Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 TSI 2025 (page 3/3 : Partie D)
Le Blue Fire
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Partie D : L'arrivée
Question 38
Quelles sont les conditions optiques permettant un stigmatisme approché ? Énoncer ces conditions.
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Rappeler les conditions d'approximation paraxiale de Gauss : rayons peu inclinés par rapport à l'axe optique et proches du centre optique.
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Les conditions optiques permettant d'obtenir un stigmatisme approché (ainsi qu'un aplanétisme approché) sont les conditions de Gauss. Elles sont au nombre de deux :
- Rayons proches de l'axe optique : les rayons lumineux traversent le système optique au voisinage immédiat de l'axe optique (distance à l'axe très faible devant les rayons de courbure des dioptres).
- Rayons peu inclinés par rapport à l'axe optique : les angles que font les rayons avec l'axe optique (et avec les normales aux dioptres) sont petits devant 1\text{ rad}, ce qui permet d'utiliser les approximations au premier ordre : \sin \theta \approx \tan \theta \approx \theta.
Ces rayons sont qualifiés de rayons paraxiaux. En pratique, ces conditions sont réalisées en diaphragmant l'instrument d'optique et en restreignant le champ d'observation.
Question 39
Déterminer avec deux chiffres significatifs la valeur numérique de la distance entre le capteur et la lentille de l’objectif.
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Appliquer la formule de Descartes avec origine au centre optique en respectant scrupuleusement les conventions algébriques de distances (\overline{OA} = -D).
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- Exprimer les grandeurs algébriques de position \overline{OA} et \overline{OA'} à partir des données de l'énoncé et du schéma de la figure 14.
- Utiliser la formule de conjugaison de Descartes avec origine au centre optique pour relier la distance lentille-capteur d à la distance objet-lentille D et à la distance focale f'.
- Calculer la valeur numérique demandée en respectant la précision imposée (deux chiffres significatifs).
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Le train joue le rôle d'un objet réel situé à la distance D = 3\text{ m} en amont de la lentille. En orientant l'axe optique dans le sens de propagation de la lumière (de gauche à droite sur les figures 14 et 15), la position algébrique de l'objet est :
Pour que l'image formée sur le capteur soit nette, le capteur doit être situé dans le plan de l'image A', soit :
La formule de conjugaison de Descartes avec origine au centre optique s'écrit :
On en déduit l'expression littérale de la distance d :
Application numérique avec D = 3\text{ m} = 300\text{ cm} et f' = 5{,}00\text{ cm} = 0{,}0500\text{ m} :
En arrondissant à deux chiffres significatifs :
Résultat
Question 40
Déterminer la valeur numérique de .
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Exprimer l'aire totale du capteur S = L\ell et la relier au nombre total de pixels pour en déduire la surface élémentaire a^2 d'un pixel.
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- Exprimer la surface totale de la matrice photosensible à partir de ses dimensions L et \ell.
- Relier cette surface au nombre total de pixels N et à la surface élémentaire a^2 d'un pixel carré, en supposant le pavage régulier et complet.
- En déduire la dimension a d'un pixel et réaliser l'application numérique.
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La surface totale du capteur photographique rectangulaire vaut :
Le capteur est composé de N = 24\text{ Mpixels} = 24 \times 10^6\text{ pixels} carrés de côté a disposés en matrice. En négligeant l'espace inter-pixels (facteur de remplissage proche de 1), la surface totale s'écrit :
On en déduit l'expression littérale du côté d'un pixel :
Avec les valeurs numériques fournies :
- L = 36\text{ mm} = 36 \times 10^{-3}\text{ m} ;
- \ell = 24\text{ mm} = 24 \times 10^{-3}\text{ m} ;
- N = 24 \times 10^6.
Le calcul donne :
Résultat
Question 41
Montrer que si la durée d’exposition du capteur pendant la prise de la photographie est trop longue, la photo sera floue. Calculer un ordre de grandeur de cette durée maximale d’exposition pour obtenir une photographie nette en fonction des paramètres pertinents, et proposer une application numérique.
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Calculer la vitesse de déplacement de l'image sur le capteur à partir de la vitesse du train et du grandissement |\gamma|, puis poser que le déplacement de l'image doit rester inférieur à la taille d'un pixel.
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- Exprimer le déplacement de l'objet (le train) pendant la durée d'exposition t_{\exp}, puis le déplacement correspondant de son image sur le capteur grâce au grandissement transversal \gamma.
- Énoncer le critère de netteté : pour que l'image paraisse nette, le déplacement de la tache image pendant l'exposition ne doit pas excéder la taille d'un pixel a (« flou de bougé »).
- En déduire l'expression littérale de t_{\exp,\max} et réaliser l'application numérique.
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Pendant la durée d'exposition t_{\exp}, le train se déplace à vitesse v selon une direction orthogonale à l'axe optique. La distance parcourue par le sujet est :
D'après la relation de grandissement transversal, l'image de ce point se déplace sur le capteur d'une distance :
avec, d'après les questions Q39 et l'expression du grandissement :
Si ce déplacement sur le capteur excède la taille a d'un pixel, le flux lumineux issu d'un point du sujet balaie plusieurs pixels successifs au cours de la pose : l'information spatiale est étalée, ce qui produit un flou de mouvement (ou flou de bougé).
Pour obtenir un cliché net, il faut que le déplacement de l'image n'excède pas la taille d'un pixel :
On en déduit l'expression de la durée maximale d'exposition :
Application numérique : Avec a = 6{,}0 \times 10^{-6}\text{ m}, D = 3\text{ m}, d \approx 5{,}08 \times 10^{-2}\text{ m} (soit |\gamma| = \frac{d}{D} \approx 1{,}69 \times 10^{-2}) et v = 15\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :
Résultat
Question 42
Décrire qualitativement mais précisément les phénomènes physiques qui se produisent permettant de freiner le train.
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Expliquer le phénomène de Faraday : la variation temporelle de flux magnétique crée des courants induits dans les spires conductrices, qui subissent en retour des forces de Laplace freinant le mouvement (loi de Lenz).
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Le freinage inductif repose sur l'enchaînement de plusieurs phénomènes physiques :
Induction électromagnétique (loi de Faraday) : Lors du déplacement du train à la vitesse \vec{v}, les zones de champ magnétique \vec{B} créées par les aimants embarqués se déplacent par rapport aux spires conductrices fixes du stator. Le flux du champ magnétique \Phi(t) à travers chaque spire fixe varie au cours du temps, ce qui fait apparaître une force électromotrice induite :
e(t) = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}- Circulation de courants induits : Les spires de cuivre étant fermées sur elles-mêmes et de résistance non nulle R, cette f.é.m. induite y fait circuler des courants induits d'intensité i(t) = \frac{e(t)}{R}.
Action mécanique de Laplace et loi de Lenz : Les brins des spires parcourus par ces courants induits et baignés dans le champ magnétique \vec{B} subissent des forces de Laplace :
\mathrm{d}\vec{F}_{\text{aimant}\to\text{spire}} = i\,\mathrm{d}\vec{\ell}\wedge\vec{B}Par le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton), le train (porteur des aimants) subit en retour la force directement opposée :
\vec{F}_{\text{spires}\to\text{train}} = -\vec{F}_{\text{aimant}\to\text{spire}}D'après la loi de modération de Lenz, les effets de l'induction s'opposent aux causes qui leur ont donné naissance (le déplacement relatif du train) : cette force s'oppose à la vitesse \vec{v} du train et constitue donc une force de frottement fluide, assurant le freinage.
- Bilan énergétique : L'énergie cinétique perdue par le train est convertie par couplage électromécanique en puissance électrique induite, intégralement dissipée sous forme thermique par effet Joule dans les spires du stator.
Question 43
Après avoir précisé son orientation sur un schéma représentant uniquement le premier aimant du train et la spire avec lequel il interagit, déterminer l’expression de la force électromotrice induite dans la spire en fonction de et . En déduire l’équation électrique liant et l’intensité dans la spire, dont on aura précisé l’orientation sur un schéma.
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Exprimer le flux magnétique \Phi = B \ell x à travers la surface balayée, appliquer la loi de Faraday e = -\mathrm{d}\Phi/\mathrm{d}t, puis utiliser la loi d'Ohm en négligeant l'auto-inductance.
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- Choisir un vecteur unitaire normal \vec{n} à la spire pour orienter le contour selon la règle de la main droite, et représenter cette convention sur un schéma.
- Calculer le flux magnétique \Phi(t) à travers la spire en fonction de la surface d'intersection S(t) = \ell x(t) entre l'aimant et la spire pour 0 < x < \ell.
- Appliquer la loi de Faraday pour obtenir la force électromotrice e(t), puis la loi d'Ohm (l'inductance propre étant négligée) pour en déduire l'équation électrique régissant l'intensité i(t).
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Considérons la spire fixe de côté \ell et l'aimant mobile se déplaçant à la vitesse \vec{v} = v\,\vec{e}_x avec v = \dot{x}. Pour 0 < x < \ell, la zone de recouvrement entre l'aimant et la spire est un rectangle de largeur x et de hauteur \ell.
On choisit le vecteur normal à la surface de la spire selon \vec{n} = \vec{e}_y (orienté vers l'avant, colinéaire et de même sens que \vec{B}). Par la règle de la main droite (avec \vec{e}_x vers la droite et \vec{e}_z vers le bas), le sens positif de parcours du contour et du courant induit i est le sens trigonométrique :
- de gauche à droite sur le brin inférieur ;
- du bas vers le haut sur le brin droit ;
- de droite à gauche sur le brin supérieur ;
- du haut vers le bas (+\vec{e}_z) sur le brin gauche.
Le champ magnétique n'étant non nul que dans la zone de recouvrement de surface S(t) = \ell\,x(t), le flux magnétique à travers la spire s'écrit :
D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite dans la spire vaut :
En négligeant l'auto-inductance de la spire (L \approx 0), la loi des mailles (ou loi d'Ohm pour le circuit induit) s'écrit, en convention générateur pour e :
ce qui donne l'équation électrique liant B, v, \ell, R et i :
Résultat
Question 44
Montrer que tant que , la spire est soumise à une force qui se met sous la forme où l’on précisera l’expression de .
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Appliquer la force de Laplace \vec{F} = \int i\,\vec{\mathrm{d}\ell} \wedge \vec{B} sur le brin vertical de la spire immergé dans le champ magnétique.
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- Déterminer quelles portions du contour de la spire sont immergées dans le champ magnétique \vec{B} pour 0 < x < \ell.
- Calculer la résultante des forces de Laplace s'exerçant sur ces conducteurs en réutilisant l'intensité induite i établie à la question Q43.
- Identifier le coefficient \alpha et interpréter le sens de la force à l'aide de la loi de modération de Lenz.
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Puisque le bord avant de l'aimant est à la position x avec 0 < x < \ell et que la zone de champ magnétique a pour largeur \ell, la zone occupée par le champ \vec{B} = B\,\vec{e}_y s'étend sur l'intervalle [x-\ell,\, x]. La spire, fixe entre les abscisses 0 et \ell, n'est donc baignée par le champ magnétique que sur le domaine [0,\, x].
Par conséquent, les éléments du circuit soumis à la force de Laplace \vec{\mathrm{d}F} = i\,\vec{\mathrm{d}\ell} \wedge \vec{B} sont :
- le brin vertical gauche, situé en abscisse x' = 0, entièrement immergé dans le champ sur toute sa longueur \ell ;
- les deux segments horizontaux (haut et bas), immergés entre les abscisses 0 et x ;
- le brin vertical droit, situé en x' = \ell, qui se trouve hors du champ magnétique (\vec{B} = \vec{0}) et ne subit donc aucune force.
Pour les deux segments horizontaux, les éléments de longueur sont \vec{\mathrm{d}\ell}_{\text{haut}} = -\mathrm{d}x'\,\vec{e}_x et \vec{\mathrm{d}\ell}_{\text{bas}} = \mathrm{d}x'\,\vec{e}_x. Les forces subies s'écrivent :
Ces deux forces sont opposées et se compensent parfaitement :
Sur le brin vertical gauche, avec l'orientation définie à la question Q43 (\vec{n} = \vec{e}_y), le contour est orienté selon +\vec{e}_z : \vec{\mathrm{d}\ell} = \mathrm{d}z\,\vec{e}_z. La force de Laplace exercée par l'aimant sur ce brin est :
Le trièdre (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z) étant direct, on a \vec{e}_z \wedge \vec{e}_y = -\vec{e}_x. En remplaçant l'intensité par son expression obtenue à la question Q43, i = -\frac{B \ell v}{R} :
Cette force est bien de la forme annoncée \vec{F}_{\text{aimant}\to\text{spire}} = \alpha v \vec{e}_x, avec :
Résultat
Question 45
Montrer que pour possède la même expression.
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Recommencer le raisonnement lors de la phase où l'aimant quitte la spire : le flux décroît, inversant le signe de la f.é.m. et du courant, mais le brin sollicité change également de position.
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- Exprimer la surface de la spire interceptant le champ magnétique pour \ell < x < 2\ell, en déduire le flux magnétique \Phi(t), la force électromotrice induite e(t) et le courant induit i(t).
- Identifier le côté de la spire immergé dans le champ et orienter rigoureusement son vecteur élémentaire de longueur d\vec{\ell} en cohérence avec la normale \vec{n} = \vec{e}_y et l'orientation de l'axe Oz vers le bas.
- Calculer la résultante des forces de Laplace sur la spire et comparer à l'expression obtenue à la question Q44.
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Pour \ell < x < 2\ell, l'aimant est en phase de sortie de la spire fixe :
- L'aimant s'étend sur l'intervalle spatial [x - \ell,\, x].
- La spire fixe s'étend sur l'intervalle spatial [0,\, \ell].
La zone de recouvrement entre la spire et le champ magnétique s'étend donc de x - \ell à \ell, soit sur une largeur \ell - (x - \ell) = 2\ell - x.
Avec le vecteur unitaire normal \vec{n} = \vec{e}_y, le flux magnétique à travers la spire s'écrit :
D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite est :
L'inductance propre étant négligée, le courant induit circulant dans la spire vaut :
Déterminons maintenant les actions mécaniques de Laplace s'exerçant sur la spire :
- Le côté gauche (x = 0) est hors du champ magnétique car x - \ell > 0.
- Les côtés horizontaux (z = 0 et z = \ell) subissent des forces de Laplace selon l'axe Oz de sens opposés, qui se compensent mutuellement.
- Le côté droit (x = \ell) se trouve dans la zone de champ magnétique car x - \ell < \ell < x.
D'après la figure 16, l'axe Oz est dirigé vers le bas et le trièdre (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z) est direct. Avec la normale choisie \vec{n} = \vec{e}_y dirigée vers le lecteur, le sens de parcours direct (sens trigonométrique dans le plan de projection) parcourt le conducteur droit (x = \ell) de bas en haut, c'est-à-dire selon -\vec{e}_z :
La force de Laplace exercée sur ce côté droit s'écrit :
Comme \vec{e}_z \times \vec{e}_y = -\vec{e}_x, on a (-\vec{e}_z) \times \vec{e}_y = +\vec{e}_x. Il vient :
En remplaçant i par son expression :
On retrouve bien :
Résultat
Question 46
Quelle est alors la force totale s’exerçant sur la totalité du train ? En déduire l’équation différentielle vérifiée par tout au long de la phase de freinage, dont on définira la constante de temps en fonction des paramètres.
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Appliquer le principe des actions réciproques pour obtenir la force exercée par les N spires sur le train, puis écrire le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe du rail.
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- Appliquer le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton) pour déduire la force exercée par une spire sur un aimant à partir des résultats des questions Q44 et Q45.
- Sommer sur les N aimants qui interagissent simultanément avec les spires fixes pour obtenir la force totale de freinage.
- Appliquer la deuxième loi de Newton au train dans le référentiel terrestre galiléen en projection sur l'axe du déplacement afin d'obtenir l'équation différentielle et d'identifier la constante de temps \tau.
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D'après les questions Q44 et Q45, la force exercée par un aimant sur la spire avec laquelle il est en interaction s'écrit, tout au long de son passage (0 < x < 2\ell) :
D'après le principe des actions réciproques, la force exercée par cette spire sur l'aimant est :
Le train comportant N aimants en interaction simultanée avec les spires fixes du stator, la force totale exercée par l'ensemble des spires sur le train est la somme des contributions individuelles :
On étudie le train de masse totale m dans le référentiel terrestre, supposé galiléen. Il est soumis à :
- son poids \vec{P} = m\vec{g} et la réaction normale des rails \vec{R}_N, qui se compensent sur la voie horizontale (\vec{P} + \vec{R}_N = \vec{0}) ;
- la force électromagnétique de freinage \vec{F}_{\text{spires}\to\text{train}}.
Les frottements mécaniques étant négligés à ce stade, la deuxième loi de Newton appliquée au train s'écrit :
En projetant sur le vecteur unitaire \vec{e}_x, avec \vec{v} = v \vec{e}_x, on obtient :
Ce qui conduit à l'équation différentielle linéaire du premier ordre :
où la constante de temps caractéristique \tau du freinage est définie par :
Résultat
Question 47
Que devient l’énergie cinétique perdue par le train lors de ce freinage ? On justifiera la réponse à l’aide de l’établissement d’une relation entre différents termes énergétiques que l’on identifiera.
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Multiplier l'équation différentielle du mouvement par v(t) pour faire apparaître le théorème de la puissance cinétique et identifier la puissance dissipée par effet Joule dans les résistances.
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L'énergie cinétique perdue par le train est intégralement dissipée par effet Joule (sous forme d'énergie thermique) dans les spires conductrices en cuivre du stator.
Pour le justifier, établissons le bilan de puissance instantané :
Puissance mécanique reçue par le train :
Le théorème de la puissance cinétique appliqué au train dans le référentiel d'étude galiléen s'écrit :\frac{\mathrm{d}E_c}{\mathrm{d}t} = \vec{F}_{\text{spires}\to\text{train}} \cdot \vec{v}D'après la question Q46, la force de freinage totale vaut \vec{F}_{\text{spires}\to\text{train}} = - N \alpha v \vec{e}_x, d'où :
\frac{\mathrm{d}E_c}{\mathrm{d}t} = - N \alpha v^2 = - N \frac{B^2 \ell^2}{R} v^2 < 0Puissance dissipée par effet Joule dans les spires :
À chaque instant, N spires sont en interaction avec les N aimants. D'après les questions Q43 et Q44, chacune de ces spires est parcourue par un courant d'intensité i vérifiant i^2 = \left(\frac{B \ell v}{R}\right)^2. La puissance totale dissipée par effet Joule dans l'ensemble des N spires est donc :\mathcal{P}_J = \sum_{k=1}^N R\,i_k^2 = N R \left(\frac{B \ell v}{R}\right)^2 = N \frac{B^2 \ell^2}{R} v^2 = N \alpha v^2
En comparant ces deux expressions, on obtient la relation instantanée :
Par intégration entre l'instant initial t=0 et un instant t quelconque, la variation d'énergie cinétique \Delta E_c = E_c(t) - E_c(0) est directement reliée à l'énergie dissipée par effet Joule E_J :
La diminution d'énergie cinétique du train est donc rigoureusement égale à l'énergie thermique créée par effet Joule dans les spires du stator.
Résultat
Question 48
Justifier la nécessité d’un freinage mécanique d’appoint afin d’immobiliser complètement le train à la fin de son trajet.
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Observer l'expression de la force de freinage : elle est proportionnelle à la vitesse v(t), donc elle s'annule à vitesse nulle, ce qui empêche d'immobiliser et de maintenir à l'arrêt le train sans freins de friction.
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D'après la question Q46, la force de freinage par induction subie par le train s'écrit :
avec \alpha = \dfrac{B^2 \ell^2}{R}. La solution de l'équation différentielle associée est :
Ce mode de freinage présente deux limites fondamentales empêchant à lui seul l'immobilisation du train :
- Inefficacité à basse vitesse et arrêt asymptotique : la force de freinage est directement proportionnelle à la vitesse v. Au fur et à mesure que le train ralentit, cette force diminue pour tendre vers zéro. Théoriquement, la vitesse ne s'annule qu'asymptotiquement lorsque t \to +\infty ; le train mettrait un temps excessif à s'arrêter sur une distance finie.
Absence de force de maintien à l'arrêt : à l'arrêt (v = 0), le flux magnétique ne varie plus (\mathrm{d}\Phi/\mathrm{d}t = 0), de sorte qu'aucun courant n'est induit et la force de Laplace est rigoureusement nulle :
\vec{F}_{\text{spires}\to\text{train}}(v=0) = \vec{0}Le freinage électromagnétique ne peut donc pas jouer le rôle de frein de stationnement pour maintenir le train immobile en gare lors de la descente et de la montée des passagers (notamment en présence d'une légère pente ou du vent).
Résultat
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