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Corrigé détaillé E3A Physique Chimie MP 2026

Autour de l'hélium

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MPSI : 30 questions sur 43, parties I et III en entier. Autres questions faisables en MPSI

Autres premières années : PCSI 28 · PTSI 25 · MP2I 13 · TSI1 17 · BCPST1 14 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Mécanique, Optique ondulatoire, Solutions aqueuses et électrochimie · 9 incontournables · 31 questions de première année
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Ce sujet propose un parcours transversal et très complet autour de l'élément hélium et de ses applications scientifiques et techniques. Structuré en cinq parties indépendantes, il balaie un large spectre du programme : gravitation et thermodynamique statistique élémentaire (échappement atmosphérique), électromagnétisme et interférométrie (modes d'une cavité laser He-Ne et mesure au Michelson), dynamique relativiste et classique d'une particule chargée (spectromètre de masse pour la détection de fuites), statique des fluides et optique physique/géométrique (bulles de savon et guidage en fibre courbée), puis thermochimie et diagramme potentiel-pH (génération in situ de dihydrogène).

D'un niveau technique très modéré et guidé pas à pas, ce sujet constitue un support idéal de révision pour consolider les automatismes de cours, la maîtrise des ordres de grandeur et l'analyse de protocoles de travaux pratiques (mesures interférométriques et bilans d'incertitudes).

Difficulté
Moyen, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 3 h 05 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

9 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

32 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (32) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

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Sommaire

43 questions
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Partie I : L'hélium, un gaz « rare » dans notre atmosphère

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : atmosphère terrestre, diazote, dioxygène

Quels sont les deux principaux constituants de l'atmosphère terrestre ? Dans quelles proportions ?

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Citer les deux gaz majoritaires de l'air sec ainsi que leurs proportions volumiques approchées (environ 78% et 21%).

Voir la réponse courte

L'atmosphère terrestre est composée principalement d'environ 78

Voir le corrigé complet

Les deux principaux constituants de l'atmosphère terrestre (air sec) sont :

  • le diazote \mathrm{N_2}, dans une proportion molaire (ou volumique) d'environ 78 % (soit près de \frac{4}{5}) ;
  • le dioxygène \mathrm{O_2}, dans une proportion molaire (ou volumique) d'environ 21 % (soit près de \frac{1}{5}).
\boxed{\text{Diazote }\mathrm{N_2} \approx 78\,\% \quad\text{et}\quad \text{Dioxygène }\mathrm{O_2} \approx 21\,\% \text{ (en fraction molaire ou volumique)}}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : force gravitationnelle, énergie potentielle gravitationnelle

Exprimer la force , ainsi que l'énergie potentielle dont elle dérive. On prendra l'énergie potentielle nulle à l'infini.

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Appliquer la loi universelle de la gravitation de Newton et intégrer la force par rapport à r en imposant la condition limite à l'infini.

Voir la réponse courte

Force gravitationnelle newtonienne \vec{F} = -\frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r^2}\vec{e}_r et énergie potentielle associée E_{\mathrm{p}}(r) = -\frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r}.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel géocentrique, repérons la position du point matériel P de masse m par rapport au centre O de la Terre par le vecteur position \vec{r} = \vec{OP} = r\,\vec{e}_r, où \vec{e}_r est le vecteur unitaire radial dirigé de O vers P (r = \|\vec{OP}\| \ge R_{\mathrm{T}}).

D'après la loi de la gravitation universelle de Newton, la force gravitationnelle exercée par la Terre (supposée à répartition sphérique de masse) sur le point matériel P s'écrit :

\boxed{\vec{F} = -\frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r^2}\,\vec{e}_r}

Cette force étant conservative et à symétrie sphérique, elle dérive d'une énergie potentielle E_{\mathrm{p}}(r) définie par :

\vec{F} = -\vec{\nabla} E_{\mathrm{p}} = -\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r}\,\vec{e}_r

On en déduit :

\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r} = \frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r^2}

Par intégration :

E_{\mathrm{p}}(r) = -\frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r} + \text{cte}

Avec la condition de référence choisie, à savoir E_{\mathrm{p}}(r \to +\infty) = 0, la constante d'intégration est nulle, d'où :

\boxed{E_{\mathrm{p}}(r) = -\frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r}}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie mécanique, force conservative

Exprimer l'énergie mécanique du point matériel P. Justifier que celle-ci se conserve.

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Sommer l'énergie cinétique et l'énergie potentielle, puis justifier la conservation par le caractère conservatif de l'unique force appliquée.

Voir la réponse courte

E_{\mathrm{m}} = E_{\mathrm{c}} + E_{\mathrm{p}} se conserve car la force gravitationnelle est la seule force appliquée et elle est conservative.

Voir le corrigé complet

L'énergie mécanique E_{\mathrm{m}} du point matériel \mathrm{P} de masse m dans le référentiel géocentrique est la somme de son énergie cinétique E_{\mathrm{c}} et de son énergie potentielle de gravitation E_{\mathrm{p}} déterminée à la question précédente :

E_{\mathrm{m}} = E_{\mathrm{c}} + E_{\mathrm{p}}

En notant v la norme de la vitesse de \mathrm{P} dans le référentiel géocentrique et r = \mathrm{OP}, il vient :

\boxed{E_{\mathrm{m}} = \frac{1}{2}mv^2 - \frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r}}

Dans le référentiel géocentrique supposé galiléen, le point matériel \mathrm{P} n'est soumis qu'à la force gravitationnelle \vec{F}, qui est une force conservative dérivant de l'énergie potentielle E_{\mathrm{p}}.

La puissance des forces non conservatives est donc nulle :

\mathcal{P}(\vec{F}_{\mathrm{nc}}) = 0

D'après le théorème de l'énergie mécanique, \dfrac{\mathrm{d}E_{\mathrm{m}}}{\mathrm{d}t} = \mathcal{P}(\vec{F}_{\mathrm{nc}}) = 0, donc l'énergie mécanique E_{\mathrm{m}} est une constante du mouvement.

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : force centrale, moment cinétique, constante des aires

Montrer que le mouvement de P est plan. Le point P étant alors repéré par ses coordonnées polaires , démontrer que le produit est une constante du mouvement. Cette constante sera notée dans la suite.

Voir l'indice

Écrire le théorème du moment cinétique en O pour prouver la constance de \vec{L}_{\mathrm{O}}, puis projeter la vitesse en coordonnées polaires.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème du moment cinétique au point \mathrm{P} par rapport au centre de force \mathrm{O} dans le référentiel géocentrique galiléen pour établir la conservation du vecteur moment cinétique \vec{L}_{\mathrm{O}}.
  2. Exploiter la relation de perpendicularité entre le vecteur position \vec{OP} et \vec{L}_{\mathrm{O}} pour montrer que la trajectoire est plane.
  3. Exprimer \vec{L}_{\mathrm{O}} en coordonnées polaires planes et en déduire la constance du produit r^2 \dot{\theta}.
Voir la réponse courte

Conservation du moment cinétique en force centrale : le mouvement est plan et la constante des aires vaut C = r^2\dot{\theta}.

Voir le corrigé complet

Le point matériel \mathrm{P} de masse m est soumis à la seule force gravitationnelle \vec{F}, force centrale de centre \mathrm{O} :

\vec{F} = F(r)\,\vec{e}_r \quad \text{avec} \quad \vec{OP} = r\,\vec{e}_r.

Le moment de cette force par rapport au point \mathrm{O} est nul :

\vec{\mathcal{M}}_{\mathrm{O}}(\vec{F}) = \vec{OP} \wedge \vec{F} = r\,\vec{e}_r \wedge F(r)\,\vec{e}_r = \vec{0}.

Appliquons le théorème du moment cinétique au point matériel \mathrm{P} en \mathrm{O} dans le référentiel géocentrique galiléen :

\frac{\mathrm{d}\vec{L}_{\mathrm{O}}}{\mathrm{d}t} = \vec{\mathcal{M}}_{\mathrm{O}}(\vec{F}) = \vec{0}.

Le vecteur moment cinétique \vec{L}_{\mathrm{O}} = \vec{OP} \wedge m\vec{v} est donc un vecteur constant au cours du mouvement :

\vec{L}_{\mathrm{O}} = \vec{\text{cste}}.

Planéité du mouvement :

  • Si \vec{L}_{\mathrm{O}} = \vec{0}, la vitesse \vec{v} est colinéaire à \vec{OP} : le mouvement est rectiligne le long d'une droite passant par \mathrm{O}, ce qui constitue un cas particulier de mouvement plan.
  • Si \vec{L}_{\mathrm{O}} \neq \vec{0}, on a à tout instant :

    \vec{OP} \cdot \vec{L}_{\mathrm{O}} = (\vec{OP} \wedge m\vec{v}) \cdot \vec{OP} = 0.

    Le vecteur position \vec{OP} reste orthogonal au vecteur constant \vec{L}_{\mathrm{O}}. Le point \mathrm{P} se déplace donc dans le plan fixe passant par \mathrm{O} et orthogonal à \vec{L}_{\mathrm{O}} : le mouvement est plan.

Constante des aires : Dans le plan du mouvement, muni de la base polaire orthonormée directe (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_z) où \vec{e}_z est unitaire et colinéaire à \vec{L}_{\mathrm{O}}, le vecteur vitesse de \mathrm{P} s'écrit :

\vec{v} = \dot{r}\,\vec{e}_r + r\dot{\theta}\,\vec{e}_\theta.

Le moment cinétique s'exprime alors par :

\vec{L}_{\mathrm{O}} = (r\,\vec{e}_r) \wedge m(\dot{r}\,\vec{e}_r + r\dot{\theta}\,\vec{e}_\theta) = m r^2 \dot{\theta}\,\vec{e}_z.

Puisque \vec{L}_{\mathrm{O}} et m sont constants, la composante scalaire selon \vec{e}_z, et par suite le produit r^2 \dot{\theta}, est une constante du mouvement appelée constante des aires, notée C :

\boxed{r^2 \dot{\theta} = C = \text{cste}}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : énergie potentielle effective, vitesse en coordonnées polaires

Montrer que l'énergie mécanique peut se mettre sous la forme :

On précisera l'expression de la fonction en fonction de , , , et de .

Voir l'indice

Exprimer la vitesse orthoradiale en fonction de la constante des aires C pour isoler la composante purement radiale de l'énergie cinétique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur vitesse \vec{v} et son carré v^2 en coordonnées polaires dans le plan du mouvement.
  2. Éliminer \dot{\theta} au profit de la constante des aires C = r^2\dot{\theta} établie à la question Q4.
  3. Injecter cette expression dans l'énergie mécanique obtenue aux questions Q2 et Q3 pour identifier E_{\mathrm{p,eff}}(r).
Voir la réponse courte

Décomposition de la vitesse en coordonnées polaires, substitution de \dot{\theta}=C/r^2 pour obtenir E_{\mathrm{p,eff}}(r) = \frac{m C^2}{2r^2} - \frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r}.

Voir le corrigé complet

Le mouvement de la particule étant plan (question Q4), le vecteur vitesse de P s'écrit en coordonnées polaires (r, \theta) :

\vec{v} = \dot{r} \vec{e}_r + r\dot{\theta} \vec{e}_\theta

Le carré de la vitesse est donc :

v^2 = \dot{r}^2 + r^2\dot{\theta}^2

D'après la question Q4, la constante des aires s'écrit C = r^2\dot{\theta}, ce qui permet d'exprimer la vitesse orthoradiale selon :

r\dot{\theta} = \frac{C}{r}

D'après les questions Q2 et Q3, l'énergie mécanique du point matériel P s'écrit :

\begin{aligned} E_{\mathrm{m}} &= \frac{1}{2}m v^2 + E_{\mathrm{p}}(r) \\ &= \frac{1}{2}m \left( \dot{r}^2 + \frac{C^2}{r^2} \right) - \frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r} \\ &= \frac{1}{2}m \dot{r}^2 + \left( \frac{m C^2}{2r^2} - \frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r} \right) \end{aligned}

On obtient bien la forme demandée :

E_{\mathrm{m}} = \frac{1}{2}m\dot{r}^2 + E_{\mathrm{p,eff}}(r)

avec :

\boxed{E_{\mathrm{p,eff}}(r) = \frac{m C^2}{2r^2} - \frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r}}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : énergie potentielle effective, état de diffusion

Tracer, en la justifiant, la courbe représentative de . À l'aide d'un raisonnement graphique, déterminer pour quelles valeurs de le point P peut « échapper » à l'attraction de la Terre, c'est-à-dire se trouver en état de diffusion.

Voir l'indice

Tracer l'allure de la barrière centrifuge en 1/r^2 sommée au terme attractif en -1/r, et repérer le domaine d'énergie où le mouvement radial n'est pas borné vers les grands r.

Voir la stratégie
  1. Étudier la fonction E_{\mathrm{p,eff}}(r) obtenue à la question Q5 (limites et extremum dans le cas général où C \neq 0) pour justifier son allure, puis tracer le graphe.
  2. Exploiter la positivité de l'énergie cinétique radiale \frac{1}{2}m\dot{r}^2 = E_{\mathrm{m}} - E_{\mathrm{p,eff}}(r) \ge 0 pour déterminer graphiquement les zones accessibles à la particule en fonction de la valeur de E_{\mathrm{m}}.
Voir la réponse courte

Tracé de E_{\mathrm{p,eff}}(r) avec son minimum ; pour E_{\mathrm{m}} \ge 0, le domaine accessible s'étend jusqu'à l'infini (état de diffusion).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q5, l'énergie potentielle effective s'écrit (en supposant C \neq 0) :

E_{\mathrm{p,eff}}(r) = \frac{m C^2}{2r^2} - \frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r}

1. Étude de fonction et justification du tracé :

  • Limite en r \to 0^+ : le terme centrifuge en 1/r^2 prédomine, donc \lim_{r \to 0^+} E_{\mathrm{p,eff}}(r) = +\infty (barrière centrifuge).
  • Limite en r \to +\infty : le terme gravitationnel en -1/r domine, donc \lim_{r \to +\infty} E_{\mathrm{p,eff}}(r) = 0^-.
  • Dérivée :

    \frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{p,eff}}}{\mathrm{d}r}(r) = -\frac{m C^2}{r^3} + \frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r^2} = \frac{m}{r^2}\left(G M_{\mathrm{T}} - \frac{C^2}{r}\right)

    La dérivée s'annule en un unique point :

    r_0 = \frac{C^2}{G M_{\mathrm{T}}}

    Pour r < r_0, \frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{p,eff}}}{\mathrm{d}r} < 0, et pour r > r_0, \frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{p,eff}}}{\mathrm{d}r} > 0. La fonction présente donc un minimum global :

    E_{\mathrm{p,eff}}(r_0) = \frac{m C^2}{2 r_0^2} - \frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r_0} = -\frac{G^2 M_{\mathrm{T}}^2 m}{2 C^2} = E_{\min} < 0

    Elle s'annule également pour r = \frac{r_0}{2}.

2. Raisonnement graphique et état de diffusion : D'après l'équation (1), l'énergie cinétique radiale est :

\frac{1}{2}m\dot{r}^2 = E_{\mathrm{m}} - E_{\mathrm{p,eff}}(r) \ge 0 \iff E_{\mathrm{m}} \ge E_{\mathrm{p,eff}}(r)

Le mouvement n'est donc possible que dans les domaines où la droite horizontale d'ordonnée E_{\mathrm{m}} se situe au-dessus de la courbe E_{\mathrm{p,eff}}(r) :

  • Si E_{\min} \le E_{\mathrm{m}} < 0 : le mouvement radial est borné, r \in [r_{\min}, r_{\max}]. Le point P reste au voisinage de la Terre : c'est un état lié (trajectoire elliptique ou circulaire).
  • Si E_{\mathrm{m}} \ge 0 : le domaine accessible est semi-infini, r \in [r'_{\min}, +\infty[. Le point P peut s'éloigner indéfiniment de la Terre (r \to +\infty) avec une vitesse résiduelle non nulle (ou nulle si E_{\mathrm{m}} = 0) : il s'agit d'un état de diffusion (trajectoire parabolique pour E_{\mathrm{m}}=0, hyperbolique pour E_{\mathrm{m}}>0).

Dans le cas particulier où C = 0 (mouvement purement radial), E_{\mathrm{p,eff}}(r) = -\frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r}, la condition pour atteindre l'infini reste strictement la même.

Par conséquent, le point P peut échapper à l'attraction de la Terre si et seulement si :

\boxed{E_{\mathrm{m}} \ge 0}

Résultat

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : vitesse de libération, énergie mécanique

La vitesse de libération est la vitesse minimale qu'il faut communiquer à un corps depuis la surface d'un astre pour qu'il échappe définitivement à son attraction gravitationnelle. En déduire l'expression de en fonction de , et de . Calculer numériquement (aide numérique : ).

Voir l'indice

Traduire que la vitesse de libération correspond à une énergie mécanique minimale nulle avec départ en r=R_{\mathrm{T}}.

Voir la réponse courte

Condition d'échappement E_{\mathrm{m}} \ge 0 depuis la surface terrestre, donnant v_\ell = \sqrt{2GM_{\mathrm{T}}/R_{\mathrm{T}}} \approx 11\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q6, pour qu'un corps puisse échapper définitivement à l'attraction gravitationnelle de la Terre (état de diffusion), son énergie mécanique doit être positive ou nulle :

E_{\mathrm{m}} \ge 0.

Au moment du lancement depuis la surface terrestre, le corps se trouve à une distance r = R_{\mathrm{T}} et possède une vitesse de norme v. Son énergie mécanique s'écrit (question Q3) :

E_{\mathrm{m}} = \frac{1}{2} m v^2 - \frac{G M_{\mathrm{T}} m}{R_{\mathrm{T}}}.

La vitesse de libération v_{\ell} étant la vitesse minimale permettant l'échappement, elle correspond au cas limite d'une énergie mécanique nulle (E_{\mathrm{m}} = 0) :

\frac{1}{2} m v_{\ell}^2 - \frac{G M_{\mathrm{T}} m}{R_{\mathrm{T}}} = 0.

On en déduit l'expression de la vitesse de libération :

\boxed{v_{\ell} = \sqrt{\frac{2 G M_{\mathrm{T}}}{R_{\mathrm{T}}}}}.

Application numérique :

\begin{aligned} v_{\ell} &= \sqrt{\frac{2 \times 7,0 \cdot 10^{-11} \times 6,0 \cdot 10^{24}}{6,0 \cdot 10^{6}}} \\ &= \sqrt{1,4 \cdot 10^{8}} = \sqrt{1,4} \cdot 10^{4} \text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. \end{aligned}

Avec l'aide numérique \sqrt{1,4} \approx 1,2, on obtient :

\boxed{v_{\ell} \approx 1,2 \cdot 10^{4} \text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 12 \text{ km}\cdot\text{s}^{-1}}.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : modèle du gaz parfait, théorie cinétique des gaz

Énoncer les hypothèses du modèle du gaz parfait.

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Rappeler les deux hypothèses fondamentales : entités ponctuelles sans volume propre et absence d'interactions mutuelles à distance en dehors des chocs élastiques.

Voir la réponse courte

Particules ponctuelles de volume propre négligeable, sans interactions mutuelles à distance en dehors des collisions élastiques instantanées.

Voir le corrigé complet

Le modèle microscopique du gaz parfait repose sur les hypothèses suivantes :

  1. Particules ponctuelles : le volume propre des entités (atomes ou molécules) est totalement négligeable devant le volume offert au gaz (le covolume est nul) ;
  2. Absence d'interactions à distance : les particules n'exercent aucune force mutuelle à distance (pas d'interactions de Van der Waals ni électrostatiques). L'énergie potentielle d'interaction entre particules est donc nulle ;
  3. Collisions élastiques et instantanées : les seules interactions prises en compte sont des chocs mécaniques entre les particules ainsi qu'avec les parois de l'enceinte, considérés comme élastiques (conservation de l'énergie cinétique) et de durée négligeable devant le temps de vol libre ;
  4. Agitation thermique isotrope (chaos moléculaire) : les vitesses des particules sont distribuées de façon aléatoire et isotrope dans l'espace.
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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : vitesse quadratique moyenne, température cinétique

Définir la vitesse quadratique moyenne d'un gaz parfait d'hélium, puis l'exprimer en fonction de sa masse molaire , de sa température et de .

Voir l'indice

Relier l'énergie cinétique moyenne d'un atome monoatomique à sa température par le théorème de l'équipartition de l'énergie ou la définition cinétique de la pression.

Voir la stratégie
  1. Définir la vitesse quadratique moyenne u à partir de la moyenne statistique du carré des vitesses des particules.
  2. Relier l'énergie cinétique microscopique moyenne d'un atome à la température cinétique T du gaz parfait monoatomique.
  3. Exprimer le résultat en fonction des grandeurs molaires R et M_{\mathrm{He}}.
Voir la réponse courte

Définition u = \sqrt{\langle v^2 \rangle} et lien avec la température \frac{1}{2} M_{\mathrm{He}} u^2 = \frac{3}{2} R T, soit u = \sqrt{3RT/M_{\mathrm{He}}}.

Voir le corrigé complet

La vitesse quadratique moyenne u est définie comme la racine carrée de la moyenne du carré de la norme de la vitesse des particules microscopiques :

u = \sqrt{\langle v^2 \rangle}

Pour un atome d'hélium de masse m, l'énergie cinétique microscopique moyenne est :

\langle e_c \rangle = \frac{1}{2} m \langle v^2 \rangle = \frac{1}{2} m u^2

D'après la théorie cinétique des gaz, pour un gaz parfait monoatomique ne possédant que trois degrés de liberté de translation, l'énergie cinétique moyenne par particule est reliée à la température thermodynamique T par :

\langle e_c \rangle = \frac{3}{2} k_{\mathrm{B}} T

où k_{\mathrm{B}} est la constante de Boltzmann. Il vient ainsi :

\frac{1}{2} m u^2 = \frac{3}{2} k_{\mathrm{B}} T \implies u = \sqrt{\frac{3 k_{\mathrm{B}} T}{m}}

En introduisant la constante des gaz parfaits R = \mathcal{N}_{\mathrm{A}} k_{\mathrm{B}} et la masse molaire de l'hélium M_{\mathrm{He}} = \mathcal{N}_{\mathrm{A}} m (avec \mathcal{N}_{\mathrm{A}} le nombre d'Avogadro), on obtient :

\boxed{u = \sqrt{\frac{3 R T}{M_{\mathrm{He}}}}}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : vitesse quadratique moyenne, fuite atmosphérique

En prenant , calculer numériquement et conclure quant à la faible quantité d'hélium présente dans l'atmosphère terrestre (aide numérique : ).

Voir l'indice

Calculer numériquement u = \sqrt{3RT/\mathcal{M}_{\mathrm{He}}} et comparer sa valeur au critère v_{\ell}/10.

Voir la réponse courte

Calcul de u \approx 1,36\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} ; la queue de distribution de Maxwell dépasse v_\ell, entraînant l'échappement progressif de l'hélium hors de l'atmosphère.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question Q9, la vitesse quadratique moyenne des atomes d'hélium s'écrit :

u = \sqrt{\frac{3RT}{\mathcal{M}_{\mathrm{He}}}}

Avec les données numériques :

  • R = 8,0\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • T = 300\text{ K} ;
  • \mathcal{M}_{\mathrm{He}} = 4,0 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}.

On calcule le terme sous le radical :

\frac{3RT}{\mathcal{M}_{\mathrm{He}}} = \frac{3 \times 8,0 \times 300}{4,0 \cdot 10^{-3}} = \frac{7\,200}{4,0 \cdot 10^{-3}} = 1,8 \cdot 10^{6}\text{ m}^{2}\cdot\text{s}^{-2}

En utilisant l'aide numérique \sqrt{1,8} \approx 1,3 :

u = \sqrt{1,8} \cdot 10^{3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 1,3 \cdot 10^{3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{u \approx 1,3 \cdot 10^{3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 1,3\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}}

D'après le résultat de la question Q7, la vitesse de libération terrestre vaut v_{\ell} \approx 1,2 \cdot 10^{4}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, d'où :

\frac{v_{\ell}}{10} \approx 1,2 \cdot 10^{3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

On constate que :

u > \frac{v_{\ell}}{10}

Le critère d'échappement admis par l'énoncé est donc vérifié : les atomes d'hélium peuvent s'échapper continuellement de l'attraction terrestre vers l'espace interplanétaire. Cela explique pourquoi l'hélium ne s'accumule pas dans l'atmosphère et n'y est présent qu'à l'état de traces (environ 5 ppm en volume), malgré sa libération permanente par désintégration radioactive dans la croûte terrestre.

Résultat

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Partie II : Le laser hélium-néon

Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : laser, application des lasers

Citer trois applications des lasers dans les domaines de votre choix : vie quotidienne, industrie, médecine, recherche...

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Donner trois exemples variés (lecteurs de codes-barres/télécommunication, découpe industrielle, chirurgie ophtalmique, horloges atomiques...).

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Télécommunications par fibre optique, chirurgie ophtalmologique et découpe industrielle de matériaux.

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On peut citer trois applications de technologies laser dans des domaines variés :

  1. Médecine et chirurgie : chirurgie réfractive de l'œil (correction de la myopie par LASIK), photocoagulation rétinienne ou ablation de tissus par scalpel laser.
  2. Industrie : découpe, perçage, gravure et soudage de précision de métaux et polymères grâce à la très grande densité d'énergie et à la directivité du faisceau laser.
  3. Télécommunications et vie quotidienne : transmission d'informations à très haut débit par impulsions lumineuses guidées dans des fibres optiques, ou lecture optique (lecteurs de codes-barres, disques optiques).
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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : conducteur parfait, effet joule

Par des considérations énergétiques, justifier que le champ électrique au sein d'un conducteur parfait est nul.

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Utiliser la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \gamma \vec{E} et remarquer qu'une conductivité \gamma \to \infty implique un champ nul sous peine d'une dissipation d'énergie par effet Joule infinie.

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  1. Rappeler la définition d'un conducteur parfait à travers sa conductivité électrique \gamma.
  2. Exprimer la puissance volumique cédée au milieu par effet Joule en utilisant la loi d'Ohm locale.
  3. Conclure sur la valeur du champ électrique en imposant que cette puissance reste physiquement finie.
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Une conductivité infinie avec un champ électrique non nul conduirait à une puissance volumique dissipée par effet Joule infinie, ce qui est impossible.

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Un conducteur parfait est modélisé par une conductivité électrique infinie :

\gamma \to +\infty.

D'après la loi d'Ohm locale, la densité volumique de courant s'écrit \vec{\jmath} = \gamma \vec{E}. La puissance volumique dissipée par effet Joule au sein du conducteur s'exprime donc par :

\mathcal{P}_{\text{J}} = \vec{\jmath} \cdot \vec{E} = \gamma \|\vec{E}\|^2.

Pour que l'énergie dissipée par effet Joule reste finie (ce qui est imposé par les principes de la thermodynamique et la conservation de l'énergie), la puissance volumique \mathcal{P}_{\text{J}} ne peut pas diverger. Avec \gamma \to +\infty, il est donc nécessaire que :

\boxed{\vec{E} = \vec{0}}

au sein du conducteur parfait.

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell, équation de d'alembert

Redémontrer l'équation de d'Alembert satisfaite par le champ électrique dans une région vide de charges et de courants ; on fera apparaître la célérité de la lumière dans le vide . En déduire l'équation différentielle satisfaite par la fonction .

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Prendre le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday, injecter Maxwell-Ampère dans le vide et exploiter l'identité vectorielle avec \mathrm{div}\,\vec{E} = 0.

Voir la stratégie
  1. Partir des équations de Maxwell dans le vide de charges et de courants, puis appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday en utilisant l'identité vectorielle fournie pour aboutir à l'équation de d'Alembert.
  2. Injecter l'expression de l'onde stationnaire E(x, t) = f(x)\sin(\omega t) dans l'équation d'onde scalaire pour en déduire l'équation différentielle ordinaire vérifiée par f(x).
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Rotationnel de Maxwell-Faraday combiné à Maxwell-Ampère et Maxwell-Gauss dans le vide pour établir l'équation de d'Alembert sur le champ électrique.

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Dans une région de l'espace vide de charges et de courants (\rho = 0 et \vec{j} = \vec{0}), les équations de Maxwell s'écrivent :

\begin{aligned} \mathrm{div}\,\vec{E} &= 0 \quad \text{(Maxwell-Gauss)} \\ \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} &= -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \quad \text{(Maxwell-Faraday)} \\ \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} &= \mu_0\varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \quad \text{(Maxwell-Ampère)} \end{aligned}

Prenons le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday :

\vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}) = -\vec{\mathrm{rot}}\!\left(\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}\right) = -\frac{\partial}{\partial t}(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B})

En utilisant l'identité vectorielle donnée et le fait que \mathrm{div}\,\vec{E} = 0 :

\vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}) = \vec{\mathrm{grad}}(\mathrm{div}\,\vec{E}) - \Delta\vec{E} = -\Delta\vec{E}

En injectant l'équation de Maxwell-Ampère et en posant c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}}, il vient :

-\Delta\vec{E} = -\frac{\partial}{\partial t}\!\left(\frac{1}{c^2}\frac{\partial \vec{E}}{\partial t}\right) = -\frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2}

On obtient l'équation de d'Alembert :

\boxed{\Delta\vec{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}}

L'onde lumineuse se propageant selon l'axe x, le champ scalaire E(x, t) = f(x)\sin(\omega t) dépend uniquement de x pour ses variables spatiales (\Delta E = \frac{\partial^2 E}{\partial x^2}). Calculons les dérivées partielles :

\begin{aligned} \frac{\partial^2 E}{\partial x^2}(x, t) &= \frac{\mathrm{d}^2 f}{\mathrm{d}x^2}(x)\,\sin(\omega t) \\ \frac{\partial^2 E}{\partial t^2}(x, t) &= -\omega^2 f(x)\,\sin(\omega t) \end{aligned}

En reportant dans l'équation de d'Alembert :

\left[ \frac{\mathrm{d}^2 f}{\mathrm{d}x^2}(x) + \frac{\omega^2}{c^2} f(x) \right] \sin(\omega t) = 0

Cette égalité étant vérifiée à tout instant t, la fonction f satisfait l'équation différentielle d'un oscillateur harmonique spatial :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2 f}{\mathrm{d}x^2}(x) + \frac{\omega^2}{c^2} f(x) = 0}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : onde stationnaire, mode propre de cavité, intervalle spectral libre

On admet la continuité de en et en . Résoudre cette équation différentielle, puis exprimer les fréquences propres des modes pouvant exister dans la cavité, quantifiées par un entier , en fonction de la longueur de la cavité et de . Déterminer ensuite l'Intervalle Spectral Libre, défini comme l'écart en fréquence entre deux modes voisins :

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Traduire les conditions aux limites f(0)=0 et f(L)=0 pour trouver les pulsations propres discrètes, puis en déduire l'écart fréquentiel entre deux harmoniques consécutifs.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la solution générale de l'équation différentielle du second ordre obtenue en Q13 sous forme sinusoïdale.
  2. Appliquer les conditions aux limites imposées par la présence des miroirs conducteurs parfaits en x = 0 et x = L (d'après Q12) pour quantifier les pulsations propres, puis en déduire les fréquences propres \nu_n.
  3. Calculer l'intervalle spectral libre \mathrm{ISL} = \nu_{n+1} - \nu_n.
Voir la réponse courte

Conditions aux limites E(0)=E(L)=0 imposant des modes stationnaires \nu_n = n c / (2L) et un intervalle spectral libre \mathrm{ISL} = c / (2L).

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D'après la question Q13, la fonction f(x) vérifie :

\frac{\mathrm{d}^2 f}{\mathrm{d}x^2} + k^2 f(x) = 0 \quad \text{avec} \quad k = \frac{\omega}{c}

La solution générale de cette équation différentielle harmonique s'écrit :

f(x) = A \cos(kx) + B \sin(kx) \quad (A, B \in \mathbb{R})

Le champ électrique étant nul dans les conducteurs parfaits (Q12), la continuité de E(x, t) = f(x)\sin(\omega t) aux interfaces impose, pour tout instant t :

\begin{aligned} E(0, t) = 0 &\implies f(0) = 0 \implies A = 0 \\ E(L, t) = 0 &\implies f(L) = 0 \implies B \sin(kL) = 0 \end{aligned}

Pour obtenir une onde non identiquement nulle (B \neq 0), la pulsation \omega doit vérifier la condition de quantification :

k_n L = n\pi \quad (n \in \mathbb{N}^*)

Or k_n = \frac{\omega_n}{c} = \frac{2\pi \nu_n}{c}, d'où l'expression des fréquences propres des modes de la cavité :

\boxed{\nu_n = n \frac{c}{2L} \quad (n \in \mathbb{N}^*)}

On en déduit l'expression de l'Intervalle Spectral Libre (ISL) :

\mathrm{ISL} = \nu_{n+1} - \nu_n = (n+1)\frac{c}{2L} - n\frac{c}{2L}
\boxed{\mathrm{ISL} = \frac{c}{2L}}

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : intervalle spectral libre, ordre de grandeur

Calculer l'ordre de grandeur de l'ISL du laser 1107/P JDS Uniphase (voir figure 1). La valeur obtenue est-elle cohérente avec la spécification du fabricant, à savoir ?

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Estimer l'ordre de grandeur de la longueur L du tube à partir de l'échelle de la photo (environ 14\text{ cm}) et calculer c/(2L).

Voir la stratégie
  1. Estimer la longueur L de la cavité laser à partir de la photographie de la figure 1 en s'appuyant sur l'échelle de 2\text{ cm}.
  2. Calculer l'intervalle spectral libre à l'aide de la formule établie à la question Q14 : \mathrm{ISL} = \frac{c}{2L}.
  3. Conclure sur la cohérence avec la spécification du constructeur (1\,090\text{ MHz}).
Voir la réponse courte

Mesure de la longueur de cavité sur la figure du laser, calcul de l'ISL associé et comparaison favorable avec la valeur constructeur de 1\,090\text{ MHz}.

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À l'aide de la barre d'échelle de 2\text{ cm} fournie sur la figure 1, la longueur hors-tout du tube laser est mesurée à environ 7 fois le segment étalon, soit :

L \approx 14\text{ cm} = 0{,}14\text{ m}

D'après la relation obtenue à la question Q14, l'intervalle spectral libre vaut :

\mathrm{ISL} = \frac{c}{2L}

Avec c = 3{,}0 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et L \approx 14\text{ cm} :

\begin{aligned} \mathrm{ISL} &\approx \frac{3{,}0 \cdot 10^8}{2 \times 0{,}14} \\ &\approx \frac{3{,}0 \cdot 10^8}{0{,}28} \approx 1{,}07 \cdot 10^9\text{ Hz} \approx 1{,}1\text{ GHz} = 1\,100\text{ MHz} \end{aligned}
\boxed{\mathrm{ISL} \approx 1{,}1\text{ GHz} = 1\,100\text{ MHz}}

Cette valeur est en excellent accord avec la spécification du fabricant (1\,090\text{ MHz}), l'écart relatif n'étant que de l'ordre de 1\,\%, ce qui confirme la validité de l'ordre de grandeur estimé.

Résultat

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Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : interféromètre de michelson, défilement de franges

En analysant le protocole, déterminer une relation entre , , et .

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Relier la variation de différence de marche au centre \Delta \delta = 2 \Delta x = 2 V_0 \tau au passage de k franges brillantes correspondant à k\lambda.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le déplacement \Delta e du miroir mobile pendant la durée \tau à la vitesse V_0.
  2. Relier ce déplacement à la variation de la différence de marche \Delta\delta au centre des anneaux (incidence normale).
  3. Utiliser la condition de défilement de k anneaux brillants pour relier \Delta\delta au nombre de franges et à la longueur d'onde \lambda.
Voir la réponse courte

Le déplacement à vitesse constante relie la période temporelle du signal au défilement des franges d'interférence selon la relation de proportionnalité du dispositif.

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Dans un interféromètre de Michelson réglé en lame d'air d'épaisseur e, la différence de marche au centre des anneaux (sous incidence normale i = 0) s'écrit, à une constante près liée aux éventuels déphasages à la réflexion :

\delta = 2e.

Lorsque l'un des miroirs est translaté à vitesse constante V_0 pendant une durée \tau, la variation d'épaisseur de la lame d'air est :

\Delta e = V_0 \tau.

La variation correspondante de la différence de marche au centre s'élève donc à :

\Delta \delta = 2 \Delta e = 2 V_0 \tau.

Le passage d'un anneau brillant au suivant correspond à une variation d'une unité de l'ordre d'interférence p = \delta / \lambda. Le défilement de k anneaux brillants consécutifs correspond ainsi à une variation de l'ordre d'interférence \Delta p = k, soit :

\Delta \delta = k \lambda.

En égalant les deux expressions de \Delta\delta, on obtient la relation :

2 V_0 \tau = k \lambda,

soit encore :

\boxed{\lambda = \frac{2 V_0 \tau}{k}}

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : propagation des incertitudes, écart normalisé

Exprimer littéralement l'incertitude-type en fonction de , , , , , et de . Sachant que , comparer la valeur expérimentale à la valeur attendue () via le calcul d'un écart normalisé (-score) et conclure.

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Appliquer la formule de propagation des incertitudes-types pour un produit/quotient de grandeurs indépendantes, puis calculer le z-score z = |\lambda - \lambda_{\mathrm{th}}|/u(\lambda).

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de propagation des incertitudes-types pour des grandeurs indépendantes liées par une relation de produit et quotient.
  2. Calculer le quotient normalisé (z-score) en comparant l'écart entre la valeur mesurée et la valeur de référence à l'incertitude-type associée.
  3. Conclure sur la compatibilité de la mesure selon le critère usuel |z| \le 2.
Voir la réponse courte

Calcul de l'incertitude composée sur \lambda puis du z-score | \lambda_{\mathrm{exp}} - \lambda_{\mathrm{th}} | / u(\lambda) pour valider la mesure.

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D'après la question précédente Q16, la longueur d'onde s'exprime sous la forme :

\lambda = \frac{2 V_0 \overline{\tau}}{k}

En supposant les variables V_0, \overline{\tau} et k indépendantes, la loi de composition des incertitudes-types relatives pour une fonction monôme conduit à :

\left(\frac{u(\lambda)}{\lambda}\right)^2 = \left(\frac{u(V_0)}{V_0}\right)^2 + \left(\frac{u(\overline{\tau})}{\overline{\tau}}\right)^2 + \left(\frac{u(k)}{k}\right)^2

On en déduit l'expression littérale de l'incertitude-type u(\lambda) :

\boxed{u(\lambda) = \lambda \sqrt{\left(\frac{u(V_0)}{V_0}\right)^2 + \left(\frac{u(\overline{\tau})}{\overline{\tau}}\right)^2 + \left(\frac{u(k)}{k}\right)^2}}

L'écart normalisé (z-score) entre la valeur mesurée \lambda = 633,7\text{ nm} et la valeur de référence \lambda_{\text{ref}} = 632,8\text{ nm} s'écrit :

z = \frac{|\lambda - \lambda_{\text{ref}}|}{u(\lambda)}

Avec les valeurs numériques fournies :

z = \frac{|633,7 - 632,8|}{7,6} = \frac{0,9}{7,6} \approx 0,12
\boxed{z \approx 0,12}

Puisque |z| < 2 (et même très largement inférieur à 1), la valeur expérimentale est parfaitement compatible avec la valeur attendue : les écarts constatés sont uniquement attribuables aux fluctuations aléatoires de mesure.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 18

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : brouillage des franges, cohérence temporelle

Déterminer la différence de marche , à partir du contact optique, pour laquelle on observe le premier brouillage des anneaux d'interférences au centre de l'écran.

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Écrire la condition d'extinction du contraste (opposition de phase) entre deux systèmes de franges : \Delta \varphi = \pi soit \Delta \nu \cdot \delta_{\mathrm{b}} / c = 1/2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les ordres d'interférence p_1 et p_2 au centre pour chacune des deux composantes spectrales à une différence de marche \delta donnée.
  2. Traduire la condition de brouillage : les anneaux brillants de l'un des modes coïncident avec les anneaux sombres de l'autre mode, ce qui annule le contraste des franges.
Voir la réponse courte

Opposition de phase entre les figures d'interférences des deux modes spectraux consécutifs séparés de l'ISL, menant à \delta_{\mathrm{b}} = c / (2\,\mathrm{ISL}).

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Les deux modes propres émis par la cavité laser possèdent des fréquences distinctes \nu_1 et \nu_2 = \nu_1 + \mathrm{ISL}, de sorte qu'ils sont mutuellement incohérents. Leurs intensités lumineuses s'ajoutent donc sur l'écran.

Pour une différence de marche \delta comptée à partir du contact optique (\delta = 0), l'ordre d'interférence au centre de la figure d'interférence s'écrit pour chaque radiation :

p_1 = \frac{\delta}{\lambda_1} = \frac{\nu_1 \delta}{c} \quad \text{et} \quad p_2 = \frac{\delta}{\lambda_2} = \frac{\nu_2 \delta}{c}

Au contact optique (\delta = 0), on a p_1 = p_2 = 0 : les deux systèmes de franges présentent un maximum d'intensité au centre et sont en phase (contraste maximal).

Lorsque l'on augmente \delta, le premier brouillage (annulation du contraste) survient dès lors qu'un maximum d'intensité du mode 2 correspond à un minimum d'intensité du mode 1 au centre de l'écran, ce qui correspond à un décalage d'un demi-ordre d'interférence :

p_2(\delta_{\mathrm{b}}) - p_1(\delta_{\mathrm{b}}) = \frac{1}{2}

En remplaçant par les expressions des ordres d'interférence :

\frac{(\nu_2 - \nu_1) \delta_{\mathrm{b}}}{c} = \frac{\mathrm{ISL} \cdot \delta_{\mathrm{b}}}{c} = \frac{1}{2}

On en déduit l'expression de la différence de marche de premier brouillage :

\boxed{\delta_{\mathrm{b}} = \frac{c}{2\,\mathrm{ISL}}}

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : brouillage des franges, interféromètre de michelson

Calculer numériquement en prenant . Comparer la valeur de obtenue à la gamme de différences de marche accessible avec un interféromètre de Michelson usuel et conclure.

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Calculer numériquement \delta_{\mathrm{b}} = c/(2\,\mathrm{ISL}) et comparer cette distance (de l'ordre du décimètre) à la course typique du miroir d'un Michelson usuel.

Voir la réponse courte

Calcul de \delta_{\mathrm{b}} \approx 13,6\text{ cm} ; cette différence de marche est facilement accessible avec le chariot mobile d'un interféromètre de Michelson.

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D'après le résultat de la question Q18, la différence de marche correspondant au premier brouillage est :

\delta_{\mathrm{b}} = \frac{c}{2\,\mathrm{ISL}}

Avec les valeurs numériques fournies :

  • c = 3,0 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
  • \mathrm{ISL} = 1,1\text{ GHz} = 1,1 \cdot 10^9\text{ s}^{-1}.

On obtient :

\begin{aligned} \delta_{\mathrm{b}} &= \frac{3,0 \cdot 10^8}{2 \times 1,1 \cdot 10^9} \\ &= \frac{3,0}{2,2} \cdot 10^{-1} \approx 0,136\text{ m} \approx 14\text{ cm} \end{aligned}
\boxed{\delta_{\mathrm{b}} \approx 14\text{ cm}}

Comparaison et conclusion :

  • En configuration lame d'air, la différence de marche au centre vaut \delta = 2e, où e est le déplacement du miroir mobile à partir du contact optique. Atteindre \delta_{\mathrm{b}} \approx 14\text{ cm} nécessite donc un déplacement du miroir de :

    e = \frac{\delta_{\mathrm{b}}}{2} \approx 7\text{ cm}
  • Sur un interféromètre de Michelson usuel de travaux pratiques, la course maximale de la vis micrométrique déplaçant le miroir est couramment de 25\text{ mm} (voire quelques centimètres au plus), ce qui donne une gamme de différences de marche accessible de l'ordre de 0 à 5\text{ cm}.
  • Conclusion : La différence de marche de brouillage \delta_{\mathrm{b}} est supérieure à la course usuelle d'un interféromètre de Michelson de TP (ou se situe à la limite supérieure pour les chariots à plus grande course). Ainsi, dans les conditions habituelles de laboratoire, le laser He-Ne peut être considéré comme monochromatique : le contraste des franges reste excellent et l'on n'observe pas de brouillage.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Partie III : De l'hélium pour détecter les fuites

Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : force de lorentz, mouvement plan

Montrer que la trajectoire de l'ion est contenue dans le plan .

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Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe \vec{e}_z avec une force de Lorentz nulle selon cet axe et des conditions initiales nulles en position et vitesse.

Voir la stratégie

Pour montrer que le mouvement est confiné dans le plan (\mathrm{O}, \vec{e}_x, \vec{e}_y), on applique le principe fondamental de la dynamique à l'ion, puis on projette l'équation du mouvement sur l'axe orthogonal (\mathrm{O}z) en exploitant les conditions initiales.

Voir la réponse courte

La force de Lorentz n'a aucune composante selon \vec{e}_z et la vitesse initiale est dans le plan (\mathrm{O}, \vec{e}_x, \vec{e}_y), le mouvement reste donc plan.

Voir le corrigé complet

Le système étudié est l'ion de masse m et de charge e > 0, assimilé à un point matériel. L'étude est menée dans le référentiel terrestre supposé galiléen, muni de la base orthonormée directe (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z).

Le poids étant négligé, l'ion n'est soumis qu'à la force de Lorentz magnétique :

\vec{F} = e\,\vec{v} \wedge \vec{B}

avec un champ magnétique uniforme de direction \vec{e}_z, soit \vec{B} = B_z\,\vec{e}_z (avec |B_z| = B).

D'après le principe fondamental de la dynamique :

m \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = e\,\vec{v} \wedge \vec{B}

Par propriété du produit vectoriel, la force magnétique est orthogonale à \vec{B}, donc orthogonale à \vec{e}_z :

(\vec{v} \wedge \vec{B}) \cdot \vec{e}_z = 0

En projetant l'équation du mouvement selon la direction \vec{e}_z, on obtient :

m \frac{\mathrm{d}v_z}{\mathrm{d}t} = 0 \implies v_z(t) = \text{constante}

Or, à l'instant initial t=0 :

  • la vitesse initiale est \vec{v}(0) = \vec{v}_0 = v_0\,\vec{e}_x, d'où v_z(0) = 0 ;
  • l'ion est en \mathrm{O}, d'où z(0) = 0.

On en déduit que :

\forall t \ge 0, \quad v_z(t) = \dot{z}(t) = 0 \implies z(t) = z(0) = 0
\boxed{\text{La trajectoire de l'ion est contenue dans le plan } (\mathrm{O}, \vec{e}_x, \vec{e}_y).}

Résultat

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Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : puissance de la force de lorentz, déviation magnétique

Justifier que le mouvement de l'ion est uniforme. Préciser le sens du champ permettant d'obtenir l'une des trajectoires illustrées sur la figure 2.

Voir l'indice

Remarquer que la puissance de la force magnétique est nulle, puis utiliser la règle de la main droite pour déterminer le signe de \vec{B} \cdot \vec{e}_z assurant une courbure vers les y négatifs.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de la puissance cinétique à l'ion pour relier la variation de la vitesse à la puissance de la force de Lorentz.
  2. Déterminer le signe de la composante de \vec{B} selon \vec{e}_z en comparant le sens de la force initiale \vec{F}(0) = e\vec{v}_0 \wedge \vec{B} à la déviation observée vers le bas (-\vec{e}_y) sur la figure 2.
Voir la réponse courte

La force magnétique est orthogonale à la vitesse donc sa puissance est nulle (mouvement uniforme) ; orientation de \vec{B} par la règle de la main droite.

Voir le corrigé complet

L'ion de masse m et de charge e > 0 est étudié dans le référentiel terrestre supposé galiléen. Le poids étant négligé, il n'est soumis qu'à la force de Lorentz magnétique :

\vec{F} = e\,\vec{v} \wedge \vec{B}

1. Mouvement uniforme

La puissance développée par la force magnétique s'écrit :

\mathcal{P} = \vec{F} \cdot \vec{v} = \left(e\,\vec{v} \wedge \vec{B}\right) \cdot \vec{v} = 0

car le produit vectoriel \vec{v} \wedge \vec{B} est orthogonal à \vec{v} à chaque instant.

D'après le théorème de la puissance cinétique :

\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{c}}}{\mathrm{d}t} = \mathcal{P} = 0 \implies E_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2}m v^2 = \text{constante}

La masse m étant constante, la norme de la vitesse reste constante au cours du temps :

v(t) = \|\vec{v}(t)\| = v_0

Le mouvement de l'ion est donc uniforme.

2. Sens du champ magnétique

À l'instant initial t = 0, la vitesse de l'ion est \vec{v}_0 = v_0\,\vec{e}_x avec v_0 > 0. Écrivons le champ magnétique sous la forme \vec{B} = B_z\,\vec{e}_z avec B_z = \pm B. La force magnétique initiale s'exprime par :

\vec{F}(0) = e\,(v_0\,\vec{e}_x) \wedge (B_z\,\vec{e}_z) = e\,v_0 B_z \,(\vec{e}_x \wedge \vec{e}_z) = -e\,v_0 B_z\,\vec{e}_y

D'après la figure 2, la trajectoire s'incurve vers le bas, c'est-à-dire vers les ordonnées décroissantes : l'accélération initiale \vec{a}(0) = \frac{\vec{F}(0)}{m} est donc dirigée selon -\vec{e}_y.

Comme e > 0 et v_0 > 0, la condition \vec{F}(0) \cdot \vec{e}_y < 0 impose :

-e\,v_0 B_z < 0 \iff B_z > 0

Le champ magnétique est donc orienté dans le sens de \vec{e}_z :

\boxed{\vec{B} = B\,\vec{e}_z}

Il est dirigé vers l'avant, sortant du plan de la figure.

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : principe fondamental de la dynamique, pulsation cyclotron

Déterminer deux équations différentielles reliant les composantes de la vitesse et de l'ion à leurs dérivées par rapport au temps. On posera .

Voir l'indice

Projeter la force de Lorentz e\,\vec{v}\wedge\vec{B} sur \vec{e}_x et \vec{e}_y dans le PFD.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'ion dans le référentiel d'étude, en ne prenant en compte que la force de Lorentz magnétique.
  2. Évaluer le produit vectoriel \vec{v} \wedge \vec{B} en composantes cartésiennes, en tenant compte du résultat de la question Q21 (\vec{B} = B\,\vec{e}_z).
  3. Projeter la relation vectorielle sur \vec{e}_x et \vec{e}_y pour obtenir le système de deux équations différentielles couplées, et introduire la pulsation cyclotron \omega = \dfrac{eB}{m}.
Voir la réponse courte

Projection du PFD m \mathrm{d}\vec{v}/\mathrm{d}t = e\vec{v}\wedge\vec{B} sur les axes x et y pour obtenir les deux équations différentielles couplées.

Voir le corrigé complet

On applique le principe fondamental de la dynamique à l'ion de masse m et de charge e > 0 dans le référentiel terrestre supposé galiléen. Le poids étant négligé, l'ion est uniquement soumis à la force de Lorentz magnétique :

m \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = e\,\vec{v} \wedge \vec{B}.

D'après les questions Q20 et Q21, le vecteur vitesse et le champ magnétique s'écrivent :

\vec{v}(t) = v_x(t)\,\vec{e}_x + v_y(t)\,\vec{e}_y \quad \text{et} \quad \vec{B} = B\,\vec{e}_z.

Le produit vectoriel s'explicite selon :

\vec{v} \wedge \vec{B} = \left(v_x\,\vec{e}_x + v_y\,\vec{e}_y\right) \wedge \left(B\,\vec{e}_z\right) = - v_x B\,\vec{e}_y + v_y B\,\vec{e}_x.

L'équation du mouvement s'écrit alors :

m \left(\frac{\mathrm{d}v_x}{\mathrm{d}t}\,\vec{e}_x + \frac{\mathrm{d}v_y}{\mathrm{d}t}\,\vec{e}_y\right) = e B v_y\,\vec{e}_x - e B v_x\,\vec{e}_y.

En posant la pulsation cyclotron \omega = \dfrac{eB}{m}, la projection sur les axes \vec{e}_x et \vec{e}_y donne les deux équations différentielles couplées :

\boxed{\frac{\mathrm{d}v_x}{\mathrm{d}t} = \omega v_y \quad \text{et} \quad \frac{\mathrm{d}v_y}{\mathrm{d}t} = -\omega v_x}

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : variable complexe, pulsation cyclotron

On introduit la variable complexe , avec . Démontrer que la variable vérifie l'équation différentielle :

Voir l'indice

Multiplier l'équation sur v_x par \mathrm{j} et la sommer à celle sur v_y en factorisant par \mathrm{j}\omega.

Voir la stratégie
  1. Dériver la variable complexe \underline{u}(t) = v_y(t) + \mathrm{j}v_x(t) par rapport au temps.
  2. Remplacer les dérivées temporelles par leurs expressions issues du système différentiel établi à la question Q22.
  3. Factoriser par \mathrm{j}\omega pour faire réapparaître \underline{u}(t) et obtenir l'équation demandée.
Voir la réponse courte

Combinaison linéaire \dot{v}_y + \mathrm{j}\dot{v}_x à partir du système différentiel pour factoriser l'équation en variable complexe \underline{u}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q22, les composantes de la vitesse vérifient le système couplé :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}v_x}{\mathrm{d}t} &= \omega v_y \\ \frac{\mathrm{d}v_y}{\mathrm{d}t} &= -\omega v_x \end{aligned}

avec \omega = \dfrac{eB}{m}.

En dérivant par rapport au temps la variable complexe \underline{u} = v_y + \mathrm{j}v_x, on obtient :

\frac{\mathrm{d}\underline{u}}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}v_y}{\mathrm{d}t} + \mathrm{j}\,\frac{\mathrm{d}v_x}{\mathrm{d}t} = -\omega v_x + \mathrm{j}\omega v_y

Or, en utilisant la propriété \mathrm{j}^2 = -1, on peut réécrire -\omega v_x sous la forme :

-\omega v_x = \mathrm{j}^2\omega v_x

ce qui donne :

\frac{\mathrm{d}\underline{u}}{\mathrm{d}t} = \mathrm{j}\omega v_y + \mathrm{j}^2\omega v_x = \mathrm{j}\omega \left(v_y + \mathrm{j}v_x\right) = \mathrm{j}\omega\underline{u}

On en déduit immédiatement que la variable \underline{u} vérifie l'équation différentielle linéaire du premier ordre :

\boxed{\frac{\mathrm{d}\underline{u}}{\mathrm{d}t} - \mathrm{j}\omega\underline{u} = 0}

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : équation différentielle, vitesse de la particule

Résoudre cette équation différentielle en tenant compte des conditions initiales. En déduire l'expression des composantes et de la vitesse de l'ion.

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle du premier ordre pour \underline{u}(t) avec \underline{u}(0) = \mathrm{j}v_0, puis identifier parties réelle et imaginaire.

Voir la réponse courte

Intégration de l'équation d'ordre 1 avec les conditions initiales en exponentielle imaginaire, puis projection des parties réelle et imaginaire.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle linéaire du premier ordre établie à la question Q23 s'écrit :

\frac{\mathrm{d}\underline{u}}{\mathrm{d}t} - \mathrm{j}\omega\underline{u} = 0

Sa solution générale est de la forme :

\underline{u}(t) = \underline{u}_0\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}

où \underline{u}_0 \in \mathbb{C} est une constante déterminée par les conditions initiales à t = 0.

D'après l'énoncé, la vitesse initiale s'écrit \vec{v}(0) = v_0\,\vec{e}_x, ce qui donne pour ses composantes cartésiennes :

v_x(0) = v_0 \quad \text{et} \quad v_y(0) = 0

Par définition de la grandeur complexe \underline{u} = v_y + \mathrm{j}v_x, on a à t = 0 :

\underline{u}_0 = \underline{u}(0) = v_y(0) + \mathrm{j}v_x(0) = \mathrm{j}v_0

On en déduit l'expression temporelle de la vitesse complexe :

\underline{u}(t) = \mathrm{j}v_0\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} = \mathrm{j}v_0\bigl(\cos(\omega t) + \mathrm{j}\sin(\omega t)\bigr) = -v_0\sin(\omega t) + \mathrm{j}v_0\cos(\omega t)

En identifiant respectivement la partie réelle et la partie imaginaire de \underline{u}(t) = v_y(t) + \mathrm{j}v_x(t), on obtient :

\boxed{v_y(t) = -v_0\sin(\omega t)}
\boxed{v_x(t) = v_0\cos(\omega t)}

Résultat

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : équation horaire, cinématique

Établir les équations horaires et .

Voir l'indice

Intégrer les composantes de la vitesse par rapport au temps en imposant l'origine spatiale (0,0) à t=0.

Voir la réponse courte

Intégration temporelle des composantes v_x(t) et v_y(t) avec la condition initiale en l'origine pour obtenir x(t) et y(t).

Voir le corrigé complet

Les composantes du vecteur vitesse sont reliées à la position par :

v_x(t) = \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} \quad \text{et} \quad v_y(t) = \frac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}t}

D'après les résultats de la question Q24, on a :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} &= v_0 \cos(\omega t) \\ \frac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}t} &= -v_0 \sin(\omega t) \end{aligned}

Par intégration par rapport au temps, il vient :

\begin{aligned} x(t) &= \frac{v_0}{\omega}\sin(\omega t) + x_0 \\ y(t) &= \frac{v_0}{\omega}\cos(\omega t) + y_0 \end{aligned}

où x_0 et y_0 sont des constantes d'intégration déterminées par les conditions initiales en t = 0. L'ion entre dans le champ magnétique au point \mathrm{O} origine du repère, soit x(0) = 0 et y(0) = 0 :

\begin{aligned} x(0) &= x_0 = 0 \\ y(0) &= \frac{v_0}{\omega} + y_0 = 0 \implies y_0 = -\frac{v_0}{\omega} \end{aligned}

On en déduit finalement les équations horaires :

\boxed{x(t) = \frac{v_0}{\omega}\sin(\omega t) \quad \text{et} \quad y(t) = \frac{v_0}{\omega}\big(\cos(\omega t) - 1\big)}

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : rayon cyclotron, trajectoire circulaire

Montrer que la trajectoire de l'ion est circulaire ; expliciter le rayon de sa trajectoire en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Former la quantité x^2 + (y + v_0/\omega)^2 pour reconnaître l'équation d'un cercle et expliciter son rayon R = v_0/\omega.

Voir la stratégie
  1. Partir des équations horaires x(t) et y(t) obtenues à la question Q25.
  2. Éliminer le paramètre temps t grâce à la relation \cos^2(\omega t) + \sin^2(\omega t) = 1 pour déterminer l'équation cartésienne de la trajectoire.
  3. Identifier la nature de la courbe (cercle), ses caractéristiques géométriques et exprimer son rayon R à l'aide de la pulsation cyclotron \omega.
Voir la réponse courte

Élimination du temps entre x(t) et y(t) faisant apparaître l'équation d'un cercle de rayon de Larmor R = m v_0 / (eB).

Voir le corrigé complet

D'après les équations horaires établies à la question Q25, les coordonnées de l'ion vérifient :

\begin{aligned} x(t) &= \frac{v_0}{\omega}\sin(\omega t) \\ y(t) + \frac{v_0}{\omega} &= \frac{v_0}{\omega}\cos(\omega t) \end{aligned}

En élevant au carré puis en sommant ces deux expressions, il vient :

\begin{aligned} x(t)^2 + \left(y(t) + \frac{v_0}{\omega}\right)^2 &= \left(\frac{v_0}{\omega}\right)^2 \left(\sin^2(\omega t) + \cos^2(\omega t)\right) \\ &= \left(\frac{v_0}{\omega}\right)^2 \end{aligned}

On reconnaît l'équation cartésienne d'un cercle situé dans le plan (O, \vec{e}_x, \vec{e}_y), de centre C\left(0, -\frac{v_0}{\omega}\right) et de rayon :

R = \frac{v_0}{\omega}

Sachant que \omega = \dfrac{eB}{m} (question Q22), on obtient pour le rayon de courbure de la trajectoire :

\boxed{R = \frac{m v_0}{e B}}

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : spectrométrie de masse, rayon de courbure

On suppose que les ions présents dans le gaz traceur ont la même charge et la même énergie cinétique initiale. Associer les trajectoires respectives (1), (2) et (3) du schéma de la figure 2 aux différents ions présents : ions hélium / ions légers (dihydrogène, hélium 3) / ions lourds (diazote, dioxygène, dioxyde de carbone, argon).

Voir l'indice

Exprimer le rayon de courbure en fonction de l'énergie cinétique E_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2}m v_0^2 sous la forme R = \sqrt{2mE_{\mathrm{c}}}/(eB) pour classer les trajectoires par masse croissante.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rayon R de la trajectoire en fonction de l'énergie cinétique initiale E_{\mathrm{c}} et de la masse m de l'ion.
  2. En déduire le sens de variation de R avec la masse m à charge et énergie cinétique fixées.
  3. Comparer les masses des différentes espèces et les associer aux trajectoires (1), (2) et (3) de la figure 2.
Voir la réponse courte

À énergie cinétique fixée, R = \sqrt{2m E_{\mathrm{c}}}/(eB) \propto \sqrt{m} : le rayon croît avec la masse de l'ion.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q26, le rayon de la trajectoire d'un ion de masse m, de charge e et de vitesse initiale v_0 dans le champ magnétique B s'écrit :

R = \frac{m v_0}{e B}

L'énergie cinétique initiale des ions est E_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2} m v_0^2, ce qui donne v_0 = \sqrt{\dfrac{2 E_{\mathrm{c}}}{m}}. En reportant cette expression dans celle de R, on obtient :

R = \frac{\sqrt{2 m E_{\mathrm{c}}}}{e B}

À charge e, champ B et énergie cinétique E_{\mathrm{c}} fixés, le rayon de courbure est donc proportionnel à la racine carrée de la masse :

R \propto \sqrt{m}

Classons les masses molaires des espèces ioniques présentes :

  • Ions légers (\mathrm{H}_2^+, ^3\mathrm{He}^+) : M \approx 2\text{ à }3\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} < M_{\mathrm{He}} ;
  • Ions hélium (^4\mathrm{He}^+) : M_{\mathrm{He}} \approx 4\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • Ions lourds (\mathrm{N}_2^+, \mathrm{O}_2^+, \mathrm{Ar}^+, \mathrm{CO}_2^+) : M \ge 28\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} > M_{\mathrm{He}}.

Par conséquent, les rayons de courbure respectifs vérifient :

R_{\text{légers}} < R_{\mathrm{He}} < R_{\text{lourds}}

D'après le schéma de la figure 2, la trajectoire (1) présente le plus petit rayon de courbure, la trajectoire (2) correspond au rayon sélectionné qui atteint le détecteur, et la trajectoire (3) présente le plus grand rayon de courbure. On en déduit l'association :

\boxed{\text{Trajectoire (1) : ions légers \quad;\quad Trajectoire (2) : ions hélium \quad;\quad Trajectoire (3) : ions lourds}}

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : période cyclotron, temps de vol

Calculer numériquement la durée de passage des ions hélium dans la zone de champ , assimilable à un quart de cercle.

Voir l'indice

Calculer la durée d'un quart de tour à partir de la période cyclotron T_{\mathrm{c}} = 2\pi/\omega, soit \tau = T_{\mathrm{c}}/4 = \pi m/(2eB).

Voir la stratégie
  1. La trajectoire étant assimilable à un quart de cercle parcouru à vitesse angulaire constante \omega = \dfrac{eB}{m}, la durée de parcours correspond au quart de la période cyclotron : \tau = \dfrac{T}{4} = \dfrac{\pi}{2\omega}.
  2. Exprimer la masse m d'un ion hélium à l'aide de la masse molaire M_{\mathrm{He}} et du nombre d'Avogadro \mathcal{N}_{\mathrm{A}}.
  3. Réaliser l'application numérique sans calculatrice avec deux chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

Quart de cercle parcouru à vitesse v_0 constante : durée de passage égale au quart de la période cyclotron \tau = \pi m / (2eB).

Voir le corrigé complet

Le mouvement de l'ion étant circulaire uniforme à la pulsation cyclotron \omega = \dfrac{eB}{m} (questions Q21 et Q24), la période associée à un tour complet est :

T = \frac{2\pi}{\omega} = \frac{2\pi m}{eB}

Pour décrire un quart de cercle, l'angle balayé est \Delta\theta = \dfrac{\pi}{2}. La durée de passage \tau s'écrit donc :

\tau = \frac{\Delta\theta}{\omega} = \frac{T}{4} = \frac{\pi m}{2eB}

La masse d'un atome (ou ion) d'hélium est reliée à sa masse molaire par m = \dfrac{M_{\mathrm{He}}}{\mathcal{N}_{\mathrm{A}}}, ce qui donne :

\boxed{ \tau = \frac{\pi M_{\mathrm{He}}}{2 \mathcal{N}_{\mathrm{A}} e B} }

Application numérique :

  • M_{\mathrm{He}} = 4,0 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}
  • \mathcal{N}_{\mathrm{A}} = 6,0 \cdot 10^{23}\text{ mol}^{-1}
  • e = 1,6 \cdot 10^{-19}\text{ C}
  • B = 0,10\text{ T}
  • \pi \approx 3,14

On calcule le dénominateur :

2 \mathcal{N}_{\mathrm{A}} e B = 2 \times (6,0 \cdot 10^{23}) \times (1,6 \cdot 10^{-19}) \times 0,10 = 1,92 \cdot 10^{4}\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{T}

D'où :

\tau = \frac{3,14 \times 4,0 \cdot 10^{-3}}{1,92 \cdot 10^{4}} = \frac{3,14}{0,48} \cdot 10^{-7}\text{ s} \approx 6,5 \cdot 10^{-7}\text{ s} = 0,65\ \mu\text{s}
\boxed{ \tau \approx 6,5 \cdot 10^{-7}\text{ s} \quad (\text{soit } 0,65\ \mu\text{s}) }

Résultat

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : approximation non relativiste, vitesse de l'ion

Le rayon est généralement de l'ordre de quelques centimètres. Était-il pertinent de ne pas tenir compte d'effets relativistes ? Justifier.

Voir l'indice

Estimer la vitesse v_0 = eBR/m pour un rayon de quelques centimètres et vérifier le ratio v_0/c \ll 1.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse v_0 des ions hélium en fonction du rayon R et de la pulsation cyclotron \omega.
  2. Évaluer numériquement l'ordre de grandeur de v_0 pour R \sim 5\text{ cm}, puis le comparer à la célérité de la lumière dans le vide c.
Voir la réponse courte

Calcul de v_0 = eBR/m montrant que v_0 \ll c, validant a posteriori l'utilisation de la mécanique classique non relativiste.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q26, le rayon de la trajectoire circulaire vérifie :

R = \frac{m v_0}{e B} = \frac{v_0}{\omega} \implies v_0 = \omega R = \frac{e B \mathcal{N}_{\mathrm{A}}}{M_{\mathrm{He}}} R

D'après la question Q28, la pulsation cyclotron vaut :

\omega = \frac{e B \mathcal{N}_{\mathrm{A}}}{M_{\mathrm{He}}} = \frac{1{,}6 \cdot 10^{-19} \times 0{,}10 \times 6{,}0 \cdot 10^{23}}{4{,}0 \cdot 10^{-3}} = 2{,}4 \cdot 10^6\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

Pour un rayon typique de quelques centimètres, par exemple R \sim 5\text{ cm} = 5 \cdot 10^{-2}\text{ m} :

v_0 \sim 2{,}4 \cdot 10^6 \times 5 \cdot 10^{-2} \approx 1{,}2 \cdot 10^5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

Comparons cette vitesse à la célérité de la lumière c = 3{,}0 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

\frac{v_0}{c} \sim \frac{1{,}2 \cdot 10^5}{3{,}0 \cdot 10^8} \approx 4 \cdot 10^{-4} \ll 1

Le facteur de Lorentz \gamma = \big(1 - v_0^2/c^2\big)^{-1/2} \approx 1 + \frac{1}{2}(v_0/c)^2 ne diffère de l'unité que de l'ordre de 10^{-7}.

\boxed{\frac{v_0}{c} \ll 1 \implies \text{il était tout à fait pertinent de négliger les effets relativistes.}}

Résultat

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Partie IV : Des bulles de savon remplies d'hélium

Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : aire de surface, minimisation de l'aire

Considérons deux bulles de même volume , l'une sphérique de rayon et de surface , l'autre cubique de côté et de surface . Montrer que . Commenter ce résultat.

Voir l'indice

Exprimer les aires S_{\mathrm{s}} et S_{\mathrm{c}} en fonction du volume V_0, puis commenter en termes de minimisation énergétique de tension superficielle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rayon r de la sphère et l'arête a du cube en fonction de leur volume commun V_0.
  2. En déduire les aires respectives S_{\mathrm{s}} et S_{\mathrm{c}} en fonction de V_0, puis calculer le rapport S_{\mathrm{s}}/S_{\mathrm{c}}.
  3. Interpréter ce résultat à la lumière de l'énergie interfaciale liée à la tension superficielle du film de savon.
Voir la réponse courte

Calcul du rapport des surfaces à volume identique ; la sphère minimise l'aire superficielle, ce qui minimise l'énergie d'interface du film d'eau.

Voir le corrigé complet

Pour la bulle sphérique de rayon r et de volume V_0 :

V_0 = \frac{4}{3}\pi r^3 \implies r = \left(\frac{3V_0}{4\pi}\right)^{1/3}

Son aire de surface extérieure est donc :

S_{\mathrm{s}} = 4\pi r^2 = 4\pi \left(\frac{3V_0}{4\pi}\right)^{2/3} = \left(36\pi V_0^2\right)^{1/3}

Pour la bulle cubique d'arête a et de même volume V_0 :

V_0 = a^3 \implies a = V_0^{1/3}

Son aire de surface est la somme des aires de ses six faces carrées :

S_{\mathrm{c}} = 6a^2 = 6 V_0^{2/3} = \left(216 V_0^2\right)^{1/3}

Le rapport des deux aires s'écrit alors :

\begin{aligned} \frac{S_{\mathrm{s}}}{S_{\mathrm{c}}} &= \frac{\left(36\pi V_0^2\right)^{1/3}}{\left(216 V_0^2\right)^{1/3}} = \left(\frac{36\pi}{216}\right)^{1/3} = \left(\frac{\pi}{6}\right)^{1/3} \end{aligned}

Puisque \pi \approx 3{,}14 < 6, le rapport sous la racine cubique est strictement inférieur à 1, d'où :

\boxed{\frac{S_{\mathrm{s}}}{S_{\mathrm{c}}} = \left(\frac{\pi}{6}\right)^{1/3} < 1}

Commentaire : L'énergie associée aux interfaces du film de savon est une énergie capillaire de la forme \mathcal{E}_{\mathrm{p}} = 2\gamma S (où \gamma est la tension superficielle du liquide et le facteur 2 tient compte des deux faces interne et externe du film). À volume de gaz fixé, l'état d'équilibre thermodynamique stable correspond à la minimisation de cette énergie libre d'interface, et donc à la minimisation de la surface S. La forme sphérique optimise ce rapport surface/volume (propriété isopérimétrique), ce qui explique la sphéricité observée des bulles de savon.

Résultat

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Question 31

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : poussée d'archimède, équilibre de flottabilité

Faire le bilan des forces appliquées à une bulle de rayon critique . En déduire l'expression de en fonction de et des masses volumiques utiles, puis la calculer numériquement.

Voir l'indice

Écrire l'égalité du poids total de la bulle (hélium + film savonneux de volume 4\pi r_{\mathrm{c}}^2 e) avec la poussée d'Archimède due à l'air déplacé.

Voir la stratégie
  1. Définir le système constitué par la bulle (hélium interne et coque savonneuse) et expliciter les forces agissant sur celle-ci dans l'air.
  2. Traduire la condition de rayon critique r_{\mathrm{c}} comme la situation frontière d'équilibre mécanique où la poussée d'Archimède compense exactement le poids total.
  3. Utiliser l'approximation de coque mince e \ll r_{\mathrm{c}} pour exprimer les volumes du gaz, du liquide et de l'air déplacé, puis isoler l'épaisseur e.
Voir la réponse courte

Égalité entre le poids total (hélium plus film d'eau savonneuse) et la poussée d'Archimède dans l'air pour déterminer l'épaisseur critique e.

Voir le corrigé complet

On étudie la bulle de rayon critique r_{\mathrm{c}}, constituée du gaz hélium enfermé et d'une fine pellicule d'eau savonneuse d'épaisseur e \ll r_{\mathrm{c}}, dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

Au rayon critique r_{\mathrm{c}}, marquant la transition entre la descente et la montée, la bulle est en équilibre vertical sous l'action de deux forces :

  • son poids total \vec{P} = (m_{\mathrm{He}} + m_{\ell})\,\vec{g}, dirigé vers le bas ;
  • la poussée d'Archimède \vec{\Pi}_{\mathrm{A}} = - m_{\mathrm{a}}\,\vec{g}, dirigée vers le haut, où m_{\mathrm{a}} est la masse du volume d'air déplacé par la bulle.

À la limite de flottabilité :

\vec{P} + \vec{\Pi}_{\mathrm{A}} = \vec{0} \iff m_{\mathrm{He}} + m_{\ell} = m_{\mathrm{a}}

Puisque e \ll r_{\mathrm{c}}, le volume total de la bulle (et donc le volume d'air déplacé) s'assimile à celui d'une sphère de rayon r_{\mathrm{c}} :

V_{\mathrm{tot}} \simeq V_{\mathrm{He}} = \frac{4}{3}\pi r_{\mathrm{c}}^3 \implies m_{\mathrm{He}} = \rho_{\mathrm{He}}\,\frac{4}{3}\pi r_{\mathrm{c}}^3 \quad \text{et} \quad m_{\mathrm{a}} = \rho_{\mathrm{a}}\,\frac{4}{3}\pi r_{\mathrm{c}}^3

Le liquide de savon est contenu dans une coquille sphérique d'épaisseur e \ll r_{\mathrm{c}}, de volume :

V_{\ell} \simeq 4\pi r_{\mathrm{c}}^2 e \implies m_{\ell} = \rho_{\ell}\,4\pi r_{\mathrm{c}}^2 e

En substituant ces expressions dans la condition d'équilibre :

\rho_{\mathrm{He}}\,\frac{4}{3}\pi r_{\mathrm{c}}^3 + \rho_{\ell}\,4\pi r_{\mathrm{c}}^2 e = \rho_{\mathrm{a}}\,\frac{4}{3}\pi r_{\mathrm{c}}^3

En divisant chaque terme par 4\pi r_{\mathrm{c}}^2, il vient :

\rho_{\ell}\,e = \frac{r_{\mathrm{c}}}{3}(\rho_{\mathrm{a}} - \rho_{\mathrm{He}})

D'où l'expression littérale de l'épaisseur e :

\boxed{e = \frac{r_{\mathrm{c}}}{3}\,\frac{\rho_{\mathrm{a}} - \rho_{\mathrm{He}}}{\rho_{\ell}}}

Application numérique : Avec r_{\mathrm{c}} = 6{,}0\cdot 10^{-3}\text{ m}, \rho_{\mathrm{a}} = 1{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, \rho_{\mathrm{He}} = 0{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et \rho_{\ell} = 1{,}0\cdot 10^{3}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} :

\begin{aligned} e &= \frac{6{,}0\cdot 10^{-3}}{3} \times \frac{1{,}2 - 0{,}2}{1{,}0\cdot 10^{3}} \\ &= 2{,}0\cdot 10^{-3} \times 1{,}0\cdot 10^{-3} \\ &= 2{,}0\cdot 10^{-6}\text{ m} = 2{,}0\ \mu\text{m} \end{aligned}
\boxed{e = 2{,}0\ \mu\text{m}}

Résultat

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Question 32

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : lame mince, différence de marche, théorème de malus

On admet qu'à la réflexion air/liquide, le rayon (1) subit un déphasage de . En exploitant le théorème de Malus (et le principe de retour inverse de la lumière), montrer que le déphasage à l'infini entre les rayons (2) et (1) s'exprime selon :

Expliciter le coefficient en fonction de et de .

Voir l'indice

Calculer la différence de chemin optique classique d'une lame à faces parallèles \delta = 2 n_{\ell} e \cos i_2 et introduire le saut de phase de \pi sur le rayon réfléchi.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le chemin optique de chacun des deux rayons entre la source et un front d'onde commun dans le faisceau réfléchi, en appliquant les lois de Snell-Descartes et le théorème de Malus.
  2. En déduire la différence de marche \delta, puis relier le déphasage total \varphi à \delta en tenant compte du saut de phase de \pi à la réflexion sur la première dioptre.
  3. Identifier le coefficient \alpha.
Voir la réponse courte

Calcul du chemin optique dans la lame mince à faces parallèles avec saut de phase de \pi, conduisant à \alpha = 4\pi n_\ell e.

Voir le corrigé complet

Considérons une onde issue de la source ponctuelle S incidente sous l'angle i_1 sur la face supérieure de la lame à faces parallèles d'épaisseur e et d'indice n_\ell (l'air ayant un indice n_{\mathrm{air}} = 1) :

  • Le rayon (1) se réfléchit au point d'incidence I_1 avec un angle de réflexion i_1.
  • Le rayon (2) est réfracté en I_1 sous l'angle i_2, tel que \sin i_1 = n_\ell \sin i_2. Il se propage dans le film jusqu'au point J de la face inférieure, s'y réfléchit, puis atteint la face supérieure au point I_2 où il émerge dans l'air sous l'angle i_1, parallèlement au rayon (1).

Par des considérations géométriques élémentaires :

I_1 J = J I_2 = \frac{e}{\cos i_2} \quad \text{et} \quad I_1 I_2 = 2 e \tan i_2

D'après le théorème de Malus, les surfaces d'onde sont orthogonales aux rayons lumineux. Soit H le projeté orthogonal de I_2 sur le rayon (1). Le plan orthogonal aux rayons émergents passant par I_2 et H constitue un front d'onde commun. Au-delà de ce plan, les deux rayons parcourent le même chemin optique jusqu'à l'infini.

La différence de marche optique \delta entre le rayon (2) et le rayon (1) vaut donc :

\begin{aligned} \delta &= [S \to I_1 \to J \to I_2] - [S \to I_1 \to H] \\ &= [I_1 J I_2] - [I_1 H] \\ &= n_\ell (I_1 J + J I_2) - n_{\mathrm{air}} I_1 H \end{aligned}

Dans le triangle rectangle I_1 H I_2, on a I_1 H = I_1 I_2 \sin i_1. Avec n_{\mathrm{air}} = 1 et \sin i_1 = n_\ell \sin i_2, il vient :

\begin{aligned} \delta &= \frac{2 n_\ell e}{\cos i_2} - (2 e \tan i_2)(n_\ell \sin i_2) \\ &= \frac{2 n_\ell e}{\cos i_2} \left(1 - \sin^2 i_2\right) \\ &= 2 n_\ell e \cos i_2 \end{aligned}

Le déphasage \varphi = \varphi_{(2)} - \varphi_{(1)} à l'infini comporte :

  • un terme lié à la différence de marche : \dfrac{2\pi}{\lambda}\delta ;
  • les sauts de phase aux réflexions :

    • en I_1, la réflexion externe (air \to liquide, 1 < n_\ell) introduit un déphasage de \pi sur le rayon (1) ;
    • en J, la réflexion interne (liquide \to air, n_\ell > 1) n'introduit aucun déphasage sur le rayon (2).

Le déphasage du rayon (2) par rapport au rayon (1) s'écrit ainsi :

\varphi = \frac{2\pi}{\lambda} \delta - \pi = \frac{4\pi n_\ell e}{\lambda}\cos i_2 - \pi

Par identification avec l'expression proposée \varphi = \dfrac{\alpha}{\lambda}\cos i_2 - \pi, on en déduit :

\boxed{\alpha = 4\pi n_\ell e}

Résultat

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : interférence destructive, longueur d'onde éteinte

Exprimer les longueurs d'onde éteintes en fonction de , et d'un entier .

Voir l'indice

Traduire la condition d'extinction destructive \varphi = (2k+1)\pi pour obtenir \lambda_k en fonction de \alpha, i_2 et k.

Voir la stratégie
  1. Écrire la condition d'interférences destructives en termes de déphasage entre les deux ondes réfléchies.
  2. Utiliser l'expression du déphasage \varphi établie à la question Q32 pour en déduire la condition sur la longueur d'onde \lambda.
  3. Isoler la longueur d'onde éteinte \lambda_k en fonction de \alpha, i_2 et d'un entier k.
Voir la réponse courte

Condition d'interférences destructives \varphi = (2k+1)\pi pour exprimer la série des longueurs d'onde éteintes \lambda_k.

Voir le corrigé complet

Les interférences sont destructives lorsque les deux ondes lumineuses émergentes sont en opposition de phase, ce qui correspond à un déphasage \varphi multiple impair de \pi :

\varphi = (2p + 1)\pi, \quad p \in \mathbb{Z}

En utilisant l'expression du déphasage issue de l'équation (5) rappelée à la question Q32 :

\frac{\alpha}{\lambda_k} \cos i_2 - \pi = (2p + 1)\pi

ce qui conduit à :

\frac{\alpha}{\lambda_k} \cos i_2 = 2(p + 1)\pi

En posant l'entier k = p + 1 (avec k \in \mathbb{N}^* car \alpha > 0, \cos i_2 > 0 et \lambda_k > 0), on obtient :

\boxed{\lambda_k = \frac{\alpha \cos i_2}{2 k \pi}}

Résultat

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : spectre cannelé, épaisseur de lame

Déduire du spectre une valeur de et la comparer à celle de la question Q31.

Voir l'indice

Relever deux longueurs d'onde consécutives d'intensité minimale sur le spectre à incidence normale (i_2=0) pour en déduire l'épaisseur e du film liquide.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'épaisseur e en fonction des longueurs d'onde éteintes \lambda_k sous incidence normale (i_2 = 0).
  2. Relever sur le spectre de la figure 5 les longueurs d'onde des minima d'intensité (extinctions) et en déduire e.
  3. Comparer la valeur obtenue à celle calculée à la question Q31.
Voir la réponse courte

Identification des longueurs d'onde manquantes sur le spectre d'interférences pour calculer e et confronter la valeur à la question d'Archimède.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q33, en incidence normale (i_2 = 0, donc \cos i_2 = 1), les longueurs d'onde correspondant aux extinctions vérifient :

2 n_\ell e = k \lambda_k \quad \iff \quad \frac{1}{\lambda_k} = \frac{k}{2 n_\ell e} \qquad (k \in \mathbb{N}^*)

Pour deux minima séparés de p ordres d'interférence (p \in \mathbb{N}^*), avec \lambda_k > \lambda_{k+p} :

\frac{1}{\lambda_{k+p}} - \frac{1}{\lambda_k} = \frac{p}{2 n_\ell e} \implies e = \frac{p}{2 n_\ell \left(\dfrac{1}{\lambda_{k+p}} - \dfrac{1}{\lambda_k}\right)}

Sur le spectre de la figure 5, les extinctions (minima d'intensité I/I_{\max} = 0, repérés par les lignes verticales en pointillés) se situent notamment aux longueurs d'onde suivantes :

  • \lambda_k \approx 600\text{ nm} ;
  • \lambda_{k+1} \approx 535\text{ nm} ;
  • \lambda_{k+2} \approx 485\text{ nm} ;
  • \lambda_{k+3} \approx 445\text{ nm} ;
  • \lambda_{k+4} \approx 410\text{ nm} (soit p = 4 intervalles).

L'ordre k associé au minimum à 600\text{ nm} peut être estimé par :

k = \frac{\lambda_{k+1}}{\lambda_k - \lambda_{k+1}} \approx \frac{535}{600 - 535} = \frac{535}{65} \approx 8{,}2 \implies k = 9

On en déduit l'épaisseur optique :

2 n_\ell e = k \lambda_k \approx 9 \times 600\text{ nm} = 5{,}4\ \mu\text{m}

D'où l'épaisseur géométrique du film :

e = \frac{5{,}4\cdot 10^{-6}}{2 \times 1{,}33} \approx 2{,}0\ \mu\text{m}

Par la méthode des p = 4 intervalles entre \lambda_{k+4} \approx 410\text{ nm} et \lambda_k \approx 600\text{ nm} :

e = \frac{4}{2 \times 1{,}33 \times \left(\dfrac{1}{410\cdot 10^{-9}} - \dfrac{1}{600\cdot 10^{-9}}\right)} = \frac{4}{2{,}66 \times 7{,}72\cdot 10^5} \approx 1{,}95\ \mu\text{m} \approx 2{,}0\ \mu\text{m}
\boxed{e \approx 2{,}0\ \mu\text{m}}

Comparaison avec la question Q31 : À la question Q31, le bilan mécanique sur la bulle critique avait conduit à :

e_{\text{Q31}} = \frac{r_{\mathrm{c}}}{3}\frac{\rho_{\mathrm{a}} - \rho_{\mathrm{He}}}{\rho_\ell} \approx 2{,}0\ \mu\text{m}

Les deux valeurs sont en parfait accord. Cela valide l'hypothèse selon laquelle l'épaisseur du film de savon d'une bulle est du même ordre de grandeur que celle du film formé sur le cadre circulaire.

Résultat

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Question 35

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : fibre optique, réflexion totale, rayon de courbure

Calculer, littéralement puis numériquement, le rayon de courbure minimal à partir duquel toute la lumière incidente reste confinée dans le cœur et traverse la fibre sans atténuation.

Voir l'indice

Déterminer l'angle d'incidence critique du rayon le plus défavorisé à l'interface cœur-gaine et utiliser les relations trigonométriques dans le triangle courbé.

Voir la stratégie
  1. Décrire la trajectoire des rayons incidents dans le cœur à l'entrée de la fibre : sous incidence normale sur la face d'entrée plane, les rayons pénètrent sans déviation et se propagent en ligne droite.
  2. Déterminer l'angle d'incidence i sur l'interface cœur-gaine extérieure en fonction de la position du rayon et identifier le rayon le plus défavorable.
  3. Écrire la condition de réflexion totale pour ce rayon le plus critique et en déduire la valeur minimale de R.
Voir la réponse courte

Condition d'angle limite de réfraction sur l'interface courbe externe pour le rayon le plus incliné, menant à l'expression de R_{\mathrm{min}}.

Voir le corrigé complet

La lumière pénètre sous incidence normale sur la face d'entrée plane de la fibre ; d'après les lois de Snell-Descartes, les rayons ne subissent aucune réfraction et se propagent parallèlement entre eux, selon la direction normale à la face d'entrée.

Plaçons l'origine O au centre de courbure de la fibre. La face d'entrée est située dans le plan méridien radial \theta = 0. Les rayons pénètrent dans le cœur à une distance r de l'axe de courbure, avec r \in [R, \, R+d], où R désigne le rayon de courbure de la face interne du cœur et d le diamètre du cœur.

Chaque rayon se propage en ligne droite à distance constante r de l'axe passant par O et frappe l'interface extérieure cœur-gaine, de rayon R_{\text{ext}} = R + d, en un point M.

Dans le triangle rectangle formé par le centre de courbure O, la projection orthogonale de M sur le plan radial d'entrée, et le point M :

  • l'hypoténuse est le rayon de l'interface extérieure : OM = R + d ;
  • le côté opposé à l'angle d'incidence i (angle entre le rayon lumineux et la normale locale radiale \vec{OM}) a pour longueur la distance r.

On en déduit :

\sin i(r) = \frac{r}{R + d}

Le confinement sans atténuation exige une réflexion totale à l'interface cœur-gaine pour l'ensemble des rayons. La condition de réflexion totale s'écrit :

\sin i \ge \sin i_{\text{lim}} = \frac{n_2}{n_1}

La fonction sinus étant croissante sur [0, \, \pi/2], l'angle d'incidence est minimal pour le rayon le plus proche de l'intérieur de la courbure, c'est-à-dire pour r = R :

\sin i_{\min} = \frac{R}{R + d}

Pour que toute la lumière soit confinée, il faut et il suffit que ce rayon critique vérifie la condition de réflexion totale :

\begin{aligned} \frac{R}{R + d} \ge \frac{n_2}{n_1} &\iff R\,n_1 \ge n_2(R + d) \\ &\iff R(n_1 - n_2) \ge n_2\,d \\ &\iff R \ge \frac{n_2}{n_1 - n_2}\,d \end{aligned}

Après cette première réflexion, par symétrie de la surface cylindrique, les réflexions successives s'effectuent sous le même angle d'incidence et le rayon reste confiné. Le rayon de courbure minimal est donc :

\boxed{R_{\min} = \frac{n_2}{n_1 - n_2}\,d}

Application numérique :

R_{\min} = \frac{1{,}45}{1{,}55 - 1{,}45} \times 50 \cdot 10^{-6}\text{ m} = \frac{1{,}45}{0{,}10} \times 50\,\mu\text{m} = 14{,}5 \times 50\,\mu\text{m} = 725\,\mu\text{m}

Soit, avec deux chiffres significatifs :

\boxed{R_{\min} = 0{,}73\text{ mm} = 7{,}3 \cdot 10^{-4}\text{ m}}

Résultat

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Partie V : Gonfler un ballon volant sans hélium

Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : poussée d'archimède, masse molaire

Justifier qualitativement que cette réaction permet effectivement un envol du ballon.

Voir l'indice

Comparer la masse molaire du dihydrogène produit à celle de l'air pour justifier la force ascensionnelle générée.

Voir la réponse courte

Le dihydrogène gazeux produit est nettement moins dense que l'air, assurant une poussée d'Archimède supérieure au poids du ballon.

Voir le corrigé complet

L'envol du ballon s'explique par les points suivants :

  • La réaction chimique produit du dihydrogène gazeux \mathrm{H}_{2(\text{g})}, qui vient gonfler l'enveloppe du ballon.
  • La masse molaire du dihydrogène, M(\mathrm{H}_2) \approx 2\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, est très inférieure à la masse molaire moyenne de l'air, M_{\text{air}} \approx 29\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}. À température et pression identiques, le modèle du gaz parfait donne :

    \rho = \frac{P M}{R T} \implies \rho_{\mathrm{H}_2} \ll \rho_{\text{air}}

    Le dihydrogène est donc un gaz nettement moins dense que l'air environnant (environ quatorze fois moins dense).

  • D'après le principe d'Archimède, la poussée verticale ascendante subie par le ballon correspond au poids du volume d'air déplacé, \Pi = \rho_{\text{air}} V g. Pour un volume V suffisamment grand, cette poussée surpasse le poids total du système (poids du dihydrogène et de l'enveloppe de baudruche) :

    \Pi > (m_{\text{enveloppe}} + \rho_{\mathrm{H}_2} V)g

La force résultante étant orientée vers le haut, le ballon peut effectivement s'envoler.

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Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : base forte, calcul de ph

L'hydroxyde de sodium est une base forte. Définir ce terme, puis calculer le pH d'une solution d'hydroxyde de sodium de concentration .

Voir l'indice

Rappeler la définition d'une base forte (dissociation totale) et utiliser le produit ionique de l'eau pour obtenir \mathrm{pH} = 14 + \log c.

Voir la réponse courte

Dissociation totale dans l'eau d'une base forte : [\mathrm{HO}^-] = c, d'où \mathrm{pH} = 14 + \log c = 13,0.

Voir le corrigé complet

Une base forte est une espèce chimique dont la réaction avec l'eau est totale (de constante d'équilibre très grande devant 1). Dans le cas de l'hydroxyde de sodium \mathrm{NaOH}, solide ionique, la dissolution dans l'eau est totale et quantitative :

\mathrm{NaOH}_{(\mathrm{s})} \longrightarrow \mathrm{Na}^+_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}

Pour une solution de concentration c = 0{,}1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, la dissociation totale conduit à :

[\mathrm{HO}^-] = c = 1{,}0 \cdot 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

L'autoprotolyse de l'eau produit une quantité négligeable d'ions hydroxyde devant c (car c \gg 10^{-7}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}).

À l'aide du produit ionique de l'eau K_{\mathrm{e}} = \left[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+\right][\mathrm{HO}^-] / c^{\circ 2} avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, on en déduit :

\begin{aligned} \mathrm{pH} &= -\log\left(\frac{[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]}{c^\circ}\right) = \mathrm{p}K_{\mathrm{e}} + \log\left(\frac{[\mathrm{HO}^-]}{c^\circ}\right) \\ &= \mathrm{p}K_{\mathrm{e}} + \log\left(\frac{c}{c^\circ}\right) \end{aligned}

Avec \mathrm{p}K_{\mathrm{e}} = 14 et c = 0{,}1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} = 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :

\mathrm{pH} = 14 + \log(10^{-1}) = 14 - 1
\boxed{\mathrm{pH} = 13}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, TSI1, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH

Notions : nombre d'oxydation, diagramme potentiel-ph, corrosion et passivation

Calculer le nombre d'oxydation de l'élément dans les différentes espèces, puis attribuer à chacune d'elles son domaine d'existence ou de prédominance dans le diagramme. Déterminer sur ce diagramme les domaines de passivation, d'immunité et de corrosion.

Voir l'indice

Déterminer les degrés d'oxydation (0 pour l'aluminium métal, +III pour les autres espèces) et classer les domaines par acidité croissante de gauche à droite.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le nombre d'oxydation de l'aluminium dans chacune des quatre espèces en utilisant les règles usuelles (\text{n.o.}(\mathrm{O}) = -\mathrm{II} et \text{n.o.}(\mathrm{H}) = +\mathrm{I}).
  2. Associer chaque domaine du diagramme E\text{--}\mathrm{pH} selon deux critères classiques : le degré d'oxydation augmente avec le potentiel E (axe vertical), tandis que le caractère basique (ou la condensation en ligands \mathrm{HO}^-) croît avec le \mathrm{pH} (axe horizontal).
  3. Identifier les zones du diagramme : immunité (métal solide stable), corrosion (ions solubles formés) et passivation (solide insoluble formant une couche protectrice).
Voir la réponse courte

Nombres d'oxydation 0 et +\mathrm{III}, attribution des domaines par acidité croissante puis repérage de l'immunité, de la passivation et de la corrosion.

Voir le corrigé complet

1. Nombres d'oxydation de l'élément aluminium

  • Dans \mathrm{Al}_{(\mathrm{s})} (corps pur simple) :

    \text{n.o.}(\mathrm{Al}) = 0
  • Dans \mathrm{Al}^{3+}_{(\mathrm{aq})} (ion monoatomique) :

    \text{n.o.}(\mathrm{Al}) = +\mathrm{III}
  • Dans \mathrm{Al(OH)}_{3(\mathrm{s})} : chaque ion hydroxyde portant une charge -e (\text{n.o.}(\mathrm{O}) = -\mathrm{II}, \text{n.o.}(\mathrm{H}) = +\mathrm{I}), la neutralité électrique impose :

    \text{n.o.}(\mathrm{Al}) + 3 \times (-1) = 0 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Al}) = +\mathrm{III}
  • Dans l'ion aluminate \mathrm{Al(OH)}_4^-{}_{(\mathrm{aq})} :

    \text{n.o.}(\mathrm{Al}) + 4 \times (-1) = -1 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Al}) = +\mathrm{III}

2. Attribution des domaines sur le diagramme

  • Les degrés d'oxydation les plus élevés se situent à des potentiels supérieurs. Le domaine situé aux potentiels les plus bas correspond donc à l'espèce de nombre d'oxydation nul, \mathrm{Al}_{(\mathrm{s})}.
  • Les domaines \mathrm{A}, \mathrm{C} et \mathrm{D} correspondent aux espèces au degré d'oxydation +\mathrm{III}. À degré d'oxydation identique, les espèces se classent par \mathrm{pH} croissant selon leur perte de protons (ou gain d'ions hydroxyde) :

    \mathrm{Al}^{3+}_{(\mathrm{aq})} \xrightarrow{+3\,\mathrm{HO}^-} \mathrm{Al(OH)}_{3(\mathrm{s})} \xrightarrow{+\,\mathrm{HO}^-} \mathrm{Al(OH)}_4^-{}_{(\mathrm{aq})}

On attribue ainsi :

\boxed{ \begin{aligned} \text{Domaine A : } & \text{domaine de prédominance de } \mathrm{Al}^{3+}_{(\mathrm{aq})} \\ \text{Domaine B : } & \text{domaine d'existence de } \mathrm{Al}_{(\mathrm{s})} \\ \text{Domaine C : } & \text{domaine d'existence de } \mathrm{Al(OH)}_{3(\mathrm{s})} \\ \text{Domaine D : } & \text{domaine de prédominance de } \mathrm{Al(OH)}_4^-{}_{(\mathrm{aq})} \end{aligned} }

3. Domaines d'immunité, de corrosion et de passivation

  • Domaine d'immunité : zone où le métal \mathrm{Al}_{(\mathrm{s})} est thermodynamiquement stable : domaine B.
  • Domaine de corrosion : zones où l'aluminium se trouve sous forme d'ions dissous en solution, ce qui entraîne la dégradation du métal : domaines A (corrosion acide) et D (corrosion basique).
  • Domaine de passivation : zone où le métal est recouvert d'un solide protecteur peu soluble, ici le précipité d'hydroxyde : domaine C.

Résultat

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, TSI1, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH

Notions : diagramme potentiel-ph, produit de solubilité, potentiel standard

En exploitant le diagramme, estimer les valeurs du du précipité et du potentiel standard du couple . Comparer aux valeurs données en fin de partie.

Voir l'indice

Utiliser le pH de début de précipitation pour extraire le produit de solubilité K_{\mathrm{s}}, et lire l'ordonnée de la frontière horizontale pour le potentiel standard.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition d'apparition du précipité d'hydroxyde d'aluminium le long de la frontière verticale séparant \mathrm{Al}^{3+}_{(\mathrm{aq})} et \mathrm{Al(OH)}_{3(\mathrm{s})}, en déduire la relation liant \mathrm{p}K_{\mathrm{s}}, \mathrm{pH} et c_{\mathrm{T}}, puis effectuer la lecture graphique.
  2. Écrire la formule de Nernst le long de la frontière horizontale séparant \mathrm{Al}^{3+}_{(\mathrm{aq})} et \mathrm{Al}_{(\mathrm{s})}, en déduire E^\circ(\mathrm{Al}^{3+}/\mathrm{Al}), puis comparer les valeurs obtenues à celles fournies en données.
Voir la réponse courte

Lecture du pH frontière de précipitation pour extraire \mathrm{p}K_{\mathrm{s}}, et de l'ordonnée de la frontière horizontale pour le potentiel standard E^\circ.

Voir le corrigé complet

1. Estimation du \mathrm{p}K_{\mathrm{s}} de \mathrm{Al(OH)}_{3(\mathrm{s})} :

La frontière verticale entre les domaines A (\mathrm{Al}^{3+}_{(\mathrm{aq})}) et C (\mathrm{Al(OH)}_{3(\mathrm{s})}) correspond à l'équilibre de précipitation :

\mathrm{Al(OH)}_{3(\mathrm{s})} \rightleftharpoons \mathrm{Al}^{3+}_{(\mathrm{aq})} + 3\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}, \quad K_{\mathrm{s}} = \left[\mathrm{Al}^{3+}\right]\left[\mathrm{HO}^-\right]^3

À la frontière, le précipité commence à se former, donc \left[\mathrm{Al}^{3+}\right] = c_{\mathrm{T}} = 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}. Avec \left[\mathrm{HO}^-\right] = \frac{K_{\mathrm{e}}}{\left[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+\right]}, le produit de solubilité s'écrit :

K_{\mathrm{s}} = c_{\mathrm{T}} \left(\frac{K_{\mathrm{e}}}{10^{-\mathrm{pH}}}\right)^3 = c_{\mathrm{T}}\,K_{\mathrm{e}}^3\,10^{3\,\mathrm{pH}}

En prenant le cologarithme :

\mathrm{p}K_{\mathrm{s}} = -\log c_{\mathrm{T}} + 3\,\mathrm{p}K_{\mathrm{e}} - 3\,\mathrm{pH}_{\text{frontière}}

Sur la figure 7, la frontière verticale se lit à \mathrm{pH}_{\text{frontière}} \approx 3{,}8. Avec \mathrm{p}K_{\mathrm{e}} = 14 et -\log c_{\mathrm{T}} = 3 :

\mathrm{p}K_{\mathrm{s}} \approx 3 + 3 \times 14 - 3 \times 3{,}8 = 45 - 11{,}4 = 33{,}6
\boxed{\mathrm{p}K_{\mathrm{s}}\left(\mathrm{Al(OH)}_{3(\mathrm{s})}\right) \approx 33{,}6}

2. Estimation du potentiel standard E^\circ\left(\mathrm{Al}^{3+}/\mathrm{Al}_{(\mathrm{s})}\right) :

La frontière horizontale entre les domaines A (\mathrm{Al}^{3+}_{(\mathrm{aq})}) et B (\mathrm{Al}_{(\mathrm{s})}) correspond au couple rédox :

\mathrm{Al}^{3+}_{(\mathrm{aq})} + 3\,e^- \rightleftharpoons \mathrm{Al}_{(\mathrm{s})}

D'après la formule de Nernst à T = 298\text{ K} :

E = E^\circ\left(\mathrm{Al}^{3+}/\mathrm{Al}\right) + \frac{0{,}06}{3}\log\left(\frac{\left[\mathrm{Al}^{3+}\right]}{c^\circ}\right)

Sur la frontière, \left[\mathrm{Al}^{3+}\right] = c_{\mathrm{T}} = 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, d'où :

E_{\text{frontière}} = E^\circ\left(\mathrm{Al}^{3+}/\mathrm{Al}\right) + 0{,}02\log(10^{-3}) = E^\circ\left(\mathrm{Al}^{3+}/\mathrm{Al}\right) - 0{,}06\text{ V}

Sur la figure 7, la ligne horizontale se situe à E_{\text{frontière}} \approx -1{,}72\text{ V}. On en déduit :

E^\circ\left(\mathrm{Al}^{3+}/\mathrm{Al}\right) = E_{\text{frontière}} + 0{,}06\text{ V} \approx -1{,}72 + 0{,}06 = -1{,}66\text{ V}
\boxed{E^\circ\left(\mathrm{Al}^{3+}_{(\mathrm{aq})}/\mathrm{Al}_{(\mathrm{s})}\right) \approx -1{,}66\text{ V}}

3. Comparaison aux données :

  • La valeur estimée \mathrm{p}K_{\mathrm{s}} \approx 33{,}6 est en excellent accord avec la valeur tabulée \mathrm{p}K_{\mathrm{s}} = 33{,}5 (écart relatif inférieur à 0{,}3\,\%) ;
  • La valeur estimée E^\circ \approx -1{,}66\text{ V} coïncide parfaitement avec la valeur fournie E^\circ = -1{,}66\text{ V}.

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, TSI1, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH

Notions : formule de nernst, pente de frontière

Prédire la pente théorique de la frontière du couple , puis la comparer à celle lue sur le diagramme.

Voir l'indice

Écrire l'équation de Nernst pour le couple \mathrm{Al(OH)}_4^-/\mathrm{Al}_{(\mathrm{s})} en explicitant la dépendance en \mathrm{pH} pour trouver une pente théorique de -0{,}079\text{ V/pH}.

Voir la stratégie
  1. Écrire la demi-équation électronique du couple \mathrm{Al(OH)}_{4(\mathrm{aq})}^-/\mathrm{Al}_{(\mathrm{s})} en faisant intervenir les ions \mathrm{H}^+ et l'eau.
  2. Appliquer la formule de Nernst à T = 298\text{ K} pour en déduire l'expression du potentiel d'électrode le long de la frontière et déterminer la pente théorique \frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}\mathrm{pH}}.
  3. Déterminer graphiquement la pente de cette frontière sur la figure 7 à l'aide de deux points bien identifiés et comparer les deux valeurs.
Voir la réponse courte

Écriture de la demi-équation rédox et de la relation de Nernst pour établir la pente théorique -0,059 \times (4/3)\text{ V/pH} et la confronter au tracé.

Voir le corrigé complet

La demi-équation d'oxydoréduction associée au couple \mathrm{Al(OH)}_{4(\mathrm{aq})}^-/\mathrm{Al}_{(\mathrm{s})}, où l'aluminium passe du nombre d'oxydation +\mathrm{III} à 0, s'écrit :

\mathrm{Al(OH)}_{4(\mathrm{aq})}^- + 4\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 3\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Al}_{(\mathrm{s})} + 4\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}

D'après la formule de Nernst à T = 298\text{ K} (en prenant \frac{R T \ln 10}{F} \approx 0{,}059\text{ V}) :

E = E^\circ\big(\mathrm{Al(OH)}_{4}^-/\mathrm{Al}\big) + \frac{0{,}059}{3}\log\left(\frac{[\mathrm{Al(OH)}_4^-]\,[\mathrm{H}^+]^4}{(c^\circ)^5}\right)

Sur la frontière séparant les domaines de \mathrm{Al(OH)}_{4(\mathrm{aq})}^- et \mathrm{Al}_{(\mathrm{s})}, la concentration de l'espèce dissoute est fixée à la concentration de tracé [\mathrm{Al(OH)}_4^-] = c_{\mathrm{T}} = 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}. En séparant les termes constants du terme dépendant du \mathrm{pH} :

E = \text{cste} - \frac{4 \times 0{,}059}{3}\,\mathrm{pH}

La pente théorique de la frontière vaut donc :

p_{\text{th}} = -\frac{4}{3} \times 0{,}059 \approx -0{,}079\text{ V}\cdot\mathrm{pH}^{-1} = -79\text{ mV}\cdot\mathrm{pH}^{-1}

(ou -80\text{ mV}\cdot\mathrm{pH}^{-1} avec l'approximation usuelle \frac{R T \ln 10}{F} \approx 0{,}06\text{ V}).

\boxed{p_{\text{th}} = -\frac{4}{3}\frac{R T \ln 10}{F} \approx -79\text{ mV}\cdot\mathrm{pH}^{-1}}

Sur le diagramme potentiel-\mathrm{pH} (figure 7), la frontière entre les domaines D et B est un segment de droite sur lequel on peut relever deux points remarquables :

  • pour \mathrm{pH}_1 = 10, on lit E_1 \approx -2{,}18\text{ V} ;
  • pour \mathrm{pH}_2 = 14, la frontière atteint E_2 \approx -2{,}50\text{ V}.

On en déduit la pente expérimentale lue sur le diagramme :

p_{\text{exp}} = \frac{E_2 - E_1}{\mathrm{pH}_2 - \mathrm{pH}_1} = \frac{-2{,}50 - (-2{,}18)}{14 - 10} = \frac{-0{,}32}{4} = -0{,}080\text{ V}\cdot\mathrm{pH}^{-1} = -80\text{ mV}\cdot\mathrm{pH}^{-1}
\boxed{p_{\text{exp}} \approx -80\text{ mV}\cdot\mathrm{pH}^{-1}}

L'accord entre la valeur théorique (-79\text{ mV}\cdot\mathrm{pH}^{-1}) et la valeur lue sur le diagramme (-80\text{ mV}\cdot\mathrm{pH}^{-1}) est excellent.

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : demi-équation électronique, équation-bilan rédox

Écrire les demi-équations électroniques mises en jeu en milieu basique, puis en déduire l'équation-bilan de la réaction.

Voir l'indice

Équilibrer les deux demi-équations redox en milieu basique (avec les ions \mathrm{HO}^-) pour l'aluminium et l'eau, puis combiner pour éliminer les électrons.

Voir la réponse courte

Combinaison de l'oxydation de l'aluminium et de la réduction de l'eau en milieu basique pour obtenir l'équation de réaction équilibrée.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la réaction consomme de l'aluminium métallique \mathrm{Al}_{(\mathrm{s})}, de l'eau \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} et des ions hydroxyde \mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}, pour former des ions aluminate \mathrm{Al(OH)}_4^-{}_{(\mathrm{aq})} et du dihydrogène gazeux \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}.

Les deux couples d'oxydoréduction mis en jeu sont :

  • \mathrm{Al(OH)}_4^-{}_{(\mathrm{aq})} / \mathrm{Al}_{(\mathrm{s})} au pôle anodique (oxydation du réducteur \mathrm{Al}_{(\mathrm{s})}) ;
  • \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} / \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} au pôle cathodique (réduction du solvant en milieu basique).

Écrivons les demi-équations électroniques en milieu basique :

\begin{align*} \text{Oxydation :}\quad & \mathrm{Al}_{(\mathrm{s})} + 4\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} = \mathrm{Al(OH)}_4^-{}_{(\mathrm{aq})} + 3\,\mathrm{e}^- \tag{$\times 2$} \\ \text{Réduction :}\quad & 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} \tag{$\times 3$} \end{align*}

Pour équilibrer le transfert de 6\,\mathrm{e}^-, on multiplie la demi-équation d'oxydation par 2 et celle de réduction par 3, puis on fait la somme membre à membre :

2\,\mathrm{Al}_{(\mathrm{s})} + 8\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} + 6\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} \longrightarrow 2\,\mathrm{Al(OH)}_4^-{}_{(\mathrm{aq})} + 3\,\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} + 6\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}

En simplifiant par 6\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} de part et d'autre, on obtient l'équation-bilan de la réaction :

\boxed{2\,\mathrm{Al}_{(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} + 6\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} = 2\,\mathrm{Al(OH)}_4^-{}_{(\mathrm{aq})} + 3\,\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}}

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : enthalpie libre standard de réaction, constante d'équilibre, loi de hess

On indique que la loi de Hess s'applique à l'enthalpie libre de la même manière qu'à l'enthalpie. Calculer numériquement l'enthalpie libre standard de réaction , puis exprimer littéralement la constante d'équilibre de cette réaction en fonction de , et de . L'application numérique (non demandée) donne à ; commenter cette valeur.

Voir l'indice

Calculer \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ = \sum \nu_i \Delta_{\mathrm{f}}G_i^\circ, relier K^\circ = \exp(-\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ/(RT)) et commenter le caractère quasi-total de la transformation.

Voir la réponse courte

Calcul de \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ par la loi de Hess, puis constante d'équilibre K^\circ = \exp(-\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ/RT) traduisant une transformation quantitative.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation-bilan établie à la question Q41 :

2\,\mathrm{Al}_{(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} + 6\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} = 2\,\mathrm{Al(OH)}_4^-{}_{(\mathrm{aq})} + 3\,\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}

En appliquant la loi de Hess à l'enthalpie libre standard de réaction :

\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ &= \sum_i \nu_i\,\Delta_{\mathrm{f}}G^\circ(i) \\ &= 2\,\Delta_{\mathrm{f}}G^\circ(\mathrm{Al(OH)}_4^-) + 3\,\Delta_{\mathrm{f}}G^\circ(\mathrm{H}_2) - 2\,\Delta_{\mathrm{f}}G^\circ(\mathrm{Al}) - 2\,\Delta_{\mathrm{f}}G^\circ(\mathrm{HO}^-) - 6\,\Delta_{\mathrm{f}}G^\circ(\mathrm{H}_2\mathrm{O}) \end{aligned}

Avec les valeurs fournies par la table thermodynamique à T = 298\text{ K} :

\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ &= 2 \times (-1\,325) + 3 \times 0 - 2 \times 0 - 2 \times (-230) - 6 \times (-237) \\ &= -2\,650 + 460 + 1\,422 \end{aligned}
\boxed{\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ = -768\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

L'enthalpie libre standard de réaction est reliée à la constante thermodynamique d'équilibre K^\circ par la relation de van 't Hoff :

\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ = - R T \ln K^\circ

d'où l'expression littérale :

\boxed{K^\circ = \exp\left(-\frac{\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ}{R T}\right)}

Commentaire sur la valeur de K^\circ :

La constante d'équilibre K^\circ = 7 \cdot 10^{134} est considérablement supérieure à 10^4. L'état standard de réaction présente une enthalpie libre standard fortement négative (\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ \ll 0), ce qui indique que la réaction d'oxydation de l'aluminium par la soude est thermodynamiquement extrêmement favorable et peut être considérée comme totale (quantitative).

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Question 43

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : stœchiométrie, équation d'état du gaz parfait

On suppose que le dihydrogène formé est à la pression et à la température . En considérant l'hydroxyde de sodium en excès, calculer la masse d'aluminium nécessaire à la formation d'un volume de dihydrogène.

Voir l'indice

Calculer la quantité de matière de \mathrm{H}_2 par la loi des gaz parfaits, puis utiliser les coefficients stœchiométriques de la réaction pour remonter à la masse d'aluminium consommée.

Voir la stratégie
  1. Relier la quantité de matière de dihydrogène formé à la quantité d'aluminium nécessaire grâce à l'avancement maximal de la réaction totale établie à la question Q41.
  2. Exprimer la quantité de matière de dihydrogène à l'aide de l'équation d'état du gaz parfait.
  3. En déduire l'expression littérale de la masse d'aluminium m, puis effectuer le calcul numérique sans calculatrice en exploitant la simplification arithmétique liée à la masse molaire de l'aluminium.
Voir la réponse courte

Quantité de matière de H_2 par la loi des gaz parfaits, relation stœchiométrique n(\mathrm{Al}) = \frac{2}{3}n(\mathrm{H}_2) et calcul de la masse d'aluminium.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q42, la constante d'équilibre est extrêmement grande (K^\circ \gg 10^4) : la transformation chimique est donc totale. L'hydroxyde de sodium étant introduit en excès et l'eau étant le solvant, l'aluminium est le réactif limitant.

D'après l'équation-bilan établie à la question Q41 :

2\,\mathrm{Al}_{(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} + 6\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} \longrightarrow 2\,\mathrm{Al(OH)}_4^-{}_{(\mathrm{aq})} + 3\,\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}

les proportions stœchiométriques imposent :

n(\mathrm{Al}) = \frac{2}{3} n(\mathrm{H}_2)

En assimilant le dihydrogène gazeux à un gaz parfait dans les conditions de l'expérience (P = 1,013\cdot 10^5\text{ Pa}, T = 298\text{ K}) :

P V = n(\mathrm{H}_2) R T \implies n(\mathrm{H}_2) = \frac{P V}{R T}

La masse m d'aluminium requise s'écrit alors :

m = n(\mathrm{Al}) \mathcal{M}_{\mathrm{Al}} = \frac{2}{3} \frac{P V}{R T} \mathcal{M}_{\mathrm{Al}}

Remarquons que \frac{2}{3} \mathcal{M}_{\mathrm{Al}} = \frac{2}{3} \times 27\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 18\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}.

Calculons les grandeurs intermédiaires :

\begin{aligned} P V &= 1,013\cdot 10^5 \times 5,0\cdot 10^{-3} = 506,5\text{ J} \\ R T &= 8,3 \times 298 = 8,3 \times (300 - 2) = 2\,490 - 16,6 = 2\,473,4\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} \\ n(\mathrm{H}_2) &= \frac{506,5}{2\,473,4} \approx 0,205\text{ mol} \end{aligned}

On en déduit la masse d'aluminium nécessaire :

m = 18 \times 0,205 \approx 3,7\text{ g}
\boxed{m = \frac{2}{3} \frac{P V}{R T} \mathcal{M}_{\mathrm{Al}} \approx 3,7\text{ g}}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet E3A Physique-Chimie MP 2026 ?

Surtout 4 chapitres : Mouvement d'une particule chargée dans E et B (23 % des questions, partie III), Interférences par division d'amplitude (16 %, partie IV), Mouvement dans un champ de force centrale (12 %, partie I) et Description d'un système thermodynamique (10 %). Plus ponctuellement : Statique des fluides, Diagrammes E-pH, Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques, Thermodynamique chimique et équilibres, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques…

Peut-on travailler le sujet E3A Physique-Chimie MP 2026 dès la première année (MPSI) ?

En partie : 30 questions sur 43 (70 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la partie I en entier (Q1 à Q10) et la partie III en entier (Q20 à Q29). Avec les autres programmes de première année : 28 en PCSI, 25 en PTSI, 13 en MP2I, 17 en TSI1 et 14 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet E3A Physique-Chimie MP 2026 ?

Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet E3A Physique-Chimie MP 2026 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q16 (interféromètre de michelson), Q18 (brouillage des franges), Q31 (poussée d'archimède), Q32 (lame mince) et Q35 (fibre optique).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet E3A Physique-Chimie MP 2026 ?

Questions de cours : Q1 (atmosphère terrestre), Q2 (force gravitationnelle), Q3 (énergie mécanique), Q4 (force centrale), Q8 (modèle du gaz parfait), Q9 (vitesse quadratique moyenne), Q11 (laser), Q12 (conducteur parfait)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q5 (énergie potentielle effective), Q6 (énergie potentielle effective), Q14 (onde stationnaire), Q22 (principe fondamental de la dynamique), Q26 (rayon cyclotron) et Q32 (lame mince).

Où gagner des points facilement dans le sujet E3A Physique-Chimie MP 2026 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (28 sur 43), par exemple : Q1 à Q3, Q7 à Q12, Q15, Q19 à Q22, Q24 à Q29, Q33, Q34, Q36, Q37 et Q40 à Q43. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q4, Q5, Q13, Q14, Q23, Q30 et Q32.

Le sujet E3A Physique-Chimie MP 2026 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury juge la partie de chimie sans grande difficulté et plusieurs parties proches du cours, mais la partie IV a été délicate pour de nombreux candidats et la partie I pas très bien réussie.

Quelle précaution impose le choix de la variable complexe en Q23 et Q24 ?

Attention à l'inversion par rapport à la convention usuelle : u = v_y + \mathrm{j}v_x. La composante v_y correspond à la partie réelle et v_x à la partie imaginaire. À l'instant initial, la vitesse orientée selon \vec{e}_x impose la condition u(0) = \mathrm{j}v_0.

En Q35, quel rayon incident est le plus contraignant pour la réflexion totale ?

Le rayon entrant au bord intérieur du cœur (r = R). C'est lui qui rencontre l'interface extérieure sous l'angle d'incidence le plus faible, ce qui impose la condition la plus restrictive vis-à-vis de l'angle limite de réfraction.

Pourquoi la condition d'extinction en Q33 fait-elle intervenir un entier ?

Le déphasage de \pi subi lors de la réflexion air/liquide en Q32 s'ajoute au chemin optique. La condition d'interférence destructive \varphi = (2k+1)\pi se compense avec ce terme, si bien que l'extinction correspond à une différence de marche multiple entier de la longueur d'onde.

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