Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie TSI 2025
Choix Techniques pour un Parc Aquatique
- 68 questions corrigées
- Sujet accessible
- Faisable en TSI1 : 40 questions sur 68, partie I
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en TSI1 : 40 questions sur 68, partie I en entier. Autres questions faisables en TSI1
Autres premières années : PCSI 45 · BCPST1 34 questions.
Détail par partie
- Partie I : Sécurisation de la zone d’arrivée d’un toboggan aquatique13/13Faisable
- Partie II : Choix de la pompe du toboggan0/122e année
- Partie III : Chauffage de l’eau de la piscine10/24En partie
- Partie IV : Traitement de l’eau17/19En partie
Le sujet en bref
Sujet accessible · Mécanique, Mécanique des fluides, Électrocinétique et électronique · 15 incontournables · 45 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet très ancré dans le concret explore quatre facettes de l'ingénierie et de l'entretien d'un complexe aquatique : la dynamique et la sécurité de l'arrivée d'un toboggan, le dimensionnement hydrodynamique de la pompe de circulation d'eau, l'efficacité énergétique du chauffage par pompe à chaleur couplée à la métrologie de température, et enfin le traitement chimique de l'eau des bassins.
D'un niveau technique très abordable et progressif, l'épreuve constitue un support idéal pour des révisions transversales. Elle balaie avec clarté les fondamentaux de mécanique du point (frottements solide et fluide), d'hydraulique en conduite avec pertes de charge régulières, de thermodynamique industrielle sur diagramme , de traitement analogique du signal (conditionnement et filtrage d'un capteur résistif) ainsi que de chimie des solutions et de cinétique formelle.
- Difficulté
- Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
- Temps estimé
- ≈ 3 h 55 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
Part des questions du sujet.
- Incontournables
15 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Oui en TSI1 : 40 questions sur 68, partie I.
Où gagner des points
58 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Rapides et accessibles (58) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.
Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.
Points à signaler : parties indépendantes, données en annexe
Parties indépendantes
Les quatre parties du sujet (mécanique, hydraulique, chauffage/électronique et chimie) sont totalement indépendantes et peuvent être abordées dans n'importe quel ordre.
Données en annexe
Comment utiliser ce corrigé
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Sommaire
68 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
68 questionsPartie I : Sécurisation de la zone d’arrivée d’un toboggan aquatique
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : travail d'une force, poids
Exprimer, puis calculer le travail du poids de l’enfant lors de cette descente de A vers B.
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Exprimer le travail d'une force conservative constante en fonction de la variation d'altitude entre le point de départ A et le point d'arrivée B.
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Expression et calcul du travail du poids le long du toboggan : W_{\vec{P}} = mg(z_A - z_B) = mgh.
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Dans le référentiel terrestre supposé galiléen, le poids \vec{P} = m\vec{g} est une force uniforme. Le travail du poids lors du déplacement de l'enfant du point \text{A} au point \text{B} ne dépend pas du chemin suivi, mais uniquement des altitudes initiale z_\text{A} = H et finale z_\text{B} = h :
Application numérique avec m = 50\text{ kg}, g = 10\text{ N}\cdot\text{kg}^{-1}, H = 21,0\text{ m} et h = 1,0\text{ m} :
Résultat
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : théorème de l'énergie cinétique
Citer le théorème de l’énergie cinétique. L’appliquer à l’enfant qui glisse sans frottement entre les points A et B et en déduire l’expression de la vitesse atteinte au point B en fonction des données.
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Énoncer le théorème de l'énergie cinétique entre A et B en rappelant que la réaction normale de la piste ne travaille pas.
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Énoncé du théorème de l'énergie cinétique et déduction de la vitesse en B sans frottement : v_B = \sqrt{2gh}.
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Énoncé du théorème de l'énergie cinétique :
Dans un référentiel galiléen, la variation de l'énergie cinétique d'un point matériel entre deux positions A et B est égale à la somme des travaux de toutes les forces extérieures appliquées à ce point matériel entre ces deux positions :
Application à l'enfant :
- Système : enfant modélisé par le point matériel \text{M} de masse m.
- Référentiel : terrestre, supposé galiléen.
Bilan des forces :
- le poids \vec{P} ;
- la réaction normale de la piste \vec{R}_N, orthogonale à tout instant au déplacement élémentaire \mathrm{d}\vec{\ell} (glissade sans frottement), d'où un travail nul : W_{A \to B}(\vec{R}_N) = 0.
L'enfant partant sans vitesse initiale depuis le point A, on a v_A = 0, soit E_c(A) = 0. Au point B, son énergie cinétique s'écrit E_c(B) = \frac{1}{2} m v_{B\_{sans\_frottement}}^2.
En appliquant le théorème de l'énergie cinétique entre A et B et en utilisant l'expression du travail du poids établie à la question Q1 :
On en déduit l'expression de la vitesse atteinte au point B :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : énergie cinétique
Donner la valeur de cette vitesse .
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Faire l'application numérique directe à partir du dénivelé H - h = 20{,}0\text{ m}.
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Calcul numérique direct de la vitesse atteinte au bas du toboggan en l'absence de frottement.
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D'après le résultat établi à la question Q2 :
Avec les valeurs numériques fournies par l'énoncé :
- g = 10\text{ N}\cdot\text{kg}^{-1} = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
- H = 21,0\text{ m} ;
- h = 1,0\text{ m}, soit H - h = 20,0\text{ m}.
On en déduit :
Résultat
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : bilan des forces
Faire figurer sur un schéma, sans souci d’échelle, les forces appliquées sur le point M en un endroit quelconque de la glissade.
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Représenter le poids vertical descendant, la réaction normale perpendiculaire au profil local de la piste et la force de frottement tangente à la trajectoire opposée à la vitesse.
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Schéma du point matériel avec le poids \vec{P}, la réaction normale \vec{R}_N et la force de frottement \vec{F}.
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On étudie l'enfant assimilé au point matériel M, dans le référentiel terrestre supposé galiléen. En un point quelconque du toboggan, le point M se déplace vers l'aval le long de la piste.
Le système est soumis aux actions mécaniques suivantes :
- son poids \vec{P} = m\vec{g}, vertical, dirigé vers le bas ;
l'action de contact de la piste, traditionnellement décomposée en :
- une composante normale \vec{R}_N, perpendiculaire au profil de la piste et dirigée vers le haut (orientée vers l'extérieur de la surface de glisse pour empêcher la pénétration) ;
- la force de frottement \vec{F} (composante tangentielle), colinéaire à la vitesse (tangente à la trajectoire) et dirigée dans le sens opposé au mouvement (vers l'amont).
La résultante des actions de contact exercées par la piste sur l'enfant est \vec{R} = \vec{R}_N + \vec{F}.
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : théorème de l'énergie cinétique, travail d'une force
Exprimer, puis calculer le travail de cette force de frottement sur le trajet AB.
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Appliquer le théorème de l'énergie cinétique entre A et B en prenant en compte la vitesse finale réelle v_B = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.
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Application du théorème de l'énergie cinétique avec frottement pour déterminer le travail W_{\vec{F}} = \frac{1}{2}mv_B^2 - mgh.
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Appliquons le théorème de l'énergie cinétique à l'enfant, modélisé par le point matériel M, entre les points A et B dans le référentiel terrestre supposé galiléen :
Le contact étant unilatéral avec glissement le long de la piste, la réaction normale \vec{R}_N est orthogonale à chaque instant au déplacement élémentaire \mathrm{d}\vec{\ell}, d'où W_{\vec{R}_N} = 0.
De plus, l'enfant part du repos en A, soit E_c(A) = 0, et arrive en B avec la vitesse v_B, soit E_c(B) = \frac{1}{2} m v_B^2.
Il vient ainsi :
D'où l'expression du travail de la force de frottement :
Application numérique :
Résultat
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : travail élémentaire
Donner l’expression du travail élémentaire de la force de frottement pour en déduire une expression du travail sur le trajet AB, en supposant la force de frottement de norme constante sur le trajet.
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Projeter la force de frottement sur le déplacement élémentaire colinéaire et opposé : \delta W_{\vec{F}} = \vec{F} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = -F\,\mathrm{d}\ell.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression du travail élémentaire tangentiel \delta W_{\vec{F}} = -F\,\mathrm{d}\ell puis intégration le long du profil : W_{\vec{F}} = -FL.
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À chaque instant, le déplacement élémentaire du point matériel M le long de la trajectoire s'écrit :
où \vec{u} est le vecteur unitaire tangent à la piste orienté dans le sens du mouvement, et \mathrm{d}\ell > 0 l'abscisse curviligne élémentaire.
La force de frottement fluide/solide \vec{F} est opposée au mouvement à chaque instant :
Le travail élémentaire de la force de frottement s'exprime donc par :
Puisque la norme F est supposée constante tout au long de la glissade, le travail total sur le trajet de longueur L reliant A à B s'obtient par intégration :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : frottement solide
Déduire ainsi la norme de la force de frottement.
Voir l'indiceIndice
Intégrer le travail élémentaire sur la longueur totale L de la piste pour isoler la norme F.
Voir la réponse courteRéponse courte
Déduction de la norme constante de la force de frottement : F = -W_{\vec{F}}/L.
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D'après la question Q6, le travail de la force de frottement s'écrit :
On en déduit l'expression de la norme F de la force de frottement :
En utilisant la valeur numérique obtenue à la question Q5 (W_{\vec{F}} = -7,5 \cdot 10^3\text{ J}) et la longueur de la piste L = 37,5\text{ m} :
Résultat
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : chute libre, équation horaire
En d'étaillant votre raisonnement, exprimer, puis calculer la distance horizontale depuis B parcourue par l’enfant lorsqu’il arrive au contact avec l’eau au point C.
Voir l'indiceIndice
Décomposer le mouvement balistique de chute libre sans vitesse initiale verticale depuis la hauteur h pour trouver la durée de chute, puis multiplier par la vitesse horizontale v_B.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système, le référentiel et le repère d'espace associé avec l'origine temporelle au point B.
- Appliquer la deuxième loi de Newton pour établir les équations horaires du mouvement balistique sans frottement.
- Déterminer la durée de chute jusqu'au niveau de l'eau, puis en déduire la portée horizontale d.
Voir la réponse courteRéponse courte
Établissement des équations horaires de la chute parabolique pour déterminer la portée horizontale d.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie le point matériel M de masse m dans le référentiel terrestre supposé galiléen. On choisit un repère (B, \vec{u}_x, \vec{u}_y) où l'axe (Bx) est horizontal orienté dans le sens du mouvement, et (By) est vertical ascendant (la surface de l'eau se situe donc à la cote y_C = -h).
À l'instant initial t = 0 (passage en B) :
Pendant la phase aérienne entre B et C, les frottements de l'air étant négligés, l'enfant n'est soumis qu'à son poids \vec{P} = -m\,g\,\vec{u}_y. La deuxième loi de Newton s'écrit :
Par intégrations successives :
L'enfant atteint la surface de l'eau au point C à une date notée t_C telle que y(t_C) = -h, soit :
La distance horizontale d parcourue depuis B s'écrit alors :
Application numérique :
Résultat
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : principe fondamental de la dynamique, frottement fluide
Montrer que cette composante horizontale de vitesse répond à l’équation différentielle :
Voir l'indiceIndice
Appliquer la deuxième loi de Newton projetée sur l'axe horizontal en ne conservant que la composante F'_x = -k\,v_x.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système et le référentiel d'étude (supposé galiléen), puis dresser le bilan des forces.
- Appliquer la deuxième loi de Newton et la projeter sur l'axe horizontal (Ox).
- Justifier la condition initiale v_x(0) à partir de la vitesse horizontale à l'arrivée en C.
Voir la réponse courteRéponse courte
Projection du PFD sur l'axe horizontal avec une force de frottement fluide linéaire \vec{F} = -k\vec{v}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie l'enfant assimilé au point matériel M de masse m dans le référentiel terrestre, supposé galiléen.
Dans l'eau, les forces appliquées à M sont :
- son poids \vec{P} = -m g \vec{u}_y (vertical descendant) ;
- la poussée d'Archimède éventuelle \vec{\Pi}_A (verticale ascendante) ;
- la force de frottement fluide \vec{F}' = -k \vec{v} = -k(v_x \vec{u}_x + v_y \vec{u}_y).
D'après la deuxième loi de Newton :
Les forces de pesanteur et d'Archimède étant purement verticales, leur projection selon l'axe horizontal (Ox) est nulle. En projetant la relation vectorielle sur l'axe (Ox), on obtient :
En divisant par la masse m, on aboutit directement à :
Condition initiale : Lors de la chute dans l'air entre B et C, le frottement de l'air étant négligé, l'accélération horizontale était nulle. La composante horizontale de la vitesse est restée constante et égale à sa valeur initiale en B :
En prenant l'instant d'arrivée dans l'eau au point C comme nouvelle origine des dates (t = 0), la continuité de la vitesse impose :
Résultat
Question 10
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : temps caractéristique
En déduire dans ce cas l’expression d’un temps caractéristique de ralentissement .
Voir l'indiceIndice
Identifier le temps caractéristique \tau en écrivant l'équation sous la forme canonique \frac{\mathrm{d}v_x}{\mathrm{d}t} + \frac{v_x}{\tau} = 0.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'équation différentielle linéaire du premier ordre sous forme canonique : \dfrac{\mathrm{d}v_x}{\mathrm{d}t} + \dfrac{v_x}{\tau} = 0.
- Identifier le temps caractéristique \tau par comparaison avec l'équation établie à la question précédente.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification du temps caractéristique d'amortissement \tau = m/k à partir de l'équation différentielle.
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L'équation différentielle régissant l'évolution de la vitesse v_x(t), obtenue à la question Q9, s'écrit :
La forme canonique d'une équation différentielle linéaire scalaire du premier ordre homogène fait intervenir un temps caractéristique \tau tel que :
Par identification directe des termes, on en déduit l'expression du temps caractéristique de ralentissement :
Résultat
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : équation différentielle
Proposer un modèle mathématique pour cette courbe dans le cadre de l’hypothèse précédente sur l’expression de la force de frottement.
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation différentielle linéaire du premier ordre avec la condition initiale v_x(0) = v_B.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résolution de l'équation différentielle linéaire du premier ordre : v_x(t) = v_B \exp(-t/\tau).
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D'après la question Q9 et en introduisant le temps caractéristique \tau = \frac{m}{k} déterminé à la question Q10, la composante horizontale de la vitesse v_x(t) vérifie l'équation différentielle linéaire du premier ordre :
La solution générale de cette équation différentielle sans second membre s'écrit sous la forme :
où A est une constante d'intégration déterminée par la condition initiale v_x(0) = v_B :
Le modèle mathématique décrivant l'évolution temporelle de la vitesse horizontale est donc une décroissance exponentielle :
Avec v_B = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, ce modèle s'écrit numériquement :
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : temps caractéristique, frottement fluide
En déduire alors graphiquement, en estimant la valeur du temps caractéristique , celle de coefficient de force de frottement fluide.
Voir l'indiceIndice
Estimer graphiquement la date à laquelle la vitesse atteint v_B \mathrm{e}^{-1} \approx 0{,}37\,v_B (ou par la méthode de la tangente à l'origine), puis en déduire k = m/\tau.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer graphiquement la constante de temps \tau à l'aide de la courbe v_x(t) de la figure 2, soit par la méthode de la tangente à l'origine, soit par la valeur v_x(\tau) = \frac{v_B}{\mathrm{e}} \approx 0{,}37\,v_B.
- Utiliser la relation établie à la question Q10, \tau = \frac{m}{k}, pour en déduire la valeur du coefficient de frottement fluide k = \frac{m}{\tau}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination graphique de \tau par la sous-tangente à l'origine ou l'ordonnée à 37\,\%, puis calcul de k = m/\tau.
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Pour une loi d'évolution exponentielle v_x(t) = v_B \exp(-t/\tau) :
À la date t = \tau, la vitesse vaut :
v_x(\tau) = \frac{v_B}{\mathrm{e}} \approx 0{,}368 \times 10 \approx 3{,}7\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}Sur la figure 2, l'ordonnée v_x = 3{,}7\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} correspond à une abscisse :
\tau \approx 0{,}25\text{ s} \quad (\text{on peut raisonnablement estimer }\tau \in [0{,}20\text{ ; } 0{,}30]\text{ s})- On peut également tracer la tangente à l'origine en t = 0, qui coupe l'axe des abscisses (v_x = 0) en t = \tau \approx 0{,}25\text{ s}.
D'après la question Q10, le coefficient de frottement fluide k s'exprime par :
Avec m = 50\text{ kg} et \tau \approx 0{,}25\text{ s} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 13
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : intégration, cinématique du point
Déterminer la distance horizontale, notée et mesurée à partir du point C, parcourue sous l’eau par le point M. Conclure vis-à-vis des consignes de sécurité de la piscine.
Voir l'indiceIndice
Intégrer la composante horizontale de la vitesse v_x(t) de t=0 à t\to\infty pour obtenir la distance d'arrêt d', puis comparer la distance totale d+d' aux dimensions de la zone interdite.
Voir la stratégieStratégie
- Intégrer la composante horizontale de la vitesse v_x(t) entre t = 0 (instant d'arrivée en C) et l'arrêt théorique (t \to +\infty) pour obtenir la distance horizontale sous l'eau d'.
- Évaluer la distance totale franchie par l'enfant depuis la sortie du toboggan au point B en ajoutant la distance de vol aérien d.
- En déduire la dimension de la zone de sécurité à interdire aux baigneurs.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de v_x(t) sur [0, +\infty[ pour obtenir la distance d'arrêt sous l'eau d' = v_B \tau et validation sécuritaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition, la vitesse horizontale est la dérivée de la position horizontale : v_x(t) = \dfrac{\mathrm{d}x'}{\mathrm{d}t}, où x'(t) est mesurée à partir du point C avec x'(0) = 0.
En utilisant le modèle obtenu aux questions Q10 et Q11, la distance totale parcourue horizontalement sous l'eau jusqu'à l'arrêt est :
Avec les valeurs numériques v_B = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et \tau \approx 0{,}25\text{ s} (d'après Q12) :
Conséquence pour les consignes de sécurité :
Depuis la sortie du toboggan (point B), la distance horizontale totale atteinte par l'enfant est la somme du trajet aérien d (déterminé en Q8) et du trajet sous l'eau d' :
Il convient donc de délimiter une zone d'interdiction aux baigneurs s'étendant à au moins 7{,}0\text{ m} de la sortie du toboggan (voire 8 à 10\text{ m} en prévoyant une marge de sécurité adaptée), afin d'éviter toute collision avec les enfants qui arrivent dans la piscine.
Résultat
Partie II : Choix de la pompe du toboggan
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : relation de bernoulli
Écrire la relation de Bernoulli dans le cas d’un fluide parfait en précisant les hypothèses de son utilisation.
Voir l'indiceIndice
Énoncer la relation de Bernoulli en précisant les hypothèses : fluide parfait, incompressible et homogène, écoulement permanent, ligne de courant.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énoncé de la relation de Bernoulli et rappel des hypothèses (écoulement permanent, fluide parfait et incompressible).
Voir le corrigé completCorrigé complet
La relation de Bernoulli s'applique sous les hypothèses suivantes :
- fluide parfait (viscosité négligeable, absence de frottements visqueux) ;
- fluide incompressible et homogène (\rho = \text{cte}) ;
- écoulement stationnaire (ou permanent) ;
- écoulement dans le champ de pesanteur uniforme \vec{g} = -g\,\vec{u}_z, en l'absence de machine (pas de pompe ni de turbine sur la portion considérée, aucun échange de travail utile) ;
- le long d'une même ligne de courant (valable dans tout le fluide si l'écoulement est irrotationnel).
Sous ces conditions, la quantité suivante est conservée le long d'une ligne de courant :
où :
- P est la pression statique du fluide au point considéré (en \text{Pa}) ;
- \rho est la masse volumique du fluide (en \text{kg}\cdot\text{m}^{-3}) ;
- v est la vitesse de la particule de fluide (en \text{m}\cdot\text{s}^{-1}) ;
- z est l'altitude du point considéré selon un axe vertical orienté vers le haut (en \text{m}) ;
- g est l'accélération de la pesanteur (en \text{m}\cdot\text{s}^{-2} ou \text{N}\cdot\text{kg}^{-1}).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : conservation du débit
Justifier que la valeur de la vitesse d’écoulement du fluide est identique en D et en F.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la conservation du débit volumique D_V = v \cdot S dans une conduite de section constante.
Voir la réponse courteRéponse courte
Conservation du débit volumique dans une conduite cylindrique de section uniforme pour un fluide incompressible : v_D = v_F.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'eau est modélisée comme un fluide incompressible (\rho = \mathrm{cte}) et l'écoulement est supposé permanent (stationnaire). La conservation de la masse impose alors la conservation du débit volumique D_V à travers toute section droite de la conduite.
La vitesse de l'écoulement étant de plus supposée uniforme sur la section S des tuyaux, le débit volumique s'écrit :
D'après l'énoncé, la section droite utile est identique au point D et au point F :
Par conséquent :
Résultat
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : débit volumique
Calculer (en ) la vitesse d’éjection de l’eau au point G.
Voir l'indiceIndice
Convertir le débit volumique en \text{m}^3\cdot\text{s}^{-1} avant d'utiliser la relation v_G = D_V / S.
Voir la stratégieStratégie
- Convertir le débit volumique D_V dans le système international d'unités (\mathrm{m^3\cdot s^{-1}}).
- Exprimer la vitesse moyenne d'éjection v_G à partir du débit volumique et de la section utile S au point G, la vitesse étant supposée uniforme sur la section.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la vitesse d'éjection à l'extrémité de la buse : v_G = D_V / S_G.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le débit volumique s'exprime dans le système international par :
L'écoulement étant incompressible et la vitesse uniforme sur la section S au point de refoulement G, le débit volumique s'écrit :
En effectuant l'application numérique :
Résultat
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : relation de bernoulli
Calculer la pression au point F dans le cadre des hypothèses précédentes.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de Bernoulli sans perte de charge entre D et F en tenant compte du dénivelé vertical L_2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du théorème de Bernoulli entre la surface libre du bassin et le point F de la conduite.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le cadre des hypothèses précédentes, le fluide est parfait, incompressible et en écoulement stationnaire. On applique le théorème de Bernoulli entre les points D (sortie de pompe) et F (sommet de la colonne montante) situés sur une même ligne de courant :
D'après la question Q15, la section utile du tuyau étant constante de D à F (S = 5{,}0\cdot 10^{-3}\text{ m}^2), la conservation du débit volumique impose v_D = v_F. Le terme d'énergie cinétique se simplifie donc :
D'après le schéma de la figure 3, le tronçon DE est horizontal (z_E = z_D) et le tronçon vertical EF a pour hauteur L_2 = 25\text{ m}, d'où :
L'expression littérale de la pression P_F est donc :
Application numérique :
- P_D = 5{,}5\text{ bar} = 5{,}5\cdot 10^5\text{ Pa}
- \rho = 1{,}0\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
- g = 10\text{ N}\cdot\text{kg}^{-1}
- L_2 = 25\text{ m}
Résultat
Question 18
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : perte de charge, relation de bernoulli
Calculer la pression à laquelle on peut s’attendre au point F si on néglige les pertes de charge singulières au coude E et si on considère les pertes de charge régulières proportionnelles à la longueur de tuyau.
Voir l'indiceIndice
Calculer la perte de charge linéaire le long du tronçon horizontal DE, en déduire la perte linéique par mètre, puis la reporter proportionnellement sur la conduite verticale EF.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer la perte de charge régulière par unité de longueur à partir de la chute de pression mesurée sur le tronçon horizontal DE.
- En déduire la perte de charge régulière sur le tronçon vertical EF de longueur L_2.
- Appliquer le théorème de Bernoulli généralisé (avec pertes de charge) entre D (ou E) et F pour calculer la pression P'_F.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application de la relation de Bernoulli avec perte de charge régulière linéaire en longueur pour trouver P'_F.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Sur le tronçon horizontal DE de longueur L_1 = 30\text{ m}, l'altitude et la section du tuyau sont constantes (z_D = z_E et v_D = v_E). La différence de pression observée est donc uniquement due aux pertes de charge régulières :
Les pertes de charge régulières étant supposées proportionnelles à la longueur de tuyau, la perte de charge par unité de longueur s'écrit :
Sur le tronçon EF de longueur L_2 = 25\text{ m}, la perte de charge régulière est donc :
En négligeant la perte de charge singulière au coude E, le théorème de Bernoulli avec pertes de charge entre E et F (avec v_E = v_F) s'écrit :
Comme \rho g L_2 = 1{,}0 \cdot 10^3 \times 10 \times 25 = 2{,}5 \cdot 10^5\text{ Pa} = 2{,}5\text{ bar} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : analyse dimensionnelle, perte de charge
Montrer que la quantité est homogène à une puissance.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la dimension d'un débit volumique [\mathrm{L}^3\cdot\mathrm{T}^{-1}] et d'une pression [\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-1}\cdot\mathrm{T}^{-2}], puis vérifier que leur produit correspond à des watts [\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-3}].
Voir la réponse courteRéponse courte
Analyse dimensionnelle : [\mathrm{m}^3\cdot\mathrm{s}^{-1}] \times [\mathrm{Pa}] = [\mathrm{N}\cdot\mathrm{m}\cdot\mathrm{s}^{-1}] = [\mathrm{W}], puissance dissipée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Procédons à l'analyse dimensionnelle du produit D_V \Delta P_{\text{pertes}} :
Le débit volumique D_V représente un volume par unité de temps :
[D_V] = \mathrm{L}^3 \cdot \mathrm{T}^{-1}Une pression (ou une différence de pression \Delta P_{\text{pertes}}) est une force par unité de surface. D'après le principe fondamental de la dynamique (F = m a), une force a pour dimension [F] = \mathrm{M} \cdot \mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-2}, d'où :
[\Delta P_{\text{pertes}}] = \frac{[F]}{[S]} = \frac{\mathrm{M} \cdot \mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-2}}{\mathrm{L}^2} = \mathrm{M} \cdot \mathrm{L}^{-1} \cdot \mathrm{T}^{-2}
En effectuant le produit des deux grandeurs :
Or, une puissance \mathcal{P} est une énergie par unité de temps, soit le travail d'une force (W = F \cdot \ell) divisé par un temps :
On constate que :
La quantité D_V \Delta P_{\text{pertes}} est donc bien homogène à une puissance.
Résultat
Question 20
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Dynamique des fluides parfaits
Notions : bilan de puissance, perte de charge
Exprimer la puissance utile de la pompe à l’aide d’un bilan de puissance entre un point de la surface libre de l’eau de la piscine et le point de refoulement G.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe industriel (ou bilan d'énergie mécanique généralisé) entre la surface libre de la piscine à pression atmosphérique et le point de sortie G.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le théorème de Bernoulli généralisé (bilan de puissance en écoulement stationnaire incompressible) entre la surface libre de la piscine (notée \text{SL}) et le point de refoulement G.
- Identifier les pressions, vitesses et altitudes aux deux points considérés à l'aide des données géométriques de la figure 3.
- En déduire l'expression analytique de la puissance utile P_u fournie par la pompe au fluide.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan d'énergie mécanique sur le fluide en écoulement stationnaire avec travail utile de la pompe et pertes de charge.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons l'écoulement permanent d'eau (fluide incompressible de masse volumique \rho) entre un point de la surface libre du bassin (noté \text{SL}) et le point de refoulement G.
Le théorème de Bernoulli généralisé avec apport de travail utile et pertes de charge s'écrit sous forme de bilan de puissance :
Précisons les conditions en chacun des deux points :
À la surface libre (SL) :
- Le bassin étant ouvert à l'air libre, la pression est atmosphérique : P_{\text{SL}} = P_{\text{atm}}.
- Les dimensions du bassin étant très grandes devant la section du tuyau, la vitesse y est négligeable : v_{\text{SL}} \approx 0.
Au point de refoulement (G) :
- Le jet débouche à l'air libre, donc la pression vaut également la pression atmosphérique : P_G = P_{\text{atm}}, d'où P_G - P_{\text{SL}} = 0.
- La vitesse du fluide est la vitesse d'éjection calculée à la question précédente : v_G = \dfrac{D_V}{S}.
Dénivelé : D'après la figure 3, la pompe et le tronçon horizontal DE sont situés à la profondeur p sous la surface libre (z_E = z_{\text{SL}} - p), et le tronçon vertical a pour hauteur L_2 (z_G = z_E + L_2). On en déduit :
z_G - z_{\text{SL}} = L_2 - p
En injectant ces résultats dans le bilan de puissance, on obtient :
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : puissance utile, pompe
Vérifier que cette puissance utile vaut .
Voir l'indiceIndice
Effectuer l'application numérique en sommant les contributions cinétique, gravitaire et les pertes de charge.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'expression de la puissance utile P_u issue du bilan d'énergie mécanique établi à la question précédente.
- Calculer numériquement chacun des trois termes contributifs (énergie potentielle de pesanteur, pertes de charge, énergie cinétique).
- Sommer les contributions pour vérifier la valeur annoncée de 4{,}4\text{ kW}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation numérique de la puissance utile P_u fournie au fluide et vérification de la valeur de 4{,}4\text{ kW}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q20, la puissance utile fournie par la pompe s'exprime par :
avec :
- D_V = 3{,}6\cdot 10^4\text{ L}\cdot\text{h}^{-1} = \frac{36\text{ m}^3}{3600\text{ s}} = 1{,}0\cdot 10^{-2}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} ;
la charge gravitaire :
\rho g (L_2 - p) = 1{,}0\cdot 10^3 \times 10 \times (25 - 1{,}0) = 2{,}4\cdot 10^5\text{ Pa} = 2{,}4\text{ bar}les pertes de charge :
\Delta P_{\text{pertes}} = 2\text{ bar} = 2{,}0\cdot 10^5\text{ Pa}la charge cinétique au refoulement (avec v_G = 2{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} d'après Q16) :
\frac{1}{2}\rho v_G^2 = \frac{1}{2} \times 1{,}0\cdot 10^3 \times (2{,}0)^2 = 2{,}0\cdot 10^3\text{ Pa} = 0{,}02\text{ bar}
On constate que la charge cinétique (0{,}02\text{ bar}) est négligeable devant les autres contributions :
Résultat
Question 22
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : rendement
Calculer la puissance électrique nécessaire au moteur de la pompe.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la relation de rendement \eta = P_u / P_{\text{elec}} pour calculer la puissance électrique absorbée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la puissance électrique absorbée par le moteur : P_{\text{elec}} = P_u / \eta.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le rendement global \eta de l'ensemble {moteur + pompe} est défini comme le rapport de la puissance mécanique utile fournie au fluide P_u sur la puissance électrique consommée par le moteur P_{\text{elec}} :
On en déduit l'expression de la puissance électrique nécessaire :
Avec P_u = 4{,}4\text{ kW} (d'après la question Q21) et \eta = 60\,\% = 0{,}60 :
Résultat
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : hauteur manométrique totale
Calculer la hauteur manométrique totale , exprimée en mCE (mètre de Colonne d’Eau).
Voir l'indiceIndice
Isoler HMT à partir de la formule fournie reliant puissance utile, masse volumique, accélération de pesanteur et débit volumique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Conversion de la surpression totale en hauteur manométrique : HMT = \Delta P_{\text{tot}} / (\rho g).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation (2) fournie par l'énoncé, la puissance utile de la pompe s'exprime sous la forme :
On en déduit l'expression littérale de la Hauteur Manométrique Totale :
Avec les valeurs numériques :
- P_u = 4,4\text{ kW} = 4,4 \cdot 10^3\text{ W} (d'après la question Q21) ;
- \rho = 1,0 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- g = 10\text{ N}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- D_V = 3,6 \cdot 10^4\text{ L}\cdot\text{h}^{-1} = \frac{3,6 \cdot 10^4 \cdot 10^{-3}}{3600}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} = 1,0 \cdot 10^{-2}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}.
Le calcul donne :
Comme la hauteur d'une colonne d'eau est directement exprimée en mètres de colonne d'eau (mCE), on a :
Résultat
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Exploitation de document
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : courbe caractéristique, point de fonctionnement
Proposer un choix de diamètre pour le remplacement de la pompe.
Voir l'indiceIndice
Repérer sur la courbe caractéristique de l'annexe le point de coordonnées (D_V = 36\text{ m}^3\cdot\text{h}^{-1}, HMT = 44\text{ mCE}) et identifier le diamètre de roue le plus proche.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les coordonnées du point de fonctionnement requis à partir des résultats précédents : le débit volumique D_V et la hauteur manométrique totale \text{HMT}.
- Reporter ce point de fonctionnement sur le réseau de courbes caractéristiques \text{HMT} = f(D_V) fourni en annexe pour identifier le diamètre de roue adapté.
Voir la réponse courteRéponse courte
Exploitation du réseau de courbes caractéristiques (HMT, D_V) du constructeur pour sélectionner le diamètre de roue.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le cahier des charges impose :
un débit volumique de fonctionnement :
D_V = 3{,}6 \cdot 10^4\text{ L}\cdot\text{h}^{-1} = 36\text{ m}^3\cdot\text{h}^{-1} = 10\text{ L}\cdot\text{s}^{-1}une hauteur manométrique totale (calculée à la question Q23) :
\text{HMT} = 44\text{ mCE}
Sur le graphique supérieur de l'annexe représentant la hauteur manométrique totale \text{HMT} en fonction du débit volumique D_V pour différents diamètres de roue :
- à l'abscisse D_V = 36\text{ m}^3\cdot\text{h}^{-1} (soit 10\text{ L}\cdot\text{s}^{-1}) ;
- à l'ordonnée \text{HMT} = 44\text{ mCE}.
Le point de fonctionnement (36\text{ m}^3\cdot\text{h}^{-1}\,;\,44\text{ mCE}) se situe directement sur la courbe correspondant au diamètre :
Résultat
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : rendement, point de fonctionnement
Préciser, avec justification, si la pompe fonctionnera à son régime optimal.
Voir l'indiceIndice
Observer la position du point de fonctionnement par rapport à la zone de rendement maximal (\eta_{\max}) sur les courbes de l'annexe.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition d'un fonctionnement au régime optimal pour une turbomachine (point de meilleur rendement).
- Repérer le point de fonctionnement sur le document technique et relever la valeur du rendement \eta.
- Comparer ce rendement au rendement maximal atteignable sur cette pompe pour conclure.
Voir la réponse courteRéponse courte
Positionnement du point de fonctionnement par rapport à la courbe de rendement maximal de la pompe.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le régime optimal d'une pompe correspond à son point de meilleur rendement hydraulique (noté souvent BEP, pour Best Efficiency Point), c'est-à-dire là où l'énergie fournie est convertie avec le minimum de pertes.
Pour le point de fonctionnement de l'installation :
la lecture des courbes d'iso-rendement sur le document technique (annexe) indique :
Or, le rendement maximal offert par cette famille de pompes se situe autour de :
et ce rendement optimal n'est atteint que pour des débits nettement supérieurs, compris entre 80\text{ m}^3\cdot\text{h}^{-1} et 100\text{ m}^3\cdot\text{h}^{-1}.
Résultat
Partie III : Chauffage de l’eau de la piscine
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes
Notions : premier principe, capacité thermique
En supposant un rendement de chauffe de , exprimer la durée de fonctionnement en continu de la chaudière pour réchauffer jusqu’à toute l’eau du bassin, initialement à . Montrer que vaut environ .
Voir l'indiceIndice
Calculer l'énergie thermique totale nécessaire au réchauffement \Delta H = m_{\text{eau}} c_{\text{eau}} (\theta_f - \theta_i), puis en déduire la durée \Delta t = \Delta H / P.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la variation d'énergie interne (ou énergie thermique) nécessaire pour élever la température de l'eau du bassin de \theta_i à \theta_f.
- Relier cette énergie thermique à la puissance P de la chaudière fonctionnant pendant la durée \Delta t, avec un rendement de 100\,\%.
- En déduire l'expression littérale de \Delta t, puis effectuer l'application numérique en secondes et en heures.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan thermique sur l'eau du bassin Q = m_{\text{eau}} c \Delta\theta = P \Delta t pour isoler et calculer \Delta t \approx 14\text{ h}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons comme système thermodynamique l'eau contenue dans le bassin, assimilée à une phase condensée indilatable et incompressible de masse volumique \rho = 1{,}0 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et de volume V = 200\text{ m}^3. Sa masse totale est :
D'après le premier principe de la thermodynamique, la variation d'énergie interne de l'eau lors de ce réchauffement isobare (à pression atmosphérique) sans travail utile s'écrit :
La chaudière fournit une puissance constante P pendant la durée \Delta t. Pour un rendement de chauffe de 100\,\%, toute l'énergie thermique dégagée par la chaudière est transférée à l'eau :
On en déduit l'expression de la durée de chauffe \Delta t :
Application numérique :
D'où :
En convertissant en heures (1\text{ h} = 3\,600\text{ s}) :
Résultat
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : équation de réaction, combustion
Écrire l’équation de la réaction de combustion complète du butane dans le dioxygène de l’air.
Voir l'indiceIndice
Écrire la réaction de combustion de l'alcane \mathrm{C_4H_{10}} dans le dioxygène formant exclusivement du dioxyde de carbone et de l'eau.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de l'équation équilibrée de combustion complète du butane : \mathrm{C}_4\mathrm{H}_{10} + \frac{13}{2}\mathrm{O}_2 \to 4\mathrm{CO}_2 + 5\mathrm{H}_2\mathrm{O}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La combustion complète d'un alcane linéaire comme le butane \mathrm{C_4H_{10}} dans le dioxygène produit exclusivement du dioxyde de carbone \mathrm{CO_2} et de l'eau \mathrm{H_2O}.
L'ajustement stœchiométrique des éléments chimiques donne :
- conservation du carbone : 4 moles de \mathrm{CO_2} par mole de \mathrm{C_4H_{10}} ;
- conservation de l'hydrogène : 5 moles de \mathrm{H_2O} par mole de \mathrm{C_4H_{10}} ;
- conservation de l'oxygène : 4 \times 2 + 5 \times 1 = 13 atomes d'oxygène, soit \frac{13}{2} moles de \mathrm{O_2}.
L'équation de la réaction de combustion complète s'écrit donc, rapportée à une mole de butane :
ou, avec des coefficients stœchiométriques entiers :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : pouvoir calorifique, débit massique
Calculer le débit massique de butane nécessaire en , puis en .
Voir l'indiceIndice
Relier la puissance thermique au pouvoir calorifique massique : P = D_m \cdot PC, puis convertir les secondes en minutes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation entre puissance thermique et débit massique via le pouvoir calorifique : P = D_m \times \mathrm{PCI}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La puissance thermique P développée par la chaudière est liée au débit massique de combustible D_m et à son pouvoir calorifique PC par la relation :
Application numérique en \mathrm{g}\cdot\mathrm{s}^{-1} : Avec P = 100\text{ kW} = 100\text{ kJ}\cdot\text{s}^{-1} et PC = 50\text{ kJ}\cdot\text{g}^{-1} :
Conversion en \mathrm{g}\cdot\mathrm{min}^{-1} : Sachant qu'une minute compte 60\text{ s}, le débit massique par minute s'écrit :
Résultat
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : stœchiométrie
En déduire la masse de produite par minute de fonctionnement de cette chaudière.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la stœchiométrie de la réaction de combustion pour relier la quantité de matière de \mathrm{CO_2} formée à celle de butane brûlé par minute.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer les masses molaires du butane \mathrm{C_4H_{10}} et du dioxyde de carbone \mathrm{CO_2} à partir des données de l'énoncé.
- Relier la quantité de matière de \mathrm{CO_2} produite à celle de butane consommé en une minute à l'aide de l'équation stœchiométrique établie à la question Q27.
- En déduire l'expression littérale puis la valeur numérique de la masse de \mathrm{CO_2} produite par minute.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul stœchiométrique de la masse de dioxyde de carbone dégagée par minute de combustion.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les masses molaires atomiques fournies :
D'après la question Q28, la masse de butane consommée pendant une durée \Delta t_0 = 1\text{ min} de fonctionnement est :
La quantité de matière de butane brûlée par minute s'écrit alors :
D'après l'équation de la réaction de combustion complète établie à la question Q27 :
la stœchiométrie impose que la combustion d'une mole de butane engendre 4 moles de dioxyde de carbone :
La masse m(\mathrm{CO_2}) produite par minute de fonctionnement est donc :
Application numérique :
Avec deux chiffres significatifs cohérents avec les données :
Résultat
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur
Notions : diagramme des frigoristes, enthalpie de vaporisation
À l’aide du diagramme fourni sur le Document Réponse (DR), évaluer l’enthalpie massique de vaporisation du fluide R290 à .
Voir l'indiceIndice
Lire sur le diagramme (P,h) du R290 les enthalpies massiques du liquide saturé et de la vapeur saturée à l'isotherme 0\,^{\circ}\text{C} (pression de 5 bar), puis faire la différence.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition de l'enthalpie massique de vaporisation comme la différence entre l'enthalpie massique de la vapeur saturée et celle du liquide saturé à la température considérée.
- Identifier sur le diagramme enthalpique (\ln P,\, h) du Document Réponse le palier de changement d'état liquide-vapeur à la température \theta = 0\,^{\circ}\text{C}, situé sous la courbe de saturation à une pression d'environ p_{\text{sat}} \approx 0{,}47\text{ MPa} \approx 5\text{ bar}.
- Lire les valeurs des enthalpies massiques du liquide saturé h_L(0\,^{\circ}\text{C}) et de la vapeur saturée sèche h_V(0\,^{\circ}\text{C}), puis en déduire \Delta h_{\text{vap}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture sur le diagramme (P, h) de la largeur de la courbe de saturation à 0\,^{\circ}\text{C} : \Delta h_{\text{vap}} = h_V - h_L.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'enthalpie massique de vaporisation \Delta h_{\text{vap}} du fluide à la température \theta = 0\,^{\circ}\text{C} est égale à la variation d'enthalpie massique lors du passage de l'état de liquide saturé à l'état de vapeur saturée sèche :
Sous la courbe de saturation (zone diphasique liquide-vapeur), le changement d'état d'un corps pur est isotherme et isobare. L'isotherme T = 0\,^{\circ}\text{C} correspond à un segment horizontal à la pression de vapeur saturante p_{\text{sat}}(0\,^{\circ}\text{C}) \approx 0{,}47\text{ MPa} \approx 4{,}7\text{ bar} (cohérent avec la valeur approchée de 5\text{ bar} mentionnée dans les données de l'énoncé) :
À l'intersection avec la courbe d'ébullition (liquide saturé, à gauche) : l'encart d'état de référence du diagramme indique directement :
h_L(0\,^{\circ}\text{C}) = 200\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}À l'intersection avec la courbe de rosée (vapeur saturée, à droite) : la lecture sur l'axe des abscisses donne :
h_V(0\,^{\circ}\text{C}) \approx 575\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \quad (\text{compris entre } 570 \text{ et } 580\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1})
On en déduit l'enthalpie massique de vaporisation du R290 à 0\,^{\circ}\text{C} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur
Notions : enthalpie de vaporisation, point critique
Tracer sur votre copie l’allure du graphe d’évolution de cette enthalpie massique de vaporisation en fonction de la température.
Voir l'indiceIndice
Tracer l'allure d'une fonction strictement décroissante de la température qui s'annule au point critique.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition thermodynamique de l'enthalpie massique de vaporisation : \Delta h_{\text{vap}}(T) = h_V(T) - h_L(T), qui correspond à la largeur de la courbe de saturation à une température T donnée sur le diagramme (h, \ln P).
- Analyser l'évolution de cet écart lorsque la température augmente : les propriétés du liquide saturé et de la vapeur saturée convergent vers celles du fluide critique.
- Identifier les points caractéristiques : décroissance monotone de l'enthalpie de vaporisation jusqu'à son annulation stricte au point critique T_c (\Delta h_{\text{vap}}(T_c) = 0, avec une tangente verticale), puis tracer l'allure demandée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de l'allure décroissante de \Delta h_{\text{vap}}(T) s'annulant au point critique T_c.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'enthalpie massique de vaporisation à une température T donnée est définie par la différence entre l'enthalpie massique de la vapeur saturée et celle du liquide saturé :
Sur le diagramme enthalpique (h, \ln P), cette grandeur correspond à la largeur du dôme de saturation le long d'une isotherme :
- à basse température, l'écart entre les états liquide et gazeux est maximal, \Delta h_{\text{vap}} prend une valeur élevée ;
- lorsque la température T augmente, les densités et enthalpies des phases liquide et vapeur se rapprochent, si bien que \Delta h_{\text{vap}}(T) décroît de façon strictement monotone ;
au point critique (T = T_c), les deux phases deviennent indiscernables : le dôme se referme au point critique C et l'enthalpie massique de vaporisation s'annule :
\Delta h_{\text{vap}}(T_c) = 0De plus, la courbe présente une tangente verticale au point critique en raison d'un comportement d'échelle au voisinage critique (\Delta h_{\text{vap}} \propto (T_c - T)^\beta avec \beta \approx 0{,}38).
- pour T > T_c, le domaine diphasique liquide-gaz n'existe plus (état supercritique).
Question déjà tombée ailleurs
Question 32
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Exploitation de document
- Schéma ou tracé
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Systèmes ouverts en écoulement
Notions : cycle frigorifique, diagramme des frigoristes
Placer les points A, B, C et D du cycle de transformations sur le DR. Tracer l’allure du cycle de transformations sur le même document en indiquant son sens de parcours.
Voir l'indiceIndice
Placer A sur la courbe de rosée à 5 bar, B à 15 bar et 80\,^{\circ}\text{C}, C sur la courbe d'ébullition à 15 bar, et tracer la détente verticale isenthalpique vers D à 5 bar.
Voir la stratégieStratégie
- Positionner chaque point à partir des coordonnées thermodynamiques données (p, \theta) et de son état physique par rapport à la courbe de saturation.
- Identifier la nature de chaque transformation pour tracer les segments reliant les points : compression, refroidissement isobare, détente isenthalpique, évaporation isobare.
- Flécher le cycle selon la chronologie A \to B \to C \to D \to A.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé orienté du cycle de pompe à chaleur (compresseur, condenseur, détendeur, évaporateur) sur le diagramme (P, h).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le diagramme fourni est un diagramme enthalpique de Mollier (\ln p, h), où l'abscisse représente l'enthalpie massique h (en \text{kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) et l'ordonnée la pression p (en \text{MPa}, échelle logarithmique). On rappelle que 1\text{ bar} = 0{,}1\text{ MPa}.
1. Caractérisation et positionnement des quatre points :
Point A : état de vapeur saturante sèche à p_A = 5\text{ bar} = 0{,}5\text{ MPa} et \theta_A \approx 0\,^\circ\text{C}. Il se situe à l'intersection de l'isobare p = 0{,}5\text{ MPa} et de la courbe de rosée (courbe de saturation de droite, titre en vapeur x = 1) :
h_A \approx 575\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \quad \text{et} \quad p_A = 0{,}5\text{ MPa}.Point B : vapeur surchauffée en sortie de compresseur, défini par p_B = 15\text{ bar} = 1{,}5\text{ MPa} et \theta_B = 80\,^\circ\text{C}. Il se situe à l'intersection de l'isobare p = 1{,}5\text{ MPa} et de l'isotherme \theta = 80\,^\circ\text{C} dans le domaine vapeur :
h_B \approx 645\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \quad \text{et} \quad p_B = 1{,}5\text{ MPa}.Point C : liquide saturant en sortie de condenseur, à la pression p_C = p_B = 1{,}5\text{ MPa}. Il se trouve à l'intersection de l'isobare p = 1{,}5\text{ MPa} et de la courbe d'ébullition (courbe de saturation de gauche, x = 0) :
h_C \approx 310\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \quad \text{et} \quad p_C = 1{,}5\text{ MPa}.Point D : mélange diphasique liquide-vapeur issu de la détente isenthalpique (h_D = h_C). Il se situe sur l'isobare p_D = 5\text{ bar} = 0{,}5\text{ MPa} à la même abscisse que C :
h_D = h_C \approx 310\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \quad \text{et} \quad p_D = 0{,}5\text{ MPa}.
2. Tracé des transformations et sens de parcours :
- A \to B : compression adiabatique irréversible, reliant A à B (courbe orientée vers le haut et la droite) ;
- B \to C : désurchauffe, condensation totale isobare au condenseur (segment horizontal vers la gauche à p = 1{,}5\text{ MPa}) ;
- C \to D : détente isenthalpique dans le détendeur (segment vertical descendant à h \approx 310\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) ;
- D \to A : vaporisation complète isobare à l'évaporateur (segment horizontal vers la droite à p = 0{,}5\text{ MPa}).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur
Notions : règle des moments, titre en vapeur
Décrire l’état du fluide au point D, en donnant en particulier la fraction massique en gaz .
Voir l'indiceIndice
Appliquer la règle des moments (ou du levier) sur le palier de vaporisation à 5 bar pour déterminer le titre massique en vapeur x_g.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la zone du diagramme enthalpique dans laquelle se situe le point D pour qualifier l'état physique du fluide frigorigène.
- Déterminer la fraction massique en vapeur x_g soit par lecture directe des courbes isovapeur (isotitres) sur le diagramme (p, h), soit à l'aide de la règle des moments (ou du levier) à partir des enthalpies massiques.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification de l'état diphasé en sortie de détente et calcul du titre massique en vapeur par la règle du levier.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le point D se situe à l'intérieur de la courbe de saturation (ou courbe de coexistence des phases), sous la pression p_D = 5\text{ bar} et à la température de saturation \theta_D \approx 0\,^{\circ}\text{C}.
L'état du fluide au point D est donc un mélange diphasique liquide-vapeur en équilibre (vapeur humide).
Pour déterminer la fraction massique en vapeur (ou titre en vapeur) x_g, on applique la règle des moments à la pression p_D = 5\text{ bar} :
soit :
D'après les questions précédentes, on a :
- h_D = h_C \approx 310\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- h_L(p_D) \approx 200\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- \Delta h_{\text{vap}}(0\,^{\circ}\text{C}) \approx 375\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
On effectue l'application numérique :
La lecture directe sur le diagramme (p, h) au niveau du point D confirme que l'on se trouve sur la courbe isotitre x \approx 0{,}30 (ou 30\,\%).
Résultat
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : premier principe industriel, travail indiqué
En appliquant le premier principe de la thermodynamique pour un fluide en écoulement permanent et en formulant d’éventuelles hypothèses simplificatrices, calculer le travail massique de compression .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe pour un fluide en écoulement stationnaire dans un compresseur supposé adiabatique en négligeant les variations d'énergies cinétique et potentielle.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système ouvert constitué par le compresseur traversé par le fluide en régime permanent.
- Écrire le premier principe de la thermodynamique pour une unité de masse de fluide en écoulement permanent.
- Formuler et justifier les hypothèses simplificatrices (énergie cinétique, énergie potentielle, caractère adiabatique).
- Calculer numériquement le travail massique w_{AB} à partir des valeurs d'enthalpies déterminées à la question Q32.
Voir la réponse courteRéponse courte
Premier principe en écoulement stationnaire pour le compresseur adiabatique : w_{AB} = h_B - h_A.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le fluide frigorigène traversant le compresseur entre l'état initial A et l'état final B en régime stationnaire.
Le premier principe de la thermodynamique en écoulement permanent pour une unité de masse de fluide s'écrit :
où w_u = w_{AB} est le travail massique utile échangé avec les parties mobiles du compresseur, et q le transfert thermique massique avec le milieu extérieur.
Formulons les hypothèses simplificatrices usuelles :
- la variation d'énergie cinétique macroscopique est négligeable devant la variation d'enthalpie : \Delta e_c = \frac{1}{2}\left(c_B^2 - c_A^2\right) \approx 0 ;
- la variation d'énergie potentielle de pesanteur est négligeable (dénivelé faible) : \Delta e_p = g(z_B - z_A) \approx 0 ;
- la compression est adiabatique, comme spécifié dans l'énoncé : q = 0.
Le bilan se simplifie alors sous la forme :
D'après les lectures effectuées sur le diagramme enthalpique à la question Q32 :
- h_A \approx 575\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- h_B \approx 645\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
On en déduit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 35
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : premier principe industriel, échangeur thermique
Déterminer, par un raisonnement similaire, l’énergie thermique massique échangée par le fluide au niveau du condenseur.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe au condenseur isobare entre l'entrée B et la sortie C.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan enthalpique sur le condenseur isobare : q_{\text{cond}} = h_C - h_B < 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On applique le premier principe de la thermodynamique pour un fluide en écoulement permanent à la traversée du condenseur (entre les points B et C) :
En adoptant les mêmes hypothèses simplificatrices qu'à la question précédente :
- les variations d'énergie cinétique et d'énergie potentielle macroscopiques sont négligeables : \Delta e_c \approx 0 et \Delta e_p \approx 0 ;
- le condenseur est un échangeur thermique statique sans pièces mobiles, donc aucun travail utile d'axe n'est échangé : w_{u,BC} = 0.
Le bilan d'enthalpie massique se réduit donc à :
D'après les lectures d'enthalpie massique effectuées sur le diagramme (question Q32) :
- h_B \approx 645\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- h_C \approx 310\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
On en déduit l'énergie thermique massique échangée par le fluide :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Systèmes ouverts en écoulement
Notions : efficacité frigorifique, pompe à chaleur
Définir et calculer l’efficacité de cette pompe à chaleur.
Voir l'indiceIndice
Définir l'efficacité comme le rapport du transfert thermique utile cédé au milieu à chauffer sur le travail mécanique payant fourni au compresseur.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition générale de l'efficacité \varepsilon (ou coefficient de performance \mathrm{COP}) d'une pompe à chaleur comme le rapport entre l'énergie thermique utile cédée à la source chaude et l'énergie mécanique coûteuse fournie au compresseur.
- Exprimer \varepsilon en fonction des grandeurs massiques déterminées aux questions précédentes Q34 et Q35, puis réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition et calcul du coefficient de performance de la PAC : \varepsilon = |q_{\text{cond}}| / w_{AB}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'efficacité thermodynamique \varepsilon (ou coefficient de performance \mathrm{COP}) d'une pompe à chaleur est définie par le rapport entre le transfert thermique utile fourni à la source chaude (ici l'eau du bassin au condenseur) et le travail mécanique coûteux reçu par le fluide au niveau du compresseur :
En exprimant ces grandeurs à l'aide des enthalpies massiques du cycle :
D'après les résultats des questions Q34 et Q35 :
- w_{AB} \approx 70\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- q_{\text{cond}} \approx -335\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, soit |q_{\text{cond}}| \approx 335\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
On en déduit :
Résultat
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : débit massique, puissance thermique
Calculer le débit massique du fluide R290 dans l’installation.
Voir l'indiceIndice
Relier la puissance thermique de chauffe demandée au débit massique et à l'enthalpie échangée au condenseur : P = D_m |q_{\text{cond}}|.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance thermique P fournie par la pompe à chaleur (au niveau du condenseur) en fonction du débit massique D_m et de l'énergie thermique massique |q_{\text{cond}}| cédée par le fluide.
- En déduire l'expression littérale du débit massique D_m, puis effectuer l'application numérique avec la valeur de q_{\text{cond}} obtenue à la question Q35.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination du débit massique de fluide frigorigène : D_m = P_{\text{th}} / |q_{\text{cond}}|.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La puissance thermique P fournie par la pompe à chaleur pour le chauffage de l'eau du bassin correspond au flux thermique libéré par le fluide frigorigène R290 lors de son passage dans le condenseur en régime permanent :
où |q_{\text{cond}}| = h_B - h_C est la quantité de chaleur massique cédée au milieu extérieur (l'eau de la piscine).
On en déduit l'expression du débit massique D_m :
D'après la question Q35, on a |q_{\text{cond}}| \approx 335\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}. Avec la puissance requise P = 100\text{ kW} = 100\text{ kJ}\cdot\text{s}^{-1} :
Résultat
Question 38
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : puissance indiquée, compresseur
Déterminer la puissance utile du compresseur de cette installation.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la définition de l'efficacité thermodynamique \varepsilon = P / \mathcal{P}_u pour calculer la puissance du compresseur.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition de l'efficacité (ou coefficient de performance) d'une pompe à chaleur reliant la puissance thermique fournie au milieu à chauffer à la puissance mécanique utile consommée par le compresseur.
- Exprimer puis calculer la puissance utile \mathcal{P}_u à partir de la puissance thermique imposée P = 100\text{ kW} et de l'efficacité adoptée \varepsilon = 3{,}0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Puissance mécanique utile fournie au compresseur : P_{\text{comp}} = D_m w_{AB}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition, l'efficacité \varepsilon de la pompe à chaleur est le rapport entre la puissance thermique fournie au fluide du circuit de chauffage (au niveau du condenseur) et la puissance mécanique utile fournie au fluide par le compresseur :
On en déduit immédiatement l'expression de la puissance utile du compresseur :
Application numérique : Avec P = 100\text{ kW} et la valeur prescrite par l'énoncé \varepsilon = 3{,}0, on obtient :
En ne conservant que deux chiffres significatifs cohérents avec la valeur \varepsilon = 3{,}0 :
Résultat
Question 39
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en PCSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : amplificateur linéaire intégré, régime linéaire
Exprimer en fonction de , , , et de , dans le cas où l’ALI est parfait et de gain infini.
Voir l'indiceIndice
Reconnaître un montage amplificateur inverseur en régime linéaire (V_+ = V_- = 0) et exprimer u_1 par la loi des nœuds ou le pont diviseur.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le régime de fonctionnement de l'ALI grâce à la présence d'une boucle de rétroaction négative (entre la sortie et l'entrée inverseuse).
- Utiliser le modèle de l'ALI idéal en régime linéaire (i_+ = i_- = 0 et \varepsilon = V_+ - V_- = 0) pour exprimer les potentiels aux entrées.
- Appliquer la loi d'Ohm ou la loi des nœuds au nœud inverseur pour relier la tension de sortie u_1 à la tension d'entrée E, puis substituer l'expression de R_{\mathrm{Pt}}(\theta).
Voir la réponse courteRéponse courte
Loi des nœuds en potentiel ou ponts diviseurs avec V_+ = V_- pour exprimer u_1(\theta).
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'amplificateur linéaire intégré (ALI) comporte une boucle de rétroaction négative reliant sa sortie à sa borne inverseuse (-) à travers le composant résistif R_{\mathrm{Pt}}. En supposant le montage stable, l'ALI fonctionne en régime linéaire.
L'ALI étant supposé parfait et de gain infini :
- les courants d'entrée sont nuls : i_+ = i_- = 0 ;
- la tension différentielle d'entrée est nulle : \varepsilon = V_+ - V_- = 0, soit V_- = V_+.
La borne non inverseuse (+) étant reliée directement à la masse, on a :
Appliquons la loi des nœuds au potentiel de l'entrée inverseuse V_- (ou la conservation du courant traversant successivement R_1 et R_{\mathrm{Pt}} vers la sortie) :
Avec V_- = 0\text{ V}, cette relation devient :
En remplaçant la résistance de la sonde de platine par son expression R_{\mathrm{Pt}} = R_0(1 + a\,\theta) (équation (3)), on obtient :
Résultat
Question 40
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : vitesse de balayage, saturation en tension
Évoquer une limitation de l’ALI qui pourrait nuire au fonctionnement correct de ce montage.
Voir l'indiceIndice
Citer la tension de saturation en sortie (\pm V_{\text{sat}}) ou le courant de polarisation non nul des entrées.
Voir la réponse courteRéponse courte
Mention d'un défaut réel de l'ALI : tension de saturation V_{\text{sat}}, courant de sortie maximal ou slew-rate.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Un Amplificateur Linéaire Intégré (ALI) réel présente plusieurs limitations par rapport au modèle parfait. Plusieurs réponses sont parfaitement acceptables :
- La tension de décalage en entrée (tension d'offset V_{\text{off}}) : Un ALI réel présente une tension de décalage résiduelle à l'entrée (typiquement de l'ordre de 1\text{ à }5\text{ mV}). Les variations de la tension u_1 liées à la température sont de l'ordre de quelques millivolts par degré Celsius (la sensibilité vaut s \approx 3{,}85\text{ mV}\cdot{^\circ}\mathrm{C}^{-1}, voir question Q42) ; l'offset introduit donc une erreur systématique non négligeable sur la mesure de la température.
La saturation en tension de sortie : La tension de sortie est bornée par les tensions d'alimentation de l'ALI :
-V_{\text{sat}} \le u_1 \le +V_{\text{sat}}Comme E > 0, la tension de sortie est négative (u_1 < 0). Le montage nécessite impérativement une alimentation symétrique ; en cas d'alimentation unipolaire (0 / +V_{CC}), l'ALI saturerait immédiatement à 0\text{ V}.
- La saturation en courant de sortie (I_{s,\max}) : L'ALI ne peut débiter qu'un courant limité (typiquement 20\text{ mA} pour un \mu\mathrm{A}741). Ici, le courant traversant R_1 et R_{\mathrm{Pt}} vaut i = \frac{E}{R_1} \approx \frac{1{,}0}{100} = 10\text{ mA}, ce qui est proche de la valeur limite admissible et peut provoquer une saturation en courant ou un échauffement interne de l'ALI.
Question 41
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en PCSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : sensibilité d'un capteur
Exprimer la sensibilité du montage en en fonction de , , et de .
Voir l'indiceIndice
Dériver la tension de sortie u_1 par rapport à la température \theta : s = |\mathrm{d}u_1/\mathrm{d}\theta|.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'expression de la tension de sortie u_1(\theta) établie à la question Q39.
- Appliquer la définition de la sensibilité d'une chaîne de mesure en dérivant la tension de sortie par rapport à la grandeur mesurée \theta.
- Exprimer la sensibilité, algébriquement ou en valeur absolue selon la convention retenue en métrologie.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivation de la tension de sortie par rapport à la température : s = \mathrm{d}u_1/\mathrm{d}\theta.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q39, la tension de sortie du montage s'exprime par :
Par définition, la sensibilité s d'un dispositif de mesure caractérise la variation du signal électrique de sortie par unité de variation de la grandeur physique d'entrée (ici la température \theta) :
En dérivant u_1(\theta) par rapport à \theta, on obtient :
En métrologie et pour l'étude des capteurs, la sensibilité est couramment définie comme une grandeur positive (en valeur absolue) afin de quantifier l'amplitude de la réponse du capteur :
Remarque : si l'on conserve la convention algébrique, on a simplement s = -\dfrac{R_0 a E}{R_1}.
Résultat
Question 42
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Application numérique
- Faisable en PCSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : sensibilité d'un capteur
En prenant et , calculer cette sensibilité .
Voir l'indiceIndice
Remplacer par les valeurs numériques fournies pour calculer la sensibilité en \text{V}\cdot^{\circ}\text{C}^{-1} ou \text{mV}\cdot^{\circ}\text{C}^{-1}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique de la sensibilité s pour les valeurs numériques des composants fournies.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q41, la sensibilité du montage s'exprime par :
Avec R_1 = R_0 = 100\ \Omega et E = 1{,}0\text{ V}, le rapport \dfrac{R_0}{R_1} vaut 1, d'où :
Application numérique :
Résultat
Question 43
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : sensibilité d'un capteur, rapport signal sur bruit
Expliquer pourquoi une valeur aussi faible de sensibilité risque de ne pas permettre un suivi convenable de la température du bassin.
Voir l'indiceIndice
Comparer l'ordre de grandeur de la variation de tension induite par un degré à la résolution (quantum) minimale d'un convertisseur usuel.
Voir la réponse courteRéponse courte
Commentaire qualitatif : un signal de très faible amplitude est noyé dans le bruit électromagnétique et les tensions d'offset.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Une sensibilité de seulement |s| \approx 3{,}85\text{ mV}\cdot{^\circ}\text{C}^{-1} pose deux difficultés majeures pour la chaîne d'acquisition :
Résolution de numérisation par le CAN : Pour un convertisseur analogique-numérique (CAN) usuel (par exemple codé sur N = 10\text{ bits} pour une plage de pleine échelle \Delta U = 5\text{ V}), le pas de quantification (quantum) vaut :
q = \frac{\Delta U}{2^N} = \frac{5}{1024} \approx 4{,}9\text{ mV}Cette valeur est supérieure à la variation de tension correspondant à un écart de 1\,^{\circ}\text{C} (\Delta u_1 = 3{,}85\text{ mV}). Le CAN ne pourrait donc pas discerner des variations de température inférieures à un degré Celsius, ce qui interdit toute régulation fine de l'eau du bassin.
- Sensibilité au bruit et aux parasites : Sur la plage utile de régulation de l'eau (de l'ordre de quelques degrés, par exemple entre 20\,^{\circ}\text{C} et 26\,^{\circ}\text{C}), l'excursion de tension n'est que de l'ordre d'une vingtaine de millivolts, superposée à une composante continue d'environ -1\text{ V}. Une amplitude de variation aussi faible est aisément masquée par le bruit électronique de mesure et les parasites électromagnétiques (comme les perturbations du secteur à 50\text{ Hz}), conduisant à un rapport signal sur bruit médiocre.
Question 44
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : spectre d'un signal, décomposition en série de fourier
Indiquer, parmi les graphes suivants, celui qui représente le spectre en amplitude de . Préciser pourquoi les autres graphes ne conviennent pas.
Voir l'indiceIndice
Identifier les deux composantes fréquentielles du signal : une composante continue à f=0\text{ Hz} d'amplitude 2\text{ V} et une harmonique à 50\text{ Hz} d'amplitude 3\text{ V}.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser l'expression temporelle du signal u_e(t) afin d'identifier sa composante continue et sa composante sinusoïdale (fréquences et amplitudes).
- En déduire les caractéristiques attendues pour le spectre en amplitude (raies en fonction de la fréquence).
- Comparer avec chacun des graphes proposés pour éliminer ceux qui ne conviennent pas et désigner le graphe correct.
Voir la réponse courteRéponse courte
Choix du spectre présentant une composante continue et une raie unique à 50\text{ Hz}, élimination des autres.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le signal d'entrée s'écrit :
Ce signal est la somme de deux termes :
- une composante continue (fréquence f_0 = 0\text{ Hz}) d'amplitude A_0 = 2\text{ V} ;
- une composante purement sinusoïdale de fréquence f_1 = 50\text{ Hz} et d'amplitude A_1 = 3\text{ V}.
Le spectre en amplitude d'un tel signal doit donc être constitué de deux raies uniques dans le domaine fréquentiel :
Examinons les différents graphes :
- Graphe n° 1 : il ne comporte qu'une seule raie à f = 50\text{ Hz} ; la composante continue à f = 0\text{ Hz} d'amplitude 2\text{ V} a été omise. Il ne convient pas.
- Graphe n° 3 : il présente des harmoniques multiples de 50\text{ Hz} (100\text{ Hz}, 150\text{ Hz}, \dots), absentes de l'expression de u_e(t), et omet également la composante continue à 0\text{ Hz}. Il ne convient pas.
- Graphe n° 4 : l'axe des abscisses est le temps t (en secondes) et non la fréquence ; il s'agit d'une représentation temporelle (chronogramme) et non d'un spectre en amplitude. Il ne convient pas.
- Graphe n° 2 : il présente bien une raie à f = 0\text{ Hz} de hauteur 2\text{ V} et une raie à f = 50\text{ Hz} de hauteur 3\text{ V}, sans aucune harmonique d'ordre supérieur.
Résultat
Question 45
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : filtre passe-ba, impédance d'un condensateur
À l’aide des équivalents en haute et basse fréquences des composants, déterminer la nature du filtre réalisé avec le circuit de la figure 5. Justifier si ce circuit permet d’isoler la composante continue du signal.
Voir l'indiceIndice
Remplacer à basse fréquence le condensateur par un circuit ouvert et à haute fréquence par un fil pour déterminer le comportement passe-bas.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comportement asymptotique BF (condensateur ouvert) et HF (court-circuit) : filtre passe-bas transmettant le continu.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le comportement asymptotique du condensateur dépend de la pulsation \omega :
À basse fréquence (\omega \to 0) : l'impédance du condensateur \underline{Z}_C = \dfrac{1}{jC\omega} tend vers l'infini. Le condensateur se comporte donc comme un interrupteur ouvert. Aucun courant ne circule dans la résistance R, la tension à ses bornes est nulle, et la tension de sortie s'identifie à la tension d'entrée :
\underline{u}_s \approx \underline{u}_eLes basses fréquences sont transmises sans atténuation.
À haute fréquence (\omega \to \infty) : l'impédance \underline{Z}_C \to 0. Le condensateur se comporte comme un fil (court-circuit). La tension à ses bornes s'annule :
\underline{u}_s \approx 0Les hautes fréquences sont totalement atténuées.
Le circuit transmet les basses fréquences et atténue les hautes fréquences : il s'agit donc d'un filtre passe-bas du premier ordre.
Isolation de la composante continue : La composante continue correspond à une fréquence nulle (f = 0\text{ Hz}), tandis que la composante parasite se situe à f = 50\text{ Hz}. En choisissant une fréquence de coupure f_c très inférieure à 50\text{ Hz} (f_c \ll 50\text{ Hz}), le filtre laisse passer intégralement la composante continue (gain unitaire) tout en atténuant fortement la composante alternative à 50\text{ Hz}.
Ce circuit permet donc bien d'isoler la composante continue du signal.
Question 46
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : gain statique, fonction de transfert
Nommer et en donner la valeur en justifiant.
Voir l'indiceIndice
Calculer le gain statique H_0 = \underline{H}(0) lorsque la pulsation tend vers zéro.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition de H_0 comme gain statique et justification de H_0 = 1 en régime continu.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La grandeur H_0 est le gain statique (ou gain en basse fréquence, ou amplification statique) du filtre.
Pour déterminer sa valeur, on peut procéder de deux manières :
Par l'expression de la fonction de transfert : en appliquant la formule du pont diviseur de tension en régime sinusoïdal de pulsation \omega :
\underline{H}(j\omega) = \frac{\underline{u}_s}{\underline{u}_e} = \frac{\frac{1}{jC\omega}}{R + \frac{1}{jC\omega}} = \frac{1}{1 + jRC\omega}Par identification avec la forme canonique \underline{H}(j\omega) = \dfrac{H_0}{1 + j\dfrac{\omega}{\omega_c}} avec \omega_c = \dfrac{1}{RC}, on obtient directement :
\boxed{H_0 = 1}Par l'étude asymptotique en continu (\omega \to 0) : à pulsation nulle, le condensateur se comporte comme un interrupteur ouvert. Le courant traversant la résistance est nul, d'où l'absence de chute de tension à ses bornes (u_R = 0) : on a donc u_s = u_e, ce qui confirme que :
H_0 = \underline{H}(0) = 1
Résultat
Question 47
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : gain en décibels
Préciser la valeur du gain en décibel, , lorsque .
Voir l'indiceIndice
Calculer le module de la fonction de transfert lorsque \omega \ll \omega_c, puis appliquer la définition G_{\text{dB}} = 20\log |H_0|.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation du gain en décibels à basse fréquence : G_{\mathrm{dB}} = 20\log_{10}(1) = 0\text{ dB}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition, le gain en décibels associé à la fonction de transfert \underline{H} s'exprime par :
D'après l'expression (5) de la fonction de transfert :
Or, d'après la question Q46, le gain statique vaut H_0 = 1. Lorsque \omega \ll \omega_c, le rapport \dfrac{\omega}{\omega_c} est négligeable devant 1, de sorte que :
On en déduit la valeur du gain en décibels en basse fréquence :
Résultat
Question 48
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : fréquence de coupure, filtre passe-ba
Rappeler la définition de la fréquence de coupure à -3 dB. Donner l’expression de cette fréquence de coupure, notée , en fonction de et de pour ce circuit.
Voir l'indiceIndice
Définir la fréquence de coupure comme la fréquence où le gain chute de 3\text{ dB}, soit |\underline{H}(f_c)| = |H_0|/\sqrt{2}, et relier \omega_c = 2\pi f_c à 1/(RC).
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition par G(f_c) = G_{\max}/\sqrt{2} et expression de la fréquence de coupure : f_c = 1/(2\pi RC).
Voir le corrigé completCorrigé complet
La pulsation ou fréquence de coupure à -3\text{ dB} correspond à la limite de la bande passante du filtre. Par définition, la fréquence de coupure f_c est la fréquence à laquelle le gain en décibels est diminué de 3\text{ dB} par rapport à sa valeur maximale dans la bande passante :
En échelle linéaire, cela équivaut à une diminution du module de la fonction de transfert d'un facteur \sqrt{2} :
Pour le filtre passe-bas du premier ordre étudié, le module de la fonction de transfert s'écrit :
Le gain est maximal en continu (\omega = 0), avec H_{\text{max}} = H_0 = 1. L'égalité |\underline{H}(\omega_c)| = \frac{H_0}{\sqrt{2}} est donc vérifiée pour la pulsation \omega = \omega_c = \frac{1}{RC}.
En utilisant la relation entre pulsation et fréquence, \omega_c = 2\pi f_c, on en déduit l'expression de la fréquence de coupure :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 49
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : filtrage linéaire, fonction de transfert
Déterminer l’expression numérique de en prenant . Conclure.
Voir l'indiceIndice
Calculer l'atténuation du filtre à 50\text{ Hz} (f \gg f_c) par la formule du gain en haute fréquence afin de vérifier la quasi-disparition des parasites sinusoïdaux.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe de superposition en décomposant le signal d'entrée u_e(t) en sa composante continue (f = 0\text{ Hz}) et sa composante sinusoïdale (f = 50\text{ Hz}).
- Déterminer l'action du filtre (gain et déphasage) sur chaque composante via la fonction de transfert \underline{H}(jf) = \frac{1}{1 + j\frac{f}{f_c}}.
- Reconstituer l'expression temporelle du signal de sortie u_s(t) et conclure quant à l'efficacité du filtrage des parasites.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du gain à 50\text{ Hz} : forte atténuation de la composante alternative, ne subsiste que la composante continue.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le signal d'entrée est composé de deux termes :
Le système étant linéaire, le signal de sortie est la somme des réponses à chaque composante :
Pour la composante continue (f = 0\text{ Hz}) :
D'après la question Q46, le gain statique vaut H_0 = 1 et le déphasage est nul :u_{s,0} = H(0) \cdot u_{e,0} = 1 \times 2 = 2\text{ V}Pour la composante sinusoïdale à f_1 = 50\text{ Hz} :
Le rapport des fréquences vaut :\frac{f_1}{f_c} = \frac{50}{0{,}5} = 100 \gg 1Le gain du filtre à cette fréquence est :
|\underline{H}(jf_1)| = \frac{1}{\sqrt{1 + \left(\frac{f_1}{f_c}\right)^2}} = \frac{1}{\sqrt{1 + 100^2}} \approx \frac{1}{100} = 0{,}010Le déphasage introduit est :
\varphi = \arg(\underline{H}) = -\arctan\left(\frac{f_1}{f_c}\right) = -\arctan(100) \approx -\frac{\pi}{2}\text{ rad}L'amplitude de cette composante en sortie est donc :
U_{s,1} = |\underline{H}(jf_1)| \cdot U_{e,1} \approx 0{,}010 \times 3 = 0{,}03\text{ V} = 30\text{ mV}D'où l'expression de la composante variable :
u_{s,1}(t) \approx 0{,}03\cos\left(100\pi t - \frac{\pi}{2}\right)\text{ V} = 0{,}03\sin(100\pi t)\text{ V}
En sommant les deux composantes, on obtient :
Conclusion : L'amplitude des oscillations parasites à 50\text{ Hz} est divisée par un facteur 100 (atténuation de 40\text{ dB}), passant de 3\text{ V} à seulement 30\text{ mV}, soit 1{,}5\,\% de la composante continue. Le filtre élimine donc très efficacement le bruit secteur à 50\text{ Hz} et permet d'isoler la composante continue porteuse de l'information de température.
Résultat
Partie IV : Traitement de l’eau
Question 50
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique
Notions : électron de valence, configuration électronique
Donner le nombre d’électrons de valence des atomes d’oxygène (numéro atomique ) et d’hydrogène.
Voir l'indiceIndice
Donner la configuration électronique de valence de l'hydrogène (1\text{s}^1) et de l'oxygène (2\text{s}^2 2\text{p}^4).
Voir la réponse courteRéponse courte
Configurations électroniques fondamentales : 1 électron de valence pour H et 6 pour O (2s^2 2p^4).
Voir le corrigé completCorrigé complet
La configuration électronique à l'état fondamental s'obtient par application des règles de remplissage (règle de Klechkowski, principe d'exclusion de Pauli et règle de Hund) :
Pour l'atome d'hydrogène (Z = 1) : sa configuration électronique s'écrit 1\text{s}^1. La couche la plus externe (n = 1) comporte 1 électron.
\boxed{n_{\text{val}}(\text{H}) = 1}Pour l'atome d'oxygène (Z = 8) : sa configuration électronique s'écrit 1\text{s}^2\, 2\text{s}^2\, 2\text{p}^4. La couche de valence correspond au niveau d'énergie de nombre quantique principal maximal (n = 2) ; elle comporte 2 + 4 = 6 électrons.
\boxed{n_{\text{val}}(\text{O}) = 6}
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 51
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Structure de la matière › Liaisons, Lewis, VSEPR et interactions intermoléculaires
Notions : schéma de lewis, règle de l'octet
En déduire la formule de Lewis du peroxyde d’hydrogène .
Voir l'indiceIndice
Disposer les atomes en enchaînement symétrique \mathrm{H\text{--}O\text{--}O\text{--}H} en complétant par deux doublets non liants sur chaque atome d'oxygène pour satisfaire l'octet.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le nombre total d'électrons de valence de la molécule pour en déduire le nombre de doublets électroniques (liants et non liants).
- Établir la connectivité des atomes : l'hydrogène étant strictement monovalent (règle du duet), il se place obligatoirement en position terminale, formant l'enchaînement \mathrm{H-O-O-H}.
- Répartir les doublets restants sous forme de doublets non liants afin de saturer la couche de valence de chaque atome d'oxygène (règle de l'octet).
Voir la réponse courteRéponse courte
Schéma de Lewis de \mathrm{H}-\mathrm{O}-\mathrm{O}-\mathrm{H} avec deux doublets non liants par atome d'oxygène.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les résultats de la question Q50, le nombre total d'électrons de valence de la molécule de peroxyde d'hydrogène \mathrm{H}_2\mathrm{O}_2 est :
Ces 14 électrons se répartissent en un nombre total de doublets :
L'atome d'hydrogène ne pouvant être entouré que de deux électrons (règle du duet), il ne peut former qu'une seule liaison simple covalente. Le squelette de la molécule est donc nécessairement linéaire en termes de connectivité :
Cette structure met en jeu 3 liaisons covalentes simples, soit 3 doublets liants.
Il reste donc 7 - 3 = 4 doublets à répartir. Chaque atome d'oxygène participe à deux liaisons simples (4 électrons partagés) ; pour satisfaire à la règle de l'octet (8 électrons sur sa couche externe), chaque oxygène doit être entouré de deux doublets non liants.
La formule de Lewis du peroxyde d'hydrogène est donc :
Résultat
Question 52
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Structure de la matière › Liaisons, Lewis, VSEPR et interactions intermoléculaires
Notions : polarisation de liaison, électronégativité
Indiquer, justification à l’appui, si la liaison O-O est polarisée.
Voir l'indiceIndice
Comparer l'électronégativité des deux atomes d'oxygène engagés dans la liaison pour conclure sur la polarité.
Voir la réponse courteRéponse courte
Liaison O-O non polarisée en raison de l'égalité stricte des électronégativités des deux atomes d'oxygène liés.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Une liaison covalente est dite polarisée si les deux atomes liés présentent une différence d'électronégativité significative (\Delta \chi \neq 0), ce qui induit une dissymétrie dans la répartition spatiale de la densité électronique du doublet liant et l'apparition de charges partielles.
Dans le cas de la liaison \mathrm{O}-\mathrm{O} du peroxyde d'hydrogène :
- les deux atomes engagés dans la liaison sont de même nature chimique (deux atomes d'oxygène) ;
ils possèdent par conséquent rigoureusement la même électronégativité :
\Delta \chi = |\chi(\mathrm{O}) - \chi(\mathrm{O})| = 0
Le doublet liant est équitablement partagé entre les deux noyaux d'oxygène, aucune charge partielle n'apparaît aux bornes de cette liaison.
Résultat
Question 53
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : nombre d'oxydation
Donner le degré d’oxydation de l’oxygène dans les trois composés suivants : , et .
Voir l'indiceIndice
Appliquer les règles usuelles d'attribution des nombres d'oxydation : zéro pour un corps pur simple, et +\mathrm{I} pour l'hydrogène dans les composés covalents.
Voir la réponse courteRéponse courte
Attribution des degrés d'oxydation de l'oxygène : 0 dans \mathrm{O}_2, -II dans \mathrm{H}_2\mathrm{O}, -I dans \mathrm{H}_2\mathrm{O}_2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le degré (ou nombre) d'oxydation (n.o.) d'un élément se déduit des règles usuelles :
Dans le dioxygène \mathrm{O}_2 : Il s'agit d'un corps simple neutre constitué uniquement d'atomes d'oxygène. Par définition :
\boxed{\text{n.o.}(\mathrm{O}) = 0 \quad \text{dans } \mathrm{O}_2}Dans l'eau \mathrm{H}_2\mathrm{O} : L'atome d'hydrogène, lié à un atome plus électronégatif, est au degré d'oxydation +\mathrm{I}. La molécule étant globalement neutre, la somme des degrés d'oxydation est nulle :
2 \times \text{n.o.}(\mathrm{H}) + \text{n.o.}(\mathrm{O}) = 0 \implies 2 \times (+1) + \text{n.o.}(\mathrm{O}) = 0D'où :
\boxed{\text{n.o.}(\mathrm{O}) = -\mathrm{II} \quad \text{dans } \mathrm{H}_2\mathrm{O}}Dans le peroxyde d'hydrogène \mathrm{H}_2\mathrm{O}_2 : De même, avec \text{n.o.}(\mathrm{H}) = +\mathrm{I} et une molécule neutre :
2 \times \text{n.o.}(\mathrm{H}) + 2 \times \text{n.o.}(\mathrm{O}) = 0 \implies 2 \times (+1) + 2 \times \text{n.o.}(\mathrm{O}) = 0D'où :
\boxed{\text{n.o.}(\mathrm{O}) = -\mathrm{I} \quad \text{dans } \mathrm{H}_2\mathrm{O}_2}
Résultat
Question 54
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : demi-équation rédox
Écrire les deux demi-équations électroniques associées à ces deux couples.
Voir l'indiceIndice
Équilibrer les demi-équations d'oxydoréduction en milieu acide à l'aide de protons \mathrm{H}^+ et de molécules d'eau \mathrm{H_2O}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture des demi-équations d'oxydoréduction équilibrées en milieu acide associées aux deux couples de \mathrm{H}_2\mathrm{O}_2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour équilibrer une demi-équation d'oxydoréduction en milieu aqueux acide :
- On équilibre l'élément dont le degré d'oxydation varie (ici l'oxygène \mathrm{O}) ;
- On équilibre l'élément oxygène résiduel avec des molécules d'eau \mathrm{H_2O_{(l)}} ;
- On équilibre l'élément hydrogène avec des ions \mathrm{H^+_{(aq)}} ;
- On équilibre la charge électrique globale à l'aide d'électrons \mathrm{e^-}.
1. Pour le couple \mathrm{H_2O_{2(aq)} / H_2O_{(l)}} : Le peroxyde d'hydrogène \mathrm{H_2O_2} est l'oxydant (nombre d'oxydation -\mathrm{I}) et l'eau \mathrm{H_2O} est le réducteur (nombre d'oxydation -\mathrm{II}). La réduction met en jeu le gain de 2\times 1 = 2 électrons :
2. Pour le couple \mathrm{O_{2(g)} / H_2O_{2(aq)}} : Le dioxygène \mathrm{O_2} est l'oxydant (nombre d'oxydation 0) et le peroxyde d'hydrogène \mathrm{H_2O_2} est le réducteur (nombre d'oxydation -\mathrm{I}). La réduction met également en jeu l'échange de 2 électrons :
Résultat
Question 55
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : dismutation, réaction rédox
En déduire que n’est pas thermodynamiquement stable en solution et écrire alors la réaction susceptible de se produire dans une solution contenant .
Voir l'indiceIndice
Constater la disjonction des domaines de prédominance sur le diagramme E\text{--}\mathrm{pH} ou comparer les potentiels standards : l'espèce se réduit et s'oxyde sur elle-même.
Voir la stratégieStratégie
- Examiner les domaines de prédominance (ou d'existence) de \mathrm{H_2O_{2(aq)}} sur le diagramme E\text{-pH} : identifier la frontière où \mathrm{H_2O_2} intervient comme oxydant et celle où il intervient comme réducteur.
- Constater la disjonction de ces domaines (ou comparer les potentiels d'oxydoréduction des deux couples) pour conclure à l'instabilité thermodynamique de \mathrm{H_2O_{2(aq)}}.
- Combiner les deux demi-équations obtenues à la question précédente afin d'obtenir l'équation-bilan de la réaction.
Voir la réponse courteRéponse courte
Règle du gamma ou comparaison des potentiels : dismutation spontanée 2\mathrm{H}_2\mathrm{O}_2 \to 2\mathrm{H}_2\mathrm{O} + \mathrm{O}_2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le diagramme potentiel-pH du document 1 :
- Pour le couple \mathrm{H_2O_{2(aq)}}/\mathrm{H_2O_{(l)}}, \mathrm{H_2O_{2(aq)}} est l'oxydant : son domaine de prédominance se situe au-dessus de la frontière supérieure (E \approx 1{,}77\text{ V} à \mathrm{pH} = 0).
- Pour le couple \mathrm{O_{2(g)}}/\mathrm{H_2O_{2(aq)}}, \mathrm{H_2O_{2(aq)}} est le réducteur : son domaine de prédominance se situe en dessous de la frontière inférieure (E \approx 0{,}69\text{ V} à \mathrm{pH} = 0).
À tout \mathrm{pH}, le potentiel du couple où \mathrm{H_2O_2} est oxydant est strictement supérieur à celui où \mathrm{H_2O_2} est réducteur :
Les domaines de prédominance de \mathrm{H_2O_{2(aq)}} sont donc disjoints : \mathrm{H_2O_{2(aq)}} ne possède aucun domaine de stabilité thermodynamique dans l'eau.
Le peroxyde d'hydrogène peut ainsi réagir spontanément sur lui-même selon les demi-équations écrites en Q54 :
En sommant ces deux demi-équations électroniques, on obtient l'équation de la réaction :
Résultat
Question 56
Application directeTemps estimé : ≈ 1 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : dismutation
Donner le nom de ce type de réaction.
Voir l'indiceIndice
Nommer le phénomène d'auto-oxydoréduction où une espèce joue simultanément le rôle d'oxydant et de réducteur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification du terme « dismutation » pour une espèce réagissant à la fois comme oxydant et réducteur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans la réaction étudiée à la question précédente :
l'espèce \mathrm{H_2O_{2(aq)}} joue simultanément le rôle d'oxydant (réduit en \mathrm{H_2O_{(l)}}, avec passage du degré d'oxydation de l'oxygène de -\mathrm{I} à -\mathrm{II}) et de réducteur (oxydé en \mathrm{O_{2(g)}}, avec passage du degré d'oxydation de l'oxygène de -\mathrm{I} à 0).
Une telle réaction d'oxydoréduction est appelée une réaction de dismutation (ou auto-oxydoréduction).
Résultat
Question 57
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles ; Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : enthalpie libre standard de réaction, potentiel standard
Relier l’enthalpie libre standard de réaction de la réaction de titrage (6) avec les potentiels standards des couples.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la relation thermodynamique fondamentale \Delta_r G^\circ = -n F (E^\circ_1 - E^\circ_2) avec le nombre adéquat d'électrons échangés.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire les deux demi-équations d'oxydoréduction sous la forme d'une réduction pour identifier le nombre d'électrons échangés par chaque couple.
- Exprimer l'enthalpie libre standard associée à chaque demi-réaction en fonction du potentiel standard et de la constante de Faraday.
- Combiner ces relations selon la combinaison linéaire conduisant à la réaction de titrage (6) pour en déduire \Delta_r G^\circ.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation thermodynamique fondamentale : \Delta_r G^{\circ} = -n F (E_{\text{ox}}^{\circ} - E_{\text{red}}^{\circ}) = -n F \Delta E^{\circ}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les demi-équations électroniques associées aux deux couples, écrites dans le sens de la réduction, sont :
La réaction de titrage (6) correspond à la combinaison linéaire :
Le nombre total d'électrons échangés au cours de cette réaction est donc n = 2 \times 5 = 10.
Par additivité des grandeurs de réaction standards :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 58
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles ; Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : constante d'équilibre, réaction de titrage
En déduire un ordre de grandeur de la constante d’équilibre de la réaction de titrage (6). Conclure.
Voir l'indiceIndice
Relier la constante d'équilibre à l'enthalpie libre standard réactionnelle via \Delta_r G^\circ = -RT \ln K^\circ.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la constante thermodynamique d'équilibre K^\circ à l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ par la relation de Van 't Hoff.
- Exprimer \log K^\circ en utilisant le résultat de la question Q57 et la donnée à 298\text{ K} : \frac{RT}{F}\ln(a) = 0{,}06\log(a).
- Calculer numériquement l'ordre de grandeur de K^\circ et conclure sur l'aptitude de la réaction à servir de support pour un titrage.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de K^{\circ} = 10^{n\Delta E^{\circ}/0{,}059} : constante extrêmement grande (K^{\circ} \gg 10^4), réaction quantitative.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'enthalpie libre standard de réaction est reliée à la constante d'équilibre K^\circ à la température T = 298\text{ K} par :
D'après la question Q57, on a également \Delta_r G^\circ = -nF(E^\circ_1 - E^\circ_2) avec n = 10. On en déduit :
En utilisant la relation donnée par l'énoncé \frac{RT}{F}\ln(a) = 0{,}06\log(a), il vient :
Avec n = 10, E^\circ_1 = 1{,}51\text{ V} et E^\circ_2 = 0{,}69\text{ V} :
D'où un ordre de grandeur de la constante d'équilibre :
Conclusion : La constante d'équilibre est extrêmement grande (K^\circ \gg 10^4) : la réaction de titrage est quantitative (totale). Cette propriété, indispensable pour un titrage quantitatif, valide l'utilisation de cette réaction comme réaction support de dosage.
Résultat
Question 59
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Démarche expérimentale
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : dilution, verrerie
Décrire la préparation, par dilution d’un facteur 10, de de solution (S) de à partir de la solution commerciale de traitement à l’oxygène actif.
Voir l'indiceIndice
Indiquer précisément la verrerie de précision à utiliser : pipette jaugée de 10{,}0\text{ mL}, fiole jaugée de 100{,}0\text{ mL}, et eau distillée jusqu'au trait de jauge.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le volume de solution mère (solution commerciale) à prélever à l'aide du facteur de dilution F = 10.
- Lister la verrerie de précision adaptée (pipette jaugée et fiole jaugée).
- Décrire les étapes successives du protocole expérimental : prélèvement, transfert, dilution partielle, ajustement au trait de jauge et homogénéisation finale.
Voir la réponse courteRéponse courte
Protocole de dilution par 10 : prélèvement de 10 mL à la pipette jaugée et fiole jaugée de 100 mL.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour préparer un volume V_1 = 100{,}0\text{ mL} de solution diluée (\text{S}) par une dilution d'un facteur F = 10, la conservation de la quantité de matière de peroxyde d'hydrogène s'écrit :
Matériel nécessaire :
- Équipements de protection individuelle (blouse, gants, lunettes de sécurité) ;
- Un bécher de prélèvement ;
- Une pipette jaugée de 10{,}0\text{ mL} (à un ou deux traits) et une poire aspirante (propipette) ;
- Une fiole jaugée de 100{,}0\text{ mL} et son bouchon ;
- Une pissette d'eau distillée et un compte-gouttes (ou pipette Pasteur).
Protocole expérimental :
- Prélèvement : verser un peu de solution commerciale dans le bécher de prélèvement propre et sec (pour ne pas polluer le flacon d'origine). Prélever V_0 = 10{,}0\text{ mL} de solution mère à l'aide de la pipette jaugée munie d'une propipette, en ajustant le bas du ménisque au trait de jauge.
- Introduction : vider le contenu de la pipette dans la fiole jaugée de 100{,}0\text{ mL}.
- Dilution intermédiaire : remplir la fiole jaugée aux deux tiers environ avec de l'eau distillée, boucher et agiter doucement pour pré-homogénéiser.
- Ajustement au trait de jauge : compléter avec de l'eau distillée jusqu'au trait de jauge, en terminant goutte à goutte à la pipette Pasteur afin que le bas du ménisque soit tangent au trait de jauge, l'œil étant placé au niveau du trait.
- Homogénéisation finale : boucher la fiole jaugée et la retourner plusieurs fois pour homogénéiser la solution finale (\text{S}).
Question 60
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Schéma ou tracé
- Démarche expérimentale
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages
Notions : dispositif de titrage, verrerie
Effectuer un schéma légendé du dispositif de titrage.
Voir l'indiceIndice
Dessiner une burette graduée contenant le permanganate, un erlenmeyer avec barreau aimanté posé sur un agitateur magnétique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Schéma légendé du titrage : burette graduée, bécher, barreau aimanté, agitateur magnétique et potence.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le titrage direct de l'eau oxygénée par les ions permanganate nécessite un dispositif de titrage volumétrique standard. Le schéma légendé est représenté ci-dessous :
Le dispositif comporte ainsi :
- la solution titrante dans la burette graduée : solution aqueuse de permanganate de potassium (\mathrm{K}^+ + \mathrm{MnO}_4^-) de concentration c_2 = 0{,}020\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} ;
- la solution titrée dans le bécher : prise d'essai de volume V_1 = 10{,}0\text{ mL} de la solution (\mathrm{S}) de peroxyde d'hydrogène, acidifiée (par ajout d'acide sulfurique concentré pour apporter les ions \mathrm{H}^+ nécessaires à la réaction) et complétée si besoin par de l'eau distillée ;
- le système d'homogénéisation constitué d'un agitateur magnétique et d'un barreau aimanté.
Question 61
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages
Notions : équivalence, stœchiométrie
En déduire la concentration en dans (S), puis sa concentration dans la solution commerciale.
Voir l'indiceIndice
Écrire la relation stœchiométrique à l'équivalence entre \mathrm{MnO_4^-} et \mathrm{H_2O_2}, puis tenir compte du facteur de dilution 10.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan stœchiométrique à l'équivalence pour exprimer et calculer c_1, puis déduction de c = 10\,c_1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À l'équivalence du titrage, les réactifs titré (\mathrm{H_2O_2}) et titrant (\mathrm{MnO_4^-}) ont été introduits dans les proportions stœchiométriques dictées par l'équation (6) :
La relation d'équivalence s'écrit :
soit, en notant V_S = 10{,}0\text{ mL} le volume prélevé de la solution (S) :
On en déduit l'expression littérale de la concentration c_1 en peroxyde d'hydrogène dans la solution (S) :
Application numérique avec c_2 = 0{,}020\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, v_{\text{eq}} = 16{,}0\text{ mL} et V_S = 10{,}0\text{ mL} :
La solution (S) ayant été préparée par dilution d'un facteur F = 10 de la solution commerciale (question Q59), la concentration c de la solution commerciale est :
Résultat
Question 62
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages
Notions : titre massique
Déterminer alors le titre en de la solution commerciale.
Voir l'indiceIndice
Exprimer le volume d'oxygène gazeux produit par litre de solution selon la réaction de décomposition et le volume molaire V_m.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du pourcentage massique en \mathrm{H}_2\mathrm{O}_2 à partir de la concentration molaire, de la masse molaire et de la densité.
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D'après le document 2, le titre d'une solution d'eau oxygénée, exprimé en volumes (noté « vol. »), correspond au volume de dioxygène gazeux \mathrm{O}_{2(\text{g})}, mesuré en litres dans les conditions normales de température et de pression, dégagé par la décomposition totale de V_0 = 1{,}0\text{ L} de cette solution.
La réaction de décomposition (dismutation) du peroxyde d'hydrogène s'écrit (d'après la question Q55) :
Pour un volume V_0 = 1{,}0\text{ L} de solution commerciale de concentration c, la quantité de matière de peroxyde d'hydrogène initiale est :
D'après les coefficients stœchiométriques, la quantité de dioxygène susceptible d'être libérée lors de la décomposition complète est :
Le volume de dioxygène correspondant, dans les conditions où le volume molaire vaut V_m = 22{,}4\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}, est :
Le titre T, exprimé en volumes, est numériquement égal au volume V(\mathrm{O_2}) obtenu pour V_0 = 1{,}0\text{ L} :
Avec c = 0{,}80\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} (d'après la question Q61) et V_m = 22{,}4\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1} :
En tenant compte des deux chiffres significatifs de la concentration c :
Résultat
Question 63
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : vitesse volumique de disparition
Donner l’expression de la vitesse volumique de disparition de l’ion hypochlorite.
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Définir la vitesse volumique de disparition à volume constant comme l'opposé de la dérivée temporelle de la concentration.
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Définition de la vitesse volumique de disparition de l'ion hypochlorite : v = -\mathrm{d}[\mathrm{ClO}^-]/\mathrm{d}t.
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À volume réactionnel constant, la vitesse volumique de disparition d'une espèce chimique est définie par l'opposé de la dérivée par rapport au temps de sa concentration molaire.
Pour l'ion hypochlorite \mathrm{ClO^-}, l'expression de sa vitesse volumique de disparition v s'écrit donc :
Résultat
Question 64
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : vitesse de réaction, méthode différentielle
En expliquant votre démarche, calculer à l’aide du graphique (en moles par litre par semaine) la valeur de cette vitesse juste après la date .
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Tracer la tangente à la courbe à la date t=0 et calculer la valeur absolue de sa pente.
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- Relier la vitesse volumique de disparition définie en Q63 à la pente de la courbe [\mathrm{ClO}^-](t) à l'instant initial.
- Décrire la méthode graphique : tracé de la tangente à l'origine et choix de deux points remarquables sur cette droite.
- Effectuer l'application numérique avec son unité (\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{semaine}^{-1}) et préciser l'intervalle de tolérance usuel.
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Tracé de la tangente à l'origine sur la courbe [\mathrm{ClO}^-](t) et calcul de sa pente pour déterminer v(0).
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D'après la question Q63, la vitesse volumique de disparition de l'ion hypochlorite s'écrit :
Géométriquement, la vitesse à la date t = 0 correspond donc à l'opposé du coefficient directeur de la tangente à la courbe [\mathrm{ClO}^-](t) en t = 0 :
Démarche graphique :
- On trace la tangente à la courbe à l'instant initial t = 0.
- Cette droite passe par le point initial A\left(t_A = 0\text{ semaine}\,,\, [\mathrm{ClO}^-]_A = 2{,}0\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}\right).
- Elle coupe l'axe des abscisses ([\mathrm{ClO}^-] = 0) en un point B situé vers t_B \approx 6{,}7\text{ semaines} (ou coupe l'ordonnée [\mathrm{ClO}^-] = 0{,}5\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} à environ t \approx 5{,}0\text{ semaines}).
Le calcul de la pente donne ainsi :
(Compte tenu de l'imprécision inhérente au tracé d'une tangente, une valeur comprise entre 0{,}25 et 0{,}35\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{semaine}^{-1} est parfaitement recevable).
Résultat
Question 65
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : facteur cinétique, concentration
Préciser, toujours à l’aide du graphique, comment évolue la valeur de la vitesse au cours du temps. Expliquer qualitativement l’origine de cette évolution.
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Relier la diminution de la vitesse à la diminution de la concentration du réactif, qui agit comme un facteur cinétique fondamental.
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Décroissance de la vitesse au cours du temps expliquée par la diminution de la concentration en réactif (chocs efficaces).
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D'après la question Q63, la vitesse volumique de disparition de l'ion hypochlorite s'écrit :
Elle est égale à l'opposé du coefficient directeur de la tangente à la courbe [\mathrm{ClO}^-] = f(t) à la date t.
Évolution à l'aide du graphique : Au cours du temps, la courbe s'aplatit : la pente des tangentes reste négative mais sa valeur absolue décroît progressivement jusqu'à tendre vers zéro aux temps longs. Par conséquent, la vitesse v diminue au cours du temps.
\boxed{\text{La vitesse volumique } v(t) \text{ décroît au cours du temps.}}- Origine qualitative de cette évolution : La concentration des réactifs est un facteur cinétique. Au fur et à mesure que la décomposition progresse, le réactif \mathrm{ClO}^- est consommé, donc sa concentration [\mathrm{ClO}^-] diminue. Au niveau microscopique, la diminution de la concentration entraîne une baisse de la probabilité de rencontre et de la fréquence des chocs efficaces entre les entités réactives, ce qui conduit au ralentissement progressif de la réaction.
Résultat
Question 66
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : ordre d'une réaction, loi de vitesse
Préciser la relation entre la vitesse et la concentration en ion hypochlorite dans le cas d’une réaction d’ordre 2.
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Écrire la loi de vitesse différentielle sous la forme v = k\,[\mathrm{ClO}^-]^2.
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Expression de la loi de vitesse pour un ordre 2 : v = k[\mathrm{ClO}^-]^2.
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Dans le cas où la réaction admet un ordre global égal à 2 par rapport à l'unique réactif, l'ion hypochlorite \mathrm{ClO}^-, la loi de vitesse s'écrit :
où :
- v est la vitesse volumique de disparition de l'ion hypochlorite (en \mathrm{mol\cdot L^{-1}\cdot semaine^{-1}}) ;
- [\mathrm{ClO}^-] est la concentration molaire en ions hypochlorite à l'instant considéré (en \mathrm{mol\cdot L^{-1}}) ;
- k est la constante de vitesse de la réaction (ici en \mathrm{L\cdot mol^{-1}\cdot semaine^{-1}}), ne dépendant que de la température.
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Question déjà tombée ailleurs
Question 67
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : ordre d'une réaction, méthode intégrale
Montrer que les valeurs données dans le tableau 1 sont en accord avec l’hypothèse d’une réaction de décomposition de l’ion hypochlorite d’ordre 2.
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Calculer le rapport des vitesses pour deux concentrations dont le ratio vaut 2, et vérifier que la vitesse est divisée par un facteur 4.
Voir la stratégieStratégie
Pour tester l'accord avec une loi de vitesse d'ordre 2 établie à la question Q66 (v = k\,[\mathrm{ClO}^-]^2), on peut :
- soit calculer la constante de vitesse k = \dfrac{v}{[\mathrm{ClO}^-]^2} pour chacun des deux points de mesure et vérifier sa constance ;
- soit comparer le rapport des vitesses au carré du rapport des concentrations.
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Test de la loi intégrée 1/[\mathrm{ClO}^-] - 1/[\mathrm{ClO}^-]_0 = 2kt sur les données du tableau pour valider l'ordre 2.
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D'après la loi de vitesse d'ordre 2 (question Q66) :
Calculons la constante de vitesse k à partir des données du tableau 1 :
À la date t_1 = 6{,}5\text{ semaines} :
k_1 = \frac{v_1}{[\mathrm{ClO}^-]_1^2} = \frac{0{,}076}{1^2} = 0{,}076\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{semaine}^{-1}À la date t_2 = 19{,}5\text{ semaines} :
k_2 = \frac{v_2}{[\mathrm{ClO}^-]_2^2} = \frac{0{,}019}{(0{,}5)^2} = \frac{0{,}019}{0{,}25} = 0{,}019 \times 4 = 0{,}076\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{semaine}^{-1}
On constate que :
De façon équivalente, lorsque la concentration est divisée par 2 (passage de 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} à 0{,}5\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}), la vitesse est divisée par :
ce qui correspond exactement au comportement attendu pour un ordre partiel égal à 2.
Les données expérimentales du tableau 1 sont donc en parfait accord avec l'hypothèse d'une réaction d'ordre 2.
Résultat
Question 68
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : facteur cinétique, loi d'arrhenius
Formuler un conseil à donner aux utilisateurs quant aux conditions de stockage des solutions de traitement de l’eau, telles que celles à l’oxygène actif ou aux ions hypochlorite, afin d’allonger leur durée de conservation.
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Rappeler le rôle de la température et de la lumière comme facteurs cinétiques pour préconiser un stockage au frais et à l'abri des rayons lumineux.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les facteurs cinétiques influençant la vitesse d'une réaction de décomposition chimique (température, lumière).
- En déduire les préconisations concrètes de stockage permettant de minimiser la constante de vitesse k(T) et d'inhiber les processus photochimiques.
Voir la réponse courteRéponse courte
Préconisation de stockage au frais et à l'abri de la lumière pour abaisser la constante de vitesse (loi d'Arrhenius).
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La décomposition de l'eau oxygénée \mathrm{H_2O_2} comme celle des ions hypochlorite \mathrm{ClO^-} sont des réactions indésirables dont la cinétique dépend fortement de plusieurs facteurs cinétiques :
La température : la constante de vitesse suit la loi d'Arrhenius,
k(T) = A \exp\left(-\frac{E_a}{R T}\right)Une diminution de température entraîne une décroissance très nette de la vitesse de décomposition.
- Le rayonnement lumineux : les photons (en particulier dans le proche UV et le visible) activent la coupure homolytique de liaisons fragiles (\mathrm{O}-\mathrm{O} ou \mathrm{Cl}-\mathrm{O}), catalysant ainsi photochimiquement la décomposition.
On conseille donc aux utilisateurs de :
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Questions fréquentes sur ce sujet
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.