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CCINP Physique PC 2025Sujet, corrigé et rapport du jury

Autour des générateurs thermoélectriques

3,7(40 votes)
Faisable en Sup

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 13 questions sur 41. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : PTSI 10 · MP2I 9 · TSI1 7 · BCPST1 3 questions.

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Présentation du sujet

Générateurs thermoélectriques : effet Seebeck, rendement d'un module et assistance gravitationnelle des sondes spatiales
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Le sujet porte entièrement sur les générateurs thermoélectriques, dispositifs qui convertissent de la chaleur en électricité. La première partie présente et interprète l'effet Seebeck puis analyse l'expérience historique de Seebeck. La deuxième partie étudie le principe énergétique d'un générateur thermoélectrique et son rendement. La troisième partie, indépendante des deux premières, détaille le principe de l'assistance gravitationnelle utilisée par les sondes spatiales équipées de ces générateurs.

  1. 1Partie I : l'effet SeebeckPrésentation et interprétation microscopique de l'effet Seebeck, puis analyse de l'expérience historique de Seebeck (résistances, champ magnétique créé par le cadre).
  2. 2Partie II : principe d'un générateur thermoélectriqueÉtude énergétique d'un module thermoélectrique vu comme une machine ditherme, calcul de son rendement et généralisation des lois d'Ohm et de Fourier aux effets thermoélectriques.
  3. 3Partie III : l'assistance gravitationnelleMouvement à force centrale d'une sonde autour de Jupiter, sphère de Hill, puis calcul du gain de vitesse obtenu par assistance gravitationnelle.

L'épreuve en chiffres

Moyenne 10,44 / 20 · écart-type 3,72 · 4 303 présents · où vous situez-vous ?
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Moyenne
10,44/ 20
Écart-type
3,72
Présents
4 303
Coefficient
7
Durée
4 h
moyenne 10,4405101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : document officiel du concours, épreuve du 5 mai 2025. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Ce qu'a observé le jury

6 erreurs relevées
Résistance électrique établie sans rigueur · Résultats numériques aberrants non questionnés · Théorème d'Ampère mal appliqué
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La grande majorité des candidats a abordé le sujet dans l'ordre et traité des questions dans chacune des trois parties. La seconde partie, conceptuellement plus délicate car faisant appel à des lois inconnues, a été la moins bien réussie, et le début de la troisième partie, pourtant classique, a mis en évidence une maîtrise insuffisante des outils de mécanique.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Résistance électrique établie sans rigueurQ1

    À la question 1, la démonstration de l'expression de la résistance électrique est rarement effectuée de façon rigoureuse, la différence de potentiel U étant rarement définie ou définie avec une erreur de signe.

  2. 2
    Résultats numériques aberrants non questionnésQ9, Q31

    Certains candidats montrent un manque de recul face à des résultats visiblement aberrants, comme des intensités ou des vitesses irréalistes, sans s'interroger sur leur cohérence.

    « des intensités de l’ordre de 1210 A (Q9) ou bien des vitesses supérieures à 8110 m s »
  3. 3
    Théorème d'Ampère mal appliquéQ10

    À la question 10, très mal traitée bien que classique, l'analyse des invariances et symétries porte à tort sur le champ inconnu plutôt que sur la distribution de courant, et le contour d'Ampère n'est pas toujours clairement spécifié.

    « ceci relève d’une confusion entre la cause et la conséquence »
  4. 4
    Rendement de Carnot mal redémontréQ14

    À la question 14, de nombreux candidats reproduisent la démonstration classique du rendement de Carnot apprise en première année au lieu de raisonner en puissances comme le demande l'énoncé, avec des écritures dimensionnellement incorrectes.

  5. 5
    Caractère plan du mouvement mal justifiéQ27

    À la question 27, classique de cours, l'expression vectorielle du théorème du moment cinétique et le caractère plan du mouvement sont rarement correctement justifiés, avec des confusions entre moment cinétique et moment d'une force.

  6. 6
    Développement limité de la sphère de Hill mal maîtriséQ34

    À la question 34, le développement limité à des ordres différents de chaque côté de l'égalité a dérouté beaucoup de candidats, qui n'ont pu aboutir à l'expression attendue du rayon de la sphère de Hill.

Ce qui a été bien réussi

  • La question 18 a été plutôt bien réussie par les candidats ayant un résultat juste à la question 17.
  • La question 19, calculatoire, a été bien traitée.
  • Les questions 32 et 37 ont été bien traitées.

Conseils du jury

  • Respecter scrupuleusement les notations imposées par l'énoncé et justifier chaque relation utilisée, notamment le sens des champs et le signe des grandeurs.
  • Toujours vérifier la cohérence physique des résultats numériques obtenus, en particulier leur ordre de grandeur.
  • Illustrer les raisonnements par un schéma, notamment pour le théorème d'Ampère ou les constructions vectorielles.
  • Soigner la présentation de la copie en numérotant les questions et en entourant les résultats, une copie illisible ne pouvant être notée.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

Corrigé détaillé

41 questions
Indice, stratégie puis corrigé complet pour chaque question.
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41 questions corrigées une à une : un indice, puis la stratégie, puis le corrigé complet avec le résultat encadré. Chaque question est vérifiée avant publication.

  1. Q1Rappeler la loi d’Ohm locale reliant le vecteur densité volumique de courant électrique au champ électrique…
  2. Q2Rappeler la loi locale de Fourier reliant le vecteur densité volumique de courant thermique au gradient de…
  3. Q3Déduire de la relation entre le champ électrique et le potentiel dont il dérive que le gradient de…
  4. Q4On sépare tout d’abord fictivement le matériau en deux compartiments et de températures uniformes et, avec…
  5. Q5L’inhomogénéité de la densité d’électrons libres dans le matériau cause l’apparition d’un champ électrique…
  6. Q6La mesure des coefficients Seebeck du cuivre et de l’aluminium donne respectivement: et. L’analyse…
  7. Q7En circuit ouvert, donner les expressions des forces électromotrices et dans les portions respectivement en…
  8. Q8Préciser le sens du courant d’intensité dans le cadre.
Voir les 33 autres questions
  1. Q9La portion en bismuth est une tige rectangulaire de longueur et de section. En négligeant devant, calculer…
  2. Q10On repère tout point de l’espace par ses coordonnées cylindriques dans la base locale. Exprimer en fonction…
  3. Q11En déduire l’expression du champ magnétique total créé par les deux fils en un point situé dans le plan…
  4. Q12Exprimer l’angle en fonction de la norme des champs et. Calculer sachant que. On prendra et.
  5. Q13Préciser les signes de, et. Définir le rendement du module.
  6. Q14En régime stationnaire, que dire des variations élémentaires d’énergie interne et d’entropie du module entre…
  7. Q15Avec l’orientation choisie pour la définir (figure 5), l’intensité du courant qui circule dans le module en…
  8. Q16Exprimer en fonction notamment de.
  9. Q17En effectuant, en régime stationnaire, un bilan thermique entre les instants et pour la portion de jambe…
  10. Q18Déduire de l’équation différentielle précédente que, où est une constante positive qu’on exprimera en…
  11. Q19Compte tenu des conditions aux limites, établir l’expression de en fonction de,, et de.
  12. Q20En faisant apparaître les résistances électrique et thermique de la jambe (questions Q1 et Q2), montrer que…
  13. Q21Déduire des résultats précédents l’expression de la puissance thermique algébrique fournie par la source…
  14. Q22On montre de façon analogue que la puissance thermique algébrique fournie par la source froide au module…
  15. Q23Sachant que la charge de résistance reçoit la puissance électrique, exprimer l’intensité du courant en…
  16. Q24Montrer que la puissance électrique reçue par la charge est maximale lorsque, et étant fixés. On évoque…
  17. Q25Le module est destiné à alimenter une montre. Il fonctionne grâce à l’écart de température entre la peau en…
  18. Q26Pourquoi cherche-t-on à maximiser le facteur de mérite ? Estimer le rendement d’un générateur…
  19. Q27Justifier à l’aide du théorème du moment cinétique que le moment cinétique par rapport au point de la sonde…
  20. Q28Établir l’expression de l’énergie potentielle dont dérive la force gravitationnelle subie par la sonde. On…
  21. Q29Justifier que l’énergie mécanique de la sonde se conserve. Établir son équation radiale sous la forme:, où…
  22. Q30Donner l’expression de la vitesse minimale qu’il faudrait communiquer à la sonde à la distance du centre de…
  23. Q31Établir, à partir de la loi de Newton, les expressions de et de la vitesse de Jupiter dans le référentiel…
  24. Q32Le référentiel est-il galiléen ? Justifier.
  25. Q33On considère la configuration où la sonde est située dans le plan orbital de Jupiter et telle que, et soient…
  26. Q34Montrer que la condition d’équilibre conduit à:. On suppose que. En effectuant un développement limité à…
  27. Q35En traduisant la conservation de l’énergie mécanique de la sonde, montrer que.
  28. Q36Pourquoi la vitesse de la sonde est-elle nécessairement supérieure ou égale à sa vitesse de libération à la…
  29. Q37On note et les vitesses de la sonde dans le référentiel héliocentrique respectivement à l’entrée et à la…
  30. Q38Reproduire la figure 8 sur la copie et y représenter les vitesses et. Vérifier qualitativement que la norme…
  31. Q39Exprimer et en fonction de, et de.
  32. Q40Sachant que, calculer et en prenant la valeur de calculée à la question Q31. En déduire les valeurs…
  33. Q41La sonde Voyager dispose de 16 petits propulseurs identiques brûlant des ergols liquides et utilisés à la…

Description

Le sujet porte entièrement sur les générateurs thermoélectriques, dispositifs qui convertissent de la chaleur en électricité. La première partie présente et interprète l'effet Seebeck puis analyse l'expérience historique de Seebeck. La deuxième partie étudie le principe énergétique d'un générateur thermoélectrique et son rendement. La troisième partie, indépendante des deux premières, détaille le principe de l'assistance gravitationnelle utilisée par les sondes spatiales équipées de ces générateurs.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE PC

PHYSIQUE

Durée : 4 heures

N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.

RAPPEL DES CONSIGNES

  • Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d'autres couleurs, excepté le vert, bleu clair ou turquoise, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas et la mise en évidence des résultats.
  • Ne pas utiliser de correcteur.
  • Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.

Les calculatrices sont autorisées.

Le problème est composé de trois parties. Les résultats établis et donnés dans la partie I seront utiles dans la partie II.
La partie III est indépendante des deux autres.

Autour des générateurs thermoélectriques

En 2017, un rapport de l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) estimait à 3,6 milliards de kWh l'énergie thermique perdue uniquement par les Data Center en France. Dans une logique de réduction de nos consommations énergétiques, on cherche aujourd'hui à récupérer et à valoriser cette énergie, appelée " chaleur fatale ", issue principalement de l'industrie et des transports.
Ce sujet s'intéresse au générateur thermoélectrique, dispositif capable de convertir la chaleur fatale en travail électrique.
Dans la partie I, on étudie l'effet Seebeck à la base du fonctionnement de ces générateurs avec en sous-partie I.1 la présentation et une interprétation microscopique de cet effet, puis en souspartie 1.2 une analyse de l'expérience historique à l'origine de sa découverte.
Dans la partie II, on décrit le principe de fonctionnement d'un générateur thermoélectrique et on calcule son rendement.
L'utilisation première des générateurs thermoélectriques a été l'alimentation, sur des périodes de plusieurs dizaines d'années, de sondes spatiales. Pour arriver jusqu'aux confins de notre système solaire avec une quantité limitée de carburant, ces sondes ont utilisé l'assistance gravitationnelle dont on propose une présentation dans la partie III. Après quelques généralités de mécanique céleste en sous-partie III.1, puis le calcul en sous-partie III. 2 du rayon d'influence de la planète Jupiter, on évalue l'économie d'énergie réalisée grâce à cette assistance en sous-partie III.3.

Données

  • Perméabilité magnétique du vide : μ_0 = 1, 3 ⋅ 10^(− 6)H ⋅ m^(− 1)
  • Constante de gravitation universelle : G = 6, 7 ⋅ 10^(− 11) m^3 ⋅ kg^(− 1) ⋅ s^(− 2)
  • Masse du Soleil : M_S = 2, 0 ⋅ 10^(30) kg
  • Masse de Jupiter : M_J = 1, 9 ⋅ 10^(27) kg

Partie I - L'effet Seebeck

1.1 - Découverte du phénomène

On considère un matériau conducteur électrique, homogène et isotrope, occupant un cylindre droit d'axe ( O, u⃗_x ), de section S et de longueur L (figure 1). Les deux sections droites qui limitent le cylindre sont portées aux potentiels électriques V(x = 0) = V_1 et V(x = L) = V_2 avec V_1 > V_2. Le régime étant supposé stationnaire, le matériau est parcouru par un courant électrique de densité volumique j⃗_(el˙) = j_(el˙)u⃗_x uniforme. On note σ la conductivité électrique du matériau.
Figure 1 - Conducteur électrique soumis à une différence de potentiel
Q1. Rappeler la loi d'Ohm locale reliant le vecteur densité volumique de courant électrique j⃗_(el˙) au champ électrique E⃗. Préciser, en justifiant, le sens du champ électrique dans le conducteur. Établir l'expression de la résistance électrique R_(el) du cylindre : R_(el) = L/(σS).
Le matériau considéré est également un conducteur thermique, de conductivité thermique λ. Par contact avec deux sources idéales, les deux sections droites qui limitent le cylindre sont portées aux températures T(x = 0) = T_1 et T(x = L) = T_2 avec T_1 > T_2. Le régime étant toujours supposé stationnaire, le matériau est parcouru par un flux de chaleur de densité volumique j⃗_(th) = j_(th)u⃗_x uniforme.
Q2. Rappeler la loi locale de Fourier reliant le vecteur densité volumique de courant thermique j⃗_(th) au gradient de température grad^(→−)(T). En précisant les analogies avec le résultat précédent, donner l'expression de la résistance thermique R_(th) du cylindre.
Lorsque le matériau conducteur est uniquement soumis à un gradient de température, ce gradient est aussi source d'un champ électrique qui s'écrit en régime stationnaire : E⃗ = αgrad^(→−)(T). Cet effet est appelé effet Seebeck. α est le coefficient Seebeck du matériau.
On considèrera dans toute la suite du sujet que les coefficients σ, λ et α sont indépendants de la température.
Q3. Déduire de la relation entre le champ électrique E⃗ et le potentiel V dont il dérive que le gradient de température induit une tension ou force électromotrice (f.é.m.) e = V(x = 0) − V(x = L) = V_1 − V_2 qu'on exprimera en fonction de α et de l'écart de température T_1 − T_2.
On souhaite interpréter qualitativement l'effet Seebeck. On suppose pour cela que le matériau est un métal et que les porteurs de charges mobiles forment un " gaz " d'électrons libres.
Q4. On sépare tout d'abord fictivement le matériau en deux compartiments A et B de températures uniformes T_A et T_B, avec T_A > T_B. Dans quel compartiment la vitesse moyenne des électrons est-elle la plus élevée?
Partant d'une situation où la densité volumique en électrons libres est supposée identique dans les deux compartiments, comment vont évoluer les densités des compartiments par passage des électrons d'un compartiment à l'autre? En transposant désormais cette analyse à une variation continue de la température dans le matériau, indiquer comment va évoluer la densité d'électrons libres sous le seul effet de ce gradient de température.
Q5. L'inhomogénéité de la densité d'électrons libres dans le matériau cause l'apparition d'un champ électrique. Déterminer qualitativement le sens de ce champ. En déduire le signe du coefficient Seebeck que prévoit cette analyse physique.
Q6. La mesure des coefficients Seebeck du cuivre et de l'aluminium donne respectivement: α_(Cu) = + 1, 2μ V ⋅ K^(− 1) et α_(Al) = − 2, 2μ V ⋅ K^(− 1). L'analyse qualitative précédente (question Q5) est-elle conforme aux données expérimentales ? Justifier brièvement.

l. 2 - Étude de l'expérience historique de Seebeck

La figure 2.a représente le dispositif expérimental qui permit à Seebeck en 1821 de mettre en évidence l'effet qui porte aujourd'hui son nom. On modélise l'ensemble par un cadre rectangulaire CDD^′ C^′ (figure 2.b). La portion C^′ C est en bismuth, de coefficient Seebeck α_(Bi) = − 72, 0μ V ⋅ K^(− 1) et de conductivité électrique σ_(Bi) = 8, 7 ⋅ 10^5 S ⋅ m^(− 1). Le reste est en cuivre de coefficient Seebeck α_(Cu) = + 1, 2μ V ⋅ K^(− 1) et de conductivité électrique σ_(Cu) = 6, 0 ⋅ 10^7 S ⋅ m^(− 1). On suppose que la longueur L des portions C^′ C et D^′ D est très grande devant la longueur d des portions CD et C^′ D^′. La portion C^′ D^′ est laissée à la température ambiante T_0 et la portion CD est portée à la température T > T_0.
Figure 2 - Expérience de Seebeck
a. Dispositif expérimental b. Modélisation du dispositif
Q7. En circuit ouvert, donner les expressions des forces électromotrices e_(Bi) = V_C − V_(C^′) et e_(Cu) = V_D − V_(D^′) dans les portions respectivement en bismuth et en cuivre en fonction des coefficients α_(Bi), α_(Cu) et de l'écart de température T − T_0 (question Q3).
En circuit fermé, il faut en outre tenir compte des résistances électriques R_(el˙, Bi) et R_(el˙, Cu) des portions respectivement en bismuth et en cuivre (question Q1 ). On donne dans ces conditions le schéma électrique équivalent du cadre CDD^′ C^′ (figure 3).
Figure 3 - Schéma électrique équivalent du cadre
Q8. Préciser le sens du courant d'intensité I > 0 dans le cadre.
Q9. La portion C^′ C en bismuth est une tige rectangulaire de longueur L = 40 cm et de section S = 10 cm^2. En négligeant R_(e˙l, Cu) devant R_(e˙l, Bi), calculer l'intensité I du courant pour T − T_0 = 40 K.
Le cadre CDD^′ C^′ est situé dans le plan ( O, u⃗_y, u⃗_z ) où l'axe ( O, u⃗_y ) est selon la verticale ascendante. On assimile les deux portions C^′ C et D^′ D à deux fils conducteurs rectilignes infinis, parallèles à l'axe ( O, u⃗_z ) et distants de d, parcourus par un courant d'intensité I dans des sens opposés (figure 4). Le milieu dans lequel est plongé le cadre est assimilé au vide.
Figure 4 - Modélisation du cadre pour le calcul du champ magnétique
Q10. On repère tout point M de l'espace par ses coordonnées cylindriques ( r, θ, z ) dans la base locale ( u⃗_r, u⃗_θ, u⃗_z ). Exprimer en fonction de μ_0, I et de r le champ magnétique B⃗_(f, Bi)(M) créé par le fil en bismuth confondu avec l'axe ( O, u⃗_z ).
Q11. En déduire l'expression du champ magnétique total B⃗_f(M) créé par les deux fils en un point M situé dans le plan vertical ( O, u⃗_y, u⃗_z ), à égale distance d/2 de ces deux fils.
En l'absence de courant (donc d'une différence de température), le cadre est orienté de sorte qu'une petite aiguille aimantée située en son centre et libre de tourner sur un axe vertical s'oriente dans le plan du cadre. On note B⃗_(T, h) = B_(T, h)u⃗_z la composante horizontale du champ magnétique terrestre. En présence de courant (donc d'une différence de température), on constate que l'aiguille tourne d'un angle β < π/2 dans le plan horizontal ( M, u⃗_x, u⃗_z ).
Q12. Exprimer l'angle β en fonction de la norme des champs B⃗_f et B⃗_(T, h). Calculer β sachant que B_(T, h) = 2 ⋅ 10^(− 5) T. On prendra d = 5 cm et I = 6 A.

Partie II - Principe d'un générateur thermoélectrique

L'étude de l'effet Seebeck dans la partie I suggère la possibilité aux matériaux de convertir de l'énergie thermique en énergie électrique. C'est ce qui est réalisé dans les générateurs thermoélectriques.
Un module élémentaire d'un tel convertisseur est constitué de l'assemblage de deux matériaux semi-conducteurs (SC), l'un de dopage de type p (les porteurs de charges majoritaires sont des lacunes électroniques ou " trous " de charge + e ), l'autre de dopage de type n (les porteurs de charges majoritaires sont des électrons de charge − e ). Ces matériaux constituent les " jambes " du module qui sont montées électriquement en série et thermiquement en parallèle (figure 5). À l'une des extrémités du module, les matériaux sont reliés entre eux par une connexion métallique mise en contact avec une plaque céramique électriquement isolée et maintenue à une température T_C (source chaude). À l'autre extrémité du module, les deux matériaux sont mis en contact avec une plaque céramique identique maintenue à une température T_F (source froide) et reliés entre eux par l'intermédiaire d'une charge de résistance électrique R_c. Chaque jambe occupe un cylindre droit d'axe ( O, u⃗_x ), de longueur L et de section S, de surface latérale isolée thermiquement.
Les matériaux semi-conducteurs ont des coefficients Seebeck α_p > 0 et α_n < 0 pour des dopages de type respectivement p et n.
Figure 5 - Schéma de principe d'un générateur thermoélectrique
Ce module fonctionne comme une machine thermique ditherme. On note P_C et P_F les puissances thermiques algébriques fournies au module par les sources respectivement chaude et froide, et P_(el) la puissance électrique algébrique reçue par le module.
Q13. Préciser les signes de P_C, P_F et P_(el). Définir le rendement η du module.
Q14. En régime stationnaire, que dire des variations élémentaires d'énergie interne dU et d'entropie dS du module entre les instants t et t + dt ?
On assimile le module à une phase condensée incompressible indilatable. Déduire alors des principes de la thermodynamique que son rendement η a une limite supérieure, appelée rendement de Carnot. Exprimer le rendement de Carnot η_(Carnot) en fonction de T_C et de T_F. À quelle condition sur le fonctionnement du module ce rendement limite pourrait-il être atteint ?
Q15. Avec l'orientation choisie pour la définir (figure 5), l'intensité I du courant qui circule dans le module en régime stationnaire est positive. Préciser les sens de déplacement des trous dans le semi-conducteur de dopage de type p et des électrons dans le semi-conducteur de dopage de type n. Aurait-on pu imaginer faire fonctionner un module avec des jambes constituées de semi-conducteurs de dopage de même type ? Justifier.
On s'intéresse tout d'abord à l'unique jambe constituée du semi-conducteur de dopage de type p. On note σ_p et λ_p respectivement la conductivité électrique et la conductivité thermique de ce matériau. En régime stationnaire, la jambe est parcourue par un courant électrique de densité volumique j⃗_(el˙) = j_(el˙)u⃗_x uniforme et d'intensité I > 0. La température en tout point M dans la jambe est alors de la forme T(M) = T(x). On néglige les résistances de contact (électriques et thermiques) aux interfaces entre le semi-conducteur et les connexions métalliques. On pourra ainsi considérer que T(x = 0) = T_C et T(x = L) = T_F.
Q16. Exprimer j⃗_(e˙l) en fonction notamment de I.
Le champ électrique E⃗ au sein de la jambe cède aux porteurs de charges la puissance volumique p_v = j⃗_(e˙l) ⋅ E⃗.
Q17. En effectuant, en régime stationnaire, un bilan thermique entre les instants t et t + dt pour la portion de jambe comprise entre les abscisses x et x + dx, établir l'équation différentielle vérifiée par j_(th), où j⃗_(th) = j_(th)u⃗_x est le vecteur densité volumique de courant thermique dans la jambe. On fera apparaître explicitement la puissance volumique p_v.
En fait, un gradient de potentiel au sein du semi-conducteur n'engendre pas seulement un courant électrique, mais aussi un flux de chaleur. Cet effet découvert quelques années après l'effet Seebeck est appelé effet Peltier. On admet que la prise en compte de ces effets thermoélectriques conduit à la généralisation suivante des lois locales d'Ohm et de Fourier (questions Q1 et Q2) :
{E⃗ = (j⃗_(el˙))/σ + αgrad^(→−)(T); j⃗_(th) = αTj⃗_(el˙) − λgrad^(→−)(T)
Q18. Déduire de l'équation différentielle précédente que (d^2 T)/(dx^2) = − k, où k est une constante positive qu'on exprimera en fonction de I, σ_p, λ_p et de S.
Q19. Compte tenu des conditions aux limites, établir l'expression de T(x) en fonction de k, L, T_C et de ΔT = T_C − T_F.
Q20. En faisant apparaître les résistances électrique R_(e˙l, p) et thermique R_(th, p) de la jambe (questions Q1 et Q2 ), montrer que la puissance thermique P_(th, p)(x = 0) fournie par la source chaude à la jambe a pour expression : P_(th, p)(x = 0) = α_p IT_C + (ΔT)/(R_(th, p)) − 1/2R_(el˙, p)I^2.
On montre de façon analogue que la puissance thermique P_(th, n)(x = 0) fournie par la source chaude à la jambe constituée du semi-conducteur de dopage de type n a pour expression : P_(th, n)(x = 0) = − α_n IT_C + (ΔT)/(R_(th, n)) − 1/2R_(e˙l, n)I^2, où R_(e˙l, n) et R_(th, n) sont les résistances respectivement électrique et thermique de la jambe.
Q21. Déduire des résultats précédents l'expression de la puissance thermique algébrique P_C fournie par la source chaude au module. On introduira le coefficient Seebeck global du module α = α_p − α_n et les résistances équivalentes électrique R_(e˙l) et thermique R_(th) du module, à exprimer en fonction de R_(e˙l, p), R_(e˙l, n), R_(th, p) et de R_(th, n).
Q22. On montre de façon analogue que la puissance thermique algébrique P_F fournie par la source froide au module s'écrit : P_F = − αIT_F − (ΔT)/(R_(th)) − 1/2R_(e˙l)I^2. En déduire l'expression de la puissance électrique algébrique P_(e˙l) reçue par le module.
Q23. Sachant que la charge de résistance R_c reçoit la puissance électrique − P_(e˙l), exprimer l'intensité I du courant en fonction de α, ΔT, R_(e˙l) et de R_c.
Q24. Montrer que la puissance électrique reçue par la charge est maximale lorsque R_c = R_(e˙l), R_(e˙l) et ΔT étant fixés. On évoque l'adaptation d'impédance. Exprimer cette puissance |P_(el)|_(max) en fonction de α, ΔT et de R_(e˙l).
Q25. Le module est destiné à alimenter une montre. Il fonctionne grâce à l'écart de température entre la peau en contact avec la montre et l'air ambiant, typiquement ΔT = 1 K. Estimer à l'aide des données suivantes le nombre N de modules nécessaires à associer sachant que la puissance de fonctionnement de la montre est P_m = 15μ W. On pourra considérer qu'un module fournit la puissance maximale déterminée dans la question Q24.
Semi-conducteur Dopage type p Dopage type n
α(μV ⋅ K^(− 1)) 162 - 240
σ(S ⋅ m^(− 1)) 1, 8 ⋅ 10^5 9, 9 ⋅ 10^4
L(μ m) 600 600
S(μ m^2) 6, 4 ⋅ 10^3 6, 4 ⋅ 10^3
On peut montrer que le rendement maximal d'un module dépend du produit Z_(pn)T_m, appelé facteur de mérite, avec T_m = (T_C + T_F)/2 et Z_(pn) une fonction des propriétés de transport ( α, σ, λ ) des semiconducteurs. La figure 6 indique l'évolution du rendement maximal η_(max) du module en fonction de la température de la source chaude pour plusieurs valeurs du facteur de mérite. La température de la source froide est fixée à 300 K . Dans l'état actuel des technologies, le facteur de mérite n'excède pas 1.
Figure 6 - Rendement maximal d'un générateur thermoélectrique élémentaire
Source: Techniques de l'Ingénieur
Q26. Pourquoi cherche-t-on à maximiser le facteur de mérite ?
Estimer le rendement d'un générateur thermoélectrique qui fonctionnerait avec les gaz d'échappement d'une turbine à combustion (centrale thermique destinée à produire de l'électricité) de température de l'ordre de 500^∘C. Commenter par comparaison aux rendements usuels des machines dithermes.

Partie III - L'assistance gravitationnelle

Du fait de leur faible rendement, les générateurs thermoélectriques restent aujourd'hui confinés à des applications de niches. Ils sont par exemple utilisés dans la plupart des sondes spatiales, avec du combustible radioactif comme source chaude et l'espace environnant comme source froide (générateur thermoélectrique à radioisotope ou GTR). Les GTR assurent une production électrique stable, permettant de maintenir opérationnels pendant plusieurs années les instruments embarqués dans les sondes au-delà de l'orbite de Mars, où les panneaux solaires ne sont plus efficaces. Lancées par la NASA en 1977, les deux sondes Voyager continuent encore aujourd'hui d'envoyer des informations sur Terre, à plus de 20 milliards de kilomètres de distance. Ces sondes ont collecté d'inestimables données scientifiques sur les planètes extérieures Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune, en tirant profit d'une conjonction exceptionnelle de ces planètes qui a permis aux sondes leur survol pratiquement sans dépense de carburant, grâce à l'assistance gravitationnelle.

III. 1 - Généralités

On considère une sonde du programme Voyager, assimilée à un point matériel P de masse m. La sonde est en mouvement dans un champ gravitationnel qu'on supposera uniquement dû ici à Jupiter, relativement au référentiel d'étude " jupiterocentrique " R_j considéré galiléen.
La planète est assimilée à une boule à répartition sphérique de masse, de sorte qu'elle se comporte d'un point de vue gravitationnel comme un point matériel fictif de même masse M_J que cette dernière et situé en son centre J.
Q27. Justifier à l'aide du théorème du moment cinétique que le moment cinétique L⃗_J par rapport au point J de la sonde se conserve. En déduire que le mouvement de la sonde est plan. On repère la sonde par ses coordonnées cylindriques ( r, θ, z = 0 ) de centre J. On choisit l'axe ( J, u⃗_z ) de sorte que L⃗_J = ‖L⃗_J‖u⃗_z. Montrer que la quantité C = r^2 θ˙ est constante.
Q28. Établir l'expression de l'énergie potentielle E_p(r) dont dérive la force gravitationnelle subie par la sonde. On prendra E_p(r → + ∞) = 0.
Q29. Justifier que l'énergie mécanique E_m de la sonde se conserve. Établir son équation radiale sous la forme : E_m = 1/2mr˙^2 + E_(p, eff)(r), où E_(p, eff)(r) désigne une énergie potentielle effective dont on donnera l'expression en fonction de m, C, r et de E_p(r).
Représenter qualitativement E_(p, eff)(r). Expliciter les différents états possibles de la sonde en précisant la forme de sa trajectoire selon la valeur de son énergie mécanique E_m.
Q30. Donner l'expression de la vitesse minimale v_ℓ qu'il faudrait communiquer à la sonde à la distance r du centre J de Jupiter pour qu'elle se libère de l'attraction gravitationnelle de Jupiter. Cette vitesse est appelée vitesse de libération de la sonde.

III. 2 - Sphère de Hill de Jupiter

Dans la sous-partie précédente, seule l'influence de l'attraction gravitationnelle de Jupiter sur le mouvement de la sonde a été considérée. On se propose dans cette sous-partie d'établir une condition quantitative pour négliger l'influence de l'attraction gravitationnelle du Soleil devant celle de Jupiter.
On considère pour cela que le centre J de Jupiter décrit une trajectoire circulaire de rayon d = 7, 8 ⋅ 10^8 km autour du centre S du Soleil dans le plan orbital ( S, u⃗_x, u⃗_y ), relativement au référentiel héliocentrique R_h considéré galiléen. On note Ω la vitesse angulaire à laquelle tourne le point J dans le sens direct de l'axe ( S, u⃗_z ) dans ce référentiel (figure 7). On suppose, comme pour Jupiter, que le Soleil se comporte d'un point de vue gravitationnel comme un point matériel fictif de même masse M_S que ce dernier et situé en son centre S.
Figure 7 - Position considérée de la sonde dans le plan orbital de Jupiter
Q31. Établir, à partir de la 2 e loi de Newton, les expressions de Ω et de la vitesse V_(J, h) de Jupiter dans le référentiel héliocentrique R_h en fonction de G, M_S et de d. Calculer V_(J, h).
On raisonne dans la suite de cette sous-partie dans le référentiel R^′ auquel est lié un repère de centre S dont les axes ( S, u⃗_(x^′) ) et ( S, u⃗_(y^′) ) tournent autour de l'axe ( S, u⃗_z ), dans le sens direct et à la vitesse angulaire Ω dans le référentiel héliocentrique R_h, avec u⃗_(x^′) = SJ^(→−)/d.
Q32. Le référentiel R ' est-il galiléen ? Justifier.
Q33. On considère la configuration où la sonde P est située dans le plan orbital ( S, u⃗_x, u⃗_y ) de Jupiter et telle que S, P et J soient alignés dans cet ordre (figure 7). On cherche la distance r de la sonde au centre J de Jupiter à laquelle elle est en équilibre dans le référentiel R^′. Donner les expressions des forces s'exerçant sur la sonde P en fonction de m, M_J, M_S, Ω, G, d et de r. On se limitera pour les forces d'origine gravitationnelle à celles dues au Soleil et à Jupiter.
Q34. Montrer que la condition d'équilibre conduit à : M_J d^3(d − r)^2 = − M_S r^2((d − r)^3 − d^3).
On suppose que r≪d. En effectuant un développement limité à l'ordre le plus bas possible en r/d de chaque terme de l'égalité précédente, établir l'expression de la distance r = r_H en fonction de M_J, M_S et de d.
On admet que cette expression reste valide en première approximation pour toute valeur de l'angle θ repérant la position de la sonde depuis le centre de Jupiter. L'ensemble des points de l'espace tels que la sonde P soit en équilibre dans le référentiel R ' est donc approximativement une sphère centrée en J, de rayon r_H, appelée sphère de Hill. Calculer r_H.
Désormais, nous négligerons donc l'influence du Soleil devant celle de Jupiter sur la sonde dès lors que cette dernière se trouve dans la sphère de Hill.

III. 3 - Principe de l'assistance gravitationnelle

On considère dans cette dernière sous-partie que la sonde arrive à l'entrée de la sphère de Hill de Jupiter avec une vitesse v⃗_(e, j) = v_(e, j)u⃗_x relativement au référentiel " jupiterocentrique " R_j. Elle passe " derrière " Jupiter, puis sort de la sphère de Hill avec une vitesse v⃗_(s, j). On note D l'angle entre v⃗_(s, j) et v⃗_(e, j) (figure 8).
Figure 8 - Déviation de la sonde dans le référentiel " jupiterocentrique "
On suppose la durée de passage dans la sphère de Hill suffisamment courte pour pouvoir considérer d'une part le référentiel " jupiterocentrique " R_j galiléen, et d'autre part la vitesse V⃗_(J, h) du centre J de Jupiter dans le référentiel héliocentrique R_h constante et selon + u⃗_y pendant cette durée. On suppose enfin que le plan orbital de la sonde dans le référentiel " jupiterocentrique " R_j est confondu avec le plan orbital ( S, u⃗_x, u⃗_y ) de Jupiter dans le référentiel héliocentrique R_h.
Q35. En traduisant la conservation de l'énergie mécanique de la sonde, montrer que v_(e, j) = v_(s, j).
On notera simplement par la suite v_j = v_(e, j) = v_(s, j). On prendra pour les applications numériques v_j = 10 km ⋅ s^(− 1).
Q36. Pourquoi la vitesse v_j de la sonde est-elle nécessairement supérieure ou égale à sa vitesse de libération v_ℓ à la distance r_H (question Q30) ? Vérifier par une application numérique que c'est bien le cas.
Q37. On note v⃗_(e, h) et v⃗_(s, h) les vitesses de la sonde dans le référentiel héliocentrique R_h respectivement à l'entrée et à la sortie de la sphère de Hill. Déduire de la loi de composition des vitesses les expressions de v⃗_(e, h) et v⃗_(s, h) en fonction de v⃗_(e, j), v⃗_(s, j) et de V⃗_(J, h).
Q38. Reproduire la figure 8 sur la copie et y représenter les vitesses v⃗_(e, h) et v⃗_(s, h). Vérifier qualitativement que la norme de la vitesse de la sonde a bien augmenté dans le référentiel héliocentrique à la sortie de la sphère de Hill. Dans quelle configuration l'augmentation de vitesse serait-elle maximale?
Q39. Exprimer v_(e, h) et v_(s, h) en fonction de v_j, V_(J, h) et de D.
Q40. Sachant que D = 60^∘, calculer v_(e, h) et v_(s, h) en prenant la valeur de V_(J, h) calculée à la question Q31. En déduire les valeurs numériques de la variation Δv_h = v_(s, h) − v_(e, h) de la vitesse de la sonde relativement au référentiel héliocentrique à l'issue de son passage à proximité de Jupiter, puis de l'économie d'énergie ΔE_(c, h) = 1/2mv_(s, h)^2 − 1/2mv_(e, h)^2 réalisée grâce à l'assistance gravitationnelle de Jupiter. On prendra m = 7, 2 ⋅ 10^2 kg. D'où vient le gain d'énergie cinétique de la sonde?
Q41. La sonde Voyager dispose de 16 petits propulseurs identiques brûlant des ergols liquides et utilisés à la fois pour les modifications de trajectoire et pour les changements ou corrections d'orientation. En brûlant 50% de sa quantité d'ergols liquides embarquée, on estime que l'accroissement de vitesse correspondant de la sonde serait de 60 m ⋅ s^(− 1). Comparer à l'accroissement de vitesse obtenu grâce à l'assistance gravitationnelle et conclure.
FIN

Questions fréquentes

4 questions
Sur quels chapitres porte le sujet de physique CCINP PC 2025 ?
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Sur quels chapitres porte le sujet de physique CCINP PC 2025 ?

Il porte sur l'électrocinétique et la thermodynamique de l'effet Seebeck, la magnétostatique de l'expérience historique de Seebeck, et la mécanique du point (force centrale, référentiel non galiléen) pour l'assistance gravitationnelle.

Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur ce sujet CCINP physique PC 2025 ?

Le jury signale une rigueur d'écriture mathématique souvent défectueuse (égalités entre vecteurs et scalaires, relations inhomogènes), un manque de recul face à des résultats numériques aberrants, et une maîtrise insuffisante des outils de mécanique du point en début de troisième partie.

La partie III du sujet CCINP physique PC 2025 est-elle indépendante des deux autres ?

Oui, l'énoncé précise que la partie III, sur l'assistance gravitationnelle, est indépendante des parties I et II sur l'effet Seebeck et le générateur thermoélectrique.

Quelle partie du sujet CCINP physique PC 2025 a été la moins bien réussie ?

D'après le rapport, la seconde partie a été la moins bien réussie car conceptuellement plus délicate, faisant appel à une généralisation inconnue des lois d'Ohm et de Fourier prenant en compte les effets thermoélectriques.

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