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Corrigé détaillé E3A Physique Chimie MPI 2026

Autour de l'hélium

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MP2I : 19 questions sur 40, parties I et V en entier. Autres questions faisables en MP2I

Autres premières années : MPSI 29 · PCSI 30 · PTSI 29 · TSI1 24 · BCPST1 15 questions.

Détail par partie
  • Partie I : L'hélium, un gaz « rare » dans notre atmosphère9/9Faisable
  • Partie II : Le laser hélium-néon2/9En partie
  • Partie III : De l'hélium pour détecter les fuites0/102e année
  • Partie IV : Des bulles de savon remplies d'hélium2/6En partie
  • Partie V : Gonfler un ballon volant sans hélium6/6Faisable

Le sujet en bref

Sujet moyen · Mécanique, Électromagnétisme, Solutions aqueuses et électrochimie · 7 incontournables · 30 questions de première année
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Ce sujet transversal s'articule autour de l'hélium, de sa dynamique atmosphérique jusqu'à ses applications technologiques et sa synthèse par voie chimique. Composé de cinq parties indépendantes, il balaie un large spectre du programme de physique-chimie : mécanique à force centrale, structure des modes d'une cavité laser, trajectoire de particules chargées dans un spectromètre magnétique, interférences en couche mince et équilibres en solution aqueuse.

D'un niveau très accessible et conforme aux standards du concours e3a-Polytech, l'épreuve valorise la maîtrise des démonstrations fondamentales du cours, le sens physique des grandeurs et la rigueur dans les applications numériques sans calculatrice. Elle constitue un support de révision complet et stimulant pour consolider les notions clés du programme.

Difficulté
Moyen, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 2 h 55 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

7 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en MP2I et MPSI : 29 questions sur 40, parties I, III et V.

Où gagner des points

32 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (32) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

40 questions
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Partie I : L'hélium, un gaz « rare » dans notre atmosphère

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : atmosphère terrestre, composition de l'air

Quels sont les deux principaux constituants de l'atmosphère terrestre ? Dans quelles proportions ?

Voir l'indice

Se rappeler la composition standard de l'air sec en volume (proportions approchées à 80% et 20%).

Voir la réponse courte

L'atmosphère terrestre est composée principalement de diazote (\approx 78\,\%) et de dioxygène (\approx 21\,\% en volume).

Voir le corrigé complet

Les deux principaux constituants de l'atmosphère terrestre (en air sec) sont :

  • le diazote (\mathrm{N}_2), qui représente environ 78\,\% en fraction molaire (ou volumique) ;
  • le dioxygène (\mathrm{O}_2), qui représente environ 21\,\% en fraction molaire (ou volumique).

En première approximation, on retient souvent les proportions approchées de 4/5 (soit 80\,\%) pour le diazote et de 1/5 (soit 20\,\%) pour le dioxygène. Le pourcent restant est constitué majoritairement d'argon (\approx 0{,}93\,\%) et d'autres gaz à l'état de traces (dioxyde de carbone, néon, hélium, etc.).

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : force de gravitation, énergie potentielle de gravitation

Exprimer la force , ainsi que l'énergie potentielle dont elle dérive. On prendra l'énergie potentielle nulle à l'infini.

Voir l'indice

Projeter la force de gravitation newtonienne sur le vecteur radial unitaire et intégrer par rapport à r avec la condition aux limites à l'infini.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la loi de gravitation universelle de Newton appliquée au point matériel P attiré par la Terre, en introduisant le vecteur unitaire radial \vec{e}_r = \frac{\vec{OP}}{r}.
  2. Relier la force conservative \vec{F} à l'énergie potentielle E_{\mathrm{p}} par la relation \vec{F} = -\vec{\nabla} E_{\mathrm{p}}, puis intégrer en appliquant la condition de jauge à l'infini fixée par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Expression newtonienne \vec{F} = -\frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r^2}\vec{e}_r et dérivation de l'énergie potentielle E_{\mathrm{p}}(r) = -\frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r}.

Voir le corrigé complet

La Terre étant supposée à symétrie sphérique de centre O et de masse M_{\mathrm{T}}, le théorème de Gauss gravitationnel permet d'assimiler son attraction extérieure à celle d'une masse ponctuelle située en O.

En repérant le point P par le vecteur position \vec{OP} = r \vec{e}_r (avec r = \|\vec{OP}\| \ge R_{\mathrm{T}} et \vec{e}_r = \frac{\vec{OP}}{r}), la force gravitationnelle attractive exercée par la Terre sur l'atome de masse m s'écrit :

\boxed{\vec{F} = -\frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r^2} \vec{e}_r}

Cette force centrale conservative dérive d'une énergie potentielle E_{\mathrm{p}}(r) selon :

\vec{F} = -\vec{\nabla} E_{\mathrm{p}} = -\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r} \vec{e}_r

On en déduit :

\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r} = \frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r^2} \implies E_{\mathrm{p}}(r) = -\frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r} + K

où K est une constante d'intégration. La condition imposée par l'énoncé, E_{\mathrm{p}}(r \to \infty) = 0, donne directement K = 0. Il vient ainsi :

\boxed{E_{\mathrm{p}}(r) = -\frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r}}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : énergie mécanique, force conservative

Exprimer l'énergie mécanique du point matériel P. Justifier que celle-ci se conserve.

Voir l'indice

Faire le bilan des forces appliquées et vérifier le caractère conservatif de l'unique interaction subie.

Voir la réponse courte

E_{\mathrm{m}} = E_{\mathrm{c}} + E_{\mathrm{p}} se conserve car la force de gravitation dérive d'une énergie potentielle et aucune force non conservative ne travaille.

Voir le corrigé complet

L'énergie mécanique E_{\mathrm{m}} du point matériel \mathrm{P} de masse m dans le référentiel géocentrique est la somme de son énergie cinétique E_{\mathrm{c}} et de son énergie potentielle de gravitation E_{\mathrm{p}} établie à la question Q2 :

E_{\mathrm{m}} = E_{\mathrm{c}} + E_{\mathrm{p}}

avec E_{\mathrm{c}} = \dfrac{1}{2} m v^2, où v désigne la norme du vecteur vitesse \vec{v} de \mathrm{P} dans le référentiel géocentrique. On obtient donc :

\boxed{E_{\mathrm{m}} = \frac{1}{2} m v^2 - \frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r}}

Justification de la conservation : Le point matériel \mathrm{P} évolue dans le référentiel géocentrique supposé galiléen et n'est soumis qu'à la force de gravitation \vec{F}. Cette force est conservative et dérive de l'énergie potentielle E_{\mathrm{p}}(r), laquelle ne dépend pas explicitement du temps. Aucune force non conservative n'agit sur \mathrm{P} (\vec{F}_{\mathrm{nc}} = \vec{0}). D'après le théorème de l'énergie mécanique :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{m}}}{\mathrm{d}t} &= \mathcal{P}(\vec{F}_{\mathrm{nc}}) = 0 \end{aligned}

L'énergie mécanique E_{\mathrm{m}} est donc une constante du mouvement : elle se conserve.

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : moment cinétique, loi des aires

Montrer que le mouvement de P est plan. Le point P étant alors repéré par ses coordonnées polaires , démontrer que le produit est une constante du mouvement. Cette constante sera notée dans la suite.

Voir l'indice

Calculer la dérivée temporelle du moment cinétique orbital par rapport au centre de force O pour montrer la fixité de sa direction.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème du moment cinétique au point matériel \mathrm{P} au centre de force \mathrm{O} pour établir la conservation du vecteur moment cinétique \vec{L}_{\mathrm{O}}.
  2. En déduire le caractère plan du mouvement à partir de l'orthogonalité entre \vec{OP} et \vec{L}_{\mathrm{O}}.
  3. Exprimer \vec{L}_{\mathrm{O}} en coordonnées polaires pour identifier la constante des aires C = r^2 \dot{\theta}.
Voir la réponse courte

Force centrale donc moment cinétique conservé : la trajectoire est plane et le produit C = r^2\dot{\theta} est constant.

Voir le corrigé complet

Appliquons le théorème du moment cinétique au point \mathrm{P} calculé en \mathrm{O} dans le référentiel géocentrique supposé galiléen :

\frac{\mathrm{d}\vec{L}_{\mathrm{O}}}{\mathrm{d}t} = \vec{\mathcal{M}}_{\mathrm{O}}(\vec{F}) = \vec{OP} \wedge \vec{F}

La force d'interaction gravitationnelle étant centrale de centre \mathrm{O}, les vecteurs \vec{OP} = r \vec{e}_r et \vec{F} = F(r)\vec{e}_r sont colinéaires :

\vec{\mathcal{M}}_{\mathrm{O}}(\vec{F}) = \vec{0} \implies \vec{L}_{\mathrm{O}} = \vec{OP} \wedge m\vec{v} = \vec{\text{cte}}
  • Si \vec{L}_{\mathrm{O}} = \vec{0}, la vitesse \vec{v} et la position \vec{OP} sont colinéaires à chaque instant : le mouvement est rectiligne selon une droite passant par \mathrm{O} (cas particulier de mouvement plan).
  • Si \vec{L}_{\mathrm{O}} \neq \vec{0}, le vecteur position \vec{OP} est à chaque instant orthogonal au vecteur fixe \vec{L}_{\mathrm{O}} car \vec{OP} \cdot (\vec{OP} \wedge m\vec{v}) = 0. Le point \mathrm{P} évolue donc dans le plan fixe passant par \mathrm{O} et orthogonal à \vec{L}_{\mathrm{O}}.

Le mouvement de \mathrm{P} est donc plan.

Dans ce plan, repérons \mathrm{P} par ses coordonnées polaires (r, \theta) associées à la base orthonormée directe (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_z), où \vec{e}_z est le vecteur unitaire colinéaire et de même sens que \vec{L}_{\mathrm{O}}.

Le vecteur position et le vecteur vitesse s'écrivent :

\begin{aligned} \vec{OP} &= r \vec{e}_r \\ \vec{v} &= \dot{r} \vec{e}_r + r\dot{\theta} \vec{e}_\theta \end{aligned}

Le moment cinétique de \mathrm{P} par rapport à \mathrm{O} s'exprime donc par :

\vec{L}_{\mathrm{O}} = r \vec{e}_r \wedge m\left(\dot{r} \vec{e}_r + r\dot{\theta} \vec{e}_\theta\right) = m r^2 \dot{\theta} \vec{e}_z

Puisque le vecteur \vec{L}_{\mathrm{O}} et la masse m sont constants, la composante scalaire r^2 \dot{\theta} est indépendante du temps :

\boxed{r^2 \dot{\theta} = C = \text{cte}}

Cette constante C est appelée constante des aires.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : énergie potentielle effective, énergie mécanique

Montrer que l'énergie mécanique peut se mettre sous la forme :

On précisera l'expression de la fonction en fonction de , , , et de .

Voir l'indice

Exprimer le vecteur vitesse en coordonnées polaires, reporter son carré dans l'énergie cinétique et éliminer \dot{\theta} à l'aide de la constante C.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur vitesse du point matériel P en coordonnées polaires planes et en déduire l'énergie cinétique.
  2. Utiliser la constante des aires C = r^2 \dot{\theta} établie en Q4 pour éliminer \dot{\theta} au profit de r.
  3. Regrouper tous les termes dépendant uniquement de la distance r dans l'énergie potentielle effective E_{\mathrm{p, eff}}(r).
Voir la réponse courte

Décomposition de la vitesse en coordonnées polaires et substitution de \dot{\theta} : E_{\mathrm{p,eff}}(r) = \frac{m C^2}{2r^2} - \frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r}.

Voir le corrigé complet

Le mouvement s'effectuant dans le plan polaire (\mathrm{O}, \vec{e}_r, \vec{e}_\theta), le vecteur vitesse du point matériel s'écrit :

\vec{v} = \dot{r} \vec{e}_r + r \dot{\theta} \vec{e}_\theta

Le carré de la vitesse vaut donc :

v^2 = \dot{r}^2 + r^2 \dot{\theta}^2

D'après la question Q4, la constante des aires s'écrit C = r^2 \dot{\theta}, ce qui donne :

\dot{\theta} = \frac{C}{r^2} \implies r^2 \dot{\theta}^2 = \frac{C^2}{r^2}

En injectant cette relation dans l'expression de l'énergie cinétique, on obtient :

E_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2} m \dot{r}^2 + \frac{m C^2}{2 r^2}

L'énergie mécanique du point P s'exprime alors, d'après les questions Q2 et Q3, sous la forme :

\begin{aligned} E_{\mathrm{m}} &= E_{\mathrm{c}} + E_{\mathrm{p}}(r) \\ &= \frac{1}{2} m \dot{r}^2 + \frac{m C^2}{2 r^2} - \frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r} \end{aligned}

On identifie immédiatement la forme demandée :

E_{\mathrm{m}} = \frac{1}{2} m \dot{r}^2 + E_{\mathrm{p, eff}}(r)

avec :

\boxed{E_{\mathrm{p, eff}}(r) = \frac{m C^2}{2 r^2} - \frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r}}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : énergie potentielle effective, état de diffusion

Tracer, en la justifiant, la courbe représentative de . À l'aide d'un raisonnement graphique, déterminer pour quelles valeurs de le point P peut « échapper » à l'attraction de la Terre, c'est-à-dire se trouver en état de diffusion.

Voir l'indice

Analyser les comportements asymptotiques pour r \to 0^+ et r \to +\infty afin d'identifier l'existence d'un puits et la limite de diffusion.

Voir la stratégie
  1. Étudier les limites, la dérivée et les extrema de E_{\mathrm{p, eff}}(r) afin d'en déduire l'allure de la courbe pour C \neq 0.
  2. Tracer la courbe représentative et positionner différents niveaux d'énergie mécanique E_{\mathrm{m}}.
  3. Utiliser la condition de positivité de l'énergie cinétique radiale (E_{\mathrm{m}} \ge E_{\mathrm{p, eff}}(r)) pour identifier la condition sur E_{\mathrm{m}} permettant à r de tendre vers l'infini (état de diffusion).
Voir la réponse courte

Tracé de E_{\mathrm{p,eff}}(r) présentant un puits ; état de diffusion non lié pour E_{\mathrm{m}} \ge 0, permettant à r de tendre vers l'infini.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q5, l'énergie potentielle effective s'écrit (pour une constante des aires C \neq 0) :

E_{\mathrm{p, eff}}(r) = \frac{m C^2}{2 r^2} - \frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r}

1. Étude de fonction :

  • Aux limites :

    \begin{aligned} \lim_{r \to 0^+} E_{\mathrm{p, eff}}(r) &= +\infty \quad (\text{terme répulsif dominant en } 1/r^2), \\ \lim_{r \to +\infty} E_{\mathrm{p, eff}}(r) &= 0^- \quad (\text{terme attractif dominant en } -1/r). \end{aligned}
  • Dérivée par rapport à r :

    \frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{p, eff}}}{\mathrm{d}r}(r) = -\frac{m C^2}{r^3} + \frac{G M_{\mathrm{T}} m}{r^2} = \frac{m}{r^2}\left( G M_{\mathrm{T}} - \frac{C^2}{r} \right)

    Cette dérivée s'annule en un point unique :

    r_0 = \frac{C^2}{G M_{\mathrm{T}}}

    La fonction est strictement décroissante sur ]0, r_0] puis strictement croissante sur [r_0, +\infty[. Elle présente donc un minimum absolu négatif en r_0 :

    E_{\mathrm{p, eff, min}} = E_{\mathrm{p, eff}}(r_0) = -\frac{m (G M_{\mathrm{T}})^2}{2 C^2} < 0

2. Tracé de la courbe et raisonnement graphique :

L'énergie cinétique radiale étant nécessairement positive ou nulle :

\frac{1}{2}m\dot{r}^2 = E_{\mathrm{m}} - E_{\mathrm{p, eff}}(r) \ge 0 \iff E_{\mathrm{m}} \ge E_{\mathrm{p, eff}}(r)

Les zones accessibles au mouvement correspondent aux valeurs de r pour lesquelles la droite horizontale d'ordonnée E_{\mathrm{m}} se situe au-dessus de la courbe E_{\mathrm{p, eff}}(r).

  • Si E_{\mathrm{p, eff, min}} \le E_{\mathrm{m}} < 0 : le domaine accessible est borné, [r_{\min}, r_{\max}]. L'atome reste piégé au voisinage de la Terre (état lié).
  • Si E_{\mathrm{m}} \ge 0 : le domaine accessible est semi-infini, [r_{\min}, +\infty[. Le point P peut s'éloigner indéfiniment (r \to +\infty).

Le point P peut donc échapper à l'attraction gravitationnelle de la Terre si et seulement si :

\boxed{E_{\mathrm{m}} \ge 0}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : vitesse de libération, état de diffusion

La vitesse de libération est la vitesse minimale qu'il faut communiquer à un corps depuis la surface d'un astre pour qu'il échappe définitivement à son attraction gravitationnelle. En déduire l'expression de en fonction de , et de . Calculer numériquement (aide numérique : ).

Voir l'indice

Traduire la condition d'atteinte de l'infini avec une vitesse résiduelle nulle à partir de l'expression de l'énergie mécanique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie mécanique E_{\mathrm{m}} du point matériel à la surface de la Terre (r = R_{\mathrm{T}}) lorsqu'on lui communique une vitesse v_0.
  2. Utiliser la condition d'échappement (état de diffusion) établie à la question Q6, à savoir E_{\mathrm{m}} \ge 0, pour déterminer la vitesse minimale de libération v_{\ell} correspondant au cas limite E_{\mathrm{m}} = 0.
  3. Effectuer l'application numérique à l'aide des données de l'énoncé et de l'aide au calcul fournie.
Voir la réponse courte

Condition E_{\mathrm{m}} \ge 0 à la surface de la Terre : v_{\ell} = \sqrt{\frac{2 G M_{\mathrm{T}}}{R_{\mathrm{T}}}} \approx 11{,}2\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}.

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À la surface de la Terre, le point matériel se situe à la distance r = R_{\mathrm{T}} du centre \mathrm{O}. S'il est éjecté avec une vitesse de norme v_0, son énergie cinétique est E_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2}m v_0^2 et son énergie potentielle gravitationnelle vaut E_{\mathrm{p}}(R_{\mathrm{T}}) = -\frac{G M_{\mathrm{T}} m}{R_{\mathrm{T}}}.

Son énergie mécanique initiale s'écrit donc :

E_{\mathrm{m}} = \frac{1}{2} m v_0^2 - \frac{G M_{\mathrm{T}} m}{R_{\mathrm{T}}}

D'après le résultat de la question Q6, le point matériel peut s'éloigner à l'infini (état de diffusion) si et seulement si son énergie mécanique est positive ou nulle :

E_{\mathrm{m}} \ge 0 \iff \frac{1}{2} m v_0^2 \ge \frac{G M_{\mathrm{T}} m}{R_{\mathrm{T}}}

La vitesse de libération v_{\ell} étant la vitesse minimale permettant l'échappement, elle correspond au cas limite E_{\mathrm{m}} = 0 :

\frac{1}{2} m v_{\ell}^2 = \frac{G M_{\mathrm{T}} m}{R_{\mathrm{T}}}
\boxed{v_{\ell} = \sqrt{\frac{2 G M_{\mathrm{T}}}{R_{\mathrm{T}}}}}

Application numérique :

\begin{aligned} v_{\ell}^2 &= \frac{2 \times 7{,}0 \cdot 10^{-11} \times 6{,}0 \cdot 10^{24}}{6{,}0 \cdot 10^6} = 14 \cdot 10^7 = 1{,}4 \cdot 10^8 \text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2} \\ v_{\ell} &= \sqrt{1{,}4 \cdot 10^8} = \sqrt{1{,}4} \times 10^4 \text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

En utilisant l'aide numérique \sqrt{1{,}4} \approx 1{,}2 :

\boxed{v_{\ell} \approx 1{,}2 \cdot 10^4 \text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 12 \text{ km}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : gaz parfait, théorie cinétique

Énoncer les hypothèses du modèle du gaz parfait.

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Préciser les hypothèses spatiales sur le volume propre des particules ainsi que la nature de leurs interactions mutuelles.

Voir la réponse courte

Particules ponctuelles, sans volume propre, sans interactions mutuelles à distance en dehors des collisions élastiques instantanées.

Voir le corrigé complet

Le modèle microscopique du gaz parfait repose sur les hypothèses suivantes :

  • Particules ponctuelles : le volume propre des entités (atomes ou molécules) est négligeable devant le volume V accessible au gaz (covolume nul).
  • Absence d'interactions à distance : les particules n'exercent aucune interaction mutuelle à distance ; l'énergie potentielle d'interaction entre molécules est donc négligeable devant leur énergie cinétique.
  • Chocs élastiques instantanés : les seules interactions prises en compte sont des collisions élastiques (avec conservation de l'énergie cinétique) de durée négligeable, entre particules d'une part, et contre les parois du récipient d'autre part.
  • Chaos moléculaire : le mouvement des particules est désordonné, isotrope et régit par les lois de la mécanique classique.
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Question 9

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique ; Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : vitesse quadratique moyenne, vitesse de libération

En prenant , calculer numériquement et conclure quant à la faible quantité d'hélium présente dans l'atmosphère terrestre (aide numérique : ).

Voir l'indice

Effectuer le calcul numérique de u en exploitant la simplification fournie pour la racine carrée, puis tester le critère d'échappement proposé.

Voir la réponse courte

Calcul de u = \sqrt{3RT/M} \approx 1{,}36\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} ; la queue de distribution de Maxwell dépasse v_{\ell}, expliquant l'échappement progressif de l'hélium.

Voir le corrigé complet

D'après la formule donnée dans l'énoncé, la vitesse quadratique moyenne des atomes d'hélium s'écrit :

u = \sqrt{\frac{3RT}{\mathcal{M}_{\mathrm{He}}}}

Avec les valeurs numériques fournies :

  • R = 8{,}0\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • T = 300\text{ K} ;
  • \mathcal{M}_{\mathrm{He}} = 4{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} ;

on obtient :

\begin{aligned} u &= \sqrt{\frac{3 \times 8{,}0 \times 300}{4{,}0 \cdot 10^{-3}}} = \sqrt{\frac{7\,200}{4{,}0 \cdot 10^{-3}}} = \sqrt{1{,}8 \cdot 10^{6}} = \sqrt{1{,}8} \cdot 10^{3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. \end{aligned}

En utilisant l'aide numérique \sqrt{1{,}8} \approx 1{,}3 :

\boxed{u \approx 1{,}3 \cdot 10^{3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 1{,}3\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}}

D'après le résultat de la question Q7, la vitesse de libération terrestre vaut v_{\ell} \approx 1{,}2 \cdot 10^{4}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, d'où :

\frac{v_{\ell}}{10} \approx 1{,}2 \cdot 10^{3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 1{,}2\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}.

On constate ainsi que :

u > \frac{v_{\ell}}{10}.

D'après le critère énoncé, les atomes d'hélium sont capables de s'échapper progressivement de l'attraction gravitationnelle de la Terre. Bien qu'il soit produit en permanence dans la croûte terrestre par radioactivité, l'hélium diffuse vers l'espace à l'échelle des temps géologiques, ce qui justifie sa très faible teneur dans l'atmosphère terrestre (de l'ordre de 5\text{ ppm}).

Résultat

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Partie II : Le laser hélium-néon

Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : laser, photon

Citer trois applications des lasers dans les domaines de votre choix : vie quotidienne, industrie, médecine, recherche...

Voir l'indice

Penser aux dispositifs de lecture optique, aux découpes de précision ou aux actes chirurgicaux courants.

Voir la réponse courte

Citation de trois applications : chirurgie oculaire, découpe industrielle, télécommunications par fibre optique ou interférométrie.

Voir le corrigé complet

Le rayonnement laser, caractérisé par sa cohérence spatiale et temporelle, sa directivité et sa densité de puissance élevée, trouve de nombreuses applications, parmi lesquelles on peut citer :

  1. Télécommunications et vie quotidienne : transmission d'informations à très haut débit par fibre optique (diodes laser servant d'émetteurs optiques modulés), lecteurs de codes-barres ou de disques optiques (CD, DVD, Blu-ray).
  2. Médecine et chirurgie : chirurgie ophtalmologique de précision (correction de la myopie par laser LASIK, traitement de la rétine par photocoagulation), dermatologie (détatouage) ou bistouris laser.
  3. Industrie : découpe, perçage, soudage et gravure de matériaux (métaux, polymères) exploitant la très grande concentration d'énergie surfacique obtenue par focalisation du faisceau.

Remarque : Dans le domaine de la recherche, on peut également citer le refroidissement d'atomes par laser (horloges atomiques) ou les interféromètres optiques géants pour la détection d'ondes gravitationnelles (LIGO, Virgo).

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : conducteur parfait, effet joule

Par des considérations énergétiques, justifier que le champ électrique au sein d'un conducteur parfait est nul.

Voir l'indice

Relier la densité volumique de courant au champ électrique via la loi d'Ohm locale et analyser la puissance dissipée par effet Joule.

Voir la réponse courte

Avec une conductivité infinie \sigma \to \infty, une puissance volumique Joule j^2/\sigma = \sigma E^2 finie impose impérativement \vec{E} = \vec{0}.

Voir le corrigé complet

Dans un milieu conducteur ohmique de conductivité \gamma, la densité volumique de courant est reliée au champ électrique \vec{E} par la loi d'Ohm locale :

\vec{\jmath} = \gamma \vec{E}

La puissance volumique dissipée par effet Joule s'écrit alors :

\mathcal{P}_{\mathrm{J, vol}} = \vec{\jmath} \cdot \vec{E} = \gamma \|\vec{E}\|^2

Par définition, un conducteur parfait possède une conductivité électrique infinie : \gamma \to \infty.

Si le champ électrique \vec{E} était non nul au sein du conducteur, la puissance dissipée par effet Joule serait infinie, ce qui est physiquement impossible. Pour que la puissance volumique dissipée reste finie (et en l'occurrence nulle), il est donc nécessaire que :

\boxed{\vec{E} = \vec{0}}

au sein du conducteur parfait.

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de d'alembert, équation de maxwell

Redémontrer l'équation de d'Alembert satisfaite par le champ électrique dans une région vide de charges et de courants ; on fera apparaître la célérité de la lumière dans le vide . En déduire l'équation différentielle satisfaite par la fonction .

Voir l'indice

Appliquer le rotationnel à la loi de Maxwell-Faraday et utiliser les équations de Maxwell dans le vide dénué de charges et de courants.

Voir la stratégie
  1. Écrire les équations de Maxwell dans le vide de charges et de courants, puis appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday en exploitant l'identité vectorielle fournie pour établir l'équation de propagation de d'Alembert.
  2. Injecter l'expression de l'onde stationnaire E(x,t) = f(x)\sin(\omega t) dans cette équation unidimensionnelle pour en déduire l'équation différentielle harmonique satisfaite par f(x).
Voir la réponse courte

Prise du rotationnel de Maxwell-Faraday et utilisation de \vec{\nabla}\wedge(\vec{\nabla}\wedge\vec{E}) pour établir \Delta\vec{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2\vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}, puis équation sur f.

Voir le corrigé complet

Dans une région vide de charges (\rho = 0) et de courants (\vec{\jmath} = \vec{0}), les équations de Maxwell s'écrivent :

\begin{aligned} \operatorname{div}\vec{E} &= 0 \quad \text{(Maxwell-Gauss)}, \\ \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} &= -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \quad \text{(Maxwell-Faraday)}, \\ \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} &= \mu_0\varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \quad \text{(Maxwell-Ampère)}. \end{aligned}

Prenons le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday et permutons les opérateurs spatiaux et temporels :

\vec{\operatorname{rot}}\left(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}\right) = -\frac{\partial}{\partial t}\left(\vec{\operatorname{rot}}\vec{B}\right).

En utilisant l'identité vectorielle \vec{\operatorname{rot}}\left(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}\right) = \vec{\operatorname{grad}}\left(\operatorname{div}\vec{E}\right) - \Delta\vec{E}, l'équation de Maxwell-Gauss (\operatorname{div}\vec{E} = 0) et l'équation de Maxwell-Ampère, il vient :

-\Delta\vec{E} = -\mu_0\varepsilon_0 \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2}.

En introduisant la célérité de la lumière dans le vide c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}}, on obtient l'équation de d'Alembert :

\boxed{\Delta\vec{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}}

L'onde se propageant selon l'axe x, le champ scalaire E(x, t) = f(x)\sin(\omega t) vérifie la forme unidimensionnelle de l'équation de d'Alembert :

\frac{\partial^2 E}{\partial x^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 E}{\partial t^2} = 0.

Calculons les dérivées partielles :

\begin{aligned} \frac{\partial^2 E}{\partial x^2} &= \frac{\mathrm{d}^2 f}{\mathrm{d}x^2}(x)\,\sin(\omega t), \\ \frac{\partial^2 E}{\partial t^2} &= -\omega^2 f(x)\,\sin(\omega t). \end{aligned}

En réinjectant ces dérivées dans l'équation de propagation :

\left( \frac{\mathrm{d}^2 f}{\mathrm{d}x^2}(x) + \frac{\omega^2}{c^2}f(x) \right) \sin(\omega t) = 0.

Cette égalité devant être vérifiée à tout instant t, la fonction f vérifie l'équation différentielle :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2 f}{\mathrm{d}x^2}(x) + \frac{\omega^2}{c^2}f(x) = 0}

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : cavité résonante, intervalle spectral libre

On admet la continuité de en et en . Résoudre cette équation différentielle, puis exprimer les fréquences propres des modes pouvant exister dans la cavité, quantifiées par un entier , en fonction de la longueur de la cavité et de . Déterminer ensuite l'Intervalle Spectral Libre, défini comme l'écart en fréquence entre deux modes voisins :

Voir l'indice

Appliquer les conditions aux limites d'annulation du champ sur les miroirs parfaits pour quantifier le vecteur d'onde spatial.

Voir la réponse courte

Annulation du champ en 0 et L imposant k L = n\pi, soit \nu_n = \frac{n c}{2L} et un écart intermode \mathrm{ISL} = \frac{c}{2L}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q12, la fonction f vérifie l'équation différentielle spatiale :

\frac{\mathrm{d}^2 f}{\mathrm{d}x^2} + k^2 f(x) = 0 \quad \text{avec} \quad k = \frac{\omega}{c}.

La solution générale est de la forme :

f(x) = A \cos(kx) + B \sin(kx) \quad (A, B \in \mathbb{R}).

Le champ électrique étant nul au sein des miroirs assimilés à des conducteurs parfaits (question Q11) et continu en x = 0 et x = L à tout instant, les conditions aux limites s'écrivent :

E(0, t) = 0 \implies f(0) = 0, \qquad E(L, t) = 0 \implies f(L) = 0.
  • La condition en x = 0 donne immédiatement A = 0, d'où f(x) = B \sin(kx).
  • La condition en x = L impose alors :

    B \sin(kL) = 0.

Pour obtenir une solution non identiquement nulle (B \neq 0), il faut :

k_n L = n\pi \quad (n \in \mathbb{N}^*).

Comme k_n = \dfrac{\omega_n}{c} = \dfrac{2\pi \nu_n}{c}, on en déduit les fréquences propres quantifiées :

\boxed{\nu_n = n \frac{c}{2L}}

L'Intervalle Spectral Libre s'obtient directement par différence de deux fréquences propres consécutives :

\mathrm{ISL} = \nu_{n+1} - \nu_n = (n+1)\frac{c}{2L} - n\frac{c}{2L},

soit :

\boxed{\mathrm{ISL} = \frac{c}{2L}}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : intervalle spectral libre, cavité laser

Calculer l'ordre de grandeur de l'ISL du laser 1107/P JDS Uniphase (voir figure 1). La valeur obtenue est-elle cohérente avec la spécification du fabricant, à savoir ?

Voir l'indice

Mesurer la longueur approximative du tube laser sur la photographie à l'aide de l'échelle graphique de 2 cm.

Voir la stratégie
  1. Estimer la longueur L de la cavité optique sur la figure 1 grâce à la barre d'échelle (2\text{ cm}).
  2. Calculer numériquement \mathrm{ISL} = \dfrac{c}{2L} à partir de l'expression établie à la question Q13.
  3. Comparer le résultat à la donnée du constructeur (1\,090\text{ MHz}).
Voir la réponse courte

Mesure de la longueur de cavité sur la figure 1 et calcul de \mathrm{ISL} = c/(2L) pour confirmer l'accord avec 1\,090\text{ MHz}.

Voir le corrigé complet

À l'aide de l'échelle présente sur la figure 1 (barre de 2\text{ cm}), la longueur du tube cylindrique constituant le laser s'évalue à environ 7 fois la longueur de l'échelle, soit :

L \approx 14\text{ cm} = 0{,}14\text{ m}.

En assimilant la longueur de la cavité optique à celle du tube et d'après l'expression de l'intervalle spectral libre obtenue à la question Q13 :

\mathrm{ISL} = \frac{c}{2L}.

Avec c = 3{,}0 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et L \approx 0{,}14\text{ m} :

\begin{aligned} \mathrm{ISL} &\approx \frac{3{,}0 \cdot 10^8}{2 \times 0{,}14} = \frac{3{,}0}{0{,}28}\cdot 10^8 \approx 1{,}1 \cdot 10^9\text{ Hz} = 1{,}1\text{ GHz} = 1\,100\text{ MHz}. \end{aligned}
\boxed{\mathrm{ISL} \approx 1{,}1\text{ GHz} = 1\,100\text{ MHz}}

Cette valeur est en excellent accord avec la spécification du fabricant (1\,090\text{ MHz}, soit un écart relatif inférieur à 1\,\%) : la valeur obtenue est donc parfaitement cohérente.

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Python

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : programmation python, cavité laser

Compléter les lignes 5, 9 et 10 de ce programme.

Voir l'indice

Initialiser la somme à zéro, calculer la largeur d'un rectangle élémentaire \mathrm{d}t et accumuler la contribution airy(x,k)\times \mathrm{d}t.

Voir la stratégie
  1. Identifier la grandeur accumulée : la variable S sert d'accumulateur pour la somme discrète associée à la méthode des rectangles, elle doit donc être initialisée à 0.
  2. Exprimer le pas d'intégration \Delta t : le tableau T contient N = 201 points répartis uniformément sur [-1, 1], découpant l'intervalle en 200 sous-intervalles de largeur \Delta t = \frac{1 - (-1)}{200} = 0{,}01 (accessible par T[1] - T[0] ou 2 / 200).
  3. Compléter la boucle et le retour : par souci d'efficacité algorithmique, on somme les valeurs de la fonction airy(x, k) dans la boucle, puis on multiplie la somme globale par le pas \Delta t lors du retour.
Voir la réponse courte

Définition de l'axe des fréquences et écriture de la boucle ou de la fonction de transmission de la cavité.

Voir le corrigé complet

L'intégrale à approcher par la méthode des rectangles s'écrit :

g(x) = \int_{-1}^{1} \text{airy}(x, t) \, \mathrm{d}t \approx \sum_{k \in T} \text{airy}(x, k) \, \Delta t

Le pas de discrétisation associé au tableau T = np.linspace(-1, 1, 201) vaut :

\Delta t = \frac{1 - (-1)}{201 - 1} = \frac{2}{200} = 0{,}01 = \text{V6}

Puisque la fonction à intégrer s'annule aux deux bornes t = \pm 1 (\sqrt{1 - (\pm 1)^2} = 0), la méthode des rectangles (à gauche ou à droite) et la méthode des trapèzes coïncident ici avec la somme sur tous les éléments de T pondérée par \Delta t.

On complète donc les lignes du programme :

  • Ligne 5 : initialisation de la somme :

    S = 0   (ou S = 0.0)

  • Ligne 9 : ajout du terme courant :

    S = S + airy(x, k)

  • Ligne 10 : multiplication finale par le pas \Delta t et retour du résultat :

    return S * (T[1] - T[0])   (ou return S * (2 / 200) ou return S * 0.01)

\boxed{ \begin{aligned} \text{Ligne 5 : } & \text{V13} \\ \text{Ligne 9 : } & \text{V14} \\ \text{Ligne 10 : } & \text{V15} \end{aligned} }

Résultat

\begin{aligned} \text{Ligne 5 : } & \text{V13} \\ \text{Ligne 9 : } & \text{V14} \\ \text{Ligne 10 : } & \text{V15} \end{aligned}
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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : profil spectral, calcul intégral

Vérifier par le calcul une valeur particulière de . On pourra utiliser la primitive fournie en fin de partie.

Voir l'indice

Calculer g(0) en intégrant directement la fonction à l'aide de la primitive de \sqrt{1-t^2} fournie en fin d'énoncé.

Voir la stratégie

Pour calculer analytiquement une valeur particulière de g(x), le choix naturel est x = 0, car le terme oscillant \cos(\pi x t) devient identiquement égal à 1, ce qui permet d'utiliser directement la primitive de \sqrt{1-t^2} donnée dans l'énoncé. On compare ensuite la valeur obtenue à la lecture graphique de la figure 3.

Voir la réponse courte

Évaluation de l'intégrale du gain à l'aide de la primitive fournie en exploitant les symétries de la fonction.

Voir le corrigé complet

Considérons la valeur particulière en x = 0 :

g(0) = \int_{-1}^{1} \sqrt{1 - t^2} \cos(0) \, \mathrm{d}t = \int_{-1}^{1} \sqrt{1 - t^2} \, \mathrm{d}t.

En utilisant la primitive fournie dans les données de la partie II :

\int \sqrt{1 - t^2} \, \mathrm{d}t = \frac{t \sqrt{1 - t^2} + \arcsin t}{2},

on obtient :

\begin{aligned} g(0) &= \left[ \frac{t \sqrt{1 - t^2} + \arcsin t}{2} \right]_{-1}^{1} \\ &= \frac{0 + \arcsin(1)}{2} - \frac{0 + \arcsin(-1)}{2} \\ &= \frac{\pi/2}{2} - \left(-\frac{\pi/2}{2}\right) = \frac{\pi}{2}. \end{aligned}

Numériquement :

\boxed{ g(0) = \frac{\pi}{2} \approx 1{,}57 }

Sur la figure 3, le pic central atteint une ordonnée légèrement supérieure à 1{,}50, ce qui est en parfait accord avec la valeur g(0) \approx 1{,}57.

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Python

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : programmation python, profil de gain

Compléter les lignes 5, 7 et 10 de ce programme.

Voir l'indice

Mettre à jour la borne a ou b selon le signe du produit g(a)g(\text{milieu}) pour conserver l'encadrement de la racine, puis tester un intervalle adapté.

Voir la stratégie
  1. Identifier le principe de l'algorithme de dichotomie : si g(a) et g(\text{milieu}) ont le même signe, le zéro recherché se situe dans la moitié supérieure [\text{milieu}, b], sinon il se trouve dans [\text{a}, \text{milieu}].
  2. Choisir les paramètres d'appel de la fonction h(a, b, \text{eps}) en observant la courbe de la figure 3 : encadrer le premier zéro positif par un intervalle [a, b] où la fonction change de signe une unique fois, avec une précision \text{eps} = 10^{-2}.
Voir la réponse courte

Complétion des instructions Python pour calculer le spectre résultant du produit de la transmission et du gain.

Voir le corrigé complet
  • Lignes 5 et 7 : La condition g(a) * g(milieu) > 0 signifie que g(a) et g(\text{milieu}) sont de même signe. La fonction s'annulant au moins une fois sur [a, b], la racine se trouve dans l'intervalle [\text{milieu}, b] : la nouvelle borne inférieure devient le milieu. Sinon, la racine se situe dans [a, \text{milieu}] et la nouvelle borne supérieure devient le milieu.

    • Ligne 5 : a = milieu
    • Ligne 7 : b = milieu
  • Ligne 10 : La condition d'arrêt abs(b-a) > 2*eps garantit qu'en sortie, l'intervalle est de largeur au plus 2\,\varepsilon, de sorte que le centre (a+b)/2 renvoyé est à une distance inférieure ou égale à \varepsilon = 10^{-2} du zéro.

    D'après la figure 3, le premier zéro strictement positif de g est compris entre 1 et 2 (la fonction étant strictement positive en 0 et 1, puis négative au voisinage de son premier creux vers 1{,}6). On peut ainsi choisir [a, b] = [0, 2] ou [1, 2].

    • Ligne 10 : print(h(1, 2, 1e-2))   (ou print(h(0, 2, 0.01)))
LigneCode à compléter
Ligne 5a = milieu
Ligne 7b = milieu
Ligne 10print(h(1, 2, 0.01))
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Question 18

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en première année (toutes filières)
  • Mesures et incertitudes

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : propagation des incertitudes, écart normalisé

Exprimer littéralement l'incertitude-type en fonction de , , , , , et de . Sachant que , comparer la valeur expérimentale de à la valeur attendue () via le calcul d'un écart normalisé (-score) et conclure.

Voir l'indice

Utiliser la formule de composition quadratique des incertitudes relatives pour une relation monomiale, puis calculer le rapport |\lambda_{\text{exp}} - \lambda_{\text{att}}|/u(\lambda).

Voir la stratégie
  1. Exprimer \lambda en fonction des grandeurs mesurées R, d et \phi à partir de la relation fournie par l'énoncé.
  2. Appliquer la loi de propagation des incertitudes dans le cas de grandeurs indépendantes pour obtenir l'expression de l'incertitude-type u(\lambda).
  3. Calculer le z-score (écart normalisé) entre la valeur expérimentale et la valeur tabulée, puis statuer sur la compatibilité de la mesure.
Voir la réponse courte

Différentielle logarithmique pour propager les incertitudes-types indépendantes, puis calcul du quotient z = \frac{|\lambda_{\mathrm{exp}} - \lambda_{\mathrm{th}}|}{u(\lambda)} < 2 pour conclure à la compatibilité.

Voir le corrigé complet

D'après la relation (6) de l'énoncé reliant le diamètre \phi de la tache d'Airy à la longueur d'onde :

\phi = 1{,}22\,\frac{\lambda d}{R} \iff \lambda = \frac{\phi R}{1{,}22\,d}

Les grandeurs R, d et \phi étant issues de mesurages indépendants, la formule de propagation des incertitudes composées relatives donne :

\left(\frac{u(\lambda)}{\lambda}\right)^2 = \left(\frac{u(\phi)}{\phi}\right)^2 + \left(\frac{u(R)}{R}\right)^2 + \left(\frac{u(d)}{d}\right)^2

On en déduit l'expression littérale de l'incertitude-type u(\lambda) :

\boxed{u(\lambda) = \lambda \sqrt{\left(\frac{u(R)}{R}\right)^2 + \left(\frac{u(d)}{d}\right)^2 + \left(\frac{u(\phi)}{\phi}\right)^2}}

L'écart normalisé (z-score) comparant la valeur expérimentale \lambda_{\mathrm{exp}} = 656\text{ nm} à la valeur théorique attendue \lambda_{\mathrm{att}} = 632{,}8\text{ nm} s'écrit :

z = \frac{|\lambda_{\mathrm{exp}} - \lambda_{\mathrm{att}}|}{u(\lambda)}

Avec les valeurs numériques fournies :

z = \frac{|656 - 632{,}8|}{49} = \frac{23{,}2}{49} \approx 0{,}47
\boxed{z \approx 0{,}5}

Comme z \le 2, l'écart entre la valeur expérimentale et la valeur attendue n'est pas significatif : la mesure est pleinement compatible avec la longueur d'onde de référence du laser He-Ne.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Partie III : De l'hélium pour détecter les fuites

Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : force de lorentz, trajectoire plane

Montrer que la trajectoire de l'ion est contenue dans le plan .

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe orthogonal au plan initial et intégrer les conditions initiales de position et de vitesse.

Voir la stratégie

Pour montrer que la trajectoire est confinée dans le plan (\mathrm{O}, \vec{e}_x, \vec{e}_y), il suffit d'appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'ion et d'examiner l'équation du mouvement projetée selon l'axe (\mathrm{O}z), en exploitant les conditions initiales de position et de vitesse.

Voir la réponse courte

\vec{B} = B\vec{e}_z et \vec{v}_0 \perp \vec{e}_z : l'accélération selon z est identiquement nulle, le mouvement reste confiné dans le plan orthogonal.

Voir le corrigé complet

On étudie l'ion de masse m et de charge e > 0 dans le référentiel du laboratoire (terrestre), supposé galiléen, muni du repère orthonormé direct (\mathrm{O}, \vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z).

Le poids étant négligé, l'ion n'est soumis qu'à la force de Lorentz magnétique :

\vec{F} = e\,\vec{v} \wedge \vec{B}

avec \vec{B} colinéaire à \vec{e}_z (\vec{B} = \pm B\,\vec{e}_z).

D'après le principe fondamental de la dynamique :

m \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = e\,\vec{v} \wedge \vec{B}

Par propriété du produit vectoriel, la force magnétique \vec{F} est orthogonale à \vec{B}, donc orthogonale à \vec{e}_z à tout instant :

\vec{F} \cdot \vec{e}_z = (e\,\vec{v} \wedge \vec{B}) \cdot \vec{e}_z = 0

La projection de l'équation du mouvement sur l'axe (\mathrm{O}z) donne :

m \frac{\mathrm{d}v_z}{\mathrm{d}t} = 0 \implies v_z(t) = \text{cte}

À l'instant initial t = 0, la vitesse de l'ion est \vec{v}(0) = v_0 \vec{e}_x, d'où :

v_z(0) = 0

Il en découle que v_z(t) = \dot{z}(t) = 0 pour tout t \ge 0, ce qui implique que la coordonnée z(t) est constante :

z(t) = z(0)

L'ion entrant au point origine \mathrm{O} à t = 0, on a z(0) = 0. Par conséquent :

\boxed{\forall\, t \ge 0, \quad z(t) = 0}

La trajectoire de l'ion est donc rigoureusement plane et contenue dans le plan (\mathrm{O}, \vec{e}_x, \vec{e}_y).

Résultat

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : puissance de lorentz, sen du champ magnétique

Justifier que le mouvement de l'ion est uniforme. Préciser le sens du champ permettant d'obtenir l'une des trajectoires illustrées sur la figure 4.

Voir l'indice

Évaluer la puissance de la force magnétique et utiliser la règle de la main droite (ou du trièdre direct) sachant que l'ion est dévié vers les y négatifs.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance de la force de Lorentz s'exerçant sur l'ion et appliquer le théorème de l'énergie cinétique pour conclure sur la norme de la vitesse.
  2. Exprimer la force magnétique à la date t=0 et déterminer le signe de sa composante sur \vec{e}_y pour correspondre à la déviation vers le bas observée sur la figure 4.
Voir la réponse courte

La force magnétique est orthogonale à la vitesse donc de puissance nulle (v = v_0), et la règle de la main droite fixe l'orientation de \vec{B}.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel d'étude, la seule force agissant sur l'ion est la force magnétique de Lorentz :

\vec{F} = e\,\vec{v} \wedge \vec{B}

La puissance développée par cette force est identiquement nulle à tout instant :

\mathcal{P} = \vec{F}\cdot\vec{v} = (e\,\vec{v}\wedge\vec{B})\cdot\vec{v} = 0

D'après le théorème de l'énergie cinétique appliqué à l'ion dans le référentiel galiléen :

\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{c}}}{\mathrm{d}t} = \mathcal{P} = 0 \implies E_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2}m v^2 = \text{cte}

La norme de la vitesse est donc constante et égale à sa valeur initiale : v(t) = v_0.

\boxed{\text{Le mouvement de l'ion est uniforme.}}

À l'instant initial t=0, la vitesse de l'ion est \vec{v}_0 = v_0 \vec{e}_x (avec v_0 > 0). Écrivons le champ magnétique sous la forme \vec{B} = B_z \vec{e}_z, où B_z = \pm B. La force magnétique initiale s'écrit alors :

\begin{aligned} \vec{F}(0) &= e\,\vec{v}_0 \wedge \vec{B} \\ &= e\,(v_0 \vec{e}_x) \wedge (B_z \vec{e}_z) \\ &= - e\,v_0 B_z\,\vec{e}_y \quad (\text{car } \vec{e}_x \wedge \vec{e}_z = -\vec{e}_y) \end{aligned}

D'après la figure 4, l'ion est dévié vers le bas (dans le sens des y décroissants), ce qui impose une accélération initiale selon -\vec{e}_y, soit :

- e\,v_0 B_z < 0 \iff B_z > 0 \quad (\text{puisque } e > 0 \text{ et } v_0 > 0)
\boxed{\vec{B} = B\,\vec{e}_z \quad \text{(champ dirigé vers l'avant, sortant du plan de la figure)}}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : principe fondamental de la dynamique, pulsation cyclotron

Déterminer deux équations différentielles reliant les composantes de la vitesse et de l'ion à leurs dérivées par rapport au temps. On posera .

Voir l'indice

Projeter l'équation du mouvement m\mathrm{d}\vec{v}/\mathrm{d}t = e\,\vec{v}\wedge\vec{B} sur les axes cartésiens \vec{e}_x et \vec{e}_y.

Voir la réponse courte

Projection du PFD m\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = e\vec{v}\wedge\vec{B} sur les axes x et y pour obtenir le système différentiel couplé.

Voir le corrigé complet

On applique la deuxième loi de Newton à l'ion de masse m et de charge e > 0, dans le référentiel terrestre supposé galiléen. En négligeant le poids devant la force de Lorentz magnétique, le bilan des forces se réduit à :

m \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = e\,\vec{v} \wedge \vec{B}

D'après les questions précédentes, le mouvement est plan dans (O, \vec{e}_x, \vec{e}_y), si bien que \vec{v}(t) = v_x(t)\,\vec{e}_x + v_y(t)\,\vec{e}_y, et le champ magnétique s'écrit \vec{B} = B\,\vec{e}_z (avec B > 0).

Le produit vectoriel s'exprime par :

\begin{aligned} \vec{v} \wedge \vec{B} &= \left(v_x \vec{e}_x + v_y \vec{e}_y\right) \wedge \left(B \vec{e}_z\right) \\ &= - v_x B\,\vec{e}_y + v_y B\,\vec{e}_x \\ &= B v_y\,\vec{e}_x - B v_x\,\vec{e}_y \end{aligned}

En projetant la deuxième loi de Newton sur les axes orthogonaux \vec{e}_x et \vec{e}_y, on obtient le système :

\begin{aligned} m \frac{\mathrm{d}v_x}{\mathrm{d}t} &= e B v_y \\ m \frac{\mathrm{d}v_y}{\mathrm{d}t} &= - e B v_x \end{aligned}

En introduisant la pulsation cyclotron \omega = \dfrac{eB}{m}, ces deux équations différentielles couplées du premier ordre s'écrivent :

\boxed{\frac{\mathrm{d}v_x}{\mathrm{d}t} = \omega\,v_y \quad \text{et} \quad \frac{\mathrm{d}v_y}{\mathrm{d}t} = -\omega\,v_x}

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : méthode complexe, pulsation cyclotron

On introduit la variable complexe , avec . Démontrer que la variable vérifie l'équation différentielle :

Voir l'indice

Former la combinaison linéaire adéquate entre l'équation selon y et \mathrm{j} fois l'équation selon x.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dérivée temporelle de \underline{u} = v_y + \mathrm{j}v_x.
  2. Remplacer \dfrac{\mathrm{d}v_x}{\mathrm{d}t} et \dfrac{\mathrm{d}v_y}{\mathrm{d}t} par leurs expressions issues de la question Q21.
  3. Factoriser par \mathrm{j}\omega en utilisant la propriété \mathrm{j}^2 = -1 (soit -\omega = \mathrm{j}^2\omega) pour faire réapparaître \underline{u}.
Voir la réponse courte

Combinaison linéaire \dot{v}_y + \mathrm{j}\dot{v}_x faisant apparaître \mathrm{j}\omega(v_y + \mathrm{j}v_x) pour obtenir l'équation différentielle du premier ordre en \underline{u}.

Voir le corrigé complet

Par définition de la variable complexe \underline{u}(t) = v_y(t) + \mathrm{j}v_x(t), sa dérivée temporelle s'écrit :

\frac{\mathrm{d}\underline{u}}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}v_y}{\mathrm{d}t} + \mathrm{j}\frac{\mathrm{d}v_x}{\mathrm{d}t}

D'après le système d'équations différentielles couplées établi à la question Q21 :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}v_x}{\mathrm{d}t} &= \omega v_y \\ \frac{\mathrm{d}v_y}{\mathrm{d}t} &= -\omega v_x \end{aligned}

En injectant ces relations dans l'expression de la dérivée, il vient :

\frac{\mathrm{d}\underline{u}}{\mathrm{d}t} = -\omega v_x + \mathrm{j}\omega v_y

Sachant que \mathrm{j}^2 = -1, on a -\omega = \mathrm{j}^2 \omega, d'où :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\underline{u}}{\mathrm{d}t} &= \mathrm{j}^2 \omega v_x + \mathrm{j}\omega v_y \\ &= \mathrm{j}\omega \left(v_y + \mathrm{j} v_x\right) \\ &= \mathrm{j}\omega \underline{u} \end{aligned}

On en déduit bien que \underline{u} vérifie l'équation différentielle :

\boxed{\frac{\mathrm{d}\underline{u}}{\mathrm{d}t} - \mathrm{j}\omega\underline{u} = 0}

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : équation différentielle, vitesse cyclotron

Résoudre cette équation différentielle en tenant compte des conditions initiales. En déduire l'expression des composantes et de la vitesse de l'ion.

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants en identifiant la constante d'intégration en t=0.

Voir la stratégie
  1. Résoudre l'équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants sur la variable complexe \underline{u}(t).
  2. Identifier la constante d'intégration grâce aux conditions initiales sur le vecteur vitesse.
  3. Développer \underline{u}(t) sous forme algébrique pour identifier sa partie réelle v_y(t) et sa partie imaginaire v_x(t).
Voir la réponse courte

Intégration en \underline{u}(t) = \underline{u}_0 \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}, puis identification des parties réelle et imaginaire pour trouver v_x(t) et v_y(t).

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle établie à la question Q22 s'écrit :

\frac{\mathrm{d}\underline{u}}{\mathrm{d}t} - \mathrm{j}\omega \underline{u} = 0.

Il s'agit d'une équation différentielle linéaire homogène du premier ordre dont la solution générale est :

\underline{u}(t) = \underline{u}(0) \, \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}.

D'après les conditions initiales à l'instant t=0, la vitesse de l'ion est \vec{v}(0) = v_0 \vec{e}_x, ce qui se traduit par :

v_x(0) = v_0 \quad \text{et} \quad v_y(0) = 0.

On en déduit la valeur initiale de la variable complexe \underline{u} :

\underline{u}(0) = v_y(0) + \mathrm{j}v_x(0) = \mathrm{j} v_0.

La variable complexe s'exprime donc pour tout instant t \ge 0 sous la forme :

\underline{u}(t) = \mathrm{j} v_0 \, \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} = \mathrm{j} v_0 \left(\cos(\omega t) + \mathrm{j}\sin(\omega t)\right) = -v_0 \sin(\omega t) + \mathrm{j} v_0 \cos(\omega t).

Par identification des parties réelle et imaginaire de \underline{u}(t) = v_y(t) + \mathrm{j}v_x(t), on obtient :

\boxed{v_x(t) = v_0 \cos(\omega t)}
\boxed{v_y(t) = -v_0 \sin(\omega t)}

Résultat

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : équation horaire, intégration

Établir les équations horaires et .

Voir l'indice

Intégrer les composantes de la vitesse par rapport au temps en imposant l'origine spatiale (x(0)=0, y(0)=0).

Voir la stratégie

Les équations horaires x(t) et y(t) s'obtiennent par intégration temporelle directe des composantes de la vitesse v_x(t) et v_y(t) établies à la question Q23, en déterminant les constantes d'intégration à l'aide des conditions initiales de position.

Voir la réponse courte

Intégration temporelle directe de v_x(t) et v_y(t) avec les conditions initiales de position en \mathrm{O}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q23, les composantes cartésiennes de la vitesse s'écrivent :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} &= v_x(t) = v_0 \cos(\omega t), \\ \frac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}t} &= v_y(t) = -v_0 \sin(\omega t). \end{aligned}

En intégrant par rapport au temps t, on obtient :

\begin{aligned} x(t) &= \frac{v_0}{\omega}\sin(\omega t) + x_0, \\ y(t) &= \frac{v_0}{\omega}\cos(\omega t) + y_0, \end{aligned}

où x_0 et y_0 sont deux constantes d'intégration réelles.

À l'instant t = 0, l'ion se trouve à l'origine du repère, soit x(0) = 0 et y(0) = 0. On en déduit :

\begin{aligned} x(0) = 0 &\implies x_0 = 0, \\ y(0) = 0 &\implies \frac{v_0}{\omega} + y_0 = 0 \iff y_0 = -\frac{v_0}{\omega}. \end{aligned}

Les équations horaires du mouvement de l'ion sont donc :

\boxed{x(t) = \frac{v_0}{\omega}\sin(\omega t) \quad \text{et} \quad y(t) = -\frac{v_0}{\omega}\bigl(1 - \cos(\omega t)\bigr)}

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : rayon cyclotron, trajectoire circulaire

Montrer que la trajectoire de l'ion est circulaire ; expliciter le rayon de sa trajectoire en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Calculer la quantité (x-x_C)^2 + (y-y_C)^2 pour faire apparaître l'équation cartésienne d'un cercle et identifier son rayon.

Voir la stratégie
  1. Réécrire les équations horaires x(t) et y(t) obtenues à la question précédente en isolant les fonctions trigonométriques \sin(\omega t) et \cos(\omega t).
  2. Éliminer le paramètre temporel t grâce à l'identité \cos^2(\omega t) + \sin^2(\omega t) = 1 afin d'identifier l'équation d'un cercle et en déduire le rayon R.
Voir la réponse courte

Élimination de t montrant l'équation cartésienne d'un cercle de rayon R = \frac{v_0}{\omega} = \frac{m v_0}{e B}.

Voir le corrigé complet

D'après les équations horaires établies à la question Q24, on a :

\begin{aligned} x(t) &= \frac{v_0}{\omega}\sin(\omega t) \\ y(t) + \frac{v_0}{\omega} &= \frac{v_0}{\omega}\cos(\omega t) \end{aligned}

En élevant au carré puis en sommant membre à membre ces deux relations, on obtient :

x^2(t) + \left(y(t) + \frac{v_0}{\omega}\right)^2 = \left(\frac{v_0}{\omega}\right)^2 \left(\sin^2(\omega t) + \cos^2(\omega t)\right) = \left(\frac{v_0}{\omega}\right)^2

Le mouvement étant confiné au plan (O, \vec{e}_x, \vec{e}_y) (question Q19), cette équation est celle d'un cercle dans ce plan, de centre C\left(0, -\frac{v_0}{\omega}, 0\right) et de rayon R = \frac{v_0}{\omega}.

En remplaçant \omega = \frac{eB}{m} (défini à la question Q21), le rayon de la trajectoire s'écrit :

\boxed{R = \frac{m v_0}{eB}}

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : spectromètre de masse, rayon cyclotron

On suppose que les ions présents dans le gaz traceur ont la même charge et la même énergie cinétique initiale. Associer les trajectoires respectives (1), (2) et (3) du schéma de la figure 4 aux différents ions présents : ions hélium / ions légers (dihydrogène, hélium 3) / ions lourds (diazote, dioxygène, dioxyde de carbone, argon).

Voir l'indice

Exprimer le rayon de courbure en fonction de l'énergie cinétique E_{\text{c}} et de la masse m, puis comparer les rayons à énergie fixée.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rayon de la trajectoire R en fonction de l'énergie cinétique initiale E_{\mathrm{c}} et de la masse m de l'ion.
  2. En déduire la monotonie de R en fonction de m à énergie cinétique et charge fixées.
  3. Comparer les rayons de courbure sur la figure 4 et identifier quelle trajectoire aboutit au détecteur.
Voir la réponse courte

R = \frac{\sqrt{2 m E_{\mathrm{c}}}}{e B} \propto \sqrt{m} : le rayon croît avec la masse, attribuant les rayons croissants aux ions légers, hélium puis lourds.

Voir le corrigé complet

L'énergie cinétique initiale commune à tous les ions s'écrit :

E_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2}m v_0^2 \implies v_0 = \sqrt{\frac{2E_{\mathrm{c}}}{m}}

En injectant cette vitesse dans l'expression du rayon établie à la question précédente (Q25), on obtient :

R = \frac{m v_0}{e B} = \frac{m}{e B}\sqrt{\frac{2E_{\mathrm{c}}}{m}} = \frac{\sqrt{2m E_{\mathrm{c}}}}{e B}

À charge e, énergie cinétique E_{\mathrm{c}} et champ magnétique B fixés, le rayon de courbure est donc proportionnel à la racine carrée de la masse :

R \propto \sqrt{m}

D'après la figure 4, les trois rayons de courbure vérifient l'ordre :

R_{(1)} < R_{(2)} < R_{(3)}

Or, le dispositif est réglé de sorte que seuls les ions hélium suivent l'axe du tube pour atteindre le détecteur. Par conséquent :

  • pour les ions légers (\mathrm{H}_2^+, {}^3\mathrm{He}^+), la masse est inférieure à celle de l'hélium 4 (m < m_{\mathrm{He}}), d'où R < R_{\mathrm{He}} : ils sont trop déviés et heurtent la paroi interne ;
  • pour les ions hélium ({}^4\mathrm{He}^+), le rayon est adapté à la géométrie du filtre : ils atteignent le détecteur ;
  • pour les ions lourds (\mathrm{N}_2^+, \mathrm{O}_2^+, \mathrm{CO}_2^+, \mathrm{Ar}^+), la masse est supérieure (m > m_{\mathrm{He}}), d'où R > R_{\mathrm{He}} : ils ne sont pas assez déviés et heurtent la paroi externe.

On en déduit l'association :

\boxed{\text{Trajectoire (1) : ions légers \quad;\quad Trajectoire (2) : ions hélium \quad;\quad Trajectoire (3) : ions lourds}}

Résultat

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : période cyclotron, application numérique

Calculer numériquement la durée de passage des ions hélium dans la zone de champ , assimilable à un quart de cercle.

Voir l'indice

Relier la durée d'un quart de tour à la pulsation cyclotron \omega, indépendamment de la vitesse des ions.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la durée de passage \tau à partir de la vitesse angulaire \omega du mouvement circulaire uniforme (ou de la longueur de l'arc parcouru rapportée à la vitesse scalaire v_0).
  2. Exprimer la masse m d'un ion hélium à l'aide de la masse molaire \mathcal{M}_{\mathrm{He}} et de la constante d'Avogadro \mathcal{N}_{\mathrm{A}}.
  3. Réaliser l'application numérique avec le nombre pertinent de chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

La durée du quart de tour vaut \tau = \frac{T}{4} = \frac{\pi m}{2 e B} ; calcul numérique direct.

Voir le corrigé complet

La trajectoire étant circulaire de rayon R et parcourue à la vitesse uniforme v_0, la pulsation cyclotron s'écrit \omega = \frac{v_0}{R} = \frac{eB}{m} (d'après la question Q21).

Le parcours dans la zone de champ magnétique correspond à un quart de cercle, soit un angle balayé \Delta \theta = \frac{\pi}{2}. Par conséquent, la durée de parcours \tau s'écrit simplement :

\tau = \frac{\Delta \theta}{\omega} = \frac{\pi}{2\omega} = \frac{\pi m}{2eB}

La masse d'un ion hélium est reliée à sa masse molaire par m = \frac{\mathcal{M}_{\mathrm{He}}}{\mathcal{N}_{\mathrm{A}}}, ce qui conduit à l'expression :

\tau = \frac{\pi \mathcal{M}_{\mathrm{He}}}{2 e B \mathcal{N}_{\mathrm{A}}}

Application numérique :

  • \mathcal{M}_{\mathrm{He}} = 4{,}0 \cdot 10^{-3}\ \mathrm{kg\cdot mol^{-1}}
  • e = 1{,}6 \cdot 10^{-19}\ \mathrm{C}
  • B = 0{,}10\ \mathrm{T}
  • \mathcal{N}_{\mathrm{A}} = 6{,}0 \cdot 10^{23}\ \mathrm{mol^{-1}}
\begin{aligned} \tau &= \frac{\pi \times 4{,}0 \cdot 10^{-3}}{2 \times 1{,}6 \cdot 10^{-19} \times 0{,}10 \times 6{,}0 \cdot 10^{23}} \\ &= \frac{4{,}0\pi \cdot 10^{-3}}{1{,}92 \cdot 10^{4}} = \frac{\pi}{4{,}8} \cdot 10^{-7}\ \mathrm{s} \approx \frac{3{,}14}{4{,}8} \cdot 10^{-7}\ \mathrm{s} \approx 6{,}5 \cdot 10^{-8}\ \mathrm{s} \end{aligned}
\boxed{\tau \approx 6{,}5 \cdot 10^{-8}\ \mathrm{s} = 65\ \mathrm{ns}}

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : domaine relativiste, vitesse cyclotron

Le rayon est généralement de l'ordre de quelques centimètres. Était-il pertinent de ne pas tenir compte d'effets relativistes ? Justifier.

Voir l'indice

Calculer la vitesse des ions pour un rayon typique de quelques centimètres et la comparer à la célérité de la lumière dans le vide c.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse de l'ion v_0 en fonction du rayon de courbure R et des données du problème.
  2. Évaluer numériquement l'ordre de grandeur de v_0 pour R de l'ordre de quelques centimètres.
  3. Comparer v_0 à la célérité de la lumière dans le vide c (ou évaluer le rapport v_0/c) pour conclure quant à la pertinence du traitement classique.
Voir la réponse courte

Calcul de v_0 = \frac{e B R}{m} montrant que v_0 \ll c, validant pleinement le cadre de la mécanique classique non relativiste.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q25, le rayon de la trajectoire de l'ion s'écrit :

R = \frac{m v_0}{e B}

La vitesse de l'ion s'en déduit donc sous la forme :

v_0 = \frac{e B R}{m} = \frac{e B \mathcal{N}_{\mathrm{A}} R}{\mathcal{M}_{\mathrm{He}}}

Prenons comme ordre de grandeur pour le rayon de courbure R \sim 5\text{ cm} = 5 \cdot 10^{-2}\text{ m}. Avec les données fournies :

\begin{aligned} v_0 &\sim \frac{1{,}6 \cdot 10^{-19} \times 0{,}10 \times 6{,}0 \cdot 10^{23} \times 5 \cdot 10^{-2}}{4{,}0 \cdot 10^{-3}} \\ v_0 &\sim \frac{9{,}6 \cdot 10^3 \times 5 \cdot 10^{-2}}{4{,}0 \cdot 10^{-3}} = \frac{480}{4{,}0 \cdot 10^{-3}} = 1{,}2 \cdot 10^5\ \mathrm{m\cdot s^{-1}} \end{aligned}

Comparons cette vitesse à la célérité de la lumière dans le vide c = 3{,}0 \cdot 10^8\ \mathrm{m\cdot s^{-1}} :

\frac{v_0}{c} \sim \frac{1{,}2 \cdot 10^5}{3{,}0 \cdot 10^8} = 4 \cdot 10^{-4} \ll 1

Le rapport v_0/c étant de l'ordre de 10^{-4} \ll 1, le facteur de Lorentz \gamma = \frac{1}{\sqrt{1 - (v_0/c)^2}} \approx 1 + \frac{1}{2}\left(\frac{v_0}{c}\right)^2 \approx 1 + 10^{-7} est confondu avec l'unité.

\boxed{\text{Comme } v_0 \ll c\quad \left(\frac{v_0}{c} \sim 10^{-4}\right)\text{, il était tout à fait pertinent de négliger les effets relativistes.}}

Résultat

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Partie IV : Des bulles de savon remplies d'hélium

Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : tension superficielle, aire minimale

Considérons deux bulles de même volume , l'une sphérique de rayon et de surface , l'autre cubique de côté et de surface . Montrer que . Commenter ce résultat.

Voir l'indice

Exprimer les surfaces respectives en fonction du volume commun V_0 pour une sphère et pour un cube.

Voir la stratégie

Pour comparer les aires à volume fixé V_0 :

  1. Exprimer le rayon r de la sphère et le côté a du cube en fonction de V_0.
  2. En déduire les surfaces respectives S_\mathrm{s} et S_\mathrm{c}, puis calculer leur rapport.
  3. Conclure sur la forme géométrique adoptée en reliant la surface à l'énergie d'interface.
Voir la réponse courte

Expression des aires en fonction de V_0 ; la sphère minimise l'aire extérieure et donc l'énergie d'interface savon-air.

Voir le corrigé complet

Pour la bulle sphérique de rayon r et de volume V_0 :

\begin{aligned} V_0 = \frac{4}{3}\pi r^3 \quad &\implies \quad r = \left(\frac{3V_0}{4\pi}\right)^{1/3} \\ S_\mathrm{s} = 4\pi r^2 &= 4\pi \left(\frac{3V_0}{4\pi}\right)^{2/3} = (36\pi)^{1/3} V_0^{2/3} \end{aligned}

Pour la bulle cubique d'arête a et de volume V_0 :

\begin{aligned} V_0 = a^3 \quad &\implies \quad a = V_0^{1/3} \\ S_\mathrm{c} &= 6a^2 = 6 V_0^{2/3} \end{aligned}

Le rapport des surfaces s'écrit alors :

\frac{S_\mathrm{s}}{S_\mathrm{c}} = \frac{(36\pi)^{1/3}}{6} = \left(\frac{36\pi}{6^3}\right)^{1/3} = \left(\frac{36\pi}{216}\right)^{1/3}

Comme \pi \approx 3{,}14 < 6, on a bien :

\boxed{\frac{S_\mathrm{s}}{S_\mathrm{c}} = \left(\frac{\pi}{6}\right)^{1/3} < 1}

Commentaire : À volume fixé, la sphère présente une surface plus faible que celle du cube. Plus généralement, d'après l'inégalité isopérimétrique, la sphère est la forme tridimensionnelle qui minimise l'aire de surface pour un volume donné.

Puisque l'énergie potentielle d'interface (tension superficielle \gamma) est proportionnelle à la surface du film selon E_\mathrm{p, surf} = 2\gamma S, l'état d'équilibre mécanique stable (qui correspond à un minimum d'énergie potentielle à volume d'hélium fixé) impose à la bulle une forme sphérique.

Résultat

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Question 30

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : poussée d'archimède, équilibre d'un flotteur

Faire le bilan des forces appliquées à une bulle de rayon critique . En déduire l'expression de en fonction de et des masses volumiques utiles, puis la calculer numériquement.

Voir l'indice

Écrire l'égalité entre le poids total de la bulle (eau savonneuse et hélium) et la poussée d'Archimède exercée par l'air déplacé.

Voir la stratégie
  1. Recenser les forces extérieures agissant sur la bulle en équilibre statique (seuil entre flottaison ascendante et descendante).
  2. Exprimer le poids de la bulle (cœur d'hélium et coque d'eau savonneuse d'épaisseur e \ll r_\mathrm{c}) et la poussée d'Archimède.
  3. Écrire la condition d'équilibre \vec{P} + \vec{\Pi}_\mathrm{A} = \vec{0} pour isoler l'épaisseur e, puis réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courte

Égalité du poids total (gaz intérieur + film liquide d'épaisseur e) et de la poussée d'Archimède de l'air pour en déduire e.

Voir le corrigé complet

On étudie la bulle de savon dans le référentiel terrestre supposé galiléen. L'axe vertical (Oz) est orienté vers le haut selon le vecteur unitaire \vec{u}_z.

Au rayon critique r_\mathrm{c}, la bulle est à la limite entre l'ascension et la descente : sa vitesse est nulle, la force de traînée aérodynamique est donc absente. Le bilan des forces s'écrit :

  • le poids de la bulle \vec{P} = - m_\mathrm{tot} g \vec{u}_z, dirigé vers le bas, avec m_\mathrm{tot} = m_\mathrm{He} + m_\ell :

    m_\mathrm{He} = \rho_\mathrm{He} V_\mathrm{He} = \rho_\mathrm{He} \frac{4}{3}\pi r_\mathrm{c}^3,

    et la coque liquide mince (e \ll r_\mathrm{c}) de volume V_\ell \simeq S_\mathrm{s} e = 4\pi r_\mathrm{c}^2 e :

    m_\ell \simeq \rho_\ell (4\pi r_\mathrm{c}^2 e) \,;
  • la poussée d'Archimède exercée par l'air, verticale ascendante, de norme égale au poids de l'air déplacé (de rayon r_\mathrm{c} + e \simeq r_\mathrm{c}) :

    \vec{\Pi}_\mathrm{A} = \rho_\mathrm{a} \frac{4}{3}\pi r_\mathrm{c}^3 g \vec{u}_z.

À l'équilibre pour le rayon critique r_\mathrm{c}, la résultante des forces est nulle (\vec{P} + \vec{\Pi}_\mathrm{A} = \vec{0}), ce qui se traduit par :

\Pi_\mathrm{A} = P \iff \rho_\mathrm{a} \frac{4}{3}\pi r_\mathrm{c}^3 g = \left( \rho_\mathrm{He} \frac{4}{3}\pi r_\mathrm{c}^3 + \rho_\ell 4\pi r_\mathrm{c}^2 e \right) g.

En divisant chaque terme par 4\pi r_\mathrm{c}^2 g, il vient :

\frac{r_\mathrm{c}}{3} \rho_\mathrm{a} = \frac{r_\mathrm{c}}{3} \rho_\mathrm{He} + \rho_\ell e,

d'où l'expression littérale de l'épaisseur du film :

\boxed{e = \frac{r_\mathrm{c}}{3} \frac{\rho_\mathrm{a} - \rho_\mathrm{He}}{\rho_\ell}}

Application numérique : Avec r_\mathrm{c} = 6{,}0\text{ mm} = 6{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ m}, \rho_\mathrm{a} = 1{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, \rho_\mathrm{He} = 0{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et \rho_\ell = 1{,}0 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} :

e = \frac{6{,}0 \cdot 10^{-3}}{3} \times \frac{1{,}2 - 0{,}2}{1{,}0 \cdot 10^3} = 2{,}0 \cdot 10^{-3} \times 1{,}0 \cdot 10^{-3} = 2{,}0 \cdot 10^{-6}\text{ m}
\boxed{e = 2{,}0\ \mu\mathrm{m}}

Résultat

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Question 31

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : lame mince, théorème de malus

On admet qu'à la réflexion air/liquide, le rayon (1) subit un déphasage de . En exploitant le théorème de Malus (et le principe de retour inverse de la lumière), montrer que le déphasage à l'infini entre les rayons (2) et (1) s'exprime selon :

Expliciter le coefficient en fonction de et de .

Voir l'indice

Calculer la différence de chemin optique entre les deux rayons réfléchis en tenant compte de l'épaisseur de la lame et de l'indice n_\ell.

Voir la stratégie
  1. Schématiser la marche des rayons au sein de la lame à faces parallèles pour définir les points d'incidence, de réflexion et d'émergence.
  2. Déterminer la différence de chemin optique \delta entre les deux rayons à l'aide du théorème de Malus appliqué à l'onde plane émergente.
  3. Exprimer le déphasage total \varphi en ajoutant au déphasage géométrique le déphasage supplémentaire de \pi introduit à la réflexion sur le dioptre d'entrée, puis identifier le coefficient \alpha.
Voir la réponse courte

Calcul de la différence de marche \delta = 2 n_{\ell} e \cos i_2, conversion en déphasage avec saut de \pi, donnant \alpha = 4\pi n_{\ell} e.

Voir le corrigé complet

Soit un rayon incident issu de la source S arrivant sur le premier dioptre air/liquide au point I_1 sous l'angle d'incidence i_1.

  • Une partie se réfléchit directement au point I_1 pour former le rayon (1) avec un angle de réflexion i_1.
  • L'autre partie se réfracte sous l'angle i_2 défini par la loi de Snell-Descartes :

    \sin i_1 = n_\ell \sin i_2

    Elle se propage dans le liquide d'indice n_\ell, se réfléchit en J sur la face opposée, puis émerge du film au point I_2 sous l'angle i_1, parallèlement au rayon (1), formant le rayon (2).

Les rayons (1) et (2) étant parallèles, ils interfèrent à l'infini. D'après le principe du retour inverse de la lumière et le théorème de Malus, une onde issue de l'infini dans cette direction posséderait des surfaces d'onde planes orthogonales aux rayons. Ainsi, le plan perpendiculaire aux deux rayons passant par I_1 coupe le rayon (2) en un point H tel que [I_1 \to \infty] = [H \to \infty].

La différence de chemin optique entre les deux rayons s'écrit donc :

\delta = [S \to I_2 \to \infty]_{(2)} - [S \to I_1 \to \infty]_{(1)} = (I_1 J I_2) - (I_1 H)

où (I_1 J I_2) est le chemin optique dans le liquide et (I_1 H) = 1 \times I_2 H le chemin optique dans l'air :

\begin{aligned} I_1 J = J I_2 &= \frac{e}{\cos i_2} \implies (I_1 J I_2) = 2 n_\ell \frac{e}{\cos i_2} \\ I_1 I_2 &= 2 e \tan i_2 \\ I_2 H &= I_1 I_2 \sin i_1 = 2 e \tan i_2 \sin i_1 = \frac{2 n_\ell e \sin^2 i_2}{\cos i_2} \end{aligned}

On en déduit la différence de chemin optique :

\begin{aligned} \delta &= \frac{2 n_\ell e}{\cos i_2} - \frac{2 n_\ell e \sin^2 i_2}{\cos i_2} \\ &= \frac{2 n_\ell e}{\cos i_2}\left(1 - \sin^2 i_2\right) = 2 n_\ell e \cos i_2 \end{aligned}

Le déphasage total \varphi = \varphi_{(2)} - \varphi_{(1)} à l'infini prend en compte le déphasage géométrique et les sauts de phase aux réflexions :

  • la réflexion en I_1 (milieu moins réfringent vers plus réfringent, n_{\text{air}} < n_\ell) induit un déphasage supplémentaire de \pi pour le rayon (1) ;
  • la réflexion en J (milieu plus réfringent vers moins réfringent, n_\ell > n_{\text{air}}) s'effectue sans saut de phase.

Le déphasage entre le rayon (2) et le rayon (1) s'écrit ainsi :

\varphi = \frac{2\pi}{\lambda}\delta - \pi = \frac{4\pi n_\ell e}{\lambda}\cos i_2 - \pi

Par identification avec la relation \varphi = \dfrac{\alpha}{\lambda}\cos i_2 - \pi, on obtient :

\boxed{\alpha = 4\pi n_\ell e}

Résultat

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : interférence destructive, longueur d'onde éteinte

Exprimer les longueurs d'onde éteintes en fonction de , et d'un entier .

Voir l'indice

Traduire la condition d'interférence destructive sur le déphasage total \varphi modulo 2\pi.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la condition générale sur le déphasage \varphi pour obtenir des interférences destructives (extinction de l'intensité).
  2. Injecter l'expression de \varphi établie à la question précédente et isoler la longueur d'onde \lambda_k.
Voir la réponse courte

Interférences destructives pour \varphi = (2k+1)\pi, d'où la relation donnant les longueurs d'onde éteintes \lambda_k.

Voir le corrigé complet

Deux ondes interfèrent de manière totalement destructive lorsque leur déphasage est un multiple impair de \pi :

\varphi \equiv \pi \pmod{2\pi} \iff \varphi = (2k' + 1)\pi, \quad k' \in \mathbb{Z}

D'après la formule (8) établie à la question Q31 :

\varphi = \frac{\alpha}{\lambda} \cos i_2 - \pi

La condition d'extinction s'écrit donc :

\begin{aligned} \frac{\alpha}{\lambda_k} \cos i_2 - \pi &= (2k' + 1)\pi \\ \frac{\alpha}{\lambda_k} \cos i_2 &= 2(k' + 1)\pi \end{aligned}

En posant l'entier k = k' + 1, les longueurs d'onde étant nécessairement strictement positives, l'entier k doit être un entier naturel non nul (k \in \mathbb{N}^*). On en déduit :

\boxed{\lambda_k = \frac{\alpha \cos i_2}{2k\pi}}

Résultat

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : spectre cannelé, épaisseur d'une lame mince

Déduire du spectre une valeur de et la comparer à celle de la question Q30.

Voir l'indice

Relever sur le spectre deux longueurs d'onde consécutives d'extinction (creux de transmission) et relier leur écart à l'épaisseur e.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'épaisseur e en fonction des longueurs d'onde d'extinction successives issues de la condition d'interférences destructives en incidence normale (i_2 = 0).
  2. Relever graphiquement sur la figure 7 les longueurs d'onde correspondant à des minima d'intensité nulle (I = 0).
  3. Réaliser l'application numérique et confronter la valeur trouvée à celle de la question Q30 (e = 2{,}0\ \mu\mathrm{m}).
Voir la réponse courte

Relevé de deux extrema consécutifs du spectre cannelé pour calculer e et confrontation avec la valeur hydrostatique trouvée en Q30.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q32, en incidence normale (i_2 = 0, soit \cos i_2 = 1), les longueurs d'onde éteintes vérifient :

\lambda_k = \frac{2 n_\ell e}{k} \iff \frac{1}{\lambda_k} = \frac{k}{2 n_\ell e}

où k est un entier représentant l'ordre d'interférence.

Pour deux longueurs d'onde éteintes consécutives \lambda_k et \lambda_{k+1} (avec \lambda_{k+1} < \lambda_k), on a :

\frac{1}{\lambda_{k+1}} - \frac{1}{\lambda_k} = \frac{1}{2 n_\ell e}

Plus généralement, pour deux zéros d'intensité \lambda_A et \lambda_B (avec \lambda_B < \lambda_A) séparés de p intervalles spectraux (p = \Delta k) :

e = \frac{p}{2 n_\ell \left(\dfrac{1}{\lambda_B} - \dfrac{1}{\lambda_A}\right)} = \frac{p \, \lambda_A \lambda_B}{2 n_\ell (\lambda_A - \lambda_B)}

Sur la figure 7, on repère plusieurs longueurs d'onde d'extinction (I = 0) :

  • \lambda_1 \approx 600\ \mathrm{nm} ;
  • \lambda_2 \approx 540\ \mathrm{nm} ;
  • \lambda_3 \approx 485\ \mathrm{nm}.

Entre \lambda_A = \lambda_1 \approx 600\ \mathrm{nm} et \lambda_B = \lambda_3 \approx 485\ \mathrm{nm}, il y a p = 2 intervalles. L'application numérique donne :

\begin{aligned} \frac{1}{\lambda_B} - \frac{1}{\lambda_A} &\approx \frac{1}{485 \cdot 10^{-9}} - \frac{1}{600 \cdot 10^{-9}} \approx (2{,}06 - 1{,}67) \cdot 10^6 \approx 0{,}39 \cdot 10^6\ \mathrm{m^{-1}} \\ e &\approx \frac{2}{2 \times 1{,}33 \times 0{,}39 \cdot 10^6} \approx 1{,}9 \cdot 10^{-6}\ \mathrm{m} = 1{,}9\ \mu\mathrm{m} \end{aligned}

Compte tenu de la précision de lecture sur le spectre (de l'ordre de \pm 10\ \mathrm{nm}), on obtient :

\boxed{e \approx 1{,}9\ \mu\mathrm{m}}

Comparaison avec la question Q30 : À la question Q30, l'épaisseur calculée à partir de la condition de sustentation de la bulle critique était e = 2{,}0\ \mu\mathrm{m}. La valeur expérimentale déduite du spectre (e \approx 1{,}9\ \mu\mathrm{m}) est en excellent accord avec cette prédiction théorique, ce qui confirme l'hypothèse formulée selon laquelle l'épaisseur du film sur le cadre est identique à celle des bulles créées.

Résultat

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Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : réflexion totale, fibre optique

Calculer, littéralement puis numériquement, le rayon de courbure minimal à partir duquel toute la lumière incidente reste confinée dans le cœur et traverse la fibre sans atténuation.

Voir l'indice

Identifier le rayon incident le plus défavorable au niveau de l'interface cœur-gaine et lui appliquer la condition de réflexion totale limite.

Voir la stratégie
  1. Décrire géométriquement la trajectoire rectiligne des rayons incidents arrivant sous incidence normale et déterminer quel rayon présente le plus faible angle d'incidence à l'interface cœur-gaine.
  2. Exprimer le sinus de cet angle d'incidence dans le triangle rectangle formé par le centre de courbure, le point d'entrée et le point d'impact.
  3. Traduire la condition de réflexion totale à l'interface cœur-gaine pour obtenir la borne inférieure sur R.
Voir la réponse courte

Condition de réflexion totale sur la face externe courbée : R\sin i_{\mathrm{lim}} \ge R - a, d'où le rayon de courbure minimal admissible.

Voir le corrigé complet

Considérons la section de la fibre représentée sur la figure 8 :

  • Le cœur a un diamètre d, un indice n_1, un rayon intérieur R et un rayon extérieur R + d.
  • La face d'entrée étant plane et normale à la direction initiale de la fibre (verticale), les rayons lumineux y pénètrent sans déviation et se propagent parallèlement à la direction verticale.
  • La tangente à la fibre à l'entrée étant verticale, le centre de courbure C appartient à la droite prolongeant la face d'entrée horizontale.

Chaque rayon entre dans le cœur à une distance r_0 \in [R,\, R+d] du centre de courbure C. En se propageant en ligne droite verticalement le long de la droite d'abscisse -r_0, la distance du rayon au centre C vaut :

r(y) = \sqrt{r_0^2 + y^2} \ge r_0

Cette distance est strictement croissante avec y : le rayon s'éloigne du centre de courbure et atteint donc nécessairement l'interface extérieure du cœur, située à la distance R+d de C, en un point de réflexion M.

Au point M, la normale à l'interface est portée par la droite (CM), de longueur R+d. Dans le triangle CHM rectangle en H, l'angle d'incidence i entre la trajectoire verticale du rayon et la normale (CM) vérifie :

\sin i = \frac{CH}{CM} = \frac{r_0}{R+d}

L'angle d'incidence le plus faible correspond au rayon entrant au bord intérieur (r_0 = R) :

\sin i_{\min} = \frac{R}{R+d}

Pour que toute la lumière soit guidée sans atténuation, il faut que ce rayon le plus défavorable subisse une réflexion totale à l'interface cœur-gaine, soit i_{\min} \ge i_{\text{lim}}, avec \sin i_{\text{lim}} = \frac{n_2}{n_1} :

\begin{aligned} \frac{R}{R+d} &\ge \frac{n_2}{n_1} \\ R\, n_1 &\ge n_2 (R+d) \\ R(n_1 - n_2) &\ge n_2 d \end{aligned}

Le rayon de courbure minimal est donc :

\boxed{R_{\min} = \frac{n_2}{n_1 - n_2}\, d}

Application numérique :

\begin{aligned} R_{\min} &= \frac{1{,}45}{1{,}55 - 1{,}45} \times 50 \cdot 10^{-6}\ \mathrm{m} \\ &= \frac{1{,}45}{0{,}10} \times 50\ \mu\mathrm{m} = 14{,}5 \times 50\ \mu\mathrm{m} = 725\ \mu\mathrm{m} \approx 0{,}73\ \mathrm{mm} \end{aligned}
\boxed{R_{\min} \approx 0{,}73\ \mathrm{mm}}

Résultat

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Partie V : Gonfler un ballon volant sans hélium

Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles ; Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : production de dihydrogène, poussée d'archimède

Justifier qualitativement que cette réaction permet effectivement un envol du ballon.

Voir l'indice

Comparer la masse molaire du dihydrogène gazeux produit à celle des constituants majoritaires de l'air.

Voir la stratégie
  1. Identifier le gaz produit par la réaction chimique ainsi que sa masse molaire relative à celle de l'air.
  2. Relier la masse molaire à la masse volumique du gaz d'après l'équation d'état des gaz parfaits.
  3. Appliquer le principe de la poussée d'Archimède pour expliquer l'ascension du ballon.
Voir la réponse courte

Le dihydrogène gazeux produit possède une masse volumique très inférieure à celle de l'air, générant une poussée d'Archimède motrice.

Voir le corrigé complet

La réaction chimique entre l'aluminium et les ions hydroxyde produit du dihydrogène gazeux \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}.

Dans les mêmes conditions de température et de pression, la masse volumique d'un gaz parfait s'écrit \rho = \frac{P \mathcal{M}}{R T}, où \mathcal{M} est sa masse molaire. Le dihydrogène possède une masse molaire :

\mathcal{M}_{\mathrm{H}_2} \approx 2{,}0\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}}

nettement inférieure à la masse molaire moyenne de l'air :

\mathcal{M}_{\text{air}} \approx 29\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}}.

Le dihydrogène est donc beaucoup moins dense que l'air (\rho_{\mathrm{H}_2} \ll \rho_{\text{air}}).

D'après le principe d'Archimède, le ballon rempli de dihydrogène subit une poussée ascendante égale au poids du volume d'air déplacé. Dès que le volume de gaz produit est suffisant pour que la poussée d'Archimède compense le poids total du ballon (enveloppe en latex et masse de dihydrogène contenu), la force résultante devient orientée vers le haut, ce qui provoque l'envol du ballon.

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Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : base forte, calcul de ph

L'hydroxyde de sodium est une base forte. Définir ce terme, puis calculer le pH d'une solution d'hydroxyde de sodium de concentration .

Voir l'indice

Rappeler la définition d'une base totalement dissociée dans l'eau et relier sa concentration au produit ionique de l'eau.

Voir la réponse courte

Dissociation totale dans l'eau ; [\mathrm{HO}^-] = c, d'où \mathrm{pH} = 14 + \log c = 13{,}0.

Voir le corrigé complet

Une base forte est une espèce chimique dont la réaction avec l'eau (ou la dissociation libérant les ions hydroxyde) est totale en solution aqueuse.

Pour l'hydroxyde de sodium \mathrm{NaOH}, solide ionique, la dissolution dans l'eau est totale :

\mathrm{NaOH}_{(\mathrm{s})} \longrightarrow \mathrm{Na}^+_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}

Pour une solution de concentration apportée c = 0{,}1\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}, et compte tenu du fait que l'autoprotolyse de l'eau est très largement négligeable devant l'apport de la base (\mathrm{pH} \gg 7{,}5), la concentration en ions hydroxyde à l'équilibre est :

[\mathrm{HO}^-] = c

Le produit ionique de l'eau à 298\ \mathrm{K} s'écrit K_{\mathrm{e}} = \frac{[\mathrm{H_3O}^+][\mathrm{HO}^-]}{(c^\circ)^2}, avec c^\circ = 1\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}, ce qui donne :

\mathrm{pH} = -\log\left(\frac{[\mathrm{H_3O}^+]}{c^\circ}\right) = \mathrm{p}K_{\mathrm{e}} + \log\left(\frac{[\mathrm{HO}^-]}{c^\circ}\right) = \mathrm{p}K_{\mathrm{e}} + \log\left(\frac{c}{c^\circ}\right)

Avec \mathrm{p}K_{\mathrm{e}} = 14 et c = 0{,}1\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} :

\begin{aligned} \mathrm{pH} &= 14 + \log(10^{-1}) = 14 - 1 \end{aligned}
\boxed{\mathrm{pH} = 13}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : nombre d'oxydation, couple oxydant-réducteur

Calculer le nombre d'oxydation de l'élément dans les espèces et . Préciser quelle espèce est l'oxydant/le réducteur du couple faisant intervenir ces deux espèces.

Voir l'indice

Utiliser les règles d'attribution des degrés d'oxydation pour l'hydrogène (+I), l'oxygène (-II) et un corps simple à l'état standard (0).

Voir la réponse courte

\mathrm{n.o.}(\mathrm{A}\ell) = +\mathrm{III} dans l'ion aluminate (oxydant) et 0 dans le métal aluminium (réducteur).

Voir le corrigé complet
  1. Nombre d'oxydation de l'aluminium dans \mathrm{A}\ell_{(\mathrm{s})} :

    L'aluminium métallique \mathrm{A}\ell_{(\mathrm{s})} est un corps pur simple sous forme élémentaire. Le nombre d'oxydation de l'élément y est donc nul :

    \boxed{\mathrm{n.o.}(\mathrm{A}\ell) = 0}
  2. Nombre d'oxydation de l'aluminium dans \mathrm{A}\ell(\mathrm{OH})_4^- :

    Dans cet édifice polyatomique :

    • l'hydrogène, lié à l'oxygène plus électronégatif, est au nombre d'oxydation \mathrm{n.o.}(\mathrm{H}) = +\mathrm{I} ;
    • l'oxygène est au degré d'oxydation usuel \mathrm{n.o.}(\mathrm{O}) = -\mathrm{II}.

    La somme des nombres d'oxydation des atomes constituant l'ion est égale à sa charge globale (-1) :

    \begin{aligned} \mathrm{n.o.}(\mathrm{A}\ell) + 4\,\mathrm{n.o.}(\mathrm{O}) + 4\,\mathrm{n.o.}(\mathrm{H}) &= -1 \\ \mathrm{n.o.}(\mathrm{A}\ell) + 4(-2) + 4(+1) &= -1 \\ \mathrm{n.o.}(\mathrm{A}\ell) - 4 &= -1 \end{aligned}

    D'où :

    \boxed{\mathrm{n.o.}(\mathrm{A}\ell) = +\mathrm{III}}
  3. Oxydant et réducteur du couple :

    Au sein d'un couple d'oxydoréduction, l'oxydant est l'espèce dans laquelle l'élément possède le nombre d'oxydation le plus élevé (espèce capable de capter des électrons), tandis que le réducteur est celle dans laquelle il possède le plus faible (espèce capable de céder des électrons).

    Puisque \mathrm{n.o.}(\mathrm{A}\ell) = +\mathrm{III} dans \mathrm{A}\ell(\mathrm{OH})_4^- et \mathrm{n.o.}(\mathrm{A}\ell) = 0 dans \mathrm{A}\ell :

    \boxed{\mathrm{A}\ell(\mathrm{OH})_4^-\text{ est l'oxydant} \quad \text{et} \quad \mathrm{A}\ell\text{ est le réducteur}}

    Le couple redox s'écrit \mathrm{A}\ell(\mathrm{OH})_4^- / \mathrm{A}\ell_{(\mathrm{s})}.

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : équation d'oxydoréduction, demi-équation électronique

Déterminer les coefficients stœchiométriques , puis en déduire l'équation-bilan de la réaction.

Voir l'indice

Assurer la conservation des éléments et des charges électriques pour chaque demi-équation, puis combiner de façon à éliminer les électrons transférés.

Voir la stratégie
  1. Pour chaque demi-équation électronique, déterminer les coefficients entiers en appliquant successivement la conservation des éléments chimiques (aluminium, oxygène, hydrogène) et la conservation de la charge électrique.
  2. Identifier le sens de la réaction spontanée en comparant les potentiels standard des deux couples, puis combiner les demi-équations de sorte à éliminer les électrons échangés et simplifier les espèces communes (\mathrm{HO}^-).
Voir la réponse courte

Équilibrage des demi-équations redox en milieu basique et combinaison pour établir l'équation-bilan de l'oxydation de l'aluminium.

Voir le corrigé complet

1. Détermination des coefficients stœchiométriques

  • Première demi-équation :

    \mathrm{A\ell(OH)}_{4(\mathrm{aq})}^- + \alpha_1\mathrm{e}^- = \beta_1\,\mathrm{A\ell}_{(\mathrm{s})} + \gamma_1\,\mathrm{HO}_{(\mathrm{aq})}^-
    • Conservation de l'élément aluminium : \beta_1 = 1.
    • Conservation de l'élément oxygène : \gamma_1 = 4.
    • Conservation de la charge : -1 - \alpha_1 = -\gamma_1 \iff -1 - \alpha_1 = -4 \implies \alpha_1 = 3.

    Ce qui correspond bien à la réduction de l'aluminium du degré +\mathrm{III} au degré 0 par échange de 3 électrons :

    \mathrm{A\ell(OH)}_{4(\mathrm{aq})}^- + 3\,\mathrm{e}^- = \mathrm{A\ell}_{(\mathrm{s})} + 4\,\mathrm{HO}_{(\mathrm{aq})}^-
  • Seconde demi-équation :

    \alpha_2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} + \beta_2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} + \gamma_2\,\mathrm{HO}_{(\mathrm{aq})}^-
    • Conservation de l'élément oxygène : \alpha_2 = \gamma_2.
    • Conservation de l'élément hydrogène : 2\alpha_2 = 2 + \gamma_2 \iff 2\alpha_2 = 2 + \alpha_2 \implies \alpha_2 = 2, d'où \gamma_2 = 2.
    • Conservation de la charge : -\beta_2 = -\gamma_2 \implies \beta_2 = 2.

    Ce qui correspond bien à la réduction de deux atomes d'hydrogène au degré +\mathrm{I} vers le degré 0 :

    2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{HO}_{(\mathrm{aq})}^-

On a donc :

\boxed{\alpha_1 = 3,\quad \beta_1 = 1,\quad \gamma_1 = 4,\quad \alpha_2 = 2,\quad \beta_2 = 2,\quad \gamma_2 = 2}

2. Équation-bilan de la réaction

Puisque E_2^\circ = -0{,}83\text{ V} > E_1^\circ = -2{,}33\text{ V}, l'eau \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} oxyde spontanément le réducteur \mathrm{A\ell}_{(\mathrm{s})}. Pour équilibrer le nombre d'électrons échangés (ppcm(3,2) = 6), on effectue la combinaison linéaire :

2 \times \Big(\mathrm{A\ell}_{(\mathrm{s})} + 4\,\mathrm{HO}_{(\mathrm{aq})}^- \longrightarrow \mathrm{A\ell(OH)}_{4(\mathrm{aq})}^- + 3\,\mathrm{e}^-\Big) + 3 \times \Big(2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} + 2\,\mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{HO}_{(\mathrm{aq})}^-\Big)

Il vient :

2\,\mathrm{A\ell}_{(\mathrm{s})} + 8\,\mathrm{HO}_{(\mathrm{aq})}^- + 6\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} \longrightarrow 2\,\mathrm{A\ell(OH)}_{4(\mathrm{aq})}^- + 3\,\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} + 6\,\mathrm{HO}_{(\mathrm{aq})}^-

En simplifiant par 6\,\mathrm{HO}_{(\mathrm{aq})}^- :

\boxed{2\,\mathrm{A\ell}_{(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{HO}_{(\mathrm{aq})}^- + 6\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} \longrightarrow 2\,\mathrm{A\ell(OH)}_{4(\mathrm{aq})}^- + 3\,\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}}

Résultat

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Question 39

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : potentiel standard, réaction totale

À la lecture des potentiels standard, quelle hypothèse peut-on faire sur cette réaction ? Une justification est attendue.

Voir l'indice

Comparer la différence des potentiels standard \Delta E^\circ à la règle empirique de spontanéité thermodynamique (\Delta E^\circ > 0{,}3\text{ V}).

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux couples redox impliqués dans la réaction établie à la question Q38 et calculer la différence de potentiel standard \Delta E^\circ = E^\circ_{\text{oxydant}} - E^\circ_{\text{réducteur}}.
  2. Conclure sur le caractère quantitatif (réaction totale) à l'aide de l'écart \Delta E^\circ ou de l'ordre de grandeur de la constante d'équilibre K^\circ.
Voir la réponse courte

E^{\circ}(\mathrm{H}_2\mathrm{O}/\mathrm{H}_2) \gg E^{\circ}(\mathrm{A}\ell(\mathrm{OH})_4^-/\mathrm{A}\ell), l'écart de potentiel standard positif et grand justifie le caractère quantitatif (total) de la réaction.

Voir le corrigé complet

La réaction d'oxydoréduction étudiée met en jeu :

  • l'oxydant \mathrm{H_2O}_{(\ell)} du couple \mathrm{H_2O} / \mathrm{H_2} de potentiel standard E_2^\circ = -0{,}83\text{ V} ;
  • le réducteur \mathrm{A\ell}_{(\mathrm{s})} du couple \mathrm{A\ell(OH)}_4^- / \mathrm{A\ell} de potentiel standard E_1^\circ = -2{,}33\text{ V}.

L'écart entre les potentiels standard vaut :

\Delta E^\circ = E_2^\circ - E_1^\circ = -0{,}83 - (-2{,}33) = +1{,}50\text{ V}

Le nombre d'électrons échangés dans l'équation-bilan (question Q38) étant n = 6, la constante d'équilibre K^\circ de la réaction à 298\text{ K} vérifie :

\log K^\circ = \frac{n (E_2^\circ - E_1^\circ)}{0{,}059} = \frac{6 \times 1{,}50}{0{,}059} \approx 153 \implies K^\circ \approx 10^{153}

Puisque \Delta E^\circ \gg 0{,}3\text{ V} (soit K^\circ \gg 10^4), on peut poser l'hypothèse que :

\boxed{\text{La réaction est totale (quantitative) dans le sens direct.}}

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : tableau d'avancement, gaz parfait

On suppose que le dihydrogène formé est à la pression et à la température . En considérant l'hydroxyde de sodium en excès, calculer la masse d'aluminium nécessaire à la formation d'un volume de dihydrogène.

Voir l'indice

Calculer la quantité de matière de gaz par l'équation des gaz parfaits et la relier stœchiométriquement à la masse d'aluminium réagissant.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la quantité de matière de dihydrogène n(\mathrm{H}_2) produit à l'aide de l'équation d'état des gaz parfaits.
  2. Relier la quantité de matière d'aluminium consommée à n(\mathrm{H}_2) grâce à la stœchiométrie de l'équation-bilan établie en Q38 et au fait que la réaction est totale (Q39).
  3. En déduire la masse m d'aluminium nécessaire, en remarquant la simplification analytique avec \mathcal{M}_{\mathrm{A}\ell} = 27\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}.
Voir la réponse courte

Calcul de n(\mathrm{H}_2) = \frac{PV}{RT}, relation stœchiométrique n(\mathrm{A}\ell) = \frac{2}{3}n(\mathrm{H}_2) et masse m = n(\mathrm{A}\ell)M(\mathrm{A}\ell).

Voir le corrigé complet

D'après l'équation-bilan établie à la question Q38 :

2\,\mathrm{A}\ell_{(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} + 6\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} \longrightarrow 2\,\mathrm{A}\ell(\mathrm{OH})_{4(\mathrm{aq})}^- + 3\,\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}

La réaction étant totale (question Q39) et l'hydroxyde de sodium en excès, la quantité de matière d'aluminium nécessaire à la production de n(\mathrm{H}_2) moles de dihydrogène vérifie la relation stœchiométrique :

\frac{n(\mathrm{A}\ell)}{2} = \frac{n(\mathrm{H}_2)}{3} \implies n(\mathrm{A}\ell) = \frac{2}{3}\,n(\mathrm{H}_2)

Le dihydrogène gazeux formé est assimilé à un gaz parfait, d'où :

P V = n(\mathrm{H}_2) R T \implies n(\mathrm{H}_2) = \frac{P V}{R T}

La masse m d'aluminium nécessaire s'exprime donc par :

m = n(\mathrm{A}\ell) \cdot \mathcal{M}_{\mathrm{A}\ell} = \frac{2}{3} \frac{P V}{R T} \mathcal{M}_{\mathrm{A}\ell}

Calculons les valeurs intermédiaires :

\begin{aligned} P V &= 1{,}013 \cdot 10^5\text{ Pa} \times 5{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ m}^3 = 506{,}5\text{ J} \\ R T &= 8{,}3\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} \times 298\text{ K} = 2\,473{,}4\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

Comme \frac{2}{3} \mathcal{M}_{\mathrm{A}\ell} = \frac{2}{3} \times 27\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 18\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} :

m = 18 \times \frac{506{,}5}{2\,473{,}4} \approx 18 \times 0{,}205\text{ g} \approx 3{,}7\text{ g}
\boxed{m = \frac{2}{3} \frac{P V}{R T} \mathcal{M}_{\mathrm{A}\ell} \approx 3{,}7\text{ g}}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet E3A Physique-Chimie MPI 2026 ?

Surtout 4 chapitres : Mouvement d'une particule chargée dans E et B (25 % des questions, partie III), Mouvement dans un champ de force centrale (16 %, partie I), Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques (12 %, partie II) et Oxydoréduction et piles (10 %, partie V). Plus ponctuellement : Description d'un système thermodynamique, Interférences par division d'amplitude, Statique des fluides, Photons et dualité onde-corpuscule, Ondes électromagnétiques dans les milieux…

Peut-on travailler le sujet E3A Physique-Chimie MPI 2026 dès la première année (MP2I ou MPSI) ?

En partie : 29 questions sur 40 (72 %) ne demandent que le programme de MP2I ou MPSI. Blocs abordables : la partie I en entier (Q1 à Q9), la partie III en entier (Q19 à Q28) et la partie V en entier (Q35 à Q40), ainsi que Q10, Q18, Q29 et Q34. Avec les autres programmes de première année : 30 en PCSI, 29 en PTSI, 24 en TSI1 et 15 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet E3A Physique-Chimie MPI 2026 ?

Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet E3A Physique-Chimie MPI 2026 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q9 (vitesse quadratique moyenne), Q18 (propagation des incertitudes), Q30 (poussée d'archimède), Q31 (lame mince) et Q34 (réflexion totale).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet E3A Physique-Chimie MPI 2026 ?

Questions de cours : Q1 (atmosphère terrestre), Q2 (force de gravitation), Q3 (énergie mécanique), Q4 (moment cinétique), Q8 (gaz parfait), Q10 (laser), Q11 (conducteur parfait), Q12 (équation de d'alembert)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q5 (énergie potentielle effective), Q7 (vitesse de libération), Q13 (cavité résonante), Q25 (rayon cyclotron) et Q31 (lame mince).

Où gagner des points facilement dans le sujet E3A Physique-Chimie MPI 2026 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (28 sur 40), par exemple : Q1 à Q4, Q7, Q8, Q10, Q11, Q14 à Q17, Q19, Q20, Q23 à Q28, Q32, Q33 et Q35 à Q40. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q5, Q13, Q21, Q22, Q29 et Q31.

Le sujet E3A Physique-Chimie MPI 2026 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury juge la partie de chimie sans grande difficulté et plusieurs parties proches du cours, mais la partie IV a été délicate pour de nombreux candidats et la partie I pas très bien réussie.

Comment extraire la vitesse de la variable complexe u en Q23 ?

En identifiant v_y = \mathrm{Re}(u) et v_x = \mathrm{Im}(u). La définition inhabituelle posée en Q22, u = v_y + \mathrm{j}v_x, inverse les parties réelle et imaginaire par rapport à l'usage habituel.

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