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Corrigé détaillé Mines Physique 1 PSI 2025 (page 2/2 : Partie III)

Le canon, fournisseur d'impulsion

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Partie III : Canon électromagnétique

III.A · Ordres de grandeur

Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : symétrie du champ magnétique, loi de biot et savart

Déterminer la direction du champ magnétique créé en par ce fil. En déduire la projection de sur la base locale cylindrique en fonction des coordonnées de .

Voir l'indice

Exploiter les invariances par translation et rotation du fil ainsi que les plans de symétrie du courant pour orienter \vec{B}, puis appliquer le théorème d'Ampère sur un cercle de rayon r.

Voir la stratégie
  1. Identifier les plans de symétrie de la distribution de courant passant par le point M afin d'en déduire la direction du champ magnétique \vec{B}(M) (en exploitant le caractère pseudo-vectoriel de \vec{B}).
  2. Utiliser les invariances géométriques de la distribution (translation le long de l'axe (Oz) et rotation autour de cet axe) pour déterminer les coordonnées dont dépend \vec{B}.
  3. Appliquer le théorème d'Ampère sur un contour judicieusement choisi (un cercle centré sur l'axe) pour obtenir l'expression scalaire de la composante non nulle.
Voir la réponse courte

Par symétrie planaire et invariances d'un fil rectiligne infini, le champ magnétique est purement orthoradial : \vec{B} = B_\theta(r)\vec{u}_\theta.

Voir le corrigé complet

1. Direction du champ magnétique \vec{B}(M) :

Considérons le point M(r, \theta, z) repéré en coordonnées cylindriques de base locale (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_z).

  • Le plan \Pi_s = (M, \vec{e}_r, \vec{e}_z), qui contient l'axe du fil (Oz) et le point M, est un plan de symétrie pour la distribution de courant : la réflexion plane par rapport à \Pi_s laisse le fil invariant et conserve le vecteur densité de courant \vec{\jmath} = j(r)\,\vec{e}_z.
  • Le champ magnétique \vec{B} étant un pseudo-vecteur (vecteur axial), en tout point M appartenant à un plan de symétrie des courants \Pi_s, le champ magnétique est orthogonal à ce plan :

    \vec{B}(M) \perp \Pi_s \iff \vec{B}(M) = B_\theta(M)\,\vec{e}_\theta

Le champ magnétique \vec{B}(M) est donc orthoradial, c'est-à-dire dirigé selon le vecteur unitaire \vec{e}_\theta.

2. Invariances et dépendance spatiale :

  • Le fil étant supposé infini, la distribution de courant est invariante par toute translation selon (Oz) : le champ ne dépend pas de z.
  • La distribution présente une invariance par rotation autour de l'axe (Oz) (symétrie axiale) : le champ ne dépend pas de \theta.

Le champ magnétique ne dépend donc que de la distance radiale r :

\vec{B}(M) = B_\theta(r)\,\vec{e}_\theta

3. Projection de \vec{B} sur la base locale cylindrique :

Appliquons le théorème d'Ampère sur un contour circulaire \mathcal{C} d'axe (Oz), de rayon r, passant par M et orienté selon \vec{e}_\theta :

\begin{aligned} \oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} &= \int_0^{2\pi} B_\theta(r)\,(r\,\mathrm{d}\theta) = 2\pi r B_\theta(r) \end{aligned}

Le contour \mathcal{C} enlace le fil orienté par le courant I dans le sens de \vec{e}_z. D'après la règle du tire-bouchon de Maxwell, le courant algébrique enlacé est I_{\text{enl}} = +I. Le théorème d'Ampère s'écrit :

2\pi r B_\theta(r) = \mu_0 I \implies B_\theta(r) = \frac{\mu_0 I}{2\pi r}

La projection du champ magnétique \vec{B} sur la base locale cylindrique s'écrit donc :

\boxed{\vec{B}(M) = \begin{pmatrix} B_r \\ B_\theta \\ B_z \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 0 \\ \dfrac{\mu_0 I}{2\pi r} \\ 0 \end{pmatrix}}

Résultat

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : mouvement rectiligne uniformément accéléré, ordre de grandeur

En supposant l'accélération constante à l'intérieur du canon, exprimer la durée du tir en fonction de et puis en fonction de et . Dans le cas d'un tir en direction non horizontale, est-il légitime de négliger le poids du projectile ?

Voir l'indice

Intégrer deux fois une accélération constante a pour relier \ell, a et \Delta t, puis injecter la relation de définition de l'impulsion p_s = m a \Delta t et comparer l'accélération obtenue à l'accélération de la pesanteur g.

Voir la réponse courte

Formules du mouvement uniformément accéléré reliant a, \ell et p_s ; comparaison de a à g justifiant de négliger le poids.

Voir le corrigé complet

Le projectile effectue un mouvement de translation rectiligne uniformément accéléré selon l'axe du canon, avec une accélération a constante et une vitesse initiale nulle au départ en x(0) = 0 :

\begin{aligned} v(t) &= a t \\ x(t) &= \frac{1}{2} a t^2 \end{aligned}

À la date t = \Delta t, le projectile atteint la sortie du canon en x(\Delta t) = \ell, d'où :

\ell = \frac{1}{2} a (\Delta t)^2 \implies \boxed{\Delta t = \sqrt{\frac{2\ell}{a}}}

À cet instant, la vitesse de sortie est v_s = a \Delta t = \sqrt{2 a \ell}, ce qui correspond à l'impulsion p_s = m v_s = m \sqrt{2 a \ell}. On en déduit l'expression de l'accélération a :

\boxed{a = \frac{p_s^2}{2 m^2 \ell}}

Calculons numériquement l'accélération avec m = 50\text{ g} = 5{,}0 \times 10^{-2}\text{ kg}, \ell = 25\text{ m} et p_s = 10\text{ kg}\cdot\text{m}\cdot\text{s}^{-1} :

a = \frac{10^2}{2 \times (5{,}0 \times 10^{-2})^2 \times 25} = \frac{100}{50 \times 2{,}5 \times 10^{-3}} = 800\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \simeq 8{,}0 \times 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}

(soit une durée de tir de \Delta t = \sqrt{\frac{50}{800}} = 0{,}25\text{ s}).

Pour un tir incliné d'un angle \alpha par rapport à l'horizontale, la composante du poids selon l'axe du tir est m g \sin\alpha \le m g. Or, avec g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :

\frac{g}{a} = \frac{9{,}8}{800} \simeq 1{,}2 \times 10^{-2} \ll 1 \quad \implies \quad a \simeq 82\,g \gg g

L'accélération imposée par la force motrice étant près de deux ordres de grandeur supérieure à l'accélération de la pesanteur, il est parfaitement légitime de négliger le poids du projectile devant la force motrice lors de la phase de propulsion.

Résultat

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : force de laplace, principe fondamental de la dynamique

Rappeler l'expression de la force de LAPLACE exercée sur un conducteur électrique. En supposant le champ magnétique uniforme dans le canon, exprimer son intensité minimale en fonction de et du courant électrique .

Voir l'indice

Rappeler la loi élémentaire de Laplace d\vec{F}_L = I d\vec{\ell} \wedge \vec{B}, l'intégrer sur la tige rectiligne de longueur d, puis égaler la force motrice à m a pour en déduire B_0.

Voir la réponse courte

Expression de la force de Laplace \vec{F}_L = I\vec{d}\wedge\vec{B}, puis relation m a = I d B_0 donnant le champ minimal requis B_0.

Voir le corrigé complet

La force de Laplace élémentaire subie par un élément de conducteur filiforme \mathrm{d}\vec{\ell}, parcouru par un courant d'intensité I et plongé dans un champ magnétique extérieur \vec{B}, s'écrit :

\mathrm{d}\vec{F}_L = I\,\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B}

Pour un conducteur filiforme orienté dans le sens du courant, la force totale est :

\vec{F}_L = \int I\,\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B}

Pour un barreau rectiligne de vecteur longueur \vec{d} reliant les deux rails dans un champ uniforme \vec{B}, cette expression devient :

\vec{F}_L = I\,\vec{d} \wedge \vec{B}

Appliquons le principe fondamental de la dynamique au projectile de masse m dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. En négligeant les frottements et le poids (justifié à la question Q16), la force propulsive est uniquement la force de Laplace :

m\vec{a} = \vec{F}_L = I\,\vec{d} \wedge \vec{B}

En norme, la force propulsive vérifie :

F_L = I\,d\,B |\sin\theta| = m a

où \theta désigne l'angle entre le vecteur longueur \vec{d} (porté par l'axe transversal reliant les deux rails) et le champ magnétique \vec{B}.

Pour obtenir l'accélération a souhaitée avec une intensité de champ magnétique minimale B_0, il faut maximiser la force de Laplace pour un champ donné. Il convient donc de choisir :

  1. un champ \vec{B} orthogonal à la tige transversale (\sin\theta = 1) ;
  2. un champ \vec{B} orthogonal à la direction des rails, de sorte que la force \vec{F}_L = I\,\vec{d}\wedge\vec{B} soit entièrement colinéaire à l'axe du canon (direction de l'accélération \vec{a}).

Sous ces conditions optimales, m a = I d B_0, ce qui donne :

\boxed{B_0 = \frac{m a}{I d}}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : théorème d'ampère, force de laplace

Ce champ magnétique est assimilé à celui créé par un fil infini situé à la distance du point où se trouve le projectile. Exprimer puis calculer la valeur minimale du courant électrique nécessaire à la réalisation de l'expérience, en fonction de et .

Voir l'indice

Assimiler le champ B_0 au champ créé par un fil infini situé à une distance r = d/2 du projectile pour établir l'expression du courant nécessaire.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ magnétique créé par un fil infini à la distance r = d/2 en exploitant le résultat de la question Q15.
  2. Égaler cette expression à la valeur minimale B_0 = \frac{m a}{I d} établie à la question Q17 afin d'éliminer la distance d et d'isoler l'intensité minimale I.
  3. Effectuer l'application numérique avec deux chiffres significatifs conformément aux consignes de l'énoncé.
Voir la réponse courte

Champ créé par un fil à mi-distance B = \mu_0 I/(\pi d), égalé au champ minimal B_0, d'où l'expression de l'intensité minimale I.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q15, le champ magnétique créé par un fil infini rectiligne parcouru par un courant I à une distance r a pour norme :

B(r) = \frac{\mu_0 I}{2\pi r}

À la distance r = \frac{d}{2} correspondant à la position du projectile, ce champ vaut :

B_0 = \frac{\mu_0 I}{2\pi \left(\frac{d}{2}\right)} = \frac{\mu_0 I}{\pi d}

Or, d'après la question Q17, l'intensité minimale du champ magnétique nécessaire pour communiquer l'accélération a au projectile est :

B_0 = \frac{m a}{I d}

En égalant ces deux expressions, l'écartement d des rails se simplifie :

\frac{\mu_0 I}{\pi d} = \frac{m a}{I d} \iff I^2 = \frac{\pi m a}{\mu_0}

Le courant électrique minimal nécessaire est donc :

\boxed{I = \sqrt{\frac{\pi m a}{\mu_0}}}

Application numérique : Avec les données de l'énoncé et le résultat de la question Q16 (a = 8{,}0 \times 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}) :

  • m = 50\text{ g} = 5{,}0 \times 10^{-2}\text{ kg} ;
  • a = 8{,}0 \times 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
  • \mu_0 = 1{,}3 \times 10^{-6}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1} ;
  • \pi \simeq 3{,}14.

On calcule :

I^2 = \frac{\pi \times (5{,}0 \times 10^{-2}) \times (8{,}0 \times 10^2)}{1{,}3 \times 10^{-6}} = \frac{40 \pi}{1{,}3 \times 10^{-6}} \simeq 9{,}7 \times 10^7\text{ A}^2

D'où :

I \simeq \sqrt{9{,}7 \times 10^7} \simeq 9{,}8 \times 10^3\text{ A} \simeq 10\text{ kA}

(En prenant la valeur exacte \mu_0 = 4\pi \times 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1}, le facteur \pi se simplifie rigoureusement et donne I = \sqrt{10^8} = 1{,}0 \times 10^4\text{ A} = 10\text{ kA}).

\boxed{I \simeq 9{,}8 \times 10^3\text{ A} \simeq 1{,}0 \times 10^4\text{ A} = 10\text{ kA}}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : effet joule, rendement

La résistance électrique du système est notée . On définit le rendement de propulsion comme le rapport de l'énergie cinétique emportée par le projectile à l'énergie électrique nécessaire au tir. Montrer que l'on peut mettre ce rendement sous la forme en exprimant la résistance utile en fonction de et . Sachant que , proposer une conclusion.

Voir l'indice

Calculer l'énergie mécanique fournie E_c = \frac{p_s^2}{2m} et l'énergie dissipée par effet Joule E_J \simeq R I^2 \Delta t pendant le tir pour former le rendement \eta \simeq E_c / E_J.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie cinétique E_c du projectile en sortie de canon à partir de son impulsion p_s et de sa masse m.
  2. Exprimer l'énergie électrique fournie pendant le tir sous l'hypothèse de courant constant I, en évaluant l'énergie dissipée par effet Joule E_{\text{elec}} = R I^2 \Delta t, et utiliser les relations établies aux questions Q16 et Q18 pour simplifier le produit I^2 \Delta t.
  3. Identifier la résistance utile R_u par identification dans \eta = E_c / E_{\text{elec}} = R_u / R, puis commenter la valeur obtenue face à la résistance typique d'un tel circuit.
Voir la réponse courte

Comparaison de l'énergie cinétique et de l'énergie dissipée par effet Joule R I^2 \Delta t pour isoler R_u et commenter le très faible rendement.

Voir le corrigé complet

L'énergie cinétique emportée par le projectile à sa sortie du canon s'exprime en fonction de son impulsion p_s = m v_s :

E_c = \frac{1}{2} m v_s^2 = \frac{p_s^2}{2m}

Pendant la durée \Delta t du tir, le courant I circule dans le circuit de résistance R. L'énergie électrique consommée (dominée par l'effet Joule) est :

E_{\text{elec}} = R I^2 \Delta t

D'après la question Q18, le courant minimal vaut I^2 = \dfrac{\pi m a}{\mu_0}. Par ailleurs, pour un mouvement rectiligne uniformément accéléré sans vitesse initiale (question Q16), la vitesse finale est v_s = a \Delta t = \dfrac{p_s}{m}, d'où :

I^2 \Delta t = \frac{\pi m}{\mu_0} (a \Delta t) = \frac{\pi p_s}{\mu_0}

L'énergie électrique s'écrit donc :

E_{\text{elec}} = R \frac{\pi p_s}{\mu_0}

Le rendement de propulsion est alors :

\eta = \frac{E_c}{E_{\text{elec}}} = \frac{\dfrac{p_s^2}{2m}}{R \dfrac{\pi p_s}{\mu_0}} = \frac{1}{R} \left( \frac{\mu_0 p_s}{2\pi m} \right)

On identifie directement l'expression sous la forme \eta = \dfrac{R_u}{R} avec :

\boxed{R_u = \frac{\mu_0 p_s}{2\pi m}}

Conclusion :
La résistance réelle R d'un circuit constitué de deux rails de 25\text{ m} et des contacts glissants est au minimum de l'ordre de quelques milliohms à quelques centièmes d'ohm (R \gtrsim 10^{-3} \text{ à } 10^{-2}\ \Omega). Avec une résistance utile de l'ordre de R_u \simeq 10^{-7}\ \Omega, le rendement propulsif est extrêmement faible :

\eta = \frac{R_u}{R} \sim 10^{-5} \text{ à } 10^{-4}

La quasi-totalité de l'énergie électrique fournie est dissipée par effet Joule. Le canon électromagnétique impose donc de stocker une énergie colossale et pose des défis majeurs d'échauffement thermique et de dégradation des rails.

Résultat

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III.B · Modélisation

Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : loi de faraday, force électromotrice

Rappeler la loi de Faraday de l'induction électromagnétique. On distingue parfois deux situations d'induction : « circuit fixe dans un champ magnétique variable » (induction de Neumann) et « circuit mobile dans un champ magnétique statique » (induction de Lorentz). Que dire de cette distinction dans le cas de la figure 7 ?

Voir l'indice

Énoncer la force électromotrice induite e = -d\Phi/dt ; noter que le circuit est ici à la fois déformable (projectile mobile) et parcouru par un courant variable dans le temps, superposant ainsi les deux mécanismes.

Voir la stratégie
  1. Énoncer la loi de Faraday sous sa forme intégrale en définissant la force électromotrice induite et le flux magnétique.
  2. Rappeler l'origine physique de la distinction historique entre induction de Neumann (champ magnétique dépendant du temps) et induction de Lorentz (mobilité ou déformation du circuit dans l'espace).
  3. Analyser l'état du système de la figure 7 : cinématique du projectile (position X(t) variable) et régime électrique (courant I(t) variable).
Voir la réponse courte

Énoncé de la loi de Faraday e = -d\Phi/dt et discussion montrant la superposition des deux composantes (Lorentz par le mouvement, Neumann par la variation de I).

Voir le corrigé complet

La loi de Faraday stipule que la force électromotrice induite e apparaissant dans un circuit fermé orienté \Gamma, bordant une surface orientée S, est égale à l'opposé de la dérivée par rapport au temps du flux magnétique \Phi à travers ce contour :

\boxed{e = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}}

avec :

\Phi = \iint_S \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S}

la normale à la surface étant orientée selon la règle de la main droite associée au sens de parcours de \Gamma.

On distingue traditionnellement :

  • l'induction de Neumann : le contour est géométriquement fixe dans le référentiel d'étude, mais le champ magnétique varie dans le temps (\partial\vec{B}/\partial t \neq \vec{0}). La f.é.m. provient de la circulation du champ électrique induit :

    e_{\text{Neumann}} = -\iint_S \frac{\partial\vec{B}}{\partial t}\cdot\mathrm{d}\vec{S}
  • l'induction de Lorentz : le champ magnétique est stationnaire (\partial\vec{B}/\partial t = \vec{0}), mais le circuit se déplace ou se déforme à une vitesse \vec{v}. La f.é.m. provient de l'action de la force magnétique de Lorentz sur les porteurs de charge :

    e_{\text{Lorentz}} = \oint_\Gamma (\vec{v}\wedge\vec{B})\cdot\mathrm{d}\vec{\ell}

Dans le cas de la figure 7 :

  • Le projectile se déplace à la vitesse \vec{v} = \dot{X}\,\vec{e}_x, ce qui entraîne une déformation temporelle du contour du circuit (dont l'aire augmente au fur et à mesure que X(t) croît) : il s'agit d'une induction de Lorentz.
  • Le courant I(t) traversant le circuit n'est pas constant : il varie au cours de la propulsion. Le champ magnétique \vec{B} qu'il engendre dépend donc explicitement du temps (\partial\vec{B}/\partial t \neq \vec{0}), ce qui correspond à une induction de Neumann.

Cette distinction montre que les deux situations sont présentes simultanément : il y a coexistence d'une induction de Lorentz et d'une induction de Neumann. La loi de Faraday globale e = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} prend naturellement en compte ces deux effets sans qu'il soit nécessaire de les dissocier.

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : loi des mailles, fem induite

Établir l'équation électrique reliant , les fonctions et leurs dérivées.

Voir l'indice

Écrire la loi des mailles du circuit d'alimentation en prenant garde au fait que le flux propre s'écrit \Phi(t) = L(X) I(t), dont la dérivation temporelle fait intervenir à la fois \dot{I} et \dot{X}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux magnétique propre à travers le circuit en fonction de l'inductance propre L(X) et de l'intensité I(t).
  2. Appliquer la loi de Faraday pour exprimer la force électromotrice induite e(t), puis dériver le produit par rapport au temps en appliquant la règle de dérivation d'une fonction composée pour L(X(t)).
  3. Écrire la loi des mailles (ou la loi d'Ohm généralisée) pour obtenir l'équation électrique du circuit.
Voir la réponse courte

Loi des mailles avec inductance variable : apparition du terme inductif usuel L\,dI/dt et du terme de couplage motionnel I\dot{X}\,dL/dX.

Voir le corrigé complet

Orientons le contour fermé du circuit dans le sens du courant I(t) issu de la borne positive du générateur de tension continue E_0.

Le flux magnétique total à travers le circuit se réduit ici à son flux propre :

\Phi(t) = L(X(t))\,I(t)

D'après la loi de Faraday (rappelée à la question Q20), la force électromotrice induite dans la maille s'écrit :

e(t) = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} = -\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\big(L(X)\,I(t)\big)

La loi des mailles appliquée au circuit fermé (constitué du générateur, des rails et du projectile de résistance totale R(X)) donne :

E_0 + e(t) = R(X)\,I(t) \iff E_0 = R(X)\,I(t) + \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\big(L(X)\,I(t)\big)

En développant la dérivée du produit, sachant que X dépend du temps :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\big(L(X)\,I(t)\big) = L(X)\,\frac{\mathrm{d}I}{\mathrm{d}t} + I(t)\,\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}t} = L(X)\,\frac{\mathrm{d}I}{\mathrm{d}t} + I(t)\,\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X}\,\frac{\mathrm{d}X}{\mathrm{d}t}

On obtient ainsi l'équation électrique différentielle régissant le système :

\boxed{E_0 = R(X)\,I(t) + L(X)\,\frac{\mathrm{d}I}{\mathrm{d}t} + I(t)\,\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X}\,\frac{\mathrm{d}X}{\mathrm{d}t}}

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : couplage électromécanique, principe fondamental de la dynamique

Justifier que la force propulsive est ; en déduire l'équation mécanique qui décrit le mouvement du projectile.

Voir l'indice

Identifier la puissance électromécanique fournie \mathcal{P}_{\text{méc}} = F \dot{X} à partir du bilan de puissance sur le circuit inductif, ou appliquer directement l'expression de la résultante de Laplace.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le travail élémentaire des forces de Laplace lors d'un déplacement virtuel ou réel \mathrm{d}X du projectile à l'aide de la règle du flux coupé (ou théorème de Maxwell) pour en déduire l'expression de la force propulsive F.
  2. Appliquer le principe fondamental de la dynamique au projectile selon l'axe (Ox) en tenant compte des hypothèses de l'énoncé (poids et frottements négligés).
Voir la réponse courte

Bilan de puissance du circuit couplé identifiant la puissance mécanique fournie, d'où la force motrice et l'équation du mouvement du projectile.

Voir le corrigé complet

Le projectile ferme la ligne conductrice à l'abscisse X(t). Lors d'un déplacement infinitésimal \mathrm{d}X pendant la durée \mathrm{d}t, la surface du circuit augmente et le barreau coupe les lignes de champ magnétique. D'après le théorème de Maxwell, le travail élémentaire des forces de Laplace s'écrit :

\delta W_L = I(t)\,\mathrm{d}\Phi_c

où \mathrm{d}\Phi_c est le flux coupé par le conducteur mobile. Le flux propre à travers le circuit étant \Phi = L(X) I(t), la variation de flux liée au seul mouvement géométrique du contour (à courant fixé) vaut :

\mathrm{d}\Phi_c = I(t)\,\mathrm{d}L = I(t)\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X}\,\mathrm{d}X

Ce travail mécanique s'exprime également à partir de la force propulsive \vec{F} = F\,\vec{e}_x :

\delta W_L = \vec{F}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = F\,\mathrm{d}X

Par identification, on obtient bien l'expression imposée par l'énoncé :

\boxed{F = I^2(t)\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X}}

Établissons à présent l'équation mécanique du mouvement :

  • Système : projectile de masse m, assimilé à un point matériel d'abscisse X(t).
  • Référentiel : référentiel du laboratoire (terrestre), supposé galiléen, muni de la base cartésienne (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z).
  • Bilan des forces :

    • le poids est négligé conformément aux hypothèses ;
    • les frottements mécaniques sont négligés ;
    • l'action normale des rails de guidage compense tout mouvement selon y et z ;
    • la force propulsive de Laplace \vec{F} = F\,\vec{e}_x = I^2(t)\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X}\vec{e}_x.

D'après le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe (Ox) :

m\frac{\mathrm{d}^2 X}{\mathrm{d}t^2} = F = I^2(t)\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X}

soit finalement :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2 X}{\mathrm{d}t^2} = \frac{1}{m}\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X} I^2(t)}

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : loi d'ohm locale, résistance d'un conducteur cylindrique

L'argument « la longueur des rails d'alimentation est , indépendamment de la position du projectile » pourrait servir à justifier un modèle où . En limitant votre argumentation à quelques lignes au maximum, expliquer pourquoi cet argument est incorrect. Dans la suite on négligera la résistance électrique du projectile et la résistance interne du générateur. Justifier le modèle linéaire, et exprimer en fonction des caractéristiques du rail de guidage.

Voir l'indice

Préciser que le courant ne circule que dans la boucle fermée délimitée par la culasse et le projectile : les portions de rails situées en avant du projectile sont hors circuit.

Voir la stratégie
  1. Identifier le chemin suivi par les lignes de courant dans le circuit fermé : la portion des rails située au-delà du projectile (x > X) est en circuit ouvert et ne transporte aucun courant.
  2. Appliquer la loi de Pouillet pour un conducteur ohmique cylindrique de section constante aux deux rails d'alimentation parcourus sur la longueur X.
Voir la réponse courte

Le courant ne parcourt les rails que sur la longueur X(t) fermée par le projectile, d'où une résistance proportionnelle à X.

Voir le corrigé complet

1. Réfutation de l'argument :

Le projectile agit comme un contact glissant qui court-circuite les deux rails à l'abscisse X(t). Le courant I(t) ne circule que dans la boucle fermée comprise entre le générateur (x=0) et le projectile (x=X). La portion des rails située au-delà du projectile, pour x \in [X(t), \ell], est en circuit ouvert : aucun courant ne la traverse. La résistance dépend de la longueur du domaine effectivement parcouru par le courant, c'est-à-dire X(t), et non de la longueur totale \ell des rails. L'argument est donc incorrect.

2. Justification du modèle linéaire et expression de \rho :

Chaque rail de guidage présente une section droite constante :

S = h\,e

D'après la loi d'Ohm locale en régime quasi-stationnaire (\vec{\jmath} = \gamma \vec{E}), un tronçon de rail de longueur X présente une résistance donnée par la formule de Pouillet :

R_{\text{rail}}(X) = \frac{X}{\gamma S} = \frac{X}{\gamma h e}

Le courant traverse successivement le rail supérieur sur la longueur X, le projectile, puis revient par le rail inférieur sur la même longueur X. En négligeant la résistance propre du projectile et celle du générateur, la résistance totale du circuit est la somme des résistances des deux rails en série :

R(X) = 2\, R_{\text{rail}}(X) = \frac{2 X}{\gamma h e}

On retrouve bien une loi linéaire de la forme R(X) = \rho X, où le coefficient de résistance linéique vaut :

\boxed{\rho = \frac{2}{\gamma h e}}

Résultat

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : théorème d'ampère, inductance propre

En négligeant les effets de bord, on pourra en première approximation considérer le champ magnétique , dans le plan où se trouve le projectile, comme uniforme dans chaque zone de l'espace (entre les rails et hors de ceux-ci). Montrer, en précisant les hypothèses ou approximations nécessaires, qu'entre les rails il vaut ; on pourra s'inspirer du modèle du solénoïde infini. En déduire l'expression de .

Voir l'indice

Assimiler les deux rails conducteurs à des rubans infinis parcourus par des courants superficiels opposés de densité j_s = I/h, appliquer le théorème d'Ampère pour évaluer le champ interne, puis calculer le flux magnétique à travers la surface d \times X.

Voir la stratégie
  1. Expliciter les hypothèses géométriques (effet de bord négligé, analogie avec le solénoïde infini et deux nappes de courant planes) pour modéliser la nappe de courant surfacique j_s = I/h.
  2. Appliquer le théorème d'Ampère sur un contour judicieusement choisi pour établir la valeur du champ B_0.
  3. Exprimer le flux propre embrassé par le circuit pour identifier l'inductance L(X), puis dériver par rapport à X.
Voir la réponse courte

Application du théorème d'Ampère sur un contour enlaçant le ruban pour obtenir B_0 \simeq \mu_0 I/h, puis calcul du flux pour déduire dL/dX.

Voir le corrigé complet

1. Champ magnétique entre les rails

On modélise chaque rail comme une nappe plane de courant de hauteur h (selon l'axe Oz) et de longueur infinie selon Ox :

  • On suppose le courant I uniformément réparti sur la hauteur h de chaque rail, ce qui définit une densité surfacique de courant :

    j_s = \frac{I}{h}
  • L'écartement d entre les rails est supposé faible devant leur hauteur h (d \ll h), ce qui permet de négliger les effets de bord au voisinage du plan médian z = 0.
  • Par invariance selon Ox et par symétrie, le champ magnétique entre les rails est dirigé selon la verticale \vec{e}_z.
  • À l'instar du solénoïde infini (ou d'une ligne à rubans), les champs magnétiques créés par les deux rails de courants opposés s'additionnent constructivement dans la région interne (0 < y < d) et se compensent à l'extérieur : le champ extérieur est ainsi négligeable (B_{\text{ext}} \simeq 0).

Appliquons le théorème d'Ampère le long d'un contour rectangulaire fermé \mathcal{C} tracé dans un plan orthogonal à l'écoulement du courant (plan yOz), de hauteur H \leqslant h selon Oz, ayant un côté vertical situé entre les rails et l'autre à l'extérieur :

\begin{aligned} \oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} &= B_0 H - B_{\text{ext}} H \simeq B_0 H \end{aligned}

Le courant total enlacé par ce contour correspond au courant traversant le rail sur la hauteur H, soit :

I_{\text{enl}} = j_s H = \frac{I}{h} H

D'après le théorème d'Ampère \oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \mu_0 I_{\text{enl}} :

B_0 H = \mu_0 \frac{I}{h} H

On en déduit l'expression du champ magnétique régnant entre les rails :

\boxed{B_0 \simeq \frac{\mu_0 I}{h}}

2. Déduction de \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X}

Le circuit fermé alimenté par le générateur est constitué des rails jusqu'à l'abscisse X(t) et du projectile. Il délimite une surface plane rectangulaire d'aire S(X) = d \cdot X.

Le champ \vec{B} = B_0 \vec{e}_z étant uniforme et perpendiculaire à ce rectangle, le flux magnétique propre à travers le circuit s'écrit :

\begin{aligned} \Phi &= \iint_{S(X)} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = B_0 (d \, X) = \frac{\mu_0 I}{h} d X = \left( \frac{\mu_0 d}{h} X \right) I \end{aligned}

Par définition de l'inductance propre L(X), telle que \Phi = L(X) I, on identifie :

L(X) = \frac{\mu_0 d}{h} X

En dérivant par rapport à la position X, on obtient :

\boxed{\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X} = \frac{\mu_0 d}{h}}

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : analyse dimensionnelle, constante de temps

Exprimer les constantes positives et en fonction des données du problème. Préciser la dimension de et son interprétation physique.

Voir l'indice

Remplacer R(X) = \rho X et L(X) = \frac{\mu_0 d}{h} X dans l'équation de maille obtenue à la question 21 et identifier terme à terme les constantes \alpha, \beta et le temps caractéristique inductif \tau = L(X)/R(X).

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation mécanique établie à la question Q22 et injecter l'expression de l'inductance linéique \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X} trouvée à la question Q24 pour identifier \alpha.
  2. Reprendre l'équation électrique obtenue à la question Q21 en exprimant R(X) = \rho X (question Q23) et L(X) = \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X} X (question Q24), puis la diviser par la résistance linéique \rho afin d'identifier \beta et \tau.
  3. Analyser la dimension de \tau et lui donner une interprétation physique en observant le rapport \frac{L(X)}{R(X)}.
Voir la réponse courte

Identification des coefficients de l'équation adimensionnée ; \tau a la dimension d'un temps et correspond à la constante de temps d'établissement du courant.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q22, le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe (Ox) donne :

m \frac{\mathrm{d}^2 X}{\mathrm{d}t^2} = I^2(t)\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X}

En utilisant l'inductance linéique obtenue à la question Q24, \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X} = \frac{\mu_0 d}{h}, on obtient :

\frac{\mathrm{d}^2 X}{\mathrm{d}t^2} = \alpha I^2 \quad \text{avec} \quad \boxed{\alpha = \frac{\mu_0 d}{m h}}

D'après la question Q21, la loi des mailles s'écrit :

E_0 = R(X)I(t) + L(X)\frac{\mathrm{d}I}{\mathrm{d}t} + I(t)\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X}\frac{\mathrm{d}X}{\mathrm{d}t}

Avec R(X) = \rho X (question Q23) et L(X) = \left(\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X}\right) X, où \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X} est constante, les deux termes inductifs se regroupent :

L(X)\frac{\mathrm{d}I}{\mathrm{d}t} + I\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X}\frac{\mathrm{d}X}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X} \left[ X \frac{\mathrm{d}I}{\mathrm{d}t} + I \frac{\mathrm{d}X}{\mathrm{d}t} \right]

L'équation de la maille devient alors :

\rho X(t) I(t) + \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X} \left[ I\frac{\mathrm{d}X}{\mathrm{d}t} + X\frac{\mathrm{d}I}{\mathrm{d}t} \right] = E_0

En divisant cette relation par la résistance linéique \rho = \frac{2}{\gamma h e}, on met l'équation sous la forme imposée par l'énoncé :

X(t)I(t) + \tau \left[ I\frac{\mathrm{d}X}{\mathrm{d}t} + X\frac{\mathrm{d}I}{\mathrm{d}t} \right] = \beta

avec :

\beta = \frac{E_0}{\rho} \quad \implies \quad \boxed{\beta = \frac{E_0 \gamma h e}{2}}

et :

\tau = \frac{1}{\rho}\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X} = \frac{\mu_0 d / h}{2 / (\gamma h e)} \quad \implies \quad \boxed{\tau = \frac{\mu_0 \gamma d e}{2}}

Dimension et interprétation physique de \tau :

  • Dans l'équation différentielle, le terme X(t)I(t) a la dimension d'une longueur multipliée par une intensité ([XI] = \mathrm{L}\cdot\mathrm{I}), tandis que la parenthèse \left[I\frac{\mathrm{d}X}{\mathrm{d}t} + X\frac{\mathrm{d}I}{\mathrm{d}t}\right] = \frac{\mathrm{d}(XI)}{\mathrm{d}t} a la dimension \mathrm{L}\cdot\mathrm{I}\cdot\mathrm{T}^{-1}. Par conséquent, \tau est homogène à un temps :

    \boxed{[\tau] = \mathrm{T}}
  • Physiquement, \tau s'écrit \tau = \frac{L(X)}{R(X)}. C'est le temps de réponse inductif (ou constante de temps L/R) du circuit. Bien que la résistance et l'inductance du circuit croissent toutes deux linéairement avec l'avancement X(t) du projectile, leur rapport reste rigoureusement constant au cours du mouvement. \tau mesure le temps caractéristique d'établissement du flux magnétique et du courant dans la boucle.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.