Corrigé détaillé E3A Physique Chimie MP 2026
Autour de l'hélium
- 43 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en MPSI : 30 questions sur 43, parties I et III
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en MPSI : 30 questions sur 43, parties I et III en entier. Autres questions faisables en MPSI
Autres premières années : PCSI 28 · PTSI 25 · MP2I 13 · TSI1 17 · BCPST1 14 questions.
Détail par partie
- Partie I : L'hélium, un gaz « rare » dans notre atmosphère10/10Faisable
- Partie II : Le laser hélium-néon1/9En partie
- Partie III : De l'hélium pour détecter les fuites10/10Faisable
- Partie IV : Des bulles de savon remplies d'hélium2/6En partie
- Partie V : Gonfler un ballon volant sans hélium7/8En partie
Le sujet en bref
Sujet moyen · Mécanique, Optique ondulatoire, Solutions aqueuses et électrochimie · 9 incontournables · 31 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet propose un parcours transversal et très complet autour de l'élément hélium et de ses applications scientifiques et techniques. Structuré en cinq parties indépendantes, il balaie un large spectre du programme : gravitation et thermodynamique statistique élémentaire (échappement atmosphérique), électromagnétisme et interférométrie (modes d'une cavité laser He-Ne et mesure au Michelson), dynamique relativiste et classique d'une particule chargée (spectromètre de masse pour la détection de fuites), statique des fluides et optique physique/géométrique (bulles de savon et guidage en fibre courbée), puis thermochimie et diagramme potentiel-pH (génération in situ de dihydrogène).
D'un niveau technique très modéré et guidé pas à pas, ce sujet constitue un support idéal de révision pour consolider les automatismes de cours, la maîtrise des ordres de grandeur et l'analyse de protocoles de travaux pratiques (mesures interférométriques et bilans d'incertitudes).
- Difficulté
- Moyen, d'après le rapport du jury
- Temps estimé
- ≈ 3 h 05 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en MPSI : 30 questions sur 43, parties I et III.
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Sommaire
43 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
43 questionsPartie I : L'hélium, un gaz « rare » dans notre atmosphère
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : atmosphère terrestre, diazote, dioxygène
Quels sont les deux principaux constituants de l'atmosphère terrestre ? Dans quelles proportions ?
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Citer les deux gaz majoritaires de l'air sec ainsi que leurs proportions volumiques approchées (environ 78% et 21%).
Voir la réponse courteRéponse courte
L'atmosphère terrestre est composée principalement d'environ 78
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Les deux principaux constituants de l'atmosphère terrestre (air sec) sont :
- le diazote \mathrm{N_2}, dans une proportion molaire (ou volumique) d'environ 78 % (soit près de \frac{4}{5}) ;
- le dioxygène \mathrm{O_2}, dans une proportion molaire (ou volumique) d'environ 21 % (soit près de \frac{1}{5}).
Résultat
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : force gravitationnelle, énergie potentielle gravitationnelle
Exprimer la force , ainsi que l'énergie potentielle dont elle dérive. On prendra l'énergie potentielle nulle à l'infini.
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Appliquer la loi universelle de la gravitation de Newton et intégrer la force par rapport à r en imposant la condition limite à l'infini.
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Force gravitationnelle newtonienne \vec{F} = -\frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r^2}\vec{e}_r et énergie potentielle associée E_{\mathrm{p}}(r) = -\frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r}.
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Dans le référentiel géocentrique, repérons la position du point matériel P de masse m par rapport au centre O de la Terre par le vecteur position \vec{r} = \vec{OP} = r\,\vec{e}_r, où \vec{e}_r est le vecteur unitaire radial dirigé de O vers P (r = \|\vec{OP}\| \ge R_{\mathrm{T}}).
D'après la loi de la gravitation universelle de Newton, la force gravitationnelle exercée par la Terre (supposée à répartition sphérique de masse) sur le point matériel P s'écrit :
Cette force étant conservative et à symétrie sphérique, elle dérive d'une énergie potentielle E_{\mathrm{p}}(r) définie par :
On en déduit :
Par intégration :
Avec la condition de référence choisie, à savoir E_{\mathrm{p}}(r \to +\infty) = 0, la constante d'intégration est nulle, d'où :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : énergie mécanique, force conservative
Exprimer l'énergie mécanique du point matériel P. Justifier que celle-ci se conserve.
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Sommer l'énergie cinétique et l'énergie potentielle, puis justifier la conservation par le caractère conservatif de l'unique force appliquée.
Voir la réponse courteRéponse courte
E_{\mathrm{m}} = E_{\mathrm{c}} + E_{\mathrm{p}} se conserve car la force gravitationnelle est la seule force appliquée et elle est conservative.
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L'énergie mécanique E_{\mathrm{m}} du point matériel \mathrm{P} de masse m dans le référentiel géocentrique est la somme de son énergie cinétique E_{\mathrm{c}} et de son énergie potentielle de gravitation E_{\mathrm{p}} déterminée à la question précédente :
En notant v la norme de la vitesse de \mathrm{P} dans le référentiel géocentrique et r = \mathrm{OP}, il vient :
Dans le référentiel géocentrique supposé galiléen, le point matériel \mathrm{P} n'est soumis qu'à la force gravitationnelle \vec{F}, qui est une force conservative dérivant de l'énergie potentielle E_{\mathrm{p}}.
La puissance des forces non conservatives est donc nulle :
D'après le théorème de l'énergie mécanique, \dfrac{\mathrm{d}E_{\mathrm{m}}}{\mathrm{d}t} = \mathcal{P}(\vec{F}_{\mathrm{nc}}) = 0, donc l'énergie mécanique E_{\mathrm{m}} est une constante du mouvement.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : force centrale, moment cinétique, constante des aires
Montrer que le mouvement de P est plan. Le point P étant alors repéré par ses coordonnées polaires , démontrer que le produit est une constante du mouvement. Cette constante sera notée dans la suite.
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Écrire le théorème du moment cinétique en O pour prouver la constance de \vec{L}_{\mathrm{O}}, puis projeter la vitesse en coordonnées polaires.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le théorème du moment cinétique au point \mathrm{P} par rapport au centre de force \mathrm{O} dans le référentiel géocentrique galiléen pour établir la conservation du vecteur moment cinétique \vec{L}_{\mathrm{O}}.
- Exploiter la relation de perpendicularité entre le vecteur position \vec{OP} et \vec{L}_{\mathrm{O}} pour montrer que la trajectoire est plane.
- Exprimer \vec{L}_{\mathrm{O}} en coordonnées polaires planes et en déduire la constance du produit r^2 \dot{\theta}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Conservation du moment cinétique en force centrale : le mouvement est plan et la constante des aires vaut C = r^2\dot{\theta}.
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Le point matériel \mathrm{P} de masse m est soumis à la seule force gravitationnelle \vec{F}, force centrale de centre \mathrm{O} :
Le moment de cette force par rapport au point \mathrm{O} est nul :
Appliquons le théorème du moment cinétique au point matériel \mathrm{P} en \mathrm{O} dans le référentiel géocentrique galiléen :
Le vecteur moment cinétique \vec{L}_{\mathrm{O}} = \vec{OP} \wedge m\vec{v} est donc un vecteur constant au cours du mouvement :
Planéité du mouvement :
- Si \vec{L}_{\mathrm{O}} = \vec{0}, la vitesse \vec{v} est colinéaire à \vec{OP} : le mouvement est rectiligne le long d'une droite passant par \mathrm{O}, ce qui constitue un cas particulier de mouvement plan.
Si \vec{L}_{\mathrm{O}} \neq \vec{0}, on a à tout instant :
\vec{OP} \cdot \vec{L}_{\mathrm{O}} = (\vec{OP} \wedge m\vec{v}) \cdot \vec{OP} = 0.Le vecteur position \vec{OP} reste orthogonal au vecteur constant \vec{L}_{\mathrm{O}}. Le point \mathrm{P} se déplace donc dans le plan fixe passant par \mathrm{O} et orthogonal à \vec{L}_{\mathrm{O}} : le mouvement est plan.
Constante des aires : Dans le plan du mouvement, muni de la base polaire orthonormée directe (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_z) où \vec{e}_z est unitaire et colinéaire à \vec{L}_{\mathrm{O}}, le vecteur vitesse de \mathrm{P} s'écrit :
Le moment cinétique s'exprime alors par :
Puisque \vec{L}_{\mathrm{O}} et m sont constants, la composante scalaire selon \vec{e}_z, et par suite le produit r^2 \dot{\theta}, est une constante du mouvement appelée constante des aires, notée C :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : énergie potentielle effective, vitesse en coordonnées polaires
Montrer que l'énergie mécanique peut se mettre sous la forme :
On précisera l'expression de la fonction en fonction de , , , et de .
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Exprimer la vitesse orthoradiale en fonction de la constante des aires C pour isoler la composante purement radiale de l'énergie cinétique.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le vecteur vitesse \vec{v} et son carré v^2 en coordonnées polaires dans le plan du mouvement.
- Éliminer \dot{\theta} au profit de la constante des aires C = r^2\dot{\theta} établie à la question Q4.
- Injecter cette expression dans l'énergie mécanique obtenue aux questions Q2 et Q3 pour identifier E_{\mathrm{p,eff}}(r).
Voir la réponse courteRéponse courte
Décomposition de la vitesse en coordonnées polaires, substitution de \dot{\theta}=C/r^2 pour obtenir E_{\mathrm{p,eff}}(r) = \frac{m C^2}{2r^2} - \frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r}.
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Le mouvement de la particule étant plan (question Q4), le vecteur vitesse de P s'écrit en coordonnées polaires (r, \theta) :
Le carré de la vitesse est donc :
D'après la question Q4, la constante des aires s'écrit C = r^2\dot{\theta}, ce qui permet d'exprimer la vitesse orthoradiale selon :
D'après les questions Q2 et Q3, l'énergie mécanique du point matériel P s'écrit :
On obtient bien la forme demandée :
avec :
Résultat
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : énergie potentielle effective, état de diffusion
Tracer, en la justifiant, la courbe représentative de . À l'aide d'un raisonnement graphique, déterminer pour quelles valeurs de le point P peut « échapper » à l'attraction de la Terre, c'est-à-dire se trouver en état de diffusion.
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Tracer l'allure de la barrière centrifuge en 1/r^2 sommée au terme attractif en -1/r, et repérer le domaine d'énergie où le mouvement radial n'est pas borné vers les grands r.
Voir la stratégieStratégie
- Étudier la fonction E_{\mathrm{p,eff}}(r) obtenue à la question Q5 (limites et extremum dans le cas général où C \neq 0) pour justifier son allure, puis tracer le graphe.
- Exploiter la positivité de l'énergie cinétique radiale \frac{1}{2}m\dot{r}^2 = E_{\mathrm{m}} - E_{\mathrm{p,eff}}(r) \ge 0 pour déterminer graphiquement les zones accessibles à la particule en fonction de la valeur de E_{\mathrm{m}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de E_{\mathrm{p,eff}}(r) avec son minimum ; pour E_{\mathrm{m}} \ge 0, le domaine accessible s'étend jusqu'à l'infini (état de diffusion).
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D'après la question Q5, l'énergie potentielle effective s'écrit (en supposant C \neq 0) :
1. Étude de fonction et justification du tracé :
- Limite en r \to 0^+ : le terme centrifuge en 1/r^2 prédomine, donc \lim_{r \to 0^+} E_{\mathrm{p,eff}}(r) = +\infty (barrière centrifuge).
- Limite en r \to +\infty : le terme gravitationnel en -1/r domine, donc \lim_{r \to +\infty} E_{\mathrm{p,eff}}(r) = 0^-.
Dérivée :
\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{p,eff}}}{\mathrm{d}r}(r) = -\frac{m C^2}{r^3} + \frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r^2} = \frac{m}{r^2}\left(G M_{\mathrm{T}} - \frac{C^2}{r}\right)La dérivée s'annule en un unique point :
r_0 = \frac{C^2}{G M_{\mathrm{T}}}Pour r < r_0, \frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{p,eff}}}{\mathrm{d}r} < 0, et pour r > r_0, \frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{p,eff}}}{\mathrm{d}r} > 0. La fonction présente donc un minimum global :
E_{\mathrm{p,eff}}(r_0) = \frac{m C^2}{2 r_0^2} - \frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r_0} = -\frac{G^2 M_{\mathrm{T}}^2 m}{2 C^2} = E_{\min} < 0Elle s'annule également pour r = \frac{r_0}{2}.
2. Raisonnement graphique et état de diffusion : D'après l'équation (1), l'énergie cinétique radiale est :
Le mouvement n'est donc possible que dans les domaines où la droite horizontale d'ordonnée E_{\mathrm{m}} se situe au-dessus de la courbe E_{\mathrm{p,eff}}(r) :
- Si E_{\min} \le E_{\mathrm{m}} < 0 : le mouvement radial est borné, r \in [r_{\min}, r_{\max}]. Le point P reste au voisinage de la Terre : c'est un état lié (trajectoire elliptique ou circulaire).
- Si E_{\mathrm{m}} \ge 0 : le domaine accessible est semi-infini, r \in [r'_{\min}, +\infty[. Le point P peut s'éloigner indéfiniment de la Terre (r \to +\infty) avec une vitesse résiduelle non nulle (ou nulle si E_{\mathrm{m}} = 0) : il s'agit d'un état de diffusion (trajectoire parabolique pour E_{\mathrm{m}}=0, hyperbolique pour E_{\mathrm{m}}>0).
Dans le cas particulier où C = 0 (mouvement purement radial), E_{\mathrm{p,eff}}(r) = -\frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r}, la condition pour atteindre l'infini reste strictement la même.
Par conséquent, le point P peut échapper à l'attraction de la Terre si et seulement si :
Résultat
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : vitesse de libération, énergie mécanique
La vitesse de libération est la vitesse minimale qu'il faut communiquer à un corps depuis la surface d'un astre pour qu'il échappe définitivement à son attraction gravitationnelle. En déduire l'expression de en fonction de , et de . Calculer numériquement (aide numérique : ).
Voir l'indiceIndice
Traduire que la vitesse de libération correspond à une énergie mécanique minimale nulle avec départ en r=R_{\mathrm{T}}.
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Condition d'échappement E_{\mathrm{m}} \ge 0 depuis la surface terrestre, donnant v_\ell = \sqrt{2GM_{\mathrm{T}}/R_{\mathrm{T}}} \approx 11\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}.
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D'après la question Q6, pour qu'un corps puisse échapper définitivement à l'attraction gravitationnelle de la Terre (état de diffusion), son énergie mécanique doit être positive ou nulle :
Au moment du lancement depuis la surface terrestre, le corps se trouve à une distance r = R_{\mathrm{T}} et possède une vitesse de norme v. Son énergie mécanique s'écrit (question Q3) :
La vitesse de libération v_{\ell} étant la vitesse minimale permettant l'échappement, elle correspond au cas limite d'une énergie mécanique nulle (E_{\mathrm{m}} = 0) :
On en déduit l'expression de la vitesse de libération :
Application numérique :
Avec l'aide numérique \sqrt{1,4} \approx 1,2, on obtient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : modèle du gaz parfait, théorie cinétique des gaz
Énoncer les hypothèses du modèle du gaz parfait.
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Rappeler les deux hypothèses fondamentales : entités ponctuelles sans volume propre et absence d'interactions mutuelles à distance en dehors des chocs élastiques.
Voir la réponse courteRéponse courte
Particules ponctuelles de volume propre négligeable, sans interactions mutuelles à distance en dehors des collisions élastiques instantanées.
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Le modèle microscopique du gaz parfait repose sur les hypothèses suivantes :
- Particules ponctuelles : le volume propre des entités (atomes ou molécules) est totalement négligeable devant le volume offert au gaz (le covolume est nul) ;
- Absence d'interactions à distance : les particules n'exercent aucune force mutuelle à distance (pas d'interactions de Van der Waals ni électrostatiques). L'énergie potentielle d'interaction entre particules est donc nulle ;
- Collisions élastiques et instantanées : les seules interactions prises en compte sont des chocs mécaniques entre les particules ainsi qu'avec les parois de l'enceinte, considérés comme élastiques (conservation de l'énergie cinétique) et de durée négligeable devant le temps de vol libre ;
- Agitation thermique isotrope (chaos moléculaire) : les vitesses des particules sont distribuées de façon aléatoire et isotrope dans l'espace.
Question déjà tombée ailleurs
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : vitesse quadratique moyenne, température cinétique
Définir la vitesse quadratique moyenne d'un gaz parfait d'hélium, puis l'exprimer en fonction de sa masse molaire , de sa température et de .
Voir l'indiceIndice
Relier l'énergie cinétique moyenne d'un atome monoatomique à sa température par le théorème de l'équipartition de l'énergie ou la définition cinétique de la pression.
Voir la stratégieStratégie
- Définir la vitesse quadratique moyenne u à partir de la moyenne statistique du carré des vitesses des particules.
- Relier l'énergie cinétique microscopique moyenne d'un atome à la température cinétique T du gaz parfait monoatomique.
- Exprimer le résultat en fonction des grandeurs molaires R et M_{\mathrm{He}}.
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Définition u = \sqrt{\langle v^2 \rangle} et lien avec la température \frac{1}{2} M_{\mathrm{He}} u^2 = \frac{3}{2} R T, soit u = \sqrt{3RT/M_{\mathrm{He}}}.
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La vitesse quadratique moyenne u est définie comme la racine carrée de la moyenne du carré de la norme de la vitesse des particules microscopiques :
Pour un atome d'hélium de masse m, l'énergie cinétique microscopique moyenne est :
D'après la théorie cinétique des gaz, pour un gaz parfait monoatomique ne possédant que trois degrés de liberté de translation, l'énergie cinétique moyenne par particule est reliée à la température thermodynamique T par :
où k_{\mathrm{B}} est la constante de Boltzmann. Il vient ainsi :
En introduisant la constante des gaz parfaits R = \mathcal{N}_{\mathrm{A}} k_{\mathrm{B}} et la masse molaire de l'hélium M_{\mathrm{He}} = \mathcal{N}_{\mathrm{A}} m (avec \mathcal{N}_{\mathrm{A}} le nombre d'Avogadro), on obtient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : vitesse quadratique moyenne, fuite atmosphérique
En prenant , calculer numériquement et conclure quant à la faible quantité d'hélium présente dans l'atmosphère terrestre (aide numérique : ).
Voir l'indiceIndice
Calculer numériquement u = \sqrt{3RT/\mathcal{M}_{\mathrm{He}}} et comparer sa valeur au critère v_{\ell}/10.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de u \approx 1,36\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} ; la queue de distribution de Maxwell dépasse v_\ell, entraînant l'échappement progressif de l'hélium hors de l'atmosphère.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression établie à la question Q9, la vitesse quadratique moyenne des atomes d'hélium s'écrit :
Avec les données numériques :
- R = 8,0\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
- T = 300\text{ K} ;
- \mathcal{M}_{\mathrm{He}} = 4,0 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}.
On calcule le terme sous le radical :
En utilisant l'aide numérique \sqrt{1,8} \approx 1,3 :
D'après le résultat de la question Q7, la vitesse de libération terrestre vaut v_{\ell} \approx 1,2 \cdot 10^{4}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, d'où :
On constate que :
Le critère d'échappement admis par l'énoncé est donc vérifié : les atomes d'hélium peuvent s'échapper continuellement de l'attraction terrestre vers l'espace interplanétaire. Cela explique pourquoi l'hélium ne s'accumule pas dans l'atmosphère et n'y est présent qu'à l'état de traces (environ 5 ppm en volume), malgré sa libération permanente par désintégration radioactive dans la croûte terrestre.
Résultat
Partie II : Le laser hélium-néon
Question 11
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : laser, application des lasers
Citer trois applications des lasers dans les domaines de votre choix : vie quotidienne, industrie, médecine, recherche...
Voir l'indiceIndice
Donner trois exemples variés (lecteurs de codes-barres/télécommunication, découpe industrielle, chirurgie ophtalmique, horloges atomiques...).
Voir la réponse courteRéponse courte
Télécommunications par fibre optique, chirurgie ophtalmologique et découpe industrielle de matériaux.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On peut citer trois applications de technologies laser dans des domaines variés :
- Médecine et chirurgie : chirurgie réfractive de l'œil (correction de la myopie par LASIK), photocoagulation rétinienne ou ablation de tissus par scalpel laser.
- Industrie : découpe, perçage, gravure et soudage de précision de métaux et polymères grâce à la très grande densité d'énergie et à la directivité du faisceau laser.
- Télécommunications et vie quotidienne : transmission d'informations à très haut débit par impulsions lumineuses guidées dans des fibres optiques, ou lecture optique (lecteurs de codes-barres, disques optiques).
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux
Notions : conducteur parfait, effet joule
Par des considérations énergétiques, justifier que le champ électrique au sein d'un conducteur parfait est nul.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \gamma \vec{E} et remarquer qu'une conductivité \gamma \to \infty implique un champ nul sous peine d'une dissipation d'énergie par effet Joule infinie.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition d'un conducteur parfait à travers sa conductivité électrique \gamma.
- Exprimer la puissance volumique cédée au milieu par effet Joule en utilisant la loi d'Ohm locale.
- Conclure sur la valeur du champ électrique en imposant que cette puissance reste physiquement finie.
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Une conductivité infinie avec un champ électrique non nul conduirait à une puissance volumique dissipée par effet Joule infinie, ce qui est impossible.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Un conducteur parfait est modélisé par une conductivité électrique infinie :
D'après la loi d'Ohm locale, la densité volumique de courant s'écrit \vec{\jmath} = \gamma \vec{E}. La puissance volumique dissipée par effet Joule au sein du conducteur s'exprime donc par :
Pour que l'énergie dissipée par effet Joule reste finie (ce qui est imposé par les principes de la thermodynamique et la conservation de l'énergie), la puissance volumique \mathcal{P}_{\text{J}} ne peut pas diverger. Avec \gamma \to +\infty, il est donc nécessaire que :
au sein du conducteur parfait.
Résultat
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : équation de maxwell, équation de d'alembert
Redémontrer l'équation de d'Alembert satisfaite par le champ électrique dans une région vide de charges et de courants ; on fera apparaître la célérité de la lumière dans le vide . En déduire l'équation différentielle satisfaite par la fonction .
Voir l'indiceIndice
Prendre le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday, injecter Maxwell-Ampère dans le vide et exploiter l'identité vectorielle avec \mathrm{div}\,\vec{E} = 0.
Voir la stratégieStratégie
- Partir des équations de Maxwell dans le vide de charges et de courants, puis appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday en utilisant l'identité vectorielle fournie pour aboutir à l'équation de d'Alembert.
- Injecter l'expression de l'onde stationnaire E(x, t) = f(x)\sin(\omega t) dans l'équation d'onde scalaire pour en déduire l'équation différentielle ordinaire vérifiée par f(x).
Voir la réponse courteRéponse courte
Rotationnel de Maxwell-Faraday combiné à Maxwell-Ampère et Maxwell-Gauss dans le vide pour établir l'équation de d'Alembert sur le champ électrique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans une région de l'espace vide de charges et de courants (\rho = 0 et \vec{j} = \vec{0}), les équations de Maxwell s'écrivent :
Prenons le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday :
En utilisant l'identité vectorielle donnée et le fait que \mathrm{div}\,\vec{E} = 0 :
En injectant l'équation de Maxwell-Ampère et en posant c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}}, il vient :
On obtient l'équation de d'Alembert :
L'onde lumineuse se propageant selon l'axe x, le champ scalaire E(x, t) = f(x)\sin(\omega t) dépend uniquement de x pour ses variables spatiales (\Delta E = \frac{\partial^2 E}{\partial x^2}). Calculons les dérivées partielles :
En reportant dans l'équation de d'Alembert :
Cette égalité étant vérifiée à tout instant t, la fonction f satisfait l'équation différentielle d'un oscillateur harmonique spatial :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques
Notions : onde stationnaire, mode propre de cavité, intervalle spectral libre
On admet la continuité de en et en . Résoudre cette équation différentielle, puis exprimer les fréquences propres des modes pouvant exister dans la cavité, quantifiées par un entier , en fonction de la longueur de la cavité et de . Déterminer ensuite l'Intervalle Spectral Libre, défini comme l'écart en fréquence entre deux modes voisins :
Voir l'indiceIndice
Traduire les conditions aux limites f(0)=0 et f(L)=0 pour trouver les pulsations propres discrètes, puis en déduire l'écart fréquentiel entre deux harmoniques consécutifs.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la solution générale de l'équation différentielle du second ordre obtenue en Q13 sous forme sinusoïdale.
- Appliquer les conditions aux limites imposées par la présence des miroirs conducteurs parfaits en x = 0 et x = L (d'après Q12) pour quantifier les pulsations propres, puis en déduire les fréquences propres \nu_n.
- Calculer l'intervalle spectral libre \mathrm{ISL} = \nu_{n+1} - \nu_n.
Voir la réponse courteRéponse courte
Conditions aux limites E(0)=E(L)=0 imposant des modes stationnaires \nu_n = n c / (2L) et un intervalle spectral libre \mathrm{ISL} = c / (2L).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q13, la fonction f(x) vérifie :
La solution générale de cette équation différentielle harmonique s'écrit :
Le champ électrique étant nul dans les conducteurs parfaits (Q12), la continuité de E(x, t) = f(x)\sin(\omega t) aux interfaces impose, pour tout instant t :
Pour obtenir une onde non identiquement nulle (B \neq 0), la pulsation \omega doit vérifier la condition de quantification :
Or k_n = \frac{\omega_n}{c} = \frac{2\pi \nu_n}{c}, d'où l'expression des fréquences propres des modes de la cavité :
On en déduit l'expression de l'Intervalle Spectral Libre (ISL) :
Résultat
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques
Notions : intervalle spectral libre, ordre de grandeur
Calculer l'ordre de grandeur de l'ISL du laser 1107/P JDS Uniphase (voir figure 1). La valeur obtenue est-elle cohérente avec la spécification du fabricant, à savoir ?
Voir l'indiceIndice
Estimer l'ordre de grandeur de la longueur L du tube à partir de l'échelle de la photo (environ 14\text{ cm}) et calculer c/(2L).
Voir la stratégieStratégie
- Estimer la longueur L de la cavité laser à partir de la photographie de la figure 1 en s'appuyant sur l'échelle de 2\text{ cm}.
- Calculer l'intervalle spectral libre à l'aide de la formule établie à la question Q14 : \mathrm{ISL} = \frac{c}{2L}.
- Conclure sur la cohérence avec la spécification du constructeur (1\,090\text{ MHz}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Mesure de la longueur de cavité sur la figure du laser, calcul de l'ISL associé et comparaison favorable avec la valeur constructeur de 1\,090\text{ MHz}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À l'aide de la barre d'échelle de 2\text{ cm} fournie sur la figure 1, la longueur hors-tout du tube laser est mesurée à environ 7 fois le segment étalon, soit :
D'après la relation obtenue à la question Q14, l'intervalle spectral libre vaut :
Avec c = 3{,}0 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et L \approx 14\text{ cm} :
Cette valeur est en excellent accord avec la spécification du fabricant (1\,090\text{ MHz}), l'écart relatif n'étant que de l'ordre de 1\,\%, ce qui confirme la validité de l'ordre de grandeur estimé.
Résultat
Question 16
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : interféromètre de michelson, défilement de franges
En analysant le protocole, déterminer une relation entre , , et .
Voir l'indiceIndice
Relier la variation de différence de marche au centre \Delta \delta = 2 \Delta x = 2 V_0 \tau au passage de k franges brillantes correspondant à k\lambda.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le déplacement \Delta e du miroir mobile pendant la durée \tau à la vitesse V_0.
- Relier ce déplacement à la variation de la différence de marche \Delta\delta au centre des anneaux (incidence normale).
- Utiliser la condition de défilement de k anneaux brillants pour relier \Delta\delta au nombre de franges et à la longueur d'onde \lambda.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le déplacement à vitesse constante relie la période temporelle du signal au défilement des franges d'interférence selon la relation de proportionnalité du dispositif.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans un interféromètre de Michelson réglé en lame d'air d'épaisseur e, la différence de marche au centre des anneaux (sous incidence normale i = 0) s'écrit, à une constante près liée aux éventuels déphasages à la réflexion :
Lorsque l'un des miroirs est translaté à vitesse constante V_0 pendant une durée \tau, la variation d'épaisseur de la lame d'air est :
La variation correspondante de la différence de marche au centre s'élève donc à :
Le passage d'un anneau brillant au suivant correspond à une variation d'une unité de l'ordre d'interférence p = \delta / \lambda. Le défilement de k anneaux brillants consécutifs correspond ainsi à une variation de l'ordre d'interférence \Delta p = k, soit :
En égalant les deux expressions de \Delta\delta, on obtient la relation :
soit encore :
Résultat
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Démarche expérimentale
- Mesures et incertitudes
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : propagation des incertitudes, écart normalisé
Exprimer littéralement l'incertitude-type en fonction de , , , , , et de . Sachant que , comparer la valeur expérimentale à la valeur attendue () via le calcul d'un écart normalisé (-score) et conclure.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la formule de propagation des incertitudes-types pour un produit/quotient de grandeurs indépendantes, puis calculer le z-score z = |\lambda - \lambda_{\mathrm{th}}|/u(\lambda).
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la loi de propagation des incertitudes-types pour des grandeurs indépendantes liées par une relation de produit et quotient.
- Calculer le quotient normalisé (z-score) en comparant l'écart entre la valeur mesurée et la valeur de référence à l'incertitude-type associée.
- Conclure sur la compatibilité de la mesure selon le critère usuel |z| \le 2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'incertitude composée sur \lambda puis du z-score | \lambda_{\mathrm{exp}} - \lambda_{\mathrm{th}} | / u(\lambda) pour valider la mesure.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question précédente Q16, la longueur d'onde s'exprime sous la forme :
En supposant les variables V_0, \overline{\tau} et k indépendantes, la loi de composition des incertitudes-types relatives pour une fonction monôme conduit à :
On en déduit l'expression littérale de l'incertitude-type u(\lambda) :
L'écart normalisé (z-score) entre la valeur mesurée \lambda = 633,7\text{ nm} et la valeur de référence \lambda_{\text{ref}} = 632,8\text{ nm} s'écrit :
Avec les valeurs numériques fournies :
Puisque |z| < 2 (et même très largement inférieur à 1), la valeur expérimentale est parfaitement compatible avec la valeur attendue : les écarts constatés sont uniquement attribuables aux fluctuations aléatoires de mesure.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 18
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : brouillage des franges, cohérence temporelle
Déterminer la différence de marche , à partir du contact optique, pour laquelle on observe le premier brouillage des anneaux d'interférences au centre de l'écran.
Voir l'indiceIndice
Écrire la condition d'extinction du contraste (opposition de phase) entre deux systèmes de franges : \Delta \varphi = \pi soit \Delta \nu \cdot \delta_{\mathrm{b}} / c = 1/2.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les ordres d'interférence p_1 et p_2 au centre pour chacune des deux composantes spectrales à une différence de marche \delta donnée.
- Traduire la condition de brouillage : les anneaux brillants de l'un des modes coïncident avec les anneaux sombres de l'autre mode, ce qui annule le contraste des franges.
Voir la réponse courteRéponse courte
Opposition de phase entre les figures d'interférences des deux modes spectraux consécutifs séparés de l'ISL, menant à \delta_{\mathrm{b}} = c / (2\,\mathrm{ISL}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les deux modes propres émis par la cavité laser possèdent des fréquences distinctes \nu_1 et \nu_2 = \nu_1 + \mathrm{ISL}, de sorte qu'ils sont mutuellement incohérents. Leurs intensités lumineuses s'ajoutent donc sur l'écran.
Pour une différence de marche \delta comptée à partir du contact optique (\delta = 0), l'ordre d'interférence au centre de la figure d'interférence s'écrit pour chaque radiation :
Au contact optique (\delta = 0), on a p_1 = p_2 = 0 : les deux systèmes de franges présentent un maximum d'intensité au centre et sont en phase (contraste maximal).
Lorsque l'on augmente \delta, le premier brouillage (annulation du contraste) survient dès lors qu'un maximum d'intensité du mode 2 correspond à un minimum d'intensité du mode 1 au centre de l'écran, ce qui correspond à un décalage d'un demi-ordre d'interférence :
En remplaçant par les expressions des ordres d'interférence :
On en déduit l'expression de la différence de marche de premier brouillage :
Résultat
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : brouillage des franges, interféromètre de michelson
Calculer numériquement en prenant . Comparer la valeur de obtenue à la gamme de différences de marche accessible avec un interféromètre de Michelson usuel et conclure.
Voir l'indiceIndice
Calculer numériquement \delta_{\mathrm{b}} = c/(2\,\mathrm{ISL}) et comparer cette distance (de l'ordre du décimètre) à la course typique du miroir d'un Michelson usuel.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de \delta_{\mathrm{b}} \approx 13,6\text{ cm} ; cette différence de marche est facilement accessible avec le chariot mobile d'un interféromètre de Michelson.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q18, la différence de marche correspondant au premier brouillage est :
Avec les valeurs numériques fournies :
- c = 3,0 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
- \mathrm{ISL} = 1,1\text{ GHz} = 1,1 \cdot 10^9\text{ s}^{-1}.
On obtient :
Comparaison et conclusion :
En configuration lame d'air, la différence de marche au centre vaut \delta = 2e, où e est le déplacement du miroir mobile à partir du contact optique. Atteindre \delta_{\mathrm{b}} \approx 14\text{ cm} nécessite donc un déplacement du miroir de :
e = \frac{\delta_{\mathrm{b}}}{2} \approx 7\text{ cm}- Sur un interféromètre de Michelson usuel de travaux pratiques, la course maximale de la vis micrométrique déplaçant le miroir est couramment de 25\text{ mm} (voire quelques centimètres au plus), ce qui donne une gamme de différences de marche accessible de l'ordre de 0 à 5\text{ cm}.
- Conclusion : La différence de marche de brouillage \delta_{\mathrm{b}} est supérieure à la course usuelle d'un interféromètre de Michelson de TP (ou se situe à la limite supérieure pour les chariots à plus grande course). Ainsi, dans les conditions habituelles de laboratoire, le laser He-Ne peut être considéré comme monochromatique : le contraste des franges reste excellent et l'on n'observe pas de brouillage.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Partie III : De l'hélium pour détecter les fuites
Question 20
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B
Notions : force de lorentz, mouvement plan
Montrer que la trajectoire de l'ion est contenue dans le plan .
Voir l'indiceIndice
Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe \vec{e}_z avec une force de Lorentz nulle selon cet axe et des conditions initiales nulles en position et vitesse.
Voir la stratégieStratégie
Pour montrer que le mouvement est confiné dans le plan (\mathrm{O}, \vec{e}_x, \vec{e}_y), on applique le principe fondamental de la dynamique à l'ion, puis on projette l'équation du mouvement sur l'axe orthogonal (\mathrm{O}z) en exploitant les conditions initiales.
Voir la réponse courteRéponse courte
La force de Lorentz n'a aucune composante selon \vec{e}_z et la vitesse initiale est dans le plan (\mathrm{O}, \vec{e}_x, \vec{e}_y), le mouvement reste donc plan.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le système étudié est l'ion de masse m et de charge e > 0, assimilé à un point matériel. L'étude est menée dans le référentiel terrestre supposé galiléen, muni de la base orthonormée directe (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z).
Le poids étant négligé, l'ion n'est soumis qu'à la force de Lorentz magnétique :
avec un champ magnétique uniforme de direction \vec{e}_z, soit \vec{B} = B_z\,\vec{e}_z (avec |B_z| = B).
D'après le principe fondamental de la dynamique :
Par propriété du produit vectoriel, la force magnétique est orthogonale à \vec{B}, donc orthogonale à \vec{e}_z :
En projetant l'équation du mouvement selon la direction \vec{e}_z, on obtient :
Or, à l'instant initial t=0 :
- la vitesse initiale est \vec{v}(0) = \vec{v}_0 = v_0\,\vec{e}_x, d'où v_z(0) = 0 ;
- l'ion est en \mathrm{O}, d'où z(0) = 0.
On en déduit que :
Résultat
Question 21
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B
Notions : puissance de la force de lorentz, déviation magnétique
Justifier que le mouvement de l'ion est uniforme. Préciser le sens du champ permettant d'obtenir l'une des trajectoires illustrées sur la figure 2.
Voir l'indiceIndice
Remarquer que la puissance de la force magnétique est nulle, puis utiliser la règle de la main droite pour déterminer le signe de \vec{B} \cdot \vec{e}_z assurant une courbure vers les y négatifs.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le théorème de la puissance cinétique à l'ion pour relier la variation de la vitesse à la puissance de la force de Lorentz.
- Déterminer le signe de la composante de \vec{B} selon \vec{e}_z en comparant le sens de la force initiale \vec{F}(0) = e\vec{v}_0 \wedge \vec{B} à la déviation observée vers le bas (-\vec{e}_y) sur la figure 2.
Voir la réponse courteRéponse courte
La force magnétique est orthogonale à la vitesse donc sa puissance est nulle (mouvement uniforme) ; orientation de \vec{B} par la règle de la main droite.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'ion de masse m et de charge e > 0 est étudié dans le référentiel terrestre supposé galiléen. Le poids étant négligé, il n'est soumis qu'à la force de Lorentz magnétique :
1. Mouvement uniforme
La puissance développée par la force magnétique s'écrit :
car le produit vectoriel \vec{v} \wedge \vec{B} est orthogonal à \vec{v} à chaque instant.
D'après le théorème de la puissance cinétique :
La masse m étant constante, la norme de la vitesse reste constante au cours du temps :
Le mouvement de l'ion est donc uniforme.
2. Sens du champ magnétique
À l'instant initial t = 0, la vitesse de l'ion est \vec{v}_0 = v_0\,\vec{e}_x avec v_0 > 0. Écrivons le champ magnétique sous la forme \vec{B} = B_z\,\vec{e}_z avec B_z = \pm B. La force magnétique initiale s'exprime par :
D'après la figure 2, la trajectoire s'incurve vers le bas, c'est-à-dire vers les ordonnées décroissantes : l'accélération initiale \vec{a}(0) = \frac{\vec{F}(0)}{m} est donc dirigée selon -\vec{e}_y.
Comme e > 0 et v_0 > 0, la condition \vec{F}(0) \cdot \vec{e}_y < 0 impose :
Le champ magnétique est donc orienté dans le sens de \vec{e}_z :
Il est dirigé vers l'avant, sortant du plan de la figure.
Résultat
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B
Notions : principe fondamental de la dynamique, pulsation cyclotron
Déterminer deux équations différentielles reliant les composantes de la vitesse et de l'ion à leurs dérivées par rapport au temps. On posera .
Voir l'indiceIndice
Projeter la force de Lorentz e\,\vec{v}\wedge\vec{B} sur \vec{e}_x et \vec{e}_y dans le PFD.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'ion dans le référentiel d'étude, en ne prenant en compte que la force de Lorentz magnétique.
- Évaluer le produit vectoriel \vec{v} \wedge \vec{B} en composantes cartésiennes, en tenant compte du résultat de la question Q21 (\vec{B} = B\,\vec{e}_z).
- Projeter la relation vectorielle sur \vec{e}_x et \vec{e}_y pour obtenir le système de deux équations différentielles couplées, et introduire la pulsation cyclotron \omega = \dfrac{eB}{m}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Projection du PFD m \mathrm{d}\vec{v}/\mathrm{d}t = e\vec{v}\wedge\vec{B} sur les axes x et y pour obtenir les deux équations différentielles couplées.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On applique le principe fondamental de la dynamique à l'ion de masse m et de charge e > 0 dans le référentiel terrestre supposé galiléen. Le poids étant négligé, l'ion est uniquement soumis à la force de Lorentz magnétique :
D'après les questions Q20 et Q21, le vecteur vitesse et le champ magnétique s'écrivent :
Le produit vectoriel s'explicite selon :
L'équation du mouvement s'écrit alors :
En posant la pulsation cyclotron \omega = \dfrac{eB}{m}, la projection sur les axes \vec{e}_x et \vec{e}_y donne les deux équations différentielles couplées :
Résultat
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B
Notions : variable complexe, pulsation cyclotron
On introduit la variable complexe , avec . Démontrer que la variable vérifie l'équation différentielle :
Voir l'indiceIndice
Multiplier l'équation sur v_x par \mathrm{j} et la sommer à celle sur v_y en factorisant par \mathrm{j}\omega.
Voir la stratégieStratégie
- Dériver la variable complexe \underline{u}(t) = v_y(t) + \mathrm{j}v_x(t) par rapport au temps.
- Remplacer les dérivées temporelles par leurs expressions issues du système différentiel établi à la question Q22.
- Factoriser par \mathrm{j}\omega pour faire réapparaître \underline{u}(t) et obtenir l'équation demandée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison linéaire \dot{v}_y + \mathrm{j}\dot{v}_x à partir du système différentiel pour factoriser l'équation en variable complexe \underline{u}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q22, les composantes de la vitesse vérifient le système couplé :
avec \omega = \dfrac{eB}{m}.
En dérivant par rapport au temps la variable complexe \underline{u} = v_y + \mathrm{j}v_x, on obtient :
Or, en utilisant la propriété \mathrm{j}^2 = -1, on peut réécrire -\omega v_x sous la forme :
ce qui donne :
On en déduit immédiatement que la variable \underline{u} vérifie l'équation différentielle linéaire du premier ordre :
Résultat
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B
Notions : équation différentielle, vitesse de la particule
Résoudre cette équation différentielle en tenant compte des conditions initiales. En déduire l'expression des composantes et de la vitesse de l'ion.
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation différentielle du premier ordre pour \underline{u}(t) avec \underline{u}(0) = \mathrm{j}v_0, puis identifier parties réelle et imaginaire.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de l'équation d'ordre 1 avec les conditions initiales en exponentielle imaginaire, puis projection des parties réelle et imaginaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation différentielle linéaire du premier ordre établie à la question Q23 s'écrit :
Sa solution générale est de la forme :
où \underline{u}_0 \in \mathbb{C} est une constante déterminée par les conditions initiales à t = 0.
D'après l'énoncé, la vitesse initiale s'écrit \vec{v}(0) = v_0\,\vec{e}_x, ce qui donne pour ses composantes cartésiennes :
Par définition de la grandeur complexe \underline{u} = v_y + \mathrm{j}v_x, on a à t = 0 :
On en déduit l'expression temporelle de la vitesse complexe :
En identifiant respectivement la partie réelle et la partie imaginaire de \underline{u}(t) = v_y(t) + \mathrm{j}v_x(t), on obtient :
Résultat
Question 25
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B
Notions : équation horaire, cinématique
Établir les équations horaires et .
Voir l'indiceIndice
Intégrer les composantes de la vitesse par rapport au temps en imposant l'origine spatiale (0,0) à t=0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration temporelle des composantes v_x(t) et v_y(t) avec la condition initiale en l'origine pour obtenir x(t) et y(t).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les composantes du vecteur vitesse sont reliées à la position par :
D'après les résultats de la question Q24, on a :
Par intégration par rapport au temps, il vient :
où x_0 et y_0 sont des constantes d'intégration déterminées par les conditions initiales en t = 0. L'ion entre dans le champ magnétique au point \mathrm{O} origine du repère, soit x(0) = 0 et y(0) = 0 :
On en déduit finalement les équations horaires :
Résultat
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B
Notions : rayon cyclotron, trajectoire circulaire
Montrer que la trajectoire de l'ion est circulaire ; expliciter le rayon de sa trajectoire en fonction de , , et de .
Voir l'indiceIndice
Former la quantité x^2 + (y + v_0/\omega)^2 pour reconnaître l'équation d'un cercle et expliciter son rayon R = v_0/\omega.
Voir la stratégieStratégie
- Partir des équations horaires x(t) et y(t) obtenues à la question Q25.
- Éliminer le paramètre temps t grâce à la relation \cos^2(\omega t) + \sin^2(\omega t) = 1 pour déterminer l'équation cartésienne de la trajectoire.
- Identifier la nature de la courbe (cercle), ses caractéristiques géométriques et exprimer son rayon R à l'aide de la pulsation cyclotron \omega.
Voir la réponse courteRéponse courte
Élimination du temps entre x(t) et y(t) faisant apparaître l'équation d'un cercle de rayon de Larmor R = m v_0 / (eB).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les équations horaires établies à la question Q25, les coordonnées de l'ion vérifient :
En élevant au carré puis en sommant ces deux expressions, il vient :
On reconnaît l'équation cartésienne d'un cercle situé dans le plan (O, \vec{e}_x, \vec{e}_y), de centre C\left(0, -\frac{v_0}{\omega}\right) et de rayon :
Sachant que \omega = \dfrac{eB}{m} (question Q22), on obtient pour le rayon de courbure de la trajectoire :
Résultat
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B
Notions : spectrométrie de masse, rayon de courbure
On suppose que les ions présents dans le gaz traceur ont la même charge et la même énergie cinétique initiale. Associer les trajectoires respectives (1), (2) et (3) du schéma de la figure 2 aux différents ions présents : ions hélium / ions légers (dihydrogène, hélium 3) / ions lourds (diazote, dioxygène, dioxyde de carbone, argon).
Voir l'indiceIndice
Exprimer le rayon de courbure en fonction de l'énergie cinétique E_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2}m v_0^2 sous la forme R = \sqrt{2mE_{\mathrm{c}}}/(eB) pour classer les trajectoires par masse croissante.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le rayon R de la trajectoire en fonction de l'énergie cinétique initiale E_{\mathrm{c}} et de la masse m de l'ion.
- En déduire le sens de variation de R avec la masse m à charge et énergie cinétique fixées.
- Comparer les masses des différentes espèces et les associer aux trajectoires (1), (2) et (3) de la figure 2.
Voir la réponse courteRéponse courte
À énergie cinétique fixée, R = \sqrt{2m E_{\mathrm{c}}}/(eB) \propto \sqrt{m} : le rayon croît avec la masse de l'ion.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q26, le rayon de la trajectoire d'un ion de masse m, de charge e et de vitesse initiale v_0 dans le champ magnétique B s'écrit :
L'énergie cinétique initiale des ions est E_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2} m v_0^2, ce qui donne v_0 = \sqrt{\dfrac{2 E_{\mathrm{c}}}{m}}. En reportant cette expression dans celle de R, on obtient :
À charge e, champ B et énergie cinétique E_{\mathrm{c}} fixés, le rayon de courbure est donc proportionnel à la racine carrée de la masse :
Classons les masses molaires des espèces ioniques présentes :
- Ions légers (\mathrm{H}_2^+, ^3\mathrm{He}^+) : M \approx 2\text{ à }3\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} < M_{\mathrm{He}} ;
- Ions hélium (^4\mathrm{He}^+) : M_{\mathrm{He}} \approx 4\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} ;
- Ions lourds (\mathrm{N}_2^+, \mathrm{O}_2^+, \mathrm{Ar}^+, \mathrm{CO}_2^+) : M \ge 28\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} > M_{\mathrm{He}}.
Par conséquent, les rayons de courbure respectifs vérifient :
D'après le schéma de la figure 2, la trajectoire (1) présente le plus petit rayon de courbure, la trajectoire (2) correspond au rayon sélectionné qui atteint le détecteur, et la trajectoire (3) présente le plus grand rayon de courbure. On en déduit l'association :
Résultat
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B
Notions : période cyclotron, temps de vol
Calculer numériquement la durée de passage des ions hélium dans la zone de champ , assimilable à un quart de cercle.
Voir l'indiceIndice
Calculer la durée d'un quart de tour à partir de la période cyclotron T_{\mathrm{c}} = 2\pi/\omega, soit \tau = T_{\mathrm{c}}/4 = \pi m/(2eB).
Voir la stratégieStratégie
- La trajectoire étant assimilable à un quart de cercle parcouru à vitesse angulaire constante \omega = \dfrac{eB}{m}, la durée de parcours correspond au quart de la période cyclotron : \tau = \dfrac{T}{4} = \dfrac{\pi}{2\omega}.
- Exprimer la masse m d'un ion hélium à l'aide de la masse molaire M_{\mathrm{He}} et du nombre d'Avogadro \mathcal{N}_{\mathrm{A}}.
- Réaliser l'application numérique sans calculatrice avec deux chiffres significatifs.
Voir la réponse courteRéponse courte
Quart de cercle parcouru à vitesse v_0 constante : durée de passage égale au quart de la période cyclotron \tau = \pi m / (2eB).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le mouvement de l'ion étant circulaire uniforme à la pulsation cyclotron \omega = \dfrac{eB}{m} (questions Q21 et Q24), la période associée à un tour complet est :
Pour décrire un quart de cercle, l'angle balayé est \Delta\theta = \dfrac{\pi}{2}. La durée de passage \tau s'écrit donc :
La masse d'un atome (ou ion) d'hélium est reliée à sa masse molaire par m = \dfrac{M_{\mathrm{He}}}{\mathcal{N}_{\mathrm{A}}}, ce qui donne :
Application numérique :
- M_{\mathrm{He}} = 4,0 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}
- \mathcal{N}_{\mathrm{A}} = 6,0 \cdot 10^{23}\text{ mol}^{-1}
- e = 1,6 \cdot 10^{-19}\text{ C}
- B = 0,10\text{ T}
- \pi \approx 3,14
On calcule le dénominateur :
D'où :
Résultat
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B
Notions : approximation non relativiste, vitesse de l'ion
Le rayon est généralement de l'ordre de quelques centimètres. Était-il pertinent de ne pas tenir compte d'effets relativistes ? Justifier.
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Estimer la vitesse v_0 = eBR/m pour un rayon de quelques centimètres et vérifier le ratio v_0/c \ll 1.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la vitesse v_0 des ions hélium en fonction du rayon R et de la pulsation cyclotron \omega.
- Évaluer numériquement l'ordre de grandeur de v_0 pour R \sim 5\text{ cm}, puis le comparer à la célérité de la lumière dans le vide c.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de v_0 = eBR/m montrant que v_0 \ll c, validant a posteriori l'utilisation de la mécanique classique non relativiste.
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D'après la question Q26, le rayon de la trajectoire circulaire vérifie :
D'après la question Q28, la pulsation cyclotron vaut :
Pour un rayon typique de quelques centimètres, par exemple R \sim 5\text{ cm} = 5 \cdot 10^{-2}\text{ m} :
Comparons cette vitesse à la célérité de la lumière c = 3{,}0 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :
Le facteur de Lorentz \gamma = \big(1 - v_0^2/c^2\big)^{-1/2} \approx 1 + \frac{1}{2}(v_0/c)^2 ne diffère de l'unité que de l'ordre de 10^{-7}.
Résultat
Partie IV : Des bulles de savon remplies d'hélium
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides
Notions : aire de surface, minimisation de l'aire
Considérons deux bulles de même volume , l'une sphérique de rayon et de surface , l'autre cubique de côté et de surface . Montrer que . Commenter ce résultat.
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Exprimer les aires S_{\mathrm{s}} et S_{\mathrm{c}} en fonction du volume V_0, puis commenter en termes de minimisation énergétique de tension superficielle.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le rayon r de la sphère et l'arête a du cube en fonction de leur volume commun V_0.
- En déduire les aires respectives S_{\mathrm{s}} et S_{\mathrm{c}} en fonction de V_0, puis calculer le rapport S_{\mathrm{s}}/S_{\mathrm{c}}.
- Interpréter ce résultat à la lumière de l'énergie interfaciale liée à la tension superficielle du film de savon.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du rapport des surfaces à volume identique ; la sphère minimise l'aire superficielle, ce qui minimise l'énergie d'interface du film d'eau.
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Pour la bulle sphérique de rayon r et de volume V_0 :
Son aire de surface extérieure est donc :
Pour la bulle cubique d'arête a et de même volume V_0 :
Son aire de surface est la somme des aires de ses six faces carrées :
Le rapport des deux aires s'écrit alors :
Puisque \pi \approx 3{,}14 < 6, le rapport sous la racine cubique est strictement inférieur à 1, d'où :
Commentaire : L'énergie associée aux interfaces du film de savon est une énergie capillaire de la forme \mathcal{E}_{\mathrm{p}} = 2\gamma S (où \gamma est la tension superficielle du liquide et le facteur 2 tient compte des deux faces interne et externe du film). À volume de gaz fixé, l'état d'équilibre thermodynamique stable correspond à la minimisation de cette énergie libre d'interface, et donc à la minimisation de la surface S. La forme sphérique optimise ce rapport surface/volume (propriété isopérimétrique), ce qui explique la sphéricité observée des bulles de savon.
Résultat
Question 31
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en PCSI, BCPST1
Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides
Notions : poussée d'archimède, équilibre de flottabilité
Faire le bilan des forces appliquées à une bulle de rayon critique . En déduire l'expression de en fonction de et des masses volumiques utiles, puis la calculer numériquement.
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Écrire l'égalité du poids total de la bulle (hélium + film savonneux de volume 4\pi r_{\mathrm{c}}^2 e) avec la poussée d'Archimède due à l'air déplacé.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système constitué par la bulle (hélium interne et coque savonneuse) et expliciter les forces agissant sur celle-ci dans l'air.
- Traduire la condition de rayon critique r_{\mathrm{c}} comme la situation frontière d'équilibre mécanique où la poussée d'Archimède compense exactement le poids total.
- Utiliser l'approximation de coque mince e \ll r_{\mathrm{c}} pour exprimer les volumes du gaz, du liquide et de l'air déplacé, puis isoler l'épaisseur e.
Voir la réponse courteRéponse courte
Égalité entre le poids total (hélium plus film d'eau savonneuse) et la poussée d'Archimède dans l'air pour déterminer l'épaisseur critique e.
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On étudie la bulle de rayon critique r_{\mathrm{c}}, constituée du gaz hélium enfermé et d'une fine pellicule d'eau savonneuse d'épaisseur e \ll r_{\mathrm{c}}, dans le référentiel terrestre supposé galiléen.
Au rayon critique r_{\mathrm{c}}, marquant la transition entre la descente et la montée, la bulle est en équilibre vertical sous l'action de deux forces :
- son poids total \vec{P} = (m_{\mathrm{He}} + m_{\ell})\,\vec{g}, dirigé vers le bas ;
- la poussée d'Archimède \vec{\Pi}_{\mathrm{A}} = - m_{\mathrm{a}}\,\vec{g}, dirigée vers le haut, où m_{\mathrm{a}} est la masse du volume d'air déplacé par la bulle.
À la limite de flottabilité :
Puisque e \ll r_{\mathrm{c}}, le volume total de la bulle (et donc le volume d'air déplacé) s'assimile à celui d'une sphère de rayon r_{\mathrm{c}} :
Le liquide de savon est contenu dans une coquille sphérique d'épaisseur e \ll r_{\mathrm{c}}, de volume :
En substituant ces expressions dans la condition d'équilibre :
En divisant chaque terme par 4\pi r_{\mathrm{c}}^2, il vient :
D'où l'expression littérale de l'épaisseur e :
Application numérique : Avec r_{\mathrm{c}} = 6{,}0\cdot 10^{-3}\text{ m}, \rho_{\mathrm{a}} = 1{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, \rho_{\mathrm{He}} = 0{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et \rho_{\ell} = 1{,}0\cdot 10^{3}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} :
Résultat
Question 32
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : lame mince, différence de marche, théorème de malus
On admet qu'à la réflexion air/liquide, le rayon (1) subit un déphasage de . En exploitant le théorème de Malus (et le principe de retour inverse de la lumière), montrer que le déphasage à l'infini entre les rayons (2) et (1) s'exprime selon :
Expliciter le coefficient en fonction de et de .
Voir l'indiceIndice
Calculer la différence de chemin optique classique d'une lame à faces parallèles \delta = 2 n_{\ell} e \cos i_2 et introduire le saut de phase de \pi sur le rayon réfléchi.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le chemin optique de chacun des deux rayons entre la source et un front d'onde commun dans le faisceau réfléchi, en appliquant les lois de Snell-Descartes et le théorème de Malus.
- En déduire la différence de marche \delta, puis relier le déphasage total \varphi à \delta en tenant compte du saut de phase de \pi à la réflexion sur la première dioptre.
- Identifier le coefficient \alpha.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du chemin optique dans la lame mince à faces parallèles avec saut de phase de \pi, conduisant à \alpha = 4\pi n_\ell e.
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Considérons une onde issue de la source ponctuelle S incidente sous l'angle i_1 sur la face supérieure de la lame à faces parallèles d'épaisseur e et d'indice n_\ell (l'air ayant un indice n_{\mathrm{air}} = 1) :
- Le rayon (1) se réfléchit au point d'incidence I_1 avec un angle de réflexion i_1.
- Le rayon (2) est réfracté en I_1 sous l'angle i_2, tel que \sin i_1 = n_\ell \sin i_2. Il se propage dans le film jusqu'au point J de la face inférieure, s'y réfléchit, puis atteint la face supérieure au point I_2 où il émerge dans l'air sous l'angle i_1, parallèlement au rayon (1).
Par des considérations géométriques élémentaires :
D'après le théorème de Malus, les surfaces d'onde sont orthogonales aux rayons lumineux. Soit H le projeté orthogonal de I_2 sur le rayon (1). Le plan orthogonal aux rayons émergents passant par I_2 et H constitue un front d'onde commun. Au-delà de ce plan, les deux rayons parcourent le même chemin optique jusqu'à l'infini.
La différence de marche optique \delta entre le rayon (2) et le rayon (1) vaut donc :
Dans le triangle rectangle I_1 H I_2, on a I_1 H = I_1 I_2 \sin i_1. Avec n_{\mathrm{air}} = 1 et \sin i_1 = n_\ell \sin i_2, il vient :
Le déphasage \varphi = \varphi_{(2)} - \varphi_{(1)} à l'infini comporte :
- un terme lié à la différence de marche : \dfrac{2\pi}{\lambda}\delta ;
les sauts de phase aux réflexions :
- en I_1, la réflexion externe (air \to liquide, 1 < n_\ell) introduit un déphasage de \pi sur le rayon (1) ;
- en J, la réflexion interne (liquide \to air, n_\ell > 1) n'introduit aucun déphasage sur le rayon (2).
Le déphasage du rayon (2) par rapport au rayon (1) s'écrit ainsi :
Par identification avec l'expression proposée \varphi = \dfrac{\alpha}{\lambda}\cos i_2 - \pi, on en déduit :
Résultat
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : interférence destructive, longueur d'onde éteinte
Exprimer les longueurs d'onde éteintes en fonction de , et d'un entier .
Voir l'indiceIndice
Traduire la condition d'extinction destructive \varphi = (2k+1)\pi pour obtenir \lambda_k en fonction de \alpha, i_2 et k.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire la condition d'interférences destructives en termes de déphasage entre les deux ondes réfléchies.
- Utiliser l'expression du déphasage \varphi établie à la question Q32 pour en déduire la condition sur la longueur d'onde \lambda.
- Isoler la longueur d'onde éteinte \lambda_k en fonction de \alpha, i_2 et d'un entier k.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition d'interférences destructives \varphi = (2k+1)\pi pour exprimer la série des longueurs d'onde éteintes \lambda_k.
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Les interférences sont destructives lorsque les deux ondes lumineuses émergentes sont en opposition de phase, ce qui correspond à un déphasage \varphi multiple impair de \pi :
En utilisant l'expression du déphasage issue de l'équation (5) rappelée à la question Q32 :
ce qui conduit à :
En posant l'entier k = p + 1 (avec k \in \mathbb{N}^* car \alpha > 0, \cos i_2 > 0 et \lambda_k > 0), on obtient :
Résultat
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : spectre cannelé, épaisseur de lame
Déduire du spectre une valeur de et la comparer à celle de la question Q31.
Voir l'indiceIndice
Relever deux longueurs d'onde consécutives d'intensité minimale sur le spectre à incidence normale (i_2=0) pour en déduire l'épaisseur e du film liquide.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'épaisseur e en fonction des longueurs d'onde éteintes \lambda_k sous incidence normale (i_2 = 0).
- Relever sur le spectre de la figure 5 les longueurs d'onde des minima d'intensité (extinctions) et en déduire e.
- Comparer la valeur obtenue à celle calculée à la question Q31.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification des longueurs d'onde manquantes sur le spectre d'interférences pour calculer e et confronter la valeur à la question d'Archimède.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q33, en incidence normale (i_2 = 0, donc \cos i_2 = 1), les longueurs d'onde correspondant aux extinctions vérifient :
Pour deux minima séparés de p ordres d'interférence (p \in \mathbb{N}^*), avec \lambda_k > \lambda_{k+p} :
Sur le spectre de la figure 5, les extinctions (minima d'intensité I/I_{\max} = 0, repérés par les lignes verticales en pointillés) se situent notamment aux longueurs d'onde suivantes :
- \lambda_k \approx 600\text{ nm} ;
- \lambda_{k+1} \approx 535\text{ nm} ;
- \lambda_{k+2} \approx 485\text{ nm} ;
- \lambda_{k+3} \approx 445\text{ nm} ;
- \lambda_{k+4} \approx 410\text{ nm} (soit p = 4 intervalles).
L'ordre k associé au minimum à 600\text{ nm} peut être estimé par :
On en déduit l'épaisseur optique :
D'où l'épaisseur géométrique du film :
Par la méthode des p = 4 intervalles entre \lambda_{k+4} \approx 410\text{ nm} et \lambda_k \approx 600\text{ nm} :
Comparaison avec la question Q31 : À la question Q31, le bilan mécanique sur la bulle critique avait conduit à :
Les deux valeurs sont en parfait accord. Cela valide l'hypothèse selon laquelle l'épaisseur du film de savon d'une bulle est du même ordre de grandeur que celle du film formé sur le cadre circulaire.
Résultat
Question 35
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, TSI1
Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques
Notions : fibre optique, réflexion totale, rayon de courbure
Calculer, littéralement puis numériquement, le rayon de courbure minimal à partir duquel toute la lumière incidente reste confinée dans le cœur et traverse la fibre sans atténuation.
Voir l'indiceIndice
Déterminer l'angle d'incidence critique du rayon le plus défavorisé à l'interface cœur-gaine et utiliser les relations trigonométriques dans le triangle courbé.
Voir la stratégieStratégie
- Décrire la trajectoire des rayons incidents dans le cœur à l'entrée de la fibre : sous incidence normale sur la face d'entrée plane, les rayons pénètrent sans déviation et se propagent en ligne droite.
- Déterminer l'angle d'incidence i sur l'interface cœur-gaine extérieure en fonction de la position du rayon et identifier le rayon le plus défavorable.
- Écrire la condition de réflexion totale pour ce rayon le plus critique et en déduire la valeur minimale de R.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition d'angle limite de réfraction sur l'interface courbe externe pour le rayon le plus incliné, menant à l'expression de R_{\mathrm{min}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La lumière pénètre sous incidence normale sur la face d'entrée plane de la fibre ; d'après les lois de Snell-Descartes, les rayons ne subissent aucune réfraction et se propagent parallèlement entre eux, selon la direction normale à la face d'entrée.
Plaçons l'origine O au centre de courbure de la fibre. La face d'entrée est située dans le plan méridien radial \theta = 0. Les rayons pénètrent dans le cœur à une distance r de l'axe de courbure, avec r \in [R, \, R+d], où R désigne le rayon de courbure de la face interne du cœur et d le diamètre du cœur.
Chaque rayon se propage en ligne droite à distance constante r de l'axe passant par O et frappe l'interface extérieure cœur-gaine, de rayon R_{\text{ext}} = R + d, en un point M.
Dans le triangle rectangle formé par le centre de courbure O, la projection orthogonale de M sur le plan radial d'entrée, et le point M :
- l'hypoténuse est le rayon de l'interface extérieure : OM = R + d ;
- le côté opposé à l'angle d'incidence i (angle entre le rayon lumineux et la normale locale radiale \vec{OM}) a pour longueur la distance r.
On en déduit :
Le confinement sans atténuation exige une réflexion totale à l'interface cœur-gaine pour l'ensemble des rayons. La condition de réflexion totale s'écrit :
La fonction sinus étant croissante sur [0, \, \pi/2], l'angle d'incidence est minimal pour le rayon le plus proche de l'intérieur de la courbure, c'est-à-dire pour r = R :
Pour que toute la lumière soit confinée, il faut et il suffit que ce rayon critique vérifie la condition de réflexion totale :
Après cette première réflexion, par symétrie de la surface cylindrique, les réflexions successives s'effectuent sous le même angle d'incidence et le rayon reste confiné. Le rayon de courbure minimal est donc :
Application numérique :
Soit, avec deux chiffres significatifs :
Résultat
Partie V : Gonfler un ballon volant sans hélium
Question 36
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides
Notions : poussée d'archimède, masse molaire
Justifier qualitativement que cette réaction permet effectivement un envol du ballon.
Voir l'indiceIndice
Comparer la masse molaire du dihydrogène produit à celle de l'air pour justifier la force ascensionnelle générée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le dihydrogène gazeux produit est nettement moins dense que l'air, assurant une poussée d'Archimède supérieure au poids du ballon.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'envol du ballon s'explique par les points suivants :
- La réaction chimique produit du dihydrogène gazeux \mathrm{H}_{2(\text{g})}, qui vient gonfler l'enveloppe du ballon.
La masse molaire du dihydrogène, M(\mathrm{H}_2) \approx 2\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, est très inférieure à la masse molaire moyenne de l'air, M_{\text{air}} \approx 29\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}. À température et pression identiques, le modèle du gaz parfait donne :
\rho = \frac{P M}{R T} \implies \rho_{\mathrm{H}_2} \ll \rho_{\text{air}}Le dihydrogène est donc un gaz nettement moins dense que l'air environnant (environ quatorze fois moins dense).
D'après le principe d'Archimède, la poussée verticale ascendante subie par le ballon correspond au poids du volume d'air déplacé, \Pi = \rho_{\text{air}} V g. Pour un volume V suffisamment grand, cette poussée surpasse le poids total du système (poids du dihydrogène et de l'enveloppe de baudruche) :
\Pi > (m_{\text{enveloppe}} + \rho_{\mathrm{H}_2} V)g
La force résultante étant orientée vers le haut, le ballon peut effectivement s'envoler.
Question 37
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : base forte, calcul de ph
L'hydroxyde de sodium est une base forte. Définir ce terme, puis calculer le pH d'une solution d'hydroxyde de sodium de concentration .
Voir l'indiceIndice
Rappeler la définition d'une base forte (dissociation totale) et utiliser le produit ionique de l'eau pour obtenir \mathrm{pH} = 14 + \log c.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dissociation totale dans l'eau d'une base forte : [\mathrm{HO}^-] = c, d'où \mathrm{pH} = 14 + \log c = 13,0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Une base forte est une espèce chimique dont la réaction avec l'eau est totale (de constante d'équilibre très grande devant 1). Dans le cas de l'hydroxyde de sodium \mathrm{NaOH}, solide ionique, la dissolution dans l'eau est totale et quantitative :
Pour une solution de concentration c = 0{,}1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, la dissociation totale conduit à :
L'autoprotolyse de l'eau produit une quantité négligeable d'ions hydroxyde devant c (car c \gg 10^{-7}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}).
À l'aide du produit ionique de l'eau K_{\mathrm{e}} = \left[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+\right][\mathrm{HO}^-] / c^{\circ 2} avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, on en déduit :
Avec \mathrm{p}K_{\mathrm{e}} = 14 et c = 0{,}1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} = 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH
Notions : nombre d'oxydation, diagramme potentiel-ph, corrosion et passivation
Calculer le nombre d'oxydation de l'élément dans les différentes espèces, puis attribuer à chacune d'elles son domaine d'existence ou de prédominance dans le diagramme. Déterminer sur ce diagramme les domaines de passivation, d'immunité et de corrosion.
Voir l'indiceIndice
Déterminer les degrés d'oxydation (0 pour l'aluminium métal, +III pour les autres espèces) et classer les domaines par acidité croissante de gauche à droite.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le nombre d'oxydation de l'aluminium dans chacune des quatre espèces en utilisant les règles usuelles (\text{n.o.}(\mathrm{O}) = -\mathrm{II} et \text{n.o.}(\mathrm{H}) = +\mathrm{I}).
- Associer chaque domaine du diagramme E\text{--}\mathrm{pH} selon deux critères classiques : le degré d'oxydation augmente avec le potentiel E (axe vertical), tandis que le caractère basique (ou la condensation en ligands \mathrm{HO}^-) croît avec le \mathrm{pH} (axe horizontal).
- Identifier les zones du diagramme : immunité (métal solide stable), corrosion (ions solubles formés) et passivation (solide insoluble formant une couche protectrice).
Voir la réponse courteRéponse courte
Nombres d'oxydation 0 et +\mathrm{III}, attribution des domaines par acidité croissante puis repérage de l'immunité, de la passivation et de la corrosion.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Nombres d'oxydation de l'élément aluminium
Dans \mathrm{Al}_{(\mathrm{s})} (corps pur simple) :
\text{n.o.}(\mathrm{Al}) = 0Dans \mathrm{Al}^{3+}_{(\mathrm{aq})} (ion monoatomique) :
\text{n.o.}(\mathrm{Al}) = +\mathrm{III}Dans \mathrm{Al(OH)}_{3(\mathrm{s})} : chaque ion hydroxyde portant une charge -e (\text{n.o.}(\mathrm{O}) = -\mathrm{II}, \text{n.o.}(\mathrm{H}) = +\mathrm{I}), la neutralité électrique impose :
\text{n.o.}(\mathrm{Al}) + 3 \times (-1) = 0 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Al}) = +\mathrm{III}Dans l'ion aluminate \mathrm{Al(OH)}_4^-{}_{(\mathrm{aq})} :
\text{n.o.}(\mathrm{Al}) + 4 \times (-1) = -1 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Al}) = +\mathrm{III}
2. Attribution des domaines sur le diagramme
- Les degrés d'oxydation les plus élevés se situent à des potentiels supérieurs. Le domaine situé aux potentiels les plus bas correspond donc à l'espèce de nombre d'oxydation nul, \mathrm{Al}_{(\mathrm{s})}.
Les domaines \mathrm{A}, \mathrm{C} et \mathrm{D} correspondent aux espèces au degré d'oxydation +\mathrm{III}. À degré d'oxydation identique, les espèces se classent par \mathrm{pH} croissant selon leur perte de protons (ou gain d'ions hydroxyde) :
\mathrm{Al}^{3+}_{(\mathrm{aq})} \xrightarrow{+3\,\mathrm{HO}^-} \mathrm{Al(OH)}_{3(\mathrm{s})} \xrightarrow{+\,\mathrm{HO}^-} \mathrm{Al(OH)}_4^-{}_{(\mathrm{aq})}
On attribue ainsi :
3. Domaines d'immunité, de corrosion et de passivation
- Domaine d'immunité : zone où le métal \mathrm{Al}_{(\mathrm{s})} est thermodynamiquement stable : domaine B.
- Domaine de corrosion : zones où l'aluminium se trouve sous forme d'ions dissous en solution, ce qui entraîne la dégradation du métal : domaines A (corrosion acide) et D (corrosion basique).
- Domaine de passivation : zone où le métal est recouvert d'un solide protecteur peu soluble, ici le précipité d'hydroxyde : domaine C.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 39
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH
Notions : diagramme potentiel-ph, produit de solubilité, potentiel standard
En exploitant le diagramme, estimer les valeurs du du précipité et du potentiel standard du couple . Comparer aux valeurs données en fin de partie.
Voir l'indiceIndice
Utiliser le pH de début de précipitation pour extraire le produit de solubilité K_{\mathrm{s}}, et lire l'ordonnée de la frontière horizontale pour le potentiel standard.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition d'apparition du précipité d'hydroxyde d'aluminium le long de la frontière verticale séparant \mathrm{Al}^{3+}_{(\mathrm{aq})} et \mathrm{Al(OH)}_{3(\mathrm{s})}, en déduire la relation liant \mathrm{p}K_{\mathrm{s}}, \mathrm{pH} et c_{\mathrm{T}}, puis effectuer la lecture graphique.
- Écrire la formule de Nernst le long de la frontière horizontale séparant \mathrm{Al}^{3+}_{(\mathrm{aq})} et \mathrm{Al}_{(\mathrm{s})}, en déduire E^\circ(\mathrm{Al}^{3+}/\mathrm{Al}), puis comparer les valeurs obtenues à celles fournies en données.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture du pH frontière de précipitation pour extraire \mathrm{p}K_{\mathrm{s}}, et de l'ordonnée de la frontière horizontale pour le potentiel standard E^\circ.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Estimation du \mathrm{p}K_{\mathrm{s}} de \mathrm{Al(OH)}_{3(\mathrm{s})} :
La frontière verticale entre les domaines A (\mathrm{Al}^{3+}_{(\mathrm{aq})}) et C (\mathrm{Al(OH)}_{3(\mathrm{s})}) correspond à l'équilibre de précipitation :
À la frontière, le précipité commence à se former, donc \left[\mathrm{Al}^{3+}\right] = c_{\mathrm{T}} = 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}. Avec \left[\mathrm{HO}^-\right] = \frac{K_{\mathrm{e}}}{\left[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+\right]}, le produit de solubilité s'écrit :
En prenant le cologarithme :
Sur la figure 7, la frontière verticale se lit à \mathrm{pH}_{\text{frontière}} \approx 3{,}8. Avec \mathrm{p}K_{\mathrm{e}} = 14 et -\log c_{\mathrm{T}} = 3 :
2. Estimation du potentiel standard E^\circ\left(\mathrm{Al}^{3+}/\mathrm{Al}_{(\mathrm{s})}\right) :
La frontière horizontale entre les domaines A (\mathrm{Al}^{3+}_{(\mathrm{aq})}) et B (\mathrm{Al}_{(\mathrm{s})}) correspond au couple rédox :
D'après la formule de Nernst à T = 298\text{ K} :
Sur la frontière, \left[\mathrm{Al}^{3+}\right] = c_{\mathrm{T}} = 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, d'où :
Sur la figure 7, la ligne horizontale se situe à E_{\text{frontière}} \approx -1{,}72\text{ V}. On en déduit :
3. Comparaison aux données :
- La valeur estimée \mathrm{p}K_{\mathrm{s}} \approx 33{,}6 est en excellent accord avec la valeur tabulée \mathrm{p}K_{\mathrm{s}} = 33{,}5 (écart relatif inférieur à 0{,}3\,\%) ;
- La valeur estimée E^\circ \approx -1{,}66\text{ V} coïncide parfaitement avec la valeur fournie E^\circ = -1{,}66\text{ V}.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH
Notions : formule de nernst, pente de frontière
Prédire la pente théorique de la frontière du couple , puis la comparer à celle lue sur le diagramme.
Voir l'indiceIndice
Écrire l'équation de Nernst pour le couple \mathrm{Al(OH)}_4^-/\mathrm{Al}_{(\mathrm{s})} en explicitant la dépendance en \mathrm{pH} pour trouver une pente théorique de -0{,}079\text{ V/pH}.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire la demi-équation électronique du couple \mathrm{Al(OH)}_{4(\mathrm{aq})}^-/\mathrm{Al}_{(\mathrm{s})} en faisant intervenir les ions \mathrm{H}^+ et l'eau.
- Appliquer la formule de Nernst à T = 298\text{ K} pour en déduire l'expression du potentiel d'électrode le long de la frontière et déterminer la pente théorique \frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}\mathrm{pH}}.
- Déterminer graphiquement la pente de cette frontière sur la figure 7 à l'aide de deux points bien identifiés et comparer les deux valeurs.
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Écriture de la demi-équation rédox et de la relation de Nernst pour établir la pente théorique -0,059 \times (4/3)\text{ V/pH} et la confronter au tracé.
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La demi-équation d'oxydoréduction associée au couple \mathrm{Al(OH)}_{4(\mathrm{aq})}^-/\mathrm{Al}_{(\mathrm{s})}, où l'aluminium passe du nombre d'oxydation +\mathrm{III} à 0, s'écrit :
D'après la formule de Nernst à T = 298\text{ K} (en prenant \frac{R T \ln 10}{F} \approx 0{,}059\text{ V}) :
Sur la frontière séparant les domaines de \mathrm{Al(OH)}_{4(\mathrm{aq})}^- et \mathrm{Al}_{(\mathrm{s})}, la concentration de l'espèce dissoute est fixée à la concentration de tracé [\mathrm{Al(OH)}_4^-] = c_{\mathrm{T}} = 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}. En séparant les termes constants du terme dépendant du \mathrm{pH} :
La pente théorique de la frontière vaut donc :
(ou -80\text{ mV}\cdot\mathrm{pH}^{-1} avec l'approximation usuelle \frac{R T \ln 10}{F} \approx 0{,}06\text{ V}).
Sur le diagramme potentiel-\mathrm{pH} (figure 7), la frontière entre les domaines D et B est un segment de droite sur lequel on peut relever deux points remarquables :
- pour \mathrm{pH}_1 = 10, on lit E_1 \approx -2{,}18\text{ V} ;
- pour \mathrm{pH}_2 = 14, la frontière atteint E_2 \approx -2{,}50\text{ V}.
On en déduit la pente expérimentale lue sur le diagramme :
L'accord entre la valeur théorique (-79\text{ mV}\cdot\mathrm{pH}^{-1}) et la valeur lue sur le diagramme (-80\text{ mV}\cdot\mathrm{pH}^{-1}) est excellent.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 41
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : demi-équation électronique, équation-bilan rédox
Écrire les demi-équations électroniques mises en jeu en milieu basique, puis en déduire l'équation-bilan de la réaction.
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Équilibrer les deux demi-équations redox en milieu basique (avec les ions \mathrm{HO}^-) pour l'aluminium et l'eau, puis combiner pour éliminer les électrons.
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Combinaison de l'oxydation de l'aluminium et de la réduction de l'eau en milieu basique pour obtenir l'équation de réaction équilibrée.
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D'après l'énoncé, la réaction consomme de l'aluminium métallique \mathrm{Al}_{(\mathrm{s})}, de l'eau \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} et des ions hydroxyde \mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}, pour former des ions aluminate \mathrm{Al(OH)}_4^-{}_{(\mathrm{aq})} et du dihydrogène gazeux \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}.
Les deux couples d'oxydoréduction mis en jeu sont :
- \mathrm{Al(OH)}_4^-{}_{(\mathrm{aq})} / \mathrm{Al}_{(\mathrm{s})} au pôle anodique (oxydation du réducteur \mathrm{Al}_{(\mathrm{s})}) ;
- \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} / \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} au pôle cathodique (réduction du solvant en milieu basique).
Écrivons les demi-équations électroniques en milieu basique :
Pour équilibrer le transfert de 6\,\mathrm{e}^-, on multiplie la demi-équation d'oxydation par 2 et celle de réduction par 3, puis on fait la somme membre à membre :
En simplifiant par 6\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} de part et d'autre, on obtient l'équation-bilan de la réaction :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 42
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : enthalpie libre standard de réaction, constante d'équilibre, loi de hess
On indique que la loi de Hess s'applique à l'enthalpie libre de la même manière qu'à l'enthalpie. Calculer numériquement l'enthalpie libre standard de réaction , puis exprimer littéralement la constante d'équilibre de cette réaction en fonction de , et de . L'application numérique (non demandée) donne à ; commenter cette valeur.
Voir l'indiceIndice
Calculer \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ = \sum \nu_i \Delta_{\mathrm{f}}G_i^\circ, relier K^\circ = \exp(-\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ/(RT)) et commenter le caractère quasi-total de la transformation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ par la loi de Hess, puis constante d'équilibre K^\circ = \exp(-\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ/RT) traduisant une transformation quantitative.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation-bilan établie à la question Q41 :
En appliquant la loi de Hess à l'enthalpie libre standard de réaction :
Avec les valeurs fournies par la table thermodynamique à T = 298\text{ K} :
L'enthalpie libre standard de réaction est reliée à la constante thermodynamique d'équilibre K^\circ par la relation de van 't Hoff :
d'où l'expression littérale :
Commentaire sur la valeur de K^\circ :
La constante d'équilibre K^\circ = 7 \cdot 10^{134} est considérablement supérieure à 10^4. L'état standard de réaction présente une enthalpie libre standard fortement négative (\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ \ll 0), ce qui indique que la réaction d'oxydation de l'aluminium par la soude est thermodynamiquement extrêmement favorable et peut être considérée comme totale (quantitative).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 43
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : stœchiométrie, équation d'état du gaz parfait
On suppose que le dihydrogène formé est à la pression et à la température . En considérant l'hydroxyde de sodium en excès, calculer la masse d'aluminium nécessaire à la formation d'un volume de dihydrogène.
Voir l'indiceIndice
Calculer la quantité de matière de \mathrm{H}_2 par la loi des gaz parfaits, puis utiliser les coefficients stœchiométriques de la réaction pour remonter à la masse d'aluminium consommée.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la quantité de matière de dihydrogène formé à la quantité d'aluminium nécessaire grâce à l'avancement maximal de la réaction totale établie à la question Q41.
- Exprimer la quantité de matière de dihydrogène à l'aide de l'équation d'état du gaz parfait.
- En déduire l'expression littérale de la masse d'aluminium m, puis effectuer le calcul numérique sans calculatrice en exploitant la simplification arithmétique liée à la masse molaire de l'aluminium.
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Quantité de matière de H_2 par la loi des gaz parfaits, relation stœchiométrique n(\mathrm{Al}) = \frac{2}{3}n(\mathrm{H}_2) et calcul de la masse d'aluminium.
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D'après la question Q42, la constante d'équilibre est extrêmement grande (K^\circ \gg 10^4) : la transformation chimique est donc totale. L'hydroxyde de sodium étant introduit en excès et l'eau étant le solvant, l'aluminium est le réactif limitant.
D'après l'équation-bilan établie à la question Q41 :
les proportions stœchiométriques imposent :
En assimilant le dihydrogène gazeux à un gaz parfait dans les conditions de l'expérience (P = 1,013\cdot 10^5\text{ Pa}, T = 298\text{ K}) :
La masse m d'aluminium requise s'écrit alors :
Remarquons que \frac{2}{3} \mathcal{M}_{\mathrm{Al}} = \frac{2}{3} \times 27\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 18\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}.
Calculons les grandeurs intermédiaires :
On en déduit la masse d'aluminium nécessaire :
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