittivité relative en fonction de et .

Voir l'indice

Exprimer le champ électrique interne résultant de la somme des charges libres \sigma_0 et de dépolarisation \sigma, puis identifier la permittivité diélectrique relative \varepsilon_r.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ électrique résultant \vec{E} = E\,\vec{e}_z au sein de l'isolant en tenant compte de la charge libre \sigma_0 sur les armatures et des charges de dépolarisation \sigma à la surface du diélectrique.
  2. Relier la charge de surface \sigma au champ électrique E via les résultats des questions Q25 et Q27.
  3. Exprimer la tension U entre les armatures, puis la capacité C = Q/U pour identifier \varepsilon_r.
Voir la réponse courte

Remplacement de la charge apparente par \sigma_0 - \sigma, aboutissant à l'expression de \varepsilon_r et à C = \varepsilon_r C_0.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 7, l'armature inférieure (en z=0) porte la densité surfacique de charge libre +\sigma_0, tandis que la surface adjacente de l'isolant porte la densité de charge de dépolarisation -\sigma.

La densité surfacique totale de charge au niveau de l'électrode inférieure vaut donc :

\sigma_{\text{tot}} = \sigma_0 - \sigma

Par application du théorème de Gauss (ou de la relation de passage du champ électrique à l'interface, le champ étant nul dans le conducteur parfait), le champ électrostatique régnant dans le milieu isolant s'écrit :

E = \frac{\sigma_{\text{tot}}}{\varepsilon_0} = \frac{\sigma_0 - \sigma}{\varepsilon_0}

D'après les questions Q25 (\sigma = n_p p_m) et Q27 (p_m = \alpha \varepsilon_0 E), on a :

\sigma = n_p \alpha \varepsilon_0 E

En reportant cette relation dans l'expression du champ électrique :

E = \frac{\sigma_0}{\varepsilon_0} - n_p \alpha E \iff E\left(1 + \alpha n_p\right) = \frac{\sigma_0}{\varepsilon_0}

Le champ électrique dans l'isolant s'exprime donc en fonction de la charge libre \sigma_0 :

E = \frac{\sigma_0}{\varepsilon_0 (1 + \alpha n_p)}

La différence de potentiel entre les deux armatures distantes de e est :

U = E e = \frac{\sigma_0 e}{\varepsilon_0 (1 + \alpha n_p)}

La charge libre portée par l'armature positive étant Q = \sigma_0 S, la capacité du condensateur s'en déduit :

C = \frac{Q}{U} = \frac{\sigma_0 S}{\dfrac{\sigma_0 e}{\varepsilon_0 (1 + \alpha n_p)}} = (1 + \alpha n_p) \frac{\varepsilon_0 S}{e}

En reconnaissant l'expression de la capacité dans le vide C_0 = \dfrac{\varepsilon_0 S}{e} établie à la question Q24, on obtient :

\boxed{C = \varepsilon_r C_0 \quad \text{avec} \quad \varepsilon_r = 1 + \alpha n_p}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

II.C · Mesures de position et de vitesse

Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : troisième loi de kepler, orbite circulaire

Établir la relation liant, pour un satellite en orbite circulaire, la période , le rayon terrestre et l'altitude en fonction de la constante de gravitation et de la masse de la Terre.

Quel est le nom de cette relation ?

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à un corps en orbite circulaire sous attraction centrale newtonienne pour retrouver la troisième loi de Kepler.

Voir la stratégie
  1. Modéliser le satellite comme un point matériel en mouvement circulaire uniforme autour de la Terre dans le référentiel géocentrique, supposé galiléen.
  2. Appliquer la deuxième loi de Newton en coordonnées polaires ou dans la base de Frenet pour relier la vitesse ou la pulsation orbitale au rayon de l'orbite r = R_T + h.
  3. Exprimer la période de révolution T = 2\pi/\omega pour en déduire la relation demandée et identifier la troisième loi de Kepler.
Voir la réponse courte

PFD sur orbite circulaire avec accélération centripète, établissant la troisième loi de Kepler.

Voir le corrigé complet

On étudie un satellite de masse m_s, assimilé à un point matériel, en orbite circulaire de rayon r = R_T + h autour de la Terre de masse M_T. L'étude est menée dans le référentiel géocentrique, supposé galiléen compte tenu de la durée de l'orbite.

La Terre possédant une distribution de masse à symétrie sphérique, la seule force appliquée au satellite est l'attraction gravitationnelle :

\vec{F} = -\frac{\mathcal{G} M_T m_s}{r^2} \vec{e}_r

où \vec{e}_r est le vecteur unitaire radial dirigé du centre de la Terre vers le satellite.

Pour une trajectoire circulaire de rayon r parcourue à vitesse angulaire \omega = \frac{2\pi}{T}, l'accélération est purement centripète :

\vec{a} = -r\omega^2 \vec{e}_r = -\frac{4\pi^2 r}{T^2}\vec{e}_r

D'après la deuxième loi de Newton appliquée au satellite :

m_s \vec{a} = \vec{F} \iff -m_s \frac{4\pi^2 r}{T^2}\vec{e}_r = -\frac{\mathcal{G} M_T m_s}{r^2} \vec{e}_r

En projetant sur \vec{e}_r et en remplaçant r par R_T + h, on obtient :

\boxed{\frac{T^2}{(R_T + h)^3} = \frac{4\pi^2}{\mathcal{G} M_T}}

soit encore :

T = 2\pi \sqrt{\frac{(R_T + h)^3}{\mathcal{G} M_T}}

Cette relation est la troisième loi de Kepler (ou loi des périodes), appliquée ici au cas particulier d'une orbite circulaire où le demi-grand axe coïncide avec le rayon de l'orbite a = r = R_T + h.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : satellite gps, troisième loi de kepler

Les satellites du système GPS sont tous placés sur une orbite circulaire de période , plus basse donc que celle des satellites géostationnaires, qui sont eux à d'altitude.

En déduire la valeur numérique de l'altitude des trajectoires des satellites GPS.

Voir l'indice

Exprimer le rapport des rayons orbitaux entre le satellite géostationnaire et le satellite GPS à partir du rapport de leurs périodes orbitales au carré.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la troisième loi de Kepler établie à la question précédente au satellite GPS et à un satellite géostationnaire pour s'affranchir de \mathcal{G} et M_T.
  2. Exprimer le rayon orbital r_{\text{GPS}} = R_T + h_{\text{GPS}} en fonction de r_{\text{géo}} = R_T + h_{\text{géo}} et du rapport des périodes.
  3. Utiliser la donnée (1/2)^{2/3} \simeq 0{,}63 fournie en fin de sujet pour en déduire h_{\text{GPS}}.
Voir la réponse courte

Application numérique de la relation de Kepler pour une période de 12\text{ h} pour en déduire l'altitude h_{\text{GPS}}.

Voir le corrigé complet

D'après la troisième loi de Kepler établie à la question Q29, le rapport \dfrac{T^2}{(R_T + h)^3} ne dépend que de la masse de la Terre : il est donc identique pour le satellite GPS et pour un satellite géostationnaire.

Un satellite géostationnaire a pour période de révolution la période de rotation terrestre, soit T_{\text{géo}} = 24\text{ h}, et son orbite circulaire a pour rayon :

r_{\text{géo}} = R_T + h_{\text{géo}} = 6\,400 + 36\,000 = 42\,400\text{ km}

En écrivant l'égalité des rapports keplériens :

\frac{T^2}{r_{\text{GPS}}^3} = \frac{T_{\text{géo}}^2}{r_{\text{géo}}^3}

on obtient le rayon de l'orbite GPS :

r_{\text{GPS}} = r_{\text{géo}} \left(\frac{T}{T_{\text{géo}}}\right)^{2/3} = r_{\text{géo}} \left(\frac{12}{24}\right)^{2/3} = r_{\text{géo}} \left(\frac{1}{2}\right)^{2/3}

En utilisant la donnée numérique fournie en fin d'énoncé, \left(\dfrac{1}{2}\right)^{2/3} \simeq 0{,}63 :

r_{\text{GPS}} \simeq 42\,400 \times 0{,}63 = 26\,712\text{ km}

L'altitude h_{\text{GPS}} s'en déduit par :

h_{\text{GPS}} = r_{\text{GPS}} - R_T = 26\,712 - 6\,400 = 20\,312\text{ km}

Avec deux chiffres significatifs :

\boxed{h_{\text{GPS}} \simeq 2{,}0 \times 10^4\text{ km} = 20\,000\text{ km}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : plasma dilué, densité de courant

En négligeant toute force autre qu'électromagnétique, expliciter l'équation différentielle qui régit la vitesse d'un électron de l'ionosphère en fonction du champ électromagnétique du signal émis par le satellite GPS qui traverse ce milieu. L'intensité du signal reste faible donc le mouvement des électrons est non relativiste.

On admet pour ce signal une structure d'onde plane progressive se dirigeant vers le sol, dans le cas où le satellite émetteur est à la verticale du récepteur :

de vitesses de phase et de groupe proches de la célérité dans le vide. En déduire qu'on peut établir, en notation complexe, une relation linéaire entre la densité volumique de courant électronique et le champ électrique .

Voir l'indice

Écrire l'équation du mouvement d'un électron sous l'action de la force de Lorentz, justifier que la composante magnétique est négligeable devant la composante électrique, et passer en complexes.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à un électron soumis à la force de Lorentz dans le référentiel terrestre supposé galiléen.
  2. Comparer les composantes électrique et magnétique de la force de Lorentz grâce à l'hypothèse non relativiste (v \ll c), et négliger l'accélération convective.
  3. Passer en notation complexe pour déduire la vitesse \underline{\vec{v}}, puis relier celle-ci à la densité de courant \underline{\vec{j}}_e = -e n_e \underline{\vec{v}}.
Voir la réponse courte

PFD appliqué à un électron libre sans frottement sous onde incidente pour relier linéairement \vec{j}_e à \vec{E}.

Voir le corrigé complet

On étudie un électron de charge q = -e et de masse m_e dans le référentiel terrestre supposé galiléen. En ne retenant que les actions électromagnétiques, le principe fondamental de la dynamique s'écrit :

m_e \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -e \left( \vec{E} + \vec{v} \wedge \vec{B} \right)

Dans l'onde électromagnétique progressive se propageant à une vitesse proche de c, le champ magnétique est relié au champ électrique par \|\vec{B}\| \sim \frac{\|\vec{E}\|}{c}. Le rapport des normes des forces magnétique et électrique vérifie donc :

\frac{\|-e\,\vec{v}\wedge\vec{B}\|}{\|-e\,\vec{E}\|} \sim \frac{v B}{E} \sim \frac{v}{c}

Le mouvement des électrons étant non relativiste (v \ll c), la partie magnétique de la force de Lorentz est tout à fait négligeable devant la partie électrique. De plus, à l'ordre 1 en l'amplitude de l'onde (champ de faible intensité), le terme convectif (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} est d'ordre 2 et l'accélération se réduit à la dérivée temporelle locale \frac{\partial \vec{v}}{\partial t}. L'équation différentielle régissant la vitesse de l'électron devient ainsi :

\boxed{m_e \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -e\vec{E}}

L'onde plane progressive a pour champ électrique complexe :

\underline{\vec{E}}(z,t) = \vec{E}_0 \exp[\mathrm{i}(\omega t + k z)]

En régime sinusoïdal établi, la vitesse adopte la même dépendance spatiotemporelle et \frac{\mathrm{d}\underline{\vec{v}}}{\mathrm{d}t} = \mathrm{i}\omega \underline{\vec{v}}. L'équation du mouvement donne :

\mathrm{i}\omega m_e \underline{\vec{v}} = -e \underline{\vec{E}} \implies \underline{\vec{v}} = -\frac{e}{\mathrm{i}m_e\omega}\underline{\vec{E}}

La densité volumique de courant électronique est \vec{j}_e = -e n_e \vec{v}. En notation complexe, on obtient la relation linéaire recherchée :

\boxed{\underline{\vec{j}}_e = \underline{\sigma}\,\underline{\vec{E}} \quad \text{avec} \quad \underline{\sigma} = \frac{n_e e^2}{\mathrm{i} m_e \omega} = -\mathrm{i}\frac{n_e e^2}{m_e \omega}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : pulsation plasma, relation de dispersion

Pour quelle raison peut-on négliger les contributions ioniques au courant total induit par le passage de l'onde dans le plasma ?

En déduire la relation de dispersion des ondes dans un tel plasma, qu'on mettra sous la forme et dans laquelle on explicitera la pulsation de plasma en fonction de , , et .

Avec les données ci-dessus, on trouve numériquement .

Voir l'indice

Justifier l'inertie beaucoup plus grande des ions par rapport aux électrons (m_i \gg m_e), puis coupler la loi d'Ohm du plasma avec les équations de Maxwell.

Voir la stratégie
  1. Comparer la réponse dynamique des ions à celle des électrons sous l'action du champ électrique oscillant en s'appuyant sur leur rapport de masse.
  2. Établir l'équation de propagation de l'onde électromagnétique dans le plasma à partir des équations de Maxwell (Faraday et Ampère).
  3. Injecter la forme de l'onde plane progressive monochromatique pour en déduire la relation de dispersion et identifier l'expression de la pulsation de plasma \omega_p.
Voir la réponse courte

Négligence du courant ionique par inertie et injection de \vec{j}_e dans l'équation de Maxwell-Ampère pour trouver la relation de dispersion.

Voir le corrigé complet

1. Négligeabilité du courant ionique

Dans le modèle du plasma froid sans collisions, chaque espèce chargée i de masse m_i et de charge q_i répond au champ électrique de l'onde selon la relation établie à la question Q31 :

\underline{\vec{v}}_i = \frac{q_i}{\mathrm{i} m_i \omega} \underline{\vec{E}}

La densité volumique de courant associée s'écrit donc :

\underline{\vec{j}}_i = n_i q_i \underline{\vec{v}}_i = -\mathrm{i} \frac{n_i q_i^2}{m_i \omega} \underline{\vec{E}}

En vertu de la quasi-neutralité locale globale du plasma, les densités volumiques de charges sont du même ordre de grandeur (n_{\text{ion}} |q_{\text{ion}}| \sim n_e e). Les amplitudes des densités de courant sont donc inversement proportionnelles aux masses :

\frac{\|\underline{\vec{j}}_{\text{ion}}\|}{\|\underline{\vec{j}}_e\|} \sim \frac{m_e}{m_{\text{ion}}}

Les ions les plus légers sont au moins des protons (m_p \simeq 1836\,m_e) et, dans l'ionosphère (essentiellement \mathrm{O}^+, \mathrm{NO}^+, \mathrm{O}_2^+), m_{\text{ion}} \gtrsim 30\,000\,m_e. Du fait de leur inertie considérablement plus grande, les ions oscillent avec une amplitude négligeable devant celle des électrons. On a donc :

\|\underline{\vec{j}}_{\text{ion}}\| \ll \|\underline{\vec{j}}_e\| \implies \underline{\vec{j}} \simeq \underline{\vec{j}}_e

2. Relation de dispersion

Dans l'ionosphère, les équations de Maxwell s'écrivent :

\begin{aligned} \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} &= -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \\ \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} &= \mu_0 \vec{j}_e + \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \end{aligned}

En appliquant le rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday et en utilisant la relation vectorielle rappelée en fin d'énoncé :

\vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}) = \vec{\operatorname{grad}}(\operatorname{div}\vec{E}) - \vec{\Delta}\vec{E} = -\frac{\partial}{\partial t}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{B})

Pour une onde plane transversale transverse, ou par neutralité volumique moyenne en régime linéaire (\operatorname{div}\vec{E} = 0), il reste :

-\vec{\Delta}\vec{E} = -\mu_0 \frac{\partial \vec{j}_e}{\partial t} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2}

En notation complexe, pour \underline{\vec{E}} = \vec{E}_0 \exp[\mathrm{i}(\omega t + k z)] :

\begin{aligned} \frac{\partial}{\partial t} &\longrightarrow \mathrm{i}\omega \\ \vec{\Delta}\underline{\vec{E}} &= \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial z^2} = (\mathrm{i}k)^2 \underline{\vec{E}} = -k^2 \underline{\vec{E}} \end{aligned}

D'après la question Q31, \underline{\vec{j}}_e = -\mathrm{i}\dfrac{n_e e^2}{m_e \omega} \underline{\vec{E}}, de sorte que :

\mu_0 \frac{\partial \underline{\vec{j}}_e}{\partial t} = \mu_0 (\mathrm{i}\omega) \underline{\vec{j}}_e = \frac{\mu_0 n_e e^2}{m_e} \underline{\vec{E}} = \frac{n_e e^2}{\varepsilon_0 m_e c^2} \underline{\vec{E}}

L'équation de propagation devient :

k^2 \underline{\vec{E}} = -\frac{n_e e^2}{\varepsilon_0 m_e c^2} \underline{\vec{E}} + \frac{\omega^2}{c^2} \underline{\vec{E}}

En multipliant par c^2, on obtient la relation de dispersion sous la forme demandée :

\boxed{k^2 c^2 = \omega^2 - \omega_p^2}

avec la pulsation de plasma :

\boxed{\omega_p = \sqrt{\frac{n_e e^2}{\varepsilon_0 m_e}}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : vitesse de phase, dispersion

Les signaux GPS sont émis aux fréquences et ; Exprimer pour ces fréquences.

Exprimer l'erreur relative de l'approximation consistant à supposer que est égale à . Calculer cette erreur relative pour les 2 fréquences GPS.

Voir l'indice

Exprimer v_\varphi = \omega / k à partir de la relation de dispersion et réaliser un développement limité au premier ordre non nul en (f_p / f)^2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse de phase v_{\varphi} = \omega/k à partir de la relation de dispersion établie à la question précédente.
  2. Comparer les fréquences GPS à la fréquence de plasma f_p pour justifier un développement limité.
  3. Exprimer l'écart relatif |v_{\varphi}-c|/c et mener l'application numérique avec deux chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

Calcul approché de v_{\varphi} = c/\sqrt{1 - f_p^2/f^2} et évaluation de l'écart relatif (v_{\varphi}-c)/c.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de dispersion obtenue à la question Q32, pour \omega > \omega_p :

k^2 c^2 = \omega^2 - \omega_p^2 \implies k = \frac{\omega}{c}\sqrt{1 - \left(\frac{\omega_p}{\omega}\right)^2}

La vitesse de phase de l'onde s'écrit par définition v_{\varphi} = \frac{\omega}{k}, d'où :

\boxed{ v_{\varphi} = \frac{c}{\sqrt{1 - \left(\dfrac{f_p}{f}\right)^2}} }

Puisque les fréquences GPS (f \sim 1\text{ GHz}) sont très supérieures à la fréquence de plasma (f_p \simeq 8{,}9\text{ MHz}), on a \left(\frac{f_p}{f}\right)^2 \ll 1. On effectue un développement limité à l'ordre 1 :

v_{\varphi} \simeq c \left( 1 + \frac{1}{2}\left(\frac{f_p}{f}\right)^2 \right)

L'erreur relative commise en approximant v_{\varphi} par la célérité c dans le vide est donc :

\boxed{ \varepsilon_r = \frac{v_{\varphi} - c}{c} \simeq \frac{1}{2}\left(\frac{f_p}{f}\right)^2 }

Application numérique : Avec f_p = 8{,}9\text{ MHz} et f_p^2 \simeq 79{,}2\text{ MHz}^2 :

  • Pour f_1 = 1{,}2\text{ GHz} = 1200\text{ MHz} :

    \varepsilon_{r,1} = \frac{79{,}2}{2 \times (1200)^2} = \frac{79{,}2}{2{,}88 \times 10^6} \simeq 2{,}75 \times 10^{-5}

    Soit :

    \boxed{ \varepsilon_{r,1} \simeq 2{,}8 \times 10^{-5} \quad (\text{soit } 2{,}8 \times 10^{-3}\,\%) }
  • Pour f_2 = 1{,}6\text{ GHz} = 1600\text{ MHz} :

    \varepsilon_{r,2} = \frac{79{,}2}{2 \times (1600)^2} = \frac{79{,}2}{5{,}12 \times 10^6} \simeq 1{,}55 \times 10^{-5}

    Soit :

    \boxed{ \varepsilon_{r,2} \simeq 1{,}5 \times 10^{-5} \quad (\text{soit } 1{,}5 \times 10^{-3}\,\%) }

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : vitesse de groupe, retard de groupe

Exprimer le décalage temporel lié à la traversée de la couche ionisée par rapport à une propagation qui se ferait entièrement dans le vide. En déduire l'imprécision sur la détermination de la distance entre le récepteur et le satellite. Donner un ordre de grandeur.

Voir l'indice

Calculer le temps de parcours à la vitesse de groupe v_g = c \sqrt{1 - f_p^2 / f^2} à travers l'épaisseur d'ionosphère, puis en déduire l'écart sur la distance mesurée.

Voir la stratégie
  1. Identifier la vitesse pertinente pour la propagation du signal : les signaux GPS transmettent une information horodatée, qui se propage donc à la vitesse de groupe v_g.
  2. Exprimer v_g à partir de la relation de dispersion k^2 c^2 = \omega^2 - \omega_p^2, puis en déduire le temps de traversée de l'ionosphère et le retard \Delta t par rapport au vide.
  3. Relier le retard temporel \Delta t à l'erreur sur la distance estimée par le récepteur (\Delta d = c \Delta t) et effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courte

Intégration du retard temporel fondé sur la vitesse de groupe v_g, donnant l'erreur métrique sur la distance.

Voir le corrigé complet

Le signal émis par le satellite transporte de l'information (modulation codant l'instant d'émission). Il se propage donc à la vitesse de groupe v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k}.

En différentiant la relation de dispersion établie à la question Q32, k^2 c^2 = \omega^2 - \omega_p^2, il vient :

2k c^2\,\mathrm{d}k = 2\omega\,\mathrm{d}\omega \implies v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = \frac{k c^2}{\omega} = c\sqrt{1 - \frac{\omega_p^2}{\omega^2}} = c\sqrt{1 - \frac{f_p^2}{f^2}}

Comme f \gg f_p, un développement limité au premier ordre non nul donne :

v_g \simeq c \left( 1 - \frac{1}{2}\frac{f_p^2}{f^2} \right) < c

L'ionosphère s'étend entre z_1 = 100\text{ km} et z_2 = 800\text{ km}, soit une épaisseur traversée à la verticale :

L = z_2 - z_1 = 700\text{ km}

Le temps de traversée dans le plasma est t = \frac{L}{v_g}, tandis qu'il serait de t_0 = \frac{L}{c} dans le vide. Le retard temporel accumulé lors de la traversée de la couche s'écrit donc :

\Delta t = t - t_0 = \frac{L}{v_g} - \frac{L}{c} = \frac{L}{c} \left( \frac{1}{1 - \frac{1}{2}\frac{f_p^2}{f^2}} - 1 \right) \simeq \frac{L}{2c} \frac{f_p^2}{f^2}
\boxed{\Delta t = \frac{L}{2c}\frac{f_p^2}{f^2}}

Le récepteur GPS détermine la pseudo-distance au satellite en multipliant la durée de propagation mesurée par la célérité dans le vide c. Le décalage temporel \Delta t induit une surestimation de la distance :

\Delta d = c\,\Delta t = \frac{L}{2} \frac{f_p^2}{f^2} = L\,\varepsilon_r

où \varepsilon_r = \frac{1}{2}\frac{f_p^2}{f^2} est l'écart relatif calculé à la question Q33.

\boxed{\Delta d = \frac{L}{2}\frac{f_p^2}{f^2}}

Ordre de grandeur : Avec L = 7{,}0 \times 10^5\text{ m} et les valeurs de \varepsilon_r obtenues à la question Q33 :

  • Pour f_1 = 1{,}2\text{ GHz} (\varepsilon_{r,1} \simeq 2{,}8 \times 10^{-5}) :

    \begin{aligned} \Delta d_1 &\simeq 7{,}0 \times 10^5 \times 2{,}8 \times 10^{-5} \simeq 20\text{ m} \\ \Delta t_1 &\simeq \frac{20}{3{,}0 \times 10^8} \simeq 67\text{ ns} \end{aligned}
  • Pour f_2 = 1{,}6\text{ GHz} (\varepsilon_{r,2} \simeq 1{,}5 \times 10^{-5}) :

    \begin{aligned} \Delta d_2 &\simeq 7{,}0 \times 10^5 \times 1{,}5 \times 10^{-5} \simeq 11\text{ m} \\ \Delta t_2 &\simeq \frac{11}{3{,}0 \times 10^8} \simeq 35\text{ ns} \end{aligned}

L'imprécision sur la distance est de l'ordre d'une dizaine à une vingtaine de mètres (pour un décalage temporel de quelques dizaines de nanosecondes).

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : correction ionosphérique, dispersion

Quel est l'intérêt d'utiliser deux fréquences si on veut corriger l'imprécision liée à la traversée de l'ionosphère ?

Voir l'indice

Constater que l'écart temporel varie en 1/f^2 et former une combinaison linéaire des signaux reçus aux deux fréquences pour éliminer cette dépendance.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le temps de propagation mesuré pour chaque fréquence sous la forme du temps de propagation dans le vide augmenté du retard dispersif ionosphérique en 1/f^2.
  2. Montrer que la mesure simultanée aux deux fréquences f_1 et f_2 fournit un système de deux équations permettant d'éliminer l'inconnue a priori fluctuante liée à la densité d'électrons, afin d'isoler le temps de propagation dans le vide.
Voir la réponse courte

Dépendance du retard en 1/f^2, permettant par combinaison de deux fréquences d'éliminer la contribution ionosphérique.

Voir le corrigé complet

Le temps de propagation d'un signal entre le satellite et le récepteur à une fréquence f donnée s'écrit :

t(f) = t_{\text{vide}} + \Delta t(f) = \frac{d}{c} + \frac{A}{f^2}

où d est la distance géométrique réelle, t_{\text{vide}} = d/c le temps de propagation qu'on cherche à déterminer, et le terme dispersif s'écrit (d'après le résultat de la question Q34) :

A = \frac{L f_p^2}{2c} = \frac{e^2}{8\pi^2 \varepsilon_0 m_e c} \int_{\text{ionosphère}} n_e\,\mathrm{d}z

Comme la densité électronique n_e varie fortement dans le temps et dans l'espace (activité solaire, cycle jour/nuit), la constante A n'est pas connue précisément a priori.

En mesurant simultanément le temps de propagation aux deux fréquences GPS f_1 et f_2 :

\begin{aligned} t(f_1) &= t_{\text{vide}} + \frac{A}{f_1^2} \\ t(f_2) &= t_{\text{vide}} + \frac{A}{f_2^2} \end{aligned}

On dispose d'un système linéaire de deux équations à deux inconnues (t_{\text{vide}} et A). En formant la combinaison linéaire (dite « combinaison libre d'ionosphère ») :

f_1^2\,t(f_1) - f_2^2\,t(f_2) = (f_1^2 - f_2^2)\,t_{\text{vide}}

on élimine rigoureusement le terme correctif A, ce qui donne directement :

\boxed{t_{\text{vide}} = \frac{f_1^2\,t(f_1) - f_2^2\,t(f_2)}{f_1^2 - f_2^2}}

L'utilisation de deux fréquences permet donc d'éliminer en temps réel l'erreur systématique due à la traversée de l'ionosphère sans modélisation préalable de la densité électronique, réduisant l'incertitude sur la distance de quelques dizaines de mètres à une précision métrique ou centimétrique.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2025 ?

Surtout 3 chapitres : Statique des fluides (33 % des questions, partie I), Ondes électromagnétiques dans les milieux (14 %) et Électrostatique (11 %). Plus ponctuellement : Dipôles électrique et magnétique, Cinématique et dynamique du point, Facteur de Boltzmann et physique statistique, Mouvement dans un champ de force centrale, Fluides visqueux…

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2025 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 20 questions sur 35 (57 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la partie I en entier (Q1 à Q17), ainsi que Q18, Q29 et Q30. Avec les autres programmes de première année : 16 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2025 ?

Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2025 ?

Q16 (gaz parfait), cotée 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2025 ?

Questions de cours : Q20 (modèle de drude), Q21 (facteur de boltzmann), Q22 (condensateur plan), Q23 (théorème de gauss), Q24 (capacité d'un condensateur), Q29 (troisième loi de kepler) et Q32 (pulsation plasma). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (relation fondamentale de la statique des fluides), Q10 (traînée) et Q14 (loi de laplace).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2025 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (14 sur 35), par exemple : Q4, Q9, Q10, Q15, Q17, Q18, Q22 à Q24, Q27, Q29, Q30, Q33 et Q35. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q1 à Q3, Q6, Q14, Q16, Q20 et Q32.

Quelle a été la moyenne au sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2025 ?

Moyenne : 11,83/20 (écart-type 4,31, 3 734 présents).

Faut-il utiliser la vitesse de phase ou de groupe en Q34 ?

La vitesse de groupe : le signal GPS étant une onde modulée transportant de l'information (un code temporel), le retard de propagation est régi par v_g et non par la vitesse de phase v_{\varphi}.

Quelle est la dimension de la polarisabilité définie en Q27 ?

Celle d'un volume (\mathrm{L}^3, en \text{m}^3) : la définition \vec{p}_m = \alpha \varepsilon_0 \vec{E} factorise la permittivité \varepsilon_0, conférant à \alpha la dimension d'un « volume de polarisabilité ».

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

Note estimée
–
0 question réussie sur 35
Position estimée
–
des copies sous cette note

Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 35 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 11,83 et d'écart-type 4,31 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

S'entraîner sur les mêmes chapitres

Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.

Signaler une erreur

Une étape vous semble fausse ou incomplète ? Dites-le nous en précisant le numéro de la question (par exemple Q1) : dans les commentaires ci-dessous ou sur le Discord de WikiPrépa. Chaque signalement est vérifié et la question corrigée si besoin.

Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 26 septembre 2026.