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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 TSI 2024

Quelques facettes d'un aquarium

Faisable en sup ?

Faisable en partie en TSI1 : 6 questions sur 35. Autres questions faisables en TSI1

Autres premières années : MPSI 11 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Diffusion et transferts thermiques, Mécanique des fluides, Solutions aqueuses et électrochimie · 8 incontournables · 11 questions de première année
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Ce sujet aborde de façon concrète et transverse trois problématiques fondamentales liées à l'exploitation d'un grand aquarium public : l'hydraulique de vidange et d'approvisionnement en eau de mer, le contrôle chimique de l'oxygénation par la méthode de Winkler, et enfin le bilan des déperditions thermiques à travers des parois multicouches.

D'un niveau très abordable et conforme au cœur du programme de TSI (et valorisant pour les filières PSI et PT), l'épreuve propose une alternance équilibrée entre applications directes de cours, lecture d'abaques (diagramme de Moody, diagrammes E-pH) et modélisation physique élémentaire. C'est un excellent sujet d'entraînement pour réviser la mécanique des fluides incompressibles avec pertes de charge ainsi que les transferts thermiques conducto-convecto-radiatifs.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,15/20)
Temps estimé
≈ 2 h 55 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

21 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
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Rapides et accessibles (21) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes, erreur d'énoncé
  • Parties indépendantes

    Les parties I (mécanique des fluides), II (chimie des solutions) et III (transferts thermiques) sont totalement indépendantes et peuvent être traitées dans l'ordre de son choix.

  • Erreur d'énoncé

    Le texte introductif de la partie III.C mentionne une température d'eau T_e = 18\ ^\circ\text{C}, alors que la figure 6 indique T_e = 28\ ^\circ\text{C}. Les deux valeurs permettent de mener les calculs en Q33 et Q35.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

35 questions
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Partie I : Vidange et approvisionnement en eau de mer d'un aquarium

I.A · Vidange d'un aquarium

Question 1

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : formule de torricelli, vidange

On souhaite vidanger par gravité un aquarium cubique d'arête via une vanne située en dessous d'un aquarium. La section de la canalisation d'évacuation vaut . Estimer la durée nécessaire à la vidange totale de l'aquarium.

Voir l'indice

Appliquer la formule de Torricelli pour la vitesse de sortie en fonction de la hauteur z(t), puis poser le bilan différentiel de masse pour intégrer le temps de vidange.

Voir la stratégie
  1. Modéliser l'écoulement comme parfait et incompressible en régime quasi-stationnaire, la section d'évacuation s étant très petite devant la section de l'aquarium S = a^2.
  2. Exprimer la vitesse d'éjection en sortie à l'aide de la relation de Bernoulli (formule de Torricelli).
  3. Établir l'équation différentielle sur la hauteur d'eau h(t) par conservation du volume, puis intégrer entre l'état initial (h=a) et l'état final (h=0).
Voir la réponse courte

Formule de Torricelli et conservation de la masse pour intégrer la hauteur d'eau de a à 0 et trouver \tau = \frac{a^2}{s}\sqrt{\frac{2a}{g}}.

Voir le corrigé complet

Soit un axe vertical ascendant (Oz) dont l'origine correspond au fond de l'aquarium, où se situe la vanne d'évacuation. On note h(t) la hauteur d'eau dans l'aquarium à l'instant t. À t = 0, h(0) = a = 1,0\text{ m}.

La section horizontale de l'aquarium est S = a^2 = 1,0\text{ m}^2, et la section de l'orifice est s = 10\text{ cm}^2 = 1,0 \times 10^{-3}\text{ m}^2. On a s \ll S, ce qui justifie l'approximation du régime quasi-stationnaire : la vitesse de la surface libre v_{\text{surf}} est négligeable devant la vitesse d'évacuation v_s.

En appliquant la relation de Bernoulli le long d'une ligne de courant entre un point de la surface libre (à la pression atmosphérique P_0) et un point situé juste à la sortie de la vanne (également à la pression P_0) :

P_0 + \rho g h(t) + \frac{1}{2}\rho v_{\text{surf}}^2 = P_0 + 0 + \frac{1}{2}\rho v_s(t)^2

En négligeant v_{\text{surf}}^2, on obtient la formule de Torricelli :

v_s(t) = \sqrt{2gh(t)}

Par conservation du débit volumique pour un fluide incompressible :

D_v(t) = s v_s(t) = -\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}t} = -a^2 \frac{\mathrm{d}h}{\mathrm{d}t}

Il vient l'équation différentielle à variables séparables :

\frac{\mathrm{d}h}{\sqrt{h}} = -\frac{s}{a^2}\sqrt{2g}\,\mathrm{d}t

En intégrant entre t = 0 (h = a) et t = \tau (h = 0) :

\begin{aligned} \int_a^0 \frac{\mathrm{d}h}{\sqrt{h}} &= -\frac{s\sqrt{2g}}{a^2} \int_0^\tau \mathrm{d}t \\ \left[ 2\sqrt{h} \right]_a^0 &= -\frac{s\sqrt{2g}}{a^2} \tau \\ -2\sqrt{a} &= -\frac{s\sqrt{2g}}{a^2} \tau \end{aligned}

On en déduit l'expression de la durée de vidange totale \tau :

\boxed{\tau = \frac{a^2}{s}\sqrt{\frac{2a}{g}}}

Application numérique :

  • a = 1,0\text{ m}
  • s = 1,0 \times 10^{-3}\text{ m}^2
  • g = 9,8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}
\tau = \frac{1,0^2}{1,0 \times 10^{-3}} \sqrt{\frac{2 \times 1,0}{9,8}} \approx 1000 \times 0,452 \approx 4,5 \times 10^2\text{ s} \approx 7,5\text{ min}

Résultat

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I.B · Pompage de l'eau de mer

Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Statique des fluides

Notions : cavitation, pression de vapeur saturante

Aurait-il été possible de positionner la pompe au point pour effectuer le même acheminement ? Justifier.

Voir l'indice

Comparer la hauteur géométrique d'aspiration nécessaire avec la pression de vapeur saturante ou la hauteur maximale théorique d'aspiration P_0/(\rho g) \approx 10\text{ m}.

Voir la stratégie
  1. Identifier le principe de fonctionnement d'une pompe située en surface ou en hauteur : elle fonctionne en aspiration en créant une dépression à son entrée.
  2. Évaluer la hauteur maximale théorique d'aspiration permise par la pression atmosphérique, sans même tenir compte de la pression de vapeur saturante de l'eau ni des pertes de charge.
  3. Comparer cette limite physique au dénivelé que la colonne d'eau devrait franchir.
Voir la réponse courte

La pompe en E devrait aspirer l'eau sur une hauteur trop importante, risquant la cavitation si la pression descend sous la pression de vapeur saturante.

Voir le corrigé complet

Si la pompe était située au point E d'altitude z_E = 25\text{ m}, l'ensemble de la colonne d'eau devrait être mis en mouvement par aspiration depuis la mer (z_O = 0) voire depuis le point de captage A (z_A = -50\text{ m}).

Pour qu'un liquide monte par aspiration, la pompe doit créer une dépression en amont. La pression minimale absolue ne pouvant être inférieure à la pression de vapeur saturante de l'eau (et strictement supérieure à 0\text{ Pa}), la hauteur maximale théorique d'aspiration h_{\max} sous la pression atmosphérique P_0 est donnée par la statique des fluides :

h_{\max} = \frac{P_0}{\rho g}

Avec P_0 = 1,0 \times 10^5\text{ Pa}, \rho = 1,0 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et g = 9,8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :

h_{\max} = \frac{1,0 \times 10^5}{1,0 \times 10^3 \times 9,8} \approx 10,2\text{ m}

Or, le dénivelé minimal à franchir en aspiration entre la surface libre de la mer et le point E vaut :

\Delta z = z_E - z_O = 25\text{ m} > h_{\max} \approx 10\text{ m}

(et atteint \Delta z_{AE} = z_E - z_A = 75\text{ m} depuis le point de captage).

La pression chuterait en dessous de la pression de vapeur saturante bien avant d'atteindre le point E, ce qui provoquerait la cavitation (formation de poches de vapeur) et le désamorçage immédiat de la pompe.

\boxed{\text{Il n'aurait pas été possible de positionner la pompe en } E.}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : débit volumique, conservation de la masse

Calculer , la vitesse de l'eau dans les tuyaux.

Voir l'indice

Utiliser la conservation du débit volumique Q_V = v \cdot \pi D^2 / 4.

Voir la réponse courte

Relation entre débit volumique et vitesse moyenne v = \frac{4 D_v}{\pi D^2} appliquée numériquement.

Voir le corrigé complet

L'eau étant un fluide incompressible en écoulement stationnaire dans une conduite de section droite constante S, le débit volumique Q_V est relié à la vitesse moyenne d'écoulement v par :

Q_V = v \, S = v \, \frac{\pi D^2}{4}

où D = D_a = D_r = 0,20\text{ m} est le diamètre commun aux conduites d'aspiration et de refoulement.

On en déduit l'expression de la vitesse de l'eau :

v = \frac{4 Q_V}{\pi D^2}

Application numérique avec Q_V = 40\text{ m}^3\cdot\text{h}^{-1} = \frac{40}{3600}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} \approx 1,11 \times 10^{-2}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} et D = 0,20\text{ m} :

\begin{aligned} v &= \frac{4 \times \frac{40}{3600}}{\pi \times (0,20)^2} = \frac{1}{0,90 \, \pi} \approx 0,35\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}
\boxed{v = 0,35\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : nombre de reynolds, régime d'écoulement

Calculer , le nombre de Reynolds associé à l'écoulement de l'eau dans les canalisations. En déduire la nature du régime d'écoulement.

Voir l'indice

Calculer le nombre de Reynolds Re = \rho v D / \eta et comparer la valeur obtenue au seuil critique usuel de transition laminaire-turbulent (Re \approx 2000).

Voir la réponse courte

Calcul du nombre de Reynolds Re = \frac{v D}{\nu} et comparaison à 2000 pour conclure à un écoulement turbulent.

Voir le corrigé complet

Par définition, le nombre de Reynolds caractérisant l'écoulement d'un fluide de masse volumique \rho et de viscosité dynamique \eta à la vitesse moyenne v dans une conduite cylindrique de diamètre D s'écrit :

Re = \frac{\rho v D}{\eta}

En utilisant la valeur de v obtenue à la question Q3 (v = \frac{4 Q_V}{\pi D^2} \approx 0,354\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) ainsi que les données de l'énoncé :

  • \rho = 1,0 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
  • D = 0,20\text{ m} ;
  • \eta = 1,0 \times 10^{-3}\text{ Pa}\cdot\text{s}.

L'application numérique donne :

\begin{aligned} Re &= \frac{1,0 \times 10^3 \times 0,354 \times 0,20}{1,0 \times 10^{-3}} \\ Re &\approx 7,1 \times 10^4 \end{aligned}
\boxed{Re \approx 7,1 \times 10^4}

Dans une canalisation cylindrique, l'écoulement devient turbulent dès que le nombre de Reynolds dépasse la valeur critique Re_c \approx 2\,000 (comme l'indique également le diagramme de Moody fourni en figure 7).

Comme Re \gg 2\,000, le régime d'écoulement est turbulent.

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : diagramme de moody, perte de charge régulière

En expliquant la démarche, déduire à l'aide du diagramme de Moody (figure 7), le coefficient de pertes de charge régulières . On rappelle que la rugosité relative est définie par .

Voir l'indice

Calculer la rugosité relative \varepsilon = k/D, repérer la courbe correspondante sur le diagramme de Moody et lire l'ordonnée \lambda pour la valeur de Re trouvée.

Voir la stratégie
  1. Calculer la rugosité relative \varepsilon = \frac{k}{D} pour identifier la courbe adéquate sur l'axe vertical droit.
  2. Placer le nombre de Reynolds \mathrm{Re} sur l'axe logarithmique des abscisses.
  3. Lire à l'intersection de la verticale \mathrm{Re} et de la courbe \varepsilon le coefficient \lambda sur l'axe vertical gauche.
Voir la réponse courte

Calcul de la rugosité relative k/D puis lecture du coefficient de frottement \lambda sur le diagramme de Moody au Reynolds calculé.

Voir le corrigé complet

La rugosité relative de la canalisation vaut :

\varepsilon = \frac{k}{D} = \frac{1,2 \times 10^{-3}\text{ m}}{0,20\text{ m}} = 6,0 \times 10^{-3} = 0,006

La démarche de lecture sur le diagramme de Moody (figure 7) est la suivante :

  • Sur l'échelle de droite, on repère la courbe correspondant à la rugosité relative \varepsilon = 0,006.
  • Sur l'axe des abscisses en échelle logarithmique, on se place à la valeur du nombre de Reynolds obtenue à la question Q4 : \mathrm{Re} \approx 7,1 \times 10^4, soit à une abscisse relative \log_{10}(7,1) \approx 0,85 entre 10^4 et 10^5.
  • On remonte verticalement jusqu'à l'intersection avec la courbe \varepsilon = 0,006.
  • On projette horizontalement ce point d'intersection vers l'axe des ordonnées à gauche afin d'y lire le coefficient \lambda.

On lit :

\boxed{\lambda \approx 0,033}

(une valeur comprise entre 0,032 et 0,035 est acceptable compte tenu de la précision de lecture).

Résultat

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Question 6

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Démarche expérimentale

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : perte de charge régulière, manomètre

Proposer une expérience permettant de mettre en évidence le phénomène de pertes de charge régulières.

Voir l'indice

Décrire un banc d'essai comprenant une conduite rectiligne horizontale de section constante équipée de deux prises de pression piézométriques distantes de L.

Voir la stratégie
  1. Choisir un écoulement simple (tuyau rectiligne horizontal de section constante) afin d'éliminer les variations de pression d'origine gravitaire ou cinétique.
  2. Décrire le dispositif de mesure de la pression (tubes piézométriques ou manomètre différentiel) en deux points distants d'une longueur L.
  3. Expliquer l'observation attendue et l'exploitation permettant de caractériser les pertes de charge régulières (décroissance de la pression le long de l'écoulement, proportionnalité à la longueur L).
Voir la réponse courte

Mesure de la différence de pression le long d'une conduite rectiligne horizontale à l'aide de deux prises de pression reliées à un manomètre différentiel.

Voir le corrigé complet

Pour mettre en évidence expérimentalement les pertes de charge régulières, on réalise le montage suivant :

1. Dispositif expérimental :

  • Une conduite horizontale rectiligne de section constante S et de diamètre intérieur D, sans obstacle singulier (ni vanne, ni coude).
  • Une alimentation en eau assurant un écoulement stationnaire à débit volumique Q_V contrôlé (réservoir à niveau constant ou pompe régulée).
  • Deux prises de pression statique (tubes piézométriques verticaux ouverts à l'air libre) distantes d'une longueur L.

2. Mesures et observations :

  • La conduite étant horizontale (z_1 = z_2) et de section constante, la conservation de la masse impose des vitesses moyennes identiques : v_1 = v_2 = Q_V / S.
  • En l'absence de frottements (théorème de Bernoulli pour un fluide parfait), la pression statique serait identique en tout point : P_1 = P_2, et la hauteur de liquide dans les deux piézomètres serait égale (h_1 = h_2).
  • Expérimentalement, on constate que la colonne de liquide diminue dans le sens du courant : h_1 > h_2, traduisant une chute de pression :

    \Delta P_{\text{mesurée}} = P_1 - P_2 = \rho g (h_1 - h_2) = \rho g \Delta h > 0

3. Mise en évidence de la nature régulière des pertes :

  • En déplaçant la prise de pression aval le long de la conduite ou en insérant plusieurs piézomètres intermédiaires, on observe que la perte de pression \Delta P est strictement proportionnelle à la distance L entre les points de mesure : \Delta P \propto L.
  • Cette proportionnalité prouve que la dissipation d'énergie mécanique se produit de manière continue et uniforme tout au long de la canalisation, ce qui caractérise précisément les pertes de charge régulières.

Question déjà tombée ailleurs

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : perte de charge régulière, formule de darcy-weisbach

Calculer les pertes de charge régulières dans le tuyau d'aspiration et dans le tuyau de refoulement .

Voir l'indice

Appliquer la relation fournie reliant \Delta P_{\text{reg}} à \lambda, L, D, \rho et v pour chaque tronçon.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \Delta P_{\text{reg}} en inversant la relation de Darcy-Weisbach fournie dans l'énoncé.
  2. Calculer numériquement \Delta P_{\text{reg},a} pour la conduite d'aspiration (L_a = 200\text{ m}) puis en déduire \Delta P_{\text{reg},r} pour la conduite de refoulement (L_r = 100\text{ m}), les deux conduites ayant le même diamètre et le même débit.
Voir la réponse courte

Application de la loi de Darcy-Weisbach \Delta P_{\text{reg}} = \lambda \frac{L}{D} \frac{\rho v^2}{2} pour l'aspiration et le refoulement.

Voir le corrigé complet

D'après la définition du coefficient de pertes de charge régulières donnée dans l'énoncé :

\lambda = \frac{2 D \Delta P_{\text{reg}}}{\rho L v^2}

on en déduit l'expression des pertes de charge régulières :

\Delta P_{\text{reg}} = \lambda \, \frac{L}{D} \, \frac{\rho v^2}{2}

Pour le tuyau d'aspiration de longueur L_a = 200\text{ m} et de diamètre D_a = 0,20\text{ m} :

\Delta P_{\text{reg},a} = \lambda \, \frac{L_a}{D_a} \, \frac{\rho v^2}{2}

Avec les valeurs numériques :

  • \lambda \approx 0,033 (d'après la question Q5) ;
  • L_a = 200\text{ m} et D_a = 0,20\text{ m} ;
  • \rho = 1,0 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
  • v \approx 0,354\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (d'après la question Q3).

On obtient :

\Delta P_{\text{reg},a} = 0,033 \times \frac{200}{0,20} \times \frac{1,0 \times 10^3 \times (0,354)^2}{2} \approx 2,1 \times 10^3\text{ Pa}
\boxed{\Delta P_{\text{reg},a} \approx 2,1 \times 10^3\text{ Pa} = 2,1\text{ kPa}}

Pour le tuyau de refoulement, le diamètre, le fluide et la vitesse sont identiques (D_r = D_a = 0,20\text{ m}), seule la longueur diffère (L_r = 100\text{ m} = L_a / 2). Par conséquent :

\Delta P_{\text{reg},r} = \lambda \, \frac{L_r}{D_r} \, \frac{\rho v^2}{2} = \frac{1}{2} \, \Delta P_{\text{reg},a}
\Delta P_{\text{reg},r} \approx \frac{2,1 \times 10^3}{2} \approx 1,0 \times 10^3\text{ Pa}
\boxed{\Delta P_{\text{reg},r} \approx 1,0 \times 10^3\text{ Pa} = 1,0\text{ kPa}}

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : perte de charge singulière

Déterminer les expressions puis les valeurs des pertes de charge singulières dans le tuyau d'aspiration et dans le tuyau de refoulement .

Voir l'indice

Utiliser la formule liant les pertes singulières \Delta P_{\text{sing}} au coefficient \alpha et à l'énergie cinétique volumique \frac{1}{2}\rho v^2.

Voir la réponse courte

Sommation des coefficients d'accidents pour calculer \Delta P_{\text{sing}} = \left(\sum K_i\right) \frac{\rho v^2}{2} sur chaque tronçon.

Voir le corrigé complet

D'après la définition du coefficient de pertes de charge singulières fournie par l'énoncé :

\alpha = \frac{2\Delta P_{\text{sing}}}{\rho v^2}

On en déduit l'expression générale des pertes de charge singulières :

\Delta P_{\text{sing}} = \alpha \frac{\rho v^2}{2}

Pour chacun des deux circuits, le diamètre et donc la vitesse v sont identiques.

Tuyau d'aspiration : L'expression des pertes de charge singulières est :

\boxed{\Delta P_{\text{sing},a} = \alpha_a \frac{\rho v^2}{2}}

Avec \alpha_a = 1,0, \rho = 1,0 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et v \approx 0,354\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (d'après la question Q3) :

\Delta P_{\text{sing},a} = 1,0 \times \frac{1,0 \times 10^3 \times (0,354)^2}{2} \approx 63\text{ Pa}
\boxed{\Delta P_{\text{sing},a} \approx 63\text{ Pa}}

Tuyau de refoulement : L'expression des pertes de charge singulières est :

\boxed{\Delta P_{\text{sing},r} = \alpha_r \frac{\rho v^2}{2}}

Avec \alpha_r = 2,0 :

\Delta P_{\text{sing},r} = 2,0 \times \frac{1,0 \times 10^3 \times (0,354)^2}{2} \approx 1,3 \times 10^2\text{ Pa}
\boxed{\Delta P_{\text{sing},r} \approx 1,3 \times 10^2\text{ Pa}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : théorème de bernoulli

Rappeler les hypothèses nécessaires à l'application de la relation de Bernouilli.

Voir l'indice

Énoncer les hypothèses classiques : écoulement permanent, fluide incompressible et homogène, fluide parfait ou pertes de charge nulles le long d'une ligne de courant.

Voir la réponse courte

Énoncé des hypothèses de Bernoulli : fluide parfait, incompressible, homogène, écoulement stationnaire le long d'une ligne de courant.

Voir le corrigé complet

La relation de Bernoulli (sous sa forme usuelle, sans échange de travail avec une machine ni dissipation) s'applique sous les hypothèses suivantes :

  • Écoulement stationnaire (ou permanent) : les grandeurs eulériennes ne dépendent pas explicitement du temps ;
  • Fluide incompressible et homogène : la masse volumique \rho est constante dans tout l'écoulement ;
  • Fluide parfait : les effets visqueux sont négligés (pas de dissipation d'énergie mécanique en chaleur par frottement interne) ;
  • Forces volumiques conservatives : dans un référentiel galiléen, la seule force de volume est la pesanteur uniforme (\vec{g} = -g\,\vec{u}_z) ;
  • Le long d'une même ligne de courant (la constante de Bernoulli est identique sur tout le domaine si l'écoulement est de surcroît irrotationnel) ;
  • Absence de machine hydraulique (pompe ou turbine) sur le tronçon considéré.

Dans ces conditions, la charge se conserve :

\boxed{P + \frac{1}{2}\rho v^2 + \rho g z = \text{cte le long d'une ligne de courant}}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Dynamique des fluides parfaits

Notions : théorème de bernoulli généralisé, perte de charge

Déterminer l'expression de la différence de pression entre les points et .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Bernoulli généralisé avec pertes de charge entre la surface libre de la mer O (où la vitesse est négligeable) et le point B.

Voir la stratégie
  1. Identifier une ligne de courant reliant la surface libre de la mer au point O (z_O = 0, v_O \approx 0, P_O = P_0) à l'entrée de la pompe au point B (z_B = -47\text{ m}, v_B = v).
  2. Appliquer le théorème de Bernoulli généralisé prenant en compte les pertes de charge le long de cette ligne d'écoulement, en l'absence de machine hydraulique entre O et B.
  3. En déduire l'expression de la différence de pression \Delta P_a = P_B - P_O (ou P_O - P_B).
Voir la réponse courte

Application du théorème de Bernoulli avec pertes de charge entre la surface libre O et l'entrée de la pompe B.

Voir le corrigé complet

On applique le théorème de Bernoulli généralisé avec pertes de charge à l'écoulement permanent et incompressible de l'eau entre un point O à la surface libre de la mer et le point B situé juste à l'entrée de la pompe.

Les caractéristiques du fluide aux deux points sont :

  • En O (surface libre de la mer, assimilée à un réservoir de très grande dimension) :

    P(O) = P_0, \quad z_O = 0, \quad v_O \approx 0
  • En B (dans la conduite d'aspiration, juste avant la pompe) :

    P(B) = P_B, \quad z_B = -47\text{ m}, \quad v_B = v

Entre O et le point de captage A, le fluide est quasiment au repos au sein de la mer, et les frottements y sont négligeables. Les pertes de charge dans le circuit d'aspiration ont lieu dans la conduite entre A et B :

\Delta P_{\text{pertes},a} = \Delta P_{\text{reg},a} + \Delta P_{\text{sing},a}

En l'absence de machine hydraulique entre O et B, le théorème de Bernoulli généralisé s'écrit :

\left(P_B + \frac{1}{2}\rho v^2 + \rho g z_B\right) - \left(P_O + \frac{1}{2}\rho v_O^2 + \rho g z_O\right) = -\Delta P_{\text{pertes},a}

Avec z_O = 0 et v_O = 0, la différence de pression \Delta P_a = P_B - P_O s'exprime par :

\boxed{\Delta P_a = P_B - P_O = -\rho g z_B - \frac{1}{2}\rho v^2 - (\Delta P_{\text{reg},a} + \Delta P_{\text{sing},a})}

ou, formulée de façon équivalente pour l'écart positif P_O - P_B :

P_O - P_B = \rho g z_B + \frac{1}{2}\rho v^2 + \Delta P_{\text{reg},a} + \Delta P_{\text{sing},a}

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Dynamique des fluides parfaits

Notions : théorème de bernoulli généralisé, perte de charge

Déterminer l'expression de la différence de pression entre les points et .

Voir l'indice

Écrire le bilan de Bernoulli entre la sortie de pompe C et la surface libre de la citerne E en prenant en compte le dénivelé et les pertes de charge de refoulement.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de Bernoulli généralisé (prenant en compte les pertes de charge) entre la sortie de la pompe au point C et la surface libre de la citerne au point E.
  2. Identifier les grandeurs cinématiques et géométriques en C (v_C = v, z_C) et en E (v_E \approx 0, z_E, P_E = P_0).
  3. En déduire l'expression de la différence de pression demandée.
Voir la réponse courte

Application du théorème de Bernoulli avec pertes de charge entre la sortie de la pompe C et le point de rejet E.

Voir le corrigé complet

Considérons une ligne de courant allant de la sortie de la pompe (point C) jusqu'à la surface libre de la citerne (point E).

Le fluide étant incompressible et l'écoulement permanent, le théorème de Bernoulli avec pertes de charge entre C et E s'écrit :

P_C + \frac{1}{2}\rho v_C^2 + \rho g z_C = P_E + \frac{1}{2}\rho v_E^2 + \rho g z_E + \Delta P_{\text{pertes},r}

où \Delta P_{\text{pertes},r} = \Delta P_{\text{reg},r} + \Delta P_{\text{sing},r} représente la somme des pertes de charge régulières et singulières dans le circuit de refoulement.

Les conditions aux deux points sont les suivantes :

  • au point C, dans la conduite de refoulement : v_C = v et l'altitude vaut z_C ;
  • au point E, à la surface libre de la citerne de grande section devant celle du tuyau : v_E \approx 0, l'altitude vaut z_E et la pression est la pression atmosphérique P_E = P_0.

On en déduit l'expression de la différence de pression P_C - P_E :

P_C - P_E = \rho g (z_E - z_C) - \frac{1}{2}\rho v^2 + \Delta P_{\text{pertes},r}

Si l'on définit la variation de pression dans le sens de l'écoulement entre C et E par \Delta P_r = P_E - P_C (de façon analogue à \Delta P_a = P_B - P_O à la question Q10) :

\boxed{\Delta P_r = P_E - P_C = -\rho g (z_E - z_C) + \frac{1}{2}\rho v^2 - \Delta P_{\text{pertes},r}}

soit encore :

\boxed{P_C - P_E = \rho g (z_E - z_C) - \frac{1}{2}\rho v^2 + \Delta P_{\text{reg},r} + \Delta P_{\text{sing},r}}

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Question 12

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Bilans macroscopiques

Notions : puissance de pompe, théorème de bernoulli généralisé

En déduire la puissance mécanique de la pompe nécessaire à ce captage d'eau de mer. Commenter la valeur obtenue.

Voir l'indice

Exprimer la charge totale fournie par la pompe \Delta P_{\text{pompe}} = P_C - P_B à l'aide des questions précédentes, puis calculer P_m = Q_V \Delta P_{\text{pompe}}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le saut de pression \Delta P_{\text{pompe}} = P_C - P_B généré par la pompe à partir des résultats des questions Q10 et Q11, en notant que les surfaces libres sont toutes deux à la pression atmosphérique (P_O = P_E = P_0).
  2. Relier la puissance mécanique P_m fournie par la pompe au fluide au produit du débit volumique Q_V par ce surcroît de pression \Delta P_{\text{pompe}}.
  3. Effectuer l'application numérique et commenter la valeur obtenue (ordre de grandeur réaliste, prépondérance du terme gravitaire devant les pertes de charge).
Voir la réponse courte

Calcul du saut de pression aux bornes de la pompe \Delta P = \Delta P_r - \Delta P_a puis de la puissance mécanique P_m = D_v \Delta P.

Voir le corrigé complet

La pompe étant située entre les points B et C, elle fournit au fluide un surcroît de pression \Delta P_{\text{pompe}} = P_C - P_B.

Les surfaces libres en O et E sont à la même pression atmosphérique P_O = P_E = P_0. On peut donc décomposer cette différence selon :

P_C - P_B = (P_C - P_E) - (P_B - P_O)

D'après les questions Q10 et Q11 :

\begin{aligned} P_B - P_O &= -\rho g z_B - \frac{1}{2}\rho v^2 - \Delta P_{\text{pertes},a} \\ P_C - P_E &= \rho g (z_E - z_C) - \frac{1}{2}\rho v^2 + \Delta P_{\text{pertes},r} \end{aligned}

où \Delta P_{\text{pertes},a} = \Delta P_{\text{reg},a} + \Delta P_{\text{sing},a} et \Delta P_{\text{pertes},r} = \Delta P_{\text{reg},r} + \Delta P_{\text{sing},r}.

En effectuant la différence, les termes d'énergie cinétique se compensent (conduites de même diamètre) et comme z_B = z_C, il vient :

P_C - P_B = \rho g (z_E - z_C + z_B) + \Delta P_{\text{pertes},a} + \Delta P_{\text{pertes},r} = \rho g z_E + \Delta P_{\text{pertes,tot}}

avec \Delta P_{\text{pertes,tot}} = \Delta P_{\text{reg},a} + \Delta P_{\text{sing},a} + \Delta P_{\text{reg},r} + \Delta P_{\text{sing},r}.

La puissance mécanique P_m cédée par la pompe au fluide s'écrit alors :

\boxed{P_m = Q_V \left( \rho g z_E + \Delta P_{\text{pertes,tot}} \right)}

Application numérique :

  • Terme gravitaire :

    \rho g z_E = 1,0 \times 10^3 \times 9,8 \times 25 = 2,45 \times 10^5\text{ Pa} = 2,45\text{ bar}
  • Pertes de charge totales (d'après Q7 et Q8) :

    \Delta P_{\text{pertes,tot}} \approx 2,1 \times 10^3 + 63 + 1,0 \times 10^3 + 126 \approx 3,3 \times 10^3\text{ Pa} = 0,033\text{ bar}
  • Débit volumique :

    Q_V = \frac{40}{3600}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} \approx 1,11 \times 10^{-2}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}

D'où :

P_m = \frac{40}{3600} \times (2,45 \times 10^5 + 3,3 \times 10^3) \approx 2,8 \times 10^3\text{ W}
\boxed{P_m \approx 2,8\text{ kW}}

Commentaire :

  • La puissance mécanique nécessaire est modeste (environ 2,8\text{ kW}), ce qui correspond à une pompe industrielle de petite à moyenne taille, aisément alimentée par le réseau électrique usuel. En tenant compte d'un rendement global usuel de l'ordre de 70 à 80\,\%, la puissance électrique consommée sera de l'ordre de 3,5 à 4\text{ kW}.
  • Le terme gravitaire \rho g z_E représente plus de 98\,\% de la puissance à fournir : les pertes de charge restent très faibles (moins de 2\,\%) en raison du grand diamètre des canalisations (D = 20\text{ cm}) qui maintient la vitesse d'écoulement à une valeur faible (v \approx 0,35\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}).

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Partie II : Contrôle de la qualité de l'eau de l'aquarium

II.A · Étude préliminaire de diagrammes E-pH superposés

Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : couple oxydant-réducteur, eau

Pour chacun des deux couples oxydant-réducteur de l'eau, préciser quelle espèce chimique est l'oxydant et laquelle est le réducteur.

Voir l'indice

Associer chaque couple à sa demi-équation redox : le réducteur cède des électrons et l'oxydant les capte.

Voir la réponse courte

Identification des couples \text{O}_2/\text{H}_2\text{O} et \text{H}^+/\text{H}_2 et attribution de l'oxydant et du réducteur pour chacun.

Voir le corrigé complet

L'eau intervient dans deux couples d'oxydoréduction délimitant son domaine de stabilité thermodynamique :

  • À haut potentiel, le couple met en jeu le dioxygène gazeux et l'eau :

    \mathrm{O_2(g)} + 4\,\mathrm{H^+(aq)} + 4\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{H_2O(\ell)}

    L'espèce qui capte les électrons est l'oxydant et celle qui les cède est le réducteur. On a ainsi :

    \boxed{\text{Oxydant : } \mathrm{O_2(g)} \quad \text{et} \quad \text{Réducteur : } \mathrm{H_2O(\ell)}}
  • À bas potentiel, le couple met en jeu les protons (ou l'eau en milieu basique) et le dihydrogène gazeux :

    \begin{aligned} 2\,\mathrm{H^+(aq)} + 2\,\mathrm{e}^- &= \mathrm{H_2(g)} \\ \text{ou en milieu basique : } 2\,\mathrm{H_2O(\ell)} + 2\,\mathrm{e}^- &= \mathrm{H_2(g)} + 2\,\mathrm{HO^-(aq)} \end{aligned}

    Dans ce couple :

    \boxed{\text{Oxydant : } \mathrm{H^+(aq)} \text{ (ou } \mathrm{H_2O(\ell)}\text{)} \quad \text{et} \quad \text{Réducteur : } \mathrm{H_2(g)}}

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : nombre d'oxydation

Déterminer le nombre d'oxydation de l'élément manganèse dans l'hydroxyde de manganèse (II) et de l'élément iode dans l'ion iodate .

Voir l'indice

Utiliser les nombres d'oxydation usuels de l'hydrogène (+\text{I}) et de l'oxygène (-\text{II}) pour déterminer celui du manganèse et de l'iode.

Voir la réponse courte

Calcul des nombres d'oxydation : +\text{II} pour le manganèse dans \text{Mn(OH)}_2 et +\text{V} pour l'iode dans \text{IO}_3^-.

Voir le corrigé complet

Rappelons les règles d'attribution des nombres d'oxydation usuels :

  • pour l'élément oxygène, le nombre d'oxydation vaut \text{n.o.}(\text{O}) = -\text{II} (sauf dans le difluor et les peroxydes) ;
  • pour l'élément hydrogène, le nombre d'oxydation vaut \text{n.o.}(\text{H}) = +\text{I} lorsqu'il est lié à des éléments plus électronégatifs.

1. Nombre d'oxydation du manganèse dans \text{Mn(OH)}_2\text{(s)} :

L'espèce \text{Mn(OH)}_2 étant neutre, la somme des nombres d'oxydation de tous les atomes constitutifs est nulle :

\begin{aligned} \text{n.o.}(\text{Mn}) + 2 \times \text{n.o.}(\text{O}) + 2 \times \text{n.o.}(\text{H}) &= 0 \\ \text{n.o.}(\text{Mn}) + 2 \times (-2) + 2 \times (+1) &= 0 \\ \text{n.o.}(\text{Mn}) - 2 &= 0 \end{aligned}
\boxed{\text{n.o.}(\text{Mn}) = +\text{II}}

2. Nombre d'oxydation de l'iode dans l'ion iodate \text{IO}_3^-\text{(aq)} :

La somme des nombres d'oxydation est égale à la charge globale de l'ion, soit -1 :

\begin{aligned} \text{n.o.}(\text{I}) + 3 \times \text{n.o.}(\text{O}) &= -1 \\ \text{n.o.}(\text{I}) + 3 \times (-2) &= -1 \\ \text{n.o.}(\text{I}) - 6 &= -1 \end{aligned}
\boxed{\text{n.o.}(\text{I}) = +\text{V}}

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH

Notions : diagramme potentiel-ph, attribution de domaines

Attribuer, en justifiant la réponse, les différents domaines du diagramme E-pH de l'élément manganèse, repérés par les lettres A, B, C, D et E (voir figure 2), aux différentes espèces considérées contenant l'élément manganèse.

Voir l'indice

Classer les espèces par nombre d'oxydation croissant verticalement, et distinguer les formes hydratées/acides des précipités d'hydroxydes horizontalement selon le pH.

Voir la stratégie
  1. Classer les espèces selon le nombre d'oxydation (n.o.) de l'élément manganèse : les formes les plus oxydées (n.o. le plus élevé) se situent aux potentiels les plus hauts (haut du diagramme).
  2. À nombre d'oxydation identique, distinguer les espèces selon le pH : l'espèce la plus acide (ou forme cationique libre) prédomine à pH faible (gauche), tandis que l'hydroxyde précipite à pH plus élevé par apport d'ions \mathrm{HO^-} (droite).
Voir la réponse courte

Attribution des domaines selon les degrés d'oxydation croissants verticalement et le caractère basique croissant horizontalement.

Voir le corrigé complet

Déterminons le nombre d'oxydation de l'élément manganèse dans chacune des cinq espèces :

  • \mathrm{Mn(s)} : \text{n.o.} = 0 ;
  • \mathrm{Mn^{2+}(aq)} et \mathrm{Mn(OH)_2(s)} : \text{n.o.} = +\text{II} ;
  • \mathrm{Mn^{3+}(aq)} et \mathrm{Mn(OH)_3(s)} : \text{n.o.} = +\text{III}.

1. Répartition selon l'axe des potentiels (axe vertical) :

  • Le domaine le plus bas correspond au réducteur le plus fort, soit le degré d'oxydation 0 : le domaine E correspond donc à \mathrm{Mn(s)}.
  • Les domaines intermédiaires C et D correspondent au degré d'oxydation +\text{II}.
  • Les domaines situés aux potentiels les plus élevés A et B correspondent au degré d'oxydation +\text{III}.

2. Répartition selon l'axe de pH (axe horizontal) :

  • Au degré d'oxydation +III : la réaction de précipitation s'écrit

    \mathrm{Mn^{3+}(aq)} + 3\,\mathrm{H_2O(\ell)} = \mathrm{Mn(OH)_3(s)} + 3\,\mathrm{H^+(aq)}

    La forme cationique \mathrm{Mn^{3+}(aq)} existe donc en milieu acide (bas pH, à gauche), tandis que l'hydroxyde \mathrm{Mn(OH)_3(s)} se forme à pH plus élevé (à droite). On en déduit :

    • Domaine A : \mathrm{Mn^{3+}(aq)}
    • Domaine B : \mathrm{Mn(OH)_3(s)}
  • Au degré d'oxydation +II : la réaction de précipitation s'écrit de même

    \mathrm{Mn^{2+}(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(\ell)} = \mathrm{Mn(OH)_2(s)} + 2\,\mathrm{H^+(aq)}

    L'ion \mathrm{Mn^{2+}(aq)} est stable à bas pH (à gauche) et le précipité \mathrm{Mn(OH)_2(s)} à pH plus élevé (à droite). On en déduit :

    • Domaine C : \mathrm{Mn^{2+}(aq)}
    • Domaine D : \mathrm{Mn(OH)_2(s)}
\boxed{ \text{\textbf{A} : } \mathrm{Mn^{3+}(aq)}, \quad \text{\textbf{B} : } \mathrm{Mn(OH)_3(s)}, \quad \text{\textbf{C} : } \mathrm{Mn^{2+}(aq)}, \quad \text{\textbf{D} : } \mathrm{Mn(OH)_2(s)}, \quad \text{\textbf{E} : } \mathrm{Mn(s)} }

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH

Notions : diagramme potentiel-ph, stabilité thermodynamique

En utilisant les diagrammes E-pH de la figure 2, identifier quelles sont les espèces, contenant l'élément manganèse, stables dans l'eau en présence de dioxygène dissous.

Voir l'indice

Repérer la zone de superposition du domaine de prédominance/stabilité de l'espèce avec celui du dioxygène (au-dessus de la droite relative au couple de l'eau).

Voir la stratégie
  1. Deux espèces chimiques sont thermodynamiquement stables l'une en présence de l'autre si leurs domaines de stabilité (ou de prédominance/existence) possèdent une intersection non vide sur le diagramme E-\mathrm{pH}.
  2. Le dioxygène dissous \mathrm{O_2} est la forme oxydée du couple \mathrm{O_2(g)}/\mathrm{H_2O} ; son domaine de stabilité correspond à la région située au-dessus de la droite frontière en pointillés supérieure :

    E > E(\mathrm{O_2/H_2O})
  3. On compare la position du domaine de chaque espèce du manganèse (attribués en Q15) par rapport à cette droite frontière.
Voir la réponse courte

Superposition des domaines de stabilité de \text{O}_2 dissous et des espèces du manganèse pour déterminer les formes stables.

Voir le corrigé complet

La frontière du couple \mathrm{O_2(g)}/\mathrm{H_2O} est tracée en pointillés rouges sur la figure 2 ; le domaine de stabilité du dioxygène dissous \mathrm{O_2} se situe au-dessus de cette droite.

Analysons chacune des espèces de l'élément manganèse :

  • Mn(s) (domaine E) : situé très en dessous de la frontière \mathrm{O_2/H_2O} (E < -1{,}18\text{ V}), son domaine est disjoint de celui de \mathrm{O_2}. Le manganèse métallique est donc instable en présence de \mathrm{O_2} dissous (il est spontanément oxydé).
  • \mathbf{Mn(OH)_2(s)} (domaine D) : situé intégralement sous la droite frontière \mathrm{O_2/H_2O}, son domaine est disjoint de celui de \mathrm{O_2}. L'hydroxyde de manganèse (II) n'est donc pas stable en présence de dioxygène dissous (il est oxydé par \mathrm{O_2}).
  • \mathbf{Mn^{3+}(aq)} (domaine A) : situé pour \mathrm{pH} \lesssim 0{,}8 à des potentiels supérieurs à 1{,}51\text{ V}, il se trouve entièrement au-dessus de la frontière \mathrm{O_2/H_2O} (E^\circ = 1{,}23\text{ V}). Son domaine empiète sur celui de \mathrm{O_2} : \mathrm{Mn^{3+}(aq)} est donc stable en présence de dioxygène dissous.
  • \mathbf{Mn(OH)_3(s)} (domaine B) : il s'étend vers les hauts potentiels sans limite supérieure sur le diagramme. De plus, pour \mathrm{pH} \gtrsim 3{,}5, sa frontière inférieure passe en dessous de la droite \mathrm{O_2/H_2O}. Son domaine de stabilité possède donc une vaste intersection avec celui de \mathrm{O_2} : \mathrm{Mn(OH)_3(s)} est stable en présence de dioxygène dissous.
  • \mathbf{Mn^{2+}(aq)} (domaine C) : pour \mathrm{pH} \lesssim 3{,}5, la frontière supérieure du domaine de \mathrm{Mn^{2+}} (frontières A/C puis B/C) est située à un potentiel plus élevé que la droite \mathrm{O_2/H_2O}. Les domaines de \mathrm{Mn^{2+}} et de \mathrm{O_2} possèdent ainsi une zone commune à \mathrm{pH} < 3{,}5 : \mathrm{Mn^{2+}(aq)} est thermodynamiquement stable dans l'eau en présence de dioxygène dissous en milieu acide.
\boxed{\text{Les espèces stables en présence de dioxygène dissous sont }\mathrm{Mn(OH)_3(s)},\; \mathrm{Mn^{3+}(aq)}\text{ et }\mathrm{Mn^{2+}(aq)}\text{ (pour }\mathrm{pH} \lesssim 3{,}5\text{).}}

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II.B · Dosage du dioxygène dissous dans l'eau par la méthode de Winkler

Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH

Notions : diagramme potentiel-ph, oxydoréduction

Expliquer pourquoi il est nécessaire de se placer initialement (étapes 1 et 2 du protocole) en milieu fortement basique. On pourra justifier la réponse en prenant appui sur les diagrammes E-pH de la figure 2.

Voir l'indice

Observer sur le diagramme à quel domaine de pH le dioxygène est capable d'oxyder thermodynamiquement le manganèse(II) en manganèse(III).

Voir la stratégie
  1. Rappeler le but de l'étape : faire réagir le dioxygène dissous de manière quantitative avec le manganèse(II) introduit.
  2. Comparer les positions relatives des domaines de prédominance/stabilité du dioxygène et des espèces de manganèse(II) (\mathrm{Mn^{2+}} et \mathrm{Mn(OH)_2}) sur le diagramme E\text{--}\mathrm{pH} selon le milieu (acide vs basique).
  3. En déduire la faisabilité thermodynamique de l'oxydation du manganèse(II) par le dioxygène dissous.
Voir la réponse courte

En milieu basique, le potentiel de réduction de \text{O}_2 est supérieur à celui de \text{Mn(OH)}_2, permettant son oxydation quantitative.

Voir le corrigé complet

Le principe de la méthode de Winkler repose sur le piégeage intégral et quantitatif du dioxygène dissous par oxydation du manganèse(II) en manganèse(III).

  • En milieu acide et neutre (\mathrm{pH} \lesssim 8) : Le manganèse(II) est sous la forme soluble \mathrm{Mn^{2+}(aq)} (domaine C). Le potentiel standard du couple \mathrm{Mn^{3+}(aq)}/\mathrm{Mn^{2+}(aq)} vaut E^\circ = 1,51\text{ V}, ce qui est supérieur à celui du couple \mathrm{O_2(g)}/\mathrm{H_2O} (E^\circ = 1,23\text{ V}). La frontière séparant \mathrm{Mn^{3+}} de \mathrm{Mn^{2+}} est située au-dessus de la droite relative au couple \mathrm{O_2(g)}/\mathrm{H_2O}.

    Ainsi, \mathrm{Mn^{2+}(aq)} et \mathrm{O_2(g)} possèdent un domaine commun de stabilité : le dioxygène dissous ne peut pas oxyder spontanément les ions \mathrm{Mn^{2+}} en milieu acide.

  • En milieu fortement basique (\mathrm{pH} > 9) : L'ajout de pastilles de soude en excès conduit à la précipitation du manganèse(II) sous forme d'hydroxyde de manganèse(II) \mathrm{Mn(OH)_2(s)} (domaine D).

    Sur le diagramme E\text{--}\mathrm{pH}, la frontière séparant \mathrm{Mn(OH)_3(s)} (domaine B) de \mathrm{Mn(OH)_2(s)} (domaine D) est située nettement en dessous de la droite d'oxydoréduction de l'eau \mathrm{O_2(g)}/\mathrm{H_2O} :

    E(\mathrm{O_2/H_2O}) > E(\mathrm{Mn(OH)_3/Mn(OH)_2})

    Les domaines de stabilité de \mathrm{O_2(aq)} et de \mathrm{Mn(OH)_2(s)} sont alors disjoints.

Le dioxygène dissous peut donc oxyder quantitativement \mathrm{Mn(OH)_2(s)} en manganèse(III) \mathrm{Mn(OH)_3(s)} uniquement en milieu fortement basique.

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Question 18

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH ; Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : réaction de précipitation, temps de réaction

Identifier la nature du précipité brun formé et écrire l'équation qui modélise sa formation (étape 2 du protocole). Proposer une explication à la nécessité d'attendre trente minutes.

Voir l'indice

Identifier l'hydroxyde de manganèse formé au degré d'oxydation supérieur et noter que la réaction entre un gaz dissous et un solide/soluté peut présenter une cinétique lente.

Voir la réponse courte

Écriture de la réaction redox formant le précipité de \text{MnO(OH)}_2 (ou \text{MnO}_2) et justification cinétique de l'attente liée à la dissolution et la réaction lente.

Voir le corrigé complet

D'après l'attribution des domaines réalisée à la question Q15 et l'analyse de la question Q16, le manganèse(II) se trouve initialement en milieu fortement basique sous la forme d'hydroxyde de manganèse(II) \mathrm{Mn(OH)_2(s)} (précipité blanc). En présence de dioxygène dissous \mathrm{O_2(aq)}, celui-ci est oxydé en hydroxyde de manganèse(III) \mathrm{Mn(OH)_3(s)} :

\boxed{\text{Le précipité brun formé est l'hydroxyde de manganèse(III), }\mathrm{Mn(OH)_3(s)}.}

La formation de ce précipité fait intervenir :

  • la précipitation initiale du manganèse(II) en milieu basique :

    \mathrm{Mn^{2+}(aq)} + 2\,\mathrm{HO^-(aq)} = \mathrm{Mn(OH)_2(s)}
  • l'oxydation par le dioxygène dissous selon les couples \mathrm{O_2(aq)}/\mathrm{H_2O(l)} et \mathrm{Mn(OH)_3(s)}/\mathrm{Mn(OH)_2(s)} :

    \begin{aligned} \mathrm{O_2(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(l)} + 4\,\mathrm{e^-} &= 4\,\mathrm{HO^-(aq)} \\ \mathrm{Mn(OH)_2(s)} + \mathrm{HO^-(aq)} &= \mathrm{Mn(OH)_3(s)} + \mathrm{e^-} \end{aligned}

L'équation de réaction modélisant l'oxydation du précipité s'écrit donc :

\boxed{4\,\mathrm{Mn(OH)_2(s)} + \mathrm{O_2(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(l)} = 4\,\mathrm{Mn(OH)_3(s)}}

Elle peut également s'écrire sous forme globale à partir des ions manganèse(II) introduits :

4\,\mathrm{Mn^{2+}(aq)} + 8\,\mathrm{HO^-(aq)} + \mathrm{O_2(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(l)} = 4\,\mathrm{Mn(OH)_3(s)}

L'attente de trente minutes se justifie par des considérations cinétiques :

  • Il s'agit d'une transformation hétérogène (solide-liquide) dont la cinétique est relativement lente.
  • Un temps de contact et d'agitation prolongé garantit que la réaction d'oxydation soit quantitative (consommation complète du dioxygène dissous), condition indispensable à l'exactitude du dosage indirect ultérieur.
  • Cela permet également la décantation du précipité brun au fond de l'erlenmeyer avant l'étape suivante.

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Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH ; Oxydoréduction et piles

Notions : réaction d'oxydoréduction

Écrire les équations qui modélisent les transformations chimiques qui interviennent lors du passage en milieu acide et de l'ajout d'iodure de potassium (étape 3 du protocole). On pourra justifier la réponse en prenant appui sur les diagrammes E-pH de la figure 2.

Voir l'indice

En milieu acide, les hydroxydes se dissolvent et \text{Mn}^{3+} oxyde quantitativement les ions iodure \text{I}^- en diiode \text{I}_2.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'effet de l'acidification à \mathrm{pH} \approx 1 sur la stabilité des hydroxydes de manganèse à partir des frontières acido-basiques du diagramme E\text{-pH}.
  2. Comparer les potentiels d'oxydoréduction des couples \mathrm{Mn^{3+}/Mn^{2+}} et \mathrm{I_2/I^-} à \mathrm{pH} \approx 1 pour déterminer la réaction d'oxydoréduction mise en jeu.
  3. Écrire les équations associées à la dissolution et au transfert d'électrons, ainsi que le bilan global.
Voir la réponse courte

Dissolution du précipité en milieu acide et oxydation de \text{I}^- en \text{I}_2 par réduction du manganèse en \text{Mn}^{2+}.

Voir le corrigé complet

Lors de l'étape 3, l'ajout d'acide sulfurique concentré ramène le \mathrm{pH} à une valeur voisine de 1.

1. Dissolution en milieu acide

Sur le diagramme E\text{-pH} du manganèse (figure 2), la frontière verticale séparant le domaine B (\mathrm{Mn(OH)_3(s)}) du domaine A (\mathrm{Mn^{3+}(aq)}) se situe vers \mathrm{pH} \approx 3{,}5. De même, la frontière séparant le domaine D (\mathrm{Mn(OH)_2(s)}) du domaine C (\mathrm{Mn^{2+}(aq)}) est située vers \mathrm{pH} \approx 8{,}5.

À \mathrm{pH} \approx 1, les formes précipitées ne sont donc plus thermodynamiquement stables et se dissolvent selon des réactions acide-base :

\begin{aligned} \mathrm{Mn(OH)_3(s)} + 3\,\mathrm{H^+(aq)} &= \mathrm{Mn^{3+}(aq)} + 3\,\mathrm{H_2O(\ell)} \\ \mathrm{Mn(OH)_2(s)} + 2\,\mathrm{H^+(aq)} &= \mathrm{Mn^{2+}(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(\ell)} \quad \text{(pour l'hydroxyde de Mn(II) en excès)} \end{aligned}

2. Oxydoréduction avec les ions iodure

À \mathrm{pH} \approx 1, le potentiel standard du couple \mathrm{Mn^{3+}(aq)/Mn^{2+}(aq)} vaut E^\circ_1 = 1{,}51\text{ V}, tandis que celui du couple \mathrm{I_2(aq)/I^-(aq)} vaut E^\circ_2 = 0{,}62\text{ V}.

Le domaine A de prédominance de \mathrm{Mn^{3+}} est situé très au-dessus du domaine de \mathrm{I^-} (séparé par la frontière horizontale de potentiel E \approx 0{,}62\text{ V}) : ces deux domaines sont disjoints. Les ions iodure \mathrm{I^-} sont donc spontanément et quantitativement oxydés par les ions \mathrm{Mn^{3+}} selon la réaction :

\boxed{2\,\mathrm{Mn^{3+}(aq)} + 2\,\mathrm{I^-(aq)} = 2\,\mathrm{Mn^{2+}(aq)} + \mathrm{I_2(aq)}}

3. Bilan global de l'étape 3

En combinant la dissolution du précipité brun de \mathrm{Mn(OH)_3(s)} et l'oxydation de l'iodure, on obtient l'équation bilan globale :

\boxed{2\,\mathrm{Mn(OH)_3(s)} + 2\,\mathrm{I^-(aq)} + 6\,\mathrm{H^+(aq)} = 2\,\mathrm{Mn^{2+}(aq)} + \mathrm{I_2(aq)} + 6\,\mathrm{H_2O(\ell)}}

Le diiode \mathrm{I_2(aq)} ainsi généré est responsable de la couleur jaune limpide observée en fin d'étape 3.

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages ; Oxydoréduction et piles

Notions : excè de réactif, méthode indirecte

Expliquer pourquoi l'iodure de potassium est ajouté en large excès.

Voir l'indice

L'excès garantit la réduction totale du manganèse(III) et assure la solubilisation du diiode sous forme de complexe triiodure \text{I}_3^-.

Voir la stratégie

Dans un dosage indirect, le réactif intermédiaire doit être quantitatif et stable :

  1. Examiner la stœchiométrie et la complétude de la réduction du manganèse(III).
  2. Analyser le comportement physico-chimique du diiode formé en solution aqueuse (solubilité et volatilité).
Voir la réponse courte

Justification de l'excès d'iodure pour assurer la consommation totale du dioxyde de manganèse et solubiliser le diiode sous forme \text{I}_3^-.

Voir le corrigé complet

L'iodure de potassium \mathrm{KI} est introduit en large excès pour deux raisons essentielles :

  1. Garantir la réduction totale et rapide du manganèse(III) :
    Le principe de la méthode de Winkler repose sur une conversion stœchiométrique et intégrale du dioxygène dissous en diiode \mathrm{I_2}. L'excès d'ions iodure \mathrm{I^-} déplace totalement l'équilibre de la réaction d'oxydoréduction (question Q19) dans le sens direct et en accélère la cinétique, assurant que tout le manganèse(III) est réduit en manganèse(II).
  2. Solubiliser et stabiliser le diiode formé :
    Le diiode \mathrm{I_2} est une molécule apolaire très peu soluble dans l'eau pure (s \approx 1{,}3 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} à 25\text{ }^\circ\text{C}) et particulièrement volatil. En présence d'un large excès d'ions \mathrm{I^-}, il se complexe sous forme d'ions triiodure \mathrm{I_3^-} selon l'équilibre :

    \mathrm{I_2(aq) + I^-(aq) \rightleftharpoons I_3^-(aq)}

    Cette complexation permet de maintenir l'espèce oxydée en solution aqueuse homogène et d'éviter les pertes par évaporation avant et pendant le titrage.

Question déjà tombée ailleurs

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Question 21

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : titrage indirect, équivalence

L'équation de la réaction support du titrage qui intervient lors de l'étape 4 est la suivante :

En déduire que la concentration en dioxygène dissous dans l'eau analysée, exprimée en et notée , est donnée par la relation suivante :

où désigne le volume de solution de thiosulfate de sodium versé à l'équivalence et le volume prélevé au début de l'étape 4 du protocole.

Voir l'indice

Établir les relations de stœchiométrie successives entre le dioxygène initial, le diiode formé et les ions thiosulfate versés à l'équivalence.

Voir la stratégie
  1. Relier la quantité de diiode formée à la quantité de dioxygène dissous initialement présent grâce aux stœchiométries des réactions établies aux questions Q18 et Q19.
  2. Exprimer la concentration en diiode de la solution en considérant que les ajouts de réactifs solides et d'acide concentré n'entraînent pas de variation notable de volume.
  3. Établir la relation à l'équivalence du titrage pour en déduire la relation demandée.
Voir la réponse courte

Bilan stœchiométrique en chaîne reliant la quantité de thiosulfate versé à l'équivalence à celle de \text{O}_2 initialement dissous.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q18 et Q19, les transformations successives s'écrivent :

  • Oxydation du manganèse(II) par le dioxygène dissous :

    4\,\mathrm{Mn(OH)_2(s)} + \mathrm{O_2(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(\ell)} = 4\,\mathrm{Mn(OH)_3(s)}

    La réaction étant quantitative, la quantité de précipité de manganèse(III) formé dans l'erlenmeyer vérifie :

    n(\mathrm{Mn(OH)_3}) = 4\,n(\mathrm{O_2})
  • Réduction du manganèse(III) par les ions iodure en milieu acide :

    2\,\mathrm{Mn(OH)_3(s)} + 2\,\mathrm{I^-(aq)} + 6\,\mathrm{H^+(aq)} = 2\,\mathrm{Mn^{2+}(aq)} + \mathrm{I_2(aq)} + 6\,\mathrm{H_2O(\ell)}

    La quantité totale de diiode libéré s'exprime donc par :

    n_{\text{tot}}(\mathrm{I_2}) = \frac{1}{2}\,n(\mathrm{Mn(OH)_3}) = 2\,n(\mathrm{O_2})

Les réactifs ajoutés étant sous forme solide (\mathrm{MnCl_2}, \mathrm{NaOH}, \mathrm{KI}) ou en très faible volume (acide sulfurique concentré), le volume de la solution reste égal au volume d'eau analysée. La concentration molaire en diiode dans la solution obtenue est alors :

[\mathrm{I_2}] = \frac{n_{\text{tot}}(\mathrm{I_2})}{V_{\text{tot}}} = 2\,\frac{n(\mathrm{O_2})}{V_{\text{eau}}} = 2\,c(\mathrm{O_2})

Lors de l'étape 4, on prélève un volume V_0 de cette solution contenant une quantité de matière de diiode :

n_0(\mathrm{I_2}) = [\mathrm{I_2}]\,V_0 = 2\,c(\mathrm{O_2})\,V_0

D'après l'équation support du titrage :

2\,\mathrm{S_2O_3^{2-}(aq)} + \mathrm{I_2(aq)} = \mathrm{S_4O_6^{2-}(aq)} + 2\,\mathrm{I^-(aq)}

à l'équivalence, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques :

\frac{n_{\text{versé}}(\mathrm{S_2O_3^{2-}})}{2} = \frac{n_0(\mathrm{I_2})}{1}

Soit :

\begin{aligned} \frac{c_1 V_1}{2} &= 2\,c(\mathrm{O_2})\,V_0 \\ c_1 V_1 &= 4\,c(\mathrm{O_2})\,V_0 \end{aligned}

On en déduit l'expression de la concentration en dioxygène dissous :

\boxed{c(\mathrm{O_2}) = \frac{c_1 V_1}{4 V_0}}

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : concentration molaire, application numérique

Exprimer, en micromoles par kilogramme d'eau, la valeur de la concentration dans le cas où .

Voir l'indice

Calculer la valeur numérique de c(\text{O}_2) en convertissant la masse volumique de l'eau pour exprimer le résultat en \mu\text{mol}\cdot\text{kg}^{-1}.

Voir la stratégie
  1. Calculer la concentration molaire volumique c(\mathrm{O_2}) à partir de la relation établie à la question Q21.
  2. Convertir cette concentration volumique en concentration par kilogramme d'eau (teneur molaire massique) à l'aide de la masse volumique de l'eau \rho = 1,0 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, puis l'exprimer en \mu\text{mol}\cdot\text{kg}^{-1}.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de la concentration c(\text{O}_2) à partir de la formule établie et conversion en \mu\text{mol}\cdot\text{kg}^{-1}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q21, la concentration molaire en dioxygène dissous dans l'eau s'exprime par :

c(\mathrm{O_2}) = \frac{c_1 V_1}{4 V_0}

L'application numérique donne, avec c_1 = 5 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, V_1 = 8,3\text{ mL} et V_0 = 50\text{ mL} :

\begin{aligned} c(\mathrm{O_2}) &= \frac{5 \times 10^{-3} \times 8,3 \times 10^{-3}}{4 \times 50 \times 10^{-3}} \\ &= 2,075 \times 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned}

D'après les données de l'énoncé, la masse volumique de l'eau vaut \rho = 1,0 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} = 1,0\text{ kg}\cdot\text{L}^{-1}. Ainsi, un volume de 1\text{ L} d'eau correspond à une masse :

m_{\text{eau}} = \rho \cdot V = 1,0\text{ kg}

La concentration molaire par kilogramme d'eau, notée c_m(\mathrm{O_2}), s'obtient donc selon :

c_m(\mathrm{O_2}) = \frac{c(\mathrm{O_2})}{\rho} = \frac{2,075 \times 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}{1,0\text{ kg}\cdot\text{L}^{-1}} = 2,075 \times 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{kg}^{-1}

En exprimant ce résultat en micromoles par kilogramme d'eau (1\text{ mol} = 10^6\ \mu\text{mol}) et en tenant compte de la précision des données (deux chiffres significatifs) :

\boxed{c_m(\mathrm{O_2}) = 2,1 \times 10^2\ \mu\text{mol}\cdot\text{kg}^{-1}}

Résultat

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : analyse de résultat

Commenter la valeur de la concentration obtenue à la question 22 au regard de la figure 3 et sachant qu'on considère que la vie marine devient difficile lorsque la valeur de la concentration en dioxygène dissous devient inférieure à 90 micromoles de dioxygène par kilogramme d'eau.

Voir l'indice

Comparer la concentration calculée au seuil d'hypoxie de 90\ \mu\text{mol}\cdot\text{kg}^{-1} et la situer sur la carte océanique de la figure 3.

Voir la réponse courte

Comparaison de la valeur obtenue au seuil d'hypoxie de 90\,\mu\text{mol}\cdot\text{kg}^{-1} pour évaluer la viabilité du milieu aquatique.

Voir le corrigé complet

Deux points de commentaire se dégagent :

  • Cohérence avec les mesures océaniques (figure 3) : La concentration obtenue à la question Q22, soit c_m(\mathrm{O}_2) \approx 2,1 \times 10^2\ \mu\mathrm{mol}\cdot\mathrm{kg}^{-1}, est en parfait accord avec les valeurs cartographiées en surface océanique, qui s'échelonnent typiquement entre 175 et 350\ \mu\mathrm{mol}\cdot\mathrm{kg}^{-1}. Elle correspond très précisément aux zones océaniques tempérées et intertropicales (plages jaune-vert centrées autour de 200\text{ à }225\ \mu\mathrm{mol}\cdot\mathrm{kg}^{-1}).
  • Viabilité pour la faune marine : La concentration mesurée est très supérieure au seuil critique d'hypoxie :

    c_m(\mathrm{O}_2) \approx 210\ \mu\mathrm{mol}\cdot\mathrm{kg}^{-1} \gg 90\ \mu\mathrm{mol}\cdot\mathrm{kg}^{-1}

    L'eau de mer captée dispose donc d'un taux d'oxygénation largement suffisant pour maintenir la faune de l'aquarium en excellente santé.

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Partie III : Déperditions thermiques à travers les parois de l'aquarium

III.A · Renouvellement de l'eau

Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : loi de fourier, symétrie et invariances

Justifier que le vecteur densité de flux thermique ne dépende que de la coordonnée : . On admet qu'au sein de la paroi de verre, le champ des températures vérifie l'équation différentielle

Voir l'indice

Invoquer les symétries du problème et l'invariance par translation selon les directions y et z d'une paroi de grande dimension devant son épaisseur.

Voir la stratégie
  1. Comparer l'épaisseur de la vitre e_v à ses dimensions transversales a.
  2. En déduire les invariances du champ de température T en négligeant les effets de bord.
  3. Appliquer la loi de Fourier pour relier le champ de température au vecteur densité de flux thermique \vec{\jmath}_{th}.
Voir la réponse courte

Invariances par translation selon y et z pour une grande paroi plane conduisant à un gradient de température purement selon \vec{u}_x.

Voir le corrigé complet

L'épaisseur de la paroi de verre vaut e_v = 1,0\text{ cm} = 1,0 \times 10^{-2}\text{ m}, tandis que les dimensions transverses selon l'axe (Oy) vertical et l'axe (Oz) horizontal sont de l'ordre de la taille de l'aquarium, soit a = 1,0\text{ m}.

Puisque e_v \ll a, on peut négliger les effets de bord loin des arêtes et modéliser la vitre comme une paroi plane infinie dans les directions (Oy) et (Oz). Les conditions aux limites thermiques (eau à T_{e,i} en x = 0 et air à T_a en x = e_v) étant uniformes sur ces surfaces, la température ne dépend ni de y ni de z par invariance par translation :

T = T(x, t)

D'après la loi de Fourier, dans un milieu isotrope de conductivité thermique \lambda_v, le vecteur densité de courant thermique s'écrit :

\vec{\jmath}_{th} = -\lambda_v \vec{\nabla} T = -\lambda_v \left( \frac{\partial T}{\partial x}\vec{u}_x + \frac{\partial T}{\partial y}\vec{u}_y + \frac{\partial T}{\partial z}\vec{u}_z \right)

Comme \frac{\partial T}{\partial y} = 0 et \frac{\partial T}{\partial z} = 0, on obtient bien :

\boxed{\vec{\jmath}_{th}(x, t) = -\lambda_v \frac{\partial T}{\partial x}(x, t)\,\vec{u}_x = j_{th}(x, t)\,\vec{u}_x}

Le flux thermique est donc unidimensionnel selon l'axe (Ox) et sa densité ne dépend spatialement que de x.

Résultat

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : diffusivité thermique, dimension

Comment appelle-t-on le coefficient ? En quelle unité s'exprime-t-il ?

Voir l'indice

Identifier la diffusivité thermique du milieu et préciser sa dimension [L^2 T^{-1}] ainsi que son unité SI.

Voir la réponse courte

Définition de la diffusivité thermique D = \frac{\lambda_v}{\rho_v c_v} exprimée en \text{m}^2\cdot\text{s}^{-1}.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle fournie par l'énoncé peut s'écrire sous la forme classique de l'équation de la diffusion thermique à une dimension (équation de la chaleur sans source) :

\frac{\partial T}{\partial t} = a_v \, \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} \quad \text{avec} \quad a_v = \frac{\lambda_v}{\rho_v c_v}

Le coefficient a_v = \frac{\lambda_v}{\rho_v c_v} est appelé la diffusivité thermique du verre.

D'après l'équation de diffusion, l'analyse dimensionnelle donne :

[a_v] = \frac{[x]^2}{[t]} = \mathrm{L^2 \cdot T^{-1}}

Le coefficient s'exprime donc en mètres carrés par seconde (\mathrm{m^2 \cdot s^{-1}}).

\boxed{\text{Diffusivité thermique, exprimée en }\mathrm{m^2 \cdot s^{-1}}}

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : temps caractéristique de diffusion

Exprimer la durée nécessaire à l'établissement du régime stationnaire. Calculer sa valeur numérique.

Voir l'indice

Effectuer une analyse dimensionnelle sur l'équation de la chaleur pour relier \tau à l'épaisseur e_v et à la diffusivité thermique.

Voir la stratégie
  1. Effectuer une analyse dimensionnelle (ou une estimation en ordres de grandeur) des termes de l'équation de diffusion thermique.
  2. En déduire l'expression du temps caractéristique \tau de diffusion thermique à travers l'épaisseur e_v.
  3. Réaliser l'application numérique avec les données de l'énoncé en veillant aux unités du Système international.
Voir la réponse courte

Estimation par analyse dimensionnelle de la durée caractéristique \tau \sim \frac{e^2}{D} et calcul numérique.

Voir le corrigé complet

L'équation de la diffusion thermique unidimensionnelle établie pour la paroi s'écrit :

\frac{\partial T}{\partial t} = a_v \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} \quad \text{avec} \quad a_v = \frac{\lambda_v}{\rho_v c_v}

En estimant les ordres de grandeur spatio-temporels des dérivées partielles au sein de la vitre d'épaisseur e_v :

\frac{\partial T}{\partial t} \sim \frac{\Delta T}{\tau} \quad \text{et} \quad \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} \sim \frac{\Delta T}{e_v^2}

où \Delta T est l'écart de température caractéristique entre les deux faces et \tau le temps caractéristique nécessaire à l'établissement du régime stationnaire. Il vient :

\frac{\Delta T}{\tau} \sim a_v \frac{\Delta T}{e_v^2}

On en déduit l'expression de la durée caractéristique \tau :

\boxed{\tau = \frac{e_v^2}{a_v} = \frac{\rho_v c_v e_v^2}{\lambda_v}}

Application numérique :

  • \rho_v = 2,5 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
  • c_v = 720\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}
  • e_v = 1,0\text{ cm} = 1,0 \times 10^{-2}\text{ m}
  • \lambda_v = 1,1\text{ W}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-1}
\begin{aligned} a_v &= \frac{1,1}{2,5 \times 10^3 \times 720} \approx 6,11 \times 10^{-7}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1} \\ \tau &= \frac{(1,0 \times 10^{-2})^2}{6,11 \times 10^{-7}} \approx 1,6 \times 10^2\text{ s} \end{aligned}
\boxed{\tau \approx 1,6 \times 10^2\text{ s} \approx 2,7\text{ min}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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III.B · Régime stationnaire

Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : équation de la chaleur, profil de température

Déterminer l'évolution de la température selon l'axe dans la paroi de verre 1. On suppose que et .

Voir l'indice

Intégrer deux fois par rapport à x l'équation de Laplace unidimensionnelle \mathrm{d}^2T/\mathrm{d}x^2 = 0 et appliquer les conditions aux limites fournies.

Voir la stratégie
  1. Traduire la condition de régime stationnaire (\partial T / \partial t = 0) dans l'équation de la chaleur établie précédemment.
  2. Intégrer deux fois par rapport à la variable d'espace x pour obtenir la forme générale de la température T(x).
  3. Déterminer les deux constantes d'intégration à l'aide des conditions aux limites imposées en x = 0 et x = e_v.
Voir la réponse courte

Intégration de \frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2} = 0 avec les conditions aux limites pour obtenir un profil linéaire de température.

Voir le corrigé complet

En régime stationnaire (indépendant du temps), la dérivée temporelle de la température s'annule :

\frac{\partial T}{\partial t} = 0

L'équation de diffusion thermique vérifiée par T(x,t) dans la paroi de verre se simplifie alors en :

\frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2} = 0

Par intégration successive par rapport à x, la température varie de manière affine avec l'abscisse x :

T(x) = A\,x + B

où A et B sont deux constantes d'intégration déterminées par les conditions aux limites :

  • En x = 0 :

    T(0) = B = T_{e,i}
  • En x = e_v :

    T(e_v) = A\,e_v + T_{e,i} = T_a \implies A = \frac{T_a - T_{e,i}}{e_v}

On en déduit l'expression du profil de température dans la paroi de verre :

\boxed{T(x) = T_{e,i} + \frac{T_a - T_{e,i}}{e_v}\,x = T_{e,i} \left(1 - \frac{x}{e_v}\right) + T_a\,\frac{x}{e_v}}

Numériquement, avec T_{e,i} = 18\ ^\circ\mathrm{C}, T_a = 12\ ^\circ\mathrm{C} et e_v = 1,0 \times 10^{-2}\text{ m} :

T(x) = 18 - 600\,x \quad (\text{avec } x \text{ en m et } T \text{ en } ^\circ\mathrm{C})

Résultat

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : profil de température

Donner une représentation graphique de .

Voir l'indice

Tracer un segment de droite décroissant reliant (0, T_{e,i}) à (e_v, T_a).

Voir la réponse courte

Tracé d'un segment de droite reliant T(0) = T_{e,i} à T(e_v) = T_a.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q27, la température dans la paroi de verre (0 \leqslant x \leqslant e_v) suit une loi affine décroissante :

T(x) = T_{e,i} + \frac{T_a - T_{e,i}}{e_v}x

avec T(0) = T_{e,i} = 18\ ^\circ\mathrm{C} et T(e_v) = T_a = 12\ ^\circ\mathrm{C}.

La représentation graphique correspond à un segment de droite reliant les points (0, T_{e,i}) et (e_v, T_a) :

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III.C.1 · Pertes par conduction thermique

Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique de conduction

En raisonnant sur une analogie électrique, exprimer la résistance thermique de conduction d'une plaque d'aire , d'épaisseur constituée d'un matériau de conductivité thermique .

Voir l'indice

Faire le parallèle entre la loi d'Ohm U = R I et la loi de Fourier intégrée \Delta T = R_{\text{cond}} \Phi.

Voir la stratégie
  1. Établir la correspondance entre les grandeurs thermiques et électriques (potentiel, flux, conductivité).
  2. Exprimer le flux thermique à travers la plaque en régime stationnaire pour relier l'écart de température au flux thermique par analogie avec la loi d'Ohm.
Voir la réponse courte

Expression du flux thermique \Phi = \frac{\lambda S}{e}\Delta T et identification de la résistance de conduction R_{\text{cond}} = \frac{e}{\lambda S}.

Voir le corrigé complet

L'analogie électrothermique repose sur les correspondances suivantes entre le domaine électrique et le domaine thermique :

  • la différence de potentiel U = V_1 - V_2 \longleftrightarrow l'écart de température \Delta T = T_1 - T_2 ;
  • le courant électrique I \longleftrightarrow le flux thermique \Phi ;
  • la conductivité électrique \gamma \longleftrightarrow la conductivité thermique \lambda.

En régime stationnaire et pour un transfert unidimensionnel selon (Ox), la température varie linéairement à travers la plaque d'épaisseur e entre T(0) = T_1 et T(e) = T_2. La densité de flux thermique est uniforme et s'écrit selon la loi de Fourier :

\begin{aligned} j_{\text{th}} &= -\lambda \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} = \lambda \frac{T_1 - T_2}{e} \end{aligned}

Le flux thermique à travers la section S s'en déduit :

\begin{aligned} \Phi &= j_{\text{th}} S = \frac{\lambda S}{e}(T_1 - T_2) \end{aligned}

Par analogie avec la loi d'Ohm électrique U = R_{\text{élec}} I, on définit la résistance thermique de conduction R_{\text{cond}} par la relation T_1 - T_2 = R_{\text{cond}} \, \Phi. On identifie alors :

\boxed{R_{\text{cond}} = \frac{e}{\lambda S}}

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique en série

Déterminer l'expression puis la valeur de la résistance thermique de conduction , comprise entre les abscisses et , équivalente à l'association de la couche de tartre suivie de la couche de béton.

Voir l'indice

Associer les deux résistances conductives en série : R_{\text{cond}} = R_t + R_b.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les résistances thermiques de conduction de la couche de tartre et de la couche de béton à l'aide du résultat de la question Q29.
  2. Justifier l'association en série des deux couches traversées par le même flux thermique en régime stationnaire.
  3. Réaliser l'application numérique avec une paroi carrée d'aire S = a^2.
Voir la réponse courte

Somme des résistances thermiques de conduction de la couche de tartre et du béton R = R_1 + R_2.

Voir le corrigé complet

Chaque face de l'aquarium cubique d'arête a = 1,0\text{ m} présente une aire :

S = a^2 = 1,0\text{ m}^2

D'après le résultat de la question Q29, les résistances thermiques associées à la conduction dans la couche de tartre (entre x = 0 et x_1) et dans la couche de béton (entre x = 1 et x_2) s'écrivent respectivement :

R_t = \frac{e_t}{\lambda_t S} \quad \text{et} \quad R_b = \frac{e_b}{\lambda_b S}

En régime stationnaire et en l'absence de sources internes de chaleur, le flux thermique surfacique se conserve le long de l'axe (Ox) : le même flux thermique traverse successivement la couche de tartre puis la couche de béton. Par analogie avec deux résistors en série parcourus par le même courant, la résistance thermique globale de conduction est la somme des deux résistances :

\boxed{R_{\text{cond}} = R_t + R_b = \frac{1}{S}\left( \frac{e_t}{\lambda_t} + \frac{e_b}{\lambda_b} \right)}

Application numérique :

\begin{aligned} R_t &= \frac{1,0 \times 10^{-3}}{0,78 \times 1,0} \approx 1,28 \times 10^{-3}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \\ R_b &= \frac{0,10}{1,7 \times 1,0} \approx 5,88 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \end{aligned}

D'où :

\boxed{R_{\text{cond}} \approx 6,0 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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III.C.2 · Prise en compte de pertes convectives et du rayonnement

Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Rayonnement thermique

Notions : résistance thermique de convection, résistance thermique radiative

Pour une seule des cinq parois modélisées par une couche de tartre et une couche de béton, exprimer et . Déterminer leurs valeurs numériques.

Voir l'indice

Identifier les expressions R_{\text{conv}} = 1/(h_{\text{conv}} S) et R_{\text{ray}} = 1/(h_{\text{ray}} S) à partir des expressions de flux fournies.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition générale de la résistance thermique par analogie électrique : R_{\text{th}} = \frac{T(x_2) - T_a}{\Phi}.
  2. Identifier pour la convection et pour le rayonnement les expressions des flux fournies par l'énoncé afin d'en déduire R_{\text{conv}} et R_{\text{ray}}.
  3. Réaliser les applications numériques pour une seule paroi d'aire S = a^2, en veillant à exprimer la température T_a en kelvins pour le transfert radiatif.
Voir la réponse courte

Expressions R_{\text{conv}} = \frac{1}{h_{\text{conv}} S} et R_{\text{ray}} = \frac{1}{h_{\text{ray}} S} puis applications numériques.

Voir le corrigé complet

Par analogie avec la loi d'Ohm (U = R I), la résistance thermique R_{\text{th}} associée à un transfert thermique caractérisé par un flux \Phi sous un écart de température \Delta T = T(x_2) - T_a est définie par :

R_{\text{th}} = \frac{T(x_2) - T_a}{\Phi}

Résistance convective R_{\text{conv}} Le flux convectif entre la face externe de la paroi et l'air ambiant s'écrit selon la loi de Newton :

\Phi_{\text{conv}} = h_{\text{conv}} S \left( T(x_2) - T_a \right)

On en déduit l'expression de la résistance thermique convective :

\boxed{R_{\text{conv}} = \frac{1}{h_{\text{conv}} S}}

Pour une seule paroi, l'aire d'échange est S = a^2 = (1,0\text{ m})^2 = 1,0\text{ m}^2. Avec h_{\text{conv}} = 14\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1} :

\boxed{R_{\text{conv}} = \frac{1}{14 \times 1,0} \approx 7,1 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}}

Résistance radiative R_{\text{ray}} Le flux thermique échangé par rayonnement s'écrit :

\Phi_{\text{ray}} = h_{\text{ray}} S \left( T(x_2) - T_a \right) \quad \text{avec} \quad h_{\text{ray}} = 4 \varepsilon \sigma T_a^3

On en déduit l'expression de la résistance thermique radiative :

\boxed{R_{\text{ray}} = \frac{1}{h_{\text{ray}} S} = \frac{1}{4 \varepsilon \sigma T_a^3 S}}

La température ambiante doit impérativement être exprimée en kelvins :

T_a = 12 + 273,15 = 285,15\text{ K}

Le coefficient d'échange radiatif vaut ainsi :

h_{\text{ray}} = 4 \times 0,90 \times (5,7 \times 10^{-8})\times (285,15)^3 \approx 4,76\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1}

D'où la valeur numérique de la résistance radiative :

\boxed{R_{\text{ray}} = \frac{1}{4,76 \times 1,0} \approx 0,21\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} = 2,1 \times 10^{-1}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}}

Résultat

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Question 32

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : schéma électrique équivalent, résistance thermique

Pour une seule des cinq parois modélisées par une couche de tartre et une couche de béton, exprimer la résistance thermique tenant compte des différents modes de transfert de la chaleur en fonction de , et . On s'appuiera sur un schéma électrique équivalent. Déterminer la valeur de .

Voir l'indice

Reconnaître que la convection et le rayonnement s'exercent en parallèle à l'interface extérieure, le tout étant en série avec la conduction.

Voir la stratégie
  1. Analyser la façon dont les flux thermiques se répartissent : le transfert s'effectue d'abord par conduction à travers les couches de tartre et de béton, puis se sépare en deux voies indépendantes (convection et rayonnement) entre la surface extérieure et l'air ambiant.
  2. Tracer le schéma électrique équivalent traduisant cette association série-parallèle.
  3. Exprimer R_{\text{th}} en fonction de R_{\text{cond}}, R_{\text{conv}} et R_{\text{ray}}, puis procéder à l'application numérique.
Voir la réponse courte

Schéma avec convection et rayonnement en parallèle, le tout en série avec la conduction, et calcul de la résistance équivalente.

Voir le corrigé complet

Le flux thermique total \Phi traversant la paroi depuis l'eau à température T_e jusqu'à l'air ambiant à température T_a se conserve en régime stationnaire :

  • À travers la paroi composite (tartre puis béton), le transfert a lieu par conduction sous l'écart de température T_e - T(x_2) :

    \Phi = \frac{T_e - T(x_2)}{R_{\text{cond}}}
  • À la surface extérieure (x = x_2), le flux se partage entre le transfert convectif et le transfert radiatif vers l'air ambiant à T_a :

    \Phi = \Phi_{\text{conv}} + \Phi_{\text{ray}} = \frac{T(x_2) - T_a}{R_{\text{conv}}} + \frac{T(x_2) - T_a}{R_{\text{ray}}} = \frac{T(x_2) - T_a}{R_{\text{ext}}}

où la résistance superficielle équivalente R_{\text{ext}} correspond à la mise en parallèle de R_{\text{conv}} et R_{\text{ray}} :

\frac{1}{R_{\text{ext}}} = \frac{1}{R_{\text{conv}}} + \frac{1}{R_{\text{ray}}} \implies R_{\text{ext}} = \frac{R_{\text{conv}} R_{\text{ray}}}{R_{\text{conv}} + R_{\text{ray}}}

La résistance thermique totale R_{\text{th}} de la paroi, définie par \Phi = \frac{T_e - T_a}{R_{\text{th}}}, s'obtient par l'association en série de la résistance de conduction et de la résistance superficielle extérieure :

\boxed{R_{\text{th}} = R_{\text{cond}} + \frac{R_{\text{conv}} R_{\text{ray}}}{R_{\text{conv}} + R_{\text{ray}}}}

Le schéma électrique analogue équivalent est représenté ci-dessous :

Application numérique : D'après les questions Q30 et Q31 :

\begin{aligned} R_{\text{cond}} &= 6,01 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \\ R_{\text{conv}} &= 7,14 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \\ R_{\text{ray}} &= 2,11 \times 10^{-1}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \end{aligned}

On calcule d'abord la résistance superficielle équivalente :

R_{\text{ext}} = \frac{R_{\text{conv}} R_{\text{ray}}}{R_{\text{conv}} + R_{\text{ray}}} = \frac{7,14 \times 10^{-2} \times 2,11 \times 10^{-1}}{7,14 \times 10^{-2} + 2,11 \times 10^{-1}} \approx 5,33 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}

D'où la résistance thermique globale de la paroi :

R_{\text{th}} = 6,01 \times 10^{-2} + 5,33 \times 10^{-2} \approx 0,113\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}
\boxed{R_{\text{th}} \approx 0,11\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}}

Résultat

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Question 33

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : pont diviseur de tension, température d'interface

On suppose que la température du tartre à l'interface eau-tartre est égale à celle de l'eau (). Exprimer et calculer la température sur la paroi de béton.

Voir l'indice

Utiliser la formule du diviseur de tension thermique entre l'interface extérieure x_2 et l'air ambiant.

Voir la stratégie
  1. En régime stationnaire, le flux thermique \Phi traversant la paroi est conservatif : le flux conduit à travers le tartre et le béton est égal au flux total (convection et rayonnement) échangé avec l'air extérieur.
  2. On applique la formule du diviseur de tension au schéma électrique équivalent établi à la question précédente pour exprimer directement la température de surface T(x_2) en fonction de T_e, T_a, R_{\text{cond}} et R_{\text{th}}.
  3. On effectue l'application numérique avec la valeur du texte T_e = 18\ ^\circ\text{C}, tout en précisant la valeur obtenue si l'on prend T_e = 28\ ^\circ\text{C} indiqué sur la figure 6.
Voir la réponse courte

Utilisation du pont diviseur ou de la conservation du flux thermique pour déterminer la température intermédiaire T(x_2).

Voir le corrigé complet

En régime stationnaire, la conservation du flux thermique \Phi à travers la paroi s'écrit :

\Phi = \frac{T(0) - T(x_2)}{R_{\text{cond}}} = \frac{T(x_2) - T_a}{R_{\text{ext}}} = \frac{T(0) - T_a}{R_{\text{th}}}

avec T(0) = T_e, R_{\text{ext}} = \dfrac{R_{\text{conv}} R_{\text{ray}}}{R_{\text{conv}} + R_{\text{ray}}} et R_{\text{th}} = R_{\text{cond}} + R_{\text{ext}}.

Par analogie avec un diviseur de tension (ou en égalant le deuxième et le troisième terme) :

\begin{aligned} T(x_2) - T_a &= \frac{R_{\text{ext}}}{R_{\text{th}}} (T_e - T_a) \\ T(x_2) &= T_a + \frac{R_{\text{ext}}}{R_{\text{th}}} (T_e - T_a) = T_e - \frac{R_{\text{cond}}}{R_{\text{th}}} (T_e - T_a) \end{aligned}

soit encore :

\boxed{T(x_2) = \frac{R_{\text{ext}} T_e + R_{\text{cond}} T_a}{R_{\text{cond}} + R_{\text{ext}}}}

Application numérique : D'après les questions Q30, Q31 et Q32 :

  • R_{\text{cond}} \approx 6,01 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} ;
  • R_{\text{ext}} \approx 5,33 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} ;
  • R_{\text{th}} \approx 1,13 \times 10^{-1}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}, d'où \dfrac{R_{\text{ext}}}{R_{\text{th}}} \approx \frac{5,33 \times 10^{-2}}{1,134 \times 10^{-1}} \approx 0,470.

Avec la température de l'eau donnée dans le texte de la sous-partie III.C (T_e = 18\ ^\circ\text{C}) et T_a = 12\ ^\circ\text{C} :

\begin{aligned} T(x_2) &= 12 + 0,470 \times (18 - 12) = 12 + 2,82 \approx 15\ ^\circ\text{C} \quad (288\text{ K}) \end{aligned}
\boxed{T(x_2) \approx 15\ ^\circ\text{C}}

Remarque : si l'on utilise la valeur T_e = 28\ ^\circ\text{C} indiquée sur le schéma de la figure 6, on obtient :

T(x_2) = 12 + 0,470 \times (28 - 12) = 12 + 7,52 \approx 20\ ^\circ\text{C} \quad (293\text{ K})

Résultat

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III.C.3 · Bilan des pertes thermiques

Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique globale

Calculer la résistance thermique de la paroi de verre 1 en tenant compte des transferts thermiques par conduction, convection et rayonnement. On donne, pour l'interface verre-air, et l'émissivité du verre . On suppose que la température du verre à l'interface eau-verre est égale à celle de l'eau.

Voir l'indice

Calculer la résistance conductrice du verre, la coupler en série avec l'association en parallèle des résistances superficielle convective et radiative de la vitre.

Voir la stratégie
  1. Identifier les différents transferts thermiques en jeu à travers la paroi 1 et établir le schéma équivalent : conduction à travers le verre en série avec les transferts externes (convection et rayonnement en parallèle).
  2. Exprimer et calculer numériquement chaque résistance thermique élémentaire.
  3. En déduire la résistance thermique totale R_{\text{th},1} de la paroi de verre.
Voir la réponse courte

Calcul de la résistance thermique totale de la paroi vitrée en combinant conduction, convection et rayonnement.

Voir le corrigé complet

L'eau étant à la température de la face interne du verre (T(0) = T_e), la résistance thermique convective à l'interface eau-verre est nulle.

La chaleur traverse successivement :

  • la vitre de verre par conduction, modélisée par une résistance thermique :

    R_{\text{cond},v} = \frac{e_v}{\lambda_v S}
  • l'interface verre-air extérieur où opèrent simultanément le transfert convectif et le transfert radiatif, modélisés par deux résistances en parallèle :

    \begin{aligned} R_{\text{conv},v} &= \frac{1}{h_{\text{conv},v} S} \\ R_{\text{ray},v} &= \frac{1}{h_{\text{ray},v} S} = \frac{1}{4 \varepsilon_v \sigma T_a^3 S} \end{aligned}

L'association en parallèle de ces deux modes d'échange superficiel externe conduit à la résistance d'échange superficiel :

R_{\text{ext},v} = \left( \frac{1}{R_{\text{conv},v}} + \frac{1}{R_{\text{ray},v}} \right)^{-1} = \frac{1}{\left( h_{\text{conv},v} + 4\varepsilon_v \sigma T_a^3 \right) S}

La résistance thermique globale de la paroi de verre 1 s'écrit donc :

R_{\text{th},1} = R_{\text{cond},v} + R_{\text{ext},v} = \frac{e_v}{\lambda_v S} + \frac{1}{\left( h_{\text{conv},v} + 4\varepsilon_v \sigma T_a^3 \right) S}

Application numérique : L'aire d'une face de l'aquarium est S = a^2 = (1,0\text{ m})^2 = 1,0\text{ m}^2, l'épaisseur du verre est e_v = 1,0\text{ cm} = 1,0 \times 10^{-2}\text{ m} et T_a = 12\ ^\circ\text{C} = 285\text{ K}.

\begin{aligned} R_{\text{cond},v} &= \frac{1,0 \times 10^{-2}}{1,1 \times 1,0} \approx 9,1 \times 10^{-3}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \\ h_{\text{ray},v} &= 4 \times 0,90 \times 5,7 \times 10^{-8} \times (285)^3 \approx 4,8\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1} \\ R_{\text{ext},v} &= \frac{1}{(30 + 4,8) \times 1,0} = \frac{1}{34,8} \approx 2,9 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \end{aligned}

En sommant la conduction et les échanges de surface :

R_{\text{th},1} = 9,1 \times 10^{-3} + 2,87 \times 10^{-2} \approx 3,8 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}
\boxed{R_{\text{th},1} = 3,8 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}}

Résultat

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Question 35

DifficileTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : bilan thermique, puissance thermique

Estimer la puissance thermique perdue à travers l'ensemble des parois de l'aquarium. Quelle solution peut-on envisager pour limiter ces pertes ?

Voir l'indice

Sommer les flux thermiques perdus par la face avant vitrée et par les cinq parois composites, puis proposer une isolation thermique adaptée.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux thermique perdu par la paroi avant vitrée (face 1), puis par chacune des cinq autres parois (faces 2 à 6) à partir des résistances thermiques calculées en Q32 et Q34.
  2. Faire la somme des puissances thermiques perdues pour obtenir la puissance totale dissipée.
  3. Analyser la répartition des pertes pour proposer des solutions d'isolation réalistes et adaptées (double vitrage, isolation thermique par l'extérieur des parois opaques).
Voir la réponse courte

Sommation des pertes sur l'ensemble des parois \Phi = \sum \frac{\Delta T}{R_{\text{th}}} et proposition d'isolation (double vitrage, isolant).

Voir le corrigé complet

Le régime étant stationnaire, la puissance thermique totale dissipée à travers les six parois de l'aquarium est la somme de la puissance perdue par la vitre (face 1) et des puissances perdues par les cinq faces opaques (faces 2, 3, 4, 5 et 6), toutes soumises à l'écart de température \Delta T = T_e - T_a :

\begin{aligned} \Phi_{\text{tot}} &= \Phi_1 + \sum_{k=2}^{6} \Phi_k = \frac{T_e - T_a}{R_{\text{th},1}} + 5\,\frac{T_e - T_a}{R_{\text{th}}} \end{aligned}

où :

  • R_{\text{th},1} \approx 3,8 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} est la résistance thermique de la vitre (obtenue à la question Q34) ;
  • R_{\text{th}} \approx 0,11\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} est la résistance thermique d'une paroi tartre-béton (obtenue à la question Q32) ;
  • T_e = 18\ ^\circ\text{C} et T_a = 12\ ^\circ\text{C}, soit \Delta T = 6\text{ K}.

Calculons les contributions respectives :

\begin{aligned} \Phi_1 &= \frac{6}{3,8 \times 10^{-2}} \approx 1,6 \times 10^2\text{ W} \\ \Phi_{2-6} &= 5 \times \frac{6}{0,11} \approx 2,7 \times 10^2\text{ W} \end{aligned}

La puissance thermique totale perdue par l'aquarium s'élève donc à :

\boxed{\Phi_{\text{tot}} \approx 4,3 \times 10^2\text{ W}}

Solutions pour limiter les pertes thermiques :

  • Pour la paroi vitrée (face 1) : Bien qu'elle ne représente qu'un sixième de la surface totale, elle est responsable de près de 37\,\% des déperditions car sa résistance thermique est très faible. On peut remplacer le simple vitrage par un double (ou triple) vitrage emprisonnant une lame d'air sec ou d'argon, ce qui augmente considérablement la résistance de conduction.
  • Pour les parois opaques (faces 2 à 6) : Ajouter une couche d'isolant thermique (polystyrène extrudé, polyuréthane, laine minérale) de faible conductivité thermique (\lambda \sim 0,03\text{ à }0,04\text{ W}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-1}) sur les parois extérieures en béton.
  • Pour la face supérieure (face 2) : Fermer l'aquarium avec un couvercle isolé afin de limiter à la fois les déperditions conducto-convectives et le refroidissement par évaporation de l'eau.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2024 ?

Surtout 4 chapitres : Diffusion thermique (33 % des questions, partie III), Fluides visqueux (19 %, partie I), Diagrammes E-pH (11 %) et Dynamique des fluides parfaits (10 %). Plus ponctuellement : Titrages, Oxydoréduction et piles, Cinématique des fluides, Statique des fluides, Bilans macroscopiques…

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2024 dès la première année (TSI1) ?

Peu : 6 questions sur 35 (17 %) ne demandent que le programme de TSI1 : Q13, Q14 et Q20 à Q23. Avec les autres programmes de première année : 11 en MPSI.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2024 ?

Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2024 ?

Q35 (bilan thermique), cotée 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2024 ?

Questions de cours : Q9 (théorème de bernoulli), Q13 (couple oxydant-réducteur), Q24 (loi de fourier), Q25 (diffusivité thermique) et Q29 (résistance thermique de conduction). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (formule de torricelli), Q15 (diagramme potentiel-ph), Q21 (titrage indirect) et Q27 (équation de la chaleur).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2024 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (21 sur 35), par exemple : Q2 à Q5, Q7 à Q9, Q13, Q14, Q16, Q17, Q20 et Q22 à Q30. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q21.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2024 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le rapport indique que les trois parties ont été en moyenne réussies de manière équivalente par les candidats, avec des questions de début plutôt bien traitées et des difficultés croissantes ensuite. Moyenne : 9,15/20 (écart-type 4,1, 916 présents).

Quel précipité de manganèse retenir à l'étape 2 du dosage de Winkler ?

L'hydroxyde de manganèse(III) \mathrm{Mn(OH)_3(s)} : bien que la littérature mentionne souvent \mathrm{MnO_2} ou \mathrm{MnO(OH)}, les espèces données dans l'énoncé et le diagramme E\text{--}\mathrm{pH} imposent de retenir \mathrm{Mn(OH)_3(s)} lors de l'oxydation de \mathrm{Mn(OH)_2(s)} en Q18.

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