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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 TSI 2025

Le Blue Fire

Faisable en sup ?

Faisable en partie en TSI1 : 23 questions sur 48, partie D en entier. Autres questions faisables en TSI1

Autres premières années : MP2I 26 · BCPST1 19 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet difficile · Électromagnétisme, Transformations chimiques, Électrocinétique et électronique · 11 incontournables · 26 questions de première année
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Ce sujet très riche et particulièrement complet s'intéresse à l'ensemble du cycle de fonctionnement de l'attraction phare « Blue Fire » d'Europa-Park. À travers quatre parties indépendantes, il balaie avec une grande cohérence pédagogique une vaste portion des programmes de physique et de chimie de classes préparatoires.

L'épreuve aborde d'abord les aspects énergétiques et thermochimiques liés au gaz naturel et au procédé de méthanation (Power to Gas), avant de modéliser le circuit électronique d'animation lumineuse d'avant-départ par un oscillateur astable à ALI. La dynamique du train est ensuite décortiquée : propulsion par moteur linéaire synchrone, refroidissement thermique du stator, franchissement d'un fer à cheval et cinématique d'un looping résolue numériquement en Python. Enfin, l'arrivée traite de la capture photographique souvenir par optique géométrique et du freinage final sans contact par induction électromagnétique. D'un formalisme abordable et guidé, c'est un problème incontournable pour réviser transversalement les fondamentaux des épreuves écrites.

Difficulté
Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,19/20)
Temps estimé
≈ 3 h 30 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

11 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

32 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (32) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Les parties A (thermochimie), B (électronique), C (moteur linéaire et mécanique) et D (optique et induction) sont totalement indépendantes et peuvent être abordées dans n'importe quel ordre.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

48 questions
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Partie A : Origines du Blue Fire

I · Gaz naturel

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Structure de la matière › Liaisons, Lewis, VSEPR et interactions intermoléculaires

Notions : schéma de lewis, règle de l'octet

Donner les formules de Lewis de la molécule de méthane, de la molécule de diazote et de la molécule de dioxyde de carbone.

Voir l'indice

Dénombrer les électrons de valence de chaque atome (C : 4, H : 1, N : 5, O : 6) et appliquer la règle de l'octet ou du duet en associant doublets liants et non liants.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le nombre d'électrons de valence pour chaque atome constitutif (\mathrm{H}, \mathrm{C}, \mathrm{N}, \mathrm{O}).
  2. En déduire le nombre total de doublets (liants et non liants) à répartir pour chaque molécule.
  3. Représenter les formules de Lewis en respectant la règle du duet pour l'hydrogène et la règle de l'octet pour les atomes des périodes 2 (\mathrm{C}, \mathrm{N}, \mathrm{O}).
Voir la réponse courte

Schémas de Lewis des molécules \text{CH}_4, \text{N}_2 et \text{CO}_2 en respectant la règle de l'octet.

Voir le corrigé complet

Le nombre d'électrons de valence de chaque élément est :

  • Hydrogène \mathrm{H} (Z=1, 1s^1) : 1 électron de valence ;
  • Carbone \mathrm{C} (Z=6, 1s^2\, 2s^2\, 2p^2) : 4 électrons de valence ;
  • Azote \mathrm{N} (Z=7, 1s^2\, 2s^2\, 2p^3) : 5 électrons de valence ;
  • Oxygène \mathrm{O} (Z=8, 1s^2\, 2s^2\, 2p^4) : 6 électrons de valence.

1. Molécule de méthane \mathrm{CH_4} :

  • Nombre total d'électrons de valence : n_v = 4 + 4 \times 1 = 8 électrons, soit 4 doublets.
  • Le carbone forme quatre liaisons de covalence simples avec les quatre atomes d'hydrogène.

2. Molécule de diazote \mathrm{N_2} :

  • Nombre total d'électrons de valence : n_v = 2 \times 5 = 10 électrons, soit 5 doublets.
  • Les deux atomes d'azote mettent en commun trois doublets liants (liaison triple) et possèdent chacun un doublet non liant.

3. Molécule de dioxyde de carbone \mathrm{CO_2} :

  • Nombre total d'électrons de valence : n_v = 4 + 2 \times 6 = 16 électrons, soit 8 doublets.
  • Le carbone central est engagé dans deux doubles liaisons avec les oxygènes, et chaque atome d'oxygène porte deux doublets non liants.
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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : équation de réaction, combustion

Établir l’équation de réaction modélisant la combustion du méthane.

Voir l'indice

Écrire la réaction de combustion complète de \mathrm{CH}_4(\mathrm{g}) avec \mathrm{O}_2(\mathrm{g}) conduisant à \mathrm{CO}_2(\mathrm{g}) et \mathrm{H}_2\mathrm{O}(\mathrm{g}).

Voir la réponse courte

Écriture et équilibrage de la réaction de combustion : \text{CH}_4 + 2\,\text{O}_2 = \text{CO}_2 + 2\,\text{H}_2\text{O}.

Voir le corrigé complet

La combustion complète d'un hydrocarbure de formule \mathrm{C}_x\mathrm{H}_y dans le dioxygène produit du dioxyde de carbone \mathrm{CO}_2 et de l'eau \mathrm{H}_2\mathrm{O} selon le bilan général :

\mathrm{C}_x\mathrm{H}_y + \left(x + \frac{y}{4}\right)\mathrm{O}_2 \longrightarrow x\,\mathrm{CO}_2 + \frac{y}{2}\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}

Pour le méthane \mathrm{CH}_4 (x = 1, y = 4), la conservation des éléments chimiques s'écrit :

  • élément carbone : 1 molécule de \mathrm{CH}_4 fournit 1 molécule de \mathrm{CO}_2 ;
  • élément hydrogène : les 4 atomes d'\mathrm{H} de \mathrm{CH}_4 forment 2 molécules de \mathrm{H}_2\mathrm{O} ;
  • élément oxygène : les produits comportent 1 \times 2 + 2 \times 1 = 4 atomes d'oxygène, soit 2 molécules de \mathrm{O}_2 de réactif.

L'eau et le dioxyde de carbone étant précisés à l'état de vapeur dans l'énoncé, l'équation de la réaction s'écrit :

\boxed{\mathrm{CH}_4(\mathrm{g}) + 2\,\mathrm{O}_2(\mathrm{g}) = \mathrm{CO}_2(\mathrm{g}) + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}(\mathrm{g})}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : loi de hess, enthalpie standard de réaction

Déterminer la valeur de l’enthalpie standard de réaction de cette réaction, et commenter son signe.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Hess reliant l'enthalpie standard de réaction aux enthalpies standard de formation tabulées ; interpréter le signe négatif en termes d'exothermicité.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de Hess à l'équation de combustion établie à la question Q2 en utilisant les enthalpies standard de formation fournies dans les données à 298\text{ K}.
  2. Interpréter le signe de l'enthalpie standard de réaction obtenue.
Voir la réponse courte

Calcul de \Delta_r H^\circ par la loi de Hess ; enthalpie négative car la combustion est exothermique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q2, l'équation de la réaction de combustion du méthane s'écrit :

\mathrm{CH}_4(\mathrm{g}) + 2\,\mathrm{O}_2(\mathrm{g}) = \mathrm{CO}_2(\mathrm{g}) + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}(\mathrm{g})

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de réaction à 298\text{ K} s'exprime par :

\Delta_r H^\circ = \Delta_f H^\circ(\mathrm{CO}_2,\mathrm{g}) + 2\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{H}_2\mathrm{O},\mathrm{g}) - \Delta_f H^\circ(\mathrm{CH}_4,\mathrm{g}) - 2\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{O}_2,\mathrm{g})

Application numérique avec les valeurs du tableau de données :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ &= -393{,}5 + 2 \times (-241{,}8) - (-74{,}6) - 2 \times 0 \\ \Delta_r H^\circ &= -393{,}5 - 483{,}6 + 74{,}6 \\ \Delta_r H^\circ &= -802{,}5\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_r H^\circ = -802{,}5\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

L'enthalpie standard de réaction est strictement négative (\Delta_r H^\circ < 0) : la réaction de combustion est donc fortement exothermique, ce qui est caractéristique d'une combustion qui libère de l'énergie thermique vers le milieu extérieur.

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : pouvoir calorifique inférieur, équation d'état des gaz parfaits

Déterminer la valeur de l’énergie thermique libérée par la combustion complète d’un mètre cube de méthane pur assimilé à un gaz parfait, à la température initiale sous une pression fixée de 1,013 bar. Cette quantité est nommée pouvoir calorifique inférieur (ou PCI). Comparer à sa valeur tabulée pour le gaz naturel commercial, comprise entre 9,2 et suivant le type de gaz et l’altitude.

Voir l'indice

Calculer la quantité de matière de méthane dans 1\text{ m}^3 via l'équation des gaz parfaits, en déduire l'énergie molaire libérée et convertir le résultat en \text{kW}\cdot\text{h}\cdot\text{m}^{-3}.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la quantité de matière n(\mathrm{CH}_4) contenue dans un volume V = 1{,}0\text{ m}^3 en utilisant l'équation d'état des gaz parfaits dans les conditions initiales indiquées.
  2. Exprimer l'énergie thermique libérée par la combustion complète à pression constante (isobare) à partir de l'enthalpie standard de réaction déterminée en Q3 (l'eau étant formée à l'état gazeux, ce qui définit le PCI).
  3. Convertir cette énergie en \text{kW}\cdot\text{h} et la comparer à l'intervalle donné pour le gaz naturel commercial.
Voir la réponse courte

Calcul du nombre de moles dans 1\text{ m}^3 de gaz parfait puis de l'énergie thermique libérée.

Voir le corrigé complet

Le méthane étant assimilé à un gaz parfait, la quantité de matière contenue dans un volume V = 1{,}0\text{ m}^3 à la température T = 0~^{\circ}\text{C} = 273\text{ K} et sous la pression p = 1{,}013\text{ bar} = 1{,}013 \times 10^5\text{ Pa} est donnée par :

n(\mathrm{CH}_4) = \frac{p V}{R T}

Application numérique :

n(\mathrm{CH}_4) = \frac{1{,}013 \times 10^5 \times 1{,}0}{8{,}314 \times 273} \approx 44{,}63\text{ mol}

La transformation s'effectuant à pression constante, le transfert thermique reçu par le système réactionnel vaut \Delta H = n(\mathrm{CH}_4)\,\Delta_r H^\circ. L'énergie thermique libérée vers l'extérieur (pouvoir calorifique inférieur) correspond à l'opposé de ce transfert :

\mathrm{PCI} = - \Delta H = - n(\mathrm{CH}_4)\,\Delta_r H^\circ

D'après la question Q3, \Delta_r H^\circ = -802{,}5\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} (l'eau étant à l'état de vapeur). Ainsi :

\begin{aligned} \mathrm{PCI} &= 44{,}63 \times 802{,}5 \times 10^3 \\ &= 3{,}582 \times 10^7\text{ J} = 35{,}8\text{ MJ} \end{aligned}

D'après la définition fournie dans l'énoncé, 1\text{ kW}\cdot\text{h} = 10^3\text{ W} \times 3\,600\text{ s} = 3{,}60 \times 10^6\text{ J}. On en déduit la valeur du PCI en \text{kW}\cdot\text{h} pour ce mètre cube :

\mathrm{PCI} = \frac{3{,}582 \times 10^7}{3{,}60 \times 10^6} \approx 9{,}95\text{ kW}\cdot\text{h}

Soit une valeur volumique :

\boxed{\mathrm{PCI} = 9{,}95\text{ kW}\cdot\text{h}\cdot\text{m}^{-3} = 35{,}8\text{ MJ}\cdot\text{m}^{-3}}

Comparaison : La valeur obtenue pour le méthane pur se situe bien dans l'intervalle tabulé pour le gaz naturel commercial, compris entre 9{,}2 et 10{,}2\text{ kW}\cdot\text{h}\cdot\text{m}^{-3}. Le méthane en étant le constituant très largement majoritaire (généralement plus de 90\,\%), cette excellente concordance valide l'approximation faite.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 5

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : stœchiométrie, bilan carbone

Estimer la proportion due à la consommation de gaz naturel dans l’empreinte carbone totale de la France en 2023.

Voir l'indice

Relier le volume consommé de méthane à la masse équivalente de \mathrm{CO}_2 dégagée (1\text{ mol de }\mathrm{CH}_4 \to 1\text{ mol de }\mathrm{CO}_2) et rapporter cette masse à l'empreinte carbone globale fournie.

Voir la stratégie
  1. Calculer la quantité de matière totale de méthane consommée en France en 2023 à partir du volume consommé et de la quantité molaire par mètre cube déterminée à la question Q4.
  2. En déduire la masse de dioxyde de carbone émise lors de sa combustion complète, sachant qu'une mole de méthane produit une mole de \mathrm{CO}_2.
  3. Comparer cette masse à l'empreinte carbone totale de la France pour en déduire la proportion demandée.
Voir la réponse courte

Exploitation des données de consommation de gaz pour calculer la masse de \text{CO}_2 émise et la comparer au total national.

Voir le corrigé complet

Le gaz naturel étant assimilé à du méthane pur dans les conditions de température et de pression de la question Q4 (T = 273\text{ K} et p = 1,013\text{ bar}), la quantité de matière totale de méthane consommée pour un volume V = 33,9\text{ milliards de m}^3 = 33,9 \times 10^9\text{ m}^3 vaut :

n(\mathrm{CH}_4) = \frac{p\,V}{R\,T}

D'après l'équation de combustion établie à la question Q2, chaque mole de méthane consommé libère une mole de dioxyde de carbone :

n(\mathrm{CO}_2) = n(\mathrm{CH}_4)

La masse de \mathrm{CO}_2 directement rejetée dans l'atmosphère s'exprime alors par :

m(\mathrm{CO}_2) = n(\mathrm{CO}_2) \, M(\mathrm{CO}_2) = \frac{p\,V}{R\,T} \, M(\mathrm{CO}_2)

Avec M(\mathrm{CO}_2) = M(\mathrm{C}) + 2\,M(\mathrm{O}) = 12,0 + 2 \times 16,0 = 44,0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} :

\begin{aligned} m(\mathrm{CO}_2) &= \frac{1,013 \times 10^5 \times 33,9 \times 10^9}{8,314 \times 273} \times 44,0 \times 10^{-3} \\ &= 1,513 \times 10^{12} \times 44,0 \times 10^{-3} \\ &= 6,66 \times 10^{10}\text{ kg} = 66,6\text{ millions de tonnes de }\mathrm{CO}_2 \end{aligned}

La proportion \eta due à la combustion du gaz naturel dans l'empreinte carbone totale (m_{\text{tot}} = 644\text{ Mt équivalent }\mathrm{CO}_2) est donc :

\eta = \frac{m(\mathrm{CO}_2)}{m_{\text{tot}}} = \frac{66,6 \times 10^6}{644 \times 10^6} \approx 0,103
\boxed{\eta \approx 10\,\%}

Résultat

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Question 6

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : température de flamme, premier principe

Proposer une estimation numérique de la température de la flamme bleue en d'étaillant la démarche.

Voir l'indice

Considérer un système fermé adiabatique à pression constante (\Delta H = 0) composé des réactifs et de l'azote spectatoriel de l'air stœchiométrique, puis exprimer l'échauffement des gaz produits.

Voir la stratégie
  1. Modélisation du système et bilan de matière : définir le système fermé constitué des réactifs dans les proportions stœchiométriques (1 mol de \mathrm{CH}_4, 2 mol de \mathrm{O}_2 et le diazote associé), puis déterminer la composition finale après combustion complète.
  2. Chemin thermodynamique équivalent : la transformation étant adiabatique et supposée isobare (seules les capacités C_{p,n} sont fournies), le premier principe impose \Delta H = Q_p = 0. On décompose la transformation en trois étapes réversibles fictives passant par l'état de référence à T_0 = 298\text{ K}.
  3. Résolution et application numérique : exprimer \Delta H = 0 pour en déduire la température finale adiabatique de flamme T_f.
Voir la réponse courte

Bilan enthalpique adiabatique et isobare \Delta H = 0 pour évaluer la température finale théorique de flamme.

Voir le corrigé complet

1. Bilan de matière

D'après l'équation de combustion établie à la question Q2 :

\mathrm{CH}_4(\mathrm{g}) + 2\,\mathrm{O}_2(\mathrm{g}) = \mathrm{CO}_2(\mathrm{g}) + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}(\mathrm{g})

Pour n_0 = 1\text{ mol} de méthane, la stœchiométrie impose d'introduire :

n(\mathrm{O}_2) = 2\text{ mol}

L'air étant composé à 20\,\% de dioxygène et 80\,\% de diazote, le rapport molaire vaut \frac{n(\mathrm{N}_2)}{n(\mathrm{O}_2)} = \frac{0{,}80}{0{,}20} = 4. La quantité de diazote (gaz inerte thermiquement) accompagnant le dioxygène est donc :

n(\mathrm{N}_2) = 4 \times n(\mathrm{O}_2) = 8\text{ mol}

En fin de combustion complète, le mélange gazeux final contient :

n(\mathrm{CO}_2) = 1\text{ mol},\quad n(\mathrm{H}_2\mathrm{O}) = 2\text{ mol},\quad n(\mathrm{N}_2) = 8\text{ mol}

2. Bilan enthalpique

La transformation est adiabatique (Q = 0) et modélisée à pression constante (l'énoncé fournissant uniquement les capacités à pression constante C_{p,n}), de sorte que :

\Delta H = Q_p = 0

L'enthalpie étant une fonction d'état, on décompose la transformation réelle entre l'état initial à T_i = 20\ ^\circ\text{C} = 293\text{ K} et l'état final à la température de flamme T_f selon le chemin fictif suivant :

  • Étape 1 : échauffement des réactifs de T_i = 293\text{ K} à T_0 = 298\text{ K} :

    \begin{aligned} \Delta H_1 &= C_{p,\text{réactifs}}\,(T_0 - T_i) \\ \text{avec}\quad C_{p,\text{réactifs}} &= C_{p,n}(\mathrm{CH}_4) + 2\,C_{p,n}(\mathrm{O}_2) + 8\,C_{p,n}(\mathrm{N}_2) \end{aligned}
  • Étape 2 : combustion complète isotherme et isobare à T_0 = 298\text{ K} :

    \Delta H_2 = \xi_{\max}\,\Delta_r H^\circ(T_0) = 1\text{ mol} \times \Delta_r H^\circ(T_0)

    où \Delta_r H^\circ(T_0) = -802{,}5\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} (d'après la question Q3).

  • Étape 3 : échauffement des produits de T_0 = 298\text{ K} à T_f :

    \begin{aligned} \Delta H_3 &= C_{p,\text{produits}}\,(T_f - T_0) \\ \text{avec}\quad C_{p,\text{produits}} &= C_{p,n}(\mathrm{CO}_2) + 2\,C_{p,n}(\mathrm{H}_2\mathrm{O}) + 8\,C_{p,n}(\mathrm{N}_2) \end{aligned}

Comme \Delta H = \Delta H_1 + \Delta H_2 + \Delta H_3 = 0, on obtient :

T_f = T_0 + \frac{-\Delta_r H^\circ(T_0) - C_{p,\text{réactifs}}\,(T_0 - T_i)}{C_{p,\text{produits}}}

3. Application numérique

Calculons les capacités thermiques globales des mélanges :

\begin{aligned} C_{p,\text{réactifs}} &= 44{,}5 + 2 \times 32{,}3 + 8 \times 30{,}1 = 349{,}9\text{ J}\cdot\text{K}^{-1} \\ C_{p,\text{produits}} &= 45{,}4 + 2 \times 37{,}6 + 8 \times 30{,}1 = 361{,}4\text{ J}\cdot\text{K}^{-1} \end{aligned}

La contribution de l'étape 1 est :

\Delta H_1 = 349{,}9 \times (298 - 293) = 1{,}75\text{ kJ}

Elle est négligeable devant -\Delta H_2 = 802{,}5\text{ kJ}. L'élévation de température s'écrit alors :

\begin{aligned} T_f - T_0 &= \frac{802{,}5 \times 10^3 - 1{,}75 \times 10^3}{361{,}4} = \frac{800{,}75 \times 10^3}{361{,}4} \approx 2216\text{ K} \end{aligned}

D'où la température de flamme :

\begin{aligned} T_f &= 298 + 2216 \approx 2514\text{ K} \end{aligned}

En degrés Celsius :

\theta_f = 2514 - 273 = 2241\ ^\circ\text{C}

Compte tenu des approximations adoptées (capacités moyennes, combustion complète sans pertes radiatives), on retiendra deux chiffres significatifs :

\boxed{T_f \approx 2{,}5 \times 10^3\text{ K} \quad (\text{soit } \theta_f \approx 2{,}2 \times 10^3\ ^\circ\text{C})}

Résultat

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II · Le Power to Gas

Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : enthalpie standard de réaction, entropie standard de réaction

Déterminer les valeurs de l’enthalpie standard de réaction et l’entropie standard de réaction pour la réaction de Sabatier à 298 K.

Voir l'indice

Utiliser la loi de Hess pour \Delta_r H^\circ et la somme algébrique des entropies molaires standard S_m^\circ pour déterminer \Delta_r S^\circ à 298\text{ K}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de Hess en utilisant les enthalpies standard de formation \Delta_f H^\circ à 298\text{ K} pour calculer l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H^\circ(298\text{ K}).
  2. Exprimer l'entropie standard de réaction \Delta_r S^\circ(298\text{ K}) comme la somme algébrique des entropies molaires standard S_m^\circ des constituants pondérées par leurs coefficients stœchiométriques algébriques.
Voir la réponse courte

Calcul de \Delta_r H^\circ (loi de Hess) et de \Delta_r S^\circ à partir des grandeurs molaires tabulées à 298 K.

Voir le corrigé complet

L'équation de la réaction de Sabatier s'écrit :

\mathrm{CO}_2(\mathrm{g}) + 4\,\mathrm{H}_2(\mathrm{g}) = \mathrm{CH}_4(\mathrm{g}) + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}(\mathrm{g})

1. Enthalpie standard de réaction à 298\text{ K} :

D'après la loi de Hess :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ(298\text{ K}) &= \sum_i \nu_i\,\Delta_f H^\circ_i(298\text{ K}) \\ &= \Delta_f H^\circ(\mathrm{CH}_4(\mathrm{g})) + 2\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{H}_2\mathrm{O}(\mathrm{g})) - \Delta_f H^\circ(\mathrm{CO}_2(\mathrm{g})) - 4\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{H}_2(\mathrm{g})) \end{aligned}

À l'aide des données thermodynamiques fournies :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ(298\text{ K}) &= -74{,}6 + 2 \times (-241{,}8) - (-393{,}5) - 4 \times 0 \\ &= -74{,}6 - 483{,}6 + 393{,}5 \end{aligned}
\boxed{\Delta_r H^\circ(298\text{ K}) = -164{,}7\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

2. Entropie standard de réaction à 298\text{ K} :

Par définition de l'entropie standard de réaction :

\begin{aligned} \Delta_r S^\circ(298\text{ K}) &= \sum_i \nu_i\,S_{m,i}^\circ(298\text{ K}) \\ &= S_m^\circ(\mathrm{CH}_4(\mathrm{g})) + 2\,S_m^\circ(\mathrm{H}_2\mathrm{O}(\mathrm{g})) - S_m^\circ(\mathrm{CO}_2(\mathrm{g})) - 4\,S_m^\circ(\mathrm{H}_2(\mathrm{g})) \end{aligned}

À l'aide des données numériques :

\begin{aligned} \Delta_r S^\circ(298\text{ K}) &= 186{,}3 + 2 \times 188{,}8 - 213{,}8 - 4 \times 130{,}7 \\ &= 563{,}9 - 736{,}6 \end{aligned}
\boxed{\Delta_r S^\circ(298\text{ K}) = -172{,}7\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}}

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : enthalpie libre standard de réaction, constante d'équilibre

On suppose les enthalpies et entropies standard de réaction indépendantes de la température. Déterminer la valeur de la constante d’équilibre de cette réaction à . Commenter.

Voir l'indice

Appliquer la relation \Delta_r G^\circ(T) = \Delta_r H^\circ - T \Delta_r S^\circ = -R T \ln K^\circ(T) en exprimant T en kelvins.

Voir la stratégie
  1. Convertir la température en kelvins à l'aide de la relation fournie dans les données.
  2. Exprimer l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ(T) à T = 673\text{ K} dans le cadre de l'approximation d'Ellingham, puis en déduire la constante d'équilibre K^\circ(T) via \Delta_r G^\circ(T) = -RT \ln K^\circ(T).
  3. Commenter la valeur obtenue en la comparant à 1 et en discutant le caractère thermodynamiquement favorable de la formation du méthane à cette température.
Voir la réponse courte

Calcul de \Delta_r G^\circ(T) = \Delta_r H^\circ - T\Delta_r S^\circ puis déduction de la constante K^\circ(T) = \exp(-\Delta_r G^\circ/RT).

Voir le corrigé complet

D'après les données, la température absolue associée à T = 400~^{\circ}\text{C} vaut :

T = 400 + 273 = 673\text{ K}

Sous l'hypothèse où \Delta_r H^\circ et \Delta_r S^\circ sont indépendantes de la température (approximation d'Ellingham), l'enthalpie libre standard de la réaction à cette température s'écrit :

\Delta_r G^\circ(T) = \Delta_r H^\circ(298\text{ K}) - T\,\Delta_r S^\circ(298\text{ K})

À l'équilibre chimique, la relation fondamentale reliant l'enthalpie libre standard et la constante d'équilibre K^\circ(T) est :

\Delta_r G^\circ(T) = - R T \ln K^\circ(T)

D'où l'expression de la constante d'équilibre :

\ln K^\circ(T) = -\frac{\Delta_r H^\circ}{RT} + \frac{\Delta_r S^\circ}{R}

soit encore :

K^\circ(T) = \exp\!\left( - \frac{\Delta_r H^\circ - T\,\Delta_r S^\circ}{RT} \right)

En reprenant les résultats établis à la question Q7 :

  • \Delta_r H^\circ = -164{,}7\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} = -164{,}7 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • \Delta_r S^\circ = -172{,}7\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • R = 8{,}314\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • T = 673\text{ K}.

Calculons dans un premier temps l'enthalpie libre standard de réaction à 673\text{ K} :

\begin{aligned} \Delta_r G^\circ(673\text{ K}) &= -164{,}7 \times 10^3 - 673 \times (-172{,}7) \\ &= -164{,}7 \times 10^3 + 116{,}2 \times 10^3 = -48{,}5\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

On en déduit :

\begin{aligned} \ln K^\circ(673\text{ K}) &= -\frac{-48{,}47 \times 10^3}{8{,}314 \times 673} \approx 8{,}663 \end{aligned}

Puis :

K^\circ(673\text{ K}) = \mathrm{e}^{8{,}663} \approx 5{,}8 \times 10^3
\boxed{K^\circ(400~^{\circ}\text{C}) \approx 5{,}8 \times 10^3}

Commentaire : La constante d'équilibre est nettement supérieure à 1 (K^\circ \gg 1), ce qui indique que la réaction de Sabatier reste très favorable thermodynamiquement dans le sens de la formation du méthane à 400~^{\circ}\text{C}, bien que la constante soit considérablement plus faible qu'à température ambiante (K^\circ(298\text{ K}) \approx 7 \times 10^{19}).

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : relation de van 't hoff, facteur cinétique

En s’appuyant sur la loi de van’t Hoff fournie dans les données, déterminer si une augmentation de température favorise ou défavorise le rendement de cette réaction. En déduire que le choix de la température du milieu réactionnel résulte d’un compromis que l’on précisera.

Voir l'indice

Déterminer le signe de \mathrm{d}\ln K^\circ/\mathrm{d}T grâce au signe de \Delta_r H^\circ via la loi de van 't Hoff ; identifier la contradiction entre thermodynamique (favorable à basse température) et cinétique (activée à haute température).

Voir la réponse courte

Réaction exothermique donc la hausse de T défavorise thermodynamiquement l'équilibre mais accélère la cinétique : choix d'un compromis.

Voir le corrigé complet

D'après les données, la loi de van 't Hoff s'écrit :

\frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_r H^\circ}{R T^2}

D'après la question Q7, l'enthalpie standard de la réaction de Sabatier est négative :

\Delta_r H^\circ = -164{,}7\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} < 0

La réaction est exothermique, d'où :

\frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} < 0

La constante d'équilibre K^\circ(T) est donc une fonction strictement décroissante de la température T.

Une augmentation de la température entraîne une diminution de la constante d'équilibre K^\circ, ce qui déplace l'état d'équilibre dans le sens indirect (consommation des produits). L'avancement à l'équilibre diminue :

\boxed{\text{Une augmentation de température défavorise le rendement de la réaction.}}

Le choix de la température opératoire résulte d'un compromis :

  • Aspect thermodynamique : une température basse permet d'obtenir une constante d'équilibre élevée et maximise le rendement de conversion en méthane ;
  • Aspect cinétique : une température trop basse conduit à une vitesse de réaction très faible (loi d'Arrhenius). Une température plus élevée est indispensable pour atteindre l'état d'équilibre en un temps raisonnable à l'échelle industrielle (en présence d'un catalyseur).
\boxed{\text{La température choisie (entre } 200\text{ }^\circ\text{C} \text{ et } 400\text{ }^\circ\text{C}\text{) résulte d'un compromis entre thermodynamique et cinétique.}}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : quotient de réaction, pression partielle

En notant la pression du milieu, établir l’expression du quotient réactionnel en fonction des quantités de matière en chaque gaz, de la pression et de la pression standard .

Voir l'indice

Exprimer les pressions partielles de chaque gaz sous la forme p_i = (n_i/n_{\mathrm{tot,g}}) p et les injecter dans la définition générale de Q_r.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'activité de chaque constituant gazeux assimilé à un gaz parfait dans le mélange réactionnel en fonction de sa pression partielle, puis en fonction de sa quantité de matière.
  2. Remplacer ces activités dans la définition du quotient réactionnel Q_r associé à la réaction de Sabatier.
  3. Regrouper séparément les quantités de matière et le terme dépendant de la pression p.
Voir la réponse courte

Expression des pressions partielles p_i = (n_i/n_{\text{tot}})p pour expliciter le quotient de réaction Q_r.

Voir le corrigé complet

Pour la réaction de Sabatier :

\mathrm{CO}_2(\mathrm{g}) + 4\,\mathrm{H}_2(\mathrm{g}) = \mathrm{CH}_4(\mathrm{g}) + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}(\mathrm{g})

Tous les constituants sont gazeux et assimilés à des gaz parfaits. L'activité de chaque espèce gazeuse i s'écrit :

a_i = \frac{p_i}{p^\circ} = x_i \frac{p}{p^\circ} = \frac{n_i}{n_{\mathrm{tot,g}}} \frac{p}{p^\circ}

où n_{\mathrm{tot,g}} = n_{\mathrm{CO}_2} + n_{\mathrm{H}_2} + n_{\mathrm{CH}_4} + n_{\mathrm{H}_2\mathrm{O}} désigne la quantité de matière totale de gaz dans le réacteur.

Le quotient réactionnel s'exprime par :

\begin{aligned} Q_r &= \frac{a_{\mathrm{CH}_4} \cdot a_{\mathrm{H}_2\mathrm{O}}^2}{a_{\mathrm{CO}_2} \cdot a_{\mathrm{H}_2}^4} \\ &= \frac{\left(\dfrac{n_{\mathrm{CH}_4}}{n_{\mathrm{tot,g}}} \dfrac{p}{p^\circ}\right) \left(\dfrac{n_{\mathrm{H}_2\mathrm{O}}}{n_{\mathrm{tot,g}}} \dfrac{p}{p^\circ}\right)^2}{\left(\dfrac{n_{\mathrm{CO}_2}}{n_{\mathrm{tot,g}}} \dfrac{p}{p^\circ}\right) \left(\dfrac{n_{\mathrm{H}_2}}{n_{\mathrm{tot,g}}} \dfrac{p}{p^\circ}\right)^4} \end{aligned}

La variation de la stœchiométrie gazeuse étant \Delta \nu_g = (1 + 2) - (1 + 4) = -2, il vient :

\boxed{Q_r = \frac{n_{\mathrm{CH}_4}\, n_{\mathrm{H}_2\mathrm{O}}^2}{n_{\mathrm{CO}_2}\, n_{\mathrm{H}_2}^4} \, n_{\mathrm{tot,g}}^2 \left(\frac{p^\circ}{p}\right)^2}

avec n_{\mathrm{tot,g}} = n_{\mathrm{CO}_2} + n_{\mathrm{H}_2} + n_{\mathrm{CH}_4} + n_{\mathrm{H}_2\mathrm{O}}.

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : déplacement d'équilibre, quotient de réaction

En déduire l’effet d’une augmentation de la pression du milieu sur le rendement de cette réaction. Commenter le résultat obtenu.

Voir l'indice

Analyser la dépendance de Q_r vis-à-vis de p en fonction de la variation de quantité de matière gazeuse \Delta\nu_g pour conclure sur le déplacement d'équilibre selon la règle de modération.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'expression de Q_r établie en Q10 et regarder la dépendance en p.
  2. Appliquer le critère d'évolution spontanée après une augmentation de pression à composition fixée.
  3. Relier le sens de l'évolution au rendement et confronter aux conditions opératoires de l'énoncé.
Voir la réponse courte

La diminution de la quantité molaire de gaz fait diminuer Q_r lors d'une hausse de pression : déplacement dans le sens direct.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, le quotient réactionnel s'écrit :

Q_r = \frac{n_{\mathrm{CH}_4} \, n_{\mathrm{H}_2\mathrm{O}}^2}{n_{\mathrm{CO}_2} \, n_{\mathrm{H}_2}^4} \, n_{\mathrm{tot,g}}^2 \left(\frac{p^\circ}{p}\right)^2

Supposons le système initialement à l'équilibre à la température T, c'est-à-dire Q_r = K^\circ(T).

Si la pression p du milieu augmente à composition et température constantes, le facteur (p^\circ/p)^2 diminue, d'où immédiatement :

Q_r < K^\circ(T)

D'après le critère d'évolution spontanée, le système évolue dans le sens direct (sens 1) de façon à augmenter Q_r jusqu'à atteindre un nouvel état d'équilibre où Q_r = K^\circ(T).

L'avancement à l'équilibre augmente donc, ce qui signifie que :

\boxed{\text{Une augmentation de pression déplace l'équilibre dans le sens direct et augmente le rendement.}}

Commentaire :

  • Ce résultat est conforme au principe de modération de Le Chatelier : une augmentation de pression favorise l'évolution dans le sens d'une diminution du nombre de moles de gaz (\Delta \nu_g = 3 - 5 = -2 < 0).
  • Il justifie le choix des conditions industrielles indiquées dans l'énoncé (p \in [20, 30]\text{ bars}) : travailler sous haute pression permet d'obtenir un excellent rendement en méthane tout en conservant une température suffisante (200\text{ à }400\ ^\circ\text{C}) pour assurer une vitesse de réaction acceptable.

Résultat

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Partie B : Avant le départ

Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : amplificateur linéaire intégré, saturation

Rappeler ce qui caractérise un ALI idéal de gain infini, et tracer l’allure de la caractéristique sous ces hypothèses.

Voir l'indice

Pour un ALI idéal : courants d'entrée nuls (i_+ = i_- = 0) et amplification différentielle infinie ; tracer la fonction signe caractéristique des comparateurs saturant à \pm V_{\mathrm{sat}}.

Voir la réponse courte

Caractéristiques d'un ALI idéal (impédances, amplification infinie) et tracé de la caractéristique entrée-sortie en échelon.

Voir le corrigé complet

Un amplificateur linéaire intégré (ALI) idéal de gain infini en régime statique est modélisé par les propriétés suivantes :

  • Impédance d'entrée infinie : les courants entrant par les bornes inverseuse et non-inverseuse sont rigoureusement nuls :

    i_+ = i_- = 0
  • Impédance de sortie nulle : la tension de sortie V_s est indépendante du courant débité I_s (dans la limite des caractéristiques physiques du composant) ;
  • Gain différentiel infini (A_d \to \infty) : la relation entrée-sortie en l'absence de saturation s'écrit V_s = A_d (V_+ - V_-), ce qui impose la distinction fondamentale entre deux régimes :

    • Régime linéaire (obtenu pour -V_{\text{sat}} < V_s < +V_{\text{sat}}) :

      V_+ - V_- = 0 \iff V_+ = V_-
    • Régime saturé :

      \begin{cases} \text{si } V_+ - V_- > 0, & V_s = +V_{\text{sat}} \\ \text{si } V_+ - V_- < 0, & V_s = -V_{\text{sat}} \end{cases}
  • Temps de réponse nul : la bande passante et la vitesse de balayage (slew-rate) sont considérées comme infinies.

Sous ces hypothèses, la zone linéaire est de largeur nulle sur l'axe des abscisses (\varepsilon = V_+ - V_- = 0). La caractéristique statique V_s = f(V_+ - V_-) présente une allure en marche d'escalier :

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; ALI et oscillateurs électroniques

Notions : circuit rc, loi des mailles

Déterminer l’équation différentielle vérifiée par après la fermeture de l’interrupteur.

Voir l'indice

Écrire la loi des nœuds en termes de potentiels à la borne inverseuse en tenant compte du courant nul dans l'entrée de l'ALI, et relier le courant traversant le condensateur à la dérivée temporelle de u_c(t).

Voir la stratégie
  1. Exploiter le modèle de l'amplificateur linéaire intégré (ALI) idéal pour caractériser le courant entrant sur la borne inverseuse (i_- = 0).
  2. Appliquer la loi des mailles (ou la loi d'Ohm) dans la branche reliant la sortie à la masse à travers la résistance R et le condensateur C.
  3. Exprimer l'équation différentielle du premier ordre régissant la tension u_c(t).
Voir la réponse courte

Équation différentielle de charge du condensateur à travers R sous la tension constante de saturation +V_{\text{sat}}.

Voir le corrigé complet

L'ALI étant modélisé comme idéal, les courants d'entrée sont nuls :

i_- = 0

Après la fermeture de l'interrupteur K, le condensateur de capacité C est directement relié au nœud inverseur. Le courant i(t) traversant la résistance R depuis la sortie de potentiel V_s(t) s'écoule intégralement dans le condensateur :

i(t) = C \frac{\mathrm{d}u_c(t)}{\mathrm{d}t}

La loi des mailles le long de cette branche impose :

V_s(t) - R\,i(t) - u_c(t) = 0

En substituant l'expression du courant i(t), on obtient l'équation différentielle vérifiée par u_c(t) :

RC \frac{\mathrm{d}u_c(t)}{\mathrm{d}t} + u_c(t) = V_s(t)

Juste après la fermeture de l'interrupteur (t > 0) et tant que la sortie ne bascule pas, la tension de sortie vaut V_s(t) = +V_{\mathrm{sat}}. L'équation différentielle s'écrit alors :

\boxed{RC \frac{\mathrm{d}u_c(t)}{\mathrm{d}t} + u_c(t) = +V_{\mathrm{sat}}}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : oscillateur de relaxation, comparateur à hystérésis

Montrer qu’à un instant à exprimer en fonction de , et et , la tension bascule de à .

Voir l'indice

Exprimer le potentiel fixe V_+ par un pont diviseur de tension sur V_s = +V_{\mathrm{sat}}, intégrer l'équation différentielle sur u_c(t) avec la condition initiale nulle et égaler u_c(t_1) à V_+.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le potentiel V_+ de l'entrée non-inverseuse par un pont diviseur de tension sur la sortie V_s = +V_{\text{sat}}.
  2. Résoudre l'équation différentielle établie à la question Q13 avec la condition initiale u_c(0) = 0 pour obtenir la loi d'évolution u_c(t).
  3. Déterminer l'instant t_1 où le potentiel de l'entrée inverseuse V_- = u_c(t) atteint le potentiel de basculement V_+, entraînant le basculement de la tension de sortie à -V_{\text{sat}}.
Voir la réponse courte

Résolution de la charge du condensateur jusqu'au basculement quand u_c(t_1) = V_+ = R_1 V_{\text{sat}}/(R_1+R_2).

Voir le corrigé complet

Pour t \in [0, t_1[, la sortie de l'ALI est saturée à V_s(t) = +V_{\text{sat}}. L'ALI étant idéal, le courant d'entrée i_+ est nul. Les résistances R_1 et R_2 forment donc un diviseur de tension non chargé alimenté par V_s :

V_+ = \frac{R_2}{R_1 + R_2} V_s = \frac{R_2}{R_1 + R_2} V_{\text{sat}}

L'entrée inverseuse est reliée au condensateur, d'où V_-(t) = u_c(t). D'après la question Q13, la tension u_c(t) vérifie pour t \ge 0 :

RC \frac{\mathrm{d}u_c(t)}{\mathrm{d}t} + u_c(t) = +V_{\text{sat}}

Le condensateur étant initialement déchargé (u_c(0) = 0), la solution générale de cette équation différentielle s'écrit :

u_c(t) = V_{\text{sat}} \left(1 - \mathrm{e}^{-t/RC}\right)

Tant que u_c(t) < V_+, la tension différentielle d'entrée est positive :

\varepsilon(t) = V_+ - V_-(t) > 0 \implies V_s(t) = +V_{\text{sat}}

Puisque 0 < \frac{R_2}{R_1 + R_2} < 1, la tension u_c(t), qui tend asymptotiquement vers +V_{\text{sat}}, atteint la valeur seuil V_+ à un instant t_1 défini par :

u_c(t_1) = V_+ \iff V_{\text{sat}}\left(1 - \mathrm{e}^{-t_1/RC}\right) = \frac{R_2}{R_1 + R_2} V_{\text{sat}}

En simplifiant par V_{\text{sat}} \neq 0 :

\begin{aligned} 1 - \mathrm{e}^{-t_1/RC} &= \frac{R_2}{R_1 + R_2} \\ \mathrm{e}^{-t_1/RC} &= 1 - \frac{R_2}{R_1 + R_2} = \frac{R_1}{R_1 + R_2} \\ \mathrm{e}^{t_1/RC} &= 1 + \frac{R_2}{R_1} \end{aligned}

Dès que t > t_1, la tension u_c(t) dépasse V_+, la différence \varepsilon(t) = V_+ - V_- devient négative et la sortie bascule instantanément à -V_{\text{sat}}. L'instant de basculement t_1 s'exprime donc par :

\boxed{t_1 = RC \ln\left(1 + \frac{R_2}{R_1}\right)}

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : oscillateur de relaxation, comparateur à hystérésis

Montrer que la sortie va basculer de nouveau de à à l’instant tel que :

Voir l'indice

Résoudre à nouveau l'équation différentielle avec la tension asymptotique -V_{\mathrm{sat}} et la condition initiale u_c(t_1) = V_+(t_1), puis chercher l'instant t_2 où u_c(t_2) = V_+(t_1^+) = -V_+.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nouvelle valeur de consigne V_s(t) ainsi que le nouveau potentiel de basculement V_+(t) pour t \in [t_1, t_2].
  2. Résoudre l'équation différentielle régissant u_c(t) pour t \ge t_1 en tenant compte de la continuité de la tension aux bornes du condensateur en t = t_1.
  3. Déterminer l'instant t_2 auquel u_c(t_2) atteint le seuil bas de basculement.
Voir la réponse courte

Évolution de u_c(t) vers -V_{\text{sat}} jusqu'au seuil bas pour déterminer la demi-période et l'instant t_2.

Voir le corrigé complet

Pour t \in [t_1, t_2], la tension de sortie vaut V_s(t) = -V_{\text{sat}}. L'entrée non-inverseuse est donc au potentiel constant :

V_+ = -\frac{R_2}{R_1 + R_2} V_{\text{sat}}

D'après la question Q13, l'évolution de la tension u_c(t) aux bornes du condensateur est régie par l'équation différentielle :

RC \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + u_c(t) = -V_{\text{sat}}

La solution générale s'écrit, pour t \ge t_1 :

u_c(t) = -V_{\text{sat}} + A\,\mathrm{e}^{-\frac{t - t_1}{RC}}

Par continuité de la tension aux bornes du condensateur en t = t_1, et d'après la condition de basculement établie à la question Q14 :

u_c(t_1) = \frac{R_2}{R_1 + R_2} V_{\text{sat}}

On en déduit la constante d'intégration A :

\begin{aligned} -V_{\text{sat}} + A &= \frac{R_2}{R_1 + R_2} V_{\text{sat}} \\ A &= V_{\text{sat}} \left(1 + \frac{R_2}{R_1 + R_2}\right) = \frac{R_1 + 2R_2}{R_1 + R_2} V_{\text{sat}} \end{aligned}

L'expression de la tension pour t \in [t_1, t_2] est donc :

u_c(t) = -V_{\text{sat}} + \frac{R_1 + 2R_2}{R_1 + R_2} V_{\text{sat}}\,\mathrm{e}^{-\frac{t - t_1}{RC}}

La sortie bascule à nouveau de -V_{\text{sat}} à +V_{\text{sat}} à l'instant t_2 dès que u_c(t_2) devient inférieure ou égale à V_+ :

\begin{aligned} u_c(t_2) = V_+ &\iff -V_{\text{sat}} + \frac{R_1 + 2R_2}{R_1 + R_2} V_{\text{sat}}\,\mathrm{e}^{-\frac{t_2 - t_1}{RC}} = -\frac{R_2}{R_1 + R_2} V_{\text{sat}} \\ &\iff \frac{R_1 + 2R_2}{R_1 + R_2}\,\mathrm{e}^{-\frac{t_2 - t_1}{RC}} = 1 - \frac{R_2}{R_1 + R_2} = \frac{R_1}{R_1 + R_2} \\ &\iff \mathrm{e}^{\frac{t_2 - t_1}{RC}} = \frac{R_1 + 2R_2}{R_1} = 1 + \frac{2R_2}{R_1} \end{aligned}

En prenant le logarithme népérien, on obtient bien :

\boxed{t_2 = t_1 + RC \ln \left( 1 + \frac{2R_2}{R_1} \right)}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : oscillateur de relaxation, chronogramme

Représenter sur un même graphique les évolutions temporelles de et entre et .

Voir l'indice

Superposer sur un même repère temporel les signaux créneaux de V_s(t) et V_+(t) ainsi que les phases de charge et décharge exponentielles de u_c(t) comprises entre les deux seuils de basculement.

Voir la stratégie
  1. Identifier les trois signaux à tracer et leurs caractéristiques :

    • V_s(t) est un signal rectangulaire prenant les valeurs +V_{\text{sat}} et -V_{\text{sat}} ;
    • V_+(t) = \frac{R_2}{R_1+R_2} V_s(t) = \pm V_H est en phase avec V_s(t) avec une amplitude réduite ;
    • u_c(t) est une fonction continue, formée d'exponentielles tendant vers les tensions asymptotiques +V_{\text{sat}} ou -V_{\text{sat}}, et oscillant entre les seuils V_B = -V_H et V_H.
  2. Positionner chronologiquement les instants de basculement remarquables en remarquant que t_1 < t_2 - t_1 = t_3 - t_2 (la première charge s'effectue depuis 0 et non depuis le seuil bas V_B).
Voir la réponse courte

Tracé synchrone de u_c(t) (exponentielles de charge/décharge) et des tensions de seuil V_+(t) et de sortie V_s(t).

Voir le corrigé complet

Les trois grandeurs évoluent comme suit :

  • Tension de sortie V_s(t) :

    V_s(t) = \begin{cases} +V_{\text{sat}} & \text{pour } t \in [0, t_1[ \ \cup \ [t_2, t_3[ \\ -V_{\text{sat}} & \text{pour } t \in [t_1, t_2[ \end{cases}
  • Potentiel non-inverseur V_+(t) : en posant V_H = \frac{R_2}{R_1+R_2} V_{\text{sat}} et V_B = -V_H,

    V_+(t) = \frac{R_2}{R_1+R_2} V_s(t) = \begin{cases} +V_H & \text{pour } t \in [0, t_1[ \ \cup \ [t_2, t_3[ \\ V_B = -V_H & \text{pour } t \in [t_1, t_2[ \end{cases}
  • Tension aux bornes du condensateur u_c(t) :

    • sur [0, t_1] : u_c(0) = 0, charge vers +V_{\text{sat}} jusqu'à atteindre u_c(t_1) = V_H ;
    • sur [t_1, t_2] : décharge depuis V_H vers -V_{\text{sat}} jusqu'à atteindre u_c(t_2) = V_B ;
    • sur [t_2, t_3] : charge depuis V_B vers +V_{\text{sat}} jusqu'à atteindre u_c(t_3) = V_H.
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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : oscillateur de relaxation, période propre

On construit ce montage avec et . Déterminer numériquement la fréquence de l’oscillateur en régime établi avec 4 chiffres significatifs.

Voir l'indice

Calculer la période globale T = 2(t_2 - t_1) en utilisant l'expression logarithmique établie, puis en déduire la fréquence f = 1/T.

Voir la réponse courte

Expression de la période T = 2(t_2 - t_1) et calcul numérique de la fréquence d'oscillation.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats des questions Q15 et Q16, la durée d'une alternance en régime établi est donnée par :

t_2 - t_1 = t_3 - t_2 = RC \ln\left(1 + \frac{2R_2}{R_1}\right)

La période T du signal en régime établi correspond à la somme des durées de ces deux alternances :

T = 2\left(t_2 - t_1\right) = 2 RC \ln\left(1 + \frac{2R_2}{R_1}\right)

La fréquence f = \dfrac{1}{T} de l'oscillateur s'exprime donc par :

f = \frac{1}{2 RC \ln\left(1 + \dfrac{2R_2}{R_1}\right)}

Effectuons l'application numérique avec les valeurs données :

  • R = 470{,}0 \times 10^3\ \Omega ;
  • C = 500{,}0 \times 10^{-9}\text{ F}, soit RC = 0{,}2350\text{ s} ;
  • 1 + \dfrac{2R_2}{R_1} = 1 + \dfrac{2 \times 3{,}300}{1{,}000} = 7{,}600.

On en déduit la période puis la fréquence :

\begin{aligned} T &= 2 \times 0{,}2350 \times \ln(7{,}600) \approx 0{,}9532\text{ s} \\ f &= \frac{1}{0{,}95323} \approx 1{,}049\text{ Hz} \end{aligned}

Avec 4 chiffres significatifs, la fréquence de l'oscillateur vaut :

\boxed{f = 1{,}049\text{ Hz}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : condensateur en série, capacité équivalente

On dispose au laboratoire des composants requis, sauf pour le condensateur : on ne dispose que de condensateurs de capacité . Comment peut-on faire pour construire quand même le montage avec les valeurs de la question précédente ? Justifier.

Voir l'indice

Penser aux règles d'association des dipôles capacitifs : en série, les inverses des capacités s'ajoutent, ce qui divise la capacité par deux.

Voir la réponse courte

Association en série de deux condensateurs identiques de 1{,}000\ \mu\text{F} pour obtenir une capacité équivalente de 500\text{ nF}.

Voir le corrigé complet

La valeur de la capacité demandée à la question précédente est C = 500{,}0\text{ nF} = 0{,}5000\ \mu\text{F}.

Pour obtenir cette valeur à partir de composants disponibles de capacité C_0 = 1{,}000\ \mu\text{F}, il suffit d'associer deux condensateurs identiques de capacité C_0 en série.

En effet, pour deux condensateurs montés en série, la capacité équivalente C_{\text{eq}} vérifie la relation :

\frac{1}{C_{\text{eq}}} = \frac{1}{C_0} + \frac{1}{C_0} = \frac{2}{C_0}

soit :

\boxed{C_{\text{eq}} = \frac{C_0}{2}}

Numériquement :

C_{\text{eq}} = \frac{1{,}000\ \mu\text{F}}{2} = 0{,}5000\ \mu\text{F} = 500{,}0\text{ nF} = C

Cette association en série permet donc de respecter rigoureusement la valeur de capacité requise.

Résultat

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Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en première année (toutes filières)
  • Mesures et incertitudes

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : incertitude de type a, écart normalisé

Pourquoi les différents expérimentateurs obtiennent-ils des valeurs différentes ? Déterminer la valeur numérique de l’incertitude-type sur la fréquence de l’oscillateur que l’on peut déduire de cette série de valeurs. Calculer l’écart normalisé (ou Z-score) entre la valeur de la fréquence calculée à la question Q17 et celle obtenue par cette expérience et commenter le résultat obtenu.

Voir l'indice

Invoquer les tolérances intrinsèques des composants ; évaluer l'incertitude-type sur la moyenne via u(f) = \sigma/\sqrt{N}, puis calculer Z = |\bar{f} - f_{\mathrm{th}}|/u(f) pour valider le modèle.

Voir la stratégie
  1. Identifier les causes de dispersion physique et métrologique (tolérance sur les valeurs nominales des composants, imperfections de l'ALI, incertitudes de mesure des instruments).
  2. Estimer l'incertitude-type associée à la moyenne d'une série de N mesures indépendantes par une évaluation de type A : u(f) = \frac{\sigma}{\sqrt{N}}.
  3. Calculer le Z-score (écart normalisé) entre la valeur expérimentale moyenne \bar{f} et la valeur théorique f_{\text{th}} calculée en Q17, puis conclure sur la compatibilité du modèle avec l'expérience au seuil usuel de 95 % (|Z| \le 2).
Voir la réponse courte

Évaluation de l'écart-type expérimental, calcul de l'incertitude-type sur la moyenne u(f) et calcul du z-score.

Voir le corrigé complet

1. Origine de la dispersion des mesures

Les différents expérimentateurs obtiennent des valeurs différentes principalement en raison de :

  • la tolérance de fabrication des composants passifs réels utilisés (R, C, R_1, R_2), dont les valeurs effectives s'écartent des valeurs nominales (généralement de 1 % à 10 %) ;
  • les imperfections de l'ALI réel (tensions de décalage résiduelles, courants de polarisation non nuls, saturation asymétrique, temps de basculement non nul dû au slew-rate) ;
  • l'incertitude de mesure propre aux instruments utilisés (fréquencemètre, oscilloscope).

2. Incertitude-type sur la fréquence

Pour un échantillon de N = 15 mesures indépendantes de même précision, l'incertitude-type associée à l'estimation de la fréquence (moyenne empirique \bar{f}) par une évaluation de type A vaut :

u(f) = u(\bar{f}) = \frac{\sigma}{\sqrt{N}}

Application numérique avec \sigma = 0{,}025\text{ Hz} et N = 15 :

u(f) = \frac{0{,}025}{\sqrt{15}} \approx 6{,}45 \times 10^{-3}\text{ Hz} \approx 6{,}5 \times 10^{-3}\text{ Hz}
\boxed{u(f) = 6{,}5\times 10^{-3}\text{ Hz}}

3. Calcul de l'écart normalisé (Z-score) et commentaire

La valeur théorique obtenue à la question Q17 est f_{\text{th}} = 1{,}049\text{ Hz}. En considérant cette valeur théorique sans incertitude, le Z-score (ou écart normalisé E_n) s'écrit :

Z = \frac{|\bar{f} - f_{\text{th}}|}{u(f)}

Application numérique :

Z = \frac{|1{,}053 - 1{,}049|}{6{,}45 \times 10^{-3}} = \frac{0{,}004}{6{,}45 \times 10^{-3}} \approx 0{,}62
\boxed{Z \approx 0{,}6}

Commentaire : L'écart normalisé vérifie Z < 2 (et même Z < 1). L'écart entre la valeur théorique et la valeur expérimentale n'est donc pas statistiquement significatif au niveau de confiance usuel de 95 % : le modèle théorique de l'oscillateur astable est en excellent accord avec les résultats expérimentaux.

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : amplificateur linéaire intégré, saturation en courant

Ce montage seul permet-il de générer le clignotement de la lampe ? Justifier la réponse.

Voir l'indice

Comparer la puissance de 25\text{ W} requise par la lampe avec la puissance maximale absolue que l'ALI peut délivrer compte tenu de la saturation en courant I_{s,\max} = 25\text{ mA}.

Voir la stratégie
  1. Examiner si le signal de sortie V_s(t) est compatible avec le principe de clignotement de la LED (signe de la tension et fréquence).
  2. Calculer le courant électrique requis pour faire fonctionner la lampe sous la tension de sortie +V_{\text{sat}}, et le comparer au courant maximal I_{s,\max} que l'amplificateur linéaire d'intégration (ALI) peut délivrer d'après les données.
  3. Conclure sur la nécessité d'un étage d'amplification de puissance (ou d'interfaçage).
Voir la réponse courte

L'ALI sature en courant de sortie et ne peut pas délivrer la puissance nécessaire à l'alimentation directe de la lampe.

Voir le corrigé complet

Lorsque la sortie de l'oscillateur est à +V_{\text{sat}} = 14{,}0\text{ V}, la tension aux bornes de la LED est positive, ce qui correspond à son état allumé pendant la demi-période d'oscillation. Lorsqu'elle bascule à -V_{\text{sat}} = -14{,}0\text{ V}, la diode est polarisée en inverse et s'éteint. La fréquence d'environ 1\text{ Hz} est adaptée à un clignotement visuel.

Cependant, lorsque la lampe est allumée, elle absorbe une puissance électrique :

\mathcal{P} = 25\text{ W}

Sous la tension V_s = V_{\text{sat}} = 14{,}0\text{ V}, le courant nécessaire à son fonctionnement vaut :

I_{\text{lampe}} = \frac{\mathcal{P}}{V_{\text{sat}}} = \frac{25}{14{,}0} \approx 1{,}8\text{ A}

Or, d'après les données du sujet, l'intensité maximale que la sortie de l'ALI peut fournir est :

I_{s,\max} = 25\text{ mA} = 0{,}025\text{ A}

Comme I_{\text{lampe}} \gg I_{s,\max} (la puissance maximale délivrable par l'ALI est seulement P_{\max} = V_{\text{sat}} I_{s,\max} = 0{,}35\text{ W} \ll 25\text{ W}), l'ALI saturera en courant et la tension de sortie s'effondrera.

\boxed{\text{Non, ce montage seul ne permet pas d'alimenter et de faire clignoter la lampe.}}

Résultat

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Partie C : C'est parti !

I · Le moteur linéaire synchrone

Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : équation de maxwell-thomson, théorème d'ampère

Rappeller et nommer les deux équations de Maxwell vérifiées par le champ en magnétostatique, ainsi que les formes intégrales associées.

Voir l'indice

Écrire la divergence nulle du champ magnétique et le rotationnel proportionnel au vecteur densité de courant, puis formuler le théorème de conservation du flux et le théorème d'Ampère.

Voir la réponse courte

Énoncé des formes locale et intégrale de la conservation du flux (\text{div}\,\vec{B}=0) et du théorème d'Ampère (\vec{\text{rot}}\,\vec{B}=\mu_0\vec{j}).

Voir le corrigé complet

En magnétostatique (régime stationnaire indépendant du temps), le champ magnétique \vec{B} vérifie deux équations fondamentales de Maxwell :

  1. L'équation de Maxwell-Thomson (ou équation de conservation du flux magnétique) :

    \boxed{\mathrm{div}\,\vec{B} = 0}

    Sa forme intégrale, obtenue via le théorème de Green-Ostrogradsky pour toute surface fermée \mathcal{S} orientée vers l'extérieur, exprime la conservation du flux magnétique :

    \boxed{\oiint_{\mathcal{S}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = 0}
  2. L'équation de Maxwell-Ampère en régime indépendant du temps (le terme de courant de déplacement \varepsilon_0 \mu_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} étant nul) :

    \boxed{\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \vec{\jmath}}

    où \vec{\jmath} désigne le vecteur densité volumique de courant et \mu_0 la perméabilité magnétique du vide.

    Sa forme intégrale, obtenue à l'aide du théorème de Stokes pour un contour fermé \mathcal{C} orienté délimitant une surface ouverte \mathcal{S} orientée selon la règle de la main droite, constitue le théorème d'Ampère :

    \boxed{\oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \mu_0 I_{\text{enlacé}} = \mu_0 \iint_{\mathcal{S}} \vec{\jmath} \cdot \mathrm{d}\vec{S}}

    où I_{\text{enlacé}} est le courant électrique total algébrique enlacé par le contour \mathcal{C}.

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : symétrie, plan d'antisymétrie

Prouver qu’en tout point situé sur l’axe commun des deux spires , on a .

Voir l'indice

Identifier les plans de symétrie de la distribution de courant passant par l'axe commun (O_sy) : le champ magnétique doit être orthogonal aux plans de symétrie électrique.

Voir la stratégie
  1. Identifier deux plans contenant l'axe commun (O_s y) des deux spires coaxiales.
  2. Déterminer le caractère de symétrie de la distribution de courants vis-à-vis de ces plans (plans d'antisymétrie).
  3. En déduire les propriétés géométriques du champ magnétique \vec{B} sur l'axe commun à l'aide de la règle de transformation d'un vecteur axial.
Voir la réponse courte

Tout plan contenant l'axe est plan d'antisymétrie des courants : le champ magnétique est obligatoirement colinéaire à l'axe.

Voir le corrigé complet

Les deux spires sont circulaires, coaxiales d'axe (O_s y), et parcourues par des courants circulaires centrés sur cet axe.

Considérons deux plans perpendiculaires contenant l'axe (O_s y) :

  • le plan \Pi_1 = (O_s, \vec{e}_y, \vec{e}_z) ;
  • le plan \Pi_2 = (O_s, \vec{e}_x, \vec{e}_y).

Par réflexion par rapport à \Pi_1 (symétrie x \to -x), le sens de rotation orthoradial des courants autour de l'axe (O_s y) est inversé :

\vec{\jmath}(-x, y, z) = -\operatorname{sym}_{\Pi_1}[\vec{\jmath}(x, y, z)]

Le plan \Pi_1 est donc un plan d'antisymétrie (ou d'antimétrie) pour la distribution de courant. De même, par rotation d'un quart de tour autour de l'axe, le plan \Pi_2 est également un plan d'antisymétrie pour les courants.

Le champ magnétique \vec{B} étant un champ de pseudo-vecteurs (ou vecteurs axiaux) :

  • en tout point d'un plan d'antisymétrie des courants, le champ magnétique appartient à ce plan.

Soit un point M quelconque situé sur l'axe commun (O_s y) :

  • M \in \Pi_1 \implies \vec{B}(M) \in \Pi_1, ce qui impose B_x(M) = 0 ;
  • M \in \Pi_2 \implies \vec{B}(M) \in \Pi_2, ce qui impose B_z(M) = 0.

Le champ magnétique \vec{B}(M) est donc nécessairement colinéaire à l'intersection de ces deux plans, c'est-à-dire l'axe (O_s y) :

\boxed{\vec{B}(M) = B(M)\,\vec{e}_y}

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : ligne de champ, tube de champ

Reproduire rapidement sur votre copie cette figure avec quelques lignes de champ et représenter leur orientation en supposant . On constate que sur certaines zones, les lignes de champ s’éloignent les unes des autres, et que dans d’autres zones, elles se rapprochent les unes des autres. Que peut-on en déduire dans chaque cas ? Justifier la réponse.

Voir l'indice

Relier la divergence du champ magnétique et la conservation du flux tubulaire au resserrement des lignes de champ : là où les lignes se resserrent, l'intensité du champ augmente.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le sens de circulation du champ magnétique à l'aide de la règle de la main droite appliquée aux courants traversant les sections des spires.
  2. Schématiser quelques lignes représentatives en indiquant clairement leur sens de parcours.
  3. Relier la densité des lignes de champ à la norme de \vec{B} par la notion de tube de champ et la conservation du flux magnétique.
Voir la réponse courte

Tracé des lignes de champ orientées ; la conservation du flux implique que le resserrement traduit un champ plus intense.

Voir le corrigé complet

1. Schéma et orientation des lignes de champ

D'après la figure 6 de l'énoncé, pour i > 0, les spires sont parcourues par un courant :

  • sortant du plan de coupe en z > 0 (\odot, suivant +\vec{e}_x) ;
  • entrant dans le plan de coupe en z < 0 (\otimes, suivant -\vec{e}_x).

D'après la règle de la main droite (ou du tire-bouchon) :

  • autour des conducteurs supérieurs (z > 0), les lignes de champ tournent dans le sens trigonométrique (anti-horaire) ;
  • autour des conducteurs inférieurs (z < 0), les lignes de champ tournent dans le sens horaire ;
  • dans la région centrale entre les conducteurs (au voisinage du plan z = 0), les contributions s'additionnent constructivement et le champ magnétique est dirigé vers la droite, c'est-à-dire dans le sens de +\vec{e}_y.

2. Interprétation de l'écartement des lignes de champ

  • Zones où les lignes se rapprochent (lignes denses) : le champ magnétique y est plus intense (B plus élevé). C'est le cas à proximité immédiate des conducteurs et dans la zone d'entrefer entre les spires le long de l'axe.
  • Zones où les lignes s'éloignent (lignes évasées) : le champ magnétique y est plus faible (B plus faible), notamment à grande distance des spires.

Justification : d'après l'équation de Maxwell-Thomson \mathrm{div}\,\vec{B} = 0, le flux magnétique se conserve à travers toute section droite d'un tube de champ :

\Phi = \iint_{\mathcal{S}} \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{S} \approx B\,\mathcal{S} = \text{cte}

Ainsi, l'intensité du champ magnétique est inversement proportionnelle à la section \mathcal{S} du tube de champ :

\boxed{B \propto \frac{1}{\mathcal{S}}}

Plus les lignes de champ se resserrent, plus la section \mathcal{S} diminue, et plus le champ magnétique \vec{B} est intense.

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : théorème d'ampère, courant enlacé

Pour cette simulation, on a pris . Déterminer la valeur numérique de le long de la courbe représentée avec son orientation sur le schéma en pointillés.

Voir l'indice

Appliquer le théorème d'Ampère sur le contour orienté en observant quelles portions de fil et quel sens de courant sont enlacés algébriquement par \mathcal{C}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème d'Ampère sous sa forme intégrale rappelée à la question Q21.
  2. Identifier avec soin les brins conducteurs situés à l'intérieur du contour fermé \mathcal{C} à partir de la figure 7.
  3. Déterminer le vecteur unitaire normal \vec{n} associé à l'orientation de \mathcal{C} par la règle du tire-bouchon pour affecter le signe correct à chaque courant traversant.
Voir la réponse courte

Application du théorème d'Ampère sur le contour fermé \mathcal{C} en comptabilisant le courant total enlacé.

Voir le corrigé complet

D'après le théorème d'Ampère établi à la question Q21, la circulation du champ magnétique le long du contour fermé orienté \mathcal{C} s'écrit :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \vec{\mathrm{d}\ell} = \mu_0 I_{\text{enlacé}}

où I_{\text{enlacé}} est la somme algébrique des courants traversant une surface ouverte \mathcal{S} s'appuyant sur \mathcal{C}.

Sur la figure 7, le contour \mathcal{C} est orienté dans le sens trigonométrique dans le plan (y, z) (la flèche pointe vers les z croissants du côté y > 0). La normale \vec{n} à la surface \mathcal{S} s'appuyant sur \mathcal{C}, orientée par la règle de la main droite, est donc portée par le vecteur unitaire :

\vec{n} = \vec{e}_y \wedge \vec{e}_z = \vec{e}_x

Ainsi, un courant dirigé vers l'avant selon +\vec{e}_x (noté \odot) compte positivement (+i), tandis qu'un courant dirigé vers l'arrière selon -\vec{e}_x (noté \otimes) compte négativement (-i).

Examinons le tracé du contour en pointillés \mathcal{C} sur la figure 7 :

  • En haut (z > 0), le contour passe entre les deux conducteurs : il enlace le conducteur supérieur droit (\odot i), alors que le conducteur supérieur gauche (\odot i) est situé à l'extérieur.
  • En bas (z < 0), le contour passe sous les deux conducteurs : il enlace à la fois le conducteur inférieur droit (\otimes i) et le conducteur inférieur gauche (\otimes i).

Le courant algébrique total enlacé par le contour \mathcal{C} vaut donc :

I_{\text{enlacé}} = (+i) + (-i) + (-i) = -i

On en déduit l'expression de la circulation :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \vec{\mathrm{d}\ell} = -\mu_0 i

Application numérique : Avec \mu_0 = 1,26 \times 10^{-6}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1} et i = 1,0 \times 10^3\text{ A} :

\begin{aligned} \oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \vec{\mathrm{d}\ell} &= -1,26 \times 10^{-6} \times 1,0 \times 10^3 \\ &= -1,26 \times 10^{-3}\text{ T}\cdot\text{m} \end{aligned}

En ne conservant que deux chiffres significatifs conformément aux données :

\boxed{\oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \vec{\mathrm{d}\ell} = -1{,}3 \times 10^{-3}\text{ T}\cdot\text{m}}

Résultat

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Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique

Notions : énergie potentielle magnétique, dipôle magnétique

Identifier, parmi les profils d’énergie potentielle proposés sur la figure 8, lequel décrit le mieux l’interaction entre les spires et l’aimant représentés. Justifier précisément la réponse.

Voir l'indice

Examiner les interactions pôle à pôle : la position x = 0 place des pôles identiques face à face, ce qui correspond à une répulsion magnétique (énergie potentielle maximale).

Voir la stratégie
  1. Analyser la configuration des pôles magnétiques créés par les spires et de l'aimant à la position x = 0.
  2. En déduire le caractère attractif ou répulsif de l'interaction (ou le signe de l'énergie dipolaire E_p = -\vec{\mathcal{M}}\cdot\vec{B}) pour déterminer si x = 0 est un extremum d'énergie potentielle (maximum ou minimum).
  3. Comparer avec la situation au niveau des spires adjacentes et sélectionner le profil adéquat parmi A, B et C.
Voir la réponse courte

Analyse de l'énergie potentielle E_p = -\vec{M}\cdot\vec{B} selon la position pour identifier le profil correspondant.

Voir le corrigé complet

Considérons l'interaction entre l'aimant permanent du train et les différentes paires de spires du stator :

  • Moment magnétique de l'aimant : L'aimant permanent présente son pôle Nord (\mathrm{N}) vers le haut et son pôle Sud (\mathrm{S}) vers le bas. Son moment magnétique \vec{\mathcal{M}} est orienté du pôle Sud vers le pôle Nord, donc vers le haut de la figure.
  • Situation en x = 0 :

    • La spire supérieure présente un pôle \mathrm{N} face à l'entrefer (vers le bas), en regard du pôle \mathrm{N} de l'aimant.
    • La spire inférieure présente un pôle \mathrm{S} face à l'entrefer (vers le haut), en regard du pôle \mathrm{S} de l'aimant.

    Des pôles magnétiques de même nom se repoussent : l'aimant subit une répulsion de la part des deux spires situées en x = 0. Cette configuration de répulsion mutuelle correspond à un état de haute énergie, donc à un maximum d'énergie potentielle.

    Remarque énergétique équivalente : Les lignes de champ créées par la paire de spires à x=0 vont du pôle Nord au pôle Sud, soit du haut vers le bas. Le champ extérieur \vec{B} est donc dirigé vers le bas, antiparallèle au moment magnétique \vec{\mathcal{M}} de l'aimant. L'énergie potentielle dipolaire :

    E_p = -\vec{\mathcal{M}}\cdot\vec{B} = + \mathcal{M} B > 0

    est maximale en x = 0.

  • Situation au niveau des spires adjacentes (à gauche et à droite) : Les polarités sont inversées : la spire supérieure présente un pôle \mathrm{S} face à l'entrefer et la spire inférieure un pôle \mathrm{N}. Les pôles en vis-à-vis étant de noms opposés, l'interaction est attractive (\vec{\mathcal{M}} et \vec{B} parallèles), ce qui correspond à un minimum d'énergie potentielle (E_p = -\mathcal{M}B < 0).

Par conséquent, la courbe d'énergie potentielle E_p(x) présente un maximum en x = 0 et des minima au niveau des spires voisines : il s'agit du profil B.

\boxed{\text{Le profil B décrit le mieux l'interaction entre les spires et l'aimant.}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : force conservative, énergie potentielle

On rappelle que le lien entre la force et l’énergie potentielle est donnée par . En vous basant sur le profil choisi, expliquer où positionner l’aimant par rapport aux spires pour obtenir une force maximale sur l’aimant dirigée vers la droite. On pourra répondre par un schéma simple.

Voir l'indice

Calculer la composante F_x = -\mathrm{d}E_p/\mathrm{d}x : la force propulsive vers la droite correspond à une pente négative du profil de potentiel, maximale en valeur absolue au point d'inflexion.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la composante de la force sur l'axe (Ox) en fonction de la dérivée de l'énergie potentielle E_p(x).
  2. Relier le signe et la norme de cette force à la pente de la courbe E_p(x) du profil B retenu à la question Q25.
  3. Identifier la position correspondant à une force maximale dirigée vers la droite et illustrer par un schéma.
Voir la réponse courte

La force est reliée à la pente par \vec{F} = -\mathrm{d}E_p/\mathrm{d}y\,\vec{e}_y : force propulsive maximale sur la plus forte pente descendante.

Voir le corrigé complet

Le mouvement de l'aimant étant unidimensionnel le long de l'axe (Ox), la force conservative associée à l'énergie potentielle E_p(x) s'écrit :

\vec{F} = -\vec{\mathrm{grad}}(E_p) = -\frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}x}\,\vec{e}_x = F_x\,\vec{e}_x

Pour que la force soit orientée vers la droite (\vec{e}_x), il faut que sa composante soit strictement positive :

F_x = -\frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}x} > 0 \iff \frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}x} < 0

L'aimant doit donc être situé sur une portion de courbe où l'énergie potentielle est décroissante, c'est-à-dire immédiatement à droite du pic en x = 0 (x > 0).

Pour obtenir une force maximale, l'intensité F_x doit atteindre son maximum, ce qui correspond à la pente descendante la plus raide, soit au point d'inflexion de la courbe E_p(x) situé entre le sommet (en x=0) et le creux (minimum d'énergie potentielle) :

\frac{\mathrm{d}F_x}{\mathrm{d}x} = -\frac{\mathrm{d}^2E_p}{\mathrm{d}x^2} = 0

L'aimant doit par conséquent être positionné entre la paire de spires en x=0 et la paire de spires suivante, au voisinage du point d'inflexion (sensiblement à mi-distance entre les deux paires de spires).

\boxed{\text{L'aimant doit être placé à droite de la paire centrale, au point d'inflexion situé entre $x=0$ et la paire suivante.}}

Résultat

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Question 27

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : moteur linéaire synchrone, asservissement de position

Expliquer comment le système de contrôle de l’alimentation des différentes spires du stator peut permettre de réaliser ceci. Justifier la nécessité d’une rétroaction pour ce système, et préciser comment celle-ci peut être réalisée.

Voir l'indice

Expliquer qu'il faut commuter l'alimentation des bobines pour faire avancer la « vague » de potentiel à la même vitesse que le train, ce qui requiert des capteurs de position asservis.

Voir la stratégie
  1. Expliquer comment la commutation séquentielle ou le déphasage des courants dans les spires successives permet de déplacer les pôles magnétiques et donc de faire « glisser » le profil d'énergie potentielle.
  2. Justifier la nécessité d'un asservissement (autopilotage) pour maintenir le synchronisme malgré l'accélération du train et les perturbations extérieures.
  3. Décrire les moyens matériels permettant de réaliser cette rétroaction (capteurs de position le long de la voie et contrôle de l'onduleur).
Voir la réponse courte

Décalage séquentiel de l'alimentation des spires asservi à la position de l'aimant pour maintenir une force motrice maximale.

Voir le corrigé complet

1. Principe du champ d'énergie potentielle glissant

Pour que l'aimant subisse en continu une force motrice dirigée vers la droite (\vec{F} = -\frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}x}\vec{e}_x > 0), il doit en permanence se situer sur une pente descendante de l'énergie potentielle.

Le système de contrôle commande l'alimentation des spires successives du stator par l'intermédiaire d'un onduleur :

  • en inversant le sens du courant ou en alimentant les spires par des courants déphasés dans le temps, la polarité magnétique des bobines alterne au cours du temps ;
  • les pôles Nord et Sud créés par le stator se propagent ainsi le long de l'axe (Ox) vers la droite sous forme d'une onde magnétique progressive. Le profil d'énergie potentielle E_p(x,t) glisse donc vers la droite à une vitesse synchrone v_s(t) modulable.

2. Nécessité d'une rétroaction

Au cours de la phase de lancement, le train accélère : sa vitesse v(t) et sa position x(t) évoluent en permanence. De plus, la masse du train dépend du nombre de passagers et des frottements imprévisibles (résistance de l'air, frottements mécaniques) peuvent perturber le mouvement.

En boucle ouverte, le moindre écart entre la vitesse de l'onde glissante et celle du train entraînerait un décrochage synchrone : l'aimant se retrouverait alors sur une pente montante du profil d'énergie potentielle (\mathrm{d}E_p/\mathrm{d}x > 0), produisant une force de freinage brutale et une perte de propulsion.

Une boucle de rétroaction est donc indispensable pour adapter à chaque instant la fréquence et la phase d'alimentation des spires à la position réelle du train (autopilotage).

3. Réalisation pratique de la rétroaction

Cette rétroaction peut être réalisée en pratique par :

  • des capteurs de position disposés le long de la voie (capteurs à effet Hall détectant le passage des aimants du train, barrières optiques ou capteurs inductifs) ;
  • une unité de commande (calculateur temps réel) qui reçoit les signaux de position, évalue la vitesse instantanée du train et pilote les interrupteurs de puissance (onduleur) afin d'injecter le courant au moment précis où chaque aimant se situe dans la position motrice optimale identifiée à la question Q26.
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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique, loi de newton

Montrer qu’on peut modéliser les échanges thermiques entre les cinq surfaces de la plaque en contact avec l’air et l’air par une résistance thermique , dont on donnera l’expression en fonction de et des paramètres géométriques de la plaque. Simplifier l’expression en comparant les valeurs numériques des différentes surfaces (on utilisera cette expression simplifiée dans la suite).

Voir l'indice

Exprimer les surfaces d'échange de chaque face de la plaque, sommer les puissances élémentaires d'échange de Newton et comparer les aires pour négliger l'épaisseur devant les autres dimensions.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux thermique total \Phi échangé par conducto-convection entre la plaque et l'air en sommant les flux à travers chacune des cinq surfaces en contact avec l'air.
  2. Identifier la résistance thermique globale R_{\mathrm{th}} par analogie avec la loi d'Ohm : \Delta T = R_{\mathrm{th}}\,\Phi.
  3. Calculer numériquement les différentes aires afin de justifier que la surface des tranches est négligeable devant celle des deux grandes faces principales (e \ll b < a).
Voir la réponse courte

Somme des flux conducto-convectifs des différentes parois pour définir R_{th}, simplifiée en ne gardant que la face principale.

Voir le corrigé complet

La plaque présente une température uniforme T_{\text{plaque}}(t) et l'air ambiant est à la température T_{\text{air}}. Sur chaque élément de surface \mathrm{d}S en contact avec l'air, le flux thermique surfacique cédé par la plaque s'écrit selon la loi de Newton :

\varphi_{\text{plaque}\to\text{air}} = h\left(T_{\text{plaque}}(t) - T_{\text{air}}\right)

La puissance thermique totale (ou flux thermique total) évacuée vers l'air à travers la surface totale d'échange S_{\text{tot}} est :

\Phi = \iint_{S_{\text{tot}}} \varphi_{\text{plaque}\to\text{air}}\,\mathrm{d}S = h\,S_{\text{tot}}\left(T_{\text{plaque}}(t) - T_{\text{air}}\right)

Par définition de la résistance thermique R_{\mathrm{th}}, associée à la différence de potentiel thermique \Delta T = T_{\text{plaque}} - T_{\text{air}} :

\Phi = \frac{T_{\text{plaque}} - T_{\text{air}}}{R_{\mathrm{th}}} \implies R_{\mathrm{th}} = \frac{1}{h\,S_{\text{tot}}}

(Ce résultat équivaut à l'association en parallèle des cinq résistances thermiques élémentaires R_{\mathrm{th},k} = \frac{1}{h\,S_k}).

La face inférieure de la plaque (d'aire a \times e) reposant sur son support, les transferts avec l'air s'effectuent par les cinq autres faces :

  • 2 grandes faces latérales verticales (rectangles a \times b) : aire 2ab ;
  • 1 face supérieure horizontale (rectangle a \times e) : aire ae ;
  • 2 faces d'extrémité verticales (rectangles b \times e) : aire 2be.

La surface totale d'échange vaut donc :

S_{\text{tot}} = 2ab + ae + 2be = 2ab + e(a + 2b)

On en déduit l'expression exacte de la résistance thermique :

\boxed{R_{\mathrm{th}} = \frac{1}{h\left(2ab + ae + 2be\right)}}

Comparons numériquement les aires mises en jeu :

\begin{aligned} S_{\text{principale}} &= 2ab = 2 \times 1{,}0 \times 0{,}2 = 0{,}40\text{ m}^2 \\ S_{\text{tranches}} &= e(a + 2b) = 5 \times 10^{-3} \times (1{,}0 + 2 \times 0{,}2) = 0{,}007\text{ m}^2 \end{aligned}

Comme l'épaisseur est très faible devant les autres dimensions (e \ll b < a), on a :

S_{\text{tranches}} \ll S_{\text{principale}} \quad \left(\frac{S_{\text{tranches}}}{S_{\text{principale}}} = \frac{0{,}007}{0{,}40} = 1{,}75\,\%\right)

On peut donc légitimement négliger les pertes thermiques par les tranches devant celles par les deux faces principales : S_{\text{tot}} \approx 2ab. L'expression simplifiée de la résistance thermique est alors :

\boxed{R_{\mathrm{th}} \approx \frac{1}{2hab}}

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : bilan thermique, temps caractéristique

En effectuant un bilan thermique à la plaque, établir l’équation différentielle vérifiée par . Définir le temps caractéristique d’évolution de la température de la plaque en fonction de et , et faire l’application numérique pour celui-ci.

Voir l'indice

Appliquer le premier principe de la thermodynamique à la plaque entre t et t+\mathrm{d}t en reliant la variation d'énergie interne aux transferts thermiques conducto-convectifs.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique à la plaque (considérée comme un système fermé indéformable à température uniforme) entre les instants t et t + \mathrm{d}t.
  2. Exprimer la variation d'enthalpie \mathrm{d}H en fonction de la masse volumique \rho_a, du volume V = abe et de la capacité thermique massique c_{m,a}.
  3. Relier le flux thermique échangé avec l'air à la résistance thermique simplifiée obtenue en Q28, puis mettre l'équation sous forme canonique pour identifier \tau.
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie global \rho_a c_{m,a} V \mathrm{d}T/\mathrm{d}t = -\Phi, obtention de l'équation du 1er ordre et calcul de \tau.

Voir le corrigé complet

Considérons comme système la plaque d'acier de masse m = \rho_a V = \rho_a a b e. La pression extérieure étant constante et la température de la plaque étant supposée spatio-temporellement uniforme à chaque instant t, la variation d'enthalpie du système entre t et t+\mathrm{d}t s'écrit :

\mathrm{d}H = m \, c_{m,a} \, \mathrm{d}T_{\text{plaque}} = \rho_a a b e \, c_{m,a} \, \mathrm{d}T_{\text{plaque}}

Pendant cette durée \mathrm{d}t, les seuls échanges thermiques avec l'extérieur se font avec l'air ambiant. D'après le résultat simplifié de la question Q28 (R_{\mathrm{th}} \approx \frac{1}{2hab}), le transfert thermique reçu par la plaque s'exprime par :

\delta Q = - \frac{T_{\text{plaque}}(t) - T_{\text{air}}}{R_{\mathrm{th}}} \, \mathrm{d}t = - 2 h a b \left(T_{\text{plaque}}(t) - T_{\text{air}}\right) \mathrm{d}t

En appliquant le premier principe de la thermodynamique \mathrm{d}H = \delta Q, on obtient :

\rho_a a b e \, c_{m,a} \, \frac{\mathrm{d}T_{\text{plaque}}}{\mathrm{d}t}(t) = - 2 h a b \left(T_{\text{plaque}}(t) - T_{\text{air}}\right)

Les facteurs géométriques a et b se simplifient, ce qui conduit à l'équation différentielle du premier ordre :

\boxed{\frac{\mathrm{d}T_{\text{plaque}}}{\mathrm{d}t}(t) + \frac{1}{\tau} T_{\text{plaque}}(t) = \frac{1}{\tau} T_{\text{air}}}

où le temps caractéristique \tau d'évolution thermique de la plaque est défini par :

\boxed{\tau = \frac{\rho_a \, c_{m,a} \, e}{2h}}

Application numérique : Avec \rho_a = 7{,}8 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, c_{m,a} = 450\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}, e = 5 \times 10^{-3}\text{ m} et h = 30\text{ W}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-2} :

\begin{aligned} \tau &= \frac{7{,}8 \times 10^3 \times 450 \times 5 \times 10^{-3}}{2 \times 30} \\ \tau &= 292{,}5\text{ s} \approx 2{,}9 \times 10^2\text{ s} \quad (\text{soit environ } 4\text{ min } 53\text{ s}) \end{aligned}
\boxed{\tau \approx 2{,}9 \times 10^2\text{ s}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : équation différentielle du premier ordre, régime transitoire thermique

Établir l’expression littérale de et tracer son allure.

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle linéaire du premier ordre avec la condition initiale T_{\mathrm{plaque}}(0) = T_0 et représenter l'asymptote vers la température ambiante.

Voir la stratégie
  1. Résoudre l'équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants obtenue à la question Q29, en identifiant la solution particulière constante et la solution de l'équation homogène.
  2. Déterminer la constante d'intégration à l'aide de la condition initiale T_{\text{plaque}}(0) = T_0.
  3. Tracer l'allure de la courbe T_{\text{plaque}}(t) en mettant en évidence la température initiale T_0, l'asymptote T_{\text{air}}, ainsi que la tangente à l'origine liée au temps caractéristique \tau.
Voir la réponse courte

Solution exponentielle de l'équation différentielle décrivant le refroidissement vers la température ambiante.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q29, l'équation différentielle régissant l'évolution temporelle de la température de la plaque est :

\frac{\mathrm{d}T_{\text{plaque}}(t)}{\mathrm{d}t} + \frac{1}{\tau}\,T_{\text{plaque}}(t) = \frac{1}{\tau}\,T_{\text{air}}

Il s'agit d'une équation différentielle linéaire scalaire du premier ordre à coefficients constants avec second membre constant.

La solution générale s'écrit comme la somme d'une solution particulière constante, T_{\text{part}} = T_{\text{air}}, et de la solution générale de l'équation homogène :

T_{\text{plaque}}(t) = T_{\text{air}} + A\,\exp\left(-\frac{t}{\tau}\right)

où A est une constante déterminée par la condition initiale. À t = 0, la plaque est à la température T_0 :

T_{\text{plaque}}(0) = T_{\text{air}} + A = T_0 \implies A = T_0 - T_{\text{air}}

On en déduit l'expression de la température de la plaque au cours du temps :

\boxed{T_{\text{plaque}}(t) = T_{\text{air}} + (T_0 - T_{\text{air}})\,\exp\left(-\frac{t}{\tau}\right)}

avec \tau = \dfrac{\rho_a c_{m,a} e}{2h}.

Résultat

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Question 31

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : capacité thermique, refroidissement

Juste après un lancer, on a . Quelle est la température de la plaque juste avant le départ suivant ? En déduire littéralement et numériquement l’énergie thermique maximale que le système de propulsion magnétique peut céder à cette plaque au départ suivant pour que la plaque ne dépasse pas la température de après ce second lancer. On prendra .

Voir l'indice

Calculer T_1 = T_{\mathrm{plaque}}(\Delta t) puis utiliser la capacité calorifique totale de la plaque pour trouver l'échauffement maximal admissible \Delta Q = m c_a (T_0 - T_1).

Voir la stratégie
  1. Utiliser la loi d'évolution temporelle de la température établie en Q30 pour évaluer la température de la plaque à l'instant \Delta t = 150\text{ s} séparant deux lancers consécutifs.
  2. Appliquer le premier principe de la thermodynamique à la plaque lors du second lancer : la durée d'accélération (t_a = 2{,}5\text{ s}) étant très faible devant le temps de relaxation thermique (\tau \approx 293\text{ s}), le réchauffement est modélisé comme quasi-adiabatique vis-à-vis de l'air.
Voir la réponse courte

Calcul de la température après refroidissement partiel puis de l'énergie thermique maximale réinjectable \Delta Q = m c_{m,a} \Delta T.

Voir le corrigé complet

D'après les données de l'énoncé, la durée séparant deux lancers successifs est :

\Delta t = 2\text{ min } 30\text{ s} = 150\text{ s}

D'après la loi de refroidissement obtenue à la question Q30, la température de la plaque juste avant le départ suivant s'écrit :

T_1 = T_{\text{plaque}}(\Delta t) = T_{\text{air}} + (T_0 - T_{\text{air}})\,\exp\left(-\frac{\Delta t}{\tau}\right)

Avec T_0 = 50~^{\circ}\text{C}, T_{\text{air}} = 20~^{\circ}\text{C} et le temps caractéristique \tau \approx 292{,}5\text{ s} déterminé à la question Q29 :

T_1 = 20 + (50 - 20)\,\exp\left(-\frac{150}{292{,}5}\right) = 20 + 30 \times 0{,}5988 \approx 38{,}0~^{\circ}\text{C}
\boxed{T_1 \approx 38~^{\circ}\text{C}}

Pendant la phase d'accélération du train de durée t_a = 2{,}5\text{ s} \ll \tau, les pertes conducto-convectives vers l'air ambiant sont négligeables. L'échauffement de la plaque de masse m_a = \rho_a V = \rho_a a b e sous l'effet de l'énergie thermique Q cédée par effet Joule par le système de propulsion se traduit, d'après le premier principe de la thermodynamique appliqué à ce système indéformable, par :

\Delta U = m_a c_{m,a}\,(T_{\text{finale}} - T_1) = Q

La condition T_{\text{finale}} \le T_0 impose pour l'énergie thermique maximale admissible :

\begin{aligned} Q_{\max} &= \rho_a a b e\,c_{m,a}\,(T_0 - T_1) \\ &= \rho_a a b e\,c_{m,a}\,(T_0 - T_{\text{air}})\left[1 - \exp\left(-\frac{\Delta t}{\tau}\right)\right] \end{aligned}

Application numérique :

  • m_a = \rho_a a b e = 7{,}8 \times 10^3 \times 1{,}0 \times 0{,}2 \times 5 \times 10^{-3} = 7{,}8\text{ kg}
  • C = m_a c_{m,a} = 7{,}8 \times 450 = 3{,}51 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}
  • T_0 - T_1 = 50 - 37{,}96 = 12{,}04\text{ K}
Q_{\max} = 3{,}51 \times 10^3 \times 12{,}04 \approx 4{,}2 \times 10^4\text{ J}
\boxed{Q_{\max} = \rho_a a b e\,c_{m,a}\,(T_0 - T_1) \approx 42\text{ kJ}}

Résultat

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II · Quelques mouvements

Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : théorème de l'énergie mécanique, conservation de l'énergie

En vous appuyant sur les informations à votre disposition dans les données en fin d’énoncé, justifier clairement que le train peut a priori franchir cette première figure. On explicitera les hypothèses adoptées et les lois utilisées.

Voir l'indice

Calculer la vitesse acquise en fin d'accélération (v_L = a t_a), puis appliquer le théorème de l'énergie mécanique entre le bas et le sommet de la figure pour comparer l'énergie cinétique à l'énergie potentielle de pesanteur.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la vitesse acquise par le train à l'issue de la phase d'accélération à l'aide de l'accélération moyenne et de la durée données.
  2. Expliciter le système, le référentiel et les hypothèses de modélisation (frottements négligés).
  3. Appliquer le théorème de l'énergie mécanique (ou sa conservation) entre la fin de l'accélération et le sommet de la figure pour en déduire la vitesse résiduelle au sommet ou la hauteur maximale franchissable.
Voir la réponse courte

Conservation de l'énergie mécanique sans frottement pour vérifier que l'énergie cinétique initiale suffit à franchir la hauteur du sommet.

Voir le corrigé complet

1. Phase d'accélération sur la zone de lancement :

On modélise le train (et ses passagers) par un point matériel de masse m dans le référentiel terrestre supposé galiléen. Le train démarre au repos (v(0) = 0). En prenant l'accélération moyenne a = 1{,}15\,g constante pendant la durée t_a = 2{,}5\text{ s}, la vitesse atteinte à la fin de la zone de lancement est :

v_L = a\,t_a = 1{,}15\,g\,t_a

Application numérique :

v_L = 1{,}15 \times 9{,}81 \times 2{,}5 \approx 28{,}2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \quad (\approx 102\text{ km}\cdot\text{h}^{-1})

2. Franchissement du « fer à cheval » :

Pour aborder la montée :

  • Hypothèses : on néglige tous les frottements (frottements aérodynamiques et roulement sur les rails). L'action de contact des rails est donc purement normale au déplacement, de sorte que sa puissance est nulle : \mathcal{P}(\vec{R}) = \vec{R}\cdot\vec{v} = 0. Le poids \vec{P} = -m g \vec{e}_z est la seule force qui travaille ; il dérive de l'énergie potentielle de pesanteur E_p(z) = mgz (en fixant l'origine au niveau de la piste de lancement z = 0).
  • Loi utilisée : Le système est conservatif, l'énergie mécanique E_m = E_c + E_p est donc conservée au cours du mouvement.

Entre le niveau de lancement (z = 0) et le sommet de la figure (z = h = 37\text{ m}), la conservation de l'énergie mécanique s'écrit :

E_m(0) = E_m(h) \iff \frac{1}{2}m v_L^2 = \frac{1}{2}m v_s^2 + mgh

où v_s désigne la vitesse du train au sommet de la figure. On en déduit :

v_s = \sqrt{v_L^2 - 2gh}

La hauteur maximale h_{\max} que le train pourrait atteindre correspondrait à une vitesse nulle au sommet (v_s = 0) :

h_{\max} = \frac{v_L^2}{2g} = \frac{(1{,}15\,g\,t_a)^2}{2g} = \frac{1{,}15^2\,g\,t_a^2}{2}

Applications numériques :

\begin{aligned} h_{\max} &= \frac{(28{,}20)^2}{2 \times 9{,}81} \approx 40{,}5\text{ m} \\ v_s &= \sqrt{(28{,}20)^2 - 2 \times 9{,}81 \times 37} = \sqrt{795{,}5 - 725{,}9} \approx 8{,}3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \quad (\approx 30\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}) \end{aligned}

Comme h_{\max} > h = 37\text{ m} (ou de manière équivalente v_s > 0), l'énergie mécanique acquise lors du lancement est strictement suffisante :

\boxed{\text{Le train possède une énergie cinétique suffisante pour franchir la première figure.}}

Résultat

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : coordonnée polaire, accélération

Reproduire le schéma simplifié du looping sur votre copie, et y représenter en M la base polaire (). Établir l’expression du vecteur accélération de M dans la base polaire (). On l’exprimera en fonction de , et .

Voir l'indice

Exprimer le vecteur position en coordonnées polaires, dériver deux fois par rapport au temps et projeter sur (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) en faisant intervenir le rayon R et la vitesse v = R\dot{\theta}.

Voir la stratégie
  1. Reproduire le cercle modélisant le looping de centre O et de rayon R, en repérant la position du point M par l'angle polaire \theta mesuré à partir de la verticale descendante, dans le sens du mouvement (sens horaire sur la figure de l'énoncé).
  2. Définir la base polaire locale (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) associée au point M : \vec{e}_r est dirigé de O vers M (radial centrifuge) et \vec{e}_\theta est orthogonal à \vec{e}_r dans le sens des \theta croissants (tangentiel dans le sens du mouvement).
  3. Exprimer le vecteur position, puis dériver par rapport au temps pour obtenir le vecteur vitesse et enfin le vecteur accélération en fonction de v, \dot{v} et R.
Voir la réponse courte

Repérage polaire et expression de l'accélération d'un mouvement circulaire : \vec{a} = -(v^2/R)\vec{e}_r + \dot{v}\vec{e}_\theta.

Voir le corrigé complet

Le mouvement du point matériel M est circulaire de rayon R constant, centré en O.

Dans la base polaire mobile (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta), le vecteur position s'écrit :

\vec{OM} = R\,\vec{e}_r

Le rayon R étant constant, les dérivées temporelles des vecteurs de base s'écrivent :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\vec{e}_r}{\mathrm{d}t} &= \dot{\theta}\,\vec{e}_\theta \\ \frac{\mathrm{d}\vec{e}_\theta}{\mathrm{d}t} &= -\dot{\theta}\,\vec{e}_r \end{aligned}

Le vecteur vitesse de M vaut alors :

\vec{v} = \frac{\mathrm{d}\vec{OM}}{\mathrm{d}t} = R\dot{\theta}\,\vec{e}_\theta = v\,\vec{e}_\theta

avec v = \|\vec{v}\| = R\dot{\theta} \ge 0 au cours de la montée.

Le vecteur accélération s'obtient en dérivant le vecteur vitesse :

\begin{aligned} \vec{a} &= \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(v\,\vec{e}_\theta\right) \\ &= \dot{v}\,\vec{e}_\theta + v\frac{\mathrm{d}\vec{e}_\theta}{\mathrm{d}t} \\ &= \dot{v}\,\vec{e}_\theta - v\dot{\theta}\,\vec{e}_r \end{aligned}

En utilisant la relation \dot{\theta} = \frac{v}{R}, on obtient finalement :

\boxed{\vec{a} = -\frac{v^2}{R}\,\vec{e}_r + \dot{v}\,\vec{e}_\theta}

Résultat

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Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : accélération normale, accélération tangentielle

Sur le schéma de la question précédente, représenter qualitativement le vecteur accélération de M pour , et . On justifiera la construction.

Voir l'indice

Identifier les deux composantes : l'accélération centripète normale dirigée vers le centre, et l'accélération tangentielle dont le signe dépend du travail du poids le long du cercle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les deux composantes de l'accélération dans la base polaire (\vec{a} = -\frac{v^2}{R}\vec{e}_r + \dot{v}\vec{e}_\theta) : une composante normale (centripète) dirigée vers le centre, et une composante tangentielle liée à la variation de la vitesse scalaire \dot{v}.
  2. Déterminer le signe et la valeur de \dot{v} en appliquant la deuxième loi de Newton projetée sur la direction tangentielle \vec{e}_\theta, sachant que la réaction des rails est normale à la trajectoire (pas de frottement).
  3. Construire qualitativement \vec{a} pour chacune des trois positions demandées et tracer le schéma récapitulatif.
Voir la réponse courte

Construction géométrique qualitative de \vec{a} combinant composante centripète et composante tangentielle issue du poids.

Voir le corrigé complet

Le système étudié est le point matériel M, de masse m, en mouvement dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

Les forces appliquées à M sont :

  • son poids \vec{P} = m\vec{g} ;
  • la réaction du rail \vec{R} = R_N (-\vec{e}_r) (réaction normale, les frottements étant négligés).

D'après le résultat de la question Q33, l'accélération de M s'écrit :

\vec{a} = \vec{a}_N + \vec{a}_T = -\frac{v^2}{R}\,\vec{e}_r + \dot{v}\,\vec{e}_\theta
  • La composante normale \vec{a}_N = -\frac{v^2}{R}\vec{e}_r = \frac{v^2}{R}\vec{u}_N est toujours centripète (orientée vers le centre de courbure O).
  • La composante tangentielle \vec{a}_T = \dot{v}\,\vec{e}_\theta est donnée par la projection du principe fondamental de la dynamique (m\vec{a} = \vec{P} + \vec{R}) sur \vec{e}_\theta :

    m\dot{v} = \vec{P}\cdot\vec{e}_\theta + \vec{R}\cdot\vec{e}_\theta = -mg\sin\theta + 0 \implies \dot{v} = -g\sin\theta

Examinons alors la situation pour les trois angles demandés :

  • Pour \boldsymbol{\theta = \frac{\pi}{2}} (position à mi-hauteur, phase ascendante) :

    \dot{v} = -g\sin\left(\frac{\pi}{2}\right) = -g < 0

    Le train est en phase de décélération. La composante tangentielle \vec{a}_T = -g\,\vec{e}_\theta est dirigée vers le bas (sens opposé au mouvement). La composante normale \vec{a}_N est dirigée horizontalement vers le centre O (vers la droite). Le vecteur \vec{a} pointe donc vers l'intérieur du looping et vers le bas (vers le bas-droite).

  • Pour \boldsymbol{\theta = \pi} (sommet du looping) :

    \dot{v} = -g\sin(\pi) = 0

    L'accélération tangentielle est nulle (\vec{a}_T = \vec{0}) : la vitesse passe par un extremum (minimum local). L'accélération est purement centripète, dirigée verticalement vers le bas, vers le centre O :

    \vec{a} = -\frac{v_{\text{sommet}}^2}{R}\,\vec{e}_r
  • Pour \boldsymbol{\theta = \frac{3\pi}{2}} (position à mi-hauteur, phase descendante) :

    \dot{v} = -g\sin\left(\frac{3\pi}{2}\right) = +g > 0

    Le train est en phase d'accélération. La composante tangentielle \vec{a}_T = +g\,\vec{e}_\theta est orientée vers le bas (dans le sens du mouvement). La composante normale \vec{a}_N est dirigée horizontalement vers le centre O (vers la gauche). Le vecteur \vec{a} pointe donc vers l'intérieur du looping et vers le bas (vers le bas-gauche).

Question déjà tombée ailleurs

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : pendule simple, équation différentielle non linéaire

Établir l’équation différentielle liant à et au cours du looping. Peut-on déterminer de manière analytique (c’est-à-dire « à la main ») facilement à partir de cette équation ? Pourquoi ?

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique sur le vecteur tangentiel \vec{e}_\theta pour éliminer la réaction normale des rails, et noter la présence d'un terme non-linéaire en \sin\theta.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique au point matériel M dans le référentiel terrestre galiléen.
  2. Projeter la relation sur le vecteur unitaire orthoradial \vec{e}_\theta pour éliminer la réaction normale des rails et isoler \ddot{\theta}.
  3. Analyser la nature de l'équation différentielle (non-linéarité, domaine de variation de \theta) pour justifier le recours au calcul numérique.
Voir la réponse courte

Projection du PFD sur \vec{e}_\theta pour obtenir l'équation non linéaire du pendule R\ddot{\theta} + g\sin\theta = 0.

Voir le corrigé complet

On étudie le train modélisé par le point matériel M de masse m dans le référentiel terrestre, supposé galiléen.

Le système est soumis à deux forces :

  • son poids \vec{P} = m\vec{g} = mg\cos\theta\,\vec{e}_r - mg\sin\theta\,\vec{e}_\theta ;
  • l'action normale des rails \vec{R} = R_r\,\vec{e}_r, qui est purement radiale puisque les frottements sont négligés.

D'après le principe fondamental de la dynamique :

m\vec{a} = \vec{P} + \vec{R}

D'après le résultat de la question Q33, l'accélération orthoradiale s'écrit a_\theta = \dot{v}. Sachant que le rayon R est constant et que la vitesse scalaire vaut v = R\dot{\theta}, on a :

a_\theta = R\ddot{\theta}

En projetant la relation fondamentale sur le vecteur orthoradial \vec{e}_\theta :

\begin{aligned} m R\ddot{\theta} &= -mg\sin\theta \end{aligned}

En divisant par mR, on obtient l'équation différentielle du mouvement :

\boxed{\ddot{\theta} + \frac{g}{R}\sin\theta = 0}

Résolution analytique :

  • Cette équation différentielle est non linéaire en raison de la présence du terme en \sin\theta.
  • Lors du looping, le train réalise un tour complet : l'angle \theta varie de 0 à 2\pi, ce qui rend l'approximation des petits angles (\sin\theta \approx \theta) totalement invalide.
  • La résolution exacte à la main n'est pas possible de manière simple car elle fait appel aux intégrales et fonctions elliptiques, qui ne sont pas des fonctions élémentaires usuelles.

Il n'est donc pas possible de déterminer \theta(t) analytiquement facilement à la main, ce qui motive l'utilisation d'une résolution numérique.

Résultat

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : méthode d'euler, résolution numérique

Recopier en les complétant sur votre copie les lignes à partir de la ligne 9 pour que le programme calcule et affecte à res la solution de l’équation différentielle déterminée à la question précédente.

Voir l'indice

Définir le vecteur d'état X = [\theta, \dot{\theta}], renvoyer [\dot{\theta}, -(g/R)\sin\theta], initialiser la vitesse angulaire \dot{\theta}_0 = v_0/R et appeler odeint.

Voir la stratégie
  1. Identifier les composantes du vecteur d'état X(t) = [\theta(t), \dot{\theta}(t)].
  2. Exprimer le vecteur dérivé \dot{X}(t) = [\dot{\theta}(t), \ddot{\theta}(t)] en utilisant l'équation différentielle établie à la question précédente Q35 : \ddot{\theta} = -\frac{g}{R}\sin\theta.
  3. Exprimer la condition initiale sur la vitesse angulaire \dot{\theta}(0) = \frac{v_0}{R}, puis appeler la fonction odeint selon la syntaxe décrite en fin de sujet.
Voir la réponse courte

Écriture du système différentiel du premier ordre sous forme de fonction vectorielle pour l'intégration numérique avec odeint.

Voir le corrigé complet

Le système d'équations différentielles du premier ordre associé au vecteur d'état X = \begin{bmatrix} \theta \\ \dot{\theta} \end{bmatrix} = \begin{bmatrix} X[0] \\ X[1] \end{bmatrix} s'écrit :

\frac{\mathrm{d}X}{\mathrm{d}t} = \begin{bmatrix} \dot{\theta} \\ \ddot{\theta} \end{bmatrix} = \begin{bmatrix} X[1] \\ -\dfrac{g}{R}\sin(X[0]) \end{bmatrix}

À l'instant initial t = 0, la vitesse tangentielle est v_0 = R\,\dot{\theta}(0), d'où la pulsation angulaire initiale :

\dot{\theta}_0 = \frac{v_0}{R}

On complète les lignes du programme de la façon suivante :

def derivee(X, t):
    theta, dtheta = X
    d2theta = - (g / R) * np.sin(theta)
    return [dtheta, d2theta]

theta0 = 0 # Angle initial
dtheta0 = v0 / R # Vitesse angulaire initiale
res = odeint(derivee, [theta0, dtheta0], tabt)
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Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : lecture graphique, période

En déduire la valeur numérique du temps nécessaire pour effectuer le looping.

Voir l'indice

Repérer sur la courbe \theta(t) l'instant où l'angle atteint la valeur correspondant à un tour complet du looping, soit \theta = 2\pi\text{ rad}.

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition angulaire correspondant à la réalisation complète d'un looping partant de la position initiale \theta(t=0) = 0.
  2. Effectuer la lecture graphique sur la figure 12 en projetant la valeur de l'angle sur l'axe des temps.
Voir la réponse courte

Détermination du temps de parcours du looping par lecture graphique de l'instant où \theta atteint 2\pi.

Voir le corrigé complet

Le train aborde le looping en \theta(0) = 0. La réalisation complète du looping correspond à une révolution angulaire complète, soit :

\theta(t_{\text{looping}}) = 2\pi \approx 6{,}28\text{ rad}

Sur la figure 12 :

  • On repère la valeur \theta \approx 6{,}28\text{ rad} sur l'axe des ordonnées (légèrement au-dessus de la moitié de l'intervalle entre les graduations 6{,}0 et 6{,}5\text{ rad}) ;
  • On trace l'horizontale correspondante jusqu'à son intersection avec la courbe \theta(t) ;
  • On projette orthogonalement ce point sur l'axe des abscisses pour lire le temps associé.

On lit ainsi :

\boxed{t_{\text{looping}} \approx 5{,}0\text{ s} \quad (\pm 0{,}1\text{ s})}

Résultat

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Partie D : L'arrivée

Question 38

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : condition de gauss, stigmatisme approché

Quelles sont les conditions optiques permettant un stigmatisme approché ? Énoncer ces conditions.

Voir l'indice

Rappeler les conditions d'approximation paraxiale de Gauss : rayons peu inclinés par rapport à l'axe optique et proches du centre optique.

Voir la réponse courte

Énoncé des conditions de Gauss : rayons paraxiaux, peu inclinés et proches de l'axe optique.

Voir le corrigé complet

Les conditions optiques permettant d'obtenir un stigmatisme approché (ainsi qu'un aplanétisme approché) sont les conditions de Gauss. Elles sont au nombre de deux :

  1. Rayons proches de l'axe optique : les rayons lumineux traversent le système optique au voisinage immédiat de l'axe optique (distance à l'axe très faible devant les rayons de courbure des dioptres).
  2. Rayons peu inclinés par rapport à l'axe optique : les angles que font les rayons avec l'axe optique (et avec les normales aux dioptres) sont petits devant 1\text{ rad}, ce qui permet d'utiliser les approximations au premier ordre : \sin \theta \approx \tan \theta \approx \theta.

Ces rayons sont qualifiés de rayons paraxiaux. En pratique, ces conditions sont réalisées en diaphragmant l'instrument d'optique et en restreignant le champ d'observation.

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : relation de conjugaison, lentille mince convergente

Déterminer avec deux chiffres significatifs la valeur numérique de la distance entre le capteur et la lentille de l’objectif.

Voir l'indice

Appliquer la formule de Descartes avec origine au centre optique en respectant scrupuleusement les conventions algébriques de distances (\overline{OA} = -D).

Voir la stratégie
  1. Exprimer les grandeurs algébriques de position \overline{OA} et \overline{OA'} à partir des données de l'énoncé et du schéma de la figure 14.
  2. Utiliser la formule de conjugaison de Descartes avec origine au centre optique pour relier la distance lentille-capteur d à la distance objet-lentille D et à la distance focale f'.
  3. Calculer la valeur numérique demandée en respectant la précision imposée (deux chiffres significatifs).
Voir la réponse courte

Application de la relation de conjugaison de Descartes avec origine au centre pour trouver la distance lentille-capteur d.

Voir le corrigé complet

Le train joue le rôle d'un objet réel situé à la distance D = 3\text{ m} en amont de la lentille. En orientant l'axe optique dans le sens de propagation de la lumière (de gauche à droite sur les figures 14 et 15), la position algébrique de l'objet est :

\overline{OA} = -D

Pour que l'image formée sur le capteur soit nette, le capteur doit être situé dans le plan de l'image A', soit :

\overline{OA'} = d > 0

La formule de conjugaison de Descartes avec origine au centre optique s'écrit :

\frac{1}{\overline{OA'}} - \frac{1}{\overline{OA}} = \frac{1}{f'} \iff \frac{1}{d} + \frac{1}{D} = \frac{1}{f'}

On en déduit l'expression littérale de la distance d :

\begin{aligned} \frac{1}{d} &= \frac{1}{f'} - \frac{1}{D} = \frac{D - f'}{D\,f'} \\ d &= \frac{D\,f'}{D - f'} \end{aligned}

Application numérique avec D = 3\text{ m} = 300\text{ cm} et f' = 5{,}00\text{ cm} = 0{,}0500\text{ m} :

d = \frac{3{,}00 \times 0{,}0500}{3{,}00 - 0{,}0500} = \frac{0{,}150}{2{,}95} \approx 0{,}05085\text{ m} \approx 5{,}085\text{ cm}

En arrondissant à deux chiffres significatifs :

\boxed{d = 5{,}1\text{ cm} = 5{,}1 \times 10^{-2}\text{ m}}

Résultat

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : grandissement transversal, grandissement

Déterminer la valeur numérique de .

Voir l'indice

Exprimer l'aire totale du capteur S = L\ell et la relier au nombre total de pixels pour en déduire la surface élémentaire a^2 d'un pixel.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la surface totale de la matrice photosensible à partir de ses dimensions L et \ell.
  2. Relier cette surface au nombre total de pixels N et à la surface élémentaire a^2 d'un pixel carré, en supposant le pavage régulier et complet.
  3. En déduire la dimension a d'un pixel et réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courte

Utilisation de la relation de grandissement transversal pour calculer la dimension de l'image sur le capteur.

Voir le corrigé complet

La surface totale du capteur photographique rectangulaire vaut :

S = L \times \ell

Le capteur est composé de N = 24\text{ Mpixels} = 24 \times 10^6\text{ pixels} carrés de côté a disposés en matrice. En négligeant l'espace inter-pixels (facteur de remplissage proche de 1), la surface totale s'écrit :

S = N \, a^2

On en déduit l'expression littérale du côté d'un pixel :

a = \sqrt{\frac{L\,\ell}{N}}

Avec les valeurs numériques fournies :

  • L = 36\text{ mm} = 36 \times 10^{-3}\text{ m} ;
  • \ell = 24\text{ mm} = 24 \times 10^{-3}\text{ m} ;
  • N = 24 \times 10^6.

Le calcul donne :

\begin{aligned} a &= \sqrt{\frac{36 \times 10^{-3} \times 24 \times 10^{-3}}{24 \times 10^6}} \\ &= \sqrt{36 \times 10^{-12}} = 6{,}0 \times 10^{-6}\text{ m} \end{aligned}
\boxed{a = 6{,}0\ \mu\mathrm{m}}

Résultat

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Question 41

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : capteur photographique, flou de bougé

Montrer que si la durée d’exposition du capteur pendant la prise de la photographie est trop longue, la photo sera floue. Calculer un ordre de grandeur de cette durée maximale d’exposition pour obtenir une photographie nette en fonction des paramètres pertinents, et proposer une application numérique.

Voir l'indice

Calculer la vitesse de déplacement de l'image sur le capteur à partir de la vitesse du train et du grandissement |\gamma|, puis poser que le déplacement de l'image doit rester inférieur à la taille d'un pixel.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le déplacement de l'objet (le train) pendant la durée d'exposition t_{\exp}, puis le déplacement correspondant de son image sur le capteur grâce au grandissement transversal \gamma.
  2. Énoncer le critère de netteté : pour que l'image paraisse nette, le déplacement de la tache image pendant l'exposition ne doit pas excéder la taille d'un pixel a (« flou de bougé »).
  3. En déduire l'expression littérale de t_{\exp,\max} et réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courte

Condition de netteté : le déplacement de l'image pendant t_{\text{exp}} doit rester inférieur à la taille d'un pixel.

Voir le corrigé complet

Pendant la durée d'exposition t_{\exp}, le train se déplace à vitesse v selon une direction orthogonale à l'axe optique. La distance parcourue par le sujet est :

\Delta x = v \, t_{\exp}

D'après la relation de grandissement transversal, l'image de ce point se déplace sur le capteur d'une distance :

\Delta x' = |\gamma| \, \Delta x = |\gamma| \, v \, t_{\exp}

avec, d'après les questions Q39 et l'expression du grandissement :

|\gamma| = \frac{d}{D} = \frac{f'}{D - f'}

Si ce déplacement sur le capteur excède la taille a d'un pixel, le flux lumineux issu d'un point du sujet balaie plusieurs pixels successifs au cours de la pose : l'information spatiale est étalée, ce qui produit un flou de mouvement (ou flou de bougé).

Pour obtenir un cliché net, il faut que le déplacement de l'image n'excède pas la taille d'un pixel :

\Delta x' \le a \iff |\gamma| \, v \, t_{\exp} \le a

On en déduit l'expression de la durée maximale d'exposition :

\boxed{t_{\exp,\max} = \frac{a}{|\gamma| \, v} = \frac{a \, D}{d \, v} = \frac{a(D - f')}{f' v}}

Application numérique : Avec a = 6{,}0 \times 10^{-6}\text{ m}, D = 3\text{ m}, d \approx 5{,}08 \times 10^{-2}\text{ m} (soit |\gamma| = \frac{d}{D} \approx 1{,}69 \times 10^{-2}) et v = 15\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

t_{\exp,\max} = \frac{6{,}0 \times 10^{-6}}{1{,}695 \times 10^{-2} \times 15} \approx 2{,}4 \times 10^{-5}\text{ s} \approx 24\ \mu\text{s}
\boxed{t_{\exp,\max} \approx 2{,}4 \times 10^{-5}\text{ s} \quad \left(\text{soit de l'ordre de }\frac{1}{40\,000}\text{ s}\right)}

Résultat

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : induction électromagnétique, loi de lenz

Décrire qualitativement mais précisément les phénomènes physiques qui se produisent permettant de freiner le train.

Voir l'indice

Expliquer le phénomène de Faraday : la variation temporelle de flux magnétique crée des courants induits dans les spires conductrices, qui subissent en retour des forces de Laplace freinant le mouvement (loi de Lenz).

Voir la réponse courte

Variation du flux magnétique, création d'une f.é.m. induite et force de Laplace qui s'oppose au mouvement selon la loi de Lenz.

Voir le corrigé complet

Le freinage inductif repose sur l'enchaînement de plusieurs phénomènes physiques :

  1. Induction électromagnétique (loi de Faraday) : Lors du déplacement du train à la vitesse \vec{v}, les zones de champ magnétique \vec{B} créées par les aimants embarqués se déplacent par rapport aux spires conductrices fixes du stator. Le flux du champ magnétique \Phi(t) à travers chaque spire fixe varie au cours du temps, ce qui fait apparaître une force électromotrice induite :

    e(t) = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}
  2. Circulation de courants induits : Les spires de cuivre étant fermées sur elles-mêmes et de résistance non nulle R, cette f.é.m. induite y fait circuler des courants induits d'intensité i(t) = \frac{e(t)}{R}.
  3. Action mécanique de Laplace et loi de Lenz : Les brins des spires parcourus par ces courants induits et baignés dans le champ magnétique \vec{B} subissent des forces de Laplace :

    \mathrm{d}\vec{F}_{\text{aimant}\to\text{spire}} = i\,\mathrm{d}\vec{\ell}\wedge\vec{B}

    Par le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton), le train (porteur des aimants) subit en retour la force directement opposée :

    \vec{F}_{\text{spires}\to\text{train}} = -\vec{F}_{\text{aimant}\to\text{spire}}

    D'après la loi de modération de Lenz, les effets de l'induction s'opposent aux causes qui leur ont donné naissance (le déplacement relatif du train) : cette force s'oppose à la vitesse \vec{v} du train et constitue donc une force de frottement fluide, assurant le freinage.

  4. Bilan énergétique : L'énergie cinétique perdue par le train est convertie par couplage électromécanique en puissance électrique induite, intégralement dissipée sous forme thermique par effet Joule dans les spires du stator.
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Question 43

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : flux magnétique, loi de faraday

Après avoir précisé son orientation sur un schéma représentant uniquement le premier aimant du train et la spire avec lequel il interagit, déterminer l’expression de la force électromotrice induite dans la spire en fonction de et . En déduire l’équation électrique liant et l’intensité dans la spire, dont on aura précisé l’orientation sur un schéma.

Voir l'indice

Exprimer le flux magnétique \Phi = B \ell x à travers la surface balayée, appliquer la loi de Faraday e = -\mathrm{d}\Phi/\mathrm{d}t, puis utiliser la loi d'Ohm en négligeant l'auto-inductance.

Voir la stratégie
  1. Choisir un vecteur unitaire normal \vec{n} à la spire pour orienter le contour selon la règle de la main droite, et représenter cette convention sur un schéma.
  2. Calculer le flux magnétique \Phi(t) à travers la spire en fonction de la surface d'intersection S(t) = \ell x(t) entre l'aimant et la spire pour 0 < x < \ell.
  3. Appliquer la loi de Faraday pour obtenir la force électromotrice e(t), puis la loi d'Ohm (l'inductance propre étant négligée) pour en déduire l'équation électrique régissant l'intensité i(t).
Voir la réponse courte

Calcul du flux \Phi(t) = B\ell x, application de la loi de Faraday e = -B\ell v et loi d'Ohm e = Ri.

Voir le corrigé complet

Considérons la spire fixe de côté \ell et l'aimant mobile se déplaçant à la vitesse \vec{v} = v\,\vec{e}_x avec v = \dot{x}. Pour 0 < x < \ell, la zone de recouvrement entre l'aimant et la spire est un rectangle de largeur x et de hauteur \ell.

On choisit le vecteur normal à la surface de la spire selon \vec{n} = \vec{e}_y (orienté vers l'avant, colinéaire et de même sens que \vec{B}). Par la règle de la main droite (avec \vec{e}_x vers la droite et \vec{e}_z vers le bas), le sens positif de parcours du contour et du courant induit i est le sens trigonométrique :

  • de gauche à droite sur le brin inférieur ;
  • du bas vers le haut sur le brin droit ;
  • de droite à gauche sur le brin supérieur ;
  • du haut vers le bas (+\vec{e}_z) sur le brin gauche.

Le champ magnétique n'étant non nul que dans la zone de recouvrement de surface S(t) = \ell\,x(t), le flux magnétique à travers la spire s'écrit :

\Phi(t) = \iint_{\mathcal{S}} \vec{B} \cdot \vec{n}\,\mathrm{d}S = B\,S(t) = B\,\ell\,x(t)

D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite dans la spire vaut :

e = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} = - B\,\ell\,\frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} = - B\,\ell\,v
\boxed{e = - B\,\ell\,v}

En négligeant l'auto-inductance de la spire (L \approx 0), la loi des mailles (ou loi d'Ohm pour le circuit induit) s'écrit, en convention générateur pour e :

e - R\,i = 0 \iff R\,i = e

ce qui donne l'équation électrique liant B, v, \ell, R et i :

\boxed{R\,i + B\,\ell\,v = 0 \quad \iff \quad i = -\frac{B\,\ell\,v}{R}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 44

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : force de laplace, induction de lorentz

Montrer que tant que , la spire est soumise à une force qui se met sous la forme où l’on précisera l’expression de .

Voir l'indice

Appliquer la force de Laplace \vec{F} = \int i\,\vec{\mathrm{d}\ell} \wedge \vec{B} sur le brin vertical de la spire immergé dans le champ magnétique.

Voir la stratégie
  1. Déterminer quelles portions du contour de la spire sont immergées dans le champ magnétique \vec{B} pour 0 < x < \ell.
  2. Calculer la résultante des forces de Laplace s'exerçant sur ces conducteurs en réutilisant l'intensité induite i établie à la question Q43.
  3. Identifier le coefficient \alpha et interpréter le sens de la force à l'aide de la loi de modération de Lenz.
Voir la réponse courte

Calcul de la force de Laplace sur le brin de spire traversé par le courant et identification du coefficient \alpha.

Voir le corrigé complet

Puisque le bord avant de l'aimant est à la position x avec 0 < x < \ell et que la zone de champ magnétique a pour largeur \ell, la zone occupée par le champ \vec{B} = B\,\vec{e}_y s'étend sur l'intervalle [x-\ell,\, x]. La spire, fixe entre les abscisses 0 et \ell, n'est donc baignée par le champ magnétique que sur le domaine [0,\, x].

Par conséquent, les éléments du circuit soumis à la force de Laplace \vec{\mathrm{d}F} = i\,\vec{\mathrm{d}\ell} \wedge \vec{B} sont :

  • le brin vertical gauche, situé en abscisse x' = 0, entièrement immergé dans le champ sur toute sa longueur \ell ;
  • les deux segments horizontaux (haut et bas), immergés entre les abscisses 0 et x ;
  • le brin vertical droit, situé en x' = \ell, qui se trouve hors du champ magnétique (\vec{B} = \vec{0}) et ne subit donc aucune force.

Pour les deux segments horizontaux, les éléments de longueur sont \vec{\mathrm{d}\ell}_{\text{haut}} = -\mathrm{d}x'\,\vec{e}_x et \vec{\mathrm{d}\ell}_{\text{bas}} = \mathrm{d}x'\,\vec{e}_x. Les forces subies s'écrivent :

\begin{aligned} \vec{F}_{\text{haut}} &= \int_x^0 i\,(-\mathrm{d}x'\,\vec{e}_x) \wedge (B\,\vec{e}_y) = -i B x\,(\vec{e}_x \wedge \vec{e}_y) = -i B x\,\vec{e}_z \\ \vec{F}_{\text{bas}} &= \int_0^x i\,(\mathrm{d}x'\,\vec{e}_x) \wedge (B\,\vec{e}_y) = i B x\,(\vec{e}_x \wedge \vec{e}_y) = i B x\,\vec{e}_z \end{aligned}

Ces deux forces sont opposées et se compensent parfaitement :

\vec{F}_{\text{haut}} + \vec{F}_{\text{bas}} = \vec{0}

Sur le brin vertical gauche, avec l'orientation définie à la question Q43 (\vec{n} = \vec{e}_y), le contour est orienté selon +\vec{e}_z : \vec{\mathrm{d}\ell} = \mathrm{d}z\,\vec{e}_z. La force de Laplace exercée par l'aimant sur ce brin est :

\begin{aligned} \vec{F}_{\text{aimant}\to\text{spire}} &= \int_0^\ell i\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_z \wedge (B\,\vec{e}_y) \\ &= i B \ell\,(\vec{e}_z \wedge \vec{e}_y) \end{aligned}

Le trièdre (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z) étant direct, on a \vec{e}_z \wedge \vec{e}_y = -\vec{e}_x. En remplaçant l'intensité par son expression obtenue à la question Q43, i = -\frac{B \ell v}{R} :

\begin{aligned} \vec{F}_{\text{aimant}\to\text{spire}} &= - i B \ell\,\vec{e}_x \\ &= -\left(-\frac{B \ell v}{R}\right) B \ell\,\vec{e}_x \\ &= \frac{B^2 \ell^2}{R}\,v\,\vec{e}_x \end{aligned}

Cette force est bien de la forme annoncée \vec{F}_{\text{aimant}\to\text{spire}} = \alpha v \vec{e}_x, avec :

\boxed{\alpha = \frac{B^2 \ell^2}{R}}

Résultat

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Question 45

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : force de laplace, variation de flux

Montrer que pour possède la même expression.

Voir l'indice

Recommencer le raisonnement lors de la phase où l'aimant quitte la spire : le flux décroît, inversant le signe de la f.é.m. et du courant, mais le brin sollicité change également de position.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la surface de la spire interceptant le champ magnétique pour \ell < x < 2\ell, en déduire le flux magnétique \Phi(t), la force électromotrice induite e(t) et le courant induit i(t).
  2. Identifier le côté de la spire immergé dans le champ et orienter rigoureusement son vecteur élémentaire de longueur d\vec{\ell} en cohérence avec la normale \vec{n} = \vec{e}_y et l'orientation de l'axe Oz vers le bas.
  3. Calculer la résultante des forces de Laplace sur la spire et comparer à l'expression obtenue à la question Q44.
Voir la réponse courte

Changement simultané de signe de la variation de flux et du côté actif : la force garde la même expression.

Voir le corrigé complet

Pour \ell < x < 2\ell, l'aimant est en phase de sortie de la spire fixe :

  • L'aimant s'étend sur l'intervalle spatial [x - \ell,\, x].
  • La spire fixe s'étend sur l'intervalle spatial [0,\, \ell].

La zone de recouvrement entre la spire et le champ magnétique s'étend donc de x - \ell à \ell, soit sur une largeur \ell - (x - \ell) = 2\ell - x.

Avec le vecteur unitaire normal \vec{n} = \vec{e}_y, le flux magnétique à travers la spire s'écrit :

\Phi(t) = \iint_{\text{spire}} \vec{B} \cdot \vec{n}\,\mathrm{d}S = B\,\ell\,(2\ell - x)

D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite est :

e(t) = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} = -B\ell(-\dot{x}) = B\ell v

L'inductance propre étant négligée, le courant induit circulant dans la spire vaut :

i(t) = \frac{e(t)}{R} = \frac{B\ell v}{R} > 0

Déterminons maintenant les actions mécaniques de Laplace s'exerçant sur la spire :

  • Le côté gauche (x = 0) est hors du champ magnétique car x - \ell > 0.
  • Les côtés horizontaux (z = 0 et z = \ell) subissent des forces de Laplace selon l'axe Oz de sens opposés, qui se compensent mutuellement.
  • Le côté droit (x = \ell) se trouve dans la zone de champ magnétique car x - \ell < \ell < x.

D'après la figure 16, l'axe Oz est dirigé vers le bas et le trièdre (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z) est direct. Avec la normale choisie \vec{n} = \vec{e}_y dirigée vers le lecteur, le sens de parcours direct (sens trigonométrique dans le plan de projection) parcourt le conducteur droit (x = \ell) de bas en haut, c'est-à-dire selon -\vec{e}_z :

\vec{\ell}_{\text{droit}} = -\ell\,\vec{e}_z

La force de Laplace exercée sur ce côté droit s'écrit :

\vec{F}_{\text{aimant}\to\text{spire}} = i\,\vec{\ell}_{\text{droit}} \times \vec{B} = i\,(-\ell\,\vec{e}_z) \times (B\,\vec{e}_y) = i\ell B\,(-\vec{e}_z \times \vec{e}_y)

Comme \vec{e}_z \times \vec{e}_y = -\vec{e}_x, on a (-\vec{e}_z) \times \vec{e}_y = +\vec{e}_x. Il vient :

\vec{F}_{\text{aimant}\to\text{spire}} = i\,\ell B\,\vec{e}_x

En remplaçant i par son expression :

\vec{F}_{\text{aimant}\to\text{spire}} = \left(\frac{B\ell v}{R}\right)\ell B\,\vec{e}_x = \frac{B^2\ell^2}{R}\,v\,\vec{e}_x

On retrouve bien :

\boxed{\vec{F}_{\text{aimant}\to\text{spire}} = \alpha\,v\,\vec{e}_x \quad \text{avec} \quad \alpha = \frac{B^2\ell^2}{R}}

Résultat

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Question 46

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : principe des actions réciproques, principe fondamental de la dynamique

Quelle est alors la force totale s’exerçant sur la totalité du train ? En déduire l’équation différentielle vérifiée par tout au long de la phase de freinage, dont on définira la constante de temps en fonction des paramètres.

Voir l'indice

Appliquer le principe des actions réciproques pour obtenir la force exercée par les N spires sur le train, puis écrire le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe du rail.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton) pour déduire la force exercée par une spire sur un aimant à partir des résultats des questions Q44 et Q45.
  2. Sommer sur les N aimants qui interagissent simultanément avec les spires fixes pour obtenir la force totale de freinage.
  3. Appliquer la deuxième loi de Newton au train dans le référentiel terrestre galiléen en projection sur l'axe du déplacement afin d'obtenir l'équation différentielle et d'identifier la constante de temps \tau.
Voir la réponse courte

Action-réaction pour la force sur le train puis PFD menant à l'équation différentielle linéaire d'ordre 1 avec constante de temps \tau.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q44 et Q45, la force exercée par un aimant sur la spire avec laquelle il est en interaction s'écrit, tout au long de son passage (0 < x < 2\ell) :

\vec{F}_{\text{aimant}\to\text{spire}} = \alpha v \vec{e}_x = \frac{B^2 \ell^2}{R} v \vec{e}_x

D'après le principe des actions réciproques, la force exercée par cette spire sur l'aimant est :

\vec{F}_{\text{spire}\to\text{aimant}} = -\vec{F}_{\text{aimant}\to\text{spire}} = -\frac{B^2 \ell^2}{R} v \vec{e}_x

Le train comportant N aimants en interaction simultanée avec les spires fixes du stator, la force totale exercée par l'ensemble des spires sur le train est la somme des contributions individuelles :

\boxed{\vec{F}_{\text{spires}\to\text{train}} = - N \frac{B^2 \ell^2}{R} v \vec{e}_x}

On étudie le train de masse totale m dans le référentiel terrestre, supposé galiléen. Il est soumis à :

  • son poids \vec{P} = m\vec{g} et la réaction normale des rails \vec{R}_N, qui se compensent sur la voie horizontale (\vec{P} + \vec{R}_N = \vec{0}) ;
  • la force électromagnétique de freinage \vec{F}_{\text{spires}\to\text{train}}.

Les frottements mécaniques étant négligés à ce stade, la deuxième loi de Newton appliquée au train s'écrit :

m \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \vec{F}_{\text{spires}\to\text{train}}

En projetant sur le vecteur unitaire \vec{e}_x, avec \vec{v} = v \vec{e}_x, on obtient :

m \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = - N \frac{B^2 \ell^2}{R} v

Ce qui conduit à l'équation différentielle linéaire du premier ordre :

\boxed{\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} + \frac{v}{\tau} = 0}

où la constante de temps caractéristique \tau du freinage est définie par :

\boxed{\tau = \frac{m R}{N B^2 \ell^2} = \frac{m}{N \alpha}}

Résultat

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Question 47

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : bilan énergétique, effet joule

Que devient l’énergie cinétique perdue par le train lors de ce freinage ? On justifiera la réponse à l’aide de l’établissement d’une relation entre différents termes énergétiques que l’on identifiera.

Voir l'indice

Multiplier l'équation différentielle du mouvement par v(t) pour faire apparaître le théorème de la puissance cinétique et identifier la puissance dissipée par effet Joule dans les résistances.

Voir la réponse courte

Établissement du bilan de puissance montrant que la puissance de freinage est intégralement dissipée par effet Joule dans les spires.

Voir le corrigé complet

L'énergie cinétique perdue par le train est intégralement dissipée par effet Joule (sous forme d'énergie thermique) dans les spires conductrices en cuivre du stator.

Pour le justifier, établissons le bilan de puissance instantané :

  • Puissance mécanique reçue par le train :
    Le théorème de la puissance cinétique appliqué au train dans le référentiel d'étude galiléen s'écrit :

    \frac{\mathrm{d}E_c}{\mathrm{d}t} = \vec{F}_{\text{spires}\to\text{train}} \cdot \vec{v}

    D'après la question Q46, la force de freinage totale vaut \vec{F}_{\text{spires}\to\text{train}} = - N \alpha v \vec{e}_x, d'où :

    \frac{\mathrm{d}E_c}{\mathrm{d}t} = - N \alpha v^2 = - N \frac{B^2 \ell^2}{R} v^2 < 0
  • Puissance dissipée par effet Joule dans les spires :
    À chaque instant, N spires sont en interaction avec les N aimants. D'après les questions Q43 et Q44, chacune de ces spires est parcourue par un courant d'intensité i vérifiant i^2 = \left(\frac{B \ell v}{R}\right)^2. La puissance totale dissipée par effet Joule dans l'ensemble des N spires est donc :

    \mathcal{P}_J = \sum_{k=1}^N R\,i_k^2 = N R \left(\frac{B \ell v}{R}\right)^2 = N \frac{B^2 \ell^2}{R} v^2 = N \alpha v^2

En comparant ces deux expressions, on obtient la relation instantanée :

\frac{\mathrm{d}E_c}{\mathrm{d}t} + \mathcal{P}_J = 0 \iff -\frac{\mathrm{d}E_c}{\mathrm{d}t} = \mathcal{P}_J

Par intégration entre l'instant initial t=0 et un instant t quelconque, la variation d'énergie cinétique \Delta E_c = E_c(t) - E_c(0) est directement reliée à l'énergie dissipée par effet Joule E_J :

\boxed{|\Delta E_c| = - \Delta E_c = E_J = \int_0^t \mathcal{P}_J(t')\,\mathrm{d}t'}

La diminution d'énergie cinétique du train est donc rigoureusement égale à l'énergie thermique créée par effet Joule dans les spires du stator.

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Question 48

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : freinage par induction, décroissance exponentielle

Justifier la nécessité d’un freinage mécanique d’appoint afin d’immobiliser complètement le train à la fin de son trajet.

Voir l'indice

Observer l'expression de la force de freinage : elle est proportionnelle à la vitesse v(t), donc elle s'annule à vitesse nulle, ce qui empêche d'immobiliser et de maintenir à l'arrêt le train sans freins de friction.

Voir la réponse courte

La force de Laplace est proportionnelle à la vitesse et devient nulle à l'arrêt : un système mécanique est requis pour l'immobilisation.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q46, la force de freinage par induction subie par le train s'écrit :

\vec{F}_{\text{spires}\to\text{train}} = - N \alpha\, v\,\vec{e}_x

avec \alpha = \dfrac{B^2 \ell^2}{R}. La solution de l'équation différentielle associée est :

v(t) = v(0)\,\exp\left(-\frac{t}{\tau}\right)

Ce mode de freinage présente deux limites fondamentales empêchant à lui seul l'immobilisation du train :

  • Inefficacité à basse vitesse et arrêt asymptotique : la force de freinage est directement proportionnelle à la vitesse v. Au fur et à mesure que le train ralentit, cette force diminue pour tendre vers zéro. Théoriquement, la vitesse ne s'annule qu'asymptotiquement lorsque t \to +\infty ; le train mettrait un temps excessif à s'arrêter sur une distance finie.
  • Absence de force de maintien à l'arrêt : à l'arrêt (v = 0), le flux magnétique ne varie plus (\mathrm{d}\Phi/\mathrm{d}t = 0), de sorte qu'aucun courant n'est induit et la force de Laplace est rigoureusement nulle :

    \vec{F}_{\text{spires}\to\text{train}}(v=0) = \vec{0}

    Le freinage électromagnétique ne peut donc pas jouer le rôle de frein de stationnement pour maintenir le train immobile en gare lors de la descente et de la montée des passagers (notamment en présence d'une légère pente ou du vent).

\boxed{\text{Un freinage mécanique par frottement solide est indispensable pour annuler la vitesse résiduelle et maintenir le train à l'arrêt.}}

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Question déjà tombée ailleurs

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2025 ?

Surtout 4 chapitres : Thermodynamique chimique et équilibres (20 % des questions, partie A), ALI et oscillateurs électroniques (14 %, partie B), Induction et forces de Laplace (12 %, partie D) et Cinématique et dynamique du point (10 %). Plus ponctuellement : Magnétostatique, Lentilles, miroirs et formation des images, Diffusion thermique, Circuits électriques et régimes transitoires, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques…

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2025 dès la première année (TSI1) ?

En partie : 23 questions sur 48 (48 %) ne demandent que le programme de TSI1. Blocs abordables : la partie D en entier (Q38 à Q48) et la sous-partie C.II (Q32 à Q37), ainsi que Q1, Q2, Q10, Q11, Q18 et Q19. Avec les autres programmes de première année : 23 en MPSI, 23 en PCSI, 23 en PTSI, 26 en MP2I et 19 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2025 ?

Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie C est la plus longue (environ 1 h 15).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2025 ?

Q6 (température de flamme) et Q41 (capteur photographique), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2025 ?

Questions de cours : Q1 (schéma de lewis), Q2 (équation de réaction), Q12 (amplificateur linéaire intégré), Q18 (condensateur en série), Q21 (équation de maxwell-thomson), Q22 (symétrie), Q33 (coordonnée polaire), Q38 (condition de gauss)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q3 (loi de hess), Q9 (relation de van 't hoff) et Q29 (bilan thermique).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2025 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (31 sur 48), par exemple : Q1 à Q4, Q7 à Q13, Q16 à Q18, Q20, Q21, Q23, Q24, Q26, Q28, Q30, Q32, Q33…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q15, Q22 et Q44.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2025 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le rapport indique que le sujet était assez long et que personne n'a réussi à le terminer, même si sa longueur a permis à de nombreux candidats d'aborder toutes les parties. Moyenne : 9,19/20 (écart-type 4,15, 1 084 présents).

Faut-il inclure le diazote dans le calcul de la température de flamme en Q6 ?

Oui : la combustion s'effectue dans l'air et non dans le dioxygène pur. Même s'il ne réagit pas, le diazote \mathrm{N}_2 (environ 4 moles par mole de \mathrm{O}_2) absorbe une part essentielle de l'énergie libérée et abaisse fortement la température finale théorique.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.