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Corrigé détaillé CCINP Modélisation TSI 2026

Stabilisation d'un robot serpentiforme

Faisable en sup ?

Faisable en partie en TSI1 : 36 questions sur 52, partie III en entier. Autres questions faisables en TSI1

Autres premières années : PCSI 37 · BCPST1 16 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Mécanique, Électrocinétique et électronique, Mécanique des fluides · 11 incontournables · 37 questions de première année
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Ce sujet pluridisciplinaire moderne et très formateur s'intéresse à la modélisation et au contrôle d'un robot serpentiforme aquatique bio-inspiré (le robot NATRIX), conçu pour des interventions en mer agitée. L'épreuve aborde la problématique cruciale de la tenue au roulis et de la locomotion ondulatoire à travers trois parties indépendantes et progressives.

La première partie allie géométrie par analyse harmonique de Fourier, statique des solides flottants (poussée d'Archimède, bras de redressement) et asservissement électromécanique du flotteur par servomoteur à courant continu. La deuxième partie déploie les outils de la robotique spatiale avec le groupe des déplacements rigides et l'étude cinématique du corps articulé. Enfin, la troisième partie explore les instabilités de roulis induites par le pilonnement via une modélisation pendulaire paramétrique d'une grande richesse, résolue par les techniques de perturbation et de Poincaré-Lindstedt. C'est un excellent problème de modélisation mathématique et physique appliquée aux sciences de l'ingénieur.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 4 h 20 pour tout traiter, pour une épreuve de 3 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

11 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

34 questions rapides et accessibles · 6 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (34) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (6) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

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Sommaire

52 questions
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Partie I : Modélisation et stabilisation d'un flotteur

I.1 · Géométrie d'un flotteur

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : série de fourier, périodicité

Justifier que la fonction est bornée sur .

Voir l'indice

Invoquer la continuité de la fonction R_e sur le segment compact [0, 2\pi] combinée à sa périodicité sur \mathbb{R}.

Voir la réponse courte

Fonction continue et 2\pi-périodique représentant une forme fermée réelle, elle est donc bornée sur \mathbb{R}.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la fonction R_e est continue et 2\pi-périodique sur \mathbb{R}.

  • Le segment [0, 2\pi] est une partie fermée et bornée (compacte) de \mathbb{R}. Toute fonction continue sur un segment y est bornée (théorème des bornes atteintes). Il existe donc deux réels m et M tels que :

    \forall \theta \in [0, 2\pi], \quad m \leqslant R_e(\theta) \leqslant M.
  • De plus, la fonction R_e étant 2\pi-périodique, pour tout réel \theta \in \mathbb{R}, il existe k \in \mathbb{Z} tel que \theta - 2k\pi \in [0, 2\pi], d'où :

    R_e(\theta) = R_e(\theta - 2k\pi) \in [m, M].

Ainsi, l'image de \mathbb{R} par R_e coïncide avec celle du segment [0, 2\pi] :

R_e(\mathbb{R}) = R_e([0, 2\pi]).
\boxed{\text{La fonction } R_e \text{ est bornée sur } \mathbb{R} \text{ (et y atteint ses bornes).}}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : coefficient de fourier, série de fourier

On note et les coefficients trigonométriques de Fourier de la fonction . On note aussi pour tout entier et tout réel :

Rappeler la définition des coefficients de Fourier et .

Voir l'indice

Rappeler les formules intégrales usuelles définissant a_0, a_k et b_k sur une période [-\pi, \pi] pour une fonction 2\pi-périodique.

Voir la réponse courte

Définitions intégrales des coefficients trigonométriques a_k et b_k sur une période [-\pi, \pi].

Voir le corrigé complet

La fonction R_e étant continue et 2\pi-périodique sur \mathbb{R}, ses coefficients trigonométriques de Fourier associés à l'écriture de la somme partielle

S_N(\theta) = a_0 + \sum_{k=1}^{N-1} \left[ a_k \cos(k\theta) + b_k \sin(k\theta) \right]

sont définis, pour tout intervalle d'intégration de longueur 2\pi (par exemple [-\pi, \pi] ou [0, 2\pi]), par :

  • pour k = 0 (valeur moyenne de la fonction) :

    \boxed{a_0 = \frac{1}{2\pi} \int_{-\pi}^{\pi} R_e(\theta) \, \mathrm{d}\theta = \frac{1}{2\pi} \int_0^{2\pi} R_e(\theta) \, \mathrm{d}\theta}
  • pour tout entier k \in \mathbb{N}^* :

    \boxed{a_k = \frac{1}{\pi} \int_{-\pi}^{\pi} R_e(\theta) \cos(k\theta) \, \mathrm{d}\theta = \frac{1}{\pi} \int_0^{2\pi} R_e(\theta) \cos(k\theta) \, \mathrm{d}\theta}
    \boxed{b_k = \frac{1}{\pi} \int_{-\pi}^{\pi} R_e(\theta) \sin(k\theta) \, \mathrm{d}\theta = \frac{1}{\pi} \int_0^{2\pi} R_e(\theta) \sin(k\theta) \, \mathrm{d}\theta}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : symétrie, parité

Exprimer une condition sur la fonction pour que le profil soit symétrique par rapport à la droite .

Voir l'indice

Traduire géométriquement la symétrie axiale par rapport à l'axe (O, \vec{x}) en une relation sur R_e(-\theta).

Voir la réponse courte

La symétrie axiale par rapport à l'axe (O, \vec{x}) impose la parité de la fonction R_e(\theta) = R_e(-\theta).

Voir le corrigé complet

Dans le repère \mathscr{R} = (O, \vec{x}, \vec{y}, \vec{z}), un point courant de la frontière extérieure de la section droite du flotteur a pour coordonnées polaires (\rho, \theta) = (R_e(\theta), \theta), soit pour vecteur position dans le plan (O, \vec{x}, \vec{y}) :

\overrightarrow{OM}(\theta) = R_e(\theta) \cos\theta \, \vec{x} + R_e(\theta) \sin\theta \, \vec{y} .

La réflexion par rapport à la droite (O, \vec{x}) laisse invariante la coordonnée selon \vec{x} et change le signe de la coordonnée selon \vec{y}. Le point symétrique M' de M(\theta) a donc pour vecteur position :

\overrightarrow{OM'} = R_e(\theta) \cos\theta \, \vec{x} - R_e(\theta) \sin\theta \, \vec{y} = R_e(\theta) \cos(-\theta) \, \vec{x} + R_e(\theta) \sin(-\theta) \, \vec{y} .

Ce point M' se situe dans la direction d'angle polaire -\theta à une distance R_e(\theta) de l'origine O. Pour que le profil extérieur soit symétrique par rapport à la droite (O, \vec{x}), il faut et il suffit que ce point appartienne au profil, c'est-à-dire que son rayon soit égal à R_e(-\theta) pour tout \theta \in \mathbb{R}.

La condition nécessaire et suffisante est donc :

\boxed{\forall \theta \in \mathbb{R}, \quad R_e(-\theta) = R_e(\theta)}

La fonction R_e doit ainsi être paire.

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : série de fourier, parité

Soit . En admettant que soit une fonction paire, donner une expression simplifiée de .

Voir l'indice

Utiliser l'intégrale d'une fonction impaire sur un intervalle symétrique pour annuler certains coefficients de Fourier.

Voir la réponse courte

Pour une fonction paire, les coefficients b_k s'annulent et la somme ne contient que des termes en cosinus.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q2, pour tout k \in \mathbb{N}^*, le coefficient b_k s'écrit :

b_k = \frac{1}{\pi} \int_{-\pi}^{\pi} R_e(\theta) \sin(k\theta) \, \mathrm{d}\theta.

Si la fonction R_e est paire, la fonction \theta \mapsto R_e(\theta) \sin(k\theta) est impaire (produit d'une fonction paire et d'une fonction impaire). L'intervalle d'intégration [-\pi, \pi] étant centré en zéro, l'intégrale d'une fonction impaire est nulle :

\forall k \in \mathbb{N}^*, \quad b_k = 0.

Il en découle immédiatement la simplification de la somme partielle de Fourier S_N(\theta) :

\boxed{S_N(\theta) = a_0 + \sum_{k=1}^{N-1} a_k \cos(k\theta)}

où, par parité, les coefficients restants s'écrivent également a_0 = \frac{1}{\pi}\int_0^\pi R_e(\theta)\,\mathrm{d}\theta et a_k = \frac{2}{\pi}\int_0^\pi R_e(\theta)\cos(k\theta)\,\mathrm{d}\theta pour tout k \in \{1, \dots, N-1\}.

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : théorème de dirichlet

Énoncer le théorème de Dirichlet pour la fonction .

Voir l'indice

Vérifier les hypothèses de régularité (C^1 par morceaux) et préciser la valeur de la somme de la série de Fourier en tout point.

Voir la réponse courte

Énoncé des hypothèses de Dirichlet et convergence simple de la série de Fourier vers R_e(\theta).

Voir le corrigé complet

Soit R_e : \mathbb{R} \to \mathbb{R} une fonction 2\pi-périodique.

Si R_e est de classe \mathcal{C}^1 par morceaux sur \mathbb{R}, alors pour tout réel \theta \in \mathbb{R}, sa série de Fourier converge simplement et a pour somme :

\lim_{N \to +\infty} S_N(\theta) = a_0 + \sum_{k=1}^{+\infty} \left[ a_k \cos(k\theta) + b_k \sin(k\theta) \right] = \frac{R_e(\theta^+) + R_e(\theta^-)}{2}

où R_e(\theta^+) et R_e(\theta^-) désignent respectivement les limites à droite et à gauche de R_e en \theta.

Comme la fonction R_e est de plus continue sur \mathbb{R}, on a en tout point \theta \in \mathbb{R} :

R_e(\theta^+) = R_e(\theta^-) = R_e(\theta)

La série de Fourier converge donc simplement vers la fonction R_e elle-même :

\boxed{\forall \theta \in \mathbb{R}, \quad a_0 + \sum_{k=1}^{+\infty} \left[ a_k \cos(k\theta) + b_k \sin(k\theta) \right] = R_e(\theta)}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : régression linéaire, moindre carré

Expliquer comment obtenir numériquement à partir de ce nuage de points l'expression des paramètres d'une fonction ; par exemple avec paramètres, la fonction :

associe à chaque angle son rayon en mm. On précisera notamment la famille d'algorithmes.

Voir l'indice

Formuler le problème sous la forme de moindres carrés linéaires pour identifier les coefficients a_k à partir des m mesures expérimentales.

Voir la stratégie
  1. Formuler le modèle sous forme matricielle en exploitant la linéarité par rapport aux paramètres inconnus (a_0, \dots, a_{N-1}).
  2. Identifier la fonction de coût à minimiser (résidus quadratiques) et nommer la famille d'algorithmes correspondante.
  3. Décrire les méthodes numériques standard permettant de calculer la solution (équations normales, décomposition QR ou SVD).
Voir la réponse courte

Méthode des moindres carrés linéaires projetant le nuage de points sur la base des fonctions trigonométriques.

Voir le corrigé complet

Compte tenu de la parité de R_e, le modèle recherché s'écrit pour N paramètres :

R_e(\theta) = a_0 + \sum_{k=1}^{N-1} a_k \cos(k\theta)

Bien que la fonction dépende non linéairement de \theta, elle est linéaire vis-à-vis des paramètres A = \begin{pmatrix} a_0 & a_1 & \cdots & a_{N-1} \end{pmatrix}^\top \in \mathbb{R}^N.

Pour les m points expérimentaux (\theta_i, r_i)_{1 \leqslant i \leqslant m} (avec m \gg N), on cherche le vecteur de coefficients A minimisant la somme des carrés des écarts :

S(A) = \sum_{i=1}^m \left[ r_i - R_e(\theta_i) \right]^2 = \| Y - X A \|_2^2

avec :

Y = \begin{pmatrix} r_1 \\ r_2 \\ \vdots \\ r_m \end{pmatrix} \in \mathbb{R}^m \quad \text{et} \quad X = \begin{pmatrix} 1 & \cos(\theta_1) & \cos(2\theta_1) & \cdots & \cos((N-1)\theta_1) \\ 1 & \cos(\theta_2) & \cos(2\theta_2) & \cdots & \cos((N-1)\theta_2) \\ \vdots & \vdots & \vdots & \ddots & \vdots \\ 1 & \cos(\theta_m) & \cos(2\theta_m) & \cdots & \cos((N-1)\theta_m) \end{pmatrix} \in \mathcal{M}_{m,N}(\mathbb{R})

La famille d'algorithmes utilisée est celle de la régression linéaire par la méthode des moindres carrés (ou moindres carrés ordinaires) :

  • La condition d'optimalité conduit au système des équations normales :

    X^\top X A = X^\top Y \implies A = (X^\top X)^{-1} X^\top Y
  • En pratique, pour garantir une meilleure stabilité numérique face au conditionnement de X^\top X, les algorithmes de résolution reposent sur :

    • la décomposition QR de la matrice X (X = QR) ;
    • ou la décomposition en valeurs singulières (SVD), qui donne la pseudo-inverse de Moore-Penrose X^+ telle que A = X^+ Y (implémentée par exemple via numpy.linalg.lstsq en Python).
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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : centre d'inertie, symétrie

Justifier que le centre d'inertie du flotteur appartient à la droite .

Voir l'indice

Exploiter la symétrie matérielle du domaine \mathscr{D} par rapport aux plans (O, \vec{x}, \vec{y}) et (O, \vec{x}, \vec{z}).

Voir la stratégie

Pour montrer que le centre d'inertie G appartient à une droite, la méthode la plus directe et élégante consiste à identifier deux plans de symétrie matérielle sécants le long de cette droite :

  1. Identifier la symétrie par rapport au plan (O, \vec{x}, \vec{y}) liée à la coordonnée axiale z.
  2. Identifier la symétrie par rapport au plan (O, \vec{x}, \vec{z}) liée à la parité de R_e(\theta).
  3. Conclure que G se situe à l'intersection de ces deux plans.
Voir la réponse courte

Le plan (O, \vec{x}, \vec{z}) est plan de symétrie matérielle, donc le centre d'inertie G appartient à l'axe (O, \vec{x}).

Voir le corrigé complet

Le flotteur est modélisé par le domaine matériel homogène (de masse volumique constante \mu) :

\mathscr{D} = \left\{ M(\rho,\theta,z) \mid \rho \in [R_i, R_e(\theta)], \, \theta \in [-\pi, \pi], \, z \in \left[-\frac{\ell}{2}, \frac{\ell}{2}\right] \right\}.
  • Symétrie par rapport au plan (O, \vec{x}, \vec{y}) :
    L'intervalle de variation de la coordonnée axiale est centré en 0 : z \in \left[-\frac{\ell}{2}, \frac{\ell}{2}\right]. La réflexion par rapport au plan (O, \vec{x}, \vec{y}) transforme le point (x, y, z) en (x, y, -z) et laisse le domaine \mathscr{D} ainsi que sa masse volumique invariants. Le plan (O, \vec{x}, \vec{y}) est donc un plan de symétrie matérielle du flotteur, ce qui impose :

    z_G = 0.
  • Symétrie par rapport au plan (O, \vec{x}, \vec{z}) :
    La réflexion par rapport au plan (O, \vec{x}, \vec{z}) transforme le point (x, y, z) en (x, -y, z), c'est-à-dire (\rho, \theta, z) en (\rho, -\theta, z). D'après les questions précédentes, le profil extérieur est symétrique par rapport à l'axe (O, \vec{x}), ce qui se traduit par la parité de la fonction R_e :

    \forall \theta \in \mathbb{R}, \quad R_e(-\theta) = R_e(\theta).

    Ainsi, si un point matériel (\rho, \theta, z) appartient à \mathscr{D}, alors le point symétrique (\rho, -\theta, z) vérifie \rho \in [R_i, R_e(-\theta)] = [R_i, R_e(\theta)] et appartient également à \mathscr{D}. Le plan (O, \vec{x}, \vec{z}) est donc un deuxième plan de symétrie matérielle, ce qui impose :

    y_G = 0.

Le centre d'inertie G appartient à l'intersection des deux plans de symétrie matérielle (O, \vec{x}, \vec{y}) et (O, \vec{x}, \vec{z}) :

\boxed{G \in (O, \vec{x})}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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I.2 · Équilibre d'un flotteur

Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : équilibre d'un flotteur, poussée d'archimède

En appliquant le principe fondamental de la statique au flotteur, au point , montrer qu'il n'est en équilibre que si les points et sont confondus. Préciser ce qui se passe dans le cas contraire.

Voir l'indice

Calculer le moment résultant en G des deux forces opposées (poids et poussée d'Archimède) et annuler ce moment.

Voir la stratégie
  1. Isoler le flotteur dans le référentiel d'étude galiléen et faire le bilan des actions mécaniques extérieures (poids et poussée d'Archimède).
  2. Exprimer le moment résultant en G en décomposant le vecteur position \vec{GC} grâce au point Z, projeté orthogonal de G sur l'axe vertical passant par C.
  3. Conclure sur la condition d'annulation du moment et analyser les conséquences mécaniques lorsque cette condition n'est pas vérifiée.
Voir la réponse courte

Bilan des forces (poids et poussée d'Archimède) et nullité du moment résultant en G si et seulement si G et Z sont alignés.

Voir le corrigé complet

On isole le flotteur (f) dans un référentiel lié à la surface de l'eau, supposé galiléen. Il est soumis à deux actions mécaniques extérieures modélisées par des glisseurs :

  • le poids : \{\mathscr{T}_{\mathrm{pes}\to\mathrm{f}}\} = \left\{\begin{array}{c} -mg\,\vec{x}_0 \\ \vec{0} \end{array}\right\}_G ;
  • la poussée d'Archimède : \{\mathscr{T}_{\mathrm{eau}\to\mathrm{f}}\} = \left\{\begin{array}{c} \rho V g\,\vec{x}_0 \\ \vec{0} \end{array}\right\}_C.

Le principe fondamental de la statique (PFS) appliqué au flotteur s'écrit :

  1. Théorème de la résultante statique :

    \vec{R} = \vec{P} + \vec{F} = (-mg + \rho V g)\,\vec{x}_0 = \vec{0} \implies mg = \rho V g
  2. Théorème du moment statique au point G :

    \vec{\mathcal{M}}_G(\text{ext}\to\mathrm{f}) = \vec{\mathcal{M}}_G(\mathrm{pes}\to\mathrm{f}) + \vec{\mathcal{M}}_G(\mathrm{eau}\to\mathrm{f}) = \vec{0}

Le moment du poids en G est nul puisque son centre d'application est G :

\vec{\mathcal{M}}_G(\mathrm{pes}\to\mathrm{f}) = \vec{0}

Par la formule de transport des moments, le moment de la poussée d'Archimède au point G s'exprime par :

\begin{aligned} \vec{\mathcal{M}}_G(\mathrm{eau}\to\mathrm{f}) &= \vec{\mathcal{M}}_C(\mathrm{eau}\to\mathrm{f}) + \overrightarrow{GC} \wedge \vec{F} \\ &= \vec{0} + \overrightarrow{GC} \wedge (\rho V g\,\vec{x}_0) \end{aligned}

Le point Z étant le projeté orthogonal de G sur la droite (C, \vec{x}_0), on décompose :

\overrightarrow{GC} = \overrightarrow{GZ} + \overrightarrow{ZC}

Le vecteur \overrightarrow{ZC} étant colinéaire à la verticale ascendante \vec{x}_0, son produit vectoriel avec \vec{x}_0 est nul :

\overrightarrow{ZC} \wedge \vec{x}_0 = \vec{0}

Le moment résultant en G se réduit donc à :

\vec{\mathcal{M}}_G(\text{ext}\to\mathrm{f}) = \rho V g\,(\overrightarrow{GZ} \wedge \vec{x}_0)

À l'équilibre statique, ce moment doit être nul :

\overrightarrow{GZ} \wedge \vec{x}_0 = \vec{0}

Or, par construction, \overrightarrow{GZ} est orthogonal à la droite (C, \vec{x}_0), donc \overrightarrow{GZ} \perp \vec{x}_0. Le produit vectoriel de deux vecteurs orthogonaux est nul si et seulement si l'un d'eux est nul. Comme \vec{x}_0 \neq \vec{0}, on en déduit :

\overrightarrow{GZ} = \vec{0}
\boxed{\text{Le flotteur n'est à l'équilibre statique que si les points } G \text{ et } Z \text{ sont confondus.}}

Cas contraire (G \neq Z) : Si les points G et Z ne sont pas confondus, la résultante des moments en G n'est pas nulle : le flotteur n'est pas en équilibre statique. Il subit un couple de forces d'axe \vec{z} (couple de redressement ou couple de chavirement selon le sens de basculement) qui provoque une accélération angulaire de roulis autour de son axe longitudinal.

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : métacentre, stabilité de l'équilibre

Expliquer précisément à quoi correspondent les points et de la figure 4. En , indiquer si l'angle de gîte va augmenter ou diminuer.

Voir l'indice

Analyser le signe du bras de levier de redressement \overline{GZ} et les extrema locaux de l'énergie potentielle E_p(\theta).

Voir la stratégie
  1. Exploiter la relation entre le bras de redressement \overline{GZ}(\theta), le couple de redressement \Gamma(\theta) = \rho V g \overline{GZ}(\theta) et l'énergie potentielle de basculement E_p(\theta) = mg \int_0^\theta \overline{GZ}(\alpha)\,\mathrm{d}\alpha.
  2. Identifier les points d'annulation de \overline{GZ} (extrémums de E_p) pour qualifier la nature des équilibres aux points A et C.
  3. Déterminer le signe du couple de rappel en B pour en déduire l'évolution spontanée de l'angle de gîte.
Voir la réponse courte

Identification des positions d'équilibre stable et instable, et diminution de l'angle de gîte en B vers la position stable.

Voir le corrigé complet

Signification des points A et C :

  • Point A (\theta = 0) : Il correspond à la position d'équilibre stable du flotteur (flotteur droit, mer calme). En ce point :

    \overline{GZ}(0) = 0 \implies \Gamma(0) = 0,

    le moment des actions hydrostatiques et du poids est nul. L'énergie potentielle y présente un minimum local strict :

    \left.\frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}\theta}\right|_{\theta=0} = 0 \quad \text{et} \quad \left.\frac{\mathrm{d}^2E_p}{\mathrm{d}\theta^2}\right|_{\theta=0} = mg \left.\frac{\mathrm{d}\overline{GZ}}{\mathrm{d}\theta}\right|_{\theta=0} > 0,

    ce qui confirme la stabilité de l'équilibre.

  • Point C (\theta = \theta_C) : Il correspond à la position d'équilibre instable et définit l'angle critique de chavirement (limite de stabilité statique). En ce point, le bras de redressement s'annule à nouveau (\overline{GZ}(\theta_C) = 0), et l'énergie potentielle de basculement E_p atteint un maximum local :

    \left.\frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}\theta}\right|_{\theta=\theta_C} = 0 \quad \text{et} \quad \left.\frac{\mathrm{d}^2E_p}{\mathrm{d}\theta^2}\right|_{\theta=\theta_C} < 0.

    L'énergie E_p(\theta_C) représente la barrière d'énergie potentielle à franchir pour faire chavirer le flotteur.

Comportement en B :

  • Le point B est situé dans le domaine de stabilité statique, c'est-à-dire 0 < \theta_B < \theta_C (il correspond d'ailleurs au maximum du bras de redressement \overline{GZ}).
  • Comme \overline{GZ}(\theta_B) > 0, le couple de redressement \Gamma = \rho V g \overline{GZ} est strictement positif et s'oppose à l'inclinaison : il tend à ramener le flotteur vers la position d'équilibre \theta = 0.

Par conséquent, en l'absence de sollicitation extérieure déstabilisante, l'angle de gîte va diminuer pour revenir vers 0.

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I.3 · Stabilité dynamique

Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : matrice d'inertie, plan de symétrie

Justifier que la matrice d'inertie au point dans la base du flotteur soit diagonale.

Voir l'indice

Montrer que les trois plans orthogonaux du repère sont des plans de symétrie matérielle pour le flotteur cylindrique symétrique.

Voir la stratégie
  1. Identifier les plans de symétrie matérielle du flotteur (géométrie et répartition de masse homogène).
  2. Utiliser les propriétés d'annulation des produits d'inertie associées à ces plans de symétrie pour conclure sur le caractère diagonal de la matrice d'inertie en O.
Voir la réponse courte

Existence de deux plans orthogonaux de symétrie matérielle conférant une forme diagonale à la matrice d'inertie.

Voir le corrigé complet

Le domaine matériel \mathscr{D} du flotteur est défini par :

\mathscr{D} = \left\{ M \mid \overrightarrow{OM} = \rho\,\vec{e}_r(\theta) + z\,\vec{z}, \quad \rho \in [R_i, R_e(\theta)], \quad \theta \in [0, 2\pi], \quad z \in \left[-\frac{\ell}{2}, \frac{\ell}{2}\right] \right\}.

En supposant le flotteur homogène, celui-ci admet deux plans orthogonaux de symétrie matérielle passant par O :

  • Le plan (O, \vec{x}, \vec{z}) : d'après la question Q3, la fonction R_e est paire (R_e(-\theta) = R_e(\theta)), de sorte que le profil de la section droite est symétrique par rapport à l'axe (O, \vec{x}). L'invariance par l'application y \mapsto -y entraîne l'annulation des produits d'inertie correspondants :

    I_{xy} = \iiint_\mathscr{D} x\,y\,\mathrm{d}m = 0 \quad \text{et} \quad I_{yz} = \iiint_\mathscr{D} y\,z\,\mathrm{d}m = 0.
  • Le plan (O, \vec{x}, \vec{y}) : la section droite ne dépend pas de z et la cote z varie sur l'intervalle symétrique \left[-\frac{\ell}{2}, \frac{\ell}{2}\right]. L'invariance par la transformation z \mapsto -z entraîne :

    I_{xz} = \iiint_\mathscr{D} x\,z\,\mathrm{d}m = 0 \quad \text{et} \quad I_{yz} = \iiint_\mathscr{D} y\,z\,\mathrm{d}m = 0.

Les trois produits d'inertie sont donc rigoureusement nuls :

I_{xy} = I_{xz} = I_{yz} = 0.

Par conséquent, les directions (O, \vec{x}), (O, \vec{y}) et (O, \vec{z}) sont des axes principaux d'inertie du flotteur au point O.

\boxed{\text{La matrice d'inertie } \overline{\bar{I}}_\mathrm{f}(O) \text{ est diagonale dans la base } (\vec{x}, \vec{y}, \vec{z}).}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : matrice d'inertie, symétrie axiale

Justifier la forme de la matrice d'inertie au point dans la base du segment intérieur.

Voir l'indice

Exploiter la symétrie de révolution du cylindre plein d'axe (O, \vec{z}) pour relier les moments principaux d'inertie transverses.

Voir la réponse courte

Symétrie de révolution ou plans de symétrie du segment intérieur expliquant la structure de sa matrice d'inertie.

Voir le corrigé complet

Le segment intérieur (\mathrm{s}) est un cylindre homogène d'axe (O, \vec{z}). Cet axe constitue donc un axe de révolution matérielle pour le solide.

  1. Caractère diagonal de la matrice : Tout plan contenant l'axe de révolution (O, \vec{z}) est un plan de symétrie matérielle pour le segment intérieur :

    • le plan (O, \vec{x}, \vec{z}) est un plan de symétrie matérielle, ce qui entraîne la nullité des produits d'inertie faisant intervenir la coordonnée normale y :

      I_{xy} = \iiint_{(\mathrm{s})} x y \, \mathrm{d}m = 0 \quad \text{et} \quad I_{yz} = \iiint_{(\mathrm{s})} y z \, \mathrm{d}m = 0 ;
    • le plan (O, \vec{y}, \vec{z}) est également un plan de symétrie matérielle, ce qui entraîne la nullité des produits d'inertie faisant intervenir x :

      I_{xy} = 0 \quad \text{et} \quad I_{xz} = \iiint_{(\mathrm{s})} x z \, \mathrm{d}m = 0.

    Tous les produits d'inertie étant nuls, la base (\vec{x}, \vec{y}, \vec{z}) est une base principale d'inertie au point O, et la matrice d'inertie \overline{\bar{I}}_\mathrm{s}(O) est diagonale.

  2. Égalité des moments d'inertie transverses : Du fait de l'invariance par rotation d'un quart de tour (\pi/2) autour de l'axe (O, \vec{z}), qui transforme l'axe (O, \vec{x}) en l'axe (O, \vec{y}), les moments d'inertie par rapport à ces deux axes sont égaux :

    I(O, \vec{x}) = I(O, \vec{y}) = A_s.

En notant C_s = I(O, \vec{z}), la matrice d'inertie prend bien la forme requise :

\boxed{\overline{\bar{I}}_\mathrm{s}(O) = \begin{pmatrix} A_s & 0 & 0 \\ 0 & A_s & 0 \\ 0 & 0 & C_s \end{pmatrix}_{(\vec{x}, \vec{y}, \vec{z})}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : composition des vitesses angulaires

Déterminer une expression du vecteur taux de rotation du segment intérieur par rapport au référentiel galiléen, noté , en fonction de et de .

Voir l'indice

Appliquer la loi de composition des vitesses angulaires vectorielles entre le segment, le flotteur et le référentiel galiléen.

Voir la réponse courte

Loi de composition des vitesses angulaires donnant \vec{\Omega}_{s/0} = (\dot{\theta} + \omega_m)\vec{x}.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de composition des vecteurs taux de rotation, on a :

\vec{\Omega}_{f/0} = \vec{\Omega}_{f/s} + \vec{\Omega}_{s/0}

On en déduit l'expression du vecteur taux de rotation du segment intérieur (s) par rapport au référentiel galiléen :

\vec{\Omega}_{s/0} = \vec{\Omega}_{f/0} - \vec{\Omega}_{f/s}

En introduisant les données de l'énoncé, \vec{\Omega}_{f/0} = \dot{\theta}\,\vec{z} et \vec{\Omega}_{f/s} = \omega_m\,\vec{z}, il vient :

\boxed{\vec{\Omega}_{s/0} = (\dot{\theta} - \omega_m)\,\vec{z}}

Résultat

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Question 13

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : théorème du moment cinétique

En appliquant le principe fondamental de la dynamique au flotteur au point , établir l'équation différentielle régissant son mouvement dans un référentiel galiléen.

Voir l'indice

Écrire le théorème du moment dynamique appliqué au flotteur en rotation autour de l'axe fixe (O, \vec{z}) en sommant les couples extérieurs.

Voir la stratégie
  1. Isoler le flotteur (\mathrm{f}) et préciser le référentiel d'étude galiléen.
  2. Recenser les actions mécaniques extérieures appliquées à (\mathrm{f}) et calculer leurs moments au point O en projection selon l'axe fixe (O, \vec{z}).
  3. Appliquer le théorème du moment dynamique au point O projeté sur \vec{z}.
Voir la réponse courte

Application du théorème du moment cinétique projeté selon l'axe de rotation fixe (O, \vec{x}).

Voir le corrigé complet

On étudie le flotteur (\mathrm{f}) dans le référentiel galiléen lié au repère \mathscr{R}_0 = (O, \overrightarrow{x_0}, \overrightarrow{y_0}, \overrightarrow{z_0}), où l'axe (O, \vec{z}) est fixe (avec \vec{z} = \overrightarrow{z_0}).

Le flotteur est soumis aux actions mécaniques extérieures suivantes :

  • Le poids \vec{P} = -mg \overrightarrow{x_0}, appliqué en son centre d'inertie G. Avec \overrightarrow{GO} = c\vec{x}, on a \overrightarrow{OG} = -c\vec{x}. Sachant que \vec{x} = \cos\theta \overrightarrow{x_0} + \sin\theta \overrightarrow{y_0}, le moment en O s'écrit :

    \vec{\mathcal{M}}_O(\vec{P}) = \overrightarrow{OG} \wedge \vec{P} = (-c\vec{x}) \wedge (-mg\overrightarrow{x_0}) = mgc \, (\vec{x} \wedge \overrightarrow{x_0}) = -mgc\sin\theta\,\vec{z}.
  • La poussée d'Archimède \vec{F} = \rho V g \overrightarrow{x_0}, appliquée au centre de carène C. Avec \overrightarrow{CO} = a\overrightarrow{x_0} + b\overrightarrow{y_0}, on a \overrightarrow{OC} = -a\overrightarrow{x_0} - b\overrightarrow{y_0}. Son moment en O s'écrit :

    \vec{\mathcal{M}}_O(\vec{F}) = \overrightarrow{OC} \wedge \vec{F} = (-a\overrightarrow{x_0} - b\overrightarrow{y_0}) \wedge (\rho V g \overrightarrow{x_0}) = -b\rho V g (\overrightarrow{y_0} \wedge \overrightarrow{x_0}) = \rho V g b\,\vec{z}.
  • L'action exercée par le segment intérieur (\mathrm{s}) via la liaison pivot motorisée d'axe (O, \vec{z}) : le couple moteur selon l'axe est \overrightarrow{C_{\mathrm{s} \to \mathrm{f}}} = C_m \vec{z}. La liaison étant supposée sans frottement, les actions de guidage ont une composante de moment nulle selon l'axe \vec{z}.

D'après l'énoncé, le moment dynamique du flotteur en O par rapport au référentiel galiléen est :

\overrightarrow{\delta_{O, \mathrm{f}/0}} = C_f \ddot{\theta} \vec{z}.

D'après le principe fondamental de la dynamique (théorème du moment dynamique appliqué au flotteur en O, projeté sur l'axe \vec{z}) :

\overrightarrow{\delta_{O, \mathrm{f}/0}} \cdot \vec{z} = \sum \vec{\mathcal{M}}_O(\text{ext} \to \mathrm{f}) \cdot \vec{z},

ce qui conduit à :

C_f \ddot{\theta} = C_m + \rho V g b - mg c \sin\theta.

L'équation différentielle régissant le mouvement du flotteur s'écrit donc :

\boxed{C_f \ddot{\theta} + mgc\sin\theta - \rho Vgb = C_m}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Mécanique › Mécanique du solide

Notions : poussée d'archimède, couple de redressement

En supposant que , déterminer une expression du couple de redressement en fonction de et de .

Voir l'indice

Calculer le moment en O de la poussée d'Archimède et du poids en projetant sur l'axe \vec{z}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le bras de redressement \overline{GZ} = \vec{GZ} \cdot \vec{y}_0 en décomposant le vecteur \vec{GZ} à l'aide de la relation de Chasles via les points O et C.
  2. Utiliser la propriété du projeté orthogonal Z de G sur l'axe vertical (C, \vec{x}_0) pour simplifier le produit scalaire avec le vecteur horizontal \vec{y}_0.
  3. Injecter les données géométriques de l'énoncé relatives aux positions de G et C, puis appliquer la relation m = \rho V dans la définition du couple de redressement \Gamma = \rho V g \overline{GZ}.
Voir la réponse courte

Expression du bras de levier métacentrique et calcul du moment du couple de redressement \Gamma(\theta).

Voir le corrigé complet

Par définition, le point Z est le projeté orthogonal du centre d'inertie G sur la droite verticale (C, \vec{x}_0). Le vecteur \vec{CZ} est donc colinéaire à \vec{x}_0.

La base (\vec{x}_0, \vec{y}_0, \vec{z}) étant orthonormée directe, on a :

\vec{CZ} \cdot \vec{y}_0 = 0.

Décomposons le vecteur \vec{GZ} à l'aide de la relation de Chasles :

\vec{GZ} = \vec{GC} + \vec{CZ} = \vec{GO} - \vec{CO} + \vec{CZ}.

En effectuant le produit scalaire avec \vec{y}_0, il vient :

\begin{aligned} \overline{GZ} &= \vec{GZ} \cdot \vec{y}_0 \\ &= (\vec{GO} - \vec{CO} + \vec{CZ}) \cdot \vec{y}_0 \\ &= \vec{GO} \cdot \vec{y}_0 - \vec{CO} \cdot \vec{y}_0. \end{aligned}

D'après les données de l'énoncé :

  • \vec{GO} = c \vec{x}, avec \vec{x} = \cos\theta \vec{x}_0 + \sin\theta \vec{y}_0, donc \vec{GO} \cdot \vec{y}_0 = c \sin\theta ;
  • \vec{CO} = a \vec{x}_0 + b \vec{y}_0, donc \vec{CO} \cdot \vec{y}_0 = b.

On en déduit l'expression du bras de redressement :

\overline{GZ} = c\sin\theta - b.

Le couple de redressement est défini par \Gamma = \rho V g \overline{GZ}. En supposant le flotteur à l'équilibre de flottaison (m = \rho V), on obtient :

\boxed{\Gamma = mg(c\sin\theta - b)}

Résultat

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : linéarisation, petit mouvement

Montrer que l'on peut alors linéariser l'équation de dynamique du flotteur sous la forme :

Préciser l'expression de .

Voir l'indice

Effectuer un développement limité au premier ordre pour \theta \ll 1 en assimilant \sin\theta \approx \theta et identifier le coefficient de rappel angulaire.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation du mouvement du flotteur établie aux questions Q13 et Q14 reliant l'accélération angulaire \ddot{\theta}, le couple moteur C_m et le couple de redressement \Gamma.
  2. Utiliser l'hypothèse des petits angles |\theta| \ll \theta_C pour effectuer un développement limité au premier ordre de \sin\theta et exploiter la condition d'équilibre à \theta = 0.
  3. Identifier la constante de raideur de rappel K_x.
Voir la réponse courte

Développement aux petits angles de \sin\theta \approx \theta et identification de la raideur angulaire équivalente K_x.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q13 et Q14, l'équation différentielle régissant le mouvement de roulis du flotteur dans le référentiel galiléen s'écrit :

C_f \ddot{\theta} = C_m - \Gamma(\theta)

où le couple de redressement vaut :

\Gamma(\theta) = mg (c\sin\theta - b).

À la position d'équilibre stable (\theta = 0), le centre d'inertie G et le centre de carène C sont alignés sur la même verticale (O, \vec{x}_0), ce qui impose b(0) = 0 (les points G et Z sont alors confondus, conformément à la question Q8).

Au voisinage de cette position d'équilibre, pour |\theta| \ll \theta_C, on effectue un développement limité au premier ordre en \theta :

\sin\theta = \theta + o(\theta).

En négligeant au premier ordre le déplacement latéral du centre de carène (b \approx 0), le couple de redressement s'approxime par :

\Gamma(\theta) \approx mgc\,\theta.

L'équation différentielle du mouvement du flotteur se linéarise ainsi sous la forme demandée :

\boxed{C_f \ddot{\theta} = C_m - K_x \theta}

avec :

\boxed{K_x = mgc}

Résultat

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : fonction de transfert, perturbation

Préciser ce que peut représenter .

Voir l'indice

Interpréter ce couple inconnu appliqué au flotteur comme une perturbation extérieure (effets de la houle ou du vent).

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de la grandeur C_r(p) d'après sa position dans le schéma-blocs (sommation avec le couple moteur C_m(p)).
  2. Interpréter son rôle au regard de la physique du système (robot marin soumis à l'environnement extérieur) et de la question Q17 (mention d'un échelon de perturbation).
Voir la réponse courte

Interprétation de C_r(p) comme une perturbation extérieure de couple s'exerçant sur le flotteur (action de la houle).

Voir le corrigé complet

Sur le schéma-blocs de la figure 5, la grandeur C_r(p) s'additionne (algébriquement) directement au couple moteur C_m(p) délivré par l'actionneur : il s'agit donc de la transformée de Laplace d'un couple.

Dans la boucle d'asservissement, C_r(p) ne dépend ni de la consigne ni de la commande : il s'agit d'une entrée de perturbation extérieure.

Physiquement, C_r(p) représente un couple perturbateur extérieur (ou couple résistant) exercé sur le flotteur par le milieu marin, induit notamment par :

  • l'action de la houle et des vagues (sollicitations hydrodynamiques instationnaires) ;
  • les effets du vent et des courants marins.
\boxed{C_r(p) \text{ représente la transformée de Laplace d'un couple perturbateur extérieur (action de la houle, du vent, etc.).}}

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : asservissement, précision

Déterminer une expression de la fonction de transfert en boucle ouverte du système. En déduire la classe minimale du correcteur à utiliser pour que le système ait une erreur nulle en réponse à un échelon de consigne et à un échelon de perturbation. Proposer une fonction de transfert pour .

Voir l'indice

Déterminer le produit des gains de chaîne directe et de retour, observer l'ordre d'intégration naturelle et choisir un régulateur adapté (par exemple PID ou double intégrateur).

Voir la stratégie
  1. Réduire la boucle interne reliant U(p) à \Theta(p) (en posant la perturbation C_r(p)=0) pour obtenir la transmittance du processus H_u(p) = \frac{\Theta(p)}{U(p)}, puis en déduire la \mathrm{FTBO}(p).
  2. Exprimer l'erreur \varepsilon(p) en fonction de la consigne \Theta_c(p) et de la perturbation C_r(p), puis appliquer le théorème de la valeur finale pour déterminer la classe minimale de C(p) garantissant une erreur statique nulle dans les deux cas.
  3. Proposer une fonction de transfert pour C(p) compatible avec cette classe minimale.
Voir la réponse courte

Calcul de la FTBO, détermination de la classe requise pour annuler les erreurs statiques et proposition d'un correcteur PI.

Voir le corrigé complet

1. Fonction de transfert en boucle ouverte (FTBO) :

En l'absence de perturbation (C_r(p) = 0), la boucle interne présente une chaîne directe de transmittance :

H_d(p) = \frac{K_t}{R + Lp} \cdot \frac{1}{C_f p^2 + K_x}

et une chaîne de retour de transmittance :

B(p) = \frac{K_e \left[ (C_f + C_s)p^2 + K_x \right]}{C_s p}

La transmittance de cette boucle interne, H_u(p) = \left. \frac{\Theta(p)}{U(p)} \right|_{C_r=0}, vaut :

\begin{aligned} H_u(p) &= \frac{H_d(p)}{1 + H_d(p)B(p)} \\ &= \frac{\dfrac{K_t}{(R + Lp)(C_f p^2 + K_x)}}{1 + \dfrac{K_t K_e \left[(C_f + C_s)p^2 + K_x\right]}{(R + Lp)(C_f p^2 + K_x) C_s p}} \\ &= \frac{K_t C_s p}{(R + Lp)(C_f p^2 + K_x) C_s p + K_t K_e \left[(C_f + C_s)p^2 + K_x\right]} \end{aligned}

La fonction de transfert en boucle ouverte de la boucle principale s'écrit donc :

\boxed{\mathrm{FTBO}(p) = K_{\text{capt}} \, C(p) \, \frac{K_t C_s p}{(R + Lp)(C_f p^2 + K_x) C_s p + K_t K_e \left[(C_f + C_s)p^2 + K_x\right]}}

2. Classe minimale du correcteur :

L'erreur au niveau du comparateur est \varepsilon(p) = A \, \Theta_c(p) - K_{\text{capt}} \Theta(p). En choisissant le préfiltre d'adaptation A = K_{\text{capt}}, l'erreur s'écrit :

\varepsilon(p) = \frac{K_{\text{capt}} \Theta_c(p) - K_{\text{capt}} H_r(p) C_r(p)}{1 + \mathrm{FTBO}(p)}

où H_r(p) = \left. \frac{\Theta(p)}{C_r(p)} \right|_{U=0} = \dfrac{(R + Lp) C_s p}{(R + Lp)(C_f p^2 + K_x) C_s p + K_t K_e \left[(C_f + C_s)p^2 + K_x\right]}.

Notons que le dénominateur de H_u(p) ne s'annule pas en p=0 car son terme constant vaut K_t K_e K_x \neq 0. Par suite, au voisinage de p=0 :

H_u(p) \underset{p \to 0}{\sim} \frac{C_s}{K_e K_x} \, p

Le processus présente ainsi un zéro à l'origine.

Si le correcteur est de classe \alpha \in \mathbb{N}, de la forme C(p) = \dfrac{C_0(p)}{p^\alpha} avec C_0(0) \neq 0, le comportement basse fréquence de la FTBO est :

\mathrm{FTBO}(p) \underset{p \to 0}{\sim} \frac{K_{\text{capt}} C_0(0) C_s}{K_e K_x} \cdot \frac{1}{p^{\alpha - 1}}
  • Échelon de consigne \Theta_c(p) = \dfrac{\Theta_{c0}}{p} (avec C_r = 0) :
    D'après le théorème de la valeur finale :

    \varepsilon_{s,c} = \lim_{p \to 0} p \varepsilon(p) = \lim_{p \to 0} \frac{K_{\text{capt}} \Theta_{c0}}{1 + \mathrm{FTBO}(p)}

    Pour annuler cette erreur statique, il est nécessaire que \lim_{p \to 0} \mathrm{FTBO}(p) = +\infty, ce qui impose :

    \alpha - 1 \geqslant 1 \iff \alpha \geqslant 2
  • Échelon de perturbation C_r(p) = \dfrac{C_{r0}}{p} (avec \Theta_c = 0) :
    Comme H_r(p) \underset{p \to 0}{\sim} \dfrac{R C_s p}{K_t K_e K_x}, l'erreur statique due à la perturbation vaut :

    \varepsilon_{s,r} = \lim_{p \to 0} - \frac{K_{\text{capt}} H_r(p) C_{r0}}{1 + \mathrm{FTBO}(p)} = \frac{0}{+\infty} = 0 \quad (\text{dès lors que } \alpha \geqslant 2)

La classe minimale du correcteur C(p) est donc :

\boxed{\alpha_{\min} = 2}

3. Proposition d'un correcteur :

Pour introduire ce double intégrateur tout en assurant la stabilité en boucle fermée via une avance de phase, on propose un correcteur de la forme :

\boxed{C(p) = \frac{K_i}{p^2} \, (1 + \tau_1 p)(1 + \tau_2 p)}

avec K_i > 0, \tau_1 > 0 et \tau_2 > 0.

Résultat

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Partie II : Modélisation géométrique

II.1 · Espace des configurations

Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : matrice de rotation

Donner la matrice de la rotation d'axe orientée par et d'angle dans la base .

Voir l'indice

Écrire la matrice de rotation canonique autour de l'axe \vec{z} pour l'angle \theta = -\pi/2.

Voir la réponse courte

Écriture de la matrice de rotation canonique d'angle -\pi/2 autour de l'axe \vec{z}.

Voir le corrigé complet

Soit r_2 la rotation d'axe \operatorname{Vect}(\vec{z}) orientée par \vec{z} et d'angle \alpha = -\dfrac{\pi}{2}.

Dans la base orthonormée directe (\vec{x}, \vec{y}, \vec{z}), l'axe de rotation étant dirigé par \vec{z}, l'image de \vec{z} est invariante :

r_2(\vec{z}) = \vec{z}.

Dans le plan (O, \vec{x}, \vec{y}) orienté par \vec{z}, l'action de la rotation d'angle \alpha s'écrit :

\begin{aligned} r_2(\vec{x}) &= \cos(\alpha)\vec{x} + \sin(\alpha)\vec{y} = \cos\left(-\frac{\pi}{2}\right)\vec{x} + \sin\left(-\frac{\pi}{2}\right)\vec{y} = -\vec{y}, \\ r_2(\vec{y}) &= -\sin(\alpha)\vec{x} + \cos(\alpha)\vec{y} = -\sin\left(-\frac{\pi}{2}\right)\vec{x} + \cos\left(-\frac{\pi}{2}\right)\vec{y} = \vec{x}. \end{aligned}

En disposant en colonnes les coordonnées des images des vecteurs de la base (\vec{x}, \vec{y}, \vec{z}), on obtient la matrice R_2 :

\boxed{R_2 = \begin{pmatrix} 0 & 1 & 0 \\ -1 & 0 & 0 \\ 0 & 0 & 1 \end{pmatrix}}

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : matrice homogène, déplacement

En déduire l'élément de correspondant à la configuration de la position 2 de la figure 6 sachant que la tête de la configuration est positionnée au point .

Voir l'indice

Former la matrice homogène 4 \times 4 en plaçant la matrice de rotation R_2 en bloc supérieur gauche et les coordonnées de M_2 en colonne de translation.

Voir la réponse courte

Assemblage de la matrice homogène 4\times 4 de SE(3) à partir de la matrice de rotation et du vecteur position.

Voir le corrigé complet

D'après la définition d'un élément de SE(3), la matrice de configuration g_2 associée à la position 2 s'écrit sous forme de blocs :

g_2 = \begin{pmatrix} R_2 & p_2 \\ 0_{1,3} & 1 \end{pmatrix}

où :

  • p_2 \in \mathbb{R}^3 est le vecteur position du point M_2 dans le repère de référence \mathscr{R} = (O, \vec{x}, \vec{y}, \vec{z}), soit :

    p_2 = \begin{pmatrix} -1 \\ 3 \\ 1 \end{pmatrix}
  • R_2 \in SO_3(\mathbb{R}) est la matrice de rotation établie à la question Q18 :

    R_2 = \begin{pmatrix} 0 & 1 & 0 \\ -1 & 0 & 0 \\ 0 & 0 & 1 \end{pmatrix}

On obtient ainsi l'élément de SE(3) recherché :

\boxed{g_2 = \begin{pmatrix} 0 & 1 & 0 & -1 \\ -1 & 0 & 0 & 3 \\ 0 & 0 & 1 & 1 \\ 0 & 0 & 0 & 1 \end{pmatrix}}

Résultat

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : matrice homogène, déplacement

Donner l'élément de correspondant à la configuration de la position 3 de la figure 6 sachant que la tête de la configuration est positionnée au point .

Voir l'indice

Identifier la rotation d'axe \vec{y} et d'angle \pi transformant la base initiale en (\vec{x}_3, \vec{y}_3, \vec{z}_3) et associer le vecteur position de M_3.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'orientation de la base \mathscr{B}_3 = (\vec{x}_3, \vec{y}_3, \vec{z}_3) par rapport à la base de référence (\vec{x}, \vec{y}, \vec{z}) à partir de la figure 6.
  2. En déduire la matrice de rotation R_3 \in \mathrm{SO}_3(\mathbb{R}).
  3. Construire la matrice homogène g_3 \in SE(3) à l'aide du vecteur position p_3 associé au point M_3.
Voir la réponse courte

Détermination de la matrice de transformation homogène correspondant à l'orientation et à la position du point M_3.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 6 pour la position 3 :

  • l'axe de la tête est inchangé : \vec{y}_3 = \vec{y} ;
  • le haut de la tête est inversé : \vec{z}_3 = -\vec{z} ;
  • la base (\vec{x}_3, \vec{y}_3, \vec{z}_3) étant orthonormée directe, on a :

    \vec{x}_3 = \vec{y}_3 \wedge \vec{z}_3 = \vec{y} \wedge (-\vec{z}) = -\vec{x}.

Le passage de la base (\vec{x}, \vec{y}, \vec{z}) à la base (\vec{x}_3, \vec{y}_3, \vec{z}_3) correspond donc à une rotation d'angle \pi autour de l'axe \operatorname{Vect}(\vec{y}), dont la matrice s'écrit :

R_3 = \begin{pmatrix} -1 & 0 & 0 \\ 0 & 1 & 0 \\ 0 & 0 & -1 \end{pmatrix}.

Le vecteur position du point M_3 dans le repère de référence est :

p_3 = \begin{pmatrix} 5 \\ 2 \\ 0 \end{pmatrix}.

L'élément g_3 \in SE(3) associé à la configuration 3 est donc :

\boxed{g_3 = \begin{pmatrix} -1 & 0 & 0 & 5 \\ 0 & 1 & 0 & 2 \\ 0 & 0 & -1 & 0 \\ 0 & 0 & 0 & 1 \end{pmatrix}}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : déplacement, rotation

Décrire les déplacements subis par la tête du serpent pour passer de la position initiale à la position

Voir l'indice

Décomposer le bloc supérieur droit en vecteur de translation et reconnaître dans le bloc 3 \times 3 une rotation élémentaire autour d'un axe de base.

Voir la stratégie

Une matrice de SE(3) de la forme g = \begin{pmatrix} R & p \\ 0_{1,3} & 1 \end{pmatrix} combine une composante de rotation représentée par la sous-matrice R \in SO_3(\mathbb{R}) et une composante de translation représentée par le vecteur colonne p \in \mathbb{R}^3. On identifie séparément ces deux éléments à partir de l'expression de g_4.

Voir la réponse courte

Décomposition en une translation de vecteur (1, 2, 3) suivie d'une rotation d'angle \pi/4 autour de l'axe \vec{z}.

Voir le corrigé complet

Par identification avec la définition d'un élément de SE(3), la matrice g_4 se décompose sous la forme :

g_4 = \begin{pmatrix} R_4 & p_4 \\ 0_{1,3} & 1 \end{pmatrix}

où :

p_4 = \begin{pmatrix} 1 \\ 2 \\ 3 \end{pmatrix} \quad \text{et} \quad R_4 = \begin{pmatrix} \frac{\sqrt{2}}{2} & -\frac{\sqrt{2}}{2} & 0 \\ \frac{\sqrt{2}}{2} & \frac{\sqrt{2}}{2} & 0 \\ 0 & 0 & 1 \end{pmatrix}.
  1. Translation : Le vecteur de translation correspond au bloc p_4. La tête du serpent subit une translation de vecteur :

    \vec{p}_4 = \vec{x} + 2\vec{y} + 3\vec{z},

    ce qui amène la tête du point de référence M_0(0,0,0) au point M_4(1,2,3).

  2. Rotation : La matrice R_4 s'écrit sous la forme canonique d'une rotation autour de l'axe \vec{z} :

    R_4 = \begin{pmatrix} \cos\alpha & -\sin\alpha & 0 \\ \sin\alpha & \cos\alpha & 0 \\ 0 & 0 & 1 \end{pmatrix}

    avec :

    \cos\alpha = \frac{\sqrt{2}}{2} \quad \text{et} \quad \sin\alpha = \frac{\sqrt{2}}{2} \implies \alpha = \frac{\pi}{4} \text{ rad} \quad (45^\circ).

    Il s'agit donc d'une rotation d'axe \text{Vect}(\vec{z}), orienté par \vec{z}, et d'angle \frac{\pi}{4}.

\boxed{\text{La tête subit une translation de vecteur } \vec{p}_4 = \begin{pmatrix} 1 \\ 2 \\ 3 \end{pmatrix} \text{ et une rotation d'axe } \text{Vect}(\vec{z}) \text{ orienté par } \vec{z} \text{ d'angle } \frac{\pi}{4} \text{ rad}.}

Résultat

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : matrice orthogonale

On note . Montrer que est une matrice orthogonale.

Voir l'indice

Calculer le produit matriciel R^{\mathsf{T}} R et vérifier qu'il est égal à l'identité I_3.

Voir la stratégie

Pour montrer qu'une matrice carrée réelle R \in \mathscr{M}_3(\mathbb{R}) est orthogonale, deux méthodes directes sont possibles :

  1. Vérifier la relation caractéristique R^{\mathsf{T}} R = I_3 ;
  2. Ou vérifier que les vecteurs colonnes (ou lignes) de R forment une famille orthonormée pour le produit scalaire canonique de \mathbb{R}^3.

Nous calculons ici directement le produit R^{\mathsf{T}} R.

Voir la réponse courte

Vérification de la relation {}^t\!R R = I_3 par calcul des produits scalaires des colonnes de R.

Voir le corrigé complet

La transposée de la matrice R s'écrit :

R^{\mathsf{T}} = \frac{1}{3} \begin{pmatrix} 2 & 2 & 1 \\ -1 & 2 & -2 \\ -2 & 1 & 2 \end{pmatrix}.

Calculons le produit matriciel R^{\mathsf{T}} R :

\begin{aligned} R^{\mathsf{T}} R &= \frac{1}{9} \begin{pmatrix} 2 & 2 & 1 \\ -1 & 2 & -2 \\ -2 & 1 & 2 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} 2 & -1 & -2 \\ 2 & 2 & 1 \\ 1 & -2 & 2 \end{pmatrix} \\ &= \frac{1}{9} \begin{pmatrix} 2^2 + 2^2 + 1^2 & 2(-1) + 2(2) + 1(-2) & 2(-2) + 2(1) + 1(2) \\ -1(2) + 2(2) - 2(1) & (-1)^2 + 2^2 + (-2)^2 & -1(-2) + 2(1) - 2(2) \\ -2(2) + 1(2) + 2(1) & -2(-1) + 1(2) + 2(-2) & (-2)^2 + 1^2 + 2^2 \end{pmatrix} \\ &= \frac{1}{9} \begin{pmatrix} 9 & 0 & 0 \\ 0 & 9 & 0 \\ 0 & 0 & 9 \end{pmatrix} \\ &= \begin{pmatrix} 1 & 0 & 0 \\ 0 & 1 & 0 \\ 0 & 0 & 1 \end{pmatrix} = I_3. \end{aligned}

Puisque R^{\mathsf{T}} R = I_3, on conclut que :

\boxed{R \text{ est une matrice orthogonale, c'est-à-dire } R \in \mathrm{O}_3(\mathbb{R}).}

Résultat

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
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Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : rotation, déterminant

Montrer que est une matrice du groupe spécial orthogonal .

Voir l'indice

Calculer le déterminant de la matrice orthogonale R et vérifier qu'il vaut +1.

Voir la réponse courte

Calcul du déterminant de la matrice orthogonale R montrant que \det(R) = +1, donc R \in SO_3(\mathbb{R}).

Voir le corrigé complet

Par définition, le groupe spécial orthogonal \mathrm{SO}_3(\mathbb{R}) est l'ensemble des matrices orthogonales de déterminant égal à +1 :

\mathrm{SO}_3(\mathbb{R}) = \left\{ M \in \mathrm{O}_3(\mathbb{R}) \mid \det(M) = 1 \right\}.

D'après le résultat de la question Q22, la matrice R est orthogonale (R \in \mathrm{O}_3(\mathbb{R})). Il suffit donc de vérifier que son déterminant vaut +1.

Écrivons R = \frac{1}{3} A avec :

A = \begin{pmatrix} 2 & -1 & -2 \\ 2 & 2 & 1 \\ 1 & -2 & 2 \end{pmatrix}.

Par propriété d'homogénéité du déterminant dans \mathscr{M}_3(\mathbb{R}) :

\det(R) = \det\left(\frac{1}{3} A\right) = \left(\frac{1}{3}\right)^3 \det(A) = \frac{1}{27}\det(A).

Calculons \det(A) en développant selon la première ligne :

\begin{aligned} \det(A) &= 2 \begin{vmatrix} 2 & 1 \\ -2 & 2 \end{vmatrix} - (-1) \begin{vmatrix} 2 & 1 \\ 1 & 2 \end{vmatrix} + (-2) \begin{vmatrix} 2 & 2 \\ 1 & -2 \end{vmatrix} \\ &= 2 \times \big(4 - (-2)\big) + 1 \times (4 - 1) - 2 \times (-4 - 2) \\ &= 2 \times 6 + 1 \times 3 - 2 \times (-6) \\ &= 12 + 3 + 12 = 27. \end{aligned}

On en déduit :

\det(R) = \frac{1}{27} \times 27 = 1.

Comme R \in \mathrm{O}_3(\mathbb{R}) et \det(R) = 1, la matrice R appartient bien au groupe spécial orthogonal :

\boxed{R \in \mathrm{SO}_3(\mathbb{R})}.

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
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Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : axe de rotation, vecteur propre

Ainsi est la matrice d'une rotation de . Donner l'axe de cette rotation. On choisira l'orientation de cet axe en fixant le vecteur de cet axe dont le premier coefficient est 1.

Voir l'indice

Déterminer le sous-espace propre associé à la valeur propre +1 en résolvant le système linéaire R\vec{a} = \vec{a}.

Voir la stratégie

L'axe d'une rotation de l'espace est la droite vectorielle constituée des points fixes, c'est-à-dire le sous-espace propre associé à la valeur propre 1 : \ker(R - I_3). On résout le système linéaire associé en imposant la contrainte sur la première composante du vecteur directeur \vec{a}.

Voir la réponse courte

Recherche du sous-espace propre associé à la valeur propre 1 par résolution du système (R - I_3)X = 0.

Voir le corrigé complet

L'axe de la rotation r, noté \Delta, est l'ensemble des vecteurs invariants par r :

\vec{u} \in \Delta \iff R \vec{u} = \vec{u} \iff (3R - 3I_3)\vec{u} = \vec{0}.

En posant \vec{u} = \begin{pmatrix} x \\ y \\ z \end{pmatrix} dans la base (\vec{x}, \vec{y}, \vec{z}), on a :

3R - 3I_3 = \begin{pmatrix} 2-3 & -1 & -2 \\ 2 & 2-3 & 1 \\ 1 & -2 & 2-3 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} -1 & -1 & -2 \\ 2 & -1 & 1 \\ 1 & -2 & -1 \end{pmatrix}.

L'équation s'écrit sous forme du système scalaire :

\begin{aligned} (L_1) \quad &-x - y - 2z = 0, \\ (L_2) \quad &2x - y + z = 0, \\ (L_3) \quad &x - 2y - z = 0. \end{aligned}

En effectuant (L_2) - (L_1) :

3x + 3z = 0 \implies z = -x.

En injectant z = -x dans l'équation (L_1) :

-x - y - 2(-x) = 0 \implies x - y = 0 \implies y = x.

L'équation (L_3) est alors immédiatement vérifiée :

x - 2(x) - (-x) = 0.

L'axe de rotation est donc la droite vectorielle :

\Delta = \operatorname{Vect}\left(\begin{pmatrix} 1 \\ 1 \\ -1 \end{pmatrix}\right).

En choisissant le vecteur directeur \vec{a} dont la première composante vaut 1, on obtient :

\boxed{\vec{a} = \begin{pmatrix} 1 \\ 1 \\ -1 \end{pmatrix} = \vec{x} + \vec{y} - \vec{z}}

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
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Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : angle de rotation, tracé

Retrouver l'angle de la rotation pour l'orientation fixée par le vecteur .

Voir l'indice

Utiliser la trace de la matrice de rotation \mathrm{Tr}(R) = 1 + 2\cos\theta ainsi que le signe d'un produit mixte pour lever l'ambiguïté sur l'angle.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la trace de la matrice de rotation R pour déterminer \cos\theta via la relation \mathrm{Tr}(R) = 1 + 2\cos\theta.
  2. Déterminer le signe de \sin\theta (ou sa valeur exacte) en exploitant soit la partie antisymétrique de R, soit le signe du produit mixte [\vec{u}, r(\vec{u}), \vec{a}] pour un vecteur \vec{u} non colinéaire à l'axe.
Voir la réponse courte

Utilisation de la trace \operatorname{Tr}(R) = 1 + 2\cos\theta et du produit vectoriel pour déterminer le sinus et orienter l'angle.

Voir le corrigé complet

La matrice R est la matrice d'une rotation d'angle \theta autour de l'axe dirigé et orienté par le vecteur \vec{a} = \begin{pmatrix} 1 \\ 1 \\ -1 \end{pmatrix}.

La trace d'une matrice de rotation de \mathbb{R}^3 d'angle \theta est un invariant qui vérifie :

\mathrm{Tr}(R) = 1 + 2\cos\theta.

Or, d'après l'expression de R :

\mathrm{Tr}(R) = \frac{1}{3}(2 + 2 + 2) = 2.

On en déduit :

1 + 2\cos\theta = 2 \iff \cos\theta = \frac{1}{2},

ce qui implique \theta = \frac{\pi}{3} ou \theta = -\frac{\pi}{3} modulo 2\pi.

Pour déterminer le signe de \sin\theta, on utilise la partie antisymétrique de la matrice R. Si \vec{u}_a = \frac{\vec{a}}{\|\vec{a}\|} désigne le vecteur unitaire orientant l'axe de rotation, la partie antisymétrique de R s'écrit :

R - R^{\mathsf{T}} = 2\sin\theta \begin{pmatrix} 0 & -u_z & u_y \\ u_z & 0 & -u_x \\ -u_y & u_x & 0 \end{pmatrix}.

Avec \vec{a} = \begin{pmatrix} 1 \\ 1 \\ -1 \end{pmatrix}, on a \|\vec{a}\| = \sqrt{1^2 + 1^2 + (-1)^2} = \sqrt{3}, d'où :

\vec{u}_a = \frac{1}{\sqrt{3}}\begin{pmatrix} 1 \\ 1 \\ -1 \end{pmatrix}.

Calculons la matrice R - R^{\mathsf{T}} :

\begin{aligned} R - R^{\mathsf{T}} &= \frac{1}{3}\begin{pmatrix} 2 & -1 & -2 \\ 2 & 2 & 1 \\ 1 & -2 & 2 \end{pmatrix} - \frac{1}{3}\begin{pmatrix} 2 & 2 & 1 \\ -1 & 2 & -2 \\ -2 & 1 & 2 \end{pmatrix} \\ &= \frac{1}{3}\begin{pmatrix} 0 & -3 & -3 \\ 3 & 0 & 3 \\ 3 & -3 & 0 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 0 & -1 & -1 \\ 1 & 0 & 1 \\ 1 & -1 & 0 \end{pmatrix}. \end{aligned}

En identifiant par exemple le coefficient d'indice (2,1) :

2\sin\theta \, u_z = 1 \iff 2\sin\theta\left(-\frac{1}{\sqrt{3}}\right) = 1 \iff \sin\theta = -\frac{\sqrt{3}}{2}.

Puisque \cos\theta = \frac{1}{2} et \sin\theta = -\frac{\sqrt{3}}{2}, l'angle \theta \in ]-\pi ; \pi] est :

\boxed{\theta = -\frac{\pi}{3}}

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : déplacement

Soit une position fixée de . En déduire, à l'aide des questions Q24 et Q25, les déplacements subis par la tête du serpent pour passer de la position à la position .

Voir l'indice

Combiner la rotation d'angle et d'axe déterminés précédemment avec la translation définie par le vecteur p.

Voir la stratégie

Par analogie avec l'exemple donné dans la présentation de la sous-partie II.1 pour passer de g_0 à g_1, un élément g = \begin{pmatrix} R & p \\ 0_{1,3} & 1 \end{pmatrix} \in \mathrm{SE}(3) décrit :

  1. une translation spatiale caractérisée par le vecteur position p \in \mathbb{R}^3 ;
  2. un changement d'orientation caractérisé par la rotation d'endomorphisme associé r \in \mathrm{SO}_3(\mathbb{R}), dont l'axe et l'angle ont été déterminés aux questions Q24 et Q25.
Voir la réponse courte

Description cinématique : rotation d'angle \theta autour de l'axe orienté \vec{a} combinée à la translation du vecteur p.

Voir le corrigé complet

D'après la modélisation introduite au paragraphe II.1, le passage de la configuration de référence g_0 = I_4 (où le repère de la tête coïncide avec le repère de référence \mathscr{R}) à la configuration g_5 = \begin{pmatrix} R & p \\ 0_{1,3} & 1 \end{pmatrix} se décompose en deux mouvements :

  • Une translation de vecteur :

    \vec{p} = \overrightarrow{M_0 M_5} = p_x \vec{x} + p_y \vec{y} + p_z \vec{z}

    amenant le point de référence de la tête du point M_0(0,0,0) au point M_5 de coordonnées p = \begin{pmatrix} p_x \\ p_y \\ p_z \end{pmatrix} ;

  • Une rotation r de la tête d'axe orienté par le vecteur :

    \vec{a} = \begin{pmatrix} 1 \\ 1 \\ -1 \end{pmatrix} = \vec{x} + \vec{y} - \vec{z} \quad \text{(d'après Q24)}

    et d'angle :

    \theta = -\frac{\pi}{3} \text{ rad} = -60^\circ \quad \text{(d'après Q25)}.
\boxed{\text{La tête subit une translation de vecteur } \vec{p} \text{ et une rotation d'axe orienté par } \vec{a} = \begin{pmatrix} 1 \\ 1 \\ -1 \end{pmatrix} \text{ d'angle } -\frac{\pi}{3} \text{ rad}.}

Résultat

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II.2 · Intérêt d'une telle modélisation

Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : groupe de déplacement, produit matriciel

Justifier que est stable par produit matriciel.

Voir l'indice

Utiliser la formule du produit par blocs de deux matrices de \mathrm{SE}(3) et vérifier la structure spéciale orthogonale du bloc supérieur gauche.

Voir la stratégie
  1. Considérer deux éléments quelconques g_1 et g_2 de SE(3), sous la forme définie par l'énoncé.
  2. Appliquer la formule du produit par blocs admise dans l'énoncé.
  3. Vérifier que le bloc supérieur gauche appartient à SO_3(\mathbb{R}), que le bloc supérieur droit est un vecteur de \mathbb{R}^3, et que la dernière ligne est bien \begin{pmatrix} 0_{1,3} & 1 \end{pmatrix}.
Voir la réponse courte

Produit par blocs de deux matrices de SE(3) montrant la stabilité du bloc rotation et du bloc translation.

Voir le corrigé complet

Soient g_1 et g_2 deux éléments quelconques de SE(3). Par définition de SE(3), il existe (R_1, R_2) \in (SO_3(\mathbb{R}))^2 et (p_1, p_2) \in (\mathbb{R}^3)^2 tels que :

g_1 = \begin{pmatrix} R_1 & p_1 \\ 0_{1,3} & 1 \end{pmatrix} \quad \text{et} \quad g_2 = \begin{pmatrix} R_2 & p_2 \\ 0_{1,3} & 1 \end{pmatrix}.

D'après la formule du produit matriciel par blocs donnée par l'énoncé (avec a = 1 et b = 1) :

g_1 g_2 = \begin{pmatrix} R_1 R_2 & R_1 p_2 + p_1 \\ 0_{1,3} & 1 \end{pmatrix}.

Vérifions les conditions d'appartenance de g_1 g_2 à SE(3) :

  • Appartenance du bloc linéaire à SO_3(\mathbb{R}) : Comme R_1 \in SO_3(\mathbb{R}) et R_2 \in SO_3(\mathbb{R}), on a :

    (R_1 R_2)^\top (R_1 R_2) = R_2^\top (R_1^\top R_1) R_2 = R_2^\top I_3 R_2 = R_2^\top R_2 = I_3,

    donc R_1 R_2 \in O_3(\mathbb{R}). De plus :

    \det(R_1 R_2) = \det(R_1)\det(R_2) = 1 \times 1 = 1.

    Par conséquent, R_1 R_2 \in SO_3(\mathbb{R}) (le groupe spécial orthogonal SO_3(\mathbb{R}) est un sous-groupe de GL_3(\mathbb{R})).

  • Appartenance du bloc de translation à \mathbb{R}^3 : Le produit matriciel R_1 p_2 est un vecteur colonne de \mathbb{R}^3, et la somme p_{12} = R_1 p_2 + p_1 appartient bien à \mathbb{R}^3.
  • Dernière ligne : Elle est égale à \begin{pmatrix} 0_{1,3} & 1 \end{pmatrix}.

On en déduit que :

\boxed{\forall (g_1, g_2) \in (SE(3))^2, \quad g_1 g_2 \in SE(3).}

L'ensemble SE(3) est donc bien stable par produit matriciel.

Résultat

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : matrice triangulaire par blocs, déterminant

Soit , calculer le déterminant de . En déduire que est inversible.

Voir l'indice

Développer le déterminant par blocs ou par rapport à la dernière ligne d'une matrice triangulaire par blocs.

Voir la stratégie
  1. Calculer le déterminant de la matrice g \in \mathcal{M}_4(\mathbb{R}) par développement selon sa dernière ligne (ou en exploitant sa structure triangulaire par blocs).
  2. Utiliser le fait que R \in \mathrm{SO}_3(\mathbb{R}) pour évaluer \det(R).
  3. Conclure sur l'inversibilité de g à partir de la valeur de son déterminant.
Voir la réponse courte

Calcul du déterminant par blocs \det(g) = \det(R) \times 1 = 1 \neq 0, garantissant l'inversibilité de g.

Voir le corrigé complet

La matrice g est définie par blocs sous la forme :

g = \begin{pmatrix} R & p \\ 0_{1,3} & 1 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} r_{11} & r_{12} & r_{13} & p_1 \\ r_{21} & r_{22} & r_{23} & p_2 \\ r_{31} & r_{32} & r_{33} & p_3 \\ 0 & 0 & 0 & 1 \end{pmatrix}.

En développant le déterminant de g selon sa quatrième ligne, qui ne comporte qu'un unique coefficient non nul égal à 1 en position (4,4), on obtient :

\det(g) = (-1)^{4+4} \times 1 \times \det(R) = \det(R).

Par définition du groupe des déplacements SE(3), la matrice R appartient au groupe spécial orthogonal \mathrm{SO}_3(\mathbb{R}). Elle vérifie donc :

\det(R) = 1.

On en déduit :

\boxed{\det(g) = 1}

Comme \det(g) = 1 \neq 0, la matrice g est bien inversible dans \mathcal{M}_4(\mathbb{R}) (c'est-à-dire g \in \mathrm{GL}_4(\mathbb{R})).

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : groupe de déplacement, matrice inverse

Soit . En cherchant sous la forme , avec , et , déterminer l'inverse de . En déduire que est stable par passage à l'inverse.

Voir l'indice

Résoudre l'égalité par blocs g h = I_4 en utilisant la propriété R^{-1} = R^{\mathsf{T}} pour isoler la matrice S et le vecteur q.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la formule du produit par blocs fournie par l'énoncé pour exprimer la condition g h = I_4.
  2. Identifier les blocs pour en déduire les valeurs de b, S et q en exploitant la propriété d'orthogonalité R^{-1} = R^{\mathsf{T}}.
  3. Vérifier que les composantes de g^{-1} vérifient bien les conditions d'appartenance à SE(3).
Voir la réponse courte

Résolution par blocs donnant g^{-1} = \begin{pmatrix} R^{-1} & -R^{-1}p \\ 0 & 1 \end{pmatrix} \in SE(3) car R^{-1} = {}^t\!R \in SO_3(\mathbb{R}).

Voir le corrigé complet

Soit g = \begin{pmatrix} R & p \\ 0_{1,3} & 1 \end{pmatrix} \in SE(3), avec R \in \mathrm{SO}_3(\mathbb{R}) et p \in \mathbb{R}^3. On cherche g^{-1} sous la forme :

h = \begin{pmatrix} S & q \\ 0_{1,3} & b \end{pmatrix} \in \mathscr{M}_4(\mathbb{R}), \quad \text{avec } S \in \mathscr{M}_3(\mathbb{R}), \; q \in \mathbb{R}^3, \; b \in \mathbb{R}.

D'après la formule du produit matriciel donnée dans l'énoncé (avec ici a = 1), on a :

g h = \begin{pmatrix} RS & Rq + bp \\ 0_{1,3} & b \end{pmatrix}.

Pour que h = g^{-1}, il faut et il suffit que g h = I_4 = \begin{pmatrix} I_3 & 0_{3,1} \\ 0_{1,3} & 1 \end{pmatrix}, ce qui conduit par identification bloc par bloc au système :

\begin{aligned} b &= 1, \\ RS &= I_3 \implies S = R^{-1}, \\ Rq + bp &= 0_{3,1} \implies Rq + p = 0_{3,1} \implies q = -R^{-1}p. \end{aligned}

Comme R \in \mathrm{SO}_3(\mathbb{R}), la matrice R est orthogonale, d'où R^{-1} = R^{\mathsf{T}}. Ainsi :

\begin{aligned} S &= R^{\mathsf{T}}, \\ q &= -R^{\mathsf{T}}p. \end{aligned}

On vérifie immédiatement que h g = \begin{pmatrix} R^{\mathsf{T}}R & R^{\mathsf{T}}p - R^{\mathsf{T}}p \\ 0_{1,3} & 1 \end{pmatrix} = I_4. L'inverse de g est donc :

\boxed{g^{-1} = \begin{pmatrix} R^{\mathsf{T}} & -R^{\mathsf{T}}p \\ 0_{1,3} & 1 \end{pmatrix}}

Stabilité de SE(3) par inversion :

  • R \in \mathrm{SO}_3(\mathbb{R}), or \mathrm{SO}_3(\mathbb{R}) est un sous-groupe de \mathrm{GL}_3(\mathbb{R}), donc son inverse S = R^{\mathsf{T}} appartient bien à \mathrm{SO}_3(\mathbb{R}) ;
  • q = -R^{\mathsf{T}}p \in \mathbb{R}^3 comme produit d'une matrice 3\times 3 par un vecteur de \mathbb{R}^3.

La matrice g^{-1} est donc bien de la forme \begin{pmatrix} S & q \\ 0_{1,3} & 1 \end{pmatrix} avec S \in \mathrm{SO}_3(\mathbb{R}) et q \in \mathbb{R}^3, ce qui prouve que :

\boxed{\forall g \in SE(3), \quad g^{-1} \in SE(3)}

SE(3) est stable par passage à l'inverse (c'est donc bien un sous-groupe de \mathrm{GL}_4(\mathbb{R})).

Résultat

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II.3 · Simulateur

Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : étude de fonction, extremum

Déterminer le tableau de variations complet de sur l'intervalle . On donnera la valeur maximale de sous forme d'une fraction irréductible.

Voir l'indice

Factoriser la dérivée f'(t) sur [0, \tau] pour trouver les zéros et dresser le tableau de variations complet.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la fonction f sous forme factorisée ou calculer directement sa dérivée première f' par rapport au temps t.
  2. Factoriser f'(t) sur l'intervalle [0, \tau] afin d'identifier ses zéros et son signe.
  3. Dresser le tableau de variations complet de f en précisant les valeurs aux bornes et à l'extremum pour \tau = 10\text{ s}.
  4. Exprimer le maximum sous la forme d'une fraction irréductible.
Voir la réponse courte

Dérivation de la fonction polynômiale ou trigonométrique f, signe de la dérivée et calcul du maximum absolu.

Voir le corrigé complet

Pour tout t \in [0, \tau], la fonction f est une fonction polynomiale de degré 4, donc de classe \mathscr{C}^\infty sur [0, \tau]. En remarquant que les coefficients décimaux se simplifient :

0,25\,t^4 - 0,5\,\tau\,t^3 + 0,25\,\tau^2\,t^2 = \frac{1}{4}t^2\left(t^2 - 2\tau t + \tau^2\right) = \frac{1}{4}t^2(t - \tau)^2,

l'expression de f(t) s'écrit sous la forme factorisée :

f(t) = \frac{1}{640}\,t^2(t - \tau)^2.

Calculons sa dérivée première f' par rapport à t :

\begin{aligned} f'(t) &= \frac{1}{160}\left(4 \times 0,25\,t^3 - 3 \times 0,5\,\tau\,t^2 + 2 \times 0,25\,\tau^2\,t\right) \\ &= \frac{1}{160}\left(t^3 - \frac{3}{2}\tau t^2 + \frac{1}{2}\tau^2 t\right) \\ &= \frac{t}{160}\left(t^2 - \frac{3}{2}\tau t + \frac{1}{2}\tau^2\right). \end{aligned}

Le trinôme du second degré se factorise immédiatement car \tau et \frac{\tau}{2} en sont les racines évidentes :

t^2 - \frac{3}{2}\tau t + \frac{1}{2}\tau^2 = (t - \tau)\!\left(t - \frac{\tau}{2}\right).

On obtient ainsi :

f'(t) = \frac{1}{160}\,t\left(t - \frac{\tau}{2}\right)(t - \tau).

Étudions le signe de f'(t) sur [0, \tau] :

  • f'(0) = f'\!\left(\frac{\tau}{2}\right) = f'(\tau) = 0 ;
  • pour t \in \left]0, \frac{\tau}{2}\right[, on a t > 0, t - \frac{\tau}{2} < 0 et t - \tau < 0, d'où f'(t) > 0 ;
  • pour t \in \left]\frac{\tau}{2}, \tau\right[, on a t > 0, t - \frac{\tau}{2} > 0 et t - \tau < 0, d'où f'(t) < 0.

Aux bornes de l'intervalle :

f(0) = 0 \quad \text{et} \quad f(\tau) = 0.

La fonction f admet un maximum strict en t = \frac{\tau}{2}. Sa valeur maximale vaut :

f_{\max} = f\!\left(\frac{\tau}{2}\right) = \frac{1}{640}\left(\frac{\tau}{2}\right)^2\left(\frac{\tau}{2} - \tau\right)^2 = \frac{1}{640} \times \frac{\tau^2}{4} \times \frac{\tau^2}{4} = \frac{\tau^4}{10\,240}.

Avec \tau = 10\text{ s}, on a \tau^4 = 10\,000 :

f_{\max} = \frac{10\,000}{10\,240} = \frac{1\,000}{1\,024} = \frac{125}{128}.

Puisque 125 = 5^3 et 128 = 2^7 sont premiers entre eux, cette fraction est irréductible.

On en déduit le tableau de variations complet de f sur [0, \tau] :

t0\frac{\tau}{2} = 5\tau = 10
f'(t)0+0-0
\dfrac{125}{128}
f(t)\nearrow\searrow
00
\boxed{f_{\max} = \frac{125}{128}}

Résultat

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Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : tracé de courbe

Tracer le graphe de la fonction sur .

Voir l'indice

Tracer une courbe polynomiale positive ayant deux tangentes horizontales en t=0 et t=\tau.

Voir la stratégie

Pour tracer le graphe de f sur [0, \tau] avec précision, on exploite les résultats de la question Q30 :

  1. Les valeurs remarquables : f(0) = 0, f(\tau) = 0, et le maximum atteint en t = \tau/2 = 5\text{ s} valant f_{\max} = \frac{125}{128} \approx 0{,}977.
  2. Les tangentes horizontales : f'(0) = f'(\tau/2) = f'(\tau) = 0.
  3. La symétrie axiale de la courbe par rapport à la droite verticale t = \tau/2.
Voir la réponse courte

Tracé de l'allure de f(t) sur [0, \tau] en respectant les extrema et tangentes remarquables.

Voir le corrigé complet

D'après l'étude menée en Q30, la fonction f s'écrit pour tout t \in [0, \tau] :

f(t) = \frac{1}{640} t^2 (t - \tau)^2

avec \tau = 10\text{ s}.

Les caractéristiques principales de la courbe représentative de f sont :

  • Elle part de l'origine (0, 0) avec une tangente horizontale (f'(0) = 0).
  • Elle présente une symétrie par rapport à la droite d'équation t = \frac{\tau}{2} = 5\text{ s} puisque :

    f(\tau - t) = \frac{1}{640}(\tau - t)^2 (-t)^2 = f(t).
  • Elle admet un maximum local et global au point d'abscisse t = \frac{\tau}{2} = 5\text{ s}, de valeur :

    f\left(\frac{\tau}{2}\right) = \frac{125}{128} \approx 0{,}98,

    avec une tangente horizontale (f'(\tau/2) = 0).

  • Elle s'annule en t = \tau = 10\text{ s} avec également une tangente horizontale (f'(\tau) = 0).
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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : symétrie, antisymétrie

En utilisant la relation , compléter le graphe de sur et donner la signification graphique de cette relation.

Voir l'indice

Interpréter la relation f(t) = -f(t-\tau) comme une symétrie centrale ou une anti-périodicité de période 2\tau.

Voir la stratégie
  1. Interpréter la relation f(t) = -f(t-\tau) en termes de transformations géométriques (translation et réflexion, c'est-à-dire anti-périodicité).
  2. Exploiter la symétrie de la première arche par rapport à la droite t = \frac{\tau}{2} pour mettre en évidence la symétrie centrale par rapport au point (\tau, 0).
  3. Compléter le graphe sur [\tau, 2\tau] avec les valeurs remarquables et les tangentes horizontales.
Voir la réponse courte

Prolongement par symétrie centrale / glissée de la trajectoire temporelle sur l'intervalle [0, 2\tau].

Voir le corrigé complet

1. Signification graphique de la relation :

La relation f(t) = -f(t-\tau) pour tout t \in [\tau, 2\tau] signifie que la fonction f est anti-périodique de demi-période \tau. Graphiquement :

  • La courbe sur l'intervalle [\tau, 2\tau] se déduit de celle sur [0, \tau] par une translation de vecteur \tau\,\vec{u}_t le long de l'axe des temps, suivie d'une réflexion (symétrie axiale) par rapport à l'axe des abscisses.
  • De plus, la fonction f vérifiant f(\tau - u) = f(u) pour tout u \in [0, \tau] (symétrie axiale du profil sur [0, \tau] par rapport à la droite t = \frac{\tau}{2}), on a pour tout u \in [0, \tau] :

    f(\tau + u) = -f(u) = -f(\tau - u)

    ce qui montre que le point de coordonnées (\tau, 0) est un centre de symétrie pour la courbe représentative de f sur [0, 2\tau].

2. Tracé de la courbe sur [0, 2\tau] :

Sur l'intervalle [\tau, 2\tau], la fonction f :

  • s'annule en t = \tau = 10\text{ s} et en t = 2\tau = 20\text{ s} avec des demi-tangentes horizontales (f'(\tau) = f'(2\tau) = 0) ;
  • admet un minimum local en t = \frac{3\tau}{2} = 15\text{ s}, valant :

    f\left(\frac{3\tau}{2}\right) = -f\left(\frac{\tau}{2}\right) = -\frac{125}{128} \approx -0{,}977

    avec une tangente horizontale (f'\left(\frac{3\tau}{2}\right) = 0).

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Question 33

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : chaîne cinématique, orientation

Sachant que chacune des 5 liaisons pivot d'axes parallèles entre les 6 segments du corps est pilotée avec cette fonction , expliquer quelles sont les configurations extrêmes et donner la différence d'orientation en degrés entre la tête et la queue.

Voir l'indice

Multiplier le déphasage angulaire maximal de chaque liaison par le nombre de liaisons pivot indépendantes.

Voir la stratégie
  1. Identifier les instants et la forme géométrique correspondant aux extrema de la fonction pilote f(t).
  2. Exprimer l'angle total d'orientation entre le premier segment (la tête) et le dernier (la queue) par sommation des 5 angles articulaires relatifs.
  3. Convertir la valeur angulaire obtenue en radians vers les degrés.
Voir la réponse courte

Sommation des angles relatifs articulaires pour déterminer la courbure globale et la différence d'orientation tête-queue.

Voir le corrigé complet

Les 5 liaisons pivot reliant les 6 segments successifs ont des axes parallèles et sont pilotées par la même loi temporelle f(t) (flexion latérale uniforme). L'angle relatif à chaque articulation est donc identique :

\theta_i(t) = f(t) \quad \text{pour } i \in \{1, \dots, 5\}.

1. Configurations extrêmes :

D'après les questions Q30 et Q32, la fonction f atteint ses extrema sur la période [0, 2\tau] aux instants :

  • t = \frac{\tau}{2} = 5\text{ s} où f(t) = f_{\max} = \frac{125}{128}\text{ rad} ;
  • t = \frac{3\tau}{2} = 15\text{ s} où f(t) = -f_{\max} = -\frac{125}{128}\text{ rad}.

Les configurations extrêmes correspondent à ces deux instants d'enroulement latéral maximal, où le corps du robot prend une forme d'arc circulaire régulier courbé au maximum d'un côté (en « C »), puis du côté opposé.

2. Différence d'orientation entre la tête et la queue :

Puisque les axes des 5 liaisons pivot sont tous parallèles, les rotations planes s'additionnent. La différence d'orientation totale \Delta \theta entre l'orientation de la tête et celle de la queue vaut :

\Delta \theta(t) = \sum_{i=1}^{5} \theta_i(t) = 5 f(t).

Pour une configuration extrême (en valeur absolue) :

|\Delta \theta_{\text{extrême}}| = 5 f_{\max} = 5 \times \frac{125}{128} = \frac{625}{128}\text{ rad}.

Exprimée en degrés :

|\Delta \theta_{\text{extrême}}| = \frac{625}{128} \times \frac{180^\circ}{\pi} = \frac{28\,125^\circ}{32\pi}.

En prenant \pi \approx 3{,}14 :

\frac{28\,125}{32 \times 3{,}14} \approx \frac{28\,125}{100{,}5} \approx 280^\circ.
\boxed{|\Delta \theta_{\text{extrême}}| = \frac{28\,125^\circ}{32\pi} \approx 280^\circ}

Résultat

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Partie III : Stabilisation du roulis

III.1 · Modélisation du mouvement

Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : cinématique du point, accélération

Déterminer l'accélération du centre de gravité dans le référentiel galiléen en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Dériver deux fois le vecteur position \overrightarrow{OG} = \lambda\vec{y}_0 + \ell\vec{x}_1 en projetant dans la base mobile liée au fil.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur position \overrightarrow{OG} de la masse ponctuelle G dans le repère galiléen \mathscr{R}_0 en exploitant la relation de Chasles \overrightarrow{OG} = \overrightarrow{OA} + \overrightarrow{AG}.
  2. Dériver une première fois par rapport au temps dans \mathscr{R}_0 pour obtenir la vitesse, puis une seconde fois pour obtenir l'accélération.
  3. Exprimer le résultat dans la base locale (\vec{x}_1, \vec{y}_1, \vec{z}_1) liée au pendule afin de faciliter l'application ultérieure du principe fondamental de la dynamique.
Voir la réponse courte

Dérivation temporelle de la position dans le repère galiléen prenant en compte le déplacement du support et l'angle \theta.

Voir le corrigé complet

Dans le repère galiléen \mathscr{R}_0 = (O, \vec{x}_0, \vec{y}_0, \vec{z}_0), la position du point d'attache mobile A est donnée par :

\overrightarrow{OA} = \lambda(t) \, \vec{y}_0.

Le fil étant rectiligne de longueur constante \ell, la position de G par rapport à A s'écrit :

\overrightarrow{AG} = \ell \, \vec{x}_1.

Par la relation de Chasles, le vecteur position de G dans \mathscr{R}_0 est donc :

\overrightarrow{OG} = \lambda(t) \, \vec{y}_0 + \ell \, \vec{x}_1.

Le repère (\vec{x}_1, \vec{y}_1, \vec{z}_1) tourne autour de l'axe \vec{z}_0 = \vec{z}_1 avec le vecteur rotation instantané :

\vec{\Omega}_{1/0} = \dot{\theta} \, \vec{z}_0.

La dérivée du vecteur unitaire \vec{x}_1 par rapport au temps dans le référentiel galiléen \mathscr{R}_0 vaut :

\left[\frac{\mathrm{d}\vec{x}_1}{\mathrm{d}t}\right]_{\mathscr{R}_0} = \vec{\Omega}_{1/0} \wedge \vec{x}_1 = \dot{\theta}\vec{z}_0 \wedge \vec{x}_1 = \dot{\theta} \, \vec{y}_1.

Le vecteur vitesse de G dans \mathscr{R}_0 s'exprime donc par :

\vec{v}(G/\mathscr{R}_0) = \left[\frac{\mathrm{d}\overrightarrow{OG}}{\mathrm{d}t}\right]_{\mathscr{R}_0} = \dot{\lambda} \, \vec{y}_0 + \ell\dot{\theta} \, \vec{y}_1.

En dérivant à nouveau par rapport au temps dans \mathscr{R}_0, et sachant que :

\left[\frac{\mathrm{d}\vec{y}_1}{\mathrm{d}t}\right]_{\mathscr{R}_0} = \vec{\Omega}_{1/0} \wedge \vec{y}_1 = \dot{\theta}\vec{z}_0 \wedge \vec{y}_1 = -\dot{\theta} \, \vec{x}_1,

on obtient l'accélération :

\vec{a}(G/\mathscr{R}_0) = \ddot{\lambda} \, \vec{y}_0 + \ell\ddot{\theta} \, \vec{y}_1 - \ell\dot{\theta}^2 \, \vec{x}_1.

D'après les relations géométriques de la base tournante :

\vec{y}_0 = \sin\theta \, \vec{x}_1 + \cos\theta \, \vec{y}_1.

En projetant entièrement l'accélération dans la base (\vec{x}_1, \vec{y}_1, \vec{z}_1), il vient :

\vec{a}(G/\mathscr{R}_0) = \left(\ddot{\lambda}\sin\theta - \ell\dot{\theta}^2\right)\vec{x}_1 + \left(\ell\ddot{\theta} + \ddot{\lambda}\cos\theta\right)\vec{y}_1.
\boxed{\vec{a}(G/\mathscr{R}_0) = \ddot{\lambda} \, \vec{y}_0 - \ell\dot{\theta}^2 \, \vec{x}_1 + \ell\ddot{\theta} \, \vec{y}_1 = \left(\ddot{\lambda}\sin\theta - \ell\dot{\theta}^2\right)\vec{x}_1 + \left(\ell\ddot{\theta} + \ddot{\lambda}\cos\theta\right)\vec{y}_1}

Résultat

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : travail élémentaire, force conservative

Déterminer une expression du travail élémentaire du poids exercé sur la masse dans le référentiel galiléen. Préciser rigoureusement si cette force est conservative.

Voir l'indice

Exprimer \delta W = \vec{P}\cdot\mathrm{d}\overrightarrow{OG} et montrer qu'il dérive d'une énergie potentielle ne dépendant que de la cote verticale.

Voir la réponse courte

Expression \delta W = \vec{P}\cdot\mathrm{d}\vec{OM}, différentielle exacte issue du gradient d'un potentiel gravitationnel.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel galiléen \mathscr{R}_0 = (O, \vec{x}_0, \vec{y}_0, \vec{z}_0), le champ de pesanteur uniforme est dirigé selon le vecteur unitaire vertical descendant \vec{x}_0, de sorte que le poids appliqué au point matériel G de masse m s'écrit :

\vec{P} = m\vec{g} = mg\vec{x}_0.

Le vecteur position du point G dans \mathscr{R}_0 est donné par :

\overrightarrow{OG} = \overrightarrow{OA} + \overrightarrow{AG} = \lambda \vec{y}_0 + \ell \vec{x}_1 = \ell\cos\theta\,\vec{x}_0 + (\lambda + \ell\sin\theta)\,\vec{y}_0.

Le déplacement élémentaire de G dans \mathscr{R}_0 vaut alors :

\mathrm{d}\overrightarrow{OG} = -\ell\sin\theta\,\mathrm{d}\theta\,\vec{x}_0 + (\mathrm{d}\lambda + \ell\cos\theta\,\mathrm{d}\theta)\,\vec{y}_0.

Le travail élémentaire du poids dans \mathscr{R}_0 s'obtient par produit scalaire :

\begin{aligned} \delta W(\vec{P}) &= \vec{P} \cdot \mathrm{d}\overrightarrow{OG} \\ &= (mg\vec{x}_0) \cdot \left[ -\ell\sin\theta\,\mathrm{d}\theta\,\vec{x}_0 + (\mathrm{d}\lambda + \ell\cos\theta\,\mathrm{d}\theta)\,\vec{y}_0 \right] \\ &= -mg\ell\sin\theta\,\mathrm{d}\theta. \end{aligned}

Soit, sous forme condensée :

\boxed{\delta W(\vec{P}) = -mg\ell\sin\theta\,\mathrm{d}\theta = \mathrm{d}(mg\ell\cos\theta)}

Caractère conservatif Une force est dite conservative si la forme différentielle de son travail élémentaire est une différentielle totale exacte, c'est-à-dire s'il existe une fonction scalaire E_p (énergie potentielle) dépendant uniquement de la position telle que \delta W = -\mathrm{d}E_p.

Ici, \delta W(\vec{P}) = \mathrm{d}(mg\ell\cos\theta), ce qui montre que le travail élémentaire dérive de l'énergie potentielle de pesanteur :

E_p(\theta) = -mg\ell\cos\theta + \text{cte} = -mg x_G + \text{cte}.

Le travail du poids entre deux positions quelconques ne dépend donc que des positions initiale et finale, et est indépendant du chemin suivi (et en particulier indépendant de la trajectoire temporelle \lambda(t) du point d'attache). Par conséquent, le poids est une force rigoureusement conservative dans le référentiel galiléen.

Résultat

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : principe fondamental de la dynamique, tension

Expliquer comment déterminer une expression de la tension dans le fil en fonction de , et de .

Voir l'indice

Projeter la relation fondamentale de la dynamique selon la direction radiale \vec{x}_1 du fil.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique (PFD) à la masse ponctuelle m dans le référentiel galiléen \mathscr{R}_0.
  2. Réaliser l'inventaire des forces appliquées à la masse : le poids et la tension du fil.
  3. Projeter la relation fondamentale selon la direction du fil (vecteur unitaire \vec{x}_1) afin d'isoler la composante de tension T.
Voir la réponse courte

Projection du principe fondamental de la dynamique sur l'axe radial du fil pour exprimer la tension normale.

Voir le corrigé complet

On étudie la masse ponctuelle m située en G dans le référentiel galiléen \mathscr{R}_0.

Le système est soumis à deux actions mécaniques extérieures :

  • son poids \vec{P} = m\vec{g} = mg\vec{x}_0 ;
  • la tension du fil \vec{T} = -T\vec{x}_1, où T = \|\vec{T}\| désigne l'intensité de la tension, orientée de G vers l'attache A.

Le principe fondamental de la dynamique s'écrit :

m\vec{a}(G/\mathscr{R}_0) = \vec{P} + \vec{T}.

Pour déterminer la tension T, on projette cette relation vectorielle sur l'axe colinéaire au fil orienté par le vecteur unitaire \vec{x}_1 :

m\vec{a}(G/\mathscr{R}_0)\cdot \vec{x}_1 = (\vec{P} + \vec{T})\cdot \vec{x}_1.

D'après le paramétrage défini à la figure 7 :

\begin{aligned} \vec{x}_0\cdot \vec{x}_1 &= \cos\theta \implies \vec{P}\cdot \vec{x}_1 = mg\cos\theta, \\ \vec{T}\cdot \vec{x}_1 &= -T. \end{aligned}

En utilisant la composante radiale de l'accélération établie à la question Q34, \vec{a}(G/\mathscr{R}_0)\cdot \vec{x}_1 = \ddot{\lambda}\sin\theta - \ell\dot{\theta}^2, on obtient :

m\left(\ddot{\lambda}\sin\theta - \ell\dot{\theta}^2\right) = mg\cos\theta - T.

On en déduit l'expression de la tension dans le fil :

\boxed{T = m\left(g\cos\theta + \ell\dot{\theta}^2 - \ddot{\lambda}\sin\theta\right)}

Résultat

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Cinématique et dynamique du point

Notions : oscillateur harmonique forcé, pendule

Montrer que l'équation différentielle (4) peut alors se mettre sous la forme :

et préciser les expressions des constantes et en fonction de et de .

Voir l'indice

Linéariser l'équation différentielle pour les petites oscillations (\sin\theta \approx \theta, \cos\theta \approx 1) et identifier la pulsation propre.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'accélération \ddot{\lambda}(t) du point d'attache par double dérivation de la loi horaire \lambda(t).
  2. Se placer dans l'approximation des petites oscillations angulaires (|\theta| \ll 1) pour linéariser l'équation différentielle (4).
  3. Mettre l'équation sous la forme attendue et identifier les constantes \omega et \Gamma.
Voir la réponse courte

Projection orthoradiale du PFD ou théorème du moment cinétique avec approximation des petits angles.

Voir le corrigé complet

La loi horaire du déplacement de l'attache est donnée par :

\lambda(t) = X\sin(\Omega t) .

En dérivant deux fois par rapport au temps, on obtient l'accélération du point A :

\dot{\lambda}(t) = X\Omega\cos(\Omega t) \implies \ddot{\lambda}(t) = -X\Omega^2\sin(\Omega t) .

Pour de petites oscillations autour de la position d'équilibre vertical (\theta = 0), on effectue les développements limités à l'ordre 1 en \theta :

\sin\theta \approx \theta \quad \text{et} \quad \cos\theta \approx 1 .

L'équation différentielle (4) devient ainsi :

\ddot{\theta}(t) + \frac{\ddot{\lambda}(t)}{\ell} + \frac{g}{\ell}\theta(t) = 0 ,

soit, en isolant le terme d'excitation :

\ddot{\theta}(t) + \frac{g}{\ell}\theta(t) = -\frac{\ddot{\lambda}(t)}{\ell} = \frac{X\Omega^2}{\ell}\sin(\Omega t) .

On identifie alors avec la forme proposée :

\ddot{\theta}(t) + \omega^2 \theta(t) = \Gamma\sin(\Omega t) ,

avec :

\boxed{\omega = \sqrt{\frac{g}{\ell}}} \quad \text{et} \quad \boxed{\Gamma = \frac{X\Omega^2}{\ell}} .

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur harmonique forcé, équation différentielle

On se place dans le cas où . Résoudre l'équation (5) dans .

Voir l'indice

Additionner la solution générale de l'équation homogène et une solution particulière sinusoïdale en utilisant les conditions initiales nulles.

Voir la stratégie
  1. Résoudre l'équation différentielle homogène associée pour obtenir la solution générale sans second membre.
  2. Déterminer une solution particulière de pulsation \Omega, licite ici puisque \Omega \neq \omega (hors résonance).
  3. Exprimer la solution générale puis fixer les constantes d'intégration à partir des conditions initiales nulles \theta(0) = 0 et \dot{\theta}(0) = 0.
Voir la réponse courte

Somme de la solution générale de l'équation homogène et d'une solution particulière sinusoïdale hors résonance.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle linéaire d'ordre 2 à coefficients constants s'écrit :

\ddot{\theta}(t) + \omega^2 \theta(t) = \Gamma \sin(\Omega t)

1. Solution de l'équation homogène :
L'équation homogène \ddot{\theta}(t) + \omega^2 \theta(t) = 0 a pour solution générale :

\theta_h(t) = A \cos(\omega t) + B \sin(\omega t), \quad (A, B) \in \mathbb{R}^2

2. Recherche d'une solution particulière :
Comme \Omega \neq \omega, le second membre n'est pas en résonance avec la pulsation propre du système. On cherche donc une solution particulière de la forme :

\theta_p(t) = C \sin(\Omega t)

En dérivant deux fois par rapport au temps, il vient \ddot{\theta}_p(t) = -C \Omega^2 \sin(\Omega t). En réinjectant dans l'équation différentielle :

\left(-\Omega^2 + \omega^2\right) C \sin(\Omega t) = \Gamma \sin(\Omega t) \implies C = \frac{\Gamma}{\omega^2 - \Omega^2}

La solution particulière s'écrit ainsi :

\theta_p(t) = \frac{\Gamma}{\omega^2 - \Omega^2} \sin(\Omega t)

3. Solution générale et conditions initiales :
La solution générale est la somme de la solution homogène et de la solution particulière :

\theta(t) = A \cos(\omega t) + B \sin(\omega t) + \frac{\Gamma}{\omega^2 - \Omega^2} \sin(\Omega t)

Sa dérivée temporelle est donnée par :

\dot{\theta}(t) = -A \omega \sin(\omega t) + B \omega \cos(\omega t) + \frac{\Gamma \Omega}{\omega^2 - \Omega^2} \cos(\Omega t)

L'application des conditions initiales \theta(0) = 0 et \dot{\theta}(0) = 0 fournit le système :

\begin{aligned} \theta(0) &= A = 0 \\ \dot{\theta}(0) &= B \omega + \frac{\Gamma \Omega}{\omega^2 - \Omega^2} = 0 \implies B = -\frac{\Gamma \Omega}{\omega(\omega^2 - \Omega^2)} \end{aligned}

On en déduit l'expression de \theta(t) pour tout t \in \mathbb{R} :

\boxed{\theta(t) = \frac{\Gamma}{\omega^2 - \Omega^2} \left( \sin(\Omega t) - \frac{\Omega}{\omega} \sin(\omega t) \right)}

Résultat

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : résonance, solution particulière

On se place, à présent, dans le cas où . Résoudre l'équation (5) dans .

Voir l'indice

Rechercher une solution particulière sous forme résonante en t\cos(\omega t) due à l'accord des pulsations.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équation différentielle (5) dans le cas de résonance \Omega = \omega.
  2. Déterminer une solution particulière par la méthode de la résonance (recherche sous la forme t(C\cos(\omega t) + D\sin(\omega t))).
  3. Exprimer la solution générale et déterminer les deux constantes d'intégration à l'aide des conditions initiales \theta(0) = 0 et \dot{\theta}(0) = 0.
Voir la réponse courte

Recherche d'une solution particulière en t\cos(\omega t) due à la coïncidence des pulsations à la résonance.

Voir le corrigé complet

Pour \Omega = \omega, l'équation différentielle (5) s'écrit :

\ddot{\theta}(t) + \omega^2 \theta(t) = \Gamma \sin(\omega t).

La solution générale de l'équation homogène associée est :

\theta_h(t) = A \cos(\omega t) + B \sin(\omega t), \quad (A, B) \in \mathbb{R}^2.

Comme la pulsation d'excitation coïncide avec la pulsation propre du système, il y a résonance. On cherche une solution particulière sous la forme :

\theta_p(t) = t \bigl( C \cos(\omega t) + D \sin(\omega t) \bigr).

En dérivant deux fois par rapport au temps :

\begin{aligned} \dot{\theta}_p(t) &= C \cos(\omega t) + D \sin(\omega t) + \omega t \bigl( -C \sin(\omega t) + D \cos(\omega t) \bigr), \\ \ddot{\theta}_p(t) &= 2\omega \bigl( -C \sin(\omega t) + D \cos(\omega t) \bigr) - \omega^2 t \bigl( C \cos(\omega t) + D \sin(\omega t) \bigr). \end{aligned}

En injectant dans l'équation différentielle :

\ddot{\theta}_p(t) + \omega^2 \theta_p(t) = -2\omega C \sin(\omega t) + 2\omega D \cos(\omega t) = \Gamma \sin(\omega t).

Par identification, on obtient :

\begin{cases} -2\omega C = \Gamma \\ 2\omega D = 0 \end{cases} \implies \begin{cases} C = -\dfrac{\Gamma}{2\omega} \\ D = 0 \end{cases}

La solution particulière s'écrit donc :

\theta_p(t) = -\frac{\Gamma}{2\omega} t \cos(\omega t).

La solution générale de l'équation complète est alors :

\theta(t) = A \cos(\omega t) + B \sin(\omega t) - \frac{\Gamma}{2\omega} t \cos(\omega t).

Sa dérivée temporelle est donnée par :

\dot{\theta}(t) = -A\omega \sin(\omega t) + B\omega \cos(\omega t) - \frac{\Gamma}{2\omega} \cos(\omega t) + \frac{\Gamma}{2} t \sin(\omega t).

Les conditions initiales imposent :

\begin{aligned} \theta(0) = 0 &\implies A = 0, \\ \dot{\theta}(0) = 0 &\implies B\omega - \frac{\Gamma}{2\omega} = 0 \implies B = \frac{\Gamma}{2\omega^2}. \end{aligned}

On en déduit l'expression de \theta(t) pour tout t \in \mathbb{R} :

\boxed{\theta(t) = \frac{\Gamma}{2\omega^2} \bigl( \sin(\omega t) - \omega t \cos(\omega t) \bigr)}

Résultat

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Question 40

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : résonance, divergence

Commenter l'amplitude du mouvement de balancier (évolution de ) pour chacun des deux cas.

Voir l'indice

Comparer le caractère borné (battements) hors résonance à la divergence linéaire séculaire en présence de résonance.

Voir la réponse courte

Mouvement borné quasi-périodique ou battements hors résonance, et croissance séculaire linéaire de l'amplitude à la résonance.

Voir le corrigé complet

On distingue les deux régimes d'oscillation à partir des expressions de \theta(t) obtenues aux questions Q38 et Q39 :

  1. Cas hors résonance (\Omega \neq \omega) : D'après la question Q38, la solution est donnée par :

    \theta(t) = \frac{\Gamma}{\omega^2 - \Omega^2} \left( \sin(\Omega t) - \frac{\Omega}{\omega} \sin(\omega t) \right)

    Cette solution est la superposition de deux signaux purement sinusoïdaux de pulsations incommensurables en général (\Omega et \omega). L'amplitude du mouvement est donc bornée au cours du temps :

    \forall t \in \mathbb{R}, \quad |\theta(t)| \leqslant \frac{\Gamma}{|\omega^2 - \Omega^2|} \left( 1 + \frac{\Omega}{\omega} \right) = \frac{\Gamma}{\omega |\omega - \Omega|}

    Le mouvement de roulis reste confiné autour de la position d'équilibre vertical. Lorsque \Omega \approx \omega, on observe un phénomène de battements d'amplitude maximale modulée mais finie.

  2. Cas à la résonance (\Omega = \omega) : D'après la question Q39, la solution s'écrit :

    \theta(t) = \frac{\Gamma}{2\omega^2} \bigl( \sin(\omega t) - \omega t \cos(\omega t) \bigr)

    En raison de la présence du terme séculaire proportionnel à t, l'amplitude des oscillations croît linéairement au cours du temps :

    |\theta(t)| \underset{t \to +\infty}{\sim} \frac{\Gamma}{2\omega}\, t \xrightarrow[t \to +\infty]{} +\infty

    Il y a un phénomène de résonance d'amplitude sans amortissement.

\boxed{ \begin{array}{l} \bullet\ \Omega \neq \omega : \text{mouvement borné, oscillations d'amplitude finie (battements possibles).} \\ \bullet\ \Omega = \omega : \text{résonance parfaite, amplitude divergeant linéairement dans le temps.} \end{array} }

Résultat

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III.2.1 · Théorie de perturbation naïve au premier ordre

Question 41

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : développement limité

Sachant que , montrer que .

Voir l'indice

Appliquer la formule d'addition trigonométrique en développant \cos(2\omega t + O(\delta)) pour \delta \to 0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'écart 2\Omega t - 2\omega t à l'aide de l'hypothèse \Omega - \omega = \underset{\delta \to 0}{O}(\delta) pour un instant t fixé.
  2. Effectuer un développement limité de \cos(2\Omega t) = \cos(2\omega t + 2(\Omega - \omega)t) au voisinage de \delta = 0, ou appliquer l'inégalité des accroissements finis à la fonction cosinus.
Voir la réponse courte

Linéarisation trigonométrique au premier ordre en \delta de la fonction cosinus.

Voir le corrigé complet

Par hypothèse, il existe une constante M > 0 et un voisinage de 0 tels que :

|\Omega - \omega| \leqslant M |\delta|.

Pour tout réel t fixé, posons \varepsilon(t) = 2(\Omega - \omega)t. On a alors :

|\varepsilon(t)| = 2|t|\cdot|\Omega - \omega| \leqslant 2M|t|\cdot|\delta|,

ce qui montre que \varepsilon(t) = \underset{\delta \to 0}{O}(\delta).

En développant \cos(2\Omega t) = \cos(2\omega t + \varepsilon(t)) à l'aide des formules trigonométriques d'addition :

\begin{aligned} \cos(2\Omega t) &= \cos(2\omega t)\cos(\varepsilon(t)) - \sin(2\omega t)\sin(\varepsilon(t)) \\ &= \cos(2\omega t)\left(1 + \underset{\delta \to 0}{O}(\delta^2)\right) - \sin(2\omega t)\left(\varepsilon(t) + \underset{\delta \to 0}{O}(\delta^3)\right) \\ &= \cos(2\omega t) - 2(\Omega - \omega)t\sin(2\omega t) + \underset{\delta \to 0}{O}(\delta^2). \end{aligned}

Comme -2(\Omega - \omega)t\sin(2\omega t) = \underset{\delta \to 0}{O}(\delta), on en déduit immédiatement :

\boxed{\cos(2\Omega t) = \cos(2\omega t) + \underset{\delta \to 0}{O}(\delta)}

Résultat

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : théorie des perturbations, mise en équation

En injectant dans l'équation (6), montrer qu'on obtient :

Voir l'indice

Développer l'expression à l'ordre 1 en \delta et identifier les termes d'ordre zéro et d'ordre un.

Voir la stratégie
  1. Injecter le développement perturbatif \theta_\delta(t) = \theta_0(t) + \delta\,\theta_1(t) + \underset{\delta\to 0}{O}(\delta^2) dans le membre de gauche de l'équation (6) et utiliser le fait que \theta_0 annule l'opérateur différentiel non perturbé.
  2. Développer le membre de droite en exploitant le résultat de la question Q41 : \cos(2\Omega t) = \cos(2\omega t) + \underset{\delta\to 0}{O}(\delta).
  3. Égaler les deux membres pour identifier les termes d'ordre 1 en \delta.
Voir la réponse courte

Substitution du développement perturbatif dans l'équation différentielle et identification des termes d'ordre \delta^1.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle régissant le mouvement est donnée par (6) :

\ddot{\theta}_\delta(t) + \omega^2 \theta_\delta(t) = -\omega^2 \delta \cos(2\Omega t) \theta_\delta(t).

1. Membre de gauche :

En dérivant deux fois par rapport au temps le développement \theta_\delta(t) = \theta_0(t) + \delta\,\theta_1(t) + \underset{\delta\to 0}{O}(\delta^2), on obtient :

\ddot{\theta}_\delta(t) = \ddot{\theta}_0(t) + \delta\,\ddot{\theta}_1(t) + \underset{\delta\to 0}{O}(\delta^2).

Le membre de gauche s'écrit donc :

\ddot{\theta}_\delta(t) + \omega^2 \theta_\delta(t) = \underbrace{\bigl(\ddot{\theta}_0(t) + \omega^2 \theta_0(t)\bigr)}_{=\,0 \text{ d'après (7)}} +\, \delta \bigl(\ddot{\theta}_1(t) + \omega^2 \theta_1(t)\bigr) + \underset{\delta\to 0}{O}(\delta^2).

Par définition, \theta_0 vérifie l'équation non perturbée \ddot{\theta}_0 + \omega^2 \theta_0 = 0, d'où :

\ddot{\theta}_\delta(t) + \omega^2 \theta_\delta(t) = \delta \bigl(\ddot{\theta}_1(t) + \omega^2 \theta_1(t)\bigr) + \underset{\delta\to 0}{O}(\delta^2).

2. Membre de droite :

D'après le résultat de la question Q41, \cos(2\Omega t) = \cos(2\omega t) + \underset{\delta\to 0}{O}(\delta). De plus, \theta_\delta(t) = \theta_0(t) + \underset{\delta\to 0}{O}(\delta). Le produit s'écrit donc :

\begin{aligned} \cos(2\Omega t)\theta_\delta(t) &= \left(\cos(2\omega t) + \underset{\delta\to 0}{O}(\delta)\right)\left(\theta_0(t) + \underset{\delta\to 0}{O}(\delta)\right) \\ &= \cos(2\omega t)\theta_0(t) + \underset{\delta\to 0}{O}(\delta). \end{aligned}

En multipliant par -\omega^2 \delta, on obtient :

-\omega^2 \delta \cos(2\Omega t)\theta_\delta(t) = -\delta\omega^2 \cos(2\omega t)\theta_0(t) + \underset{\delta\to 0}{O}(\delta^2).

3. Égalité des deux membres :

En égalant les deux expressions et en remplaçant \theta_0(t) par son expression A\cos(\omega t) + B\sin(\omega t), il vient :

\boxed{\delta\bigl(\ddot{\theta}_1(t) + \omega^2 \theta_1(t)\bigr) = -\delta\omega^2 \cos(2\omega t)\bigl(A\cos(\omega t) + B\sin(\omega t)\bigr) + \underset{\delta \to 0}{O}(\delta^2)}

Résultat

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : linéarisation trigonométrique

Montrer que l'équation (8) se réécrit :

Voir l'indice

Utiliser les formules de Simpson de linéarisation de produits du type \cos(p)\cos(q) et \cos(p)\sin(q).

Voir la stratégie
  1. Rappeler les formules de linéarisation trigonométrique des produits de fonctions cosinus et sinus.
  2. Développer le second membre de l'équation (8) et regrouper les termes harmoniques à la pulsation \omega et à la pulsation 3\omega.
Voir la réponse courte

Application des formules de Simpson de produit trigonométrique en somme d'harmoniques de pulsations \omega et 3\omega.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle (8) s'écrit :

\ddot{\theta}_1(t) + \omega^2 \theta_1(t) = -\omega^2 \cos(2\omega t) \bigl( A\cos(\omega t) + B\sin(\omega t) \bigr).

Utilisons les formules classiques de transformation de produit en somme :

\begin{aligned} \cos(2\omega t)\cos(\omega t) &= \frac{1}{2} \bigl[ \cos(2\omega t + \omega t) + \cos(2\omega t - \omega t) \bigr] = \frac{1}{2} \bigl( \cos(3\omega t) + \cos(\omega t) \bigr), \\ \cos(2\omega t)\sin(\omega t) &= \frac{1}{2} \bigl[ \sin(\omega t + 2\omega t) + \sin(\omega t - 2\omega t) \bigr] = \frac{1}{2} \bigl( \sin(3\omega t) - \sin(\omega t) \bigr), \end{aligned}

en tenant compte de l'imparité de la fonction sinus (\sin(-\omega t) = -\sin(\omega t)).

En injectant ces deux identités dans le membre de droite de l'équation (8), on obtient :

\begin{aligned} -\omega^2 \cos(2\omega t) \bigl( A\cos(\omega t) + B\sin(\omega t) \bigr) &= -\omega^2 \left( A\,\frac{\cos(3\omega t) + \cos(\omega t)}{2} + B\,\frac{\sin(3\omega t) - \sin(\omega t)}{2} \right) \\ &= -\frac{\omega^2}{2} \bigl( A\cos(3\omega t) + A\cos(\omega t) + B\sin(3\omega t) - B\sin(\omega t) \bigr). \end{aligned}

L'équation (8) se réécrit donc bien sous la forme :

\boxed{\ddot{\theta}_1(t) + \omega^2 \theta_1(t) = -\frac{\omega^2}{2} \bigl( A\cos(3\omega t) + A\cos(\omega t) + B\sin(3\omega t) - B\sin(\omega t) \bigr)}

Résultat

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Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : liberté d'une famille de fonctions

En notant , , et , montrer que la famille est une famille libre de l'espace des fonctions continues .

Voir l'indice

Étudier une combinaison linéaire nulle et évaluer judicieusement en plusieurs valeurs temporelles ou utiliser l'orthogonalité pour le produit scalaire intégral.

Voir la stratégie
  1. Écrire une combinaison linéaire nulle des quatre fonctions valable pour tout réel t.
  2. Séparer les parties paire et impaire pour découpler les fonctions cosinus des fonctions sinus.
  3. Évaluer les relations obtenues en des points judicieusement choisis pour annuler successivement chaque scalaire.
Voir la réponse courte

Démonstration de l'indépendance linéaire de fonctions sinusoïdales orthogonales de pulsations distinctes.

Voir le corrigé complet

Soient (\lambda_1, \lambda_2, \lambda_3, \lambda_4) \in \mathbb{R}^4 tels que :

\forall t \in \mathbb{R}, \quad \lambda_1 \cos(\omega t) + \lambda_2 \sin(\omega t) + \lambda_3 \cos(3\omega t) + \lambda_4 \sin(3\omega t) = 0. \tag{1}

Puisque la relation (1) est vérifiée pour tout t \in \mathbb{R}, elle l'est également en -t. Par parité du cosinus et imparité du sinus, la somme et la différence de l'équation (1) en t et en -t donnent la nullité respective de la partie paire et de la partie impaire :

\begin{align*} \forall t \in \mathbb{R}, \quad &\lambda_1 \cos(\omega t) + \lambda_3 \cos(3\omega t) = 0, \tag{2} \\ \forall t \in \mathbb{R}, \quad &\lambda_2 \sin(\omega t) + \lambda_4 \sin(3\omega t) = 0. \tag{3}\end{align*}
  • Pour la partie paire (2) :

    • En t = 0 :

      \lambda_1 \cos(0) + \lambda_3 \cos(0) = 0 \implies \lambda_1 + \lambda_3 = 0 \iff \lambda_3 = -\lambda_1.
    • En t = \dfrac{\pi}{3\omega} :

      \lambda_1 \cos\left(\frac{\pi}{3}\right) + \lambda_3 \cos(\pi) = 0 \implies \frac{1}{2}\lambda_1 - \lambda_3 = 0 \implies \frac{3}{2}\lambda_1 = 0,

      ce qui conduit à \lambda_1 = 0, puis \lambda_3 = 0.

  • Pour la partie impaire (3) :

    • En t = \dfrac{\pi}{2\omega} :

      \lambda_2 \sin\left(\frac{\pi}{2}\right) + \lambda_4 \sin\left(\frac{3\pi}{2}\right) = 0 \implies \lambda_2 - \lambda_4 = 0 \iff \lambda_4 = \lambda_2.
    • En t = \dfrac{\pi}{6\omega} :

      \lambda_2 \sin\left(\frac{\pi}{6}\right) + \lambda_4 \sin\left(\frac{\pi}{2}\right) = 0 \implies \frac{1}{2}\lambda_2 + \lambda_4 = 0 \implies \frac{3}{2}\lambda_2 = 0,

      ce qui donne \lambda_2 = 0, puis \lambda_4 = 0.

On en déduit que \lambda_1 = \lambda_2 = \lambda_3 = \lambda_4 = 0.

\boxed{\text{La famille } (g_1, g_2, g_3, g_4) \text{ est libre dans } \mathscr{C}(\mathbb{R}, \mathbb{R}).}

Résultat

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Question 45

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : équation différentielle, résonance

En déduire que , .

Voir l'indice

Identifier les coefficients de la solution particulière en projetant sur la famille libre des quatre fonctions trigonométriques.

Voir la stratégie
  1. Réécrire l'égalité établie avant la question Q44 sous la forme d'une combinaison linéaire de la famille libre (g_1, g_2, g_3, g_4).
  2. Identifier terme à terme les coefficients grâce à la liberté de cette famille pour obtenir un système de quatre équations à quatre inconnues (a, b, c, d).
  3. Résoudre ce système et injecter les valeurs trouvées dans l'expression de \theta_1(t).
Voir la réponse courte

Résolution harmonique pour le terme en 3\omega et terme séculaire en t\sin ou t\cos pour le terme résonant à la pulsation \omega.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, \theta_1 est solution sur \mathbb{R} de l'équation (8) si et seulement si pour tout t \in \mathbb{R} :

\begin{aligned} -8\omega^2 a \cos(3\omega t) - 8\omega^2 b \sin(3\omega t) &+ 2\omega d \cos(\omega t) - 2\omega c \sin(\omega t) \\ &= -\frac{\omega^2 A}{2}\cos(3\omega t) - \frac{\omega^2 B}{2}\sin(3\omega t) - \frac{\omega^2 A}{2}\cos(\omega t) + \frac{\omega^2 B}{2}\sin(\omega t). \end{aligned}

En regroupant tous les termes dans le membre de gauche et en utilisant les notations g_1, g_2, g_3, g_4 de la question Q44, cette relation s'écrit :

\left( 2\omega d + \frac{\omega^2 A}{2} \right) g_1 + \left( -2\omega c - \frac{\omega^2 B}{2} \right) g_2 + \left( -8\omega^2 a + \frac{\omega^2 A}{2} \right) g_3 + \left( -8\omega^2 b + \frac{\omega^2 B}{2} \right) g_4 = 0.

La famille (g_1, g_2, g_3, g_4) étant libre dans \mathscr{C}(\mathbb{R}, \mathbb{R}) d'après Q44, tous les coefficients de cette combinaison linéaire sont nuls. Comme la pulsation propre \omega = \sqrt{\frac{g}{\ell}} > 0, on obtient le système :

\begin{cases} -8\omega^2 a + \dfrac{\omega^2 A}{2} = 0 \\[8pt] -8\omega^2 b + \dfrac{\omega^2 B}{2} = 0 \\[8pt] -2\omega c - \dfrac{\omega^2 B}{2} = 0 \\[8pt] 2\omega d + \dfrac{\omega^2 A}{2} = 0 \end{cases} \iff \begin{cases} a = \dfrac{A}{16} \\[8pt] b = \dfrac{B}{16} \\[8pt] c = -\dfrac{\omega B}{4} \\[8pt] d = -\dfrac{\omega A}{4} \end{cases}

En reportant ces quatre constantes dans l'expression recherchée de \theta_1(t) = a \cos(3\omega t) + b \sin(3\omega t) + ct \cos(\omega t) + dt \sin(\omega t), on conclut :

\boxed{\forall t \in \mathbb{R}, \quad \theta_1(t) = \frac{A}{16} \cos(3\omega t) + \frac{B}{16} \sin(3\omega t) - \frac{\omega B}{4} t \cos(\omega t) - \frac{\omega A}{4} t \sin(\omega t)}

Résultat

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Question 46

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : condition initiale, solution perturbative

Avec les conditions initiales et , en déduire finalement que :

Voir l'indice

Déterminer les constantes A et B grâce aux conditions initiales en t=0 pour \theta_\delta et sa dérivée première.

Voir la stratégie
  1. Développer les conditions initiales en puissances de \delta pour obtenir séparément les conditions initiales portant sur \theta_0(t) (ordre 0) et sur \theta_1(t) (ordre 1).
  2. Déterminer les constantes A et B de \theta_0(t) à l'aide des conditions à l'ordre 0.
  3. Écrire la solution générale de l'équation différentielle (8) régissant \theta_1(t) en ajoutant à la solution particulière établie à la question Q45 la solution générale de l'équation homogène associée, puis fixer les constantes d'intégration avec les conditions à l'ordre 1.
Voir la réponse courte

Ajustement des constantes d'intégration avec les conditions initiales de position et de vitesse nulles.

Voir le corrigé complet

La solution cherchée est de la forme :

\theta_\delta(t) = \theta_0(t) + \delta \, \theta_1(t) + \underset{\delta \to 0}{O}(\delta^2),

avec \theta_0(t) = A\cos(\omega t) + B\sin(\omega t).

1. Identification des conditions initiales par ordre en \delta Les conditions initiales imposées s'écrivent :

\theta_\delta(0) = \theta_0(0) + \delta \, \theta_1(0) + \underset{\delta \to 0}{O}(\delta^2) = \Theta_0,
\dot{\theta}_\delta(0) = \dot{\theta}_0(0) + \delta \, \dot{\theta}_1(0) + \underset{\delta \to 0}{O}(\delta^2) = 0.

Par unicité du développement asymptotique en \delta, on obtient :

  • à l'ordre 0 : \theta_0(0) = \Theta_0   et   \dot{\theta}_0(0) = 0 ;
  • à l'ordre 1 : \theta_1(0) = 0   et   \dot{\theta}_1(0) = 0.

2. Détermination de la solution à l'ordre 0 En évaluant \theta_0(t) et sa dérivée \dot{\theta}_0(t) = -A\omega\sin(\omega t) + B\omega\cos(\omega t) en t = 0 :

\theta_0(0) = A = \Theta_0, \qquad \dot{\theta}_0(0) = B\omega = 0 \implies B = 0.

La solution d'ordre dominant s'écrit donc :

\theta_0(t) = \Theta_0 \cos(\omega t).

3. Détermination de la correction à l'ordre 1 D'après la question Q45, avec A = \Theta_0 et B = 0, une solution particulière de l'équation (8) est donnée par :

\theta_{1,\mathrm{p}}(t) = \frac{\Theta_0}{16}\cos(3\omega t) - \frac{\Theta_0 \omega}{4} t \sin(\omega t).

La solution générale de l'équation linéaire du second ordre (8) s'obtient en lui ajoutant la solution générale de l'équation homogène associée \ddot{\theta}_1 + \omega^2 \theta_1 = 0 :

\theta_1(t) = \theta_{1,\mathrm{p}}(t) + A_1 \cos(\omega t) + B_1 \sin(\omega t), \quad (A_1, B_1) \in \mathbb{R}^2.

Appliquons les conditions initiales à l'ordre 1 :

\begin{aligned} \theta_1(0) &= \theta_{1,\mathrm{p}}(0) + A_1 = \frac{\Theta_0}{16} + A_1 = 0 \implies A_1 = -\frac{\Theta_0}{16}, \\ \dot{\theta}_1(0) &= \dot{\theta}_{1,\mathrm{p}}(0) + \omega B_1 = 0 + \omega B_1 = 0 \implies B_1 = 0, \end{aligned}

puisque \dot{\theta}_{1,\mathrm{p}}(t) = -\frac{3\omega\Theta_0}{16}\sin(3\omega t) - \frac{\Theta_0\omega}{4}\sin(\omega t) - \frac{\Theta_0\omega^2}{4}t\cos(\omega t), qui s'annule bien en t = 0.

La fonction \theta_1(t) s'écrit donc :

\theta_1(t) = \frac{\Theta_0}{16} \bigl(\cos(3\omega t) - \cos(\omega t)\bigr) - \frac{\Theta_0\omega}{4} t \sin(\omega t).

4. Conclusion En reportant \theta_0(t) et \theta_1(t) dans l'expression de \theta_\delta(t), on obtient finalement :

\boxed{\forall t \in \mathbb{R}, \quad \theta_\delta(t) = \Theta_0 \cos(\omega t) + \delta \left( \frac{\Theta_0}{16} (\cos(3\omega t) - \cos(\omega t)) - \frac{\Theta_0\omega}{4} t \sin(\omega t) \right) + \underset{\delta \to 0}{O}(\delta^2).}

Résultat

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III.2.2 · Utilisation de la méthode de Poincaré-Lindstedt

Question 47

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : matrice, valeur propre

Déterminer les valeurs propres, réelles ou complexes, de .

Voir l'indice

Calculer le déterminant séculaire de la matrice 2 \times 2 et exprimer ses racines en fonction du discriminant.

Voir la réponse courte

Calcul du polynôme caractéristique de la matrice 2\times 2 et détermination de ses racines réelles ou complexes.

Voir le corrigé complet

La matrice M \in \mathscr{M}_2(\mathbb{R}) est définie par :

M = \begin{pmatrix} \dfrac{\omega\delta}{4} & -(\Omega - \omega) \\[6pt] \Omega - \omega & -\dfrac{\omega\delta}{4} \end{pmatrix}.

Déterminons son polynôme caractéristique \chi_M(\lambda) = \det(\lambda I_2 - M) :

\begin{aligned} \chi_M(\lambda) &= \begin{vmatrix} \lambda - \dfrac{\omega\delta}{4} & \Omega - \omega \\[6pt] -(\Omega - \omega) & \lambda + \dfrac{\omega\delta}{4} \end{vmatrix} \\ &= \left(\lambda - \frac{\omega\delta}{4}\right)\left(\lambda + \frac{\omega\delta}{4}\right) + (\Omega - \omega)^2 \\ &= \lambda^2 - \left(\frac{\omega\delta}{4}\right)^2 + (\Omega - \omega)^2. \end{aligned}

Les valeurs propres de M sont les racines dans \mathbb{C} de l'équation \chi_M(\lambda) = 0, soit :

\lambda^2 = \left(\frac{\omega\delta}{4}\right)^2 - (\Omega - \omega)^2.

On en déduit les deux valeurs propres (éventuellement confondues) de M :

\boxed{\lambda = \pm \sqrt{\left(\frac{\omega\delta}{4}\right)^2 - (\Omega - \omega)^2}}

Plus précisément, selon le signe du terme sous le radical :

  • si \left|\dfrac{\omega\delta}{4}\right| > |\Omega - \omega|, M admet deux valeurs propres réelles opposées distinctes :

    \lambda_{1,2} = \pm \sqrt{\left(\frac{\omega\delta}{4}\right)^2 - (\Omega - \omega)^2} \in \mathbb{R} ;
  • si \left|\dfrac{\omega\delta}{4}\right| < |\Omega - \omega|, M admet deux valeurs propres imaginaires pures conjuguées distinctes :

    \lambda_{1,2} = \pm i \sqrt{(\Omega - \omega)^2 - \left(\frac{\omega\delta}{4}\right)^2} \in i\mathbb{R}^* ;
  • si \left|\dfrac{\omega\delta}{4}\right| = |\Omega - \omega|, M admet une unique valeur propre double nulle : \lambda = 0.

Résultat

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Question 48

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : diagonalisation

Dans le cas où , déterminer si la matrice est diagonalisable dans .

Voir l'indice

Examiner le signe de la quantité sous le radical : si elle est strictement négative, la matrice n'admet aucune valeur propre réelle.

Voir la stratégie
  1. Examiner la nature des valeurs propres obtenues à la question précédente sous la condition \left|\frac{\omega\delta}{4}\right| < |\Omega - \omega|.
  2. Conclure sur la scindabilité du polynôme caractéristique sur \mathbb{R} et sur la diagonalisabilité de M dans \mathscr{M}_2(\mathbb{R}).
Voir la réponse courte

Valeurs propres imaginaires pures distinctes donc non réelles : la matrice n'est pas diagonalisable dans \mathscr{M}_2(\mathbb{R}).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q47, les valeurs propres de la matrice M sont les racines de son polynôme caractéristique :

\chi_M(\lambda) = \lambda^2 - \left(\frac{\omega\delta}{4}\right)^2 + (\Omega - \omega)^2.

Sous la condition :

\left|\frac{\omega\delta}{4}\right| < |\Omega - \omega|,

on a :

\left(\frac{\omega\delta}{4}\right)^2 - (\Omega - \omega)^2 < 0.

Le discriminant de l'équation \chi_M(\lambda) = 0 vaut :

\Delta = 4\left[\left(\frac{\omega\delta}{4}\right)^2 - (\Omega - \omega)^2\right] < 0.

Le polynôme caractéristique \chi_M n'admet donc aucune racine réelle : ses deux racines sont deux nombres complexes imaginaires purs conjugués et non nuls :

\lambda_{\pm} = \pm\, \mathrm{i}\sqrt{(\Omega - \omega)^2 - \left(\frac{\omega\delta}{4}\right)^2} \in \mathbb{C} \setminus \mathbb{R}.

Le polynôme caractéristique de M n'étant pas scindé sur \mathbb{R}, on en conclut que :

\boxed{\text{La matrice } M \text{ n'est pas diagonalisable dans } \mathscr{M}_2(\mathbb{R}).}

Résultat

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Question 49

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : diagonalisation dans le corps complexe

Toujours dans le cas où , justifier qu'il existe et tels que avec .

Voir l'indice

Remarquer que la matrice admet deux valeurs propres imaginaires pures distinctes, ce qui garantit sa diagonalisabilité sur \mathbb{C}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le réel \varphi à partir des valeurs propres imaginaires pures obtenues aux questions Q47 et Q48.
  2. Justifier la diagonalisabilité de M dans \mathscr{M}_2(\mathbb{C}) grâce au fait qu'elle admet deux valeurs propres complexes distinctes, ce qui garantit l'existence de la matrice de passage P \in \mathrm{GL}_2(\mathbb{C}).
Voir la réponse courte

Matrice possédant deux valeurs propres imaginaires pures conjuguées distinctes, donc diagonalisable sur \mathbb{C}.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q47 et Q48, lorsque \left|\frac{\omega\delta}{4}\right| < |\Omega - \omega|, la quantité (\Omega - \omega)^2 - \left(\frac{\omega\delta}{4}\right)^2 est strictement positive.

Posons le réel :

\varphi = \sqrt{(\Omega - \omega)^2 - \left(\frac{\omega\delta}{4}\right)^2} \in \mathbb{R}^*_+ .

Les valeurs propres de la matrice M \in \mathscr{M}_2(\mathbb{R}) \subset \mathscr{M}_2(\mathbb{C}) sont alors :

\lambda_1 = \mathrm{i}\varphi \quad \text{et} \quad \lambda_2 = -\mathrm{i}\varphi .

Comme \varphi > 0, ces deux valeurs propres sont imaginaires pures, conjuguées et distinctes (\lambda_1 \neq \lambda_2).

La matrice M \in \mathscr{M}_2(\mathbb{C}) admet deux valeurs propres complexes distinctes en dimension 2 : elle est donc diagonalisable dans \mathscr{M}_2(\mathbb{C}).

Par conséquent, il existe une base de \mathbb{C}^2 formée de vecteurs propres associés respectivement à \mathrm{i}\varphi et -\mathrm{i}\varphi. En notant P \in \mathrm{GL}_2(\mathbb{C}) la matrice de passage de la base canonique à cette base de vecteurs propres, on a :

\boxed{M = PDP^{-1} \quad \text{avec} \quad D = \begin{pmatrix} \mathrm{i}\varphi & 0 \\ 0 & -\mathrm{i}\varphi \end{pmatrix} \quad \text{et} \quad \varphi = \sqrt{(\Omega - \omega)^2 - \left(\frac{\omega\delta}{4}\right)^2} \in \mathbb{R}}

Résultat

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Question 50

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : système différentiel linéaire, stabilité

En résolvant l'équation , où est une fonction en de classe , montrer que si , alors les solutions réelles du système (9) sont bornées.

Voir l'indice

Intégrer les équations scalaires découplées et utiliser le caractère borné des exponentielles imaginaires \mathrm{e}^{\pm\mathrm{i}\varphi\tau}.

Voir la stratégie
  1. Effectuer le changement de variable Y(\tau) = P^{-1} X(\tau) pour découpler le système différentiel \dot{X}(\tau) = MX(\tau) à l'aide de la diagonalisation obtenue à la question Q49.
  2. Résoudre le système découplé \dot{Y}(\tau) = DY(\tau) et exprimer Y(\tau) à l'aide de fonctions exponentielles complexes.
  3. Revenir au vecteur d'état X(\tau) = PY(\tau) et déduire le caractère borné de ses composantes réelles x(\tau) et y(\tau) du fait que \varphi \in \mathbb{R}.
Voir la réponse courte

Intégration du système découplé donnant des exponentielles imaginaires d'amplitude constante, assurant des solutions bornées.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q49, la matrice M se diagonalise sous la forme M = PDP^{-1} avec :

D = \begin{pmatrix} \mathrm{i}\varphi & 0 \\ 0 & -\mathrm{i}\varphi \end{pmatrix} \quad \text{où} \quad \varphi = \sqrt{(\Omega - \omega)^2 - \left(\frac{\omega\delta}{4}\right)^2} \in \mathbb{R}^*.

En posant Y(\tau) = P^{-1}X(\tau), où Y(\tau) = \begin{pmatrix} Y_1(\tau) \\ Y_2(\tau) \end{pmatrix} \in \mathbb{C}^2, la dérivation par rapport à \tau donne :

\dot{Y}(\tau) = P^{-1}\dot{X}(\tau) = P^{-1}MX(\tau) = P^{-1}(PDP^{-1})X(\tau) = DY(\tau).

La matrice D étant diagonale, le système se découple en deux équations différentielles scalaires d'ordre 1 à coefficients constants :

\begin{cases} \dot{Y}_1(\tau) = \mathrm{i}\varphi \, Y_1(\tau) \\ \dot{Y}_2(\tau) = -\mathrm{i}\varphi \, Y_2(\tau) \end{cases}

Leurs solutions générales dans \mathbb{C} s'écrivent, pour des constantes d'intégration complexes C_1, C_2 \in \mathbb{C} :

Y(\tau) = \begin{pmatrix} C_1 \mathrm{e}^{\mathrm{i}\varphi\tau} \\ C_2 \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\varphi\tau} \end{pmatrix}.

Puisque \varphi est un réel, on a pour tout \tau \in \mathbb{R} :

\left|\mathrm{e}^{\mathrm{i}\varphi\tau}\right| = 1 \quad \text{et} \quad \left|\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\varphi\tau}\right| = 1,

ce qui assure que les deux composantes de Y sont bornées sur \mathbb{R} :

\forall \tau \in \mathbb{R}, \quad |Y_1(\tau)| \leqslant |C_1| \quad \text{et} \quad |Y_2(\tau)| \leqslant |C_2|.

On revient ensuite aux fonctions initiales via X(\tau) = PY(\tau). En notant P = (P_{jk})_{1 \leqslant j,k \leqslant 2} \in \mathrm{GL}_2(\mathbb{C}), il vient :

\begin{cases} x(\tau) = P_{11} Y_1(\tau) + P_{12} Y_2(\tau) \\ y(\tau) = P_{21} Y_1(\tau) + P_{22} Y_2(\tau) \end{cases}

Par inégalité triangulaire :

\begin{aligned} |x(\tau)| &\leqslant |P_{11}|\,|C_1| + |P_{12}|\,|C_2| < +\infty, \\ |y(\tau)| &\leqslant |P_{21}|\,|C_1| + |P_{22}|\,|C_2| < +\infty. \end{aligned}
\boxed{\text{Si } \left|\frac{\omega\delta}{4}\right| < |\Omega - \omega|, \text{ les solutions réelles } (x, y) \text{ du système (9) sont bornées sur } \mathbb{R}.}

Résultat

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Question 51

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : instabilité, bifurcation

Préciser ce qu'il advient si .

Voir l'indice

Mettre en évidence l'existence d'une valeur propre réelle strictement positive entraînant une croissance exponentielle des solutions (instabilité).

Voir la stratégie
  1. Analyser le signe du discriminant sous le radical des valeurs propres trouvées en Q47 pour déterminer leur nature.
  2. En déduire la forme des solutions de l'équation différentielle vectorielle \dot{X}(\tau) = M X(\tau).
  3. Conclure sur le comportement asymptotique des solutions et l'état de stabilité du système physique.
Voir la réponse courte

Les valeurs propres deviennent réelles avec une partie réelle positive, conduisant à une divergence exponentielle instable.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q47, les valeurs propres de la matrice M sont données par :

\lambda_{\pm} = \pm \sqrt{\left(\frac{\omega\delta}{4}\right)^2 - (\Omega - \omega)^2}.

Dans le cas où \left|\frac{\omega\delta}{4}\right| > |\Omega - \omega|, le terme sous la racine est strictement positif. On pose :

\sigma = \sqrt{\left(\frac{\omega\delta}{4}\right)^2 - (\Omega - \omega)^2} > 0.

La matrice M \in \mathscr{M}_2(\mathbb{R}) admet alors deux valeurs propres réelles distinctes et opposées : \lambda_1 = \sigma > 0 et \lambda_2 = -\sigma < 0. Elle est donc diagonalisable dans \mathscr{M}_2(\mathbb{R}), et il existe P \in \mathrm{GL}_2(\mathbb{R}) telle que :

M = P \begin{pmatrix} \sigma & 0 \\ 0 & -\sigma \end{pmatrix} P^{-1}.

En effectuant le changement de variable Y(\tau) = P^{-1}X(\tau), le système différentiel \dot{Y}(\tau) = \begin{pmatrix} \sigma & 0 \\ 0 & -\sigma \end{pmatrix} Y(\tau) se résout immédiatement :

Y(\tau) = \begin{pmatrix} C_1 \mathrm{e}^{\sigma \tau} \\ C_2 \mathrm{e}^{-\sigma \tau} \end{pmatrix}, \quad (C_1, C_2) \in \mathbb{R}^2.

Les composantes réelles x(\tau) et y(\tau) de X(\tau) = P Y(\tau) s'écrivent donc comme des combinaisons linéaires de \mathrm{e}^{\sigma \tau} et \mathrm{e}^{-\sigma \tau}.

Puisque \sigma > 0, dès lors que la condition initiale présente une composante non nulle selon la direction propre associée à \sigma (C_1 \neq 0), la solution contient un mode croissant :

\lim_{\tau \to +\infty} \mathrm{e}^{\sigma \tau} = +\infty.

Par conséquent :

  • les solutions (x, y) ne sont plus bornées et divergent exponentiellement à l'échelle de temps lent \tau = \delta t ;
  • l'amplitude du mouvement de roulis \theta(t) croît exponentiellement au cours du temps : le système est instable (phénomène de résonance paramétrique).
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Question 52

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : résonance paramétrique, bande d'instabilité

En déduire les gammes de pulsations pour lesquelles le robot est stable. Conclure quant à la possibilité d'utiliser le robot NATRIX en toutes situations de navigation.

Voir l'indice

Définir les intervalles de pulsation sécurisés hors de la bande d'instabilité paramétrique et commenter la manœuvrabilité en mer agitée.

Voir la réponse courte

Détermination des intervalles de pulsation stables et conclusion sur l'existence d'une zone d'instabilité paramétrique à éviter.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q50 et Q51, le mouvement de roulis est stable au sens où les amplitudes (x(\tau), y(\tau)) restent bornées si et seulement si les valeurs propres de la matrice M sont imaginaires pures non nulles, ce qui correspond à la condition :

|\Omega - \omega| > \frac{\omega \delta}{4}

En supposant \delta > 0 et sachant qu'une pulsation physique est strictement positive (\Omega > 0), cette condition équivaut à :

\Omega - \omega < -\frac{\omega \delta}{4} \quad \text{ou} \quad \Omega - \omega > \frac{\omega \delta}{4}

soit :

\Omega < \omega \left(1 - \frac{\delta}{4}\right) \quad \text{ou} \quad \Omega > \omega \left(1 + \frac{\delta}{4}\right)

Les gammes de pulsations d'excitation \Omega assurant la stabilité du robot sont donc :

\boxed{\Omega \in \left] 0, \, \omega\left(1 - \frac{\delta}{4}\right) \right[ \;\cup\; \left] \omega\left(1 + \frac{\delta}{4}\right), \, +\infty \right[}

Conclusion quant à la navigation du robot NATRIX :

Dans l'intervalle intermédiaire \left[\omega\left(1 - \frac{\delta}{4}\right), \, \omega\left(1 + \frac{\delta}{4}\right)\right], le système subit une instabilité par résonance paramétrique : l'angle de gîte \theta(t) croît exponentiellement, ce qui dépasse inévitablement l'angle critique \theta_C et conduit au chavirement du robot.

En conditions réelles de navigation, le spectre de la houle ou de l'ondulation de propulsion peut comporter des composantes de pulsation \Omega situées dans cette zone d'instabilité.

Par conséquent, le robot NATRIX ne peut pas être utilisé en boucle ouverte (mode passif) dans toutes les situations de navigation. La stabilisation active au moyen des actionneurs de roulis des modules ARIM asservis (étudiée en partie I.3) est indispensable pour rejeter les perturbations et prévenir le basculement en mer agitée.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Modelisation TSI 2026 ?

Surtout 3 chapitres : Mécanique du solide (43 % des questions, partie II), Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (32 %, partie III) et Régime sinusoïdal forcé et filtrage (12 %). Plus ponctuellement : Statique des fluides, Cinématique et dynamique du point et ALI et oscillateurs électroniques.

Peut-on travailler le sujet CCINP Modelisation TSI 2026 dès la première année (TSI1) ?

En partie : 36 questions sur 52 (69 %) ne demandent que le programme de TSI1. Blocs abordables : la partie III en entier (Q34 à Q52) et la sous-partie I.1 (Q1 à Q7). Avec les autres programmes de première année : 36 en MPSI, 37 en PCSI, 36 en PTSI, 36 en MP2I et 16 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Modelisation TSI 2026 ?

Environ 4 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 3 h : le sujet est long (environ 69 % du travail tient dans le temps imparti), il faut choisir ses questions.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Modelisation TSI 2026 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q13 (théorème du moment cinétique), Q33 (chaîne cinématique), Q45 (équation différentielle), Q46 (condition initiale), Q50 (système différentiel linéaire) et Q52 (résonance paramétrique).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Modelisation TSI 2026 ?

Questions de cours : Q2 (coefficient de fourier), Q3 (symétrie), Q4 (série de fourier), Q5 (théorème de dirichlet), Q10 (matrice d'inertie), Q11 (matrice d'inertie), Q35 (travail élémentaire), Q44 (liberté d'une famille de fonctions)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q17 (asservissement), Q18 (matrice de rotation), Q22 (matrice orthogonale), Q24 (axe de rotation), Q25 (angle de rotation), Q38 (oscillateur harmonique forcé) et Q47 (matrice).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Modelisation TSI 2026 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (29 sur 52), par exemple : Q1 à Q7, Q9 à Q12, Q16, Q18 à Q21, Q25 à Q28, Q31, Q32, Q35, Q36, Q40, Q47 à Q49 et Q51. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q15, Q22, Q23, Q29, Q37, Q41 à Q43, Q45, Q46 et Q50.

Quelle a été la moyenne au sujet CCINP Modelisation TSI 2026 ?

Moyenne : 8,47/20 (écart-type 3,01, 1 385 présents).

Comment définir le coefficient a₀ à la question Q2 ?

Par l'intégrale a_0 = \frac{1}{2\pi} \int_{-\pi}^{\pi} R_e(\theta) \, \mathrm{d}\theta. L'énoncé écrivant le développement avec a_0 et non \frac{a_0}{2}, le terme constant s'obtient avec le facteur \frac{1}{2\pi} et non \frac{1}{\pi}.

Combien d'angles articulaires faut-il sommer à la question Q33 ?

Cinq angles. Une chaîne ouverte de 6 segments ne comporte que 6 - 1 = 5 liaisons pivot. Le cumul d'orientation entre la tête et la queue s'obtient donc avec un facteur 5 et non 6.

Pourquoi la solution de Q45 ne suffit-elle pas en Q46 ?

Parce qu'elle ne respecte pas la condition initiale \theta_\delta(0) = \Theta_0 : en t=0, cette solution particulière vaut \frac{\Theta_0}{16}. Il faut lui ajouter la solution de l'équation homogène avant d'ajuster les constantes d'intégration.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.