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Corrigé détaillé CCINP Modélisation PSI 2026

Modélisation de l'entretien automatisé d'une piscine privée

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 26 questions sur 46. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 11 · PTSI 10 · MP2I 11 · TSI1 10 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Solutions aqueuses et électrochimie, Électrocinétique et électronique, Mécanique des fluides · 9 incontournables · 26 questions de première année
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Ce sujet aborde de façon très concrète et transversale la problématique du traitement et du maintien de la qualité de l'eau d'une piscine privée. Il mobilise des compétences variées à l'interface de la physique appliquée, des sciences de l'ingénieur et de la chimie, caractéristiques de l'épreuve de modélisation de la filière PSI.

La première partie étudie la cinématique d'une pompe à piston entraînée par un système bielle-manivelle, son débit moyen refoulé, puis l'asservissement en débit de la boucle de circulation par un correcteur proportionnel-intégral. La seconde partie développe la chimie du traitement de l'eau au sel : production de chlore libre par électrolyse, étude thermodynamique et cinétique des espèces chlorées, chaîne de mesure instrumentale (capteur redox et CAN), dégradation photochimique sous l'action des UV solaires et simulation numérique de l'évolution temporelle de la concentration par la méthode d'Euler. C'est un sujet très complet, particulièrement formateur pour réviser l'instrumentation, l'automatique continue et l'électrochimie en situation industrielle.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 3 h 10 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

9 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

37 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (37) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé, parties indépendantes
  • Erreur d'énoncé

    À la question Q45, l'énoncé demande une « puissance [...] en kWh ». Le kilowatt-heure étant une unité d'énergie, il faut calculer l'énergie journalière consommée E = U I \Delta t en kWh, tout en précisant la puissance P = U I en watts.

  • Parties indépendantes

    La partie II, consacrée à la chimie de l'eau et aux capteurs, est totalement indépendante de la partie I portant sur la cinématique de la pompe et son asservissement.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

46 questions
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Partie I : Régulation du débit de la pompe de circulation

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : débit volumique, vitesse débitante

Calculer le débit minimal et le débit maximal de la pompe en pour respecter l'exigence imposée par le cahier des charges. En déduire le diamètre minimal et maximal de la tuyauterie en mm.

Voir l'indice

Relier le débit volumique au volume du bassin divisé par le temps d'opération prescrit, puis exploiter la relation q = S \cdot v = \frac{\pi d^2}{4} v en veillant aux conversions d'unités.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le débit volumique q en divisant le volume de la piscine par la durée imposée de fonctionnement (\Delta t = 8\text{ h}), puis convertir en \mathrm{L\cdot s^{-1}}.
  2. Relier le débit volumique à la vitesse moyenne d'écoulement v et à la section circulaire S = \frac{\pi d^2}{4} de la canalisation pour en déduire l'expression de d.
Voir la réponse courte

Calcul des débits extrêmes par q = V/\Delta t puis des diamètres associés par q = v \pi d^2 / 4.

Voir le corrigé complet

Le cahier des charges impose que le volume total de la piscine soit filtré en une durée \Delta t = 8\text{ h} = 8 \times 3\,600\text{ s} = 28\,800\text{ s}.

Le débit volumique minimal est obtenu pour V_{\min} = 30\text{ m}^3 = 30 \times 10^3\text{ L} :

q_{\min} = \frac{V_{\min}}{\Delta t} = \frac{30\,000}{28\,800} = \frac{25}{24}\text{ L}\cdot\text{s}^{-1} \approx 1,04\text{ L}\cdot\text{s}^{-1}

Le débit volumique maximal est obtenu pour V_{\max} = 120\text{ m}^3 = 120 \times 10^3\text{ L} :

q_{\max} = \frac{V_{\max}}{\Delta t} = \frac{120\,000}{28\,800} = \frac{25}{6}\text{ L}\cdot\text{s}^{-1} \approx 4,17\text{ L}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{q_{\min} \approx 1,0\text{ L}\cdot\text{s}^{-1} \quad \text{et} \quad q_{\max} \approx 4,2\text{ L}\cdot\text{s}^{-1}}

L'eau circule à la vitesse v = 1,5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} dans une canalisation cylindrique de diamètre intérieur d et de section droite S = \frac{\pi d^2}{4}. La conservation du débit volumique s'écrit :

q = S \cdot v = \frac{\pi d^2}{4} v \implies d = \sqrt{\frac{4 q}{\pi v}}

avec q exprimé en \text{m}^3\cdot\text{s}^{-1}.

Pour le diamètre minimal :

\begin{aligned} d_{\min} &= \sqrt{\frac{4 q_{\min}}{\pi v}} = \sqrt{\frac{4 \times \frac{25}{24} \cdot 10^{-3}}{\pi \times 1,5}} = \sqrt{\frac{1}{360\pi}} \\ d_{\min} &\approx \sqrt{\frac{1}{1\,131}}\text{ m} \approx 2,97 \cdot 10^{-2}\text{ m} = 29,7\text{ mm} \end{aligned}

Comme V_{\max} = 4\,V_{\min}, on a q_{\max} = 4\,q_{\min}, d'où :

\begin{aligned} d_{\max} &= \sqrt{4}\,d_{\min} = 2\,d_{\min} \approx 59,5\text{ mm} \end{aligned}
\boxed{d_{\min} \approx 30\text{ mm} \quad \text{et} \quad d_{\max} \approx 60\text{ mm}}

Résultat

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I.1 · Modélisation mécanique du système d'aspiration de la pompe

Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : repérage, cinématique du point

Exprimer la relation entrée-sortie entre et sous la forme . Justifier que la relation entrée-sortie donnée ci-dessous est la seule solution possible.

Voir l'indice

Projeter la fermeture vectorielle \vec{OB} = \vec{OA} + \vec{AB} sur les axes \vec{x}_0 et \vec{y}_0, éliminer l'angle \theta_2 à l'aide de \cos^2\theta_2 + \sin^2\theta_2 = 1 et justifier le signe de la racine d'après la disposition géométrique du piston.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la fermeture géométrique vectorielle de la chaîne cinématique fermée : \overrightarrow{OB} = \overrightarrow{OA} + \overrightarrow{AB}.
  2. Projeter cette relation dans la base (\vec{x}_0, \vec{y}_0) pour éliminer la variable angulaire interne \theta_2.
  3. Discuter les deux solutions mathématiques issues de la racine carrée en s'appuyant sur la géométrie d'assemblage du mécanisme.
Voir la réponse courte

Projection de la fermeture géométrique sur les axes pour exprimer x_3 en éliminant l'angle de la bielle.

Voir le corrigé complet

La fermeture géométrique vectorielle de la chaîne s'écrit :

\overrightarrow{OB} = \overrightarrow{OA} + \overrightarrow{AB}

En projetant les vecteurs \vec{x}_1 et \vec{x}_2 dans la base fixe (\vec{x}_0, \vec{y}_0, \vec{z}_0) liée au bâti (0) :

\begin{aligned} \overrightarrow{OA} &= R \cos \theta_1\,\vec{x}_0 + R \sin \theta_1\,\vec{y}_0 \\ \overrightarrow{AB} &= L \cos \theta_2\,\vec{x}_0 + L \sin \theta_2\,\vec{y}_0 \\ \overrightarrow{OB} &= x_3\,\vec{x}_0 \end{aligned}

La projection de la relation de fermeture sur les axes \vec{x}_0 et \vec{y}_0 conduit au système :

\begin{align*} x_3 &= R \cos \theta_1 + L \cos \theta_2 \tag{1} \\ 0 &= R \sin \theta_1 + L \sin \theta_2 \tag{2}\end{align*}

De l'équation (2), on tire :

L \sin \theta_2 = - R \sin \theta_1

En utilisant la relation trigonométrique \cos^2 \theta_2 + \sin^2 \theta_2 = 1 :

(L \cos \theta_2)^2 = L^2 - (L \sin \theta_2)^2 = L^2 - (R \sin \theta_1)^2

Comme R < L, on a pour tout \theta_1, L^2 - (R \sin \theta_1)^2 \ge L^2 - R^2 > 0. On en déduit deux solutions mathématiques pour L \cos \theta_2 :

L \cos \theta_2 = \pm \sqrt{L^2 - (R \sin \theta_1)^2}

D'où l'expression générale de la position du piston :

x_3 = R \cos \theta_1 \pm \sqrt{L^2 - (R \sin \theta_1)^2}

Justification de la solution retenue :

D'après le schéma cinématique (figure 2), le piston (3) est situé à droite de la manivelle (x_3 > 0 en permanence) et la bielle est dirigée vers les x croissants depuis le point A vers le point B. Ainsi :

\overrightarrow{AB} \cdot \vec{x}_0 = L \cos \theta_2 > 0 \quad \left(\theta_2 \in \left]-\frac{\pi}{2}, \frac{\pi}{2}\right[\right)

La branche négative mènerait par exemple, pour \theta_1 = 0, à x_3 = R - L < 0 (bielle repliée vers la gauche), ce qui est incompatible avec la configuration géométrique de montage de la pompe.

La seule solution physiquement possible est donc :

\boxed{x_3 = R \cos \theta_1 + \sqrt{L^2 - (R \sin \theta_1)^2}}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : cinématique du point, tracé de courbe

Donner l'expression de en fonction de . Tracer l'allure de en fonction de sur pour un ratio . Préciser les valeurs de pour et .

Voir l'indice

Mettre en facteur L dans l'expression précédente, introduire la variable réduite R/L = 1/2 et calculer les valeurs remarquables pour \theta_1 = 0 et \theta_1 = \pi.

Voir la stratégie
  1. Diviser par L la relation entrée-sortie établie à la question Q2 pour faire apparaître le rapport d'aspect \frac{R}{L}.
  2. Évaluer l'expression aux points singuliers \theta_1 = 0 et \theta_1 = \pi pour \frac{R}{L} = \frac{1}{2}.
  3. Tracer la courbe sur deux périodes complètes [0, 4\pi] en faisant apparaître la périodicité et les extrema (points morts).
Voir la réponse courte

Adimensionnement de la position et tracé de la loi d'entrée-sortie périodique avec ses extrema en 0 et \pi.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question Q2 :

x_3 = R \cos \theta_1 + \sqrt{L^2 - (R \sin \theta_1)^2}

En divisant les deux membres par L et en factorisant sous le radical :

\boxed{\frac{x_3}{L} = \frac{R}{L} \cos \theta_1 + \sqrt{1 - \left(\frac{R}{L}\right)^2 \sin^2 \theta_1}}

Pour un ratio \dfrac{R}{L} = \dfrac{1}{2}, la relation devient :

\frac{x_3}{L} = \frac{1}{2} \cos \theta_1 + \sqrt{1 - \frac{1}{4} \sin^2 \theta_1}

Évaluons cette fonction aux positions demandées :

  • En \theta_1 = 0 :

    \cos 0 = 1 \quad \text{et} \quad \sin 0 = 0 \implies \boxed{\frac{x_3}{L}(\theta_1 = 0) = \frac{1}{2} + 1 = \frac{3}{2} = 1{,}5}
  • En \theta_1 = \pi :

    \cos \pi = -1 \quad \text{et} \quad \sin \pi = 0 \implies \boxed{\frac{x_3}{L}(\theta_1 = \pi) = -\frac{1}{2} + 1 = \frac{1}{2} = 0{,}5}

La fonction est 2\pi-périodique et paire en \theta_1. L'intervalle d'étude [0, 4\pi] correspond à deux tours complets de manivelle.

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : cylindrée, débit volumique

Exprimer littéralement la cylindrée de la pompe (volume balayé par le piston (3) pour un tour de la manivelle (1)) en fonction de et de .

Voir l'indice

Calculer la course maximale du piston c = x_3(0) - x_3(\pi) et la multiplier par la section droite du cylindre de diamètre d_p.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la course c du piston, définie comme la distance séparant les deux positions extrêmes (points morts) atteintes par le piston lors d'un cycle complet.
  2. Calculer la section droite S_p du piston à partir de son diamètre d_p.
  3. En déduire la cylindrée C, volume balayé par le piston sur sa course : C = S_p \times c.
Voir la réponse courte

La course vaut 2R, d'où la cylindrée balayée C = 2R \times \pi d_p^2 / 4 = \pi R d_p^2 / 2.

Voir le corrigé complet

La position du piston oscille entre deux positions extrêmes correspondant aux points morts haut et bas :

  • pour \theta_1 = 0, x_{3,\max} = L + R ;
  • pour \theta_1 = \pi, x_{3,\min} = L - R.

La course du piston, notée c, vaut donc :

c = x_{3,\max} - x_{3,\min} = (L + R) - (L - R) = 2R

Le piston étant de section circulaire de diamètre d_p, sa surface utile est :

S_p = \frac{\pi d_p^2}{4}

La cylindrée C correspond au volume balayé par le piston au cours d'un demi-tour (qui est identique au volume aspiré ou refoulé sur un tour complet pour une pompe simple effet) :

\begin{aligned} C &= S_p \cdot c \\ &= \frac{\pi d_p^2}{4} \cdot 2R \end{aligned}

soit :

\boxed{C = \frac{\pi R d_p^2}{2}}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : vitesse, cinématique du point

Exprimer la vitesse du piston par rapport au bâti en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Dériver la relation entrée-sortie x_3(t) par rapport au temps en appliquant la dérivation de fonctions composées avec \dot{\theta}_1 = \Omega_m.

Voir la stratégie
  1. Identifier la grandeur cinématique demandée : la vitesse du piston (3) par rapport au bâti (0) est la dérivée temporelle de son vecteur position \vec{v}(B\in 3/0) = \dot{x}_3\,\vec{x}_0 = v_3\,\vec{x}_0.
  2. Dériver l'expression de la position x_3(t) = f(\theta_1(t), R, L) par rapport au temps en appliquant la règle de dérivation des fonctions composées avec \dot{\theta}_1 = \Omega_m.
Voir la réponse courte

Dérivation temporelle de x_3(t) avec \dot{\theta}_1 = \Omega_m pour obtenir la vitesse du piston.

Voir le corrigé complet

Le piston (3) étant en liaison glissière de direction \vec{x}_0 par rapport au bâti (0), le vecteur vitesse du point B appartenant au piston dans son mouvement par rapport à (0) s'écrit :

\vec{v}(B \in 3/0) = \left(\frac{\mathrm{d}\overrightarrow{OB}}{\mathrm{d}t}\right)_{\!\!R_0} = \dot{x}_3\,\vec{x}_0 = v_3\,\vec{x}_0

La vitesse algébrique v_3 du piston est donc donnée par la dérivée temporelle de la loi entrée-sortie obtenue à la question Q2 :

x_3(t) = R\cos\theta_1(t) + \sqrt{L^2 - R^2\sin^2\theta_1(t)}

En dérivant terme à terme par rapport au temps :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\bigl(R\cos\theta_1\bigr) &= - R\,\dot{\theta}_1\sin\theta_1 = - R\,\Omega_m\sin\theta_1 \\ \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(\sqrt{L^2 - R^2\sin^2\theta_1}\right) &= \frac{1}{2\sqrt{L^2 - R^2\sin^2\theta_1}} \cdot \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\bigl(L^2 - R^2\sin^2\theta_1\bigr) \\ &= \frac{-2 R^2\,\dot{\theta}_1\sin\theta_1\cos\theta_1}{2\sqrt{L^2 - R^2\sin^2\theta_1}} \\ &= - \frac{R^2\Omega_m\sin\theta_1\cos\theta_1}{\sqrt{L^2 - R^2\sin^2\theta_1}} \end{aligned}

En sommant ces deux termes et en factorisant par -R\,\Omega_m\sin\theta_1, on obtient :

\boxed{v_3 = - R\,\Omega_m\sin\theta_1\left(1 + \frac{R\cos\theta_1}{\sqrt{L^2 - (R\sin\theta_1)^2}}\right)}

On peut également l'écrire à l'aide de l'angle double \sin(2\theta_1) = 2\sin\theta_1\cos\theta_1 :

v_3 = - R\,\Omega_m\left(\sin\theta_1 + \frac{R\sin(2\theta_1)}{2\sqrt{L^2 - (R\sin\theta_1)^2}}\right)

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : débit volumique, vitesse débitante

En déduire les expressions du débit instantané de l'eau refoulée pour et pour en fonction de et de .

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Identifier sur le cycle la phase de refoulement correspondant au sens d'avancée du piston et écrire le débit volumique instantané sous la forme q(t) = S_p \cdot |v_3(t)|.

Voir la stratégie
  1. Identifier la section droite du piston à partir de son diamètre d_p.
  2. Exprimer le débit instantané lors de la phase de refoulement comme le produit de cette section par la vitesse de déplacement du piston, en vérifiant le signe.
Voir la réponse courte

Le débit instantané refoulé vaut S v_3 lors de la phase de refoulement et s'annule pendant l'aspiration.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la phase d'aspiration a lieu pour \theta_1 \in [0, \pi], pendant laquelle aucun débit n'est refoulé :

\boxed{q = 0 \quad \text{pour } \theta_1 \in [0, \pi]}

Pour \theta_1 \in [\pi, 2\pi], l'eau est refoulée. Le débit volumique instantané refoulé correspond au volume balayé par le piston par unité de temps. La section droite transversale du piston vaut :

S_p = \frac{\pi d_p^2}{4}

Sur l'intervalle \theta_1 \in [\pi, 2\pi], on a \sin\theta_1 \le 0, donc la vitesse algébrique v_3 = \dot{x}_3 établie à la question Q5 est positive (v_3 \ge 0). Le fluide incompressible est alors poussé hors de la chambre, ce qui donne pour le débit instantané :

q = S_p \, v_3

soit :

\boxed{q = \frac{\pi d_p^2}{4} \, v_3 \quad \text{pour } \theta_1 \in [\pi, 2\pi]}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : débit volumique, valeur moyenne

À partir du résultat obtenu à la question Q6, déterminer l'expression du débit moyen refoulé par tour de manivelle en en fonction de , et de .

Voir l'indice

Intégrer le débit instantané sur une période T = 2\pi/\Omega_m, ou remarquer directement que le volume évacué par cycle est égal à la cylindrée C.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le débit moyen sur une période correspondant à un tour complet de la manivelle : T = \frac{2\pi}{\Omega_m}.
  2. Remplacer le débit instantané par son expression établie à la question Q6 et effectuer le changement de variable temporel vers la position du piston x_3.
  3. Exprimer le volume refoulé par tour en reliant le résultat à la cylindrée C calculée à la question Q4, puis simplifier pour obtenir q_{\text{moy}}.
Voir la réponse courte

Intégration sur une période : le débit moyen refoulé est le produit de la cylindrée par la fréquence de rotation.

Voir le corrigé complet

La rotation de la manivelle s'effectue à vitesse angulaire constante \Omega_m. La période associée à un tour de manivelle est donc :

T = \frac{2\pi}{\Omega_m}

Par définition, le débit moyen refoulé q_{\text{moy}} sur une période T s'écrit :

q_{\text{moy}} = \frac{1}{T} \int_0^T q(t) \, \mathrm{d}t

D'après la question Q6, le débit instantané est nul sur la demi-période d'aspiration \theta_1 \in [0, \pi] (soit t \in [0, T/2]) et vaut q(t) = \frac{\pi d_p^2}{4} v_3(t) sur la demi-période de refoulement \theta_1 \in [\pi, 2\pi] (soit t \in [T/2, T]). Sachant que v_3(t) = \frac{\mathrm{d}x_3}{\mathrm{d}t}, le volume d'eau refoulé au cours d'un tour s'exprime par :

\begin{aligned} V_{\text{refoulé}} &= \int_{T/2}^T q(t) \, \mathrm{d}t \\ &= \frac{\pi d_p^2}{4} \int_{T/2}^T \frac{\mathrm{d}x_3}{\mathrm{d}t} \, \mathrm{d}t \\ &= \frac{\pi d_p^2}{4} \left( x_3(T) - x_3(T/2) \right) \end{aligned}

Aux instants considérés, la manivelle atteint ses points morts :

  • à t = T/2, \theta_1 = \pi et x_3(\pi) = L - R (point mort intérieur) ;
  • à t = T, \theta_1 = 2\pi et x_3(2\pi) = L + R (point mort extérieur).

La course du piston est donc x_3(2\pi) - x_3(\pi) = 2R. Le volume refoulé sur un tour correspond exactement à la cylindrée C déterminée à la question Q4 :

V_{\text{refoulé}} = \frac{\pi d_p^2}{4} \cdot 2R = \frac{\pi R d_p^2}{2} = C

On en déduit l'expression du débit moyen refoulé :

\begin{aligned} q_{\text{moy}} &= \frac{V_{\text{refoulé}}}{T} = \frac{C}{\frac{2\pi}{\Omega_m}} = \frac{\pi R d_p^2}{2} \cdot \frac{\Omega_m}{2\pi} \end{aligned}
\boxed{q_{\text{moy}} = \frac{R \, d_p^2 \, \Omega_m}{4}}

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : valeur moyenne, langage python

Définir la fonction Python moyenne(q). Cette fonction prend comme argument la liste des débits relevés q en et renvoie le débit moyen qmoy en .

Voir l'indice

Programmer le calcul de la moyenne arithmétique d'une liste en combinant les fonctions natives Python sum() et len().

Voir la réponse courte

Définition d'une fonction Python renvoyant la moyenne arithmétique d'une liste de débits avec sum(q)/len(q).

Voir le corrigé complet

Sous l'hypothèse d'un échantillonnage temporel régulier à pas de temps constant \Delta t sur une durée totale T = N\,\Delta t, la valeur moyenne temporelle du débit s'approxime par la moyenne arithmétique des N valeurs instantanées relevées :

q_{\text{moy}} = \frac{1}{T}\int_0^T q(t)\,\mathrm{d}t \approx \frac{1}{N} \sum_{k=0}^{N-1} q[k]

En Python, la somme des éléments d'une liste s'obtient directement à l'aide de la fonction native sum() et son effectif par len() :

def moyenne(q):
    qmoy = sum(q) / len(q)
    return qmoy

Une implémentation alternative équivalente, basée sur une boucle explicite d'accumulation, s'écrit :

def moyenne(q):
    somme = 0.0
    for val in q:
        somme += val
    qmoy = somme / len(q)
    return qmoy
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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : débit volumique, validation de modèle

Le code Python donne un débit moyen . Calculer le débit moyen obtenu par la modélisation à partir de l'expression trouvée à la question Q7. Comparer le résultat obtenu par modélisation et par expérimentation. Conclure quant à la validité du modèle proposé précédemment.

Voir l'indice

Effectuer l'application numérique de la formule établie en Q7 avec les dimensions fournies et confronter la valeur calculée à celle relevée expérimentalement.

Voir la stratégie
  1. Convertir la vitesse de rotation \Omega_m, donnée en \mathrm{tr\cdot min^{-1}}, en radians par seconde (\mathrm{rad\cdot s^{-1}}).
  2. Évaluer numériquement le débit moyen modélisé q_{\text{moy, mod}} à l'aide de l'expression établie à la question Q7.
  3. Calculer l'écart relatif avec la valeur expérimentale q_{\text{moy, exp}} et conclure sur la validité du modèle.
Voir la réponse courte

Application numérique du débit moyen théorique et confrontation avec la valeur expérimentale pour valider le modèle.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q7, le débit moyen refoulé issu de la modélisation s'écrit :

q_{\text{moy, mod}} = \frac{R\, d_p^2\, \Omega_m}{4}

Convertissons la vitesse angulaire de rotation en unités du Système International :

\Omega_m = 2\,500 \text{ tr}\cdot\text{min}^{-1} = 2\,500 \times \frac{2\pi}{60}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} = \frac{250\pi}{3}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \approx 262\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

Avec R = 0{,}04\text{ m} et d_p = 0{,}03\text{ m}, on a :

\begin{aligned} \frac{R\, d_p^2}{4} &= \frac{0{,}04 \times (0{,}03)^2}{4} = 9{,}0 \cdot 10^{-6}\text{ m}^3\cdot\text{rad}^{-1} \\ q_{\text{moy, mod}} &= 9{,}0 \cdot 10^{-6} \times \frac{250\pi}{3} = 750\pi \cdot 10^{-6} \approx 2{,}36 \cdot 10^{-3}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

Soit, avec deux chiffres significatifs cohérents avec les données :

\boxed{q_{\text{moy, mod}} \approx 2{,}4 \cdot 10^{-3}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}}

Comparaison et conclusion : La valeur issue de l'expérimentation fournie par le script Python est q_{\text{moy, exp}} = 2{,}4 \cdot 10^{-3}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}. L'écart relatif entre le modèle et l'expérience vaut :

\frac{|q_{\text{moy, mod}} - q_{\text{moy, exp}}|}{q_{\text{moy, exp}}} = \frac{|2{,}356 - 2{,}4|}{2{,}4} \approx 1{,}8\,\% < 2\,\%

L'accord entre le débit théorique et le débit expérimental est excellent : le modèle cinématique et hydraulique proposé pour la pompe volumétrique est donc validé.

Résultat

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I.2 · Modélisation de la régulation sous la forme d'un schéma-bloc

Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : fonction de transfert, écart statique

Déterminer l'expression du gain de l'adaptateur pour que l'écart soit nul en régime permanent.

Voir l'indice

Exprimer l'erreur statique en régime permanent pour une consigne constante \epsilon(\infty) = U_c(\infty) - U_{\text{mes}}(\infty) et choisir K_a pour obtenir une erreur nulle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le signal d'écart \varepsilon(p) en sortie du comparateur en fonction des signaux de consigne Q_c(p) et de sortie Q_s(p).
  2. Traduire la condition d'annulation de cet écart en régime permanent lorsque la consigne est respectée (Q_s = Q_c).
Voir la réponse courte

Détermination du gain d'adaptation K_a assurant un signal de retour égal à la consigne en régime permanent.

Voir le corrigé complet

D'après le schéma-bloc de la figure 4, l'écart en sortie du comparateur s'écrit dans le domaine de Laplace :

\varepsilon(p) = U_c(p) - U_{\text{mes}}(p)

avec :

U_c(p) = K_a \, Q_c(p) \quad \text{et} \quad U_{\text{mes}}(p) = K_q \, Q_s(p)

On en déduit :

\varepsilon(p) = K_a \, Q_c(p) - K_q \, Q_s(p)

En régime permanent, l'objectif d'asservissement impose que la sortie converge vers la consigne, soit Q_s = Q_c. Pour que l'écart \varepsilon soit simultanément nul quelle que soit la valeur de consigne Q_c, il faut :

\varepsilon = (K_a - K_q) Q_c = 0 \quad \forall Q_c

On obtient ainsi :

\boxed{K_a = K_q}

Numériquement, avec K_q = 1\text{ V}\cdot\text{s}\cdot\text{m}^{-3} :

\boxed{K_a = 1\text{ V}\cdot\text{s}\cdot\text{m}^{-3}}

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : fonction de transfert, schéma-bloc

Déterminer la relation de transfert . Préciser les expressions de et de sous forme canonique.

Voir l'indice

Appliquer le principe de superposition pour déterminer les transmittances partielles en boucle fermée H_1(p) et H_2(p) à partir des blocs de la chaîne directe et de retour.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les relations liant les grandeurs intermédiaires du schéma-bloc à partir des fonctions de transfert des différents constituants (avec C(p) = 1).
  2. Exprimer le débit de sortie Q_s(p) en fonction de la consigne Q_c(p) et de la perturbation Q_{pc}(p) par superposition.
  3. Identifier H_1(p) et H_2(p) et les mettre sous forme canonique (terme constant du dénominateur égal à 1).
Voir la réponse courte

Réduction du schéma-bloc par superposition pour déterminer les fonctions de transfert en boucle fermée en forme canonique.

Voir le corrigé complet

D'après le schéma-bloc de la figure 4, avec C(p) = 1 :

  • le signal d'écart vaut :

    \varepsilon(p) = U_c(p) - U_{\text{mes}}(p) = K_a Q_c(p) - K_q Q_s(p)
  • la chaîne directe fournit le débit de la pompe :

    Q_p(p) = K_{\text{pom}} \Omega_m(p) = K_{\text{pom}} H(p) K_v C(p) \varepsilon(p) = \frac{K_v K_m K_{\text{pom}}}{1 + \tau_m p} \varepsilon(p)

En posant K_0 = K_v K_m K_{\text{pom}}, la transmittance de la chaîne directe s'écrit :

T_d(p) = \frac{K_0}{1 + \tau_m p}

Au niveau du sommateur de sortie, la diminution de débit due aux pertes de charge intervient de façon soustractive :

Q_s(p) = Q_p(p) - Q_{pc}(p) = T_d(p) \left[ K_a Q_c(p) - K_q Q_s(p) \right] - Q_{pc}(p)

En regroupant les termes en Q_s(p) :

\left[ 1 + K_q T_d(p) \right] Q_s(p) = K_a T_d(p) Q_c(p) - Q_{pc}(p)

D'où l'expression du débit de sortie :

Q_s(p) = \frac{K_a T_d(p)}{1 + K_q T_d(p)} Q_c(p) - \frac{1}{1 + K_q T_d(p)} Q_{pc}(p)

En remplaçant T_d(p) = \frac{K_0}{1 + \tau_m p} :

\begin{aligned} H_1(p) &= \frac{K_a \dfrac{K_0}{1 + \tau_m p}}{1 + K_q \dfrac{K_0}{1 + \tau_m p}} = \frac{K_a K_0}{1 + K_q K_0 + \tau_m p} = \frac{\dfrac{K_a K_0}{1 + K_q K_0}}{1 + \dfrac{\tau_m}{1 + K_q K_0} p} \\ H_2(p) &= -\frac{1}{1 + K_q \dfrac{K_0}{1 + \tau_m p}} = -\frac{1 + \tau_m p}{1 + K_q K_0 + \tau_m p} = -\frac{\dfrac{1}{1 + K_q K_0} (1 + \tau_m p)}{1 + \dfrac{\tau_m}{1 + K_q K_0} p} \end{aligned}

En introduisant le gain en boucle ouverte K_{\text{BO}} = K_q K_0 = K_q K_v K_m K_{\text{pom}} et la constante de temps en boucle fermée \tau_{\text{BF}} = \frac{\tau_m}{1 + K_{\text{BO}}} :

\boxed{H_1(p) = \frac{K_1}{1 + \tau_{\text{BF}} p} \quad \text{avec} \quad K_1 = \frac{K_a K_v K_m K_{\text{pom}}}{1 + K_q K_v K_m K_{\text{pom}}} \quad \text{et} \quad \tau_{\text{BF}} = \frac{\tau_m}{1 + K_q K_v K_m K_{\text{pom}}}}
\boxed{H_2(p) = K_2 \frac{1 + \tau_m p}{1 + \tau_{\text{BF}} p} \quad \text{avec} \quad K_2 = -\frac{1}{1 + K_q K_v K_m K_{\text{pom}}}}

Remarque : si la perturbation Q_{pc}(p) est comptée additivement au sommateur, le gain K_2 prend le signe positif + \frac{1}{1 + K_q K_v K_m K_{\text{pom}}}.

Résultat

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : précision, système asservi

Le système, non asservi, respecte-t-il les exigences de précision ? Justifier.

Voir l'indice

Évaluer les gains statiques des transmittances H_1(p) et H_2(p) et vérifier si les écarts de position et de perturbation respectent les exigences du cahier des charges.

Voir la stratégie
  1. Rappeler les critères de précision imposés par le cahier des charges (table 1) : \epsilon_s = 0 (écart de position nul) et \epsilon_{\text{pert}} = 0 (rejet total de la perturbation en régime permanent).
  2. Analyser les performances au sens strict (système en boucle ouverte, non asservi) ainsi qu'au sens du système en boucle fermée non corrigé (C(p) = 1, issu des questions Q10 et Q11).
  3. Conclure quant au respect des exigences.
Voir la réponse courte

Évaluation de l'écart statique en chaîne directe sans intégrateur pour conclure au non-respect du cahier des charges.

Voir le corrigé complet

D'après la table 1, le cahier des charges exige une précision parfaite pour une entrée en échelon :

  • un écart de position nul : \epsilon_s = 0 ;
  • un écart de position pour la perturbation nul : \epsilon_{\text{pert}} = 0.

1. Analyse du système non asservi (boucle ouverte) :

  • En l'absence de boucle de rétroaction, le débit refoulé s'écrit directement :

    Q_s(p) = K_v H(p) K_{\text{pom}} U(p) + Q_{pc}(p)

    Toute perturbation Q_{pc} (perte de charge dans les canalisations) se répercute intégralement sur le débit de sortie sans la moindre compensation (\Delta Q_s = Q_{pc}), ce qui donne un écart vis-à-vis de la perturbation \epsilon_{\text{pert}} \neq 0.

  • De plus, la chaîne directe est soumise aux incertitudes de modèle et aux dérives des composants, ce qui ne permet pas de garantir un débit égal à la consigne (\epsilon_s \neq 0).

2. Analyse du système asservi non corrigé (C(p) = 1, questions Q10–Q11) : Si l'on considère le système asservi avant ajout du correcteur PI, la fonction de transfert en boucle ouverte s'écrit :

\text{FTBO}(p) = K_q K_v \frac{K_m}{1 + \tau_m p} K_{\text{pom}} = \frac{K_{\text{BO}}}{1 + \tau_m p}

avec K_{\text{BO}} = K_q K_v K_m K_{\text{pom}} = 1 \times 10 \times 10 \times (9 \cdot 10^{-6}) = 9 \cdot 10^{-4}.

La boucle ouverte ne comporte aucun intégrateur (système de classe \alpha = 0) :

  • Pour un échelon de consigne Q_c(p) = \frac{Q_0}{p} (avec Q_{pc} = 0), l'écart statique vaut, d'après le théorème de la valeur finale :

    \epsilon_s = \lim_{p \to 0} p \, \varepsilon(p) = \frac{K_a Q_0}{1 + K_{\text{BO}}} = \frac{Q_0}{1 + 9 \cdot 10^{-4}} \approx Q_0 \neq 0

    L'erreur statique est considérable (proche de 100\,\%).

  • Pour un échelon de perturbation Q_{pc}(p) = \frac{Q_{pc,0}}{p} (avec Q_c = 0), d'après la transmittance H_2(p) établie en Q11 :

    Q_s(\infty) = \lim_{p \to 0} p H_2(p) \frac{Q_{pc,0}}{p} = -\frac{1}{1 + K_{\text{BO}}} Q_{pc,0} \approx - Q_{pc,0} \neq 0

    La perturbation n'est quasiment pas atténuée (\epsilon_{\text{pert}} \neq 0).

\boxed{\text{Le système ne respecte aucune des deux exigences de précision du cahier des charges.}}

Résultat

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I.3 · Mise en place d'un correcteur

Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : correcteur pi, précision

Justifier que la mise en place de ce correcteur permet de respecter l'exigence de précision donnée dans la table 1.

Voir l'indice

Observer que le correcteur PI introduit un pôle à l'origine dans la boucle ouverte (système de classe 1), ce qui annule rigoureusement l'erreur statique indicielle et rejette les perturbations constantes.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'effet du terme intégral \frac{1}{T_i p} sur la classe de la fonction de transfert en boucle ouverte et en déduire l'écart de position pour une entrée en échelon.
  2. Examiner la position de cet intégrateur par rapport au point d'application de la perturbation Q_{pc} pour justifier l'annulation de l'écart statique dû à la perturbation.
Voir la réponse courte

L'action intégrale du correcteur PI augmente la classe de la boucle ouverte, annulant l'erreur statique indicielle.

Voir le corrigé complet

Le correcteur proportionnel-intégral choisi a pour fonction de transfert :

C(p) = K_p \left(\frac{1 + T_i p}{T_i p}\right) = K_p \left(1 + \frac{1}{T_i p}\right)

1. Précision vis-à-vis de la consigne (écart de position \epsilon_s) : La transmittance en boucle ouverte corrigée s'écrit :

T_{\text{BO}}(p) = K_q C(p) K_v H(p) K_{\text{pom}} = \frac{K_q K_p K_v K_m K_{\text{pom}}}{T_i p} \frac{1 + T_i p}{1 + \tau_m p}

La boucle ouverte comporte désormais une intégration pure (p^1 au dénominateur) : le système asservi est donc de classe 1.

Comme K_a = K_q (condition établie à la question Q10 pour un retour unitaire équivalent), la valeur finale de l'écart pour une consigne en échelon Q_c(p) = \frac{Q_{c0}}{p} vaut, d'après le théorème de la valeur finale :

\epsilon_s = \lim_{t \to +\infty} \epsilon(t) = \lim_{p \to 0} p \, \frac{K_a Q_c(p)}{1 + T_{\text{BO}}(p)} = \lim_{p \to 0} \frac{K_a Q_{c0}}{1 + T_{\text{BO}}(p)} = 0

puisque \lim_{p \to 0} |T_{\text{BO}}(p)| = +\infty. L'exigence \epsilon_s = 0 est donc respectée.

2. Précision vis-à-vis de la perturbation (écart \epsilon_{\text{pert}}) : La perturbation Q_{pc}(p) intervient au niveau du débit de sortie Q_s. L'intégrateur du correcteur C(p) est situé dans la chaîne directe, en amont du point d'injection de la perturbation.

Pour une perturbation en échelon Q_{pc}(p) = \frac{Q_{pc0}}{p} (avec consigne nulle Q_c = 0), l'écart s'écrit :

\epsilon_{\text{pert}}(p) = -K_q Q_s(p) = \frac{K_q}{1 + C(p) K_v H(p) K_{\text{pom}} K_q} \, Q_{pc}(p)

En appliquant le théorème de la valeur finale :

\epsilon_{\text{pert}} = \lim_{p \to 0} p \, \epsilon_{\text{pert}}(p) = \lim_{p \to 0} \frac{K_q Q_{pc0}}{1 + T_{\text{BO}}(p)} = 0

L'effet de la perturbation constante est donc totalement rejeté en régime permanent : l'exigence \epsilon_{\text{pert}} = 0 est respectée.

\boxed{\text{L'intégration pure introduite par le régulateur PI assure à la fois } \epsilon_s = 0 \text{ et } \epsilon_{\text{pert}} = 0.}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : compensation de pôle, boucle ouverte

Régler le paramètre du correcteur afin de compenser le pôle dominant de la fonction de transfert en boucle ouverte. Donner, dans cette configuration, l'expression de la fonction de transfert en boucle ouverte du système corrigé. Préciser l'expression du gain en boucle ouverte notée .

Voir l'indice

Choisir le zéro du correcteur T_i de façon à compenser le pôle dominant du moteur \tau_m, puis déduire la fonction de transfert en boucle ouverte simplifiée H_{BO}(p).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la fonction de transfert en boucle ouverte H_{BO}(p) en prenant en compte le correcteur C(p) et les différents blocs de la chaîne directe et de retour.
  2. Identifier le pôle de la boucle ouverte et régler T_i afin qu'il soit compensé par le zéro du correcteur PI.
  3. Simplifier l'expression de H_{BO}(p) et identifier la constante de gain de boucle ouverte K_{BO}.
Voir la réponse courte

Choix de T_i égal à la constante de temps dominante pour simplifier la fonction de transfert en boucle ouverte.

Voir le corrigé complet

La fonction de transfert en boucle ouverte non corrigée possède un unique pôle en -\frac{1}{\tau_m} issu de la fonction de transfert du moteur H(p) = \frac{K_m}{1 + \tau_m p}.

En insérant le correcteur proportionnel intégral C(p) = K_p \left(\frac{1 + T_i p}{T_i p}\right), la fonction de transfert en boucle ouverte du système asservi (en l'absence de perturbation, Q_{pc}(p) = 0) s'écrit :

\begin{aligned} H_{BO}(p) &= C(p) \cdot K_v \cdot H(p) \cdot K_{\text{pom}} \cdot K_q \\ &= K_p \left( \frac{1 + T_i p}{T_i p} \right) \cdot \frac{K_v K_m K_{\text{pom}} K_q}{1 + \tau_m p} \end{aligned}

Pour compenser le pôle dominant du procédé lié à la constante de temps du moteur \tau_m, on règle le temps d'intégration T_i de façon à faire coïncider le zéro du correcteur avec ce pôle :

\boxed{T_i = \tau_m = 1\text{ s}}

Après simplification du terme (1 + T_i p) avec (1 + \tau_m p), la fonction de transfert en boucle ouverte se réduit à un comportement d'intégrateur pur :

\boxed{H_{BO}(p) = \frac{K_{BO}}{p}}

où le gain en boucle ouverte K_{BO} s'exprime littéralement par :

\boxed{K_{BO} = \frac{K_p K_v K_m K_{\text{pom}} K_q}{T_i}}

Comme T_i = 1\text{ s}, on retrouve bien l'expression numérique :

K_{BO} = \frac{10 \times 10 \times 9\cdot 10^{-6} \times 1}{1} \cdot K_p = 9\cdot 10^{-4} \, K_p

Résultat

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Question 15

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : marge de phase, marge de gain

Rappeler les expressions de marge de gain et de marge de phase . À partir de l'expression de trouvée précédemment, justifier le respect des critères de marge de gain et de marge de phase donnés dans la table 1.

Voir l'indice

Rappeler les définitions de la marge de phase MP = 180^\circ + \arg(H_{BO}(\mathrm{j}\omega_{\mathrm{dB}})) et de la marge de gain, puis exploiter le fait que H_{BO}(p) est un intégrateur pur.

Voir la stratégie
  1. Rappeler les définitions de la pulsation de coupure à 0\text{ dB} (\omega_{\mathrm{c}}) et de la pulsation d'inversion de phase (\omega_{-\pi}), puis les expressions de la marge de phase MP et de la marge de gain MG.
  2. Évaluer le module et l'argument de H_{BO}(\mathrm{j}\omega) pour le système après compensation de pôle dominant.
  3. Calculer MP et MG, puis confronter les valeurs obtenues aux exigences de la table 1.
Voir la réponse courte

Définitions des marges de stabilité et vérification analytique sur le lieu de transfert de la boucle ouverte simplifiée.

Voir le corrigé complet

Soit \omega_{\mathrm{c}} la pulsation de coupure à 0\text{ dB} en boucle ouverte, définie par :

|H_{BO}(\mathrm{j}\omega_{\mathrm{c}})| = 1 \quad \Longleftrightarrow \quad 20\log_{10}|H_{BO}(\mathrm{j}\omega_{\mathrm{c}})| = 0\text{ dB}

et soit \omega_{-\pi} la pulsation pour laquelle la phase de la boucle ouverte vaut -180^\circ :

\arg\big(H_{BO}(\mathrm{j}\omega_{-\pi})\big) = -180^\circ

Par définition, les marges de phase et de gain s'expriment par :

\boxed{MP = 180^\circ + \arg\big(H_{BO}(\mathrm{j}\omega_{\mathrm{c}})\big)}
\boxed{MG = -20\log_{10}|H_{BO}(\mathrm{j}\omega_{-\pi})|}

(ou, sous forme linéaire, MG = \frac{1}{|H_{BO}(\mathrm{j}\omega_{-\pi})|}).

D'après le résultat de la question Q14, la fonction de transfert en boucle ouverte s'écrit :

H_{BO}(p) = \frac{K_{BO}}{p} \quad \text{avec } K_{BO} > 0

En posant p = \mathrm{j}\omega avec \omega > 0 :

H_{BO}(\mathrm{j}\omega) = \frac{K_{BO}}{\mathrm{j}\omega} = -\mathrm{j}\frac{K_{BO}}{\omega}

On en déduit le module et la phase :

\begin{aligned} |H_{BO}(\mathrm{j}\omega)| &= \frac{K_{BO}}{\omega} \\ \arg\big(H_{BO}(\mathrm{j}\omega)\big) &= -90^\circ \quad \forall\,\omega > 0 \end{aligned}
  • Marge de phase : La pulsation de coupure à 0\text{ dB} vérifie |H_{BO}(\mathrm{j}\omega_{\mathrm{c}})| = 1, soit \omega_{\mathrm{c}} = K_{BO}. La phase à cette pulsation vaut constamment -90^\circ, d'où :

    MP = 180^\circ + (-90^\circ) = 90^\circ

    Comme 90^\circ > 45^\circ, le critère de marge de phase est respecté.

  • Marge de gain : La phase reste égale à -90^\circ pour tout \omega > 0 et n'atteint jamais -180^\circ. La pulsation \omega_{-\pi} est donc infinie (ou inexistante), et le gain |H_{BO}(\mathrm{j}\omega)| tend vers 0 lorsque \omega \to +\infty. Par conséquent :

    MG = +\infty\text{ dB}

    L'exigence MG > 10\text{ dB} est donc largement respectée.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : fonction de transfert, facteur d'amortissement

Déterminer, sous forme canonique, l'expression de la fonction de transfert en boucle fermée du système corrigé, en prenant en compte la compensation de pôle dominant. Justifier que cette correction permet de respecter le critère d'amortissement du cahier des charges donné dans la table 1.

Voir l'indice

Calculer H_{BF}(p) = \frac{H_1(p)}{1 + K_q H_{BO}(p)} pour mettre en évidence un système d'ordre 1 et conclure quant à la présence ou l'absence de dépassement indiciel.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la fonction de transfert en boucle fermée H_{BF}(p) = \frac{Q_s(p)}{Q_c(p)} en exploitant le schéma-bloc sans perturbation (Q_{pc}(p) = 0), la valeur K_a = K_q issue de la question Q10 et l'expression de H_{BO}(p) obtenue à la question Q14.
  2. Mettre H_{BF}(p) sous la forme canonique d'un système du premier ordre en identifiant son gain statique K_{BF} et sa constante de temps \tau_{BF}.
  3. Conclure sur le critère d'amortissement en analysant la réponse indicielle d'un premier ordre.
Voir la réponse courte

Calcul de H_{BF}(p) sous forme d'un second ordre et identification du coefficient d'amortissement imposé par le cahier des charges.

Voir le corrigé complet

En l'absence de perturbation (Q_{pc}(p) = 0), la relation entrée-sortie du schéma-bloc de la figure 4 s'écrit :

Q_s(p) = \frac{K_a \, C(p) K_v H(p) K_{\text{pom}}}{1 + K_q \, C(p) K_v H(p) K_{\text{pom}}} Q_c(p)

Or, d'après la question Q10, l'adaptateur a pour gain K_a = K_q. En introduisant la fonction de transfert en boucle ouverte H_{BO}(p) = K_q \, C(p) K_v H(p) K_{\text{pom}} = \frac{K_{BO}}{p} obtenue à la question Q14 suite à la compensation du pôle dominant, il vient :

H_{BF}(p) = \frac{Q_s(p)}{Q_c(p)} = \frac{H_{BO}(p)}{1 + H_{BO}(p)} = \frac{\dfrac{K_{BO}}{p}}{1 + \dfrac{K_{BO}}{p}} = \frac{1}{1 + \dfrac{1}{K_{BO}} p}

Sous forme canonique d'un système du premier ordre, on a :

\boxed{H_{BF}(p) = \frac{1}{1 + \tau_{BF} \, p} \quad \text{avec} \quad \tau_{BF} = \frac{1}{K_{BO}}}

où le gain statique est K_{BF} = 1.

Respect du critère d'amortissement :

La fonction de transfert en boucle fermée H_{BF}(p) est du premier ordre. À un échelon de consigne Q_c(t) = Q_0 \, u(t), la réponse indicielle temporelle s'écrit :

q_s(t) = Q_0 \left(1 - \mathrm{e}^{-t/\tau_{BF}}\right) u(t)

Cette fonction est strictement croissante et tend de façon monotone vers sa valeur finale sans présenter aucune oscillation. Le dépassement est donc strictement nul (D\% = 0).

\boxed{\text{Le critère d'amortissement (« pas de dépassement ») de la table 1 est parfaitement vérifié.}}

Résultat

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Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : temps de réponse, rapidité

En prenant , calculer la valeur minimale de permettant de respecter le critère de rapidité du cahier des charges donné dans la table 1.

Voir l'indice

Exprimer le temps de réponse à 5 % d'un système du premier ordre en fonction de sa constante de temps \tau_{BF} \approx 3\tau_{BF}, puis isoler la condition minimale sur le gain K_p.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le temps de réponse à 5\,\% d'un système du premier ordre en fonction de sa constante de temps \tau_{\text{BF}}.
  2. Relier \tau_{\text{BF}} au gain en boucle ouverte K_{\text{BO}}, puis à K_p.
  3. Exploiter le critère de rapidité tr_{5\%} < 1\text{ s} pour en déduire la valeur minimale de K_p.
Voir la réponse courte

Expression de la pulsation propre en fonction de K_p pour garantir un temps de réponse inférieur au seuil imposé.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, le système en boucle fermée est modélisé par un système du premier ordre de fonction de transfert :

H_{\text{BF}}(p) = \frac{1}{1 + \tau_{\text{BF}} p} \quad \text{avec} \quad \tau_{\text{BF}} = \frac{1}{K_{\text{BO}}}

Pour une réponse indicielle (échelon de consigne), la sortie s'écrit sous la forme :

q_s(t) = q_0 \left(1 - \mathrm{e}^{-t/\tau_{\text{BF}}}\right)

Le temps de réponse à 5\,\% vérifie par définition 1 - \mathrm{e}^{-tr_{5\%}/\tau_{\text{BF}}} = 0{,}95, soit :

tr_{5\%} = -\tau_{\text{BF}} \ln(0{,}05) = \tau_{\text{BF}} \ln(20) \approx 3 \tau_{\text{BF}} = \frac{3}{K_{\text{BO}}}

L'exigence de rapidité donnée dans la table 1 impose :

tr_{5\%} < 1\text{ s} \iff \frac{3}{K_{\text{BO}}} < 1 \iff K_{\text{BO}} > 3\text{ s}^{-1}

En utilisant la relation donnée par l'énoncé K_{\text{BO}} = 9 \cdot 10^{-4} K_p, il vient :

\begin{aligned} 9 \cdot 10^{-4} K_p &> 3 \\ K_p &> \frac{3}{9 \cdot 10^{-4}} = \frac{10^4}{3} \approx 3{,}3 \cdot 10^3 \end{aligned}

La valeur minimale du gain proportionnel K_p est donc :

\boxed{K_{p,\min} = \frac{10^4}{3} \approx 3{,}3 \cdot 10^3}

Résultat

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Partie II : Régulation des paramètres physico-chimiques de l'eau

Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : concentration molaire, concentration massique

La concentration massique en chlorure de sodium est . En déduire la concentration molaire en ion chlorure dans l'eau.

Voir l'indice

Calculer la quantité de matière contenue dans un litre d'eau à partir de la masse molaire de \text{NaCl} et de la concentration massique c_m.

Voir la réponse courte

Calcul de la concentration molaire en chlorure par c_0 = c_m / M(\mathrm{NaCl}).

Voir le corrigé complet

Le chlorure de sodium est un solide ionique qui se dissout totalement dans l'eau selon l'équation de dissolution :

\mathrm{NaCl_{(s)}} \longrightarrow \mathrm{Na^+_{(aq)}} + \mathrm{Cl^-_{(aq)}}

La masse molaire du chlorure de sodium vaut :

M(\mathrm{NaCl}) = M(\mathrm{Na}) + M(\mathrm{Cl}) = 23{,}0 + 35{,}5 = 58{,}5 \text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

D'après la stœchiométrie de la dissolution, une mole de chlorure de sodium dissoute apporte une mole d'ions chlorure \mathrm{Cl^-}. La concentration molaire c_0 en ions chlorure est donc égale à la concentration molaire en soluté apporté :

c_0 = [\mathrm{Cl^-}] = \frac{c_m}{M(\mathrm{NaCl})}

Application numérique :

\begin{aligned} c_0 &= \frac{5{,}0}{58{,}5} \approx 8{,}55 \cdot 10^{-2} \text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned}

En ne conservant que deux chiffres significatifs conformément aux données :

\boxed{c_0 = 8{,}5 \cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : chlorure de sodium, salinité

L'eau de la piscine a un léger goût d'eau de mer. Pourquoi ?

Voir l'indice

Comparer la concentration massique en sel de la piscine (environ 5 g/L) à celle de l'eau de mer (environ 35 g/L).

Voir la réponse courte

L'ajout de sel pour le fonctionnement de l'électrolyseur confère à l'eau une salinité perceptible mais inférieure à l'eau de mer.

Voir le corrigé complet

L'eau de la piscine contient du chlorure de sodium \mathrm{NaCl} dissous à une concentration massique de :

c_m = 5{,}0\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}

apporté pour permettre la production continue de chlore par électrolyse.

Cette teneur est :

  • nettement supérieure au seuil de détection gustative du sel par l'homme (environ 0{,}5\text{ à }1\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}) ;
  • significativement inférieure à la salinité moyenne de l'eau de mer, qui est de l'ordre de 35\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} (soit environ 7 fois plus concentrée).
\boxed{\text{La présence de }\mathrm{NaCl}\text{ à une concentration d'environ un septième de celle de l'eau de mer confère à l'eau ce léger goût salé.}}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : électrolyse, loi de faraday

Après avoir écrit l'équation-bilan associée, déterminer la vitesse de production de dichlore lorsque l'électrolyseur fonctionne. On donne la densité surfacique de courant d'électrolyse ainsi que la surface d'une électrode ; .

Voir l'indice

Écrire la réaction d'oxydation anodique des chlorures en dichlore, relier le courant d'électrolyse I = j \cdot S à la charge transportée et appliquer la loi de Faraday.

Voir la stratégie
  1. Identifier les réactions d'oxydoréduction se déroulant à chaque électrode pour obtenir l'équation-bilan de l'électrolyse et le nombre d'électrons échangés (z = 2).
  2. Exprimer le courant total d'électrolyse I à partir de la densité de courant j et de la surface S de l'électrode.
  3. Appliquer la loi de Faraday pour relier la vitesse de production molaire de dichlore \frac{\mathrm{d}n(\mathrm{Cl}_2)}{\mathrm{d}t} au courant I.
Voir la réponse courte

Demi-équation anodique 2\mathrm{Cl}^- \to \mathrm{Cl}_2 + 2\mathrm{e}^- et vitesse de production dn/dt = jS/(2F).

Voir le corrigé complet

À l'anode s'effectue l'oxydation des ions chlorure en dichlore :

2\,\mathrm{Cl}^-_{(\mathrm{aq})} \longrightarrow \mathrm{Cl}_{2(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^-

À la cathode, le solvant (l'eau) est réduit en dihydrogène :

2\,\mathrm{H_2O}_{(\ell)} + 2\,\mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}

L'équation-bilan globale de l'électrolyse s'écrit donc :

\boxed{2\,\mathrm{Cl}^-_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{H_2O}_{(\ell)} \longrightarrow \mathrm{Cl}_{2(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}}

L'intensité du courant d'électrolyse traversant l'électrode de surface S vaut :

I = j \cdot S

La quantité d'électricité traversant la cellule pendant une durée \mathrm{d}t est \delta Q = I\,\mathrm{d}t. Sachant que la production d'une mole de dichlore libère 2\text{ moles} d'électrons (\delta Q = 2\,\mathrm{d}n(\mathrm{Cl}_2) \cdot F), la vitesse de production de dichlore s'exprime par :

v_{\mathrm{prod}}(\mathrm{Cl}_2) = \frac{\mathrm{d}n(\mathrm{Cl}_2)}{\mathrm{d}t} = \frac{I}{2\,F} = \frac{j \cdot S}{2\,F}

Application numérique :

\begin{aligned} j &= 4{,}0 \cdot 10^3\text{ A}\cdot\text{m}^{-2} \\ S &= 20\text{ cm}^2 = 20 \cdot 10^{-4}\text{ m}^2 = 2{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ m}^2 \\ I &= 4{,}0 \cdot 10^3 \times 2{,}0 \cdot 10^{-3} = 8{,}0\text{ A} \\ F &= 96{,}5 \cdot 10^3\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

On obtient ainsi :

v_{\mathrm{prod}}(\mathrm{Cl}_2) = \frac{8{,}0}{2 \times 96{,}5 \cdot 10^3} \approx 4{,}15 \cdot 10^{-5}\text{ mol}\cdot\text{s}^{-1}

Soit, en conservant deux chiffres significatifs :

\boxed{v_{\mathrm{prod}}(\mathrm{Cl}_2) = 4{,}1 \cdot 10^{-5}\text{ mol}\cdot\text{s}^{-1}} \quad \left(\text{soit } 0{,}15\text{ mol}\cdot\text{h}^{-1}\right)

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Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH

Notions : diagramme potentiel-ph, nombre d'oxydation

Le diagramme E-pH du chlore est donné figure 5. Associer, en le justifiant, les différentes espèces chlorées (dichlore, ion chlorure, acide hypochloreux et ion hypochlorite) aux domaines indiqués.

Voir l'indice

Associer le degré d'oxydation croissant de l'élément chlore à l'axe des ordonnées (E) et le caractère acide/base à l'axe des abscisses (pH).

Voir la stratégie
  1. Déterminer le nombre d'oxydation (n.o.) de l'élément chlore dans chacune des quatre espèces proposées afin de classer les espèces selon l'axe des potentiels.
  2. Identifier l'espèce de plus bas nombre d'oxydation située en bas du diagramme, puis celle de nombre d'oxydation intermédiaire.
  3. Distinguer les deux espèces de même nombre d'oxydation le plus élevé par leur caractère acido-basique de part et d'autre de la frontière verticale.
Voir la réponse courte

Attribution des domaines selon les degrés d'oxydation croissants verticalement et le caractère acide-base horizontalement.

Voir le corrigé complet

Déterminons tout d'abord le nombre d'oxydation (n.o.) du chlore dans chaque espèce :

  • pour l'ion chlorure \mathrm{Cl^-} : \text{n.o.}(\mathrm{Cl}) = -\mathrm{I} ;
  • pour le dichlore \mathrm{Cl_2} : \text{n.o.}(\mathrm{Cl}) = 0 ;
  • pour l'acide hypochloreux \mathrm{HClO} : \text{n.o.}(\mathrm{Cl}) = +\mathrm{I} ;
  • pour l'ion hypochlorite \mathrm{ClO^-} : \text{n.o.}(\mathrm{Cl}) = +\mathrm{I}.

Dans un diagramme potentiel-pH (E\text{--pH}) :

  1. Classement vertical selon le nombre d'oxydation : le potentiel d'oxydoréduction croît globalement avec le degré d'oxydation.

    • Le domaine III, situé aux potentiels les plus bas sur toute la gamme de pH, correspond à l'espèce la plus réduite, de n.o. -\mathrm{I} : il s'agit de l'ion chlorure \mathbf{Cl^-}.
    • Le domaine II, situé à des potentiels intermédiaires et limité aux faibles pH (\mathrm{pH} < \mathrm{pH}_A), correspond au degré d'oxydation 0 : il s'agit du dichlore \mathbf{Cl_2}. La frontière horizontale entre II et III confirme l'absence d'échange de protons pour la demi-équation \mathrm{Cl_2} + 2\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{Cl^-}.
  2. Classement horizontal selon le caractère acido-basique : les domaines I et IV, situés aux potentiels les plus élevés, correspondent au degré d'oxydation +\mathrm{I}.

    • Ils sont séparés par une frontière verticale à \mathrm{pH} \approx 7{,}5, caractéristique d'un équilibre acido-basique sans transfert d'électrons :

      \mathrm{HClO} + \mathrm{H_2O} \rightleftharpoons \mathrm{ClO^-} + \mathrm{H_3O^+}
    • L'acide conjugué prédomine aux pH inférieurs au \mathrm{p}K_a (à gauche) : le domaine I correspond donc à \mathbf{HClO}.
    • La base conjuguée prédomine aux pH supérieurs au \mathrm{p}K_a (à droite) : le domaine IV correspond donc à \mathbf{ClO^-}.
\boxed{\text{Domaine I : } \mathrm{HClO} \quad;\quad \text{Domaine II : } \mathrm{Cl_2} \quad;\quad \text{Domaine III : } \mathrm{Cl^-} \quad;\quad \text{Domaine IV : } \mathrm{ClO^-}}

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH

Notions : diagramme potentiel-ph, constante d'acidité

Donner par lecture graphique le du couple .

Voir l'indice

Relever le pH au niveau de la frontière verticale séparant les domaines de prédominance de la forme acide \text{HClO} et de la forme basique \text{ClO}^-.

Voir la stratégie
  1. Identifier la frontière séparant les domaines de prédominance de l'acide hypochloreux \mathrm{HClO} (domaine I) et de sa base conjuguée \mathrm{ClO^-} (domaine IV) déterminés à la question Q21.
  2. Relier la position de cette frontière au \mathrm{p}K_a du couple par la relation de Henderson-Hasselbalch.
  3. Effectuer la lecture graphique de l'abscisse de la droite verticale correspondante sur la figure 5.
Voir la réponse courte

Lecture du \mathrm{p}K_a à l'abscisse de la frontière verticale séparant l'acide \mathrm{HClO} de sa base conjuguée \mathrm{ClO}^-.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q21, le domaine I correspond à la forme acide \mathrm{HClO} et le domaine IV à la base conjuguée \mathrm{ClO^-}.

La réaction d'échange protonique associée au couple acide/base s'écrit :

\mathrm{HClO_{(aq)} + H_2O_{(l)} \rightleftharpoons ClO^-_{(aq)} + H_3O^+_{(aq)}}

La constante d'acidité s'exprime par :

K_a = \frac{[\mathrm{ClO^-}]\cdot [\mathrm{H_3O^+}]}{[\mathrm{HClO}] \cdot c^\circ} \implies \mathrm{pH} = \mathrm{p}K_a + \log\left(\frac{[\mathrm{ClO^-}]}{[\mathrm{HClO}]}\right)

Sur la frontière séparant les deux domaines de prédominance, les concentrations molaires des deux espèces sont égales : [\mathrm{HClO}] = [\mathrm{ClO^-}]. L'équation de cette frontière est donc indépendante du potentiel et donnée par :

\mathrm{pH} = \mathrm{p}K_a

Il s'agit de la droite verticale séparant les domaines I et IV sur la figure 5.

Par lecture graphique sur la figure 5, cette ligne verticale est située à l'abscisse :

\boxed{\mathrm{p}K_a(\mathrm{HClO}/\mathrm{ClO^-}) \approx 7{,}5}

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH ; Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : diagramme potentiel-ph, métastabilité cinétique

Justifier que l'acide hypochloreux et l'ion hypochlorite ne sont pas stables dans l'eau. Les réactions de ces espèces avec l'eau ne seront pas prises en compte. Proposer une explication.

Voir l'indice

Superposer mentalement les potentiels des couples du chlore au domaine de stabilité de l'eau (oxydation de l'eau en dioxygène) et mentionner un éventuel blocage cinétique.

Voir la stratégie
  1. Comparer le domaine de prédominance de l'acide hypochloreux \mathrm{HClO} et de l'ion hypochlorite \mathrm{ClO^-} au domaine de stabilité thermodynamique de l'eau, délimité à sa frontière supérieure par le couple \mathrm{O_2}/\mathrm{H_2O}.
  2. Écrire l'équation de la réaction d'oxydoréduction thermodynamiquement favorisée entre ces espèces chlorées et l'eau.
  3. Justifier l'existence et l'utilisation de ces espèces par un blocage ou une lenteur cinétique (métastabilité).
Voir la réponse courte

Leurs domaines sont au-dessus de celui de l'eau (oxydation thermodynamiquement favorable), mais la réaction est bloquée cinétiquement.

Voir le corrigé complet

Le domaine de stabilité thermodynamique de l'eau est limité supérieurement par le couple redox \mathrm{O_2(g)/H_2O(\ell)}, dont le potentiel d'équilibre s'écrit (pour P_{\mathrm{O_2}} = 1\text{ bar}) :

E(\mathrm{O_2/H_2O}) = E^\circ(\mathrm{O_2/H_2O}) - 0{,}06\,\mathrm{pH} = 1{,}23 - 0{,}06\,\mathrm{pH} \quad (\text{en V})

D'après le diagramme potentiel-pH (figure 5) :

  • à \mathrm{pH} = 0 : le potentiel du couple \mathrm{HClO/Cl^-} vaut E \approx 1{,}49\text{ V} > 1{,}23\text{ V} ;
  • à \mathrm{pH} = 7{,}5 : la frontière vaut E \approx 1{,}23\text{ V}, alors que E(\mathrm{O_2/H_2O}) \approx 0{,}78\text{ V} ;
  • à \mathrm{pH} = 14 : la frontière vaut E \approx 0{,}86\text{ V}, alors que E(\mathrm{O_2/H_2O}) \approx 0{,}39\text{ V}.

Sur l'ensemble de l'échelle de pH, les domaines de prédominance de \mathrm{HClO} (domaine I) et de \mathrm{ClO^-} (domaine IV) sont situés au-dessus du domaine de stabilité de l'eau. \mathrm{HClO} et \mathrm{ClO^-} sont donc des oxydants plus puissants que \mathrm{O_2} : ils sont thermodynamiquement instables dans l'eau et susceptibles de l'oxyder avec dégagement de dioxygène :

\begin{aligned} \text{en milieu acide/neutre : } & 2\,\mathrm{HClO_{(aq)}} \longrightarrow 2\,\mathrm{Cl^-_{(aq)}} + \mathrm{O_{2(g)}} + 2\,\mathrm{H^+_{(aq)}} \\ \text{en milieu basique : } & 2\,\mathrm{ClO^-_{(aq)}} \longrightarrow 2\,\mathrm{Cl^-_{(aq)}} + \mathrm{O_{2(g)}} \end{aligned}

Explication : L'oxydation de l'eau avec dégagement de dioxygène est une réaction cinétiquement très lente à température ambiante (associée à une forte surtension anodique due au mécanisme complexe de rupture et formation des liaisons chimiques). En l'absence de catalyseurs ou de photons UV, ces réactions sont cinétiquement bloquées : les espèces \mathrm{HClO} et \mathrm{ClO^-} sont dans un état de métastabilité cinétique, ce qui justifie qu'on néglige leur décomposition spontanée par l'eau.

Question déjà tombée ailleurs

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH ; Oxydoréduction et piles

Notions : dismutation, diagramme potentiel-ph

Le pH de l'eau de piscine est maintenu à 7,2. Le dichlore est-il stable dans l'eau ? Justifier pourquoi de l'acide hypochloreux est formé et donner l'équation-bilan associée.

Voir l'indice

Examiner la position relative des frontières à \text{pH} = 7{,}2 pour montrer que le dichlore subit une dismutation totale en \text{HClO} et \text{Cl}^-.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'existence du domaine de stabilité du dichlore \mathrm{Cl_2} (domaine II identifié à la question Q21) à la valeur de \mathrm{pH} = 7{,}2.
  2. Identifier la réaction thermodynamiquement favorisée (dismutation) justifiant l'apparition de l'acide hypochloreux \mathrm{HClO}.
  3. Écrire l'équation-bilan de dismutation du dichlore dans l'eau en milieu non basique.
Voir la réponse courte

À pH 7,2 le domaine de \mathrm{Cl}_2 n'existe pas : dismutation totale en \mathrm{HClO} et \mathrm{Cl}^-.

Voir le corrigé complet

D'après l'attribution établie à la question Q21, le dichlore \mathrm{Cl_2} correspond au domaine II. Ce domaine est restreint aux milieux très acides, délimité à droite par le point triple noté A (situé à un \mathrm{pH}_A \approx 1{,}3).

À \mathrm{pH} = 7{,}2, la valeur du pH est nettement supérieure à \mathrm{pH}_A. Le domaine du dichlore n'existe plus : le dichlore n'est donc pas stable dans l'eau à \mathrm{pH} = 7{,}2.

Pour \mathrm{pH} > \mathrm{pH}_A, les domaines de l'acide hypochloreux \mathrm{HClO} (domaine I, nombre d'oxydation +\mathrm{I}) et des ions chlorure \mathrm{Cl^-} (domaine III, nombre d'oxydation -\mathrm{I}) sont directement disjoints par une frontière commune. Le dichlore \mathrm{Cl_2} (degré d'oxydation intermédiaire 0) subit donc une réaction spontanée de dismutation, ce qui explique la formation d'acide hypochloreux.

Les demi-équations électroniques associées aux deux couples sont :

\begin{aligned} \text{Oxydation : } & \frac{1}{2}\,\mathrm{Cl_2(aq)} + \mathrm{H_2O(\ell)} = \mathrm{HClO(aq)} + \mathrm{H^+(aq)} + \mathrm{e^-} \\ \text{Réduction : } & \frac{1}{2}\,\mathrm{Cl_2(aq)} + \mathrm{e^-} = \mathrm{Cl^-(aq)} \end{aligned}

En sommant ces deux demi-équations, on obtient l'équation-bilan de la dismutation du dichlore dans l'eau :

\boxed{\mathrm{Cl_2(aq)} + \mathrm{H_2O(\ell)} = \mathrm{HClO(aq)} + \mathrm{Cl^-(aq)} + \mathrm{H^+(aq)}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : constante d'acidité, prédominance

La concentration molaire en élément chlore sous forme doit être comprise entre et pour assurer une bonne désinfection de l'eau. Pour une concentration molaire en chlore libre égale à , l'eau de la piscine est-elle bien désinfectée ? On donne .

Voir l'indice

Utiliser la relation liant [\text{HClO}] à [\text{ClO}^-] par la constante d'acidité K_a à \text{pH} = 7{,}2 et comparer le résultat à la fourchette d'efficacité de désinfection.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rapport des concentrations \frac{[\mathrm{ClO^-}]}{[\mathrm{HClO}]} à l'aide de la constante d'acidité K_a et du \mathrm{pH}.
  2. Relier la concentration en chlore actif [\mathrm{HClO}] à la concentration totale en chlore libre c_t = [\mathrm{HClO}] + [\mathrm{ClO^-}].
  3. Réaliser l'application numérique et vérifier si la concentration appartient à l'intervalle de consigne [10, 40]\;\mu\mathrm{mol \cdot L^{-1}}.
Voir la réponse courte

Calcul de [\mathrm{HClO}] = c_t / (1 + 10^{\mathrm{pH}-\mathrm{p}K_a}) et comparaison à l'intervalle d'efficacité pour conclure.

Voir le corrigé complet

Le chlore libre est défini par la somme des concentrations des formes acide et basique :

c_t = [\mathrm{HClO}] + [\mathrm{ClO^-}].

La relation d'Henderson-Hasselbalch appliquée au couple \mathrm{HClO / ClO^-} s'écrit :

\mathrm{pH} = \mathrm{p}K_a + \log\left(\frac{[\mathrm{ClO^-}]}{[\mathrm{HClO}]}\right) \implies \frac{[\mathrm{ClO^-}]}{[\mathrm{HClO}]} = 10^{\mathrm{pH} - \mathrm{p}K_a}.

Le \mathrm{pH} de l'eau du bassin étant régulé à 7,2 (énoncé de la question Q24) et sachant que \mathrm{p}K_a = 7,5 d'après la question Q22 :

\mathrm{pH} - \mathrm{p}K_a = 7,2 - 7,5 = -0,3.

D'après la donnée de l'énoncé 10^{-0,3} = 0,5, on en déduit :

[\mathrm{ClO^-}] = 0,5 \cdot [\mathrm{HClO}].

En substituant dans l'expression du chlore libre :

c_t = [\mathrm{HClO}] + 0,5 \cdot [\mathrm{HClO}] = 1,5 \cdot [\mathrm{HClO}],

soit pour la concentration molaire en acide hypochloreux :

[\mathrm{HClO}] = \frac{c_t}{1,5} = \frac{2}{3} c_t.

Application numérique avec c_t = 60\;\mu\mathrm{mol \cdot L^{-1}} :

[\mathrm{HClO}] = \frac{2}{3} \times 60 = 40\;\mu\mathrm{mol \cdot L^{-1}}.

La concentration obtenue vérifie :

10\;\mu\mathrm{mol \cdot L^{-1}} \leqslant [\mathrm{HClO}] \leqslant 40\;\mu\mathrm{mol \cdot L^{-1}}.
\boxed{[\mathrm{HClO}] = 40\;\mu\mathrm{mol \cdot L^{-1}} \quad \text{: l'eau de la piscine est bien désinfectée.}}

Résultat

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Question 26

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : formule de nernst, potentiel d'électrode

Pour mesurer la concentration molaire en acide hypochloreux, on utilise une sonde redox constituée d'une électrode de platine et d'une électrode au chlorure d'argent saturée comme référence (le potentiel d'une électrode d'argent est à ). En utilisant la formule de Nernst relative au couple , exprimer littéralement la différence de potentiel mesurée.

Numériquement, on obtient .

Voir l'indice

Écrire la demi-équation électronique du couple \text{HClO}/\text{Cl}^-, appliquer la loi de Nernst à 25 ^\circ\text{C} et exprimer la différence de potentiel mesurée par U = E - E_{\text{ref}}.

Voir la stratégie
  1. Écrire la demi-équation d'oxydoréduction associée au couple \mathrm{HClO}/\mathrm{Cl^-} afin d'identifier le nombre d'électrons échangés n et les espèces intervenant dans le quotient réactionnel.
  2. Appliquer la formule de Nernst pour exprimer le potentiel d'électrode de la sonde indicatrice en platine E.
  3. En déduire la différence de potentiel mesurée U = E - E_{\text{ref}} par rapport à l'électrode de référence au chlorure d'argent.
Voir la réponse courte

Expression du potentiel de Nernst du couple \mathrm{HClO}/\mathrm{Cl}^- et de la ddp mesurée U = E - E_{\text{ref}}.

Voir le corrigé complet

Le couple d'oxydoréduction considéré est \mathrm{HClO}/\mathrm{Cl^-}. L'élément chlore est au degré d'oxydation +\mathrm{I} dans \mathrm{HClO} et -\mathrm{I} dans \mathrm{Cl^-}. La demi-équation électronique s'écrit en milieu acide :

\mathrm{HClO(aq)} + \mathrm{H^+(aq)} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Cl^-(aq)} + \mathrm{H_2O(\ell)}

Le nombre d'électrons échangés est donc n = 2.

L'électrode de platine prend le potentiel d'équilibre imposé par ce couple. D'après la formule de Nernst à la température T = 298\;\mathrm{K} :

E = E^\circ(\mathrm{HClO}/\mathrm{Cl^-}) + \frac{RT}{2F}\ln\left( \frac{[\mathrm{HClO}]\cdot[\mathrm{H^+}]}{[\mathrm{Cl^-}]\cdot c^\circ} \right)

où c^\circ = 1\;\mathrm{mol}\cdot\mathrm{L}^{-1} est la concentration standard.

En introduisant le \mathrm{pH} = -\log\left(\frac{[\mathrm{H^+}]}{c^\circ}\right) et en convertissant en logarithme décimal (\ln x = (\ln 10)\log x) :

E = E^\circ(\mathrm{HClO}/\mathrm{Cl^-}) - \frac{RT\ln 10}{2F}\,\mathrm{pH} + \frac{RT\ln 10}{2F}\log\left(\frac{[\mathrm{HClO}]}{[\mathrm{Cl^-}]}\right)

La différence de potentiel mesurée par la sonde entre l'électrode indicatrice de platine et l'électrode de référence vaut :

U = E - E_{\text{ref}}

soit littéralement :

\boxed{U = E^\circ(\mathrm{HClO}/\mathrm{Cl^-}) - E_{\text{ref}} - \frac{RT\ln 10}{2F}\,\mathrm{pH} + \frac{RT\ln 10}{2F}\log\left(\frac{[\mathrm{HClO}]}{[\mathrm{Cl^-}]}\right)}

ou sous forme condensée :

\boxed{U = E^\circ(\mathrm{HClO}/\mathrm{Cl^-}) - E_{\text{ref}} + \frac{RT}{2F}\ln\left( \frac{[\mathrm{HClO}]\cdot[\mathrm{H^+}]}{[\mathrm{Cl^-}]\cdot c^\circ} \right)}

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs ; Acide-base, précipitation, complexation

Notions : électrolyse, ph d'une solution

Quelle est l'influence de la production de dichlore sur le pH de l'eau ? Quelle en est la conséquence ?

Voir l'indice

Faire le bilan stœchiométrique global des ions \text{H}^+ ou \text{HO}^- produits lors de l'électrolyse et de la dissolution du chlore pour déduire l'évolution spontanée du pH.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'effet sur le \mathrm{pH} selon l'échelle considérée :

    • à l'échelle de la dismutation du dichlore dissous dans l'eau (réaction établie à la question Q24) ;
    • à l'échelle du bilan global de l'électrolyseur en tenant compte de la réaction cathodique.
  2. En déduire les conséquences physico-chimiques (déplacement de l'équilibre \mathrm{HClO}/\mathrm{ClO^-}, confort de baignade) et la conséquence technique (nécessité d'une régulation du \mathrm{pH}).
Voir la réponse courte

La réduction de l'eau à la cathode produit des ions \mathrm{HO}^-, provoquant une hausse de pH qui déplace l'équilibre vers \mathrm{ClO}^-.

Voir le corrigé complet

1. Influence sur le pH de l'eau

  • À l'échelle de la réaction de dismutation du dichlore (établie en Q24) :

    \mathrm{Cl_2(aq)} + \mathrm{H_2O(\ell)} \rightleftharpoons \mathrm{HClO(aq)} + \mathrm{Cl^-(aq)} + \mathrm{H^+(aq)}

    Cette réaction s'accompagne d'une libération d'ions \mathrm{H^+}, ce qui tend localement à diminuer le pH (acidification).

  • À l'échelle du système d'électrolyse global : À la cathode, la réduction de l'eau libère du dihydrogène gazeux et des ions hydroxyde :

    2\,\mathrm{H_2O(\ell)} + 2\,e^- \longrightarrow \mathrm{H_2(g)} + 2\,\mathrm{HO^-(aq)}

    En sommant avec l'oxydation anodique des chlorures (2\,\mathrm{Cl^-} \to \mathrm{Cl_2} + 2\,e^-) et la dismutation de \mathrm{Cl_2}, le bilan global de fonctionnement s'écrit :

    \mathrm{Cl^-(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(\ell)} \longrightarrow \mathrm{HClO(aq)} + \mathrm{H_2(g)} + \mathrm{HO^-(aq)}

    La production d'ions hydroxyde \mathrm{HO^-} tend au contraire à augmenter le pH de l'eau du bassin.

2. Conséquences

Dans les deux cas, la production de dichlore induit une dérive du \mathrm{pH} du bassin :

  1. Sur la désinfection et le confort : le \mathrm{pH} modifie la spéciation du chlore libre via l'équilibre acide-base :

    \mathrm{HClO} + \mathrm{H_2O} \rightleftharpoons \mathrm{ClO^-} + \mathrm{H_3O^+} \quad (\mathrm{p}K_a \approx 7{,}5)

    Une augmentation du \mathrm{pH} favorise la forme basique \mathrm{ClO^-}, nettement moins désinfectante que le chlore actif \mathrm{HClO}. Inversement, un \mathrm{pH} trop bas provoque des irritations cutanées et oculaires pour les baigneurs ainsi qu'une corrosion des canalisations.

  2. Sur le procédé d'entretien : il est indispensable d'asservir le pH (maintien dans la plage requise [7{,}0\,;\,7{,}4]) en injectant une solution correctrice (usuellement du correcteur acide « pH minus ») à l'aide d'une pompe doseuse péristaltique pilotée par la chaîne de mesure du \mathrm{pH}.
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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : conversion analogique-numérique, capteur

Préciser la nature des grandeurs physiques en entrée et en sortie du capteur. Justifier l'emploi du CAN. Déterminer le gain du capteur et le gain du CAN.

Voir l'indice

Identifier les grandeurs d'entrée et de sortie des blocs (pH, tension analogique, mot binaire numérique) et déterminer les pentes des caractéristiques linéaires associées.

Voir la stratégie
  1. Identifier les signaux d'entrée (\mathrm{pH}) et de sortie (U) du capteur à partir de la figure 6 et du texte.
  2. Rappeler le rôle d'un CAN dans une chaîne d'acquisition numérique (interface entre le monde analogique continu et le traitement numérique discret).
  3. Calculer les gains statiques en exploitant les plages d'entrée et de sortie données pour le capteur (\Delta \mathrm{pH} et \Delta U) et pour le CAN (\Delta U et nombre de bits).
Voir la réponse courte

Identification des signaux entrée/sortie, justification de la numérisation et calcul des gains statiques.

Voir le corrigé complet

1. Nature des grandeurs physiques

  • En entrée du capteur : le \mathrm{pH}, grandeur physico-chimique sans dimension liée à l'activité des ions oxonium (a_{\mathrm{H_3O^+}}).
  • En sortie du capteur : une tension électrique U, grandeur physique analogique continue (exprimée en volts, \mathrm{V}).

2. Justification de l'emploi du CAN Le système de traitement et d'asservissement (microcontrôleur ou processeur du boîtier de contrôle) manipule des données sous forme numérique discrète (mots binaires). Le capteur délivrant une grandeur analogique continue, le Convertisseur Analogique-Numérique (CAN) est indispensable pour échantillonner et quantifier cette tension analogique U en un nombre entier N utilisable par l'unité de calcul.

3. Gain K_{\text{cap}} du capteur La caractéristique entrée-sortie du capteur étant supposée linéaire, pour une plage de variation de \mathrm{pH} de 0 à 14 correspondant à une tension de sortie de 0 à 10\text{ V} :

K_{\text{cap}} = \frac{\Delta U}{\Delta \mathrm{pH}} = \frac{10 - 0}{14 - 0} = \frac{5}{7}\text{ V}
\boxed{K_{\text{cap}} = \frac{5}{7}\text{ V} \approx 0{,}71\text{ V}}

(ou \text{V}\cdot\text{unité de pH}^{-1}).

4. Gain K_{\text{CAN}} du CAN Le convertisseur code la tension pleine échelle U_{\text{PE}} = 10\text{ V} sur n = 12\text{ bits}, soit 2^{12} = 4096 intervalles de quantification (quantum q = \frac{U_{\text{PE}}}{2^n}). Le gain du CAN s'écrit donc :

K_{\text{CAN}} = \frac{1}{q} = \frac{2^{12}}{U_{\text{PE}}} = \frac{4096}{10} = 409{,}6\text{ V}^{-1}
\boxed{K_{\text{CAN}} = 409{,}6\text{ V}^{-1} \quad \left(\text{ou } \frac{2^{12}-1}{10} = 409{,}5\text{ V}^{-1}\right)}

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : quantum, résolution

Déterminer la plus petite variation de pH mesurable par la chaîne de mesure. Comparer cette variation avec la précision requise dans le cahier des charges. Conclure sur la pertinence de la chaîne de mesure du pH.

Voir l'indice

Calculer la résolution du CAN \Delta U = U_{\text{PE}} / 2^{12}, la convertir en variation élémentaire de pH et vérifier si elle est inférieure à la tolérance de 0,1 unité de pH requise.

Voir la réponse courte

Calcul de la résolution en pH par le quantum du CAN rapporté à la sensibilité globale de la chaîne de mesure.

Voir le corrigé complet

La plus petite variation mesurable en sortie du convertisseur correspond à une variation d'une unité du nombre numérique (\Delta N = 1, soit un bit de poids faible).

D'après la chaîne de mesure présentée sur la figure 6, la relation reliant le nombre de sortie N au \mathrm{pH} est :

N = K_{\text{CAN}} \cdot U = K_{\text{CAN}} \cdot K_{\text{cap}} \cdot \mathrm{pH}

La plus petite variation de \mathrm{pH} mesurable, notée \Delta \mathrm{pH}_{\min}, s'écrit donc :

\Delta \mathrm{pH}_{\min} = \frac{\Delta N}{K_{\text{cap}} \cdot K_{\text{CAN}}} = \frac{1}{K_{\text{cap}} \cdot K_{\text{CAN}}}

En utilisant les expressions établies à la question Q28, soit K_{\text{cap}} = \dfrac{U_{\max}}{\mathrm{pH}_{\max}} et K_{\text{CAN}} = \dfrac{2^n}{U_{\max}} avec n = 12 bits :

\Delta \mathrm{pH}_{\min} = \frac{\mathrm{pH}_{\max}}{2^n} = \frac{14}{2^{12}} = \frac{14}{4096} = \frac{7}{2048}

Application numérique :

\Delta \mathrm{pH}_{\min} \approx 3{,}4 \cdot 10^{-3}\text{ unité de pH}
\boxed{\Delta \mathrm{pH}_{\min} = \frac{14}{2^{12}} \approx 3{,}4 \cdot 10^{-3}}

Comparaison avec le cahier des charges et conclusion :

  • La précision requise par le cahier des charges est \delta(\mathrm{pH}) = 0{,}1.
  • On constate que \Delta \mathrm{pH}_{\min} \approx 3{,}4 \cdot 10^{-3} \ll 0{,}1 (la variation élémentaire détectable est environ 30 fois plus petite que la précision exigée).
  • Le pas de quantification n'altère donc aucunement la fidélité de la mesure du \mathrm{pH}. La chaîne de mesure instrumentée est parfaitement adaptée et pertinente vis-à-vis du cahier des charges.

Résultat

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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Spectroscopies IR et RMN

Notions : loi de beer-lambert, absorbance

Rappeler la loi de Beer-Lambert en rappelant l'unité des différentes grandeurs introduites.

Voir l'indice

Énoncer la relation A = \varepsilon \ell c en définissant soigneusement chaque symbole et en précisant son unité standard du Système International.

Voir la réponse courte

Énoncé de la loi A = \sum \varepsilon_i \ell C_i avec les unités usuelles de chaque grandeur.

Voir le corrigé complet

Pour une solution contenant une espèce chimique absorbante à la longueur d'onde d'étude \lambda, la loi de Beer-Lambert relie l'absorbance A à la concentration molaire de cette espèce :

\boxed{A = \log_{10}\left(\frac{I_0}{I}\right) = \varepsilon(\lambda) \cdot \ell \cdot C}

Dans le cas général d'un mélange de plusieurs espèces absorbantes sans interaction entre elles, les absorbances s'additionnent :

A = \ell \sum_{i} \varepsilon_i(\lambda) \, C_i

Les grandeurs introduites et leurs unités sont les suivantes :

  • A : l'absorbance (ou densité optique), grandeur sans dimension (sans unité) ;
  • I_0 et I : intensités lumineuses (ou flux énergétiques surfaciques) respectivement incidente et transmise, dans la même unité (par exemple en \mathrm{W\cdot m^{-2}}) ;
  • \varepsilon(\lambda) (ou \varepsilon_i(\lambda)) : le coefficient d'extinction molaire (ou d'absorption molaire) de l'espèce à la longueur d'onde \lambda, exprimé usuellement en \mathrm{L\cdot mol^{-1}\cdot cm^{-1}} (ou en \mathrm{L\cdot mol^{-1}\cdot m^{-1}}, voire en \mathrm{m^2\cdot mol^{-1}} dans le système international) ;
  • \ell : la longueur du trajet optique (épaisseur de solution traversée), exprimée usuellement en \mathrm{cm} (ou en \mathrm{m} dans le système international) ;
  • C (ou C_i) : la concentration molaire de l'espèce absorbante en solution, exprimée usuellement en \mathrm{mol\cdot L^{-1}} (ou en \mathrm{mol\cdot m^{-3}} dans le système international).

Résultat

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Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Spectroscopies IR et RMN

Notions : spectroscopie uv-visible, coefficient d'extinction molaire

La figure 7 donne le coefficient d'extinction molaire de et en fonction de la longueur d'onde. En se plaçant à , pour simplifier, donner les coefficients d'absorption molaire des ions hypochlorite et de l'acide hypochloreux à cette longueur d'onde.

Voir l'indice

Lire précisément sur la figure 7 les valeurs des coefficients d'extinction molaire \varepsilon correspondant à l'abscisse \lambda = 290\text{ nm}.

Voir la stratégie
  1. Identifier sur la figure 7 les courbes associées à chaque espèce : le trait fin correspond aux ions hypochlorite \mathrm{ClO^-} et le trait épais à l'acide hypochloreux \mathrm{HClO} (noté \mathrm{HOCl} sur la figure).
  2. Repérer l'abscisse \lambda = 290\;\mathrm{nm} (légèrement avant la graduation 300\;\mathrm{nm}, ce qui correspond au maximum d'absorption de l'ion hypochlorite).
  3. Effectuer la lecture graphique de l'ordonnée pour chaque courbe en respectant l'unité de l'axe : \mathrm{L}\cdot\mathrm{mol}^{-1}\cdot\mathrm{cm}^{-1}.
Voir la réponse courte

Lecture graphique directe des coefficients d'extinction molaire de \mathrm{HClO} et \mathrm{ClO}^- à \lambda = 290\;\mathrm{nm}.

Voir le corrigé complet

D'après la légende de la figure 7 :

  • la courbe en trait fin correspond à l'ion hypochlorite \mathrm{ClO^-} ;
  • la courbe en trait épais correspond à l'acide hypochloreux \mathrm{HClO} (ou \mathrm{HOCl}).

À la longueur d'onde \lambda = 290\;\mathrm{nm} :

  • la courbe de \mathrm{ClO^-} présente son pic d'absorption maximal, situé à mi-chemin entre 350 et 400\;\mathrm{L}\cdot\mathrm{mol}^{-1}\cdot\mathrm{cm}^{-1}, soit environ 370 à 380\;\mathrm{L}\cdot\mathrm{mol}^{-1}\cdot\mathrm{cm}^{-1} ;
  • la courbe de \mathrm{HClO} présente un plateau situé en dessous de la graduation 50\;\mathrm{L}\cdot\mathrm{mol}^{-1}\cdot\mathrm{cm}^{-1}, soit environ 35 à 40\;\mathrm{L}\cdot\mathrm{mol}^{-1}\cdot\mathrm{cm}^{-1}.

On retient les valeurs lues :

\boxed{\varepsilon_{\mathrm{ClO^-}} \approx 380\;\mathrm{L}\cdot\mathrm{mol}^{-1}\cdot\mathrm{cm}^{-1} \quad \text{et} \quad \varepsilon_{\mathrm{HClO}} \approx 40\;\mathrm{L}\cdot\mathrm{mol}^{-1}\cdot\mathrm{cm}^{-1}}

En unités du Système International (ou exprimés en \mathrm{L}\cdot\mathrm{mol}^{-1}\cdot\mathrm{m}^{-1} avec 1\;\mathrm{cm}^{-1} = 100\;\mathrm{m}^{-1}) :

\boxed{\varepsilon_{\mathrm{ClO^-}} \approx 3{,}8\cdot 10^4\;\mathrm{L}\cdot\mathrm{mol}^{-1}\cdot\mathrm{m}^{-1} \quad \text{et} \quad \varepsilon_{\mathrm{HClO}} \approx 4\cdot 10^3\;\mathrm{L}\cdot\mathrm{mol}^{-1}\cdot\mathrm{m}^{-1}}

Résultat

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Spectroscopies IR et RMN ; Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : loi de beer-lambert, constante d'acidité

On supposera qu'à part l'eau, aucune autre espèce n'absorbe à cette longueur d'onde. Réécrire la loi de Beer-Lambert en y faisant apparaître uniquement la concentration molaire comme concentration. La mettre sous la forme où désigne la profondeur d'eau traversée, on exprimera en fonction de , , et de .

Numériquement . On note l'intensité lumineuse à la profondeur dans l'eau.

Voir l'indice

Sommer les absorbances des deux formes chlorées en exprimant [\text{ClO}^-] en fonction de [\text{HClO}] et de la constante d'acidité K_a.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la propriété d'additivité de la loi de Beer-Lambert aux deux espèces chlorées absorbantes en solution (\mathrm{HClO} et \mathrm{ClO^-}).
  2. Exprimer la concentration en ions hypochlorite [\mathrm{ClO^-}] en fonction de [\mathrm{HClO}] grâce à la constante d'acidité K_a.
  3. Factoriser par [\mathrm{HClO}]\,z pour identifier l'expression littérale du coefficient \alpha_t.
Voir la réponse courte

Remplacement de [\mathrm{ClO}^-] via la constante d'acidité pour factoriser l'absorbance par [\mathrm{HClO}] et identifier \alpha_t.

Voir le corrigé complet

À la longueur d'onde de 290\text{ nm}, les deux espèces chlorées susceptibles d'absorber sont l'acide hypochloreux \mathrm{HClO} et l'ion hypochlorite \mathrm{ClO^-}. Par additivité de l'absorbance sur le trajet de longueur z à travers la solution, la loi de Beer-Lambert s'écrit :

A = \left( \varepsilon_{\mathrm{HClO}} [\mathrm{HClO}] + \varepsilon_{\mathrm{ClO^-}} [\mathrm{ClO^-}] \right) z

L'acide hypochloreux et sa base conjuguée sont liés par l'équilibre acido-basique :

\mathrm{HClO(aq)} + \mathrm{H_2O(\ell)} \rightleftharpoons \mathrm{ClO^-(aq)} + \mathrm{H^+(aq)}

dont la constante d'acidité s'exprime par :

K_a = \frac{[\mathrm{ClO^-}] \, [\mathrm{H^+}]}{[\mathrm{HClO}]} \implies [\mathrm{ClO^-}] = \frac{K_a}{[\mathrm{H^+}]} \, [\mathrm{HClO}]

En substituant cette relation dans l'expression de l'absorbance, il vient :

A = \left( \varepsilon_{\mathrm{HClO}} [\mathrm{HClO}] + \varepsilon_{\mathrm{ClO^-}} \frac{K_a}{[\mathrm{H^+}]} [\mathrm{HClO}] \right) z = \left( \varepsilon_{\mathrm{HClO}} + \varepsilon_{\mathrm{ClO^-}} \frac{K_a}{[\mathrm{H^+}]} \right) [\mathrm{HClO}] \, z

Par identification avec la relation A = \alpha_t [\mathrm{HClO}] \, z, on obtient :

\boxed{\alpha_t = \varepsilon_{\mathrm{HClO}} + \varepsilon_{\mathrm{ClO^-}} \frac{K_a}{[\mathrm{H^+}]}}

Résultat

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Spectroscopies IR et RMN

Notions : loi de beer-lambert, absorption

La figure 8 donne , le coefficient d'absorption par mètre d'eau traversé en fonction de la longueur d'onde, tel que . Peut-on négliger l'absorption des UV due à l'eau à ?

Voir l'indice

Comparer la valeur du coefficient d'atténuation linéique de l'eau \alpha_e à la contribution \alpha_t [\text{HClO}] calculée aux concentrations typiques de traitement.

Voir la stratégie
  1. Relever graphiquement la valeur du coefficient d'absorption de l'eau \alpha_e à \lambda = 290\text{ nm} sur la figure 8.
  2. Calculer l'ordre de grandeur du coefficient d'atténuation linéique dû aux espèces chlorées \alpha_{\text{chlore}} = \alpha_t [\mathrm{HClO}].
  3. Comparer ces deux coefficients (ainsi que l'atténuation sur la hauteur du bassin L = 1{,}5\text{ m}) pour conclure.
Voir la réponse courte

Comparaison de \alpha_e à \alpha_t [\mathrm{HClO}] pour justifier que l'eau absorbe de manière non négligeable ou négligeable.

Voir le corrigé complet

Sur la figure 8, à la longueur d'onde \lambda = 290\text{ nm} \approx 300\text{ nm}, on lit sur l'axe logarithmique :

\alpha_e \approx 10^{-1}\text{ m}^{-1} = 0{,}1\text{ m}^{-1}

D'après la question précédente, le coefficient d'absorption linéique lié au chlore libre s'écrit :

\alpha_{\text{chlore}} = \alpha_t [\mathrm{HClO}]

Pour une concentration typique en acide hypochloreux [\mathrm{HClO}] \approx 3{,}3 \cdot 10^{-5}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} (conforme aux données de la question Q25 et du programme Python de la figure 10), on obtient :

\alpha_{\text{chlore}} \approx 2{,}3\cdot 10^4 \times 3{,}3\cdot 10^{-5} \approx 0{,}76\text{ m}^{-1}

Comparons ces deux grandeurs :

  • Le coefficient d'absorption de l'eau représente plus de 10\,\% de l'absorption totale (\alpha_e / \alpha_{\text{tot}} \approx 0{,}1 / 0{,}86 \approx 12\,\%) ;
  • Sur l'ensemble de la profondeur du bassin (L = 1{,}5\text{ m}), l'atténuation causée par l'eau seule vaut 10^{-\alpha_e L} = 10^{-0{,}15} \approx 0{,}71, ce qui correspond à une absorption d'environ 30\,\% de l'intensité UV incidente.
\boxed{\text{Non, on ne peut pas négliger l'absorption des UV due à l'eau à } 290\text{ nm}.}

Résultat

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Spectroscopies IR et RMN

Notions : loi de beer-lambert, atténuation

En déduire l'expression de l'intensité du rayonnement UV à la profondeur . On notera l'intensité lumineuse à la surface du bassin.

Voir l'indice

Intégrer la loi différentielle de décroissance de l'intensité lumineuse le long de l'axe de propagation vertical z.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la propriété d'additivité des absorbances : l'atténuation globale du faisceau lumineux est la somme des contributions de l'eau (définie à la question Q33) et des espèces chlorées (établie à la question Q32).
  2. Exprimer le rapport \frac{I(0)}{I(z)} à l'aide de la définition décimale de l'absorbance et en déduire la loi d'évolution spatiale I(z).
Voir la réponse courte

Intégration de la loi de Beer-Lambert globale pour donner la décroissance exponentielle de l'intensité avec la profondeur.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q33, l'absorption de l'eau n'est pas négligeable devant celle du chlore libre à 290\text{ nm}. L'absorbance totale du milieu sur une profondeur de pénétration z s'écrit par additivité :

A_{\mathrm{tot}}(z) = A_{\text{eau}}(z) + A_{\text{chlore}}(z)

D'après les questions Q32 et Q33, ces deux contributions s'expriment respectivement par :

A_{\text{eau}}(z) = \alpha_e \, z \quad \text{et} \quad A_{\text{chlore}}(z) = \alpha_t [\mathrm{HClO}] \, z

On en déduit l'absorbance globale à la profondeur z :

A_{\mathrm{tot}}(z) = \left( \alpha_e + \alpha_t [\mathrm{HClO}] \right) z

Par définition de l'absorbance (avec le logarithme décimal \log = \log_{10}) :

\begin{aligned} \log\left(\frac{I(0)}{I(z)}\right) &= A_{\mathrm{tot}}(z) = \left( \alpha_e + \alpha_t [\mathrm{HClO}] \right) z \\ \frac{I_0}{I(z)} &= 10^{\left( \alpha_e + \alpha_t [\mathrm{HClO}] \right) z} \end{aligned}

On obtient ainsi l'intensité lumineuse I(z) à la profondeur z :

\boxed{I(z) = I_0 \, 10^{-(\alpha_e + \alpha_t [\mathrm{HClO}]) z}}

Remarque : sous forme népérienne, cette expression s'écrit de manière équivalente :

I(z) = I_0 \, \exp\left( - \ln(10) \left(\alpha_e + \alpha_t [\mathrm{HClO}]\right) z \right)

Résultat

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : relation de planck-einstein, photon

Rappeler la relation de Planck-Einstein.

Voir l'indice

Exprimer l'énergie E_{\text{ph}} d'un photon en fonction de la constante de Planck h, de la célérité de la lumière c et de la longueur d'onde \lambda.

Voir la réponse courte

Rappel de l'énergie d'un photon E = h\nu = hc/\lambda.

Voir le corrigé complet

La relation de Planck-Einstein exprime le quantum d'énergie E_{\text{ph}} transporté par un photon associé à une onde électromagnétique de fréquence \nu (ou de longueur d'onde dans le vide \lambda) :

\boxed{E_{\text{ph}} = h \nu = \frac{h c}{\lambda}}

avec :

  • E_{\text{ph}} : énergie du photon, exprimée en joules (\text{J}) ;
  • h : constante de Planck (h = 6{,}63 \cdot 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s}) ;
  • \nu : fréquence du rayonnement électromagnétique, en hertz (\text{Hz} ou \text{s}^{-1}) ;
  • c : célérité de la lumière dans le vide (c \approx 3{,}00 \cdot 10^{8}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) ;
  • \lambda : longueur d'onde du rayonnement dans le vide, en mètres (\text{m}).

Résultat

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Question 36

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Spectroscopies IR et RMN

Notions : probabilité, absorption

En interprétant et comme des probabilités linéiques d'absorption d'un photon, en déduire l'expression de la proportion de photons absorbés par le chlore libre.

Voir l'indice

Écrire la proportion \tau comme le rapport du coefficient d'atténuation du chlore actif sur le coefficient d'atténuation linéique total du milieu.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux processus d'absorption concurrents subis par le flux de photons lors de sa traversée du milieu : l'absorption par l'eau d'une part, et l'absorption par les espèces du chlore libre d'autre part.
  2. Exprimer la probabilité linéique totale d'absorption comme la somme des deux probabilités linéiques indépendantes.
  3. Établir la proportion \tau comme le rapport de la probabilité linéique d'absorption par le chlore libre sur la probabilité linéique totale.
Voir la réponse courte

La fraction absorbée par le chlore libre est le rapport des probabilités linéiques \alpha_t [\mathrm{HClO}] / (\alpha_e + \alpha_t [\mathrm{HClO}]).

Voir le corrigé complet

Lors de la propagation du rayonnement UV sur une tranche d'épaisseur infinitésimale \mathrm{d}z, deux processus d'absorption mutuellement exclusifs et indépendants entrent en compétition :

  • l'absorption par l'eau, caractérisée par la probabilité linéique \alpha_e ;
  • l'absorption par les espèces du chlore libre, caractérisée par la probabilité linéique \alpha_t [\mathrm{HClO}].

La probabilité linéique totale d'absorption d'un photon s'écrit donc :

\alpha_{\text{tot}} = \alpha_e + \alpha_t [\mathrm{HClO}]

Dès lors qu'un photon est absorbé dans le milieu, la probabilité conditionnelle qu'il ait été capté par le chlore libre plutôt que par l'eau — c'est-à-dire la fraction \tau de photons absorbés par le chlore libre — est égale au rapport de la probabilité linéique d'absorption par le chlore libre sur la probabilité linéique totale :

\boxed{\tau = \frac{\alpha_t [\mathrm{HClO}]}{\alpha_e + \alpha_t [\mathrm{HClO}]}}

Résultat

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Question 37

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : cinétique photochimique, photon

Établir l'expression de la vitesse de disparition (en ) du chlore libre sous l'effet des rayonnements UV, où est une constante dont on donnera l'expression.

Voir l'indice

Relier le flux net d'énergie absorbé par tranche de surface (I(0) - I(L)) S_e au nombre de photons absorbés par seconde, puis diviser par le nombre d'Avogadro \mathscr{N}_A.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance lumineuse totale absorbée par l'eau du bassin sur la profondeur L à partir de l'intensité surfacique et de la surface S_e.
  2. Relier cette puissance absorbée au flux de photons absorbés par seconde grâce à l'énergie d'un photon donnée par la formule de Planck-Einstein.
  3. Prendre en compte la proportion \tau absorbée par le chlore libre et le rendement quantique unitaire pour obtenir le nombre de moles de chlore libre détruites par seconde, puis identifier la constante K_d.
Voir la réponse courte

Bilan de photons absorbés par unité de temps converti en moles par le nombre d'Avogadro pour exprimer K_d.

Voir le corrigé complet

L'intensité lumineuse I(z) représente une puissance surfacique (en \mathrm{W\cdot m^{-2}}). Entre la surface du bassin (z = 0) et le fond (z = L), la puissance surfacique absorbée par le milieu s'écrit :

\Delta I = I(0) - I(L)

La surface de l'eau étant notée S_e, la puissance lumineuse totale absorbée par l'ensemble du volume d'eau du bassin vaut :

\mathcal{P}_{\text{abs}} = S_e \cdot (I(0) - I(L))

D'après la relation de Planck-Einstein rappelée à la question précédente, l'énergie d'un photon UV de longueur d'onde \lambda est :

E_{\text{ph}} = \frac{hc}{\lambda}

Le flux total de photons absorbés par l'eau par unité de temps (en \mathrm{photons\cdot s^{-1}}) est donc :

\dot{N}_{\text{ph, tot}} = \frac{\mathcal{P}_{\text{abs}}}{E_{\text{ph}}} = \frac{S_e \lambda}{hc}\,(I(0) - I(L))

D'après la question Q36, la fraction de ces photons absorbée spécifiquement par le chlore libre est \tau. Le flux de photons absorbés par le chlore libre s'élève ainsi à :

\dot{N}_{\text{ph, chlore}} = \tau \dot{N}_{\text{ph, tot}} = \tau \frac{S_e \lambda}{hc}\,(I(0) - I(L))

Le rendement photochimique étant unitaire, l'absorption de chaque photon provoque la disparition d'une molécule d'espèce chlorée active. Le nombre de molécules détruites par unité de temps est donc égal à \dot{N}_{\text{ph, chlore}}.

La vitesse de disparition molaire v_d = -\frac{\mathrm{d}n_{\text{chlore}}}{\mathrm{d}t} (exprimée en \mathrm{mol\cdot s^{-1}}) s'obtient en divisant par la constante d'Avogadro \mathscr{N}_A :

v_d = \frac{\dot{N}_{\text{ph, chlore}}}{\mathscr{N}_A} = \tau \left(\frac{S_e \lambda}{hc \mathscr{N}_A}\right) (I(0) - I(L))

Par identification avec l'expression imposée par l'énoncé v_d = \tau K_d \cdot (I(0) - I(L)), on en déduit l'expression de la constante K_d :

\boxed{K_d = \frac{S_e \lambda}{h c \mathscr{N}_A}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : électrolyse, vitesse de réaction

Exprimer la vitesse de production en acide hypochloreux uniquement due à l'apport de l'électrolyseur.

Voir l'indice

Déduire la vitesse de production d'acide hypochloreux du flux de dichlore généré par l'électrolyseur en supposant sa transformation intégrale.

Voir la stratégie
  1. Relier la vitesse de formation électrochimique du dichlore \mathrm{Cl}_2 au courant d'électrolyse I = j \cdot S par la loi de Faraday.
  2. Utiliser la stœchiométrie de la réaction de dismutation du dichlore dans l'eau pour en déduire la vitesse de production de l'acide hypochloreux \mathrm{HClO}.
Voir la réponse courte

Expression de la vitesse molaire de production en \mathrm{HClO} issue du courant d'électrolyse par v_p = jS/(2F).

Voir le corrigé complet

Lors du fonctionnement de l'électrolyseur, les ions chlorure sont oxydés à l'anode selon la demi-équation électronique :

2\,\mathrm{Cl^-_{(aq)}} = \mathrm{Cl_{2(aq)}} + 2\,\mathrm{e^-}

La quantité d'électrons échangée par unité de temps est reliée à l'intensité du courant I = j \cdot S. La vitesse molaire de production du dichlore (établie en Q20) s'écrit donc :

v_{\mathrm{prod}}(\mathrm{Cl}_2) = \frac{I}{2F} = \frac{j \cdot S}{2F}

D'après la question Q24, le dichlore ainsi formé se dismute instantanément et totalement dans l'eau de la piscine à \mathrm{pH} = 7{,}2 selon l'équation de réaction :

\mathrm{Cl_{2(aq)}} + \mathrm{H_2O_{(\ell)}} = \mathrm{HClO_{(aq)}} + \mathrm{Cl^-_{(aq)}} + \mathrm{H^+_{(aq)}}

Chaque mole de dichlore consommée produit exactement une mole d'acide hypochloreux \mathrm{HClO}. La vitesse molaire de production v_p en acide hypochloreux apportée par l'électrolyseur (en \text{mol}\cdot\text{s}^{-1}) est donc égale à la vitesse de production de dichlore :

\boxed{v_p = \frac{I}{2F} = \frac{j \cdot S}{2F}}

Résultat

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : bilan de matière, équation différentielle

En réalisant un bilan de quantité de matière, déterminer l'équation différentielle vérifiée par (que vous noterez équation (1)).

Voir l'indice

Effectuer le bilan de matière instationnaire sur le volume V de la piscine : \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}t} = v_p - v_d, puis diviser par le volume V.

Voir la stratégie
  1. Choisir pour système l'eau de la piscine, considérée de volume V constant et de concentration c(t) = [\mathrm{HClO}](t) uniforme.
  2. Effectuer un bilan de quantité de matière en acide hypochloreux entre les instants t et t + \mathrm{d}t en comptabilisant le terme de production v_p et le terme de disparition sous rayonnement UV v_d.
  3. Exprimer l'équation différentielle régissant c(t) en introduisant l'expression explicite de v_d déterminée aux questions Q34 à Q37.
Voir la réponse courte

Bilan molaire macroscopique dans le bassin V dc/dt = v_p - v_d établissant l'équation différentielle régissant c(t).

Voir le corrigé complet

Considérons l'eau de la piscine de volume V constant, au sein de laquelle la concentration en acide hypochloreux c(t) = [\mathrm{HClO}](t) est supposée spatialement uniforme.

La quantité de matière totale en acide hypochloreux présente dans le bassin à l'instant t est :

n(t) = c(t) \cdot V

Entre les instants t et t + \mathrm{d}t, la variation \mathrm{d}n de quantité de matière résulte de deux contributions indépendantes :

  • la production par l'électrolyseur à la vitesse molaire v_p(t) (où v_p(t) = v_p = \frac{I}{2F} lorsque l'appareil est actif, et 0 lorsqu'il est éteint) :

    \mathrm{d}n_{\text{prod}} = v_p(t) \, \mathrm{d}t
  • la dégradation photochimique sous l'effet du rayonnement UV à la vitesse molaire v_d(t) :

    \mathrm{d}n_{\text{disp}} = v_d(t) \, \mathrm{d}t

Le bilan de matière s'écrit donc :

\mathrm{d}n = n(t + \mathrm{d}t) - n(t) = \mathrm{d}n_{\text{prod}} - \mathrm{d}n_{\text{disp}} = \left(v_p(t) - v_d(t)\right) \mathrm{d}t

Comme le volume V est constant, on a \mathrm{d}n = V \, \mathrm{d}c, d'où :

V \frac{\mathrm{d}c(t)}{\mathrm{d}t} = v_p(t) - v_d(t)

D'après les questions Q34, Q36 et Q37 :

\begin{aligned} \tau &= \frac{\alpha_t c(t)}{\alpha_e + \alpha_t c(t)} \\ I(0) - I(L) &= I_0(t) \left(1 - 10^{-(\alpha_e + \alpha_t c(t)) L}\right) \\ v_d(t) &= \tau K_d \left(I(0) - I(L)\right) = \frac{\alpha_t c(t)}{\alpha_e + \alpha_t c(t)} K_d \, I_0(t) \left(1 - 10^{-(\alpha_e + \alpha_t c(t)) L}\right) \end{aligned}

En injectant cette expression dans le bilan, on obtient l'équation différentielle vérifiée par c(t), notée équation (1) :

\boxed{\frac{\mathrm{d}c(t)}{\mathrm{d}t} = \frac{v_p(t)}{V} - \frac{K_d \, I_0(t)}{V} \frac{\alpha_t c(t)}{\alpha_e + \alpha_t c(t)} \left(1 - 10^{-(\alpha_e + \alpha_t c(t)) L}\right)} \quad (1)

Résultat

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : cinétique chimique, modélisation

Un programme Python, dont un extrait est donné figure 10, permet de résoudre l'équation (1) dans le cas d'une intensité variable de rayonnement UV. Justifier l'allure de la courbe de la figure 9 sur une journée. Quel phénomène n'est pas pris en compte ?

Voir l'indice

Interpréter le profil temporel de l'éclairement UV en relation avec la course apparente du soleil et mentionner l'absence d'aléa météorologique (nébulosité, masquage).

Voir la stratégie
  1. Décrire les phases jour/nuit (présence ou absence de rayonnement direct) et l'effet de la course du Soleil au cours d'une journée d'été sur l'intensité lumineuse reçue.
  2. Identifier les hypothèses idéalisées du tracé (courbe parfaitement lisse et symétrique, piscine à ciel ouvert sans écran) pour pointer les phénomènes physiques ou météorologiques omis.
Voir la réponse courte

Interprétation de la baisse diurne due à l'ensoleillement et identification des pertes d'oxydant non modélisées (pollution, baigneurs).

Voir le corrigé complet

1. Justification de l'allure de la courbe :

  • Période nocturne : Entre 21 h et 7 h, le Soleil se situe sous l'horizon ; le rayonnement solaire direct est absent, d'où une intensité UV nulle (I_0 = 0).
  • Période diurne : Entre 7 h et 21 h (durée du jour d'environ 14 à 15\text{ h}, caractéristique d'une journée d'été en France), le Soleil éclaire la surface.
  • Profil en cloche : Au cours de la journée, la hauteur du Soleil au-dessus de l'horizon (angle d'élévation) augmente jusqu'au midi solaire, situé vers 14 h en heure légale d'été (fuseau UTC+2). Au zénith local :

    • l'angle d'incidence des rayons par rapport à la verticale est minimal, ce qui maximise le flux surfacique intercepté (\propto \cos\theta) ;
    • l'épaisseur d'atmosphère traversée (masse d'air) est minimale, réduisant l'atténuation et la diffusion du rayonnement UV.

    L'intensité lumineuse décroît ensuite symétriquement jusqu'au coucher du Soleil.

2. Phénomène non pris en compte :

\boxed{\text{La couverture nuageuse (nébulosité / météo) n'est pas prise en compte : le ciel est supposé parfaitement clair.}}

Remarque : D'autres phénomènes réels ne sont pas modélisés ici, notamment la fermeture du volet roulant protecteur de la piscine ou la variation du coefficient de réflexion à l'interface air-eau en fonction de l'angle d'incidence (lois de Fresnel).

Résultat

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : méthode d'euler, langage python

Compléter la dernière ligne (ligne 16) du programme python (figure 10) permettant de résoudre l'équation (1) par la méthode d'Euler. On pourra appeler les fonctions electrolyseur(t) (voir figure 12) et phi(t) l'intensité lumineuse au cours du temps à la surface du bassin.

Voir l'indice

Appliquer le schéma d'intégration d'Euler explicite pour calculer c_{k+1} à partir de c_k et de la dérivée temporelle discrétisée avec le pas dt.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le schéma d'Euler explicite pour discrétiser l'équation différentielle (1) établie à la question précédente : c_{k+1} = c_k + \left(\dfrac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}t}\right)_k \Delta t.
  2. Exprimer le taux de variation \left(\dfrac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}t}\right)_k = \dfrac{v_{p,\text{eff}}(t_k) - v_d(t_k)}{V} à l'aide des variables du script Python et des fonctions electrolyseur(t) et phi(t).
  3. Traduire la relation sous la forme demandée par l'opérateur de concaténation de liste Python c += [...].
Voir la réponse courte

Écriture de la discrétisation d'Euler explicite c[k+1] = c[k] + dt * (vp - vd) / V en appelant les fonctions requises.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation différentielle (1) établie à la question Q39 :

\frac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}t} = \frac{v_{p,\text{eff}}(t) - v_d(t)}{V}

où :

  • le terme de production vaut v_{p,\text{eff}}(t) = v_p \times \texttt{electrolyseur}(t) ;
  • le terme de disparition photochimique vaut :

    v_d(t) = \tau(t)\, K_d \left(I(0) - I(L)\right) = \frac{\alpha_t\, c(t)}{\alpha_e + \alpha_t\, c(t)} \, K_d \, \phi(t) \left( 1 - 10^{-(\alpha_e + \alpha_t\, c(t))\, L} \right)

Par la méthode d'Euler explicite, la concentration à l'instant t_{k+1} = t_k + \Delta t s'exprime à partir de la valeur à l'instant t_k :

c_{k+1} = c_k + \Delta t \left( \frac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}t} \right)_k

Dans le script Python :

  • t_k est représenté par T[k] et le pas de temps \Delta t par dt ;
  • la concentration courante c_k est accessible par c[k] ou c[-1] ;
  • l'objet c étant une liste initialisée à [c_0], l'instruction c += [ ... ] concatène le nouvel élément c_{k+1} à la fin de la liste (équivalent à c.append(...)) ;
  • les coefficients v_p et K_d sont déjà convertis en \text{h}^{-1} (multiplication par 3\,600) de manière cohérente avec un pas de temps dt exprimé en heures.

La ligne 16 s'écrit donc :

c += [c[k] + dt / V * (v_p * electrolyseur(T[k]) - (alpha_t * c[k] / (alpha_e + alpha_t * c[k])) * K_d * phi(T[k]) * (1 - 10**(-(alpha_e + alpha_t * c[k]) * L)))]
\boxed{\text{V13}}

Résultat

\text{V13}
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Question 42

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : potentiel rédox, analyse documentaire

Les valeurs prises par le potentiel de l'eau de la piscine (figure 11) au cours du temps sont-elles conformes aux valeurs numériques obtenues à la question Q26 ?

Voir l'indice

Remplacer les concentrations extrêmes de chlore libre dans la relation de Nernst établie en Q26 et vérifier l'accord avec l'échelle de mesure expérimentale de la figure 11.

Voir la stratégie
  1. Relever sur la figure 11 les valeurs extrêmes (minimale et maximale) prises par le potentiel redox U(t) au cours des 24 heures.
  2. Comparer cet intervalle de variation aux bornes théoriques données à la question Q26 (633\text{ mV} < U < 669\text{ mV}) et conclure sur la conformité du système.
Voir la réponse courte

Vérification que les potentiels relevés sur la courbe temporelle restent bien dans l'encadrement calculé à la question Q26.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 11, qui donne l'évolution du potentiel d'oxydoréduction de l'eau au cours d'une journée (les valeurs de l'axe des ordonnées étant exprimées en volts) :

  • la valeur minimale du potentiel est atteinte en fin d'après-midi (vers 17\text{ h} - 18\text{ h}), après la période d'exposition maximale aux rayonnements UV :

    U_{\min} \approx 0{,}635\text{ V} = 635\text{ mV}
  • la valeur maximale du potentiel est observée la nuit et au petit matin (en palier entre 3\text{ h} et 7\text{ h}) :

    U_{\max} \approx 0{,}666\text{ V} = 666\text{ mV}

Ainsi, tout au long de la journée, le potentiel d'oxydoréduction mesuré reste compris dans l'intervalle :

635\text{ mV} \leqslant U(t) \leqslant 666\text{ mV}

À la question Q26, l'encadrement numérique admissible pour assurer la désinfection du bassin (correspondant à 10\,\mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1} \leqslant [\text{HClO}] \leqslant 40\,\mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}) était :

633\text{ mV} < U < 669\text{ mV}

Les valeurs prises par le potentiel sont donc entièrement incluses dans l'intervalle admissible.

\boxed{\text{Les valeurs de la figure 11 sont conformes aux valeurs numériques de la question Q26.}}

Résultat

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : conservation de la matière, cycle du chlore

Justifier que, dans le cadre de ce modèle, la concentration en ions chlorure ne varie pas au cours du temps. En réalité, il est recommandé de vérifier leur concentration au moins une fois par saison. Proposer une explication.

Voir l'indice

Expliquer le cycle fermé du chlore où chaque molécule dégradée ou consommée régénère un ion chlorure, et lister les pertes réelles (vidanges, lavage du filtre, emport par les baigneurs).

Voir la stratégie
  1. Décrire le cycle chimique de l'élément chlore dans le bassin pour justifier la conservation de [\mathrm{Cl}^-] dans le modèle fermé.
  2. Comparer l'ordre de grandeur de la concentration en chlorure à celle du chlore actif pour montrer le caractère négligeable des fluctuations instantanées.
  3. Identifier les causes physiques réelles d'évolution de la salinité (pertes d'eau salée et renouvellement, évaporation, dégazage éventuel).
Voir la réponse courte

Le cycle d'oxydation et photolyse régénère \mathrm{Cl}^-, les pertes réelles provenant des éclaboussures et vidanges du filtre.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre du modèle proposé, l'élément chlore fonctionne en cycle fermé :

  • à l'anode de l'électrolyseur, les ions chlorure sont oxydés en dichlore :

    2\,\mathrm{Cl}^- \longrightarrow \mathrm{Cl}_2 + 2\,\mathrm{e}^-
  • le dichlore se dismute immédiatement dans l'eau selon :

    \mathrm{Cl}_2 + \mathrm{H}_2\mathrm{O} \longrightarrow \mathrm{HClO} + \mathrm{Cl}^- + \mathrm{H}^+
  • l'acide hypochloreux (et sa base conjuguée \mathrm{ClO}^-) désinfecte le bassin en oxydant les matières organiques et se décompose sous l'effet des photons UV (photolyse) selon le bilan global :

    2\,\mathrm{HClO} \xrightarrow{h\nu} 2\,\mathrm{H}^+ + 2\,\mathrm{Cl}^- + \mathrm{O}_2\text{ (ou avec la matière organique)}

Tous les processus de désinfection et de photolyse réduisent à nouveau le chlore actif en ions chlorure \mathrm{Cl}^-. Il n'y a donc aucune perte nette d'élément chlore dans ce cycle.

De plus, d'un point de vue quantitatif, la concentration en ions chlorure (c_0 \approx 85\text{ mmol}\cdot\text{L}^{-1}) est environ 2 000 fois supérieure à la concentration maximale en chlore actif (c \approx 40\ \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}) : la quantité transformée temporairement en chlore actif représente moins de 0{,}05\,\% du stock de chlorure, ce qui est parfaitement négligeable.

\boxed{\text{Le chlore décrivant un cycle fermé sans perte nette, } [\mathrm{Cl}^-] \text{ reste constante dans le modèle.}}

En réalité, la concentration en chlorure peut évoluer au cours d'une saison en raison d'échanges d'eau avec l'extérieur :

  • Dilution et pertes de sel : les nettoyages réguliers du filtre (contre-lavages ou « backwash »), les débordements dus aux fortes pluies, ainsi que les éclaboussures et sorties des baigneurs évacuent de l'eau salée du bassin. Ces pertes sont compensées par des ajouts d'eau de ville (non salée), ce qui diminue progressivement la concentration en chlorure.
  • Concentration par évaporation : l'évaporation pure de l'eau en période de fortes chaleurs tend à concentrer le sel si le niveau n'est pas régulièrement ajusté.
  • Dégazage : une fraction infime de dichlore gazeux \mathrm{Cl}_2 peut s'échapper à l'atmosphère avant sa totale dissolution et dismutation.

Il est donc nécessaire de vérifier la teneur en sel au moins une fois par saison pour réajuster la masse de sel dissous et garantir le bon fonctionnement de l'électrolyseur.

Résultat

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Question 44

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Exploitation de document

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : électrolyse, analyse documentaire

Déterminer la durée de fonctionnement de l'électrolyseur sur une journée à l'aide de la figure 12.

Voir l'indice

Calculer l'intégrale temporelle du créneau d'alimentation de l'électrolyseur à partir des bornes d'activation relevées sur la figure 12.

Voir la stratégie
  1. Identifier sur la figure 12 les plages horaires pour lesquelles l'état logique vaut 1 (électrolyseur en fonctionnement) et celles où il vaut 0 (électrolyseur à l'arrêt).
  2. Calculer la durée totale de marche soit par sommation des durées de fonctionnement, soit en retranchant la durée d'arrêt des 24\text{ heures} de la journée.
Voir la réponse courte

Sommation des durées des créneaux de fonctionnement de l'électrolyseur sur le chronogramme fourni.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 12, l'électrolyseur fonctionne lorsque le signal logique est à la valeur 1. On lit sur l'axe des abscisses :

  • une première période de fonctionnement de t = 0\text{ h} à t_1 = 2\text{ h}, soit une durée :

    \Delta t_1 = 2 - 0 = 2\text{ h} ;
  • une période d'arrêt entre le front descendant à t_1 = 2\text{ h} et le front montant à t_2 = 11\text{ h}, soit une durée d'arrêt :

    \Delta t_{\text{arrêt}} = 11 - 2 = 9\text{ h} ;
  • une seconde période de fonctionnement de t_2 = 11\text{ h} à t = 24\text{ h}, soit une durée :

    \Delta t_2 = 24 - 11 = 13\text{ h}.

La durée totale de fonctionnement \Delta t_{\text{fct}} de l'électrolyseur sur une journée de 24\text{ h} est donc :

\Delta t_{\text{fct}} = \Delta t_1 + \Delta t_2 = 24\text{ h} - \Delta t_{\text{arrêt}} = 2\text{ h} + 13\text{ h}
\boxed{\Delta t_{\text{fct}} = 15\text{ h}}

Résultat

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Question 45

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs ; Courbes intensité-potentiel et corrosion

Notions : tension d'électrolyse, courbe intensité-potentiel

Déterminer, à l'aide de la figure 13, la tension d'électrolyse . On néglige la résistance de la cellule d'électrolyse et on rappelle que et . En déduire la puissance électrique consommée sur une journée en kWh.

Voir l'indice

Relever les potentiels d'oxydation et de réduction sur les courbes intensité-potentiel pour la densité de courant j, en déduire la tension U = E_a - E_c et calculer l'énergie journalière E = U I \Delta t.

Voir la stratégie
  1. Identifier les réactions électrochimiques ayant lieu à l'anode (oxydation) et à la cathode (réduction) pour une densité de courant en valeur absolue de |j| = 4{,}0\text{ kA}\cdot\text{m}^{-2}.
  2. Lire sur la figure 13 les potentiels d'électrode correspondants E_a et E_c, puis en déduire la tension d'électrolyse U = E_a - E_c (la résistance interne étant négligée).
  3. Calculer l'intensité I = j \cdot S, la puissance électrique P = U \cdot I, puis l'énergie électrique consommée (désignée par abus par « puissance » dans l'énoncé car exprimée en \text{kWh}) sur une journée à l'aide de la durée de fonctionnement \Delta t_{\text{fct}} = 15\text{ h} déterminée à la question Q44.
Voir la réponse courte

Détermination graphique de la tension minimale U = E_a - E_c au courant de travail, puis calcul de l'énergie consommée U I \Delta t.

Voir le corrigé complet

En fonctionnement, la cellule d'électrolyse impose un courant traversant les deux électrodes de surface S = 20\text{ cm}^2 = 2{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ m}^2. L'intensité du courant vaut :

I = j \cdot S = 4{,}0 \cdot 10^3\text{ A}\cdot\text{m}^{-2} \times 2{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ m}^2 = 8{,}0\text{ A}

1. Détermination de la tension d'électrolyse U :

  • À l'anode (j = +4{,}0\text{ kA}\cdot\text{m}^{-2}) : l'oxydation ayant lieu au potentiel le plus faible est celle des ions chlorure en dichlore (\text{Cl}^- \to \text{Cl}_2). Sur la figure 13, chaque grand carreau correspond à 1\text{ kA}\cdot\text{m}^{-2} en ordonnée et à 0{,}2\text{ V} en abscisse (5 divisions pour 1\text{ V}). Pour j = 4{,}0\text{ kA}\cdot\text{m}^{-2}, on lit :

    E_a \approx 1{,}55\text{ V} \quad (\text{compris entre } 1{,}5\text{ V et } 1{,}6\text{ V})
  • À la cathode (j = -4{,}0\text{ kA}\cdot\text{m}^{-2}) : la réduction ayant lieu au potentiel le plus élevé est celle de l'eau en dihydrogène (\text{H}_2\text{O} \to \text{H}_2). Pour j = -4{,}0\text{ kA}\cdot\text{m}^{-2}, on lit :

    E_c \approx -1{,}45\text{ V} \quad (\text{compris entre } -1{,}5\text{ V et } -1{,}4\text{ V})

En négligeant la chute ohmique dans l'électrolyte (R_{\text{cell}} \approx 0), la tension aux bornes de l'électrolyseur est :

U = E_a - E_c \approx 1{,}55 - (-1{,}45) = 3{,}0\text{ V}
\boxed{U \approx 3{,}0\text{ V} \quad (\text{ou } 3{,}1\text{ V})}

2. Puissance et énergie consommées sur une journée : La puissance électrique instantanée absorbée par l'électrolyseur en fonctionnement est :

P = U \cdot I = 3{,}0\text{ V} \times 8{,}0\text{ A} = 24\text{ W} = 2{,}4 \cdot 10^{-2}\text{ kW}

L'unité demandée étant le kilowatt-heure (\text{kWh}), grandeur homogène à une énergie, on calcule l'énergie consommée sur une journée pendant la durée de fonctionnement \Delta t_{\text{fct}} = 15\text{ h} déterminée à la question Q44 :

E_{\text{elec}} = P \cdot \Delta t_{\text{fct}} = 2{,}4 \cdot 10^{-2}\text{ kW} \times 15\text{ h} = 0{,}36\text{ kWh}
\boxed{E_{\text{elec}} \approx 0{,}36\text{ kWh} \quad (\text{soit } P = 24\text{ W})}

Résultat

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Question 46

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : photolyse, bilan énergétique

On recommande de fermer le volet roulant de la piscine en pleine journée lorsque l'on ne s'y baigne pas. Quel en est l'intérêt ?

Voir l'indice

Relier la fermeture du volet roulant à l'atténuation des rayonnements UV solaires, préservant ainsi le stock de chlore libre et réduisant la consommation électrique de l'électrolyseur.

Voir la stratégie

Pour répondre de manière complète et rigoureuse, on exploite directement les conclusions de la modélisation physico-chimique menée dans cette partie, puis on complète par les aspects thermiques et pratiques propres à l'exploitation d'une piscine.

Voir la réponse courte

Occulter le soleil supprime la photolyse UV du chlore, ce qui économise l'énergie de l'électrolyseur et prolonge la désinfection.

Voir le corrigé complet

Fermer le volet roulant en pleine journée présente plusieurs intérêts majeurs :

  1. Protection photochimique du chlore libre (intérêt principal du modèle) : L'étude a montré que les rayonnements solaires UV provoquent la photodégradation de l'acide hypochloreux et de l'ion hypochlorite (vitesse de disparition v_d \propto I_0, questions Q37 et Q40). Comme l'irradiance UV I_0(t) est maximale au zénith entre 11 h et 16 h (figure 9), l'occultation du bassin par le volet opaque annule ce rayonnement (I_0 \approx 0) et supprime cette décomposition.

    Cela évite la chute de la concentration en chlore actif observée l'après-midi (figure 11) et réduit considérablement la durée de fonctionnement journalière de l'électrolyseur (estimée à 15 h à la question Q44), d'où une importante économie d'énergie électrique (question Q45) et une moindre usure des électrodes.

  2. Limitation des dérives de pH : Moins solliciter l'électrolyse réduit la production d'ions hydroxyde à la cathode et limite la dérive basique du pH (question Q27), réduisant ainsi la consommation de produit correcteur (pompe péristaltique).
  3. Intérêts thermique et matériel complémentaires :

    • Le volet limite l'évaporation de l'eau et les pertes thermiques superficielles, réduisant la consommation de la pompe à chaleur et les appoints d'eau.
    • Il empêche les pollutions extérieures (feuilles, insectes, poussières) de pénétrer dans le bassin, diminuant la consommation de chlore par les matières organiques et l'encrassement du filtre.
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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Modelisation PSI 2026 ?

Surtout 4 chapitres : ALI et oscillateurs électroniques (17 % des questions), Cinématique des fluides (13 %), Spectroscopies IR et RMN (12 %) et Acide-base, précipitation, complexation (11 %). Plus ponctuellement : Cinétique chimique et mécanismes réactionnels, Électrolyse et accumulateurs, Cinématique et dynamique du point, Diagrammes E-pH, Oxydoréduction et piles…

Peut-on travailler le sujet CCINP Modelisation PSI 2026 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 26 questions sur 46 (57 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI : Q2 à Q5, Q8, Q18, Q19, Q21 à Q26, Q30 à Q36, Q39 à Q43 et Q46. Avec les autres programmes de première année : 11 en MP2I, 10 en TSI1 et 26 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Modelisation PSI 2026 ?

Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Modelisation PSI 2026 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q15 (marge de phase), Q17 (temps de réponse), Q26 (formule de nernst), Q36 (probabilité), Q37 (cinétique photochimique) et Q45 (tension d'électrolyse).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Modelisation PSI 2026 ?

Questions de cours : Q15 (marge de phase), Q21 (diagramme potentiel-ph), Q30 (loi de beer-lambert) et Q35 (relation de planck-einstein). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (repérage), Q11 (fonction de transfert), Q13 (correcteur pi), Q14 (compensation de pôle), Q16 (fonction de transfert), Q20 (électrolyse) et Q24 (dismutation).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Modelisation PSI 2026 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (36 sur 46), par exemple : Q1, Q3 à Q10, Q12 à Q14, Q18 à Q25, Q27 à Q31, Q33 à Q35, Q38 à Q44 et Q46. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q2, Q32 et Q37.

Quelle a été la moyenne au sujet CCINP Modelisation PSI 2026 ?

Moyenne : 9,84/20 (écart-type 3,82, 5 302 présents).

Que faire si l'on bloque à la question Q37 ?

Admettre la formule fournie pour continuer. L'expression de la vitesse de disparition v_d est donnée par l'énoncé, ce qui permet d'aborder sans attendre le bilan de matière de Q39 et le programme Python de Q41.

Que signifie « non asservi » à la question Q12 ?

Le terme désigne le système non corrigé avec C(p) = 1. Il convient d'évaluer l'écart statique en boucle fermée sans correcteur ; la conclusion reste identique en boucle ouverte car aucun intégrateur n'annule l'erreur.

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 46 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,84 et d'écart-type 3,82 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.