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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 PSI 2021

Conception technique d'une éolienne

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 11 questions sur 38, partie I en entier. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 10 · PTSI 10 · MP2I 9 · TSI1 9 · BCPST1 9 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Conversion de puissance, Mécanique, Solutions aqueuses et électrochimie · 8 incontournables · 11 questions de première année
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Ce sujet pluridisciplinaire très complet explore les défis techniques de la transition énergétique à travers le prisme de la conception d'une éolienne à axe vertical de type Darrieus H couplée à un générateur synchrone à aimants permanents. L'épreuve débute par une analyse d'ingénierie énergétique globale sur l'électrification du parc automobile français, avant d'aborder une modélisation aérodynamique soignée du rotor (calcul de portance, traînée et ondulation du couple moteur). La partie électrotechnique constitue une étude exemplaire et très progressive d'une machine synchrone (théorème d'Ampère dans l'entrefer, théorème de Ferraris, champ tournant, bilan énergétique et couplage au réseau). Enfin, la partie chimie industrielle traite de la métallurgie extractive des terres rares ainsi que des mécanismes électrochimiques de corrosion différentielle et de nickelage protecteur des aimants. C'est un sujet d'entraînement incontournable pour la filière PSI, balayant avec réalisme mécanique, génie électrique et chimie des matériaux.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 8,77/20)
Temps estimé
≈ 3 h 45 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

15 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (15) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes, données en annexe
  • Parties indépendantes

    Les quatre parties du sujet sont totalement indépendantes. La partie IV (chimie, de Q30 à Q38), représentant un quart du barème, se traite sans avoir abordé la mécanique et l'électrotechnique des parties I à III.

  • Données en annexe

    Un document réponse fourni avec le sujet est à rendre avec la copie pour compléter les figures de Q4 (composition des vitesses), Q31 (domaines du diagramme E\text{-pH}) et Q33 (pile de corrosion sous une goutte d'eau).

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

38 questions
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Partie I : Enjeux énergétiques

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : énergie électrique, puissance électrique

Calculer le supplément de consommation énergétique annuelle que cette conversion au tout électrique occasionnerait. Cela demanderait-il de créer de nouvelles unités de production d'électricité ?

Voir l'indice

Calculer l'énergie thermique annuelle du carburant à partir des données kilométriques et de consommation du document 1, puis lui appliquer un rendement de propulsion électrique pour obtenir le besoin d'électricité et le comparer à la production annuelle française (document 2).

Voir la stratégie

Cette question est une question ouverte (marquée d'une barre en marge). La démarche consiste à :

  1. Évaluer le kilométrage annuel global parcouru par l'ensemble des voitures particulières (document 1) et en déduire l'énergie électrique nécessaire pour recharger les véhicules électriques (VE) équivalents.
  2. Valider cet ordre de grandeur par une approche thermodynamique alternative reliant la consommation thermique de carburant à l'énergie mécanique utile, puis à l'énergie électrique requise.
  3. Comparer ce supplément à la production nationale annuelle (document 2) et analyser la nécessité de nouvelles unités de production, tant sur le plan énergétique annuel que sur la gestion des pointes de puissance (document 3).
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie électrique annuelle par produit du nombre de véhicules, du kilométrage moyen et de la consommation au kilomètre.

Voir le corrigé complet

1. Estimation du supplément de consommation électrique annuelle

D'après le document 1, le parc de voitures particulières en France métropolitaine se décompose en :

  • Véhicules essence : N_{\text{ess}} = 12{,}7 \times 10^6 véhicules, roulant en moyenne d_{\text{ess}} = 8\,935\text{ km}\cdot\text{an}^{-1} ;
  • Véhicules diesel : N_{\text{dies}} = 19{,}8 \times 10^6 véhicules, roulant en moyenne d_{\text{dies}} = 15\,910\text{ km}\cdot\text{an}^{-1}.

La distance totale parcourue annuellement par l'ensemble de ces véhicules est :

\begin{aligned} D_{\text{tot}} &= N_{\text{ess}} d_{\text{ess}} + N_{\text{dies}} d_{\text{dies}} \\ &= 12{,}7 \times 10^6 \times 8\,935 + 19{,}8 \times 10^6 \times 15\,910 \\ &\approx 1{,}13 \times 10^{11} + 3{,}15 \times 10^{11} = 4{,}28 \times 10^{11}\text{ km}\cdot\text{an}^{-1} \end{aligned}

Un véhicule électrique particulier présente une consommation moyenne typique à la prise comprise entre c_e = 15\text{ kWh}/100\text{ km} et 20\text{ kWh}/100\text{ km} (soit 0{,}15 à 0{,}20\text{ kWh}\cdot\text{km}^{-1}, en intégrant les pertes du chargeur et de la batterie). En prenant une valeur médiane c_e \approx 0{,}17\text{ kWh}\cdot\text{km}^{-1} :

\begin{aligned} \Delta E_{\text{elec}} &= D_{\text{tot}} \times c_e = 4{,}28 \times 10^{11} \times 0{,}17\text{ kWh} \\ &\approx 7{,}3 \times 10^{10}\text{ kWh} \approx 73\text{ TW}\cdot\text{h}\cdot\text{an}^{-1} \end{aligned}

Vérification par l'approche thermique (document 1) : La consommation d'énergie finale du secteur des transports est de 43{,}8\text{ Mtep}, dont 80\,\% pour le transport routier, les voitures particulières représentant 62\,\% de ce sous-total :

E_{\text{th}} = 43{,}8 \times 0{,}80 \times 0{,}62 \approx 21{,}7\text{ Mtep}

Avec 1\text{ tep} = 42\text{ GJ} = \frac{42 \times 10^9}{3{,}6 \times 10^{12}}\text{ TWh} \approx 11{,}67\text{ TWh}, cela représente :

E_{\text{th}} \approx 21{,}7 \times 11{,}67 \approx 253\text{ TW}\cdot\text{h}

Avec un rendement moyen du moteur thermique \eta_{\text{th}} \approx 25\,\% à 30\,\%, l'énergie mécanique utile nécessaire aux roues est E_{\text{méc}} \approx 253 \times 0{,}25 \approx 63\text{ TWh}. La chaîne de traction électrique (batterie, onduleur, moteur) et la recharge présentant un rendement global \eta_{\text{elec}} \approx 85\,\%, l'énergie électrique requise est :

\Delta E_{\text{elec}} = \frac{E_{\text{méc}}}{\eta_{\text{elec}}} \approx \frac{63}{0{,}85} \approx 74\text{ TW}\cdot\text{h}\cdot\text{an}^{-1}

Les deux méthodes conduisent au même ordre de grandeur :

\boxed{\Delta E_{\text{elec}} \approx 70\text{ à }80\text{ TW}\cdot\text{h}\cdot\text{an}^{-1}}

2. Nécessité de créer de nouvelles unités de production

D'après le document 2, la production totale d'électricité en France en 2019 était de E_{\text{tot}} = 537{,}7\text{ TW}\cdot\text{h}. Le supplément nécessaire représente donc :

\frac{\Delta E_{\text{elec}}}{E_{\text{tot}}} \approx \frac{75}{537{,}7} \approx 14\,\%

Ce volume est significatif :

  • À l'échelle annuelle de l'énergie : la France dispose historiquement d'un solde exportateur net d'électricité (souvent de l'ordre de 40 à 60\text{ TWh}\cdot\text{an}^{-1}). Si une fraction de cette énergie pouvait théoriquement être conservée sur le territoire national, elle ne suffirait pas à combler la totalité des besoins sans réduire la sécurité d'approvisionnement lors des périodes tendues (hiver).
  • À l'échelle de la puissance instantanée (document 3) : en l'absence de pilotage intelligent de la recharge, un million de VE engendre un appel de puissance supplémentaire pouvant atteindre 700 à 900\text{ MW} lors de la pointe du soir (19h–20h). Pour les 32{,}5\text{ millions} de véhicules du parc, cela représenterait un appel de crête théorique de l'ordre de 25 à 30\text{ GW}, ce qui est incompatible avec les capacités actuelles de production et de distribution.
\boxed{\text{Oui, de nouvelles unités de production d'électricité décarbonée seront nécessaires, ainsi qu'un pilotage de la recharge.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas énergie et puissance, et comparez quantitativement le surplus énergétique nécessaire à la production annuelle actuelle.

« Le point essentiel est de comparer l’énergie électrique supplémentaire qu’il faudrait produire si on remplaçait tous les véhicules à moteur thermique en véhicules électriques à la production énergétique actuelle. »

« Cette question a été très classante. En effet, de nombreux candidats confondent les notions d’énergie et de puissance. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques

Notions : puissance électrique, ordre de grandeur

Quantifier la puissance de crête nécessaire à la recharge de tous les véhicules électriques. Estimer la surface d'un champ éolien permettant d'assurer cette production d'électricité. Commenter.

Voir l'indice

Multiplier la puissance de pointe par million de véhicules électriques déduite de la courbe de charge sans pilotage du document 3 par le nombre total de véhicules, puis évaluer la surface occupée par un champ d'éoliennes grâce aux règles d'espacement du document 4.

Voir la stratégie
  1. Puissance de crête : utiliser la courbe de charge type du document 3 (donnée pour 10^6 véhicules) pour relever l'appel de puissance maximal par million de véhicules dans les différents scénarios, puis multiplier par le nombre total de véhicules particuliers estimé à la question Q1 (N_{\text{tot}} \approx 32{,}5\times 10^6).
  2. Surface du parc éolien : déterminer la puissance nominale totale à installer pour produire l'énergie annuelle requise (\Delta E_{\text{elec}} \approx 75\text{ TW}\cdot\text{h}) à l'aide du facteur de charge moyen (document 4). Choisir un modèle type d'éolienne (documents 4 et 5), en déduire le nombre d'éoliennes et l'espacement requis entre mâts pour calculer l'emprise surfacique au sol.
  3. Commentaires : comparer la surface obtenue à celle de la métropole (S_F = 550\,000\text{ km}^2), puis analyser la gestion de la pointe (intérêt du pilotage de la recharge) et le problème de l'intermittence du vent.
Voir la réponse courte

Puissance de crête déduite de la recharge simultanée et surface éolienne via la densité surfacique de puissance moyenne.

Voir le corrigé complet

1. Évaluation de la puissance de crête de recharge

D'après le document 3, pour un échantillon de 10^6 véhicules électriques non pilotés, l'appel de puissance de pointe (situé vers 19 h – 20 h) vaut selon les scénarios :

  • Scénario Opera : P_{\text{crête, 1M}} \approx 600\text{ MW} ;
  • Scénario Crescendo : P_{\text{crête, 1M}} \approx 700\text{ MW} ;
  • Scénario Forte : P_{\text{crête, 1M}} \approx 850\text{ MW}.

En retenant une valeur représentative moyenne sans pilotage de P_{\text{crête, 1M}} \approx 700\text{ à }800\text{ MW} pour 10^6 véhicules, la puissance de crête requise pour la totalité du parc de N_{\text{tot}} \approx 32{,}5\times 10^6 véhicules (question Q1) est :

P_{\text{crête}} = 32{,}5 \times P_{\text{crête, 1M}} \approx 32{,}5 \times 750\text{ MW} \approx 24\text{ GW}
\boxed{P_{\text{crête}} \approx 20\text{ à }28\text{ GW}}

2. Estimation de la surface d'un champ éolien

Pour assurer la production énergétique annuelle moyenne calculée à la question Q1 (\Delta E_{\text{elec}} \approx 75\text{ TW}\cdot\text{h}\cdot\text{an}^{-1}), la puissance moyenne à délivrer en continu est :

\langle P \rangle = \frac{\Delta E_{\text{elec}}}{\Delta t} = \frac{75\times 10^{12}\text{ W}\cdot\text{h}}{365 \times 24\text{ h}} \approx 8{,}6\text{ GW}

D'après le document 4, le facteur de charge moyen de l'éolien terrestre en France est f_c \approx 24{,}7\% \approx 0{,}25. La puissance nominale totale installée nécessaire est donc :

P_{\text{installée}} = \frac{\langle P \rangle}{f_c} \approx \frac{8{,}6\text{ GW}}{0{,}25} \approx 34\text{ à }35\text{ GW}

D'après le document 5, une éolienne terrestre moderne standard présente typiquement :

  • un diamètre de rotor D \approx 100\text{ m} ;
  • une puissance nominale unitaire P_n \approx 3{,}0\text{ MW}.

Le nombre total d'éoliennes à implanter est alors :

N_{\text{éol}} = \frac{P_{\text{installée}}}{P_n} \approx \frac{34{,}5\times 10^3\text{ MW}}{3{,}0\text{ MW}} \approx 11\,500\text{ éoliennes}

Selon le document 4, pour limiter les perturbations de sillage aérodynamique entre machines, l'espacement préconisé entre éoliennes est de d \approx 8 D (compris entre 6 D et 10 D, voire 15 D pour de très grands parcs). La surface attribuée à chaque machine en maille carrée est donc :

S_1 = d^2 = (8D)^2 = 64\,D^2 = 64 \times (0{,}100\text{ km})^2 = 0{,}64\text{ km}^2

La surface totale du champ éolien est ainsi :

S_{\text{parc}} = N_{\text{éol}} \times S_1 \approx 11\,500 \times 0{,}64\text{ km}^2 \approx 7\,400\text{ km}^2
\boxed{S_{\text{parc}} \approx 5\,000\text{ à }10\,000\text{ km}^2}

3. Commentaires

  • Emprise territoriale : rapportée à la surface de la France métropolitaine (S_F = 550\,000\text{ km}^2), la surface du parc représente :

    \frac{S_{\text{parc}}}{S_F} \approx \frac{7\,400}{550\,000} \approx 1{,}3\%

    Bien que l'emprise physique au sol des fondations soit faible (les terrains interstitiels restent exploitables pour l'agriculture), une telle surface (équivalente à un ou deux départements français) soulève de fortes contraintes d'acceptabilité paysagère et environnementale.

  • Impact sur le réseau et pilotage de la charge : l'appel de puissance de crête sans pilotage (\approx 25\text{ GW}) est colossal comparé au pic historique français (\approx 102\text{ GW}). Il survient précisément lors de la pointe du soir (19 h). Il est donc indispensable d'instaurer un pilotage intelligent de la recharge (tarification incitative heures creuses, recharge nocturne, bornes intelligentes, technologie Vehicle-to-Grid / V2G).
  • Intermittence : l'éolien étant fatal et fluctuant, il ne peut garantir la puissance lors des pics de consommation (notamment en période de grand froid anticyclonique sans vent). Cette production doit impérativement être couplée à du stockage, au parc nucléaire ou à d'autres moyens de régulation pilotables.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Structurez votre rédaction avec des grandeurs symbolisées, détaillez le raisonnement et appuyez votre conclusion sur des données quantitatives.

« Le jury souhaiterait que les candidats structurent mieux la rédaction d’une telle question. »

« le commentaire final qui doit s’appuyer sur des données quantitatives. Les réponses du type « cette surface est bien trop grande » ne sont pas valorisées. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Partie II : Conversion énergie éolienne en énergie mécanique – éolienne type Darrieus

Question 3

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques

Notions : puissance moyenne, énergie

Quelle est l'énergie produite par cette éolienne sur une année ? Justifier votre raisonnement. Quelle est la puissance moyenne produite sur une année.

Voir l'indice

Calculer la puissance moyenne annuelle par une moyenne pondérée des puissances mesurées par leurs pourcentages de temps d'occurrence (tableau 1), puis intégrer sur une année complète de 8760 heures.

Voir la stratégie
  1. Calculer la puissance moyenne temporelle \langle P \rangle délivrée par l'éolienne à partir de la distribution statistique des vitesses de vent fournie par le tableau 1.
  2. Justifier l'extrapolation de la période de mesure de 6 mois à une année complète (hypothèses sur la représentativité du gisement éolien et la disponibilité de la machine).
  3. En déduire l'énergie annuelle produite E_{\text{an}} = \langle P \rangle \times \Delta t_{\text{an}}.
Voir la réponse courte

Intégration de la puissance instantanée sur la distribution de Weibull des vitesses de vent pour obtenir l'énergie annuelle.

Voir le corrigé complet

Le tableau 1 fournit la puissance moyenne P_i pour chaque plage de vitesse de vent ainsi que la fraction du temps f_i passée dans cette plage.

La puissance moyenne produite par l'éolienne est la moyenne pondérée par les pourcentages de temps d'occurrence :

\begin{aligned} \langle P \rangle &= \sum_{i=1}^{3} f_i P_i \\ &= 0{,}37 \times 867 + 0{,}54 \times 5320 + 0{,}09 \times 10236 \\ &= 321 + 2873 + 921 \end{aligned}
\boxed{\langle P \rangle \approx 4{,}1 \times 10^3\text{ W} = 4{,}1\text{ kW}}

Remarque : si l'on effectue la pondération exacte par le nombre de mesures (N_{\text{tot}} = 8350 + 12460 + 2060 = 22870), on obtient de façon très voisine :

\langle P \rangle = \frac{8350 \times 867 + 12460 \times 5320 + 2060 \times 10236}{22870} \approx 4{,}14\text{ kW}

Justification du raisonnement pour l'extrapolation annuelle : Les mesures ayant été réalisées sur une période de 6 mois, déterminer la production sur une année suppose que :

  • la distribution des vents observée sur ces 6 mois est statistiquement représentative de l'année entière (on néglige d'éventuelles fortes variations saisonnières du régime des vents) ;
  • l'éolienne fonctionne continûment avec un taux de disponibilité de 100\,\% (pas de pannes ni d'arrêts de maintenance prolongés).

Une année compte une durée :

\Delta t_{\text{an}} = 365 \times 24\text{ h} = 8760\text{ h} \approx 3{,}15 \times 10^7\text{ s}

L'énergie électrique produite sur une année s'en déduit :

\begin{aligned} E_{\text{an}} &= \langle P \rangle \Delta t_{\text{an}} \\ &= 4{,}11\text{ kW} \times 8760\text{ h} \approx 3{,}6 \times 10^4\text{ kW}\cdot\text{h} = 36\text{ MW}\cdot\text{h} \end{aligned}

En joules, cela correspond à :

E_{\text{an}} = 4{,}11 \times 10^3 \times 3{,}15 \times 10^7 \approx 1{,}3 \times 10^{11}\text{ J} = 130\text{ GJ}
\boxed{E_{\text{an}} \approx 36\text{ MW}\cdot\text{h} = 1{,}3 \times 10^{11}\text{ J}}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : cinématique du point, vitesse relative

Représenter sur la figure A du document réponse, pour chaque position de la pale, les vecteurs , et .

Voir l'indice

Exprimer la vitesse d'entraînement du centre de poussée sous la forme \vec{u} = R\omega\vec{e}_\theta, puis construire le vecteur vitesse relative apparente \vec{w} = \vec{v}_0 - \vec{u} par soustraction vectorielle pour les différentes positions du cercle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les vecteurs \vec{v}_0 et \vec{u} dans la base polaire (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) ou cartésienne (\vec{e}_x, \vec{e}_y) pour déterminer leur direction, leur sens et leur norme.
  2. Comparer les normes : avec \lambda_0 = \lambda/(1-a) \approx 3{,}8 > 1, la norme de -\vec{u} est nettement supérieure à celle de \vec{v}_0, ce qui conditionne l'orientation du vecteur résultant \vec{w} = \vec{v}_0 + (-\vec{u}).
  3. Construire géométriquement par la règle du parallélogramme la vitesse apparente \vec{w} en chacune des 6 positions indiquées sur la figure A.
Voir la réponse courte

Tracé de la composition des vitesses \vec{w} = \vec{v}_0 - \vec{u} pour différentes positions angulaires de la pale.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel terrestre \mathcal{R}_0, le vent incident au niveau de l'éolienne est uniforme :

\vec{v}_0 = v_0\,\vec{e}_x

Il est donc représenté en tout point par un vecteur horizontal dirigé vers la droite, de longueur constante v_0.

Le centre de poussée P_1 décrit un cercle de rayon R à la vitesse angulaire \omega = \dot{\theta} > 0 (sens trigonométrique). Sa vitesse dans \mathcal{R}_0 s'écrit :

\vec{u} = R\omega\,\vec{e}_\theta

Le vecteur -\vec{u} = -R\omega\,\vec{e}_\theta est tangent au cercle, orienté dans le sens horaire (opposé au mouvement de rotation), et de norme :

\|-\vec{u}\| = R\omega = \lambda v_\infty = \frac{\lambda}{1-a}\,v_0 = \lambda_0\,v_0 \approx 3{,}8\,v_0

La norme de -\vec{u} est donc constante et environ 3,8 fois plus grande que celle de \vec{v}_0.

La vitesse relative du vent par rapport à la pale s'obtient par composition des vitesses :

\vec{w} = \vec{v}_0 - \vec{u} = \vec{v}_0 + (-\vec{u})

Détaillons l'orientation pour les 6 positions représentées sur la figure A :

  • \theta = 0 : \vec{v}_0 = v_0\vec{e}_x (vers la droite) et -\vec{u} = -R\omega\vec{e}_y (vers le bas) ; \vec{w} est incliné vers le bas et la droite.
  • \theta = \frac{\pi}{4} : \vec{v}_0 est vers la droite, -\vec{u} est tangentiel descendant vers la droite ; \vec{w} pointe vers le bas et la droite.
  • \theta = \frac{\pi}{2} : -\vec{u} = R\omega\vec{e}_x et \vec{v}_0 = v_0\vec{e}_x sont colinéaires et de même sens ; \vec{w} = (v_0 + R\omega)\vec{e}_x est horizontal vers la droite, de norme maximale.
  • \theta = \pi : \vec{v}_0 = v_0\vec{e}_x (vers la droite) et -\vec{u} = R\omega\vec{e}_y (vers le haut) ; \vec{w} pointe vers le haut et la droite.
  • \theta = \frac{5\pi}{4} : -\vec{u} est tangentiel montant vers la gauche ; comme |-\vec{u}_x| = \frac{\sqrt{2}}{2}R\omega \approx 2{,}7\,v_0 > v_0, la composante horizontale de \vec{w} est négative : \vec{w} pointe vers le haut et la gauche.
  • \theta = \frac{3\pi}{2} : -\vec{u} = -R\omega\vec{e}_x (vers la gauche) et \vec{v}_0 = v_0\vec{e}_x (vers la droite) ; puisque R\omega > v_0, \vec{w} = (v_0 - R\omega)\vec{e}_x est horizontal dirigé vers la gauche, de norme minimale.
Voir ce qu'a relevé le jury

Déterminez au préalable les normes des vecteurs ou leur rapport pour réussir le tracé, ce que seuls 5 % des candidats ont proposé.

« Seuls 5 % des copies proposent des tracés corrects. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : vitesse relative, produit scalaire

Montrer que la norme de s'exprime par

avec .

Voir l'indice

Projeter le vecteur vitesse relative \vec{w} = v_0\vec{e}_x - R\omega\vec{e}_\theta sur la base cylindro-polaire locale (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta), puis en calculer la norme euclidienne en factorisant par v_0 et en introduisant \lambda_0 = \lambda/(1-a).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse d'entraînement \vec{u} du centre de poussée P_1 en fonction de v_0 et du paramètre adimensionné \lambda_0 = \lambda/(1-a).
  2. Projeter le vent incident \vec{v}_0 et la vitesse \vec{u} dans la base cylindro-polaire locale (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) liée à la pale.
  3. Calculer le carré de la norme de la vitesse relative \vec{w} = \vec{v}_0 - \vec{u} pour en déduire l'expression demandée.
Voir la réponse courte

Norme du vecteur vitesse relative calculée par le théorème d'Al-Kashi ou par projection dans la base polaire liée à la pale.

Voir le corrigé complet

Le centre de poussée P_1 est animé d'un mouvement circulaire uniforme de rayon R à la vitesse angulaire \omega autour de l'axe Oz. Sa vitesse dans le référentiel terrestre \mathcal{R}_0 s'écrit :

\vec{u} = R\omega\,\vec{e}_\theta

Par définition du coefficient de vitesse de pointe (TSR), on a \lambda = \dfrac{R\omega}{v_\infty}, soit R\omega = \lambda v_\infty. Sachant que la vitesse du vent au niveau du rotor vérifie v_0 = (1-a)v_\infty, il vient :

u = R\omega = \lambda \frac{v_0}{1-a} = \lambda_0 v_0 \quad \text{avec} \quad \lambda_0 = \frac{\lambda}{1-a}

Le vent au niveau du rotor est dirigé selon \vec{e}_x : \vec{v}_0 = v_0 \vec{e}_x. En projetant le vecteur unitaire \vec{e}_x dans la base polaire locale (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta), on a :

\vec{e}_x = \cos\theta\,\vec{e}_r - \sin\theta\,\vec{e}_\theta

La vitesse apparente \vec{w} = \vec{v}_0 - \vec{u} s'exprime donc dans la base (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) sous la forme :

\begin{aligned} \vec{w} &= v_0(\cos\theta\,\vec{e}_r - \sin\theta\,\vec{e}_\theta) - \lambda_0 v_0\,\vec{e}_\theta \\ &= v_0\cos\theta\,\vec{e}_r - v_0(\sin\theta + \lambda_0)\,\vec{e}_\theta \end{aligned}

La base (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) étant orthonormée, le carré de la norme de \vec{w} vaut :

\begin{aligned} w^2 &= \|\vec{w}\|^2 = v_0^2 \cos^2\theta + v_0^2(\sin\theta + \lambda_0)^2 \\ &= v_0^2 \left( \cos^2\theta + \sin^2\theta + 2\lambda_0\sin\theta + \lambda_0^2 \right) \\ &= v_0^2 \left( 1 + 2\lambda_0\sin\theta + \lambda_0^2 \right) \end{aligned}

Comme w \ge 0, on obtient bien en prenant la racine carrée :

\boxed{w = v_0 \sqrt{1 + 2\lambda_0 \sin\theta + \lambda_0^2}}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : angle d'incidence, cinématique du point

Montrer que .

Voir l'indice

Projeter le vecteur -\vec{w} selon les axes de la pale et utiliser la définition trigonométrique de l'angle d'attaque \alpha = (\vec{e}_\theta, -\vec{w}) pour former le rapport de sa composante normale sur sa composante tangentielle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur opposé à la vitesse relative, -\vec{w}, dans la base locale (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta).
  2. Identifier une base orthonormée directe adaptée ayant \vec{e}_\theta comme premier vecteur afin de projeter -\vec{w} et d'en déduire les composantes de \alpha.
  3. Former le rapport \tan\alpha = \frac{\sin\alpha}{\cos\alpha}.
Voir la réponse courte

Projection de la vitesse relative sur la corde et la normale de la pale pour exprimer la tangente de l'angle d'incidence \alpha.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q5, l'opposé du vecteur vitesse relative s'écrit dans la base orthonormée directe (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) liée à la pale :

-\vec{w} = -v_0\cos\theta\,\vec{e}_r + v_0(\sin\theta + \lambda_0)\,\vec{e}_\theta

D'après la figure 4, l'angle d'attaque \alpha est l'angle orienté par \vec{e}_z entre \vec{e}_\theta et -\vec{w}, soit \alpha = (\vec{e}_\theta, -\vec{w}).

Considérons la base orthonormée directe du plan (\vec{e}_\theta, -\vec{e}_r), orientée par \vec{e}_z puisque \vec{e}_\theta \wedge (-\vec{e}_r) = \vec{e}_z. Dans cette base, -\vec{w} se décompose sous la forme :

-\vec{w} = v_0(\sin\theta + \lambda_0)\,\vec{e}_\theta + v_0\cos\theta\,(-\vec{e}_r)

Par définition des fonctions trigonométriques dans cette base orthonormée directe :

\begin{aligned} \cos\alpha &= \frac{(-\vec{w})\cdot\vec{e}_\theta}{\|-\vec{w}\|} = \frac{v_0(\sin\theta + \lambda_0)}{w} \\ \sin\alpha &= \frac{(-\vec{w})\cdot(-\vec{e}_r)}{\|-\vec{w}\|} = \frac{v_0\cos\theta}{w} \end{aligned}

Comme \lambda_0 = \frac{\lambda}{1-a} \approx 3{,}81 > 1, la quantité \sin\theta + \lambda_0 ne s'annule jamais et reste strictement positive. On en déduit l'expression de la tangente de l'angle d'attaque :

\tan\alpha = \frac{\sin\alpha}{\cos\alpha}
\boxed{\tan\alpha = \frac{\cos\theta}{\sin\theta + \lambda_0}}

Résultat

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Question 7

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : angle d'incidence, étude de fonction

De façon qualitative, tracer en fonction de . Obtenir numériquement l'intervalle des variations de .

Voir l'indice

Dériver l'expression de \tan\alpha par rapport à \theta pour identifier les extrema atteints en \sin\theta = -1/\lambda_0, puis évaluer l'intervalle numérique de variation symétrique [\alpha_{\min}, \alpha_{\max}].

Voir la stratégie
  1. Exprimer \alpha(\theta) à l'aide de la fonction \arctan, licite puisque le dénominateur \sin\theta + \lambda_0 est strictement positif pour tout \theta (\lambda_0 > 1).
  2. Étudier la dérivée de g(\theta) = \tan\alpha(\theta) afin d'identifier les extrema et de dresser le tableau de variations.
  3. Calculer la valeur exacte des extrema sous forme littérale en fonction de \lambda_0, puis en déduire numériquement l'intervalle des variations de \alpha.
Voir la réponse courte

Dérivée et tracé de \alpha(\theta) sur une période, recherche des extrema pour en déduire les bornes angulaires.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q5, avec \lambda = 2{,}4 et a = 0{,}37 :

\lambda_0 = \frac{\lambda}{1-a} = \frac{2{,}4}{1 - 0{,}37} \approx 3{,}81 > 1

Comme \sin\theta \ge -1, le dénominateur \sin\theta + \lambda_0 \ge \lambda_0 - 1 > 0 reste strictement positif pour tout \theta \in \mathbb{R}. Par conséquent, \cos\alpha > 0 et l'angle d'attaque appartient à l'intervalle \left]-\frac{\pi}{2}, \frac{\pi}{2}\right[.

La fonction \arctan étant strictement croissante sur \mathbb{R}, l'angle \alpha(\theta) = \arctan\bigl(g(\theta)\bigr) a les mêmes variations que :

g(\theta) = \tan\alpha = \frac{\cos\theta}{\sin\theta + \lambda_0}

1. Recherche des extrema de \alpha(\theta)
Dérivons g(\theta) par rapport à \theta :

\begin{aligned} g'(\theta) &= \frac{-\sin\theta(\sin\theta + \lambda_0) - \cos\theta(\cos\theta)}{(\sin\theta + \lambda_0)^2} \\ &= -\frac{\sin^2\theta + \cos^2\theta + \lambda_0\sin\theta}{(\sin\theta + \lambda_0)^2} \\ &= -\frac{1 + \lambda_0\sin\theta}{(\sin\theta + \lambda_0)^2} \end{aligned}

La dérivée s'annule lorsque 1 + \lambda_0\sin\theta = 0, soit :

\sin\theta = -\frac{1}{\lambda_0}

Comme \lambda_0 \approx 3{,}81 > 1, cette équation admet deux solutions sur [0, 2\pi[ :

\theta_1 = \pi + \arcsin\left(\frac{1}{\lambda_0}\right) \approx 195{,}2^\circ \quad \text{et} \quad \theta_2 = 2\pi - \arcsin\left(\frac{1}{\lambda_0}\right) \approx 344{,}8^\circ

En ces points, \cos^2\theta = 1 - \sin^2\theta = 1 - \frac{1}{\lambda_0^2} = \frac{\lambda_0^2 - 1}{\lambda_0^2}, d'où \cos\theta = \pm \frac{\sqrt{\lambda_0^2 - 1}}{\lambda_0}. Les valeurs extrémales de \tan\alpha sont donc :

\tan\alpha_{\text{ext}} = \frac{\pm \frac{\sqrt{\lambda_0^2 - 1}}{\lambda_0}}{-\frac{1}{\lambda_0} + \lambda_0} = \pm \frac{\sqrt{\lambda_0^2 - 1}}{\lambda_0^2 - 1} = \pm \frac{1}{\sqrt{\lambda_0^2 - 1}}

On en déduit les extrema de \alpha :

  • En \theta_1 \in [\pi, 3\pi/2], \cos\theta_1 < 0 : c'est un minimum local et global,

    \alpha_{\min} = -\arctan\left(\frac{1}{\sqrt{\lambda_0^2 - 1}}\right)
  • En \theta_2 \in [3\pi/2, 2\pi], \cos\theta_2 > 0 : c'est un maximum local et global,

    \alpha_{\max} = \arctan\left(\frac{1}{\sqrt{\lambda_0^2 - 1}}\right)

2. Application numérique

\begin{aligned} \tan\alpha_{\max} &= \frac{1}{\sqrt{3{,}81^2 - 1}} \approx \frac{1}{\sqrt{13{,}51}} \approx 0{,}272 \\ \alpha_{\max} &= \arctan(0{,}272) \approx 0{,}266\text{ rad} \approx 15{,}2^\circ \end{aligned}

L'intervalle de variation de \alpha est donc :

\boxed{\alpha \in [-15{,}2^\circ \,;\, +15{,}2^\circ] \quad \text{soit} \quad \alpha \in [-0{,}27\text{ rad} \,;\, +0{,}27\text{ rad}]}

3. Allure de la courbe \alpha(\theta)
Les points remarquables sont :

  • \theta = 0 : \tan\alpha = \frac{1}{\lambda_0} \approx 0{,}262 \implies \alpha \approx 14{,}7^\circ ;
  • \theta = \frac{\pi}{2} = 90^\circ : \cos\theta = 0 \implies \alpha = 0^\circ ;
  • \theta = \pi = 180^\circ : \tan\alpha = -\frac{1}{\lambda_0} \implies \alpha \approx -14{,}7^\circ ;
  • \theta_1 \approx 195^\circ : minimum \alpha_{\min} \approx -15{,}2^\circ ;
  • \theta = \frac{3\pi}{2} = 270^\circ : \cos\theta = 0 \implies \alpha = 0^\circ ;
  • \theta_2 \approx 345^\circ : maximum \alpha_{\max} \approx +15{,}2^\circ.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Tracez un graphe de période 2π en identifiant les points d'annulation et en évitant de positionner les extrema en 0 modulo π.

« Trop de représentations graphiques sont inexploitables ou imprécises. Le jury attendait un graphe de période 2π, avec les abscisses des points d’ordonnée nulle clairement identifiées et dont les extrema ne se situaient pas en 0 modulo π. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : coefficient de portance, coefficient de traînée

Justifier que, dans le cas des pales de l'éolienne et pour la valeur de considérée, en peut écrire en première approximation que et . Estimer .

Voir l'indice

Vérifier graphiquement sur la figure 6 que dans l'intervalle d'angles d'attaque balayé, le coefficient de portance est très bien approché par une relation linéaire tandis que le coefficient de traînée reste tout à fait négligeable.

Voir la stratégie
  1. Évaluer le nombre de Reynolds de l'écoulement autour de la pale afin de choisir la courbe pertinente de la figure 6.
  2. Exploiter le domaine de variation de \alpha déterminé en Q7 pour justifier la linéarité de C_L(\alpha) et la petitesse de C_D devant C_L.
  3. Estimer la pente k par lecture graphique en précisant son unité (souvent exprimée en \mathrm{rad}^{-1}).
Voir la réponse courte

Linéarisation de la courbe polaire C_L(\alpha) au voisinage de zéro et vérification que C_D \ll C_L hors décrochage.

Voir le corrigé complet

1. Évaluation du nombre de Reynolds :

Le nombre de Reynolds associé à la pale s'écrit :

Re = \frac{\rho_{\text{air}} w \ell}{\eta}

D'après les questions Q4 et Q5, la vitesse relative w(\theta) varie dans l'intervalle :

w \in [v_0(\lambda_0 - 1) \,;\, v_0(\lambda_0 + 1)]

Avec v_0 = (1 - a)v_\infty = (1 - 0,37) \times 6,0 \approx 3,78\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et \lambda_0 \approx 3,81, on a :

w_{\min} \approx 3,78 \times 2,81 \approx 10,6\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \quad \text{et} \quad w_{\max} \approx 3,78 \times 4,81 \approx 18,2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

En retenant une vitesse moyenne typique w \approx 14\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, on obtient :

Re \approx \frac{1,2 \times 14 \times 0,45}{1,8 \times 10^{-5}} \approx 4,2 \times 10^5 \sim 5 \times 10^5

On se réfère donc à la courbe correspondant à Re = 5,0 \times 10^5 sur la figure 6.

2. Justification des approximations :

D'après la question Q7, l'angle d'attaque oscille entre -15{,}2^\circ et +15{,}2^\circ.

  • Sur l'essentiel de cet intervalle (typiquement pour |\alpha| \le 10^\circ à 12^\circ), la courbe C_L(\alpha) est une droite passant par l'origine (du fait de la symétrie du profil NACA 0012) avant l'amorce du décrochage. On peut donc approcher la portance par :

    C_L(\alpha) \approx k\alpha
  • Sur la figure 6, pour |\alpha| \le 12^\circ, le coefficient de traînée reste très faible (C_D \approx 0,01 à 0,02) alors que C_L atteint des valeurs de l'ordre de 1. En dehors du voisinage immédiat de \alpha = 0 où les deux coefficients s'annulent, on a bien :

    C_D \ll C_L

3. Estimation de la constante k :

Par lecture graphique sur la courbe C_L(\alpha) à Re = 5,0 \times 10^5, on relève pour \alpha = 10^\circ :

C_L(10^\circ) \approx 1,1

La pente s'exprime ainsi :

k = \frac{\Delta C_L}{\Delta \alpha} \approx \frac{1,1}{10^\circ} = 0,11\text{ deg}^{-1}

Exprimée en radians (unité du Système International) :

k = 0,11 \times \frac{180}{\pi} \approx 6,3\text{ rad}^{-1}
\boxed{k \approx 6,3\text{ rad}^{-1} \quad (\text{soit } 0,11\text{ deg}^{-1})}

Résultat

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Question 9

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Mécanique › Mécanique du solide

Notions : force de portance, force de traînée

Exprimer la force exercée par le vent sur la pale n°1 dans la base . Commenter l'effet de chacune des composantes sur la rotation de l'éolienne.

Voir l'indice

Décomposer la force de portance \vec{F}_L perpendiculairement à \vec{w} dans la base polaire ; identifier la composante tangentielle motrice favorisant la rotation et la composante radiale encaissée par la structure mécanique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur unitaire tangentiel \vec{t} dans la direction de la vitesse relative \vec{w}, puis en déduire le vecteur normal \vec{n} dans la base polaire (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) en utilisant l'angle d'attaque \alpha.
  2. Déterminer l'expression de la force de portance \vec{F}_1 = \vec{F}_L (puisque C_D = 0) sur les axes \vec{e}_r et \vec{e}_\theta.
  3. Analyser l'effet mécanique de chaque composante sur la rotation de l'éolienne via le calcul de son moment par rapport à l'axe de rotation Oz.
Voir la réponse courte

Projection de la portance et de la traînée sur les axes polaires : seule la composante orthoradiale produit un travail moteur.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la force de traînée est négligée (C_D = 0), de sorte que la résultante aérodynamique se réduit à la force de portance :

\vec{F}_1 = \vec{F}_L = \frac{1}{2}\rho_{\text{air}} S C_L(\alpha) w^2 \vec{n} = \frac{1}{2}\rho_{\text{air}} S k \alpha w^2 \vec{n}

D'après la figure 4, l'angle d'attaque \alpha = (\vec{e}_\theta, -\vec{w}) repère la direction de -\vec{w} par rapport à \vec{e}_\theta. Le vecteur tangent unitaire \vec{t} = \vec{w}/w s'écrit donc :

-\vec{t} = -\frac{\vec{w}}{w} = -\sin\alpha\,\vec{e}_r + \cos\alpha\,\vec{e}_\theta \implies \vec{t} = \sin\alpha\,\vec{e}_r - \cos\alpha\,\vec{e}_\theta

Le vecteur unitaire \vec{n}, normal à \vec{t} dans le plan (xOy) et orienté vers l'extérieur de l'éolienne (\vec{n} \cdot \vec{e}_r > 0, sachant que |\alpha| \le 15{,}2^\circ, donc \cos\alpha > 0), s'en déduit directement :

\vec{n} = \cos\alpha\,\vec{e}_r + \sin\alpha\,\vec{e}_\theta

On en déduit l'expression de la force \vec{F}_1 dans la base (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) :

\boxed{ \vec{F}_1 = \frac{1}{2}\rho_{\text{air}} S k \alpha w^2 \cos\alpha\,\vec{e}_r + \frac{1}{2}\rho_{\text{air}} S k \alpha w^2 \sin\alpha\,\vec{e}_\theta }

Dans l'approximation des petits angles vue à la question Q8 (\cos\alpha \approx 1 et \sin\alpha \approx \alpha), cette expression se simplifie en :

\vec{F}_1 \approx \frac{1}{2}\rho_{\text{air}} S k \alpha w^2 \vec{e}_r + \frac{1}{2}\rho_{\text{air}} S k \alpha^2 w^2 \vec{e}_\theta

Commentaires sur l'effet des composantes :

  • Composante radiale F_{1,r}\,\vec{e}_r : Sa ligne d'action passe par l'axe de rotation Oz (\vec{OP}_1 \times \vec{e}_r = \vec{0}). Son moment par rapport à Oz est donc rigoureusement nul : elle ne contribue aucunement au couple moteur et n'a aucun effet direct sur la rotation de l'éolienne. Elle sollicite en revanche la pale en traction ou compression radiale ainsi qu'en flexion des bras supports.
  • Composante tangentielle (orthoradiale) F_{1,\theta}\,\vec{e}_\theta : Elle est orthogonale au rayon vecteur et parallèle à la vitesse d'entraînement \vec{u} = R\omega\vec{e}_\theta. Son moment par rapport à l'axe Oz vaut \mathcal{M}_{z,1} = R F_{1,\theta}. Comme \alpha et \sin\alpha sont de même signe, le produit \alpha\sin\alpha est toujours positif ou nul : cette force crée ainsi un couple orienté selon +\vec{e}_z, fournissant une puissance motrice instantanée \mathcal{P}_1 = F_{1,\theta} R \omega \ge 0 qui entretient la rotation du rotor.

Résultat

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Question 10

DifficileTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide ; Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : moment d'une force, bras de levier

Exprimer , moment de la force par rapport à l'axe et montrer que

où . En déduire .

Voir l'indice

Calculer le moment élémentaire \mathcal{M}_{z,1} = (\vec{OP}_1 \wedge \vec{F}_1)\cdot\vec{e}_z = R F_{1,\theta}, puis effectuer l'approximation des petits angles \sin\alpha \approx \tan\alpha pour isoler la fonction adimensionnelle f(\theta) et la constante \kappa.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le moment par rapport à l'axe Oz de la force \vec{F}_1 appliquée en P_1 à l'aide du produit vectoriel \vec{\mathcal{M}}_{O}(\vec{F}_1) = \vec{OP}_1 \wedge \vec{F}_1.
  2. Utiliser l'expression de la composante tangentielle F_{1,\theta} obtenue à la question Q9 et l'approximation des petits angles pour \alpha (\alpha \approx \sin\alpha \approx \tan\alpha).
  3. Injecter les expressions de w^2 (établie en Q5) et de \tan\alpha (établie en Q6) pour identifier la fonction f(\theta) et la constante \kappa.
Voir la réponse courte

Calcul du moment par rapport à l'axe vertical via la composante orthoradiale de la force aérodynamique et identification de \kappa.

Voir le corrigé complet

Le centre de poussée P_1 est repéré par \vec{OP}_1 = R\,\vec{e}_r. Le moment de la force \vec{F}_1 par rapport au point O s'écrit :

\vec{\mathcal{M}}_{O}(\vec{F}_1) = \vec{OP}_1 \wedge \vec{F}_1 = (R\,\vec{e}_r) \wedge \left( F_{1,r}\,\vec{e}_r + F_{1,\theta}\,\vec{e}_\theta \right) = R\,F_{1,\theta}\,\vec{e}_z

Le moment scalaire par rapport à l'axe fixe Oz est donc :

\mathcal{M}_{z,1} = \vec{\mathcal{M}}_{O}(\vec{F}_1) \cdot \vec{e}_z = R\,F_{1,\theta}

D'après le résultat de la question Q9, la composante orthoradiale s'exprime selon :

F_{1,\theta} = \frac{1}{2}\rho_{\text{air}} S k \alpha w^2 \sin\alpha

Comme montré à la question Q7, l'angle d'attaque reste faible sur l'ensemble de la trajectoire (|\alpha| \le \alpha_{\max} \approx 15{,}2^\circ \approx 0{,}27\text{ rad}). On effectue ainsi l'approximation au premier ordre :

\sin\alpha \approx \alpha \approx \tan\alpha \implies \alpha \sin\alpha \approx \tan^2\alpha

Il vient alors :

\mathcal{M}_{z,1} \approx \frac{1}{2}\rho_{\text{air}} S R k w^2 \tan^2\alpha

En utilisant les expressions obtenues aux questions Q5 et Q6 :

\begin{aligned} w^2 &= v_0^2 \left(1 + 2\lambda_0 \sin\theta + \lambda_0^2\right) \\ \tan\alpha &= \frac{\cos\theta}{\sin\theta + \lambda_0} \implies \tan^2\alpha = \frac{\cos^2\theta}{(\lambda_0 + \sin\theta)^2} \end{aligned}

Le produit w^2 \tan^2\alpha prend la forme :

w^2 \tan^2\alpha = v_0^2 \left(1 + 2\lambda_0 \sin\theta + \lambda_0^2\right) \frac{\cos^2\theta}{(\lambda_0 + \sin\theta)^2} = v_0^2 f(\theta)

On obtient bien la forme demandée :

\mathcal{M}_{z,1} = \kappa f(\theta)

avec :

\boxed{\kappa = \frac{1}{2}\rho_{\text{air}} S R k v_0^2 = \frac{1}{2}\rho_{\text{air}} S R k (1-a)^2 v_\infty^2}

Résultat

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Question 11

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : couple mécanique, symétrie

Exprimer le couple engendré par les trois pales sur le rotor de l'éolienne.

Voir l'indice

Sommer algébriquement les moments développés par chacune des trois pales en introduisant le déphasage géométrique régulier de 2\pi/3 entre les positions successives.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la symétrie axiale du rotor constitué de trois pales identiques régulièrement réparties tous les \frac{2\pi}{3}.
  2. Exprimer le moment exercé par chaque pale en décalant sa position angulaire, puis sommer les contributions pour obtenir le couple résultant \Gamma_z.
Voir la réponse courte

Sommation des moments créés par les trois pales déphasées de 2\pi/3 pour obtenir le couple instantané total sur le rotor.

Voir le corrigé complet

Les trois pales étant identiques et réparties symétriquement autour de l'axe de rotation Oz, leurs positions angulaires respectives à un instant donné sont :

\theta_n = \theta + n\frac{2\pi}{3}, \quad \text{pour } n \in \{0, 1, 2\}.

D'après la question Q10, le moment par rapport à l'axe Oz de la force exercée par le vent sur la pale repérée par l'angle \theta_n s'écrit :

\mathcal{M}_{z, n+1} = \kappa f(\theta_n) = \kappa f\!\left(\theta + n\frac{2\pi}{3}\right).

Le couple total \Gamma_z exercé par les trois pales sur le rotor est la somme des moments appliqués par chacune d'elles :

\begin{aligned} \Gamma_z &= \sum_{n=0}^{2} \mathcal{M}_{z, n+1} \\ &= \kappa \sum_{n=0}^{2} f\!\left(\theta + n\frac{2\pi}{3}\right). \end{aligned}

En introduisant la fonction F(\theta) définie dans l'énoncé, on obtient :

\boxed{\Gamma_z = \kappa F(\theta) = \kappa \sum_{n=0}^{2} f\!\left(\theta + n\frac{2\pi}{3}\right)}

où la constante \kappa, établie à la question Q10, vaut \kappa = \dfrac{1}{2}\rho_{\text{air}} S R k v_0^2 = \dfrac{1}{2}\rho_{\text{air}} S R k (1-a)^2 v_\infty^2.

Résultat

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Question 12

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : puissance mécanique, moyenne temporelle

La puissance moyenne du couple est . En déduire la puissance moyenne transférée au rotor dans ce modèle. En donner une estimation numérique dans le cas considéré jusqu'ici. Donner un exemple concret d'objet ou d'installation électrique susceptible d'être alimenté par cette éolienne. Donnée : .

Voir l'indice

Relever sur la figure 7 la valeur moyenne \langle F \rangle de la fonction de couple pour \lambda_0 = 3{,}8, en déduire le couple moyen global \langle \Gamma_z \rangle = \kappa \langle F \rangle, puis multiplier par la vitesse de rotation \omega = \lambda v_\infty / R.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance mécanique moyenne \mathcal{P} en reliant le couple moyen \langle \Gamma_z \rangle à la constante \kappa, à la valeur moyenne \langle F \rangle de la fonction F(\theta) lue sur la figure 7, et à la vitesse angulaire \omega.
  2. Réaliser l'application numérique avec les grandeurs données dans l'énoncé et le document réponse.
  3. Proposer des exemples d'applications électriques courantes dont la puissance est de l'ordre de grandeur trouvé.
Voir la réponse courte

Moyenne temporelle du couple multipliée par la vitesse angulaire \omega, application numérique et comparaison à un usage domestique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q11, le couple total exercé par les trois pales sur le rotor s'écrit :

\Gamma_z(\theta) = \kappa F(\theta)

où \kappa = \frac{1}{2}\rho_{\text{air}} S R k v_0^2 = \frac{1}{2}\rho_{\text{air}} (\ell L) R k (1-a)^2 v_\infty^2 (d'après la question Q10).

La vitesse angulaire de rotation \omega s'obtient à partir de la définition du coefficient de vitesse \lambda :

\omega = \frac{\lambda v_\infty}{R}

La puissance moyenne transférée au rotor est donc :

\mathcal{P} = \langle \Gamma_z \rangle \omega = \kappa \langle F \rangle \omega = \frac{1}{2}\rho_{\text{air}}\ell L k \lambda (1-a)^2 v_\infty^3 \langle F \rangle

Estimation numérique :

  • La vitesse angulaire vaut :

    \omega = \frac{2{,}4 \times 6{,}0}{4{,}0} = 3{,}6\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}
  • La surface alaire d'une pale est S = \ell L = 0{,}45 \times 8{,}0 = 3{,}6\text{ m}^2.
  • La vitesse du vent au niveau du rotor est v_0 = (1 - 0{,}37) \times 6{,}0 = 3{,}78\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.
  • Le facteur \kappa vaut alors :

    \kappa = \frac{1}{2} \times 1{,}2 \times 3{,}6 \times 4{,}0 \times 6{,}3 \times (3{,}78)^2 \approx 7{,}78 \times 10^2\text{ N}\cdot\text{m}
  • Sur la figure 7, pour \lambda_0 = \lambda/(1-a) = 3{,}81 \approx 3{,}8, la fonction F(\theta) est périodique et oscille de manière quasi-sinusoïdale entre 1{,}56 et 1{,}62. On évalue sa valeur moyenne à :

    \langle F \rangle \approx 1{,}59 \approx 1{,}6
  • Le couple moyen développé est donc :

    \langle \Gamma_z \rangle = \kappa \langle F \rangle \approx 778 \times 1{,}59 \approx 1{,}24 \times 10^3\text{ N}\cdot\text{m}

On en déduit la puissance mécanique moyenne transférée au rotor :

\mathcal{P} = 1{,}24 \times 10^3 \times 3{,}6 \approx 4{,}5 \times 10^3\text{ W} = 4{,}5\text{ kW}
\boxed{\mathcal{P} \approx 4{,}5\text{ kW}}

Exemples d'installations susceptibles d'être alimentées : Une puissance de l'ordre de 4 à 5\text{ kW} permet typiquement d'alimenter :

  • une borne de recharge lente/standard pour véhicule électrique (borne monophasée domestique de 3{,}7\text{ kW}) ;
  • les besoins électriques de base d'un logement individuel (hors chauffage tout électrique) ;
  • un système de pompage d'eau pour l'irrigation agricole.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Détaillez bien toutes les étapes de ce calcul de synthèse, réussi par moins de 10 % des candidats ayant abordé la question.

« moins de 50 % des candidats abordent la question 12 après neuf courtes questions et parmi eux, moins de 10 % obtiennent la puissance moyenne transférée au rotor. »

« Les candidats traitent ce type de question de synthèse trop rapidement. Ceux qui ont détaillé les différentes étapes ont obtenu, au moins partiellement, des points précieux. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques

Notions : débit d'énergie cinétique, débit massique

Définir puis déterminer le débit d'énergie cinétique traversant le cylindre éolien si l'éolienne était absente.

Voir l'indice

Définir le débit d'énergie cinétique comme le produit du flux de masse d'air traversant la surface frontale projetée du rotor S_{\text{front}} = 2RL par l'énergie cinétique massique du vent non perturbé.

Voir la stratégie
  1. Définir le débit d'énergie cinétique comme le flux surfacique du vecteur densité de flux d'énergie cinétique (ou le produit de l'énergie cinétique massique par le débit massique) à travers la surface du cylindre éolien.
  2. Identifier la surface efficace interceptant le flux de vent non perturbé \vec{v}_\infty, qui correspond à la section frontale projetée du rotor.
  3. Exprimer littéralement D_{E_c} puis procéder à l'application numérique avec les grandeurs fournies.
Voir la réponse courte

Expression du flux d'énergie cinétique D_{E_c} = \frac{1}{2}\rho S v_\infty^3 traversant la surface frontale du cylindre éolien.

Voir le corrigé complet

Le débit d'énergie cinétique D_{E_c} (ou puissance cinétique disponible dans le vent) représente l'énergie cinétique du fluide non perturbé traversant par unité de temps la section balayée par le rotor éolien :

D_{E_c} = \frac{\mathrm{d}E_c}{\mathrm{d}t} = \iint_{S_{\text{front}}} \frac{1}{2} \rho_{\text{air}} v^2 \, (\vec{v} \cdot \mathrm{d}\vec{S})

En l'absence de l'éolienne, le vent est uniforme et unidirectionnel, de vitesse constante \vec{v}_\infty = v_\infty \vec{e}_x.

La surface apparente (section droite frontale perpendiculaire à \vec{e}_x) délimitée par le cylindre éolien de rayon R et de hauteur L est un rectangle de dimensions 2R par L, de surface :

S_{\text{front}} = 2 R L

Le débit massique d'air traversant cette section s'écrit :

D_m = \rho_{\text{air}} S_{\text{front}} v_\infty = 2 \rho_{\text{air}} R L v_\infty

L'énergie cinétique massique du vent étant e_c = \frac{1}{2} v_\infty^2, le débit d'énergie cinétique s'obtient par :

D_{E_c} = e_c D_m = \frac{1}{2} \rho_{\text{air}} S_{\text{front}} v_\infty^3 = \rho_{\text{air}} R L v_\infty^3
\boxed{D_{E_c} = \rho_{\text{air}} R L v_\infty^3}

Application numérique : Avec \rho_{\text{air}} = 1{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, R = 4{,}0\text{ m}, L = 8{,}0\text{ m} (soit S_{\text{front}} = 64\text{ m}^2) et v_\infty = 6{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

D_{E_c} = 1{,}2 \times 4{,}0 \times 8{,}0 \times 6{,}0^3 = 8\,294\text{ W} \approx 8{,}3\text{ kW}
\boxed{D_{E_c} \approx 8{,}3\text{ kW}}

Résultat

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Question 14

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques

Notions : coefficient de puissance, rendement de betz

Définir le coefficient de puissance de l'éolienne qui représente le rendement moyen de l'éolienne en énergie. L'exprimer en fonction de , , et des données géométriques de l'éolienne. Faire l'application numérique. Commenter.

Voir l'indice

Écrire le rapport \eta = \mathcal{P}/D_{E_c}, simplifier analytiquement les termes dimensionnels pour faire apparaître les paramètres sans dimension k, \lambda et a, puis comparer la valeur numérique obtenue à la limite théorique de Betz.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition du coefficient de puissance (ou rendement aérodynamique) \eta comme le rapport de la puissance mécanique moyenne extraite \mathcal{P} sur le débit d'énergie cinétique du vent incident D_{E_c}.
  2. Exprimer \eta à l'aide des expressions établies aux questions Q12 et Q13 pour mettre en évidence sa dépendance vis-à-vis des grandeurs demandées (k, \lambda, a, \ell, R).
  3. Effectuer l'application numérique et confronter la valeur obtenue à la limite théorique de Betz ainsi qu'aux performances réelles mesurées.
Voir la réponse courte

Rapport de la puissance mécanique utile au débit d'énergie cinétique du vent incident et comparaison à la limite théorique de Betz.

Voir le corrigé complet

Le coefficient de puissance \eta (également noté C_p) représente la fraction de la puissance cinétique du vent incident interceptée et convertie en puissance mécanique par le rotor :

\eta = \frac{\mathcal{P}}{D_{E_c}}

D'après la question Q12, la puissance mécanique moyenne s'écrit :

\mathcal{P} = \kappa \langle F \rangle \omega

où, en utilisant S = \ell L, \kappa = \dfrac{1}{2}\rho_{\text{air}} \ell L R k (1-a)^2 v_\infty^2 et \omega = \dfrac{\lambda v_\infty}{R}, on a :

\mathcal{P} = \frac{1}{2} \rho_{\text{air}} \ell L k \lambda (1-a)^2 v_\infty^3 \langle F \rangle

D'après la question Q13, le débit d'énergie cinétique traversant la section frontale S_{\text{front}} = 2 R L du cylindre éolien vaut :

D_{E_c} = \frac{1}{2} \rho_{\text{air}} S_{\text{front}} v_\infty^3 = \rho_{\text{air}} R L v_\infty^3

En faisant le rapport, la hauteur L et la vitesse v_\infty se simplifient :

\boxed{\eta = \frac{\ell k \lambda (1-a)^2 \langle F \rangle}{2 R}}

où \langle F \rangle est la valeur moyenne de la fonction sans dimension F(\theta) tracée en figure 7.

Application numérique : Pour \lambda_0 = 3{,}8, la figure 7 indique une fonction F(\theta) quasi constante de valeur moyenne \langle F \rangle \approx 1{,}58. Avec \ell = 0{,}45\text{ m}, R = 4{,}0\text{ m}, k = 6{,}3\text{ rad}^{-1}, \lambda = 2{,}4 et a = 0{,}37 (soit 1-a = 0{,}63) :

\eta = \frac{0{,}45 \times 6{,}3 \times 2{,}4 \times (0{,}63)^2 \times 1{,}58}{2 \times 4{,}0} \approx 0{,}53

soit de façon équivalente, avec \mathcal{P} \approx 4{,}4\text{ kW} et D_{E_c} \approx 8{,}3\text{ kW} :

\boxed{\eta \approx 53\,\%}

Commentaires :

  • La valeur obtenue reste inférieure à la limite théorique de Betz pour un capteur éolien idéal en écoulement libre :

    \eta_{\text{Betz}} = \frac{16}{27} \approx 59{,}3\,\%

    ce qui est physiquement cohérent.

  • Cette valeur est remarquablement élevée pour une éolienne à axe vertical réelle (dont le rendement effectif se situe habituellement entre 30\,\% et 40\,\%). Cela s'explique par les simplifications du modèle : traînée négligée (C_D = 0), absence de décrochage dynamique, écoulement purement bidimensionnel (effets de bord aux extrémités des pales omis).
  • D'après la courbe de la figure 2, la puissance électrique produite à v_\infty = 6{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} est d'environ 2{,}9\text{ kW}, ce qui correspond à un rendement global réel \eta_{\text{réel}} \approx \dfrac{2{,}9}{8{,}3} \approx 35\,\%, en bon accord avec les pertes mécaniques, électriques et de traînée non prises en compte ici.

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : fréquence harmonique, spectre

Quelle sera(seront) la(les) fréquence(s) des composantes sinusoïdales du couple ? Donner leurs valeurs dans la plage de fonctionnement nominale, pour allant de 0 à ?

Voir l'indice

Remarquer que la symétrie à 3 pales confère au couple une périodicité spatiale de 2\pi/3, ce qui impose des harmoniques multiples de 3 fois la fréquence de rotation mécanique.

Voir la stratégie
  1. Analyser la périodicité spatiale du couple total \Gamma_z(\theta) à partir de la somme sur les trois pales déphasées de 2\pi/3, en s'appuyant sur la décomposition en série de Fourier et la figure 7.
  2. Relier la pulsation temporelle \omega à la vitesse du vent v_\infty via le paramètre \lambda = R\omega / v_\infty.
  3. Exprimer les fréquences des harmoniques du couple et calculer leur plage de valeurs pour v_\infty \in [0\,;\,16]\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.
Voir la réponse courte

Déphasage des trois pales éliminant le fondamental et faisant apparaître la fréquence d'ordre 3, soit f_c = 3\omega/(2\pi).

Voir le corrigé complet

Le couple aérodynamique total exercé sur le rotor est donné d'après la question Q11 par :

\Gamma_z(\theta) = \kappa F(\theta) = \kappa \sum_{n=0}^{2} f\!\left(\theta + n\frac{2\pi}{3}\right)

La fonction f(\theta), associée à une seule pale, est 2\pi-périodique et admet une décomposition en série de Fourier :

f(\theta) = c_0 + \sum_{p=1}^{+\infty} c_p \cos(p\theta + \psi_p)

En sommant sur les trois pales déphasées spatialement de 2\pi/3, on obtient :

F(\theta) = 3 c_0 + \sum_{p=1}^{+\infty} c_p \sum_{n=0}^{2} \cos\!\left(p\theta + p n \frac{2\pi}{3} + \psi_p\right)

Or, la somme des trois termes trigonométriques s'annule par interférence destructive sauf lorsque p est un multiple de 3 (p = 3m avec m \in \mathbb{N}^*), auquel cas les trois pales oscillent en phase et les amplitudes s'ajoutent :

\sum_{n=0}^{2} \cos\!\left(p\theta + p n \frac{2\pi}{3} + \psi_p\right) = \begin{cases} 3\cos(3m\theta + \psi_{3m}) & \text{si } p = 3m \\ 0 & \text{sinon} \end{cases}

La fonction F(\theta) est donc périodique de période angulaire :

\Delta \theta = \frac{2\pi}{3} = 120^\circ

ce que confirme directement la figure 7 de l'énoncé, sur laquelle le motif se répète 3 fois sur un tour complet (360^\circ).

En régime permanent, les pales tournent à la vitesse angulaire \omega = \dot{\theta}, d'où \theta(t) = \omega t. La fréquence de rotation du rotor est :

f_{\text{rot}} = \frac{\omega}{2\pi} = \frac{\lambda v_\infty}{2\pi R}

Les composantes sinusoïdales du couple n'existent donc qu'aux fréquences multiples de la fréquence de passage des pales (dite fréquence 3\text{P}) :

f_m = 3m f_{\text{rot}} = m \frac{3\lambda v_\infty}{2\pi R} \quad \text{avec } m \in \mathbb{N}^*

La composante fondamentale du couple oscillant correspond à m = 1 :

\boxed{f = \frac{3\lambda v_\infty}{2\pi R}}

ainsi que ses harmoniques d'ordres supérieurs f_m = m f (m \ge 2).

Application numérique : Avec \lambda = 2,4 et R = 4,0\text{ m} :

\frac{3\lambda}{2\pi R} = \frac{3 \times 2,4}{2\pi \times 4,0} = \frac{0,90}{\pi} \approx 0,286\text{ m}^{-1}

Dans la plage de fonctionnement nominale allant de v_\infty = 0 à 16\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

  • pour v_\infty = 0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} : f = 0\text{ Hz} ;
  • pour v_\infty = 16\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} : f = \frac{0,90}{\pi} \times 16 \approx 4,6\text{ Hz}.

La fréquence fondamentale varie donc dans la plage :

\boxed{f \in [0\text{ Hz} \, ; \, 4,6\text{ Hz}]}

Les composantes harmoniques associées varient dans les plages multiples : [0 \, ; \, 9,2\text{ Hz}] pour m = 2, [0 \, ; \, 13,7\text{ Hz}] pour m = 3, etc.

Résultat

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Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : force de traînée, dissipation d'énergie

Montrer que la puissance de la force de traînée sur un tour est négative. Discuter de l'influence de sur la puissance moyenne que peut fournir une éolienne.

Voir l'indice

Écrire le travail élémentaire de la force de traînée le long du déplacement circulaire et vérifier que le produit scalaire \vec{F}_D \cdot \vec{u} est strictement négatif en tout point de la trajectoire.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance instantanée développée par la force de traînée \vec{F}_D sur la pale n°1 à l'aide de la vitesse du centre de poussée \vec{u}.
  2. Évaluer le produit scalaire \vec{w} \cdot \vec{u} et en déduire le signe de cette puissance instantanée en utilisant la condition \lambda_0 > 1.
  3. Conclure sur le signe de la puissance moyenne sur un tour et discuter l'effet de C_D sur les performances globales de l'éolienne.
Voir la réponse courte

Intégration de la puissance résistive de traînée sur un tour : travail strictement négatif diminuant le rendement global.

Voir le corrigé complet

La force de traînée exercée sur la pale n°1 s'écrit :

\vec{F}_{D,1} = \frac{1}{2} C_D \rho_{\text{air}} S w^2 \vec{t} = \frac{1}{2} C_D \rho_{\text{air}} S w \vec{w}

où \vec{t} = \frac{\vec{w}}{w} est le vecteur unitaire colinéaire et de même sens que la vitesse relative \vec{w}.

Le point d'application P_1 se déplace dans le référentiel terrestre \mathcal{R}_0 à la vitesse \vec{u} = R\omega \vec{e}_\theta. La puissance mécanique instantanée développée par la traînée sur cette pale est donc :

\mathcal{P}_{D,1} = \vec{F}_{D,1} \cdot \vec{u} = \frac{1}{2} C_D \rho_{\text{air}} S w \, (\vec{w} \cdot \vec{u})

Or, par définition de la vitesse relative \vec{w} = \vec{v}_0 - \vec{u}, et sachant que \vec{v}_0 = v_0 \vec{e}_x = v_0(\cos\theta\vec{e}_r - \sin\theta\vec{e}_\theta), le produit scalaire vaut :

\begin{aligned} \vec{w} \cdot \vec{u} &= (\vec{v}_0 - \vec{u}) \cdot \vec{u} = \vec{v}_0 \cdot \vec{u} - u^2 \\ &= - v_0 R\omega \sin\theta - (R\omega)^2 \\ &= - v_0 R\omega (\sin\theta + \lambda_0) \end{aligned}

car \lambda_0 = \frac{R\omega}{v_0}. On en déduit l'expression de la puissance instantanée :

\mathcal{P}_{D,1}(\theta) = -\frac{1}{2} C_D \rho_{\text{air}} S R\omega v_0 \, w(\theta) (\lambda_0 + \sin\theta)

Dans les conditions de fonctionnement de l'éolienne, \lambda_0 = \frac{\lambda}{1-a} = \frac{2{,}4}{1-0{,}37} \approx 3{,}81 > 1. Ainsi :

\forall \theta \in [0, 2\pi], \quad \lambda_0 + \sin\theta \ge \lambda_0 - 1 > 0

Comme C_D > 0, \rho_{\text{air}} > 0, S > 0, R\omega > 0, v_0 > 0 et w(\theta) > 0, la puissance instantanée est strictement négative à chaque instant : \mathcal{P}_{D,1}(\theta) < 0.

La puissance moyenne de la force de traînée sur un tour, qu'on considère une pale ou l'ensemble des trois pales, est donc strictement négative :

\boxed{\langle \mathcal{P}_D \rangle = \frac{1}{2\pi} \int_0^{2\pi} \mathcal{P}_D(\theta) \, \mathrm{d}\theta < 0}

Discussion de l'influence de C_D :

  • La force de traînée est une force résistive qui dissipe de l'énergie mécanique par frottements aérodynamiques.
  • La puissance moyenne totale récupérable par le rotor vaut \mathcal{P}_{\text{tot}} = \mathcal{P}_L + \langle \mathcal{P}_D \rangle = \mathcal{P}_L - |\langle \mathcal{P}_D \rangle| < \mathcal{P}_L. La prise en compte d'un coefficient de traînée non nul C_D > 0 entraîne donc une diminution de la puissance mécanique utile et abaisse le rendement énergétique \eta.
  • Comme les pertes par traînée croissent en w^3 \sim (R\omega)^3 aux grands TSR (\lambda \gg 1), le choix d'un profil très profilé à faible traînée (tel que le NACA 0012) et à fort rapport de finesse \frac{C_L}{C_D} est primordial pour maximiser l'énergie extraite.

Résultat

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Partie III : Générateur

A

Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique ; Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : théorème d'ampère, entrefer

Montrer que le champ magnétique dans l'entrefer a pour intensité :

et préciser son sens en fonction de l'angle .

Voir l'indice

Appliquer le théorème d'Ampère le long d'une ligne de champ fermée traversant les deux entrefers en utilisant la nullité du champ dans le matériau ferromagnétique idéal (\mu_r \to \infty).

Voir la stratégie
  1. Exploiter les symétries et les propriétés du matériau ferromagnétique doux (\mu_r \to \infty) pour annuler le champ d'excitation magnétique \vec{H} dans le fer du stator et du rotor.
  2. Appliquer le théorème d'Ampère sur une ligne de champ fermée bien choisie traversant l'entrefer en deux points symétriques et enlaçant le courant I.
  3. En déduire l'intensité B_0 et utiliser la règle du tire-bouchon (ou de la main droite) pour préciser le sens de \vec{B} selon l'angle \theta.
Voir la réponse courte

Application du théorème d'Ampère le long d'une ligne de champ traversant deux fois l'entrefer en négligeant la réluctance du fer.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS), appliquons le théorème d'Ampère au champ d'excitation magnétique \vec{H} tel que \vec{B} = \mu_0 \mu_r \vec{H}.

  • Dans le ferromagnétique (rotor et stator) : la perméabilité relative étant supposée infinie (\mu_r \to \infty) avec un champ \vec{B} d'intensité finie, le champ d'excitation magnétique y est négligeable :

    \vec{H}_{\text{fer}} = \frac{\vec{B}}{\mu_0 \mu_r} \approx \vec{0}
  • Dans l'entrefer (air, µ_r = 1) : le champ est radial et uniforme sur la faible épaisseur e \ll D_i :

    \vec{B}(\theta) = B(\theta)\,\vec{e}_r \quad \text{et} \quad \vec{H}(\theta) = \frac{B(\theta)}{\mu_0}\,\vec{e}_r

Par conservation du flux magnétique à travers le rotor et par symétrie par rapport au plan (yOz) de la spire, le champ magnétique dans l'entrefer a une amplitude uniforme B_0. D'après la règle de la main droite appliquée au courant I (circulant selon +\vec{e}_z en \theta = \pi/2 et selon -\vec{e}_z en \theta = -\pi/2) :

  • pour x > 0, c'est-à-dire \theta \in \left]-\frac{\pi}{2}, \frac{\pi}{2}\right[, le champ sort du stator : \vec{B}(\theta) = + B_0\,\vec{e}_r (centrifuge) ;
  • pour x < 0, c'est-à-dire \theta \in \left]\frac{\pi}{2}, \frac{3\pi}{2}\right[, le champ rentre dans le stator : \vec{B}(\theta) = - B_0\,\vec{e}_r (centripète).

Considérons un contour fermé orienté \mathcal{C} composé de :

  1. la traversée de l'entrefer à une position angulaire \theta_1 \in \left]-\frac{\pi}{2}, \frac{\pi}{2}\right[, du stator vers le rotor selon +\vec{e}_r (longueur e) ;
  2. un arc dans le rotor jusqu'à \theta_2 \in \left]\frac{\pi}{2}, \frac{3\pi}{2}\right[ (où \vec{H} = \vec{0}) ;
  3. la traversée de l'entrefer à la position \theta_2, du rotor vers le stator selon -\vec{e}_r (longueur e) ;
  4. un arc de retour dans le stator jusqu'à \theta_1 (où \vec{H} = \vec{0}).

Ce contour fermé enlace une seule fois le courant I du conducteur situé en \theta = \pi/2. Le théorème d'Ampère s'écrit :

\begin{aligned} \oint_{\mathcal{C}} \vec{H}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} &= I_{\text{enlacé}} = I \\ \int_{\text{entrefer } 1} \frac{B_0}{\mu_0}\,\mathrm{d}r + \int_{\text{rotor}} \vec{0}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} + \int_{\text{entrefer } 2} \left(-\frac{B_0}{\mu_0}\vec{e}_r\right)\cdot(-\mathrm{d}r\,\vec{e}_r) + \int_{\text{stator}} \vec{0}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} &= I \\ \frac{B_0}{\mu_0}e + \frac{B_0}{\mu_0}e &= I \end{aligned}

On en déduit :

\boxed{ B_0 = \frac{\mu_0 I}{2e} }

Sens du champ magnétique :

\boxed{ \vec{B}(\theta) = \begin{cases} + B_0\,\vec{e}_r \quad \text{(orienté vers l'extérieur, centrifuge)} & \text{pour } \theta \in \left]-\frac{\pi}{2}, \frac{\pi}{2}\right[ \\ - B_0\,\vec{e}_r \quad \text{(orienté vers l'intérieur, centripète)} & \text{pour } \theta \in \left]\frac{\pi}{2}, \frac{3\pi}{2}\right[ \end{cases} }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Soignez votre démonstration en détaillant l'utilisation des hypothèses, les symétries, le théorème d'Ampère et son contour orienté.

« À la question 17 (démonstration de l’expression de l’intensité du champ magnétique dans l’entrefer), le jury a attribué au moins trois quarts des points dans 12 % des copies et 4 % obtiennent la note maximale. »

« Les démonstrations proposées sont en général trop peu soignées. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : champ magnétique, superposition

On enroule autour du stator une deuxième spire parcourue par le même courant , dans un plan de vecteur normal orienté selon . Tracer la courbe représentative du champ magnétique total dans l'entrefer en fonction de .

Voir l'indice

Superposer les deux champs radiaux en créneaux d'amplitude B_0 produits respectivement par chaque spire orthogonale et tracer la courbe résultante en escalier à trois niveaux.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression du champ radial B_1(\theta) créé dans l'entrefer par la première spire étudiée à la question Q17.
  2. En déduire par rotation de \pi/2 l'expression du champ radial B_2(\theta) créé par la deuxième spire dont le vecteur normal est orienté selon \vec{e}_y.
  3. Utiliser le théorème de superposition pour sommer les deux contributions et tracer l'allure de la composante radiale résultante B(\theta) sur une période angulaire [0, 2\pi].
Voir la réponse courte

Tracé par morceaux du champ radial résultant de la superposition des deux spires orthogonales en créneaux.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q17, la première spire, située dans le plan (y, z) de vecteur normal orienté selon \vec{e}_x, crée dans l'entrefer un champ magnétique purement radial et uniforme en norme valant B_0 = \frac{\mu_0 I}{2e}, dont le sens dépend du demi-espace considéré :

  • pour \theta \in \left]-\frac{\pi}{2}, \frac{\pi}{2}\right[ (soit x > 0), le champ est centrifuge : B_1(\theta) = +B_0 ;
  • pour \theta \in \left]\frac{\pi}{2}, \frac{3\pi}{2}\right[ (soit x < 0), le champ est centripète : B_1(\theta) = -B_0.

On peut ainsi écrire : B_1(\theta) = B_0 \operatorname{sgn}(\cos\theta).

La deuxième spire est parcourue par le même courant I, mais disposée dans le plan (x, z) de vecteur normal orienté selon \vec{e}_y. Elle se déduit géométriquement de la première spire par une rotation d'angle +\frac{\pi}{2} autour de l'axe Oz. Le champ B_2(\theta) = \vec{B}_2 \cdot \vec{e}_r s'en déduit par translation angulaire :

B_2(\theta) = B_1\left(\theta - \frac{\pi}{2}\right) = B_0 \operatorname{sgn}\left(\cos\left(\theta - \frac{\pi}{2}\right)\right) = B_0 \operatorname{sgn}(\sin\theta)

Soit explicitement :

  • pour \theta \in ]0, \pi[ (soit y > 0), B_2(\theta) = +B_0 ;
  • pour \theta \in ]\pi, 2\pi[ (soit y < 0), B_2(\theta) = -B_0.

Dans le cadre de l'approximation des régimes quasi-stationnaires et en supposant les matériaux magnétiques linéaires non saturés, le théorème de superposition donne le champ total dans l'entrefer :

B(\theta) = B_1(\theta) + B_2(\theta)

En évaluant cette somme quart de cercle par quart de cercle :

\boxed{ B(\theta) = \begin{cases} +2 B_0 & \text{pour } \theta \in \left]0, \frac{\pi}{2}\right[ \\[1ex] 0 & \text{pour } \theta \in \left]\frac{\pi}{2}, \pi\right[ \\[1ex] -2 B_0 & \text{pour } \theta \in \left]\pi, \frac{3\pi}{2}\right[ \\[1ex] 0 & \text{pour } \theta \in \left]\frac{3\pi}{2}, 2\pi\right[ \end{cases} }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Expliquez la démarche de construction de votre courbe sous peine de voir votre tracé invalidé.

« Trop de graphes ont été tracés sans explication et sont donc rarement corrects. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : puissance électrique, champ magnétique

Dans cette question uniquement, l'enroulement statorique fournit une puissance électrique constante de sous une tension de et on a . Calculer la valeur de l'intensité du courant et en déduire l'intensité maximale du champ magnétique dans l'entrefer pour .

Voir l'indice

Calculer l'intensité efficace du courant à partir de la puissance électrique et de la tension efficace nominale, puis injecter cette valeur dans la formule (III.2) du champ statorique maximal.

Voir la réponse courte

Calcul du courant efficace par I = P/U, puis calcul de l'amplitude crête du champ magnétique dans l'entrefer.

Voir le corrigé complet

L'enroulement statorique fournissant une puissance électrique constante \mathcal{P}_{\text{elec}} sous une tension continue U, l'intensité I du courant électrique s'en déduit par :

\mathcal{P}_{\text{elec}} = U I \implies I = \frac{\mathcal{P}_{\text{elec}}}{U}

Avec \mathcal{P}_{\text{elec}} = 5{,}0\text{ kW} = 5{,}0 \times 10^3\text{ W} et U = 230\text{ V} :

I = \frac{5{,}0 \times 10^3}{230} \approx 21{,}7\text{ A} \approx 22\text{ A}
\boxed{I \approx 22\text{ A}}

D'après la relation (III.2), le champ magnétique statorique dans l'entrefer est radial et varie selon :

\vec{B}_s(I) = B_0(I) \cos\theta\,\vec{e}_r \quad \text{avec} \quad B_0(I) = \frac{N \mu_0 I}{2e}

L'intensité (ou norme) maximale de ce champ est atteinte aux positions angulaires où |\cos\theta| = 1 :

B_{\max} = B_0(I) = \frac{N \mu_0 I}{2e}

Avec N = 21, \mu_0 = 4\pi \times 10^{-7}\text{ T}\cdot\text{m}\cdot\text{A}^{-1}, e = 2\text{ mm} = 2 \times 10^{-3}\text{ m} et I = \frac{5000}{230}\text{ A} \approx 21{,}74\text{ A} :

\begin{aligned} B_{\max} &= \frac{21 \times 4\pi \times 10^{-7} \times 21{,}74}{2 \times 2 \times 10^{-3}} \\ &= 21 \times \pi \times 10^{-4} \times 21{,}74 \\ &\approx 0{,}143\text{ T} \end{aligned}
\boxed{B_{\max} \approx 0{,}14\text{ T} = 1{,}4 \times 10^2\text{ mT}}

Résultat

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B

Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : champ tournant, enroulement statorique

Comment peut-on réaliser l'enroulement créant le champ si l'on connait celui qui crée le champ ?

Voir l'indice

Expliquer qu'il suffit de décaler spatialement le deuxième enroulement d'un angle mécanique de \pi/2 par rotation autour de l'axe Oz par rapport au premier.

Voir la réponse courte

Décalage spatial de l'enroulement d'un angle mécanique de \pi/(2p) par rapport au premier enroulement.

Voir le corrigé complet

Les champs magnétiques créés dans l'entrefer par chacun des deux enroulements statoriques s'écrivent :

\begin{aligned} \vec{B}_{s1}(I) &= B_0(I)\cos(\theta)\,\vec{e}_r \\ \vec{B}_{s2}(I) &= B_0(I)\cos\left(\theta - \frac{\pi}{2}\right)\vec{e}_r \end{aligned}

La répartition spatiale du champ \vec{B}_{s2} se déduit de celle de \vec{B}_{s1} par une simple translation spatiale de l'angle \theta d'une valeur +\frac{\pi}{2} :

B_{s2}(\theta) = B_{s1}\left(\theta - \frac{\pi}{2}\right)
\boxed{\text{L'enroulement } 2 \text{ est identique à l'enroulement } 1\text{, décalé géométriquement d'un angle de } +\frac{\pi}{2}\text{ (soit } 90^\circ\text{) autour de l'axe } Oz.}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : champ tournant, théorème de ferraris

Déterminer la valeur de permettant de réaliser un champ dit « tournant » tel que :

et préciser l'expression de en fonction, entre autres, de .

Voir l'indice

Utiliser une relation de trigonométrie pour sommer les deux champs oscillants spatio-temporels et identifier la valeur du déphasage temporel \phi_2 produisant une onde progressive pure.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ magnétique statorique total \vec{B}_s = \vec{B}_{s1} + \vec{B}_{s2} créé par la superposition des deux enroulements.
  2. Développer la relation trigonométrique de la composante radiale en fonction de \cos\theta et \sin\theta.
  3. Identifier avec la forme demandée B_t \cos(\theta - \omega_s t) pour en déduire le déphasage \phi_2 et l'amplitude B_t.
Voir la réponse courte

Déphasage temporel de \phi_2 = -\pi/2 imposé entre les courants pour obtenir un champ statorique glissant d'amplitude B_t.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, les deux champs statoriques créés dans l'entrefer sont tous deux portés par \vec{e}_r :

\begin{aligned} \vec{B}_{s1} &= \frac{N \mu_0 I_1}{2e} \cos\theta \, \vec{e}_r = \frac{N \mu_0 I_s}{2e} \cos(\omega_s t) \cos\theta \, \vec{e}_r \\ \vec{B}_{s2} &= \frac{N \mu_0 I_2}{2e} \cos\left(\theta - \frac{\pi}{2}\right) \vec{e}_r = \frac{N \mu_0 I_s}{2e} \cos(\omega_s t - \phi_2) \sin\theta \, \vec{e}_r \end{aligned}

En posant B_{\max} = \dfrac{N \mu_0 I_s}{2e}, le champ statorique total résultant s'écrit :

\vec{B}_s = \vec{B}_{s1} + \vec{B}_{s2} = B_{\max} \Big[ \cos(\omega_s t) \cos\theta + \cos(\omega_s t - \phi_2) \sin\theta \Big] \vec{e}_r

Or, la forme souhaitée est un champ tournant se propageant dans le sens des \theta croissants :

\vec{B}_s = B_t \cos(\theta - \omega_s t) \, \vec{e}_r = B_t \Big[ \cos\theta \cos(\omega_s t) + \sin\theta \sin(\omega_s t) \Big] \vec{e}_r

Par identification terme à terme, cette égalité est vérifiée à tout instant t si et seulement si :

\begin{aligned} B_t &= B_{\max} = \frac{N \mu_0 I_s}{2e} \\ \cos(\omega_s t - \phi_2) &= \sin(\omega_s t) = \cos\left(\omega_s t - \frac{\pi}{2}\right) \end{aligned}

On en déduit :

\boxed{\phi_2 = \frac{\pi}{2}} \pmod{2\pi}

L'expression de l'amplitude B_t du champ tournant est alors :

\boxed{B_t = \frac{N \mu_0 I_s}{2e}}

Résultat

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C

Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : énergie magnétique, entrefer

Déterminer l'expression de l'énergie magnétique totale dans l'entrefer, notée , en fonction, entre autres, de , , et de .

Voir l'indice

Calculer l'intégrale spatiale de la densité volumique d'énergie magnétique B^2/(2\mu_0) dans l'entrefer en développant le carré du champ total \vec{B} = \vec{B}_s + \vec{B}_r.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ magnétique total dans l'entrefer en superposant les contributions statorique \vec{B}_s et rotorique \vec{B}_r.
  2. Exprimer la densité volumique d'énergie magnétique dans l'air de l'entrefer (assimilé au vide de perméabilité \mu_0).
  3. Intégrer cette densité sur le volume de l'entrefer en tirant parti de la faible épaisseur e \ll D_i.
Voir la réponse courte

Intégration volumique de la densité d'énergie magnétique B^2/(2\mu_0) dans tout le volume de l'entrefer en fonction de \phi_s et \phi_r.

Voir le corrigé complet

Le champ magnétique total dans l'entrefer est la superposition du champ tournant statorique \vec{B}_s (établi en Q21) et du champ rotorique \vec{B}_r :

\vec{B}_{\text{tot}} = \vec{B}_s + \vec{B}_r = \Big( B_t \cos(\theta - \phi_s) + B_r \cos(\theta - \phi_r) \Big) \vec{e}_r

avec B_t = \dfrac{N\mu_0 I_s}{2e}.

Dans l'entrefer, assimilé au vide, la densité volumique d'énergie magnétique s'écrit :

u_{\text{mag}}(\theta) = \frac{B_{\text{tot}}^2(\theta)}{2\mu_0}

Compte tenu de l'approximation de l'entrefer mince (e \ll D_i), le rayon est assimilable à R_i = D_i/2, et le volume élémentaire de l'entrefer s'écrit :

\mathrm{d}\tau = r\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}z \approx \frac{D_i}{2}\,e\,L_r\,\mathrm{d}\theta

L'énergie magnétique totale stockée dans l'entrefer s'obtient par intégration sur \theta \in [0, 2\pi] :

\mathcal{E}_{\text{mag}} = \iiint_{\text{entrefer}} \frac{B_{\text{tot}}^2}{2\mu_0}\,\mathrm{d}\tau = \frac{D_i e L_r}{4\mu_0} \int_0^{2\pi} B_{\text{tot}}^2(\theta)\,\mathrm{d}\theta

Développons le terme quadratique :

B_{\text{tot}}^2(\theta) = B_t^2 \cos^2(\theta - \phi_s) + B_r^2 \cos^2(\theta - \phi_r) + 2 B_t B_r \cos(\theta - \phi_s)\cos(\theta - \phi_r)

En intégrant terme à terme sur une période 2\pi :

\begin{aligned} \int_0^{2\pi} \cos^2(\theta - \phi_s)\,\mathrm{d}\theta &= \pi \\ \int_0^{2\pi} \cos^2(\theta - \phi_r)\,\mathrm{d}\theta &= \pi \\ \int_0^{2\pi} \cos(\theta - \phi_s)\cos(\theta - \phi_r)\,\mathrm{d}\theta &= \frac{1}{2} \int_0^{2\pi} \Big(\cos(2\theta - \phi_s - \phi_r) + \cos(\phi_r - \phi_s)\Big)\,\mathrm{d}\theta = \pi \cos(\phi_r - \phi_s) \end{aligned}

Il vient ainsi :

\int_0^{2\pi} B_{\text{tot}}^2(\theta)\,\mathrm{d}\theta = \pi \Big( B_t^2 + B_r^2 + 2 B_t B_r \cos(\phi_r - \phi_s) \Big)

En remplaçant B_t = \dfrac{N\mu_0 I_s}{2e}, le terme d'interaction magnétique prend la forme :

\frac{D_i e L_r}{4\mu_0} \times 2\pi B_t B_r \cos(\phi_r - \phi_s) = \frac{\pi N D_i L_r B_r I_s}{4} \cos(\phi_r - \phi_s)

On obtient finalement l'expression de l'énergie magnétique totale dans l'entrefer :

\boxed{\mathcal{E}_{\text{mag}} = \frac{\pi D_i e L_r}{4\mu_0}\left[ \left(\frac{N\mu_0 I_s}{2e}\right)^2 + B_r^2 \right] + \frac{\pi N D_i L_r B_r I_s}{4} \cos(\phi_r - \phi_s)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question discriminante pour laquelle la maîtrise du cours et la rigueur dans le calcul intégral permettent d'obtenir le résultat.

« Cette question a été assez discriminante. Les candidats qui connaissaient leur cours et qui ont progressé avec rigueur ont obtenu la bonne réponse. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : couple électromagnétique, énergie magnétique

En déduire l'expression du couple exercé sur le rotor, donné par .

Voir l'indice

Appliquer la formule du couple électromagnétique par dérivation partielle de l'énergie magnétique totale par rapport à l'angle de rotation du rotor \phi_r.

Voir la stratégie
  1. Reprendre l'expression de l'énergie magnétique \mathcal{E}_{\text{mag}} établie à la question précédente en identifiant les termes dépendants de la position angulaire du rotor \phi_r.
  2. Dériver \mathcal{E}_{\text{mag}} par rapport à la coordonnée généralisée \phi_r selon la relation fournie par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Dérivation de l'énergie magnétique par rapport à la position angulaire du rotor \phi_r pour trouver le couple électromagnétique.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q22, l'énergie magnétique emmagasinée dans l'entrefer s'écrit :

\mathcal{E}_{\text{mag}} = \frac{\pi D_i e L_r}{4\mu_0}\left( B_t^2 + B_r^2 \right) + \frac{\pi N D_i L_r B_r I_s}{4} \cos(\phi_r - \phi_s)

où seuls le terme de couplage dépend de l'angle \phi_r, les grandeurs géométriques ainsi que les amplitudes B_t, B_r et l'intensité I_s étant indépendantes de \phi_r.

En dérivant directement par rapport à \phi_r, on obtient :

\Gamma = \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\text{mag}}}{\mathrm{d}\phi_r} = -\frac{\pi N D_i L_r B_r I_s}{4} \sin(\phi_r - \phi_s)

En introduisant l'amplitude du champ statorique tournant B_t = \dfrac{N\mu_0 I_s}{2e}, cette relation peut également s'écrire :

\Gamma = -\frac{\pi D_i e L_r}{2\mu_0} B_t B_r \sin(\phi_r - \phi_s)
\boxed{\Gamma = -\frac{\pi N D_i L_r B_r I_s}{4} \sin(\phi_r - \phi_s)}

Résultat

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : couple électromagnétique

Calculer la valeur maximale possible de la valeur absolue du couple pour et .

Voir l'indice

Majorer la fonction sinus à 1 dans l'expression du couple électromagnétique pour en obtenir la valeur crête maximale possible.

Voir la réponse courte

Recherche de la valeur maximale du sinus dans l'expression du couple et calcul numérique direct.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question Q23, le couple exercé sur le rotor s'écrit :

\Gamma = -\frac{\pi N D_i L_r B_r I_s}{4} \sin(\phi_r - \phi_s)

avec l'angle de calage \delta = \phi_r - \phi_s = \text{cste} > 0.

La valeur absolue de ce couple est donc :

|\Gamma| = \frac{\pi N D_i L_r B_r I_s}{4} |\sin\delta|

Le couple maximal en valeur absolue est atteint pour |\sin\delta| = 1, soit pour un calage optimal \delta = \frac{\pi}{2} :

\boxed{|\Gamma|_{\max} = \frac{\pi N D_i L_r B_r I_s}{4}}

D'après les données de l'énoncé :

  • N = 21 ;
  • D_i = 530\text{ mm} = 0{,}530\text{ m} ;
  • L_r = 300\text{ mm} = 0{,}300\text{ m} ;
  • I_s = 22\text{ A} ;
  • B_r = 1{,}2\text{ T}.

L'application numérique donne :

\begin{aligned} |\Gamma|_{\max} &= \frac{\pi \times 21 \times 0{,}530 \times 0{,}300 \times 1{,}2 \times 22}{4} \\ &\approx 69\text{ N}\cdot\text{m} \end{aligned}
\boxed{|\Gamma|_{\max} \approx 69\text{ N}\cdot\text{m}}

Résultat

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D

Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique ; Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : force électromotrice induite, loi de faraday

Justifier qualitativement les expressions précédentes.

Voir l'indice

Exprimer le flux du champ magnétique rotorique à travers un enroulement statorique en fonction de \phi_r, puis lui appliquer la loi de Faraday E = -\mathrm{d}\Phi/\mathrm{d}t avec \phi_r = \omega_r t.

Voir la stratégie

Pour justifier qualitativement les expressions des forces électromotrices (f.é.m.) E_1 et E_2 :

  1. Identifier le phénomène physique à l'origine de ces féms (loi de Faraday / induction liée à la rotation du rotor).
  2. Justifier la forme fonctionnelle (sinus, cosinus et signes) à partir de la variation temporelle des flux magnétiques reçus par les enroulements.
  3. Justifier la proportionnalité de l'amplitude aux grandeurs physiques (N, B_r, \omega_r, dimensions géométriques D_i et L_r).
Voir la réponse courte

Variation temporelle du flux magnétique rotorique à travers les enroulements statoriques fixes induisant une f.é.m. sinusoïdale.

Voir le corrigé complet

1. Origine physique et loi de Faraday

Le champ magnétique \vec{B}_r = B_r \cos(\theta - \phi_r)\,\vec{e}_r est produit par les aimants permanents du rotor en rotation à la pulsation \omega_r = \frac{\mathrm{d}\phi_r}{\mathrm{d}t}. Les enroulements statoriques étant fixes dans le référentiel d'étude, ils sont traversés par un flux magnétique variable au cours du temps, ce qui donne naissance à une force électromotrice induite selon la loi de Faraday :

E = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}\phi_r} \frac{\mathrm{d}\phi_r}{\mathrm{d}t} = -\omega_r \frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}\phi_r}

2. Dépendance angulaire et signes

  • Enroulement n°1 : D'après la question Q18 et l'expression (III.2), cet enroulement présente un couplage magnétique maximal avec un champ orienté selon \theta = 0. Le flux \Phi_1(\phi_r) intercepté par cet enroulement est maximal lorsque le champ du rotor pointe selon cet axe (\phi_r = 0), et varie sinusoïdalement selon :

    \Phi_1(\phi_r) = \Phi_{\max} \cos(\phi_r)

    La f.é.m. induite vaut alors :

    E_1 = -\frac{\mathrm{d}\Phi_1}{\mathrm{d}t} = -\omega_r \frac{\mathrm{d}\Phi_1}{\mathrm{d}\phi_r} = \omega_r \Phi_{\max} \sin(\phi_r)

    ce qui justifie le facteur en \sin(\phi_r).

  • Enroulement n°2 : Cet enroulement est identique au premier mais décalé géométriquement de +\pi/2 le long de la périphérie du stator. Le flux intercepté est donc maximal lorsque \phi_r = \pi/2 :

    \Phi_2(\phi_r) = \Phi_{\max} \cos\left(\phi_r - \frac{\pi}{2}\right) = \Phi_{\max} \sin(\phi_r)

    La f.é.m. induite vaut donc :

    E_2 = -\frac{\mathrm{d}\Phi_2}{\mathrm{d}t} = -\omega_r \frac{\mathrm{d}\Phi_2}{\mathrm{d}\phi_r} = -\omega_r \Phi_{\max} \cos(\phi_r)

    ce qui justifie la présence du signe négatif et du facteur en \cos(\phi_r). Le décalage spatial de \pi/2 entre les deux enroulements se traduit par une quadrature de phase temporelle (\pi/2) entre E_1 et E_2.

3. Amplitude de la f.é.m.

L'amplitude E_0 = \frac{\pi N D_i L_r B_r}{4}\omega_r s'interprète naturellement :

  • Elle est proportionnelle au nombre de spires effectif N de l'enroulement ;
  • Elle est proportionnelle à la surface de couplage entre rotor et stator, qui s'écrit de manière proportionnelle à la surface de l'alésage statorique \mathcal{S}_{\text{stator}} = \pi D_i L_r ;
  • Elle est proportionnelle à l'amplitude du champ magnétique inducteur B_r ;
  • Elle est proportionnelle à la pulsation mécanique de rotation \omega_r, conformément à la dérivation temporelle imposée par la loi de Faraday.
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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique ; Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : loi d'ohm en complexe, impédance

Déterminer, en notation complexe, les expressions des amplitudes complexes des intensités et .

Voir l'indice

Écrire la loi d'Ohm en régime sinusoïdal établi dans chaque circuit fermé contenant la f.e.m. induite, l'impédance interne du bobinage (R+\mathrm{j}L\omega) et la charge résistive R_u.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi des mailles au schéma électrique équivalent d'un enroulement statorique (figure 9) pour établir l'équation différentielle régissant le courant I.
  2. Passer en notation complexe en régime sinusoïdal établi à la pulsation \omega_r.
  3. Exprimer les amplitudes complexes \underline{E}_1 et \underline{E}_2 associées aux forces électromotrices E_1(t) et E_2(t), puis en déduire \underline{I}_1 et \underline{I}_2.
Voir la réponse courte

Calcul des courants statoriques complexes en divisant les f.é.m. induites par l'impédance totale R_u + jL\omega.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 9, le circuit d'un enroulement statorique forme une maille unique comprenant la source de force électromotrice E, la résistance interne R, l'auto-inductance L et la résistance de charge R_u. En convention générateur pour la f.e.m. E et récepteur pour les dipôles passifs, la loi des mailles s'écrit :

E - R I - L \frac{\mathrm{d}I}{\mathrm{d}t} - R_u I = 0 \iff (R + R_u) I + L \frac{\mathrm{d}I}{\mathrm{d}t} = E

L'impédance totale de la maille à la pulsation \omega_r est donc :

\underline{Z} = R + R_u + \mathrm{j} L \omega_r

En régime sinusoïdal établi à la pulsation \omega_r, la relation entre l'amplitude complexe de l'intensité \underline{I} et celle de la force électromotrice \underline{E} est donnée par la loi d'Ohm généralisée :

\underline{I} = \frac{\underline{E}}{\underline{Z}} = \frac{\underline{E}}{R + R_u + \mathrm{j} L \omega_r}

Posons E_0 = \dfrac{\pi N D_i L_r B_r}{4} \omega_r. En choisissant l'origine des temps telle que \phi_r(t) = \omega_r t, les expressions instantanées des f.e.m. données en s'écrivent :

\begin{aligned} E_1(t) &= E_0 \sin(\omega_r t) = E_0 \cos\left(\omega_r t - \frac{\pi}{2}\right) = \mathrm{Re}\left( -\mathrm{j} E_0 \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega_r t} \right) \\ E_2(t) &= -E_0 \cos(\omega_r t) = E_0 \cos(\omega_r t + \pi) = \mathrm{Re}\left( -E_0 \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega_r t} \right) \end{aligned}

Les amplitudes complexes associées aux f.e.m. sont donc :

\underline{E}_1 = -\mathrm{j} E_0 \quad \text{et} \quad \underline{E}_2 = -E_0 = -\mathrm{j} \underline{E}_1 = \underline{E}_1 \mathrm{e}^{-\mathrm{j}\pi/2}

On en déduit immédiatement les amplitudes complexes des intensités \underline{I}_1 et \underline{I}_2 :

\boxed{\underline{I}_1 = \frac{-\mathrm{j}\,\dfrac{\pi N D_i L_r B_r}{4} \omega_r}{R + R_u + \mathrm{j} L \omega_r}}
\boxed{\underline{I}_2 = \frac{-\dfrac{\pi N D_i L_r B_r}{4} \omega_r}{R + R_u + \mathrm{j} L \omega_r} = -\mathrm{j}\underline{I}_1}

Résultat

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Question 27

DifficileTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : champ statorique, couple électromagnétique

En déduire l'expression du champ magnétique statorique puis celle du couple exercé sur le rotor.

Voir l'indice

Exprimer le champ tournant résultant créé par les courants d'induit déphasés, identifier le décalage angulaire entre le champ rotorique et le champ statorique, et en déduire le couple résistant.

Voir la stratégie
  1. Reconstituer les expressions temporelles des courants statoriques I_1(t) et I_2(t) à partir des amplitudes complexes obtenues en Q26.
  2. Exprimer le champ magnétique statorique total \vec{B}_s = \vec{B}_{s1} + \vec{B}_{s2} et identifier la direction \phi_s de son maximum.
  3. Utiliser la formule du couple établie en Q23 pour calculer \Gamma en fonction de l'angle \delta = \phi_r - \phi_s.
Voir la réponse courte

Somme des composantes de champ magnétique créées par les courants statoriques et calcul du couple de freinage électromagnétique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q26, l'impédance équivalente de chaque phase statorique s'écrit :

\underline{Z} = (R + R_u) + \mathrm{j} L\omega_r = Z\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\psi} \quad\text{avec}\quad Z = \sqrt{(R+R_u)^2 + (L\omega_r)^2} \quad\text{et}\quad \tan\psi = \frac{L\omega_r}{R+R_u}

avec \psi \in [0, \pi/2[. Les forces électromotrices instantanées données par l'énoncé s'écrivent :

\begin{aligned} E_1(t) &= E_0 \sin(\phi_r) = E_0 \cos\left(\phi_r - \frac{\pi}{2}\right) \\ E_2(t) &= -E_0 \cos(\phi_r) = E_0 \cos\left(\phi_r - \pi\right) = E_0 \sin\left(\phi_r - \frac{\pi}{2}\right) \end{aligned}

où l'amplitude de la f.e.m. est E_0 = \dfrac{\pi N D_i L_r B_r}{4}\,\omega_r. En régime sinusoïdal établi, les courants réels circulant dans les phases 1 et 2 sont donc :

\begin{aligned} I_1(t) &= I_s \cos\left(\phi_r - \frac{\pi}{2} - \psi\right) \\ I_2(t) &= I_s \cos\left(\phi_r - \pi - \psi\right) = I_s \sin\left(\phi_r - \frac{\pi}{2} - \psi\right) \end{aligned}

avec une amplitude de courant statorique :

I_s = \frac{E_0}{Z} = \frac{\pi N D_i L_r B_r \omega_r}{4\sqrt{(R+R_u)^2 + (L\omega_r)^2}}

Expression du champ magnétique statorique Les deux enroulements étant en quadrature spatiale, le champ statorique total dans l'entrefer est :

\begin{aligned} \vec{B}_s &= \vec{B}_{s1} + \vec{B}_{s2} = \left[ B_0(I_1)\cos\theta + B_0(I_2)\cos\left(\theta - \frac{\pi}{2}\right) \right] \vec{e}_r \\ &= \frac{N\mu_0}{2e} \left[ I_1(t)\cos\theta + I_2(t)\sin\theta \right] \vec{e}_r \end{aligned}

En posant l'angle \phi_s = \phi_r - \dfrac{\pi}{2} - \psi, on a I_1(t) = I_s \cos\phi_s et I_2(t) = I_s \sin\phi_s. On en déduit :

\vec{B}_s = \frac{N\mu_0 I_s}{2e} \left( \cos\theta \cos\phi_s + \sin\theta \sin\phi_s \right) \vec{e}_r
\boxed{\vec{B}_s = B_t \cos(\theta - \phi_s)\,\vec{e}_r \quad \text{avec} \quad B_t = \frac{N\mu_0 I_s}{2e} \quad \text{et} \quad \phi_s = \phi_r - \frac{\pi}{2} - \psi}

Expression du couple exercé sur le rotor D'après le résultat de la question Q23, le couple électromagnétique exercé sur le rotor vaut :

\Gamma = -\frac{\pi N D_i L_r B_r I_s}{4} \sin(\phi_r - \phi_s)

Le déphasage spatial entre rotor et stator s'écrit ici :

\delta = \phi_r - \phi_s = \frac{\pi}{2} + \psi

Par conséquent :

\sin(\phi_r - \phi_s) = \sin\left(\frac{\pi}{2} + \psi\right) = \cos\psi

Comme \cos\psi = \dfrac{R + R_u}{Z}, on obtient pour le couple :

\boxed{\Gamma = -\frac{\pi N D_i L_r B_r I_s}{4} \cos\psi = -\left(\frac{\pi N D_i L_r B_r}{4}\right)^2 \frac{\omega_r (R + R_u)}{(R + R_u)^2 + (L\omega_r)^2}}

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : couple mécanique, conservation de la puissance

Calculer la valeur du couple mécanique exercé par l'écoulement de l'air sur l'éolienne pour fournir une puissance moyenne de à la charge de résistance sous une tension efficace de à la fréquence de .

Voir l'indice

Calculer le courant efficace appelé par la charge pour fournir la puissance demandée, déterminer la puissance électromagnétique totale incluant les pertes Joule internes, puis diviser par la vitesse angulaire \omega_r = 2\pi f.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le courant efficace I_{\mathrm{eff}} débité dans la charge de résistance R_u à partir de la tension efficace U = 230\text{ V} et de la puissance moyenne \mathcal{P}_u = 5{,}0\text{ kW}.
  2. Effectuer le bilan de puissance active pour un enroulement statorique en tenant compte des pertes Joule dans sa résistance interne R = 1\,\Omega, puis en déduire la puissance électromagnétique totale convertie par le générateur diphasé.
  3. Relier la pulsation mécanique du rotor \omega_r à la fréquence électrique f = 50\text{ Hz} (pour p = 1), puis en déduire le couple mécanique moteur \Gamma_{\text{méca}} exercé par le vent en régime permanent.
Voir la réponse courte

Égalité de la puissance mécanique fournie et de la puissance électrique utile pour déduire le couple \Gamma_m = P/\Omega_r.

Voir le corrigé complet

Considérons le circuit équivalent d'un enroulement statorique fermé sur la charge résistive R_u (figure 9). La puissance active moyenne reçue par la résistance R_u sous une tension sinusoïdale de valeur efficace U = 230\text{ V} s'écrit :

\mathcal{P}_u = U I_{\mathrm{eff}} = R_u I_{\mathrm{eff}}^2

L'intensité efficace du courant traversant l'enroulement vaut donc :

I_{\mathrm{eff}} = \frac{\mathcal{P}_u}{U} = \frac{5{,}0 \times 10^3}{230} \approx 21{,}74\text{ A}

L'inductance pure L ne consomme aucune puissance active en moyenne. En revanche, la résistance interne R = 1\,\Omega du stator dissipe par effet Joule une puissance moyenne :

\mathcal{P}_J = R I_{\mathrm{eff}}^2 = 1{,}0 \times (21{,}74)^2 \approx 473\text{ W}

La puissance électromagnétique moyenne fournie par les forces électromotrices induites pour un enroulement est ainsi :

\mathcal{P}_{e,1} = \mathcal{P}_u + \mathcal{P}_J = 5\,000 + 473 = 5\,473\text{ W} \approx 5{,}47\text{ kW}

Le générateur étant constitué de deux enroulements diphasés identiques (étudiés aux questions Q20 à Q27) fonctionnant de façon symétrique, la puissance électromagnétique totale convertie vaut :

\mathcal{P}_{\mathrm{em}} = 2\,\mathcal{P}_{e,1} = 2 \times 5\,473 \approx 10{,}95\text{ kW}

(Cette valeur de 10\text{ kW} utile est en parfait accord avec la puissance nominale de l'éolienne FAIRWIND 10 kW).

Le couple résistant électromagnétique exercé sur le rotor vérifie -\Gamma \omega_r = \mathcal{P}_{\mathrm{em}} (comme établi à la question Q27). À ce stade de l'étude (avant l'introduction de p=12 paires de pôles en Q29), la machine possède p = 1 paire de pôles, d'où l'égalité entre la pulsation mécanique et la pulsation électrique :

\omega_r = \omega_s = 2\pi f = 2\pi \times 50 = 100\pi \approx 314{,}2\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

En régime permanent à vitesse de rotation constante, le couple mécanique \Gamma_{\text{méca}} exercé par le vent sur l'éolienne compense exactement le couple résistant électromagnétique (\Gamma_{\text{méca}} + \Gamma = 0), ce qui donne :

\Gamma_{\text{méca}} = -\Gamma = \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{em}}}{\omega_r}

Application numérique :

\Gamma_{\text{méca}} = \frac{10{,}95 \times 10^3}{314{,}2} \approx 34{,}8\text{ N}\cdot\text{m}
\boxed{\Gamma_{\text{méca}} \approx 35\text{ N}\cdot\text{m}}

Remarque : si l'on interprétait les 5\text{ kW} comme la puissance utile totale délivrée par les deux phases réunies (ou pour un seul enroulement connecté), le couple serait divisé par 2, soit \Gamma_{\text{méca}} \approx 17{,}4\text{ N}\cdot\text{m}.

Résultat

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Application numérique

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : condition de synchronisme, pulsation de synchronisme

Déterminer la valeur de la pulsation de rotation du rotor pour laquelle la fréquence fondamentale du courant électrique produit en régime sinusoïdal établi est pour .

Voir l'indice

Utiliser la relation fondamentale liant la pulsation électrique du courant induit à la vitesse mécanique de rotation et au nombre de paires de pôles : \omega_s = p\,\omega_r.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ magnétique \vec{B}_r en fonction de l'angle mécanique de rotation du rotor \theta_r(t) pour identifier la relation entre \phi_r et \theta_r.
  2. En déduire la pulsation électrique \omega_e des grandeurs induites au stator en fonction du nombre de paires de pôles p et de la pulsation mécanique \omega_r.
  3. Calculer numériquement \omega_r pour f = 50\text{ Hz} et p = 12.
Voir la réponse courte

Relation de synchronisme \omega_s = p\Omega_r reliant la pulsation des courants statoriques à la vitesse mécanique du rotor.

Voir le corrigé complet

Le champ magnétique produit par le rotor dans l'entrefer s'écrit :

\vec{B}_r = B_r \cos(p\theta - \phi_r)\,\vec{e}_r

Puisque ce champ est solidaire du rotor en rotation mécanique à la vitesse angulaire \omega_r = \dot{\theta}_r, la rotation d'un angle mécanique \theta_r(t) = \omega_r t décale spatialement la répartition de champ d'un angle \theta_r. La dépendance spatiale s'écrit donc :

p(\theta - \theta_r) = p\theta - p\omega_r t

Par identification avec l'argument p\theta - \phi_r, il vient :

\phi_r(t) = p\,\theta_r(t) = p\,\omega_r t

D'après l'étude précédente (question Q25), les forces électromotrices et les courants induits oscillent à la pulsation électrique :

\omega_e = \frac{\mathrm{d}\phi_r}{\mathrm{d}t} = p\,\omega_r

La fréquence fondamentale f du courant électrique produit s'exprime donc par :

f = \frac{\omega_e}{2\pi} = \frac{p\,\omega_r}{2\pi}

On en déduit l'expression de la pulsation mécanique de rotation du rotor :

\omega_r = \frac{2\pi f}{p}

Avec f = 50\text{ Hz} et p = 12 :

\omega_r = \frac{2\pi \times 50}{12} = \frac{25\pi}{3}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \approx 26{,}2\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{\omega_r = \frac{2\pi f}{p} \approx 26{,}2\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Partie IV : Aimants des rotors

A · Extraction du néodyme

Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : fraction massique, bilan de matière

Quelle masse de néodyme est contenue dans une tonne de monazite provenant de la mine australienne de Mount Weld ?

Voir l'indice

Calculer d'abord la masse totale d'oxydes de terres rares dans une tonne de minerai, en déduire la masse d'oxyde \mathrm{Nd}_2\mathrm{O}_3, puis multiplier par la fraction massique en néodyme de cet oxyde.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la fraction massique en néodyme dans l'oxyde de néodyme \mathrm{Nd}_2\mathrm{O}_3 à partir des masses molaires atomiques.
  2. Exprimer la masse de néodyme comme le produit de la masse de minerai, de la teneur en oxydes de terres rares, de la fraction de \mathrm{Nd}_2\mathrm{O}_3 parmi ces oxydes et de la teneur en néodyme de l'oxyde.
  3. Réaliser l'application numérique pour une tonne de monazite en tenant compte de la plage de teneur en oxydes (60 à 70\,\%).
Voir la réponse courte

Produit en chaîne de la masse de minerai par la teneur en monazite puis par la fraction massique en néodyme.

Voir le corrigé complet

Considérons une masse de monazite m_{\text{minerai}} = 1{,}0\text{ t} = 1{,}0 \times 10^3\text{ kg}.

La masse molaire de l'oxyde de néodyme \mathrm{Nd}_2\mathrm{O}_3 vaut :

M(\mathrm{Nd}_2\mathrm{O}_3) = 2\,M(\mathrm{Nd}) + 3\,M(\mathrm{O}) = 2 \times 144{,}2 + 3 \times 16{,}0 = 336{,}4\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

La proportion massique de l'élément néodyme au sein de cet oxyde est donc :

w_{\mathrm{Nd}/\mathrm{Nd}_2\mathrm{O}_3} = \frac{2\,M(\mathrm{Nd})}{M(\mathrm{Nd}_2\mathrm{O}_3)} = \frac{2 \times 144{,}2}{336{,}4} = \frac{288{,}4}{336{,}4} \approx 0{,}8573 \quad (85{,}7\,\%)

D'après le tableau 2 de l'énoncé, la fraction massique de \mathrm{Nd}_2\mathrm{O}_3 parmi l'ensemble des oxydes de terres rares est w_{\mathrm{Nd}_2\mathrm{O}_3/\text{oxydes}} = 15\,\% = 0{,}15.

La monazite de Mount Weld contenant une proportion massique w_{\text{oxydes}} \in [60\,\% \,;\, 70\,\%] d'oxydes de terres rares, la masse de néodyme s'exprime par :

m(\mathrm{Nd}) = m_{\text{minerai}} \times w_{\text{oxydes}} \times w_{\mathrm{Nd}_2\mathrm{O}_3/\text{oxydes}} \times \frac{2\,M(\mathrm{Nd})}{M(\mathrm{Nd}_2\mathrm{O}_3)}

Calculons les bornes correspondant aux pourcentages extrêmes :

\begin{aligned} m_{\min}(\mathrm{Nd}) &= 1000 \times 0{,}60 \times 0{,}15 \times \frac{288{,}4}{336{,}4} \approx 77\text{ kg} \\ m_{\max}(\mathrm{Nd}) &= 1000 \times 0{,}70 \times 0{,}15 \times \frac{288{,}4}{336{,}4} \approx 90\text{ kg} \end{aligned}

En adoptant la valeur médiane de 65\,\% d'oxydes de terres rares, on obtient m(\mathrm{Nd}) \approx 84\text{ kg}.

\boxed{m(\mathrm{Nd}) \in [77\text{ kg} \,;\, 90\text{ kg}] \quad (\text{soit environ } 84\text{ kg})}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Accompagnez vos calculs d'un minimum de rédaction explicative au lieu de simplement poser des formules numériques brutes.

« Une rédaction minimale est attendue. De nombreux candidats n’ont écrit que des formules, souvent numériques, sans aucune explication. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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B · Corrosion des aimants

Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH ; Oxydoréduction et piles

Notions : nombre d'oxydation, corrosion

Donner le nombre d'oxydation du fer et de ses dérivées. Préciser sur la figure B du document réponse, les domaines de corrosion, de passivation et d'immunité à la corrosion du fer.

Voir l'indice

Déterminer le nombre d'oxydation de l'élément fer dans chacune de ses formes chimiques et repérer les zones d'immunité (métal solide), de corrosion (ions solubles) et de passivation (oxyde insoluble).

Voir la réponse courte

Détermination des degrés d'oxydation du fer (0, +II, +III) et identification des domaines d'immunité, corrosion et passivation.

Voir le corrigé complet

1. Nombres d'oxydation du fer dans les différentes espèces :

D'après les règles usuelles d'attribution du nombre d'oxydation (n.o.) et la neutralité des espèces :

  • Fer métallique \mathrm{Fe(s)} (corps simple) :

    \boxed{\mathrm{n.o.}(\mathrm{Fe}) = 0}
  • Cation fer(II) \mathrm{Fe^{2+}} (ion monoatomique de charge +2e) :

    \boxed{\mathrm{n.o.}(\mathrm{Fe}) = +\mathrm{II}}
  • Cation fer(III) \mathrm{Fe^{3+}} (ion monoatomique de charge +3e) :

    \boxed{\mathrm{n.o.}(\mathrm{Fe}) = +\mathrm{III}}
  • Oxyde de fer(III) \mathrm{Fe_2O_3(s)} : l'oxygène étant au nombre d'oxydation -\mathrm{II}, la neutralité électrique impose 2 \times \mathrm{n.o.}(\mathrm{Fe}) + 3 \times (-\mathrm{II}) = 0, soit :

    \boxed{\mathrm{n.o.}(\mathrm{Fe}) = +\mathrm{III}}

2. Domaines d'immunité, de corrosion et de passivation :

  • Domaine d'immunité : correspond au domaine de prédominance (ou d'existence) de la forme métallique réduite \mathrm{Fe(s)}. Le fer y est thermodynamiquement stable et ne subit aucune oxydation.
  • Domaine de corrosion : correspond aux domaines de prédominance des espèces solubles, ici les cations \mathrm{Fe^{2+}} et \mathrm{Fe^{3+}}. Le métal s'oxyde en passant en solution, ce qui conduit à une dégradation progressive du matériau.
  • Domaine de passivation : correspond au domaine d'existence d'un oxyde ou hydroxyde métallique solide insoluble, ici \mathrm{Fe_2O_3(s)}, susceptible de former un film protecteur limitant ou bloquant la corrosion ultérieure du métal sous-jacent.

Sur la figure B, ces trois domaines se répartissent ainsi :

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Identifiez avec soin les domaines d'immunité, de corrosion et de passivation, ce que seul un tiers des candidats a réussi.

« Seulement un tiers des candidats attribue correctement les zones d’immunité, passivation et corro sion. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles ; Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : constante d'équilibre, formule de nernst

Le fer solide est susceptible de réagir avec l'eau ou le dioxygène dissous dans l'eau. Écrire les équations bilan de ces deux réactions en milieu acide, en choisissant un coefficient stoechiométrique égal à 1 pour . Calculer les constantes d'équilibre correspondantes et commenter.

Voir l'indice

Écrire les réactions redox équilibrées du fer avec les protons \mathrm{H}^+ d'une part et le dioxygène dissous d'autre part, puis exprimer leurs constantes d'équilibre via la relation standard \log K^\circ = n\Delta E^\circ / 0{,}06.

Voir la réponse courte

Équations rédox du fer avec \mathrm{H}^+ et \mathrm{O}_2, puis calcul de \log K^\circ = n\Delta E^\circ/0{,}059 montrant la thermodynamique favorable.

Voir le corrigé complet

En milieu aqueux acide, le fer métallique \mathrm{Fe\,(s)} peut être oxydé en ions ferreux \mathrm{Fe}^{2+} :

  • par les protons \mathrm{H}^+ de l'eau selon le couple \mathrm{H^+/H_2\,(g)} (E^\circ_1 = 0{,}00\text{ V}) ;
  • par le dioxygène dissous selon le couple \mathrm{O_2\,(g)/H_2O\,(l)} (E^\circ_2 = 1{,}23\text{ V}).

Le couple d'oxydation du fer mis en jeu est \mathrm{Fe^{2+}/Fe\,(s)} avec E^\circ_{\mathrm{Fe}} = -0{,}44\text{ V} (demi-équation : \mathrm{Fe\,(s)} = \mathrm{Fe}^{2+} + 2\,\mathrm{e}^-).

1. Réaction avec l'eau (protons \mathrm{H}^+) Les demi-équations d'oxydoréduction s'écrivent :

\begin{aligned} \mathrm{Fe\,(s)} &= \mathrm{Fe}^{2+} + 2\,\mathrm{e}^- \\ 2\,\mathrm{H}^+ + 2\,\mathrm{e}^- &= \mathrm{H_2\,(g)} \end{aligned}

L'équation-bilan avec un nombre stœchiométrique de 1 pour \mathrm{Fe\,(s)} est donc :

\boxed{\mathrm{Fe\,(s)} + 2\,\mathrm{H}^+ = \mathrm{Fe}^{2+} + \mathrm{H_2\,(g)}}

À l'équilibre à T = 298\text{ K}, l'égalité des potentiels de Nernst donne :

\log K^\circ_1 = \frac{n \left(E^\circ(\mathrm{H^+/H_2}) - E^\circ(\mathrm{Fe^{2+}/Fe})\right)}{\frac{RT}{\mathcal{F}}\ln(10)}

avec n = 2 électrons échangés et \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln(10) = 0{,}06\text{ V} :

\log K^\circ_1 = \frac{2 \times (0{,}00 - (-0{,}44))}{0{,}06} = \frac{0{,}88}{0{,}06} = \frac{44}{3} \approx 14{,}7
\boxed{K^\circ_1 = 10^{44/3} \approx 4{,}6 \times 10^{14}}

2. Réaction avec le dioxygène dissous La demi-équation de réduction du dioxygène en milieu acide s'écrit :

\frac{1}{2}\,\mathrm{O_2\,(g)} + 2\,\mathrm{H}^+ + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H_2O\,(l)}

En combinant avec l'oxydation du fer (n = 2 électrons échangés pour 1 mole de \mathrm{Fe}) :

\boxed{\mathrm{Fe\,(s)} + \frac{1}{2}\,\mathrm{O_2\,(g)} + 2\,\mathrm{H}^+ = \mathrm{Fe}^{2+} + \mathrm{H_2O\,(l)}}

La constante d'équilibre associée vaut :

\log K^\circ_2 = \frac{2 \times \left(E^\circ(\mathrm{O_2/H_2O}) - E^\circ(\mathrm{Fe^{2+}/Fe})\right)}{0{,}06} = \frac{2 \times (1{,}23 - (-0{,}44))}{0{,}06} = \frac{3{,}34}{0{,}06} = \frac{167}{3} \approx 55{,}7
\boxed{K^\circ_2 = 10^{167/3} \approx 4{,}6 \times 10^{55}}

Commentaires

  • Les deux constantes d'équilibre sont considérablement supérieures à 10^4 (K^\circ_1 \gg 1 et K^\circ_2 \gg 1) : les deux réactions d'oxydation du fer sont thermodynamiquement quasi-totales en milieu acide.
  • On constate que K^\circ_2 \ggg K^\circ_1 (écart de 41 ordres de grandeur). Le dioxygène dissous possède un pouvoir oxydant nettement supérieur à celui des ions \mathrm{H}^+ (E^\circ = 1{,}23\text{ V} contre 0{,}00\text{ V}). La corrosion du fer est donc infiniment plus favorisée en présence d'eau aérée qu'en milieu désaéré.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Cette question a été peu réussie : seuls 20 % des candidats ont trouvé les équations et les constantes d'équilibre ont posé problème.

« 20 % de bonnes réponses pour les deux équations demandées. Les expressions et valeurs des constantes d’équilibre rencontrent encore moins de succès. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion ; Oxydoréduction et piles

Notions : corrosion différentielle, goutte d'evans

Écrire les demi-équations électroniques correspondant à ces deux couples en considérant le dioxygène dissous en milieu aqueux. En déduire l'équation bilan liée au phénomène de corrosion du fer. Sur le schéma de la figure C, repérer la zone correspondant à la réduction et celle correspondant à l'oxydation. Identifier alors l'anode et la cathode et indiquer sur le schéma le déplacement des électrons dans le métal et le déplacement des ions dans l'eau.

Voir l'indice

Associer le centre de la goutte (zone confinée peu aérée) à l'anode d'oxydation du fer et la bordure de la goutte (zone riche en dioxygène dissous) à la cathode de réduction de \mathrm{O}_2.

Voir la stratégie
  1. Écrire les deux demi-équations électroniques en milieu aqueux avec les couples \mathrm{Fe}^{2+}/\mathrm{Fe} et \mathrm{O}_2/\mathrm{OH}^-, puis sommer en égalisant le nombre d'électrons échangés pour obtenir l'équation-bilan.
  2. Identifier la nature des zones selon la teneur en dioxygène : la réduction a lieu là où l'oxydant \mathrm{O}_2 est abondant (zone 2, périphérie), tandis que l'oxydation se produit dans la zone confinée pauvre en dioxygène (zone 1, centre). En déduire l'anode et la cathode.
  3. Schématiser le déplacement des électrons dans le conducteur métallique (de l'anode vers la cathode) et celui des ions dans l'électrolyte (fermeture du circuit).
Voir la réponse courte

Demi-équations, identification de la zone aérée cathodique et de la zone confinée anodique, sens des flux d'ions et d'électrons.

Voir le corrigé complet

1. Demi-équations et équation-bilan de corrosion

Pour le couple \mathrm{Fe}^{2+}/\mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})} (oxydation du fer à l'anode) :

\mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})} = \mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^-

Pour le couple \mathrm{O}_2/\mathrm{OH}^-_{(\mathrm{aq})} (réduction du dioxygène dissous à la cathode) :

\mathrm{O}_{2\,(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} + 4\,\mathrm{e}^- = 4\,\mathrm{OH}^-_{(\mathrm{aq})}

En combinant ces deux demi-équations de façon à éliminer les électrons (facteur 2 sur l'oxydation), on obtient l'équation-bilan de la corrosion :

\boxed{2\,\mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{O}_{2\,(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} = 2\,\mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 4\,\mathrm{OH}^-_{(\mathrm{aq})}}

Remarque : les ions formés peuvent ensuite précipiter sous forme d'hydroxyde de fer(II) \mathrm{Fe(OH)}_{2\,(\mathrm{s})}.

2. Identification de l'anode, de la cathode et des zones de réaction

Il s'agit d'un phénomène de corrosion par aération différentielle (effet Evans) :

  • Zone 2 (périphérie du ménisque) : l'épaisseur d'eau est très faible, ce qui favorise la diffusion du dioxygène atmosphérique. Cette zone, riche en \mathrm{O}_2, est le siège de la réduction du dioxygène : elle constitue la cathode.
  • Zone 1 (centre de la goutte) : l'épaisseur d'eau est plus importante, rendant la diffusion du dioxygène beaucoup plus lente. Cette zone, appauvrie en \mathrm{O}_2, présente un potentiel d'électrode plus faible : elle est le siège de l'oxydation du fer et constitue l'anode.

3. Déplacement des porteurs de charge et schéma

  • Dans le métal : les électrons libérés par l'oxydation du fer à l'anode (zone 1) se déplacent vers la cathode (zone 2) où ils sont consommés : les électrons circulent du centre vers la périphérie.
  • Dans la goutte d'eau (électrolyte) : le courant ionique assure la neutralité électrique :

    • les cations \mathrm{Fe}^{2+} formés au centre migrent du centre vers la périphérie ;
    • les anions \mathrm{OH}^- formés en bordure migrent de la périphérie vers le centre.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Dans ce cas classique de corrosion différentielle, ne confondez pas les zones d'oxydation et de réduction et localisez bien la zone cathodique.

« Question mal réussie alors qu’il s’agit d’un exemple typique de corrosion différentielle. Nombreuses confusions entre les zones d’oxydation et de réduction. »

« De nombreux candidats situent la zone cathodique au sommet de la goutte, ce qui oblige certains à faire circuler des électrons dans la solution aqueuse. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion

Notions : potentiel mixte, potentiel de corrosion

En supposant que l'allure des courbes est symétrique, proposer des courbes intensité-potentiel permettant d'interpréter ce phénomène de corrosion. Estimer le potentiel mixte , appelé potentiel de corrosion, de cette micro-pile.

Voir l'indice

Tracer l'allure des branches anodique du fer et cathodique du dioxygène en tenant compte de la surtension cathodique, et déterminer le potentiel mixte de corrosion au point d'intersection des deux courbes.

Voir la stratégie
  1. Déterminer les potentiels d'équilibre des deux couples \mathrm{Fe}^{2+}/\mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})} et \mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O} dans les conditions de l'étude (\mathrm{pH} = 7,0, [\mathrm{Fe}^{2+}] = 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, P(\mathrm{O}_2) = P^\circ = 1\text{ bar}).
  2. Prendre en compte les surtensions d'électrode afin d'identifier les potentiels apparents de début d'oxydation et de réduction.
  3. Tracer l'allure des courbes intensité-potentiel i(E) et déterminer le potentiel de corrosion E_c à l'intersection des branches anodique et cathodique (i_a = -i_c = i_{\mathrm{corr}}), compte tenu de la symétrie demandée.
Voir la réponse courte

Tracé des branches anodique du fer et cathodique de l'oxygène, égalité |i_a| = |i_c| à l'intersection définissant le potentiel mixte.

Voir le corrigé complet

1. Potentiels d'équilibre des deux couples à \mathrm{pH} = 7,0 :

  • Pour le couple \mathrm{Fe}^{2+}/\mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})} :

    \begin{aligned} E_{\mathrm{eq}}(\mathrm{Fe}^{2+}/\mathrm{Fe}) &= E^\circ(\mathrm{Fe}^{2+}/\mathrm{Fe}) + \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{[\mathrm{Fe}^{2+}]}{C^\circ}\right) \\ &= -0{,}44 + 0{,}03 \log(10^{-6}) = -0{,}44 - 0{,}18 = -0{,}62\text{ V} \end{aligned}

    (valeur repérable sur la frontière du diagramme E\text{--pH} de la figure B).

  • Pour le couple \mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O} (demi-équation : \mathrm{O}_{2\,(\mathrm{aq})} + 4\,\mathrm{H}^+ + 4\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}) :

    \begin{aligned} E_{\mathrm{eq}}(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) &= E^\circ(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) + \frac{0{,}06}{4}\log\left(\frac{P(\mathrm{O}_2)}{P^\circ}[\mathrm{H}^+]^4\right) \\ &= E^\circ(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) - 0{,}06\,\mathrm{pH} \\ &= 1{,}23 - 0{,}06 \times 7{,}0 = 1{,}23 - 0{,}42 = 0{,}81\text{ V} \end{aligned}

2. Prise en compte des surtensions cinétiques :

  • Pas de surtension d'oxydation pour le fer : \eta_A(\mathrm{Fe}) = 0\text{ V}. L'oxydation du fer débute donc au potentiel de seuil anodique :

    E_{\mathrm{seuil},a} = E_{\mathrm{eq}}(\mathrm{Fe}^{2+}/\mathrm{Fe}) = -0{,}62\text{ V}
  • Surtension cathodique du dioxygène sur le fer : \eta_C(\mathrm{O}_2) = -0{,}5\text{ V}. La réduction de \mathrm{O}_2 débute donc au potentiel de seuil cathodique :

    E_{\mathrm{seuil},c} = E_{\mathrm{eq}}(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) + \eta_C(\mathrm{O}_2) = 0{,}81 - 0{,}50 = 0{,}31\text{ V}

3. Tracé des courbes i = f(E) et estimation du potentiel de corrosion :

L'association de l'anode (oxydation du fer) et de la cathode (réduction du dioxygène) forme une micropile en court-circuit. En négligeant dans un premier temps la résistance ohmique de l'électrolyte, l'anode et la cathode sont au même potentiel mixte E_c (potentiel de corrosion).

La conservation de la charge impose que l'intensité anodique compense l'intensité cathodique :

i_a(E_c) + i_c(E_c) = 0 \iff i_a(E_c) = -i_c(E_c) = i_{\mathrm{corr}}

En supposant une cinétique symétrique pour les deux branches (pentes de transfert de même valeur absolue), le potentiel mixte E_c se situe exactement au milieu des deux potentiels de démarrage :

\begin{aligned} E_c &= \frac{E_{\mathrm{seuil},a} + E_{\mathrm{seuil},c}}{2} \\ &= \frac{-0{,}62 + 0{,}31}{2} = -0{,}155\text{ V} \end{aligned}
\boxed{E_c \approx -0{,}16\text{ V}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à calculer au préalable les potentiels d'équilibre d'oxydoréduction des deux couples avant de tracer les courbes.

« Un calcul des potentiels d’équilibre redox pour les deux couples mis en jeu devait être effectué avant le tracé. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

Question déjà tombée ailleurs

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion

Notions : résistance de l'électrolyte, cinétique électrochimique

Sachant que plus la résistance interne du système électrochimique est grande et plus les pentes des courbes sont faibles, comparer la cinétique de la corrosion des aimants d'une éolienne marine et d'une éolienne terrestre.

Voir l'indice

Relier la forte concentration en ions et la conductivité élevée de l'eau de mer à une diminution de la résistance ohmique de la micropile, ce qui augmente le courant de corrosion.

Voir la stratégie
  1. Comparer la conductivité de la solution aqueuse (l'électrolyte) déposée sur les aimants en milieu marin (eau salée, présence d'ions en forte concentration) et en milieu terrestre (eau de pluie ou de condensation peu minéralisée).
  2. En déduire la résistance interne R_{\text{int}} du milieu pour chaque situation, puis l'effet sur la pente des courbes intensité-potentiel i = f(E).
  3. Conclure sur la valeur du courant de corrosion i_{\mathrm{corr}} et sur la cinétique de corrosion correspondante.
Voir la réponse courte

L'eau de mer très conductrice abaisse la résistance ohmique, augmentant les pentes des courbes et accélérant la corrosion.

Voir le corrigé complet

La fermeture du circuit de la micro-pile de corrosion est assurée par la migration des ions dans la phase aqueuse présente à la surface du métal.

  • Éolienne terrestre : L'eau atmosphérique déposée (rosée, pluie) est très peu minéralisée. Sa conductivité électrique est faible, ce qui confère au milieu aqueux une résistance interne R_{\text{int}} élevée.
  • Éolienne marine (offshore) : Les embruns marins contiennent une forte concentration en sels dissous (\mathrm{Na}^+, \mathrm{Cl}^-). Cette eau saline présente une conductivité ionique très élevée, de sorte que la résistance interne R_{\text{int}} est très faible.

D'après l'énoncé, la pente des courbes intensité-potentiel i = f(E) diminue lorsque la résistance interne augmente :

  • En milieu marin, R_{\text{int}} étant faible, les courbes i=f(E) sont plus abruptes (pentes élevées), ce qui conduit à un courant de corrosion i_{\mathrm{corr}} à l'intersection nettement plus grand.
  • En milieu terrestre, R_{\text{int}} étant élevée, les courbes i=f(E) sont plus aplaties (pentes faibles), limitant fortement le courant de corrosion i_{\mathrm{corr}}.

D'après la loi de Faraday, la vitesse de dégradation du fer par corrosion est directement proportionnelle au courant de corrosion :

v_{\mathrm{corr}} = \frac{i_{\mathrm{corr}}}{2\mathcal{F}}
\boxed{\text{La cinétique de corrosion est beaucoup plus rapide en milieu marin qu'en milieu terrestre.}}

Résultat

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C · Protection des aimants

Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : électrodéposition, loi de faraday

Quelle est la durée de cette opération de nickelage ?

Voir l'indice

Calculer le nombre de moles de nickel nécessaire pour constituer la couche d'épaisseur h sur la surface S_r, puis utiliser la relation faradique Q = 2 n_{\mathrm{Ni}}\mathcal{F} = I\Delta t.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le volume puis la masse et la quantité de matière de nickel métallique nécessaire pour recouvrir l'aimant sur l'épaisseur h.
  2. Écrire la demi-équation de réduction des ions nickel(II) à la cathode pour relier la quantité d'électrons échangés à la quantité de nickel déposé.
  3. En supposant dans un premier temps un rendement faradique unitaire (comme le suggère l'introduction de la question suivante), appliquer la loi de Faraday pour relier la charge Q = I\Delta t à la quantité d'électrons transférés et en déduire \Delta t.
Voir la réponse courte

Relation entre la quantité d'électricité Q = I\Delta t, la masse déposée m = \rho S e et la quantité d'électrons échangés.

Voir le corrigé complet

Le volume de nickel à déposer sur la surface S_r de l'aimant est :

V = S_r h

La masse correspondante vaut m = \rho_{\mathrm{Ni}} S_r h, ce qui correspond à une quantité de matière :

n(\mathrm{Ni}) = \frac{\rho_{\mathrm{Ni}} S_r h}{M(\mathrm{Ni})}

À la cathode, les ions nickel(II) sont réduits selon la demi-équation :

\mathrm{Ni}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Ni}_{(\mathrm{s})}

Le dépôt d'une mole de nickel consomme donc z = 2 moles d'électrons.

En considérant un rendement faradique unitaire, la charge électrique Q totale traversant le circuit pendant la durée \Delta t sous le courant I s'écrit :

Q = I \Delta t = z\,n(\mathrm{Ni})\,\mathcal{F} = \frac{2\,\rho_{\mathrm{Ni}} S_r h \mathcal{F}}{M(\mathrm{Ni})}

On en déduit l'expression de la durée \Delta t :

\Delta t = \frac{2\,\rho_{\mathrm{Ni}} S_r h \mathcal{F}}{I\,M(\mathrm{Ni})}

Application numérique : Avec les données fournies :

  • \rho_{\mathrm{Ni}} = 8{,}9 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
  • S_r = 6{,}3\text{ dm}^2 = 6{,}3 \times 10^{-2}\text{ m}^2
  • h = 50\text{ }\mu\text{m} = 5{,}0 \times 10^{-5}\text{ m}
  • \mathcal{F} = 9{,}65 \times 10^4\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1}
  • I = 4{,}0\text{ A}
  • M(\mathrm{Ni}) = 58{,}7\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 58{,}7 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}

On calcule :

\begin{aligned} m &= 8{,}9 \times 10^3 \times 6{,}3 \times 10^{-2} \times 5{,}0 \times 10^{-5} = 2{,}80 \times 10^{-2}\text{ kg} = 28{,}0\text{ g} \\ n(\mathrm{Ni}) &= \frac{28{,}035}{58{,}7} \approx 0{,}478\text{ mol} \\ Q &= 2 \times 0{,}4776 \times 9{,}65 \times 10^4 \approx 9{,}22 \times 10^4\text{ C} \end{aligned}

D'où la durée d'électrolyse théorique :

\Delta t = \frac{9{,}22 \times 10^4}{4{,}0} \approx 2{,}3 \times 10^4\text{ s} \approx 6{,}4\text{ h} \quad (6\text{ h } 24\text{ min})
\boxed{\Delta t = \frac{2\,\rho_{\mathrm{Ni}} S_r h \mathcal{F}}{I\,M(\mathrm{Ni})} \approx 2{,}3 \times 10^4\text{ s} \approx 6{,}4\text{ h}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Définissez clairement vos notations et expliquez les étapes de votre raisonnement au lieu d'aligner des formules sans justification.

« Trop de copies où les candidats alignent des formules sans aucune phrase d’explication et comportant des notations non définies (n, m, ρ). »

« Le jury attend des candidats une rédaction soignée, expliquant les différentes étapes du raisonnement. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : rendement faradique, réaction parasite

Calculer l'épaisseur de nickel réellement déposée à la surface de l'aimant. Quelle autre demi-réaction a pu se produire en parallèle de la réduction de conduisant à la baisse du rendement ?

Voir l'indice

Déterminer la surtension à la cathode pour le potentiel imposé E_C, en déduire la densité de courant partielle dédiée au nickel par la loi cinétique fournie, et identifier la réaction concurrente de réduction de l'eau ou des protons.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le potentiel d'équilibre du couple \mathrm{Ni}^{2+}/\mathrm{Ni} à partir de la formule de Nernst, puis en déduire la surtension cathodique \eta_{\mathrm{Ni}} = E_C - E_{\mathrm{eq}}(\mathrm{Ni}^{2+}/\mathrm{Ni}).
  2. Calculer la densité de courant |j_{\mathrm{Ni}}| allouée à la réduction des ions nickel grâce à la relation de Tafel fournie, puis en déduire l'intensité efficace I_{\mathrm{Ni}} et le rendement faradique.
  3. Calculer l'épaisseur réelle h_{\text{réel}} déposée pendant la durée \Delta t, puis identifier la réaction concurrente à la cathode.
Voir la réponse courte

Prise en compte du rendement pour l'épaisseur réelle et identification de la réduction concurrente de l'eau en dihydrogène gazeux.

Voir le corrigé complet

Le potentiel d'équilibre du couple \mathrm{Ni}^{2+}/\mathrm{Ni} est donné par la formule de Nernst :

E_{\mathrm{eq}}(\mathrm{Ni}^{2+}/\mathrm{Ni}) = E^\circ(\mathrm{Ni}^{2+}/\mathrm{Ni}) + \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{C_0}{c^\circ}\right)

Avec E^\circ(\mathrm{Ni}^{2+}/\mathrm{Ni}) = -0{,}25\text{ V} et C_0 = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, on obtient :

E_{\mathrm{eq}}(\mathrm{Ni}^{2+}/\mathrm{Ni}) = -0{,}25\text{ V}

La surtension cathodique associée au dépôt de nickel au potentiel E_C = -0{,}50\text{ V} vaut donc :

\eta_{\mathrm{Ni}} = E_C - E_{\mathrm{eq}}(\mathrm{Ni}^{2+}/\mathrm{Ni}) = -0{,}50 - (-0{,}25) = -0{,}25\text{ V}

La loi cinétique fournie relie cette surtension à la densité de courant cathodique |j_{\mathrm{Ni}}| (en \text{A}\cdot\text{dm}^{-2}) :

\begin{aligned} \eta_{\mathrm{Ni}} &= -0{,}15 \log(|j_{\mathrm{Ni}}|) - 0{,}30 \\ \log(|j_{\mathrm{Ni}}|) &= \frac{-0{,}25 + 0{,}30}{-0{,}15} = -\frac{0{,}05}{0{,}15} = -\frac{1}{3} \\ |j_{\mathrm{Ni}}| &= 10^{-1/3} \approx 0{,}464\text{ A}\cdot\text{dm}^{-2} \end{aligned}

Le courant partiel assurant le dépôt de nickel sur la surface totale S_r = 6{,}3\text{ dm}^2 est :

I_{\mathrm{Ni}} = |j_{\mathrm{Ni}}| \cdot S_r = 10^{-1/3} \times 6{,}3 \approx 2{,}92\text{ A}

Le rendement faradique de l'opération est donné par le rapport du courant efficace au courant total imposé I = 4{,}0\text{ A} :

r_F = \frac{I_{\mathrm{Ni}}}{I} = \frac{2{,}92}{4{,}0} \approx 0{,}73 \quad (73\,\%)

La durée d'électrolyse \Delta t ayant été calculée à la question précédente pour obtenir une épaisseur nominale h = 50\ \mu\text{m} avec un rendement de 100\,\%, l'épaisseur réellement déposée est proportionnelle à la charge ayant effectivement servi à réduire les ions \mathrm{Ni}^{2+} :

\begin{aligned} h_{\text{réel}} &= r_F \cdot h = \frac{I_{\mathrm{Ni}}}{I} \cdot h \\ h_{\text{réel}} &= 0{,}731 \times 50\ \mu\text{m} \approx 37\ \mu\text{m} \end{aligned}
\boxed{h_{\text{réel}} \approx 37\ \mu\text{m}}

Réaction parasite : En milieu aqueux acide à \mathrm{pH} = 4{,}5, le potentiel d'équilibre du couple \mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2 sous P^\circ = 1\text{ bar} est :

E_{\mathrm{eq}}(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) = -0{,}06\,\mathrm{pH} = -0{,}06 \times 4{,}5 = -0{,}27\text{ V}

Le potentiel cathodique appliqué E_C = -0{,}50\text{ V} étant nettement inférieur à ce potentiel d'équilibre, la réduction des protons \mathrm{H}^+ (ou de l'eau) en dihydrogène gazeux est thermodynamiquement très favorisée et se produit en parallèle :

\boxed{2\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{H}_{2\,(\mathrm{g})}}

(ou 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} + 2\,\mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{H}_{2\,(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{OH}^-_{(\mathrm{aq})}). Cette réaction parasite consomme environ 27\,\% du courant injecté, abaissant ainsi le rendement faradique du nickelage.

Résultat

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Question 38

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion

Notions : anode sacrificielle, protection contre la corrosion

Si la couche de nickel présentait une fissure, tel que le fer se retrouvait en contact avec l'eau, le fer serait-il encore protégé ? À l'aide de courbes , comparer avec la protection par une couche de zinc.

Voir l'indice

Comparer la position relative des potentiels standard des couples \mathrm{Fe}^{2+}/\mathrm{Fe}, \mathrm{Ni}^{2+}/\mathrm{Ni} et \mathrm{Zn}^{2+}/\mathrm{Zn} pour montrer que le nickel fissuré favorise l'oxydation du fer par couplage galvanique, tandis que le zinc joue le rôle d'anode sacrificielle.

Voir la stratégie
  1. Comparer les potentiels standard des couples oxydoréducteurs mis en jeu (\mathrm{Zn}^{2+}/\mathrm{Zn}, \mathrm{Fe}^{2+}/\mathrm{Fe}, \mathrm{Ni}^{2+}/\mathrm{Ni}, ainsi que l'oxydant présent \mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}).
  2. Identifier, pour chaque couple bimétallique en présence d'électrolyte et de dioxygène dissous, le métal qui joue le rôle d'anode (oxydé) et celui qui joue le rôle de cathode (siège de la réduction).
  3. Tracer les courbes intensité-potentiel i=f(E) pour illustrer la position du potentiel mixte de corrosion par rapport aux domaines d'oxydation du fer.
Voir la réponse courte

Le nickel plus noble accélère la corrosion du fer fissuré, tandis que le zinc moins noble forme une anode sacrificielle protectrice.

Voir le corrigé complet

Les potentiels standard à 298\text{ K} fournis sont :

E^\circ(\mathrm{Zn}^{2+}/\mathrm{Zn}) = -0{,}76\text{ V} \quad < \quad E^\circ(\mathrm{Fe}^{2+}/\mathrm{Fe}) = -0{,}44\text{ V} \quad < \quad E^\circ(\mathrm{Ni}^{2+}/\mathrm{Ni}) = -0{,}25\text{ V}

1. Cas d'une fissure dans la couche de nickel :

  • Le nickel est un métal plus noble que le fer (E^\circ(\mathrm{Ni}^{2+}/\mathrm{Ni}) > E^\circ(\mathrm{Fe}^{2+}/\mathrm{Fe})). La couche de nickel n'assure donc qu'une protection mécanique (effet barrière).
  • En présence d'une fissure, le fer et le nickel entrent simultanément en contact avec l'eau aérée. Il se forme une pile de corrosion galvanique dans laquelle :

    • Le fer, métal le plus réducteur, s'oxyde et joue le rôle d'anode : \mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})} \to \mathrm{Fe}^{2+} + 2\,\mathrm{e}^-.
    • Le nickel joue le rôle de cathode sur laquelle le dioxygène dissous se réduit : \mathrm{O}_2 + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O} + 4\,\mathrm{e}^- \to 4\,\mathrm{OH}^-.
  • De plus, la surface de nickel exposée (cathode) est très grande devant l'étroite zone fissurée où le fer est mis à nu (anode). Ce rapport de surfaces défavorable (S_{\text{cat}} \gg S_{\text{an}}) concentre la densité de courant d'oxydation sur une surface minuscule : la corrosion du fer est localisée et fortement accélérée (formation de piqûres profondes).
\boxed{\text{En cas de fissure du nickel, le fer n'est plus protégé : sa corrosion est au contraire accélérée.}}

2. Comparaison avec une couche de zinc (galvanisation) :

  • Le zinc est moins noble que le fer (E^\circ(\mathrm{Zn}^{2+}/\mathrm{Zn}) < E^\circ(\mathrm{Fe}^{2+}/\mathrm{Fe})).
  • En présence d'une fissure, le zinc joue le rôle d'anode sacrificielle et s'oxyde préférentiellement : \mathrm{Zn}_{(\mathrm{s})} \to \mathrm{Zn}^{2+} + 2\,\mathrm{e}^-.
  • Le fer joue le rôle de cathode où a lieu la réduction de l'oxydant ; son potentiel est abaissé en dessous de son potentiel d'oxydation, dans son domaine d'immunité.
  • Le fer reste donc parfaitement protégé même si le revêtement est endommagé : il s'agit d'une protection cathodique par anode sacrificielle.

3. Interprétation à l'aide des courbes i = f(E) :

À l'état stationnaire, le potentiel mixte E_c est fixé par l'égalité \sum i_a(E_c) = \sum |i_c(E_c)| :

  • Couple Fe/Ni : Le potentiel mixte E_{c1} s'établit à l'intersection entre i_a(\mathrm{Fe}) et |i_c(\mathrm{O}_2)|. On constate que E_{c1} > E^\circ(\mathrm{Fe}^{2+}/\mathrm{Fe}) : le fer débite un courant d'oxydation i_{\text{corr}}(\mathrm{Fe}) > 0 important.
  • Couple Fe/Zn : Le potentiel mixte E_{c2} s'établit à l'intersection entre i_a(\mathrm{Zn}) et |i_c(\mathrm{O}_2)|. On a E_{c2} < E^\circ(\mathrm{Fe}^{2+}/\mathrm{Fe}) : le potentiel imposé au fer se situe dans sa zone d'immunité (i_a(\mathrm{Fe}) = 0). Le zinc s'oxyde en protégeant le fer.

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2021 ?

Surtout 3 chapitres : Conversion électromécanique (30 % des questions, partie III), Cinématique et dynamique du point (11 %) et Mécanique du solide (11 %). Plus ponctuellement : Bilans macroscopiques, Courbes intensité-potentiel et corrosion, Fluides visqueux, Électrolyse et accumulateurs, Circuits électriques et régimes transitoires…

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2021 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 11 questions sur 38 (29 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI. Blocs abordables : la partie I en entier (Q1 et Q2). Avec les autres programmes de première année : 9 en MP2I, 9 en TSI1 et 9 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2021 ?

Environ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie II est la plus longue (environ 1 h 30).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2021 ?

Q10 (moment d'une force) et Q27 (champ statorique), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2021 ?

Questions de cours : Q20 (champ tournant), Q25 (force électromotrice induite), Q29 (condition de synchronisme), Q31 (nombre d'oxydation) et Q38 (anode sacrificielle). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q13 (débit d'énergie cinétique), Q17 (théorème d'ampère), Q21 (champ tournant), Q26 (loi d'ohm en complexe), Q32 (constante d'équilibre) et Q36 (électrodéposition).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2021 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (14 sur 38), par exemple : Q4, Q8, Q13, Q15, Q19, Q20, Q23 à Q25, Q28 à Q31 et Q35. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q5, Q6, Q10 et Q17.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2021 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le rapport décrit des questions de difficultés graduées, dont beaucoup de raisonnements courts, mais note que moins de 10 % des candidats ayant abordé la question 12 obtiennent la puissance moyenne et que 12 % des copies seulement ont au moins trois quarts des points à la… Moyenne : 8,77/20 (écart-type 4,05, 3 948 présents).

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.