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Corrigé détaillé X ENS Physique SI MP 2024

Rebonds synchronisés d'une balle et commande du robot haptique Delthaptic

Le sujet en bref

Sujet difficile · Mécanique du solide, Cinématique et dynamique du point, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques · 2 incontournables · 18 questions de première année
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Cette épreuve originale du concours Polytechnique–ENS associe deux volets indépendants et complémentaires. La partie physique modélise d'abord le contact viscoélastique d'un solide avec une paroi rigide avant d'analyser la dynamique d'une balle rebondissant sur une table oscillante actionnée par un pot vibrant. L'étude de la synchronisation mène à une analyse perturbative fine de la stabilité d'une récurrence du second ordre, introduisant de façon très élégante le phénomène de doublement de période vers le chaos. La partie sciences de l'ingénieur aborde la géométrie, la cinématique spatiale et la dynamique d'un dispositif haptique à six degrés de liberté combinant deux robots Delta parallèles. L'épreuve est particulièrement stimulante pour réviser la mécanique du point oscillante, les systèmes discrets ainsi que la cinématique tridimensionnelle des mécanismes robotiques.

Difficulté
Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 11,26/20)
Temps estimé
≈ 4 h 20 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

2 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

13 questions rapides et accessibles · 7 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (13) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (7) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

40 questions
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Partie Partie Physique : Rebonds d'une balle sur une surface en mouvement périodique

1 · Une modélisation du comportement viscoélastique d'un solide lors d'un choc contre une surface rigide

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : oscillateur harmonique amorti, pfd

Établir l'expression de la dépendance temporelle du déplacement de l'élément (M) au cours du choc. On indiquera l'intervalle de temps sur lequel cette dépendance doit être considérée. On fera intervenir les constantes , et .

Voir l'indice

Établir l'équation différentielle régissant l'abscisse s(t) pendant le contact (m\ddot{s} + \lambda\dot{s} + ks = 0) et utiliser les conditions initiales s(0)=0 et \dot{s}(0)=V_0 en régime pseudo-périodique (\alpha < 1).

Remarquer que chaque chaîne cinématique comporte un parallélogramme articulé maintenant les vecteurs d'orientation de la plateforme fixes par rapport au bâti.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'élément (M) en projection sur l'axe (Ox) durant la phase de contact pour obtenir l'équation différentielle régissant s(t).
  2. Résoudre cette équation dans le cas sous-critique (\alpha < 1) compte tenu des conditions initiales au début du choc, puis identifier la durée du contact correspondant au retour à la longueur à vide du solide (s = 0).
Voir la réponse courte

PFD sur la masse au cours du contact : équation d'oscillateur amorti en régime pseudo-périodique, d'où s(t) sur \mathrm{I}_{\mathrm{c}} = [0, \pi/\omega].

Voir le corrigé complet

On étudie l'élément (M) de masse m dans le référentiel d'étude \mathcal{R}(O, x) supposé galiléen. L'action de la pesanteur étant négligée, l'élément (M) est soumis, le long de l'axe (Ox), aux forces exercées par le ressort et l'amortisseur :

  • la force de rappel élastique : \vec{F}_k = -k s \, \vec{e}_x ;
  • la force d'amortissement visqueux : \vec{F}_\lambda = -\lambda \dot{s} \, \vec{e}_x.

D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué à (M) :

m \ddot{s} \, \vec{e}_x = \vec{F}_k + \vec{F}_\lambda = -(k s + \lambda \dot{s}) \, \vec{e}_x

En introduisant la pulsation propre \omega_0 = \sqrt{\dfrac{k}{m}} et le facteur d'amortissement \alpha = \dfrac{\lambda}{2\sqrt{km}} (soit \dfrac{\lambda}{m} = 2\alpha\omega_0), on obtient l'équation différentielle :

\ddot{s}(t) + 2\alpha\omega_0 \dot{s}(t) + \omega_0^2 s(t) = 0

L'équation caractéristique associée s'écrit :

r^2 + 2\alpha\omega_0 r + \omega_0^2 = 0

Comme \alpha < 1, son discriminant réduit est strictement négatif :

\Delta' = \alpha^2 \omega_0^2 - \omega_0^2 = -\omega_0^2(1 - \alpha^2) < 0

Le régime est donc pseudo-périodique, de pseudo-pulsation :

\omega = \omega_0 \sqrt{1 - \alpha^2}

Les racines sont r = -\alpha\omega_0 \pm \mathrm{i}\omega, d'où la solution générale :

s(t) = \mathrm{e}^{-\alpha\omega_0 t} \left[ A \cos(\omega t) + B \sin(\omega t) \right] \quad (A, B \in \mathbb{R})

On choisit l'origine des dates t = 0 à l'instant où le pied (P) entre en contact avec la surface (S). Les conditions initiales sont :

  • solide non déformé : s(0) = 0 \implies A = 0 ;
  • vitesse initiale de (M) : \dot{s}(0) = V_0.

En dérivant s(t) = B\,\mathrm{e}^{-\alpha\omega_0 t} \sin(\omega t), il vient :

\dot{s}(t) = B\,\mathrm{e}^{-\alpha\omega_0 t} \left[ -\alpha\omega_0 \sin(\omega t) + \omega \cos(\omega t) \right]

En t = 0, cette relation donne \dot{s}(0) = B\omega = V_0, d'où :

B = \frac{V_0}{\omega} = \frac{V_0}{\omega_0 \sqrt{1 - \alpha^2}}

La loi horaire du déplacement s'écrit donc :

\boxed{s(t) = \frac{V_0}{\omega_0 \sqrt{1 - \alpha^2}} \, \mathrm{e}^{-\alpha\omega_0 t} \sin\left(\omega_0 \sqrt{1 - \alpha^2} \, t\right)}

Le choc débute à t = 0 et se termine au premier instant t_c > 0 où le solide retrouve sa longueur à vide (s(t_c) = 0) avec une vitesse dirigée vers l'arrière (\dot{s}(t_c) < 0). Cela correspond à :

\omega t_c = \pi \implies t_c = \frac{\pi}{\omega_0 \sqrt{1 - \alpha^2}}

L'intervalle de temps sur lequel cette loi temporelle s'applique est donc :

\boxed{\mathrm{I_c} = \left[ 0 \,,\, \frac{\pi}{\omega_0 \sqrt{1 - \alpha^2}} \right]}

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : oscillateur harmonique amorti, vitesse

Nous notons la vitesse du solide après la phase de rebond sur la surface rigide. Établir que le coefficient de restitution en vitesse , défini par le rapport , s'exprime selon la relation suivante :

Commenter cette expression. Expliquer pourquoi ne dépend pas de la vitesse initiale .

Voir l'indice

Exprimer la vitesse \dot{s}(t_c) à l'instant où s(t) s'annule à nouveau pour former le rapport r = -V_1/V_0 et conclure sur l'indépendance vis-à-vis de V_0 par linéarité.

Déduire de l'orientation constante de la plateforme le nombre et la nature exacte de ses degrés de liberté.

Voir la stratégie
  1. Dériver l'expression de s(t) obtenue à la question 1 pour déterminer la vitesse \dot{s}(t) de l'élément (M).
  2. Évaluer cette vitesse à l'instant de fin de choc t_{\mathrm{c}} = \frac{\pi}{\omega_{0}\sqrt{1-\alpha^2}} pour identifier V_1.
  3. Calculer le rapport r = -V_1/V_0, commenter les cas limites en fonction de l'amortissement \alpha, puis justifier l'indépendance vis-à-vis de V_0 par la linéarité du modèle.
Voir la réponse courte

Vitesse calculée en fin de contact à t = \pi/\omega donnant r = \exp(-\alpha\pi/\sqrt{1-\alpha^2}), indépendant de V_0 par linéarité de l'équation.

Voir le corrigé complet

Pendant toute la durée du choc, le pied (\mathrm{P}) reste immobile contre la surface rigide fixe (\mathrm{S}) (x_{\mathrm{P}} = \text{cste}). La vitesse de l'élément (\mathrm{M}) dans le référentiel galiléen \mathcal{R}(\mathrm{O}, x) s'écrit donc :

\vec{V}(t) = \dot{s}(t) \, \vec{e}_x

D'après le résultat de la question 1, le déplacement s'écrit pour tout t \in \mathrm{I_c} :

s(t) = \frac{V_0}{\omega} \, \mathrm{e}^{-\alpha\omega_0 t} \sin(\omega t) \quad \text{avec} \quad \omega = \omega_0 \sqrt{1 - \alpha^2}

En dérivant par rapport au temps :

\begin{aligned} \dot{s}(t) &= \frac{V_0}{\omega} \, \mathrm{e}^{-\alpha\omega_0 t} \left[ -\alpha\omega_0 \sin(\omega t) + \omega \cos(\omega t) \right] \end{aligned}

À l'instant de séparation t_{\mathrm{c}} = \frac{\pi}{\omega} = \frac{\pi}{\omega_0 \sqrt{1 - \alpha^2}}, on a \sin(\omega t_{\mathrm{c}}) = 0 et \cos(\omega t_{\mathrm{c}}) = -1. La vitesse de sortie V_1 = \dot{s}(t_{\mathrm{c}}) vaut donc :

\begin{aligned} V_1 &= \frac{V_0}{\omega} \, \mathrm{e}^{-\alpha\omega_0 t_{\mathrm{c}}} \left( -\omega \right) \\ &= -V_0 \exp\left( -\frac{\alpha\pi}{\sqrt{1-\alpha^2}} \right) \end{aligned}

Le coefficient de restitution en vitesse r = -V_1/V_0 s'en déduit immédiatement :

\boxed{r = \exp \left( -\frac{\alpha\pi}{\sqrt{1-\alpha^2}} \right)}

Commentaires sur cette expression :

  • Comme \alpha \in [0, 1[, l'argument de l'exponentielle est négatif ou nul, d'où r \in ]0, 1].
  • Cas limite sans frottement (\alpha \to 0) : r \to 1, ce qui correspond à un choc élastique parfait avec conservation de l'énergie mécanique (V_1 = -V_0).
  • Influence de l'amortissement : la fonction r(\alpha) est strictement décroissante avec \alpha. Plus l'amortisseur est dissipatif (plus \alpha est élevé), plus une fraction importante de l'énergie cinétique initiale est dissipée par effet visqueux au cours du contact, et plus la vitesse de rebond est faible.
  • Cas limite apériodique (\alpha \to 1^-) : r \to 0, le choc devient totalement inélastique (le solide s'amortit sans rebondir).

Indépendance vis-à-vis de la vitesse initiale V_0 :

  • Le modèle rhéologique choisi est linéaire (force de rappel élastique proportionnelle au déplacement s, force visqueuse proportionnelle à la vitesse \dot{s}).
  • Par conséquent, l'équation différentielle régissant s(t) est linéaire à coefficients constants. La réponse \dot{s}(t) est donc rigoureusement proportionnelle à la condition initiale V_0.
  • En outre, la durée du choc t_{\mathrm{c}} = \pi/\omega présente la propriété d'isochronisme des oscillateurs harmoniques linéaires : elle ne dépend pas de l'amplitude du mouvement, et donc pas de V_0.
  • Le rapport V_1 / V_0 = \dot{s}(t_{\mathrm{c}})/V_0 est donc strictement indépendant de V_0.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Abordée par plus de 70 % des candidats, la question n'a été correctement expliquée et commentée que par la moitié d'entre eux.

« Par exemple, à la question 2, il fallait établir l’expression analytique du coefficient de restitution en vitesse r puis commenter le résultat obtenu. Cette question a été abordée par plus de 70% des candidats mais seulement 50% ont réussi à expliquer le résultat obtenu. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : chute libre, temps de vol

Il s'agit d'accéder à la valeur du coefficient de restitution en vitesse caractérisant les rebonds d'une balle de tennis de table sur une surface rigide horizontale et immobile. À cette fin, on effectue un lâché vertical, dans le champ de pesanteur, de la balle depuis une hauteur initiale . On détecte les impacts à l'aide d'un microphone. La figure (2) représente la dépendance du temps de vol , relatif au rebond (), de la balle entre ses impacts (instant ) et (instant ) contre la surface. La hauteur est choisie de telle manière qu'elle n'induise pas de retournement de la convexité (flambage) de la surface-enveloppe de la balle, au cours du choc. Par ailleurs, nous nous plaçons sur un intervalle de temps tel que l'on peut négliger la durée du choc devant chacun des temps de vol considérés.

Exprimer, dans le cadre du modèle adopté (illustré sur la figure (1)), la dépendance de la variable en fonction du coefficient et de . Ce modèle paraît-il en accord avec les résultats présentés sur la figure (2) (pour la gamme de vitesses d'impact considérée) ? Estimer, à partir de ce tracé, la valeur du coefficient de restitution en vitesse .

Voir l'indice

Relier la durée d'un vol parabolique \tau_n à la vitesse d'éjection v_n^+, puis exprimer \tau_n/\tau_1 par une relation géométrique de raison r pour exploiter la pente du tracé logarithmique.

Traduire la longueur constante des biellettes par la relation géométrique \lVert \overrightarrow{B_i C_i} \rVert^2 = L_2^2 en projetant les coordonnées dans le repère de la base.

Voir la réponse courte

Vol parabolique entre rebonds : \tau_n = 2v_n/g, d'où \ln(\tau_n/\tau_1) = (n-1)\ln r et détermination de la pente sur le graphe.

Voir le corrigé complet

Pendant le temps de vol \tau_n = t_{n+1} - t_n du rebond n, la balle est en chute libre dans le champ de pesanteur uniforme (la durée de contact étant négligée devant \tau_n). En choisissant l'axe vertical ascendant Oz issu de la surface rigide, l'accélération de la balle vaut \ddot{z}(t) = -g.

Avec pour conditions initiales au début du rebond z(t_n) = 0 et \dot{z}(t_n^+) = V_n^+ > 0, l'intégration temporelle donne :

\begin{aligned} \dot{z}(t) &= V_n^+ - g(t - t_n) \\ z(t) &= V_n^+ (t - t_n) - \frac{1}{2}g(t - t_n)^2 \end{aligned}

À l'instant d'impact t_{n+1}, la balle touche la surface immobile (z(t_{n+1}) = 0), d'où :

\tau_n = \frac{2 V_n^+}{g}

La vitesse de la balle immédiatement avant ce choc est \dot{z}(t_{n+1}^-) = V_{n+1}^- = V_n^+ - g\tau_n = -V_n^+.

La surface étant fixe, la définition du coefficient de restitution établie à la question 2 donne la vitesse immédiatement après le choc n+1 :

V_{n+1}^+ = -r V_{n+1}^- = r V_n^+

La suite des vitesses initiales de vol est donc une suite géométrique de raison r :

V_n^+ = r^{n-1} V_1^+

La durée du vol étant proportionnelle à cette vitesse, il vient :

\frac{\tau_n}{\tau_1} = \frac{V_n^+}{V_1^+} = r^{n-1}

En prenant le logarithme népérien, on obtient :

\boxed{\ln\left(\frac{\tau_n}{\tau_1}\right) = (n-1)\ln r}

Validité du modèle vis-à-vis des mesures :
D'après cette relation, \ln(\tau_n/\tau_1) est une fonction affine du rang n, de pente \ln r < 0 et s'annulant en n = 1. Sur la figure 2, les données expérimentales s'alignent remarquablement selon une droite passant par l'origine (n=1, \, y=0). Cela confirme que le coefficient de restitution r est constant et indépendant de la vitesse d'impact sur la gamme explorée : le modèle viscoélastique linéaire est donc en excellent accord avec les observations.

Estimation numérique de r :
La pente de la droite moyenne est p = \ln r. En lisant sur le graphe les points (n_1 = 1, y_1 = 0) et (n_{12} = 12, y_{12} \simeq -1{,}00) :

\begin{aligned} \ln r &= \frac{y_{12} - y_1}{n_{12} - n_1} \simeq \frac{-1{,}00 - 0}{12 - 1} \simeq -0{,}091 \end{aligned}

Comme |\ln r| \ll 1, on en déduit :

r = \mathrm{e}^{\ln r} \simeq 1 + \ln r \simeq 1 - 0{,}091 \simeq 0{,}91
\boxed{r \simeq 0{,}91}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Seuls 30 % des candidats ayant abordé la critique du modèle adopté ont fourni une réponse satisfaisante.

« On peut faire le même commentaire pour la question 3 où il était demandé de critiquer le modèle adopté, seuls 30% des candidats qui ont traité cette question ont bien répondu. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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2 · Synchronisation des rebonds d'une balle sur une surface en mouvement vertical oscillant

Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : changement de référentiel, choc

Établir que la vitesse de la balle s'exprime selon la relation suivante :

où est l'instant de l'impact balle-surface considéré.

Voir l'indice

Écrire la définition du coefficient de restitution dans le référentiel galiléen instantanément lié à la surface mobile animée de la vitesse v_{\mathrm{s}}(t_{\mathrm{i}}).

Soustraire deux à deux les équations quadratiques de sphères pour éliminer les termes en x^2+y^2+z^2 et obtenir des équations de plans sécants.

Voir la stratégie
  1. Se placer dans le référentiel lié à la surface (S) à l'instant de l'impact t_i, dans lequel la surface est localement immobile.
  2. Exprimer les vitesses relatives de la balle avant et après le choc par composition des vitesses.
  3. Appliquer la définition du coefficient de restitution r aux vitesses relatives, puis réexprimer la vitesse après le choc dans le référentiel d'étude \mathcal{R}.
Voir la réponse courte

Définition du rebond dans le référentiel de la surface mobile v^+ - v_{\mathrm{s}} = -r(v^- - v_{\mathrm{s}}), conduisant directement à l'expression voulue.

Voir le corrigé complet

Le choc ayant lieu à l'instant t_i, la surface (S) est alors animée de la vitesse \vec{v}_s(t_i) = v_s(t_i)\,\vec{e}_z par rapport au référentiel d'étude \mathcal{R}.

Considérons le référentiel \mathcal{R}_s en translation rectiligne par rapport à \mathcal{R}, animé à l'instant t_i de la vitesse de la surface \vec{v}_s(t_i). Dans ce référentiel, la surface est instantanément au repos.

D'après la loi de composition des vitesses, les vitesses algébriques de la balle relatives à la surface immédiatement avant et après le choc sont données par :

\begin{aligned} v_{/s}^- &= v^- - v_s(t_i) \\ v_{/s}^+ &= v^+ - v_s(t_i) \end{aligned}

Le coefficient de restitution r caractérise la collision viscoélastique entre la balle et la surface. Par définition de r lors d'un rebond sur une surface au repos (énoncé ligne 64 : r = -v^+/v^- pour v_s = 0), la vitesse relative après impact est liée à la vitesse relative avant impact par la relation :

v_{/s}^+ = -r\,v_{/s}^-

En substituant les expressions des vitesses relatives :

\begin{aligned} v^+ - v_s(t_i) &= -r\bigl(v^- - v_s(t_i)\bigr) \\ v^+ - v_s(t_i) &= -r\,v^- + r\,v_s(t_i) \end{aligned}

En isolant v^+, on obtient directement la relation souhaitée :

\boxed{v^+ = -r\,v^- + (1+r)\,v_s(t_i)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question très largement réussie avec près de 90 % de bonnes réponses pour retrouver l'expression fournie.

« La première question consiste à retrouver l’expression de la vitesse juste après le choc de la balle avec la surface. En général, lorsque l’expression est donnée, les taux de réussite à ce genre de question sont plutôt élevés, ici pratiquement 90% des candidats ont bien répondu. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

Question déjà tombée ailleurs

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2.1 · Condition de synchronisation

Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : cinématique du point, chute libre

Nous nous plaçons dans une situation générale telle que celle illustrée sur la figure (4) (c'est-à-dire que les rebonds ne sont pas nécessairement synchronisés). Nous considérons un rebond , de l'impact à l'impact . Nous notons le temps de vol de la balle durant ce rebond. Exprimer les dépendances suivantes : • La vitesse en fonction de , et des paramètres , et ; • L'altitude en fonction de , , et ; • La vitesse en fonction de , et ; • La vitesse en fonction de , , et des paramètres , , et . Ces relations générales seront utilisées dans la suite de cette étude.

Voir l'indice

Combiner la cinématique de chute libre verticale sous pesanteur entre t_n et t_{n+1} avec la loi de choc établie à la question précédente.

Voir la réponse courte

Évolution balistique sous pesanteur entre deux chocs successifs et loi de saut de vitesse à l'impact.

Voir le corrigé complet
  1. Expression de v_n^+ :

    D'après la loi de choc établie à la question 4, la vitesse de la balle immédiatement après le choc numéro n à l'instant t_n s'écrit :

    v_n^+ = -r v_n^- + (1+r) v_{\mathrm{s}}(t_n)

    L'altitude de la surface étant z_{\mathrm{s}}(t) = a \sin(\omega t), sa vitesse est :

    v_{\mathrm{s}}(t) = \dot{z}_{\mathrm{s}}(t) = a \omega \cos(\omega t)

    En évaluant cette vitesse à l'instant t_n, avec \phi_n = \omega t_n, on obtient :

    \boxed{v_n^+ = -r v_n^- + (1+r) a \omega \cos \phi_n}
  2. Expression de z_{\mathrm{s}}(t_{n+1}) :

    Entre les instants t_n et t_{n+1}, la balle est en vol libre dans le référentiel d'étude \mathcal{R}(O, z) galiléen. Elle n'est soumise qu'à son poids \vec{P} = -m g \vec{e}_z. Le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe vertical (Oz) donne :

    \ddot{h}(t) = -g

    Par intégrations successives pour t \in [t_n, t_{n+1}], avec les conditions initiales h(t_n) = z_{\mathrm{s}}(t_n) et \dot{h}(t_n^+) = v_n^+ :

    \begin{aligned} \dot{h}(t) &= v_n^+ - g(t - t_n) \\ h(t) &= z_{\mathrm{s}}(t_n) + v_n^+(t - t_n) - \frac{1}{2} g(t - t_n)^2 \end{aligned}

    À l'instant t_{n+1}, le nouvel impact a lieu, d'où h(t_{n+1}) = z_{\mathrm{s}}(t_{n+1}). Avec le temps de vol \tau_n = t_{n+1} - t_n, il vient :

    \boxed{z_{\mathrm{s}}(t_{n+1}) = z_{\mathrm{s}}(t_n) + v_n^+ \tau_n - \frac{1}{2} g \tau_n^2}
  3. Expression de v_{n+1}^- :

    La vitesse de la balle immédiatement avant l'impact n+1 s'obtient directement par évaluation de la vitesse balistique en t = t_{n+1}^- :

    \boxed{v_{n+1}^- = v_n^+ - g \tau_n}
  4. Expression de v_{n+1}^+ :

    En appliquant la loi de choc à l'instant t_{n+1} :

    v_{n+1}^+ = -r v_{n+1}^- + (1+r) v_{\mathrm{s}}(t_{n+1})

    En substituant v_{n+1}^- = v_n^+ - g \tau_n et v_{\mathrm{s}}(t_{n+1}) = a \omega \cos \phi_{n+1} (avec \phi_{n+1} = \omega t_{n+1}) :

    \boxed{v_{n+1}^+ = -r v_n^+ + r g \tau_n + (1+r) a \omega \cos \phi_{n+1}}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : mouvement périodique, résonance

Nous supposons que les rebonds de la balle sont synchronisés sur le mouvement sinusoïdal de la surface. Établir alors que le cosinus de la phase des impacts vérifie l'égalité suivante :

Donner l'expression correspondante de la vitesse en fonction des constantes et .

Voir l'indice

Traduire la synchronisation sur la période T = 2\pi/\omega par \tau_n = T et l'antisymétrie des vitesses d'impact v_n^- = -v_n^+.

Calculer la cote z(\theta) pour les valeurs extrêmes du débattement angulaire \theta = \pm 60^\circ et comparer l'écart obtenu aux exigences du cahier des charges.

Voir la stratégie
  1. Traduire la synchronisation des rebonds sur le mouvement de la surface : le temps de vol entre deux chocs consécutifs est égal à la période T = 2\pi/\omega de la surface, et le mouvement de la balle est T-périodique.
  2. Utiliser la relation sur les altitudes établie à la question 5 pour déterminer la vitesse après impact v_n^+.
  3. Déduire la vitesse avant impact v_n^-, puis injecter ces vitesses dans la relation de rebond pour obtenir \cos\phi_n.
Voir la réponse courte

En régime synchronisé, \tau_n = T = 2\pi/\omega et v_n^+ = -v_n^- = g\pi/\omega, reportés dans la relation de choc pour trouver \cos\phi_n.

Voir le corrigé complet

Lorsque les rebonds sont synchronisés sur le mouvement oscillant de la surface de période T = 2\pi/\omega, la balle effectue un rebond par période :

\tau_n = t_{n+1} - t_n = T = \frac{2\pi}{\omega}

La fonction z_{\mathrm{s}}(t) étant T-périodique, l'altitude de la surface aux instants de choc successifs vérifie :

z_{\mathrm{s}}(t_{n+1}) = z_{\mathrm{s}}(t_n + T) = z_{\mathrm{s}}(t_n)

En utilisant la relation cinématique établie à la question 5 :

z_{\mathrm{s}}(t_{n+1}) = z_{\mathrm{s}}(t_n) + v_n^+ \tau_n - \frac{1}{2}g\tau_n^2

il vient immédiatement, puisque \tau_n = T \neq 0 :

v_n^+ = \frac{1}{2} g \tau_n = \frac{1}{2} g \frac{2\pi}{\omega}
\boxed{v_n^+ = \frac{\pi g}{\omega}}

La vitesse de la balle immédiatement avant l'impact n+1 vaut alors (d'après la question 5) :

v_{n+1}^- = v_n^+ - g\tau_n = \frac{\pi g}{\omega} - g\frac{2\pi}{\omega} = -\frac{\pi g}{\omega} = -v_n^+

En régime périodique synchronisé, tous les chocs sont identiques, soit v_n^- = v_{n+1}^- = -v_n^+.

Reprenons l'expression de la vitesse après choc de la question 5 :

v_n^+ = -r v_n^- + (1+r)a\omega\cos\phi_n

En y remplaçant v_n^- par -v_n^+, on obtient :

\begin{aligned} v_n^+ &= r v_n^+ + (1+r)a\omega\cos\phi_n \\ (1 - r)v_n^+ &= (1 + r)a\omega\cos\phi_n \end{aligned}

D'où l'expression du cosinus de la phase :

\cos\phi_n = \frac{1-r}{1+r} \frac{v_n^+}{a\omega} = \frac{1-r}{1+r} \frac{\pi g}{a\omega^2}

En introduisant l'accélération adimensionnée de la surface \Gamma = \frac{a\omega^2}{g}, on aboutit bien à :

\boxed{\cos\phi_n = \frac{1-r}{1+r} \times \frac{\pi}{\Gamma}}

Résultat

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : choc élastique

Analyser la relation (3). On envisagera, en particulier, la situation limite pour laquelle .

Voir l'indice

Exploiter la contrainte |\cos\phi_n| \leqslant 1 pour déterminer l'accélération adimensionnée minimale \Gamma_{\min}, puis étudier la limite r \to 1^-.

Mettre en évidence le plan de symétrie conservé lorsque deux bras ont des angles identiques et préciser le plan dans lequel est confiné le point C.

Voir la stratégie

Pour analyser physiquement la relation (3) :

  1. Exploiter les contraintes mathématiques sur le cosinus (\cos\phi_n \in [-1, 1] et son signe) pour en déduire les conditions physiques sur le mouvement de la surface (vitesse de la plaque à l'impact, seuil d'accélération).
  2. Étudier le cas limite d'un choc parfaitement élastique (r \to 1^-) en interprétant la phase obtenue et les transferts d'énergie correspondants.
Voir la réponse courte

Limite r \to 1^- : chocs parfaitement élastiques, \cos\phi_n \to 0 soit impact au sommet de la trajectoire de la surface oscillante.

Voir le corrigé complet

La relation (3) s'écrit :

\cos \phi_n = \frac{1 - r}{1 + r} \frac{\pi}{\Gamma}

où r \in ]0, 1[ et \Gamma = \dfrac{a\omega^2}{g} > 0 représente l'accélération maximale adimensionnée de la surface.

1. Signe du cosinus et sens du mouvement de la surface : Puisque r \in ]0, 1[, le rapport \dfrac{1 - r}{1 + r} est strictement positif, de sorte que :

\cos \phi_n > 0 \iff \phi_n \in \left]-\frac{\pi}{2}, \frac{\pi}{2}\right\} \pmod{2\pi}

La vitesse de la surface à l'impact vaut v_{\mathrm{s}}(t_n) = a\omega \cos\phi_n > 0. L'impact a donc nécessairement lieu lorsque la surface est en phase de montée. Cela est indispensable sur le plan énergétique : le choc étant inélastique (r < 1), de l'énergie mécanique est dissipée à chaque rebond ; la surface doit donc fournir du travail à la balle lors du contact pour compenser cette perte.

2. Condition d'existence d'une solution synchrone : La condition |\cos \phi_n| \leqslant 1 impose une valeur minimale à l'accélération de la surface :

\Gamma \geqslant \Gamma_{\min} \quad \text{avec} \quad \Gamma_{\min} = \pi \frac{1 - r}{1 + r}

Si \Gamma < \Gamma_{\min}, l'accélération de la surface est insuffisante pour apporter l'énergie nécessaire à l'entretien du régime périodique de période T.

3. Limite du choc élastique (r \to 1^-) : Dans la limite d'un choc parfaitement élastique sans dissipation (r \to 1^-) :

\lim_{r \to 1^-} \cos \phi_n = 0^+ \implies \phi_n \to \frac{\pi}{2} \pmod{2\pi}
  • La vitesse de la surface à l'instant du choc tend vers zéro :

    v_{\mathrm{s}}(t_n) = a\omega \cos\phi_n \xrightarrow[r \to 1^-]{} 0

    L'impact s'effectue à l'apogée de la trajectoire de la surface (z_{\mathrm{s}} = a). Puisqu'il n'y a plus de perte d'énergie par dissipation (r = 1), aucun apport net d'énergie mécanique de la part du vibreur n'est requis pour maintenir le régime périodique : le travail échangé lors du choc est nul.

  • Le seuil d'accélération tend vers zéro (\Gamma_{\min} \to 0) : une oscillation d'amplitude arbitrairement faible suffit à entretenir le mouvement synchrone.
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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : exploitation de mesure

La figure (5) représente l'évolution temporelle de l'altitude de la surface (S). En correspondance est également représentée celle du signal délivré par le microphone détectant le son produit par les chocs de la balle contre la surface. Ce signal prend la forme d'une série d'impulsions. Étant représenté en unité arbitraire, son échelle n'est pas indiquée sur la figure. La valeur de la pulsation, correspondant à ces résultats, est .

Estimer, à partir de ces données, la valeur du coefficient de restitution en vitesse . Afin de faciliter les calculs numériques, on tirera parti des indications suivantes : la valeur de est proche de l'unité et celle de proche de .

Voir l'indice

Relever l'amplitude de vibration a et la phase d'impact sur la figure 5, puis injecter ces valeurs numériques dans la relation de synchronisation en utilisant les approximations fournies.

Associer chaque phase temporelle de la figure 3 à un mouvement selon l'un des trois axes en examinant l'égalité ou l'opposition des angles \theta_i.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'amplitude a des oscillations de la surface par lecture graphique sur la figure 5.
  2. Calculer le paramètre d'accélération adimensionnée \Gamma = \dfrac{a\omega^2}{g}.
  3. Utiliser la relation (3) établie à la question 6 avec les simplifications suggérées (\phi_n \simeq \pi/4 et r \approx 1) pour en déduire une estimation numérique de r.
Voir la réponse courte

Lecture du déphasage temporel entre impulsions et extrema de la surface, puis calcul numérique approché de r via la relation établie.

Voir le corrigé complet

1. Lectures graphiques sur la figure 5 :

  • L'amplitude de l'oscillation sinusoïdale de la surface s'élève à :

    a = 0{,}10\text{ mm} = 1{,}0 \times 10^{-4}\text{ m}
  • Deux impulsions sonores successives apparaissent à \dfrac{\omega t}{2\pi} \simeq 0{,}14 et \dfrac{\omega t}{2\pi} \simeq 1{,}14. L'intervalle de temps entre deux chocs consécutifs est donc \Delta\left(\dfrac{\omega t}{2\pi}\right) = 1{,}0, soit un temps de vol égal à la période T = \dfrac{2\pi}{\omega} des oscillations : les rebonds sont bien synchronisés.
  • La phase de l'impact correspond à \phi_n = \omega t_n \simeq 2\pi \times 0{,}14 \simeq 0{,}88\text{ rad}, valeur effectivement voisine de \pi/4 \simeq 0{,}79\text{ rad}.

2. Calcul du paramètre d'accélération \Gamma : Par définition, avec g \simeq 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \simeq \pi^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et \omega = 2\pi \times 25 \simeq 157\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} :

\begin{aligned} \Gamma &= \frac{a \omega^2}{g} = \frac{a (2\pi \times 25)^2}{g} = \frac{4\pi^2 \times 625 \times 1{,}0 \times 10^{-4}}{g} \\ &\simeq 4 \times 625 \times 10^{-4} = 2500 \times 10^{-4} = 0{,}25 \end{aligned}

3. Estimation du coefficient de restitution r : D'après la relation (3) établie à la question 6 :

\cos \phi_n = \frac{1 - r}{1 + r} \frac{\pi}{\Gamma} \iff \frac{1 - r}{1 + r} = \frac{\Gamma \cos \phi_n}{\pi}

Puisque r est proche de 1, on effectue l'approximation 1 + r \simeq 2. Avec \phi_n \simeq \pi/4, on a \cos \phi_n \simeq \dfrac{\sqrt{2}}{2} :

\begin{aligned} 1 - r &\simeq \frac{2\Gamma \cos \phi_n}{\pi} \simeq \frac{2 \times 0{,}25 \times \frac{\sqrt{2}}{2}}{\pi} = \frac{\sqrt{2}}{4\pi} \end{aligned}

En prenant \sqrt{2} \simeq 1{,}41 et \pi \simeq 3{,}14 :

1 - r \simeq \frac{1{,}41}{12{,}6} \simeq 0{,}11 \implies r \simeq 1 - 0{,}11 = 0{,}89

(Un calcul sans l'approximation 1+r \simeq 2 conduit à \dfrac{1-r}{1+r} \simeq 0{,}056, soit r = \dfrac{1 - 0{,}056}{1 + 0{,}056} \simeq 0{,}89).

\boxed{r \simeq 0{,}89}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'estimation graphique du coefficient de restitution en vitesse a mis en difficulté un grand nombre de candidats.

« Par exemple, à la question 8, il fallait estimer la valeur du coefficient en vitesse r à partir d’une lecture graphique, ce qui a posé problème à grand nombre de candidats. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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2.2 · Condition de stabilité

Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : cinématique du point, développement limité

Nous considérons le rebond de la balle entre les impacts et . Établir la relation liant les phases et . Cette relation fait intervenir la vitesse et les constantes , et .

Voir l'indice

Traduire la condition de contact z_{\mathrm{s}}(t'_{n+1}) = h(t'_{n+1}) à partir de la parabole de chute libre issue de z_{\mathrm{s}}(t'_n).

Appliquer le principe fondamental de la statique à une biellette isolée sans masse soumise uniquement à deux liaisons rotules à ses extrémités.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'altitude de la balle h(t) lors de sa phase de vol balistique à partir des conditions initiales immédiatement après le choc A'_n à l'instant t'_n.
  2. Écrire la condition de contact au moment du choc suivant A'_{n+1} à l'instant t'_{n+1} avec la surface mobile d'altitude z_{\mathrm{s}}(t) = a \sin(\omega t).
  3. Remplacer les durées par les phases correspondantes via la relation \phi' = \omega t'.
Voir la réponse courte

Bilan de position entre les impacts perturbés z_{\mathrm{s}}(t'_{n+1}) - z_{\mathrm{s}}(t'_n) = v_n^{+'}\tau'_n - g\tau_n^{\prime 2}/2 exprimé en phase.

Voir le corrigé complet

Entre les deux impacts successifs A'_n et A'_{n+1}, la balle n'est soumise qu'au champ de pesanteur uniforme \vec{g} = -g \vec{e}_z. D'après la relation établie à la question 5, l'altitude de la balle au cours de cette phase balistique s'écrit pour tout t \in [t'_n, t'_{n+1}] :

h(t) = h(t'_n) + v_n^{+\prime}(t - t'_n) - \frac{1}{2}g(t - t'_n)^2

Aux instants d'impact t'_n et t'_{n+1}, la balle est en contact avec la surface oscillante, de sorte que :

\begin{aligned} h(t'_n) &= z_{\mathrm{s}}(t'_n) = a \sin(\omega t'_n) = a \sin \phi'_n \\ h(t'_{n+1}) &= z_{\mathrm{s}}(t'_{n+1}) = a \sin(\omega t'_{n+1}) = a \sin \phi'_{n+1} \end{aligned}

La durée du vol relatif au rebond n s'exprime en fonction des phases d'impact par :

\tau'_n = t'_{n+1} - t'_n = \frac{\phi'_{n+1} - \phi'_n}{\omega}

En évaluant l'altitude de la balle en t = t'_{n+1}, on obtient l'égalité des altitudes :

z_{\mathrm{s}}(t'_{n+1}) - z_{\mathrm{s}}(t'_n) = v_n^{+\prime} \tau'_n - \frac{1}{2}g {\tau'_n}^2

soit en explicitant z_{\mathrm{s}} et en introduisant les phases :

\boxed{a \left( \sin \phi'_{n+1} - \sin \phi'_n \right) = \frac{v_n^{+\prime}}{\omega} (\phi'_{n+1} - \phi'_n) - \frac{g}{2\omega^2} (\phi'_{n+1} - \phi'_n)^2}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Traitée par moins de la moitié des candidats en raison de la nécessité de réutiliser les résultats de la question 5.

« Pour les questions 9 et 10, il fallait se référer aux réponses obtenues à la question 5, ce qui a peut-être fait hésiter certains candidats à les aborder puisque moins de 50% les ont traitées. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : cinématique du point, choc

Pour le rebond , exprimer la vitesse en fonction de , , et des paramètres , , et .

Voir l'indice

Exprimer la vitesse juste avant l'impact v_{n+1}^{-\prime} par chute libre, puis injecter ce résultat dans la relation de choc avec la surface oscillante.

Appliquer le PFD en résultante à la plateforme 3, puis le théorème du moment dynamique scalaire à chaque ensemble bras-moteur autour de son axe propre.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse v_{n+1}^{-\prime} juste avant le choc n+1 à partir du mouvement balistique de la balle entre les instants t'_n et t'_{n+1}, en introduisant le temps de vol \tau'_n = \frac{\phi'_{n+1} - \phi'_n}{\omega}.
  2. Appliquer la loi de choc établie à la question Q4 à l'instant t'_{n+1} avec la vitesse de la surface v_{\mathrm{s}}(t'_{n+1}) = a\omega \cos\phi'_{n+1}.
Voir la réponse courte

Combinaison du vol balistique perturbé et de la loi de réflexion à l'instant d'impact t'_{n+1}.

Voir le corrigé complet

Entre les instants t'_n et t'_{n+1}, la balle n'est soumise qu'à son poids dans le référentiel galiléen \mathcal{R}. Son accélération verticale est donc \ddot{h}(t) = -g, ce qui donne pour la vitesse immédiatement avant l'impact n+1 (en accord avec le troisième point de la question Q5) :

v_{n+1}^{-\prime} = v_n^{+\prime} - g \tau'_n

Le temps de vol \tau'_n = t'_{n+1} - t'_n s'exprime en fonction des phases d'impact par :

\tau'_n = \frac{\phi'_{n+1} - \phi'_n}{\omega}

d'où :

v_{n+1}^{-\prime} = v_n^{+\prime} - \frac{g}{\omega}\left(\phi'_{n+1} - \phi'_n\right)

D'après la loi de choc établie à la question Q4, la vitesse de la balle immédiatement après l'impact en t'_{n+1} s'écrit :

v_{n+1}^{+\prime} = -r v_{n+1}^{-\prime} + (1+r) v_{\mathrm{s}}(t'_{n+1})

avec z_{\mathrm{s}}(t) = a\sin\omega t, d'où v_{\mathrm{s}}(t'_{n+1}) = \dot{z}_{\mathrm{s}}(t'_{n+1}) = a\omega \cos\phi'_{n+1}.

En substituant l'expression de v_{n+1}^{-\prime}, on obtient :

v_{n+1}^{+\prime} = -r \left[ v_n^{+\prime} - \frac{g}{\omega}\left(\phi'_{n+1} - \phi'_n\right) \right] + (1+r)a\omega \cos\phi'_{n+1}

Soit finalement :

\boxed{v_{n+1}^{+\prime} = -r v_n^{+\prime} + \frac{rg}{\omega}\left(\phi'_{n+1} - \phi'_n\right) + (1+r)a\omega \cos\phi'_{n+1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Traitée par moins de la moitié des candidats en raison de la nécessité de réutiliser les résultats de la question 5.

« Pour les questions 9 et 10, il fallait se référer aux réponses obtenues à la question 5, ce qui a peut-être fait hésiter certains candidats à les aborder puisque moins de 50% les ont traitées. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 11

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : linéarisation, suite récurrente

Former la relation de récurrence ne portant que sur des termes de la suite , liant , et . On conservera les paramètres , , et sans expliciter leur dépendance vis-à-vis des paramètres et .

Voir l'indice

Éliminer la variable \underline{\eta}_n entre les deux lignes du système linéaire récurrent pour établir l'équation scalaire reliant \underline{\varepsilon}_{n+2}, \underline{\varepsilon}_{n+1} et \underline{\varepsilon}_n.

Tracer le graphe des liaisons en reliant les cinq corps solides identifiés par les symboles normalisés de leurs liaisons respectives.

Voir la stratégie

Le système (7) étendu aux suites complexes s'écrit :

\begin{cases} \underline{\varepsilon}_{n+1} = A\underline{\varepsilon}_n + B\underline{\eta}_n \quad &(a) \\ \underline{\eta}_{n+1} = C\underline{\varepsilon}_n + D\underline{\eta}_n \quad &(b) \end{cases}

Pour obtenir une relation portant uniquement sur les termes de la suite (\underline{\varepsilon}_n), on isole \underline{\eta}_n dans la relation (a), puis on injecte l'expression obtenue (ainsi que celle décalée à l'ordre n+1) dans la relation (b).

Voir la réponse courte

Élimination de la perturbation de vitesse pour obtenir la relation de récurrence d'ordre 2 sur la phase \underline{\varepsilon}_n.

Voir le corrigé complet

Puisque B = \frac{1+r}{2} \neq 0 (avec r \in ]0, 1[), la relation (a) permet d'exprimer \underline{\eta}_n en fonction de termes de la suite (\underline{\varepsilon}_n) :

\underline{\eta}_n = \frac{1}{B}\left(\underline{\varepsilon}_{n+1} - A\underline{\varepsilon}_n\right)

En décalant d'un rang cette relation, on obtient :

\underline{\eta}_{n+1} = \frac{1}{B}\left(\underline{\varepsilon}_{n+2} - A\underline{\varepsilon}_{n+1}\right)

En substituant ces deux expressions dans la relation (b), il vient :

\frac{1}{B}\left(\underline{\varepsilon}_{n+2} - A\underline{\varepsilon}_{n+1}\right) = C\underline{\varepsilon}_n + \frac{D}{B}\left(\underline{\varepsilon}_{n+1} - A\underline{\varepsilon}_n\right)

En multipliant par B \neq 0 et en regroupant l'ensemble des termes :

\begin{aligned} \underline{\varepsilon}_{n+2} - A\underline{\varepsilon}_{n+1} &= BC\underline{\varepsilon}_n + D\underline{\varepsilon}_{n+1} - AD\underline{\varepsilon}_n \\ \underline{\varepsilon}_{n+2} - (A + D)\underline{\varepsilon}_{n+1} + (AD - BC)\underline{\varepsilon}_n &= 0 \end{aligned}

On obtient ainsi la relation de récurrence linéaire d'ordre 2 :

\boxed{\underline{\varepsilon}_{n+2} - (A + D)\underline{\varepsilon}_{n+1} + (AD - BC)\underline{\varepsilon}_n = 0}

Résultat

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : stabilité, suite géométrique

Indiquer à quelle condition générale, portant sur la raison , la suite converge vers zéro.

Voir l'indice

Énoncer le critère de convergence d'une suite géométrique complexe de terme général \mu^n vers zéro lorsque n tend vers l'infini.

Décomposer l'articulation en deux liaisons pivots d'axes concourants et orthogonaux pour justifier l'équivalence avec une liaison de Cardan à deux degrés de liberté.

Voir la réponse courte

Condition de convergence de la suite perturbée : le module de toutes les racines caractéristiques \mu doit être strictement inférieur à 1.

Voir le corrigé complet

La solution recherchée est de la forme :

\underline{\varepsilon}_n = K \mu^n \quad \text{avec} \quad K \in \mathbb{C}, \; \mu \in \mathbb{C}

Le module du terme général s'écrit :

|\underline{\varepsilon}_n| = |K| \, |\mu|^n

Pour une perturbation initiale non nulle (K \neq 0), la limite lorsque n \to +\infty dépend du module de \mu :

  • Si |\mu| < 1, alors \lim_{n \to +\infty} |\mu|^n = 0, donc la suite (\underline{\varepsilon}_n) converge vers zéro ;
  • Si |\mu| = 1, la suite ne s'amortit pas (terme constant si \mu = 1, ou oscillations non nulles si \mu \neq 1) ;
  • Si |\mu| > 1, alors \lim_{n \to +\infty} |\mu|^n = +\infty, la perturbation diverge.

La condition générale pour que la suite (\underline{\varepsilon}_n) converge vers zéro (amortissement des perturbations) est donc :

\boxed{|\mu| < 1}

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : polynôme caractéristique

Établir que la raison vérifie l'équation algébrique suivante :

On exprimera le produit en fonction des constantes et .

Voir l'indice

Injecter l'expression de \underline{\varepsilon}_n dans la récurrence du second ordre pour identifier l'équation caractéristique et exprimer le terme de trace 2Qr = A+D.

Projeter le vecteur reliant A à B le long de l'axe de la tige à l'aide des angles d'Euler \varphi et \theta, puis inverser les relations par coordonnées sphériques.

Voir la stratégie
  1. Injecter la forme proposée \underline{\varepsilon}_n = K\mu^n dans l'équation de récurrence linéaire d'ordre 2 obtenue à la question Q11.
  2. Identifier les coefficients de la récurrence (A, B, C, D) à l'aide des relations de couplage (5) et (6) données dans l'énoncé.
  3. Calculer le déterminant AD - BC et la trace A + D, puis identifier avec l'équation algébrique proposée pour en déduire 2Qr.
Voir la réponse courte

Injection de \underline{\varepsilon}_n = \mu^n dans l'équation de récurrence pour former le polynôme du second degré et identifier 2Qr.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q11, la suite (\underline{\varepsilon}_n) satisfait la relation de récurrence :

\underline{\varepsilon}_{n+2} - (A + D)\underline{\varepsilon}_{n+1} + (AD - BC)\underline{\varepsilon}_n = 0

En introduisant la forme cherchée \underline{\varepsilon}_n = K\mu^n (avec K \neq 0 et \mu \neq 0), on obtient l'équation caractéristique :

\mu^2 - (A + D)\mu + (AD - BC) = 0

Par identification avec les relations de récurrence (5) et (6) de l'énoncé :

\begin{cases} A = 1 \\ B = \dfrac{1+r}{2} \\ C = -2\pi(1-r)\tan\phi_n \\ D = r^2 - \pi(1-r^2)\tan\phi_n \end{cases}

Calculons le terme constant AD - BC :

\begin{aligned} AD - BC &= 1 \times \left[r^2 - \pi(1-r^2)\tan\phi_n\right] - \left(\frac{1+r}{2}\right) \times \left(-2\pi(1-r)\tan\phi_n\right) \\ &= r^2 - \pi(1-r^2)\tan\phi_n + \pi(1-r^2)\tan\phi_n \\ &= r^2 \end{aligned}

L'équation caractéristique s'écrit donc bien sous la forme :

\boxed{\mu^2 - 2Qr\mu + r^2 = 0}

Par identification du terme d'ordre 1 en \mu, on a :

2Qr = A + D = 1 + r^2 - \pi(1-r^2)\tan\phi_n

soit :

\boxed{2Qr = 1 + r^2 - \pi(1-r^2)\tan\phi_n}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : stabilité, racine complexe

Nous nous plaçons dans le cas où . Exprimer, en fonction de et , les solutions et de l'équation (9). Analyser le comportement correspondant de la suite . Préciser quelle en est la conséquence sur la stabilité de la situation de synchronisation des rebonds, dans ce cas.

Voir l'indice

Calculer les deux racines complexes conjuguées pour Q^2 \leqslant 1 et évaluer leur module en fonction de r pour conclure quant à la stabilité.

Écrire la composition des vitesses angulaires \vec{\Omega}_{t/a} = \dot{\varphi}\vec{z}_0 + \dot{\theta}\vec{y}_t et la projeter dans la base liée à la tige.

Voir la stratégie
  1. Résoudre l'équation du second degré (9) en calculant son discriminant réduit dans le cas où Q \in [-1, 1].
  2. Exprimer le module des racines \mu_\pm et en déduire la forme générale ainsi que la convergence de la suite (\varepsilon_n).
  3. Conclure sur la stabilité de l'état synchronisé.
Voir la réponse courte

Racines complexes conjuguées de module |\mu_\pm| = r < 1, assurant une stabilité inconditionnelle sur \mathcal{D}_1.

Voir le corrigé complet

L'équation caractéristique (9) s'écrit :

\mu^2 - 2Qr\mu + r^2 = 0

Son discriminant réduit vaut :

\Delta' = (Qr)^2 - r^2 = r^2(Q^2 - 1)

Comme Q \in \mathcal{D}_1 = [-1, +1], on a Q^2 - 1 \le 0, d'où \Delta' \le 0. Les deux racines sont donc complexes conjuguées (ou confondues si Q = \pm 1) :

\boxed{ \mu_{\pm} = r\left(Q \pm \mathrm{i}\sqrt{1 - Q^2}\right) }

Calculons le module de ces racines :

|\mu_{\pm}|^2 = (Qr)^2 + r^2(1 - Q^2) = r^2 \implies |\mu_{\pm}| = r

Comme le coefficient de restitution vérifie r \in ]0, 1[, on a :

|\mu_{\pm}| = r < 1

Pour Q \in ]-1, 1[, en posant Q = \cos\psi avec \psi \in ]0, \pi[, les racines s'écrivent \mu_{\pm} = r\,\mathrm{e}^{\pm \mathrm{i}\psi}. La solution générale réelle pour l'écart angulaire \varepsilon_n = \mathrm{Re}(\underline{\varepsilon}_n) est de la forme :

\varepsilon_n = r^n \left(K_1 \cos(n\psi) + K_2 \sin(n\psi)\right) = K_0 r^n \cos(n\psi + \varphi_0)

où K_0 et \varphi_0 sont des constantes réelles fixées par les conditions initiales. Pour les cas limites Q = \pm 1, la racine double réelle \mu = \pm r donne \varepsilon_n = (K_1 + n K_2)(\pm r)^n.

Puisque r < 1, le facteur d'amortissement r^n tend vers zéro quand n \to +\infty. La suite (\varepsilon_n) effectue donc des oscillations amorties et converge vers zéro :

\lim_{n \to +\infty} \varepsilon_n = 0

Conséquence sur la stabilité : tout écart infinitésimal à la synchronisation s'atténue exponentiellement au cours des rebonds successifs. Le régime de rebonds synchronisés est donc asymptotiquement stable sur tout le domaine \mathcal{D}_1.

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : polynôme caractéristique

Exprimer, en fonction de et , les solutions et de l'équation (9). Représenter l'allure graphique de la dépendance de chacune d'elles vis-à-vis du paramètre .

Voir l'indice

Donner les expressions des racines réelles pour |Q| \geqslant 1 et esquisser leurs branches en discutant leur position relative par rapport à l'intervalle [-1, 1].

Voir la stratégie
  1. Calculer le discriminant réduit de l'équation caractéristique (9) pour Q \in \mathcal{D}_2, où Q^2 \ge 1.
  2. Exprimer les deux racines réelles \mu_+ et \mu_- en fonction de r et Q.
  3. Analyser les variations, les limites à l'infini et les valeurs en Q = \pm 1 pour tracer l'allure des deux branches sur \mathcal{D}_2.
Voir la réponse courte

Expression des racines réelles \mu_\pm = r(Q \pm \sqrt{Q^2-1}) et tracé de leur évolution en fonction de Q.

Voir le corrigé complet

L'équation caractéristique (9) s'écrit :

\mu^2 - 2Qr\mu + r^2 = 0

Le discriminant réduit associé vaut :

\Delta' = (Qr)^2 - r^2 = r^2(Q^2 - 1)

Puisque Q \in \mathcal{D}_2 = ]-\infty, -1] \cup [1, +\infty[, on a Q^2 \ge 1, de sorte que \Delta' \ge 0. Les solutions sont donc réelles et s'expriment par :

\boxed{\mu_+ = r\left(Q + \sqrt{Q^2 - 1}\right) \quad \text{et} \quad \mu_- = r\left(Q - \sqrt{Q^2 - 1}\right)}

On remarque que \mu_+ \mu_- = r^2 et \mu_+ + \mu_- = 2Qr.

Comportement sur le domaine \mathcal{D}_2 :

  • Pour Q \in [1, +\infty[ :

    • En Q = 1 : \mu_+(1) = \mu_-(1) = r. La demi-tangente y est verticale car \frac{\mathrm{d}\mu_{\pm}}{\mathrm{d}Q} \xrightarrow[Q \to 1^+]{} \pm\infty.
    • \mu_+(Q) est strictement croissante avec \mu_+(Q) \sim 2rQ \xrightarrow[Q \to +\infty]{} +\infty.
    • \mu_-(Q) est strictement décroissante avec \mu_-(Q) = \frac{r}{Q + \sqrt{Q^2-1}} \xrightarrow[Q \to +\infty]{} 0^+.
  • Pour Q \in ]-\infty, -1] :

    • En Q = -1 : \mu_+(-1) = \mu_-(-1) = -r, avec également des demi-tangentes verticales en -1^-.
    • \mu_-(Q) est strictement croissante depuis -\infty (avec \mu_-(Q) \sim 2rQ \xrightarrow[Q \to -\infty]{} -\infty) jusqu'à -r.
    • \mu_+(Q) est strictement décroissante depuis 0^- (pour Q \to -\infty) jusqu'à -r.

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : stabilité, racine réelle

En s'appuyant sur l'allure des représentations graphiques des dépendances et , déterminer la condition de stabilité des rebonds synchronisés, sur le domaine . On fera porter cette condition sur le produit .

Voir l'indice

Imposer que la plus grande valeur propre en valeur absolue vérifie |\mu| < 1, ce qui restreint l'intervalle admissible pour la quantité 2Qr.

Utiliser la composition des vecteurs rotation et la formule de transport des vitesses (relation de Varignon) pour exprimer la vitesse du centre d'inertie G.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la condition de stabilité asymptotique établie à la question Q12 : |\mu_+| < 1 et |\mu_-| < 1.
  2. Sur chacun des deux intervalles de \mathcal{D}_2, identifier la racine de plus grand module et utiliser la croissance stricte des fonctions \mu_+(Q) et \mu_-(Q) (ou tester les valeurs critiques \mu = \pm 1 dans l'équation caractéristique).
  3. En déduire la plage de valeurs admissibles pour 2Qr garantissant la stabilité sur \mathcal{D}_2.
Voir la réponse courte

Condition |\mu_\pm| < 1 pour les racines réelles, conduisant à la borne admissible sur le paramètre 2Qr.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q12, la convergence de la suite perturbative (\varepsilon_n) vers zéro (stabilité asymptotique) nécessite que les deux racines réelles vérifient :

|\mu_+| < 1 \quad \text{et} \quad |\mu_-| < 1

Distinguons les deux composantes connexes de \mathcal{D}_2 = ]-\infty, -1] \cup [1, +\infty[ :

  • Pour Q \in [1, +\infty[ (soit 2Qr \ge 2r) :

    Les deux racines sont positives, avec \mu_+(Q) \ge \mu_-(Q) > 0. La condition de stabilité se résume donc à \mu_+(Q) < 1.

    Puisque \mu_+(1) = r < 1 et que la fonction Q \mapsto \mu_+(Q) est strictement croissante sur [1, +\infty[, la racine \mu_+ atteint la valeur critique +1 en un point Q_{\text{lim}} vérifiant l'équation caractéristique (9) :

    \begin{aligned} 1^2 - 2Qr(1) + r^2 = 0 \iff 2Qr = 1 + r^2 \end{aligned}

    La condition \mu_+(Q) < 1 impose ainsi :

    2r \le 2Qr < 1 + r^2

    (Dans ce cas, \mu_-(Q) = \frac{r^2}{\mu_+(Q)} vérifie automatiquement r^2 < \mu_-(Q) \le r < 1).

  • Pour Q \in ]-\infty, -1] (soit 2Qr \le -2r) :

    Les deux racines sont négatives, avec \mu_-(Q) \le \mu_+(Q) < 0. La racine de plus grand module est \mu_-(Q), la condition de stabilité s'écrit donc \mu_-(Q) > -1.

    Comme \mu_-(-1) = -r > -1 et que la fonction Q \mapsto \mu_-(Q) est strictement croissante, elle décroît lorsque Q s'éloigne vers -\infty et atteint la valeur critique -1 lorsque :

    \begin{aligned} (-1)^2 - 2Qr(-1) + r^2 = 0 \iff 2Qr = -(1 + r^2) \end{aligned}

    La condition \mu_-(Q) > -1 impose ainsi :

    -(1 + r^2) < 2Qr \le -2r

    (Dans ce cas, \mu_+(Q) = \frac{r^2}{\mu_-(Q)} vérifie bien -1 < -r \le \mu_+(Q) < -r^2).

En réunissant ces deux conditions, la condition de stabilité sur le domaine \mathcal{D}_2 s'écrit :

\boxed{2r \le |2Qr| < 1 + r^2}

ou de manière équivalente :

\boxed{2Qr \in \left] -(1+r^2),\, -2r \right] \cup \left[ 2r,\, 1+r^2 \right[}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'interprétation graphique reposait sur le tracé de la question précédente, ce qui a pu décourager de nombreux candidats.

« Concernant la question 16, il fallait faire une interprétation graphique pour déterminer les conditions de stabilité des rebonds synchronisés, graphique non donné mais établi à la question d’avant ce qui a pu décourager les candidats ne sachant pas si leur graphe était correct. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : stabilité

Établir que la condition de stabilité de la situation pour laquelle les rebonds sont synchronisés, sur la réunion des deux domaines et , prend la forme suivante :

Interpréter ce résultat. On s'interrogera, en particulier, sur la signification attribuable à l'inégalité de gauche, puis à celle de droite au vu de la dépendance de la fonction vis-à-vis du coefficient .

Voir l'indice

Combiner les conditions obtenues sur les domaines \mathcal{D}_1 et \mathcal{D}_2 pour encadrer \tan\phi_n, puis discuter le signe et l'effet dissipatif via F(r).

Analyser qualitativement le déplacement relatif nécessaire des points A et B pour induire séparément chaque translation ou basculement de la poignée.

Voir la stratégie
  1. Réunir les conditions de stabilité obtenues sur \mathcal{D}_1 (question Q14 : stabilité inconditionnelle sur \mathcal{D}_1) et sur \mathcal{D}_2 (question Q16 : |2Qr| < 1+r^2).
  2. Exprimer cette condition globale sous la forme d'un encadrement de 2Qr, puis injecter la relation reliant 2Qr à \tan \phi_n établie en Q13 pour en déduire la double inégalité sur \tan \phi_n.
  3. Analyser physiquement l'inégalité de gauche (\tan \phi_n > 0) comme un mécanisme de rétroaction négative (force de rappel temporelle), puis l'inégalité de droite (\tan \phi_n < F(r)) comme une limite évitant la surcompensation (bifurcation de doublement de période).
Voir la réponse courte

Traduction des bornes sur Q en termes de \tan\phi_n et analyse physique de la stabilité du pompage d'énergie.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q14, pour tout Q \in \mathcal{D}_1 = [-1, +1], les valeurs propres sont complexes conjuguées de module |\mu_{\pm}| = r < 1 : le régime est toujours stable, ce qui correspond à l'intervalle :

-2r \le 2Qr \le 2r

D'après la question Q16, pour Q \in \mathcal{D}_2, la stabilité impose que les racines réelles vérifient |\mu_{\pm}| < 1, ce qui correspond aux intervalles :

-(1+r^2) < 2Qr \le -2r \quad \text{et} \quad 2r \le 2Qr < 1+r^2

Sur la réunion \mathcal{D}_1 \cup \mathcal{D}_2, la condition nécessaire et suffisante de stabilité asymptotique (|\mu| < 1) s'écrit donc simplement :

-(1+r^2) < 2Qr < 1+r^2

En utilisant l'expression de 2Qr obtenue à la question Q13, à savoir 2Qr = 1 + r^2 - \pi(1-r^2)\tan \phi_n, la condition devient :

-(1+r^2) < 1 + r^2 - \pi(1-r^2)\tan \phi_n < 1+r^2

Isolons les deux inégalités :

  • L'inégalité de droite :

    \begin{aligned} 1 + r^2 - \pi(1-r^2)\tan \phi_n < 1+r^2 &\iff -\pi(1-r^2)\tan \phi_n < 0 \\ &\iff \tan \phi_n > 0 \quad (\text{car } r \in [0, 1[) \end{aligned}
  • L'inégalité de gauche :

    \begin{aligned} -(1+r^2) < 1 + r^2 - \pi(1-r^2)\tan \phi_n &\iff \pi(1-r^2)\tan \phi_n < 2(1+r^2) \\ &\iff \tan \phi_n < \frac{2(1+r^2)}{\pi(1-r^2)} = F(r) \end{aligned}

On aboutit ainsi à la condition de stabilité recherchée :

\boxed{0 < \tan \phi_n < F(r) \quad \text{avec} \quad F(r) = \frac{2(1+r^2)}{\pi(1-r^2)}}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : domaine de stabilité

La double inégalité (10), adjointe à la relation (3), conduit à la condition suivante portant sur le paramètre (ce paramètre fut introduit dans le préambule de la section (2.1)) :

Elle définit à quelle condition il est possible d'observer des rebonds synchronisés sur la période du mouvement oscillant de la surface. Dans cette situation, le mouvement de la balle est donc également périodique, et de même période .

Représenter, dans le plan (), le domaine de stabilité correspondant. Interpréter (qualitativement) l'existence d'un encadrement du paramètre .

Voir l'indice

Utiliser l'identité trigonométrique 1+\tan^2\phi_n = 1/\cos^2\phi_n pour transformer l'encadrement de \tan\phi_n en un encadrement sur le paramètre \Gamma.

Invoquer la symétrie de révolution de la poignée pour annuler les produits d'inertie et exprimer le moment cinétique via les composantes du vecteur rotation.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les variables X = g/\omega^2 et Y = a en fonction du paramètre adimensionné \Gamma = a\omega^2/g pour en déduire l'équation géométrique des frontières du domaine de stabilité dans le plan (X, Y).
  2. Tracer ces frontières et hachurer le domaine correspondant.
  3. Interpréter physiquement l'existence d'une borne inférieure \Gamma_{\min} (compensation des pertes dissipatives par l'énergie fournie lors du choc) et d'une borne supérieure \Gamma_{\max} (instabilité dynamique par surcompensation et bifurcation vers un doublement de période).
Voir la réponse courte

Tracé du cône de stabilité dans le plan (g/\omega^2, a) délimité par deux droites de pentes \Gamma_{\min} et \Gamma_{\max}.

Voir le corrigé complet

1. Représentation dans le plan (X, Y)

Par définition des variables X = g/\omega^2 et Y = a, le paramètre d'accélération adimensionnée \Gamma s'écrit :

\Gamma = \frac{a\omega^2}{g} = \frac{Y}{X}

Puisque les grandeurs physiques g, \omega et a sont strictement positives, on a X > 0 et Y > 0. L'encadrement (11) se réécrit donc :

\Gamma_{\min} X < Y < \Gamma_{\max} X

Dans le plan (X, Y), les frontières de ce domaine sont deux demi-droites issues de l'origine :

  • la droite inférieure d'équation Y = \Gamma_{\min} X, de pente \Gamma_{\min} = \pi \left(\frac{1-r}{1+r}\right) ;
  • la droite supérieure d'équation Y = \Gamma_{\max} X, de pente \Gamma_{\max} = \pi \left(\frac{1-r}{1+r}\right)\sqrt{1+F^2}.

Le domaine de stabilité à la période T est le secteur angulaire délimité par ces deux droites dans le premier quadrant.

2. Interprétation qualitative de l'encadrement de \Gamma

  • Borne inférieure \Gamma > \Gamma_{\min} (bilan d'énergie) : Le choc de la balle sur la surface est inélastique (r < 1) : à chaque impact, une fraction 1 - r^2 de l'énergie cinétique est dissipée. Pour maintenir un régime périodique de période T, la surface mobile doit restituer cette énergie à la balle en la heurtant lors de sa phase ascendante. Si l'accélération de la surface est trop faible (\Gamma < \Gamma_{\min}), la vitesse maximale de la paroi a\omega ne permet pas de compenser les pertes dissipatives : la relation (3) donnerait \cos\phi_n > 1, ce qui est physiquement impossible. Les rebonds s'amortissent alors inéluctablement.
  • Borne supérieure \Gamma < \Gamma_{\max} (stabilité dynamique) : Lorsque l'accélération de la surface est excessive (\Gamma > \Gamma_{\max}), l'asservissement naturel du rebond devient trop réactif. Une infime perturbation de phase ou de vitesse provoque un sursaut d'énergie lors du choc suivant, conduisant à une alternance de rebonds alternativement trop hauts et trop bas. La solution de période T subit une bifurcation par doublement de période (bifurcation sous-harmonique vers un régime de période 2T).
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Partie Partie Sciences de l'Ingénieur : Le Delthaptic, un dispositif haptique parallèle à six degrés de liberté actifs

2.1 · Modélisation d'un robot

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : parallélogramme déformable, cinématique

Montrer que les plans et sont parallèles et justifier que la base associée au solide 3 est la même que celle associée à la base 0.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le vecteur normal au plan (A_1A_2A_3) à partir de la définition des positions des points A_i sur la base.
  2. Exploiter la géométrie en parallélogramme déformable formé par chaque paire de biellettes (b'_i, b''_i) pour établir que plusieurs directions matérielles de la plateforme 3 restent fixes dans la base \mathcal{B}_0.
  3. En déduire que le mouvement de la plateforme 3 est une translation spatiale, ce qui justifie l'identité des bases vectorielles associées à 3 et à 0, puis conclure au parallélisme des plans (C_1C_2C_3) et (A_1A_2A_3).
Voir la réponse courte

Les parallélogrammes articulés imposent le parallélisme des plans et une orientation fixe pour la plateforme 3 par rapport au bâti.

Voir le corrigé complet

1. Orientation du plan (A_1A_2A_3) :

Les points A_i (i \in \{1,2,3\}) sont définis par :

\overrightarrow{OA_i} = L_0 \vec{u}_i \quad \text{avec} \quad \vec{u}_i = \cos\alpha_i \vec{x}_0 + \sin\alpha_i \vec{y}_0

Pour tout i, \vec{u}_i \cdot \vec{z}_0 = 0. Les points A_1, A_2 et A_3 appartiennent donc au plan (O, \vec{x}_0, \vec{y}_0). Ainsi, le plan (A_1A_2A_3) est orthogonal au vecteur unitaire \vec{z}_0.

2. Justification de la base associée au solide 3 :

Pour chaque chaîne cinématique i \in \{1,2,3\} :

  • Les points B'_i et B''_i sont portés par l'axe (B_i, \vec{v}_i) avec \overrightarrow{B'_iB''_i} = 2e\vec{v}_i.
  • Les deux biellettes b'_i et b''_i ont même longueur : B'_iC'_i = B''_iC''_i = L_2.
  • Les points de liaison sur la plateforme 3 vérifient C'_iC''_i = 2e = B'_iB''_i.

Le quadrilatère B'_iB''_iC''_iC'_i possède deux côtés opposés de même longueur 2e et deux côtés opposés de même longueur L_2 : c'est un parallélogramme articulé. Par conséquent, les vecteurs côtés sont égaux :

\overrightarrow{C'_iC''_i} = \overrightarrow{B'_iB''_i} = 2e\vec{v}_i

Comme \vec{v}_i = -\sin\alpha_i \vec{x}_0 + \cos\alpha_i \vec{y}_0 avec \alpha_i constant, le vecteur \vec{v}_i a une direction fixe dans le repère R_0.

Les segments [C'_1C''_1] et [C'_2C''_2] sont liés au solide indéformable 3. Leurs vecteurs directeurs respectifs \vec{v}_1 et \vec{v}_2 sont non colinéaires (puisque \alpha_1 \neq \alpha_2) et restent constamment fixes dans le repère R_0.

Un solide possédant au moins deux directions vectorielles distinctes et fixes dans un repère est dépourvu de toute rotation par rapport à ce repère :

\vec{\Omega}(3/0) = \vec{0}

Le solide 3 est donc en translation spatiale par rapport à la base 0. On peut par conséquent choisir la base vectorielle liée au solide 3 identique à celle de la base 0 :

\boxed{\mathcal{B}_3 = (\vec{x}_3, \vec{y}_3, \vec{z}_3) = (\vec{x}_0, \vec{y}_0, \vec{z}_0)}

3. Parallélisme des plans (C_1C_2C_3) et (A_1A_2A_3) :

Les points C_i sont définis par rapport au point C de la plateforme par :

\overrightarrow{C_iC} = -L_3 \vec{u}_i \implies \overrightarrow{CC_i} = L_3 \vec{u}_i

On en déduit l'expression des vecteurs reliant les sommets du triangle (C_1C_2C_3) :

\begin{aligned} \overrightarrow{C_1C_2} &= \overrightarrow{CC_2} - \overrightarrow{CC_1} = L_3(\vec{u}_2 - \vec{u}_1) \\ \overrightarrow{C_1C_3} &= \overrightarrow{CC_3} - \overrightarrow{CC_1} = L_3(\vec{u}_3 - \vec{u}_1) \end{aligned}

Comme \vec{u}_i \cdot \vec{z}_0 = 0 pour tout i, on a :

\overrightarrow{C_1C_2} \cdot \vec{z}_0 = 0 \quad \text{et} \quad \overrightarrow{C_1C_3} \cdot \vec{z}_0 = 0

Le plan (C_1C_2C_3) a donc également pour vecteur normal le vecteur \vec{z}_0.

\boxed{\text{Les plans }(C_1C_2C_3)\text{ et }(A_1A_2A_3)\text{ ont le même vecteur normal }\vec{z}_0\text{ : ils sont parallèles.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question très sélective : abordée par environ 70 % des candidats, mais réussie par seulement 28 % d'entre eux.

« la première question de la partie 2 par exemple qui a été traitée par environ 70% des candidats mais seuls 28% des candidats ont répondu correctement. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : degré de liberté, liaison mécanique

Préciser les degrés de liberté que possède la plateforme 3 et indiquer le type de mouvement qu'elle peut faire.

Voir la réponse courte

La plateforme possède 3 degrés de liberté en translation spatiale sans aucune rotation possible (T_x, T_y, T_z).

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, le vecteur rotation instantané de la plateforme 3 par rapport à la base 0 est identiquement nul :

\vec{\Omega}(3/0) = \vec{0}

Par conséquent, la plateforme ne possède aucune possibilité de rotation par rapport à la base 0 : les trois degrés de liberté en rotation sont verrouillés (R_x = R_y = R_z = 0).

En revanche, le point de référence C peut occuper une position arbitraire (x, y, z) dans son espace de travail tridimensionnel grâce à l'actionnement indépendant des trois bras motorisés d'angles (\theta_1, \theta_2, \theta_3) :

  • La plateforme 3 possède donc 3 degrés de liberté, correspondant aux trois translations indépendantes suivant les axes \vec{x}_0, \vec{y}_0 et \vec{z}_0 (notées T_x, T_y, T_z).
  • Le mouvement de la plateforme 3 par rapport à la base 0 est un mouvement de translation spatiale (ou translation curviligne quelconque dans l'espace).
\boxed{\text{Degrés de liberté : } 3 \text{ translations } (T_x, T_y, T_z) \quad ; \quad \text{Mouvement : translation spatiale (curviligne)}}

Résultat

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2.2 · Analyse des configurations du robot Delta

Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 10 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : fermeture géométrique, robotique

Montrer, à partir du paramétrage proposé, que l'on obtient 3 équations de la forme :

On précisera les expressions des termes et en fonction des angles et et des constantes géométriques .

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur \overrightarrow{B_i C_i} en fermant la chaîne cinématique reliant l'origine O au point C.
  2. Projeter ce vecteur dans la base fixe \mathcal{B}_0 = (\vec{x}_0, \vec{y}_0, \vec{z}_0) à l'aide des expressions des vecteurs \vec{u}_i et \vec{x}_{1i}.
  3. Utiliser la condition géométrique sur la longueur constante des biellettes \|\overrightarrow{B_i C_i}\|^2 = L_2^2, puis développer pour identifier les coefficients A_i, B_i, C_i et D_i.
Voir la réponse courte

Écriture de la norme au carré de la longueur des biellettes \|\vec{B}_i\vec{C}_i\|^2 = L_2^2 menant à l'équation quadratique sphérique.

Voir le corrigé complet

Exprimons la position des points B_i et C_i dans le repère \mathcal{R}_0 = (O, \vec{x}_0, \vec{y}_0, \vec{z}_0) :

  • Pour le point B_i situé sur le bras br_i :

    \overrightarrow{OB_i} = \overrightarrow{OA_i} + \overrightarrow{A_i B_i} = L_0 \vec{u}_i + L_1 \vec{x}_{1i}

    D'après la définition du repère \mathcal{R}_{1i}, la rotation d'angle \theta_i autour de l'axe \vec{y}_{1i} = \vec{v}_i donne :

    \vec{x}_{1i} = \cos\theta_i \vec{u}_i - \sin\theta_i \vec{z}_0

    D'où :

    \overrightarrow{OB_i} = (L_0 + L_1 \cos\theta_i)\vec{u}_i - L_1 \sin\theta_i \vec{z}_0
  • Pour le point C_i lié à la plateforme 3 :

    \overrightarrow{OC_i} = \overrightarrow{OC} - \overrightarrow{C_i C} = \overrightarrow{OC} + L_3 \vec{u}_i

Le vecteur reliant B_i à C_i s'écrit donc :

\begin{aligned} \overrightarrow{B_i C_i} &= \overrightarrow{OC_i} - \overrightarrow{OB_i} \\ &= \overrightarrow{OC} - (L_0 - L_3 + L_1 \cos\theta_i)\vec{u}_i + L_1 \sin\theta_i \vec{z}_0 \end{aligned}

Posons pour simplifier K_i = L_0 - L_3 + L_1 \cos\theta_i. Sachant que \overrightarrow{OC} = x \vec{x}_0 + y \vec{y}_0 + z \vec{z}_0 et \vec{u}_i = \cos\alpha_i \vec{x}_0 + \sin\alpha_i \vec{y}_0, les composantes de \overrightarrow{B_i C_i} dans la base \mathcal{B}_0 sont :

\overrightarrow{B_i C_i} = \begin{pmatrix} x - K_i \cos\alpha_i \\ y - K_i \sin\alpha_i \\ z + L_1 \sin\theta_i \end{pmatrix}_{\mathcal{B}_0}

La longueur du parallélogramme de biellettes étant constante et égale à L_2, on a \|\overrightarrow{B_i C_i}\|^2 = L_2^2, soit :

(x - K_i \cos\alpha_i)^2 + (y - K_i \sin\alpha_i)^2 + (z + L_1 \sin\theta_i)^2 = L_2^2

En développant :

\begin{aligned} x^2 - 2K_i \cos\alpha_i \, x + K_i^2 \cos^2\alpha_i &+ y^2 - 2K_i \sin\alpha_i \, y + K_i^2 \sin^2\alpha_i \\ &+ z^2 + 2L_1 \sin\theta_i \, z + L_1^2 \sin^2\theta_i = L_2^2 \end{aligned}

Comme \cos^2\alpha_i + \sin^2\alpha_i = 1, il vient :

x^2 + y^2 + z^2 - 2K_i \cos\alpha_i \, x - 2K_i \sin\alpha_i \, y + 2L_1 \sin\theta_i \, z = L_2^2 - K_i^2 - L_1^2 \sin^2\theta_i

On obtient bien trois équations (pour i \in \{1, 2, 3\}) de la forme :

\boxed{x^2 + y^2 + z^2 + A_i x + B_i y + C_i z = D_i}

avec les expressions suivantes :

\boxed{ \left\{ \begin{aligned} A_i &= -2(L_0 - L_3 + L_1 \cos\theta_i)\cos\alpha_i \\ B_i &= -2(L_0 - L_3 + L_1 \cos\theta_i)\sin\alpha_i \\ C_i &= 2L_1 \sin\theta_i \\ D_i &= L_2^2 - L_1^2 - (L_0 - L_3)^2 - 2(L_0 - L_3)L_1 \cos\theta_i \end{aligned} \right. }

où l'expression de D_i résulte de l'identité :

K_i^2 + L_1^2 \sin^2\theta_i = (L_0 - L_3)^2 + 2(L_0 - L_3)L_1 \cos\theta_i + L_1^2(\cos^2\theta_i + \sin^2\theta_i)

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : modèle géométrique direct

En combinant les relations (1), montrer que vérifient les équations linéaires prenant la forme suivante :

Préciser les expressions des termes en fonction des , puis en fonction des angles et des paramètres géométriques , et .

Voir la stratégie
  1. Soustraire membre à membre les équations quadratiques (1) deux à deux afin d'éliminer le terme non linéaire x^2 + y^2 + z^2.
  2. Identifier terme à terme les coefficients A_{i,j}, B_{i,j}, C_{i,j}, D_{i,j} en fonction de A_i, B_i, C_i, D_i.
  3. Réinjecter les expressions de ces grandeurs établies à la question Q3 pour les exprimer en fonction des grandeurs géométriques et cinématiques.
Voir la réponse courte

Soustraction membre à membre deux à deux des équations de sphères pour éliminer les termes quadratiques x^2+y^2+z^2.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q3, les coordonnées (x,y,z) du point C vérifient pour chacun des trois bras i \in \{1, 2, 3\} l'équation de sphère :

x^2 + y^2 + z^2 + A_i x + B_i y + C_i z = D_i \qquad (1)

En effectuant la différence membre à membre entre l'équation relative au bras i et celle relative au bras j, le terme quadratique x^2 + y^2 + z^2 s'élimine identiquement :

(A_i - A_j)\,x + (B_i - B_j)\,y + (C_i - C_j)\,z = D_i - D_j

En appliquant cette opération aux trois couples d'indices (i,j) \in \{(1,2),\, (2,3),\, (3,1)\}, on obtient bien le système linéaire (2) :

\left\{ \begin{aligned} A_{1,2}\,x + B_{1,2}\,y + C_{1,2}\,z &= D_{1,2} \\ A_{2,3}\,x + B_{2,3}\,y + C_{2,3}\,z &= D_{2,3} \\ A_{3,1}\,x + B_{3,1}\,y + C_{3,1}\,z &= D_{3,1} \end{aligned} \right.

Remarque : l'énoncé comporte une coquille typographique sur la troisième ligne en notant D_{3,1}.z au lieu de C_{3,1}.z.

Par identification directe, les coefficients s'écrivent :

\boxed{ A_{i,j} = A_i - A_j, \qquad B_{i,j} = B_i - B_j, \qquad C_{i,j} = C_i - C_j, \qquad D_{i,j} = D_i - D_j }

Rappelons les expressions obtenues à la question Q3 :

\begin{aligned} A_i &= -2\big(L_0 - L_3 + L_1 \cos\theta_i\big)\cos\alpha_i \\ B_i &= -2\big(L_0 - L_3 + L_1 \cos\theta_i\big)\sin\alpha_i \\ C_i &= 2L_1 \sin\theta_i \\ D_i &= L_2^2 - L_1^2 - (L_0 - L_3)^2 - 2(L_0 - L_3)L_1 \cos\theta_i \end{aligned}

On en déduit les expressions demandées :

\boxed{ \left\{ \begin{aligned} A_{i,j} &= -2\Big[\big(L_0 - L_3 + L_1\cos\theta_i\big)\cos\alpha_i - \big(L_0 - L_3 + L_1\cos\theta_j\big)\cos\alpha_j\Big] \\[1mm] B_{i,j} &= -2\Big[\big(L_0 - L_3 + L_1\cos\theta_i\big)\sin\alpha_i - \big(L_0 - L_3 + L_1\cos\theta_j\big)\sin\alpha_j\Big] \\[1mm] C_{i,j} &= 2L_1\big(\sin\theta_i - \sin\theta_j\big) \\[1mm] D_{i,j} &= -2(L_0 - L_3)L_1\big(\cos\theta_i - \cos\theta_j\big) \end{aligned} \right. }

Résultat

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Q5.a

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : symétrie géométrique

On s'intéresse ici aux configurations du robot Delta où les 3 angles pilotés sont égaux, soit : . Dans cette question, on pourra, si besoin, utiliser les valeurs des angles . On a : , et .

En utilisant les relations (2), montrer que ces configurations conduisent toutes à . En déduire la nature du mouvement du point de la plateforme lorsqu'on fait varier .

Voir l'indice

Exploiter la symétrie à 120^\circ des orientations \alpha_i dans le système linéaire pour montrer l'annulation systématique des coordonnées horizontales x et y.

Voir la stratégie
  1. Pour la question a), on exploite le fait que lorsque \theta_1 = \theta_2 = \theta_3 = \theta, les grandeurs dépendant uniquement de \theta_i deviennent identiques pour les trois chaînes, ce qui annule les termes C_{i,j} et D_{i,j} dans le système linéaire (2).
  2. Pour la question b), on exprime les vecteurs position dans le repère cylindro-polaire local (\vec{u}_i, \vec{v}_i, \vec{z}_0) pour prouver l'annulation de la composante selon \vec{v}_i.
  3. Pour la question c), on tire parti de la régularité du mécanisme (répartition à 120^\circ) et de l'égalité des trois angles articulaires pilotés.
Voir la réponse courte

Par symétrie angulaire à 2\pi/3, les termes s'annulent donnant x=y=0 : mouvement de translation rectiligne pure selon \vec{z}_0.

Voir le corrigé complet

a) Annulation de x et y et nature du mouvement du point C

Lorsque \theta_1 = \theta_2 = \theta_3 = \theta, les termes définis à la question Q3 vérifient :

  • K_i = L_0 - L_3 + L_1 \cos\theta = K = \text{Cste} pour tout i \in \{1, 2, 3\} ;
  • C_i = 2 L_1 \sin\theta = C = \text{Cste} pour tout i, d'où C_{i,j} = C_i - C_j = 0 ;
  • D_i = D(\theta) = \text{Cste} pour tout i, d'où D_{i,j} = D_i - D_j = 0.

Le système linéaire d'équations (2) se réduit alors à un système homogène en x et y :

\left\{ \begin{aligned} A_{1,2} \, x + B_{1,2} \, y &= 0 \\ A_{2,3} \, x + B_{2,3} \, y &= 0 \end{aligned} \right.

Avec \alpha_1 = 0, \alpha_2 = \frac{2\pi}{3} et \alpha_3 = \frac{4\pi}{3}, calculons les coefficients :

\begin{aligned} A_{2,3} &= -2K \left( \cos\frac{2\pi}{3} - \cos\frac{4\pi}{3} \right) = -2K \left( -\frac{1}{2} - \left(-\frac{1}{2}\right) \right) = 0 \\ B_{2,3} &= -2K \left( \sin\frac{2\pi}{3} - \sin\frac{4\pi}{3} \right) = -2K \left( \frac{\sqrt{3}}{2} - \left(-\frac{\sqrt{3}}{2}\right) \right) = -2\sqrt{3} K \\ A_{1,2} &= -2K \left( \cos 0 - \cos\frac{2\pi}{3} \right) = -2K \left( 1 - \left(-\frac{1}{2}\right) \right) = -3K \end{aligned}

Comme K = L_0 - L_3 + L_1 \cos\theta \neq 0 dans tout le domaine de fonctionnement normal, la seconde équation donne immédiatement :

-2\sqrt{3} K \, y = 0 \implies y = 0

En reportant dans la première équation :

-3K \, x + B_{1,2} \times 0 = 0 \implies x = 0
\boxed{x = 0 \quad \text{et} \quad y = 0}

Puisque x(t) = 0 et y(t) = 0 pour toute valeur de \theta, le vecteur position du point C s'écrit \overrightarrow{OC} = z(\theta) \vec{z}_0.

\boxed{\text{Le point } C \text{ effectue un mouvement de translation rectiligne le long de l'axe vertical } (O, \vec{z}_0).}

b) Coplanarité des points et forme du parallélogramme

Exprimons la position des différents points dans la base orthonormée locale (\vec{u}_i, \vec{v}_i, \vec{z}_0) associée au bras i :

  • \overrightarrow{OO} = \vec{0} ;
  • \overrightarrow{OA}_i = L_0 \vec{u}_i ;
  • \overrightarrow{OB}_i = \overrightarrow{OA}_i + L_1 \vec{x}_{1i} = (L_0 + L_1 \cos\theta)\vec{u}_i - L_1 \sin\theta \, \vec{z}_0 ;
  • \overrightarrow{OC} = z \vec{z}_0 ;
  • \overrightarrow{OC}_i = \overrightarrow{OC} + \overrightarrow{CC}_i = z \vec{z}_0 + L_3 \vec{u}_i.

Tous ces vecteurs ont une composante strictement nulle selon \vec{v}_i. Par conséquent :

\boxed{\text{Les points } O, A_i, B_i, C_i \text{ et } C \text{ sont situés dans un même plan vertical : } (O, \vec{u}_i, \vec{z}_0).}

Étudions la forme du parallélogramme formé par les biellettes :

  • Les segments [B'_i B''_i] et [C'_i C''_i] sont portés par la direction \vec{v}_i, de longueur commune 2e.
  • Le vecteur reliant leurs milieux respectifs B_i et C_i vaut :

    \overrightarrow{B_i C_i} = (L_3 - L_0 - L_1 \cos\theta)\vec{u}_i + (z + L_1 \sin\theta)\vec{z}_0

    Ce vecteur appartient au plan (O, \vec{u}_i, \vec{z}_0) et est donc orthogonal à \vec{v}_i :

    \overrightarrow{B_i C_i} \cdot \vec{v}_i = 0

Le segment reliant les milieux des côtés opposés [B'_i B''_i] et [C'_i C''_i] étant orthogonal à ces côtés, le parallélogramme possède des angles droits :

\boxed{B'_i B''_i C''_i C'_i \text{ est un rectangle.}}

c) Invariances et éléments de symétrie

  • Invariance par rotation : Les points d'ancrage A_i sont disposés régulièrement à 120^\circ les uns des autres sur le cercle de rayon L_0, et les trois chaînes cinématiques sont géométriquement identiques. Comme \theta_1 = \theta_2 = \theta_3 = \theta, le mécanisme est invariant par :

    \boxed{\text{une rotation d'axe } (O, \vec{z}_0) \text{ et d'angle } \frac{2\pi}{3} \pmod{\frac{2\pi}{3}}.}
  • Plans de symétrie : Pour chaque chaîne i \in \{1, 2, 3\}, le plan (O, \vec{u}_i, \vec{z}_0) est un plan de symétrie du bras i (les rotules B'_i et B''_i sont symétriques par rapport à ce plan car \overrightarrow{B_i B''_i} = -\overrightarrow{B_i B'_i} = e\vec{v}_i). De plus, la réflexion par rapport à ce plan échange les deux autres chaînes cinématiques (par exemple pour i=1, la réflexion par rapport à (O, \vec{x}_0, \vec{z}_0) transforme \alpha_2 = 2\pi/3 en \alpha_3 = 4\pi/3 \equiv -2\pi/3). Comme \theta_2 = \theta_3 = \theta, le robot Delta possède :

    \boxed{\text{trois plans de symétrie verticaux : les plans } (O, \vec{u}_i, \vec{z}_0) \text{ pour } i \in \{1, 2, 3\}.}

Résultat

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Q5.b

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : géométrie dans l'espace

Montrer que les points et sont situés dans un même plan. Quelle forme particulière présente le parallélogramme ?

Voir l'indice

Montrer que tous les points appartiennent au plan vertical méridien défini par l'axe horizontal \vec{u}_i et la verticale ascendante \vec{z}_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'altitude z en fonction de l'angle commun \theta à partir de la relation de fermeture géométrique \|\overrightarrow{B_i C_i}\|^2 = L_2^2 (ou de l'équation sphérique établie en question 3 avec x = y = 0).
  2. Identifier le signe de la solution en tenant compte de la géométrie du robot (plateforme située au-dessus de la base, z > 0).
  3. Déterminer les extrema z_{\min} et z_{\max} sur la plage de débattement \theta \in [-\pi/3, +\pi/3] et en déduire l'écart \Delta z = z_{\max} - z_{\min}.
  4. Effectuer l'application numérique et confronter le résultat à la spécification de l'espace de travail du cahier des charges.
Voir la réponse courte

Tous les vecteurs directeurs sont dans le plan vertical de symétrie du bras i ; le parallélogramme reste plan.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (1) établie à la question 3, appliquée à la configuration symétrique où x = y = 0 et \theta_i = \theta :

z^2 + C_i z = D_i

avec C_i = 2L_1\sin\theta et D_i = L_2^2 - L_1^2 - (L_0 - L_3)^2 - 2(L_0 - L_3)L_1\cos\theta.

Cette relation s'écrit sous forme canonique :

(z + L_1 \sin\theta)^2 = L_2^2 - (L_0 - L_3 + L_1 \cos\theta)^2

La plateforme 3 étant située au-dessus de la base le long de l'axe (O, \vec{z}_0) (les bras pointant vers le haut, z > 0), la racine physique correspond au signe positif :

z(\theta) = -L_1 \sin\theta + \sqrt{L_2^2 - (L_0 - L_3 + L_1 \cos\theta)^2}

Le débattement angulaire des bras est limité à \pm 60^\circ, soit \theta \in [-\pi/3, +\pi/3]. Sur cet intervalle, la fonction \theta \mapsto -\sin\theta est strictement décroissante, et le terme sous le radical :

g(\theta) = L_2^2 - (L_0 - L_3 + L_1 \cos\theta)^2

prend la même valeur aux deux bornes symétriques \theta = \pm \pi/3 puisque \cos(-\pi/3) = \cos(\pi/3) = 1/2.

La fonction z(\theta) est strictement décroissante sur [-\pi/3, +\pi/3], de sorte que :

\begin{aligned} z_{\max} &= z(-\pi/3) = L_1 \sin\left(\frac{\pi}{3}\right) + \sqrt{L_2^2 - \left(L_0 - L_3 + L_1 \cos\frac{\pi}{3}\right)^2} \\ z_{\min} &= z(+\pi/3) = -L_1 \sin\left(\frac{\pi}{3}\right) + \sqrt{L_2^2 - \left(L_0 - L_3 + L_1 \cos\frac{\pi}{3}\right)^2} \end{aligned}

soit explicitement, avec \sin(\pi/3) = \sqrt{3}/2 et \cos(\pi/3) = 1/2 :

\boxed{z_{\max} = \frac{\sqrt{3}}{2}L_1 + \sqrt{L_2^2 - \left(L_0 - L_3 + \frac{L_1}{2}\right)^2}}
\boxed{z_{\min} = -\frac{\sqrt{3}}{2}L_1 + \sqrt{L_2^2 - \left(L_0 - L_3 + \frac{L_1}{2}\right)^2}}

Le débattement linéaire \Delta z selon \vec{z}_0 s'obtient par différence des deux expressions, le terme sous radical s'éliminant :

\Delta z = z_{\max} - z_{\min} = 2 L_1 \sin\left(\frac{\pi}{3}\right)
\boxed{\Delta z = \sqrt{3} L_1}

Application numérique : Avec L_1 = 200\text{ mm} et \sqrt{3} \simeq 1{,}73 :

\Delta z = 200 \times \sqrt{3} \simeq 346\text{ mm}

En respectant la règle des deux chiffres significatifs :

\boxed{\Delta z \simeq 3{,}5 \cdot 10^2\text{ mm} = 350\text{ mm}}

Commentaire : Le cahier des charges stipule un espace de travail en translation de dimensions 200 \times 200 \times 200\text{ mm}. La course axiale disponible sur l'axe central est \Delta z \simeq 346\text{ mm} > 200\text{ mm}. Ce résultat montre que le dimensionnement cinématique des bras permet largement de couvrir la hauteur requise de 200\text{ mm} le long de l'axe vertical, laissant une marge nécessaire pour assurer l'espace de travail tridimensionnel lorsque x \neq 0 et y \neq 0.

Résultat

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Q5.c

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : symétrie géométrique

Justifier que les configurations du robot Delta étudiées ici sont invariantes par une rotation d'axe et d'angle à préciser, et qu'elles possèdent aussi plusieurs plans de symétrie que l'on précisera.

Voir l'indice

Identifier l'axe de rotation d'ordre 3 et les plans de symétrie matérielle et cinématique du mécanisme dans cette configuration.

Voir la stratégie
  1. Analyser la géométrie du robot lorsque \theta_2 = \theta_3 = \theta à l'aide des angles \alpha_i pour identifier le plan de symétrie du mécanisme.
  2. Confirmer analytiquement l'invariance par symétrie en utilisant les équations de liaison linéaire (2) établies à la question 4.
  3. En déduire la contrainte géométrique sur la position du point C (y = 0) puis la nature cinématique globale du mouvement de la plateforme 3.
Voir la réponse courte

Invariance par rotation d'angle 2\pi/3 autour de (O,\vec{z}_0) et symétrie par rapport aux trois plans verticaux passant par les axes des bras.

Voir le corrigé complet

1. Symétries particulières du robot Delta

Les angles d'implantation des trois bras sur la base valent :

\alpha_1 = 0, \quad \alpha_2 = \frac{2\pi}{3}, \quad \alpha_3 = \frac{4\pi}{3} \equiv -\frac{2\pi}{3} \pmod{2\pi}

Les directions radiales associées sont :

\begin{aligned} \vec{u}_1 &= \vec{x}_0, \quad \vec{v}_1 = \vec{y}_0 \\ \vec{u}_2 &= -\frac{1}{2}\vec{x}_0 + \frac{\sqrt{3}}{2}\vec{y}_0, \quad \vec{u}_3 = -\frac{1}{2}\vec{x}_0 - \frac{\sqrt{3}}{2}\vec{y}_0 \end{aligned}

Sous la réflexion orthogonale par rapport au plan vertical \Pi = (O, \vec{x}_0, \vec{z}_0) :

  • \vec{x}_0 \mapsto \vec{x}_0, \vec{y}_0 \mapsto -\vec{y}_0, \vec{z}_0 \mapsto \vec{z}_0 ;
  • \vec{u}_1 \mapsto \vec{u}_1 et \vec{v}_1 \mapsto -\vec{v}_1 ;
  • \vec{u}_2 \leftrightarrow \vec{u}_3 et \vec{v}_2 \leftrightarrow -\vec{v}_3.

Comme \theta_2 = \theta_3 = \theta, les bras br_2 et br_3 ainsi que leurs parallélogrammes de biellettes respectifs se déduisent l'un de l'autre par cette réflexion. De plus, le bras br_1 et ses biellettes associées sont disposés symétriquement de part et d'autre de \Pi.

Le robot Delta présente donc un plan de symétrie matériel et cinématique unique :

\boxed{\text{Le plan }(O, \vec{x}_0, \vec{z}_0)}

2. Vérification analytique à partir des relations (2)

D'après les résultats de la question 4, la deuxième équation du système (2) s'écrit :

A_{2,3}\,x + B_{2,3}\,y + C_{2,3}\,z = D_{2,3}

avec, pour \theta_2 = \theta_3 = \theta :

\begin{aligned} A_{2,3} &= A_2 - A_3 = -2(L_0 - L_3 + L_1\cos\theta)(\cos\alpha_2 - \cos\alpha_3) = 0 \\ C_{2,3} &= 2L_1(\sin\theta_2 - \sin\theta_3) = 0 \\ D_{2,3} &= -2(L_0 - L_3)L_1(\cos\theta_2 - \cos\theta_3) = 0 \\ B_{2,3} &= B_2 - B_3 = -2(L_0 - L_3 + L_1\cos\theta)\left(\sin\frac{2\pi}{3} - \sin\frac{4\pi}{3}\right) = -2\sqrt{3}(L_0 - L_3 + L_1\cos\theta) \end{aligned}

Pour les dimensions du mécanisme (L_0 - L_3 = -20\text{ mm}, L_1 = 200\text{ mm} et \theta \in [-60^\circ, +60^\circ]), on a L_0 - L_3 + L_1\cos\theta \ge 80\text{ mm} \neq 0, donc B_{2,3} \neq 0. L'équation impose immédiatement :

\boxed{y = 0}

3. Mouvement obtenu

Le point C reste confiné à tout instant dans le plan (O, \vec{x}_0, \vec{z}_0) : il dispose de 2 degrés de liberté de position (x et z), pilotés par les deux variables indépendantes \theta_1 et \theta.

Comme la plateforme 3 est astreinte à une translation spatiale par rapport au bâti 0 (\vec{\Omega}(3/0) = \vec{0}, d'après la question 1), son mouvement se réduit ici à :

\boxed{\text{Un mouvement de translation plane parallèle au plan }(O, \vec{x}_0, \vec{z}_0)}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : débattement géométrique

En se limitant aux configurations du robot Delta possédant les symétries identifiées précédemment pour lesquelles , déterminer les expressions des valeurs minimale et maximale de , compte tenu du débattement angulaire des bras . En déduire l'expression du débattement linéaire selon . Calculer ce débattement en prenant , , et . Commenter la valeur obtenue par rapport au cahier des charges.

Voir la stratégie

Pour identifier à quel mouvement correspond chaque plage temporelle, on exploite les symétries spatiales du robot Delta établies aux questions 5 et 7 :

  1. Une translation selon \vec{z}_0 préserve la symétrie ternaire d'axe (O, \vec{z}_0), ce qui impose \theta_1(t) = \theta_2(t) = \theta_3(t).
  2. Une translation selon \vec{x}_0 conserve le point C dans le plan de symétrie (O, \vec{x}_0, \vec{z}_0) (y=0), ce qui impose \theta_2(t) = \theta_3(t), avec \theta_1(t) indépendant.
  3. Une translation selon \vec{y}_0 brise cette symétrie (y \neq 0), conduisant à des évolutions distinctes pour \theta_2(t) et \theta_3(t) (\theta_2(y) = \theta_3(-y)).
Voir la réponse courte

Calcul des cotes extrêmes de z via la fermeture géométrique sur l'axe pour \theta_{\min} et \theta_{\max}, puis évaluation de \Delta z.

Voir le corrigé complet

Analysons les courbes de la figure 3 pour chaque intervalle de temps :

  • Premier intervalle T_1 = [1\text{ s}, 80\text{ s}] : On constate que les évolutions temporelles des trois angles sont strictement identiques :

    \theta_1(t) = \theta_2(t) = \theta_3(t)

    D'après le résultat de la question 5-a, cette configuration correspond à x(t) = 0 et y(t) = 0, soit un mouvement purement vertical. Cet intervalle correspond donc au déplacement selon \vec{z}_0.

  • Deuxième intervalle T_2 = [81\text{ s}, 160\text{ s}] : Les angles des bras 2 et 3 sont strictement égaux à chaque instant (\theta_2(t) = \theta_3(t)), tandis que l'angle du bras 1 a une évolution différente (de plus forte amplitude). D'après la question 7, l'égalité \theta_2 = \theta_3 traduit l'invariance par rapport au plan de symétrie (O, \vec{x}_0, \vec{z}_0), ce qui impose y(t) = 0. Comme z = z_0 est maintenu constant, seul x(t) varie. Cet intervalle correspond donc au déplacement selon \vec{x}_0.
  • Troisième intervalle T_3 = [161\text{ s}, 240\text{ s}] : Les angles \theta_2(t) et \theta_3(t) ne sont plus égaux : lorsque l'un présente un maximum, l'autre présente un minimum, ce qui reflète l'antisymétrie par rapport au plan (O, \vec{x}_0, \vec{z}_0) lors d'une translation selon \vec{y}_0 (\theta_2(y) = \theta_3(-y)). Cet intervalle correspond donc au déplacement selon \vec{y}_0.

L'ordre des mouvements imposés est par conséquent :

\boxed{ \begin{aligned} T_1 &= [1\text{ s}, 80\text{ s}] &&: \text{Déplacement du point } C \text{ selon } \vec{z}_0 \\ T_2 &= [81\text{ s}, 160\text{ s}] &&: \text{Déplacement du point } C \text{ selon } \vec{x}_0 \\ T_3 &= [161\text{ s}, 240\text{ s}] &&: \text{Déplacement du point } C \text{ selon } \vec{y}_0 \end{aligned} }

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : plan de symétrie, trajectoire

On rappelle les valeurs des angles pour . On s'intéresse maintenant aux configurations du robot Delta où deux des angles pilotés sont maintenus égaux, le troisième angle piloté étant libre de varier indépendamment des deux premiers. On choisit ici de maintenir égaux et et on pose . Ainsi le robot Delta possède 2 degrés de liberté, et .

Dans ces configurations, le robot Delta présente-t-il des symétries particulières. Si oui, lesquelles ? Quel mouvement obtient-on en faisant varier les angles et en conservant au cours du mouvement ? Ces deux questions sont intimement liées. Pour y répondre, on pourra s'aider du modèle cinématique du robot Delta et, si nécessaire, des relations (1) ou (2).

Voir la stratégie
  1. Isoler la biellette b'_i dans le référentiel galiléen lié à la base 0.
  2. Dresser le bilan des actions mécaniques extérieures en tenant compte des hypothèses de l'énoncé (actions de pesanteur et inertie négligées, liaisons rotules).
  3. Appliquer le principe fondamental de la dynamique (PFD), qui se réduit ici au principe fondamental de la statique (PFS), pour en déduire la direction des actions de contact.
Voir la réponse courte

Symétrie par rapport au plan (O, \vec{x}_0, \vec{z}_0) : la plateforme se déplace dans ce plan de symétrie (y = 0).

Voir le corrigé complet

Isolons la biellette b'_i dans le référentiel galiléen R_0 associé à la base 0.

Bilan des actions mécaniques extérieures :

  • L'action du bras br_i sur b'_i, modélisée par une liaison rotule de centre B'_i :

    \{\mathcal{T}_{br_i \to b'_i}\} = \begin{Bmatrix} \vec{R}_{B'_i} \\ \vec{0} \end{Bmatrix}_{B'_i}
  • L'action de la plateforme 3 sur b'_i, modélisée par une liaison rotule de centre C'_i :

    \{\mathcal{T}_{3 \to b'_i}\} = \begin{Bmatrix} \vec{R}_{C'_i} \\ \vec{0} \end{Bmatrix}_{C'_i}
  • L'action de la pesanteur est négligée.

Application du principe fondamental de la dynamique : Les quantités inertielles de la biellette étant négligées (solide sans masse), son torseur dynamique est nul :

\{\mathcal{D}(b'_i / R_0)\} = \{0\}

Le PFD se réduit donc aux équations d'équilibre du principe fondamental de la statique (PFS) :

\{\mathcal{T}_{\text{ext} \to b'_i}\} = \{\mathcal{T}_{br_i \to b'_i}\} + \{\mathcal{T}_{3 \to b'_i}\} = \{0\}

Détermination de la direction des résultantes :

  • Le théorème du moment dynamique (ou statique) appliqué en B'_i donne :

    \vec{M}_{B'_i}(\text{ext} \to b'_i) = \vec{0} \implies \vec{0} + \overrightarrow{B'_i C'_i} \wedge \vec{R}_{C'_i} = \vec{0}

    Puisque B'_i \neq C'_i, la résultante \vec{R}_{C'_i} est colinéaire au vecteur \overrightarrow{B'_i C'_i}.

  • Le théorème de la résultante dynamique (ou statique) donne :

    \vec{R}_{B'_i} + \vec{R}_{C'_i} = \vec{0} \implies \vec{R}_{B'_i} = -\vec{R}_{C'_i}

Les deux forces sont directement opposées et dirigées selon la droite joignant les deux centres d'articulation. Sachant que le quadrilatère B'_i B''_i C''_i C'_i est un parallélogramme, on a \overrightarrow{B'_i C'_i} = \overrightarrow{B_i C_i} = L_2 \vec{z}_{2i}.

\boxed{\vec{R}_{B'_i} \text{ et } \vec{R}_{C'_i} \text{ sont portées par la droite } (B'_i C'_i), \text{ de vecteur directeur } \vec{z}_{2i}}

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Exploitation de document

Notions : cinématique graphique

Indiquer l'ordre selon lequel sont effectués les trois mouvements imposés, en précisant l'intervalle de temps correspondant à chaque mouvement.

Voir la stratégie
  1. Pour relier les forces extérieures (F_x, F_y, F_z) appliquées à la plateforme 3 aux variables cinématiques (x, y, z), on isole la plateforme 3 (en translation pure d'après la question 1) et on lui applique le principe fondamental de la dynamique via le théorème de la résultante dynamique.
  2. Pour relier les couples moteurs C_{mi} aux angles \theta_i, on isole successivement chacun des trois ensembles \{bras_i + moteur_i\} (en rotation autour d'un axe fixe) et on applique le théorème du moment dynamique projeté sur leur axe d'articulation respectif (A_i, \vec{v}_i).
  3. Les efforts intérieurs transmis par les biellettes (qui sont des solides de masse négligeable soumis à deux glisseurs selon la question 9) sont notés \vec{R}_{b_i \to 3} = N_i \vec{z}_{2i} et vérifient le principe des actions réciproques vis-à-vis des bras.
Voir la réponse courte

Identification de la succession des phases de mouvement élémentaire à partir des courbes temporelles des coordonnées.

Voir le corrigé complet

1. Isolement de la plateforme 3 (3 équations scalaires)

  • Système isolé : la plateforme 3, de masse m.
  • Référentiel : R_0(O, \vec{x}_0, \vec{y}_0, \vec{z}_0), supposé galiléen.
  • Mouvement : la plateforme est en translation spatiale pure par rapport à R_0, donc l'accélération de tous ses points est identique :

    \vec{a}(C/R_0) = \ddot{x} \vec{x}_0 + \ddot{y} \vec{y}_0 + \ddot{z} \vec{z}_0
  • Bilan des actions mécaniques extérieures appliquées à 3 :

    • Action extérieure appliquée en A : résultante \vec{F} = F_x \vec{x}_0 + F_y \vec{y}_0 + F_z \vec{z}_0.
    • Actions des trois paires de biellettes (b'_i, b''_i) pour i \in \{1, 2, 3\}. D'après le résultat de la question 9, chaque biellette exerce un effort purement axial le long de \vec{z}_{2i}. L'effort total exercé par la paire de biellettes du bras i s'écrit :

      \vec{R}_{b_i \to 3} = \vec{R}_{b'_i \to 3} + \vec{R}_{b''_i \to 3} = N_i \vec{z}_{2i}

      où N_i représente l'effort normal global de traction-compression transmis par les deux biellettes.

    • La pesanteur est négligée.
  • Théorème utilisé : Théorème de la résultante dynamique (TRD) :

    m \vec{a}(C/R_0) = \vec{F} + \sum_{i=1}^3 \vec{R}_{b_i \to 3} = \vec{F} + \sum_{i=1}^3 N_i \vec{z}_{2i}

    En projetant cette égalité vectorielle sur la base (\vec{x}_0, \vec{y}_0, \vec{z}_0), on obtient les trois premières équations scalaires :

    m\ddot{x} = F_x + \sum_{i=1}^3 N_i (\vec{z}_{2i} \cdot \vec{x}_0) \tag{1}
    m\ddot{y} = F_y + \sum_{i=1}^3 N_i (\vec{z}_{2i} \cdot \vec{y}_0) \tag{2}
    m\ddot{z} = F_z + \sum_{i=1}^3 N_i (\vec{z}_{2i} \cdot \vec{z}_0) \tag{3}

2. Isolement de chaque ensemble \{bras_i + moteur_i\} (3 équations scalaires)

  • Systèmes isolés : les ensembles \{bras_i + moteur_i\} pour i \in \{1, 2, 3\}, de moment d'inertie J_i selon l'axe de rotation.
  • Mouvement : rotation d'axe fixe (A_i, \vec{v}_i), de vitesse de rotation \dot{\theta}_i \vec{v}_i et d'accélération angulaire \ddot{\theta}_i \vec{v}_i.
  • Bilan des actions mécaniques extérieures appliquées à \{bras_i + moteur_i\} :

    • Couple moteur exercé par l'actionneur : \vec{C}_{mi} = C_{mi} \vec{v}_i.
    • Action de la liaison pivot d'axe (A_i, \vec{v}_i) avec le bâti 0, supposée sans frottement : son moment en A_i a une projection nulle sur \vec{v}_i.
    • Action des deux biellettes (b'_i, b''_i) en B'_i et B''_i. En vertu du principe des actions réciproques, la résultante totale exercée par les biellettes sur le bras vaut :

      \vec{R}_{b_i \to br_i} = - \vec{R}_{b_i \to 3} = - N_i \vec{z}_{2i}

      Cette résultante s'applique au point milieu B_i, avec \overrightarrow{A_i B_i} = L_1 \vec{x}_{1i}.

    • La pesanteur et l'inertie des biellettes sont négligées.
  • Théorème utilisé : Théorème du moment dynamique (TMD) en A_i en projection sur l'axe de rotation \vec{v}_i :

    \vec{\delta}(A_i, \{br_i\}/R_0) \cdot \vec{v}_i = \vec{M}_{A_i}(\text{actions extérieures}) \cdot \vec{v}_i

    Le moment dynamique selon l'axe fixe étant \vec{\delta}(A_i, \{br_i\}/R_0) \cdot \vec{v}_i = J_i \ddot{\theta}_i, on obtient, pour chacun des trois bras i \in \{1, 2, 3\} :

    J_i \ddot{\theta}_i = C_{mi} + \left( \overrightarrow{A_i B_i} \wedge (- N_i \vec{z}_{2i}) \right) \cdot \vec{v}_i \quad (i \in \{1, 2, 3\}) \tag{4}

Les 6 équations scalaires recherchées reliant (F_x, F_y, F_z) et (C_{m1}, C_{m2}, C_{m3}) aux coordonnées x, y, z, \theta_i et à leurs dérivées temporelles sont donc :

\boxed{\left\{ \begin{aligned} m \ddot{x} &= F_x + \sum_{i=1}^3 N_i (\vec{z}_{2i} \cdot \vec{x}_0) \\ m \ddot{y} &= F_y + \sum_{i=1}^3 N_i (\vec{z}_{2i} \cdot \vec{y}_0) \\ m \ddot{z} &= F_z + \sum_{i=1}^3 N_i (\vec{z}_{2i} \cdot \vec{z}_0) \\ J_1 \ddot{\theta}_1 &= C_{m1} - N_1 \left( \overrightarrow{A_1 B_1} \wedge \vec{z}_{21} \right) \cdot \vec{v}_1 \\ J_2 \ddot{\theta}_2 &= C_{m2} - N_2 \left( \overrightarrow{A_2 B_2} \wedge \vec{z}_{22} \right) \cdot \vec{v}_2 \\ J_3 \ddot{\theta}_3 &= C_{m3} - N_3 \left( \overrightarrow{A_3 B_3} \wedge \vec{z}_{23} \right) \cdot \vec{v}_3 \end{aligned} \right.}

Résultat

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2.3 · Analyse des efforts

Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : principe fondamental de la statique

Donner, en la justifiant, la direction des résultantes , appliquées à la biellette en précisant le théorème utilisé et les arguments qui permettent de l'utiliser. Le résultat obtenu est similaire pour la biellette .

Voir la stratégie
  1. Identifier les classes d'équivalence cinématique (solides) indiquées par l'énoncé pour le mécanisme complet : le bâti 0, les deux plateformes Delta a et b, la tige t et la poignée p.
  2. Identifier la nature de chaque liaison à partir du schéma cinématique de la figure (4) et des précisions du texte :

    • entre le bâti 0 et chacune des plateformes a et b : liaison translation spatiale (3 degrés de liberté de translation, assurés par l'architecture des robots Delta) ;
    • entre la plateforme a et la tige t en A : liaison joint de Cardan (ou sphérique à doigt / rotule à doigt) autorisant 2 rotations ;
    • entre la tige t et la poignée p : liaison hélicoïdale d'axe (B, \vec{z}_t) ;
    • entre la poignée p et la plateforme b en B : liaison rotule (sphérique) de centre B.
  3. Construire le graphe des liaisons en précisant pour chaque liaison son centre, son axe ou ses caractéristiques géométriques.
Voir la réponse courte

Solide soumis à deux glisseurs sans frottement : les résultantes sont colinéaires à la droite joignant les deux rotules B'_i C'_i.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, le mécanisme complet est modélisé à l'aide de cinq solides :

  • le bâti noté 0 (référentiel galiléen R_0) ;
  • les deux plateformes a et b des robots Delta ;
  • la tige t ;
  • la poignée p.

Les liaisons entre ces solides sont les suivantes :

  • Liaison entre le bâti 0 et la plateforme a : liaison translation spatiale (3 translations indépendantes selon \vec{x}_0, \vec{y}_0, \vec{z}_0), résultat du guidage parallèle du robot Delta a ;
  • Liaison entre le bâti 0 et la plateforme b : liaison translation spatiale (3 translations indépendantes selon \vec{x}_0, \vec{y}_0, \vec{z}_0), résultat du guidage parallèle du robot Delta b ;
  • Liaison entre la plateforme a et la tige t : liaison Cardan (ou sphérique à doigt) de centre A, de degrés de liberté les deux rotations d'angles \varphi (autour de \vec{z}_0) et \theta (autour de \vec{y}_t) ;
  • Liaison entre la tige t et la poignée p : liaison hélicoïdale d'axe (AB) = (B, \vec{z}_t) et de pas à droite pas ;
  • Liaison entre la poignée p et la plateforme b : liaison rotule (sphérique) de centre B.

On en déduit le graphe des liaisons ci-dessous :

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Question 10

ExigeanteTemps estimé : ≈ 12 min
  • Mise en équation

Notions : théorème du moment dynamique, pfd

Donner, sans développer les calculs de produits scalaires ou produits vectoriels, les 6 équations permettant de relier les forces et les couples aux variables et à leurs dérivées temporelles. Préciser clairement les ensembles isolés et les théorèmes utilisés.

Voir la stratégie
  1. Identifier la constitution technologique de l'articulation à partir de la vue en coupe de la figure 5 (rôle des roulements à billes et des pièces intermédiaires).
  2. Déterminer les liaisons cinématiques élémentaires en série entre la plateforme a et la tige t.
  3. Composer les torseurs cinématiques en leur point d'intersection commun A pour déduire la liaison équivalente et vérifier sa concordance avec la représentation de la figure 4.
Voir la réponse courte

Écriture des théorèmes de la dynamique : PFD sur la plateforme et théorème du moment dynamique sur chaque bras autour de son axe de rotation.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 5 et les données de l'énoncé, la liaison entre la plateforme a et la tige t est réalisée par un assemblage en série faisant intervenir une pièce intermédiaire, le « cardan extérieur » (noté ce), et le « cardan intérieur » solidaire de la tige t :

  1. Liaison entre la plateforme a et le cardan extérieur ce :
    Deux roulements à billes espacés guident le cardan extérieur par rapport à la plateforme a. Chaque roulement modélise au premier ordre une liaison rotule ; l'association de ces deux rotules d'axes confondus, avec arrêt axial, élimine tous les degrés de liberté en translation ainsi que les deux rotations hors axe. Elle constitue une liaison pivot de centre A et d'axe horizontal (noté \vec{\Delta}_1), contenu dans le plan de la plateforme a (orthogonal à \vec{z}_0).
  2. Liaison entre le cardan extérieur ce et la tige t :
    De même, le cardan intérieur (solidaire de la tige t) est guidé en rotation par rapport au cardan extérieur par une seconde paire de roulements à billes. Cela constitue une deuxième liaison pivot d'axe (noté \vec{\Delta}_2) perpendiculaire à \vec{\Delta}_1 et sécant avec lui au point A.

Le système mécanique forme une chaîne cinématique ouverte en série de deux liaisons pivot concourantes en A :

\{\mathcal{V}_{t/a}\}_A = \{\mathcal{V}_{t/ce}\}_A + \{\mathcal{V}_{ce/a}\}_A

Puisque les deux axes de rotation concourent au point A, la vitesse de ce point est nulle dans les deux mouvements relatifs :

\vec{V}(A, t/ce) = \vec{0} \quad \text{et} \quad \vec{V}(A, ce/a) = \vec{0} \implies \vec{V}(A, t/a) = \vec{0}

Il n'y a donc aucun degré de liberté en translation.

Concernant les rotations, le vecteur vitesse angulaire résultant s'écrit :

\vec{\Omega}(t/a) = \vec{\Omega}(t/ce) + \vec{\Omega}(ce/a) = \omega_2 \vec{u}_{\Delta_2} + \omega_1 \vec{u}_{\Delta_1}

Comme les axes \vec{\Delta}_1 et \vec{\Delta}_2 sont orthogonaux et concourants en A, la tige possède deux degrés de liberté en rotation indépendants autour de ces deux axes. En revanche, la rotation autour de la normale au plan (\vec{\Delta}_1, \vec{\Delta}_2), qui correspond à la rotation propre de la tige autour de son axe longitudinal \vec{z}_t, est bloquée.

Cette association cinématique équivaut à un joint de Cardan (ou liaison sphérique à doigt / rotule à doigt de centre A), ce qui correspond exactement à la modélisation adoptée sur le schéma cinématique de la figure 4.

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3.1 · Conception du Delthaptic

Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Schéma ou tracé

Notions : graphe des liaisons

Représenter le graphe des liaisons associé au modèle décrit par le schéma cinématique de la figure (4).

Voir la stratégie
  1. Tracer les deux figures de changement de base correspondant aux deux rotations successives :

    • rotation d'angle \varphi autour de \vec{z}_0 faisant passer de (\vec{x}_0, \vec{y}_0) à (\vec{x}_1, \vec{y}_t) ;
    • rotation d'angle \theta autour de \vec{y}_t faisant passer de (\vec{z}_0, \vec{x}_1) à (\vec{z}_t, \vec{x}_t).
  2. Exprimer le vecteur unitaire \vec{z}_t dans la base \mathcal{B}_0 = (\vec{x}_0, \vec{y}_0, \vec{z}_0), puis projeter \overrightarrow{AB} = \lambda \vec{z}_t pour obtenir \Delta x, \Delta y et \Delta z.
  3. Inverser le système en exploitant les propriétés des coordonnées sphériques (\lambda, \theta, \varphi).
Voir la réponse courte

Tracé des sommets (pièces) et arêtes étiquetées par les liaisons mécaniques du sous-ensemble haptique.

Voir le corrigé complet

1. Figures de calcul (changements de base)

  • Première rotation : de la base \mathcal{B}_0 = (\vec{x}_0, \vec{y}_0, \vec{z}_0) à la base \mathcal{B}_1 = (\vec{x}_1, \vec{y}_t, \vec{z}_0), par une rotation d'axe (A, \vec{z}_0) et d'angle \varphi :

    \begin{aligned} \vec{x}_1 &= \cos\varphi \, \vec{x}_0 + \sin\varphi \, \vec{y}_0 \\ \vec{y}_t &= -\sin\varphi \, \vec{x}_0 + \cos\varphi \, \vec{y}_0 \end{aligned}
  • Deuxième rotation : de la base \mathcal{B}_1 = (\vec{x}_1, \vec{y}_t, \vec{z}_0) à la base \mathcal{B}_t = (\vec{x}_t, \vec{y}_t, \vec{z}_t), par une rotation d'axe (A, \vec{y}_t) et d'angle \theta. Comme le trièdre (\vec{x}_1, \vec{y}_t, \vec{z}_0) est direct, on a \vec{z}_0 \wedge \vec{x}_1 = \vec{y}_t. Dans le plan orthogonal à \vec{y}_t orienté par ce dernier, l'angle \theta = (\vec{z}_0, \vec{z}_t) = (\vec{x}_1, \vec{x}_t) donne :

    \begin{aligned} \vec{z}_t &= \cos\theta \, \vec{z}_0 + \sin\theta \, \vec{x}_1 \\ \vec{x}_t &= -\sin\theta \, \vec{z}_0 + \cos\theta \, \vec{x}_1 \end{aligned}

2. Détermination de \Delta x, \Delta y, \Delta z

En substituant l'expression de \vec{x}_1 dans celle de \vec{z}_t :

\vec{z}_t = \sin\theta\cos\varphi \, \vec{x}_0 + \sin\theta\sin\varphi \, \vec{y}_0 + \cos\theta \, \vec{z}_0

Comme \overrightarrow{AB} = \lambda \vec{z}_t = \Delta x \, \vec{x}_0 + \Delta y \, \vec{y}_0 + \Delta z \, \vec{z}_0, on obtient par identification :

\boxed{\begin{cases} \Delta x = \lambda \sin\theta \cos\varphi \\ \Delta y = \lambda \sin\theta \sin\varphi \\ \Delta z = \lambda \cos\theta \end{cases}}

3. Inversion des relations

En sommant les carrés des composantes :

\Delta x^2 + \Delta y^2 + \Delta z^2 = \lambda^2 \sin^2\theta(\cos^2\varphi + \sin^2\varphi) + \lambda^2 \cos^2\theta = \lambda^2

La longueur \lambda = AB étant strictement positive :

\boxed{\lambda = \sqrt{\Delta x^2 + \Delta y^2 + \Delta z^2}}

Puis, pour les angles \theta et \varphi (la plateforme supérieure b restant au-dessus de a, soit \Delta z > 0 et \theta \in [0, \pi/2[) :

\boxed{\theta = \arccos\left(\frac{\Delta z}{\sqrt{\Delta x^2 + \Delta y^2 + \Delta z^2}}\right) = \arctan\left(\frac{\sqrt{\Delta x^2 + \Delta y^2}}{\Delta z}\right)}

et pour l'azimut \varphi :

\boxed{\varphi = \operatorname{atan2}(\Delta y, \, \Delta x)} \quad \left(\text{ou } \tan\varphi = \frac{\Delta y}{\Delta x}\right)

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : liaison équivalente

Justifier le modèle de liaison équivalente utilisé sur le schéma cinématique entre la plateforme et la tige .

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de la liaison équivalente entre la tige t et la plateforme a au centre A afin d'en déduire la vitesse du point A.
  2. Utiliser la composition des vecteurs vitesse angulaire en passant par la base intermédiaire \mathcal{B}_1.
  3. Exprimer \vec{\Omega}_{t/a} sous forme intrinsèque puis projetée dans les bases usuelles (\mathcal{B}_t et \mathcal{B}_0) pour fournir une réponse complète.
Voir la réponse courte

Composition cinématique de liaisons en série (pivot + rotule ou cardan) pour déterminer la liaison équivalente globale.

Voir le corrigé complet

La plateforme a étant en translation par rapport au bâti 0, le repère R_a = (A, \vec{x}_0, \vec{y}_0, \vec{z}_0) conserve une orientation fixe dans R_0, soit :

\vec{\Omega}(a/0) = \vec{0} \implies \vec{\Omega}_{t/a} = \vec{\Omega}(t/0)

D'après le paramétrage défini dans le préambule :

  • la base intermédiaire \mathcal{B}_1 = (\vec{x}_1, \vec{y}_t, \vec{z}_0) s'obtient à partir de la base \mathcal{B}_0 par une rotation d'axe (A, \vec{z}_0) et d'angle \varphi, d'où :

    \vec{\Omega}(1/0) = \dot{\varphi}\,\vec{z}_0
  • la base \mathcal{B}_t = (\vec{x}_t, \vec{y}_t, \vec{z}_t) s'obtient à partir de la base \mathcal{B}_1 par une rotation d'axe (A, \vec{y}_t) et d'angle \theta, d'où :

    \vec{\Omega}(t/1) = \dot{\theta}\,\vec{y}_t

Par composition des vitesses angulaires, on a :

\vec{\Omega}_{t/a} = \vec{\Omega}(t/0) = \vec{\Omega}(t/1) + \vec{\Omega}(1/0) = \dot{\theta}\,\vec{y}_t + \dot{\varphi}\,\vec{z}_0

En projetant le vecteur \vec{z}_0 dans la base \mathcal{B}_t (puisque d'après la figure de calcul de l'angle \theta, \vec{z}_0 = -\sin\theta\,\vec{x}_t + \cos\theta\,\vec{z}_t), on obtient :

\vec{\Omega}_{t/a} = -\dot{\varphi}\sin\theta\,\vec{x}_t + \dot{\theta}\,\vec{y}_t + \dot{\varphi}\cos\theta\,\vec{z}_t

(ou dans la base \mathcal{B}_0, sachant que \vec{y}_t = -\sin\varphi\,\vec{x}_0 + \cos\varphi\,\vec{y}_0 : \vec{\Omega}_{t/a} = -\dot{\theta}\sin\varphi\,\vec{x}_0 + \dot{\theta}\cos\varphi\,\vec{y}_0 + \dot{\varphi}\,\vec{z}_0).

Le point A est le centre de rotation de la liaison à la Cardan reliant la tige t à la plateforme a, donc :

\vec{V}(A, t/a) = \vec{0}

Le torseur cinématique associé s'écrit donc au point A :

\boxed{\left\{ \mathcal{V}_{t/a} \right\}_A = \begin{Bmatrix} \vec{\Omega}_{t/a} \\ \vec{0} \end{Bmatrix}_A = \begin{Bmatrix} \dot{\theta}\,\vec{y}_t + \dot{\varphi}\,\vec{z}_0 \\ \vec{0} \end{Bmatrix}_A}

Résultat

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3.2 · Étude des mouvements

Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Notions : paramétrage cinématique

Après avoir tracé deux figures de calcul représentant les angles et , déterminer trois relations donnant , en fonction de et . Inverser ces trois relations, de façon à déterminer et en fonction de .

Voir la réponse courte

Relations trigonométriques liant les coordonnées cartésiennes de translation aux angles d'Euler et à la longueur \lambda.

Voir le corrigé complet

a) Torseur cinématique de la liaison hélicoïdale entre p et t :

La liaison entre la tige t et la poignée p est une liaison hélicoïdale d'axe (B, \vec{z}_t).

  • La poignée p est orientée par rapport à la tige t par l'angle de rotation propre \psi = (\vec{x}_t, \vec{x}_p) autour de l'axe \vec{z}_t, de sorte que :

    \vec{\Omega}(p/t) = \dot{\psi}\,\vec{z}_t
  • Le point A est fixe sur la tige t, et \vec{z}_t est un vecteur fixe de la base \mathcal{B}_t liée à t. Le point B appartenant à p, la vitesse de translation de B \in p par rapport à la tige t s'écrit :

    \vec{V}(B, p/t) = \left.\frac{\mathrm{d}\overrightarrow{AB}}{\mathrm{d}t}\right|_{t} = \left.\frac{\mathrm{d}(\lambda\,\vec{z}_t)}{\mathrm{d}t}\right|_{t} = \dot{\lambda}\,\vec{z}_t
  • Le pas de l'hélice étant un pas à droite, une rotation dans le sens direct d'angle \Delta\psi = 2\pi induit un déplacement hélicoïdal selon +\vec{z}_t d'une valeur égale au pas. La relation cinématique signée liant l'avance \dot{\lambda} à la vitesse angulaire de rotation \dot{\psi} est donc :

    \dot{\lambda} = \frac{pas}{2\pi}\,\dot{\psi}

Le torseur cinématique associé à la liaison au point B s'exprime ainsi :

\boxed{\left\{\mathcal{V}_{p/t}\right\}_B = \begin{Bmatrix} \dot{\psi}\,\vec{z}_t \\ \dot{\lambda}\,\vec{z}_t \end{Bmatrix}_B \quad \text{avec} \quad \dot{\lambda} = \frac{pas}{2\pi}\,\dot{\psi}}

b) Torseurs cinématiques des plateformes par rapport au bâti :

Les robots Delta maintiennent les plateformes a et b en translation pure par rapport au bâti 0, ce qui implique :

\vec{\Omega}(a/0) = \vec{0} \quad \text{et} \quad \vec{\Omega}(b/0) = \vec{0}

Les torseurs cinématiques de translation s'écrivent donc directement en leurs points caractéristiques A et B :

\boxed{\left\{\mathcal{V}_{a/0}\right\}_A = \begin{Bmatrix} \vec{0} \\ \dot{x}_A\vec{x}_0 + \dot{y}_A\vec{y}_0 + \dot{z}_A\vec{z}_0 \end{Bmatrix}_A}
\boxed{\left\{\mathcal{V}_{b/0}\right\}_B = \begin{Bmatrix} \vec{0} \\ \dot{x}_B\vec{x}_0 + \dot{y}_B\vec{y}_0 + \dot{z}_B\vec{z}_0 \end{Bmatrix}_B}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : torseur cinématique

Donner l'expression du torseur cinématique associé à la liaison entre la tige et la plateforme : , en exprimant le vecteur vitesse angulaire en fonction des paramètres définis précédemment.

Voir la stratégie
  1. Pour le vecteur rotation \vec{\Omega}(p/0), utiliser la loi de composition des vitesses angulaires le long de la chaîne cinématique 0 \to a \to t \to p.
  2. Pour la vitesse linéaire \vec{V}(G, p/0), appliquer la relation de champ des vitesses (Varignon) du solide indéformable p entre le centre de masse G et le point B, centre de la liaison rotule avec la plateforme b.
Voir la réponse courte

Expression du vecteur rotation par dérivation de la base mobile et réduction du torseur cinématique au point de liaison.

Voir le corrigé complet

1. Expression du vecteur vitesse angulaire \vec{\Omega}(p/0)

Par composition des mouvements entre les solides en chaîne ouverte 0 \to a \to t \to p :

\vec{\Omega}(p/0) = \vec{\Omega}(p/t) + \vec{\Omega}(t/a) + \vec{\Omega}(a/0)
  • La plateforme a est en translation pure par rapport au bâti 0, d'où \vec{\Omega}(a/0) = \vec{0}.
  • D'après la question 14, la liaison Cardan en A donne :

    \vec{\Omega}(t/a) = \dot{\varphi}\vec{z}_0 + \dot{\theta}\vec{y}_t
  • D'après la question 15.a, la liaison hélicoïdale d'axe (B,\vec{z}_t) donne :

    \vec{\Omega}(p/t) = \dot{\psi}\vec{z}_t

On obtient donc :

\boxed{\vec{\Omega}(p/0) = \dot{\varphi}\vec{z}_0 + \dot{\theta}\vec{y}_t + \dot{\psi}\vec{z}_t}

où \dot{\psi} = \dfrac{2\pi}{pas}\,\dot{\lambda}, les paramètres d'orientation \varphi, \theta et la longueur \lambda (ainsi que leurs dérivées temporelles) étant entièrement déterminés par les positions et vitesses des points A et B (question 13).

2. Expression de la vitesse linéaire \vec{V}(G, p/0)

Le point G est le centre de masse de la poignée p, solide indéformable. La relation fondamentale du champ des vecteurs vitesse (formule de Varignon) entre G et B s'écrit :

\vec{V}(G, p/0) = \vec{V}(B, p/0) + \vec{\Omega}(p/0) \wedge \overrightarrow{BG}

Or, d'après les données de l'énoncé, \overrightarrow{BG} = -H\vec{z}_t.

De plus, la liaison entre la plateforme b et la poignée p est une liaison rotule de centre B, ce qui implique :

\vec{V}(B, p/b) = \vec{0}

Par composition des vitesses au point B :

\vec{V}(B, p/0) = \vec{V}(B, b/0) + \vec{V}(B, p/b) = \vec{V}(B, b/0)

où \vec{V}(B, b/0) = \dot{x}_B\vec{x}_0 + \dot{y}_B\vec{y}_0 + \dot{z}_B\vec{z}_0 (question 15.b).

En reportant cette expression dans la relation de Varignon, on obtient :

\boxed{\vec{V}(G, p/0) = \vec{V}(B, b/0) - H\left(\vec{\Omega}(p/0) \wedge \vec{z}_t\right)}

Remarque : On peut également exprimer \vec{V}(G, p/0) à partir du point A en suivant la tige t :

\vec{V}(B, p/0) = \vec{V}(A, a/0) + \vec{\Omega}(t/0) \wedge (\lambda\vec{z}_t) + \dot{\lambda}\vec{z}_t

ce qui conduit à l'expression équivalente :

\vec{V}(G, p/0) = \vec{V}(A, a/0) + \lambda\left(\vec{\Omega}(t/0) \wedge \vec{z}_t\right) + \dot{\lambda}\vec{z}_t - H\left(\vec{\Omega}(p/0) \wedge \vec{z}_t\right)

Résultat

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Q15.a

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : liaison hélicoïdale, torseur cinématique

Le pas de la liaison entre la tige et la poignée est noté pas et est supposé à droite.

Exprimer le torseur cinématique associé à la liaison entre et , en fonction de et , en précisant la relation signée entre ces deux grandeurs.

Voir l'indice

Relier la translation axiale \dot{\lambda} à la rotation propre \dot{\psi} par la relation cinématique fondamentale de la liaison hélicoïdale de pas donné.

Voir la stratégie

Pour chaque mouvement souhaité de la poignée p par rapport au bâti 0 :

  1. Exprimer le torseur cinématique de la poignée \{ \mathcal{V}_{p/0} \}_G dans la configuration initiale (\vec{z}_t = \vec{z}_0, \varphi = \theta = \psi = 0, \overrightarrow{AB} = \lambda_0 \vec{z}_0 et \overrightarrow{BG} = -H\vec{z}_0 avec \lambda_0 > H > 0).
  2. En déduire les vitesses des centres des liaisons B et A : \vec{V}(B \in p/0) et \vec{V}(A \in t/0), en tenant compte du fait que la liaison en B est une rotule (\vec{V}(B,b/0) = \vec{V}(B,p/0)), que celle en A est un Cardan (\vec{V}(A,a/0) = \vec{V}(A,t/0)), et que la liaison hélicoïdale d'axe (B,\vec{z}_0) à pas à droite relie la translation axiale à la rotation propre.
  3. Renseigner pour chaque composante scalaire la valeur correspondante (0, V ou -V).
Voir la réponse courte

Torseur cinématique d'une liaison hélicoïdale de pas donné reliant la vitesse axiale \dot{\lambda} à la vitesse angulaire \dot{\psi}.

Voir le corrigé complet

Dans la configuration initiale verticale, on a \vec{z}_t = \vec{z}_p = \vec{z}_0, \overrightarrow{GB} = H \vec{z}_0 et \overrightarrow{GA} = -(\lambda_0 - H)\vec{z}_0 avec \lambda_0 - H > 0. Les plateformes a et b étant en translation pure par rapport au bâti, on a :

\vec{V}(A,a/0) = \dot{x}_A \vec{x}_0 + \dot{y}_A \vec{y}_0 + \dot{z}_A \vec{z}_0 \quad \text{et} \quad \vec{V}(B,b/0) = \dot{x}_B \vec{x}_0 + \dot{y}_B \vec{y}_0 + \dot{z}_B \vec{z}_0

1. Translation selon +\vec{y}_0 (T_{y_0}) : Le mouvement est une translation pure de vitesse V \vec{y}_0 :

\vec{\Omega}(p/0) = \vec{0}, \quad \vec{V}(G,p/0) = V\vec{y}_0 \implies \vec{V}(B,b/0) = \vec{V}(A,a/0) = V\vec{y}_0

D'où \dot{y}_A = \dot{y}_B = V, toutes les autres composantes étant nulles.

2. Translation selon +\vec{z}_0 (T_{z_0}) : Le mouvement est une translation pure selon l'axe vertical :

\vec{\Omega}(p/0) = \vec{0}, \quad \vec{V}(G,p/0) = V\vec{z}_0 \implies \vec{V}(B,b/0) = \vec{V}(A,a/0) = V\vec{z}_0

D'où \dot{z}_A = \dot{z}_B = V, toutes les autres composantes étant nulles.

3. Rotation selon (G,\vec{x}_0), sens direct (R_{x_0}) : La poignée pivote autour de (G,\vec{x}_0) avec \vec{\Omega}(p/0) = \Omega \vec{x}_0 (\Omega > 0) et \vec{V}(G,p/0) = \vec{0}. Par champ des vitesses du solide p :

\begin{aligned} \vec{V}(B,b/0) &= \vec{V}(B,p/0) = \vec{V}(G,p/0) + \vec{\Omega}(p/0) \wedge \overrightarrow{GB} = (\Omega \vec{x}_0) \wedge (H\vec{z}_0) = -\Omega H \vec{y}_0 \\ \vec{V}(A,a/0) &= \vec{V}(A,t/0) = \vec{V}(G,p/0) + \vec{\Omega}(p/0) \wedge \overrightarrow{GA} = (\Omega \vec{x}_0) \wedge (-(\lambda_0 - H)\vec{z}_0) = +\Omega (\lambda_0 - H)\vec{y}_0 \end{aligned}

En normalisant à la vitesse scalaire caractéristique V, on obtient \dot{y}_A = V et \dot{y}_B = -V, les autres composantes étant nulles.

4. Rotation selon (G,\vec{z}_0), sens direct (R_{z_0}) : La rotation a lieu autour de l'axe vertical (G,\vec{z}_0) avec \vec{\Omega}(p/0) = \Omega_z \vec{z}_0 (\Omega_z > 0) et \vec{V}(G,p/0) = \vec{0}.

  • Le point B étant situé sur l'axe de rotation, sa vitesse est nulle :

    \vec{V}(B,b/0) = \vec{V}(B,p/0) = \vec{\Omega}(p/0) \wedge \overrightarrow{GB} = (\Omega_z \vec{z}_0) \wedge (H \vec{z}_0) = \vec{0} \implies \dot{x}_B = \dot{y}_B = \dot{z}_B = 0
  • La liaison Cardan en A bloque la rotation de la tige t autour de son propre axe (\vec{\Omega}(t/0) \cdot \vec{z}_0 = 0). La rotation s'effectue donc dans la liaison hélicoïdale de pas à droite entre p et t : \dot{\psi} = \Omega_z > 0. La relation cinématique associée s'écrit :

    \vec{V}(B \in p/t) = \frac{\text{pas}}{2\pi}\dot{\psi}\vec{z}_0 = \dot{\lambda}\vec{z}_0 \quad (\dot{\lambda} > 0)

    Comme \dot{\lambda} = \dot{z}_B - \dot{z}_A et \dot{z}_B = 0, il vient immédiatement :

    \dot{z}_A = -\dot{\lambda} < 0

    Soit, avec l'amplitude de vitesse imposée : \dot{z}_A = -V.

Le tableau complété est donc :

Mouvement et sens souhaités\dot{x}_A\dot{y}_A\dot{z}_A\dot{x}_B\dot{y}_B\dot{z}_B
Translation selon +\vec{y}_0 : T_{y_0}0V00V0
Translation selon +\vec{z}_0 : T_{z_0}00V00V
Rotation selon (G,\vec{x}_0), sens direct : R_{x_0}0V00-V0
Rotation selon (G,\vec{z}_0), sens direct : R_{z_0}00-V000
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Q15.b

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours

Notions : torseur cinématique

Donner, sans calcul, les torseurs cinématiques et , en fonction des composantes des vitesses de A et de B dans le référentiel .

Voir l'indice

Exprimer directement les torseurs des plateformes en rappelant qu'elles sont animées d'un mouvement de translation spatiale pure par rapport au bâti.

Voir la stratégie
  1. Exploiter les symétries géométriques de révolution de la poignée p autour de son axe (G,\vec{z}_t) pour simplifier la matrice d'inertie I_p(G) dans la base \mathcal{B}_p, puis justifier son invariance dans la base \mathcal{B}_t.
  2. Exprimer le vecteur rotation \vec{\Omega}(p/0) dans la base \mathcal{B}_t à l'aide des angles d'Euler (\varphi, \theta, \psi).
  3. Appliquer la relation définissant le moment cinétique au centre de masse G : \vec{\sigma}(G,p/0) = \mathbb{I}_p(G)\cdot\vec{\Omega}(p/0).
Voir la réponse courte

Les plateformes étant en translation pure, les vecteurs rotations sont nuls et le torseur est un couple pur de vitesse linéaire.

Voir le corrigé complet

1. Simplification de la matrice d'inertie I_p(G) :

D'après la figure (5), la poignée présente une géométrie cylindrique de révolution autour de son axe longitudinal (G,\vec{z}_t) (avec \vec{z}_p = \vec{z}_t). Il en résulte :

  • L'axe (G,\vec{z}_t) est un axe de révolution matérielle, donc un axe principal d'inertie, et tout plan contenant cet axe ou perpendiculaire à lui est plan de symétrie matérielle. Les produits d'inertie sont donc nuls :

    D = E = F = 0
  • Les moments d'inertie principaux transverses sont égaux par symétrie de révolution :

    A = B

Dans la base liée à la poignée \mathcal{B}_p = (\vec{x}_p, \vec{y}_p, \vec{z}_t), la matrice d'inertie s'écrit donc :

I_p(G) = \begin{pmatrix} A & 0 & 0 \\ 0 & A & 0 \\ 0 & 0 & C \end{pmatrix}_{\mathcal{B}_p}

Comme la base \mathcal{B}_t = (\vec{x}_t, \vec{y}_t, \vec{z}_t) se déduit de \mathcal{B}_p par une simple rotation d'angle -\psi autour de l'axe de révolution \vec{z}_t, la matrice d'inertie conserve la même forme diagonale isotrope dans le plan transverse :

\boxed{I_p(G) = \begin{pmatrix} A & 0 & 0 \\ 0 & A & 0 \\ 0 & 0 & C \end{pmatrix}_{\mathcal{B}_t}}

2. Calcul du moment cinétique \vec{\sigma}(G,p/0) :

Le point G étant le centre d'inertie de la poignée p, le moment cinétique en G est donné par :

\vec{\sigma}(G,p/0) = \mathbb{I}_p(G) \cdot \vec{\Omega}(p/0)

D'après les questions précédentes (Q14, Q15, Q16), le vecteur vitesse angulaire de la poignée par rapport au référentiel galiléen R_0 s'écrit :

\vec{\Omega}(p/0) = \vec{\Omega}(t/0) + \vec{\Omega}(p/t) = \dot{\varphi}\vec{z}_0 + \dot{\theta}\vec{y}_t + \dot{\psi}\vec{z}_t

Or, la base intermédiaire \mathcal{B}_1 = (\vec{x}_1, \vec{y}_t, \vec{z}_0) et la base \mathcal{B}_t = (\vec{x}_t, \vec{y}_t, \vec{z}_t) sont reliées par une rotation d'angle \theta autour de \vec{y}_t, ce qui donne la projection de \vec{z}_0 dans \mathcal{B}_t :

\vec{z}_0 = -\sin\theta\,\vec{x}_t + \cos\theta\,\vec{z}_t

On en déduit l'expression de \vec{\Omega}(p/0) décomposé dans la base \mathcal{B}_t :

\vec{\Omega}(p/0) = -\dot{\varphi}\sin\theta\,\vec{x}_t + \dot{\theta}\,\vec{y}_t + (\dot{\psi} + \dot{\varphi}\cos\theta)\vec{z}_t

En effectuant le produit matriciel avec \mathbb{I}_p(G) exprimée dans la base \mathcal{B}_t, on obtient :

\boxed{\vec{\sigma}(G,p/0) = -A\dot{\varphi}\sin\theta\,\vec{x}_t + A\dot{\theta}\,\vec{y}_t + C(\dot{\psi} + \dot{\varphi}\cos\theta)\vec{z}_t}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral

Notions : composition des mouvements

Montrer que l'on peut exprimer le vecteur vitesse angulaire et la vitesse linéaire en fonction des paramètres définis ou déterminés précédemment. Il est demandé de poser les calculs de produits vectoriels mais de ne pas les effectuer. Il n'est pas nécessaire, dans cette question, d'exprimer ces vecteurs dans la base .

Voir la stratégie
  1. Isoler le système global composé de la poignée et de la tige \{p+t\} afin d'éliminer les actions de contact internes au niveau de la liaison hélicoïdale entre p et t.
  2. Faire le bilan des actions mécaniques extérieures appliquées à cet ensemble en exploitant l'absence de masse et d'inertie de la tige t (m_t = 0 et I_t = 0).
  3. Appliquer le principe fondamental de la dynamique (théorèmes généraux) dans le référentiel galiléen \mathcal{R}_0, en projetant les moments au centre de gravité G de la poignée.
Voir la réponse courte

Composition des vecteurs vitesses et formules de transport de champ des vitesses (Varignon) posées sans développer.

Voir le corrigé complet

Système isolé : l'ensemble matériel constitué de la poignée et de la tige, noté \{p+t\}.

  • Les éléments d'inertie de la tige étant négligeables (m_t \simeq 0, I_t \simeq 0), le centre d'inertie de l'ensemble coïncide avec le centre de masse G de la poignée p, et la masse totale est m_p.
  • Les torseurs cinétique et dynamique de l'ensemble \{p+t\} par rapport au référentiel galiléen \mathcal{R}_0 se réduisent à ceux de la poignée seule :

    \vec{P}(\{p+t\}/0) = m_p\,\vec{V}(G, p/0) \quad \text{et} \quad \vec{\sigma}(G, \{p+t\}/0) = \vec{\sigma}(G, p/0)

Bilan des actions mécaniques extérieures agissant sur \{p+t\} :

  • Action de la plateforme a sur la tige t au point A :

    \{\mathcal{T}_{a \to t}\}_A = \begin{Bmatrix} \vec{F}_A \\ \vec{0} \end{Bmatrix}_A \quad \implies \quad \vec{M}(G, a \to t) = \overrightarrow{GA} \wedge \vec{F}_A
  • Action de la plateforme b sur la poignée p au point B :

    \{\mathcal{T}_{b \to p}\}_B = \begin{Bmatrix} \vec{F}_B \\ \vec{0} \end{Bmatrix}_B \quad \implies \quad \vec{M}(G, b \to p) = \overrightarrow{GB} \wedge \vec{F}_B
  • Action extérieure imposée à la poignée en G :

    \{\mathcal{T}_{\text{ext} \to p}\}_G = \begin{Bmatrix} \vec{F} \\ \vec{M} \end{Bmatrix}_G \quad \implies \quad \vec{M}(G, \text{ext} \to p) = \vec{M}

D'après les relations géométriques de position le long de l'axe (B,\vec{z}_t) :

\begin{aligned} \overrightarrow{BG} &= -H\,\vec{z}_t \implies \overrightarrow{GB} = H\,\vec{z}_t \\ \overrightarrow{GA} &= \overrightarrow{GB} + \overrightarrow{BA} = H\,\vec{z}_t - \lambda\,\vec{z}_t = (H - \lambda)\,\vec{z}_t \end{aligned}

Application du Principe Fondamental de la Dynamique dans le référentiel galiléen \mathcal{R}_0 :

  • Théorème de la résultante dynamique :

    m_p \left[ \frac{\mathrm{d}\vec{V}(G, p/0)}{\mathrm{d}t} \right]_{\mathcal{R}_0} = \vec{F}_A + \vec{F}_B + \vec{F}

    soit :

    \boxed{\vec{F} = m_p \left[ \frac{\mathrm{d}\vec{V}(G, p/0)}{\mathrm{d}t} \right]_{\mathcal{R}_0} - \vec{F}_A - \vec{F}_B}
  • Théorème du moment dynamique au point G : Puisque G est le centre d'inertie de l'ensemble, le moment dynamique en G est la dérivée temporelle du moment cinétique en G dans le référentiel galiléen \mathcal{R}_0 :

    \left[ \frac{\mathrm{d}\vec{\sigma}(G, p/0)}{\mathrm{d}t} \right]_{\mathcal{R}_0} = \vec{M} + \overrightarrow{GA} \wedge \vec{F}_A + \overrightarrow{GB} \wedge \vec{F}_B

    soit :

    \boxed{\vec{M} = \left[ \frac{\mathrm{d}\vec{\sigma}(G, p/0)}{\mathrm{d}t} \right]_{\mathcal{R}_0} - (H - \lambda)\,\vec{z}_t \wedge \vec{F}_A - H\,\vec{z}_t \wedge \vec{F}_B}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question abordée par seulement 15 % des candidats, mais qui a obtenu plus de 60 % de réussite parmi ceux l'ayant traitée.

« la question 16 a été abordée par seulement 15% des candidats mais a obtenu, parmi ceux-ci, plus de 60% de bonnes réponses. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Exploitation de document

Notions : commandé cinématique

Recopier le tableau ci-dessous. À l'aide du schéma cinématique, compléter ses cases par les valeurs , ou pour indiquer quelle vitesse imposer à chacun des degrés de liberté de chacune des deux plateformes, en vue d'obtenir les mouvements et sens souhaités.

Mouvement et sens souhaités
Translation selon :
Translation selon :
Rotation selon , sens direct :
Rotation selon , sens direct :
Voir la stratégie

Dans la configuration initiale considérée :

  • L'axe de la poignée est vertical : \vec{z}_t = \vec{z}_p = \vec{z}_0, avec \varphi = 0, \theta = 0, \psi = 0 et \lambda = \lambda_0.
  • Les vecteurs directeurs coïncident : \vec{x}_t = \vec{x}_1 = \vec{x}_0 et \vec{y}_t = \vec{y}_0.
  • Le point B est repéré par \overrightarrow{AB} = \lambda_0 \vec{z}_0, soit x_B = x_A, y_B = y_A et z_B - z_A = \lambda_0.
  • Le centre de masse G de la poignée est situé en \overrightarrow{BG} = -H\vec{z}_0. La liaison rotule en B impose \vec{V}(B,p/0) = \vec{V}(B,b/0) = \dot{x}_B \vec{x}_0 + \dot{y}_B \vec{y}_0 + \dot{z}_B \vec{z}_0.
  • La vitesse du centre G s'écrit par dérivation du vecteur position \overrightarrow{OG} = \overrightarrow{OB} - H\vec{z}_t :

    \vec{V}(G,p/0) = \vec{V}(B,b/0) - H\,\vec{\Omega}(p/0)\wedge\vec{z}_0
  • La liaison hélicoïdale à pas à droite entre la tige t et la poignée p impose la relation cinématique signée d'axe \vec{z}_0 :

    \dot{\lambda} = \dot{z}_B - \dot{z}_A = \frac{pas}{2\pi}\,\dot{\psi}

On identifie les composantes des vitesses des plateformes a et b nécessaires pour générer successivement chacun des quatre mouvements élémentaires demandés.

Voir la réponse courte

Déduction qualitative ou analytique des vitesses des points A et B requises pour générer les translations et rotations pures.

Voir le corrigé complet

1. Translation selon +\vec{y}_0 (T_{y_0}) : Le mouvement est une translation pure de la poignée à la vitesse +V\vec{y}_0, ce qui implique \vec{\Omega}(p/0) = \vec{0} et \dot{\lambda} = 0. Tous les points de la tige et de la poignée ont la même vitesse linéaire :

\vec{V}(A,a/0) = \vec{V}(B,b/0) = V\vec{y}_0

On en déduit :

\dot{y}_A = V, \quad \dot{y}_B = V, \quad \dot{x}_A = \dot{z}_A = \dot{x}_B = \dot{z}_B = 0

2. Translation selon +\vec{z}_0 (T_{z_0}) : De manière analogue, la poignée est en translation pure à la vitesse +V\vec{z}_0, sans rotation (\vec{\Omega}(p/0) = \vec{0}) ni élongation (\dot{\lambda} = 0) :

\vec{V}(A,a/0) = \vec{V}(B,b/0) = V\vec{z}_0

On a donc :

\dot{z}_A = V, \quad \dot{z}_B = V, \quad \dot{x}_A = \dot{y}_A = \dot{x}_B = \dot{y}_B = 0

3. Rotation selon (G,\vec{x}_0) dans le sens direct (R_{x_0}) : Pour une rotation pure autour de (G,\vec{x}_0), on a \vec{\Omega}(p/0) = \Omega_x \vec{x}_0 avec \Omega_x > 0, et \vec{V}(G,p/0) = \vec{0}.

  • La vitesse du point B vaut :

    \vec{V}(B,b/0) = \vec{V}(G,p/0) + \vec{\Omega}(p/0)\wedge\overrightarrow{GB} = \vec{0} + (\Omega_x\vec{x}_0)\wedge(H\vec{z}_0) = -\Omega_x H \vec{y}_0

    d'où un déplacement de la plateforme b selon -\vec{y}_0 : \dot{y}_B = -V.

  • Sans glissement hélicoïdal (\dot{\lambda} = 0), l'ensemble \{t+p\} bascule autour de l'axe passant par G. Le point A, situé sous G (\overrightarrow{GA} = -(\lambda_0 - H)\vec{z}_0), a une vitesse :

    \vec{V}(A,a/0) = \vec{V}(G,p/0) + \vec{\Omega}(p/0)\wedge\overrightarrow{GA} = (\Omega_x\vec{x}_0)\wedge\bigl(-(\lambda_0 - H)\vec{z}_0\bigr) = \Omega_x(\lambda_0 - H)\vec{y}_0

    Comme \lambda_0 > H, ce déplacement s'effectue selon +\vec{y}_0 : \dot{y}_A = V.

Les autres composantes sont nulles : \dot{x}_A = \dot{z}_A = \dot{x}_B = \dot{z}_B = 0.

4. Rotation selon (G,\vec{z}_0) dans le sens direct (R_{z_0}) : On impose une rotation propre \vec{\Omega}(p/0) = \dot{\psi}\vec{z}_0 avec \dot{\psi} > 0, tout en maintenant le point G fixe : \vec{V}(G,p/0) = \vec{0}.

  • Le point B étant situé sur l'axe (G,\vec{z}_0), on a \vec{\Omega}(p/0)\wedge\overrightarrow{GB} = \dot{\psi}\vec{z}_0 \wedge H\vec{z}_0 = \vec{0}, d'où \vec{V}(B,b/0) = \vec{V}(G,p/0) = \vec{0}. La plateforme b reste donc strictement immobile : \dot{x}_B = \dot{y}_B = \dot{z}_B = 0.
  • La rotation relative \dot{\psi} > 0 dans la liaison hélicoïdale à pas à droite induit une élongation axiale :

    \dot{\lambda} = \dot{z}_B - \dot{z}_A = \frac{pas}{2\pi}\,\dot{\psi} > 0 \implies \dot{z}_A = -\dot{\lambda} < 0

    Pour obtenir cette rotation dans le sens direct sans déplacement de B, la plateforme a doit donc reculer vers le bas selon -\vec{z}_0, soit \dot{z}_A = -V.

Toutes les autres composantes sont nulles.

\boxed{ \begin{array}{|c|c|c|c|c|c|c|}\hline \text{Mouvement et sens souhaités} & \text{$\dot{x}_A$} & \text{$\dot{y}_A$} & \text{$\dot{z}_A$} & \text{$\dot{x}_B$} & \text{$\dot{y}_B$} & \text{$\dot{z}_B$} \\ \hline \text{Translation selon $+\vec{y}_0$ : $T_{y_0}$} & \text{$0$} & \text{$V$} & \text{$0$} & \text{$0$} & \text{$V$} & \text{$0$} \\ \hline \text{Translation selon $+\vec{z}_0$ : $T_{z_0}$} & \text{$0$} & \text{$0$} & \text{$V$} & \text{$0$} & \text{$0$} & \text{$V$} \\ \hline \text{Rotation selon $(G,\vec{x}_0)$, sens direct : $R_{x_0}$} & \text{$0$} & \text{$V$} & \text{$0$} & \text{$0$} & \text{$-V$} & \text{$0$} \\ \hline \text{Rotation selon $(G,\vec{z}_0)$, sens direct : $R_{z_0}$} & \text{$0$} & \text{$0$} & \text{$-V$} & \text{$0$} & \text{$0$} & \text{$0$} \\ \hline \end{array} }

Résultat

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3.3 · Action ressentie sur la poignée

Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral

Notions : moment cinétique, matrice d'inertie

Compte tenu de la forme de la poignée, visible sur la figure (5), proposer une simplification pour la matrice d'inertie . Calculer ensuite le moment cinétique en de : en le décomposant dans la base et en exprimant ses coordonnées en fonction des angles (et de leurs dérivées temporelles) et des éléments pertinents de la matrice d'inertie .

Voir la stratégie
  1. Exploiter la symétrie de révolution du solide (poignée p) autour de l'axe (G, \vec{z}_t) afin de simplifier sa matrice d'inertie I_p(G).
  2. Exprimer le tenseur d'inertie dans la base \mathcal{B}_t = (\vec{x}_t, \vec{y}_t, \vec{z}_t) en montrant l'invariance par rotation autour de \vec{z}_t.
  3. Décomposer le vecteur rotation instantané \vec{\Omega}(p/0) dans la base \mathcal{B}_t à partir des résultats des questions Q14, Q15 et Q16.
  4. En déduire les composantes du moment cinétique \vec{\sigma}(G, p/0) par produit tensoriel : \vec{\sigma}(G, p/0) = I_p(G) \cdot \vec{\Omega}(p/0).
Voir la réponse courte

Simplification de la matrice d'inertie par symétrie de révolution, puis projection du produit d'inertie \mathbb{I}\vec{\Omega}.

Voir le corrigé complet

1. Simplification de la matrice d'inertie :

D'après la figure (5), la poignée p présente une géométrie de révolution autour de son axe matériel (G, \vec{z}_p) = (G, \vec{z}_t). Il en découle que :

  • Tout plan contenant l'axe (G, \vec{z}_t) est un plan de symétrie matérielle, donc les axes (G, \vec{x}_p), (G, \vec{y}_p) et (G, \vec{z}_t) sont des axes principaux d'inertie. Par conséquent, les produits d'inertie s'annulent :

    D = E = F = 0
  • En raison de la symétrie de révolution axiale, tout axe orthogonal à (G, \vec{z}_t) et passant par G est axe principal d'inertie avec le même moment principal :

    A = B

La matrice d'inertie exprimée dans la base \mathcal{B}_p = (\vec{x}_p, \vec{y}_p, \vec{z}_t) est diagonale :

I_p(G) = \begin{pmatrix} A & 0 & 0 \\ 0 & A & 0 \\ 0 & 0 & C \end{pmatrix}_{\mathcal{B}_p}

Puisque la base \mathcal{B}_t = (\vec{x}_t, \vec{y}_t, \vec{z}_t) se déduit de la base \mathcal{B}_p par une rotation d'angle -\psi autour de \vec{z}_t et que les deux premiers moments principaux sont égaux (A = B), cette matrice est invariante par rotation d'axe \vec{z}_t. Elle s'écrit donc de façon identique dans la base \mathcal{B}_t :

\boxed{I_p(G) = \begin{pmatrix} A & 0 & 0 \\ 0 & A & 0 \\ 0 & 0 & C \end{pmatrix}_{\mathcal{B}_t}}

2. Calcul du moment cinétique en G :

La plateforme a étant en translation pure par rapport au référentiel galiléen \mathcal{R}_0 associé au bâti (\vec{\Omega}(a/0) = \vec{0}), la composition des vecteurs vitesse angulaire donne :

\begin{aligned} \vec{\Omega}(p/0) &= \vec{\Omega}(p/t) + \vec{\Omega}(t/a) + \vec{\Omega}(a/0) \\ &= \dot{\psi}\vec{z}_t + \vec{\Omega}_{t/a} \end{aligned}

D'après la question Q14, l'expression de \vec{\Omega}_{t/a} projetée dans la base \mathcal{B}_t est :

\vec{\Omega}_{t/a} = -\dot{\varphi}\sin\theta\,\vec{x}_t + \dot{\theta}\,\vec{y}_t + \dot{\varphi}\cos\theta\,\vec{z}_t

On en déduit l'expression de \vec{\Omega}(p/0) dans la base \mathcal{B}_t :

\vec{\Omega}(p/0) = -\dot{\varphi}\sin\theta\,\vec{x}_t + \dot{\theta}\,\vec{y}_t + (\dot{\psi} + \dot{\varphi}\cos\theta)\vec{z}_t

Le point G étant le centre d'inertie de la poignée p, le moment cinétique \vec{\sigma}(G, p/0) s'obtient directement par :

\vec{\sigma}(G, p/0) = I_p(G) \cdot \vec{\Omega}(p/0)

En effectuant le produit matriciel dans la base \mathcal{B}_t, on obtient :

\boxed{\vec{\sigma}(G, p/0) = -A\dot{\varphi}\sin\theta\,\vec{x}_t + A\dot{\theta}\,\vec{y}_t + C(\dot{\psi} + \dot{\varphi}\cos\theta)\vec{z}_t}

Résultat

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Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Mise en équation

Notions : principe fondamental de la dynamique

Déterminer les relations vectorielles entre et en fonction des paramètres géométriques et cinétiques. Préciser le(s) théorème(s) ou principe(s) utilisé(s) et le système isolé. On ne développera pas les calculs de produits vectoriels ou de dérivées.

Voir l'indice

Isoler l'ensemble {poignée + tige} et appliquer le théorème de la résultante dynamique et du moment dynamique en G dans le référentiel galiléen.

Voir la stratégie
  1. Isoler l'ensemble constitué de la poignée et de la tige, noté \{p + t\}, afin d'éliminer les actions mutuelles intérieures de la liaison hélicoïdale.
  2. Recenser les actions mécaniques extérieures appliquées à cet ensemble en réduisant leurs moments au centre de masse G de la poignée.
  3. Appliquer le principe fondamental de la dynamique (théorèmes de la résultante dynamique et du moment dynamique en G) dans le référentiel galiléen \mathcal{R}_0, en tirant parti du fait que la tige t est d'inertie négligeable.
Voir la réponse courte

Isolation de l'ensemble tige + poignée et application du PFD complet (résultante dynamique et moment dynamique en G).

Voir le corrigé complet

Système isolé : On isole le sous-ensemble constitué de la poignée et de la tige :

S = \{p + t\}

Puisque les grandeurs inertielles de la tige sont supposées négligeables (m_t \simeq 0, I_t \simeq 0), le centre d'inertie du système S est confondu avec celui de la poignée p, noté G, et sa masse totale est m_p.

Référentiel d'étude : Le référentiel \mathcal{R}_0 lié au bâti 0, supposé galiléen.

Actions mécaniques extérieures appliquées à S :

  • Action de la plateforme a sur la tige t en A :

    \{\mathcal{T}_{a \to t}\}_A = \begin{Bmatrix} \vec{F}_A \\ \vec{0} \end{Bmatrix}_A
  • Action de la plateforme b sur la poignée p en B :

    \{\mathcal{T}_{b \to p}\}_B = \begin{Bmatrix} \vec{F}_B \\ \vec{0} \end{Bmatrix}_B
  • Action mécanique imposée sur la poignée p en G :

    \{\mathcal{T}_{\text{ext} \to p}\}_G = \begin{Bmatrix} \vec{F} \\ \vec{M} \end{Bmatrix}_G

Moments en G des actions extérieures : D'après les données géométriques, \overrightarrow{AB} = \lambda \vec{z}_t et \overrightarrow{BG} = -H \vec{z}_t. Les vecteurs positions s'écrivent :

\begin{aligned} \overrightarrow{GA} &= \overrightarrow{GB} + \overrightarrow{BA} = H\vec{z}_t - \lambda\vec{z}_t = (H - \lambda)\vec{z}_t \\ \overrightarrow{GB} &= H\vec{z}_t \end{aligned}

En transportant les moments au point G :

\begin{aligned} \vec{M}_G(a \to t) &= \vec{M}_A(a \to t) + \overrightarrow{GA} \wedge \vec{F}_A = (H - \lambda)\vec{z}_t \wedge \vec{F}_A \\ \vec{M}_G(b \to p) &= \vec{M}_B(b \to p) + \overrightarrow{GB} \wedge \vec{F}_B = H\vec{z}_t \wedge \vec{F}_B \end{aligned}

Application du Principe Fondamental de la Dynamique :

  1. Théorème de la résultante dynamique (TRD) :

    \vec{F} + \vec{F}_A + \vec{F}_B = m_p \left[ \frac{\mathrm{d}\vec{V}(G, p/0)}{\mathrm{d}t} \right]_{\mathcal{R}_0}

    d'où :

    \boxed{\vec{F} = m_p \left[ \frac{\mathrm{d}\vec{V}(G, p/0)}{\mathrm{d}t} \right]_{\mathcal{R}_0} - \vec{F}_A - \vec{F}_B}
  2. Théorème du moment dynamique (TMD) en G : Puisque G est le centre d'inertie du système, le moment dynamique en G s'écrit \vec{\delta}(G, S/0) = \left[ \frac{\mathrm{d}\vec{\sigma}(G, p/0)}{\mathrm{d}t} \right]_{\mathcal{R}_0}. Ainsi :

    \vec{M} + (H - \lambda)\vec{z}_t \wedge \vec{F}_A + H\vec{z}_t \wedge \vec{F}_B = \left[ \frac{\mathrm{d}\vec{\sigma}(G, p/0)}{\mathrm{d}t} \right]_{\mathcal{R}_0}

    d'où :

    \boxed{\vec{M} = \left[ \frac{\mathrm{d}\vec{\sigma}(G, p/0)}{\mathrm{d}t} \right]_{\mathcal{R}_0} - (H - \lambda)\vec{z}_t \wedge \vec{F}_A - H\vec{z}_t \wedge \vec{F}_B}

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet X-ENS Physique-SI MP 2024 ?

Surtout 2 chapitres : Mécanique du solide (55 % des questions, partie Sciences de l'Ingénieur) et Cinématique et dynamique du point (42 %, partie Physique). Plus ponctuellement : Approche énergétique et oscillateurs mécaniques.

Peut-on travailler le sujet X-ENS Physique-SI MP 2024 dès la première année (MPSI) ?

En partie : 18 questions sur 40 (45 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la partie Physique en entier (Q1 (partie Partie Physique) à Q18 (partie Partie Physique)). Avec les autres programmes de première année : 18 en PCSI, 18 en PTSI, 18 en MP2I et 18 en TSI1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet X-ENS Physique-SI MP 2024 ?

Environ 4 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est un peu long, il faut avancer sans s'attarder.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet X-ENS Physique-SI MP 2024 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q11 (partie Partie Physique) (linéarisation), Q17 (partie Partie Physique) (stabilité), Q10 (partie Partie Sciences de l'Ingénieur) (théorème du moment dynamique) et Q19 (partie Partie Sciences de l'Ingénieur) (principe fondamental de la dynamique).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet X-ENS Physique-SI MP 2024 ?

Questions de cours : Q12 (partie Partie Physique) (stabilité), Q2 (partie Partie Sciences de l'Ingénieur) (degré de liberté), Q9 (partie Partie Sciences de l'Ingénieur) (principe fondamental de la statique), Q12 (partie Partie Sciences de l'Ingénieur) (liaison équivalente), Q14 (partie Partie Sciences de l'Ingénieur) (torseur cinématique), Q15.a (partie Partie Sciences de l'Ingénieur) (liaison hélicoïdale) et Q15.b (partie Partie Sciences de l'Ingénieur) (torseur cinématique). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q11 (partie Partie Sciences de l'Ingénieur) (graphe des liaisons).

Où gagner des points facilement dans le sujet X-ENS Physique-SI MP 2024 ?

Le sujet X-ENS Physique-SI MP 2024 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. La moyenne de l'épreuve s'établit à 9,8/20 avec un écart-type de 5,14 sur 1259 candidats, et la plupart des questions de la partie sciences de l'ingénieur n'ont été abordées que par moins de 50% des candidats. Moyenne : 11,26/20 (écart-type 4,87, 747 présents).

Faut-il appliquer la loi de rebond dans le référentiel du laboratoire en Q4 (partie Partie Physique) ?

Non : la relation de restitution s'écrit dans le référentiel lié à la surface mobile, soit v^+ - v_{\mathrm{s}} = -r(v^- - v_{\mathrm{s}}). L'appliquer directement aux vitesses absolues du laboratoire fait perdre le terme d'entraînement (1+r)v_{\mathrm{s}}.

Comment obtenir la rotation axiale de la poignée en Q17 (partie Partie Sciences de l'Ingénieur) ?

Par translation relative selon \vec{z}_0 : les plateformes a et b ne réalisent que des translations spatiales. C'est la variation de leur écartement axial \dot{z}_B - \dot{z}_A qui est transformée en rotation axiale \dot{\psi} par la liaison hélicoïdale à pas à droite.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.