Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie TSI 2025 (page 2/4 : Partie II et partie III (questions 26 à 31))
Choix Techniques pour un Parc Aquatique
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- Faisable en TSI1 : 40 questions sur 68, partie I
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Partie II : Choix de la pompe du toboggan
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
Notions : relation de bernoulli, fluide incompressible
Écrire la relation de Bernoulli dans le cas d’un fluide parfait en précisant les hypothèses de son utilisation.
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Énoncer la relation de Bernoulli en précisant les hypothèses : fluide parfait, incompressible et homogène, écoulement permanent, ligne de courant.
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Énoncé de la relation de Bernoulli et rappels des conditions d'application (fluide parfait, incompressible, stationnaire).
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La relation de Bernoulli s'applique sous les hypothèses suivantes :
- fluide parfait (viscosité négligeable, absence de frottements visqueux) ;
- fluide incompressible et homogène (\rho = \text{cte}) ;
- écoulement stationnaire (ou permanent) ;
- écoulement dans le champ de pesanteur uniforme \vec{g} = -g\,\vec{u}_z, en l'absence de machine (pas de pompe ni de turbine sur la portion considérée, aucun échange de travail utile) ;
- le long d'une même ligne de courant (valable dans tout le fluide si l'écoulement est irrotationnel).
Sous ces conditions, la quantité suivante est conservée le long d'une ligne de courant :
où :
- P est la pression statique du fluide au point considéré (en \text{Pa}) ;
- \rho est la masse volumique du fluide (en \text{kg}\cdot\text{m}^{-3}) ;
- v est la vitesse de la particule de fluide (en \text{m}\cdot\text{s}^{-1}) ;
- z est l'altitude du point considéré selon un axe vertical orienté vers le haut (en \text{m}) ;
- g est l'accélération de la pesanteur (en \text{m}\cdot\text{s}^{-2} ou \text{N}\cdot\text{kg}^{-1}).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : débit volumique, conservation de la masse
Justifier que la valeur de la vitesse d’écoulement du fluide est identique en D et en F.
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Utiliser la conservation du débit volumique D_V = v \cdot S dans une conduite de section constante.
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Conservation du débit volumique D_V = vS dans une conduite de section constante.
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L'eau est modélisée comme un fluide incompressible (\rho = \mathrm{cte}) et l'écoulement est supposé permanent (stationnaire). La conservation de la masse impose alors la conservation du débit volumique D_V à travers toute section droite de la conduite.
La vitesse de l'écoulement étant de plus supposée uniforme sur la section S des tuyaux, le débit volumique s'écrit :
D'après l'énoncé, la section droite utile est identique au point D et au point F :
Par conséquent :
Résultat
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : débit volumique
Calculer (en ) la vitesse d’éjection de l’eau au point G.
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Convertir le débit volumique en \text{m}^3\cdot\text{s}^{-1} avant d'utiliser la relation v_G = D_V / S.
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- Convertir le débit volumique D_V dans le système international d'unités (\mathrm{m^3\cdot s^{-1}}).
- Exprimer la vitesse moyenne d'éjection v_G à partir du débit volumique et de la section utile S au point G, la vitesse étant supposée uniforme sur la section.
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Calcul de la vitesse d'éjection v_G = D_V/S_G à la sortie du tuyau.
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Le débit volumique s'exprime dans le système international par :
L'écoulement étant incompressible et la vitesse uniforme sur la section S au point de refoulement G, le débit volumique s'écrit :
En effectuant l'application numérique :
Résultat
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : relation de bernoulli
Calculer la pression au point F dans le cadre des hypothèses précédentes.
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Appliquer le théorème de Bernoulli sans perte de charge entre D et F en tenant compte du dénivelé vertical L_2.
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Application du théorème de Bernoulli entre le point F et la sortie G à pression atmosphérique.
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Dans le cadre des hypothèses précédentes, le fluide est parfait, incompressible et en écoulement stationnaire. On applique le théorème de Bernoulli entre les points D (sortie de pompe) et F (sommet de la colonne montante) situés sur une même ligne de courant :
D'après la question Q15, la section utile du tuyau étant constante de D à F (S = 5{,}0\cdot 10^{-3}\text{ m}^2), la conservation du débit volumique impose v_D = v_F. Le terme d'énergie cinétique se simplifie donc :
D'après le schéma de la figure 3, le tronçon DE est horizontal (z_E = z_D) et le tronçon vertical EF a pour hauteur L_2 = 25\text{ m}, d'où :
L'expression littérale de la pression P_F est donc :
Application numérique :
- P_D = 5{,}5\text{ bar} = 5{,}5\cdot 10^5\text{ Pa}
- \rho = 1{,}0\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
- g = 10\text{ N}\cdot\text{kg}^{-1}
- L_2 = 25\text{ m}
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : relation de bernoulli, perte de charge
Calculer la pression à laquelle on peut s’attendre au point F si on néglige les pertes de charge singulières au coude E et si on considère les pertes de charge régulières proportionnelles à la longueur de tuyau.
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Calculer la perte de charge linéaire le long du tronçon horizontal DE, en déduire la perte linéique par mètre, puis la reporter proportionnellement sur la conduite verticale EF.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer la perte de charge régulière par unité de longueur à partir de la chute de pression mesurée sur le tronçon horizontal DE.
- En déduire la perte de charge régulière sur le tronçon vertical EF de longueur L_2.
- Appliquer le théorème de Bernoulli généralisé (avec pertes de charge) entre D (ou E) et F pour calculer la pression P'_F.
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Prise en compte de la perte de charge régulière dans l'expression de la pression P'_F.
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Sur le tronçon horizontal DE de longueur L_1 = 30\text{ m}, l'altitude et la section du tuyau sont constantes (z_D = z_E et v_D = v_E). La différence de pression observée est donc uniquement due aux pertes de charge régulières :
Les pertes de charge régulières étant supposées proportionnelles à la longueur de tuyau, la perte de charge par unité de longueur s'écrit :
Sur le tronçon EF de longueur L_2 = 25\text{ m}, la perte de charge régulière est donc :
En négligeant la perte de charge singulière au coude E, le théorème de Bernoulli avec pertes de charge entre E et F (avec v_E = v_F) s'écrit :
Comme \rho g L_2 = 1{,}0 \cdot 10^3 \times 10 \times 25 = 2{,}5 \cdot 10^5\text{ Pa} = 2{,}5\text{ bar} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : puissance, analyse dimensionnelle
Montrer que la quantité est homogène à une puissance.
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Exprimer la dimension d'un débit volumique [\mathrm{L}^3\cdot\mathrm{T}^{-1}] et d'une pression [\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-1}\cdot\mathrm{T}^{-2}], puis vérifier que leur produit correspond à des watts [\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-3}].
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Vérification dimensionnelle prouvant que le produit d'un débit volumique par une pression est une puissance.
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Procédons à l'analyse dimensionnelle du produit D_V \Delta P_{\text{pertes}} :
Le débit volumique D_V représente un volume par unité de temps :
[D_V] = \mathrm{L}^3 \cdot \mathrm{T}^{-1}Une pression (ou une différence de pression \Delta P_{\text{pertes}}) est une force par unité de surface. D'après le principe fondamental de la dynamique (F = m a), une force a pour dimension [F] = \mathrm{M} \cdot \mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-2}, d'où :
[\Delta P_{\text{pertes}}] = \frac{[F]}{[S]} = \frac{\mathrm{M} \cdot \mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-2}}{\mathrm{L}^2} = \mathrm{M} \cdot \mathrm{L}^{-1} \cdot \mathrm{T}^{-2}
En effectuant le produit des deux grandeurs :
Or, une puissance \mathcal{P} est une énergie par unité de temps, soit le travail d'une force (W = F \cdot \ell) divisé par un temps :
On constate que :
La quantité D_V \Delta P_{\text{pertes}} est donc bien homogène à une puissance.
Résultat
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : relation de bernoulli, bilan d'énergie
Exprimer la puissance utile de la pompe à l’aide d’un bilan de puissance entre un point de la surface libre de l’eau de la piscine et le point de refoulement G.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe industriel (ou bilan d'énergie mécanique généralisé) entre la surface libre de la piscine à pression atmosphérique et le point de sortie G.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le théorème de Bernoulli généralisé (bilan de puissance en écoulement stationnaire incompressible) entre la surface libre de la piscine (notée \text{SL}) et le point de refoulement G.
- Identifier les pressions, vitesses et altitudes aux deux points considérés à l'aide des données géométriques de la figure 3.
- En déduire l'expression analytique de la puissance utile P_u fournie par la pompe au fluide.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan d'énergie mécanique avec pompe et pertes de charge pour exprimer la puissance utile P_u.
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Considérons l'écoulement permanent d'eau (fluide incompressible de masse volumique \rho) entre un point de la surface libre du bassin (noté \text{SL}) et le point de refoulement G.
Le théorème de Bernoulli généralisé avec apport de travail utile et pertes de charge s'écrit sous forme de bilan de puissance :
Précisons les conditions en chacun des deux points :
À la surface libre (SL) :
- Le bassin étant ouvert à l'air libre, la pression est atmosphérique : P_{\text{SL}} = P_{\text{atm}}.
- Les dimensions du bassin étant très grandes devant la section du tuyau, la vitesse y est négligeable : v_{\text{SL}} \approx 0.
Au point de refoulement (G) :
- Le jet débouche à l'air libre, donc la pression vaut également la pression atmosphérique : P_G = P_{\text{atm}}, d'où P_G - P_{\text{SL}} = 0.
- La vitesse du fluide est la vitesse d'éjection calculée à la question précédente : v_G = \dfrac{D_V}{S}.
Dénivelé : D'après la figure 3, la pompe et le tronçon horizontal DE sont situés à la profondeur p sous la surface libre (z_E = z_{\text{SL}} - p), et le tronçon vertical a pour hauteur L_2 (z_G = z_E + L_2). On en déduit :
z_G - z_{\text{SL}} = L_2 - p
En injectant ces résultats dans le bilan de puissance, on obtient :
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : relation de bernoulli, bilan d'énergie
Vérifier que cette puissance utile vaut .
Voir l'indiceIndice
Effectuer l'application numérique en sommant les contributions cinétique, gravitaire et les pertes de charge.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'expression de la puissance utile P_u issue du bilan d'énergie mécanique établi à la question précédente.
- Calculer numériquement chacun des trois termes contributifs (énergie potentielle de pesanteur, pertes de charge, énergie cinétique).
- Sommer les contributions pour vérifier la valeur annoncée de 4{,}4\text{ kW}.
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Application numérique validant la valeur de 4{,}4\text{ kW} pour la puissance utile de la pompe.
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D'après la question Q20, la puissance utile fournie par la pompe s'exprime par :
avec :
- D_V = 3{,}6\cdot 10^4\text{ L}\cdot\text{h}^{-1} = \frac{36\text{ m}^3}{3600\text{ s}} = 1{,}0\cdot 10^{-2}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} ;
la charge gravitaire :
\rho g (L_2 - p) = 1{,}0\cdot 10^3 \times 10 \times (25 - 1{,}0) = 2{,}4\cdot 10^5\text{ Pa} = 2{,}4\text{ bar}les pertes de charge :
\Delta P_{\text{pertes}} = 2\text{ bar} = 2{,}0\cdot 10^5\text{ Pa}la charge cinétique au refoulement (avec v_G = 2{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} d'après Q16) :
\frac{1}{2}\rho v_G^2 = \frac{1}{2} \times 1{,}0\cdot 10^3 \times (2{,}0)^2 = 2{,}0\cdot 10^3\text{ Pa} = 0{,}02\text{ bar}
On constate que la charge cinétique (0{,}02\text{ bar}) est négligeable devant les autres contributions :
Résultat
Question 22
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : rendement
Calculer la puissance électrique nécessaire au moteur de la pompe.
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Utiliser la relation de rendement \eta = P_u / P_{\text{elec}} pour calculer la puissance électrique absorbée.
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Calcul de la puissance électrique absorbée via le rendement : P_{\text{elec}} = P_u/\eta.
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Le rendement global \eta de l'ensemble {moteur + pompe} est défini comme le rapport de la puissance mécanique utile fournie au fluide P_u sur la puissance électrique consommée par le moteur P_{\text{elec}} :
On en déduit l'expression de la puissance électrique nécessaire :
Avec P_u = 4{,}4\text{ kW} (d'après la question Q21) et \eta = 60\,\% = 0{,}60 :
Résultat
Question 23
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : hauteur manométrique
Calculer la hauteur manométrique totale , exprimée en mCE (mètre de Colonne d’Eau).
Voir l'indiceIndice
Isoler HMT à partir de la formule fournie reliant puissance utile, masse volumique, accélération de pesanteur et débit volumique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la hauteur manométrique totale HMT = P_u/(\rho g D_V) en mètres de colonne d'eau.
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D'après la relation (2) fournie par l'énoncé, la puissance utile de la pompe s'exprime sous la forme :
On en déduit l'expression littérale de la Hauteur Manométrique Totale :
Avec les valeurs numériques :
- P_u = 4,4\text{ kW} = 4,4 \cdot 10^3\text{ W} (d'après la question Q21) ;
- \rho = 1,0 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- g = 10\text{ N}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- D_V = 3,6 \cdot 10^4\text{ L}\cdot\text{h}^{-1} = \frac{3,6 \cdot 10^4 \cdot 10^{-3}}{3600}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} = 1,0 \cdot 10^{-2}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}.
Le calcul donne :
Comme la hauteur d'une colonne d'eau est directement exprimée en mètres de colonne d'eau (mCE), on a :
Résultat
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : machine hydraulique
Proposer un choix de diamètre pour le remplacement de la pompe.
Voir l'indiceIndice
Repérer sur la courbe caractéristique de l'annexe le point de coordonnées (D_V = 36\text{ m}^3\cdot\text{h}^{-1}, HMT = 44\text{ mCE}) et identifier le diamètre de roue le plus proche.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les coordonnées du point de fonctionnement requis à partir des résultats précédents : le débit volumique D_V et la hauteur manométrique totale \text{HMT}.
- Reporter ce point de fonctionnement sur le réseau de courbes caractéristiques \text{HMT} = f(D_V) fourni en annexe pour identifier le diamètre de roue adapté.
Voir la réponse courteRéponse courte
Exploitation des abaques constructeur reliant débit et HMT pour sélectionner le diamètre de roue.
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Le cahier des charges impose :
un débit volumique de fonctionnement :
D_V = 3{,}6 \cdot 10^4\text{ L}\cdot\text{h}^{-1} = 36\text{ m}^3\cdot\text{h}^{-1} = 10\text{ L}\cdot\text{s}^{-1}une hauteur manométrique totale (calculée à la question Q23) :
\text{HMT} = 44\text{ mCE}
Sur le graphique supérieur de l'annexe représentant la hauteur manométrique totale \text{HMT} en fonction du débit volumique D_V pour différents diamètres de roue :
- à l'abscisse D_V = 36\text{ m}^3\cdot\text{h}^{-1} (soit 10\text{ L}\cdot\text{s}^{-1}) ;
- à l'ordonnée \text{HMT} = 44\text{ mCE}.
Le point de fonctionnement (36\text{ m}^3\cdot\text{h}^{-1}\,;\,44\text{ mCE}) se situe directement sur la courbe correspondant au diamètre :
Résultat
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : point de fonctionnement, rendement
Préciser, avec justification, si la pompe fonctionnera à son régime optimal.
Voir l'indiceIndice
Observer la position du point de fonctionnement par rapport à la zone de rendement maximal (\eta_{\max}) sur les courbes de l'annexe.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition d'un fonctionnement au régime optimal pour une turbomachine (point de meilleur rendement).
- Repérer le point de fonctionnement sur le document technique et relever la valeur du rendement \eta.
- Comparer ce rendement au rendement maximal atteignable sur cette pompe pour conclure.
Voir la réponse courteRéponse courte
Positionnement du point de fonctionnement par rapport à la zone de rendement maximal de la pompe.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le régime optimal d'une pompe correspond à son point de meilleur rendement hydraulique (noté souvent BEP, pour Best Efficiency Point), c'est-à-dire là où l'énergie fournie est convertie avec le minimum de pertes.
Pour le point de fonctionnement de l'installation :
la lecture des courbes d'iso-rendement sur le document technique (annexe) indique :
Or, le rendement maximal offert par cette famille de pompes se situe autour de :
et ce rendement optimal n'est atteint que pour des débits nettement supérieurs, compris entre 80\text{ m}^3\cdot\text{h}^{-1} et 100\text{ m}^3\cdot\text{h}^{-1}.
Résultat
Partie III : Chauffage de l’eau de la piscine
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : premier principe, capacité thermique
En supposant un rendement de chauffe de , exprimer la durée de fonctionnement en continu de la chaudière pour réchauffer jusqu’à toute l’eau du bassin, initialement à . Montrer que vaut environ .
Voir l'indiceIndice
Calculer l'énergie thermique totale nécessaire au réchauffement \Delta H = m_{\text{eau}} c_{\text{eau}} (\theta_f - \theta_i), puis en déduire la durée \Delta t = \Delta H / P.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la variation d'énergie interne (ou énergie thermique) nécessaire pour élever la température de l'eau du bassin de \theta_i à \theta_f.
- Relier cette énergie thermique à la puissance P de la chaudière fonctionnant pendant la durée \Delta t, avec un rendement de 100\,\%.
- En déduire l'expression littérale de \Delta t, puis effectuer l'application numérique en secondes et en heures.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan énergétique m c \Delta\theta = \mathcal{P} \Delta t pour obtenir la durée de chauffe de la piscine.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons comme système thermodynamique l'eau contenue dans le bassin, assimilée à une phase condensée indilatable et incompressible de masse volumique \rho = 1{,}0 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et de volume V = 200\text{ m}^3. Sa masse totale est :
D'après le premier principe de la thermodynamique, la variation d'énergie interne de l'eau lors de ce réchauffement isobare (à pression atmosphérique) sans travail utile s'écrit :
La chaudière fournit une puissance constante P pendant la durée \Delta t. Pour un rendement de chauffe de 100\,\%, toute l'énergie thermique dégagée par la chaudière est transférée à l'eau :
On en déduit l'expression de la durée de chauffe \Delta t :
Application numérique :
D'où :
En convertissant en heures (1\text{ h} = 3\,600\text{ s}) :
Résultat
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : combustion, équation de réaction
Écrire l’équation de la réaction de combustion complète du butane dans le dioxygène de l’air.
Voir l'indiceIndice
Écrire la réaction de combustion de l'alcane \mathrm{C_4H_{10}} dans le dioxygène formant exclusivement du dioxyde de carbone et de l'eau.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture et ajustement de l'équation de combustion complète du butane \mathrm{C}_4\mathrm{H}_{10}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La combustion complète d'un alcane linéaire comme le butane \mathrm{C_4H_{10}} dans le dioxygène produit exclusivement du dioxyde de carbone \mathrm{CO_2} et de l'eau \mathrm{H_2O}.
L'ajustement stœchiométrique des éléments chimiques donne :
- conservation du carbone : 4 moles de \mathrm{CO_2} par mole de \mathrm{C_4H_{10}} ;
- conservation de l'hydrogène : 5 moles de \mathrm{H_2O} par mole de \mathrm{C_4H_{10}} ;
- conservation de l'oxygène : 4 \times 2 + 5 \times 1 = 13 atomes d'oxygène, soit \frac{13}{2} moles de \mathrm{O_2}.
L'équation de la réaction de combustion complète s'écrit donc, rapportée à une mole de butane :
ou, avec des coefficients stœchiométriques entiers :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : pouvoir calorifique, débit massique
Calculer le débit massique de butane nécessaire en , puis en .
Voir l'indiceIndice
Relier la puissance thermique au pouvoir calorifique massique : P = D_m \cdot PC, puis convertir les secondes en minutes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du débit massique de combustible nécessaire à partir de la puissance et du PCI.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La puissance thermique P développée par la chaudière est liée au débit massique de combustible D_m et à son pouvoir calorifique PC par la relation :
Application numérique en \mathrm{g}\cdot\mathrm{s}^{-1} : Avec P = 100\text{ kW} = 100\text{ kJ}\cdot\text{s}^{-1} et PC = 50\text{ kJ}\cdot\text{g}^{-1} :
Conversion en \mathrm{g}\cdot\mathrm{min}^{-1} : Sachant qu'une minute compte 60\text{ s}, le débit massique par minute s'écrit :
Résultat
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : stœchiométrie, avancement
En déduire la masse de produite par minute de fonctionnement de cette chaudière.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la stœchiométrie de la réaction de combustion pour relier la quantité de matière de \mathrm{CO_2} formée à celle de butane brûlé par minute.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer les masses molaires du butane \mathrm{C_4H_{10}} et du dioxyde de carbone \mathrm{CO_2} à partir des données de l'énoncé.
- Relier la quantité de matière de \mathrm{CO_2} produite à celle de butane consommé en une minute à l'aide de l'équation stœchiométrique établie à la question Q27.
- En déduire l'expression littérale puis la valeur numérique de la masse de \mathrm{CO_2} produite par minute.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan stœchiométrique fournissant la masse de dioxyde de carbone émise par minute.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les masses molaires atomiques fournies :
D'après la question Q28, la masse de butane consommée pendant une durée \Delta t_0 = 1\text{ min} de fonctionnement est :
La quantité de matière de butane brûlée par minute s'écrit alors :
D'après l'équation de la réaction de combustion complète établie à la question Q27 :
la stœchiométrie impose que la combustion d'une mole de butane engendre 4 moles de dioxyde de carbone :
La masse m(\mathrm{CO_2}) produite par minute de fonctionnement est donc :
Application numérique :
Avec deux chiffres significatifs cohérents avec les données :
Résultat
Question 30
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en BCPST1
Notions : diagramme des frigoristes, enthalpie de vaporisation
À l’aide du diagramme fourni sur le Document Réponse (DR), évaluer l’enthalpie massique de vaporisation du fluide R290 à .
Voir l'indiceIndice
Lire sur le diagramme (P,h) du R290 les enthalpies massiques du liquide saturé et de la vapeur saturée à l'isotherme 0\,^{\circ}\text{C} (pression de 5 bar), puis faire la différence.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition de l'enthalpie massique de vaporisation comme la différence entre l'enthalpie massique de la vapeur saturée et celle du liquide saturé à la température considérée.
- Identifier sur le diagramme enthalpique (\ln P,\, h) du Document Réponse le palier de changement d'état liquide-vapeur à la température \theta = 0\,^{\circ}\text{C}, situé sous la courbe de saturation à une pression d'environ p_{\text{sat}} \approx 0{,}47\text{ MPa} \approx 5\text{ bar}.
- Lire les valeurs des enthalpies massiques du liquide saturé h_L(0\,^{\circ}\text{C}) et de la vapeur saturée sèche h_V(0\,^{\circ}\text{C}), puis en déduire \Delta h_{\text{vap}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture sur le diagramme (P, h) des enthalpies de vapeur et liquide saturés : \Delta h_{\text{vap}} = h_V - h_L.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'enthalpie massique de vaporisation \Delta h_{\text{vap}} du fluide à la température \theta = 0\,^{\circ}\text{C} est égale à la variation d'enthalpie massique lors du passage de l'état de liquide saturé à l'état de vapeur saturée sèche :
Sous la courbe de saturation (zone diphasique liquide-vapeur), le changement d'état d'un corps pur est isotherme et isobare. L'isotherme T = 0\,^{\circ}\text{C} correspond à un segment horizontal à la pression de vapeur saturante p_{\text{sat}}(0\,^{\circ}\text{C}) \approx 0{,}47\text{ MPa} \approx 4{,}7\text{ bar} (cohérent avec la valeur approchée de 5\text{ bar} mentionnée dans les données de l'énoncé) :
À l'intersection avec la courbe d'ébullition (liquide saturé, à gauche) : l'encart d'état de référence du diagramme indique directement :
h_L(0\,^{\circ}\text{C}) = 200\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}À l'intersection avec la courbe de rosée (vapeur saturée, à droite) : la lecture sur l'axe des abscisses donne :
h_V(0\,^{\circ}\text{C}) \approx 575\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \quad (\text{compris entre } 570 \text{ et } 580\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1})
On en déduit l'enthalpie massique de vaporisation du R290 à 0\,^{\circ}\text{C} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Notions : enthalpie de vaporisation, point critique
Tracer sur votre copie l’allure du graphe d’évolution de cette enthalpie massique de vaporisation en fonction de la température.
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Tracer l'allure d'une fonction strictement décroissante de la température qui s'annule au point critique.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition thermodynamique de l'enthalpie massique de vaporisation : \Delta h_{\text{vap}}(T) = h_V(T) - h_L(T), qui correspond à la largeur de la courbe de saturation à une température T donnée sur le diagramme (h, \ln P).
- Analyser l'évolution de cet écart lorsque la température augmente : les propriétés du liquide saturé et de la vapeur saturée convergent vers celles du fluide critique.
- Identifier les points caractéristiques : décroissance monotone de l'enthalpie de vaporisation jusqu'à son annulation stricte au point critique T_c (\Delta h_{\text{vap}}(T_c) = 0, avec une tangente verticale), puis tracer l'allure demandée.
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Tracé de l'allure décroissante de \Delta h_{\text{vap}}(T) s'annulant au point critique T_c.
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L'enthalpie massique de vaporisation à une température T donnée est définie par la différence entre l'enthalpie massique de la vapeur saturée et celle du liquide saturé :
Sur le diagramme enthalpique (h, \ln P), cette grandeur correspond à la largeur du dôme de saturation le long d'une isotherme :
- à basse température, l'écart entre les états liquide et gazeux est maximal, \Delta h_{\text{vap}} prend une valeur élevée ;
- lorsque la température T augmente, les densités et enthalpies des phases liquide et vapeur se rapprochent, si bien que \Delta h_{\text{vap}}(T) décroît de façon strictement monotone ;
au point critique (T = T_c), les deux phases deviennent indiscernables : le dôme se referme au point critique C et l'enthalpie massique de vaporisation s'annule :
\Delta h_{\text{vap}}(T_c) = 0De plus, la courbe présente une tangente verticale au point critique en raison d'un comportement d'échelle au voisinage critique (\Delta h_{\text{vap}} \propto (T_c - T)^\beta avec \beta \approx 0{,}38).
- pour T > T_c, le domaine diphasique liquide-gaz n'existe plus (état supercritique).
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.