Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 PSI 2024 (page 2/3 : Parties II et III)
Autour d'une centrale nucléaire
- 39 questions corrigées
- Sujet difficile
- Faisable en PCSI, MPSI et PTSI : 17 questions sur 39, parties III, IV et V.B
- Vérifié question par question
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Partie II : Étude du circuit secondaire
A · Préliminaire
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : premier principe, système ouvert
Établir soigneusement la relation vérifiée dans ce cas par , et .
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Effectuer un bilan d'enthalpie et d'énergie cinétique/potentielle sur un système fermé fictif coïncidant avec la machine pendant une durée \mathrm{d}t, en négligeant l'énergie mécanique macroscopique.
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- Définir un système fermé coïncident \Sigma^* entre les instants t et t + \mathrm{d}t, constitué de la matière contenue dans la machine et des tranches de fluide entrante et sortante.
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique à ce système fermé en régime stationnaire, en négligeant les variations d'énergie cinétique et potentielle macroscopiques.
- Détailler le travail des forces de pression aux frontières (travail de transvasement) et regrouper les termes pour faire apparaître l'enthalpie massique h = u + p v.
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Démonstration classique du premier principe pour un système ouvert en régime stationnaire : \Delta h = w_u + q.
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Considérons le système fermé coïncident \Sigma^*, constitué à l'instant t par :
- le fluide contenu dans le volume de contrôle de la machine, noté V_c ;
- une masse élémentaire \mathrm{d}m de fluide située immédiatement en amont de la section d'entrée \text{E}, de volume \mathrm{d}V_e = v_e\,\mathrm{d}m (où v_e est le volume massique à l'entrée).
À l'instant t + \mathrm{d}t, cette masse \mathrm{d}m a pénétré dans la machine, et une masse identique \mathrm{d}m (en vertu de la conservation de la masse en régime stationnaire) est sortie par la section \text{S}, occupant un volume \mathrm{d}V_s = v_s\,\mathrm{d}m. Le système \Sigma^* occupe alors le volume formé par V_c et cette tranche sortante.
L'énergie mécanique macroscopique étant négligée devant les termes thermiques et enthalpiques (\Delta E_c \simeq 0 et \Delta E_p \simeq 0), l'énergie totale du système se réduit à son énergie interne U.
La variation d'énergie interne de \Sigma^* entre t et t + \mathrm{d}t s'écrit :
Le régime étant stationnaire, l'état du fluide dans le volume fixe V_c est indépendant du temps, d'où U_{V_c}(t + \mathrm{d}t) = U_{V_c}(t). Il vient :
D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué au système fermé \Sigma^* :
où :
- Q = q\,\mathrm{d}m est le transfert thermique reçu par la masse \mathrm{d}m ;
W est le travail total des forces extérieures reçues par \Sigma^*, qui se décompose en :
- le travail utile reçu des parties mobiles de la machine : W_u = w_u\,\mathrm{d}m ;
- le travail des forces de pression du fluide amont qui pousse la tranche entrante : W_{p,e} = + p_e\,\mathrm{d}V_e = + p_e\,v_e\,\mathrm{d}m ;
- le travail des forces de pression du fluide aval qui s'oppose à la sortie de la tranche : W_{p,s} = - p_s\,\mathrm{d}V_s = - p_s\,v_s\,\mathrm{d}m.
On a donc :
En égalant les deux expressions du premier principe :
En simplifiant par \mathrm{d}m > 0 et en réorganisant les termes :
En introduisant l'enthalpie massique h = u + p v, on obtient la relation du premier principe pour un système ouvert en écoulement stationnaire :
Résultat
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Moins de 2 % de réponses satisfaisantes : une démonstration complète du premier principe industriel est exigée, pas seulement l'énoncé du résultat.
« La formulation « établir soigneusement » doit inciter les candidats à produire une démonstration complète du premier principe appliqué au fluide en écoulement stationnaire, et non pas se contenter d’expliciter ce principe, même dans sa forme la plus complète, avant d’annuler simplement le terme de variation d’énergie mécanique macroscopique. »
« Les candidats traitant cette question obtiennent en moyenne un quart des points alloués. Moins de 2 % d’entre eux en fournissent une démonstration pleinement satisfaisante. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
B · Cycle de Hirn
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
Notions : diagramme des frigoristes, phase condensée
Expliquer pourquoi et . Préciser l'allure d'une transformation isentropique dans le domaine liquide du diagramme des frigoristes .
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Utiliser l'incompressibilité du liquide pour relier \mathrm{d}h = v\,\mathrm{d}p + T\,\mathrm{d}s à \mathrm{d}s=0 ; en déduire que \Delta h \approx v\Delta p est très faible devant les échanges thermiques, ce qui correspond à un segment quasi-vertical dans le diagramme (p, h).
Voir la stratégieStratégie
- Modéliser l'eau liquide comme une phase condensée incompressible et utiliser l'expression de sa variation d'entropie pour en déduire l'égalité des températures.
- Exprimer le travail massique de pompage à l'aide du premier principe en écoulement stationnaire et le comparer aux autres transferts enthalpiques du cycle pour justifier l'égalité des enthalpies.
- En déduire l'orientation du segment de compression sur le diagramme des frigoristes (p, h).
Voir la réponse courteRéponse courte
Incompressibilité de l'eau liquide conduisant à \mathrm{d}h \approx v\,\mathrm{d}p \approx 0 et allure quasi-verticale des isentropiques dans le liquide.
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1. Égalité des températures T_0 \simeq T_1 :
La compression dans la pompe est supposée adiabatique réversible, c'est-à-dire isentropique :
En modélisant l'eau liquide comme une phase condensée incompressible de capacité thermique massique c, la variation d'entropie massique s'écrit, d'après le formulaire :
L'isentropicité de la transformation impose donc :
2. Égalité des enthalpies massiques h_0 \simeq h_1 :
D'après le premier principe appliqué à la pompe en régime stationnaire sans variation d'énergie mécanique (établi à la question Q16), avec un transfert thermique nul (q = 0) :
Pour un fluide incompressible de volume massique v = 1/\rho \simeq 1{,}0 \times 10^{-3}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1}, le travail utile massique reçu réversiblement s'écrit :
Numériquement, avec p_2 - p_3 \simeq 85{,}8\text{ bar} = 85{,}8 \times 10^5\text{ Pa} :
Ce travail est négligeable devant les variations d'enthalpie mises en jeu dans le générateur de vapeur et dans la turbine (où \Delta h \sim 10^3\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}). Conformément à l'énoncé, qui invite à négliger le travail consommé par la pompe devant les autres termes énergétiques de l'installation, on a :
3. Allure dans le diagramme des frigoristes (p, h) :
Dans le diagramme des frigoristes (p, h), l'enthalpie massique h est en abscisse et la pression p (en échelle logarithmique) est en ordonnée.
L'enthalpie massique restant pratiquement constante au cours de la compression isentropique d'un liquide (h_1 \simeq h_0), la transformation (0 \to 1) est représentée par un segment vertical ascendant (orienté vers le haut, de la basse pression p_3 vers la haute pression p_2).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Éviter les confusions fréquentes entre isenthalpique et isentropique, adiabatique et isotherme, ou phase condensée et gaz parfait.
« entre les termes « isenthalpique » et « isentropique » ; »
« entre les termes « adiabatique » et « isotherme » ; ainsi, il n’est pas rare de lire « isentropique donc adiabatique (réversible) donc la température est constante » ; »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Question de cours
- Schéma ou tracé
Notions : cycle de hirn, diagramme des frigoristes
Donner le nom des différentes courbes du diagramme des frigoristes du document réponse 1 et y représenter précisément le cycle décrit par le fluide.
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Identifier les courbes d'ébullition et de rosée délimitant la cloche de saturation. Reporter les différentes transformations (pompage isentropique vertical, réchauffage et vaporisation isobares horizontaux, surchauffe, détente isentropique inclinée, condensation isobare).
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- Identifier la famille des courbes présentes sur le diagramme des frigoristes (\ln p, h) : courbe de saturation (ébullition, rosée, point critique), isothermes, isentropes, isobares et isovaleurs de titre.
- Décrire les différentes étapes du cycle de Hirn en précisant la nature de chaque transformation (isobare, isentropique, etc.) et les coordonnées remarquables des points 0, 1, 1', 2, 2' et 3.
- Représenter l'allure du cycle fermé orienté dans le plan (p, h).
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification des courbes d'ébullition et de rosée, tracé précis des étapes (pompe, GV, surchauffe, turbine, condenseur).
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1. Nom des courbes du diagramme (p, h) :
Courbe de saturation (courbe en cloche) :
- branche de gauche (titre en vapeur x = 0) : courbe d'ébullition (sépare le liquide sous-refroidi du mélange liquide-vapeur) ;
- branche de droite (titre en vapeur x = 1) : courbe de rosée (sépare le mélange diphasé de la vapeur surchauffée) ;
- le sommet de la cloche est le point critique (T_C = 374\,^\circ\text{C}, p_C = 221\text{ bar}).
- Isothermes (T = \text{constante}) : quasi-verticales dans le domaine liquide, horizontales sous la cloche (paliers de changement d'état à p = p_{\text{sat}}(T)), puis incurvées vers le bas dans le domaine de la vapeur surchauffée.
- Isentropes (s = \text{constante}) : courbes de pente positive inclinées vers le haut et la droite, traversant le domaine diphasé et le domaine vapeur.
- Isobares (p = \text{constante}) : droites horizontales.
- Isoenthalpiques (h = \text{constante}) : droites verticales.
2. Représentation du cycle de Hirn : Le cycle est décrit par les transformations suivantes :
- \mathbf{0 \to 1} : compression isentropique de l'eau liquide dans la pompe de p_3 = 0{,}040\text{ bar} à p_2 = 85{,}8\text{ bar}. D'après Q17, h_1 \simeq h_0 = 121\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} : il s'agit d'un segment vertical ascendant longeant la courbe d'ébullition.
- \mathbf{1 \to 1'} : échauffement isobare (p_2 = 85{,}8\text{ bar}) de l'eau liquide sous-refroidie jusqu'à la température de saturation T_2 = 300\,^\circ\text{C} : segment horizontal vers la droite jusqu'à la courbe d'ébullition (h_{1'} = 1345\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}).
- \mathbf{1' \to 2} : vaporisation totale isobare et isotherme (p_2 = 85{,}8\text{ bar}, T_2 = 300\,^\circ\text{C}) : palier horizontal traversant le domaine diphasé jusqu'à la courbe de rosée (h_2 = 1345 + 1404 = 2749\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}).
- \mathbf{2 \to 2'} : surchauffe isobare à p_2 = 85{,}8\text{ bar} dans le domaine vapeur de 300\,^\circ\text{C} à 500\,^\circ\text{C} : segment horizontal vers la droite jusqu'au point 2' (h_{2'} = 3391\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, s_{2'} = 6{,}68\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}).
- \mathbf{2' \to 3} : détente isentropique dans la turbine calorifugée de p_2 = 85{,}8\text{ bar} à p_3 = 0{,}040\text{ bar} : courbe descendante le long de l'isentrope s = 6{,}68\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}, aboutissant dans le domaine diphasé au point 3.
- \mathbf{3 \to 0} : condensation totale isobare et isotherme dans le condenseur à p_3 = 0{,}040\text{ bar} (T_0 = 29\,^\circ\text{C}) : segment horizontal vers la gauche ramenant le fluide au point 0 sur la courbe d'ébullition.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il faut nommer toutes les courbes sans confondre rosée et ébullition, puis numéroter précisément les états et orienter le cycle.
« Les candidats se contentent souvent de nommer uniquement la courbe de saturation sans allusion aux isothermes, isentropes, isobares, etc. »
« Le jury précise que les courbes de rosée et ébullition sont souvent confondues. »
« Les points représentatifs de l’état du fluide entre deux étapes doivent être précisément repérés (numérotés) et le cycle orienté. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : titre en vapeur, détente isentropique
Calculer, à partir de données du tableau 1 pour plus de précision, le titre massique en vapeur ainsi que l'enthalpie massique de la vapeur à la sortie de la turbine. Positionner le point représentatif de cet état sur le diagramme des frigoristes du document réponse 1.
Voir l'indiceIndice
Exprimer l'entropie de mélange s_3 = (1-x_3)s_{l3} + x_3 s_{v3} sachant que la détente est isentropique (s_3 = s_{2'}), en déduire le titre x_3 puis l'enthalpie h_3 = h_{l3} + x_3(h_{v3}-h_{l3}).
Voir la stratégieStratégie
- La détente dans la turbine calorifugée étant réversible (isentropique), l'entropie massique reste constante entre l'admission (état 2') et l'échappement (état 3) : s_3 = s_{2'}.
- L'état 3 étant diphasique à la pression p_3 = 0{,}040\text{ bar}, on applique la règle des moments (ou théorème des segments inverses) sur l'entropie pour déterminer le titre massique en vapeur x_3, puis on en déduit l'enthalpie massique h_3.
- On précise les coordonnées (h_3, p_3) pour positionner le point 3 sur le diagramme des frigoristes (p, h).
Voir la réponse courteRéponse courte
Conservation de l'entropie massique lors de la détente pour déterminer le titre massique x_v par théorème des moments, puis h.
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La turbine est calorifugée (q = 0) et le fonctionnement est supposé réversible, la détente 2' \to 3 est donc isentropique :
À la sortie de la turbine, le fluide se trouve sous une pression p_3 = 0{,}040\text{ bar} à la température T_0 = 29^\circ\text{C} sous forme d'un mélange liquide-vapeur. D'après le tableau 1, les grandeurs massiques de saturation valent :
- liquide juste saturé : s_{l3} = 0{,}42\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} et h_{l3} = 121\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- vapeur saturante sèche : s_{v3} = 8{,}47\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} et h_{v3} = 2554\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
L'entropie massique du mélange s'écrit en fonction du titre massique en vapeur x_3 :
On en déduit l'expression du titre massique en vapeur :
Application numérique :
soit un titre massique en vapeur :
L'enthalpie massique du mélange s'exprime de même selon :
Application numérique :
Soit :
Positionnement du point 3 sur le document réponse 1 : Le point 3 est situé :
- sous la courbe de rosée, à l'intérieur du domaine diphasique liquide-vapeur ;
- sur l'isobare horizontale p_3 = 0{,}040\text{ bar} ;
- à l'abscisse h_3 \simeq 2013\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, qui coïncide géométriquement avec l'intersection de cette isobare et de l'isentropique s = 6{,}68\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} issue du point 2'.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Moins de 20 % de réussite sur le théorème des moments ; les valeurs numériques doivent impérativement être extraites du tableau de données.
« Moins de 20 % des candidats écrivent convenablement le théorème des moments. »
« Seules les valeurs numériques justes et obtenues à partir des données du tableau sont retenues, conformément à la ques tion posée. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : rendement thermique, cycle de hirn
Définir et calculer l'efficacité de ce cycle.
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Définir le rendement thermique comme le rapport du travail mécanique massique net fourni au fluide -\frac{w_u}{q_c} \simeq \frac{h_{2'}-h_3}{h_{2'}-h_1} sur la chaleur massique reçue de la source chaude.
Voir la stratégieStratégie
- Définir l'efficacité thermique \eta du cycle moteur comme le rapport entre l'énergie utile fournie à l'extérieur (le travail mécanique net récupéré) et l'énergie thermique coûteuse reçue de la source chaude.
- Exprimer le travail massique utile de la turbine et le transfert thermique massique reçu dans le générateur de vapeur et le surchauffeur à l'aide du premier principe pour un système ouvert stationnaire (établi en Q16).
- Réaliser l'application numérique avec les valeurs d'enthalpies massiques issues de l'énoncé et de la question Q19.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition \eta = -w_u/q_c, lecture ou calcul des enthalpies et évaluation numérique du rendement.
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Ce cycle étant moteur, l'efficacité thermique (ou rendement) \eta est définie par le quotient de la puissance mécanique nette fournie à l'extérieur par la puissance thermique fournie au fluide par la source chaude. En régime stationnaire, cela revient au bilan massique :
où :
-w_{\text{net}} = -(w_{\text{pompe}} + w_{\text{turb}}) est le travail massique net fourni à l'extérieur. Le travail de la pompe étant négligé selon l'énoncé (w_{\text{pompe}} \simeq 0), on a :
-w_{\text{net}} \simeq -w_{\text{turb}}La turbine étant calorifugée (q_{\text{turb}} = 0), le premier principe en système ouvert (question Q16) donne :
h_3 - h_{2'} = w_{\text{turb}} \implies -w_{\text{turb}} = h_{2'} - h_3q_c est le transfert thermique massique reçu lors du réchauffage, de la vaporisation et de la surchauffe isobares (1 \to 2'). En l'absence de parties mobiles dans ces échangeurs (w_u = 0) :
q_c = h_{2'} - h_1 \simeq h_{2'} - h_0puisque h_1 \simeq h_0 (question Q17).
L'efficacité thermique de ce cycle s'exprime donc par :
Application numérique : D'après les données de l'énoncé et le résultat de la question Q19 :
- h_{2'} = 3391\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- h_3 \simeq 2013\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- h_0 = 121\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
On a donc :
d'où :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'efficacité doit être argumentée en appliquant le premier principe industriel aux étapes clés pour identifier les transferts utiles et coûteux.
« Les candidats proposent des expressions du rendement sans recul sur le contexte, sans s’interroger sur les différents échanges coûteux et utiles eu égard au cycle décrit par le fluide. »
« Il s’agit donc d’appliquer un premier principe au fluide en écoulement sur les étapes clés afin de relier variation de l’enthalpie et travail récupéré dans la turbine pour faire fonctionner l’alternateur d’une part, variation de l’enthalpie et chaleur apportée au niveau du générateur de vapeur d’autre part. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : théorème de carnot, efficacité de carnot
Établir l'expression de l'efficacité de Carnot d'une machine cyclique ditherme fonctionnant en moteur entre une source chaude à la température et une source froide à la température . La calculer en prenant respectivement pour et les températures minimale et maximale du fluide dans le circuit secondaire. Commenter en justifiant l'écart éventuel avec la valeur de l'efficacité obtenue à la question précédente.
Voir l'indiceIndice
Utiliser le théorème de Carnot \eta_C = 1 - T_F/T_C en convertissant impérativement les températures en kelvins, et expliquer l'écart par l'irréversibilité thermique externe lors des échanges de chaleur non isothermes.
Voir la stratégieStratégie
- Réaliser les bilans du premier et du second principes de la thermodynamique pour un cycle réversible d'une machine ditherme motrice afin d'établir le rendement de Carnot.
- Identifier les températures extrêmes T_F et T_C du fluide dans le circuit secondaire à partir des données du texte et calculer la valeur numérique de \eta_C.
- Comparer \eta et \eta_C, puis interpréter physiquement l'écart en soulignant la non-isothermie des transferts thermiques le long du cycle de Hirn.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression \eta_C = 1 - T_F/T_C du cycle de Carnot et explication des irréversibilités externes dues aux écarts finis de température.
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Considérons une masse unité de fluide décrivant un cycle au sein d'une machine ditherme en contact avec deux thermostats de températures respectives T_C (source chaude) et T_F (source froide).
Le premier principe appliqué au fluide sur un cycle (\Delta h = 0) s'écrit :
où w désigne le travail net massique reçu, -w > 0 le travail utile fourni, et q_C, q_F les transferts thermiques massiques reçus des sources chaude et froide.
Le second principe appliqué sur ce cycle (\Delta s = 0) s'écrit :
Le cycle de Carnot étant par définition entièrement réversible, l'entropie créée par cycle est nulle (s_{\text{cr}} = 0), d'où :
L'efficacité thermique motrice s'en déduit immédiatement :
Application numérique : D'après les données du sujet pour le circuit secondaire :
- Température minimale : T_F = T_0 = 29\,{^\circ\text{C}} = 302{,}15\text{ K} ;
- Température maximale : T_C = T_{2'} = 500\,{^\circ\text{C}} = 773{,}15\text{ K}.
Commentaire et justification de l'écart : À la question Q20, l'efficacité obtenue est \eta \simeq 42\,\%, ce qui vérifie bien le théorème de Carnot :
Cet écart s'explique par les raisons physiques suivantes :
- Le cycle de Hirn n'est pas un cycle de Carnot car l'apport thermique depuis la source chaude n'est pas isotherme : l'eau subit d'abord un échauffement liquide sensible de 29\,{^\circ\text{C}} à 300\,{^\circ\text{C}}, puis une vaporisation à 300\,{^\circ\text{C}}, et enfin une surchauffe de 300\,{^\circ\text{C}} à 500\,{^\circ\text{C}}. La température thermodynamique moyenne d'admission de la chaleur \overline{T}_C est donc nettement inférieure à la température maximale T_C = 500\,{^\circ\text{C}}, ce qui abaisse le rendement maximal théorique \left(1 - \frac{T_F}{\overline{T}_C}\right).
- Des irréversibilités thermiques externes existent nécessairement lors des échanges de chaleur sous un écart fini de température avec les sources extérieures.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le schéma et les principes thermodynamiques doivent utiliser des conventions de signe cohérentes, avec des températures exprimées en kelvins.
« Néanmoins, la convention d’orientation qu’il choisit pour orienter les transferts dans le schéma de principe doit être en cohérence avec les signes et la formulation des premier et second principes »
« L’application numérique doit être effectuée avec des températures en kelvins et non en degrés Celsius. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question déjà tombée ailleurs
C · Cycle à double surchauffe
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Schéma ou tracé
Notions : cycle à surchauffe, diagramme des frigoristes
Représenter précisément le cycle décrit par le fluide dans le diagramme des frigoristes du document réponse 1. Définir et calculer l'efficacité de ce cycle.
Voir l'indiceIndice
Représenter sur le diagramme (p,h) les deux détentes successives avec le réchauffage intermédiaire à pression intermédiaire, et sommer les apports thermiques au dénominateur et les travaux des deux turbines au numérateur.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature de chaque transformation du cycle à double surchauffe et placer successivement les états sur le diagramme des frigoristes (p, h).
- Relever ou calculer les enthalpies massiques associées aux différents états clés (4, 4' et 5).
- Exprimer le transfert thermique massique reçu de la source chaude q_c et le travail mécanique massique utile fourni -w_u, puis en déduire l'efficacité \eta et réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de la détente étagée avec resurchauffe et calcul du nouveau rendement thermique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Représentation du cycle sur le diagramme des frigoristes (p, h) :
Le cycle se décompose selon les étapes suivantes :
- 0 \to 1 : compression isentropique dans la pompe d'alimentation du liquide saturé de p_3 = 0{,}040\text{ bar} à p_2 = 85{,}8\text{ bar}. L'eau liquide étant quasi-incompressible, cette étape est représentée par un segment vertical le long de l'isotherme T_0 \simeq T_1 = 29\,^\circ\text{C}, avec h_1 \simeq h_0 = 121\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
- 1 \to 1' \to 2 \to 2' : échauffement, vaporisation complète et première surchauffe à la pression constante p_2 = 85{,}8\text{ bar} dans le générateur de vapeur puis le surchauffeur, jusqu'à la température T_{2'} = 500\,^\circ\text{C} (segment horizontal h_1 \to h_{1'} \to h_2 \to h_{2'}). Le point 2' est situé à h_{2'} = 3391\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et s_{2'} = 6{,}68\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}.
2' \to 4 : détente isentropique dans la turbine haute pression (HP) le long de l'isentrope s = s_{2'} = 6{,}68\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} jusqu'à atteindre l'isotherme T_4 = 300\,^\circ\text{C}. L'intersection de l'isentrope s = 6{,}68\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} et de l'isotherme T_4 = 300\,^\circ\text{C} fixe l'état 4 :
p_4 \simeq 23\text{ bar} \quad \text{et} \quad h_4 \simeq 3020\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.4 \to 4' : seconde surchauffe isobare à la pression intermédiaire p_4 \simeq 23\text{ bar} jusqu'à la température T_{4'} = 500\,^\circ\text{C}. L'intersection de l'isobare p_4 avec l'isotherme 500\,^\circ\text{C} donne l'état 4' :
h_{4'} \simeq 3465\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \quad \text{et} \quad s_{4'} \simeq 7{,}38\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}.4' \to 5 : détente isentropique dans la turbine basse pression (BP) le long de l'isentrope s = s_{4'} \simeq 7{,}38\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} jusqu'à la basse pression du condenseur p_3 = 0{,}040\text{ bar}. L'état 5 se trouve dans le domaine diphasique :
\begin{aligned} x_5 &= \frac{s_{4'} - s_{l3}}{s_{v3} - s_{l3}} = \frac{7{,}38 - 0{,}42}{8{,}47 - 0{,}42} \simeq 0{,}865, \\ h_5 &= h_{l3} + x_5 (h_{v3} - h_{l3}) = 121 + 0{,}865 \times (2554 - 121) \simeq 2225\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}. \end{aligned}- 5 \to 0 : condensation isobare et isotherme totale à p_3 = 0{,}040\text{ bar} et T_0 = 29\,^\circ\text{C} (segment horizontal vers la gauche jusqu'à la courbe d'ébullition).
2. Définition et expression de l'efficacité du cycle :
L'efficacité \eta d'un cycle moteur est le rapport du travail mécanique massique net fourni au milieu extérieur -w_u sur le transfert thermique massique total reçu de la source chaude q_c :
Le travail utile est fourni lors des deux détentes dans les turbines (le travail de la pompe étant négligé) :
La chaleur est fournie par la source chaude lors de la première chauffe/surchauffe (1 \to 2') et lors de la seconde surchauffe (4 \to 4') :
En utilisant h_1 \simeq h_0, l'efficacité s'écrit :
3. Calcul numérique de l'efficacité :
Avec les valeurs relevées et calculées :
ce qui donne :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne pas confondre une fraction x5 proche de 1 avec une égalité stricte, et justifier chaque valeur numérique de transfert avant le calcul du rendement.
« Une fraction de vapeur x5 proche de 1 a été interprétée comme une égalité stricte par de nombreux candidats, nécessitant de remettre en question l’une ou l’autre des hypothèses de travail. »
« Comme pour la question Q20., toute valeur numérique de transferts avancée doit être précédée d’une explication. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question déjà tombée ailleurs
D · Cycle réel d'une tranche nucléaire
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : bilan d'énergie, centrale nucléaire
Calculer l'efficacité du cycle en vous appuyant notamment sur les caractéristiques thermodynamiques du cycle fournies dans le tableau 2. En déduire la puissance disponible aux bornes de l'alternateur. En réalité, cette puissance disponible n'est que de 960 MW : proposer une explication.
Voir l'indiceIndice
Calculer la puissance totale fournie par les turbines en sommant les variations de débit enthalpique sur chaque tronçon entre soutirages, la rapporter à la puissance thermique reçue au générateur de vapeur, et justifier l'écart par le rendement de l'alternateur et les auxiliaires.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer et calculer la puissance thermique \mathcal{P}_{\text{th}} fournie au circuit secondaire dans les échangeurs principaux (générateurs de vapeur) à l'aide des données du tableau 2.
- Réaliser un bilan d'énergie en système ouvert stationnaire sur les deux corps de turbine (haute pression HP et basse pression BP), supposés adiabatiques, pour déterminer la puissance mécanique totale \mathcal{P}_{\text{méc}} recueillie sur l'arbre.
- En déduire l'efficacité thermique \eta = \frac{\mathcal{P}_{\text{méc}}}{\mathcal{P}_{\text{th}}} et la puissance théorique transmise à l'alternateur, puis analyser les causes physiques et technologiques de l'écart avec la valeur réelle mesurée de 960\text{ MW}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du rendement net, déduction de la puissance électrique et justification des écarts par les rendements alternateur et auxiliaires.
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1. Puissance thermique fournie au fluide secondaire
Dans les échangeurs principaux (générateurs de vapeur), l'eau du circuit secondaire reçoit un transfert thermique de la part du circuit primaire. D'après le premier principe pour un fluide en écoulement stationnaire sans échange de travail utile ni variation d'énergie mécanique :
D'après le tableau 2 :
On obtient :
On retrouve précisément la puissance thermique totale développée dans le cœur P_1 = 2776\text{ MW} donnée dans la partie I.
2. Puissance mécanique délivrée par les turbines
Les turbines sont calorifugées (détentes adiabatiques). En régime stationnaire, la puissance mécanique utile fournie par le fluide à chaque turbine est égale à la différence entre le flux d'enthalpie entrant et la somme des flux d'enthalpie sortants :
\bullet Turbine haute pression (HP) : Le fluide entre à l'admission et ressort par trois soutirages (6, 5 et 4) et à l'échappement vers le sécheur-surchauffeur :
On vérifie la conservation du débit massique :
Comme h_4 = h_{\text{éch,HP}} = 2562{,}8\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, l'application numérique donne :
\bullet Turbine basse pression (BP) : Le fluide entre à l'admission de la BP et sort par trois soutirages (3, 2 et 1) et par l'échappement vers le condenseur :
On vérifie également la conservation du débit massique :
L'application numérique donne :
La puissance mécanique totale recueillie sur la ligne d'arbre s'élève donc à :
3. Efficacité du cycle
L'efficacité thermodynamique du cycle est le rapport de la puissance mécanique totale fournie par les turbines sur la puissance thermique reçue au générateur de vapeur :
4. Puissance disponible aux bornes de l'alternateur
En supposant un alternateur idéal sans pertes (\eta_{\text{alt}} = 1) et en négligeant le travail des pompes, la puissance disponible est égale à la puissance mécanique sur l'arbre :
5. Explication de l'écart avec la valeur réelle de 960\text{ MW}
La puissance électrique nette disponible (960\text{ MW}) est inférieure à la puissance mécanique calculée (988\text{ MW}) en raison de plusieurs pertes incontournables :
- le rendement électromécanique de l'alternateur \eta_{\text{alt}} < 1 (pertes par effet Joule dans les bobinages, pertes magnétiques fer et frottements mécaniques dans les paliers, typiquement \eta_{\text{alt}} \approx 98 à 98{,}5\%, ce qui représente déjà environ 15 à 20\text{ MW} de pertes) ;
- la puissance mécanique ou électrique consommée par les auxiliaires de tranche indispensables au fonctionnement en continu, en premier lieu les pompes alimentaires et les pompes de circulation d'eau de refroidissement du condenseur.
Résultat
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Question abordée par moins de 4 % des candidats : il fallait exploiter les débits et enthalpies pour les puissances sur les turbines et l'échangeur.
« Cette question est abordée par moins de 4 % des candidats. Il s’agit d’extraire les données utiles des débits et enthalpies permettant de calculer la puissance utile récupérée au niveau des turbines HP et BP, ainsi que la puissance thermique transférée au fluide entre l’entrée et la sortie de l’échangeur. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Partie III : Étude de l'alternateur
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : loi de faraday, impédance complexe
Déterminer l'expression de l'intensité du courant qui circule dans la spire en régime sinusoïdal forcé.
Voir l'indiceIndice
Calculer le flux magnétique à travers la spire \Phi(t) = B S \cos(\omega t), en déduire la force électromotrice induite e(t) = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}, puis utiliser la notation complexe dans un circuit (R, L) série.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le flux du champ magnétique extérieur \vec{B} à travers la spire en fonction du temps, compte tenu de sa rotation à la vitesse angulaire \omega.
- Appliquer la loi de Faraday et la loi des mailles en tenant compte de la résistance R et de l'inductance propre L de la spire.
- Résoudre l'équation différentielle en régime sinusoïdal forcé par la méthode des amplitudes complexes pour obtenir i(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la fem induite par variation de flux puis détermination de l'intensité complexe avec impédance R + jL\omega.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le champ magnétique extérieur est uniforme et stationnaire : \vec{B} = B\,\vec{u}_x. À l'instant t, l'axe normal \vec{n}(t) à la spire, orienté selon la règle de la main droite avec le sens positif du courant i(t), forme l'angle \theta(t) = \omega t avec l'axe (Ox) :
Le flux magnétique extérieur à travers la spire de surface S s'écrit donc :
D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite d'origine extérieure est :
En tenant compte du phénomène d'auto-induction lié à l'inductance propre L, le flux propre est \Phi_p = L i(t), soit une force électromotrice d'auto-induction e_p(t) = -L \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}. La loi des mailles appliquée à la spire fermée sur elle-même de résistance R donne :
soit l'équation différentielle linéaire régissant le courant :
En régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega, en associant à e_{\text{ext}}(t) = \operatorname{Im}\left(B S \omega \mathrm{e}^{j\omega t}\right) l'amplitude complexe \underline{E}_0 = B S \omega, le courant s'écrit i(t) = \operatorname{Im}\left(\underline{I}_0 \mathrm{e}^{j\omega t}\right) avec :
où \varphi désigne le déphasage défini par \tan\varphi = \frac{L\omega}{R} avec \varphi \in \left[0, \frac{\pi}{2}\right[.
En revenant à l'expression temporelle, on obtient :
ou, sous forme développée :
Résultat
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Un tiers seulement des schémas équivalents sont exploitables ; respecter les conventions des composants et ne pas invoquer le théorème d'Ampère.
« la majorité des candidats réalise un schéma équivalent pour en extraire une équation différentielle satisfaite par le courant induit en régime sinusoïdal forcé, mais un tiers d’entre eux seulement produit un schéma exploitable. »
« Certains cherchent à utiliser le théorème d’Ampère de la magnétostatique pour exprimer ce qu’ils considèrent être l’intensité d’un courant ienlacé. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : force de laplace, couple électromagnétique
Obtenir l'expression de la valeur moyenne de la projection sur l'axe du moment du couple exercé par sur la spire en rotation. Interpréter son signe.
Voir l'indiceIndice
Calculer le moment dipolaire \vec{M}(t) = i(t)S\vec{n}, appliquer \vec{\Gamma} = \vec{M}\wedge\vec{B}, projeter sur l'axe Oz et prendre la moyenne temporelle de \sin(\omega t - \varphi)\sin(\omega t). Le signe négatif illustre la loi de Lenz (couple résistant).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le moment magnétique \vec{M}(t) de la spire et calculer le moment du couple des forces de Laplace \vec{\Gamma}(t) = \vec{M}(t) \wedge \vec{B}.
- Projeter \vec{\Gamma}(t) sur l'axe (Oz) puis déterminer sa moyenne temporelle \langle \Gamma_z \rangle en utilisant l'intensité i(t) issue de la question Q24 et la formule trigonométrique fournie.
- Interpréter physiquement le signe négatif de \langle \Gamma_z \rangle au regard de la loi de Lenz (couple résistant).
Voir la réponse courteRéponse courte
Moment magnétique en produit vectoriel avec \vec{B}, moyenne temporelle négative traduisant le couple résistant de Lenz.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le rotor est modélisé par une spire plane de surface S, de normale unitaire \vec{n}(t), parcourue par le courant i(t). Son moment magnétique dipolaire s'écrit :
D'après la figure 7, l'angle entre \vec{u}_x et la normale \vec{n}(t) vaut \omega t, de sorte que :
Le champ magnétique est uniforme et constant : \vec{B} = B\,\vec{u}_x. Le moment du couple subi par la spire vaut alors :
La projection de ce couple sur l'axe de rotation (Oz) est donc :
D'après la question Q24, l'intensité en régime sinusoïdal forcé s'écrit :
En injectant cette expression dans \Gamma_z(t) :
À l'aide de la formule trigonométrique donnée dans l'énoncé, \sin a \sin b = \frac{1}{2}\bigl[\cos(a-b) - \cos(a+b)\bigr] :
Le terme \cos(2\omega t - \varphi) étant de moyenne temporelle nulle, la valeur moyenne de la projection du moment du couple s'écrit :
Or, à partir du triangle des impédances, on a :
En remplaçant I_0 et \cos\varphi par leurs expressions :
Interprétation du signe : Puisque R > 0, \omega > 0, B > 0 et S > 0, la moyenne \langle \Gamma_z \rangle est strictement négative. Le vecteur rotation de la spire étant orienté selon +\vec{u}_z, ce moment s'oppose à la rotation imposée : il s'agit d'un couple de freinage (ou couple résistant). Ce résultat illustre la loi de modération de Lenz, selon laquelle les effets induits (ici les forces de Laplace) s'opposent à la cause qui leur a donné naissance (la rotation du rotor).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'interprétation physique du signe de la projection du moment du couple doit être reliée à la loi de Lenz.
« Le lien entre le signe de la projection du moment du couple en projection et la loi de Lenz n’est que trop rarement évoqué ; aussi, les interprétations du signe proposées sont généralement peu satisfaisantes. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : bilan de puissance, effet joule
Déterminer la puissance mécanique moyenne de la turbine qui entraîne le rotor de cet alternateur, ainsi que la puissance moyenne dissipée par effet Joule. Comparer ces deux puissances.
Voir l'indiceIndice
Calculer \langle \mathcal{P}_{\text{méc}}\rangle = -\langle \Gamma_z \rangle \omega et la puissance dissipée par effet Joule R \langle i^2 \rangle, puis vérifier l'égalité traduisant la conservation de l'énergie en régime stationnaire.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le couple exercé par la turbine sur le rotor à l'aide du théorème du moment cinétique en régime de rotation uniforme (\omega = \text{cte}), puis en déduire la puissance mécanique moyenne fournie.
- Calculer la puissance moyenne dissipée par effet Joule dans la spire à partir de l'expression de l'intensité établie en question Q24.
- Comparer les deux puissances et interpréter le résultat sous l'angle du principe de conservation de l'énergie.
Voir la réponse courteRéponse courte
Égalité en moyenne de la puissance mécanique fournie par la turbine et de la puissance électrique dissipée par effet Joule.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Puissance mécanique moyenne de la turbine
Le rotor tourne à la vitesse angulaire \omega constante autour de l'axe fixe (Oz) et les frottements mécaniques sont négligés. D'après le théorème du moment cinétique appliqué au rotor et projeté sur l'axe (Oz) :
où \Gamma_{\text{turb}} désigne le moment exercé par la turbine et \Gamma_z le moment des forces de Laplace calculé à la question Q25.
La puissance mécanique instantanée délivrée par la turbine au rotor est :
En prenant la moyenne temporelle et en utilisant le résultat de la question Q25 :
2. Puissance moyenne dissipée par effet Joule
La puissance instantanée dissipée par effet Joule dans la spire de résistance R s'écrit :
Le courant étant purement sinusoïdal d'amplitude I_0 = \frac{B S \omega}{\sqrt{R^2 + L^2 \omega^2}} (question Q24), la valeur moyenne du carré de l'intensité vaut \langle i^2 \rangle = \frac{1}{2} I_0^2. On en déduit :
3. Comparaison des deux puissances
On constate l'égalité rigoureuse entre ces deux grandeurs :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il convient de vérifier la cohérence du résultat avec le théorème de la conversion de puissance.
« Ne pas retrouver un résultat conforme au théorème de la conversion de puissance doit alerter les candidats. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question déjà tombée ailleurs
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.