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CCINP Modélisation TSI 2026Sujet et corrigé

Stabilisation d'un robot serpentiforme

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Faisable en partie en TSI1 : 36 questions sur 52, partie III en entier. Autres questions faisables en TSI1

Autres premières années : PCSI 37 · BCPST1 16 questions.

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Présentation du sujet

Modélisation et stabilisation d'un robot serpentiforme aquatique NATRIX : géométrie d'un flotteur, espace des configurations SE(3) et stabilité de l'angle de roulis
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Le sujet étudie le robot serpentiforme NATRIX, conçu pour intervenir en surface de l'eau. La première partie modélise la géométrie d'un flotteur par série de Fourier, son équilibre statique via le centre de carène, puis sa stabilisation dynamique asservie par un servomoteur. La deuxième partie construit l'espace des configurations de la tête du robot comme groupe de Lie SE(3). La troisième partie modélise le mouvement de roulis du robot complet par un pendule à base mobile et étudie sa stabilité face à une résonance paramétrique.

  1. 1Partie I - Modélisation et stabilisation d'un flotteurDécrit le profil d'un flotteur par série de Fourier, étudie son équilibre statique par la position du centre de carène, puis sa stabilisation dynamique par un asservissement électromécanique de l'angle de roulis.
  2. 2Partie II - Modélisation géométriqueConstruit l'espace des configurations de la tête du robot comme sous-ensemble de matrices 4x4, le groupe de Lie SE(3), et vérifie ses propriétés de groupe.
  3. 3Partie III - Stabilisation du roulisModélise le roulis du robot complet par un pendule simple à base mobile, établit une équation d'oscillateur forcé puis étudie sa stabilité par la méthode de Poincaré-Lindstedt face à une résonance paramétrique.

L'épreuve en chiffres

Moyenne 8,47 / 20 · écart-type 3,01 · 1 385 présents · où vous situez-vous ?
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Moyenne
8,47/ 20
Écart-type
3,01
Présents
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Coefficient
8
Durée
3 h
moyenne 8,4705101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : document officiel du concours, épreuve du 21 avril 2026. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Corrigé détaillé

52 questions
Indice, stratégie puis corrigé complet pour chaque question.
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52 questions corrigées une à une : un indice, puis la stratégie, puis le corrigé complet avec le résultat encadré. Chaque question est vérifiée avant publication.

  1. Q1Justifier que la fonction est bornée sur.
  2. Q2On note et les coefficients trigonométriques de Fourier de la fonction. On note aussi pour tout entier et…
  3. Q3Exprimer une condition sur la fonction pour que le profil soit symétrique par rapport à la droite.
  4. Q4Soit. En admettant que soit une fonction paire, donner une expression simplifiée de.
  5. Q5Énoncer le théorème de Dirichlet pour la fonction.
  6. Q6Expliquer comment obtenir numériquement à partir de ce nuage de points l'expression des paramètres d'une…
  7. Q7Justifier que le centre d'inertie du flotteur appartient à la droite.
  8. Q8En appliquant le principe fondamental de la statique au flotteur, au point, montrer qu'il n'est en équilibre…
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  1. Q9Expliquer précisément à quoi correspondent les points et de la figure 4. En, indiquer si l'angle de gîte va…
  2. Q10Justifier que la matrice d'inertie au point dans la base du flotteur soit diagonale.
  3. Q11Justifier la forme de la matrice d'inertie au point dans la base du segment intérieur.
  4. Q12Déterminer une expression du vecteur taux de rotation du segment intérieur par rapport au référentiel…
  5. Q13En appliquant le principe fondamental de la dynamique au flotteur au point, établir l'équation…
  6. Q14En supposant que, déterminer une expression du couple de redressement en fonction de et de.
  7. Q15Montrer que l'on peut alors linéariser l'équation de dynamique du flotteur sous la forme: Préciser…
  8. Q16Préciser ce que peut représenter.
  9. Q17Déterminer une expression de la fonction de transfert en boucle ouverte du système. En déduire la classe…
  10. Q18Donner la matrice de la rotation d'axe orientée par et d'angle dans la base.
  11. Q19En déduire l'élément de correspondant à la configuration de la position 2 de la figure 6 sachant que la tête…
  12. Q20Donner l'élément de correspondant à la configuration de la position 3 de la figure 6 sachant que la tête de…
  13. Q21Décrire les déplacements subis par la tête du serpent pour passer de la position initiale à la position
  14. Q22On note. Montrer que est une matrice orthogonale.
  15. Q23Montrer que est une matrice du groupe spécial orthogonal.
  16. Q24Ainsi est la matrice d'une rotation de. Donner l'axe de cette rotation. On choisira l'orientation de cet axe…
  17. Q25Retrouver l'angle de la rotation pour l'orientation fixée par le vecteur.
  18. Q26Soit une position fixée de. En déduire, à l'aide des questions Q24 et Q25, les déplacements subis par la…
  19. Q27Justifier que est stable par produit matriciel.
  20. Q28Soit, calculer le déterminant de. En déduire que est inversible.
  21. Q29Soit. En cherchant sous la forme, avec, et, déterminer l'inverse de. En déduire que est stable par passage à…
  22. Q30Déterminer le tableau de variations complet de sur l'intervalle. On donnera la valeur maximale de sous forme…
  23. Q31Tracer le graphe de la fonction sur.
  24. Q32En utilisant la relation, compléter le graphe de sur et donner la signification graphique de cette relation.
  25. Q33Sachant que chacune des 5 liaisons pivot d'axes parallèles entre les 6 segments du corps est pilotée avec…
  26. Q34Déterminer l'accélération du centre de gravité dans le référentiel galiléen en fonction de,, et de.
  27. Q35Déterminer une expression du travail élémentaire du poids exercé sur la masse dans le référentiel galiléen…
  28. Q36Expliquer comment déterminer une expression de la tension dans le fil en fonction de, et de.
  29. Q37Montrer que l'équation différentielle (4) peut alors se mettre sous la forme: et préciser les expressions…
  30. Q38On se place dans le cas où. Résoudre l'équation (5) dans.
  31. Q39On se place, à présent, dans le cas où. Résoudre l'équation (5) dans.
  32. Q40Commenter l'amplitude du mouvement de balancier (évolution de) pour chacun des deux cas.
  33. Q41Sachant que, montrer que.
  34. Q42En injectant dans l'équation (6), montrer qu'on obtient:
  35. Q43Montrer que l'équation (8) se réécrit:
  36. Q44En notant,, et, montrer que la famille est une famille libre de l'espace des fonctions continues.
  37. Q45En déduire que,.
  38. Q46Avec les conditions initiales et, en déduire finalement que:
  39. Q47Déterminer les valeurs propres, réelles ou complexes, de.
  40. Q48Dans le cas où, déterminer si la matrice est diagonalisable dans.
  41. Q49Toujours dans le cas où, justifier qu'il existe et tels que avec.
  42. Q50En résolvant l'équation, où est une fonction en de classe, montrer que si, alors les solutions réelles du…
  43. Q51Préciser ce qu'il advient si.
  44. Q52En déduire les gammes de pulsations pour lesquelles le robot est stable. Conclure quant à la possibilité…

Description

Le sujet étudie le robot serpentiforme NATRIX, conçu pour intervenir en surface de l'eau. La première partie modélise la géométrie d'un flotteur par série de Fourier, son équilibre statique via le centre de carène, puis sa stabilisation dynamique asservie par un servomoteur. La deuxième partie construit l'espace des configurations de la tête du robot comme groupe de Lie SE(3). La troisième partie modélise le mouvement de roulis du robot complet par un pendule à base mobile et étudie sa stabilité face à une résonance paramétrique.

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ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE TSI

MODÉLISATION

Durée : 3 heures
N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
RAPPEL DES CONSIGNES
  • -Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d'autres couleurs, excepté le vert, bleu clair ou turquoise, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas et la mise en évidence des résultats.
  • -Ne pas utiliser de correcteur.
  • -Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.
Les calculatrices sont interdites.
Le sujet est composé de trois parties, toutes indépendantes.
Si besoin, le candidat pourra admettre le résultat d'une question et l'utiliser dans les questions suivantes.

Stabilisation d'un robot serpentiforme

Une nouvelle génération de robots inspirés de la nage des serpents aquatiques a récemment émergé. Ces robots sont plus compacts, maniables et économes en énergie que les navires autonomes de surface. Ainsi, grâce à leur excellente manœuvrabilité, ils pourraient intervenir en urgence dans des situations complexes (chavirement, débris de surface, marée noire). Cependant, malgré ce potentiel, ils souffrent d'une stabilité en surface trop précaire dans des conditions extrêmes (houle, vent).
Le robot NATRIX ^1 étudié dans ce sujet s'inspire de la cinématique des serpents " mocassins d'eau ". Le principe est d'induire des déformations du robot pour pouvoir varier localement le niveau d'immersion de chaque module du corps du robot tout en préservant l'onde de flexion latérale. Le robot NATRIX est composé de 14 solides, dont les mouvements relatifs sont actionnés par des servomoteurs, comprenant une tête, un cou et six modules ARIM pour " Anti-Roulis Indépendant et Modulaire " et une queue souple passive (figure 1).
Figure 1 - Robot serpentiforme NATRIX
Chaque module ARIM dispose de 2 degrés de liberté (ddl) : l'un pour le lacet entre chaque module et l'autre pour le roulis permettant de faire tourner un flotteur. Le corps de chaque module est composé d'un segment intérieur et d'un flotteur. Les flotteurs des modules ARIM ont une forme globalement triangulaire pour reproduire la section des serpents. Leur géométrie est étudiée dans la partie I.1. Leur principe de fonctionnement et leur utilité dans le changement actif de la flottabilité sont étudiés dans la partie I.2, et leur équilibre dynamique dans la partie I.3. Dans la partie II, on propose une modélisation de l'espace des configurations du robot NATRIX afin de pouvoir le piloter. Enfin, dans la partie III, on étudie la stabilisation de l'angle de roulis du robot NATRIX.

Partie I - Modélisation et stabilisation d'un flotteur

I. 1 - Géométrie d'un flotteur

Afin de pouvoir étudier et optimiser le profil extérieur des modules, il est nécessaire de disposer d'un modèle analytique et donc d'une fonction décrivant ce profil. Le corps de chaque module peut être considéré comme un flotteur cylindrique de section arbitraire dont le profil extérieur peut être défini par une fonction R_e continue et 2π-périodique sur ℝ, associant à chaque angle θ ∈ ℝ son rayon R_e(θ).
Q1. Justifier que la fonction R_e est bornée sur ℝ.
Le profil intérieur est un cercle de rayon R_i < min_(θ ∈ ℝ)R_e(θ). On associe au flotteur (figure 2) le repère ℛ = (O, x⃗, y⃗, z⃗) de base orthonormée directe, tel que le domaine de ses points matériels soit défini en coordonnées polaires comme :
𝒟 = {M|OM^(→−) = ρe_r→(θ) + zz⃗, ρ ∈ [R_i, R_e(θ)], θ ∈ [0, 2π], z ∈ [(− ℓ)/2, ℓ/2]}.
Figure 2 - Profil d'un flotteur
Q2. On note (a_k)_(k ∈ ℕ) et (b_k)_(k ∈ ℕ^∗) les coefficients trigonométriques de Fourier de la fonction R_e. On note aussi pour tout entier N ∈ ℕ^∗ et tout réel θ ∈ ℝ :
S_N(θ) = a_0 + ∑_(k = 1)^(N − 1)[a_k cos(kθ) + b_k sin(kθ)].
Rappeler la définition des coefficients de Fourier (a_k)_(k ∈ ℕ) et (b_k)_(k ∈ ℕ^∗).
Q3. Exprimer une condition sur la fonction R_e pour que le profil soit symétrique par rapport à la droite (O, x⃗).
Q4. Soit N ∈ ℕ^∗. En admettant que R_e soit une fonction paire, donner une expression simplifiée de S_N(θ).
Q5. Énoncer le théorème de Dirichlet pour la fonction R_e.
Pour la suite, on va approcher la fonction R_e par les fonctions S_N et négliger l'erreur commise. Si bien qu'on prend désormais pour définition de R_e la fonction qui pour tout θ ∈ ℝ associe :
R_e(θ) = a_0 + ∑_(k = 1)^(N − 1)[a_k cos(kθ) + b_k sin(kθ)],
avec N ∈ ℕ^∗ et où les (a_k)_(0 ⩽ k < N) et (b_k)_(1 ⩽ k < N) sont des coefficients réels.
On suppose que l'on dispose d'un nuage de points {(r_i, θ_i), 1 ⩽ i ⩽ m} de ℝ^2 pour décrire le profil extérieur de chaque flotteur du robot NATRIX en coordonnées polaires.
Q6. Expliquer comment obtenir numériquement à partir de ce nuage de points l'expression des N paramètres d'une fonction R_e; par exemple avec N = 5 paramètres, la fonction :
R_e(θ) = 54, 42 − 1, 56cos(θ) − 1, 71cos(2θ) + 2, 91cos(3θ) − 1, 47cos(4θ)
associe à chaque angle θ son rayon R_e en mm. On précisera notamment la famille d'algorithmes.
Q7. Justifier que le centre d'inertie G du flotteur appartient à la droite (O, x⃗).

1.2 - Équilibre d'un flotteur

On cherche maintenant à étudier les conditions d'équilibre statique d'un flotteur du robot NATRIX dont la géométrie est celle étudiée dans la sous-partie précédente. Chaque flotteur est soumis à :
  • -l'action du poids P⃗ = − mgx_0^(→−) induite par le champ de pesanteur supposé uniforme g⃗ = − gx_0^(→−). C'est un glisseur tel que :
    {𝒯_(pes → f)} = _G{− mgx_0^(→−); 0→}}}{{,
    où G est le centre d'inertie du flotteur (fixe dans le référentiel du flotteur);
  • -l'action de la poussée d'Archimède F⃗ = ρVgx_0^(→−) correspondant à l'opposé du poids du volume d'eau déplacé V, de masse volumique ρ. C'est un glisseur tel que :
    {𝒯_(eau → f)} = _C{ρVgx_0^(→−); 0→}}}{{,
    où C est le centre de carène, qui correspond à la position du centre d'inertie du volume d'eau correspondant au flotteur immergé.
La stabilité d'un flotteur dépend des positions relatives de son centre d'inertie G et de son centre de carène C dont la position varie selon le tirant d'eau (pilonnement du flotteur), l'assiette (tangage) et la gîte (roulis). Le pilonnement et la gîte sont illustrés sur la figure 3.
Figure 3 - Conditions de stabilité d'un flotteur
Dans une configuration d'équilibre sur mer calme (cas " stable " de la figure 3), le centre d'inertie G et le centre de carène C sont situés sur le même axe vertical (G, x_0^(→−)). Lorsque le flotteur du robot est incliné d'un angle θ, le centre de carène se déplace vers une nouvelle position (cas " gîte " de la figure 3) et n'est plus aligné sur la verticale passant par G. Dans ce cas, il est d'usage de noter Z le projeté orthogonal du point G sur la droite (C, x_0^(→−)).
  • Q8.En appliquant le principe fondamental de la statique au flotteur, au point G, montrer qu'il n'est en équilibre que si les points G et Z sont confondus. Préciser ce qui se passe dans le cas contraire.
Pour étudier les conditions de stabilité du flotteur, il est nécessaire de faire tourner le flotteur autour de son axe longitudinal ( G, z⃗ ) d'un angle θ, et de déterminer le couple de redressement Γ = ρVgGZ^–, proportionnel à la distance GZ^(→−) = GZ^(→−) ⋅ y_0^(→−), appelée " bras de redressement ". Le travail nécessaire pour amener de façon quasi-statique le flotteur de sa position d'équilibre stable (θ = 0) à sa position en gîte correspond à l'énergie potentielle de basculement :
E_p(θ) = mg∫_0^θ GZ^–(α)dα.
On donne sur la figure 4 des tracés caractéristiques de GZ^–(θ) et de E_p(θ) pour les flotteurs du robot NATRIX.
Figure 4 - Bras de redressement GZ^– et énergie potentielle de basculement d'un flotteur en fonction de l'angle de gîte θ
Sur les tracés de la figure 4, on peut remarquer que pour un angle θ tel que |θ| < θ_C, alors un couple de redressement tend à ramener le flotteur vers sa position d'équilibre stable. À l'inverse, lorsque |θ| > θ_C, le couple de redressement éloigne le flotteur de sa position d'équilibre.
Q9. Expliquer précisément à quoi correspondent les points A et C de la figure 4. En B, indiquer si l'angle de gîte va augmenter ou diminuer.

1.3 - Stabilité dynamique

On s'intéresse maintenant à la stabilisation dynamique autorisée par le fait que le flotteur (f) est en liaison pivot motorisée d'axe ( O, z⃗ ) avec le segment intérieur (s). On note Ω_(f/s)^(→−) = ω_m z⃗ le vecteur taux de rotation du flotteur par rapport au segment et C_(s → f)^(→−) = C_m z_0^(→−) le couple moteur associé exercé par le segment intérieur sur le flotteur.
Afin de simplifier l'étude, on suppose qu'au cours d'un mouvement de gîte, le flotteur est en rotation autour de l'axe (O, z⃗), qui sera donc considéré comme fixe dans un référentiel galiléen. On suppose aussi que le segment intérieur est un cylindre homogène d'axe ( O, z⃗ ). Les matrices d'inertie du flotteur I¯^–_f(O) et du segment intérieur I¯^–_s(O), au point O, sont définies par :
I¯^–_f(O) = (A_f, 0, 0; 0, B_f, 0; 0, 0, C_f)_((x⃗, y⃗, z⃗)) et I¯^–_s(O) = (A_s, 0, 0; 0, A_s, 0; 0, 0, C_s)_((−, −, z⃗))
où (−, −, z⃗) indique une symétrie de révolution d'axe (O, z⃗). On note Ω_(f/0)^(→−) = θ˙z⃗ le vecteur taux de rotation du flotteur par rapport au référentiel galiléen. La position du centre d'inertie G du flotteur est définie par GO^(→−) = cx⃗, avec θ = (x_0^(→−), x⃗) = (y_0^(→−), y⃗), et celle du centre de carène C par CO^(→−) = ax_0^(→−) + by_0^(→−).
Q10. Justifier que la matrice d'inertie au point O dans la base (x⃗, y⃗, z⃗) du flotteur soit diagonale.
Q11. Justifier la forme de la matrice d'inertie au point O dans la base (x⃗, y⃗, z⃗) du segment intérieur.
Q12. Déterminer une expression du vecteur taux de rotation du segment intérieur par rapport au référentiel galiléen, noté Ω_s/0^(→−), en fonction de θ˙ et de ω_m.
En appliquant le principe fondamental de la dynamique au segment, on obtient l'équation différentielle régissant son mouvement dans un référentiel galiléen :
C_s(θ¨ − ω˙_m) + C_m = 0.
Le moment dynamique du flotteur au point O est défini par :
δ_(O, f/0)^(→−) = C_f θ¨z⃗.
  • Q13.En appliquant le principe fondamental de la dynamique au flotteur au point O, établir l'équation différentielle régissant son mouvement dans un référentiel galiléen.
  • Q14.En supposant que m = ρV, déterminer une expression du couple de redressement Γ en fonction de m, g, b, c et de θ.
Pour étudier le comportement dynamique du flotteur au voisinage de sa position d'équilibre, on suppose que l'on a |θ|≪θ_C.
  • Q15.Montrer que l'on peut alors linéariser l'équation de dynamique du flotteur sous la forme :
    C_f θ¨ = C_m − K_x θ.
Préciser l'expression de K_x.
L'axe de roulis permettant de faire tourner le flotteur par rapport au segment intérieur est mû par un servomoteur qui présente l'avantage de posséder une très faible inertie. Le comportement électromécanique de ce type de moteur est donné par les équations suivantes :
u(t) = Ri(t) + L(di)/(dt)(t) + e(t); e(t) = K_e ω_m(t); C_m(t) = K_t i(t)
avec u(t) la tension appliquée aux bornes du moteur, i(t) le courant d'induit, e(t) la force contreélectromotrice, ω_m(t) la vitesse de rotation du moteur et C_m(t) le couple délivré par le moteur. Ses caractéristiques sont sa résistance R, l'inductance L de son bobinage d'induit, sa constante de couple K_t et sa constante de vitesse K_e.
Afin de conserver " le mieux possible " la position d'équilibre stable θ = 0, on met en place un asservissement avec un capteur MEMS, de gain K_(capt), permettant d'acquérir une image de l'angle θ. Un correcteur, de fonction de transfert C(p), permet de générer une tension de commande adaptée au moteur. On donne sur la figure 5 le schéma-blocs de cet asservissement.
Figure 5 - Schéma-blocs de l'asservissement de l'angle de roulis
  • Q16.Préciser ce que peut représenter C_r(p).
  • Q17.Déterminer une expression de la fonction de transfert en boucle ouverte du système. En déduire la classe minimale du correcteur à utiliser pour que le système ait une erreur nulle en réponse à un échelon de consigne et à un échelon de perturbation. Proposer une fonction de transfert pour C(p).

Partie II - Modélisation géométrique

II. 1 - Espace des configurations

La configuration d'un solide dans l'espace est déterminée par la position et l'orientation d'un repère ℱ attaché au solide par rapport à un repère ℛ = (O, x⃗, y⃗, z⃗) de base orthonormée directe. Pour le serpent qui est composé de plusieurs modules, on prend le repère de la tête comme repère de référence de l'ensemble du robot. Puis, pour des raisons de degrés de liberté internes, la configuration du corps (la tête exclue) est caractérisée par un éléments de T^n où T est le cercle unité et n le nombre de positions contrôlables.
On va s'intéresser ici à la représentation de la tête. À un repère quelconque ℱ_i = (M_i, x_i→, y_i→, z_i→) de base orthonormée directe, on associe la configuration de la tête suivante (figure 6) :
  • -la tête est placée au point M_i;
  • -la tête est dans la direction y_i→;
  • -le haut de la tête est dirigé par z_i→.
Or, passer de la base orthonormée directe de référence (x⃗, y⃗, z⃗) à une base orthonormée directe quelconque ℬ_i = (x_i→, y_i→, z_i→) revient à se donner une matrice du groupe spécial orthogonal SO_3(ℝ).
Ainsi, une configuration de la tête est la donnée d'une position p ∈ ℝ^3 et d'une matrice de rotation R ∈ SO_3(ℝ). On définit alors une configuration de la tête comme étant une matrice :
g = (R, p; 0_(1, 3), 1) ∈ ℳ_4(ℝ),
avec 0_(1, 3) le vecteur ligne (0,0,0) et on note SE(3) = {(R, p; 0_(1, 3), 1)| R ∈ SO_3(ℝ), p ∈ ℝ^3} l'ensemble des configurations de la tête.
Ainsi, la position 0 (celle de référence) de la figure 6 correspond à la matrice g_0 = (I_3, 0_(3, 1); 0_(1, 3), 1) = I_4. La position 1 correspond à la matrice g_1 = (R_1, p_1; 0_(1, 3), 1) avec p_1 = (1; 5; 0) et R_1 = (1, 0, 0; 0, cos(θ), − sin(θ); 0, sin(θ), cos(θ)). En effet, pour passer de la configuration de référence g_0 à la configuration g_1, la tête de serpent s'est translatée d'un vecteur M_0 M_1^(→−) = P_1^(→−) = (1; 5; 0) et a effectué une rotation d'axe Vect(x⃗) orientée par x⃗ et d'angle θ (le serpent a relevé sa tête d'un angle θ ).
Figure 6 - Différentes positions de la tête du serpent
  • Q18.Donner la matrice R_2 de la rotation d'axe Vect(z⃗) orientée par z⃗ et d'angle − π/2 dans la base (x⃗, y⃗, z⃗).
  • Q19.En déduire l'élément de SE(3) correspondant à la configuration g_2 de la position 2 de la figure 6 sachant que la tête de la configuration g_2 est positionnée au point M_2 = (− 1, 3, 1).
  • Q20.Donner l'élément de SE(3) correspondant à la configuration g_3 de la position 3 de la figure 6 sachant que la tête de la configuration g_3 est positionnée au point M_3 = (5, 2, 0).
On va maintenant traduire deux éléments de SE(3) en termes de déplacements de la tête du serpent.
  • Q21.Décrire les déplacements subis par la tête du serpent pour passer de la position initiale g_0 = I_4 à la position g_4 = ((√2)/2, − (√2)/2, 0, 1; (√2)/2, (√2)/2, 0, 2; 0, 0, 1, 3; 0, 0, 0, 1) ∈ SE(3).
    On note R = 1/3(2, − 1, − 2; 2, 2, 1; 1, − 2, 2) ∈ ℳ_3(ℝ).
  • Q22.Montrer que R est une matrice orthogonale.
  • Q23.Montrer que R est une matrice du groupe spécial orthogonal SO_3(ℝ).
  • Q24.Ainsi R est la matrice d'une rotation r de ℝ^3. Donner l'axe de cette rotation.
On choisira l'orientation de cet axe en fixant le vecteur a⃗ de cet axe dont le premier coefficient est 1.
  • Q25.Retrouver l'angle θ ∈ ] − π; π] de la rotation r pour l'orientation fixée par le vecteur a⃗.
  • Q26.Soit p une position fixée de ℝ^3. En déduire, à l'aide des questions Q24 et Q25, les déplacements subis par la tête du serpent pour passer de la position g_0 à la position g_5 = (R, p; 0_(1, 3), 1).

II. 2 - Intérêt d'une telle modélisation

L'intérêt de modéliser la configuration de la tête par SE(3) vient du fait que SE(3) est un groupe de Lie. Ainsi, il sera possible d'établir des équations différentielles sur l'espace SE(3) × T^n des configurations du robot.
Vérifions les propriétés de groupe de l'ensemble SE(3).
Pour cela, on admettra que si (R, S) ∈ (ℳ_3(ℝ))^2, (p, q) ∈ (ℝ^3)^2 et (a, b) ∈ ℝ^2, alors le produit matriciel de la matrice g = (R, p; 0_(1, 3), a) ∈ ℳ_4(ℝ) avec la matrice h = (S, q; 0_(1, 3), b) ∈ ℳ_4(ℝ) est donné par :
gh = (RS, Rq + bp; 0_(1, 3), ab).
  • Q27.Justifier que SE(3) est stable par produit matriciel.
  • Q28.Soit g = (R, p; 0_(1, 3), 1) ∈ SE(3), calculer le déterminant de g. En déduire que g est inversible.
  • Q29.Soit g = (R, p; 0_(1, 3), 1) ∈ SE(3). En cherchant g^(− 1) sous la forme (S, q; 0_(1, 3), b) ∈ ℳ_4(ℝ), avec S ∈ ℳ_3(ℝ), q ∈ ℝ^3 et b ∈ ℝ, déterminer l'inverse de g.
    En déduire que SE(3) est stable par passage à l'inverse.

II. 3 - Simulateur

Dans cette sous-partie, on se focalise maintenant sur la validation d'un simulateur établi à partir d'un modèle dynamique complet du corps du robot. On considère le cas le plus simple où aucune force extérieure n'est appliquée sur le robot et donc seuls les termes inertiels sont considérés dans le cas d'une flexion latérale uniforme paramétrée par la fonction f définie par :
f(t) = {1/(160)(0, 25t^4 − 0, 5τt^3 + 0, 25τ^2 t^2), pour t ∈ [0, τ]; − f(t − τ), pour t ∈ [τ, 2τ],
où τ = 10 s est la durée de la demi-période.
  • Q30.Déterminer le tableau de variations complet de f sur l'intervalle [0, τ]. On donnera la valeur maximale de f sous forme d'une fraction irréductible.
  • Q31.Tracer le graphe de la fonction f sur [0, τ].
  • Q32.En utilisant la relation ∀t ∈ [τ, 2τ], f(t) = − f(t − τ), compléter le graphe de f sur [0, 2τ] et donner la signification graphique de cette relation.
  • Q33.Sachant que chacune des 5 liaisons pivot d'axes parallèles entre les 6 segments du corps est pilotée avec cette fonction f, expliquer quelles sont les configurations extrêmes et donner la différence d'orientation en degrés entre la tête et la queue.

Partie III - Stabilisation du roulis

On se propose maintenant d'analyser la stabilité du robot NATRIX complet avec un modèle simplifié pour l'angle de roulis θ.

III. 1 - Modélisation du mouvement

Par analogie avec le mouvement de la marche humaine, on se propose de modéliser le mouvement de roulis avec un pendule simple dont la base est en translation dans un référentiel galiléen comme représenté sur la figure 7. Une masse m est attachée au bout d'un fil inextensible de longueur ℓ et de masse négligeable en liaison pivot d'axe ( A, z_0^(→−) ) avec un support mobile dans un référentiel galiléen de repère ℛ_0 = (O, x_0^(→−), y_0^(→−), z_0^(→−)). La liaison pivot est supposée parfaite (sans frottement) et, compte tenu de la faible vitesse du pendule, les frottements avec l'air sont aussi négligés. On note θ = (x_0^(→−), x_1^(→−)) = (y_0^(→−), y_1^(→−)) l'angle mesurant l'écart à la verticale du fil entre les points A et G et λ la distance algébrique OA^(→−) ⋅ y_0^(→−).
Figure 7 - Modèle de pendule simple et paramétrage associé
  • Q34.Déterminer l'accélération du centre de gravité G dans le référentiel galiléen en fonction de λ¨, ℓ, θ˙ et de θ¨.
  • Q35.Déterminer une expression du travail élémentaire du poids exercé sur la masse m dans le référentiel galiléen. Préciser rigoureusement si cette force est conservative.
  • Q36.Expliquer comment déterminer une expression de la tension dans le fil T en fonction de m, g, ℓ, θ et de λ¨.
En appliquant le principe fondamental de la dynamique à la masse m, on peut établir l'équation différentielle suivante régissant son mouvement dans un référentiel galiléen :
θ¨ + (λ¨)/ℓcosθ + g/ℓsinθ = 0.
On suppose que l'attache du fil est soumise à un déplacement sinusoïdal de petite amplitude X et de pulsation Ω telles que l'on ait :
λ : t ↦ Xsin(Ωt).
On suppose de plus qu'initialement : θ(0) = 0rad et θ˙(0) = 0rad ⋅ s^(− 1).
  • Q37.Montrer que l'équation différentielle (4) peut alors se mettre sous la forme :
    θ¨(t) + ω^2 θ(t) = Γsin(Ωt),
    et préciser les expressions des constantes ω et Γ en fonction de ℓ, g, X et de Ω.
  • Q38.On se place dans le cas où Ω ≠ ω. Résoudre l'équation (5) dans ℝ.
  • Q39.On se place, à présent, dans le cas où Ω = ω. Résoudre l'équation (5) dans ℝ.
  • Q40.Commenter l'amplitude du mouvement de balancier (évolution de θ ) pour chacun des deux cas.

III. 2 - Stabilité de l'équation linéaire

On se propose maintenant de prendre en compte l'effet d'excitation (ou de forçage) sur la résonance paramétrique via les couplages induits par un accrochage en fréquence entre la réponse de l'oscillateur harmonique et la modulation de raideur. On arrive alors à l'équation :
θ¨(t) + ω^2 θ(t) = − ω^2 δcos(2Ωt)θ(t),
où δ est un paramètre de perturbation petit et Ω une pulsation.
On remarque que pour δ = 0, on retombe sur l'équation homogène de l'équation (5).
La résonance la plus " dangereuse " se situe au voisinage de la pulsation ω, lorsque Ω − ω est de l'ordre de δ. Pour l'étudier, on se place alors dans le cas où Ω = ω + O_(δ → 0)(δ).

III.2.1 - Théorie de perturbation naïve au premier ordre

On commence par résoudre l'équation différentielle (6) lorsque δ = 0. On trouve alors l'équation homogène :
θ¨ + ω^2 θ = 0.
On reconnait l'équation d'un oscillateur harmonique dont une solution est donnée par :
θ_0 : t ↦ Acos(ωt) + Bsin(ωt),
avecA et B des réels.
L'idée est à présent de déterminer une solution approchée θ_δ de l'équation (6) en la cherchant sous a forme :
θ_δ(t) = θ_0(t) + δθ_1(t) + O_(δ → 0)(δ^2)
avec θ_1 une fonction de classe C^2 sur ℝ qui est l'inconnue et avec les conditions initiales θ_δ(0) = Θ_0 et θ_δ˙(0) = 0.
Q41. Sachant que Ω = ω + O_(δ → 0)(δ), montrer que cos(2Ωt) = cos(2ωt) + O_(δ → 0)(δ).
Q42. En injectant θ_δ dans l'équation (6), montrer qu'on obtient :
δ(θ¨_1(t) + ω^2 θ_1(t)) = − δω^2 cos(2ωt)(Acos(ωt) + Bsin(ωt)) + O_(δ → 0)(δ^2).
On cherche ainsi θ_1 une solution de l'équation différentielle :
θ_1¨(t) + ω^2 θ_1(t) = − ω^2 cos(2ωt)(Acos(ωt) + Bsin(ωt)).
Q43. Montrer que l'équation (8) se réécrit :
θ_1¨(t) + ω^2 θ_1(t) = − (ω^2)/2(Acos(3ωt) + Acos(ωt) + Bsin(3ωt) − Bsin(ωt)).
Cela nous amène à chercher θ_1 sous la forme :
θ_1(t) = acos(3ωt) + bsin(3ωt) + ctcos(ωt) + dtsin(ωt),
avec a, b, c, d quatre réels à déterminer.
En injectant θ_1 dans l'équation (8), on obtient :
θ_1 est solution de (8) sur ℝ ⟺ (∀t ∈ ℝ,, − 8ω^2(acos(3ωt) + bsin(3ωt)) + 2ω(dcos(ωt) − csin(ωt)); = − (ω^2)/2(Acos(3ωt) + Bsin(3ωt) + Acos(ωt) − Bsin(ωt))).
Q44. En notant g_1 : t ↦ cos(ωt), g_2 : t ↦ sin(ωt), g_3 : t ↦ cos(3ωt) et g_4 : t ↦ sin(3ωt), montrer que la famille (g_1, g_2, g_3, g_4) est une famille libre de l'espace des fonctions continues 𝒞(ℝ, ℝ).
Q45. En déduire que ∀t ∈ ℝ, θ_1(t) = A/(16)cos(3ωt) + B/(16)sin(3ωt) − (ωB)/4tcos(ωt) − (ωA)/4tsin(ωt).
Q46. Avec les conditions initiales θ_δ(0) = Θ_0 et θ_δ˙(0) = 0, en déduire finalement que :
∀t ∈ ℝ, θ_δ(t) = Θ_0 cos(ωt) + δ((Θ_0)/(16)(cos(3ωt) − cos(ωt)) − (Θ_0 ω)/4tsin(ωt)) + O_(δ → 0)(δ^2).
Cette méthode introduit un terme séculaire − δ(Θ_0 ω)/4tsin(ωt) qui ne pose pas de problème lorsque t est petit mais lorsque t est de l'ordre de 1/δ, alors ce terme de perturbation est d'ordre 1 . Et cela s'aggrave si t est très grand devant 1/δ.

III.2.2 - Utilisation de la méthode de Poincaré-Lindstedt

Pour pallier ce problème, l'idée est d'utiliser la méthode de Poincaré-Lindstedt qui consiste à éliminer les termes séculaires en introduisant une seconde variable lente telle que τ = δt. En extrayant l'ordre dominant θ_0(t, τ) = 2x(τ)cos(Ωt) − 2y(τ)sin(Ωt), on peut éliminer les termes séculaires grâce aux fonctions x et y qui satisfont le système de solvabilité donné par :
{x˙(τ) = (ωδ)/4x(τ) − (Ω − ω)y(τ); y˙(τ) = (Ω − ω)x(τ) − (ωδ)/4y(τ).
En posant M = ((ωδ)/4, − (Ω − ω); Ω − ω, − (ωδ)/4) ∈ ℳ_2(ℝ), et X : τ ↦ ((x(τ))/(y(τ))), le système (9) se réécrit :
X˙(τ) = MX(τ).
Q47. Déterminer les valeurs propres, réelles ou complexes, de M.
Q48. Dans le cas où |(ωδ)/4| < |Ω − ω|, déterminer si la matrice M est diagonalisable dans ℳ_2(ℝ).
Q49. Toujours dans le cas où |(ωδ)/4| < |Ω − ω|, justifier qu'il existe P ∈ GL_2(ℂ) et φ ∈ ℝ tels que M = PDP^(− 1) avec D = (iφ, 0; 0, − iφ).
Q50. En résolvant l'équation Y˙(τ) = DY(τ), où Y : ℝ → ℂ^2 est une fonction en τ de classe C^1, montrer que si |(ωδ)/4| < |Ω − ω|, alors les solutions réelles (x, y) du système (9) sont bornées.
Q51. Préciser ce qu'il advient si |(ωδ)/4| > |Ω − ω|.
Q52. En déduire les gammes de pulsations Ω pour lesquelles le robot est stable. Conclure quant à la possibilité d'utiliser le robot NATRIX en toutes situations de navigation.

FIN


    1. XIE, Xiao. Processus de stabilisation d'un robot serpentiforme à la surface de l'eau : modélisation, contrôle et stabilité. 2023. Thèse de doctorat. École nationale supérieure Mines-Télécom Atlantique.

Questions fréquentes

4 questions
Sur quels chapitres porte le sujet de modélisation TSI CCINP 2026 ?
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Sur quels chapitres porte le sujet de modélisation TSI CCINP 2026 ?

Il porte sur la mécanique du solide et l'automatique appliquées à un flotteur, sur les matrices de rotation et le groupe SE(3), puis sur les équations différentielles et la résonance paramétrique.

Quelles parties sont indépendantes dans le sujet de modélisation TSI CCINP 2026 ?

Les trois parties (stabilisation d'un flotteur, modélisation géométrique, stabilisation du roulis) sont indépendantes entre elles.

Le sujet de modélisation TSI CCINP 2026 demande-t-il des connaissances en automatique ?

Oui, la fin de la partie I porte sur un asservissement de l'angle de roulis à l'aide d'un schéma-blocs et de la classe minimale d'un correcteur.

Ce sujet de modélisation TSI CCINP 2026 autorise-t-il la calculatrice ?

Non, l'énoncé précise que les calculatrices sont interdites.

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