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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie TSI 2023 (page 3/4 : Partie II (questions 41 à 60))

L'exploration martienne : mission Mars 2020 et rover Perseverance

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Partie II : L'expérimentation

II.1 · Le spectromètre imageur SuperCam

Question 41

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : masse molaire

L'atmosphère martienne est principalement constituée de dioxyde de carbone . Calculer la masse molaire de ce gaz en .

Voir l'indice

Sommer les masses molaires atomiques du carbone et de deux oxygènes, puis convertir en \mathrm{kg\cdot mol^{-1}}.

Voir la réponse courte

Masse molaire du dioxyde de carbone : M(\mathrm{CO}_2) = 12 + 2\times 16 = 44\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 4,4\cdot 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}.

Voir le corrigé complet

La molécule de dioxyde de carbone \mathrm{CO}_2 est constituée d'un atome de carbone et de deux atomes d'oxygène. Sa masse molaire moléculaire M(\mathrm{CO}_2) s'exprime donc par :

M(\mathrm{CO}_2) = M(\mathrm{C}) + 2\,M(\mathrm{O})

D'après les données fournies en fin d'énoncé :

  • M(\mathrm{C}) = 12\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • M(\mathrm{O}) = 16\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}.

On obtient :

\begin{aligned} M(\mathrm{CO}_2) &= 12 + 2 \times 16 = 44\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

Convertie dans l'unité demandée (\text{kg}\cdot\text{mol}^{-1}), correspondant aux unités du système international (SI) :

\boxed{M(\mathrm{CO}_2) = 44 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} = 4,4 \cdot 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}}

Résultat

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : onde sonore, célérité

Sachant que la température moyenne sur Mars est de , montrer qu'on retrouve la valeur de la célérité d'une onde sonore sur Mars égale à environ .

Voir l'indice

Convertir la température en kelvins et utiliser les valeurs numériques fournies en aide au calcul.

Voir la stratégie
  1. Convertir la température martienne en kelvins à l'aide de la relation T = t(^\circ\text{C}) + 273.
  2. Appliquer la formule de Laplace fournie dans l'énoncé en utilisant la masse molaire de \mathrm{CO}_2 obtenue en Q41 en unités SI (\text{kg}\cdot\text{mol}^{-1}).
  3. Réaliser l'application numérique sans calculatrice en encadrant la valeur ou par approximation.
Voir la réponse courte

Calcul de la célérité du son c = \sqrt{\gamma RT/M} dans le gaz carbonique martien à T = 210\text{ K}.

Voir le corrigé complet

La température absolue de l'atmosphère martienne vaut :

T = -63 + 273 = 210\text{ K}

D'après l'énoncé, la célérité du son dans un gaz parfait est donnée par :

c = \sqrt{\frac{\gamma R T}{M}}

avec d'après la question Q41 :

  • \gamma = 1{,}4 ;
  • R = 8{,}31\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • T = 210\text{ K} ;
  • M = 44\cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}.

Calculons le carré de la célérité :

\begin{aligned} c^2 &= \frac{1{,}4 \times 8{,}31 \times 210}{44 \cdot 10^{-3}} \\ &= \frac{294 \times 8{,}31}{44} \cdot 10^3 \\ &= \frac{147}{22} \times 8{,}31 \cdot 10^3 \end{aligned}

Comme \dfrac{147}{22} \approx 6{,}68 et 6{,}68 \times 8{,}31 \approx 55{,}5 :

c^2 \approx 5{,}55 \cdot 10^4\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2}

Or :

\begin{aligned} 230^2 &= 5{,}29 \cdot 10^4\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2} \\ 240^2 &= 5{,}76 \cdot 10^4\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2} \end{aligned}

La racine carrée donne donc c \approx 236\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, ce qui conduit bien à la valeur attendue :

\boxed{c \approx 240\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 43

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : photon, longueur d'onde

Dans quel domaine émet le laser ? Justifier.

Voir l'indice

Comparer la longueur d'onde de 1\,067\text{ nm} aux bornes du spectre visible (400\text{--}800\text{ nm}).

Voir la réponse courte

Identification du domaine spectral (infrarouge ou visible) à partir de la longueur d'onde du laser.

Voir le corrigé complet

D'après le document 2, le laser pulsé émet un rayonnement de longueur d'onde :

\lambda = 1\,067\text{ nm}

Le spectre de la lumière visible par l'œil humain s'étend conventionnellement d'environ 400\text{ nm} (violet) à 750\text{ nm} voire 800\text{ nm} (rouge).

Comme cette longueur d'onde est strictement supérieure à la borne supérieure du visible :

\lambda > 800\text{ nm}

le rayonnement émis par le laser se situe dans le domaine de l'infrarouge (plus précisément dans le proche infrarouge).

\boxed{\text{Le laser émet dans le domaine infrarouge (proche infrarouge).}}

Résultat

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Question 44

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : photon

Un laser émet une lumière quasi-monochromatique. Définir le terme quasi-monochromatique.

Voir l'indice

Expliquer le caractère presque idéal d'un spectre présentant une largeur spectrale \Delta\lambda extrêmement étroite.

Voir la réponse courte

Définition : spectre d'émission très étroit autour d'une longueur d'onde centrale (\Delta\lambda \ll \lambda_0).

Voir le corrigé complet

Une onde lumineuse rigoureusement monochromatique est un modèle théorique constitué d'une seule fréquence pure (spectre modélisé par un pic de Dirac, correspondant à un train d'ondes de durée infinie).

En pratique, une source de lumière réelle est dite quasi-monochromatique si l'énergie rayonnée est concentrée dans une bande spectrale de largeur très étroite \Delta\nu (ou \Delta\lambda) autour d'une fréquence centrale \nu_0 (ou d'une longueur d'onde centrale \lambda_0), telle que :

\boxed{\frac{\Delta\nu}{\nu_0} \ll 1 \quad \left(\text{soit } \frac{\Delta\lambda}{\lambda_0} \ll 1\right)}

Résultat

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Question 45

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : puissance surfacique

Montrer que les caractéristiques du faisceau laser utilisé par SuperCam permettent bien d'obtenir une irradiance suffisante pour créer un plasma.

Voir l'indice

Calculer la puissance crête P = E/\Delta t puis diviser par l'aire du disque de diamètre D.

Voir la stratégie
  1. Calculer la puissance crête P délivrée par chaque impulsion laser à partir de son énergie et de sa durée.
  2. Calculer la section droite S de la tache focale au niveau de la cible à partir de son diamètre D.
  3. En déduire l'irradiance I = P/S et la comparer au seuil de 1{,}0\text{ GW}\cdot\text{cm}^{-2}.
Voir la réponse courte

Calcul de la densité de puissance (irradiance) I = P/S focalisée et comparaison au seuil de claquage.

Voir le corrigé complet

D'après le document 2, chaque impulsion laser délivre une énergie E = 15\text{ mJ} pendant une durée \tau = 5\text{ ns}. La puissance moyenne durant l'impulsion (puissance crête) s'écrit :

P = \frac{E}{\tau}

Application numérique :

P = \frac{15 \cdot 10^{-3}\text{ J}}{5 \cdot 10^{-9}\text{ s}} = 3{,}0 \cdot 10^{6}\text{ W} = 3{,}0\text{ MW}

Au niveau de la cible, le faisceau est focalisé sur un disque de diamètre D = 400\ \mu\text{m} = 4{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ cm}. La surface éclairée vaut :

S = \frac{\pi D^{2}}{4}

En prenant l'approximation \pi \approx 3{,}14 :

S = \frac{\pi \times (4{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ cm})^{2}}{4} = 4{,}0\pi \cdot 10^{-4}\text{ cm}^{2} \approx 1{,}26 \cdot 10^{-3}\text{ cm}^{2}

L'irradiance (puissance par unité de surface) au niveau de la cible est donc :

I = \frac{P}{S} = \frac{3{,}0 \cdot 10^{6}\text{ W}}{1{,}26 \cdot 10^{-3}\text{ cm}^{2}} \approx 2{,}4 \cdot 10^{9}\text{ W}\cdot\text{cm}^{-2} = 2{,}4\text{ GW}\cdot\text{cm}^{-2}

On constate que :

\boxed{I \approx 2{,}4\text{ GW}\cdot\text{cm}^{-2} > I_{\text{seuil}} = 1{,}0\text{ GW}\cdot\text{cm}^{-2}}

L'irradiance obtenue est bien supérieure au seuil requis : les conditions sont réunies pour vaporiser et ioniser la roche afin de former un plasma.

Résultat

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Question 46

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : quantification de l'énergie

Justifier pourquoi deux atomes (ou ions) différents ne donnent pas le même spectre d'émission. On expliquera notamment la notion de niveaux d'énergie quantifiés grâce au diagramme représentant les niveaux d'énergie de l'ion .

Voir l'indice

Expliquer que chaque élément chimique possède un cortège électronique et un ensemble discret d'énergies propres distincts.

Voir la stratégie

Pour répondre à cette question :

  1. Rappeler la nature discrète (quantifiée) des niveaux d'énergie d'un édifice atomique en s'appuyant sur le document 3.
  2. Exprimer la relation de Planck-Einstein reliant l'énergie du photon émis lors d'une désexcitation à la longueur d'onde de la raie spectrale correspondante.
  3. Expliquer en quoi la structure électronique dépend de l'espèce considérée, conférant à chaque atome ou ion une « signature » spectrale unique.
Voir la réponse courte

Niveaux discrets d'énergie propres à chaque élément : longueurs d'onde émises \lambda = hc/\Delta E caractéristiques de l'atome.

Voir le corrigé complet

D'après la physique quantique, l'énergie d'un atome ou d'un ion ne peut pas varier de façon continue : elle ne peut prendre que des valeurs discrètes et bien déterminées, appelées niveaux d'énergie quantifiés.

Comme l'illustre le document 3 pour l'ion \mathrm{Ca}^+, l'espèce possède un état fondamental d'énergie minimale E_0 = 0{,}00\text{ eV} et des états excités d'énergies discrètes E_1 = 1{,}88\text{ eV}, E_2 = 2{,}94\text{ eV}, E_3 = 4{,}68\text{ eV}, etc.

Lorsqu'un ion passe d'un niveau d'énergie excité E_m à un niveau de plus basse énergie E_n (E_m > E_n), il émet un photon d'énergie quantifiée \Delta E selon la relation de Planck-Einstein :

\Delta E = E_m - E_n = h \nu = \frac{h c}{\lambda} \quad \implies \quad \lambda = \frac{h c}{E_m - E_n}

Les longueurs d'onde \lambda associées aux raies d'émission ne dépendent ainsi que des écarts énergétiques entre les niveaux de l'espèce.

Or, la structure électronique et les interactions coulombiennes (déterminées par le numéro atomique Z et le nombre d'électrons) sont propres à chaque espèce chimique. Par conséquent :

  • Deux atomes ou ions différents possèdent des diagrammes énergétiques distincts (niveaux d'énergie et écarts énergétiques différents).
  • Les longueurs d'onde des photons émis sont différentes, conférant à chaque espèce un spectre de raies d'émission unique, qui constitue une véritable « carte d'identité » spectroscopique.
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Question 47

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : quantification de l'énergie, photon

À quelle transition énergétique du document 3 correspond, pour l'ion , la raie de longueur d'onde . On justifiera précisément la réponse.

Voir l'indice

Calculer l'énergie du photon émis \Delta E = hc/\lambda en joules, convertir en \mathrm{eV} et identifier la transition.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie du photon émis \Delta E à partir de la relation de Planck-Einstein en fonction de h, c et \lambda.
  2. Réaliser l'application numérique en joules puis en électronvolts à l'aide des approximations données en tête de partie.
  3. Comparer l'énergie obtenue aux différences d'énergie E_m - E_n entre les niveaux du diagramme du document 3 afin d'identifier la transition correspondante.
Voir la réponse courte

Calcul de l'écart énergétique \Delta E = hc/\lambda et identification de la transition correspondante sur le diagramme de Grotrian.

Voir le corrigé complet

Lors de la désexcitation d'un ion d'un niveau d'énergie E_m vers un niveau inférieur E_n, l'énergie du photon émis est donnée par la relation de Planck-Einstein :

\Delta E = E_m - E_n = \frac{h c}{\lambda}

En utilisant les valeurs numériques fournies dans l'énoncé pour \lambda = 423\text{ nm} = 423 \cdot 10^{-9}\text{ m}, h = 6,63 \cdot 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s} et c = 3,00 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

\Delta E = \frac{6,63 \cdot 10^{-34} \times 3,00 \cdot 10^8}{423 \cdot 10^{-9}} = \frac{6,63 \times 3,00}{423} \cdot 10^{-17}\text{ J}

L'aide au calcul indique que \frac{6,63 \times 3,00}{423} \approx 4,7 \cdot 10^{-2}, d'où :

\Delta E \approx 4,7 \cdot 10^{-19}\text{ J}

La conversion en électronvolts (1\text{ eV} = 1,602 \cdot 10^{-19}\text{ J} \approx 1,6 \cdot 10^{-19}\text{ J}) donne, toujours d'après l'aide au calcul (\frac{4,7}{1,6} \approx 2,9) :

\Delta E = \frac{4,7 \cdot 10^{-19}}{1,6 \cdot 10^{-19}}\text{ eV} \approx 2,9\text{ eV}

Examinons les écarts d'énergie entre les niveaux du document 3 (E_0 = 0,00\text{ eV}, E_1 = 1,88\text{ eV}, E_2 = 2,94\text{ eV}, E_3 = 4,68\text{ eV}) :

  • E_2 - E_0 = 2,94 - 0,00 = 2,94\text{ eV} \approx 2,9\text{ eV} ;
  • E_3 - E_1 = 4,68 - 1,88 = 2,80\text{ eV} ;
  • les autres écarts sont soit bien plus faibles, soit bien plus élevés.

L'écart E_2 - E_0 = 2,94\text{ eV} correspond très précisément à l'énergie du photon de longueur d'onde 423\text{ nm}.

Il s'agit donc de la transition radiative entre le deuxième niveau excité et l'état fondamental :

\boxed{\text{Transition } E_2 \longrightarrow E_0}

Résultat

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Question 48

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : spectre d'émission

D'après le document 4, préciser si le plasma issu de la roche témoin contient des ions . Justifier.

Voir l'indice

Rechercher les raies caractéristiques de l'ion \mathrm{Ca}^+ du tableau 1 sur le spectre de la roche.

Voir la stratégie
  1. Relever les longueurs d'onde caractéristiques des raies d'émission de l'ion \mathrm{Ca}^+ fournies dans le tableau 1.
  2. Comparer ces valeurs aux positions des pics d'intensité observés sur le spectre d'émission de la roche témoin (document 4).
  3. Conclure sur la présence effective de l'ion \mathrm{Ca}^+ dans le plasma.
Voir la réponse courte

Comparaison des pics d'émission du plasma de la roche aux raies caractéristiques de l'ion \mathrm{Ca}^+.

Voir le corrigé complet

Le tableau 1 recense les longueurs d'onde des raies d'émission caractéristiques de l'ion \mathrm{Ca}^+ :

394\text{ nm},\quad 397\text{ nm},\quad 423\text{ nm},\quad 443\text{ nm},\quad 444\text{ nm},\quad 446\text{ nm}.

Sur le spectre d'émission du document 4, on observe des pics d'émission très nets à ces mêmes longueurs d'onde :

  • les pics B et D correspondent respectivement aux raies à 394\text{ nm} et 397\text{ nm} ;
  • le pic F, particulièrement intense, correspond à la raie à 423\text{ nm} (étudiée à la question précédente) ;
  • le groupe de pics J, K et L se situe précisément dans la zone 443\text{--}446\text{ nm}.

L'ensemble des raies caractéristiques de l'ion \mathrm{Ca}^+ étant retrouvé dans le spectre de la roche témoin :

\boxed{\text{Le plasma issu de la roche témoin contient bien des ions }\mathrm{Ca}^+.}

Résultat

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Question 49

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : approximation de gauss, stigmatisme

Le système est utilisé dans les conditions de l'approximation de Gauss, ce qui permet un stigmatisme approché. Énoncer ces conditions et définir la notion de stigmatisme.

Voir l'indice

Préciser les conditions angulaires et de proximité à l'axe, puis définir la correspondance point-objet / point-image.

Voir la réponse courte

Énoncé des conditions de Gauss (rayons paraxiaux, peu inclinés) et définition du stigmatisme rigoureux et approché.

Voir le corrigé complet

1. Définition du stigmatisme :

  • Un système optique est dit rigoureusement stigmatique pour un couple de points (A, A') si tout rayon lumineux issu du point objet A (réel ou virtuel) émerge du système en passant par le point image unique A' (ou en semblant provenir de A').
  • Le stigmatisme est approché lorsque l'ensemble des rayons issus d'un point objet A ne convergent pas exactement en un point géométrique unique, mais traversent une zone de dimension suffisamment restreinte (tache image) pour pouvoir être assimilée à un point par le récepteur (œil, détecteur).

2. Conditions de l'approximation de Gauss :

L'approximation de Gauss correspond à l'étude des rayons dits paraxiaux, qui satisfont aux deux conditions suivantes :

  • les rayons sont peu inclinés par rapport à l'axe optique (angles d'incidence faibles : \theta \ll 1\text{ rad}, justifiant les approximations \sin\theta \approx \tan\theta \approx \theta) ;
  • les rayons sont proches de l'axe optique (faible ouverture du système, faisceau intercepté au voisinage du sommet ou du centre optique).

Dans ces conditions, le stigmatisme et l'aplanétisme approchés sont généralement vérifiés pour les systèmes centrés.

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Question 50

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : lentille mince

Schématiser le modèle optique proposé pour la lunette de Galilée renversée en illustrant la marche du faisceau cylindrique incident (rayons parallèles à l'axe optique) à travers le système des deux lentilles et . On prendra soin d'indiquer la position des foyers utiles de chacune des lentilles, ainsi que les centres de celles-ci. On choisira librement une échelle adaptée.

Voir l'indice

Tracer l'axe, placer les foyers avec F'_1 confondu avec F_2, et construire l'émergence d'un faisceau incident parallèle.

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition d'afocalité : un système afocal conjugue l'infini avec l'infini, ce qui impose la coïncidence du foyer image de la première lentille avec le foyer objet de la seconde (F'_1 \equiv F_2).
  2. Déterminer les positions relatives des centres optiques O_1 et O_2 sachant que f'_1 = -20\text{ mm} (lentille divergente) et f'_2 = 100\text{ mm} (lentille convergente).
  3. Tracer la marche des rayons extrêmes du faisceau cylindrique incident : réfraction sur L_1 selon des droites issues virtuellement de F'_1, puis réfraction sur L_2 émergeant parallèles à l'axe optique puisque issues de F_2.
Voir la réponse courte

Tracé des rayons incidents parallèles à l'axe à travers une lunette afocale (foyers F'_1 et F_2 confondus).

Voir le corrigé complet

Un doublet afocal transforme un faisceau de rayons parallèles (objet à l'infini) en un faisceau de rayons parallèles (image à l'infini). Pour cela, le foyer principal image de la première lentille coïncide avec le foyer principal objet de la seconde :

F'_1 \equiv F_2

Positions des éléments sur l'axe optique orienté dans le sens de propagation de la lumière :

  • Pour la lentille divergente L_1 de centre O_1 :

    \overline{O_1 F'_1} = f'_1 = -20\text{ mm} \quad (\text{foyer image situé en amont de } L_1)
  • Pour la lentille convergente L_2 de centre O_2 :

    \overline{F_2 O_2} = f'_2 = 100\text{ mm} \quad (\text{foyer objet situé en amont de } L_2)
  • La distance entre les deux lentilles est donc :

    e = \overline{O_1 O_2} = \overline{O_1 F'_1} + \overline{F_2 O_2} = f'_1 + f'_2 = -20\text{ mm} + 100\text{ mm} = 80\text{ mm}

Marche des rayons lumineux :

  • Les rayons incidents parallèles à l'axe optique rencontrent la lentille divergente L_1 et émergent en divergeant, les prolongements virtuels de ces rayons passant par le foyer image F'_1.
  • Comme F'_1 \equiv F_2, ces rayons semblent provenir du foyer objet F_2 de la lentille convergente L_2. Ils émergent donc de L_2 parallèles entre eux et parallèles à l'axe optique.
  • Le faisceau obtenu est cylindrique et élargi.
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Question 51

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : grandissement, lentille mince

Dans cette configuration, calculer le diamètre du faisceau à la sortie de la lunette de Galilée renversée.

Voir l'indice

Utiliser le grandissement angulaire ou le théorème de Thalès entre les foyers et les diamètres.

Voir la stratégie
  1. Considérer un rayon marginal incident parallèle à l'axe optique, situé au bord du faisceau à la distance r_1 = D_1/2 de l'axe.
  2. Utiliser les propriétés de stigmatisme et le tracé des rayons dans un système afocal où F'_1 \equiv F_2.
  3. Appliquer le théorème de Thalès depuis le sommet commun F'_1 \equiv F_2 pour relier les rayons (ou diamètres) aux distances focales.
Voir la réponse courte

Application du théorème de Thalès ou du grandissement angulaire pour relier le diamètre du faisceau émergent au rapport des distances focales.

Voir le corrigé complet

Considérons un rayon incident parallèle à l'axe optique, délimitant le bord du faisceau incident de diamètre D_1, à la distance de l'axe optique :

r_1 = \frac{D_1}{2}

Ce rayon traverse la lentille divergente L_1 en I_1 et émerge selon une droite dont le prolongement vers l'amont passe par le foyer image F'_1.

Le doublet étant afocal, ce point coïncide avec le foyer objet de la seconde lentille (F'_1 \equiv F_2). Le rayon incident sur L_2 semble donc provenir de son foyer objet F_2 : il émerge de L_2 parallèlement à l'axe optique, à une distance radiale :

r_2 = \frac{D_2}{2}

Les points F'_1 \equiv F_2, I_1 (sur L_1) et I_2 (sur L_2) étant alignés, le théorème de Thalès dans les triangles semblables de sommet commun F'_1 donne :

\frac{r_2}{r_1} = \frac{D_2}{D_1} = \frac{| \overline{F'_1 O_2} |}{| \overline{F'_1 O_1} |} = \frac{|\overline{F_2 O_2}|}{|\overline{F'_1 O_1}|} = \frac{f'_2}{|f'_1|}

On en déduit l'expression du diamètre du faisceau émergent :

D_2 = \frac{f'_2}{|f'_1|}\, D_1

Application numérique avec f'_2 = 100\text{ mm}, |f'_1| = 20\text{ mm} et D_1 = 3{,}0\text{ mm} :

\begin{aligned} D_2 &= \frac{100}{20} \times 3{,}0\text{ mm} = 5 \times 3{,}0\text{ mm} = 15\text{ mm} \end{aligned}
\boxed{D_2 = 15\text{ mm} = 1{,}5\text{ cm}}

Résultat

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II.2 · MOXIE

Question 52

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, BCPST1

Notions : pile

Réaliser un schéma de la pile électrochimique classique précédente.

Voir l'indice

Schématiser deux béchers avec leurs électrodes respectives reliées par un conducteur et un pont électrolytique.

Voir la réponse courte

Schéma légendé de la pile Daniell classique (deux demi-piles, électrodes métalliques, pont salin, circuit extérieur).

Voir le corrigé complet

Il s'agit de la pile Daniell classique. D'après les données fournies en fin d'énoncé :

E^\circ(\mathrm{Cu^{2+}/Cu_{(s)}}) = +0{,}34\text{ V} \quad \text{et} \quad E^\circ(\mathrm{Zn^{2+}/Zn_{(s)}}) = -0{,}76\text{ V}

Le couple au potentiel standard le plus élevé constitue le pôle positif (+) de la pile (l'électrode de cuivre), tandis que le couple au potentiel le plus faible constitue le pôle négatif (-) (l'électrode de zinc).

La pile est donc constituée de :

  • une demi-pile d'oxydation : une lame de zinc solide \mathrm{Zn_{(s)}} plongeant dans une solution contenant des ions \mathrm{Zn^{2+}_{(aq)}} (pôle négatif, anode) ;
  • une demi-pile de réduction : une lame de cuivre solide \mathrm{Cu_{(s)}} plongeant dans une solution contenant des ions \mathrm{Cu^{2+}_{(aq)}} (pôle positif, cathode) ;
  • un pont salin assurant la continuité électrique et l'électroneutralité des solutions ;
  • un circuit extérieur comportant un récepteur (résistance R).
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Question 53

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, BCPST1

Notions : anode, cathode, demi-équation électronique

Écrire les demi-équations se produisant à l'anode et à la cathode en précisant à chaque fois s'il s'agit d'une oxydation ou d'une réduction.

Voir l'indice

Associer l'oxydation à l'anode (libération d'électrons) et la réduction à la cathode (consommation d'électrons).

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature des réactions aux électrodes grâce aux potentiels standard d'oxydoréduction : le réducteur le plus fort (\mathrm{Zn}) s'oxyde et l'oxydant le plus fort (\mathrm{Cu}^{2+}) se réduit.
  2. Associer chaque réaction à son électrode selon les définitions générales : l'anode est toujours le siège d'une oxydation et la cathode le siège d'une réduction.
Voir la réponse courte

Oxydation à l'anode et réduction à la cathode : écriture des deux demi-équations électroniques.

Voir le corrigé complet

D'après les données de l'énoncé :

E^\circ(\mathrm{Cu}^{2+}/\mathrm{Cu}_{(\mathrm{s})}) = 0{,}34\text{ V} > E^\circ(\mathrm{Zn}^{2+}/\mathrm{Zn}_{(\mathrm{s})}) = -0{,}76\text{ V}

Lors du fonctionnement spontané de la pile :

  • À l'anode (pôle négatif), il se produit une oxydation du zinc métallique :

    \boxed{\mathrm{Zn}_{(\mathrm{s})} = \mathrm{Zn}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^-} \quad \text{(oxydation)}
  • À la cathode (pôle positif), il se produit une réduction des ions cuivre(II) :

    \boxed{\mathrm{Cu}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Cu}_{(\mathrm{s})}} \quad \text{(réduction)}

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Question 54

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : pile

Indiquer le sens de circulation et la nature des porteurs de charge dans les fils électriques.

Voir l'indice

Préciser que seuls les électrons circulent dans les fils métalliques, du pôle négatif au pôle positif.

Voir la réponse courte

Électrons circulant de l'anode (pôle négatif) vers la cathode (pôle positif) dans les fils conducteurs métalliques.

Voir le corrigé complet

Dans les fils conducteurs métalliques du circuit extérieur :

  • Nature des porteurs de charge : ce sont les électrons (ou électrons de conduction).
  • Sens de circulation : les électrons étant chargés négativement (q = -e < 0), ils sont libérés par l'oxydation à l'anode (électrode de zinc, pôle négatif) et sont consommés par la réduction à la cathode (électrode de cuivre, pôle positif).

Dans les fils électriques, les électrons circulent donc :

\boxed{\text{de l'électrode de zinc (anode, pôle } - \text{) vers l'électrode de cuivre (cathode, pôle } + \text{)}.}

Le courant électrique conventionnel I circule, quant à lui, en sens inverse (du cuivre vers le zinc).

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Question déjà tombée ailleurs

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Question 55

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
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  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, BCPST1

Notions : pile

Quelle est la nature des porteurs de charge dans le pont salin ? Préciser le rôle de ce pont.

Voir l'indice

Indiquer que les porteurs sont des ions et rappeler la condition de neutralité électrique des solutions.

Voir la réponse courte

Porteurs ioniques (anions vers l'anode, cations vers la cathode) assurant la neutralité électrique des solutions et la fermeture du circuit.

Voir le corrigé complet

Nature des porteurs de charge dans le pont salin :

Dans le pont salin (constitué d'un gel imbibé d'une solution d'un électrolyte inerte tel que \mathrm{K^+ + Cl^-} ou \mathrm{K^+ + NO_3^-}), les porteurs de charge sont des ions (anions et cations) :

  • les cations migrent dans le sens conventionnel du courant électrique, c'est-à-dire vers la demi-pile cathodique (pôle +) ;
  • les anions migrent dans le sens inverse du courant, c'est-à-dire vers la demi-pile anodique (pôle -).
\boxed{\text{Les porteurs de charge dans le pont salin sont les ions (cations et anions).}}

Rôles du pont salin :

  1. Fermer le circuit électrique : il permet le passage du courant électrique entre les deux compartiments par conduction ionique (migration des ions).
  2. Assurer l'électroneutralité des solutions :

    • à l'anode, la formation continue d'ions \mathrm{Zn^{2+}} est compensée par l'apport d'anions issus du pont salin (ou le départ de cations vers le pont) ;
    • à la cathode, la disparition d'ions \mathrm{Cu^{2+}} est compensée par l'apport de cations issus du pont salin (ou le départ d'anions vers le pont).
  3. Empêcher le mélange direct des solutions : il évite le contact direct entre les réactifs oxydant et réducteur, ce qui court-circuiterait la pile par une réaction d'oxydoréduction spontanée directe sans circulation d'électrons dans le circuit extérieur.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 56

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : réducteur, pile

Le réactif oxydé est appelé le combustible de la pile. Parmi les espèces chimiques présentes dans les couples, laquelle constitue le combustible ?

Voir l'indice

Le combustible est l'espèce qui subit l'oxydation (qui "brûle" au sens électrochimique).

Voir la réponse courte

Le combustible est le réducteur consommé lors de l'oxydation anodique (\mathrm{H}_2).

Voir le corrigé complet

La pile à combustible est alimentée par deux réactifs : le dihydrogène gazeux \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} et le dioxygène gazeux \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}.

Examinons le rôle de chacun dans les couples d'oxydoréduction mis en jeu :

  • dans le couple \mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} / \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}, le dihydrogène \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} est la forme réduite (le réducteur). Au cours du fonctionnement de la pile, il cède des électrons et subit donc une oxydation selon la demi-équation :

    \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} = 2\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^-
  • dans le couple \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} / \mathrm{H}_{2}\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}, le dioxygène \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} est la forme oxydée (l'oxydant, ou comburant). Il capte des électrons et subit donc une réduction.

Le réactif oxydé étant le combustible de la pile, il s'agit du dihydrogène.

\boxed{\text{Le combustible de la pile est le dihydrogène gazeux } \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}.}

Résultat

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Question 57

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : demi-équation électronique

Écrire les deux demi-équations d'oxydoréduction.

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Écrire l'oxydation de \mathrm{H}_2 en \mathrm{H}^+ et la réduction de \mathrm{O}_2 en \mathrm{H}_2\mathrm{O}.

Voir la réponse courte

Écriture des demi-équations d'oxydation de \mathrm{H}_2 et de réduction de \mathrm{O}_2.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, les deux couples oxydant/réducteur mis en jeu sont \mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})}/\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} et \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}/\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}.

  • À l'anode se produit l'oxydation du combustible, le dihydrogène \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} :

    \boxed{\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} = 2\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^-}
  • À la cathode se produit la réduction du comburant, le dioxygène \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} :

    \boxed{\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} + 4\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 4\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}}

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Question 58

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
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Notions : formule de nernst

Écrire les formules de Nernst associées à ces deux couples (on considérera un fonctionnement à la température ambiante de 298 K).

Voir l'indice

Appliquer la formule de Nernst à chaque demi-pile à 298\text{ K} en fonction des pressions partielles.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la formule générale de Nernst à T = 298\text{ K}, où le terme \frac{R\,T\ln 10}{F} vaut environ 0{,}059\text{ V} (souvent arrondi à 0{,}06\text{ V}).
  2. Pour chaque couple, identifier le nombre d'électrons échangés n et exprimer le quotient réactionnel en fonction des activités des espèces (pressions partielles pour les gaz normalisées par P^\circ = 1\text{ bar}, concentrations molaires pour les solutés normalisées par c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, et activité unitaire pour le solvant liquide \mathrm{H_2O}).
Voir la réponse courte

Écriture des potentiels d'équilibre de Nernst en fonction des pressions partielles des gaz et de la concentration en \mathrm{H}^+.

Voir le corrigé complet

À T = 298\text{ K}, le terme préfactoriel s'écrit :

\frac{R\,T\ln 10}{F} \approx 0{,}059\text{ V} \quad (\text{ou } 0{,}06\text{ V})
  • Couple \mathrm{H^+_{(aq)} / H_{2(g)}} :
    La demi-équation d'oxydoréduction s'écrit (pour 2 électrons échangés) :

    2\,\mathrm{H^+_{(aq)}} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H_{2(g)}}

    La formule de Nernst associée est :

    E(\mathrm{H^+/H_2}) = E^\circ(\mathrm{H^+/H_2}) + \frac{0{,}059}{2}\log\left( \frac{\left(\frac{[\mathrm{H^+}]}{c^\circ}\right)^2}{\frac{P_{\mathrm{H}_2}}{P^\circ}} \right)

    Sachant que par convention E^\circ(\mathrm{H^+/H_2}) = 0\text{ V} et \mathrm{pH} = -\log\left(\frac{[\mathrm{H^+}]}{c^\circ}\right), elle peut aussi se mettre sous la forme :

    \boxed{E(\mathrm{H^+/H_2}) = E^\circ(\mathrm{H^+/H_2}) - 0{,}059\,\mathrm{pH} - \frac{0{,}059}{2}\log\left(\frac{P_{\mathrm{H}_2}}{P^\circ}\right)}
  • Couple \mathrm{O_{2(g)} / H_2O_{(l)}} :
    La demi-équation d'oxydoréduction s'écrit (pour 4 électrons échangés) :

    \mathrm{O_{2(g)}} + 4\,\mathrm{H^+_{(aq)}} + 4\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{H_2O_{(l)}}

    L'eau étant le solvant, son activité vaut a(\mathrm{H_2O}) = 1. La formule de Nernst s'écrit :

    E(\mathrm{O_2/H_2O}) = E^\circ(\mathrm{O_2/H_2O}) + \frac{0{,}059}{4}\log\left( \frac{P_{\mathrm{O}_2}}{P^\circ} \cdot \left(\frac{[\mathrm{H^+}]}{c^\circ}\right)^4 \right)

    soit de façon équivalente :

    \boxed{E(\mathrm{O_2/H_2O}) = E^\circ(\mathrm{O_2/H_2O}) - 0{,}059\,\mathrm{pH} + \frac{0{,}059}{4}\log\left(\frac{P_{\mathrm{O}_2}}{P^\circ}\right)}

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Question 59

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, BCPST1

Notions : force électromotrice d'une pile

Déterminer l'expression de la force électromotrice de cette pile.

Voir l'indice

Calculer la différence des potentiels d'électrode e = E_+ - E_-.

Voir la stratégie
  1. Identifier les pôles de la pile : la cathode (lieu de la réduction de \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}) constitue le pôle positif de potentiel E_+, et l'anode (lieu de l'oxydation de \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}) constitue le pôle négatif de potentiel E_-.
  2. Exprimer la force électromotrice e = E_+ - E_- à l'aide des formules de Nernst établies à la question Q58.
  3. Simplifier l'expression en regroupant les termes logarithmiques et en constatant l'élimination du terme de \mathrm{pH}.
Voir la réponse courte

Expression de la f.é.m. e = E_{\mathrm{cathode}} - E_{\mathrm{anode}} à vide.

Voir le corrigé complet

La force électromotrice (f.é.m.) e de la pile est égale à la différence de potentiel à vide entre la cathode (pôle positif, siège de la réduction de \mathrm{O}_2) et l'anode (pôle négatif, siège de l'oxydation de \mathrm{H}_2) :

e = E_+ - E_- = E(\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}/\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}) - E(\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})}/\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})})

D'après les expressions de Nernst obtenues à la question Q58 :

\begin{aligned} E_+ &= E^\circ(\mathrm{O}_{2}/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) - 0{,}059\,\mathrm{pH} + \frac{0{,}059}{4}\log\left(\frac{P_{\mathrm{O}_2}}{P^\circ}\right) \\ E_- &= E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) - 0{,}059\,\mathrm{pH} - \frac{0{,}059}{2}\log\left(\frac{P_{\mathrm{H}_2}}{P^\circ}\right) \end{aligned}

En effectuant la différence, les termes dépendant du \mathrm{pH} se compensent exactement :

\begin{aligned} e &= E^\circ(\mathrm{O}_{2}/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) - E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) + \frac{0{,}059}{4}\log\left(\frac{P_{\mathrm{O}_2}}{P^\circ}\right) + \frac{0{,}059}{2}\log\left(\frac{P_{\mathrm{H}_2}}{P^\circ}\right) \\ &= E^\circ(\mathrm{O}_{2}/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) - E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) + \frac{0{,}059}{4} \left[ \log\left(\frac{P_{\mathrm{O}_2}}{P^\circ}\right) + 2\log\left(\frac{P_{\mathrm{H}_2}}{P^\circ}\right) \right] \end{aligned}

En posant e^\circ = E^\circ(\mathrm{O}_{2}/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) - E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2), il vient :

\boxed{e = e^\circ + \frac{0{,}059}{4}\log\left( \frac{P_{\mathrm{O}_2} \, P_{\mathrm{H}_2}^2}{(P^\circ)^3} \right)}

ou, sous forme littérale complète à la température T :

\boxed{e = E^\circ(\mathrm{O}_{2}/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) - E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) + \frac{R T}{4 F} \ln\left( \frac{P_{\mathrm{O}_2} \, P_{\mathrm{H}_2}^2}{(P^\circ)^3} \right)}

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Question 60

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Exploitation de document

Notions : pile

Établir la correspondance entre les huit numéros du schéma de la figure 3 et la liste suivante : , air (dont ), , électrons, anode, cathode, , air appauvri.

Voir l'indice

Identifier l'arrivée de chaque gaz, le sens de passage des anions \mathrm{O}^{2-} et le circuit extérieur des électrons.

Voir la stratégie

Pour identifier les éléments de la figure 3 :

  1. Repérer le sens de la flèche 6 dans l'électrolyte : le texte précise que les ions oxyde \mathrm{O}^{2-} migrent de la cathode vers l'anode. La flèche 6 étant orientée de droite à gauche, le compartiment de droite correspond à la cathode et celui de gauche à l'anode.
  2. Associer les flux de matière :

    • Côté anode (gauche) : entrée de combustible \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} (1) et évacuation des produits et réactifs résiduels \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} + \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} (4).
    • Côté cathode (droite) : entrée de comburant « air (dont \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}) » (2) et rejet d'« air appauvri » (5).
  3. Dans le circuit extérieur (3), les électrons circulent spontanément de l'anode (pôle négatif, lieu d'oxydation) vers la cathode (pôle positif, lieu de réduction).
Voir la réponse courte

Identification des réactifs, produits, électrodes et porteurs de charge sur le schéma fonctionnel de la pile SOFC.

Voir le corrigé complet

D'après les indications fournies :

  • Les ions oxyde migrent de la cathode vers l'anode à travers l'électrolyte solide (zircone YSZ). La flèche 6 étant orientée de droite à gauche, elle représente la migration des ions \mathbf{O^{2-}}.
  • L'électrode de gauche 8 est donc l'anode, et l'électrode de droite 7 est la cathode.
  • À l'anode, le dihydrogène est injecté par le bas en 1 : \mathbf{H_{2(g)}}. Il s'y oxyde selon \mathrm{H}_2 + \mathrm{O}^{2-} \rightarrow \mathrm{H}_2\mathrm{O} + 2\,\mathrm{e}^-. Le mélange sortant par le haut en 4 est constitué de \mathbf{H_2O_{(l)} + H_{2(g)}}.
  • À la cathode, le dioxygène de l'air injecté en 2, soit l'air (dont \mathbf{O_{2(g)}}), est réduit selon \frac{1}{2}\,\mathrm{O}_2 + 2\,\mathrm{e}^- \rightarrow \mathrm{O}^{2-}. L'air sortant par le haut en 5 est donc l'air appauvri (en \mathrm{O}_2).
  • Les électrons libérés à l'anode transitent par le circuit extérieur vers la cathode (flèche de gauche à droite) : le repère 3 correspond aux électrons.
\boxed{ \begin{array}{cl} \mathbf{1} : & \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} \\ \mathbf{2} : & \text{air (dont } \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}\text{)} \\ \mathbf{3} : & \text{électrons} \\ \mathbf{4} : & \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} + \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} \\ \mathbf{5} : & \text{air appauvri} \\ \mathbf{6} : & \mathrm{O}^{2-} \\ \mathbf{7} : & \text{cathode} \\ \mathbf{8} : & \text{anode} \end{array} }

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