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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 MPI 2023 (page 3/3 : Parties III et IV)

Les téléphones portables

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Partie III : Étude de la batterie lithium-ion

Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Notions : pile électrochimique, demi-équation électronique

Écrire les demi-équations électroniques associées à chaque électrode lors de la décharge de la batterie. Identifier la cathode et l'anode de cette pile.

Voir l'indice

Identifier le siège de l'oxydation (anode en graphite) et de la réduction (cathode en oxyde de cobalt) lors de la décharge spontanée.

Voir la réponse courte

Écriture des demi-équations d'oxydation à l'anode (\text{LiC}_6) et de réduction à la cathode (\text{CoO}_2).

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Lors de la décharge, la batterie fonctionne comme un générateur électrochimique (pile).

  • À l'électrode de graphite :
    D'après le texte, les atomes de lithium désintercalés s'ionisent en libérant un électron :

    \mathrm{LiC}_{6(\text{s})} = \mathrm{C}_{6(\text{s})} + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^-

    Cette transformation est une libération d'électrons, c'est-à-dire une oxydation.
    Par définition, l'électrode où se déroule l'oxydation est l'anode.

    \boxed{\text{Anode (électrode de graphite) : } \mathrm{LiC}_{6(\text{s})} = \mathrm{C}_{6(\text{s})} + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^-}
  • À l'électrode d'oxyde de cobalt :
    Les ions \mathrm{Li}^+ et les électrons s'insèrent dans le réseau de l'oxyde de cobalt pour former \mathrm{LiCoO}_{2(\text{s})} :

    \mathrm{CoO}_{2(\text{s})} + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^- = \mathrm{LiCoO}_{2(\text{s})}

    Cette transformation est une capture d'électrons, c'est-à-dire une réduction.
    Par définition, l'électrode où se déroule la réduction est la cathode.

    \boxed{\text{Cathode (électrode d'oxyde de cobalt) : } \mathrm{CoO}_{2(\text{s})} + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^- = \mathrm{LiCoO}_{2(\text{s})}}

Résultat

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Notions : pile électrochimique, accumulateur

Donner l'équation bilan lors du fonctionnement de la batterie en décharge puis en charge. Compléter la figure C du document réponse en indiquant le sens de déplacement des électrons, le sens du courant et le nom des électrodes dans le cas de la décharge.

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Sommer les deux demi-équations électroniques pour la décharge, inverser le sens pour la charge et repérer le sens conventionnel du courant I.

Voir la réponse courte

Équation globale de fonctionnement, sens de circulation conventionnel du courant et migration des électrons dans le circuit extérieur.

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1. Équations bilans de fonctionnement

En sommant membre à membre les deux demi-équations électroniques établies à la question précédente, on obtient l'équation-bilan lors de la décharge :

\boxed{\mathrm{LiC}_{6(\text{s})} + \mathrm{CoO}_{2(\text{s})} \longrightarrow \mathrm{C}_{6(\text{s})} + \mathrm{LiCoO}_{2(\text{s})}}

Lors de la charge, l'accumulateur fonctionne en récepteur électrochimique (électrolyse forcée par un générateur extérieur) ; la transformation inverse a lieu :

\boxed{\mathrm{C}_{6(\text{s})} + \mathrm{LiCoO}_{2(\text{s})} \longrightarrow \mathrm{LiC}_{6(\text{s})} + \mathrm{CoO}_{2(\text{s})}}

2. Complétion de la figure C (cas de la décharge)

Lors de la décharge (fonctionnement en générateur spontané) :

  • L'électrode de graphite \mathrm{LiC}_{6(\text{s})} (en bas) est le siège d'une oxydation : c'est l'anode, qui constitue la borne négative (-) de la pile. Les électrons y sont libérés.
  • L'électrode d'oxyde de cobalt \mathrm{CoO}_{2(\text{s})} (en haut) est le siège d'une réduction : c'est la cathode, qui constitue la borne positive (+) de la pile. Les électrons y sont consommés.
  • Sens des électrons : dans le circuit extérieur, ils circulent de l'anode (graphite, en bas) vers la cathode (oxyde de cobalt, en haut).
  • Sens conventionnel du courant I : dans le circuit extérieur, il est opposé au déplacement des électrons, donc il circule de la cathode (pôle +, en haut) vers l'anode (pôle -, en bas).

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Notions : capacité électrique d'une pile, loi de faraday

Déterminer la masse minimale de lithium graphite contenue dans la batterie du téléphone dont les propriétés sont fournies dans le tableau 1.

Voir l'indice

Relier la capacité en \text{A}\cdot\text{h} à la charge totale Q = I\Delta t, puis au nombre de moles d'électrons échangés via la constante de Faraday.

Voir la stratégie
  1. Relier la capacité électrique Q de la batterie à la quantité d'électrons échangée lors d'une décharge complète via la constante de Faraday.
  2. Déterminer, à l'aide de la demi-équation à l'anode établie en Q27, la quantité minimale de matière de \mathrm{LiC}_{6\text{ (s)}} nécessaire pour délivrer cette charge.
  3. Calculer la masse molaire de \mathrm{LiC}_{6\text{ (s)}} puis en déduire la masse minimale correspondante.
Voir la réponse courte

Relation entre capacité Q = I\Delta t, avancement et constante de Faraday pour déduire la masse minimale m = Q M / \mathcal{F}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q27, la demi-équation électronique à l'anode lors de la décharge s'écrit :

\mathrm{LiC}_{6\text{ (s)}} = \mathrm{C}_{6\text{ (s)}} + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^-

L'oxydation d'une mole de \mathrm{LiC}_{6\text{ (s)}} libère donc une mole d'électrons :

n(\mathrm{LiC}_6) = n(\mathrm{e}^-)

La charge électrique totale que la batterie peut débiter au cours d'une décharge complète correspond à sa capacité électrique Q. Elle est reliée à la quantité de matière d'électrons par :

Q = n(\mathrm{e}^-) \, F \implies n(\mathrm{LiC}_6) = \frac{Q}{F}

où F est la constante de Faraday.

La masse molaire de \mathrm{LiC}_{6\text{ (s)}} vaut :

M(\mathrm{LiC}_6) = M_{\mathrm{Li}} + 6\,M_{\mathrm{C}}
M(\mathrm{LiC}_6) = 6{,}9 + 6 \times 12{,}0 = 78{,}9\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

En supposant la réaction totale et en l'absence de pertes ou de matière résiduelle non cyclable, la masse minimale de lithium-graphite nécessaire pour assurer cette capacité est :

m_{\min}(\mathrm{LiC}_6) = n(\mathrm{LiC}_6) \times M(\mathrm{LiC}_6) = \frac{Q \, M(\mathrm{LiC}_6)}{F}

D'après le tableau 1, Q = 1440\text{ mA}\cdot\text{h} = 1{,}440\text{ A}\cdot\text{h}. Avec la conversion 1\text{ A}\cdot\text{h} = 3600\text{ C} :

Q = 1{,}440 \times 3600 = 5184\text{ C}

D'où l'application numérique :

m_{\min}(\mathrm{LiC}_6) = \frac{5184 \times 78{,}9}{96\,485} \approx 4{,}24\text{ g}

Compte tenu des deux chiffres significatifs sur M_{\mathrm{Li}} :

\boxed{m_{\min}(\mathrm{LiC}_6) \approx 4{,}2\text{ g}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Notions : énergie électrique, pile électrochimique

Retrouver la valeur de l'énergie massique annoncée pour ce même téléphone. Il s'agit de l'énergie que peut fournir la pile par unité de masse de cette même pile.

Voir l'indice

Calculer l'énergie électrique délivrable par E_0 \times Q et diviser par la masse de la batterie.

Voir la réponse courte

Calcul de l'énergie embarquée E = Q U puis division par la masse totale de la batterie pour retrouver l'énergie massique.

Voir le corrigé complet

L'énergie électrique \mathcal{E} délivrable par la batterie sous sa tension nominale à vide E_0 correspond au produit de la tension par la capacité électrique Q de la pile :

\mathcal{E} = E_0 Q

L'énergie massique e_m de la pile est le rapport de cette énergie à la masse m_{\text{pile}} de la batterie :

e_m = \frac{E_0 Q}{m_{\text{pile}}}

D'après le tableau 1 de l'énoncé, on dispose des grandeurs suivantes :

  • Tension à vide : E_0 = 3{,}8\text{ V} ;
  • Capacité électrique : Q = 1440\text{ mA}\cdot\text{h} = 1{,}44\text{ A}\cdot\text{h} ;
  • Masse de la pile : m_{\text{pile}} = 25\text{ g} = 25 \times 10^{-3}\text{ kg}.

L'énergie totale stockée vaut :

\mathcal{E} = 3{,}8\text{ V} \times 1{,}44\text{ A}\cdot\text{h} = 5{,}47\text{ W}\cdot\text{h} \quad (\approx 19{,}7\text{ kJ})

On en déduit l'énergie massique :

e_m = \frac{5{,}472\text{ W}\cdot\text{h}}{0{,}025\text{ kg}} = 218{,}88\text{ W}\cdot\text{h}\cdot\text{kg}^{-1}
\boxed{e_m \approx 219\text{ W}\cdot\text{h}\cdot\text{kg}^{-1}}

Ce résultat est en parfait accord avec la valeur de 218\text{ W}\cdot\text{h}\cdot\text{kg}^{-1} annoncée dans le tableau 1 (l'écart relatif est inférieur à 0{,}5\,\%, imputable aux arrondis sur la tension nominale ou la capacité).

Résultat

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Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Notions : réaction d'oxydoréduction

Écrire l'équation de la réaction pouvant modéliser la transformation chimique qui a lieu si le lithium solide entre en contact avec de l'eau. Cette réaction forme notamment des ions hydroxyde et on observe un dégagement gazeux que l'on identifiera.

Voir l'indice

Écrire la réaction redox entre le réducteur \text{Li}_{(\text{s})} et l'oxydant de l'eau conduisant à la formation de dihydrogène gazeux.

Voir la réponse courte

Oxydation violente du lithium par l'eau formant des ions \text{Li}^+, de l'hydroxyde \text{HO}^- et un dégagement gazeux de dihydrogène \text{H}_2.

Voir le corrigé complet

La transformation chimique mise en jeu est une réaction d'oxydoréduction faisant intervenir les deux couples fournis dans les données :

  • le couple \mathrm{Li}^+_{(\text{aq})}/\mathrm{Li}_{(\text{s})} (E_1^\circ = -3{,}04\text{ V}), pour lequel le lithium solide subit une oxydation :

    \mathrm{Li}_{(\text{s})} = \mathrm{Li}^+_{(\text{aq})} + \mathrm{e}^-
  • le couple de réduction de l'eau \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{l})}/\mathrm{H}_{2(\text{g})} en milieu basique (E_2^\circ = -0{,}83\text{ V}) :

    2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{l})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_{2(\text{g})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\text{aq})}

Le dégagement gazeux observé est constitué de dihydrogène \mathrm{H}_{2(\text{g})}.

En combinant ces deux demi-équations électroniques de manière à équilibrer le transfert d'électrons, on obtient l'équation-bilan de la réaction :

\boxed{2\,\mathrm{Li}_{(\text{s})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{l})} \longrightarrow 2\,\mathrm{Li}^+_{(\text{aq})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\text{aq})} + \mathrm{H}_{2(\text{g})}}

(ou sous forme simplifiée : \mathrm{Li}_{(\text{s})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{l})} \longrightarrow \mathrm{Li}^+_{(\text{aq})} + \mathrm{HO}^-_{(\text{aq})} + \frac{1}{2}\,\mathrm{H}_{2(\text{g})}).

Résultat

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Notions : batterie lithium-ion, facteur cinétique

À l'aide des tableaux 1, 2 et 3 et de la figure 11, indiquer les risques ou inconvénients d'utilisation d'un téléphone portable à très haute température et à très basse température.

Voir l'indice

Synthétiser les données des tableaux : perte de mobilité ionique par solidification de l'électrolyte à basse température, emballement thermique et dégagement de gaz toxiques à haute température.

Voir la réponse courte

À haute température risque d'emballement thermique et dégradation ; à basse température chute de la conductivité ionique et perte d'autonomie.

Voir le corrigé complet

L'analyse conjointe des tableaux et de la figure 11 permet de distinguer les effets selon le domaine de température :

1. À très basse température (T < 0\text{ }^\circ\text{C}) :

  • Chute drastique de la capacité électrique (tableau 2) : à 25\text{ }^\circ\text{C}, la capacité vaut 1440\text{ mA}\cdot\text{h}. Elle chute à 650\text{ mA}\cdot\text{h} à -20\text{ }^\circ\text{C} et tombe à seulement 168\text{ mA}\cdot\text{h} à -40\text{ }^\circ\text{C} (soit moins de 12\,\% de sa valeur nominale). Cela engendre une perte majeure d'autonomie du smartphone, voire son extinction inopinée.
  • Changement d'état de l'électrolyte (tableau 3) : l'électrolyte commence à geler dès -35\text{ }^\circ\text{C} (apparition d'une phase solide) et devient totalement solide à -42{,}5\text{ }^\circ\text{C}. La mobilité des ions \mathrm{Li}^+ au sein de l'électrolyte s'effondre, augmentant fortement la résistance interne de la batterie et bloquant le transfert ionique nécessaire à la décharge.

2. À très haute température :

  • Risque d'emballement thermique et d'explosion (figure 11) : une température excessive peut déclencher des réactions chimiques parasites exothermiques (décomposition de l'électrolyte et des électrodes), menant à un emballement thermique (thermal runaway). Comme le montrent les clichés de la figure 11, cela se traduit par une inflammation brutale, un incendie avec projection d'étincelles ou une explosion de l'appareil.
  • Émission de gaz dangereux et toxiques (légende de la figure 11) : la combustion de la batterie et de ses enveloppes polymères dégage :

    • du monoxyde de carbone \mathrm{CO}, asphyxiant et toxique car il se lie préférentiellement à l'hémoglobine ;
    • des acides halogénés volatils \mathrm{HF} et \mathrm{HCl}, hautement corrosifs et potentiellement mortels par inhalation ;
    • du dioxyde de soufre \mathrm{SO}_2, gaz irritant et toxique ;
    • du dihydrogène \mathrm{H}_2, gaz inflammable susceptible de former un mélange explosif avec l'air.
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Partie IV : Étude d'un congélateur

IV.A · Congélateur à compresseur

Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : cycle de carnot, second principe

Définir l'efficacité de Carnot et montrer qu'elle s'exprime par

où est la température de la source froide et la température de la source chaude pour un congélateur en utilisation normale.

Voir l'indice

Appliquer le premier et le second principe de la thermodynamique à un cycle ditherme réversible pour exprimer le rapport Q_f / W.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition de l'efficacité d'une machine frigorifique en termes de grandeur utile et de grandeur coûteuse.
  2. Appliquer le premier et le second principe de la thermodynamique au fluide caloporteur sur un cycle réversible en contact avec deux thermostats à T_f et T_c.
  3. Combiner ces deux principes pour exprimer le travail reçu W en fonction de Q_f, T_f et T_c, puis en déduire l'efficacité de Carnot.
Voir la réponse courte

Bilan sur un cycle réversible récepteur bitherme pour établir l'efficacité maximale théorique e_{\text{Carnot}} = T_f/(T_c - T_f).

Voir le corrigé complet

Pour un réfrigérateur ou un congélateur, la grandeur utile est le transfert thermique Q_f > 0 prélevé à la source froide pour la maintenir à basse température, et la grandeur coûteuse est le travail électrique (ou mécanique) W > 0 fourni au compresseur. L'efficacité s'écrit de manière générale :

e = \frac{Q_f}{W}

L'efficacité de Carnot correspond au cas limite d'un cycle idéal réversible opérant entre deux thermostats de températures absolues T_f et T_c (T_f < T_c).

Considérons le fluide caloporteur décrivant un cycle de fonctionnement complet. Les fonctions d'état du fluide retrouvent leur valeur initiale :

  • D'après le premier principe de la thermodynamique :

    \begin{aligned} \Delta U = 0 &\implies W + Q_f + Q_c = 0 \\ &\implies W = -(Q_f + Q_c) \end{aligned}
  • D'après le second principe de la thermodynamique appliqué à un cycle réversible (\Delta S = 0 et création d'entropie S_{\text{cr}} = 0) :

    \Delta S = \frac{Q_f}{T_f} + \frac{Q_c}{T_c} + S_{\text{cr}} = \frac{Q_f}{T_f} + \frac{Q_c}{T_c} = 0 \implies Q_c = - \frac{T_c}{T_f} Q_f

En injectant cette relation dans l'expression du travail :

W = -Q_f + \frac{T_c}{T_f} Q_f = Q_f \left(\frac{T_c - T_f}{T_f}\right)

On en déduit l'expression de l'efficacité de Carnot :

\boxed{e = \frac{T_f}{T_c - T_f}}

Résultat

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Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : cycle frigorifique

Calculer numériquement l'efficacité de Carnot.

Voir l'indice

Convertir impérativement les températures en kelvins avant d'effectuer le calcul numérique de l'efficacité de Carnot.

Voir la réponse courte

Application numérique immédiate avec conversion des températures en kelvins (T_f = 255{,}15\text{ K}, T_c = 292{,}15\text{ K}).

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question Q33, l'efficacité de Carnot s'écrit :

e_{\text{Carnot}} = \frac{T_f}{T_c - T_f}

Les températures données dans le préambule de la partie IV doivent être converties en kelvins :

\begin{aligned} T_f &= -18 + 273{,}15 = 255{,}15\text{ K} \\ T_c &= 19 + 273{,}15 = 292{,}15\text{ K} \end{aligned}

L'écart de température entre les deux sources vaut :

T_c - T_f = 19 - (-18) = 37\text{ K}

On en déduit la valeur numérique de l'efficacité maximale théorique :

e_{\text{Carnot}} = \frac{255{,}15}{37} \approx 6{,}9
\boxed{e_{\text{Carnot}} \approx 6{,}9}

Résultat

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : premier principe, capacité thermique

Évaluer le temps nécessaire afin d'amener un téléphone portable de la température de à . Commenter quant à l'adéquation du dispositif de refroidissement.

Voir l'indice

Calculer la chaleur à extraire du téléphone via sa capacité thermique massique et la relier à la puissance frigorifique utile \mathcal{P}_f = e P.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'énergie thermique |Q_f| qu'il faut extraire du téléphone portable pour abaisser sa température de T_c = 19\text{ }^\circ\text{C} à T_f = -18\text{ }^\circ\text{C}.
  2. Calculer la puissance frigorifique \mathcal{P}_f délivrée par le congélateur à partir de la puissance électrique consommée P et de l'efficacité réelle e.
  3. En déduire le temps minimal de refroidissement \Delta t et commenter la pertinence du dispositif au regard des transferts thermiques réels.
Voir la réponse courte

Bilan enthalpique sur le téléphone \Delta H = m c \Delta T relié à la puissance frigorifique utile extraite pour obtenir la durée de mise à température.

Voir le corrigé complet

L'énergie thermique à extraire du téléphone pour faire passer sa température de T_c = 19\text{ }^\circ\text{C} à T_f = -18\text{ }^\circ\text{C} s'écrit :

|Q_f| = m \, c_m(\text{tel}) \, (T_c - T_f)

Avec les données numériques :

  • m = 150\text{ g} = 0{,}150\text{ kg},
  • c_m(\text{tel}) = 2{,}4\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} = 2{,}4 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1},
  • \Delta T = T_c - T_f = 19 - (-18) = 37\text{ K}.

On obtient :

|Q_f| = 0{,}150 \times 2{,}4 \times 10^3 \times 37 = 1{,}33 \times 10^4\text{ J} = 13{,}3\text{ kJ}

Par définition de l'efficacité d'une machine frigorifique, le transfert thermique extrait à la source froide pendant une durée \Delta t sous une puissance électrique consommée P = 250\text{ W} s'exprime par :

e = \frac{|Q_f|}{W} = \frac{\mathcal{P}_f}{P} \implies \mathcal{P}_f = e \, P

La puissance frigorifique disponible vaut donc :

\mathcal{P}_f = 3{,}2 \times 250 = 800\text{ W}

En supposant dans un premier temps que l'intégralité de la puissance frigorifique est allouée au refroidissement du téléphone, le temps nécessaire s'évalue par :

\Delta t = \frac{|Q_f|}{\mathcal{P}_f} = \frac{m \, c_m(\text{tel}) \, (T_c - T_f)}{e \, P}
\Delta t = \frac{13{,}3 \times 10^3}{800} \approx 17\text{ s}
\boxed{\Delta t \approx 17\text{ s}}

Résultat

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : enthalpie de changement d'état, bilan thermique

On observe souvent la formation de givre dans un congélateur. Estimer la masse maximale d'eau, initialement considérée liquide à , que peut congeler à ce congélateur en une heure. Commenter.

Voir l'indice

Effectuer un bilan thermique complet pour l'eau : refroidissement du liquide de 19\text{ }^\circ\text{C} à 0\text{ }^\circ\text{C}, solidification totale, puis refroidissement de la glace jusqu'à -18\text{ }^\circ\text{C}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le transfert thermique massique q_{\text{ext}} qu'il faut soutirer à l'eau pour la faire passer de l'état liquide à T_c = 19\text{ }^\circ\text{C} à l'état solide à T_f = -18\text{ }^\circ\text{C} (refroidissement du liquide, solidification à 0\text{ }^\circ\text{C}, refroidissement de la glace).
  2. Déterminer l'énergie thermique maximale Q_f pouvant être absorbée par le congélateur à la source froide en une heure, en utilisant la puissance frigorifique \mathcal{P}_f = e P introduite à la question Q35.
  3. En déduire la masse maximale d'eau m_{\max} = Q_f / q_{\text{ext}} et commenter l'ordre de grandeur obtenu.
Voir la réponse courte

Bilan thermique complet incluant le refroidissement de l'eau liquide, la chaleur latente de solidification et le refroidissement de la glace formée.

Voir le corrigé complet

Pour transformer une masse m d'eau liquide initialement à T_c = 19\text{ }^\circ\text{C} en glace à T_f = -18\text{ }^\circ\text{C}, sous pression atmosphérique constante, il faut lui extraire une énergie thermique :

Q_{\text{ext}} = m \, q_{\text{ext}}

où le transfert thermique massique à extraire se décompose en trois étapes :

  • le refroidissement de l'eau liquide de T_c = 19\text{ }^\circ\text{C} à T_{\text{fus}} = 0\text{ }^\circ\text{C} :

    q_1 = c_m(\mathrm{H_2O_{(l)}}) \, (T_c - T_{\text{fus}})
  • le changement d'état (solidification complète à 0\text{ }^\circ\text{C}) :

    q_2 = l

    où l est l'enthalpie massique de fusion de la glace ;

  • le refroidissement de l'eau solide de T_{\text{fus}} = 0\text{ }^\circ\text{C} à T_f = -18\text{ }^\circ\text{C} :

    q_3 = c_m(\mathrm{H_2O_{(s)}}) \, (T_{\text{fus}} - T_f)

Le transfert thermique massique total à extraire s'écrit donc :

\begin{aligned} q_{\text{ext}} &= c_m(\mathrm{H_2O_{(l)}})(T_c - T_{\text{fus}}) + l + c_m(\mathrm{H_2O_{(s)}})(T_{\text{fus}} - T_f) \\ &= 4{,}18 \times (19 - 0) + 333 + 2{,}06 \times (0 - (-18)) \\ &= 79{,}42 + 333 + 37{,}08 = 449{,}5\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \end{aligned}

D'après la question Q35, la puissance thermique utile (puissance frigorifique) disponible à la source froide vaut :

\mathcal{P}_f = e \, P = 3{,}2 \times 250 = 800\text{ W}

Pendant une durée \Delta t = 1\text{ h} = 3600\text{ s}, l'énergie thermique maximale que le congélateur peut extraire à la source froide est :

Q_f = \mathcal{P}_f \, \Delta t = 800 \times 3600 = 2{,}88 \times 10^6\text{ J} = 2{,}88 \times 10^3\text{ kJ}

En égalant cette énergie à l'énergie nécessaire Q_{\text{ext}}, on obtient la masse maximale d'eau congelable :

m_{\max} = \frac{Q_f}{q_{\text{ext}}} = \frac{e \, P \, \Delta t}{c_m(\mathrm{H_2O_{(l)}})(T_c - T_{\text{fus}}) + l + c_m(\mathrm{H_2O_{(s)}})(T_{\text{fus}} - T_f)}

Application numérique :

m_{\max} = \frac{2{,}88 \times 10^3\text{ kJ}}{449{,}5\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}} \approx 6{,}41\text{ kg}
\boxed{m_{\max} \approx 6{,}4\text{ kg}}

Commentaire : La formation de givre est due à la condensation et à la congélation de la vapeur d'eau contenue dans l'air ambiant qui pénètre lors de l'ouverture du congélateur. La masse d'eau ainsi introduite est généralement de l'ordre de quelques grammes à quelques dizaines de grammes. Elle est donc très inférieure à la capacité maximale horaire du compresseur (6{,}4\text{ kg}), ce qui confirme que la simple formation de givre ne surcharge pas thermiquement le congélateur sur de courtes périodes. En revanche, à plus long terme, la couche de givre accumulée agit comme un isolant thermique sur l'évaporateur et en dégrade l'efficacité.

Résultat

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Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, MP2I, BCPST1

Notions : conduction thermique, transfert convectif

Indiquer le mécanisme majeur de transfert thermique qui a lieu entre la zone froide du congélateur et le laboratoire.

Voir l'indice

Nommer le mode de transfert dominant au sein d'un milieu solide stationnaire opaque.

Voir la réponse courte

Identification de la conduction thermique à travers les parois isolantes du congélateur comme mécanisme prépondérant.

Voir le corrigé complet

Le congélateur est séparé du laboratoire par des parois solides constituées d'un matériau isolant d'épaisseur D et de conductivité thermique \lambda.

À travers ce milieu matériel solide opaque et immobile, le mécanisme majeur de transfert thermique est la conduction thermique (ou diffusion thermique), décrit macroscopiquement par la loi de Fourier.

\boxed{\text{Le mécanisme majeur de transfert thermique est la conduction thermique.}}

Résultat

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Question 38

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, MP2I, BCPST1

Notions : loi de fourier, profil de température

En considérant un modèle unidimensionnel d'axe , de propriétés uniformes, établir le profil de température au sein de la paroi qui sépare l'intérieur du congélateur du milieu extérieur. On se placera en régime stationnaire.

Voir l'indice

Intégrer deux fois l'équation de la diffusion en régime stationnaire sans terme source et déterminer les constantes d'intégration avec les températures de paroi.

Voir la stratégie
  1. Choisir un repère adapté à la paroi plane : un axe (Ox) perpendiculaire à celle-ci, avec par exemple x = 0 sur la face interne et x = D sur la face externe.
  2. Établir l'équation différentielle vérifiée par la température T(x) en régime stationnaire et sans source volumique d'énergie.
  3. Intégrer cette équation et déterminer les constantes à l'aide des conditions aux limites de température imposées aux parois.
Voir la réponse courte

Intégration de l'équation de Laplace à une dimension \mathrm{d}^2 T/\mathrm{d}x^2 = 0 pour obtenir un profil linéaire de température.

Voir le corrigé complet

Considérons une paroi plane d'isolant de conductivité thermique \lambda uniforme, d'épaisseur D et de section transverse S. On oriente l'axe (Ox) perpendiculairement à la paroi de l'intérieur vers l'extérieur :

  • en x = 0 (face interne en contact avec l'enceinte froide) : T(0) = T_f ;
  • en x = D (face externe en contact avec le laboratoire) : T(D) = T_c.

En l'absence de source volumique d'énergie et sous l'hypothèse d'un transfert thermique unidimensionnel, l'équation de la diffusion thermique vérifiée par le champ de température T(x, t) s'écrit :

\rho c \frac{\partial T}{\partial t} = \lambda \frac{\partial^2 T}{\partial x^2}

En régime stationnaire, \dfrac{\partial T}{\partial t} = 0, ce qui conduit à :

\frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2} = 0

Par double intégration successive par rapport à x, il vient :

T(x) = A x + B

où A et B sont deux constantes d'intégration déterminées par les conditions aux limites :

\begin{aligned} T(0) = T_f &\implies B = T_f \\ T(D) = T_c &\implies A D + T_f = T_c \implies A = \frac{T_c - T_f}{D} \end{aligned}

On obtient ainsi un profil de température affine au sein de la paroi :

\boxed{T(x) = T_f + \frac{T_c - T_f}{D} x}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, MP2I, BCPST1

Notions : résistance thermique, loi de fourier

En considérant que les pertes thermiques vers l'extérieur représentent de la puissance du compresseur, déterminer l'épaisseur minimale d'isolant à placer autour de l'enceinte froide pour que le congélateur puisse satisfaire la consigne de température de à l'intérieur du congélateur.

Voir l'indice

Écrire la loi de Fourier pour le flux traversant les parois d'isolant et égaliser les pertes thermiques à la fraction p de la puissance nominale du compresseur.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux thermique total entrant par conduction à travers les parois de l'enceinte froide à partir de la densité de flux établie à la question Q38.
  2. Traduire la contrainte sur les pertes thermiques maximales admissibles : \Phi_{\text{pertes}} \leqslant p P.
  3. Justifier l'estimation de la surface totale S des parois du congélateur (question ouverte à prise d'initiative repérée par un trait en marge) et calculer l'épaisseur minimale D_{\min}.
Voir la réponse courte

Égalité du flux conductif S \lambda (T_c - T_f)/D avec les pertes maximales tolérées pour en déduire l'épaisseur minimale D.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q38, en régime stationnaire et dans le cadre du modèle unidimensionnel, la densité de flux thermique entrant à travers une paroi d'épaisseur D et de conductivité \lambda sous l'écart de température \Delta T = T_c - T_f est uniforme et s'écrit :

j_{\text{th}} = \frac{\lambda(T_c - T_f)}{D}

Le flux thermique total reçu par l'enceinte froide à travers l'ensemble des parois de surface totale S s'exprime donc par :

\Phi_{\text{pertes}} = j_{\text{th}} S = \frac{\lambda S(T_c - T_f)}{D}

Pour que le congélateur maintienne sa température de consigne T_f = -18\text{ }^\circ\text{C}, ces pertes thermiques ne doivent pas excéder la fraction p = 20\,\% de la puissance P = 250\text{ W} du compresseur :

\Phi_{\text{pertes}} \leqslant p P \iff \frac{\lambda S(T_c - T_f)}{D} \leqslant p P

On en déduit la condition sur l'épaisseur D :

D \geqslant D_{\min} = \frac{\lambda S(T_c - T_f)}{p P}

Estimation de la surface S : Un congélateur compact de laboratoire ou de type « table top » présente un volume utile de l'ordre de 100\text{ à }150\text{ L}. En le modélisant par une enceinte cubique de côté L \approx 0{,}5\text{ m} (soit un volume intérieur V \approx 125\text{ L}), la surface totale des six faces vaut :

S = 6 L^2 \approx 6 \times (0{,}5\text{ m})^2 = 1{,}5\text{ m}^2

Pour un modèle légèrement plus grand (L \approx 0{,}6\text{ m}, soit V \approx 200\text{ L}), on aurait S \approx 2\text{ m}^2.

Application numérique : Avec les données de l'énoncé :

  • \lambda = \lambda_{\text{polyuréthane}} = 0{,}03\text{ W}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-1} ;
  • T_c - T_f = 19 - (-18) = 37\text{ K} ;
  • p = 0{,}20 et P = 250\text{ W}, soit p P = 50\text{ W} ;
  • S \approx 1{,}5\text{ m}^2 (ou 2{,}0\text{ m}^2).

Il vient :

\begin{aligned} D_{\min} &= \frac{0{,}03 \times 1{,}5 \times 37}{0{,}20 \times 250} = \frac{1{,}665}{50} \approx 3{,}3\times 10^{-2}\text{ m} = 3{,}3\text{ cm} \end{aligned}

Pour S \approx 2{,}0\text{ m}^2, on obtient D_{\min} \approx 4{,}4\text{ cm}.

\boxed{D_{\min} = \frac{\lambda S(T_c - T_f)}{p P} \approx 3\text{ à }5\text{ cm}}

Résultat

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IV.B.1 · Modèle à une dimension

Question 40

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : discrétisation spatiale, maillage spatial

Exprimer en fonction de et de l'épaisseur du mur . En déduire l'abscisse du -ème point en fonction de et , sachant que et .

Voir l'indice

Diviser la longueur D par le nombre d'intervalles (N-1) pour obtenir le pas de discrétisation.

Voir la réponse courte

Définition du pas d'espace régulier \Delta x = D/(N-1) et coordonnées des nœuds x_i = i \Delta x.

Voir le corrigé complet

L'intervalle [0, D] est discrétisé en N points régulièrement espacés, numérotés de l'indice 0 à N-1. Il comporte donc N-1 sous-intervalles de même largeur \Delta x.

La distance totale entre les extrémités s'écrit :

x_{N-1} - x_0 = (N-1)\,\Delta x = D

On en déduit l'expression du pas d'échantillonnage spatial \Delta x :

\boxed{\Delta x = \frac{D}{N-1}}

Puisque les points sont régulièrement espacés à partir de l'origine x_0 = 0, l'abscisse x_i du i-ème point (pour i \in \{0, \dots, N-1\}) vaut :

\boxed{x_i = i\,\Delta x = \frac{i}{N-1}\,D}

Résultat

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Question 41

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : développement limité, méthode des différences finies

À l'aide d'un développement limité de la fonction , donner une expression de à l'ordre 3 () en fonction de et de ses dérivées partielles par rapport à évaluées en . De même, donner une expression de à l'ordre 3.

Voir l'indice

Écrire les formules de Taylor-Young pour la fonction T en x + \Delta x et x - \Delta x jusqu'à l'ordre 3.

Voir la réponse courte

Écriture des développements de Taylor de T(x+\Delta x) et T(x-\Delta x) au voisinage de x jusqu'à l'ordre 3.

Voir le corrigé complet

La fonction x \mapsto T(x) est supposée suffisamment régulière (de classe \mathcal{C}^3 au voisinage de x). La formule de Taylor-Young à l'ordre 3 au voisinage de x s'écrit :

T(x + \Delta x) = T(x) + \Delta x \,\frac{\partial T}{\partial x}(x) + \frac{\Delta x^2}{2}\,\frac{\partial^2 T}{\partial x^2}(x) + \frac{\Delta x^3}{6}\,\frac{\partial^3 T}{\partial x^3}(x) + o(\Delta x^3)

De même, en remplaçant \Delta x par -\Delta x, on obtient pour T(x - \Delta x) :

T(x - \Delta x) = T(x) - \Delta x \,\frac{\partial T}{\partial x}(x) + \frac{\Delta x^2}{2}\,\frac{\partial^2 T}{\partial x^2}(x) - \frac{\Delta x^3}{6}\,\frac{\partial^3 T}{\partial x^3}(x) + o(\Delta x^3)
\boxed{\begin{aligned} T(x + \Delta x) &= T(x) + \Delta x \,\frac{\partial T}{\partial x}(x) + \frac{\Delta x^2}{2}\,\frac{\partial^2 T}{\partial x^2}(x) + \frac{\Delta x^3}{6}\,\frac{\partial^3 T}{\partial x^3}(x) + o(\Delta x^3) \\[6pt] T(x - \Delta x) &= T(x) - \Delta x \,\frac{\partial T}{\partial x}(x) + \frac{\Delta x^2}{2}\,\frac{\partial^2 T}{\partial x^2}(x) - \frac{\Delta x^3}{6}\,\frac{\partial^3 T}{\partial x^3}(x) + o(\Delta x^3) \end{aligned}}

Remarque : La fonction ne dépendant ici que de la seule variable spatiale x, les dérivées partielles \frac{\partial^k T}{\partial x^k} coïncident avec les dérivées ordinaires \frac{\mathrm{d}^k T}{\mathrm{d}x^k}.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : méthode des différences finies

En déduire une expression approchée à l'ordre 1 () de en fonction de , , et .

Voir l'indice

Additionner membre à membre les deux développements limités précédents pour éliminer les dérivées d'ordres impairs.

Voir la stratégie

Pour faire disparaître les termes impairs en \Delta x (notamment la dérivée première), il suffit d'additionner membre à membre les deux développements de Taylor obtenus à la question précédente (Q41), puis d'isoler la dérivée seconde.

Voir la réponse courte

Combinaison linéaire des développements de Taylor pour isoler la dérivée seconde spatiale centrée au second ordre en \Delta x.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q41, les développements limités de T(x + \Delta x) et T(x - \Delta x) à l'ordre 3 s'écrivent :

\begin{aligned} T(x + \Delta x) &= T(x) + \Delta x \, \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}(x) + \frac{\Delta x^2}{2} \, \frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2}(x) + \frac{\Delta x^3}{6} \, \frac{\mathrm{d}^3 T}{\mathrm{d}x^3}(x) + o(\Delta x^3) \\ T(x - \Delta x) &= T(x) - \Delta x \, \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}(x) + \frac{\Delta x^2}{2} \, \frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2}(x) - \frac{\Delta x^3}{6} \, \frac{\mathrm{d}^3 T}{\mathrm{d}x^3}(x) + o(\Delta x^3) \end{aligned}

En effectuant la somme membre à membre de ces deux relations, les termes d'ordre 1 et 3 s'annulent :

T(x + \Delta x) + T(x - \Delta x) = 2T(x) + \Delta x^2 \, \frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2}(x) + o(\Delta x^3)

Il vient alors :

\Delta x^2 \, \frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2}(x) = T(x + \Delta x) - 2T(x) + T(x - \Delta x) + o(\Delta x^3)

En divisant par \Delta x^2, on obtient l'approximation par différences finies centrées :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2 T(x)}{\mathrm{d}x^2} = \frac{T(x + \Delta x) - 2T(x) + T(x - \Delta x)}{\Delta x^2} + o(\Delta x)}

Résultat

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : méthode des différences finies, équation de laplace

Montrer que les valeurs discrètes de la température vérifient

Voir l'indice

Substituer l'approximation de la dérivée seconde dans l'équation de Laplace unidimensionnelle stationnaire.

Voir la stratégie

En régime permanent et en l'absence de terme source, l'équation de la diffusion thermique unidimensionnelle s'écrit \dfrac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2} = 0. Il suffit d'évaluer cette équation au point de coordonnées x_i et d'y substituer le schéma aux différences finies obtenu à la question précédente.

Voir la réponse courte

Discrétisation de l'équation stationnaire \mathrm{d}^2 T/\mathrm{d}x^2 = 0, montrant que chaque nœud est la moyenne arithmétique de ses voisins.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé du paragraphe IV.B.1, la température au sein de la paroi vérifie en régime permanent l'équation de Laplace à une dimension :

\frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2}(x) = 0

En évaluant cette équation au nœud intérieur d'abscisse x_i (pour 1 \leqslant i \leqslant N-2) et en utilisant l'approximation par différences finies centrées établie à la question Q42, il vient :

\frac{T(x_i + \Delta x) - 2 T(x_i) + T(x_i - \Delta x)}{\Delta x^2} = 0

Avec les notations discrètes introduites par l'énoncé, T_i = T(x_i), T_{i+1} = T(x_i + \Delta x) et T_{i-1} = T(x_i - \Delta x), cette relation devient :

\begin{aligned} \frac{T_{i+1} - 2T_i + T_{i-1}}{\Delta x^2} &= 0 \\ T_{i+1} - 2T_i + T_{i-1} &= 0 \end{aligned}

On en déduit immédiatement la relation recherchée :

\boxed{T_i = \frac{1}{2}\left(T_{i-1} + T_{i+1}\right)}

Résultat

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IV.B.2 · Modèle à deux dimensions x et y

Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : méthode des différences finies, algorithme de relaxation

Quelle est la valeur choisie pour ? La figure 13b est obtenue avec le programme tel qu'il est écrit. Ce programme permet-il vraiment de s'assurer de la qualité de la convergence de l'algorithme ?

Voir l'indice

Lire la valeur seuil du résidu dans le test de boucle while et repérer que la condition compteur < 20 interrompt le calcul bien avant la convergence.

Voir la stratégie
  1. Identifier dans le code Python (figure D) la condition d'arrêt de la boucle while portant sur le résidu pour en déduire la valeur de r_{\max}.
  2. Analyser les deux conditions de la boucle while (res > 1e-3 et compteur < 20) et observer l'allure de la courbe de la figure 13b pour identifier la cause de l'arrêt de l'algorithme.
Voir la réponse courte

Analyse du résidu maximal et du critère d'arrêt : nombre fixe d'itérations insuffisant pour garantir la convergence à tolérance donnée.

Voir le corrigé complet

D'après l'instruction de la ligne 25 du programme (figure D) :

while (res > 1e-3 and compteur < 20):

le calcul itératif s'interrompt dès que le résidu r = \texttt{res} devient inférieur ou égal à 10^{-3}. La valeur choisie pour le seuil de tolérance est donc :

\boxed{r_{\max} = 10^{-3}\ ^{\circ}\text{C}}

Ce programme ne permet pas de s'assurer de la qualité de la convergence de l'algorithme pour les raisons suivantes :

  • La condition de la boucle combine deux critères avec un opérateur and : le calcul s'arrête dès que res <= 1e-3 ou dès que compteur == 20.
  • À chaque itération de la méthode de Jacobi, l'information ne se propage que d'un pas de discrétisation vers les nœuds voisins. Avec seulement 20 itérations sur une grille de taille N = 180, la diffusion n'a pu affecter qu'une zone de 20 mailles autour des frontières.
  • Comme la grille a été initialisée à 0\ ^{\circ}\text{C} (T = np.zeros((N, N))), on observe sur la figure 13b un palier artificiel à 0\ ^{\circ}\text{C} au cœur de la paroi : la boucle s'est interrompue à cause du nombre maximal d'itérations (compteur = 20) alors que le résidu était encore bien supérieur à r_{\max}.
  • Enfin, le programme ne teste ni n'affiche à la sortie si le critère de tolérance sur le résidu a effectivement été satisfait.

Résultat

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Question 45

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Python

Notions : algorithme de relaxation, méthode des différences finies

Proposer une modification du programme permettant de vérifier que le champ de température obtenu vérifie bien le critère de convergence (les figures 13a et 13c ont été obtenues après correction). On ne demande pas d'ajouter les lignes de code relatives au tracé des graphiques.

Voir l'indice

Augmenter fortement ou supprimer la limite artificielle sur le compteur d'itérations dans la condition de la boucle while pour atteindre le seuil de tolérance physique.

Voir la stratégie
  1. Identifier la cause de la non-convergence mise en évidence à la question précédente : le nombre maximal d'itérations fixé arbitrairement à 20 interrompt la boucle prématurément, bien avant que le critère r \leqslant r_{\max} = 10^{-3}\ ^{\circ}\mathrm{C} ne soit satisfait.
  2. Proposer une modification de la condition d'arrêt de la boucle while (suppression de la borne stricte de 20 itérations ou remplacement par un seuil de sécurité beaucoup plus grand, typiquement 10^4 à 5 \times 10^4 itérations).
  3. Ajouter une instruction de contrôle à l'issue de la boucle (test conditionnel ou assertion) permettant d'attester explicitement du respect du critère de convergence.
Voir la réponse courte

Remplacement de la boucle for par une boucle while conditionnée sur la norme du résidu \max |T^{(k+1)} - T^{(k)}| < \varepsilon.

Voir le corrigé complet

Comme analysé à la question précédente, l'arrêt prématuré au bout de 20 itérations empêche l'algorithme d'atteindre le régime stationnaire : sur une grille comportant N_{\text{paroi}} = 40 mailles d'épaisseur, la méthode de Jacobi requiert plusieurs milliers d'itérations pour diffuser l'information thermique à travers toute la paroi.

Pour remédier à cela et s'assurer que le critère de convergence est effectivement satisfait, on effectue les modifications suivantes :

  1. Augmentation du nombre maximal d'itérations dans la boucle while :
    On peut soit se contenter de la condition de tolérance physique :

    while res > 1e-3:

    soit, par précaution numérique (pour éviter une boucle infinie en cas de divergence), fixer une borne maximale adaptée (par exemple compteur < 20000) :

    while (res > 1e-3 and compteur < 20000):

  2. Vérification explicite de la convergence en sortie de boucle :
    On insère après la boucle un test affichant l'état de convergence et le nombre d'itérations requises :
# Remplacement de la ligne 25 :
compteur_max = 20000
while (res > 1e-3 and compteur < compteur_max):
    old = np.copy(T)
    iterate(T, old)
    cond_lim(T)
    res = np.max(np.abs(T - old))
    compteur += 1

# Lignes a ajouter apres la boucle pour verifier la convergence :
if res <= 1e-3:
    print(f"Convergence atteinte en {compteur} iterations (residu = {res:.2e} C).")
else:
    print(f"Attention : convergence non atteinte apres {compteur} iterations (residu = {res:.2e} C) !")

Une formulation alternative plus compacte consiste à utiliser une instruction d'assertion :

assert res <= 1e-3, f"Erreur : convergence non atteinte (res = {res:.2e})"
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