Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 MPI 2023 (page 3/3 : Parties III et IV)
Les téléphones portables
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- Sujet moyen
- Faisable en MP2I et MPSI : 36 questions sur 45, parties I, III et IV.A
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Partie III : Étude de la batterie lithium-ion
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1
Notions : pile électrochimique, demi-équation électronique
Écrire les demi-équations électroniques associées à chaque électrode lors de la décharge de la batterie. Identifier la cathode et l'anode de cette pile.
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Identifier le siège de l'oxydation (anode en graphite) et de la réduction (cathode en oxyde de cobalt) lors de la décharge spontanée.
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Écriture des demi-équations d'oxydation à l'anode (\text{LiC}_6) et de réduction à la cathode (\text{CoO}_2).
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Lors de la décharge, la batterie fonctionne comme un générateur électrochimique (pile).
À l'électrode de graphite :
D'après le texte, les atomes de lithium désintercalés s'ionisent en libérant un électron :\mathrm{LiC}_{6(\text{s})} = \mathrm{C}_{6(\text{s})} + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^-Cette transformation est une libération d'électrons, c'est-à-dire une oxydation.
Par définition, l'électrode où se déroule l'oxydation est l'anode.\boxed{\text{Anode (électrode de graphite) : } \mathrm{LiC}_{6(\text{s})} = \mathrm{C}_{6(\text{s})} + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^-}À l'électrode d'oxyde de cobalt :
Les ions \mathrm{Li}^+ et les électrons s'insèrent dans le réseau de l'oxyde de cobalt pour former \mathrm{LiCoO}_{2(\text{s})} :\mathrm{CoO}_{2(\text{s})} + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^- = \mathrm{LiCoO}_{2(\text{s})}Cette transformation est une capture d'électrons, c'est-à-dire une réduction.
Par définition, l'électrode où se déroule la réduction est la cathode.\boxed{\text{Cathode (électrode d'oxyde de cobalt) : } \mathrm{CoO}_{2(\text{s})} + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^- = \mathrm{LiCoO}_{2(\text{s})}}
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 28
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1
Notions : pile électrochimique, accumulateur
Donner l'équation bilan lors du fonctionnement de la batterie en décharge puis en charge. Compléter la figure C du document réponse en indiquant le sens de déplacement des électrons, le sens du courant et le nom des électrodes dans le cas de la décharge.
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Sommer les deux demi-équations électroniques pour la décharge, inverser le sens pour la charge et repérer le sens conventionnel du courant I.
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Équation globale de fonctionnement, sens de circulation conventionnel du courant et migration des électrons dans le circuit extérieur.
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1. Équations bilans de fonctionnement
En sommant membre à membre les deux demi-équations électroniques établies à la question précédente, on obtient l'équation-bilan lors de la décharge :
Lors de la charge, l'accumulateur fonctionne en récepteur électrochimique (électrolyse forcée par un générateur extérieur) ; la transformation inverse a lieu :
2. Complétion de la figure C (cas de la décharge)
Lors de la décharge (fonctionnement en générateur spontané) :
- L'électrode de graphite \mathrm{LiC}_{6(\text{s})} (en bas) est le siège d'une oxydation : c'est l'anode, qui constitue la borne négative (-) de la pile. Les électrons y sont libérés.
- L'électrode d'oxyde de cobalt \mathrm{CoO}_{2(\text{s})} (en haut) est le siège d'une réduction : c'est la cathode, qui constitue la borne positive (+) de la pile. Les électrons y sont consommés.
- Sens des électrons : dans le circuit extérieur, ils circulent de l'anode (graphite, en bas) vers la cathode (oxyde de cobalt, en haut).
- Sens conventionnel du courant I : dans le circuit extérieur, il est opposé au déplacement des électrons, donc il circule de la cathode (pôle +, en haut) vers l'anode (pôle -, en bas).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1
Notions : capacité électrique d'une pile, loi de faraday
Déterminer la masse minimale de lithium graphite contenue dans la batterie du téléphone dont les propriétés sont fournies dans le tableau 1.
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Relier la capacité en \text{A}\cdot\text{h} à la charge totale Q = I\Delta t, puis au nombre de moles d'électrons échangés via la constante de Faraday.
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- Relier la capacité électrique Q de la batterie à la quantité d'électrons échangée lors d'une décharge complète via la constante de Faraday.
- Déterminer, à l'aide de la demi-équation à l'anode établie en Q27, la quantité minimale de matière de \mathrm{LiC}_{6\text{ (s)}} nécessaire pour délivrer cette charge.
- Calculer la masse molaire de \mathrm{LiC}_{6\text{ (s)}} puis en déduire la masse minimale correspondante.
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Relation entre capacité Q = I\Delta t, avancement et constante de Faraday pour déduire la masse minimale m = Q M / \mathcal{F}.
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D'après la question Q27, la demi-équation électronique à l'anode lors de la décharge s'écrit :
L'oxydation d'une mole de \mathrm{LiC}_{6\text{ (s)}} libère donc une mole d'électrons :
La charge électrique totale que la batterie peut débiter au cours d'une décharge complète correspond à sa capacité électrique Q. Elle est reliée à la quantité de matière d'électrons par :
où F est la constante de Faraday.
La masse molaire de \mathrm{LiC}_{6\text{ (s)}} vaut :
En supposant la réaction totale et en l'absence de pertes ou de matière résiduelle non cyclable, la masse minimale de lithium-graphite nécessaire pour assurer cette capacité est :
D'après le tableau 1, Q = 1440\text{ mA}\cdot\text{h} = 1{,}440\text{ A}\cdot\text{h}. Avec la conversion 1\text{ A}\cdot\text{h} = 3600\text{ C} :
D'où l'application numérique :
Compte tenu des deux chiffres significatifs sur M_{\mathrm{Li}} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 30
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1
Notions : énergie électrique, pile électrochimique
Retrouver la valeur de l'énergie massique annoncée pour ce même téléphone. Il s'agit de l'énergie que peut fournir la pile par unité de masse de cette même pile.
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Calculer l'énergie électrique délivrable par E_0 \times Q et diviser par la masse de la batterie.
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Calcul de l'énergie embarquée E = Q U puis division par la masse totale de la batterie pour retrouver l'énergie massique.
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L'énergie électrique \mathcal{E} délivrable par la batterie sous sa tension nominale à vide E_0 correspond au produit de la tension par la capacité électrique Q de la pile :
L'énergie massique e_m de la pile est le rapport de cette énergie à la masse m_{\text{pile}} de la batterie :
D'après le tableau 1 de l'énoncé, on dispose des grandeurs suivantes :
- Tension à vide : E_0 = 3{,}8\text{ V} ;
- Capacité électrique : Q = 1440\text{ mA}\cdot\text{h} = 1{,}44\text{ A}\cdot\text{h} ;
- Masse de la pile : m_{\text{pile}} = 25\text{ g} = 25 \times 10^{-3}\text{ kg}.
L'énergie totale stockée vaut :
On en déduit l'énergie massique :
Ce résultat est en parfait accord avec la valeur de 218\text{ W}\cdot\text{h}\cdot\text{kg}^{-1} annoncée dans le tableau 1 (l'écart relatif est inférieur à 0{,}5\,\%, imputable aux arrondis sur la tension nominale ou la capacité).
Résultat
Question 31
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Mise en équation
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1
Notions : réaction d'oxydoréduction
Écrire l'équation de la réaction pouvant modéliser la transformation chimique qui a lieu si le lithium solide entre en contact avec de l'eau. Cette réaction forme notamment des ions hydroxyde et on observe un dégagement gazeux que l'on identifiera.
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Écrire la réaction redox entre le réducteur \text{Li}_{(\text{s})} et l'oxydant de l'eau conduisant à la formation de dihydrogène gazeux.
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Oxydation violente du lithium par l'eau formant des ions \text{Li}^+, de l'hydroxyde \text{HO}^- et un dégagement gazeux de dihydrogène \text{H}_2.
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La transformation chimique mise en jeu est une réaction d'oxydoréduction faisant intervenir les deux couples fournis dans les données :
le couple \mathrm{Li}^+_{(\text{aq})}/\mathrm{Li}_{(\text{s})} (E_1^\circ = -3{,}04\text{ V}), pour lequel le lithium solide subit une oxydation :
\mathrm{Li}_{(\text{s})} = \mathrm{Li}^+_{(\text{aq})} + \mathrm{e}^-le couple de réduction de l'eau \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{l})}/\mathrm{H}_{2(\text{g})} en milieu basique (E_2^\circ = -0{,}83\text{ V}) :
2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{l})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_{2(\text{g})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\text{aq})}
Le dégagement gazeux observé est constitué de dihydrogène \mathrm{H}_{2(\text{g})}.
En combinant ces deux demi-équations électroniques de manière à équilibrer le transfert d'électrons, on obtient l'équation-bilan de la réaction :
(ou sous forme simplifiée : \mathrm{Li}_{(\text{s})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{l})} \longrightarrow \mathrm{Li}^+_{(\text{aq})} + \mathrm{HO}^-_{(\text{aq})} + \frac{1}{2}\,\mathrm{H}_{2(\text{g})}).
Résultat
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1
Notions : batterie lithium-ion, facteur cinétique
À l'aide des tableaux 1, 2 et 3 et de la figure 11, indiquer les risques ou inconvénients d'utilisation d'un téléphone portable à très haute température et à très basse température.
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Synthétiser les données des tableaux : perte de mobilité ionique par solidification de l'électrolyte à basse température, emballement thermique et dégagement de gaz toxiques à haute température.
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À haute température risque d'emballement thermique et dégradation ; à basse température chute de la conductivité ionique et perte d'autonomie.
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L'analyse conjointe des tableaux et de la figure 11 permet de distinguer les effets selon le domaine de température :
1. À très basse température (T < 0\text{ }^\circ\text{C}) :
- Chute drastique de la capacité électrique (tableau 2) : à 25\text{ }^\circ\text{C}, la capacité vaut 1440\text{ mA}\cdot\text{h}. Elle chute à 650\text{ mA}\cdot\text{h} à -20\text{ }^\circ\text{C} et tombe à seulement 168\text{ mA}\cdot\text{h} à -40\text{ }^\circ\text{C} (soit moins de 12\,\% de sa valeur nominale). Cela engendre une perte majeure d'autonomie du smartphone, voire son extinction inopinée.
- Changement d'état de l'électrolyte (tableau 3) : l'électrolyte commence à geler dès -35\text{ }^\circ\text{C} (apparition d'une phase solide) et devient totalement solide à -42{,}5\text{ }^\circ\text{C}. La mobilité des ions \mathrm{Li}^+ au sein de l'électrolyte s'effondre, augmentant fortement la résistance interne de la batterie et bloquant le transfert ionique nécessaire à la décharge.
2. À très haute température :
- Risque d'emballement thermique et d'explosion (figure 11) : une température excessive peut déclencher des réactions chimiques parasites exothermiques (décomposition de l'électrolyte et des électrodes), menant à un emballement thermique (thermal runaway). Comme le montrent les clichés de la figure 11, cela se traduit par une inflammation brutale, un incendie avec projection d'étincelles ou une explosion de l'appareil.
Émission de gaz dangereux et toxiques (légende de la figure 11) : la combustion de la batterie et de ses enveloppes polymères dégage :
- du monoxyde de carbone \mathrm{CO}, asphyxiant et toxique car il se lie préférentiellement à l'hémoglobine ;
- des acides halogénés volatils \mathrm{HF} et \mathrm{HCl}, hautement corrosifs et potentiellement mortels par inhalation ;
- du dioxyde de soufre \mathrm{SO}_2, gaz irritant et toxique ;
- du dihydrogène \mathrm{H}_2, gaz inflammable susceptible de former un mélange explosif avec l'air.
Partie IV : Étude d'un congélateur
IV.A · Congélateur à compresseur
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1
Notions : cycle de carnot, second principe
Définir l'efficacité de Carnot et montrer qu'elle s'exprime par
où est la température de la source froide et la température de la source chaude pour un congélateur en utilisation normale.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier et le second principe de la thermodynamique à un cycle ditherme réversible pour exprimer le rapport Q_f / W.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition de l'efficacité d'une machine frigorifique en termes de grandeur utile et de grandeur coûteuse.
- Appliquer le premier et le second principe de la thermodynamique au fluide caloporteur sur un cycle réversible en contact avec deux thermostats à T_f et T_c.
- Combiner ces deux principes pour exprimer le travail reçu W en fonction de Q_f, T_f et T_c, puis en déduire l'efficacité de Carnot.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan sur un cycle réversible récepteur bitherme pour établir l'efficacité maximale théorique e_{\text{Carnot}} = T_f/(T_c - T_f).
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Pour un réfrigérateur ou un congélateur, la grandeur utile est le transfert thermique Q_f > 0 prélevé à la source froide pour la maintenir à basse température, et la grandeur coûteuse est le travail électrique (ou mécanique) W > 0 fourni au compresseur. L'efficacité s'écrit de manière générale :
L'efficacité de Carnot correspond au cas limite d'un cycle idéal réversible opérant entre deux thermostats de températures absolues T_f et T_c (T_f < T_c).
Considérons le fluide caloporteur décrivant un cycle de fonctionnement complet. Les fonctions d'état du fluide retrouvent leur valeur initiale :
D'après le premier principe de la thermodynamique :
\begin{aligned} \Delta U = 0 &\implies W + Q_f + Q_c = 0 \\ &\implies W = -(Q_f + Q_c) \end{aligned}D'après le second principe de la thermodynamique appliqué à un cycle réversible (\Delta S = 0 et création d'entropie S_{\text{cr}} = 0) :
\Delta S = \frac{Q_f}{T_f} + \frac{Q_c}{T_c} + S_{\text{cr}} = \frac{Q_f}{T_f} + \frac{Q_c}{T_c} = 0 \implies Q_c = - \frac{T_c}{T_f} Q_f
En injectant cette relation dans l'expression du travail :
On en déduit l'expression de l'efficacité de Carnot :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 34
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1
Notions : cycle frigorifique
Calculer numériquement l'efficacité de Carnot.
Voir l'indiceIndice
Convertir impérativement les températures en kelvins avant d'effectuer le calcul numérique de l'efficacité de Carnot.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application numérique immédiate avec conversion des températures en kelvins (T_f = 255{,}15\text{ K}, T_c = 292{,}15\text{ K}).
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D'après l'expression établie à la question Q33, l'efficacité de Carnot s'écrit :
Les températures données dans le préambule de la partie IV doivent être converties en kelvins :
L'écart de température entre les deux sources vaut :
On en déduit la valeur numérique de l'efficacité maximale théorique :
Résultat
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1
Notions : premier principe, capacité thermique
Évaluer le temps nécessaire afin d'amener un téléphone portable de la température de à . Commenter quant à l'adéquation du dispositif de refroidissement.
Voir l'indiceIndice
Calculer la chaleur à extraire du téléphone via sa capacité thermique massique et la relier à la puissance frigorifique utile \mathcal{P}_f = e P.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer l'énergie thermique |Q_f| qu'il faut extraire du téléphone portable pour abaisser sa température de T_c = 19\text{ }^\circ\text{C} à T_f = -18\text{ }^\circ\text{C}.
- Calculer la puissance frigorifique \mathcal{P}_f délivrée par le congélateur à partir de la puissance électrique consommée P et de l'efficacité réelle e.
- En déduire le temps minimal de refroidissement \Delta t et commenter la pertinence du dispositif au regard des transferts thermiques réels.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan enthalpique sur le téléphone \Delta H = m c \Delta T relié à la puissance frigorifique utile extraite pour obtenir la durée de mise à température.
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L'énergie thermique à extraire du téléphone pour faire passer sa température de T_c = 19\text{ }^\circ\text{C} à T_f = -18\text{ }^\circ\text{C} s'écrit :
Avec les données numériques :
- m = 150\text{ g} = 0{,}150\text{ kg},
- c_m(\text{tel}) = 2{,}4\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} = 2{,}4 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1},
- \Delta T = T_c - T_f = 19 - (-18) = 37\text{ K}.
On obtient :
Par définition de l'efficacité d'une machine frigorifique, le transfert thermique extrait à la source froide pendant une durée \Delta t sous une puissance électrique consommée P = 250\text{ W} s'exprime par :
La puissance frigorifique disponible vaut donc :
En supposant dans un premier temps que l'intégralité de la puissance frigorifique est allouée au refroidissement du téléphone, le temps nécessaire s'évalue par :
Résultat
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Mise en équation
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1
Notions : enthalpie de changement d'état, bilan thermique
On observe souvent la formation de givre dans un congélateur. Estimer la masse maximale d'eau, initialement considérée liquide à , que peut congeler à ce congélateur en une heure. Commenter.
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Effectuer un bilan thermique complet pour l'eau : refroidissement du liquide de 19\text{ }^\circ\text{C} à 0\text{ }^\circ\text{C}, solidification totale, puis refroidissement de la glace jusqu'à -18\text{ }^\circ\text{C}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le transfert thermique massique q_{\text{ext}} qu'il faut soutirer à l'eau pour la faire passer de l'état liquide à T_c = 19\text{ }^\circ\text{C} à l'état solide à T_f = -18\text{ }^\circ\text{C} (refroidissement du liquide, solidification à 0\text{ }^\circ\text{C}, refroidissement de la glace).
- Déterminer l'énergie thermique maximale Q_f pouvant être absorbée par le congélateur à la source froide en une heure, en utilisant la puissance frigorifique \mathcal{P}_f = e P introduite à la question Q35.
- En déduire la masse maximale d'eau m_{\max} = Q_f / q_{\text{ext}} et commenter l'ordre de grandeur obtenu.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan thermique complet incluant le refroidissement de l'eau liquide, la chaleur latente de solidification et le refroidissement de la glace formée.
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Pour transformer une masse m d'eau liquide initialement à T_c = 19\text{ }^\circ\text{C} en glace à T_f = -18\text{ }^\circ\text{C}, sous pression atmosphérique constante, il faut lui extraire une énergie thermique :
où le transfert thermique massique à extraire se décompose en trois étapes :
le refroidissement de l'eau liquide de T_c = 19\text{ }^\circ\text{C} à T_{\text{fus}} = 0\text{ }^\circ\text{C} :
q_1 = c_m(\mathrm{H_2O_{(l)}}) \, (T_c - T_{\text{fus}})le changement d'état (solidification complète à 0\text{ }^\circ\text{C}) :
q_2 = loù l est l'enthalpie massique de fusion de la glace ;
le refroidissement de l'eau solide de T_{\text{fus}} = 0\text{ }^\circ\text{C} à T_f = -18\text{ }^\circ\text{C} :
q_3 = c_m(\mathrm{H_2O_{(s)}}) \, (T_{\text{fus}} - T_f)
Le transfert thermique massique total à extraire s'écrit donc :
D'après la question Q35, la puissance thermique utile (puissance frigorifique) disponible à la source froide vaut :
Pendant une durée \Delta t = 1\text{ h} = 3600\text{ s}, l'énergie thermique maximale que le congélateur peut extraire à la source froide est :
En égalant cette énergie à l'énergie nécessaire Q_{\text{ext}}, on obtient la masse maximale d'eau congelable :
Application numérique :
Commentaire : La formation de givre est due à la condensation et à la congélation de la vapeur d'eau contenue dans l'air ambiant qui pénètre lors de l'ouverture du congélateur. La masse d'eau ainsi introduite est généralement de l'ordre de quelques grammes à quelques dizaines de grammes. Elle est donc très inférieure à la capacité maximale horaire du compresseur (6{,}4\text{ kg}), ce qui confirme que la simple formation de givre ne surcharge pas thermiquement le congélateur sur de courtes périodes. En revanche, à plus long terme, la couche de givre accumulée agit comme un isolant thermique sur l'évaporateur et en dégrade l'efficacité.
Résultat
Question 37
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI, MP2I, BCPST1
Notions : conduction thermique, transfert convectif
Indiquer le mécanisme majeur de transfert thermique qui a lieu entre la zone froide du congélateur et le laboratoire.
Voir l'indiceIndice
Nommer le mode de transfert dominant au sein d'un milieu solide stationnaire opaque.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification de la conduction thermique à travers les parois isolantes du congélateur comme mécanisme prépondérant.
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Le congélateur est séparé du laboratoire par des parois solides constituées d'un matériau isolant d'épaisseur D et de conductivité thermique \lambda.
À travers ce milieu matériel solide opaque et immobile, le mécanisme majeur de transfert thermique est la conduction thermique (ou diffusion thermique), décrit macroscopiquement par la loi de Fourier.
Résultat
Question 38
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, MP2I, BCPST1
Notions : loi de fourier, profil de température
En considérant un modèle unidimensionnel d'axe , de propriétés uniformes, établir le profil de température au sein de la paroi qui sépare l'intérieur du congélateur du milieu extérieur. On se placera en régime stationnaire.
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Intégrer deux fois l'équation de la diffusion en régime stationnaire sans terme source et déterminer les constantes d'intégration avec les températures de paroi.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir un repère adapté à la paroi plane : un axe (Ox) perpendiculaire à celle-ci, avec par exemple x = 0 sur la face interne et x = D sur la face externe.
- Établir l'équation différentielle vérifiée par la température T(x) en régime stationnaire et sans source volumique d'énergie.
- Intégrer cette équation et déterminer les constantes à l'aide des conditions aux limites de température imposées aux parois.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de l'équation de Laplace à une dimension \mathrm{d}^2 T/\mathrm{d}x^2 = 0 pour obtenir un profil linéaire de température.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons une paroi plane d'isolant de conductivité thermique \lambda uniforme, d'épaisseur D et de section transverse S. On oriente l'axe (Ox) perpendiculairement à la paroi de l'intérieur vers l'extérieur :
- en x = 0 (face interne en contact avec l'enceinte froide) : T(0) = T_f ;
- en x = D (face externe en contact avec le laboratoire) : T(D) = T_c.
En l'absence de source volumique d'énergie et sous l'hypothèse d'un transfert thermique unidimensionnel, l'équation de la diffusion thermique vérifiée par le champ de température T(x, t) s'écrit :
En régime stationnaire, \dfrac{\partial T}{\partial t} = 0, ce qui conduit à :
Par double intégration successive par rapport à x, il vient :
où A et B sont deux constantes d'intégration déterminées par les conditions aux limites :
On obtient ainsi un profil de température affine au sein de la paroi :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 39
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en PCSI, MP2I, BCPST1
Notions : résistance thermique, loi de fourier
En considérant que les pertes thermiques vers l'extérieur représentent de la puissance du compresseur, déterminer l'épaisseur minimale d'isolant à placer autour de l'enceinte froide pour que le congélateur puisse satisfaire la consigne de température de à l'intérieur du congélateur.
Voir l'indiceIndice
Écrire la loi de Fourier pour le flux traversant les parois d'isolant et égaliser les pertes thermiques à la fraction p de la puissance nominale du compresseur.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le flux thermique total entrant par conduction à travers les parois de l'enceinte froide à partir de la densité de flux établie à la question Q38.
- Traduire la contrainte sur les pertes thermiques maximales admissibles : \Phi_{\text{pertes}} \leqslant p P.
- Justifier l'estimation de la surface totale S des parois du congélateur (question ouverte à prise d'initiative repérée par un trait en marge) et calculer l'épaisseur minimale D_{\min}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Égalité du flux conductif S \lambda (T_c - T_f)/D avec les pertes maximales tolérées pour en déduire l'épaisseur minimale D.
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D'après la question Q38, en régime stationnaire et dans le cadre du modèle unidimensionnel, la densité de flux thermique entrant à travers une paroi d'épaisseur D et de conductivité \lambda sous l'écart de température \Delta T = T_c - T_f est uniforme et s'écrit :
Le flux thermique total reçu par l'enceinte froide à travers l'ensemble des parois de surface totale S s'exprime donc par :
Pour que le congélateur maintienne sa température de consigne T_f = -18\text{ }^\circ\text{C}, ces pertes thermiques ne doivent pas excéder la fraction p = 20\,\% de la puissance P = 250\text{ W} du compresseur :
On en déduit la condition sur l'épaisseur D :
Estimation de la surface S : Un congélateur compact de laboratoire ou de type « table top » présente un volume utile de l'ordre de 100\text{ à }150\text{ L}. En le modélisant par une enceinte cubique de côté L \approx 0{,}5\text{ m} (soit un volume intérieur V \approx 125\text{ L}), la surface totale des six faces vaut :
Pour un modèle légèrement plus grand (L \approx 0{,}6\text{ m}, soit V \approx 200\text{ L}), on aurait S \approx 2\text{ m}^2.
Application numérique : Avec les données de l'énoncé :
- \lambda = \lambda_{\text{polyuréthane}} = 0{,}03\text{ W}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-1} ;
- T_c - T_f = 19 - (-18) = 37\text{ K} ;
- p = 0{,}20 et P = 250\text{ W}, soit p P = 50\text{ W} ;
- S \approx 1{,}5\text{ m}^2 (ou 2{,}0\text{ m}^2).
Il vient :
Pour S \approx 2{,}0\text{ m}^2, on obtient D_{\min} \approx 4{,}4\text{ cm}.
Résultat
IV.B.1 · Modèle à une dimension
Question 40
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : discrétisation spatiale, maillage spatial
Exprimer en fonction de et de l'épaisseur du mur . En déduire l'abscisse du -ème point en fonction de et , sachant que et .
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Diviser la longueur D par le nombre d'intervalles (N-1) pour obtenir le pas de discrétisation.
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Définition du pas d'espace régulier \Delta x = D/(N-1) et coordonnées des nœuds x_i = i \Delta x.
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L'intervalle [0, D] est discrétisé en N points régulièrement espacés, numérotés de l'indice 0 à N-1. Il comporte donc N-1 sous-intervalles de même largeur \Delta x.
La distance totale entre les extrémités s'écrit :
On en déduit l'expression du pas d'échantillonnage spatial \Delta x :
Puisque les points sont régulièrement espacés à partir de l'origine x_0 = 0, l'abscisse x_i du i-ème point (pour i \in \{0, \dots, N-1\}) vaut :
Résultat
Question 41
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : développement limité, méthode des différences finies
À l'aide d'un développement limité de la fonction , donner une expression de à l'ordre 3 () en fonction de et de ses dérivées partielles par rapport à évaluées en . De même, donner une expression de à l'ordre 3.
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Écrire les formules de Taylor-Young pour la fonction T en x + \Delta x et x - \Delta x jusqu'à l'ordre 3.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture des développements de Taylor de T(x+\Delta x) et T(x-\Delta x) au voisinage de x jusqu'à l'ordre 3.
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La fonction x \mapsto T(x) est supposée suffisamment régulière (de classe \mathcal{C}^3 au voisinage de x). La formule de Taylor-Young à l'ordre 3 au voisinage de x s'écrit :
De même, en remplaçant \Delta x par -\Delta x, on obtient pour T(x - \Delta x) :
Remarque : La fonction ne dépendant ici que de la seule variable spatiale x, les dérivées partielles \frac{\partial^k T}{\partial x^k} coïncident avec les dérivées ordinaires \frac{\mathrm{d}^k T}{\mathrm{d}x^k}.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 42
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : méthode des différences finies
En déduire une expression approchée à l'ordre 1 () de en fonction de , , et .
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Additionner membre à membre les deux développements limités précédents pour éliminer les dérivées d'ordres impairs.
Voir la stratégieStratégie
Pour faire disparaître les termes impairs en \Delta x (notamment la dérivée première), il suffit d'additionner membre à membre les deux développements de Taylor obtenus à la question précédente (Q41), puis d'isoler la dérivée seconde.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison linéaire des développements de Taylor pour isoler la dérivée seconde spatiale centrée au second ordre en \Delta x.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q41, les développements limités de T(x + \Delta x) et T(x - \Delta x) à l'ordre 3 s'écrivent :
En effectuant la somme membre à membre de ces deux relations, les termes d'ordre 1 et 3 s'annulent :
Il vient alors :
En divisant par \Delta x^2, on obtient l'approximation par différences finies centrées :
Résultat
Question 43
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : méthode des différences finies, équation de laplace
Montrer que les valeurs discrètes de la température vérifient
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Substituer l'approximation de la dérivée seconde dans l'équation de Laplace unidimensionnelle stationnaire.
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En régime permanent et en l'absence de terme source, l'équation de la diffusion thermique unidimensionnelle s'écrit \dfrac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2} = 0. Il suffit d'évaluer cette équation au point de coordonnées x_i et d'y substituer le schéma aux différences finies obtenu à la question précédente.
Voir la réponse courteRéponse courte
Discrétisation de l'équation stationnaire \mathrm{d}^2 T/\mathrm{d}x^2 = 0, montrant que chaque nœud est la moyenne arithmétique de ses voisins.
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D'après l'énoncé du paragraphe IV.B.1, la température au sein de la paroi vérifie en régime permanent l'équation de Laplace à une dimension :
En évaluant cette équation au nœud intérieur d'abscisse x_i (pour 1 \leqslant i \leqslant N-2) et en utilisant l'approximation par différences finies centrées établie à la question Q42, il vient :
Avec les notations discrètes introduites par l'énoncé, T_i = T(x_i), T_{i+1} = T(x_i + \Delta x) et T_{i-1} = T(x_i - \Delta x), cette relation devient :
On en déduit immédiatement la relation recherchée :
Résultat
IV.B.2 · Modèle à deux dimensions x et y
Question 44
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : méthode des différences finies, algorithme de relaxation
Quelle est la valeur choisie pour ? La figure 13b est obtenue avec le programme tel qu'il est écrit. Ce programme permet-il vraiment de s'assurer de la qualité de la convergence de l'algorithme ?
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Lire la valeur seuil du résidu dans le test de boucle while et repérer que la condition compteur < 20 interrompt le calcul bien avant la convergence.
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- Identifier dans le code Python (figure D) la condition d'arrêt de la boucle
whileportant sur le résidu pour en déduire la valeur de r_{\max}. - Analyser les deux conditions de la boucle
while(res > 1e-3etcompteur < 20) et observer l'allure de la courbe de la figure 13b pour identifier la cause de l'arrêt de l'algorithme.
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Analyse du résidu maximal et du critère d'arrêt : nombre fixe d'itérations insuffisant pour garantir la convergence à tolérance donnée.
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D'après l'instruction de la ligne 25 du programme (figure D) :
while (res > 1e-3 and compteur < 20):
le calcul itératif s'interrompt dès que le résidu r = \texttt{res} devient inférieur ou égal à 10^{-3}. La valeur choisie pour le seuil de tolérance est donc :
Ce programme ne permet pas de s'assurer de la qualité de la convergence de l'algorithme pour les raisons suivantes :
- La condition de la boucle combine deux critères avec un opérateur
and: le calcul s'arrête dès queres <= 1e-3ou dès quecompteur == 20. - À chaque itération de la méthode de Jacobi, l'information ne se propage que d'un pas de discrétisation vers les nœuds voisins. Avec seulement 20 itérations sur une grille de taille N = 180, la diffusion n'a pu affecter qu'une zone de 20 mailles autour des frontières.
- Comme la grille a été initialisée à 0\ ^{\circ}\text{C} (
T = np.zeros((N, N))), on observe sur la figure 13b un palier artificiel à 0\ ^{\circ}\text{C} au cœur de la paroi : la boucle s'est interrompue à cause du nombre maximal d'itérations (compteur = 20) alors que le résidu était encore bien supérieur à r_{\max}. - Enfin, le programme ne teste ni n'affiche à la sortie si le critère de tolérance sur le résidu a effectivement été satisfait.
Résultat
Question 45
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Python
Notions : algorithme de relaxation, méthode des différences finies
Proposer une modification du programme permettant de vérifier que le champ de température obtenu vérifie bien le critère de convergence (les figures 13a et 13c ont été obtenues après correction). On ne demande pas d'ajouter les lignes de code relatives au tracé des graphiques.
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Augmenter fortement ou supprimer la limite artificielle sur le compteur d'itérations dans la condition de la boucle while pour atteindre le seuil de tolérance physique.
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- Identifier la cause de la non-convergence mise en évidence à la question précédente : le nombre maximal d'itérations fixé arbitrairement à 20 interrompt la boucle prématurément, bien avant que le critère r \leqslant r_{\max} = 10^{-3}\ ^{\circ}\mathrm{C} ne soit satisfait.
- Proposer une modification de la condition d'arrêt de la boucle
while(suppression de la borne stricte de 20 itérations ou remplacement par un seuil de sécurité beaucoup plus grand, typiquement 10^4 à 5 \times 10^4 itérations). - Ajouter une instruction de contrôle à l'issue de la boucle (test conditionnel ou assertion) permettant d'attester explicitement du respect du critère de convergence.
Voir la réponse courteRéponse courte
Remplacement de la boucle for par une boucle while conditionnée sur la norme du résidu \max |T^{(k+1)} - T^{(k)}| < \varepsilon.
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Comme analysé à la question précédente, l'arrêt prématuré au bout de 20 itérations empêche l'algorithme d'atteindre le régime stationnaire : sur une grille comportant N_{\text{paroi}} = 40 mailles d'épaisseur, la méthode de Jacobi requiert plusieurs milliers d'itérations pour diffuser l'information thermique à travers toute la paroi.
Pour remédier à cela et s'assurer que le critère de convergence est effectivement satisfait, on effectue les modifications suivantes :
Augmentation du nombre maximal d'itérations dans la boucle
while:
On peut soit se contenter de la condition de tolérance physique :while res > 1e-3:soit, par précaution numérique (pour éviter une boucle infinie en cas de divergence), fixer une borne maximale adaptée (par exemple
compteur < 20000) :while (res > 1e-3 and compteur < 20000):- Vérification explicite de la convergence en sortie de boucle :
On insère après la boucle un test affichant l'état de convergence et le nombre d'itérations requises :
# Remplacement de la ligne 25 :
compteur_max = 20000
while (res > 1e-3 and compteur < compteur_max):
old = np.copy(T)
iterate(T, old)
cond_lim(T)
res = np.max(np.abs(T - old))
compteur += 1
# Lignes a ajouter apres la boucle pour verifier la convergence :
if res <= 1e-3:
print(f"Convergence atteinte en {compteur} iterations (residu = {res:.2e} C).")
else:
print(f"Attention : convergence non atteinte apres {compteur} iterations (residu = {res:.2e} C) !")Une formulation alternative plus compacte consiste à utiliser une instruction d'assertion :
assert res <= 1e-3, f"Erreur : convergence non atteinte (res = {res:.2e})"Où je me situe, question par question
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