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Corrigé détaillé E3A Physique Chimie MPI 2023

Vivre dans l'espace

Le sujet en bref

Sujet accessible · Mouvement dans un champ de force centrale, Cinématique et dynamique du point, Oxydoréduction et électrochimie · 16 incontournables · 45 questions de première année
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Ce sujet transversal aborde de manière progressive et concrète différents défis scientifiques liés à la conquête spatiale : l'échappement à l'attraction terrestre, la recréation d'une gravité artificielle en orbite, la mesure astronomique de la masse de la Terre et le stockage d'énergie électrochimique à bord. Il est représentatif des épreuves récentes de la filière MPI, accordant une place de choix à la modélisation numérique en langage Python, au traitement statistique de données expérimentales et aux calculs d'incertitudes par simulation de Monte-Carlo.

L'ensemble propose une excellente révision des fondamentaux de mécanique classique (trajectoires, frottements quadratiques non linéaires, forces d'inertie en référentiel tournant), complétée par un volet d'optique ondulatoire (diffraction de Bragg sur réseau cristallin) et d'électrochimie classique (pile Ni-Cd et équilibrage par les nombres d'oxydation). C'est un sujet équilibré, très formateur pour s'entraîner à la rigueur de rédaction et à la manipulation conjointe de physique théorique et de code Python.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 3 h 05 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

16 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en MP2I et MPSI : 45 questions sur 51, parties I, III et IV.

Où gagner des points

49 questions rapides et accessibles
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Rapides et accessibles (49) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Les quatre parties du sujet (libération gravitationnelle, pesanteur artificielle, exploitation de données orbitales en Python et électrochimie/cristallographie du nickel) sont totalement indépendantes et peuvent être abordées séparément.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

51 questions
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Partie I : Se libérer de l'attraction terrestre

I.1 · L'attraction gravitationnelle terrestre

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : référentiel galiléen, référentiel terrestre

Rappeler la définition d'un référentiel galiléen. À quelle(s) condition(s) peut-on considérer le référentiel terrestre comme galiléen ?

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Définir le référentiel galiléen par la validité du principe d'inertie. Comparer la durée caractéristique du tir à la période de rotation propre de la Terre.

Voir la réponse courte

Un référentiel galiléen vérifie le principe d'inertie ; le référentiel terrestre est quasi galiléen si la durée d'expérience est négligeable devant 24\text{ h}.

Voir le corrigé complet

Un référentiel galiléen (ou inertiel) est un référentiel dans lequel le principe d'inertie (première loi de Newton) est vérifié :

\boxed{\text{Tout point matériel mécaniquement isolé (ou pseudo-isolé) y est soit au repos, soit en mouvement rectiligne uniforme.}}

Dans un tel référentiel, la relation fondamentale de la dynamique (deuxième loi de Newton) s'applique sans faire intervenir de forces d'inertie.

Le référentiel terrestre est en rotation propre uniforme autour de l'axe des pôles par rapport au référentiel géocentrique, à la vitesse angulaire \omega_{\mathrm{T}} \approx 7{,}29 \times 10^{-5}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}, avec une période de rotation de l'ordre de T_{\mathrm{rot}} \approx 24\text{ h} \approx 86\,400\text{ s}.

On peut le considérer comme galiléen sous les conditions suivantes :

  • la durée caractéristique de l'expérience \Delta t est très faible devant la période de rotation propre de la Terre :

    \boxed{\Delta t \ll T_{\mathrm{rot}} \sim 24\text{ h}}
  • les effets liés à l'accélération de Coriolis a_{\mathrm{C}} \sim 2\omega_{\mathrm{T}} v sont négligeables devant les accélérations caractéristiques du mouvement étudié (typiquement l'accélération de la pesanteur g_0) ;
  • la force d'inertie d'entraînement (axifuge) est, quant à elle, usuellement incorporée dans la définition du vecteur pesanteur local \vec{g} = \vec{G}_{\mathrm{T}} + \omega_{\mathrm{T}}^2 \vec{H\mathrm{M}}.

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : force de gravitation, énergie potentielle de gravitation

Donner l'expression de la force gravitationnelle terrestre , s'exerçant sur un point matériel de masse , situé à la distance () du centre de la Terre (figure 1). Exprimer l'énergie potentielle gravitationnelle associée, en justifiant qu'elle ne dépend que de la distance . On prendra la constante d'intégration de l'énergie potentielle gravitationnelle, , telle que .

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Exprimer la loi de gravitation universelle de Newton. Intégrer la relation \mathrm{d}E_p = -\vec{F}_G \cdot \mathrm{d}\vec{r} avec la condition limite nulle à l'infini.

Voir la réponse courte

Force \vec{F}_G = -\frac{G M_T m}{r^2}\vec{e}_r et énergie potentielle E_p(r) = -\frac{G M_T m}{r} avec la condition de référence nulle à l'infini.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de la gravitation universelle de Newton, la Terre étant modélisée par une distribution sphérique homogène de masse M_T, elle agit sur tout point matériel extérieur (r > R_T) comme si toute sa masse était concentrée en son centre O_T.

La force gravitationnelle exercée sur le point matériel M de masse m s'écrit :

\boxed{\vec{F}_G = -\frac{G M_T m}{r^2}\vec{u}_r}

où \vec{u}_r = \frac{\overrightarrow{O_T M}}{r} est le vecteur unitaire radial centrifuge.

Le travail élémentaire de cette force lors d'un déplacement infinitésimal \mathrm{d}\overrightarrow{OM} s'exprime par :

\begin{aligned} \delta W &= \vec{F}_G \cdot \mathrm{d}\overrightarrow{OM} \\ &= \left(-\frac{G M_T m}{r^2}\vec{u}_r\right) \cdot \left(\mathrm{d}r\,\vec{u}_r + r\,\mathrm{d}\theta\,\vec{u}_\theta + r\sin\theta\,\mathrm{d}\varphi\,\vec{u}_\varphi\right) \\ &= -\frac{G M_T m}{r^2}\mathrm{d}r \end{aligned}

Ce travail élémentaire ne fait intervenir que la variable radiale r et sa différentielle \mathrm{d}r : il s'agit d'une différentielle totale exacte indépendante des coordonnées angulaires (\theta, \varphi). La force dérive donc d'une énergie potentielle E_p qui ne dépend que de la distance r.

Par définition de l'énergie potentielle, \mathrm{d}E_p = -\delta W, d'où :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}r} &= \frac{G M_T m}{r^2} \\ E_p(r) &= -\frac{G M_T m}{r} + \text{cte} \end{aligned}

Compte tenu de la condition de jauge E_p(\infty) = 0, la constante d'intégration est nulle, ce qui donne :

\boxed{E_p(r) = -\frac{G M_T m}{r}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : état lié, énergie mécanique

Rappeler la signification physique d'un mouvement qualifié de " lié " pour le point . Donner la valeur maximale de l'énergie mécanique dans ce cas.

Voir l'indice

Un état lié correspond à un mouvement spatialement borné. En déduire le signe de l'énergie mécanique totale E_m avec la référence choisie.

Voir la réponse courte

Un mouvement lié confine la particule à distance finie de l'attracteur, ce qui correspond à une énergie mécanique E_m < 0 (valeur maximale 0).

Voir le corrigé complet

Un mouvement est dit lié lorsque la particule reste confinée dans une région bornée de l'espace au cours du temps. Pour le point matériel M en interaction gravitationnelle avec la Terre, cela signifie que sa distance au centre d'attraction O_T est majorée :

\exists \, r_{\max} < +\infty \quad \text{tel que} \quad \forall t, \quad r(t) \le r_{\max}

Le point M ne peut donc pas s'éloigner indéfiniment de la Terre ; sa trajectoire est fermée (ellipse ou cercle).

L'énergie mécanique de M dans le référentiel géocentrique galiléen est conservative et s'écrit, compte tenu de l'expression de E_p(r) établie à la question Q2 :

E_m = E_c + E_p(r) = \frac{1}{2}m v^2 - \frac{G M_T m}{r}

Pour que le point M puisse atteindre l'infini (r \to \infty), il faudrait que son énergie cinétique y demeure positive ou nulle :

E_c(\infty) = E_m - E_p(\infty) = E_m \ge 0

Ainsi, l'état est lié si et seulement si le projectile n'a pas une énergie suffisante pour atteindre l'infini, soit E_m < 0.

La borne supérieure (ou valeur maximale limite) de l'énergie mécanique pour un mouvement lié est donc :

\boxed{E_{m,\max} = 0\text{ J}}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : vitesse de libération, énergie mécanique

En négligeant les frottements dus à l'atmosphère, quelle vitesse serait à communiquer à un projectile tiré radialement, depuis la surface terrestre, pour le soustraire à l'attraction gravitationnelle terrestre ?

Voir l'indice

Écrire la conservation de l'énergie mécanique entre le niveau du sol (r = R_T) et l'infini avec une vitesse résiduelle nulle.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de l'énergie mécanique au projectile dans le référentiel géocentrique galiléen en l'absence de frottements.
  2. Exprimer la condition de libération (E_m \ge 0) pour en déduire la vitesse minimale v_{\text{lib}}, puis réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courte

Conservation de l'énergie mécanique entre la surface et l'infini à vitesse nulle : v_{\text{lib}} = \sqrt{2GM_T/R_T}.

Voir le corrigé complet

On étudie le projectile de masse m dans le référentiel géocentrique, supposé galiléen.

En négligeant les frottements atmosphériques, le projectile n'est soumis qu'à la force d'attraction gravitationnelle terrestre, qui est une force conservative. L'énergie mécanique E_m du système est donc constante au cours du mouvement :

E_m = E_c + E_p(r) = \frac{1}{2}m v^2 - \frac{G M_T m}{r} = \text{cte}

Pour que le projectile se soustraie à l'attraction terrestre, son mouvement ne doit pas être lié : il doit pouvoir atteindre l'infini (r \to \infty) avec une vitesse v_\infty \ge 0. D'après la question Q3, cela impose :

E_m \ge E_p(\infty) = 0

La vitesse de libération v_{\text{lib}} est la vitesse initiale minimale à communiquer à la surface de la Terre (r = R_T) pour que E_m = 0 :

\frac{1}{2} m v_{\text{lib}}^2 - \frac{G M_T m}{R_T} = 0

On en déduit :

\boxed{v_{\text{lib}} = \sqrt{\frac{2 G M_T}{R_T}}}

Application numérique :

  • G = 6{,}67 \cdot 10^{-11}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{s}^{-2}
  • M_T = 5{,}97 \cdot 10^{24}\text{ kg}
  • R_T = 6{,}37 \cdot 10^3\text{ km} = 6{,}37 \cdot 10^6\text{ m}
\begin{aligned} v_{\text{lib}} &= \sqrt{\frac{2 \times 6{,}67 \cdot 10^{-11} \times 5{,}97 \cdot 10^{24}}{6{,}37 \cdot 10^6}} \\ v_{\text{lib}} &\approx 1{,}12 \cdot 10^4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 11{,}2\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}
\boxed{v_{\text{lib}} = 11{,}2\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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I.2 · Tir d'un boulet de canon

Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : analyse dimensionnelle, frottement fluide

À l'aide d'une analyse dimensionnelle, justifier que peut s'écrire : , avec la masse du boulet. Quelle est la dimension du paramètre qui apparaît alors dans l'expression de la force de frottement ainsi formulée ?

Voir l'indice

Établir l'équation aux dimensions du coefficient \gamma dans l'expression d'une force en v^2, puis en déduire celle de \ell_f = m/\gamma.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la dimension du coefficient de frottement quadratique \gamma à partir de l'expression \vec{F}_f = -\gamma v \vec{v}.
  2. Relier \gamma au paramètre \ell_f via l'identification \gamma = \frac{m}{\ell_f} pour en déduire la dimension de \ell_f.
Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle : [m v^2/F] = \mathrm{L}, donc \ell_f est homogène à une longueur caractéristique de frottement.

Voir le corrigé complet

D'après la deuxième loi de Newton, une force est homogène au produit d'une masse par une accélération :

[F_f] = \mathrm{M} \cdot \mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-2}

Le terme cinématique intervenant dans la force de frottement quadratique a pour dimension :

[v\,\vec{v}] = [v]^2 = \mathrm{L}^2 \cdot \mathrm{T}^{-2}

La loi de frottement donnée dans l'énoncé s'écrivant \vec{F}_f = -\gamma v \vec{v}, la dimension de la constante \gamma vérifie :

\begin{aligned} [\gamma] &= \frac{[F_f]}{[v]^2} = \frac{\mathrm{M} \cdot \mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-2}}{\mathrm{L}^2 \cdot \mathrm{T}^{-2}} = \mathrm{M} \cdot \mathrm{L}^{-1} \end{aligned}

La constante \gamma a donc la dimension d'une masse par unité de longueur. En posant \gamma = \frac{m}{\ell_f}, où m est la masse du projectile de dimension [m] = \mathrm{M}, on en déduit immédiatement la dimension de \ell_f :

\begin{aligned} [\ell_f] &= \frac{[m]}{[\gamma]} = \frac{\mathrm{M}}{\mathrm{M} \cdot \mathrm{L}^{-1}} = \mathrm{L} \end{aligned}

Le paramètre \ell_f est donc bien homogène à une longueur :

\boxed{[\ell_f] = \mathrm{L}}

Il est donc toujours possible d'écrire \gamma = \frac{m}{\ell_f}, ce qui justifie l'expression :

\boxed{\vec{F}_f = -\frac{m}{\ell_f} v \vec{v}}

Résultat

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : principe fondamental de la dynamique, dissipation d'énergie

Justifier par un argument physique que le boulet atteint une hauteur maximale puis retombe, comme les courbes en témoignent.

Voir l'indice

Projeter la somme des forces au cours de la montée : le poids et le frottement sont tous deux orientés vers le bas, imposant une décélération continue.

Voir la stratégie

Pour justifier physiquement l'existence d'une altitude maximale puis la retombée du projectile :

  1. On analyse le bilan des forces lors de la phase ascendante pour montrer que la vitesse verticale s'annule obligatoirement en un temps fini ;
  2. On examine l'état du système à vitesse nulle pour déterminer le sens du mouvement ultérieur sous l'action du poids.
Voir la réponse courte

Poids et frottements décélèrent le boulet jusqu'à l'arrêt en h_{\max}, puis le poids le remet en mouvement vers le bas.

Voir le corrigé complet

On étudie le boulet dans le référentiel terrestre supposé galiléen, repéré par l'axe vertical ascendant (Oz).

1. Atteinte d'une hauteur maximale h_{\max} : Lors de la phase d'ascension, le vecteur vitesse est dirigé vers le haut : \vec{v} = v\,\vec{u}_z avec v > 0. Le boulet est alors soumis à deux forces :

  • Son poids : \vec{P} = -m g_0\,\vec{u}_z, orienté vers le bas ;
  • La force de frottement de l'air : \vec{F}_f = -\dfrac{m}{\ell_f} v^2\,\vec{u}_z, opposée au mouvement, donc également orientée vers le bas.

D'après la deuxième loi de Newton projetée sur l'axe (Oz) :

m\,\ddot{z} = -m g_0 - \frac{m}{\ell_f}\dot{z}^2 \implies \ddot{z} = -g_0 - \frac{\dot{z}^2}{\ell_f} \leqslant -g_0 < 0

L'accélération verticale est strictement négative et majorée par -g_0. La vitesse ascendante \dot{z}(t) décroît donc strictement et s'annule nécessairement en un temps fini t_{\text{sommet}} < \dfrac{v_0}{g_0}.

La fonction z(t) admet une dérivée qui s'annule en changeant de signe : le boulet atteint ainsi une altitude maximale h_{\max} = z(t_{\text{sommet}}).

2. Retombée du boulet : À l'instant où le boulet atteint l'apogée (v = 0) :

  • La force de frottement s'annule : \vec{F}_f = \vec{0} ;
  • Le poids \vec{P} = -m g_0\,\vec{u}_z reste non nul et constitue la seule force appliquée.

L'accélération au sommet vaut donc \vec{a} = -g_0\,\vec{u}_z. La vitesse devient alors négative (\dot{z} < 0) pour t > t_{\text{sommet}} : l'altitude décroît et le boulet retombe vers le sol.

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : principe fondamental de la dynamique, frottement fluide

Écrire pour chacune des deux phases, la phase ascendante puis la phase descendante, les équations différentielles vérifiées par le module de la vitesse du boulet.

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe vertical ascendant en adaptant l'expression de la force de frottement à chaque phase.

Voir la réponse courte

Projection du PFD sur la verticale : montée \dot{v} = -g - v^2/\ell_f et descente \dot{v} = g - v^2/\ell_f avec v module de la vitesse.

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On étudie le boulet de canon, modélisé par un point matériel de masse m, dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

Le système est soumis à deux forces :

  • son poids uniforme : \vec{P} = -m g_0 \vec{u}_z ;
  • la force de frottement quadratique : \vec{F}_f = -\dfrac{m}{\ell_f} v \vec{v}.

D'après la deuxième loi de Newton :

m \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \vec{P} + \vec{F}_f = -m g_0 \vec{u}_z - \frac{m}{\ell_f} v \vec{v}

Soit, en simplifiant par m :

\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -g_0 \vec{u}_z - \frac{v}{\ell_f} \vec{v}

1. Phase ascendante : D'après l'énoncé, le vecteur vitesse s'écrit \vec{v} = +v \vec{u}_z avec v \ge 0. On a donc :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} &= \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} \vec{u}_z \\ \vec{F}_f &= -\frac{m}{\ell_f} v^2 \vec{u}_z \end{aligned}

En projetant la deuxième loi de Newton sur l'axe vertical ascendant \vec{u}_z, il vient :

\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = -g_0 - \frac{v^2}{\ell_f}
\boxed{\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} + \frac{v^2}{\ell_f} = -g_0}

2. Phase descendante : Le vecteur vitesse s'écrit \vec{v} = -v \vec{u}_z avec v \ge 0 (le boulet descend). L'accélération s'exprime donc par :

\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} \vec{u}_z

La force de frottement est dirigée vers le haut :

\vec{F}_f = -\frac{m}{\ell_f} v (-v \vec{u}_z) = +\frac{m}{\ell_f} v^2 \vec{u}_z

En projetant la deuxième loi de Newton sur \vec{u}_z :

-\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = -g_0 + \frac{v^2}{\ell_f}

Soit finalement :

\boxed{\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} + \frac{v^2}{\ell_f} = g_0}

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : vitesse limite, équation différentielle

Montrer que lors de la phase descendante la vitesse tend vers une vitesse limite asymptotique . Est-ce le cas pour la phase ascendante ? Justifier.

Voir l'indice

Rechercher une solution stationnaire \mathrm{d}v/\mathrm{d}t = 0 lors de la descente. Constater que lors de la montée, la dérivée temporelle reste strictement négative.

Voir la réponse courte

En descente, \dot{v}=0 donne un point fixe stable asymptotique ; en montée, \dot{v} < -g < 0 implique l'annulation de v en temps fini.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q7, les équations différentielles gouvernant le module de la vitesse sont :

  • en phase descendante : \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = g_0 - \dfrac{v^2}{\ell_f} ;
  • en phase ascendante : \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = -g_0 - \dfrac{v^2}{\ell_f}.

1. Phase descendante :

  • Au début de la descente (au sommet de la trajectoire), le boulet part d'une vitesse nulle (v = 0), d'où \left.\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}\right|_{v=0} = g_0 > 0 : la vitesse augmente.
  • Si la vitesse atteint une valeur constante asymptotique v_{\text{lim}}, l'accélération s'annule (\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0), ce qui conduit à :

    g_0 - \frac{v_{\text{lim}}^2}{\ell_f} = 0 \implies v_{\text{lim}} = \sqrt{g_0 \ell_f}
  • Ce point d'équilibre est stable :

    • pour 0 \le v < v_{\text{lim}}, \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} > 0 : la vitesse croît vers v_{\text{lim}} ;
    • pour v > v_{\text{lim}}, \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} < 0 : la vitesse décroît vers v_{\text{lim}}.

Ainsi, la vitesse tend bien vers une vitesse limite asymptotique v_{\text{lim}}, ce que corrobore la figure 4 où l'on observe un palier horizontal pour t > 40\text{ s}.

2. Phase ascendante : Pour tout v \ge 0, on a :

\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = -g_0 - \frac{v^2}{\ell_f} \le -g_0 < 0

La dérivée du module de la vitesse est strictement négative et majorée par -g_0. Il est donc impossible d'avoir un régime permanent (\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0) : la vitesse décroît de façon continue et s'annule nécessairement en un temps fini.

\boxed{\text{Il n'y a pas de vitesse limite lors de la phase ascendante.}}

Sur la figure 4, la vitesse décroît sans palier depuis v_0 = 650\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} jusqu'à s'annuler au sommet de la trajectoire (t \approx 24\text{ s}).

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : vitesse limite, principe fondamental de la dynamique

Exprimer en fonction des données du problème.

Voir l'indice

Annuler l'accélération dans l'équation différentielle de descente pour exprimer v_{\text{lim}} en fonction de g_0 et \ell_f.

Voir la réponse courte

Compensation du poids et du frottement en descente : g - v_{\text{lim}}^2/\ell_f = 0 \implies v_{\text{lim}} = \sqrt{g\ell_f}.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation différentielle établie à la question Q7 pour la phase descendante, le module v de la vitesse vérifie :

\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} + \frac{v^2}{\ell_f} = g_0

Lorsque la vitesse atteint sa valeur limite asymptotique v_{\text{lim}}, l'accélération s'annule, soit \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0. Il vient alors :

g_0 - \frac{v_{\text{lim}}^2}{\ell_f} = 0

Puisque le module de la vitesse est une grandeur positive, on en déduit :

\boxed{v_{\text{lim}} = \sqrt{g_0 \ell_f}}

En utilisant la relation entre \ell_f et le coefficient de frottement quadratique \gamma introduite à la question Q5 (\ell_f = m/\gamma), cette vitesse limite s'exprime également selon :

\boxed{v_{\text{lim}} = \sqrt{\frac{m g_0}{\gamma}}}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : vitesse limite, analyse dimensionnelle

Pour la phase descendante, mettre en évidence un régime transitoire et un régime permanent. Exprimer le temps caractéristique du régime transitoire. Quelle est la nature du mouvement lors du régime permanent descendant ? Préciser ses caractéristiques.

Voir l'indice

Mettre l'équation sous forme adimensionnée en posant \tau = v_{\text{lim}}/g_0. Caractériser le mouvement lorsque la vitesse atteint son asymptote.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux régimes à partir de l'évolution temporelle de la vitesse v(t) sur la figure 4 et du comportement de l'équation différentielle de chute.
  2. Exprimer le temps caractéristique \tau en observant l'accélération initiale à la descente et la vitesse asymptotique v_{\lim}.
  3. Déduire la cinématique du régime permanent à partir de la constance du vecteur vitesse.
Voir la réponse courte

Temps caractéristique \tau = v_{\text{lim}}/g = \sqrt{\ell_f/g} ; le régime permanent descendant est un mouvement rectiligne uniforme à vitesse v_{\text{lim}}.

Voir le corrigé complet

1. Mise en évidence des régimes transitoire et permanent

Au sommet de la trajectoire (à t \approx 22\text{ s} d'après les figures 4 et 5), le boulet est au repos instantané (v=0). Lors de la descente :

  • Régime transitoire : le poids l'emporte sur les frottements fluides (g_0 > v^2/\ell_f), la vitesse augmente à partir de zéro et les frottements croissent. Ce régime de prise de vitesse est visible sur la figure 4 entre t \approx 22\text{ s} et t \approx 45\text{ s}.
  • Régime permanent : les forces de frottement compensent le poids. L'accélération s'annule (\mathrm{d}v/\mathrm{d}t \approx 0) et la vitesse atteint de manière asymptotique un palier constant v = v_{\lim}, observable sur la figure 4 pour t \gtrsim 45\text{ s}.

2. Expression du temps caractéristique \tau

L'équation différentielle de la phase descendante établie à la question Q7 s'écrit :

\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = g_0\left(1 - \frac{v^2}{v_{\lim}^2}\right)

Au début de la chute (v \ll v_{\lim}), l'accélération initiale vaut (\mathrm{d}v/\mathrm{d}t)_{0} = g_0. La tangente à l'origine atteindrait la vitesse limite v_{\lim} en une durée caractéristique \tau définie par :

\tau = \frac{v_{\lim}}{g_0}

En utilisant l'expression v_{\lim} = \sqrt{g_0 \ell_f} obtenue à la question Q9 :

\boxed{\tau = \frac{v_{\lim}}{g_0} = \sqrt{\frac{\ell_f}{g_0}}}

3. Nature et caractéristiques du mouvement en régime permanent

Dans le régime permanent descendant, la vitesse est constante et orientée vers le bas :

\vec{v} = -v_{\lim}\,\vec{u}_z = \text{cte}

Le mouvement du boulet est donc un mouvement rectiligne uniforme. Ses caractéristiques sont :

  • Trajectoire : rectiligne verticale (axe Oz).
  • Sens : vers le bas (descendant, porté par -\vec{u}_z).
  • Vitesse : constante de module v_{\lim} = \sqrt{g_0 \ell_f} (soit \dot{z} = -v_{\lim}).
  • Accélération : nulle (\vec{a} = \vec{0}).

Résultat

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Exploitation de document
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : cinématique du point, vitesse limite

Reproduire les figures 4 à 6 sur la copie et identifier clairement les différentes phases et régimes du mouvement.

Voir l'indice

Identifier sur chaque graphique le point d'annulation de la vitesse, le sommet de trajectoire, la phase transitoire et la zone de saturation.

Voir la stratégie

Pour identifier les différentes phases et régimes :

  1. Repérer la frontière entre la phase ascendante (\dot{z} > 0, v décroît jusqu'à 0) et la phase descendante (\dot{z} < 0, v augmente à partir de 0). Cette frontière correspond à l'apogée (z = h_{\max}, v = 0), atteint à t_S \approx 22\text{ s}.
  2. Au sein de la phase descendante, distinguer le régime transitoire (où la vitesse augmente de 0 vers sa valeur limite, z(t) s'incurve) du régime quasi-permanent (où la vitesse se stabilise au voisinage de v_{\lim} \approx 165\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, z(t) devient rectiligne et \dot{z} devient quasi-constant).
Voir la réponse courte

Identification sur les courbes des phases ascendante, sommet (v=0), régime transitoire descendant et asymptote de vitesse limite.

Voir le corrigé complet

Le mouvement comporte deux grandes phases séparées par le sommet de la trajectoire (t_S \approx 22\text{ s}) :

  • Phase ascendante (0 \le t \le t_S) : le boulet s'élève (\dot{z} > 0), sa vitesse v = \dot{z} chute de v_0 = 650\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} à 0. Il n'y a qu'un régime d'évolution transitoire (décélération continue).
  • Sommet de la trajectoire (t = t_S \approx 22\text{ s}) : v = 0, z = h_{\max} \approx 3{,}9\cdot 10^3\text{ m}.
  • Phase descendante (t_S \le t \le t_{\text{sol}} \approx 55\text{ s}) : le boulet retombe (\dot{z} = -v < 0). On y distingue :

    • le régime transitoire (22\text{ s} \le t \lesssim 45\text{ s}) : accélération du boulet, la vitesse v croît de 0 à une valeur proche de v_{\lim} ;
    • le régime permanent (45\text{ s} \lesssim t \le 55\text{ s}) : la vitesse atteint son asymptote v \approx v_{\lim} \approx 165\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, \dot{z}(t) \approx -v_{\lim}, l'altitude décroît de manière affine.
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Question 12

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : frottement fluide, équation différentielle

À l'aide du formulaire fourni, résoudre les équations différentielles établies à la question 7 et exprimer et . On pourra introduire les variables réduites : et .

Voir l'indice

Séparer les variables pour chaque équation et intégrer en reconnaissant les dérivées d'arctan et d'artanh fournies dans le formulaire.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les équations différentielles de la question Q7 à l'aide des grandeurs caractéristiques v_{\lim} = \sqrt{g_0 \ell_f} et \tau = \frac{v_{\lim}}{g_0} = \sqrt{\frac{\ell_f}{g_0}}, puis introduire les variables adimensionnées \tilde{v} = \frac{v}{v_{\lim}} et \tilde{t} = \frac{t}{\tau}.
  2. Séparer les variables et intégrer en utilisant les dérivées des fonctions réciproques fournies dans le formulaire (\arctan pour la phase ascendante, \operatorname{artanh} pour la phase descendante).
  3. Déterminer les constantes d'intégration à partir des conditions initiales de chaque phase.
Voir la réponse courte

Séparation des variables et intégration : v_+(t) s'exprime avec une fonction tangente et v_-(t) avec une tangente hyperbolique.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q7, Q9 et Q10, on a v_{\lim}^2 = g_0 \ell_f et \tau = \frac{v_{\lim}}{g_0}, d'où :

\frac{v^2}{\ell_f} = g_0\,\frac{v^2}{v_{\lim}^2} = g_0\,\tilde{v}^2 \quad \text{et} \quad \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = \frac{v_{\lim}}{\tau}\frac{\mathrm{d}\tilde{v}}{\mathrm{d}\tilde{t}} = g_0\,\frac{\mathrm{d}\tilde{v}}{\mathrm{d}\tilde{t}}

1. Phase ascendante L'équation différentielle établie à la question Q7 s'écrit :

\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = -g_0 - \frac{v^2}{\ell_f} = -g_0\left(1 + \frac{v^2}{v_{\lim}^2}\right)

En introduisant les variables réduites \tilde{v} et \tilde{t}, on obtient :

\frac{\mathrm{d}\tilde{v}}{\mathrm{d}\tilde{t}} = -\left(1 + \tilde{v}^2\right) \iff \frac{\mathrm{d}\tilde{v}}{1 + \tilde{v}^2} = -\mathrm{d}\tilde{t}

D'après le formulaire, une primitive de \frac{1}{1 + x^2} est \arctan(x). En intégrant entre l'instant initial \tilde{t} = 0, où \tilde{v}(0) = \tilde{v}_0 = \frac{v_0}{v_{\lim}}, et l'instant \tilde{t} :

\arctan(\tilde{v}) - \arctan(\tilde{v}_0) = -\tilde{t}

En prenant la fonction tangente de chaque côté :

\tilde{v}_+(\tilde{t}) = \tan\left(\arctan(\tilde{v}_0) - \tilde{t}\right)

En revenant aux grandeurs dimensionnées, pour 0 \le t \le t_s (où t_s est l'instant où le boulet atteint le sommet) :

\boxed{v_+(t) = v_{\lim} \tan\left(\arctan\left(\frac{v_0}{v_{\lim}}\right) - \frac{t}{\tau}\right)}

2. Phase descendante L'équation différentielle établie à la question Q7 s'écrit :

\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = g_0 - \frac{v^2}{\ell_f} = g_0\left(1 - \frac{v^2}{v_{\lim}^2}\right)

En variables réduites, sachant que \tilde{v} < 1 (le boulet accélère depuis le repos sans jamais dépasser sa vitesse limite) :

\frac{\mathrm{d}\tilde{v}}{\mathrm{d}\tilde{t}} = 1 - \tilde{v}^2 \iff \frac{\mathrm{d}\tilde{v}}{1 - \tilde{v}^2} = \mathrm{d}\tilde{t}

D'après le formulaire, une primitive de \frac{1}{1 - x^2} pour |x| < 1 est \operatorname{artanh}(x). Par intégration :

\operatorname{artanh}(\tilde{v}) = \tilde{t} + C

Au sommet de la trajectoire, la vitesse du boulet s'annule :

  • Si l'on choisit une nouvelle origine des temps t=0 au début de la descente (au sommet, \tilde{v}(0) = 0), alors C = \operatorname{artanh}(0) = 0, soit \tilde{v}(\tilde{t}) = \tanh(\tilde{t}), d'où :

    \boxed{v_-(t) = v_{\lim} \tanh\left(\frac{t}{\tau}\right)}
  • Si l'on conserve l'origine des temps t=0 au moment du tir, le passage au sommet a lieu à l'instant t_s défini par v_+(t_s) = 0, soit t_s = \tau \arctan\left(\frac{v_0}{v_{\lim}}\right). Pour t \ge t_s, la condition \tilde{v}(t_s) = 0 donne :

    \boxed{v_-(t) = v_{\lim} \tanh\left(\frac{t - t_s}{\tau}\right)}

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : vitesse limite, équation différentielle

Recouper les résultats des questions 8, 9 et 10 avec les solutions des équations différentielles obtenues à la question 12.

Voir l'indice

Prendre la limite asymptotique de la fonction \tanh(u) lorsque u \to +\infty et comparer à la vitesse limite calculée précédemment.

Voir la stratégie
  1. Examiner le comportement de la solution ascendante v_+(t) pour vérifier l'absence de vitesse limite et l'atteinte du sommet à un instant fini (Q8).
  2. Étudier le comportement asymptotique de la solution descendante v_-(t) à temps long pour retrouver la vitesse limite v_{\lim} (Q8 et Q9).
  3. Analyser l'évolution temporelle de v_-(t) sur l'échelle de temps \tau pour valider la description des régimes transitoire et permanent (Q10).
Voir la réponse courte

Limite t \to \infty de v_-(t) = v_{\text{lim}}\tanh(t/\tau) \to v_{\text{lim}}, confirmation du temps caractéristique \tau et arrêt fini en montée.

Voir le corrigé complet

Reprenons les expressions analytiques établies à la question Q12 :

v_+(t) = v_{\lim} \tan\left(\arctan\left(\frac{v_0}{v_{\lim}}\right) - \frac{t}{\tau}\right) \quad \text{et} \quad v_-(t) = v_{\lim} \tanh\left(\frac{t - t_s}{\tau}\right)

où t_s = \tau \arctan(v_0 / v_{\lim}) est l'instant d'annulation de la vitesse au sommet, v_{\lim} = \sqrt{g_0 \ell_f} et \tau = v_{\lim} / g_0.

  1. Phase ascendante (recoupement avec Q8) : La fonction v_+(t) est strictement décroissante sur [0, t_s] et s'annule exactement à l'instant fini :

    t_s = \tau \arctan\left(\frac{v_0}{v_{\lim}}\right)

    Le mouvement ascendant cesse donc en un temps fini : la vitesse ne tend pas vers une valeur asymptotique, ce qui recoupe parfaitement la conclusion de la question Q8.

  2. Vitesse limite asymptotique en phase descendante (recoupement avec Q8 et Q9) : D'après les propriétés de la fonction tangente hyperbolique rappelées dans le formulaire :

    \lim_{x \to +\infty} \tanh(x) = 1 \implies \lim_{t \to +\infty} v_-(t) = v_{\lim}

    La vitesse descendante tend bien de manière asymptotique vers une vitesse limite finie indépendante des conditions initiales, égale à v_{\lim} = \sqrt{g_0 \ell_f}, en accord rigoureux avec les résultats de Q8 et Q9.

  3. Régimes transitoire et permanent de la phase descendante (recoupement avec Q10) :

    • Régime transitoire : pour t - t_s \ll \tau, un développement limité au premier ordre donne \tanh(x) \approx x, soit :

      v_-(t) \approx v_{\lim} \left(\frac{t - t_s}{\tau}\right) = g_0 (t - t_s)

      Au début de la chute, le frottement est négligeable et l'accélération initiale vaut bien g_0. Dès que (t - t_s) \sim 3\tau, on a \tanh(3) \approx 0{,}995 : la vitesse est établie à plus de 99\,\% de sa valeur limite. La grandeur \tau pilote bien la durée de cette phase transitoire.

    • Régime permanent : pour t - t_s \gg \tau, \tanh\left(\frac{t - t_s}{\tau}\right) \to 1, donc la vitesse devient constante et égale à v_{\lim}, correspondant à un mouvement rectiligne uniforme vers le bas, comme établi en Q10.
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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : vitesse limite, lecture graphique

Évaluer graphiquement , et . Vérifier la cohérence numérique des valeurs lues avec les relations obtenues entre ces grandeurs.

Voir l'indice

Lire la vitesse asymptotique v_{\text{lim}} sur la figure 4, estimer le temps \tau à l'aide de la tangente à l'origine de la chute ou à 63 %, puis déduire \ell_f = v_{\text{lim}}^2 / g_0.

Voir la stratégie
  1. Lire la vitesse limite v_{\lim} sur le palier asymptotique de la figure 4 (ou la vitesse de fin de chute sur la figure 6).
  2. Déterminer le temps caractéristique \tau de la phase descendante sur la figure 4, soit par la méthode de la sous-tangente à l'instant du sommet t_s, soit par l'instant où v(t) atteint v_{\lim}\tanh(1) \approx 0{,}76\,v_{\lim}.
  3. Évaluer la distance caractéristique \ell_f, puis vérifier la cohérence mutuelle des grandeurs grâce aux relations théoriques établies aux questions Q9 et Q10 :

    v_{\lim} = g_0 \tau \quad \text{et} \quad \ell_f = \frac{v_{\lim}^2}{g_0} = v_{\lim}\tau
Voir la réponse courte

Lecture de la vitesse limite v_{\text{lim}} et du temps caractéristique \tau sur les courbes, puis vérification de \ell_f = v_{\text{lim}}\tau.

Voir le corrigé complet

1. Évaluation graphique de v_{\lim} : Sur la figure 4 (module de la vitesse v(t)), lors de la phase descendante (t > 23\text{ s}), la vitesse tend asymptotiquement vers un palier horizontal. À t \approx 55\text{ s}, on lit :

v_{\lim} \approx 160\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \quad (\text{compris entre } 160 \text{ et } 170\text{ m}\cdot\text{s}^{-1})

Cette valeur est confirmée par la figure 6, où la vitesse en fin de chute (pour z \to 0 avec \dot{z} < 0) vaut environ -160\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

2. Évaluation graphique de \tau : Le sommet de la trajectoire correspond à v=0, soit à l'instant t_s \approx 23\text{ s}.

  • Méthode de la tangente : à t = t_s, l'accélération initiale de descente est \left.\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}\right|_{t_s} = g_0. La tangente à la courbe en t_s coupe l'asymptote v = v_{\lim} à l'instant t_{\text{int}} = t_s + \tau. Graphiquement, cette tangente intercepte v_{\lim} \approx 160\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} pour t \approx 39\text{ s}, ce qui donne :

    \tau = t_{\text{int}} - t_s \approx 39 - 23 = 16\text{ s}
  • Méthode de la valeur à t_s + \tau : d'après la loi établie à la question Q12, v_-(t_s + \tau) = v_{\lim}\tanh(1) \approx 0{,}76\,v_{\lim} \approx 122\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. Sur la figure 4, cette vitesse est atteinte à t \approx 39\text{ s}, ce qui confirme :

    \tau \approx 16\text{ s}

3. Évaluation de \ell_f : La longueur caractéristique de frottement \ell_f représente la distance parcourue à la vitesse v_{\lim} pendant la durée \tau :

\ell_f = v_{\lim} \tau \approx 160 \times 16 \approx 2{,}6\cdot 10^3\text{ m} = 2{,}6\text{ km}

4. Vérification de la cohérence numérique : Les relations établies aux questions Q9 et Q10 donnent, avec g_0 = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :

\begin{aligned} \tau_{\text{th}} &= \frac{v_{\lim}}{g_0} = \frac{160}{10} = 16\text{ s} \\ \ell_{f,\text{th}} &= \frac{v_{\lim}^2}{g_0} = \frac{160^2}{10} = 2\,560\text{ m} \approx 2{,}6\text{ km} \end{aligned}

Ces valeurs théoriques coïncident parfaitement avec les grandeurs estimées graphiquement, ce qui valide la cohérence des lectures et du modèle.

\boxed{v_{\lim} \approx 160\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \quad ; \quad \tau \approx 16\text{ s} \quad ; \quad \ell_f \approx 2{,}6\text{ km}}

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : champ de pesanteur, frottement fluide

Discuter les hypothèses du modèle utilisé, en particulier l'uniformité de l'accélération de la pesanteur, ainsi que la forme quadratique de la force de frottement.

Voir l'indice

Comparer l'altitude maximale atteinte par le boulet au rayon terrestre R_T, puis vérifier que la vitesse reste supérieure au seuil de 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

Voir la réponse courte

h_{\max} \ll R_T valide la constance de g ; le nombre de Reynolds très grand (\mathrm{Re} \gg 1000) justifie la force quadratique.

Voir le corrigé complet

Discutons les principales hypothèses du modèle :

1. Uniformité du champ de pesanteur \vec{g}_0

  • D'après la figure 5, l'altitude maximale atteinte par le boulet est h_{\max} \approx 3{,}9\text{ km}.
  • Le champ de gravitation à l'altitude z s'écrit :

    g(z) = g_0 \left(\frac{R_T}{R_T + z}\right)^2 \approx g_0 \left(1 - \frac{2z}{R_T}\right)

    À l'apogée, l'écart relatif vaut :

    \frac{\Delta g}{g_0} \approx \frac{2 h_{\max}}{R_T} = \frac{2 \times 3{,}9\text{ km}}{6{,}37 \cdot 10^3\text{ km}} \approx 1{,}2 \cdot 10^{-3} \approx 0{,}1\,\%

    La variation de l'accélération de la pesanteur est donc totalement négligeable sur l'ensemble de la trajectoire : l'hypothèse d'uniformité de \vec{g} est parfaitement justifiée.

2. Forme quadratique de la force de frottement

  • Régime d'écoulement et nombre de Reynolds : pour un boulet de diamètre D = 0{,}15\text{ m} dans l'air (\rho \approx 1{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, \eta \approx 1{,}8 \cdot 10^{-5}\text{ Pa}\cdot\text{s}), à une vitesse v \sim 100\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, le nombre de Reynolds est de l'ordre de :

    Re = \frac{\rho v D}{\eta} \sim 10^6 \gg 10^3

    L'écoulement est turbulent et le régime de traînée inertielle quadratique en v^2 est bien adapté pour v > 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. Au voisinage immédiat du sommet, où v < 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, cette loi n'est plus valable, mais la force de frottement y est de toute façon négligeable devant le poids.

  • Limites du coefficient constant \gamma :

    • Effets de compressibilité : la vitesse initiale v_0 = 650\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} est largement supersonique (Mach \approx 1{,}9, la vitesse du son valant environ 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}). Dans le domaine transsonique et supersonique, la formation d'ondes de choc modifie fortement le coefficient de traînée C_x, qui ne peut être considéré comme constant.
    • Diminution de la masse volumique de l'air avec l'altitude : l'atmosphère présente une hauteur d'échelle H = \frac{RT}{M g} \approx 8\text{ km}. À h_{\max} \approx 4\text{ km}, la masse volumique de l'air a décru selon la loi barométrique d'un facteur \exp(-h_{\max}/H) \approx \exp(-0{,}5) \approx 0{,}6 (soit une baisse d'environ 40\,\%). La constante \gamma \propto \rho diminue donc significativement avec l'altitude, ce qui allonge la portée et l'altitude par rapport au modèle à masse volumique constante.

3. Autres hypothèses

  • La durée totale du vol (\Delta t \approx 54\text{ s}) est très petite devant la période de rotation terrestre (24\text{ h}) : l'approximation du référentiel terrestre galiléen est excellente (force de Coriolis négligeable).
  • L'absence de portance (effet Magnus) et de rotation propre du boulet constitue une approximation raisonnable pour un boulet sphérique lisse tiré verticalement.
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Partie II : Étude d'une station spatiale

II.1 · Référentiel en orbite terrestre

Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation

Notions : force d'inertie d'entraînement, attraction gravitationnelle

Dans le référentiel de la capsule (C), lister les forces qui s'exercent sur M.

Voir l'indice

Faire le bilan des actions dans le référentiel non galiléen lié à la capsule : attraction gravitationnelle et force d'inertie d'entraînement en translation.

Voir la stratégie
  1. Préciser la nature du référentiel d'étude (référentiel de la capsule \mathcal{R}_C) par rapport au référentiel géocentrique galiléen afin d'identifier les forces d'inertie à prendre en compte.
  2. Recenser les forces réelles s'exerçant sur le point matériel M, puis expliciter les forces d'inertie liées au caractère non galiléen du référentiel.
Voir la réponse courte

Dans le référentiel en orbite de la capsule, le mobile subit l'attraction gravitationnelle \vec{F}_G et la force d'inertie centrifuge \vec{F}_{ie}.

Voir le corrigé complet

Le point matériel M de masse m est étudié dans le référentiel \mathcal{R}_C lié à la capsule.

Par rapport au référentiel géocentrique \mathcal{R}_{\text{géo}} supposé galiléen, la capsule est animée d'un mouvement de translation circulaire : le référentiel \mathcal{R}_C est donc non galiléen, avec un vecteur rotation instantané nul par rapport à \mathcal{R}_{\text{géo}} (\vec{\Omega}(\mathcal{R}_C/\mathcal{R}_{\text{géo}}) = \vec{0}).

Dans ce référentiel \mathcal{R}_C, les forces appliquées à M sont :

  1. Force réelle (à distance) :

    • La force d'attraction gravitationnelle exercée par la Terre :

      \vec{F}_G = -\frac{G M_T m}{(R_T + h)^2}\,\vec{u}_r

      en assimilant la distance de M au centre de la Terre à r \approx R_T + h compte tenu de la faible taille de l'habitacle devant h.

  2. Forces d'inertie :

    • La force d'inertie d'entraînement \vec{F}_{ie} : le mouvement d'entraînement étant une translation, tous les points ont la même accélération d'entraînement \vec{a}_e(M) = \vec{a}(C/\mathcal{R}_{\text{géo}}) (accélération du centre de masse de la capsule), d'où :

      \vec{F}_{ie} = -m\,\vec{a}(C/\mathcal{R}_{\text{géo}})
    • La force d'inertie de Coriolis \vec{F}_{ic} : elle est identiquement nulle :

      \vec{F}_{ic} = -2m\,\vec{\Omega}(\mathcal{R}_C/\mathcal{R}_{\text{géo}})\wedge\vec{v}_r = \vec{0}

      à la fois parce que le mouvement d'entraînement est une translation (\vec{\Omega} = \vec{0}) et parce que M est immobile dans la capsule (\vec{v}_r = \vec{0}).

  3. Forces de contact : M n'est pas en contact avec les parois de la capsule, il n'y a donc aucune réaction de support : \vec{R} = \vec{0}.
\boxed{\text{Forces agissant sur } M \text{ dans } \mathcal{R}_C \text{ : la force gravitationnelle } \vec{F}_G \text{ et la force d'inertie d'entraînement } \vec{F}_{ie}.}

Résultat

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : impesanteur, pesanteur apparente

Définir le terme " impesanteur " (figure 7) et justifier qu'il s'applique au point M.

Voir l'indice

Définir l'impesanteur par l'annulation du champ de pesanteur effectif résultant de la compensation exacte de la gravité par l'accélération d'entraînement.

Voir la stratégie
  1. Donner la définition physique de l'état d'impesanteur en termes de pesanteur apparente (ou de force de réaction d'un support).
  2. Exploiter le bilan des forces établi à la question précédente en écrivant l'équation du mouvement de la capsule dans le référentiel géocentrique pour relier son accélération au champ gravitationnel.
  3. Conclure sur la nullité de la pesanteur apparente pour le point M.
Voir la réponse courte

L'impesanteur correspond à une pesanteur apparente nulle : la force gravitationnelle compense exactement la force d'inertie d'entraînement.

Voir le corrigé complet

1. Définition de l'impesanteur :

L'impesanteur (ou apesanteur) est l'état d'un corps dans un référentiel où le champ de pesanteur apparent \vec{g}_{\text{app}} est nul. Dans cet état, les effets de l'attraction gravitationnelle sont compensés par les effets d'inertie liés à l'accélération du référentiel : aucun support n'est nécessaire pour maintenir le corps immobile par rapport aux parois, et la réaction d'appui est rigoureusement nulle (absence de sensation de poids).

2. Justification pour le point M :

La capsule C, de masse M_C, n'est soumise à aucune force de frottement atmosphérique à l'altitude h. Dans le référentiel géocentrique galiléen \mathcal{R}_{\text{géo}}, la seule force appliquée à la capsule est la force gravitationnelle exercée par la Terre. Le principe fondamental de la dynamique s'écrit :

M_C \vec{a}(C/\mathcal{R}_{\text{géo}}) = \vec{F}_{G,\text{capsule}} = M_C \vec{g}(C) \implies \vec{a}(C/\mathcal{R}_{\text{géo}}) = \vec{g}(C)

La capsule est donc en « chute libre » permanente autour de la Terre.

Les dimensions de l'habitacle étant petites devant l'altitude de l'orbite h, on peut considérer le champ gravitationnel uniforme à l'échelle de la capsule :

\vec{g}(M) \approx \vec{g}(C)

Dans le référentiel de la capsule \mathcal{R}_C, la force d'inertie d'entraînement qui s'exerce sur le point M s'écrit d'après la question Q16 :

\vec{F}_{ie} = -m \vec{a}(C/\mathcal{R}_{\text{géo}}) = -m \vec{g}(C)

Le poids apparent \vec{P}_{\text{app}} (ou la résultante des forces à distance dans \mathcal{R}_C) vaut donc :

\begin{aligned} \vec{P}_{\text{app}} &= \vec{F}_G + \vec{F}_{ie} \\ &= m \vec{g}(M) - m \vec{g}(C) \\ &\approx \vec{0} \end{aligned}

Le champ de pesanteur effectif (ou apparent) ressenti dans la capsule est par conséquent nul :

\boxed{\vec{g}_{\text{app}} = \frac{\vec{P}_{\text{app}}}{m} \approx \vec{0}}

Le point M (tout comme un astronaute dans la station) est donc en situation d'impesanteur.

Résultat

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II.2 · La station orbitale

Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : pesanteur apparente, force centrifuge

À l'aide d'un schéma clair, montrer que la rotation à la vitesse de la station permet aux occupants de ressentir une pesanteur artificielle .

Voir l'indice

Calculer la force d'inertie d'entraînement subie par un point fixe dans le référentiel en rotation uniforme autour de l'axe (Sz).

Voir la réponse courte

Schéma montrant la force d'inertie d'entraînement centrifuge \vec{F}_{ie} = m \Omega^2 r \vec{e}_r simulant un poids dirigé vers la périphérie.

Voir le corrigé complet

Plaçons-nous dans le référentiel \mathcal{R} lié à la station spatiale. Ce référentiel est en rotation uniforme à la vitesse angulaire \vec{\Omega} = \Omega\,\vec{u}_z autour de l'axe passant par son centre S, par rapport au référentiel orbital en translation circulaire (lui-même en chute libre autour de la Terre).

D'après les questions précédentes (Q16 et Q17), l'attraction gravitationnelle de la Terre et l'accélération de translation orbitale se compensent exactement à l'échelle de la station : la pesanteur résiduelle d'origine terrestre est donc nulle (\vec{g}_{\text{app, orb}} \approx \vec{0}).

Considérons un occupant assimilé à un point matériel M de masse m, au repos relatif dans la station (\vec{v}_r = \vec{0}).

  • La force de Coriolis est nulle : \vec{F}_{ic} = -2m\,\vec{\Omega}\wedge\vec{v}_r = \vec{0} ;
  • La force d'inertie d'entraînement subie par M est purement centrifuge :

    \vec{F}_{ie} = -m\,\vec{a}_e(M) = -m\,\vec{\Omega} \wedge (\vec{\Omega} \wedge \vec{SM}) = m\,\Omega^2 r\,\vec{e}_r

    où r est la distance de M à l'axe de rotation et \vec{e}_r le vecteur unitaire radial dirigé vers l'extérieur.

Cette force d'inertie centrifuge, proportionnelle à la masse m, joue exactement le rôle d'un poids effectif :

\vec{P}_a = m\,\vec{g}_a = \vec{F}_{ie}

L'occupant ressent ainsi une pesanteur artificielle :

\boxed{\vec{g}_a = \Omega^2 r\,\vec{e}_r}

Dirigée vers l'extérieur de la station, elle plaque l'occupant contre la paroi périphérique externe, qui fait alors office de « sol » en exerçant une réaction d'appui normale \vec{R} = -m\,\vec{g}_a.

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : pesanteur apparente, force centrifuge

Déterminer l'orientation de dans le repère lié à la station. Préciser en particulier l'orientation de la tête et des jambes d'un passager dans l'habitacle. On reproduira les figures 10 bis et 11 bis ci-dessous, et on y placera correctement la figurine. Choisir, à partir de la figure 8 et en justifiant, l'illustration A ou B qui est la plus réaliste.

Voir l'indice

Donner le sens centrifuge du vecteur pesanteur apparente. Pour que les passagers soient debout, les pieds doivent reposer sur la paroi externe.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur pesanteur artificielle \vec{g}_a dans la base cylindrique liée à la station pour en déduire sa direction et son sens.
  2. Identifier la paroi qui joue le rôle de « plancher » pour les occupants (la pesanteur apparente définissant le bas) et en déduire l'orientation anatomique de la figurine.
  3. Reproduire fidèlement les vues en plan (figure 10 bis) et en coupe (figure 11 bis) en y intégrant la figurine convenablement orientée.
  4. Analyser les illustrations A et B de la figure 8 au regard des contraintes physiques (forme de la section, présence d'un sas d'amarrage à vitesse nulle au centre de rotation, stabilité).
Voir la réponse courte

\vec{g}_a = \Omega^2 r \vec{e}_r est centrifuge : les pieds sont posés contre la paroi externe et la tête vers l'axe (illustration B réaliste).

Voir le corrigé complet

1. Orientation du champ de pesanteur artificielle \vec{g}_a

D'après le résultat de la question précédente (Q18), le champ de pesanteur artificielle s'identifie au champ d'accélération d'entraînement centrifuge dans le référentiel tournant :

\boxed{\vec{g}_a = \Omega^2 r\,\vec{e}_r}

Le vecteur \vec{g}_a est donc purement radial, orthogonal à l'axe de rotation (Sz), et dirigé vers l'extérieur de la station (sens des r croissants, c'est-à-dire centrifuge).

2. Orientation de la tête et des jambes d'un passager

Pour un observateur situé dans l'habitacle, la verticale locale descendante (« le bas ») est définie par le vecteur \vec{g}_a :

  • Les jambes et les pieds reposent sur la paroi externe du tore (située au plus grand rayon r = R_S + \ell/2) et sont orientés dans le sens de +\vec{e}_r.
  • La tête est tournée vers le « haut » local, c'est-à-dire vers l'intérieur du tore et l'axe de rotation (dans le sens de -\vec{e}_r).

Le « plancher » de l'habitacle est donc la paroi cylindrique extérieure.

3. Reproduction des figures 10 bis et 11 bis

4. Choix et justification de l'illustration la plus réaliste (figure 8)

L'illustration B (inspirée de la station orbitale de 2001, l'Odyssée de l'espace) est la plus réaliste pour plusieurs raisons physiques et techniques majeures :

  1. Forme du plancher : L'illustration B présente une section aplatie dont la paroi externe forme une surface cylindrique de largeur L (parallèle à l'axe de rotation), offrant ainsi un sol horizontalement plat dans la direction axiale. À l'inverse, une section circulaire tubulaire (type illustration A) imposerait un sol incurvé transversalement, formant une « gouttière » très inconfortable pour la marche.
  2. Zone d'amarrage centrale : La station B comporte un moyeu d'amarrage central situé sur l'axe de rotation. À cet endroit, la distance à l'axe est nulle (r \approx 0), de sorte que la vitesse linéaire d'entraînement et la pesanteur artificielle sont nulles (\vec{v}_e = \vec{0}, \vec{g}_a \approx \vec{0}). Les navettes spatiales peuvent donc s'y arrimer en sécurité sans être soumises aux forces centrifuges.
\boxed{\text{L'illustration B est la plus réaliste.}}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : pesanteur apparente, force centrifuge

Évaluer l'ordre de grandeur de afin que la valeur de soit proche de celle de la valeur terrestre.

Voir l'indice

Écrire l'égalité g_a = \Omega^2 R_S \approx g_0 et en déduire la vitesse angulaire \Omega ainsi que la période de rotation propre.

Voir la stratégie
  1. Utiliser l'expression de la pesanteur artificielle g_a = \Omega^2 r au niveau du plancher de l'habitacle (r \approx R_S).
  2. Égaler cette valeur à l'accélération de la pesanteur terrestre g_0 = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} pour en déduire \Omega.
Voir la réponse courte

g_a = \Omega^2 R \approx g \implies \Omega = \sqrt{g/R} ; pour R \sim 50\text{ m}, on trouve \Omega \sim 0{,}4\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} (\approx 4\text{ tr/min}).

Voir le corrigé complet

D'après les questions précédentes, le module du champ de pesanteur artificielle ressenti par un passager au niveau du tore de rayon moyen R_S vaut :

g_a \approx \Omega^2 R_S

Pour que cette pesanteur artificielle soit proche de la pesanteur terrestre de référence g_0 = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}, on impose g_a \approx g_0, d'où :

\Omega = \sqrt{\frac{g_0}{R_S}}

Avec g_0 = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et R_S = 100\text{ m} :

\begin{aligned} \Omega &= \sqrt{\frac{10}{100}} = \frac{1}{\sqrt{10}} \approx 0{,}32\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Omega \approx 0{,}3\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}}

Cette pulsation correspond à une période de rotation propre :

T_{\text{rot}} = \frac{2\pi}{\Omega} \approx \frac{2\pi}{0{,}32} \approx 20\text{ s}

soit une fréquence de rotation de l'ordre de 3\text{ tours par minute}.

Résultat

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Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : impesanteur, force de coriolis

Donner une raison pour laquelle la pesanteur artificielle n'est pas utilisée dans l'actuelle station spatiale internationale ISS.

Voir l'indice

Considérer la complexité technologique de mise en rotation d'une grande structure et le fait que les missions scientifiques de l'ISS recherchent la microgravité.

Voir la réponse courte

L'ISS est conçue pour des expériences en micropesanteur ; la rotation créerait des forces de Coriolis perturbatrices et une lourdeur technique.

Voir le corrigé complet

La Station spatiale internationale (ISS) n'utilise pas de pesanteur artificielle pour plusieurs raisons majeures :

  1. Mission scientifique (raison principale) : L'ISS est avant tout conçue comme un laboratoire de recherche en microgravité (impesanteur). Recréer une pesanteur artificielle détruirait précisément les conditions expérimentales recherchées pour l'étude du comportement des fluides, la cristallogenèse, les réactions de combustion ou la biologie cellulaire en l'absence de convection naturelle et de sédimentation.
  2. Complexité technologique et coût : Mettre en rotation une structure de la taille de l'ISS imposerait des joints tournants étanches, une gestion délicate du moment cinétique propre (effets gyroscopiques perturbant le contrôle d'attitude), des contraintes mécaniques considérables sur la structure et de grandes difficultés pour l'amarrage des vaisseaux de ravitaillement.
  3. Effets physiologiques néfastes (effet Coriolis) : Aux dimensions de l'ISS (rayon de l'ordre de quelques dizaines de mètres), obtenir une gravité proche de g_0 exigerait une vitesse de rotation importante, provoquant d'intenses forces d'inertie de Coriolis (\vec{F}_{\mathrm{ic}} = -2m\,\vec{\Omega}\wedge\vec{v}_{\mathrm{r}}) lors des mouvements des spationautes, à l'origine d'un mal de l'espace sévère (troubles vestibulaires).

L'une quelconque de ces raisons justifie l'absence de mise en rotation de l'ISS.

Question déjà tombée ailleurs

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Partie III : Peser la Terre

III.1 · Principe

Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : champ de gravitation, masse

Justifier que l'action " peser un astre " est l'action de mesure de sa masse et non de son poids.

Voir l'indice

Rappeler que le poids est une force dépendant du champ gravitationnel local alors que la masse est une quantité de matière intrinsèque.

Voir la réponse courte

Le poids dépend du champ de gravité local extérieur, tandis que la masse est une caractéristique propre et invariante de l'astre.

Voir le corrigé complet

Il convient de distinguer clairement les concepts physiques de masse et de poids :

  • La masse M est une grandeur scalaire intrinsèque et invariante d'un système. Elle quantifie sa quantité de matière et son inertie, et constitue la source du champ gravitationnel qu'il engendre à distance. Elle s'exprime en kilogrammes (\mathrm{kg}).
  • Le poids \vec{P} est une force (exprimée en newtons, \mathrm{N}) correspondant à l'attraction gravitationnelle exercée sur un corps par un autre astre attracteur. Le poids n'est donc pas une propriété intrinsèque de l'objet : il dépend du champ gravitationnel extérieur dans lequel l'objet est plongé.

Un astre comme la Terre n'a pas de « poids » en soi (celui-ci dépendrait arbitrairement du corps céleste attracteur considéré, par exemple le Soleil). En revanche, la dynamique des satellites en orbite autour de la Terre est gouvernée par le champ gravitationnel créé par la Terre, dont l'intensité dépend directement de sa masse M_T via la loi de la gravitation universelle :

\vec{F}_G = -\frac{G M_T m}{r^2} \vec{u}_r

La mesure expérimentale de la période T et du demi-grand axe a des orbites de satellites permet donc, via la troisième loi de Kepler, de déterminer la grandeur intrinsèque M_T.

L'expression courante « peser un astre » désigne ainsi, par analogie avec la pesée au quotidien, la détermination de sa masse M_T et non d'une force de pesanteur.

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : trajectoire elliptique, loi de kepler

Faire un schéma clair de l'ellipse, trajectoire du satellite, en y positionnant le foyer et le demi-grand axe . Faire figurer également les points particuliers et de la trajectoire, appelés respectivement « périgée » et « apogée », ainsi que les distances et de ces points au foyer . Exprimer le demi-grand axe en fonction de et .

Voir l'indice

Tracer l'ellipse avec les deux foyers, repérer le périgée et l'apogée sur le grand axe et exprimer la longueur totale 2a = r_P + r_A.

Voir la stratégie
  1. Tracer l'ellipse représentant la trajectoire fermée du satellite et identifier son axe focal (grand axe).
  2. Positionner le centre de force gravitationnelle (le centre de la Terre O_T) à l'un des deux foyers, ainsi que les deux apsides : le périgée P (point le plus proche du foyer) et l'apogée A (point le plus éloigné).
  3. Relier la longueur du grand axe 2a aux distances focales extrêmes r_P et r_A.
Voir la réponse courte

Schéma de l'ellipse avec foyer O_T, périastre P, apoastre A : le grand axe vaut 2a = r_P + r_A, soit a = (r_P + r_A)/2.

Voir le corrigé complet

D'après la première loi de Kepler, la trajectoire du satellite est une ellipse dont le centre de la Terre O_T occupe l'un des foyers.

Les points A, O_T, C (centre géométrique de l'ellipse) et P sont alignés sur le grand axe de l'ellipse. Le foyer O_T appartient au segment [AP], donc la longueur du grand axe s'exprime par :

\begin{aligned} AP = AO_T + O_T P = r_A + r_P \end{aligned}

Or, par définition du demi-grand axe a, la longueur du grand axe vaut AP = 2a. On en déduit directement :

\boxed{a = \frac{r_P + r_A}{2}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : troisième loi de kepler, gravitation

Exprimer en fonction de et en fonction de . Exprimer littéralement en fonction de alpha et des valeurs constantes apparaissant dans la troisième loi de Kepler.

Par la suite, on attend un résultat en kg pour la valeur numérique de .

Voir l'indice

Isoler les termes de la troisième loi de Kepler sous forme a^3 = \alpha T^2 pour déterminer la pente \alpha et en déduire M_T.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'énoncé de la troisième loi de Kepler reliant a et T.
  2. Mettre cette relation sous la forme linéaire Y = \alpha X attendue pour la régression, et identifier les variables Y et X.
  3. Exprimer littéralement la masse M_T en fonction de la pente \alpha et des constantes G et \pi.
Voir la réponse courte

Avec Y = a^3 et X = T^2, la 3e loi de Kepler a^3/T^2 = GM_T/(4\pi^2) donne une droite de pente \alpha, d'où M_T = 4\pi^2\alpha/G.

Voir le corrigé complet

La troisième loi de Kepler pour un satellite en orbite autour de la Terre s'écrit :

\frac{a^3}{T^2} = \frac{G M_T}{4\pi^2}

Pour obtenir une relation affine (et plus précisément linéaire) de la forme Y = \alpha X, on pose :

\boxed{Y = a^3 \quad \text{et} \quad X = T^2}

La relation devient alors :

Y = \left(\frac{G M_T}{4\pi^2}\right) X

Par identification avec la relation de régression Y = \alpha X, la pente \alpha s'identifie à :

\alpha = \frac{G M_T}{4\pi^2}

On en déduit l'expression littérale de la masse de la Terre M_T :

\boxed{M_T = \frac{4\pi^2 \alpha}{G}}

Résultat

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III.2 · Étude de données orbitales

Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Exploitation de document
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : troisième loi de kepler, python

Expliquer ce que fait ce morceau de code.

Voir l'indice

Décrire le parcours séquentiel de la liste DATA et la récupération du premier élément de chaque sous-liste.

Voir la réponse courte

Le script initialise et structure les données orbitales (périgées, apogées, périodes) d'un échantillon de satellites terrestres.

Voir le corrigé complet

Le code du document 1 effectue les opérations suivantes :

  • Il initialise une liste vide nommée n_sat.
  • La boucle for i in range(9) parcourt les entiers de i = 0 à i = 8, correspondant aux indices des 9 sous-listes de la liste principale DATA.
  • Pour chaque satellite d'indice i, l'instruction DATA[i][0] extrait le premier élément de sa sous-liste, qui correspond à son numéro (entier de 1 à 9).
  • La méthode append ajoute successivement ces numéros à la fin de la liste n_sat.

En conclusion, ce morceau de code permet d'extraire et de stocker dans la liste n_sat les numéros des 9 satellites étudiés, soit :

\boxed{\texttt{n\_sat = [1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9]}}

Résultat

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : python, troisième loi de kepler

Écrire les instructions pour extraire de DATA la liste T_sat contenant les 9 périodes exprimées en minutes.

Voir l'indice

Utiliser une boucle ou une compréhension de liste extrayant l'indice correspondant à la période T dans chaque sous-liste de DATA.

Voir la stratégie

D'après la description de la structure de DATA, pour chaque satellite, la période T (exprimée en minutes) est le troisième élément de sa liste descriptive, ce qui correspond à l'indice 2. En s'inspirant de la démarche du Document 1, on peut extraire cette grandeur à l'aide d'une boucle ou d'une liste en compréhension.

Voir la réponse courte

Extraction par compréhension de liste ou indexation de colonnes : extraction des valeurs de périodes en minutes.

Voir le corrigé complet

Dans chaque sous-liste DATA[i], les éléments sont ordonnés comme suit :

  • DATA[i][0] : numéro du satellite ;
  • DATA[i][1] : nom du satellite ;
  • DATA[i][2] : période T en minutes.

On peut ainsi construire la liste T_sat selon la même structure que celle présentée dans le Document 1 :

T_sat = []
for i in range(9):
    T_sat.append(DATA[i][2])

De manière équivalente et plus concise, on peut utiliser une compréhension de liste :

T_sat = [DATA[i][2] for i in range(9)]
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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : python, loi de kepler

Écrire la fonction demiGrandAxe(DATA) qui permet d'obtenir la liste a_sat contenant les demi-grands axes des 9 trajectoires exprimées en km.

Voir l'indice

Déterminer le périgée et l'apogée à partir des altitudes minimale et maximale de chaque satellite, puis ajouter le rayon terrestre R_T.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'indice de la liste des altitudes alt dans chaque sous-liste de DATA.
  2. Exprimer le demi-grand axe a à partir des altitudes minimale et maximale et du rayon terrestre R_T selon la relation établie en Q23.
  3. Parcourir les 9 satellites, calculer a en kilomètres, l'ajouter à la liste a_sat et renvoyer cette liste.
Voir la réponse courte

Définition d'une fonction calculant a = R_T + (h_P + h_A)/2 en kilomètres pour chaque satellite de la table DATA.

Voir le corrigé complet

D'après la description fournie pour chaque satellite, les éléments d'une sous-liste de DATA sont ordonnés ainsi :

  • numero (indice 0), nom (indice 1), T (indice 2), t (indice 3), lat (indice 4), long (indice 5) et alt (indice 6).

L'altitude h étant repérée par rapport à la surface terrestre, les distances au centre de la Terre O_T au périgée et à l'apogée valent :

r_P = R_T + h_{\min} = R_T + \min(\texttt{alt}) \quad \text{et} \quad r_A = R_T + h_{\max} = R_T + \max(\texttt{alt})

D'après la relation établie à la question Q23, le demi-grand axe a s'exprime par :

\boxed{a = \frac{r_P + r_A}{2} = R_T + \frac{\min(\texttt{alt}) + \max(\texttt{alt})}{2}}

Les altitudes étant fournies en kilomètres, on prend le rayon de la Terre en kilomètres : R_T = 6{,}37 \cdot 10^3\text{ km}.

On écrit la fonction demandée en utilisant les fonctions prédéfinies min() et max() rappelées en annexe :

def demiGrandAxe(DATA):
    R_T = 6.37e3  # Rayon terrestre en km
    a_sat = []
    for sat in DATA:
        alt = sat[6]  # Liste des altitudes en km
        r_P = R_T + min(alt)
        r_A = R_T + max(alt)
        a = (r_P + r_A) / 2
        a_sat.append(a)
    return a_sat

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : python, troisième loi de kepler

Écrire la fonction XY dont les arguments sont les listes T_sat et a_sat, qui retourne les tableaux de type numpy.ndarray, et dans le tuple .

Voir l'indice

Convertir la période en secondes et le demi-grand axe en mètres à l'aide de tableaux NumPy avant d'élever aux puissances 2 et 3.

Voir la stratégie
  1. Identifier les grandeurs d'entrée et de sortie : les listes T_sat et a_sat doivent être converties en tableaux numpy.ndarray pour permettre l'élévation aux puissances respectives de façon vectorielle.
  2. Appliquer la relation établie à la question Q24 : X = T^2 et Y = a^3.
  3. Convertir les données dans le système international d'unités (T en secondes et a en mètres) afin que la constante gravitationnelle G permette d'obtenir directement la masse M_T en kilogrammes.
Voir la réponse courte

Conversion en unités SI (s et m) puis création des tableaux NumPy X = T^2 et Y = a^3 renvoyés sous forme de tuple.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q24, on a défini les grandeurs X = T^2 et Y = a^3. Les périodes T sont données en minutes et les demi-grands axes a en kilomètres. Afin d'obtenir des grandeurs dans le Système international cohérentes avec la valeur de G, il convient de convertir les durées en secondes (\times 60) et les longueurs en mètres (\times 10^3).

Les opérations d'élévation à la puissance ne s'appliquant pas directement aux listes natives de Python, on convertit d'abord les listes en tableaux de type numpy.ndarray grâce à np.array.

La fonction peut s'écrire ainsi :

def XY(T_sat, a_sat):
    # Conversion dans les unites du SI (secondes et metres)
    T = np.array(T_sat) * 60.0
    a = np.array(a_sat) * 1e3

    # Calcul des grandeurs pour la droite de Kepler
    X = T**2
    Y = a**3

    return (X, Y)

Remarque : si l'on ne convertit pas les unités au sein de la fonction (en posant directement T = np.array(T_sat) et a = np.array(a_sat)), on obtient les grandeurs X en \text{min}^2 et Y en \text{km}^3, ce qui correspond précisément à la démarche de l'élève à l'origine de la figure 12 analysée à la question Q31.

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : troisième loi de kepler, python

Écrire les instructions pour obtenir le tableau [alpha, beta] des paramètres de la régression linéaire. Quelle valeur attend-on pour l'ordonnée à l'origine beta ? Justifier.

Voir l'indice

Utiliser la fonction np.polyfit avec un polynôme de degré 1. Justifier la nullité de \beta d'après la loi théorique de Kepler.

Voir la réponse courte

Utilisation de np.polyfit(X, Y, 1). La loi de Kepler prévoyant une stricte proportionnalité entre a^3 et T^2, on attend \beta = 0.

Voir le corrigé complet

1. Instructions Python pour la régression linéaire

D'après l'annexe de programmation, la fonction np.polyfit(x, y, deg) ajuste les points par un polynôme de degré deg et renvoie un tableau contenant ses coefficients ordonnés par puissances décroissantes. Pour un ajustement affine (\text{deg} = 1) modélisé par Y = \alpha X + \beta :

alpha, beta = np.polyfit(X, Y, 1)

Le tableau np.polyfit(X, Y, 1) renvoie directement [alpha, beta], où l'élément d'indice 0 est la pente \alpha et l'élément d'indice 1 est l'ordonnée à l'origine \beta. Pour calculer le modèle affine complet, on écrit alors :

Y_mod = alpha * X + beta

2. Valeur attendue pour l'ordonnée à l'origine \beta

D'après la troisième loi de Kepler établie à la question Q24, la relation entre Y = a^3 et X = T^2 est une relation de stricte proportionnalité :

Y = \frac{G M_T}{4\pi^2}\,X

Le modèle théorique ne comporte aucun terme constant indépendant de X. On attend donc théoriquement pour l'ordonnée à l'origine :

\boxed{\beta = 0\text{ m}^3}

En pratique, du fait des incertitudes de mesure et des approximations du modèle à deux corps ponctuels, la régression linéaire sur des données expérimentales donnera une valeur non strictement nulle, mais compatible avec zéro au vu de son incertitude-type (|\beta| \ll Y).

Résultat

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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : python, régression linéaire

Expliciter les termes A, B, C, D, E, et F.

Voir l'indice

Identifier les abscisses et ordonnées des points expérimentaux ainsi que celles de la droite modèle, puis nommer les grandeurs physiques et leurs unités.

Voir la stratégie

Dans le document 3, la fonction plt.plot trace successivement le nuage de points expérimentaux avec des marqueurs circulaires bleus ("bo"), puis la droite issue de la régression linéaire avec un trait continu rouge ("r-"). Enfin, les fonctions plt.xlabel et plt.ylabel attribuent un intitulé (avec grandeur et unité) à chaque axe.

Voir la réponse courte

Identification des fonctions d'affichage graphique de Matplotlib (scatter, plot, xlabel, ylabel, title, show).

Voir le corrigé complet

En analysant la structure du code et la modélisation effectuée :

  • A correspond au tableau des abscisses des données expérimentales, soit :

    \mathbf{A} = \texttt{X} \quad (\text{représentant } T^2)
  • B correspond au tableau des ordonnées des données expérimentales, soit :

    \mathbf{B} = \texttt{Y} \quad (\text{représentant } a^3)
  • C correspond aux abscisses utilisées pour le tracé de la droite de régression, soit :

    \mathbf{C} = \texttt{X} \quad (\text{ou un tableau de valeurs discrétisées sur l'intervalle de } X)
  • D correspond aux ordonnées modélisées par la régression linéaire, soit :

    \mathbf{D} = \texttt{Y\_mod} \quad (\text{ou directement } \texttt{alpha * X + beta})
  • E est la chaîne de caractères décrivant l'axe des abscisses, qui doit préciser la grandeur physique ainsi que son unité, par exemple :

    \mathbf{E} = \texttt{"T\textasciicircum 2 (s\textasciicircum 2)"} \quad \text{ou} \quad \texttt{"Carré de la période } T^2 \text{ (s}^2\text{)"}
  • F est la chaîne de caractères décrivant l'axe des ordonnées, précisant la grandeur physique et son unité, par exemple :

    \mathbf{F} = \texttt{"a\textasciicircum 3 (m\textasciicircum 3)"} \quad \text{ou} \quad \texttt{"Cube du demi-grand axe } a^3 \text{ (m}^3\text{)"}

En synthèse :

\boxed{ \mathbf{A} = \texttt{X}, \quad \mathbf{B} = \texttt{Y}, \quad \mathbf{C} = \texttt{X}, \quad \mathbf{D} = \texttt{Y\_mod}, \quad \mathbf{E} = T^2\ (\mathrm{s}^2), \quad \mathbf{F} = a^3\ (\mathrm{m}^3) }

Résultat

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : troisième loi de kepler, analyse dimensionnelle

Quelle(s) précaution(s) l'élève a-t-il oubliée(s) de prendre en écrivant la fonction XY, puis en écrivant le code décrit sur le document 3 ?

Voir l'indice

Penser à la conversion impérative en unités du Système International et à l'indication explicite des unités sur les étiquettes des axes.

Voir la stratégie
  1. Analyser les ordres de grandeur des échelles sur la figure 12 pour identifier les unités effectivement utilisées dans la fonction XY.
  2. Examiner le rendu du tracé (figure 12) pour repérer les manques du script d'affichage du document 3.
Voir la réponse courte

Oubli de conversion des unités en unités SI (minutes vers secondes pour T, kilomètres vers mètres pour a).

Voir le corrigé complet

L'observation attentive de la figure 12 révèle plusieurs oublis commis par l'élève :

  1. Dans la fonction XY : l'absence de conversion vers le Système International d'unités (SI)

    • En abscisse, la valeur maximale atteint X_{\max} \approx 2{,}06 \cdot 10^6, ce qui correspond à T_{\max}^2 = (1436{,}2)^2. L'élève a donc laissé les périodes de révolution en minutes au lieu de les convertir en secondes (\times 60).
    • En ordonnée, la valeur maximale atteint Y_{\max} \approx 7{,}5 \cdot 10^{13}, ce qui correspond à a_{\max}^3 = (42167)^3. L'élève a donc laissé les demi-grands axes en kilomètres au lieu de les convertir en mètres (\times 10^3).
    • Conséquence : la pente \alpha obtenue ne sera pas dans les unités SI, ce qui faussera directement le calcul de la masse de la Terre M_T si l'on utilise la valeur tabulée de G en \mathrm{m^3\cdot kg^{-1}\cdot s^{-2}}.
  2. Dans le code du document 3 : l'absence d'étiquettes et d'unités sur les axes

    • Les axes ne comportent ni le nom des grandeurs physiques représentées, ni leurs unités respectives : l'élève a oublié de renseigner convenablement les instructions plt.xlabel() et plt.ylabel().
    • Remarque informatique : l'élève a tracé la droite de modélisation en reliant directement les couples (X, Y_{\text{mod}}) sans s'assurer au préalable que les valeurs de X étaient triées par ordre croissant, ce qui peut occasionner des retours en arrière lors d'un tracé de type ligne ("r-").
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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loi de kepler, document

Expliquer pourquoi seuls 4 points semblent apparaître sur le graphique, alors que les 9 valeurs ont bien été entrées dans le code.

Voir l'indice

Examiner les valeurs des périodes : plusieurs satellites occupent des orbites similaires (notamment l'orbite géostationnaire) et leurs points se superposent.

Voir la stratégie
  1. Analyser les valeurs du tableau du document 2 pour identifier les catégories d'orbites selon l'ordre de grandeur de la période T et du demi-grand axe a.
  2. Comparer l'échelle globale du tracé (X = T^2 variant de 0 à plus de 2\cdot 10^6\text{ min}^2) aux valeurs de chaque groupe de satellites pour expliquer les regroupements et superpositions.
Voir la réponse courte

Plusieurs satellites partagent la même orbite (orbites géostationnaires ou constellations GNSS), leurs points (T^2, a^3) se superposent.

Voir le corrigé complet

L'observation des données du document 2 met en évidence une très grande disparité d'échelles entre les orbites :

  • Satellites en orbite basse (LEO) : satellites 1, 3, 7, 8 et 9.
    Leurs périodes sont comprises entre 92{,}9\text{ min} et 118{,}4\text{ min}, ce qui donne des abscisses X = T^2 \lesssim 1{,}4\cdot 10^4\text{ min}^2 et des ordonnées Y = a^3 \lesssim 5\cdot 10^{11}\text{ km}^3. Rapportées à l'échelle du graphique (qui s'étend jusqu'à X \approx 2{,}1\cdot 10^6\text{ min}^2 et Y \approx 7{,}5\cdot 10^{13}\text{ km}^3), ces valeurs représentent moins de 1\,\% de la pleine échelle. Ces 5 satellites sont donc indiscernables et regroupés en un unique point apparent au voisinage immédiat de l'origine (0,0).
  • Satellite en orbite moyenne (MEO) : satellite 5.
    Avec T = 631{,}1\text{ min}, on a X = T^2 \approx 4{,}0\cdot 10^5\text{ min}^2 et Y = a^3 \approx 1{,}4\cdot 10^{13}\text{ km}^3. Il forme le deuxième point visible (vers X \approx 0{,}4\cdot 10^6).
  • Satellite en orbite haute : satellite 6.
    Avec T = 1214{,}4\text{ min}, on a X = T^2 \approx 1{,}47\cdot 10^6\text{ min}^2 et Y = a^3 \approx 5{,}4\cdot 10^{13}\text{ km}^3. Il constitue le troisième point visible (vers X \approx 1{,}5\cdot 10^6).
  • Satellites géostationnaires / géosynchrones : satellites 2 et 4.
    Ils possèdent des caractéristiques quasi-identiques :

    \begin{aligned} T_2 &= 1436{,}1\text{ min} \quad \text{et} \quad a_2 = 42\,164\text{ km} \\ T_4 &= 1436{,}2\text{ min} \quad \text{et} \quad a_4 = 42\,167\text{ km} \end{aligned}

    Leurs couples (X, Y) sont tellement proches qu'à la résolution du tracé, ces deux points se superposent exactement à l'extrémité supérieure droite (X \approx 2{,}06\cdot 10^6, Y \approx 7{,}5\cdot 10^{13}), formant le quatrième point visible.

Ainsi, les 9 points se répartissent en :

\boxed{5 \text{ points confondus près de l'origine} + 1 \text{ point (sat. 5)} + 1 \text{ point (sat. 6)} + 2 \text{ points superposés (sat. 2 et 4)} = 4 \text{ points visibles.}}

Résultat

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III.3 · Précision du résultat

Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : méthode de monte-carlo, incertitude-type

Proposer un ordre de grandeur pour N_sim.

Voir l'indice

Proposer un nombre de réalisations suffisant pour une bonne convergence statistique sans pénaliser le temps de calcul (typiquement 10^4 à 10^5).

Voir la stratégie

Le choix du nombre de tirages N_{\text{sim}} dans une méthode de Monte-Carlo résulte d'un compromis classique entre la précision statistique recherchée et le temps de calcul machine.

Voir la réponse courte

Pour une estimation statistique stable par méthode de Monte-Carlo, on choisit usuellement N_{\text{sim}} \sim 10^4 à 10^5.

Voir le corrigé complet

Dans une méthode de Monte-Carlo appliquée à l'évaluation des incertitudes :

  • D'un point de vue statistique, la convergence des estimateurs (moyenne et écart-type) est gouvernée par le théorème central limite. L'incertitude relative sur l'estimation de l'incertitude-type décroît en 1/\sqrt{2 N_{\text{sim}}}. Pour obtenir une précision statistique de l'ordre de 1\,\% sur l'incertitude-type, il faut :

    \frac{1}{\sqrt{2 N_{\text{sim}}}} \sim 10^{-2} \implies N_{\text{sim}} \sim \frac{1}{2 \times 10^{-4}} = 5 \times 10^3
  • D'un point de vue informatique, chaque itération effectue un tirage aléatoire et un ajustement polynomial (np.polyfit) sur 9 points. Pour N_{\text{sim}} = 10^4, le temps d'exécution sur un ordinateur standard reste très court (de l'ordre de la seconde).

On choisit donc typiquement :

\boxed{N_{\text{sim}} \sim 10^4 \quad (\text{ou de } 10^4 \text{ à } 10^5)}

Résultat

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Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : méthode de monte-carlo, python

Expliciter les termes G, H, I, J, K, L, M, N, O, P, Q, R, S, U, V, W, X, Y, et Z. Proposer également le commentaire AA.

Voir l'indice

Associer à chaque lettre l'initialisation de listes vides, la borne de la boucle, les tableaux initiaux et les calculs des variables X et Y.

Voir la réponse courte

Complétion du tirage aléatoire gaussien des mesures avec np.random.normal, régressions linéaires itérées et stockage des paramètres.

Voir le corrigé complet

Le document 4 présente l'implémentation de la méthode de Monte-Carlo appliquée à la régression linéaire issue de la troisième loi de Kepler.

Analysons les différents termes ligne par ligne :

  • Lignes 2 et 3 – Initialisation des listes : Les listes sont initialisées à vide afin d'accumuler les résultats à chaque tirage :

    \mathbf{G} = \texttt{[]}, \quad \mathbf{H} = \texttt{[]}, \quad \mathbf{I} = \texttt{[]} \quad \text{et} \quad \mathbf{J} = \texttt{[]}, \quad \mathbf{K} = \texttt{[]}
  • Ligne 5 – Boucle de tirages aléatoires : La boucle itère sur le nombre de simulations fixé (estimé à la question Q33) :

    \mathbf{L} = \texttt{N\_sim} \quad (\text{ou } 10000)
  • Lignes 6 et 7 – Tirages aléatoires des mesures : Les tirages s'effectuent autour des valeurs mesurées contenues dans les listes initiales converties en tableaux NumPy :

    \mathbf{M} = \texttt{np.array(a\_sat)} \quad (\text{ou } \texttt{a\_sat}) \quad \text{et} \quad \mathbf{N} = \texttt{np.array(T\_sat)} \quad (\text{ou } \texttt{T\_sat})
  • Lignes 8 et 9 – Calcul des variables du modèle en unités SI : Sachant que Y = a^3 (\text{m}^3) et X = T^2 (\text{s}^2), avec a en km et T en min :

    \mathbf{O} = \texttt{(a\_tir * 1e3)**3} \quad \text{et} \quad \mathbf{P} = \texttt{(T\_tir * 60)**2}

    Remarque : si l'on utilise la fonction XY définie à la question Q28, on peut aussi écrire \mathbf{O} = \texttt{XY(T\_tir, a\_tir)[1]} et \mathbf{P} = \texttt{XY(T\_tir, a\_tir)[0]}.

  • Lignes 10 et 11 – Sauvegarde des données tirées : On ajoute les tableaux tirés aux listes list_Y et list_X :

    \mathbf{Q} = \texttt{Y\_tir} \quad \text{et} \quad \mathbf{R} = \texttt{X\_tir}

    Le commentaire AA explicite cette opération :

    AA : # Enregistrement des valeurs tirées de Y (et X) (ou # Mémorisation du tirage)

  • Ligne 12 – Régression linéaire : La fonction np.polyfit(x, y, deg) prend en premier argument la variable d'abscisse x = X_{\text{tir}} et en second celle d'ordonnée y = Y_{\text{tir}} :

    \mathbf{S} = \texttt{X\_tir} \quad \text{et} \quad \mathbf{U} = \texttt{Y\_tir}
  • Lignes 13 et 14 – Enregistrement des paramètres de régression : D'après l'annexe, p[0] correspond au coefficient du terme de plus haut degré (la pente \alpha) et p[1] au terme constant (l'ordonnée à l'origine \beta) :

    \mathbf{V} = \texttt{p[0]} \quad \text{et} \quad \mathbf{W} = \texttt{p[1]}
  • Termes X et Y de la consigne : Les lettres \mathbf{X} et \mathbf{Y} ne figurent pas comme variables à trous en gras dans le document 4 (l'énoncé a sauté directement de \mathbf{W} à \mathbf{Z}). S'il s'agit d'expliciter les grandeurs associées dans le contexte :

    \mathbf{X} = T^2 \quad (\text{en } \text{s}^2) \quad \text{et} \quad \mathbf{Y} = a^3 \quad (\text{en } \text{m}^3)
  • Ligne 15 – Enregistrement de la masse de la Terre : D'après le résultat de la question Q24, M_T = \frac{4\pi^2 \alpha}{G} :

    \mathbf{Z} = \texttt{4 * np.pi**2 * p[0] / G} \quad (\text{ou } \texttt{4 * np.pi**2 * list\_alpha[-1] / G})
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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : méthode de monte-carlo, incertitude-type

Écrire alors les instructions pour obtenir la masse M_T, l'incertitude-type associée u_M, ainsi que beta_sim et l'incertitude-type associée u_beta.

Voir l'indice

Appliquer les fonctions np.mean et np.std(..., ddof=1) aux listes simulées pour obtenir moyennes et incertitudes-types.

Voir la stratégie
  1. Identifier dans les données statistiques générées à la question précédente les listes d'intérêt : list_MT et list_beta.
  2. Mobiliser les fonctions de la bibliothèque NumPy documentées dans l'annexe du sujet : np.mean pour calculer la valeur estimée (moyenne) et np.std(..., ddof=1) pour l'incertitude-type (écart-type expérimental non biaisé).
Voir la réponse courte

Calcul des moyennes et écarts-types expérimentaux avec np.mean et np.std(..., ddof=1) sur les distributions simulées.

Voir le corrigé complet

À l'issue des tirages de Monte-Carlo, les grandeurs recherchées sont évaluées par la moyenne et l'écart-type des échantillons simulés list_MT et list_beta, conformément aux fonctions NumPy données en annexe :

M_T = np.mean(list_MT)
u_M = np.std(list_MT, ddof=1)

beta_sim = np.mean(list_beta)
u_beta = np.std(list_beta, ddof=1)
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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : critère de compatibilité, incertitude-type

Définir un critère de compatibilité. Les résultats obtenus (valeur et précision) à partir des données de DATA sont-ils compatibles avec la valeur publiée ?

Voir l'indice

Calculer le quotient E_n = |M_T - M_{T,\text{pub}}| / \sqrt{u_M^2 + u_T^2} et conclure selon qu'il est inférieur ou supérieur à 2.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition générale du critère de compatibilité (l'écart normalisé ou z-score) entre deux grandeurs affectées d'incertitudes-types.
  2. Réaliser l'application numérique de l'écart normalisé entre la valeur simulée M_T et la valeur publiée M_{T,\text{pub}}.
  3. Conclure sur la compatibilité en distinguant la proximité de la valeur (écart relatif très faible mais écart normalisé légèrement supérieur au seuil statistique de 2) et l'ordre de grandeur de la précision (u_M et u_T comparables).
Voir la réponse courte

Calcul de l'écart normalisé (z-score) z = |M_T - M_{\text{ref}}| / \sqrt{u_M^2 + u_{\text{ref}}^2} ; compatibilité validée si z \le 2.

Voir le corrigé complet

Pour comparer deux mesures d'une même grandeur M_1 et M_2, associées à leurs incertitudes-types u(M_1) et u(M_2), on définit le critère de compatibilité par l'écart normalisé (ou z-score) :

\boxed{E_n = \frac{|M_1 - M_2|}{\sqrt{u^2(M_1) + u^2(M_2)}}}

Au niveau de confiance usuel de 95\,\%, les deux mesures sont considérées comme compatibles si :

E_n \le 2

D'après le document 5 et les données de l'énoncé :

  • Valeur obtenue par simulation : M_T \approx 5{,}9758 \cdot 10^{24}\text{ kg} avec u_M \approx 7{,}71 \cdot 10^{20}\text{ kg} ;
  • Valeur de la littérature : M_{T,\text{pub}} = 5{,}97223 \cdot 10^{24}\text{ kg} avec u_T = 5{,}9 \cdot 10^{20}\text{ kg}.

Calculons l'écart absolu :

|M_T - M_{T,\text{pub}}| = (5{,}9758 - 5{,}97223) \cdot 10^{24} = 3{,}6 \cdot 10^{21}\text{ kg}

L'incertitude combinée vaut :

u_c = \sqrt{u_M^2 + u_T^2} = \sqrt{(7{,}71 \cdot 10^{20})^2 + (5{,}9 \cdot 10^{20})^2} \approx 9{,}7 \cdot 10^{20}\text{ kg}

On en déduit l'écart normalisé :

E_n = \frac{3{,}6 \cdot 10^{21}}{9{,}7 \cdot 10^{20}} \approx 3{,}7

Discussion et conclusion :

  • Sur la précision : les incertitudes-types u_M et u_T sont du même ordre de grandeur (\sim 10^{21}\text{ kg}, soit une précision relative d'environ 0{,}01\,\%). La méthode d'évaluation de la dispersion est donc en excellent accord avec les incertitudes publiées.
  • Sur la valeur : comme E_n \approx 3{,}7 > 2, les deux valeurs ne sont pas strictement compatibles au sens du critère statistique à 95\,\%. Néanmoins, l'écart relatif est minime :

    \frac{|M_T - M_{T,\text{pub}}|}{M_{T,\text{pub}}} \approx 0{,}06\,\%

    Ce léger écart s'explique par des biais systématiques non pris en compte dans le modèle purement képlérien (la Terre n'est pas rigoureusement sphérique, existence du potentiel perturbateur J_2, calcul approché du demi-grand axe à la question Q27).

Résultat

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Partie IV : Stocker l'énergie électrique

IV.1 · Etude cristallographique du nickel

Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : cohérence temporelle, interférence

Justifier que les deux rayons émergents sont associés à des ondes cohérentes et que dans ce cas .

Voir l'indice

Souligner que les deux rayons sont issus de la même onde incidente et diffusés élastiquement sans altération de leur fréquence.

Voir la réponse courte

Les ondes proviennent d'une même source monochromatique par diffusion élastique sans décalage en fréquence, assurant leur cohérence mutuelle.

Voir le corrigé complet

Les deux rayons émergents proviennent de la réflexion élastique (diffusion sans changement de fréquence) sur deux plans réticulaires successifs d'un même faisceau issu d'une unique source monochromatique de longueur d'onde \lambda.

  • Égalité des pulsations : La source étant monochromatique de longueur d'onde \lambda dans le vide (ou l'air), elle présente une pulsation unique :

    \omega = \frac{2\pi c}{\lambda}

    La diffusion par les atomes du réseau cristallin étant élastique, le rayonnement réémis conserve la même fréquence et la même pulsation, d'où :

    \boxed{\omega_1 = \omega_2 = \omega}
  • Cohérence des ondes : Deux ondes sont dites cohérentes si leur déphasage relatif \Delta\varphi(M) = \varphi_2(M) - \varphi_1(M) en un point M est constant au cours du temps, ce qui conditionne la visibilité d'une figure d'interférences stable. Puisque les deux rayons sont issus par division du front d'onde d'une même source primaire, tout saut ou fluctuation aléatoire de phase à la source est transmis à l'identique sur les deux trajets. Pourvu que la différence de marche \delta reste très inférieure à la longueur de cohérence temporelle de la source (\delta \ll \ell_c), ces fluctuations s'annulent dans la différence de phase, assurant la cohérence mutuelle des ondes émergentes.

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : différence de marche, loi de bragg

Évaluer la différence de marche entre les 2 rayons renvoyés dans la direction symétrique . Faire clairement apparaître sur un schéma reproduisant la figure 13. En déduire l'expression de en fonction de et de la longueur d'onde de la source incidente.

Voir l'indice

Construire la projection géométrique des rayons sur un schéma pour faire apparaître les deux segments de trajet supplémentaire de longueur a_c \sin\theta.

Voir la stratégie
  1. Choisir deux plans d'onde perpendiculaires aux rayons incident et réfléchi passant par le centre diffuseur supérieur A_1, et déterminer les pieds des perpendiculaires H_1 et H_2 sur le rayon inférieur.
  2. Exprimer les segments supplémentaires parcourus par le second rayon dans les triangles rectangles formés, pour en déduire la différence de marche géométrique \delta.
  3. Relier le déphasage \Delta\varphi(M) à la différence de marche \delta via la relation fondamentale \Delta\varphi = \frac{2\pi}{\lambda}\delta.
Voir la réponse courte

Tracé de la marche géométrique sur deux plans successifs : \delta = 2d\sin\theta et déphasage \Delta\varphi = 2\pi\delta/\lambda = 4\pi d\sin\theta/\lambda.

Voir le corrigé complet

Considérons deux plans réticulaires successifs distants de a_c. Le premier rayon se réfléchit sur un atome A_1 du plan supérieur, et le second rayon se réfléchit sur un atome A_2 situé directement sous A_1 dans le plan inférieur.

Traçons les surfaces d'onde passant par A_1 :

  • le front d'onde incident coupe le rayon 2 en H_1 tel que (A_1 H_1) soit perpendiculaire au rayon incident ;
  • le front d'onde réfléchi coupe le rayon 2 émergent en H_2 tel que (A_1 H_2) soit perpendiculaire au rayon réfléchi.

En amont de la surface d'onde (A_1 H_1) et en aval de la surface d'onde (A_1 H_2), les chemins optiques des deux rayons sont identiques. La différence de marche \delta entre le rayon 2 et le rayon 1 s'écrit donc :

\delta = (H_1 A_2) + (A_2 H_2)

Dans le triangle rectangle A_1 H_1 A_2, l'angle \widehat{H_1 A_1 A_2} vaut \theta (angles à côtés perpendiculaires : (A_1 A_2) est perpendiculaire au plan réticulaire et (A_1 H_1) est perpendiculaire au rayon incident). On a donc :

H_1 A_2 = A_1 A_2 \sin\theta = a_c \sin\theta

De même, par symétrie dans le triangle rectangle A_1 H_2 A_2 :

A_2 H_2 = a_c \sin\theta

La différence de marche géométrique entre les deux rayons renvoyés dans la direction \theta vaut ainsi :

\boxed{\delta = 2 a_c \sin\theta}

Le retard de phase de l'onde 2 par rapport à l'onde 1 en tout point M d'observation à l'infini dans la direction \theta est donné par :

\Delta\varphi(M) = \varphi_2(M) - \varphi_1(M) = \frac{2\pi}{\lambda}\delta

soit :

\boxed{\Delta\varphi(M) = \frac{4\pi a_c \sin\theta}{\lambda}}

Résultat

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : formule de fresnel, interférence

Établir l'expression de l'intensité lumineuse résultant de l'interférence des deux rayons. On rappelle que l'intensité vaut 2 fois la moyenne temporelle de l'amplitude résultante en .

Voir l'indice

Calculer la moyenne temporelle de l'amplitude totale au carré pour deux ondes cohérentes de même pulsation et de déphasage constant.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe de superposition pour déterminer l'onde scalaire résultante s(t, M) = s_1(t, M) + s_2(t, M).
  2. Calculer la moyenne temporelle du carré de ce signal résultant en utilisant la définition donnée de l'intensité : I = 2\,\langle s^2(t, M) \rangle.
  3. Exprimer I(\theta) en remplaçant le déphasage \Delta\varphi par son expression établie en question Q38.
Voir la réponse courte

Formule de Fresnel à deux ondes d'amplitudes égales : I(\theta) = 2I_0(1+\cos\Delta\varphi) = 4I_0\cos^2\left(\frac{2\pi d\sin\theta}{\lambda}\right).

Voir le corrigé complet

D'après le principe de superposition, l'amplitude de l'onde scalaire résultante au point M s'écrit :

s(t, M) = s_1(t, M) + s_2(t, M) = s_0 \cos(\omega t - \varphi_1) + s_0 \cos(\omega t - \varphi_2)

En utilisant la formule trigonométrique \cos p + \cos q = 2 \cos\left(\frac{p-q}{2}\right) \cos\left(\frac{p+q}{2}\right), avec p = \omega t - \varphi_1 et q = \omega t - \varphi_2, il vient :

s(t, M) = 2 s_0 \cos\left(\frac{\varphi_2 - \varphi_1}{2}\right) \cos\left(\omega t - \frac{\varphi_1 + \varphi_2}{2}\right) = 2 s_0 \cos\left(\frac{\Delta\varphi}{2}\right) \cos\left(\omega t - \varphi_0\right)

où l'on a posé \varphi_0 = \frac{\varphi_1 + \varphi_2}{2} et \Delta\varphi = \varphi_2 - \varphi_1.

L'intensité lumineuse est définie par I = 2\,\langle s^2(t, M) \rangle (la moyenne temporelle d'un signal étant nulle, l'énoncé fait référence à la moyenne du carré du signal) :

s^2(t, M) = 4 s_0^2 \cos^2\left(\frac{\Delta\varphi}{2}\right) \cos^2(\omega t - \varphi_0)

Sachant que la moyenne temporelle d'un cosinus au carré sur une ou plusieurs périodes est \langle \cos^2(\omega t - \varphi_0) \rangle = \frac{1}{2}, on obtient :

\begin{aligned} I(\theta) &= 2 \times 4 s_0^2 \cos^2\left(\frac{\Delta\varphi}{2}\right) \times \frac{1}{2} \\ &= 4 s_0^2 \cos^2\left(\frac{\Delta\varphi}{2}\right) = 2 s_0^2 (1 + \cos\Delta\varphi) \end{aligned}

En posant I_0 = 2\langle s_1^2 \rangle = s_0^2 l'intensité associée à un rayon incident isolé, et en rappelant d'après la question Q38 que \Delta\varphi = \frac{4\pi a_c \sin\theta}{\lambda}, on déduit :

\boxed{I(\theta) = 4 I_0 \cos^2\left(\frac{2\pi a_c \sin\theta}{\lambda}\right) = 2 I_0 \left[1 + \cos\left(\frac{4\pi a_c \sin\theta}{\lambda}\right)\right]}

(avec I_0 = s_0^2).

Résultat

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : loi de bragg, condition d'interférences constructives

En déduire les valeurs de l'angle pour lesquelles on observe une intensité maximale. Montrer que l'on peut déduire des mesures de la valeur du paramètre de maille .

Voir l'indice

Écrire la condition d'interférence constructive \Delta\varphi = 2p\pi et en déduire la formule de Bragg liant a_c, \theta et \lambda.

Voir la stratégie
  1. Exploiter l'expression de l'intensité obtenue à la question Q39 pour identifier la condition sur le déphasage \Delta\varphi (ou la différence de marche \delta) menant à des interférences purement constructives.
  2. En déduire les angles \theta_p réalisant cette condition (loi de Bragg) en tenant compte du domaine de définition du sinus.
  3. Exprimer littéralement le paramètre de maille a_c en fonction de \lambda, p et de l'angle mesuré \theta_p.
Voir la réponse courte

Maxima pour \Delta\varphi = 2p\pi, soit 2d\sin\theta = p\lambda (loi de Bragg) ; d fournit directement le paramètre de maille a_c.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question Q39, l'intensité s'écrit :

I(\theta) = 4 I_0 \cos^2\left(\frac{\pi \delta}{\lambda}\right) = 2 I_0 \left[1 + \cos\left(\frac{4\pi a_c \sin\theta}{\lambda}\right)\right]

L'intensité est maximale (I_{\max} = 4 I_0) lorsque le cosinus vaut 1, c'est-à-dire pour des interférences constructives :

\Delta\varphi = 2p\pi \iff \delta = p\lambda \quad \text{avec } p \in \mathbb{Z}

Comme \delta = 2 a_c \sin\theta (d'après la question Q38) et que l'angle d'incidence rasant \theta est compris dans l'intervalle ]0, \, \pi/2], l'ordre d'interférence p est un entier strictement positif (p \in \mathbb{N}^*).

On en déduit la loi de Bragg :

2 a_c \sin\theta = p \lambda \iff \sin\theta = \frac{p\lambda}{2a_c}

Les valeurs de l'angle \theta correspondant aux maxima d'intensité sont donc :

\boxed{\theta_p = \arcsin\left(\frac{p\lambda}{2a_c}\right) \quad \text{avec } p \in \mathbb{N}^* \text{ tel que } p \le \frac{2a_c}{\lambda}}

Détermination du paramètre de maille a_c :

La longueur d'onde \lambda de la source de rayons X étant connue, la mesure expérimentale de l'angle \theta_p associé au maximum d'ordre p (par exemple le premier pic pour p = 1) permet d'isoler directement a_c :

\boxed{a_c = \frac{p\lambda}{2\sin\theta_p}}

Si l'on dispose de la mesure de plusieurs angles \theta_p pour différents ordres p, on peut tracer \sin\theta_p en fonction de p. On obtient alors une droite passant par l'origine de pente \alpha = \frac{\lambda}{2a_c}, ce qui donne une détermination plus précise : a_c = \frac{\lambda}{2\alpha}.

Résultat

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Schéma ou tracé
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : lentille convergente, plan focal

Proposer, en s'appuyant sur un schéma clair, un montage d'optique géométrique simple pour observer une figure d'interférences sur un écran. On précisera en particulier le type de lentille(s) éventuellement utilisée(s) et on justifiera les positions relatives de chaque élément.

Voir l'indice

Placer une lentille convergente après l'échantillon pour focaliser les rayons parallèles interférant à l'infini sur un écran situé dans son plan focal image.

Voir la stratégie

Pour observer une figure d'interférences issue de rayons interférant à l'infini dans le cadre de l'optique géométrique (conditions de Fraunhofer) :

  1. Il faut d'abord produire un faisceau incident constitué de rayons parallèles (onde plane) à partir d'une source quasi-ponctuelle : on utilise une lentille collimatrice convergente.
  2. Il faut ensuite faire converger les rayons émergents parallèles vers des points distincts d'un écran situé à distance finie : on utilise une seconde lentille convergente avec l'écran placé dans son plan focal image.
Voir la réponse courte

Montage goniométrique ou lentille convergente observant à l'infini : l'écran est placé dans le plan focal image de la lentille.

Voir le corrigé complet

Le montage optique adapté à l'observation d'interférences à distance finie pour des rayons interférant initialement à l'infini comprend les éléments suivants :

  • Une source lumineuse monochromatique ponctuelle (ou une fente source éclairée par une source spectrale).
  • Une première lentille convergente \mathcal{L}_1 de distance focale f'_1 (collimateur) : la source est placée en son foyer principal objet F_1. La lentille forme un faisceau de rayons parallèles (onde plane) qui éclaire le dispositif sous l'angle d'incidence \theta.
  • Le dispositif diffractant / réseau cristallin : il réfléchit et diffracte les faisceaux dans différentes directions sous forme d'ondes planes (rayons mutuellement parallèles pour chaque direction \theta).
  • Une seconde lentille convergente \mathcal{L}_2 de distance focale f'_2 (lentille de projection ou objectif) : elle collecte les rayons émergents parallèles inclinés de l'angle \theta.
  • Un écran d'observation (ou détecteur) : il est placé dans le plan focal image de la lentille \mathcal{L}_2, à une distance f'_2 derrière celle-ci.

Ainsi, tous les rayons émergeant avec une même inclinaison \theta se coupent en un point unique du plan focal image de \mathcal{L}_2, matérialisant sur l'écran les franges ou taches d'interférences avec un contraste optimal.

\boxed{\text{Lentilles convergentes : source en } F_1 \text{ de } \mathcal{L}_1 \text{ et écran dans le plan focal image de } \mathcal{L}_2 \text{ (distance } f'_2\text{)}}

Résultat

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Question 42

Application directeTemps estimé : ≈ 1 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : goniomètre, mesure d'angle

Comment s'appelle l'appareil utilisé en travaux pratiques d'optique qui sert à mesurer des angles ?

Voir l'indice

Nommer l'instrument d'optique muni d'un plateau tournant gradué destiné à repérer avec précision les directions angulaires de déviation.

Voir la réponse courte

L'instrument de travaux pratiques permettant de mesurer des déviations angulaires est le goniomètre (ou diffractomètre).

Voir le corrigé complet

L'appareil utilisé en travaux pratiques d'optique pour mesurer des angles (angles de déviation d'un prisme ou d'un réseau, directions de diffraction) est le goniomètre (souvent appelé spectrogoniomètre lorsqu'il est employé pour l'analyse spectrale).

\boxed{\text{Le goniomètre (ou spectrogoniomètre)}}

Résultat

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : loi de bragg, paramètre de maille

Déduire des mesures optiques le paramètre de maille sachant qu'on observe un premier maximum de lumière pour . L'ordre de grandeur obtenu pour la valeur vous semble-t-il correct ? Justifier.

Voir l'indice

Calculer a_c pour l'ordre p = 1 et comparer sa valeur aux distances interatomiques caractéristiques d'un cristal métallique (de l'ordre de quelques dixièmes de nanomètre).

Voir la réponse courte

Calcul d = \lambda/(2\sin\theta_1) \sim 0{,}35\text{ nm} ; valeur tout à fait cohérente avec l'ordre de grandeur subnanométrique d'une maille cristalline.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question Q40, la condition d'interférences constructives (loi de Bragg) s'écrit :

2 a_c \sin\theta_p = p \lambda \quad (p \in \mathbb{N}^*)

Le premier maximum de diffraction non nul correspond à l'ordre p = 1 sous l'angle \theta_1 = 14{,}0^\circ. On en déduit l'expression du paramètre de maille a_c :

a_c = \frac{\lambda}{2 \sin\theta_1}

Application numérique : Avec \lambda = 0{,}171\text{ nm} et \theta_1 = 14{,}0^\circ :

\begin{aligned} \sin(14{,}0^\circ) &\approx 0{,}2419 \\ a_c &= \frac{0{,}171 \cdot 10^{-9}}{2 \times \sin(14{,}0^\circ)} \approx 3{,}53 \cdot 10^{-10}\text{ m} = 0{,}353\text{ nm} \end{aligned}
\boxed{a_c = 0{,}353\text{ nm} = 353\text{ pm}}

Discussion de l'ordre de grandeur : Cet ordre de grandeur est tout à fait cohérent :

  • la taille typique d'un atome (rayon atomique) est de l'ordre de l'angström, soit r \sim 10^{-10}\text{ m} = 0{,}1\text{ nm} ;
  • les paramètres de maille des métaux usuels cristallisés sont ainsi typiquement compris entre 0{,}3\text{ nm} et 0{,}5\text{ nm}. La valeur trouvée pour le nickel (0{,}353\text{ nm}) correspond d'ailleurs très précisément à la valeur tabulée de sa maille cubique à faces centrées (a \approx 0{,}352\text{ nm}).

Résultat

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IV.2 · Accumulateur cadmium-nickel

Question 44

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : demi-équation électronique, oxydant et réducteur

Écrire pour chaque élément, Ni et Cd, les demi-équations électroniques. Identifier les oxydants et les réducteurs.

Voir l'indice

Écrire les demi-équations d'oxydoréduction avec échange de 2 électrons pour les couples \mathrm{Ni^{2+}/Ni} et \mathrm{Cd^{2+}/Cd}.

Voir la réponse courte

Écriture de \mathrm{Ni}^{2+} + 2e^- \rightleftharpoons \mathrm{Ni} et \mathrm{Cd}^{2+} + 2e^- \rightleftharpoons \mathrm{Cd} ; identification des oxydants et réducteurs.

Voir le corrigé complet

D'après les données fournies en fin d'énoncé, les couples d'oxydoréduction mis en jeu pour les deux éléments sont \mathrm{Ni}^{2+}/\mathrm{Ni} et \mathrm{Cd}^{2+}/\mathrm{Cd}.

  1. Pour l'élément nickel (\mathrm{Ni}) : La demi-équation électronique s'écrit :

    \boxed{\mathrm{Ni}^{2+}(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Ni}(\mathrm{s})}
    • L'oxydant est le cation nickel(II), \mathrm{Ni}^{2+}, qui est l'accepteur d'électrons ;
    • Le réducteur est le nickel métallique, \mathrm{Ni}, qui est le donneur d'électrons.
  2. Pour l'élément cadmium (\mathrm{Cd}) : La demi-équation électronique s'écrit :

    \boxed{\mathrm{Cd}^{2+}(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Cd}(\mathrm{s})}
    • L'oxydant est le cation cadmium(II), \mathrm{Cd}^{2+}, qui est l'accepteur d'électrons ;
    • Le réducteur est le cadmium métallique, \mathrm{Cd}, qui est le donneur d'électrons.

Résultat

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Question 45

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : potentiel standard, règle du gamma

Placer sur une échelle les potentiels standards de chaque couple et en déduire l'équation de la réaction d'oxydo-réduction thermodynamiquement favorisée.

Voir l'indice

Classer les potentiels standard sur un axe orienté et appliquer la règle du gamma pour identifier la réaction spontanée.

Voir la réponse courte

E^\circ(\mathrm{Ni}^{2+}/\mathrm{Ni}) > E^\circ(\mathrm{Cd}^{2+}/\mathrm{Cd}) : la réaction spontanée favorisée est \mathrm{Ni}^{2+} + \mathrm{Cd} \to \mathrm{Ni} + \mathrm{Cd}^{2+}.

Voir le corrigé complet

D'après les données de l'énoncé, les potentiels standard redox associés aux deux couples considérés valent :

E_1^\circ(\mathrm{Ni}^{2+}/\mathrm{Ni}) = -0{,}24\text{ V} \quad \text{et} \quad E_2^\circ(\mathrm{Cd}^{2+}/\mathrm{Cd}) = -0{,}40\text{ V}

Plaçons ces couples sur une échelle orientée selon les potentiels standard croissants :

Puisque E_1^\circ > E_2^\circ, l'oxydant le plus fort (\mathrm{Ni}^{2+}) réagit thermodynamiquement de manière favorisée avec le réducteur le plus fort (\mathrm{Cd}) selon la règle du gamma (\gamma).

En combinant les deux demi-équations établies à la question précédente :

\begin{aligned} \mathrm{Ni}^{2+}(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{e}^- &\longrightarrow \mathrm{Ni}(\mathrm{s}) \\ \mathrm{Cd}(\mathrm{s}) &\longrightarrow \mathrm{Cd}^{2+}(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{e}^- \end{aligned}

on obtient l'équation de la réaction thermodynamiquement favorisée :

\boxed{\mathrm{Ni}^{2+}(\mathrm{aq}) + \mathrm{Cd}(\mathrm{s}) = \mathrm{Ni}(\mathrm{s}) + \mathrm{Cd}^{2+}(\mathrm{aq})}

Résultat

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Question 46

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1

Notions : formule de nernst, tension à vide

Dans le cas de la pile Ni-Cd étudiée, calculer les potentiels d'électrode et , ainsi que la différence de potentiel mesurée par un volt-mètre idéal lorsque la pile ne débite pas. Préciser le pôle positif et le pôle négatif.

Voir l'indice

Appliquer la formule de Nernst à 25 ° C pour chaque couple afin d'obtenir E_1 et E_2, puis calculer la f.é.m. U = E_1 - E_2.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la relation de Nernst à 25\ ^\circ\text{C} pour déterminer les potentiels d'équilibre E_1 et E_2 de chaque demi-pile à partir des concentrations initiales.
  2. Comparer E_1 et E_2 pour identifier le pôle positif (potentiel le plus élevé) et le pôle négatif.
  3. En déduire la tension à vide U en tenant compte de la flèche de tension représentée sur la figure 14.
Voir la réponse courte

Formule de Nernst sur chaque demi-pile pour calculer E_1 et E_2 ; U = E_1 - E_2 > 0, l'électrode de nickel forme le pôle positif.

Voir le corrigé complet

À T = 25\ ^\circ\text{C} = 298\text{ K}, le terme pré-logarithmique de la formule de Nernst vaut :

\frac{R\,T\,\ln 10}{\mathcal{F}} = \frac{8{,}32 \times 298{,}15 \times \ln 10}{9{,}65 \cdot 10^4} \approx 0{,}059\text{ V}

1. Potentiels d'électrode : Pour les couples \mathrm{M}^{2+}/\mathrm{M}(\mathrm{s}) mettant en jeu n = 2 électrons, la relation de Nernst s'écrit :

E = E^\circ + \frac{0{,}059}{2}\log\left(\frac{[\mathrm{M}^{2+}]}{c^\circ}\right) \quad (\text{avec } c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1})
  • Pour la demi-pile au nickel (électrode 1) :

    \begin{aligned} E_1 &= E_1^\circ + \frac{0{,}059}{2}\log\left(\frac{c_1}{c^\circ}\right) \\ E_1 &= -0{,}24 + 0{,}0295 \log(5{,}0 \cdot 10^{-2}) \approx -0{,}24 - 0{,}038 = -0{,}278\text{ V} \end{aligned}
    \boxed{E_1 \approx -0{,}28\text{ V}}
  • Pour la demi-pile au cadmium (électrode 2) :

    \begin{aligned} E_2 &= E_2^\circ + \frac{0{,}059}{2}\log\left(\frac{c_2}{c^\circ}\right) \\ E_2 &= -0{,}40 + 0{,}0295 \log(1{,}0 \cdot 10^{-3}) = -0{,}40 - 0{,}0295 \times 3 = -0{,}4885\text{ V} \end{aligned}
    \boxed{E_2 \approx -0{,}49\text{ V}}

2. Pôles de la pile : Puisque E_1 > E_2 :

  • le pôle positif (+) est l'électrode de nickel (électrode 1) ;
  • le pôle négatif (-) est l'électrode de cadmium (électrode 2).

3. Différence de potentiel U : Sur le schéma de la figure 14, la flèche de tension U pointe vers l'électrode 1 (Ni) depuis l'électrode 2 (Cd). La tension mesurée par le voltmètre idéal en circuit ouvert (qui ne perturbe pas les potentiels d'équilibre) s'écrit donc :

\begin{aligned} U &= E_1 - E_2 \\ U &= -0{,}278 - (-0{,}489) = +0{,}211\text{ V} \end{aligned}
\boxed{U \approx 0{,}21\text{ V}}

Résultat

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Question 47

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : fonctionnement d'une pile, sen du courant

Préciser, en justifiant, le sens de l'intensité du courant électrique.

Voir l'indice

Déterminer le sens du courant électrique dans le circuit extérieur du pôle positif vers le pôle négatif.

Voir la réponse courte

Dans le circuit extérieur, le courant conventionnel circule du pôle positif (cathode de nickel) vers le pôle négatif (anode de cadmium).

Voir le corrigé complet

La pile fonctionne en générateur spontané lorsqu'elle débite dans la résistance R :

  • D'après la question Q46, l'électrode de nickel constitue le pôle positif (\oplus) et l'électrode de cadmium le pôle négatif (\ominus).
  • Au pôle négatif (anode, électrode de cadmium), il y a oxydation du cadmium métallique selon :

    \mathrm{Cd}(\mathrm{s}) \longrightarrow \mathrm{Cd}^{2+}(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{e}^-

    Des électrons sont libérés et circulent dans le circuit extérieur depuis le cadmium vers le nickel.

  • Au pôle positif (cathode, électrode de nickel), il y a réduction des ions nickel(II) selon :

    \mathrm{Ni}^{2+}(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{Ni}(\mathrm{s})

Par convention, le sens du courant électrique i est opposé à celui du déplacement des porteurs de charge négatifs (les électrons). Ainsi :

\boxed{\text{À l'extérieur de la pile (dans la résistance } R\text{), le courant circule de l'électrode de Ni vers l'électrode de Cd.}}

À l'intérieur de la pile (dans les solutions et le pont salin), le passage du courant est assuré par les ions : le courant circule de l'électrode de cadmium vers l'électrode de nickel, ce qui correspond à la migration des cations vers la cathode (Ni) et des anions vers l'anode (Cd).

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Question 48

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1

Notions : équilibre chimique, pile

Que valent les potentiels d'électrode quand la pile cesse de débiter ? Quelle est alors la composition de chaque bécher ?

Voir l'indice

À l'épuisement de la pile, la f.é.m. s'annule : les potentiels d'électrode s'égalisent lors de la disparition quasi-totale de l'ion limitant.

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition thermodynamique d'arrêt du débit de la pile (état d'équilibre électrochimique où la f.é.m. s'annule).
  2. Déterminer l'avancement maximal de la réaction globale en supposant les électrodes solides en excès, puis en déduire la composition de chaque bécher à l'équilibre.
  3. Calculer la valeur commune prise par les potentiels d'électrode à l'équilibre à l'aide de la formule de Nernst.
Voir la réponse courte

À l'arrêt, les potentiels d'électrode sont égaux (E_1 = E_2) ou le réactif limitant (ici les ions \mathrm{Ni}^{2+}) est totalement consommé.

Voir le corrigé complet

1. Égalité des potentiels d'électrode :

La pile cesse de débiter lorsqu'elle atteint son état d'équilibre chimique et électrochimique. La différence de potentiel entre les deux bornes s'annule alors :

U = E_1 - E_2 = 0 \iff E_1 = E_2 = E_{\text{eq}}

2. Composition de chaque bécher à l'état final :

L'équation de la réaction globale de décharge s'écrit :

\mathrm{Ni}^{2+}(\mathrm{aq}) + \mathrm{Cd}(\mathrm{s}) = \mathrm{Ni}(\mathrm{s}) + \mathrm{Cd}^{2+}(\mathrm{aq})

La constante thermodynamique d'équilibre associée à T = 298\text{ K} vaut :

K^\circ = 10^{\frac{2(E_1^\circ - E_2^\circ)}{0{,}059}} = 10^{\frac{2(-0{,}24 - (-0{,}40))}{0{,}059}} = 10^{\frac{0{,}32}{0{,}059}} \approx 2{,}6 \cdot 10^5 \gg 1

La réaction est donc quasi-totale.

Les quantités initiales d'ions en solution dans chaque bécher de volume V = 100\text{ mL} = 0{,}100\text{ L} sont :

\begin{aligned} n_0(\mathrm{Ni}^{2+}) &= c_1 V = 5{,}0 \cdot 10^{-2} \times 0{,}100 = 5{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ mol} \\ n_0(\mathrm{Cd}^{2+}) &= c_2 V = 1{,}0 \cdot 10^{-3} \times 0{,}100 = 1{,}0 \cdot 10^{-4}\text{ mol} \end{aligned}

Les électrodes métalliques étant supposées en large excès, le réactif limitant est l'ion nickel(II) \mathrm{Ni}^{2+}. L'avancement à l'équilibre est donc :

\xi_{\text{eq}} \approx \xi_{\max} = n_0(\mathrm{Ni}^{2+}) = 5{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ mol}

À l'arrêt du débit, la composition de chaque compartiment est la suivante :

  • Bécher 1 (demi-pile au nickel) :

    • Les ions \mathrm{Ni}^{2+} sont quasi intégralement consommés :

      n_{\text{eq}}(\mathrm{Ni}^{2+}) \approx 0\text{ mol}
    • L'électrode de nickel a vu sa quantité de matière augmenter de \Delta n(\mathrm{Ni}) = +\xi_{\max} = 5{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ mol}.
  • Bécher 2 (demi-pile au cadmium) :

    • Des ions cadmium(II) ont été produits :

      n_{\text{eq}}(\mathrm{Cd}^{2+}) = n_0(\mathrm{Cd}^{2+}) + \xi_{\max} = 1{,}0 \cdot 10^{-4} + 5{,}0 \cdot 10^{-3} = 5{,}1 \cdot 10^{-3}\text{ mol}

      soit une concentration finale :

      [\mathrm{Cd}^{2+}]_{\text{eq}} = \frac{n_{\text{eq}}(\mathrm{Cd}^{2+})}{V} = \frac{5{,}1 \cdot 10^{-3}}{0{,}100} = 5{,}1 \cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}
    • L'électrode de cadmium a vu sa quantité de matière diminuer de \Delta n(\mathrm{Cd}) = -\xi_{\max} = -5{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ mol}.

3. Valeur numérique des potentiels d'électrode :

En appliquant la formule de Nernst à la demi-pile au cadmium :

\begin{aligned} E_2 &= E_2^\circ + \frac{0{,}059}{2}\log\left(\frac{[\mathrm{Cd}^{2+}]_{\text{eq}}}{c^\circ}\right) \\ E_2 &= -0{,}40 + 0{,}0295 \log(5{,}1 \cdot 10^{-2}) \\ E_2 &= -0{,}40 - 0{,}038 = -0{,}438\text{ V} \approx -0{,}44\text{ V} \end{aligned}

On a donc à l'équilibre :

\boxed{E_1 = E_2 = -0{,}44\text{ V}}

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Question 49

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : capacité électrique, temps de fonctionnement

Évaluer la durée de fonctionnement de la pile.

Voir l'indice

Relier la charge totale débitée Q = i \Delta t à la quantité maximale d'électrons échangés par la relation de Faraday Q = n_e \mathcal{F}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la quantité d'électricité totale Q débitée par la pile à partir de la quantité de matière d'électrons échangés jusqu'à l'arrêt du fonctionnement (consommation du réactif limitant \mathrm{Ni}^{2+}, d'après la question Q48).
  2. Relier cette charge à l'intensité du courant i, supposée constante, pour en déduire la durée de fonctionnement \Delta t = Q/i.
Voir la réponse courte

Charge maximale Q = 2 n_{\text{lim}} \mathcal{F} = I \Delta t, d'où la durée de fonctionnement \Delta t = 2 n_{\text{lim}} \mathcal{F} / I.

Voir le corrigé complet

D'après l'étude menée à la question Q48, la réaction s'arrête lorsque la totalité des ions \mathrm{Ni}^{2+} initialement présents dans le bécher est consommée. L'avancement maximal de la réaction est donc :

\xi_{\max} = c_1 V = 5{,}0 \cdot 10^{-2} \times 0{,}100 = 5{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ mol}

D'après la demi-équation électronique du nickel (question Q44) :

\mathrm{Ni}^{2+}(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Ni}(\mathrm{s})

la réduction d'un mole de \mathrm{Ni}^{2+} met en jeu z = 2 moles d'électrons. La quantité totale d'électrons ayant circulé dans le circuit extérieur s'écrit donc :

n(\mathrm{e}^-) = 2\,\xi_{\max} = 2\,c_1 V

La charge électrique totale Q débitée s'exprime grâce à la constante de Faraday \mathcal{F} :

Q = n(\mathrm{e}^-)\,\mathcal{F} = 2\,c_1 V\,\mathcal{F}

L'intensité i étant maintenue constante au cours de la décharge, la durée de fonctionnement \Delta t de la pile est :

\Delta t = \frac{Q}{i} = \frac{2\,c_1 V\,\mathcal{F}}{i}

Application numérique : Avec c_1 = 5{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, V = 100\text{ mL} = 0{,}100\text{ L}, \mathcal{F} = 9{,}65 \cdot 10^4\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1} et i = 50\text{ mA} = 50 \cdot 10^{-3}\text{ A} :

\begin{aligned} Q &= 2 \times 5{,}0 \cdot 10^{-3} \times 9{,}65 \cdot 10^4 = 965\text{ C} \\ \Delta t &= \frac{965}{50 \cdot 10^{-3}} = 19\,300\text{ s} \end{aligned}

En convertissant en heures :

\Delta t = \frac{19\,300}{3\,600}\text{ h} \approx 5{,}36\text{ h} \approx 5\text{ h } 22\text{ min}
\boxed{\Delta t \approx 1{,}9 \cdot 10^4\text{ s} \approx 5{,}4\text{ h}}

Résultat

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Question 50

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : ph, couple acide-base

Définir un milieu basique.

Voir l'indice

Rappeler la définition d'un milieu basique en termes d'activité des ions hydroxyde prédominante devant les ions hydronium (\mathrm{pH} > 7 à 25 ° C).

Voir la réponse courte

À 25\,^\circ\mathrm{C}, un milieu aqueux basique vérifie \mathrm{pH} > 7, ce qui équivaut à [\mathrm{HO}^-] > [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+].

Voir le corrigé complet

En solution aqueuse, un milieu basique est une solution dans laquelle la concentration en ions hydroxyde \mathrm{HO^-} est strictement supérieure à celle en ions oxonium \mathrm{H_3O^+} :

[\mathrm{HO^-}] > [\mathrm{H_3O^+}]

À la température de travail fixée par l'énoncé (T = 25\,^\circ\mathrm{C}), le produit ionique de l'eau vaut K_\mathrm{e} = [\mathrm{H_3O^+}][\mathrm{HO^-}] = 1{,}0 \cdot 10^{-14}. Cette condition est donc équivalente à :

\boxed{\mathrm{pH} > \frac{1}{2}\mathrm{p}K_\mathrm{e} = 7{,}0}

Résultat

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Question 51

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : nombre d'oxydation, réaction d'oxydoréduction

Déterminer les nombres d'oxydation des éléments Ni et Cd dans les espèces les contenant. En déduire les coefficients stœchiométriques pour ajuster l'équation de la réaction ci-dessus.

Voir l'indice

Déterminer le nombre d'oxydation du nickel dans \mathrm{Ni_2O_3} et \mathrm{Ni(OH)_2}, puis du cadmium dans \mathrm{Cd} et \mathrm{Cd(OH)_2} pour équilibrer le transfert électronique.

Voir la stratégie
  1. Déterminer les nombres d'oxydation (n.o.) des éléments en appliquant les règles usuelles : l'élément à l'état de corps simple a un n.o. nul, l'hydrogène a pour n.o. +\text{I} et l'oxygène -\text{II} dans ces composés neutres.
  2. Exploiter la conservation du nombre d'électrons échangés (la somme des variations des degrés d'oxydation pondérée par les coefficients stœchiométriques est nulle) pour relier les coefficients de \mathrm{Cd} et de \mathrm{Ni}, puis ajuster l'oxygène et l'hydrogène avec \mathrm{H}_2\mathrm{O}.
Voir la réponse courte

Calcul des étages d'oxydation de Ni et Cd dans les hydroxydes/oxydes et équilibrage de la réaction globale en milieu basique.

Voir le corrigé complet

1. Nombres d'oxydation des éléments Ni et Cd :

  • Pour le cadmium :

    • Dans \mathrm{Cd\,(s)} (corps simple métallique) :

      \text{n.o.}(\mathrm{Cd}) = 0
    • Dans \mathrm{Cd(OH)}_2\,\mathrm{(s)} (neutre, avec \text{n.o.}(\mathrm{O}) = -\text{II} et \text{n.o.}(\mathrm{H}) = +\text{I}, soit un groupe hydroxyde à -\text{I}) :

      \text{n.o.}(\mathrm{Cd}) + 2 \times (-\text{I}) = 0 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Cd}) = +\text{II}
  • Pour le nickel :

    • Dans \mathrm{Ni}_2\mathrm{O}_3\,\mathrm{(s)} (neutre, avec \text{n.o.}(\mathrm{O}) = -\text{II}) :

      2 \times \text{n.o.}(\mathrm{Ni}) + 3 \times (-\text{II}) = 0 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Ni}) = +\text{III}
    • Dans \mathrm{Ni(OH)}_2\,\mathrm{(s)} :

      \text{n.o.}(\mathrm{Ni}) + 2 \times (-\text{I}) = 0 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Ni}) = +\text{II}

2. Ajustement de l'équation de la réaction :

  • Le cadmium subit une oxydation avec une variation de nombre d'oxydation de :

    \Delta(\text{n.o.})_{\mathrm{Cd}} = +\text{II} - 0 = +2 \quad (\text{perte de } 2\,\mathrm{e}^-)
  • Le nickel subit une réduction avec une variation de :

    \Delta(\text{n.o.})_{\mathrm{Ni}} = +\text{II} - (+\text{III}) = -1 \quad (\text{gain de } 1\,\mathrm{e}^-)

    Une mole d'oxyde de nickel \mathrm{Ni}_2\mathrm{O}_3 comprenant 2 atomes de nickel, sa réduction consomme 2 \times 1\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{e}^-.

Le transfert de deux électrons associe donc 1\text{ mol} de \mathrm{Ni}_2\mathrm{O}_3 pour 1\text{ mol} de \mathrm{Cd} :

\mathrm{Ni}_2\mathrm{O}_3\,\mathrm{(s)} + \mathrm{Cd\,(s)} + x\,\mathrm{H}_2\mathrm{O\,(l)} = 2\,\mathrm{Ni(OH)}_2\,\mathrm{(s)} + \mathrm{Cd(OH)}_2\,\mathrm{(s)}

Le bilan des atomes d'hydrogène à droite en compte 2 \times 2 + 2 = 6, ce qui impose x = 3. Ce coefficient assure également le bilan en oxygène (3 + 3 = 6 atomes à gauche, 4 + 2 = 6 à droite).

L'équation-bilan s'écrit donc :

\boxed{\mathrm{Ni}_2\mathrm{O}_3\,\mathrm{(s)} + \mathrm{Cd\,(s)} + 3\,\mathrm{H}_2\mathrm{O\,(l)} = 2\,\mathrm{Ni(OH)}_2\,\mathrm{(s)} + \mathrm{Cd(OH)}_2\,\mathrm{(s)}}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet E3A Physique-Chimie MPI 2023 ?

Surtout 4 chapitres : Mouvement dans un champ de force centrale (34 % des questions, partie III), Cinématique et dynamique du point (23 %, partie I), Oxydoréduction et électrochimie (14 %) et Référentiels non galiléens (13 %, partie II). Plus ponctuellement : Interférences lumineuses, Atomistique, liaisons et cristallographie, Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques et Optique géométrique.

Peut-on travailler le sujet E3A Physique-Chimie MPI 2023 dès la première année (MP2I ou MPSI) ?

En grande partie : 45 questions sur 51 (88 %) ne demandent que le programme de MP2I ou MPSI. Seules Q16 à Q21 demandent la deuxième année. Avec les autres programmes de première année : 45 en PCSI, 43 en PTSI, 36 en TSI1 et 34 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet E3A Physique-Chimie MPI 2023 ?

Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet E3A Physique-Chimie MPI 2023 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q12 (frottement fluide) et Q34 (méthode de monte-carlo).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet E3A Physique-Chimie MPI 2023 ?

Questions de cours : Q1 (référentiel galiléen), Q2 (force de gravitation), Q3 (état lié), Q16 (force d'inertie d'entraînement), Q17 (impesanteur), Q22 (champ de gravitation), Q29 (troisième loi de kepler), Q33 (méthode de monte-carlo)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q4 (vitesse de libération), Q23 (trajectoire elliptique), Q24 (troisième loi de kepler), Q38 (différence de marche), Q39 (formule de fresnel), Q40 (loi de bragg), Q45 (potentiel standard), Q46 (formule de nernst)….

Où gagner des points facilement dans le sujet E3A Physique-Chimie MPI 2023 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (48 sur 51), par exemple : Q1 à Q4, Q6 à Q11, Q13 à Q33 et Q35 à Q51. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q5.

Faut-il connaître par cœur les primitives menant aux fonctions hyperboliques en Q12 ?

Non : l'énoncé précise d'utiliser le formulaire fourni, qui donne explicitement les primitives nécessaires pour intégrer les équations différentielles non linéaires de la vitesse.

Peut-on utiliser la méthode des 63 % pour déterminer le temps caractéristique en Q14 ?

Non : l'équation étant non linéaire à frottement quadratique, la vitesse en régime descendant suit une tangente hyperbolique \tanh((t - t_s)/\tau). À l'instant t - t_s = \tau, la vitesse atteint \tanh(1) \approx 76\ \% de sa valeur limite et non 63\ \%.

Quelle précaution géométrique est requise pour calculer le demi-grand axe en Q27 ?

Ajouter le rayon terrestre R_T aux altitudes de l'apogée et du périgée fournies par le tableau. Les altitudes sont comptées depuis la surface du globe, alors que la troisième loi de Kepler s'applique aux distances mesurées depuis le centre attracteur.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.