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Corrigé détaillé Banque PT Physique A PT 2025

Confort et performances énergétiques de l'habitat

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PTSI : 24 questions sur 49, parties III et V en entier. Autres questions faisables en PTSI

Autres premières années : MP2I 27 · BCPST1 20 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Électrocinétique et électronique, Diffusion et transferts thermiques, Électromagnétisme · 10 incontournables · 27 questions de première année
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Ce sujet transversal et très complet aborde la rénovation et l'efficacité énergétique d'un habitat moderne sous cinq angles physiques indépendants. Les candidats parcourent successivement la thermique du bâtiment (diffusion 1D et déphasage journalier), la physique des semi-conducteurs et l'association optimale de cellules solaires, la conversion d'énergie continue-alternative par onduleur autonome filtré, le pompage hydraulique régulé par comparateur à hystérésis avec calcul de pertes de charge, et enfin la mécanique du solide appliquée à un dispositif décoratif à basculement.

D'un niveau technique très abordable sans calculs rébarbatifs, cette épreuve constitue une excellente synthèse du programme de physique des filières PT et PSI. Elle mobilise des compétences fondamentales de modélisation (analogies électriques, bilans de matière et d'énergie, stabilité des équilibres), d'analyse de documents techniques et de lecture graphique (diagramme de Moody, caractéristique photovoltaïque).

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 3 h 35 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

10 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

39 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (39) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

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Sommaire

49 questions
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Partie I : Isolation thermique d'un toit

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : loi de fourier, vecteur densité de flux thermique

Rappeler la loi de Fourier exprimant le vecteur densité de courant thermique en fonction de la température . Justifier la présence du signe "-" apparaissant dans cette loi.

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Écrire la relation locale entre le vecteur flux de chaleur et le gradient de température, puis invoquer le second principe pour le signe.

Voir la réponse courte

Énoncé de la loi de Fourier \vec{\jmath} = -\lambda\vec{\nabla} T et justification du signe moins par le second principe (sens des températures décroissantes).

Voir le corrigé complet

La loi phénoménologique de Fourier relie le vecteur densité de courant thermique \vec{\jmath} au gradient du champ scalaire de température T au sein du matériau conducteur :

\boxed{\vec{\jmath} = -\lambda \, \vec{\mathrm{grad}}\, T}

où \lambda > 0 désigne la conductivité thermique du milieu (exprimée en \mathrm{W\cdot m^{-1}\cdot K^{-1}}).

Justification du signe « - » :

  • Par définition mathématique, le vecteur gradient \vec{\mathrm{grad}}\, T pointe vers les zones de température croissante (les zones les plus chaudes).
  • Conformément au second principe de la thermodynamique, le transfert thermique s'effectue spontanément des régions les plus chaudes vers les régions les plus froides (sens des températures décroissantes).

Le signe « - » assure ainsi que le vecteur densité de courant thermique \vec{\jmath} est orienté dans le sens opposé au gradient de température, c'est-à-dire dans le sens réel de propagation de l'énergie thermique.

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : équation de la chaleur, bilan d'énergie

Établir, dans le cas unidimensionnel étudié, l'équation de la diffusion thermique (ou équation de la chaleur) liant les dérivées spatiale et temporelle de la température .

Voir l'indice

Effectuer un bilan d'énergie thermique sur une tranche de volume comprise entre x et x+\mathrm{d}x pendant une durée \mathrm{d}t.

Voir la stratégie
  1. Définir un système fermé élémentaire constitué d'une tranche d'isolant comprise entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x, de section S.
  2. Appliquer le premier principe de la thermodynamique à ce système entre les instants t et t + \mathrm{d}t en exprimant la variation d'énergie interne et le transfert thermique reçu à travers les surfaces frontières.
  3. Utiliser la loi de Fourier établie en Q1 pour exprimer le flux thermique en fonction du gradient spatial de température et aboutir à l'équation de la chaleur.
Voir la réponse courte

Bilan thermique sur une tranche élémentaire d'épaisseur \mathrm{d}x entre t et t+\mathrm{d}t conduisant à l'équation de la diffusion thermique unidimensionnelle.

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé constitué par la tranche d'isolant comprise entre les plans d'abscisses x et x + \mathrm{d}x, de surface S, pendant l'intervalle de temps \mathrm{d}t.

Son volume élémentaire est \mathrm{d}V = S \, \mathrm{d}x et sa masse est :

\mathrm{d}m = \rho \, S \, \mathrm{d}x

Le matériau étant au repos, indéformable et sans travail mécanique reçu (\delta W = 0), le premier principe de la thermodynamique appliqué à cette tranche entre les instants t et t + \mathrm{d}t s'écrit :

\mathrm{d}U = \delta Q

Pour cette phase condensée de capacité thermique massique c, la variation d'énergie interne s'exprime par :

\mathrm{d}U = \mathrm{d}m \, c \, [T(x, t + \mathrm{d}t) - T(x, t)] = \rho \, c \, S \, \mathrm{d}x \, \frac{\partial T}{\partial t} \, \mathrm{d}t

Le transfert thermique \delta Q reçu par la tranche provient exclusivement de la conduction à travers les deux faces d'aire S situées en x et x + \mathrm{d}x :

\delta Q = \left[ \Phi(x, t) - \Phi(x + \mathrm{d}x, t) \right] \mathrm{d}t

où \Phi(x, t) = j(x, t) \, S désigne le flux thermique orienté selon \vec{u}_x. Au premier ordre en \mathrm{d}x, on a :

\Phi(x + \mathrm{d}x, t) = \Phi(x, t) + \frac{\partial \Phi}{\partial x} \, \mathrm{d}x \implies \delta Q = - \frac{\partial j}{\partial x} \, S \, \mathrm{d}x \, \mathrm{d}t

En égalant les deux expressions de \mathrm{d}U = \delta Q et en simplifiant par S \, \mathrm{d}x \, \mathrm{d}t, on obtient l'équation locale de conservation de l'énergie (en l'absence de source interne de chaleur) :

\rho \, c \, \frac{\partial T}{\partial t} = - \frac{\partial j}{\partial x}

D'après la loi de Fourier unidimensionnelle rappelée à la question Q1, j(x, t) = -\lambda \, \frac{\partial T}{\partial x}. La conductivité thermique \lambda étant supposée constante et uniforme dans le matériau, il vient :

\frac{\partial j}{\partial x} = -\lambda \, \frac{\partial^2 T}{\partial x^2}

En réinjectant cette expression, on obtient finalement l'équation de la diffusion thermique :

\boxed{\frac{\partial T}{\partial t} = \frac{\lambda}{\rho \, c} \, \frac{\partial^2 T}{\partial x^2}}

ou encore \dfrac{\partial T}{\partial t} = D \, \dfrac{\partial^2 T}{\partial x^2}, où D = \dfrac{\lambda}{\rho \, c} est la diffusivité thermique du milieu.

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique, régime stationnaire

On se place en régime stationnaire. Définir la résistance thermique de la couche isolante, puis déterminer son expression littérale en fonction de , et de .

Voir l'indice

Intégrer le profil de température en régime stationnaire sans terme source, puis exprimer le rapport entre l'écart de température et le flux de puissance thermique.

Voir la réponse courte

Définition de la résistance thermique R_{\mathrm{th}} = \Delta T/\Phi et calcul par intégration du profil linéaire de température : R_{\mathrm{th}} = d/(\lambda S).

Voir le corrigé complet

Par analogie avec la loi d'Ohm électrique, la résistance thermique R_{\mathrm{th}} d'une paroi plane séparant deux surfaces isothermes à des températures T(0) et T(d) est définie par le rapport de la différence de température entre ses faces au flux thermique \Phi qui la traverse (orienté de la face à x=0 vers la face à x=d) :

R_{\mathrm{th}} = \frac{T(0) - T(d)}{\Phi}

En régime stationnaire (\partial / \partial t = 0), l'équation de la diffusion thermique établie à la question Q2 devient :

\frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2}(x) = 0

La dérivée spatiale de la température est donc uniforme dans l'épaisseur de la couche :

\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} = \frac{T(d) - T(0)}{d} = \text{cte}

Le flux thermique \Phi traversant la surface plane d'aire S orientée selon \vec{u}_x s'exprime grâce à la loi de Fourier (Q1) :

\begin{aligned} \Phi &= \iint_S \vec{\jmath} \cdot \vec{u}_x \, \mathrm{d}S = j(x) \, S \\ \Phi &= -\lambda S \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} = \frac{\lambda S}{d} \left[T(0) - T(d)\right] \end{aligned}

En identifiant avec la définition de la résistance thermique, on obtient :

\boxed{R_{\mathrm{th}} = \frac{d}{\lambda S}}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique, flux thermique

Exprimer littéralement la résistance thermique d'isolant permettant de diviser les pertes thermiques à travers le toit par 10.

Voir l'indice

Écrire la résistance thermique totale du toit isolé comme la somme en série de la résistance du toit nu et de celle de l'isolant.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux thermique de déperdition pour une différence de température \Delta T fixée entre l'intérieur et l'extérieur, avant et après l'ajout de l'isolant.
  2. Utiliser l'association en série des résistances thermiques du toit et de la couche isolante.
  3. Traduire la condition de réduction d'un facteur 10 des pertes pour obtenir la résistance thermique d'isolant requise.
Voir la réponse courte

Association en série des résistances thermiques du toit nu et de l'isolant pour obtenir un flux divisé par dix.

Voir le corrigé complet

Pour un écart de température donné \Delta T entre l'intérieur et l'extérieur de l'habitation, les déperditions thermiques à travers le toit non isolé correspondent à un flux thermique :

\Phi_0 = \frac{\Delta T}{R_{\text{th,toit}}}

Après pose de la couche isolante, le toit et l'isolant sont traversés par le même flux thermique en régime stationnaire : ils sont donc associés en série. La résistance thermique totale de la toiture isolée s'écrit :

R_{\text{th,tot}} = R_{\text{th,toit}} + R_{\text{th,iso}}

Le flux thermique de déperdition devient alors :

\Phi = \frac{\Delta T}{R_{\text{th,tot}}} = \frac{\Delta T}{R_{\text{th,toit}} + R_{\text{th,iso}}}

On souhaite diviser les pertes thermiques par 10, soit \Phi = \dfrac{\Phi_0}{10} :

\begin{aligned} \frac{\Delta T}{R_{\text{th,toit}} + R_{\text{th,iso}}} &= \frac{1}{10} \frac{\Delta T}{R_{\text{th,toit}}} \\ R_{\text{th,toit}} + R_{\text{th,iso}} &= 10 \, R_{\text{th,toit}} \end{aligned}

On en déduit l'expression de la résistance thermique de l'isolant :

\boxed{R_{\text{th,iso}} = 9 \, R_{\text{th,toit}}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique, conductivité thermique

En déduire l'épaisseur d'isolant correspondante. Faire l'application numérique pour la laine de verre puis pour l'ouate de cellulose (épaisseurs respectivement notées et ).

Voir l'indice

Isoler l'épaisseur d dans l'expression de la résistance thermique obtenue à la question précédente et effectuer l'application numérique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'épaisseur d'isolant d en inversant la formule de la résistance thermique conductive établie à la question Q3, appliquée à la résistance R_{\text{th,iso}} trouvée à la question Q4.
  2. Effectuer les applications numériques sans calculatrice pour chacun des deux matériaux isolants en prêtant attention au nombre de chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

Déduction de l'épaisseur d = \lambda S R_{\mathrm{th}} et calculs numériques pour la laine de verre et l'ouate de cellulose.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q3, la résistance thermique conductive d'une couche d'isolant d'épaisseur d, de section S et de conductivité thermique \lambda s'écrit :

R_{\text{th,iso}} = \frac{d}{\lambda S}

D'après la question Q4, la condition de réduction des pertes thermiques impose R_{\text{th,iso}} = 9\,R_{\text{th,toit}}. On en déduit l'expression littérale de l'épaisseur requise :

\boxed{d = 9\,\lambda\,S\,R_{\text{th,toit}}}

On remarque que le produit S \times R_{\text{th,toit}} vaut :

S \times R_{\text{th,toit}} = 100 \times 1{,}0 \cdot 10^{-2} = 1{,}0 \text{ m}^2\cdot\text{K}\cdot\text{W}^{-1}

Application numérique :

  • Pour la laine de verre (\lambda_{\ell} = 0{,}032\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}) :

    d_{\ell} = 9 \times 0{,}032 \times 1{,}0 = 0{,}288\text{ m}

    Soit, avec deux chiffres significatifs :

    \boxed{d_{\ell} = 0{,}29\text{ m} = 29\text{ cm}}
  • Pour l'ouate de cellulose (\lambda_{\mathrm{o}} = 0{,}040\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}) :

    d_{\mathrm{o}} = 9 \times 0{,}040 \times 1{,}0 = 0{,}36\text{ m}

    Soit :

    \boxed{d_{\mathrm{o}} = 0{,}36\text{ m} = 36\text{ cm}}

Résultat

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : signal sinusoïdal, pulsation

Calculer les valeurs de et en , et de en .

Voir l'indice

Relier T_0 à la moyenne arithmétique des températures extrêmes et T_1 à leur demi-amplitude ; calculer \omega = 2\pi / \mathcal{T} avec \mathcal{T} = 24\text{ h}.

Voir la réponse courte

Identification de la température moyenne T_0, de l'amplitude T_1 et de la pulsation journalière \omega = 2\pi/T.

Voir le corrigé complet

La température imposée en x=0 est modélisée par une fonction sinusoïdale du temps :

T(x=0, t) = T_0 + T_1 \cos(\omega t)

Les valeurs maximale et minimale de la fonction cosinus étant respectivement +1 et -1, les températures extrémales s'écrivent :

\begin{aligned} T_{\max} &= T_0 + T_1 = 37^{\circ}\mathrm{C} \\ T_{\min} &= T_0 - T_1 = 13^{\circ}\mathrm{C} \end{aligned}

On en déduit la température moyenne T_0 et l'amplitude des variations T_1 :

\begin{aligned} T_0 &= \frac{T_{\max} + T_{\min}}{2} = \frac{37 + 13}{2} = 25^{\circ}\mathrm{C} \\ T_1 &= \frac{T_{\max} - T_{\min}}{2} = \frac{37 - 13}{2} = 12^{\circ}\mathrm{C} \end{aligned}
\boxed{T_0 = 25^{\circ}\mathrm{C} \quad \text{et} \quad T_1 = 12^{\circ}\mathrm{C}}

L'évolution de la température étant journalière, la période du phénomène est égale à un jour, soit \mathcal{T} = 24\text{ h}. La pulsation associée \omega s'exprime par :

\omega = \frac{2\pi}{\mathcal{T}} = \frac{2\pi}{24} = \frac{\pi}{12}\text{ rad}\cdot\mathrm{h}^{-1}

Numériquement, avec \pi \approx 3{,}14 :

\boxed{\omega = \frac{\pi}{12}\text{ rad}\cdot\mathrm{h}^{-1} \approx 0{,}26\text{ rad}\cdot\mathrm{h}^{-1}}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : onde thermique, équation différentielle

Déterminer l'équation différentielle satisfaite par la fonction .

Voir l'indice

Injecter la forme proposée \underline{T}(x,t) dans l'équation de diffusion thermique et dériver deux fois par rapport à x et une fois par rapport à t.

Voir la stratégie

L'équation de diffusion thermique étant linéaire à coefficients constants, la grandeur complexe \underline{T}(x,t) vérifie la même équation que la température réelle T(x,t). Il suffit alors d'injecter la forme proposée \underline{T}(x,t) = T_0 + \underline{f}(x)\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t} dans l'équation de la chaleur établie en Q2 pour en déduire l'équation différentielle ordinaire vérifiée par \underline{f}(x).

Voir la réponse courte

Injection de la forme T(x,t) = T_0 + \mathrm{Re}[\underline{f}(x)\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}] dans l'équation de diffusion pour obtenir l'équation différentielle satisfaite par \underline{f}(x).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q2, le champ de température vérifie l'équation de la diffusion thermique unidimensionnelle :

\frac{\partial T}{\partial t}(x,t) = \frac{\lambda}{\rho c} \frac{\partial^2 T}{\partial x^2}(x,t)

Par linéarité de l'équation différentielle, la fonction complexe \underline{T}(x,t) = T_0 + \underline{f}(x)\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t} vérifie cette même équation :

\frac{\partial \underline{T}}{\partial t}(x,t) = \frac{\lambda}{\rho c} \frac{\partial^2 \underline{T}}{\partial x^2}(x,t)

Calculons les dérivées partielles nécessaires :

\begin{aligned} \frac{\partial \underline{T}}{\partial t}(x,t) &= \mathrm{i}\omega \underline{f}(x)\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t} \\ \frac{\partial^2 \underline{T}}{\partial x^2}(x,t) &= \frac{\mathrm{d}^2 \underline{f}}{\mathrm{d}x^2}(x)\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t} \end{aligned}

En injectant ces expressions dans l'équation de diffusion, on obtient :

\mathrm{i}\omega \underline{f}(x)\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t} = \frac{\lambda}{\rho c} \frac{\mathrm{d}^2 \underline{f}}{\mathrm{d}x^2}(x)\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}

Le terme exponentiel \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t} ne s'annulant jamais, on simplifie pour aboutir à l'équation différentielle spatiale satisfaite par \underline{f}(x) :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2 \underline{f}}{\mathrm{d}x^2}(x) - \frac{\mathrm{i}\rho c \omega}{\lambda}\,\underline{f}(x) = 0}

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : onde thermique, épaisseur de peau

Déterminer l'expression de en fonction de , , et de , puis préciser sa dimension.

Voir l'indice

Poser la dérivée seconde de la forme de \underline{f}(x) et identifier le coefficient avec la diffusivité D = \lambda/(\rho c) pour déduire \delta.

Voir la stratégie
  1. Injecter la forme proposée pour \underline{f}(x) dans l'équation différentielle obtenue à la question Q7 pour identifier \delta.
  2. Utiliser l'adimensionnalité de l'argument de l'exponentielle (ou une analyse dimensionnelle directe) pour préciser la dimension de \delta.
Voir la réponse courte

Résolution de l'équation caractéristique faisant apparaître l'épaisseur de pénétration \delta = \sqrt{2\lambda/(\rho c \omega)}, homogène à une longueur.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q7, la fonction \underline{f}(x) vérifie l'équation différentielle :

\frac{\mathrm{d}^2 \underline{f}}{\mathrm{d}x^2}(x) - \frac{\mathrm{i}\rho c \omega}{\lambda}\,\underline{f}(x) = 0

La forme de la solution donnée par l'énoncé s'écrit :

\underline{f}(x) = \underline{A}\,\mathrm{e}^{r x} + \underline{B}\,\mathrm{e}^{-r x} \quad \text{avec} \quad r = \frac{1+\mathrm{i}}{\delta}

En dérivant deux fois par rapport à x, on obtient :

\frac{\mathrm{d}^2 \underline{f}}{\mathrm{d}x^2}(x) = r^2\,\underline{f}(x)

Le carré de la racine caractéristique vaut :

r^2 = \left(\frac{1+\mathrm{i}}{\delta}\right)^2 = \frac{(1+\mathrm{i})^2}{\delta^2} = \frac{1 + 2\mathrm{i} - 1}{\delta^2} = \frac{2\mathrm{i}}{\delta^2}

En identifiant avec l'équation différentielle r^2 = \dfrac{\mathrm{i}\rho c \omega}{\lambda}, il vient :

\frac{2\mathrm{i}}{\delta^2} = \frac{\mathrm{i}\rho c \omega}{\lambda} \iff \delta^2 = \frac{2\lambda}{\rho c \omega}

La constante \delta étant positive :

\boxed{\delta = \sqrt{\frac{2\lambda}{\rho c \omega}}}

L'argument de la fonction exponentielle (1+\mathrm{i})\dfrac{x}{\delta} étant sans dimension, \delta a la même dimension que la coordonnée spatiale x :

\boxed{[\delta] = \mathrm{L}}

La grandeur \delta est homogène à une longueur (et s'exprime en mètres, \mathrm{m}).

Résultat

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Question 9

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : onde thermique, déphasage

Établir l'expression de la solution réelle . Montrer ensuite que :

et expliciter le « déphasage thermique » en fonction de , , , et de . Les applications numériques (non demandées) donnent, pour les deux configurations étudiées à la question Q5 (une épaisseur de laine de verre, une épaisseur d'ouate de cellulose), les valeurs respectives suivantes : , .

Voir l'indice

Écarter la composante en onde régressive (divergente ou se propageant vers les x négatifs), prendre la partie réelle et identifier le retard temporel \tau dans la phase.

Voir la stratégie
  1. Identifier le terme correspondant à une onde se propageant dans le sens des x croissants et éliminer l'onde rétrograde en posant \underline{A} = 0.
  2. Déterminer la constante \underline{B} à l'aide de la condition aux limites en x = 0.
  3. Prendre la partie réelle pour obtenir T(x, t), évaluer en x = d, puis identifier le retard thermique \tau par comparaison avec la forme demandée.
Voir la réponse courte

Détermination de la solution réelle et identification du retard thermique \tau = d/(\omega \delta) = d\sqrt{\rho c/(2\lambda\omega)}.

Voir le corrigé complet

La solution générale sous forme complexe s'écrit :

\begin{aligned} \underline{T}(x, t) - T_0 &= \underline{f}(x)\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t} \\ &= \underline{A}\,\mathrm{e}^{x/\delta}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}(\omega t + x/\delta)} + \underline{B}\,\mathrm{e}^{-x/\delta}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}(\omega t - x/\delta)} \end{aligned}

Le terme dépendant de (\omega t + x/\delta) correspond à une onde se propageant vers les x décroissants, tandis que le terme dépendant de (\omega t - x/\delta) correspond à une onde progressive se propageant dans le sens des x croissants (à phase constante, \omega t - x/\delta = \mathrm{cte} \implies x(t) = \omega\delta t + \mathrm{cte}, avec \omega\delta > 0).

Conformément à la consigne, on ne conserve que l'onde se propageant vers les x croissants, d'où :

\underline{A} = 0

La fonction complexe s'écrit donc :

\underline{T}(x, t) = T_0 + \underline{B}\,\mathrm{e}^{-(1+\mathrm{i})x/\delta}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t} = T_0 + \underline{B}\,\mathrm{e}^{-x/\delta}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}(\omega t - x/\delta)}

En x = 0, la condition aux limites imposée par l'équation (1) est :

T(0, t) = T_0 + T_1 \cos(\omega t) = \mathrm{Re}\left( \underline{T}(0, t) \right)

Or \underline{T}(0, t) = T_0 + \underline{B}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}, d'où par identification immédiate avec T_1 \in \mathbb{R}^+ :

\underline{B} = T_1

En prenant la partie réelle de \underline{T}(x, t), on obtient le champ de température réel :

\begin{aligned} T(x, t) &= \mathrm{Re}\left( T_0 + T_1\,\mathrm{e}^{-x/\delta}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}(\omega t - x/\delta)} \right) \end{aligned}
\boxed{T(x, t) = T_0 + T_1\,\mathrm{e}^{-x/\delta}\cos\left(\omega t - \frac{x}{\delta}\right)}

Évaluons ce champ à l'intérieur du logement, au niveau du plafond en x = d :

T(x = d, t) = T_0 + T_1\,\mathrm{e}^{-d/\delta}\cos\left(\omega t - \frac{d}{\delta}\right)

Par comparaison avec la relation (4) proposée par l'énoncé, à savoir T(x = d, t) = T_0 + T_1\,\mathrm{e}^{-d/\delta}\cos[\omega(t - \tau)], on identifie :

\omega \tau = \frac{d}{\delta} \iff \tau = \frac{d}{\omega \delta}

En remplaçant \delta par son expression établie à la question Q8, \delta = \sqrt{\dfrac{2\lambda}{\rho c \omega}}, on obtient :

\tau = \frac{d}{\omega} \sqrt{\frac{\rho c \omega}{2\lambda}}
\boxed{\tau = d\sqrt{\frac{\rho c}{2\lambda\omega}}}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : onde thermique, confort thermique

Calculer le déphasage thermique offrant le meilleur confort thermique. En déduire laquelle des deux configurations précédentes est finalement la plus confortable d'un point de vue thermique.

Voir l'indice

Traduire l'opposition de phase par un retard de demi-période (\omega \tau = \pi) et comparer les valeurs données aux 12 heures recherchées.

Voir la stratégie
  1. Traduire analytiquement la condition d'opposition de phase entre les températures de surface T(0, t) et de plafond T(d, t).
  2. En déduire la valeur du déphasage thermique optimal \tau_{\text{opt}}.
  3. Comparer les valeurs \tau_{\ell} et \tau_{\mathrm{o}} à cet optimum pour déterminer le matériau assurant le meilleur confort thermique estival.
Voir la réponse courte

Choix d'un déphasage d'une demi-journée (\tau \approx 12\,\mathrm{h}) pour décaler le pic de chaleur nocturne, rendu possible par l'ouate de cellulose.

Voir le corrigé complet

D'après les expressions de T(0, t) et T(d, t) établies aux questions Q6 et Q9 :

\begin{aligned} T(0, t) &= T_0 + T_1 \cos(\omega t) \\ T(d, t) &= T_0 + T_1\,\mathrm{e}^{-d/\delta} \cos[\omega(t - \tau)] \end{aligned}

Les oscillations de température en x = 0 et en x = d sont en opposition de phase si le déphasage satisfait :

\omega \tau = \pi \pmod{2\pi}

Le plus petit déphasage temporel strictement positif associé est donc :

\tau = \frac{\pi}{\omega} = \frac{\mathcal{T}}{2}

Sachant que \omega = \frac{\pi}{12}\text{ rad}\cdot\mathrm{h}^{-1} (période journalière \mathcal{T} = 24\text{ h}), on obtient :

\boxed{\tau_{\text{opt}} = 12\text{ h}}

Comparons à présent les deux configurations envisagées :

  • Laine de verre : \tau_{\ell} = 5{,}3\text{ h} ;
  • Ouate de cellulose : \tau_{\mathrm{o}} = 11\text{ h}.

La valeur \tau_{\mathrm{o}} = 11\text{ h} est très proche de la valeur optimale de 12\text{ h} (écart de seulement 1\text{ h}), alors que la laine de verre présente un retard insuffisant (\tau_{\ell} = 5{,}3\text{ h}).

\boxed{\text{L'ouate de cellulose est la configuration la plus confortable d'un point de vue thermique.}}

Résultat

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Partie II : De la cellule photovoltaïque au panneau solaire

Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : neutralité électrique, densité volumique de charge

Préciser la condition littérale sur , , et permettant d'assurer la neutralité électrique de l'ensemble de la zone de déplétion.

Voir l'indice

Écrire la nullité de la charge totale contenue dans un cylindre transverse de section arbitraire traversant toute la zone de déplétion.

Voir la stratégie

Pour une distribution plane infinie selon y et z, la neutralité électrique globale s'exprime en considérant une tranche de section droite d'aire S parallèle au plan (yOz) s'étendant sur toute l'épaisseur de la zone de déplétion, de x = -e_1 à x = e_2.

Voir la réponse courte

Condition de neutralité globale de la zone de charge d'espace : \rho_1 e_1 + \rho_2 e_2 = 0.

Voir le corrigé complet

Considérons un volume cylindrique de directrice parallèle à l'axe (Ox), de section droite d'aire S quelconque dans le plan (yOz), délimité par les plans x = -e_1 et x = e_2.

La charge électrique totale contenue dans ce volume s'obtient par intégration de la densité volumique de charge :

\begin{aligned} Q_{\mathrm{tot}} &= \iiint_{\mathcal{V}} \rho(x) \, \mathrm{d}\tau \\ &= S \int_{-e_1}^0 \rho_1 \, \mathrm{d}x + S \int_0^{e_2} \rho_2 \, \mathrm{d}x \\ &= S \left( \rho_1 e_1 + \rho_2 e_2 \right) \end{aligned}

La neutralité électrique globale de la zone de déplétion impose Q_{\mathrm{tot}} = 0 pour toute section S, ce qui conduit à la condition littérale :

\boxed{\rho_1 e_1 + \rho_2 e_2 = 0}

ou de manière équivalente, sachant que \rho_2 < 0 :

\rho_1 e_1 = -\rho_2 e_2 = |\rho_2| \, e_2

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : équation de maxwell-gauss, théorème de gauss

Rappeler l'équation locale de Maxwell-Gauss. Établir la forme intégrale associée (théorème de Gauss).

Voir l'indice

Énoncer \mathrm{div}\,\vec{E} = \rho/\varepsilon_0 et utiliser le théorème de Green-Ostrogradsky sur un volume fermé.

Voir la réponse courte

Énoncé de l'équation locale \mathrm{div}\vec{E} = \rho/\varepsilon_0 et intégration par le théorème de Green-Ostrogradsky pour obtenir le théorème de Gauss.

Voir le corrigé complet

L'équation locale de Maxwell-Gauss relie le champ électrostatique \vec{E} à la distribution volumique de charge \rho en tout point de l'espace :

\boxed{\mathrm{div}\,\vec{E} = \frac{\rho}{\varepsilon_0}}

Pour établir la forme intégrale, on considère un volume arbitraire \mathcal{V} délimité par une surface fermée \Sigma, orientée conventionnellement vers l'extérieur par le vecteur surface élémentaire \mathrm{d}\vec{S}.

En intégrant l'équation de Maxwell-Gauss sur le volume \mathcal{V}, on obtient :

\iiint_{\mathcal{V}} \mathrm{div}\,\vec{E}\,\mathrm{d}\tau = \iiint_{\mathcal{V}} \frac{\rho}{\varepsilon_0}\,\mathrm{d}\tau

D'une part, le théorème de Green-Ostrogradsky (théorème de flux-divergence) transforme l'intégrale volumique de la divergence en flux sortant à travers la surface fermée \Sigma :

\iiint_{\mathcal{V}} \mathrm{div}\,\vec{E}\,\mathrm{d}\tau = \oiint_{\Sigma} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{S}

D'autre part, la charge totale contenue à l'intérieur du volume \mathcal{V} est donnée par :

Q_{\mathrm{int}} = \iiint_{\mathcal{V}} \rho\,\mathrm{d}\tau

On en déduit l'expression intégrale du théorème de Gauss :

\boxed{\oiint_{\Sigma} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \frac{Q_{\mathrm{int}}}{\varepsilon_0}}

Résultat

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : symétrie, invariance

Préciser, en justifiant votre réponse, la direction du champ électrostatique créé par cette distribution de charges en tout point M de l'espace, ainsi que la ou les variable(s) spatiale(s) dont il dépend.

Voir l'indice

Utiliser les invariances par translation selon Oy et Oz ainsi que les plans de symétrie matérielle orthogonaux aux axes pour déterminer la direction du champ.

Voir la stratégie

Pour déterminer les propriétés de symétrie du champ électrostatique créé par une distribution continue de charges :

  1. On étudie les invariances géométriques de la distribution afin d'identifier les variables spatiales dont dépend le champ ;
  2. On identifie deux plans de symétrie matérielle passant par le point considéré afin d'en déduire la direction du champ (qui appartient à leur intersection).
Voir la réponse courte

Invariances par translation selon y et z et plans de symétrie orthogonaux imposant un champ radial \vec{E} = E(x)\vec{u}_x.

Voir le corrigé complet

On repère un point de l'espace par ses coordonnées cartésiennes \mathrm{M}(x,y,z) dans la base orthonormée directe (\vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z).

Invariances et dépendance spatiale La distribution de charges est constituée de deux couches planes d'extension infinie selon Oy et Oz, avec des densités volumiques \rho dépendant uniquement de x :

\rho(x, y, z) = \rho(x)

La distribution est donc invariante par toute translation selon \vec{u}_y et selon \vec{u}_z. Par conséquent, les composantes du champ électrostatique ne dépendent ni de y ni de z : le champ ne dépend que de l'unique variable spatiale x.

Symétries et direction du champ Soit \mathrm{M}(x,y,z) un point quelconque de l'espace. Considérons les deux plans passant par \mathrm{M} suivants :

  • le plan \Pi_1 parallèle au plan (xOy), d'équation Z = z ;
  • le plan \Pi_2 parallèle au plan (xOz), d'équation Y = y.

Comme la densité de charge ne dépend que de la coordonnée x, elle est invariante par réflexion par rapport à \Pi_1 et par rapport à \Pi_2. Ces deux plans sont donc des plans de symétrie de la distribution de charges.

D'après les propriétés de symétrie du champ électrostatique, le vecteur \vec{E}(\mathrm{M}) est contenu dans tout plan de symétrie passant par \mathrm{M}. Il appartient ainsi à l'intersection de \Pi_1 et \Pi_2, qui est la droite passant par \mathrm{M} dirigée selon \vec{u}_x :

\vec{E}(\mathrm{M}) \in \Pi_1 \cap \Pi_2 \implies \vec{E}(\mathrm{M}) \parallel \vec{u}_x

En combinant l'étude des invariances et des symétries, le champ électrostatique s'écrit en tout point \mathrm{M} de l'espace :

\boxed{\vec{E}(\mathrm{M}) = E(x)\,\vec{u}_x}

Résultat

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Question 14

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : théorème de gauss, champ électrostatique

On admet que le champ électrostatique à l'extérieur de la zone de déplétion est nul, et que ce champ est continu aux différentes interfaces. Déterminer en tout point M intérieur à la zone de déplétion en fonction de , , et de , indépendamment de .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Gauss sur une surface cylindrique ou intégrer directement l'équation différentielle \mathrm{d}E/\mathrm{d}x = \rho/\varepsilon_0 avec la continuité en x=0.

Voir la stratégie
  1. D'après la question Q13, le champ s'écrit \vec{E}(M) = E(x)\,\vec{u}_x. L'équation de Maxwell-Gauss (rappelée en Q12) se réduit à la forme scalaire unidimensionnelle :

    \frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}x} = \frac{\rho(x)}{\varepsilon_0}
  2. On intègre cette relation dans chacune des deux régions de la zone de déplétion en exploitant les conditions aux limites données : E(x) = 0 pour x \leqslant -e_1 et x \geqslant e_2, ainsi que la continuité de E(x).
  3. On substitue \rho_2 à l'aide de la relation de neutralité établie en Q11 : \rho_2 = -\rho_1 \frac{e_1}{e_2}.
Voir la réponse courte

Application du théorème de Gauss sur un cylindre fermé ou intégration continue pour trouver le champ triangulaire dans la jonction.

Voir le corrigé complet

Dans le domaine d'étude, \mathrm{div}\,\vec{E} = \frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}x} = \frac{\rho(x)}{\varepsilon_0}.

1. Première zone : pour x \in [-e_1, \, 0], la densité volumique de charge vaut \rho(x) = \rho_1. En intégrant entre -e_1 et x, et sachant que E(-e_1) = 0 par continuité avec l'extérieur :

\begin{aligned} E(x) - E(-e_1) &= \int_{-e_1}^{x} \frac{\rho_1}{\varepsilon_0}\,\mathrm{d}x' \\ E(x) &= \frac{\rho_1}{\varepsilon_0}(x + e_1) \end{aligned}

En particulier, à l'interface x = 0, la continuité donne E(0) = \frac{\rho_1 e_1}{\varepsilon_0}.

2. Seconde zone : pour x \in [0, \, e_2], la densité volumique de charge vaut \rho(x) = \rho_2. En intégrant entre x et e_2, et compte tenu de E(e_2) = 0 :

\begin{aligned} E(e_2) - E(x) &= \int_{x}^{e_2} \frac{\rho_2}{\varepsilon_0}\,\mathrm{d}x' = \frac{\rho_2}{\varepsilon_0}(e_2 - x) \\ E(x) &= -\frac{\rho_2}{\varepsilon_0}(e_2 - x) \end{aligned}

D'après la relation de neutralité de la question Q11, \rho_2 = -\rho_1\,\frac{e_1}{e_2}. En injectant cette expression, on obtient :

E(x) = \frac{\rho_1 e_1}{\varepsilon_0 e_2}(e_2 - x) = \frac{\rho_1 e_1}{\varepsilon_0}\left(1 - \frac{x}{e_2}\right)

On remarque que pour x = 0, cette expression redonne bien E(0) = \frac{\rho_1 e_1}{\varepsilon_0}, ce qui confirme la continuité du champ en x = 0.

Le champ électrostatique à l'intérieur de la zone de déplétion s'écrit donc :

\boxed{ \vec{E}(M) = \begin{cases} \dfrac{\rho_1}{\varepsilon_0}(x + e_1)\,\vec{u}_x & \text{pour } x \in [-e_1, \, 0] \\[8pt] \dfrac{\rho_1 e_1}{\varepsilon_0}\left(1 - \dfrac{x}{e_2}\right)\vec{u}_x & \text{pour } x \in [0, \, e_2] \end{cases} }

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : champ électrostatique, allure de courbe

Tracer le graphe représentant la norme de en fonction de , en indiquant les valeurs remarquables.

Voir l'indice

Tracer deux segments affines se rejoignant en un extremum en x=0 et s'annulant aux frontières -e_1 et e_2.

Voir la réponse courte

Tracé affine par morceaux de la norme du champ, continue et maximale à l'interface x=0.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question Q14, le champ électrostatique \vec{E}(x) = E(x)\,\vec{u}_x est colinéaire à \vec{u}_x et sa composante E(x) est positive ou nulle sur tout l'espace :

\|\vec{E}(x)\| = E(x) = \begin{cases} 0 & \text{si } x \le -e_1 \\[1ex] \dfrac{\rho_1}{\varepsilon_0}\,(x + e_1) & \text{si } -e_1 \le x \le 0 \\[1ex] \dfrac{\rho_1 e_1}{\varepsilon_0}\left(1 - \dfrac{x}{e_2}\right) & \text{si } 0 \le x \le e_2 \\[1ex] 0 & \text{si } x \ge e_2 \end{cases}

La norme de \vec{E}(M) est donc une fonction continue affine par morceaux :

  • nulle pour x \le -e_1 et pour x \ge e_2 ;
  • croissant linéairement de 0 à E_{\max} sur [-e_1, 0] avec une pente \dfrac{\rho_1}{\varepsilon_0} > 0 ;
  • décroissant linéairement de E_{\max} à 0 sur [0, e_2] avec une pente \dfrac{\rho_2}{\varepsilon_0} = -\dfrac{\rho_1 e_1}{\varepsilon_0 e_2} < 0.

Le maximum est atteint à l'interface métallurgique x = 0 :

\boxed{\|\vec{E}\|_{\max} = E(0) = \frac{\rho_1 e_1}{\varepsilon_0} = -\frac{\rho_2 e_2}{\varepsilon_0}}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : force électrostatique, courant de diffusion

Expliquer brièvement pourquoi ce champ électrostatique fait cesser la diffusion évoquée dans la description donnée en début de partie.

Voir l'indice

Comparer le signe de la force électrostatique \vec{F} = -e\vec{E} exercée sur un électron dans la zone de charge d'espace avec le sens de sa diffusion.

Voir la réponse courte

Le champ électrique induit exerce une force opposée au gradient de concentration, compensant exactement la diffusion des porteurs.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats des questions Q14 et Q15, le champ électrostatique régnant dans la zone de déplétion est orienté selon les x croissants :

\vec{E}(x) = E(x)\,\vec{u}_x \quad \text{avec } E(x) > 0 \quad \text{pour } x \in ]-e_1, e_2[

Ce champ est donc dirigé de la région dopée N vers la région dopée P.

  • Action sur les électrons : les électrons libres portent une charge négative q = -e < 0. Ils subissent donc une force électrostatique :

    \vec{F}_e = -e\,\vec{E} = -e\,E(x)\,\vec{u}_x

    orientée vers les x décroissants (vers la région N). Cette force s'oppose directement au mouvement spontané de diffusion des électrons de N vers P.

  • Action sur les trous : de façon symétrique, les trous (porteurs de charge positive +e) subissent une force \vec{F}_h = +e\,\vec{E} orientée vers la région P, s'opposant à leur diffusion vers la région N.

Un état d'équilibre thermodynamique s'établit lorsque le courant de dérive (migration sous l'effet du champ électrique) compense exactement le courant de diffusion dû au gradient de concentration des porteurs : le transfert net de charges cesse.

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : puissance électrique, caractéristique courant-tension

Préciser l'expression mathématique d'une courbe iso-puissance et commenter leur forme sur le graphique.

Voir l'indice

Partir de \mathcal{P} = U I et reconnaître l'équation d'une branche d'hyperbole équilatère dans le plan (U, I).

Voir la réponse courte

Équation des courbes iso-puissance I = P/U correspondant à des hyperboles décroissantes dans le plan (U, I).

Voir le corrigé complet

En convention générateur, la puissance électrique \mathcal{P} délivrée par le panneau photovoltaïque s'écrit :

\mathcal{P} = U \cdot I

Une courbe iso-puissance correspond à l'ensemble des points de fonctionnement (U, I) pour lesquels la puissance fournie \mathcal{P} est constante. On obtient ainsi la relation mathématique :

\boxed{I = f(U) = \frac{\mathcal{P}}{U}}

Commentaire sur la forme :

  • Dans le quadrant où U > 0 et I > 0, cette relation correspond à une branche d'hyperbole équilatère.
  • La fonction U \mapsto \frac{\mathcal{P}}{U} est strictement décroissante et convexe.
  • Elle admet l'axe des ordonnées (U = 0) pour asymptote verticale et l'axe des abscisses (I = 0) pour asymptote horizontale.
  • Sur le graphique de la figure 3, plus la puissance \mathcal{P} est élevée (par exemple 25 W, 50 W, 75 W, 100 W), plus la branche d'hyperbole s'éloigne de l'origine des axes.

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : adaptation d'impédance, point de fonctionnement

On branche en sortie de ce panneau solaire un conducteur ohmique de résistance . Justifier qualitativement que la puissance électrique fournie par le panneau à ce conducteur ohmique passe par un maximum pour une valeur particulière de , notée . Pour le panneau étudié, donner la valeur de la puissance maximale pour une irradiance de , ainsi que la résistance correspondante.

Voir l'indice

Superposer la droite de charge I = U/R sur le réseau de courbes de puissance pour identifier le point de tangence avec l'iso-puissance maximale.

Voir la stratégie
  1. Pour la justification qualitative, étudier les cas limites de court-circuit (R \to 0) et de circuit ouvert (R \to \infty) pour la puissance délivrée \mathcal{P} = U I = R I^2, ou raisonner graphiquement à l'aide du point de fonctionnement (intersection entre la caractéristique du panneau et la droite de charge I = U/R).
  2. Pour la détermination de \mathcal{P}_{\max}, repérer sur la figure 3 la courbe iso-puissance la plus élevée tangente à la caractéristique correspondant à un éclairement de 1\,\mathrm{kW}\cdot\mathrm{m}^{-2} (sachant que les courbes sont espacées de 5\,\mathrm{W}).
  3. Relever les coordonnées (U^\star, I^\star) de ce point de fonctionnement optimal (point de puissance maximale, noté MPP) et en déduire la résistance optimale R^\star = U^\star / I^\star.
Voir la réponse courte

Droite de charge U=RI tangente à une hyperbole iso-puissance maximale ; lecture graphique de P_{\max} et de R^\star.

Voir le corrigé complet

1. Justification qualitative de l'existence d'un maximum de puissance

Le point de fonctionnement (U, I) du circuit fermé sur la résistance R est l'intersection entre la caractéristique du panneau solaire I = f(U) en convention générateur et celle du conducteur ohmique U = R\,I (soit I = \frac{U}{R}) en convention récepteur. La puissance électrique reçue par le résistor est :

\mathcal{P} = U\,I = R\,I^2 = \frac{U^2}{R}
  • Dans la limite d'un court-circuit (R \to 0), la tension s'annule (U \to 0) tandis que le courant atteint le courant de court-circuit I_{\mathrm{cc}} \approx 5{,}3\,\mathrm{A} ; la puissance fournie tend vers zéro :

    \lim_{R \to 0} \mathcal{P}(R) = 0
  • Dans la limite d'un circuit ouvert (R \to +\infty), le courant s'annule (I \to 0) tandis que la tension atteint la tension à vide U_{\mathrm{co}} \approx 22\,\mathrm{V} ; la puissance fournie tend également vers zéro :

    \lim_{R \to +\infty} \mathcal{P}(R) = 0

La fonction \mathcal{P}(R) étant continue, strictement positive sur ]0, +\infty[ et nulle aux deux bornes, elle admet nécessairement au moins un maximum en une valeur particulière R^\star \in ]0, +\infty[.

2. Détermination graphique de \mathcal{P}_{\max} et de R^\star pour une irradiance de 1\,\mathrm{kW}\cdot\mathrm{m}^{-2}

Sur la figure 3, les courbes iso-puissance sont espacées de 5\,\mathrm{W}. La caractéristique pour 1\,\mathrm{kW}\cdot\mathrm{m}^{-2} est tangente à la deuxième courbe iso-puissance située au-dessus de la ligne repérée 75\,\mathrm{W}, soit la courbe :

\mathcal{P} = 75 + 2 \times 5 = 85\,\mathrm{W}

La puissance maximale délivrée par le panneau vaut donc :

\boxed{\mathcal{P}_{\max} = 85\text{ W}}

Au point de tangence (point de fonctionnement à puissance maximale), on lit les coordonnées :

U^\star \approx 17\text{ V} \quad \text{et} \quad I^\star \approx 5{,}0\text{ A}

On en déduit la résistance optimale correspondante :

R^\star = \frac{U^\star}{I^\star} = \frac{17}{5{,}0} = 3{,}4\,\Omega
\boxed{R^\star \approx 3{,}4\text{ }\Omega}

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : rendement, flux radiatif

Définir le rendement du panneau, et le calculer dans les conditions de la question Q18 (on pourra utiliser l'approximation numérique ). Comparer la valeur obtenue à celles données en début de partie.

Voir l'indice

Exprimer \eta comme le rapport de la puissance électrique maximale à la puissance lumineuse incidente P_{\mathrm{inc}} = \Phi_{\mathrm{lum}} \times S_{\mathrm{tot}}.

Voir la réponse courte

Définition \eta = P_{\max}/(P_{\mathrm{lum}} S), calcul numérique et comparaison avec les rendements usuels de 15 à 20

Voir le corrigé complet

Le rendement énergétique \eta du panneau photovoltaïque est défini comme le rapport entre la puissance électrique maximale \mathcal{P}_{\max} fournie par le panneau et la puissance radiative totale \mathcal{P}_{\text{inc}} du rayonnement solaire incident intercepté par la surface active du panneau :

\eta = \frac{\mathcal{P}_{\max}}{\mathcal{P}_{\text{inc}}}

La puissance solaire incidente s'exprime en fonction de l'irradiance (flux solaire surfacique) \Pi = 1\,\mathrm{kW}\cdot\mathrm{m}^{-2} = 1{,}0\cdot 10^3\,\mathrm{W}\cdot\mathrm{m}^{-2} et de la surface totale S_{\text{tot}} occupée par les N = 36 cellules carrées de côté c :

S_{\text{tot}} = N\,c^2 \quad \implies \quad \mathcal{P}_{\text{inc}} = \Pi \, N\,c^2

D'après la question Q18, pour \Pi = 1\,\mathrm{kW}\cdot\mathrm{m}^{-2}, la puissance maximale fournie vaut \mathcal{P}_{\max} \approx 85\,\mathrm{W}.

En utilisant l'approximation numérique suggérée par l'énoncé, c \approx \frac{1}{8}\,\mathrm{m} :

S_{\text{tot}} \approx 36 \times \left(\frac{1}{8}\right)^2 = \frac{36}{64}\,\mathrm{m}^2 = \frac{9}{16}\,\mathrm{m}^2 = 0{,}5625\,\mathrm{m}^2

La puissance solaire incidente est donc :

\mathcal{P}_{\text{inc}} = 1{,}0\cdot 10^3 \times \frac{9}{16} = 562{,}5\,\mathrm{W}

Le rendement vaut ainsi :

\begin{aligned} \eta &= \frac{85}{562{,}5} = \frac{85 \times 16}{9000} = \frac{1360}{9000} \approx 0{,}151 \end{aligned}
\boxed{\eta \approx 15\,\%}

Comparaison aux données de l'énoncé :
Le panneau étudié comporte des cellules en silicium polycristallin, dont la plage de rendement typique fournie dans le tableau de début de partie est [13\,\% - 18\,\%]. La valeur obtenue, voisine de 15\,\%, se situe précisément au cœur de cet intervalle, ce qui confirme la cohérence du résultat.

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : modèle de thévenin, pont diviseur de tension

Exprimer la tension aux bornes de la résistance en fonction de , , , et de , indépendamment de .

Voir l'indice

Modéliser l'association des x branches en parallèle comportant chacune y cellules en série par un générateur de Thévenin global en tenant compte de y = N/x.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le modèle équivalent de Thévenin d'une branche constituée de y cellules en série.
  2. Déterminer le modèle équivalent de Thévenin de l'association en parallèle des x branches identiques.
  3. Exprimer les grandeurs équivalentes en fonction de N et x à l'aide de la relation N = x y, puis appliquer la formule du diviseur de tension pour obtenir U.
Voir la réponse courte

Modélisation de Thévenin équivalente des x branches de y cellules en série, puis formule du diviseur de tension.

Voir le corrigé complet

Chaque branche est constituée de y générateurs identiques associés en série (chacun de force électromotrice E et de résistance interne r). Le modèle de Thévenin d'une branche est donc :

\begin{aligned} E_{\text{branche}} &= y E \\ r_{\text{branche}} &= y r \end{aligned}

Le circuit complet associe en parallèle x branches identiques. Par symétrie et lois d'association :

  • la force électromotrice à vide de l'ensemble reste égale à celle d'une branche :

    E_{\text{Th}} = E_{\text{branche}} = y E
  • la résistance interne équivalente est celle de x résistances r_{\text{branche}} en dérivation :

    r_{\text{Th}} = \frac{r_{\text{branche}}}{x} = \frac{y r}{x}

Le nombre total de cellules étant fixé à N = x y, on a y = \dfrac{N}{x}, d'où :

\begin{aligned} E_{\text{Th}} &= \frac{N}{x} E \\ r_{\text{Th}} &= \frac{N r}{x^2} \end{aligned}

La résistance de charge R est connectée aux bornes de ce générateur de Thévenin équivalent (E_{\text{Th}}, r_{\text{Th}}). La formule du pont diviseur de tension donne directement :

U = \frac{R}{R + r_{\text{Th}}} E_{\text{Th}} = \frac{R}{R + \dfrac{N r}{x^2}} \left( \frac{N E}{x} \right)

En multipliant le numérateur et le dénominateur par x^2 :

\boxed{U = \frac{N R E x}{R x^2 + N r}}

Résultat

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Question 21

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : adaptation d'impédance, transfert maximal de puissance

Déterminer, en fonction de , et de , les expressions de et de permettant de maximiser la puissance reçue par la résistance .

Voir l'indice

Exprimer la puissance dissipée dans la charge R et trouver la condition d'adaptation d'impédance en dérivant par rapport à x (ou en écrivant r_{\mathrm{Th}} = R).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance électrique \mathcal{P}_R dissipée dans le conducteur ohmique R en fonction de la tension U(x) obtenue à la question Q20.
  2. Étudier les variations de cette puissance en dérivant par rapport à x (considéré ici comme une variable continue) pour identifier son extremum.
  3. En déduire la valeur optimale de x, puis celle de y via la relation N = x \times y.
Voir la réponse courte

Maximisation de la puissance par adaptation de résistance interne R = y r / x sous la contrainte xy = N.

Voir le corrigé complet

La puissance électrique reçue par la résistance R s'écrit :

\mathcal{P}_R = \frac{U^2}{R}

En utilisant l'expression de U établie à la question Q20 :

U = \frac{N R E x}{R x^2 + N r}

on obtient :

\mathcal{P}_R(x) = \frac{N^2 E^2 R \, x^2}{\left(R x^2 + N r\right)^2}

Pour trouver la valeur de x > 0 maximisant \mathcal{P}_R(x), on dérive par rapport à x :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\mathcal{P}_R}{\mathrm{d}x} &= N^2 E^2 R \, \frac{2x\left(R x^2 + N r\right)^2 - x^2 \times 2\left(R x^2 + N r\right)(2Rx)}{\left(R x^2 + N r\right)^4} \\ &= N^2 E^2 R \, \frac{2x\left(R x^2 + N r - 2R x^2\right)}{\left(R x^2 + N r\right)^3} \\ &= \frac{2 N^2 E^2 R \, x \left(N r - R x^2\right)}{\left(R x^2 + N r\right)^3} \end{aligned}

Comme x > 0, le dénominateur et le facteur 2 N^2 E^2 R x sont strictement positifs. La dérivée s'annule et change de signe de positif à négatif en :

N r - R x^2 = 0 \iff x^2 = \frac{N r}{R}

Cette valeur correspond bien à un maximum global de la puissance. On en déduit l'expression de x :

\boxed{x = \sqrt{\frac{N r}{R}}}

Sachant que N = x \times y, on en déduit l'expression de y :

y = \frac{N}{x} = \frac{N}{\sqrt{\dfrac{N r}{R}}} = \sqrt{\frac{N^2 R}{N r}}

soit :

\boxed{y = \sqrt{\frac{N R}{r}}}

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : effet joule, bilan de puissance

Dans le cas de la question Q21, déterminer en fonction de , et de , la puissance fournie à la résistance , ainsi que la puissance dissipée par effet Joule dans les résistances . Commenter.

Voir l'indice

Remplacer l'expression optimale de x dans les relations de puissances et comparer la puissance utile à celle dissipée dans le panneau.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le courant total débité ou la tension aux bornes de la charge en utilisant la condition d'adaptation de puissance établie à la question précédente.
  2. En déduire la puissance maximale \mathcal{P}_{\max} transmise à la résistance R et l'exprimer uniquement en fonction de E, r et N.
  3. Exprimer le courant dans chaque branche pour calculer la puissance totale dissipée par effet Joule \mathcal{P}_{\mathrm{J}} dans l'ensemble des N résistances internes.
  4. Analyser le rendement électrique associé au transfert maximal de puissance.
Voir la réponse courte

Calcul des puissances utile et dissipée ; à l'adaptation, la moitié de la puissance totale est dissipée en pertes Joule.

Voir le corrigé complet

À la question Q21, le maximum de puissance correspond à l'adaptation de résistance r_{\text{Th}} = R, soit :

x = \sqrt{\frac{N r}{R}} \quad \text{et} \quad y = \sqrt{\frac{N R}{r}}

La f.é.m. de Thévenin équivalente du générateur vaut alors :

E_{\text{Th}} = y E = \sqrt{\frac{N R}{r}} \, E

Le courant total débité dans la résistance de charge R s'écrit :

I = \frac{E_{\text{Th}}}{r_{\text{Th}} + R} = \frac{E_{\text{Th}}}{2 R}

La puissance maximale \mathcal{P}_{\max} transmise au conducteur ohmique R est donc :

\begin{aligned} \mathcal{P}_{\max} &= R I^2 = \frac{E_{\text{Th}}^2}{4 R} \\ &= \frac{1}{4 R} \left(\frac{N R}{r} E^2\right) \end{aligned}
\boxed{\mathcal{P}_{\max} = \frac{N E^2}{4 r}}

Par symétrie, les x branches en parallèle étant identiques, le courant circulant dans chaque branche vaut :

i_{\mathrm{b}} = \frac{I}{x}

Chaque branche contient y résistances internes r en série. La puissance dissipée par effet Joule dans l'ensemble des N = x y résistances est donc :

\begin{aligned} \mathcal{P}_{\mathrm{J}} &= N \times r i_{\mathrm{b}}^2 = (x y) \, r \left(\frac{I}{x}\right)^2 = \frac{y r}{x} I^2 = r_{\text{Th}} I^2 \end{aligned}

Comme r_{\text{Th}} = R, on retrouve exactement :

\mathcal{P}_{\mathrm{J}} = R I^2 = \mathcal{P}_{\max}
\boxed{\mathcal{P}_{\mathrm{J}} = \frac{N E^2}{4 r}}

Commentaire :

  • Égalité des puissances et rendement électrique : À l'adaptation d'impédance, la puissance fournie à la charge est strictement égale à la puissance dissipée par effet Joule dans les générateurs (\mathcal{P}_{\mathrm{J}} = \mathcal{P}_{\max}). Le rendement électrique du générateur est donc de :

    \eta_{\text{elec}} = \frac{\mathcal{P}_{\max}}{\mathcal{P}_{\text{tot}}} = \frac{\mathcal{P}_{\max}}{\mathcal{P}_{\max} + \mathcal{P}_{\mathrm{J}}} = 50\,\%

    Le régime d'adaptation de puissance ne maximise pas le rendement énergétique, la moitié de l'énergie électrique produite étant perdue sous forme de chaleur dans les cellules.

  • Caractère extensif : La puissance maximale extractible \mathcal{P}_{\max} est directement proportionnelle au nombre total de cellules N et ne dépend que des caractéristiques intrinsèques E et r d'une cellule individuelle (pourvu que l'agencement (x, y) soit adapté à la charge R).

Résultat

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Partie III : Conversion continu-alternatif : nécessité d'un onduleur

Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance

Notions : onduleur, tension créneau

Tracer le graphe représentant la tension en fonction de , sur 2 périodes.

Voir l'indice

Identifier la polarité de la tension u(t) selon la paire d'interrupteurs fermés sur chaque demi-période.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'expression de la tension u(t) délivrée par le pont en H pour chacune des deux phases de commande à partir de l'état des interrupteurs.
  2. En déduire l'allure du signal (créneau bipolaire alternatif de période T = 1/f).
  3. Tracer soigneusement le chronogramme sur deux périodes complètes, c'est-à-dire sur l'intervalle [0, 2T], en faisant apparaître les grandeurs remarquables (+E, -E, T/2, T, 3T/2, 2T).
Voir la réponse courte

Tracé de la tension créneau bipolaire alternant entre +E et -E à partir de l'état des interrupteurs.

Voir le corrigé complet

Notons V_A le potentiel au point milieu de la branche de gauche (entre \mathrm{K}_1 et \mathrm{K}_4) et V_B celui de la branche de droite (entre \mathrm{K}_2 et \mathrm{K}_3). D'après la flèche de tension sur le schéma, la tension de sortie s'écrit :

u(t) = V_A - V_B

Étudions les deux phases de fonctionnement au cours d'une période T :

  • Pour t \in \left]0, \frac{T}{2}\right[ : les interrupteurs \mathrm{K}_1 et \mathrm{K}_3 sont fermés, tandis que \mathrm{K}_2 et \mathrm{K}_4 sont ouverts. Le point A est relié à la borne positive du générateur (V_A = E) et le point B à sa borne négative (V_B = 0). Il vient donc :

    u(t) = +E
  • Pour t \in \left]\frac{T}{2}, T\right[ : les interrupteurs \mathrm{K}_2 et \mathrm{K}_4 sont fermés, tandis que \mathrm{K}_1 et \mathrm{K}_3 sont ouverts. Le point B est relié à la borne positive (V_B = E) et le point A à la borne négative (V_A = 0). Il vient donc :

    u(t) = -E

Le fonctionnement étant périodique de période T = \frac{1}{f} = \frac{1}{50} = 20\text{ ms}, la tension u(t) est un signal rectangulaire alternatif symétrique (créneau) de valeur crête E.

Sur deux périodes, soit pour t \in [0, 2T], le graphe de la tension u(t) est le suivant :

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : série de fourier, spectre d'amplitude

Représenter le spectre de Fourier en amplitude de , jusqu'à la fréquence incluse.

Voir l'indice

Représenter les raies d'amplitude |b_n| aux fréquences f, 3f et 5f en vérifiant que les harmoniques paires sont nulles.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les coefficients d'amplitude b_n pour les entiers n \in \{1, 2, 3, 4, 5\} à partir de la relation fournie.
  2. Identifier les fréquences associées \nu_n = n f et leurs amplitudes respectives.
  3. Tracer le spectre de raies (diagramme en bâtons) représentant l'amplitude en fonction de la fréquence jusqu'à 5f.
Voir la réponse courte

Représentation des raies impaires du signal créneau impair avec amplitudes en 1/n jusqu'à 5f.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression fournie par l'énoncé :

b_n = \frac{2E\left[1 - \cos(n\pi)\right]}{n\pi}

Le facteur 1 - \cos(n\pi) = 1 - (-1)^n vaut :

  • 0 si n est pair ;
  • 2 si n est impair, d'où b_n = \dfrac{4E}{n\pi}.

Le signal ne comporte donc que des harmoniques de rangs impairs :

  • Pour le fondamental (n=1, fréquence \nu_1 = f) :

    b_1 = \frac{4E}{\pi} \approx 1{,}27\,E
  • Pour n=2 (\nu_2 = 2f) : b_2 = 0.
  • Pour l'harmonique 3 (n=3, fréquence \nu_3 = 3f) :

    b_3 = \frac{4E}{3\pi} = \frac{b_1}{3} \approx 0{,}42\,E
  • Pour n=4 (\nu_4 = 4f) : b_4 = 0.
  • Pour l'harmonique 5 (n=5, fréquence \nu_5 = 5f) :

    b_5 = \frac{4E}{5\pi} = \frac{b_1}{5} \approx 0{,}25\,E

Le spectre d'amplitude est un spectre de raies représenté ci-dessous :

Question déjà tombée ailleurs

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance

Notions : onduleur, schéma équivalent

Dessiner le circuit électrique équivalent dans les différentes configurations du tableau. Tracer alors la courbe sur l'intervalle .

Voir l'indice

Pour chaque sous-intervalle, relier la charge à la source ou la court-circuiter sur elle-même pour déterminer u(t) \in \{-E, 0, +E\}.

Voir la stratégie
  1. Identifier, pour chacune des phases du tableau 1, l'état ouvert/fermé des quatre interrupteurs et en déduire le schéma équivalent du pont en H ainsi que la valeur de la tension u(t) = V_{\text{gauche}} - V_{\text{droite}}.
  2. Tracer précisément le chronogramme de la tension u(t) sur l'intervalle ]0, T[, en faisant apparaître les paliers à +E, 0 et -E, ainsi que les instants caractéristiques \tau, T/2 - \tau, T/2 + \tau et T - \tau.
Voir la réponse courte

Schémas électriques équivalents selon les interrupteurs passants et tracé du signal à trois niveaux +E, 0 et -E.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 5 du sujet, la tension u(t) est orientée de telle sorte que u(t) = V_{\mathrm{G}} - V_{\mathrm{D}}, où V_{\mathrm{G}} est le potentiel du nœud situé entre \mathrm{K}_1 et \mathrm{K}_4, et V_{\mathrm{D}} celui entre \mathrm{K}_2 et \mathrm{K}_3.

Analysons les configurations présentées dans le tableau 1 :

  • Configuration 1 : t \in ]0, \tau[ et t \in ]T - \tau, T[ \mathrm{K}_1 et \mathrm{K}_2 sont ouverts ; \mathrm{K}_4 et \mathrm{K}_3 sont fermés. Les deux bornes de la charge sont reliées au pôle négatif du générateur : la charge est court-circuitée par le bas, donc :

    u(t) = 0
  • Configuration 2 : t \in ]\tau, T/2 - \tau[ \mathrm{K}_1 et \mathrm{K}_3 sont fermés ; \mathrm{K}_2 et \mathrm{K}_4 sont ouverts. La borne gauche est reliée au pôle positif et la borne droite au pôle négatif :

    u(t) = +E
  • Configuration 3 : t \in ]T/2 - \tau, T/2 + \tau[ \mathrm{K}_1 et \mathrm{K}_2 sont fermés ; \mathrm{K}_3 et \mathrm{K}_4 sont ouverts. Les deux bornes de la charge sont reliées au pôle positif du générateur : la charge est court-circuitée par le haut, d'où :

    u(t) = 0
  • Configuration 4 : t \in ]T/2 + \tau, T - \tau[ \mathrm{K}_2 et \mathrm{K}_4 sont fermés ; \mathrm{K}_1 et \mathrm{K}_3 sont ouverts. La borne droite est reliée au pôle positif et la borne gauche au pôle négatif :

    u(t) = -E

Tracé du signal u(t) sur l'intervalle ]0, T[ :

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : valeur moyenne, valeur efficace

Rappeler la définition des valeur moyenne et valeur efficace du signal , puis les calculer en fonction de , et de .

Voir l'indice

Calculer U_0 par symétrie impaire du signal et U_{\mathrm{eff}}^2 en intégrant u^2(t) sur une période.

Voir la stratégie
  1. Rappeler les définitions intégrales générales de la valeur moyenne U_0 et de la valeur efficace U_{\mathrm{eff}} pour un signal périodique de période T.
  2. Évaluer la valeur moyenne en exploitant l'antisymétrie par demi-période (ou en intégrant par morceaux sur [0, T]).
  3. Calculer la valeur efficace en intégrant u^2(t), qui prend la valeur constante E^2 sur les deux intervalles où u(t) = \pm E.
Voir la réponse courte

Par symétrie U_0 = 0 et calcul intégral de la valeur efficace : U_{\mathrm{eff}} = E\sqrt{1 - 2\tau/T}.

Voir le corrigé complet

Pour un signal u(t) de période T, la valeur moyenne U_0 et la valeur efficace U_{\mathrm{eff}} sont définies par :

\begin{aligned} U_0 &= \frac{1}{T} \int_0^T u(t) \, \mathrm{d}t \\ U_{\mathrm{eff}} &= \sqrt{\frac{1}{T} \int_0^T u^2(t) \, \mathrm{d}t} \end{aligned}

D'après la question Q25, le signal u(t) vaut :

  • +E sur l'intervalle [\tau, T/2 - \tau], de durée \Delta t_1 = \dfrac{T}{2} - 2\tau ;
  • -E sur l'intervalle [T/2 + \tau, T - \tau], de durée \Delta t_2 = \dfrac{T}{2} - 2\tau ;
  • 0 sur le reste de la période.

Calcul de la valeur moyenne U_0 :

\begin{aligned} U_0 &= \frac{1}{T} \left( \int_\tau^{T/2 - \tau} E\,\mathrm{d}t + \int_{T/2 + \tau}^{T - \tau} (-E)\,\mathrm{d}t \right) \\ &= \frac{E}{T} \left[ \left(\frac{T}{2} - 2\tau\right) - \left(\frac{T}{2} - 2\tau\right) \right] = 0 \end{aligned}
\boxed{U_0 = 0\text{ V}}

Calcul de la valeur efficace U_{\mathrm{eff}} : La grandeur u^2(t) est nulle lorsque u(t) = 0 et vaut (\pm E)^2 = E^2 pendant les deux créneaux non nuls, soit sur une durée cumulée \Delta t_{\text{tot}} = \Delta t_1 + \Delta t_2 = T - 4\tau :

\begin{aligned} \int_0^T u^2(t) \, \mathrm{d}t &= E^2 \, (T - 4\tau) \end{aligned}

D'où l'expression de la valeur efficace :

\boxed{U_{\mathrm{eff}} = E \sqrt{1 - \frac{4\tau}{T}}}

Résultat

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : série de fourier, harmonique fondamental

Représenter, sans se préoccuper de son amplitude, le mode fondamental de sur le graphe tracé à la question Q25.

Voir l'indice

Superposer une sinusoïde de période T en phase avec les alternances positives et négatives du signal créneau.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'expression mathématique du mode fondamental (n = 1) à partir du développement en série de Fourier fourni par l'énoncé.
  2. Préciser ses zéros, ses extrema ainsi que ses symétries par rapport au signal créneau u(t) obtenu à la question Q25.
  3. Tracer sur le même graphe la tension u(t) et la sinusoïde du fondamental u_1(t).
Voir la réponse courte

Tracé qualitatif d'une sinusoïde de période T en phase avec le signal créneau symétrique.

Voir le corrigé complet

D'après la formule (6) de l'énoncé, le mode fondamental correspond au terme de rang n = 1 de la série de Fourier de u(t) :

u_1(t) = b_1 \sin(2\pi f t) \quad \text{avec} \quad b_1 = \frac{4E}{\pi}\cos(2\pi f \tau)

Pour les valeurs usuelles de réglage (\tau < T/4), le coefficient d'amplitude b_1 est strictement positif. Le fondamental u_1(t) est donc un signal sinusoïdal de même période T = 1/f que u(t), caractérisé par :

  • des passages par zéro en t = 0, t = T/2 et t = T ;
  • un maximum positif en t = T/4, correspondant précisément au centre de l'intervalle d'application du palier +E ;
  • un minimum négatif en t = 3T/4, correspondant au centre de l'intervalle d'application du palier -E.

On représente ci-dessous le signal en créneaux u(t) tracé à la question Q25 ainsi que l'allure du mode fondamental u_1(t) :

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : série de fourier, harmonique

Déterminer, littéralement puis numériquement, la plus petite valeur de permettant d'éliminer la première harmonique non nulle de la série de Fourier.

Voir l'indice

Annuler le terme \cos(2\pi n f \tau) pour la première harmonique impaire présente après le fondamental (n=3).

Voir la stratégie
  1. Identifier la composante spectrale correspondant à la « première harmonique non nulle » : le terme n=1 est le fondamental, et les rangs pairs n=2p sont nuls par symétrie de quart d'onde.
  2. Exprimer le coefficient b_3 de l'harmonique de rang 3 et déterminer la condition d'annulation.
  3. En déduire la plus petite valeur positive de \tau et calculer sa valeur numérique avec f = 50\text{ Hz}.
Voir la réponse courte

Annulation du coefficient de Fourier d'ordre 3 pour éliminer l'harmonique 3, donnant \tau = T/6.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression fournie par l'équation (6) :

b_n = \frac{2E\left[1 - \cos(n\pi)\right]\cos(2\pi n f \tau)}{n\pi}

Pour tout entier pair n = 2p, \cos(2p\pi) = 1, de sorte que b_n = 0.

Pour un entier impair n, on a 1 - \cos(n\pi) = 2, ce qui donne :

b_n = \frac{4E}{n\pi}\cos(2\pi n f \tau)

Le terme n = 1 correspond au mode fondamental. Les harmoniques correspondent aux entiers n \ge 2. L'harmonique n=2 étant identiquement nulle, la première harmonique non identiquement nulle est celle de rang n = 3, de fréquence 3f.

Son amplitude s'annule si et seulement si b_3 = 0, soit :

\begin{aligned} \cos(6\pi f \tau) = 0 \iff 6\pi f \tau = \frac{\pi}{2} + k\pi \quad (k \in \mathbb{Z}) \end{aligned}

La plus petite valeur strictement positive de \tau est obtenue pour k = 0, soit :

6\pi f \tau = \frac{\pi}{2} \implies \tau = \frac{1}{12f} = \frac{T}{12}

On vérifie bien que \tau = \frac{T}{12} < \frac{T}{2}, ce qui est compatible avec le domaine de définition de la commande décalée.

Application numérique : Avec f = 50\text{ Hz}, soit une période T = \frac{1}{f} = 20\text{ ms} :

\begin{aligned} \tau &= \frac{20\cdot 10^{-3}}{12}\text{ s} = \frac{5}{3}\text{ ms} \approx 1{,}67\text{ ms} \end{aligned}
\boxed{\tau = \frac{T}{12} = \frac{1}{12f} \approx 1{,}67\text{ ms}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : filtre passe-ba, circuit rl

Justifier l'intérêt de prélever la tension de sortie aux bornes de , plutôt qu'aux bornes de . Aucun calcul n'est attendu.

Voir l'indice

Raisonner sur le comportement d'une inductance en haute fréquence pour préciser la nature (passe-bas ou passe-haut) du filtre selon l'élément de sortie.

Voir la stratégie

Analyser le comportement asymptotique du dipôle LR série à basse et haute fréquences pour identifier la nature du filtre (passe-bas ou passe-haut) et la confronter à l'objectif de filtrage (conserver le fondamental et éliminer les harmoniques).

Voir la réponse courte

Aux bornes de R, le circuit RL série se comporte en passe-bas, permettant d'atténuer les hautes fréquences harmoniques.

Voir le corrigé complet

Le but de ce montage est de conserver la composante fondamentale de fréquence f = 50\text{ Hz} tout en atténuant les harmoniques de fréquences multiples plus élevées (5f, 7f, \dots) afin de rendre la tension la plus sinusoïdale possible : on cherche donc à réaliser un filtre passe-bas.

Analysons qualitativement le comportement du circuit LR série :

  • à basse fréquence (\omega \to 0), la bobine se comporte comme un fil (court-circuit). La tension d'entrée se retrouve alors intégralement aux bornes de la résistance R : la tension v(t) n'est pas atténuée ;
  • à haute fréquence (\omega \to \infty), l'impédance de la bobine devient prépondérante et elle tend vers un circuit ouvert. La quasi-totalité de la tension chute aux bornes de l'inductance, et la tension aux bornes de R tend vers zéro : les composantes de fréquences élevées (les harmoniques) sont fortement atténuées.

Prélever la tension aux bornes du conducteur ohmique R réalise ainsi un filtre passe-bas, adapté au lissage de la tension.

À l'inverse, prélever la sortie aux bornes de la bobine L donnerait un filtre passe-haut, ce qui aurait pour effet indésirable d'amplifier les harmoniques et d'atténuer le fondamental.

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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : fonction de transfert, filtre passe-ba

Établir la fonction de transfert en régime harmonique du filtre ainsi réalisé. Déterminer sa fréquence de coupure en fonction de et de .

Voir l'indice

Appliquer la formule du diviseur de tension entre l'inductance idéale et le conducteur ohmique, puis identifier la pulsation de coupure à -3\text{ dB}.

Voir la stratégie
  1. Modéliser le dipôle LR série en régime sinusoïdal établi à l'aide des impédances complexes \underline{Z}_R = R et \underline{Z}_L = \mathrm{j}L\omega.
  2. Exprimer la tension complexe de sortie \underline{v} par application de la formule du pont diviseur de tension non chargé.
  3. Identifier la pulsation de coupure \omega_{\mathrm{c}} à -3\text{ dB} sous la forme canonique d'un passe-bas du premier ordre, puis en déduire la fréquence de coupure f_{\mathrm{c}}.
Voir la réponse courte

Pont diviseur de tension \underline{H}(\mathrm{j}\omega) = 1/(1 + \mathrm{j}L\omega/R) et fréquence de coupure à -3\,\mathrm{dB} : f_{\mathrm{c}} = R/(2\pi L).

Voir le corrigé complet

En régime sinusoïdal établi de pulsation \omega, les impédances complexes de la bobine idéale et du conducteur ohmique s'écrivent respectivement :

\underline{Z}_L = \mathrm{j}L\omega \quad \text{et} \quad \underline{Z}_R = R

Le conducteur ohmique et la bobine étant montés en série et parcourus par le même courant, la formule du pont diviseur de tension donne directement :

\underline{v} = \frac{\underline{Z}_R}{\underline{Z}_R + \underline{Z}_L}\,\underline{u} = \frac{R}{R + \mathrm{j}L\omega}\,\underline{u}

On en déduit l'expression de la fonction de transfert sous forme canonique :

\boxed{\underline{H}(\mathrm{j}\omega) = \frac{\underline{v}}{\underline{u}} = \frac{1}{1 + \mathrm{j}\dfrac{L\omega}{R}}}

Le gain du filtre est donné par le module de la fonction de transfert :

G(\omega) = |\underline{H}(\mathrm{j}\omega)| = \frac{1}{\sqrt{1 + \left(\dfrac{L\omega}{R}\right)^2}}

Le gain statique maximal vaut H_0 = 1. Par définition, la pulsation de coupure à -3\text{ dB} vérifie G(\omega_{\mathrm{c}}) = \dfrac{H_0}{\sqrt{2}}, ce qui se traduit par :

\frac{L\omega_{\mathrm{c}}}{R} = 1 \implies \omega_{\mathrm{c}} = \frac{R}{L}

Comme \omega_{\mathrm{c}} = 2\pi f_{\mathrm{c}}, la fréquence de coupure s'écrit :

\boxed{f_{\mathrm{c}} = \frac{R}{2\pi L}}

Résultat

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : filtre passe-ba, inductance de lissage

À résistance fixée, justifier qualitativement que le choix de l'inductance de lissage résulte d'un compromis : que risque-t-il de se passer si est trop petite ? trop grande ?

Voir l'indice

Discuter de l'efficacité du filtrage des harmoniques parasites face à l'atténuation indésirable de l'onde fondamentale à 50\text{ Hz}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le lien entre l'inductance de lissage L et la fréquence de coupure f_{\mathrm{c}} établie à la question Q30, à résistance R fixée.
  2. Examiner les conséquences d'une inductance trop faible sur l'efficacité du filtrage des harmoniques.
  3. Examiner les conséquences d'une inductance trop élevée sur l'amplitude de la composante fondamentale utile ainsi que sur le plan pratique.
Voir la réponse courte

Une valeur trop petite de L filtre mal les harmoniques ; une valeur trop grande atténue le fondamental et augmente l'encombrement.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q30, la fréquence de coupure du filtre passe-bas s'écrit :

f_{\mathrm{c}} = \frac{R}{2\pi L}

À résistance R fixée, la fréquence de coupure f_{\mathrm{c}} est inversement proportionnelle à l'inductance L.

  • Si L est trop petite : la fréquence de coupure f_{\mathrm{c}} est très élevée (f_{\mathrm{c}} \gg f). La bande passante du filtre est alors trop large : les harmoniques de rang supérieur (5f, 7f, \dots) ne sont quasiment pas atténuées. Le signal de sortie v(t) reste très déformé, ce qui entraîne une pollution harmonique inacceptable pour l'injection sur le réseau électrique.
  • Si L est trop grande : la fréquence de coupure devient trop basse (f_{\mathrm{c}} < f). La composante fondamentale à la fréquence f = 50\text{ Hz} se trouve alors dans la bande atténuée du filtre : elle subit une forte atténuation en amplitude ainsi qu'un déphasage important, ce qui dégrade l'efficacité du transfert de puissance vers le réseau. De surcroît, une valeur de L très élevée nécessite une bobine volumineuse, lourde, coûteuse et présentant une résistance série parasite non négligeable génératrice de pertes par effet Joule supplémentaires.

Le choix de l'inductance L est donc un compromis : elle doit être suffisamment grande pour atténuer efficacement les harmoniques indésirables, mais suffisamment petite pour transmettre la composante fondamentale sans atténuation excessive, ce qui conduit à choisir f_{\mathrm{c}} \approx f.

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : filtre passe-ba, fréquence de coupure

Si l'on choisit la fréquence de coupure égale à la fréquence de la composante fondamentale, vérifier que le cahier des charges est respecté. Calculer numériquement la valeur de si l'on prend .

Voir l'indice

Calculer l'affaiblissement en décibels A_{\mathrm{dB}} = -20\log_{10}|\underline{H}(\mathrm{j}\omega)| pour \omega = \omega_c et pour \omega = 5\omega_c.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le gain en décibels G_{\mathrm{dB}}(f) et l'atténuation correspondante A_{\mathrm{dB}}(f) = -G_{\mathrm{dB}}(f) du filtre passe-bas du premier ordre.
  2. Identifier les fréquences imposées par le cahier des charges : le fondamental à f_1 = f = f_{\mathrm{c}}, et la première harmonique non nulle restante à f_5 = 5f (l'harmonique 3 étant annulée d'après la question Q28).
  3. Calculer numériquement les atténuations à l'aide des valeurs de \log(2) et \log(26) fournies, puis conclure quant au respect du cahier des charges.
  4. Exprimer L à partir de f_{\mathrm{c}} = \frac{R}{2\pi L} et réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courte

Vérification de l'atténuation des harmoniques résiduelles pour f_{\mathrm{c}} = f et calcul de L = R/(2\pi f).

Voir le corrigé complet

D'après la fonction de transfert établie à la question Q30 :

\underline{H}(\mathrm{j}\omega) = \frac{1}{1 + \mathrm{j}\dfrac{f}{f_{\mathrm{c}}}}

Le gain en décibels vaut :

G_{\mathrm{dB}}(f) = 20\log |\underline{H}(\mathrm{j}\omega)| = -10\log\left[1 + \left(\frac{f}{f_{\mathrm{c}}}\right)^2\right]

L'atténuation apportée par le filtre, définie positivement par A_{\mathrm{dB}}(f) = -G_{\mathrm{dB}}(f), s'écrit donc :

A_{\mathrm{dB}}(f) = 10\log\left[1 + \left(\frac{f}{f_{\mathrm{c}}}\right)^2\right]

1. Vérification du cahier des charges :

  • Pour la composante fondamentale (f = f_1 = f = f_{\mathrm{c}}) :

    \begin{aligned} A_{\mathrm{dB}}(f_1) &= 10\log(1 + 1^2) = 10\log(2) \\ A_{\mathrm{dB}}(f_1) &\approx 10 \times 0{,}30 = 3{,}0\text{ dB} \end{aligned}

    Cette valeur est inférieure à 4\text{ dB}, le fondamental n'est donc pas atténué de plus de 4\text{ dB}. Le premier critère est validé.

  • Pour la première harmonique non nulle : Le signal u(t) ne contient que des harmoniques impaires car 1 - \cos(n\pi) = 0 pour n pair. De plus, le choix de \tau à la question Q28 élimine l'harmonique de rang 3 (b_3 = 0). La première harmonique non nulle est donc l'harmonique de rang 5, de fréquence f_5 = 5f = 5f_{\mathrm{c}}.

    \begin{aligned} A_{\mathrm{dB}}(f_5) &= 10\log\left(1 + 5^2\right) = 10\log(26) \\ A_{\mathrm{dB}}(f_5) &\approx 10 \times 1{,}41 = 14{,}1\text{ dB} \end{aligned}

    Cette valeur est strictement supérieure à 14\text{ dB}. Le second critère est donc également validé.

Le cahier des charges est ainsi pleinement respecté.

2. Calcul de l'inductance L : La condition f_{\mathrm{c}} = f donne :

f_{\mathrm{c}} = \frac{R}{2\pi L} = f \implies L = \frac{R}{2\pi f}

Avec R = 100\,\Omega et f = 50\text{ Hz} :

L = \frac{100}{2\pi \times 50} = \frac{1}{\pi}\text{ H} \approx 0{,}32\text{ H}
\boxed{L = \frac{1}{\pi}\text{ H} \approx 0{,}32\text{ H}}

Résultat

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : filtrage, ordre d'un filtre

Comment pourrait-on faire pour atténuer encore davantage les harmoniques résiduelles ?

Voir l'indice

Proposer d'augmenter l'ordre du filtre (par exemple au moyen d'un filtre passif LC ou d'une cellule en Pi).

Voir la réponse courte

Augmenter l'ordre du filtre (filtre LC du deuxième ordre) ou mettre en œuvre une modulation de largeur d'impulsion (MLI).

Voir le corrigé complet

Pour atténuer plus efficacement les harmoniques résiduelles sans dégrader le fondamental, on peut agir sur deux plans :

  1. Amélioration du filtrage (solution matérielle en aval) :

    • Utiliser un filtre passe-bas d'ordre supérieur (par exemple un filtre passif du second ordre de type LC, RLC ou en cellule LCL). La pente de réjection en haute fréquence passe ainsi de -20\text{ dB/décade} (ordre 1) à -40\text{ dB/décade} (ordre 2), ce qui permet d'atténuer beaucoup plus fortement les harmoniques de rangs 5, 7, etc., tout en préservant le fondamental.
    • Insérer des filtres résonants accordés (circuits bouchons ou pièges harmoniques LC) réglés sur les fréquences harmoniques dominantes restantes (5f, 7f).
  2. Amélioration de la commande de l'onduleur (solution logicielle en amont) :

    • Mettre en œuvre une commande par Modulation de Largeur d'Impulsion (MLI ou PWM). En découpant la tension à une fréquence porteuse très supérieure à la fréquence du réseau (f_{\text{découpage}} \gg f), le spectre harmonique est repoussé au voisinage de cette fréquence élevée, rendant le filtrage passif nettement plus simple et très efficace.
    • Utiliser une structure d'onduleur multiniveaux afin de générer une forme d'onde en escalier plus proche d'un signal sinusoïdal.
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Partie IV : Régulation du niveau d'un bassin

Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : amplificateur linéaire intégré, régime saturé

Préciser, en le justifiant, le régime de fonctionnement de l'ALI dans ce montage.

Voir l'indice

Observer l'absence de boucle de rétroaction sur la borne inverseuse V^- (rétroaction positive sur V^+).

Voir la stratégie

Pour déterminer le régime de fonctionnement d'un amplificateur linéaire intégré (ALI), on analyse le bouclage entre la sortie et les entrées :

  1. Identifier s'il existe une boucle de rétroaction sur l'entrée inverseuse (V^-) ou sur l'entrée non inverseuse (V^+).
  2. Conclure sur le régime (linéaire si la rétroaction négative domine, saturé en présence d'une rétroaction positive exclusive ou en boucle ouverte).
Voir la réponse courte

Présence d'une rétroaction sur la borne non inverseuse V^+ (boucle ouverte instable), d'où un fonctionnement en régime saturé.

Voir le corrigé complet

Sur le schéma de la figure 7 :

  • L'entrée inverseuse (borne - de potentiel V^-) est reliée directement à la sortie du capteur de niveau, fournissant la tension u_{\mathrm{cn}} : elle ne comporte aucune liaison avec la sortie de l'ALI.
  • L'entrée non inverseuse (borne + de potentiel V^+) est reliée à la sortie de l'ALI par l'intermédiaire du dipôle de résistance R x : il existe donc une boucle de réaction (rétroaction positive) vers la borne non inverseuse.

En présence d'une rétroaction positive exclusive, le point de fonctionnement en régime linéaire est instable. L'ALI fonctionne par conséquent en régime de saturation (ou régime non linéaire).

La tension de sortie u_{\mathrm{s}} ne peut ainsi prendre que deux valeurs discrètes :

\boxed{\text{L'ALI fonctionne en régime saturé : } u_{\mathrm{s}} = +U_{\mathrm{sat}} \quad \text{ou} \quad u_{\mathrm{s}} = -U_{\mathrm{sat}}}

Résultat

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : théorème de millman, potentiel électrique

Exprimer le potentiel à l'entrée non inverseuse de l'ALI en fonction de la tension de sortie , de et de .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Millman à la borne non inverseuse V^+ reliée à u_s et à E via le diviseur potentiométrique.

Voir la stratégie
  1. Exploiter le modèle de l'amplificateur linéaire d'intégration (ALI) idéal pour lequel les courants d'entrée sont nuls (i^+ = i^- = 0).
  2. Appliquer le théorème de Millman (ou le principe de superposition associé au diviseur de tension) au nœud relié à la borne non inverseuse.
Voir la réponse courte

Application du théorème de Millman à l'entrée non inverseuse pour exprimer V^+ en fonction de u_{\mathrm{s}}, E et x.

Voir le corrigé complet

L'amplificateur linéaire d'intégration (ALI) étant supposé idéal, son impédance d'entrée est infinie : le courant entrant sur la borne non inverseuse est nul (i^+ = 0).

Le potentiel V^+ est donc celui du point milieu constitué par les deux résistances R_1 = xR et R_2 = (1-x)R, connectées respectivement aux potentiels u_{\mathrm{s}} et E.

En appliquant le théorème de Millman au nœud de potentiel V^+ :

\begin{aligned} V^+ &= \frac{\dfrac{u_{\mathrm{s}}}{xR} + \dfrac{E}{(1-x)R}}{\dfrac{1}{xR} + \dfrac{1}{(1-x)R}} \end{aligned}

En multipliant le numérateur et le dénominateur par x(1-x)R :

\begin{aligned} V^+ &= \frac{(1-x)\,u_{\mathrm{s}} + x\,E}{(1-x) + x} \end{aligned}

On en déduit :

\boxed{V^+ = (1-x)\,u_{\mathrm{s}} + x\,E}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : comparateur à hystérésis, cycle d'hystérésis

Étudier la valeur de la tension de sortie en fonction de celle de . En déduire la représentation graphique en faisant apparaître les valeurs remarquables. Quelle est la fonction réalisée par ce bloc ?

Voir l'indice

Déterminer les deux seuils de basculement selon que u_s = +U_{\mathrm{sat}} ou -U_{\mathrm{sat}} et tracer le cycle d'hystérésis associé.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition de basculement à partir de la tension différentielle d'entrée \varepsilon = V^+ - V^-.
  2. Identifier les deux seuils de basculement correspondant aux deux états de saturation u_{\mathrm{s}} = \pm U_{\mathrm{sat}}.
  3. Tracer le cycle d'hystérésis u_{\mathrm{s}} = f(u_{\mathrm{cn}}) avec les flèches d'évolution et identifier la fonction réalisée par le montage.
Voir la réponse courte

Détermination des deux seuils de basculement et tracé du cycle d'hystérésis non inverseur de la tension de sortie.

Voir le corrigé complet

L'ALI fonctionnant en régime saturé (cf. Q34), la tension différentielle d'entrée est :

\varepsilon = V^+ - V^- = V^+ - u_{\mathrm{cn}}

D'après la question Q35, le potentiel de l'entrée non inverseuse s'écrit V^+ = (1-x)u_{\mathrm{s}} + xE. Le signe de \varepsilon détermine l'état de la sortie :

  • si \varepsilon > 0, soit u_{\mathrm{cn}} < V^+, alors u_{\mathrm{s}} = +U_{\mathrm{sat}} ;
  • si \varepsilon < 0, soit u_{\mathrm{cn}} > V^+, alors u_{\mathrm{s}} = -U_{\mathrm{sat}}.

On distingue donc deux seuils de basculement selon la valeur de u_{\mathrm{s}} :

  • Seuil haut V_{\mathrm{H}} (lorsque u_{\mathrm{s}} = +U_{\mathrm{sat}}) :

    V_{\mathrm{H}} = xE + (1-x)U_{\mathrm{sat}}

    Tant que u_{\mathrm{cn}} < V_{\mathrm{H}}, la sortie reste à +U_{\mathrm{sat}}. Dès que u_{\mathrm{cn}} dépasse V_{\mathrm{H}} par valeurs croissantes, la sortie bascule à -U_{\mathrm{sat}}.

  • Seuil bas V_{\mathrm{B}} (lorsque u_{\mathrm{s}} = -U_{\mathrm{sat}}) :

    V_{\mathrm{B}} = xE - (1-x)U_{\mathrm{sat}}

    Tant que u_{\mathrm{cn}} > V_{\mathrm{B}}, la sortie reste à -U_{\mathrm{sat}}. Dès que u_{\mathrm{cn}} passe sous V_{\mathrm{B}} par valeurs décroissantes, la sortie bascule à +U_{\mathrm{sat}}.

Comme x \in [0, 1] et U_{\mathrm{sat}} > 0, la largeur d'hystérésis vaut :

\Delta V = V_{\mathrm{H}} - V_{\mathrm{B}} = 2(1-x)U_{\mathrm{sat}} \ge 0

On en déduit la caractéristique de transfert u_{\mathrm{s}} = f(u_{\mathrm{cn}}) :

Ce bloc réalise la fonction de comparateur à hystérésis inverseur (ou trigger de Schmitt inverseur).

\boxed{\text{Fonction réalisée : comparateur à hystérésis inverseur}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : comparateur à hystérésis, régulation

Expliquer en quelques phrases en quoi ce montage est susceptible de réaliser la régulation souhaitée.

Voir l'indice

Montrer que le cycle garantit le démarrage de la pompe au niveau bas et son arrêt automatique au niveau haut sans oscillations intempestives.

Voir la réponse courte

La mémoire introduite par les deux seuils évite les commutations et oscillations permanentes de la pompe autour d'un seuil unique.

Voir le corrigé complet

Le fonctionnement cyclique de la régulation s'explique de la façon suivante :

  • Phase de vidange (évaporation) : Lorsque la pompe est à l'arrêt (u_{\mathrm{s}} = -U_{\mathrm{sat}}), le niveau d'eau h diminue lentement par évaporation, ce qui entraîne une baisse de la tension délivrée par le capteur u_{\mathrm{cn}} = \alpha h.
  • Enclenchement de la pompe : Dès que le niveau atteint la valeur minimale h_{\min}, la tension u_{\mathrm{cn}} franchit le seuil bas V_{\mathrm{B}}. La sortie de l'ALI bascule alors à u_{\mathrm{s}} = +U_{\mathrm{sat}}, ce qui ferme le relais et met la pompe en marche.
  • Phase de remplissage : La pompe injectant de l'eau, la hauteur h augmente, de même que u_{\mathrm{cn}}. Grâce à l'effet de mémoire du comparateur à hystérésis, la sortie reste maintenue à +U_{\mathrm{sat}} tant que le seuil haut n'est pas atteint.
  • Arrêt de la pompe : Lorsque le niveau atteint la valeur maximale h_{\max}, la tension u_{\mathrm{cn}} dépasse le seuil haut V_{\mathrm{H}}. La sortie bascule à u_{\mathrm{s}} = -U_{\mathrm{sat}}, ouvrant le relais et coupant la pompe. Le niveau peut alors à nouveau redescendre sous l'effet de l'évaporation.

Ce cycle de régulation « tout ou rien » assure ainsi le maintien permanent de la hauteur d'eau dans la plage souhaitée [h_{\min}, \, h_{\max}].

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : comparateur à hystérésis, seuil de basculement

Déterminer le système d'équations littérales que doivent satisfaire les paramètres et afin d'assurer cette régulation.

Voir l'indice

Identifier les seuils de basculement calculés aux tensions fournies par le capteur pour les deux hauteurs imposées h_{\min} et h_{\max}.

Voir la stratégie

Pour identifier le système d'équations :

  1. Associer chaque niveau d'eau (h_{\min} et h_{\max}) à l'action requise sur la pompe, donc au basculement correspondant de la tension de sortie u_{\mathrm{s}} de l'ALI.
  2. Identifier les tensions de seuil du comparateur à hystérésis V_{\mathrm{B}} et V_{\mathrm{H}} établies à la question Q36.
  3. Écrire l'égalité entre ces seuils et les tensions délivrées par le capteur aux hauteurs d'eau extrémales.
Voir la réponse courte

Égalité des deux tensions de seuil théoriques avec les tensions du capteur aux niveaux haut et bas souhaités.

Voir le corrigé complet

D'après la loi entrée-sortie du capteur, la tension de commande appliquée à l'entrée inverseuse de l'ALI vaut u_{\mathrm{cn}} = \alpha h. Le fonctionnement de la régulation impose les deux basculements suivants :

  • Lorsque le niveau baisse par évaporation, la pompe est à l'arrêt (u_{\mathrm{s}} = -U_{\mathrm{sat}}). Elle doit démarrer (u_{\mathrm{s}} = +U_{\mathrm{sat}}) dès que le niveau atteint la hauteur minimale h_{\min}. D'après l'étude du cycle d'hystérésis (question Q36), ce basculement se produit lorsque u_{\mathrm{cn}} décroît et franchit par valeurs inférieures le seuil bas V_{\mathrm{B}} :

    V_{\mathrm{B}} = \alpha h_{\min}
  • Lorsque la pompe fonctionne (u_{\mathrm{s}} = +U_{\mathrm{sat}}), le niveau d'eau monte. La pompe doit s'arrêter (u_{\mathrm{s}} = -U_{\mathrm{sat}}) dès que le niveau atteint la hauteur maximale h_{\max}. Ce basculement se produit lorsque u_{\mathrm{cn}} croît et franchit par valeurs supérieures le seuil haut V_{\mathrm{H}} :

    V_{\mathrm{H}} = \alpha h_{\max}

En remplaçant V_{\mathrm{B}} et V_{\mathrm{H}} par leurs expressions obtenues à la question Q36 :

\begin{aligned} V_{\mathrm{B}} &= xE - (1-x)U_{\mathrm{sat}} \\ V_{\mathrm{H}} &= xE + (1-x)U_{\mathrm{sat}} \end{aligned}

on obtient le système d'équations liant E et x aux grandeurs imposées :

\boxed{\left\{ \begin{array}{l} xE - (1-x)U_{\mathrm{sat}} = \alpha h_{\min} \\[6pt] xE + (1-x)U_{\mathrm{sat}} = \alpha h_{\max} \end{array} \right.}

En effectuant la somme et la différence de ces deux équations, ce système s'écrit de manière équivalente et directement découplée en x et E sous la forme :

\boxed{\left\{ \begin{array}{l} 2xE = \alpha(h_{\max} + h_{\min}) \\[6pt] 2(1-x)U_{\mathrm{sat}} = \alpha(h_{\max} - h_{\min}) \end{array} \right.}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : comparateur à hystérésis

Calculer les valeurs numériques de et correspondantes.

Voir l'indice

Résoudre le système linéaire de deux équations à deux inconnues portant sur x et E.

Voir la réponse courte

Résolution numérique du système linéaire de deux équations pour identifier les valeurs des paramètres E et x.

Voir le corrigé complet

D'après le système d'équations établi à la question Q38 :

\begin{aligned} 2(1-x)U_{\mathrm{sat}} &= \alpha(h_{\max} - h_{\min}) \\ 2xE &= \alpha(h_{\max} + h_{\min}) \end{aligned}

On en déduit les expressions littérales de x et E :

\begin{aligned} x &= 1 - \frac{\alpha(h_{\max} - h_{\min})}{2U_{\mathrm{sat}}} \\ E &= \frac{\alpha(h_{\max} + h_{\min})}{2x} = \frac{\alpha(h_{\max} + h_{\min})}{2\left(1 - \dfrac{\alpha(h_{\max} - h_{\min})}{2U_{\mathrm{sat}}}\right)} \end{aligned}

Avec les données numériques fournies :

  • U_{\mathrm{sat}} = 10\text{ V} ;
  • \alpha = 5\text{ V}\cdot\text{m}^{-1} ;
  • h_{\min} = 0{,}40\text{ m} ;
  • h_{\max} = 1{,}00\text{ m}.

Calculons la largeur du cycle d'hystérésis et la valeur moyenne des seuils :

\begin{aligned} V_{\mathrm{H}} - V_{\mathrm{B}} &= \alpha(h_{\max} - h_{\min}) = 5 \times (1{,}00 - 0{,}40) = 3{,}0\text{ V} \\ \frac{V_{\mathrm{H}} + V_{\mathrm{B}}}{2} &= \frac{\alpha(h_{\max} + h_{\min})}{2} = \frac{5 \times (1{,}00 + 0{,}40)}{2} = 3{,}5\text{ V} \end{aligned}

On calcule alors le paramètre x :

\begin{aligned} 1 - x &= \frac{3{,}0}{2 \times 10} = 0{,}15 \implies x = 1 - 0{,}15 = 0{,}85 \end{aligned}

Puis la valeur de la tension d'alimentation E :

\begin{aligned} E = \frac{3{,}5}{0{,}85} = \frac{70}{17}\text{ V} \approx 4{,}1\text{ V} \end{aligned}
\boxed{x = 0{,}85 \quad \text{et} \quad E = \frac{70}{17}\text{ V} \approx 4{,}1\text{ V}}

Résultat

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques ; Dynamique des fluides parfaits

Notions : théorème de bernoulli, puissance hydraulique

Déterminer littéralement la puissance électrique que doit fournir le panneau solaire à la pompe en fonction des données regroupées en début de partie. L'application numérique, non demandée, donne .

Voir l'indice

Appliquer le premier principe industriel ou l'équation de Bernoulli entre les surfaces libres des deux bassins, puis diviser par le rendement électromécanique.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique pour un écoulement stationnaire en système ouvert (théorème de Bernoulli généralisé) entre la surface libre du réservoir et la sortie du tuyau de refoulement.
  2. Exprimer la vitesse débitante v dans le tuyau en fonction du débit volumique D_{\mathrm{v}} et du diamètre d.
  3. Relier la puissance hydraulique cédée au fluide \mathcal{P}_{\text{fluide}} à la puissance électrique fournie à la pompe \mathcal{P}_{\mathrm{e}} via le rendement électromécanique r.
Voir la réponse courte

Théorème de Bernoulli avec pompe entre surfaces libres : \mathcal{P}_{\mathrm{hyd}} = \rho g H D_{\mathrm{v}}, puis \mathcal{P}_{\mathrm{e}} = \mathcal{P}_{\mathrm{hyd}}/r.

Voir le corrigé complet

On applique le premier principe de la thermodynamique en système ouvert (ou théorème de Bernoulli généralisé) à l'écoulement d'eau supposé incompressible de masse volumique \rho, entre la surface libre du réservoir (état d'entrée noté \text{e}) et l'orifice de sortie du tuyau de refoulement (état de sortie noté \text{s}) :

  • À la surface du réservoir : l'altitude est z_{\mathrm{e}}, la pression est P_{\mathrm{e}} = P_{\mathrm{atm}} et la vitesse est négligeable (v_{\mathrm{e}} \approx 0) car la section du réservoir S = 100\text{ m}^2 est très grande devant celle du tuyau.
  • À la sortie du tuyau de refoulement débouchant dans l'air libre : l'altitude est z_{\mathrm{s}}, la pression est P_{\mathrm{s}} = P_{\mathrm{atm}} et la vitesse du fluide vaut v_{\mathrm{s}} = v.

La vitesse d'écoulement v dans le tuyau de section droite s = \frac{\pi d^2}{4} s'exprime en fonction du débit volumique D_{\mathrm{v}} par :

v = \frac{D_{\mathrm{v}}}{s} = \frac{4 D_{\mathrm{v}}}{\pi d^2}

En l'absence de pertes de charge, le bilan d'énergie mécanique volumique (Bernoulli avec apport de travail utile) s'écrit :

\left( P_{\mathrm{s}} + \rho g z_{\mathrm{s}} + \frac{1}{2}\rho v^2 \right) - \left( P_{\mathrm{e}} + \rho g z_{\mathrm{e}} + \frac{1}{2}\rho v_{\mathrm{e}}^2 \right) = \frac{\mathcal{P}_{\text{fluide}}}{D_{\mathrm{v}}}

Comme P_{\mathrm{s}} = P_{\mathrm{e}} = P_{\mathrm{atm}} et v_{\mathrm{e}} \approx 0, la puissance mécanique cédée par la pompe au fluide s'écrit :

\mathcal{P}_{\text{fluide}} = D_{\mathrm{v}} \left[ \rho g (z_{\mathrm{s}} - z_{\mathrm{e}}) + \frac{1}{2}\rho v^2 \right] = \rho D_{\mathrm{v}} \left[ g(z_{\mathrm{s}} - z_{\mathrm{e}}) + \frac{8 D_{\mathrm{v}}^2}{\pi^2 d^4} \right]

Par définition du rendement électromécanique de la pompe, r = \frac{\mathcal{P}_{\text{fluide}}}{\mathcal{P}_{\mathrm{e}}}, d'où l'expression littérale de la puissance électrique \mathcal{P}_{\mathrm{e}} :

\boxed{\mathcal{P}_{\mathrm{e}} = \frac{\rho D_{\mathrm{v}}}{r}\left[ g(z_{\mathrm{s}} - z_{\mathrm{e}}) + \frac{8 D_{\mathrm{v}}^2}{\pi^2 d^4} \right]}

Résultat

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Question 41

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : nombre de reynolds, régime turbulent

Rappeler la définition du nombre de Reynolds ainsi que sa signification physique, puis le calculer numériquement pour l'écoulement étudié.

Voir l'indice

Calculer Re = \rho v d / \eta à partir de la vitesse moyenne d'écoulement et interpréter le rapport des forces d'inertie sur les forces visqueuses.

Voir la réponse courte

Définition Re = \rho v d/\eta, rapport des forces d'inertie aux forces visqueuses, et calcul attestant d'un écoulement turbulent.

Voir le corrigé complet

Le nombre de Reynolds est un nombre sans dimension défini, pour un écoulement en conduite cylindrique de diamètre intérieur d, par :

\boxed{Re = \frac{\rho v d}{\eta}}

où \rho est la masse volumique du fluide, \eta sa viscosité dynamique et v la vitesse débitante (vitesse moyenne de l'écoulement).

Signification physique Le nombre de Reynolds quantifie le rapport entre les effets d'inertie (terme convectif (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} \sim \frac{v^2}{d}) et les effets visqueux (terme de diffusion visqueuse \nu \Delta \vec{v} \sim \frac{\eta v}{\rho d^2}) régissant l'écoulement dans l'équation de Navier-Stokes :

Re \sim \frac{\|\text{forces d'inertie}\|}{\|\text{forces de viscosité}\|}.

Il permet de caractériser le régime de l'écoulement (laminaire pour Re < 2\,000, turbulent au-delà).

Application numérique La vitesse débitante dans la conduite de section circulaire S_{\mathrm{t}} = \frac{\pi d^2}{4} s'écrit :

v = \frac{D_{\mathrm{v}}}{S_{\mathrm{t}}} = \frac{4 D_{\mathrm{v}}}{\pi d^2}.

En injectant cette relation dans l'expression de Re, il vient :

Re = \frac{4 \rho D_{\mathrm{v}}}{\pi \eta d}.

Avec les valeurs numériques de l'énoncé :

  • \rho = 1{,}0 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
  • D_{\mathrm{v}} = 2\text{ L}\cdot\text{s}^{-1} = 2{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} ;
  • \eta = 1{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ Pa}\cdot\text{s} ;
  • d = 4\text{ cm} = 4{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ m} ;
  • \pi \approx 3{,}14.

Le calcul donne :

\begin{aligned} v &= \frac{4 \times 2{,}0 \cdot 10^{-3}}{\pi \times (4{,}0 \cdot 10^{-2})^2} = \frac{5}{\pi} \approx 1{,}6\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, \\ Re &= \frac{4 \times 1{,}0 \cdot 10^3 \times 2{,}0 \cdot 10^{-3}}{\pi \times 1{,}0 \cdot 10^{-3} \times 4{,}0 \cdot 10^{-2}} = \frac{2 \cdot 10^5}{\pi} \approx 6{,}4 \cdot 10^4. \end{aligned}
\boxed{Re \approx 6{,}4 \cdot 10^4}

Résultat

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Question 42

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Exploitation de document

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : diagramme de moody, perte de charge

En considérant une rugosité relative , estimer le coefficient à l'aide du diagramme de Moody.

Voir l'indice

Se placer sur l'abscisse du Re calculé et lire l'ordonnée de la courbe correspondant à la rugosité relative spécifiée.

Voir la stratégie
  1. Repérer sur l'axe des abscisses du diagramme de Moody le nombre de Reynolds calculé à la question précédente : \mathrm{Re} \approx 6{,}4 \cdot 10^4.
  2. Suivre sur l'échelle de droite la courbe correspondant à la rugosité relative imposée \varepsilon/d = 5 \times 10^{-4}.
  3. Lire à l'intersection la valeur du coefficient de perte de charge régulier \xi sur l'axe vertical de gauche.
Voir la réponse courte

Détermination du coefficient de frottement régulier \xi par lecture sur le diagramme de Moody au point (Re, \varepsilon/d).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q41, le nombre de Reynolds vaut :

\mathrm{Re} \approx 6{,}4 \cdot 10^4

Sur le diagramme de Moody (figure 8) :

  • on se place en abscisse entre 10^4 et 10^5, au niveau de \mathrm{Re} \approx 6{,}4 \cdot 10^4 ;
  • on sélectionne sur l'axe de droite la courbe correspondant à la rugosité relative \varepsilon/d = 5 \times 10^{-4} ;
  • à l'intersection de cette abscisse et de cette courbe (située en régime d'écoulement turbulent de transition, au-dessus de la courbe du tube lisse), on lit sur l'axe de gauche le coefficient de perte de charge linéaire :
\boxed{\xi \approx 0{,}022 \quad (\text{ou } 2{,}2 \cdot 10^{-2})}

Une lecture comprise entre 0{,}021 et 0{,}023 est tout à fait acceptable compte tenu de la précision graphique.

Résultat

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Bilans macroscopiques

Notions : perte de charge, puissance hydraulique

En tenant compte des pertes de charge, déterminer littéralement la puissance électrique que doit fournir le panneau solaire à la pompe en fonction de , , et de . Faire l'application numérique en prenant .

Voir l'indice

Exprimer le surcroît de puissance nécessaire pour vaincre la perte de pression \Delta P_c à travers le débit D_v et l'ajouter à la puissance précédente.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de Bernoulli généralisé (bilan d'énergie mécanique en écoulement stationnaire incompressible) pour relier la puissance hydraulique nette \mathcal{P}_{\mathrm{u}}' fournie par la pompe au fluide aux pertes de charge \Delta P_{\mathrm{c}}.
  2. Exprimer la puissance électrique absorbée \mathcal{P}'_{\mathrm{e}} à l'aide du rendement électromécanique r = \mathcal{P}_{\mathrm{u}}' / \mathcal{P}'_{\mathrm{e}}.
  3. Effectuer l'application numérique avec les grandeurs fournies.
Voir la réponse courte

Bilan de Bernoulli avec pertes de charge : \mathcal{P}'_{\mathrm{e}} = \mathcal{P}_{\mathrm{e}} + \Delta P_{\mathrm{c}} D_{\mathrm{v}}/r et application numérique.

Voir le corrigé complet

D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué à une masse d'eau traversant l'installation en écoulement stationnaire, ou d'après le théorème de Bernoulli généralisé avec pertes de charge, la puissance mécanique utile \mathcal{P}_{\mathrm{u}}' transmise par la pompe au fluide s'écrit :

\mathcal{P}_{\mathrm{u}}' = \mathcal{P}_{\mathrm{u}} + D_{\mathrm{v}} \Delta P_{\mathrm{c}}

où \mathcal{P}_{\mathrm{u}} désigne la puissance utile sans pertes de charge (déterminée à la question Q40) et D_{\mathrm{v}} \Delta P_{\mathrm{c}} représente la puissance dissipée par frottement visqueux au sein de la canalisation.

Le rendement électromécanique de la pompe étant défini par r = \dfrac{\mathcal{P}_{\mathrm{u}}'}{\mathcal{P}'_{\mathrm{e}}}, on a :

\mathcal{P}'_{\mathrm{e}} = \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{u}}'}{r} = \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{u}} + D_{\mathrm{v}} \Delta P_{\mathrm{c}}}{r}

Comme la puissance électrique sans pertes de charge s'exprime par \mathcal{P}_{\mathrm{e}} = \dfrac{\mathcal{P}_{\mathrm{u}}}{r}, on en déduit immédiatement :

\boxed{\mathcal{P}'_{\mathrm{e}} = \mathcal{P}_{\mathrm{e}} + \frac{D_{\mathrm{v}} \Delta P_{\mathrm{c}}}{r}}

Application numérique :

  • \mathcal{P}_{\mathrm{e}} = 186\text{ W} ;
  • D_{\mathrm{v}} = 2\text{ L}\cdot\mathrm{s}^{-1} = 2{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ m}^3\cdot\mathrm{s}^{-1} ;
  • \Delta P_{\mathrm{c}} = 1{,}4 \cdot 10^4\text{ Pa} ;
  • r = 0{,}75 = \dfrac{3}{4}.

Le surcroît de puissance électrique requis pour vaincre les pertes de charge est :

\Delta \mathcal{P}_{\mathrm{e}} = \frac{2{,}0 \cdot 10^{-3} \times 1{,}4 \cdot 10^4}{0{,}75} = \frac{28}{0{,}75} = \frac{112}{3} \approx 37{,}3\text{ W}

D'où la puissance électrique totale nécessaire :

\mathcal{P}'_{\mathrm{e}} = 186 + 37{,}3 = 223{,}3\text{ W}
\boxed{\mathcal{P}'_{\mathrm{e}} \approx 223\text{ W}}

Résultat

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Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : panneau photovoltaïque, dimensionnement

En exploitant la figure 3, calculer le nombre minimal de panneaux à prévoir pour assurer le bon fonctionnement de la pompe.

Voir l'indice

Lire la puissance maximale unitaire du panneau à l'éclairement donné et calculer le quotient entier supérieur nécessaire.

Voir la stratégie
  1. Déterminer sur la figure 3 la puissance électrique maximale \mathcal{P}_{\max, 1} que peut délivrer un panneau pour une irradiance de 0{,}6\text{ kW}\cdot\text{m}^{-2}.
  2. Comparer cette puissance à la puissance électrique \mathcal{P}'_{\mathrm{e}} requise par la pompe (calculée à la question précédente en tenant compte des pertes de charge) pour en déduire le nombre minimal entier de panneaux à installer.
Voir la réponse courte

Détermination du nombre minimal de panneaux nécessaires pour fournir la puissance \mathcal{P}'_{\mathrm{e}} sous éclairement minimal.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q43, la puissance électrique totale nécessaire pour faire fonctionner la pompe en tenant compte des pertes de charge vaut :

\mathcal{P}'_{\mathrm{e}} \approx 223\text{ W}

Sur la figure 3, on repère la caractéristique courant-tension I = f(U) correspondant à une irradiance solaire de 0{,}6\text{ kW}\cdot\text{m}^{-2}. Au coude de cette caractéristique, le point de fonctionnement fournissant la puissance maximale correspond au point de contact avec le réseau de courbes iso-puissance :

  • La courbe est sensiblement tangente à la ligne iso-puissance de 50\text{ W} (ou très légèrement au-dessus, autour de U \approx 17\text{ V} et I \approx 3{,}0\text{ A}, soit P \approx 51\text{ W}) ;
  • On retient donc pour un panneau une puissance crête disponible de :

    \mathcal{P}_{\max, 1} \approx 50\text{ W}

Pour fournir la puissance \mathcal{P}'_{\mathrm{e}}, le nombre minimal n_{\min} de panneaux solaires nécessaires (associés de manière optimale) vérifie la condition :

n_{\min} \cdot \mathcal{P}_{\max, 1} \ge \mathcal{P}'_{\mathrm{e}} \implies n_{\min} = \left\lceil \frac{\mathcal{P}'_{\mathrm{e}}}{\mathcal{P}_{\max, 1}} \right\rceil

Numériquement :

\frac{\mathcal{P}'_{\mathrm{e}}}{\mathcal{P}_{\max, 1}} \approx \frac{223}{50} = 4{,}46

Quatre panneaux ne permettraient de fournir qu'au plus 4 \times 50\text{ W} = 200\text{ W} < 223\text{ W}. Il faut donc nécessairement arrondir à l'entier supérieur :

\boxed{n_{\min} = 5\text{ panneaux}}

Résultat

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Partie V : Horloge à eau

Question 45

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : centre de masse, énergie potentielle

Exprimer en fonction de et de .

Voir l'indice

Repérer le centre de la colonne d'eau par rapport au fond du tube situé à l'altitude -b.

Voir la stratégie
  1. Repérer l'origine de l'axe vertical (Oz) orienté vers le haut, située au niveau de l'axe de rotation (\Delta) passant par O.
  2. Déterminer l'altitude du fond du tube, puis celle du centre d'inertie de la colonne d'eau homogène de hauteur h.
Voir la réponse courte

Le centre de masse du liquide homogène est à mi-hauteur de la colonne, d'où sa cote z_{\mathrm{e}} = h/2 - b.

Voir le corrigé complet

L'axe vertical (Oz) est orienté vers le haut et son origine O est située sur l'axe de rotation (\Delta). Le centre d'inertie du tube vide ayant pour altitude z_{\mathrm{G}} = -a < 0, les points situés sous l'axe (\Delta) ont des altitudes négatives.

Le fond du tube se trouve à la distance b sous l'axe (\Delta), son altitude est donc :

z_{\text{fond}} = -b

L'eau forme une colonne homogène de section constante S, reposant sur le fond et s'élevant jusqu'à la hauteur h. Par raison de symétrie, le centre d'inertie de cette masse d'eau se trouve à mi-hauteur du fluide, soit à une distance h/2 au-dessus du fond du tube :

z_{\mathrm{e}} = z_{\text{fond}} + \frac{h}{2}

On en déduit :

\boxed{z_{\mathrm{e}} = \frac{h}{2} - b}

Résultat

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Question 46

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie potentielle de pesanteur, moment cinétique

On suppose à présent le tube incliné d'un petit angle par rapport à la verticale. Montrer que l'énergie potentielle de pesanteur du système tube vide+eau s'écrit :

avec une quantité à expliciter en fonction de , , , , et de .

Voir l'indice

Calculer la cote de chaque centre de masse après rotation d'angle \theta en projetant sur l'axe vertical ascendant.

Voir la stratégie
  1. Repérer la position des centres d'inertie le long de l'axe longitudinal du tube.
  2. Exprimer leurs altitudes lorsque le tube est incliné d'un angle \theta par rapport à la verticale, en assimilant l'eau à un solide lié au tube pour les petites inclinaisons.
  3. Exprimer la masse d'eau m_{\mathrm{e}} en fonction de \rho, S et h, puis en déduire l'énergie potentielle de pesanteur totale E_{\mathrm{p}}(\theta) sous la forme demandée.
Voir la réponse courte

Somme des énergies potentielles de pesanteur du tube et de l'eau et factorisation sous la forme E_{\mathrm{p}}(\theta) = X g \cos\theta.

Voir le corrigé complet

Soit un axe \mathrm{O}u lié au tube, d'origine \mathrm{O} (sur l'axe de rotation (\Delta)) et orienté du fond vers le haut du tube. Dans la position verticale (\theta = 0), cet axe coïncide avec l'axe vertical ascendant \mathrm{O}z.

Pour de faibles oscillations, on néglige la déformation de la surface libre de l'eau (l'eau est modélisée comme un solide indéformable lié au tube). Les positions des centres d'inertie le long de l'axe \mathrm{O}u restent donc inchangées :

  • Le centre d'inertie \mathrm{G} du tube vide est situé en u_{\mathrm{G}} = -a ;
  • Le centre d'inertie de l'eau est situé, d'après le résultat de la question Q45, en u_{\mathrm{e}} = \dfrac{h}{2} - b.

Lorsque le tube est incliné d'un angle \theta par rapport à la verticale ascendante \vec{u}_z, l'altitude z d'un point situé à l'abscisse u le long du tube devient :

z(\theta) = u \cos\theta

Les altitudes respectives des centres d'inertie s'écrivent donc :

\begin{aligned} z_{\mathrm{G}}(\theta) &= -a\cos\theta \\ z_{\mathrm{e}}(\theta) &= \left(\frac{h}{2} - b\right)\cos\theta \end{aligned}

La masse d'eau contenue dans le tube sur la hauteur h s'exprime par :

m_{\mathrm{e}} = \rho S h

L'énergie potentielle de pesanteur du système complet {tube vide + eau} s'écrit alors :

\begin{aligned} E_{\mathrm{p}}(\theta) &= m g z_{\mathrm{G}}(\theta) + m_{\mathrm{e}} g z_{\mathrm{e}}(\theta) \\ &= -m g a \cos\theta + \rho S h g \left(\frac{h}{2} - b\right)\cos\theta \\ &= \left[ \rho S h \left(\frac{h}{2} - b\right) - ma \right] g \cos\theta \end{aligned}

On retrouve bien l'expression proposée :

E_{\mathrm{p}}(\theta) = X g \cos\theta

avec :

\boxed{X = \rho S h \left(\frac{h}{2} - b\right) - ma = \rho S \left(\frac{h^2}{2} - bh\right) - ma}

Résultat

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Question 47

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : équilibre mécanique, stabilité

Analyser la stabilité de la position d'équilibre en fonction du signe de . En déduire que est solution de l'équation du second degré suivante :

Voir l'indice

Dériver deux fois l'énergie potentielle par rapport à \theta en \theta = 0 et étudier la condition de changement de signe de la dérivée seconde.

Voir la stratégie
  1. Déterminer les dérivées première et seconde de l'énergie potentielle de pesanteur E_{\mathrm{p}}(\theta) par rapport à la coordonnée angulaire \theta pour étudier la position d'équilibre \theta = 0.
  2. Appliquer le critère de Dirichlet reliant le signe de la dérivée seconde de l'énergie potentielle à la stabilité de l'équilibre.
  3. Écrire la condition limite de perte de stabilité (X = 0) et utiliser l'expression de X établie à la question Q46 pour obtenir l'équation vérifiée par la hauteur critique h_{\mathrm{c}}.
Voir la réponse courte

Condition de minimum d'énergie potentielle pour un équilibre stable (X < 0) ; annulation de X pour obtenir l'équation en h_{\mathrm{c}}.

Voir le corrigé complet

L'énergie potentielle de pesanteur du système {tube vide + eau} s'écrit, d'après la question Q46 :

E_{\mathrm{p}}(\theta) = X g \cos\theta

avec :

X = \rho S \left( \frac{h^2}{2} - bh \right) - ma

Calculons les dérivées successives de E_{\mathrm{p}} par rapport à l'angle d'inclinaison \theta :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}\theta}(\theta) &= -X g \sin\theta \\ \frac{\mathrm{d}^2E_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}\theta^2}(\theta) &= -X g \cos\theta \end{aligned}

En \theta = 0, la dérivée première est nulle :

\left.\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}\theta}\right|_{\theta = 0} = 0

La position verticale \theta = 0 est donc toujours une position d'équilibre mécanique.

La dérivée seconde prise en cette position vaut :

\left.\frac{\mathrm{d}^2E_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}\theta^2}\right|_{\theta = 0} = -X g

Comme g > 0, la stabilité dépend directement du signe de X :

  • si X < 0 : \left.\frac{\mathrm{d}^2E_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}\theta^2}\right|_{\theta = 0} > 0, l'énergie potentielle admet un minimum local strict en \theta = 0 : la position d'équilibre est stable ;
  • si X > 0 : \left.\frac{\mathrm{d}^2E_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}\theta^2}\right|_{\theta = 0} < 0, l'énergie potentielle admet un maximum local strict en \theta = 0 : la position d'équilibre est instable.

La hauteur critique h_{\mathrm{c}} marque la transition entre la stabilité (X < 0) et l'instabilité (X > 0). Le basculement survient donc lorsque X = 0, soit :

\rho S \left( \frac{h_{\mathrm{c}}^2}{2} - bh_{\mathrm{c}} \right) - ma = 0

En multipliant l'ensemble de cette équation par le facteur positif \dfrac{2}{\rho S}, on obtient bien :

\boxed{h_{\mathrm{c}}^2 - 2bh_{\mathrm{c}} - \frac{2ma}{\rho S} = 0}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 48

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : équilibre mécanique, débit volumique

Résoudre l'équation précédente afin d'exprimer la hauteur critique . Exprimer ensuite la période en fonction de , et du débit volumique supposé constant.

Voir l'indice

Résoudre l'équation du second degré en retenant la racine positive, puis relier la durée de remplissage au volume critique d'eau et au débit d'alimentation.

Voir la stratégie
  1. Résoudre l'équation du second degré en h_{\mathrm{c}} obtenue à la question Q47 et éliminer la racine non physique (h_{\mathrm{c}} \le 0).
  2. Exprimer le volume d'eau critique correspondant, puis déterminer la période T en assimilant le cycle à la phase de remplissage lent à débit volumique D_{\mathrm{v}} constant (les phases de vidange et de retour étant quasi instantanées).
Voir la réponse courte

Résolution de l'équation du second degré pour la racine positive h_{\mathrm{c}}, puis déduction de la période T = S h_{\mathrm{c}}/D_{\mathrm{v}}.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (10) établie à la question Q47, la hauteur critique h_{\mathrm{c}} satisfait l'équation du second degré :

h_{\mathrm{c}}^2 - 2b\,h_{\mathrm{c}} - \frac{2ma}{\rho S} = 0

Le discriminant réduit associé s'écrit :

\Delta' = b^2 - 1 \times \left(-\frac{2ma}{\rho S}\right) = b^2 + \frac{2ma}{\rho S} > 0

L'équation admet donc deux racines réelles distinctes :

h_{\mathrm{c},\pm} = b \pm \sqrt{b^2 + \frac{2ma}{\rho S}}

Comme m, a, \rho, S > 0, on a \sqrt{b^2 + \frac{2ma}{\rho S}} > b. La racine h_{\mathrm{c},-} est donc strictement négative. Une hauteur d'eau étant nécessairement positive, seule la solution positive est physiquement acceptable :

\boxed{h_{\mathrm{c}} = b + \sqrt{b^2 + \frac{2ma}{\rho S}}}

D'après le texte introductif de la partie V, le remplissage s'effectue très lentement, tandis que le basculement, la vidange et le retour à la verticale s'effectuent brutalement et rapidement. On peut donc négliger ces durées devant la durée de remplissage.

Le volume d'eau à introduire pour atteindre la hauteur critique vaut :

V_{\mathrm{c}} = S\,h_{\mathrm{c}}

Le débit volumique d'alimentation D_{\mathrm{v}} étant constant, la période de l'horloge T s'identifie au temps de remplissage :

V_{\mathrm{c}} = D_{\mathrm{v}}\,T \implies \boxed{T = \frac{S\,h_{\mathrm{c}}}{D_{\mathrm{v}}}}

Résultat

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Question 49

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : équilibre mécanique, condition de stabilité

Si le tube est trop lourd, que risque-t-il de se passer ? Proposer une condition littérale simple permettant d'assurer le bon fonctionnement de l'horloge à eau.

Voir l'indice

Examiner l'existence de la racine physique h_c \le H et formuler la condition sur m pour que le tube puisse effectivement basculer avant de déborder.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'évolution de la hauteur critique h_{\mathrm{c}} avec la masse m du tube à partir de l'expression établie en Q48, et confronter ce résultat à la contrainte géométrique h \leqslant H.
  2. En déduire le comportement du système si m est excessivement grande.
  3. Établir la condition littérale portant sur h_{\mathrm{c}} et sur la masse maximale admissible m.
Voir la réponse courte

Si le tube est trop lourd le centre de gravité reste sous l'axe et le tube ne bascule jamais ; condition h_{\mathrm{c}} \le H.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q48, la hauteur critique de basculement s'écrit :

h_{\mathrm{c}} = b + \sqrt{b^2 + \frac{2ma}{\rho S}}

Cette hauteur h_{\mathrm{c}} est une fonction strictement croissante de la masse m du tube vide. Or, la hauteur maximale d'eau que peut contenir le tube est limitée par sa hauteur géométrique totale H.

  • Conséquence si le tube est trop lourd : si la masse m est trop grande, la hauteur critique devient supérieure à la hauteur totale du tube (h_{\mathrm{c}} > H). Le niveau d'eau atteint alors le bord supérieur du tube sans jamais atteindre le seuil d'instabilité : l'eau déborde en continu, le tube ne bascule jamais et l'horloge cesse de fonctionner périodiquement.
  • Condition pour assurer le bon fonctionnement : le basculement doit nécessairement se produire avant que l'eau ne déborde, ce qui impose :

    h_{\mathrm{c}} < H

    En injectant l'expression de h_{\mathrm{c}}, sachant que H > b :

    \begin{aligned} b + \sqrt{b^2 + \frac{2ma}{\rho S}} < H &\iff \sqrt{b^2 + \frac{2ma}{\rho S}} < H - b \\ &\iff b^2 + \frac{2ma}{\rho S} < (H - b)^2 = H^2 - 2bH + b^2 \\ &\iff \frac{2ma}{\rho S} < H(H - 2b) \end{aligned}

Cette inégalité n'admet de solution pour m > 0 que si H > 2b (le pivot doit être situé dans la moitié inférieure du tube). La condition littérale sur la masse du tube s'écrit donc :

\boxed{m < \frac{\rho S H (H - 2b)}{2a}}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Banque PT Physique A PT 2025 ?

Surtout 4 chapitres : Diffusion thermique (20 % des questions, partie I), Régime sinusoïdal forcé et filtrage (17 %, partie III), Circuits électriques et régimes transitoires (15 %, partie II) et Électrostatique (12 %, partie II). Plus ponctuellement : ALI et oscillateurs électroniques, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Fluides visqueux, Électronique de puissance, Bilans macroscopiques…

Peut-on travailler le sujet Banque PT Physique A PT 2025 dès la première année (PTSI) ?

En partie : 24 questions sur 49 (49 %) ne demandent que le programme de PTSI. Blocs abordables : la partie III en entier (Q23 à Q33) et la partie V en entier (Q45 à Q49). Avec les autres programmes de première année : 24 en MPSI, 24 en PCSI, 27 en MP2I, 24 en TSI1 et 20 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Banque PT Physique A PT 2025 ?

Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Banque PT Physique A PT 2025 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : notamment Q9 (onde thermique), Q14 (théorème de gauss), Q21 (adaptation d'impédance), Q28 (série de fourier), Q46 (énergie potentielle de pesanteur) et Q47 (équilibre mécanique).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Banque PT Physique A PT 2025 ?

Questions de cours : Q1 (loi de fourier), Q3 (résistance thermique), Q12 (équation de maxwell-gauss), Q13 (symétrie), Q26 (valeur moyenne), Q34 (amplificateur linéaire intégré) et Q41 (nombre de reynolds). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (équation de la chaleur), Q8 (onde thermique), Q30 (fonction de transfert) et Q35 (théorème de millman).

Où gagner des points facilement dans le sujet Banque PT Physique A PT 2025 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (39 sur 49), par exemple : Q1, Q3 à Q8, Q10 à Q13, Q15 à Q19, Q22 à Q27, Q29 à Q35, Q37 à Q45 et Q48. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q9, Q46 et Q47.

Quelle est la première harmonique non nulle à éliminer en Q28 ?

Il s'agit de l'harmonique 3 (n = 3) : la composante pour n = 1 est le mode fondamental (ce n'est pas une harmonique) et l'harmonique 2 (n = 2) est déjà identiquement nulle par symétrie de glissement du signal créneau.

Faut-il inclure l'énergie cinétique d'éjection de l'eau en Q40 ?

Oui : la puissance de référence de 186\text{ W} indiquée par l'énoncé additionne la puissance gravitaire liée au dénivelé (183\text{ W}) et l'énergie cinétique du jet d'eau en sortie de conduite (3\text{ W}).

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