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Corrigé détaillé Mines Physique 2 PC 2026

Quelques réflexions de Richard Feynman

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 17 questions sur 35, partie I en entier. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : PTSI 10 · TSI1 5 · BCPST1 10 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Électromagnétisme, Mécanique, Physique quantique · 8 incontournables · 17 questions de première année
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Ce sujet rend hommage à Richard Feynman à travers trois thématiques fondamentales explorant les frontières de l'électromagnétisme classique et l'avènement de la physique quantique. Il débute par l'estimation des ordres de grandeur atomiques et électroniques (rayon classique de l'électron, confinement quantique par les inégalités de Heisenberg), aborde ensuite le célèbre paradoxe du tourniquet de Feynman mettant en jeu l'impulsion et le moment cinétique du champ électromagnétique, puis s'achève sur le freinage radiatif (force d'Abraham-Lorentz) et l'effondrement classique de l'atome planétaire.

Très formateur et complet, ce problème constitue une excellente synthèse du cours d'électromagnétisme de deuxième année et des outils de modélisation par ordres de grandeur. Les calculs sont guidés avec élégance et conduisent à des conclusions physiques marquantes sur les limites de la physique classique.

Difficulté
Moyen, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 3 h 10 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

17 questions rapides et accessibles · 6 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (17) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (6) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Les parties I, II et III sont largement indépendantes et peuvent être traitées séparément, ce qui permet de diversifier la recherche de points entre électrostatique, induction et mécanique.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

35 questions
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Partie I : L'hypothèse atomique

A · Taille de l'électron

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : coordonnée sphérique, repérage du point

Représenter, sur une figure, l'électron dans sa base cartésienne () ainsi qu'un point dont les coordonnées sphériques sont telles que , et , on précisera également les vecteurs correspondants et de la base sphérique locale.

Voir l'indice

Dessiner les axes cartésiens classiques et positionner le point M dans le premier octant en précisant les angles \theta (colatitude) et \varphi (azimut), ainsi que le trièdre orthonormé direct (\widehat{e}_r, \widehat{e}_\theta, \widehat{e}_\varphi).

Voir la réponse courte

Schéma représentant les coordonnées sphériques (r, \theta, \varphi) et la base locale (\widehat{e}_{r}, \widehat{e}_{\theta}, \widehat{e}_{\varphi}) associée au repère cartésien.

Voir le corrigé complet

L'électron, assimilé à une charge ponctuelle -e, est situé à l'origine O du repère cartésien muni de la base orthonormée directe (\widehat{e}_{x}, \widehat{e}_{y}, \widehat{e}_{z}).

Le point M est repéré par ses coordonnées sphériques (r, \theta, \varphi) définies par :

  • le rayon vecteur : r = OM = \|\overrightarrow{OM}\| > 0 ;
  • la colatitude (ou angle zénithal) : \theta = (\widehat{e}_{z}, \overrightarrow{OM}) \in [0, \pi/2] ;
  • la longitude (ou azimut) : \varphi = (\widehat{e}_{x}, \overrightarrow{OH}) \in [0, \pi/2[, où H désigne le projeté orthogonal de M dans le plan (xOy).

La base sphérique locale (\widehat{e}_{r}, \widehat{e}_{\theta}, \widehat{e}_{\varphi}) associée au point M est orthonormée directe :

  • \widehat{e}_{r} = \dfrac{\overrightarrow{OM}}{r} est dirigé selon le rayon vecteur, dans le sens des r croissants ;
  • \widehat{e}_{\theta} = \dfrac{\partial \widehat{e}_{r}}{\partial \theta} est orthogonal à \widehat{e}_{r}, contenu dans le demi-plan méridien défini par (Oz, M), et orienté dans le sens des \theta croissants ;
  • \widehat{e}_{\varphi} = \dfrac{1}{\sin\theta}\dfrac{\partial \widehat{e}_{r}}{\partial \varphi} = \widehat{e}_{r} \wedge \widehat{e}_{\theta} est orthogonal au plan méridien, contenu dans un plan parallèle à (xOy) et orienté dans le sens des \varphi croissants.

Les relations de passage liant la base sphérique (\widehat{e}_{r}, \widehat{e}_{\theta}, \widehat{e}_{\varphi}) à la base cartésienne (\widehat{e}_{x}, \widehat{e}_{y}, \widehat{e}_{z}) s'écrivent :

\left\{ \begin{aligned} \widehat{e}_{r} &= \sin\theta\cos\varphi\,\widehat{e}_{x} + \sin\theta\sin\varphi\,\widehat{e}_{y} + \cos\theta\,\widehat{e}_{z} \\ \widehat{e}_{\theta} &= \cos\theta\cos\varphi\,\widehat{e}_{x} + \cos\theta\sin\varphi\,\widehat{e}_{y} - \sin\theta\,\widehat{e}_{z} \\ \widehat{e}_{\varphi} &= -\sin\varphi\,\widehat{e}_{x} + \cos\varphi\,\widehat{e}_{y} \end{aligned} \right.
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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : champ électrostatique, charge ponctuelle

Donner le champ électrique créé par l'électron en .

Voir l'indice

Appliquer la loi de Coulomb pour une charge ponctuelle q = -e placée à l'origine du repère.

Voir la réponse courte

Expression coulombienne usuelle du champ électrique créé par l'électron ponctuel de charge -e en M.

Voir le corrigé complet

L'électron est modélisé par une charge ponctuelle q = -e située à l'origine O du repère. D'après la loi de Coulomb, le champ électrostatique créé en tout point M repéré par son vecteur position \overrightarrow{OM} = r\,\widehat{e}_r (r > 0) s'écrit directement dans la base sphérique locale :

\boxed{\vec{E}(M) = -\frac{e}{4\pi\epsilon_0 r^2}\,\widehat{e}_r}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : densité d'énergie électrostatique, énergie électrostatique

Donner la densité locale d'énergie électrique associée au champ électrique de cet électron ponctuel en fonction de et . En déduire l'énergie électrostatique totale associée. Conclure.

Voir l'indice

Exprimer w = \frac{1}{2}\epsilon_0 E^2 puis intégrer cette densité sur tout l'espace en coordonnées sphériques ; observer la divergence de l'intégrale en r \to 0 (divergence ultraviolette).

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression locale de la densité d'énergie électrostatique w dans le vide.
  2. Intégrer cette densité sur tout l'espace à l'aide des coordonnées sphériques en exploitant l'invariance par rotation.
  3. Analyser le comportement de l'intégrale en r \to 0 pour conclure sur les limites de la modélisation ponctuelle.
Voir la réponse courte

Calcul de w = \frac{1}{2}\epsilon_0 E^2 et intégration sur l'espace extérieur : divergence en r \to 0 pour une charge ponctuelle.

Voir le corrigé complet

La densité volumique d'énergie électrique associée au champ électrostatique \vec{E} dans le vide s'écrit :

\boxed{w = \frac{1}{2}\epsilon_{0} E^{2}}

D'après le résultat de la question 2, le champ créé par l'électron ponctuel est \vec{E}(M) = -\dfrac{e}{4\pi\epsilon_0 r^2}\,\widehat{e}_r, d'où :

w(r) = \frac{1}{2}\epsilon_{0}\left(\frac{e}{4\pi\epsilon_{0}r^{2}}\right)^{2} = \frac{e^{2}}{32\pi^{2}\epsilon_{0}r^{4}}

L'énergie électrostatique totale W_e contenue dans tout l'espace s'obtient par intégration volumique. En profitant de la symétrie sphérique, l'élément de volume d'une coquille sphérique d'épaisseur \mathrm{d}r est \mathrm{d}\tau = 4\pi r^{2}\mathrm{d}r, soit :

\begin{aligned} W_{e} &= \iiint_{\text{espace}} w\,\mathrm{d}\tau \\ &= \int_{0}^{+\infty} \frac{e^{2}}{32\pi^{2}\epsilon_{0}r^{4}} \left(4\pi r^{2}\mathrm{d}r\right) \\ &= \frac{e^{2}}{8\pi\epsilon_{0}} \int_{0}^{+\infty} \frac{\mathrm{d}r}{r^{2}} \end{aligned}

Cette intégrale se calcule directement :

\int_{0}^{+\infty} \frac{\mathrm{d}r}{r^{2}} = \left[ -\frac{1}{r} \right]_{0}^{+\infty} = \lim_{r \to 0} \frac{1}{r} \longrightarrow +\infty

L'énergie électrostatique totale associée à un électron ponctuel est donc infinie :

\boxed{W_{e} \to +\infty}

Conclusion : Ce résultat physiquement aberrant montre qu'attribuer une charge non nulle à un point géométrique conduit à une divergence ultraviolette de l'énergie propre. En physique classique, il est donc nécessaire d'attribuer une extension spatiale non nulle à l'électron (modèle d'électron étendu de taille finie).

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : théorème de gauss, énergie électrostatique

En utilisant les symétries et les invariances du problème, déterminer le champ électrique créé dans tout l'espace par cet électron non ponctuel. En déduire, en fonction de et , l'énergie électrostatique totale associée.

Voir l'indice

Utiliser la symétrie sphérique pour justifier \vec{E} = E(r)\,\widehat{e}_r, appliquer le théorème de Gauss sur une sphère de rayon r en distinguant r \le r_e et r \ge r_e, puis intégrer la densité volumique d'énergie sur tout l'espace.

Voir la stratégie
  1. Exploiter les symétries planes et les invariances par rotation de la boule chargée pour déterminer la direction et les variables dont dépend le champ \vec{E}(M).
  2. Appliquer le théorème de Gauss à travers une sphère centrée en O pour distinguer les régions intérieure (r < r_e) et extérieure (r \ge r_e).
  3. Intégrer la densité d'énergie électrostatique w = \frac{1}{2}\epsilon_0 E^2 sur tout l'espace en coordonnées sphériques.
Voir la réponse courte

Théorème de Gauss sur une sphère chargée en surface, puis intégration de la densité d'énergie volumique pour trouver W_e.

Voir le corrigé complet

1. Symétries et invariances :

  • Symétries : Tout plan contenant l'origine O et le point M est un plan de symétrie de la distribution sphérique de charge. Le champ électrique en M appartient à l'intersection de tous ces plans, il est donc purement radial :

    \vec{E}(M) = E(r,\theta,\varphi)\,\widehat{e}_r
  • Invariances : La distribution de charge est invariante par toute rotation autour de tout axe passant par O, donc indépendante des angles \theta et \varphi. Il en résulte que :

    \vec{E}(M) = E(r)\,\widehat{e}_r

2. Détermination du champ électrique par le théorème de Gauss :

On choisit comme surface de Gauss une sphère \Sigma de centre O et de rayon r, orientée vers l'extérieur. Le flux sortant s'écrit :

\Phi = \iint_\Sigma \vec{E}\cdot\mathrm{d}\vec{S} = E(r) \iint_\Sigma \mathrm{d}S = 4\pi r^2 E(r)

La charge totale de l'électron étant -e, sa densité volumique de charge uniforme vaut \rho = \frac{-e}{\frac{4}{3}\pi r_e^3}.

  • Pour r \ge r_e, la sphère de Gauss englobe toute la charge de l'électron :

    Q_{\text{int}} = -e \implies 4\pi r^2 E(r) = \frac{-e}{\epsilon_0} \implies E(r) = -\frac{e}{4\pi\epsilon_0 r^2}
  • Pour r < r_e, la charge intérieure s'écrit :

    Q_{\text{int}} = \rho \times \frac{4}{3}\pi r^3 = -e \frac{r^3}{r_e^3} \implies 4\pi r^2 E(r) = -\frac{e r^3}{\epsilon_0 r_e^3} \implies E(r) = -\frac{e r}{4\pi\epsilon_0 r_e^3}

On obtient ainsi le champ électrique dans tout l'espace :

\boxed{\vec{E}(M) = \begin{cases} -\dfrac{e r}{4\pi\epsilon_0 r_e^3}\,\widehat{e}_r & \text{si } r \le r_e \\[8pt] -\dfrac{e}{4\pi\epsilon_0 r^2}\,\widehat{e}_r & \text{si } r \ge r_e \end{cases}}

3. Énergie électrostatique totale W_e :

L'énergie électrostatique totale s'obtient en intégrant la densité volumique d'énergie w = \frac{1}{2}\epsilon_0 E^2 sur tout l'espace, avec l'élément de volume d'une coquille sphérique \mathrm{d}\tau = 4\pi r^2\,\mathrm{d}r :

\begin{aligned} W_e &= \int_0^{+\infty} \frac{1}{2}\epsilon_0 E(r)^2 \cdot 4\pi r^2\,\mathrm{d}r \\ &= \int_0^{r_e} \frac{1}{2}\epsilon_0 \left(\frac{e r}{4\pi\epsilon_0 r_e^3}\right)^2 4\pi r^2\,\mathrm{d}r + \int_{r_e}^{+\infty} \frac{1}{2}\epsilon_0 \left(\frac{e}{4\pi\epsilon_0 r^2}\right)^2 4\pi r^2\,\mathrm{d}r \\ &= \frac{e^2}{8\pi\epsilon_0 r_e^6} \int_0^{r_e} r^4\,\mathrm{d}r + \frac{e^2}{8\pi\epsilon_0} \int_{r_e}^{+\infty} \frac{\mathrm{d}r}{r^2} \\ &= \frac{e^2}{8\pi\epsilon_0 r_e^6} \left[\frac{r^5}{5}\right]_0^{r_e} + \frac{e^2}{8\pi\epsilon_0} \left[-\frac{1}{r}\right]_{r_e}^{+\infty} \\ &= \frac{e^2}{40\pi\epsilon_0 r_e} + \frac{e^2}{8\pi\epsilon_0 r_e} \\ &= \frac{e^2}{8\pi\epsilon_0 r_e}\left(\frac{1}{5} + 1\right) \end{aligned}

D'où l'énergie électrostatique totale :

\boxed{W_e = \frac{3e^2}{20\pi\epsilon_0 r_e}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : énergie de masse, rayon classique de l'électron

En assimilant l'énergie obtenue précédemment à l'énergie de masse de l'électron , donnée par la célèbre formule d'Albert Einstein, déduire l'expression de la taille en fonction de et de la constante . Calculer alors sa valeur numérique. Commenter.

Voir l'indice

Égaler l'énergie électrostatique W_e obtenue à l'énergie de repos d'Einstein \mathcal{E}_{m,e} = m_e c^2 pour isoler le rayon classique r_e.

Voir la stratégie
  1. Égaler l'énergie électrostatique W_{e} calculée à la question précédente à l'énergie de masse \mathcal{E}_{m,e}.
  2. Exprimer le résultat en fonction de \chi = \frac{e}{4\pi\epsilon_{0}}, e et \mathcal{E}_{m,e}, puis isoler le rayon classique r_{e}.
  3. Réaliser l'application numérique avec les données de l'énoncé et commenter l'ordre de grandeur obtenu au regard de la physique atomique et moderne.
Voir la réponse courte

Égalisation W_e = m_e c^2 pour déduire le rayon classique de l'électron r_e \sim 10^{-15}\text{ m}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q4, l'énergie électrostatique totale de la boule de rayon r_e s'écrit :

W_{e} = \frac{3e^2}{20\pi\epsilon_0 r_e} = \frac{3}{5} \frac{e}{r_e} \left(\frac{e}{4\pi\epsilon_0}\right) = \frac{3}{5} \frac{e\,\chi}{r_e}

En identifiant cette énergie à l'énergie de masse d'Einstein \mathcal{E}_{m,e} = m_e c^2, il vient :

\mathcal{E}_{m,e} = \frac{3}{5} \frac{e\,\chi}{r_e}

On en déduit l'expression de la taille r_e de l'électron :

\boxed{r_{e} = \frac{3}{5} \frac{e\,\chi}{\mathcal{E}_{m,e}}}

Application numérique : D'après les données de l'énoncé :

  • e = 1{,}6 \times 10^{-19}\text{ C} ;
  • \chi \simeq 1{,}5 \times 10^{-9}\text{ SI} ;
  • \mathcal{E}_{m,e} = 0{,}5\text{ MeV} = 0{,}5 \times 10^6 \times 1{,}6 \times 10^{-19}\text{ J} = 8{,}0 \times 10^{-14}\text{ J}.

Le rapport \frac{e}{\mathcal{E}_{m,e}} se simplifie remarquablement :

\frac{e}{\mathcal{E}_{m,e}} = \frac{1{,}6 \times 10^{-19}}{0{,}5 \times 10^6 \times 1{,}6 \times 10^{-19}} = 2{,}0 \times 10^{-6}\text{ V}^{-1}

D'où :

r_e = 0{,}6 \times 2{,}0 \times 10^{-6} \times 1{,}5 \times 10^{-9} = 1{,}8 \times 10^{-15}\text{ m}
\boxed{r_{e} \simeq 1{,}8 \times 10^{-15}\text{ m} = 1{,}8\text{ fm}}

Commentaire :

  • L'ordre de grandeur obtenu (r_e \sim 1\text{ fm} = 10^{-15}\text{ m}) est comparable à la dimension d'un noyau atomique (de l'ordre du femtomètre), et s'avère environ 10^5 fois plus petit que la taille typique d'un atome (\sim 10^{-10}\text{ m} = 1\text{ \AA}).
  • Dans le cadre de la théorie quantique des champs et du modèle standard de la physique des particules, l'électron est considéré comme une particule élémentaire strictement ponctuelle (les limites expérimentales actuelles lui assignent un rayon inférieur à 10^{-18}\text{ m}). Ce modèle classique de boule chargée montre ainsi les limites de l'électrodynamique classique à l'échelle subatomique.

Résultat

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B · Taille d'un atome

Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : fonction d'onde, densité de probabilité

En mécanique quantique, l'électron est décrit par une fonction d'onde complexe . Donner (selon le postulat de Born) l'interprétation physique de la quantité réelle .

Voir l'indice

Citer le postulat de Born reliant la fonction d'onde à la densité volumique de probabilité de présence de la particule dans l'espace.

Voir la réponse courte

Énoncé du postulat de Born : |\Psi(M,t)|^2 représente la densité volumique de probabilité de présence de l'électron.

Voir le corrigé complet

D'après le postulat de Max Born, la quantité réelle positive |\Psi(M,t)|^{2} représente la densité volumique de probabilité de présence de l'électron au point M à l'instant t.

La probabilité \mathrm{d}\mathcal{P} de détecter l'électron à l'instant t dans un volume élémentaire \mathrm{d}V centré autour de la position M s'écrit :

\mathrm{d}\mathcal{P}(M,t) = |\Psi(M,t)|^{2}\,\mathrm{d}V

Par conséquent, l'électron étant nécessairement présent quelque part dans l'espace, la fonction d'onde vérifie la condition de normalisation :

\boxed{\iiint_{\text{espace}} |\Psi(M,t)|^{2}\,\mathrm{d}V = 1}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : inégalité de heisenberg, énergie cinétique

Dans le modèle de Feynman pour l'atome d'hydrogène dans son état fondamental, déterminer l'expression de en fonction de puis celle de son énergie cinétique moyenne en fonction de et .

Voir l'indice

Associer la dispersion en position \Delta x à la dimension caractéristique a, déduire \Delta p \simeq \sqrt{\langle p^2 \rangle} via la relation de Heisenberg, puis exprimer l'énergie cinétique moyenne sous la forme \langle \mathcal{E}_{\mathrm{c}} \rangle = \frac{\langle p^2 \rangle}{2m_e}.

Voir la stratégie
  1. Relier la dispersion spatiale \Delta x à la dimension caractéristique a de l'atome, puis utiliser la relation d'indétermination de Heisenberg \Delta x \Delta p \simeq \hbar pour exprimer \sqrt{\langle p^2 \rangle} \simeq \Delta p.
  2. Exprimer l'énergie cinétique moyenne en fonction de \langle p^2 \rangle dans le cadre de la mécanique classique non relativiste (\mathcal{E}_{\mathrm{c}} = p^2 / 2m_e).
Voir la réponse courte

Estimation de l'impulsion par \Delta p \sim \hbar/a et expression de l'énergie cinétique moyenne associée.

Voir le corrigé complet

D'après le modèle proposé par Feynman :

  • la dispersion spatiale de l'électron autour du noyau fixe est de l'ordre de la taille caractéristique de l'atome : \Delta x \simeq a ;
  • l'écart-type de l'impulsion (autour d'une impulsion moyenne nulle en raison du confinement) est estimé par sa dispersion \Delta p : \sqrt{\langle p^2 \rangle} \simeq \Delta p.

En utilisant la relation d'indétermination de Heisenberg \Delta x \Delta p \simeq \hbar, il vient :

\sqrt{\langle p^2 \rangle} \simeq \frac{\hbar}{a}

L'énergie cinétique non relativiste s'écrit \mathcal{E}_{\mathrm{c}} = \frac{p^2}{2m_e}. En prenant la moyenne temporelle (ou statistique) :

\langle \mathcal{E}_{\mathrm{c}} \rangle = \frac{\langle p^2 \rangle}{2m_e} = \frac{\left(\sqrt{\langle p^2 \rangle}\right)^2}{2m_e}

On en déduit l'expression de l'énergie cinétique moyenne :

\boxed{\langle \mathcal{E}_{\mathrm{c}} \rangle = \frac{\hbar^2}{2 m_e a^2}}

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : énergie potentielle électrostatique, énergie mécanique

En déduire, toujours en fonction de la taille typique de l'atome d'hydrogène, l'énergie mécanique moyenne de l'électron.

Voir l'indice

Ajouter à l'énergie cinétique moyenne l'énergie potentielle électrostatique moyenne d'interaction entre l'électron et le proton à distance caractéristique a.

Voir la réponse courte

Somme de l'énergie cinétique moyenne quantique et de l'énergie potentielle électrostatique coulombienne en fonction de a.

Voir le corrigé complet

L'énergie mécanique moyenne de l'électron est la somme de son énergie cinétique moyenne et de son énergie potentielle moyenne d'interaction électrostatique avec le noyau :

\langle\mathcal{E}_{\mathrm{m}}\rangle = \langle\mathcal{E}_{\mathrm{c}}\rangle + \langle\mathcal{E}_{\mathrm{p}}\rangle

Le noyau de charge +e étant considéré comme fixe à l'origine, l'énergie potentielle coulombienne d'un électron de charge -e situé à une distance caractéristique a de ce noyau s'écrit :

\langle\mathcal{E}_{\mathrm{p}}\rangle = -\frac{e^2}{4\pi\epsilon_0 a}

En utilisant l'expression de l'énergie cinétique moyenne obtenue à la question Q7, \langle\mathcal{E}_{\mathrm{c}}\rangle = \frac{\hbar^2}{2 m_e a^2}, il vient :

\boxed{\langle\mathcal{E}_{\mathrm{m}}\rangle = \frac{\hbar^2}{2 m_e a^2} - \frac{e^2}{4\pi\epsilon_0 a}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : rayon de bohr, minimisation de l'énergie

Déterminer l'expression de . Effectuer l'application numérique. Commenter.

Voir l'indice

Dériver l'expression de \langle \mathcal{E}_{\mathrm{m}} \rangle(a) par rapport à a et annuler cette dérivée pour trouver la valeur optimale a_0 (rayon de Bohr).

Voir la stratégie
  1. Écrire la condition d'extremum pour l'énergie mécanique moyenne \langle\mathcal{E}_{\mathrm{m}}\rangle(a) obtenue à la question Q8 par dérivation par rapport à a.
  2. Exprimer le rayon d'équilibre a_0, vérifier qu'il s'agit bien d'un minimum et faire le lien avec la constante \chi = \frac{e}{4\pi\epsilon_0}.
  3. Réaliser l'application numérique avec les données de l'énoncé et commenter le résultat (rayon de Bohr, stabilité quantique de l'atome).
Voir la réponse courte

Minimisation de \langle\mathcal{E}_{\mathrm{m}}\rangle(a) par dérivation par rapport à a pour obtenir le rayon de Bohr a_0 \simeq 0{,}53\text{ \AA}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q8, l'énergie mécanique moyenne s'écrit en fonction de la taille a :

\langle\mathcal{E}_{\mathrm{m}}\rangle(a) = \frac{\hbar^2}{2 m_e a^2} - \frac{e^2}{4\pi\epsilon_0 a}

La taille a_0 de l'atome dans son état fondamental minimise cette énergie mécanique moyenne. La condition d'annulation de la dérivée première s'écrit :

\left.\frac{\mathrm{d}\langle\mathcal{E}_{\mathrm{m}}\rangle}{\mathrm{d}a}\right|_{a=a_0} = -\frac{\hbar^2}{m_e a_0^3} + \frac{e^2}{4\pi\epsilon_0 a_0^2} = 0

On en déduit l'expression de a_0 :

a_0 = \frac{4\pi\epsilon_0 \hbar^2}{m_e e^2} = \frac{\hbar^2}{m_e e \chi}

On vérifie la nature du minimum par la dérivée seconde :

\left.\frac{\mathrm{d}^2\langle\mathcal{E}_{\mathrm{m}}\rangle}{\mathrm{d}a^2}\right|_{a=a_0} = \frac{3\hbar^2}{m_e a_0^4} - \frac{2e^2}{4\pi\epsilon_0 a_0^3} = \frac{\hbar^2}{m_e a_0^4} > 0

Il s'agit donc bien d'un minimum d'énergie.

\boxed{a_0 = \frac{4\pi\epsilon_0 \hbar^2}{m_e e^2} = \frac{\hbar^2}{m_e e \chi}}

Application numérique :
Avec les données de l'énoncé :

  • \hbar \simeq 1{,}0 \times 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s} ;
  • m_e = 9{,}1 \times 10^{-31}\text{ kg} ;
  • e = 1{,}6 \times 10^{-19}\text{ C} ;
  • \chi \simeq 1{,}5 \times 10^{-9}\text{ SI}.

Le dénominateur vaut :

m_e e \chi = 9{,}1 \times 10^{-31} \times 1{,}6 \times 10^{-19} \times 1{,}5 \times 10^{-9} = 9{,}1 \times 2{,}4 \times 10^{-59} \simeq 21{,}8 \times 10^{-59}\text{ SI}

D'où :

a_0 = \frac{1{,}0 \times 10^{-68}}{21{,}8 \times 10^{-59}} \simeq 4{,}6 \times 10^{-11}\text{ m} = 46\text{ pm}
\boxed{a_0 \simeq 46\text{ pm} \simeq 0{,}046\text{ nm}}

Commentaires :

  • On retrouve l'expression exacte du rayon de Bohr de l'atome d'hydrogène. La valeur numérique obtenue (environ 0{,}5\text{ \AA}) est en excellent accord avec la valeur tabulée (a_0 \simeq 53\text{ pm}, mentionnée plus loin à la question Q34).
  • Ce résultat illustre de façon remarquable la stabilité de la matière : en physique classique, l'électron s'effondrerait sur le noyau (énergie potentielle non bornée inférieurement lorsque a \to 0). Ici, le principe d'indétermination de Heisenberg impose une énergie cinétique de confinement qui croît en 1/a^2, dominant l'attraction coulombienne en -1/a à courte distance et assurant ainsi l'existence d'un état fondamental stable.

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : constante de structure fine, énergie d'ionisation

Déterminer alors dans ce modèle, l'énergie de l'atome dans son état fondamental, que l'on exprimera en fonction de et de la constante de structure fine . En déduire son énergie d'ionisation et donner sa valeur numérique en électron-volts.

Voir l'indice

Injecter a_0 dans l'énergie mécanique moyenne, faire apparaître la constante de structure fine \alpha et relier l'énergie d'ionisation \mathcal{E}_i à l'opposé de cette énergie fondamentale.

Voir la stratégie
  1. Injecter l'expression de la taille a_0 trouvée à la question précédente dans l'expression de l'énergie mécanique moyenne \langle\mathcal{E}_{\mathrm{m}}\rangle.
  2. Exprimer le résultat en faisant apparaître l'énergie de masse \mathcal{E}_{m,e} = m_e c^2 et la constante de structure fine \alpha = \frac{e^2}{4\pi\epsilon_0 \hbar c}.
  3. Relier l'énergie d'ionisation \mathcal{E}_i à l'énergie de l'état fondamental et mener l'application numérique avec les données fournies.
Voir la réponse courte

Énergie minimale \mathcal{E}_0 = -\frac{1}{2}\alpha^2 \mathcal{E}_{m,e}, d'où l'énergie d'ionisation \mathcal{E}_i \simeq 13{,}6\text{ eV}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q8, l'énergie mécanique moyenne s'écrit en fonction de la taille a :

\langle\mathcal{E}_{\mathrm{m}}\rangle = \frac{\hbar^2}{2m_e a^2} - \frac{e^2}{4\pi\epsilon_0 a}

D'après la question Q9, la condition de minimisation donne \frac{\hbar^2}{m_e a_0^2} = \frac{e^2}{4\pi\epsilon_0 a_0}, soit :

\begin{aligned} \langle\mathcal{E}_{\mathrm{m},0}\rangle &= \frac{1}{2}\left(\frac{e^2}{4\pi\epsilon_0 a_0}\right) - \frac{e^2}{4\pi\epsilon_0 a_0} = -\frac{1}{2}\frac{e^2}{4\pi\epsilon_0 a_0} \end{aligned}

En remplaçant a_0 = \frac{4\pi\epsilon_0 \hbar^2}{m_e e^2}, il vient :

\begin{aligned} \langle\mathcal{E}_{\mathrm{m},0}\rangle &= -\frac{m_e e^4}{2(4\pi\epsilon_0)^2\hbar^2} = -\frac{1}{2} (m_e c^2) \left(\frac{e^2}{4\pi\epsilon_0\hbar c}\right)^2 \end{aligned}

En introduisant l'énergie de masse \mathcal{E}_{m,e} = m_e c^2 et la constante de structure fine \alpha = \frac{e^2}{4\pi\epsilon_0\hbar c}, on obtient :

\boxed{\langle\mathcal{E}_{\mathrm{m},0}\rangle = -\frac{1}{2}\alpha^2 \mathcal{E}_{m,e}}

L'énergie d'ionisation \mathcal{E}_i est l'énergie minimale à fournir pour amener l'électron de son état fondamental à l'infini au repos (\mathcal{E}_\infty = 0) :

\mathcal{E}_i = \mathcal{E}_\infty - \langle\mathcal{E}_{\mathrm{m},0}\rangle = -\langle\mathcal{E}_{\mathrm{m},0}\rangle = \frac{1}{2}\alpha^2 \mathcal{E}_{m,e}

Application numérique avec \mathcal{E}_{m,e} = 0{,}5\text{ MeV} = 5{,}0 \times 10^5\text{ eV} et \alpha \simeq \frac{1}{137} :

\begin{aligned} \mathcal{E}_i &= \frac{1}{2} \times \left(\frac{1}{137}\right)^2 \times 5{,}0 \times 10^5\text{ eV} \\ &= \frac{2{,}5 \times 10^5}{18\,769}\text{ eV} \simeq 13{,}3\text{ eV} \end{aligned}

Avec deux chiffres significatifs :

\boxed{\mathcal{E}_i \simeq 13\text{ eV}}

Résultat

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Partie II : Le paradoxe de Feynman

A · Énergie et impulsion du champ électromagnétique

Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell, équation de d'alembert

Écrire les équations de Maxwell décrivant le champ électromagnétique dans le vide. En déduire l'équation de propagation du champ électrique dans le vide. Comment s'appelle cette équation ? Est-elle réversible dans le temps ? En précisant la grandeur physique qui la vérifie ainsi que les constantes qui y apparaissent, citer un autre domaine de la physique où l'on rencontre cette équation aux dérivées partielles.

Voir l'indice

Écrire les quatre équations de Maxwell dans le vide, prendre le rotationnel de Maxwell-Faraday en utilisant la formule vectorielle du double rotationnel, et reconnaître l'équation de d'Alembert.

Voir la stratégie
  1. Écrire les quatre équations de Maxwell en l'absence de charges (\rho = 0) et de courants (\vec{\jmath} = \vec{0}).
  2. Appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday et utiliser la relation vectorielle fournie dans les données utiles pour éliminer le champ magnétique via l'équation de Maxwell-Ampère.
  3. Conclure sur le nom de l'équation, son invariance par renversement du temps (t \to -t), puis faire le parallèle avec un autre domaine de la physique (ondes sonores ou cordes vibrantes).
Voir la réponse courte

Établissement de l'équation de d'Alembert à partir des équations de Maxwell dans le vide ; réversibilité temporelle et comparaison avec l'acoustique.

Voir le corrigé complet

Dans le vide, en l'absence de sources de charges (\rho = 0) et de courants (\vec{\jmath} = \vec{0}), les équations de Maxwell s'écrivent :

\begin{aligned} \text{Maxwell-Gauss (M-G) :}\quad & \operatorname{div}\vec{E} = 0 \\ \text{Maxwell-Thomson (M-T) :}\quad & \operatorname{div}\vec{B} = 0 \\ \text{Maxwell-Faraday (M-F) :}\quad & \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \\ \text{Maxwell-Ampère (M-A) :}\quad & \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0\epsilon_0\frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \end{aligned}

Prenons le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday :

\vec{\operatorname{rot}}\big(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}\big) = -\vec{\operatorname{rot}}\left(\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}\right) = -\frac{\partial}{\partial t}\big(\vec{\operatorname{rot}}\vec{B}\big)

D'après la formule vectorielle donnée en fin d'énoncé :

\vec{\operatorname{rot}}\big(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}\big) = \vec{\operatorname{grad}}(\operatorname{div}\vec{E}) - \Delta\vec{E}

Comme \operatorname{div}\vec{E} = 0 (d'après M-G), le terme de gradient s'annule. En injectant l'équation de Maxwell-Ampère pour exprimer \vec{\operatorname{rot}}\vec{B}, il vient :

-\Delta\vec{E} = -\mu_0\epsilon_0 \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2}

En posant c = \frac{1}{\sqrt{\mu_0\epsilon_0}}, on obtient l'équation de propagation du champ électrique dans le vide :

\boxed{\Delta\vec{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2\vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}}

Cette équation aux dérivées partielles est l'équation de d'Alembert (ou équation des ondes).

L'opérateur de dérivation temporelle n'intervient qu'au second ordre \frac{\partial^2}{\partial t^2}. Par conséquent, sous l'opération de renversement du temps t \mapsto -t, on a :

\frac{\partial^2}{\partial (-t)^2} = \frac{\partial^2}{\partial t^2}

L'équation de d'Alembert est donc invariante par renversement du temps : elle est réversible dans le temps (absence de terme dissipatif du premier ordre en \frac{\partial}{\partial t}).

On rencontre également cette équation en acoustique des fluides (ou mécanique des ondes sonores) : la surpression acoustique p_1(M,t) par rapport à la pression d'équilibre P_0 vérifie, dans le cadre de l'approximation acoustique (faibles perturbations, fluide parfait non visqueux et adiabatique) :

\Delta p_1 - \frac{1}{c_s^2}\frac{\partial^2 p_1}{\partial t^2} = 0

où la constante c_s = \frac{1}{\sqrt{\chi_s \rho_0}} représente la célérité des ondes sonores, avec \rho_0 la masse volumique du fluide au repos et \chi_s son coefficient de compressibilité isentropique.

Résultat

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : onde plane progressive harmonique, relation de dispersion

Quelle est sa direction de propagation ? Quel est son état de polarisation ? Expliquer en quoi cette solution constitue une O.P.P.H. Vérifier qu'elle est acceptable à condition que et satisfassent une relation dite de dispersion que l'on explicitera.

Voir l'indice

Examiner la dépendance en phase (\omega t - kz), en déduire le sens de propagation selon +z, identifier la polarisation rectiligne selon x, et injecter l'expression du champ dans l'équation de propagation.

Voir la stratégie
  1. Analyser la phase \phi(z,t) = \omega t - kz pour déterminer le sens et la direction de propagation de l'onde.
  2. Identifier la direction du vecteur champ électrique \vec{E} pour en déduire son état de polarisation.
  3. Décomposer l'acronyme O.P.P.H. (Onde Plane Progressive Harmonique) en justifiant chaque qualificatif à partir de la forme mathématique du champ.
  4. Injecter l'expression de \vec{E}(M,t) dans l'équation d'onde de d'Alembert établie à la question Q11 pour obtenir la relation de dispersion liant \omega et k.
Voir la réponse courte

Identification de la direction de propagation, de la polarisation rectiligne et vérification de la relation de dispersion \omega = ck.

Voir le corrigé complet

Le champ électrique s'écrit :

\vec{E}(M,t) = E_0 \cos(\omega t - kz)\,\widehat{e}_x \quad (k > 0)
  1. Direction de propagation : La phase de l'onde est \phi(z,t) = \omega t - kz. Les plans d'équiphase satisfont \phi(z,t) = \text{cste}, soit :

    z(t) = \frac{\omega}{k}t - \frac{\text{cste}}{k}

    Comme k > 0 et \omega > 0, la vitesse de phase v_\varphi = \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = \frac{\omega}{k} > 0 est positive. L'onde se propage donc le long de la direction de l'axe (Oz), dans le sens des z croissants, c'est-à-dire suivant le vecteur unitaire +\widehat{e}_z.

  2. État de polarisation : Le champ électrique \vec{E}(M,t) reste constamment colinéaire au vecteur unitaire \widehat{e}_x. Il s'agit donc d'une polarisation rectiligne selon la direction \widehat{e}_x (axe (Ox)).
  3. Justification du terme O.P.P.H. :

    • Onde : la perturbation dépend à la fois de l'espace (z) et du temps (t).
    • Plane : les surfaces d'onde (surfaces d'équiphase \phi(z,t) = \text{cste}) à un instant fixé sont les plans d'équation z = \text{cste}, perpendiculaires à la direction de propagation \widehat{e}_z. Sur ces plans, le champ est spatialement uniforme.
    • Progressive : le champ ne dépend des variables d'espace et de temps que par la combinaison \omega t - kz = \omega\left(t - \frac{z}{v_\varphi}\right), ce qui caractérise une propagation sans déformation à la vitesse v_\varphi = \omega/k.
    • Harmonique : la dépendance temporelle est sinusoïdale (purement monochromatique de pulsation \omega).
  4. Relation de dispersion : Le champ doit vérifier l'équation de d'Alembert dans le vide établie à la question Q11 :

    \Delta\vec{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2\vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}

    Puisque \vec{E} n'a de composante que selon \widehat{e}_x et ne dépend que de z et de t, le laplacien vectoriel se réduit à :

    \Delta\vec{E} = \frac{\partial^2 E_x}{\partial z^2}\,\widehat{e}_x = -k^2 E_0 \cos(\omega t - kz)\,\widehat{e}_x = -k^2 \vec{E}

    De même, la dérivée temporelle seconde vaut :

    \frac{\partial^2\vec{E}}{\partial t^2} = -\omega^2 E_0 \cos(\omega t - kz)\,\widehat{e}_x = -\omega^2 \vec{E}

    En réinjectant dans l'équation de d'Alembert :

    \left(-k^2 + \frac{\omega^2}{c^2}\right)\vec{E}(M,t) = \vec{0}

    Cette équation est satisfaite à tout instant et en tout point non nodal si et seulement si les constantes k et \omega vérifient la relation de dispersion :

    \boxed{\omega = c k}

    (avec \omega > 0 et k > 0).

    Remarque : La condition de transversalité imposée par Maxwell-Gauss dans le vide, \operatorname{div}\vec{E} = \frac{\partial E_x}{\partial x} = 0, est également vérifiée de façon identique.

Résultat

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell-faraday, onde électromagnétique

Déterminer le champ magnétique associé à cette onde. Résumer les principales caractéristiques l'onde électromagnétique.

Voir l'indice

Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday pour relier \vec{B} à \vec{E}, ou exploiter la relation de structure \vec{B} = \frac{\widehat{e}_z \wedge \vec{E}}{c} pour une onde plane dans le vide.

Voir la stratégie
  1. Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday reliant \vec{E} et \vec{B} pour déterminer le champ magnétique associé à l'onde, en éliminant toute composante statique uniforme indépendante de l'onde.
  2. Dresser la synthèse des propriétés géométriques (transversalité, orientation) et temporelles (phase, dispersion, polarisation) de cette onde électromagnétique plane.
Voir la réponse courte

Relation de structure de l'OPPH via Maxwell-Faraday : \vec{B} = \frac{1}{c} \vec{u} \wedge \vec{E}, puis récapitulatif des propriétés.

Voir le corrigé complet

Le champ électrique s'écrit \vec{E}(M,t) = E_0 \cos(\omega t - kz)\,\widehat{e}_x. D'après l'équation de Maxwell-Faraday dans le vide :

\overrightarrow{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}

Calculons le rotationnel du champ électrique en coordonnées cartésiennes :

\overrightarrow{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = \left(\frac{\partial E_x}{\partial z}\right)\widehat{e}_y = k E_0 \sin(\omega t - kz)\,\widehat{e}_y

On en déduit :

\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} = -k E_0 \sin(\omega t - kz)\,\widehat{e}_y

En intégrant par rapport au temps, et en omettant tout champ magnétique stationnaire indépendant de la propagation de l'onde, il vient :

\vec{B}(M,t) = \frac{k}{\omega} E_0 \cos(\omega t - kz)\,\widehat{e}_y

Or, d'après la relation de dispersion établie à la question précédente, \frac{\omega}{k} = c. On obtient donc :

\boxed{\vec{B}(M,t) = \frac{E_0}{c}\cos(\omega t - kz)\,\widehat{e}_y}

Principales caractéristiques de cette onde électromagnétique :

  • Structure transverse (onde TEM) : le champ électrique \vec{E} et le champ magnétique \vec{B} sont tous deux orthogonaux à la direction de propagation \widehat{e}_z.
  • Trièdre orthogonal direct : les vecteurs (\vec{E}, \vec{B}, \widehat{e}_z) forment une base orthogonale directe en tout point et à tout instant, avec la relation de structure :

    \vec{B} = \frac{\widehat{e}_z \wedge \vec{E}}{c}
  • En phase et couplage d'amplitude : les champs \vec{E} et \vec{B} oscillent rigoureusement en phase, avec le rapport d'amplitude constant :

    E = c\,B
  • Polarisation : l'onde présente une polarisation rectiligne suivant l'axe (Ox).
  • Propagation non dispersive : la vitesse de phase v_{\varphi} = \frac{\omega}{k} = c est indépendante de la pulsation \omega.

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : vecteur de poynting, puissance surfacique

Exprimer le vecteur de Poynting associé à cette onde. En déduire la puissance moyenne qui traverse une surface orthogonale à la direction de propagation et qui est orientée dans le sens de la propagation. On exprimera cette puissance en fonction de et .

Voir l'indice

Calculer \vec{\Pi} = \frac{\vec{E}\wedge\vec{B}}{\mu_0}, moyenner sur une période temporelle en utilisant \langle \cos^2 \rangle = 1/2, puis intégrer le flux du vecteur de Poynting moyen sur la section \mathscr{S}.

Voir la réponse courte

Calcul du vecteur de Poynting instantané, de sa moyenne temporelle et du flux à travers la surface \mathscr{S}.

Voir le corrigé complet

Par définition, le vecteur de Poynting dans le vide s'écrit :

\vec{\Pi} = \frac{\vec{E} \wedge \vec{B}}{\mu_0}

En utilisant les expressions des champs électrique et magnétique obtenues aux questions 12 et 13 :

\vec{E}(M,t) = E_0 \cos(\omega t - kz)\,\widehat{e}_x \quad \text{et} \quad \vec{B}(M,t) = \frac{E_0}{c}\cos(\omega t - kz)\,\widehat{e}_y

avec \widehat{e}_x \wedge \widehat{e}_y = \widehat{e}_z et \mu_0 \epsilon_0 c^2 = 1 (soit \frac{1}{\mu_0} = \epsilon_0 c^2), on obtient :

\vec{\Pi}(M,t) = \frac{E_0^2}{\mu_0 c} \cos^2(\omega t - kz)\,\widehat{e}_z
\boxed{\vec{\Pi}(M,t) = \epsilon_0 c E_0^2 \cos^2(\omega t - kz)\,\widehat{e}_z}

La puissance instantanée traversant une surface plane \mathscr{S} orthogonale à la direction de propagation et orientée dans le sens de propagation (soit \mathrm{d}\vec{S} = \mathrm{d}S\,\widehat{e}_z) est le flux du vecteur de Poynting à travers cette surface :

\mathcal{P}(t) = \iint_{\mathscr{S}} \vec{\Pi}(M,t) \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \vec{\Pi} \cdot \widehat{e}_z \iint_{\mathscr{S}} \mathrm{d}S = \epsilon_0 c E_0^2 \mathscr{S} \cos^2(\omega t - kz)

En prenant la moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega}, sachant que \langle \cos^2(\omega t - kz) \rangle = \frac{1}{2}, la puissance moyenne s'écrit :

\boxed{\langle\mathcal{P}\rangle = \frac{1}{2} \epsilon_0 c E_0^2 \mathscr{S}}

Résultat

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : photon, flux de photons

Exprimer en fonction de et de la longueur d'onde associée au champ électromagnétique.

Voir l'indice

Relier le flux temporel de photons au quotient de la puissance moyenne électromagnétique \langle \mathcal{P} \rangle par l'énergie d'un quantum \mathcal{E}_\gamma = h\nu = \frac{hc}{\lambda}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie d'un photon individuel \mathcal{E}_{\gamma} en fonction de la constante de Planck h, de la célérité c et de la longueur d'onde \lambda.
  2. Relier la puissance moyenne \langle\mathcal{P}\rangle traversant la section \mathscr{S} au débit temporel de photons \frac{\mathrm{d}N_{\gamma}}{\mathrm{d}t}.
Voir la réponse courte

Débit de photons obtenu par division de la puissance moyenne par l'énergie d'un photon h\nu = hc/\lambda.

Voir le corrigé complet

Dans le vide, la fréquence \nu et la longueur d'onde \lambda du champ électromagnétique sont reliées par :

\nu = \frac{c}{\lambda}

L'énergie transportée par un photon est donc donnée par la relation de Planck-Einstein :

\mathcal{E}_{\gamma} = h\nu = \frac{h c}{\lambda}

Pendant une durée élémentaire \mathrm{d}t, un nombre moyen \mathrm{d}N_{\gamma} de photons traverse la section \mathscr{S}. L'énergie électromagnétique correspondante \mathrm{d}\mathcal{E} s'écrit :

\mathrm{d}\mathcal{E} = \mathrm{d}N_{\gamma}\,\mathcal{E}_{\gamma} = \mathrm{d}N_{\gamma}\,\frac{h c}{\lambda}

La puissance moyenne traversant cette section s'exprime donc par :

\langle\mathcal{P}\rangle = \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}N_{\gamma}}{\mathrm{d}t}\,\frac{h c}{\lambda}

On en déduit l'expression du flux de photons :

\boxed{\frac{\mathrm{d}N_{\gamma}}{\mathrm{d}t} = \frac{\langle\mathcal{P}\rangle\,\lambda}{h c}}

Résultat

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Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : impulsion volumique, vecteur de poynting

Exprimer, en fonction notamment de et de la fréquence , l'énergie qui traverse la section du faisceau. Faire le lien entre et le vecteur de Poynting de l'onde électromagnétique constituant le faisceau. En déduire que ce faisceau est associé à une densité volumique d'impulsion qui s'exprime sous la forme où l'on identifiera la constante .

Voir l'indice

Considérer le volume \delta V = \mathscr{S} c\,\delta t traversé pendant \delta t, relier l'impulsion du photon p = \mathcal{E}/c à l'énergie transportée, et comparer avec la moyenne du vecteur de Poynting pour identifier \xi = \epsilon_0.

Voir la stratégie
  1. Considérer les photons traversant la surface \mathscr{S} pendant un intervalle de temps \mathrm{d}t : ils occupent un volume cylindrique de longueur c\,\mathrm{d}t et portent chacun l'énergie \mathcal{E}_\gamma = h\nu.
  2. Exprimer le transfert d'énergie électromagnétique à travers \mathscr{S} à l'aide du vecteur de Poynting \vec{\Pi} et identifier les grandeurs.
  3. Utiliser la relation d'énergie-impulsion pour une particule de masse nulle (m=0) afin d'en déduire l'impulsion portée par unité de volume, puis exprimer celle-ci en fonction du produit vectoriel \vec{E} \wedge \vec{B}.
Voir la réponse courte

Lien entre énergie, impulsion du photon p=E/c et densité volumique d'impulsion \vec{p}_{\text{vol}} = \epsilon_0 \vec{E} \wedge \vec{B}.

Voir le corrigé complet

Pendant une durée élémentaire \mathrm{d}t, les photons qui traversent la section \mathscr{S} sont ceux situés dans un cylindre de base \mathscr{S} et de hauteur c\,\mathrm{d}t, soit un volume élémentaire \mathrm{d}V = \mathscr{S} c\,\mathrm{d}t. Le nombre de photons traversant cette section est donc :

\delta N_\gamma = n_\gamma\,\mathrm{d}V = n_\gamma \mathscr{S} c\,\mathrm{d}t

Chaque photon transportant l'énergie \mathcal{E}_\gamma = h\nu, l'énergie \delta\mathcal{E} traversant la section \mathscr{S} pendant \mathrm{d}t s'écrit :

\boxed{\delta\mathcal{E} = n_\gamma h\nu \mathscr{S} c\,\mathrm{d}t}

Par définition du vecteur de Poynting \vec{\Pi}, la puissance instantanée traversant la surface \mathscr{S} (orientée selon \widehat{e}_z) est \mathcal{P} = \vec{\Pi} \cdot (\mathscr{S}\widehat{e}_z) = \Pi\,\mathscr{S}. L'énergie élémentaire traversant cette surface pendant \mathrm{d}t s'exprime donc par :

\delta\mathcal{E} = \vec{\Pi} \cdot \widehat{e}_z\,\mathscr{S}\,\mathrm{d}t = \Pi\,\mathscr{S}\,\mathrm{d}t

En identifiant les deux expressions de \delta\mathcal{E}, on obtient la relation entre l'intensité du vecteur de Poynting et les grandeurs photoniques :

\Pi = n_\gamma h\nu c \quad \Longleftrightarrow \quad \vec{\Pi} = n_\gamma h\nu c\,\widehat{e}_z

Pour un photon de masse nulle m=0, la relation relativiste \mathcal{E} = \sqrt{p^2 c^2 + m^2 c^4} se réduit à \mathcal{E}_\gamma = p_\gamma c, d'où une impulsion individuelle :

p_\gamma = \frac{\mathcal{E}_\gamma}{c} = \frac{h\nu}{c}

Puisque les photons se propagent dans le sens de \widehat{e}_z, le vecteur impulsion d'un photon est \vec{p}_\gamma = \frac{h\nu}{c}\widehat{e}_z.

La densité volumique d'impulsion \vec{p}_{\gamma,\mathrm{vol}} du faisceau s'en déduit :

\vec{p}_{\gamma,\mathrm{vol}} = n_\gamma \vec{p}_\gamma = n_\gamma \frac{h\nu}{c}\widehat{e}_z = \frac{\vec{\Pi}}{c^2}

En utilisant l'expression du vecteur de Poynting dans le vide, \vec{\Pi} = \frac{\vec{E} \wedge \vec{B}}{\mu_0}, et la relation c^2 = \frac{1}{\epsilon_0\mu_0}, on a :

\vec{p}_{\gamma,\mathrm{vol}} = \frac{1}{\mu_0 c^2}\,\vec{E} \wedge \vec{B} = \epsilon_0\,\vec{E} \wedge \vec{B}

On identifie donc la constante \xi :

\boxed{\vec{p}_{\gamma,\mathrm{vol}} = \xi \vec{E} \wedge \vec{B} \quad \text{avec} \quad \xi = \epsilon_0}

Résultat

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B · Mise en rotation d'une coquille uniformément chargée en surface par extinction d'un moment magnétique

Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : principe de curie, symétrie du champ électrique

Examiner avec soin les symétries et les invariances du moment magnétique . Pour cela, on pourra raisonner sur la spire de courant qui le génère. En exploitant le principe de Curie, déterminer la direction du champ électrique induit par et montrer que la seule composante non nulle de dans la base sphérique est indépendante de la variable .

Voir l'indice

Déterminer le plan d'antisymétrie et les invariances par rotation de la spire dipolaire d'axe Oz, puis appliquer le principe de Curie pour contraindre la direction et les dépendances du champ électrique induit.

Voir la stratégie
  1. Décrire la source microscopique du moment dipolaire \vec{s}(t) = s(t)\,\widehat{e}_z comme une petite spire circulaire parcourue par un courant I(t) dans le plan (xOy) et centrée en O.
  2. Étudier l'invariance par rotation autour de l'axe (Oz) pour établir l'indépendance des champs vis-à-vis de l'angle azimutal \varphi.
  3. Identifier la nature de tout plan méridien contenant l'axe (Oz) vis-à-vis de la distribution de courant, puis appliquer le principe de Curie au champ électrique induit (champ de vecteurs polaires) pour en déduire sa direction.
Voir la réponse courte

Analyse des plans d'antisymétrie du dipôle magnétique et invariance axiale pour déduire la direction orthoradiale \widehat{e}_{\varphi} de \vec{E}.

Voir le corrigé complet

Le moment magnétique \vec{s}(t) = s(t)\,\widehat{e}_z peut être modélisé par une petite spire circulaire plane centrée en O, contenue dans le plan (xOy), d'axe (Oz) et parcourue par un courant I(t) orienté selon \widehat{e}_\varphi.

Invariances : La distribution de courant est invariante par toute rotation d'angle \varphi quelconque autour de l'axe (Oz). En vertu du principe de Curie, les effets possèdent les mêmes invariances que les causes. Par conséquent, les composantes du champ électrique induit \vec{E}(M,t) en coordonnées sphériques ne dépendent pas de la variable azimutale \varphi :

\frac{\partial \vec{E}}{\partial \varphi} = \vec{0}

Symétries et direction du champ électrique : Considérons un point M(r,\theta,\varphi) quelconque de l'espace. Le plan méridien \Pi_m(M) passant par M, défini par (O, \widehat{e}_r, \widehat{e}_\theta) (ou encore par l'axe (Oz) et le point M), contient l'axe de la spire. En tout point de la spire traversant ce plan, le vecteur densité de courant \vec{\jmath} est orthogonal au plan. La réflexion par rapport à \Pi_m(M) inverse donc le sens du courant : \Pi_m(M) est un plan d'anti-symétrie (noté \Pi^-) pour la distribution de courant.

D'après le principe de Curie, \Pi_m(M) est également un plan d'anti-symétrie pour les effets. Le champ électrique induit \vec{E}(M,t) étant un champ de vecteurs polaires (vrais vecteurs), un plan d'anti-symétrie pour les sources impose qu'en tout point M appartenant à ce plan, le vecteur champ électrique soit orthogonal au plan :

\vec{E}(M,t) \perp \Pi_m(M)

Comme la normale au plan méridien (O, \widehat{e}_r, \widehat{e}_\theta) est portée par le vecteur unitaire azimutal \widehat{e}_\varphi, le champ électrique induit ne possède qu'une composante selon \widehat{e}_\varphi :

\boxed{\vec{E}(M,t) = E_\varphi(r, \theta, t)\,\widehat{e}_\varphi}

La seule composante non nulle de \vec{E}(M,t) dans la base sphérique est portée par \widehat{e}_\varphi et est indépendante de \varphi.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 18

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Dipôles électrique et magnétique

Notions : équation de maxwell-faraday, flux magnétique dipolaire

Rappeler l'équation de Maxwell-Faraday, puis sa forme intégrale. Soit le cercle d'axe , inscrit sur la coquille chargée, de rayon , orienté selon , vu sous l'angle depuis l'origine et représenté sur la partie droite de la figure 1. Montrer que le flux du champ magnétique créé par le dipôle à travers la surface de la calotte sphérique s'appuyant sur le contour s'écrit où est un nombre entier que l'on précisera. On rappelle que .

Voir l'indice

Écrire la forme locale puis intégrale de la loi de Faraday, intégrer le flux de \vec{B} sur la calotte sphérique à r = a en projetant \vec{B} sur \widehat{e}_r, et identifier l'entier n.

Voir la réponse courte

Énoncé de Maxwell-Faraday et calcul du flux du champ magnétique dipolaire à travers la calotte sphérique délimitée par \Gamma.

Voir le corrigé complet

1. Équation de Maxwell-Faraday et forme intégrale

L'équation locale de Maxwell-Faraday s'écrit :

\vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}

En intégrant cette équation sur une surface ouverte fixe \mathscr{S} s'appuyant sur un contour fermé orienté \mathcal{C} selon la règle du tire-bouchon (normale \mathrm{d}\vec{\mathscr{S}} reliée au sens de parcours \mathrm{d}\vec{\ell}), et en appliquant le théorème de Stokes-Ampère, on obtient la forme intégrale :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = -\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \iint_{\mathscr{S}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\mathscr{S}} = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}

où \Phi est le flux du champ magnétique à travers la surface \mathscr{S}.

2. Flux magnétique à travers la calotte sphérique

Le contour \Gamma est le cercle de rayon \rho = a\sin\theta situé à la colatitude \theta sur la coquille de rayon a, orienté selon +\widehat{e}_{\varphi}. Par la règle de la main droite, l'élément de surface de la calotte sphérique \mathscr{S} s'appuyant sur \Gamma est orienté vers l'extérieur :

\mathrm{d}\vec{\mathscr{S}} = a^{2}\sin\theta'\,\mathrm{d}\theta'\,\mathrm{d}\varphi'\,\widehat{e}_{r}

avec \theta' \in [0, \theta] et \varphi' \in [0, 2\pi].

Le dipôle magnétique s'écrit \vec{s}(t) = s(t)\,\widehat{e}_{z}. En utilisant la relation fournie \widehat{e}_{z} = \cos\theta'\,\widehat{e}_{r} - \sin\theta'\,\widehat{e}_{\theta}, on a :

\vec{s}(t) \cdot \widehat{e}_{r} = s(t)\cos\theta'

Sur la coquille (r=a), la composante radiale du champ magnétique dipolaire est :

\begin{aligned} B_{r} &= \vec{B}(a,\theta',t) \cdot \widehat{e}_{r} \\ &= \frac{\mu_{0}}{4\pi a^{3}} \left( 3\left[\vec{s}(t) \cdot \widehat{e}_{r}\right] - \vec{s}(t) \cdot \widehat{e}_{r} \right) \\ &= \frac{\mu_{0}}{2\pi a^{3}} \left[\vec{s}(t) \cdot \widehat{e}_{r}\right] \\ &= \frac{\mu_{0} s(t)}{2\pi a^{3}} \cos\theta' \end{aligned}

Le flux magnétique \Phi à travers la calotte sphérique \mathscr{S} vaut donc :

\begin{aligned} \Phi &= \iint_{\mathscr{S}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\mathscr{S}} \\ &= \int_{0}^{2\pi} \mathrm{d}\varphi' \int_{0}^{\theta} \left(\frac{\mu_{0} s(t)}{2\pi a^{3}} \cos\theta'\right) a^{2}\sin\theta'\,\mathrm{d}\theta' \\ &= 2\pi \cdot \frac{\mu_{0} s(t)}{2\pi a} \int_{0}^{\theta} \sin\theta'\cos\theta'\,\mathrm{d}\theta' \\ &= \frac{\mu_{0} s(t)}{a} \left[ \frac{\sin^{2}\theta'}{2} \right]_{0}^{\theta} \end{aligned}

On obtient bien la forme demandée avec :

\boxed{\Phi = \frac{\mu_{0} s(t)}{2a}\sin^{2}\theta} \quad \text{avec} \quad \boxed{n = 2}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : champ électrique induit, loi de faraday

Déduire des deux questions précédentes l'expression du champ électrique induit créé par le moment magnétique variable dans tout l'espace. On exprimera l'amplitude de ce champ en fonction de et .

Voir l'indice

Appliquer la circulation de \vec{E} le long du contour circulaire \Gamma de rayon \rho = a\sin\theta et égaler à -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} pour trouver E_\varphi.

Voir la stratégie
  1. On applique la forme intégrale de l'équation de Maxwell-Faraday (rappelée en Q18) sur un cercle \Gamma d'axe (Oz), de rayon \rho = r\sin\theta, orienté selon \widehat{e}_\varphi.
  2. D'après la question Q17, le champ électrique induit est purement orthoradial : \vec{E}(M,t) = E_\varphi(r,\theta,t)\,\widehat{e}_\varphi, avec E_\varphi indépendant de \varphi.
  3. On calcule la circulation de \vec{E} sur \Gamma et on l'égalise à -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}, le flux \Phi ayant été établi en Q18.
Voir la réponse courte

Application de la forme intégrale de Maxwell-Faraday sur le cercle \Gamma pour déterminer \vec{E}(M,t).

Voir le corrigé complet

Considérons le contour fermé circulaire \Gamma(r,\theta), d'axe (Oz), centré sur l'axe polaire à la cote z = r\cos\theta, de rayon \rho = r\sin\theta, orienté par \widehat{e}_\varphi.

L'élément de longueur le long de ce cercle est \mathrm{d}\vec{\ell} = \rho\,\mathrm{d}\varphi\,\widehat{e}_\varphi = r\sin\theta\,\mathrm{d}\varphi\,\widehat{e}_\varphi.

D'après les symétries et invariances établies à la question Q17, \vec{E}(M,t) = E_\varphi(r,\theta,t)\,\widehat{e}_\varphi. La circulation de \vec{E} le long de \Gamma s'écrit alors :

\oint_{\Gamma} \vec{E}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = \int_{0}^{2\pi} E_\varphi(r,\theta,t)\,r\sin\theta\,\mathrm{d}\varphi = 2\pi r\sin\theta\,E_\varphi(r,\theta,t)

D'après la question Q18 (avec n=2), le flux de \vec{B} à travers la calotte sphérique de rayon r sous-tendue par le contour \Gamma vaut :

\Phi(r,\theta,t) = \frac{\mu_0 s(t)}{2r}\sin^2\theta

La forme intégrale de la loi de Maxwell-Faraday donne :

\oint_{\Gamma} \vec{E}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}

Soit :

2\pi r\sin\theta\,E_\varphi(r,\theta,t) = -\frac{\mu_0}{2r}\sin^2\theta\,\frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t}

Pour tout r > 0 et \sin\theta \neq 0, on en déduit l'expression du champ électrique induit dans tout l'espace :

\vec{E}(M,t) = -\frac{\mu_0}{4\pi r^2}\sin\theta\,\frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t}\,\widehat{e}_\varphi

Sur la coquille sphérique de rayon r = a (sur laquelle sont situées les charges étudiées par la suite), l'amplitude algébrique selon \widehat{e}_\varphi s'écrit :

\boxed{\vec{E}(a,\theta,\varphi,t) = -\frac{\mu_0}{4\pi a^2}\sin\theta\,\frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t}\,\widehat{e}_\varphi}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : force de lorentz, moment d'une force

En déduire la force électrique s'exerçant sur un élément de surface de la coquille sphérique chargée, puis le moment élémentaire de cette action mécanique électrique par rapport à l'axe .

Voir l'indice

Exprimer la charge surfacique \mathrm{d}q = \sigma\,\mathrm{d}\mathscr{S}, en déduire la force \mathrm{d}\vec{F}_e = \mathrm{d}q\,\vec{E}, puis calculer son bras de levier par rapport à l'axe Oz via \rho = a\sin\theta.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la charge élémentaire \mathrm{d}q = \sigma\,\mathrm{d}\mathscr{S} portée par un élément de surface de la coquille et en déduire la force électrique élémentaire subie à partir du champ électrique induit calculé à la question Q19.
  2. Calculer le moment élémentaire par rapport à l'axe (O, \widehat{e}_z) soit par le bras de levier \rho = a\sin\theta, soit par le produit scalaire (\overrightarrow{OM} \wedge \mathrm{d}\vec{F}_e)\cdot \widehat{e}_z.
Voir la réponse courte

Calcul de la force électrique tangentielle élémentaire sur \mathrm{d}\mathscr{S} et projection du moment élémentaire sur l'axe (Oz).

Voir le corrigé complet

Un élément de surface \mathrm{d}\mathscr{S} de la coquille sphérique, situé au point M(a,\theta,\varphi), porte la charge élémentaire :

\mathrm{d}q = \sigma\,\mathrm{d}\mathscr{S}

D'après la question Q19, le champ électrique induit à la surface de la sphère (r=a) s'écrit :

\vec{E}(a,\theta,t) = -\frac{\mu_0}{4\pi a^2}\sin\theta\,\frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t}\,\widehat{e}_\varphi

La force électrique élémentaire s'exerçant sur cet élément de surface est donc :

\mathrm{d}\vec{F}_{e} = \mathrm{d}q\,\vec{E}(a,\theta,t) = \sigma\,\vec{E}(a,\theta,t)\,\mathrm{d}\mathscr{S}
\boxed{\mathrm{d}\vec{F}_{e} = -\frac{\mu_0 \sigma}{4\pi a^2}\sin\theta\,\frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t}\,\mathrm{d}\mathscr{S}\,\widehat{e}_\varphi}

Le moment élémentaire de cette force par rapport à l'axe orienté (O, \widehat{e}_z) est donné par :

\mathrm{d}\mathscr{M}_{e,z} = \left(\overrightarrow{OM}\wedge \mathrm{d}\vec{F}_e\right)\cdot \widehat{e}_z

Avec \overrightarrow{OM} = a\,\widehat{e}_r, et sachant que dans la base sphérique orthonormée directe (\widehat{e}_r, \widehat{e}_\theta, \widehat{e}_\varphi) on a \widehat{e}_r \wedge \widehat{e}_\varphi = -\widehat{e}_\theta :

\overrightarrow{OM}\wedge \mathrm{d}\vec{F}_e = a\,\mathrm{d}F_{e,\varphi}\,\left(\widehat{e}_r \wedge \widehat{e}_\varphi\right) = -a\,\mathrm{d}F_{e,\varphi}\,\widehat{e}_\theta

En utilisant la relation \widehat{e}_z = \cos\theta\,\widehat{e}_r - \sin\theta\,\widehat{e}_\theta (rappelée à la question Q18), il vient \widehat{e}_\theta \cdot \widehat{e}_z = -\sin\theta. Par conséquent :

\mathrm{d}\mathscr{M}_{e,z} = -a\,\mathrm{d}F_{e,\varphi}\,(-\sin\theta) = a\sin\theta\,\mathrm{d}F_{e,\varphi}

Ce résultat se retrouve directement en remarquant que la distance à l'axe de rotation est le rayon du parallèle \rho = a\sin\theta et que \mathrm{d}\vec{F}_e est purement orthoradial selon \widehat{e}_\varphi.

En remplaçant \mathrm{d}F_{e,\varphi} par son expression :

\boxed{\mathrm{d}\mathscr{M}_{e,z} = -\frac{\mu_0 \sigma}{4\pi a}\sin^2\theta\,\frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t}\,\mathrm{d}\mathscr{S}}

En exprimant l'élément de surface sphérique \mathrm{d}\mathscr{S} = a^2\sin\theta\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\varphi, on peut également l'écrire sous la forme :

\mathrm{d}\mathscr{M}_{e,z} = -\frac{\mu_0 \sigma a}{4\pi}\sin^3\theta\,\frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t}\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\varphi

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : moment de force, intégration sphérique

Déterminer le moment total de la force électrique , par rapport à l'axe , s'exerçant sur la coquille.

Voir l'indice

Intégrer le moment élémentaire sur la sphère en utilisant \mathrm{d}\mathscr{S} = a^2\sin\theta\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\varphi et exploiter l'intégrale de \sin^3\theta fournie dans les données.

Voir la stratégie

Pour obtenir le moment total \mathscr{M}_{e,z}, on intègre sur l'ensemble de la coquille sphérique le moment élémentaire \mathrm{d}\mathscr{M}_{e,z} déterminé à la question Q20, en séparant les variables angulaires \theta et \varphi et en exploitant l'intégrale fournie dans les données utiles.

Voir la réponse courte

Intégration angulaire sur la coquille sphérique pour déterminer le moment résultant \mathscr{M}_{e,z}(t).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q20, le moment élémentaire par rapport à l'axe (O, \widehat{e}_z) de la force électrique induite s'écrit :

\mathrm{d}\mathscr{M}_{e,z} = -\frac{\mu_0 \sigma a}{4\pi}\frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t}\sin^3\theta\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\varphi

Le moment total \mathscr{M}_{e,z} s'exerçant sur la coquille est obtenu en intégrant sur toute la surface de la sphère, soit pour \theta \in [0, \pi] et \varphi \in [0, 2\pi[ :

\begin{aligned} \mathscr{M}_{e,z} &= \int_{\theta=0}^{\pi} \int_{\varphi=0}^{2\pi} \mathrm{d}\mathscr{M}_{e,z} \\ &= -\frac{\mu_0 \sigma a}{4\pi}\frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t} \left( \int_{0}^{2\pi} \mathrm{d}\varphi \right) \left( \int_{0}^{\pi} \sin^3\theta\,\mathrm{d}\theta \right) \end{aligned}

L'intégration sur l'angle azimutal donne \int_0^{2\pi} \mathrm{d}\varphi = 2\pi. D'après les données utiles en fin de sujet :

\int_{0}^{\pi} \sin^3\theta\,\mathrm{d}\theta = \frac{4}{3}

On en déduit :

\begin{aligned} \mathscr{M}_{e,z} &= -\frac{\mu_0 \sigma a}{4\pi}\frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t} \times 2\pi \times \frac{4}{3} \end{aligned}

D'où l'expression finale du moment total :

\boxed{\mathscr{M}_{e,z} = -\frac{2}{3}\mu_0 \sigma a \frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t}}

Résultat

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Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Mécanique › Mécanique du solide

Notions : théorème du moment cinétique, force magnétique

En ne tenant compte que de l'action du champ électrique induit, déterminer la vitesse de rotation finale de la sphère, lorsque le moment magnétique a disparu complètement. On exprimera en fonction de et . Pourquoi la force magnétique ne contribue-t-elle pas au moment des actions extérieures par rapport à l'axe ? À l'instant initial, la coquille ne possède pas de moment cinétique puisqu'elle est immobile. Dans l'état final, son moment cinétique est non nul puisqu'elle tourne. Il ne se conserve donc pas alors que le système est isolé.

Voir l'indice

Appliquer le théorème du moment cinétique à la coquille par rapport à l'axe Oz, intégrer entre l'instant initial (s = s_0, \omega = 0) et final (s = 0, \omega = \omega_F), et remarquer que la force magnétique ne travaille pas et s'appuie sur le rayon.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème du moment cinétique scalaire à la coquille en rotation autour de l'axe fixe (O, \widehat{e}_{z}), puis intégrer entre l'instant initial (s = s_0, \omega = 0) et l'état final (s = 0, \omega = \omega_F).
  2. Exprimer la force magnétique de Lorentz élémentaire due au déplacement des charges en rotation et montrer que sa composante orthoradiale selon \widehat{e}_{\varphi} est identiquement nulle, ce qui implique un moment nul par rapport à l'axe de rotation.
Voir la réponse courte

Intégration du théorème du moment cinétique scalaire pour trouver \omega_F ; la force magnétique ne travaille pas et passe par l'axe.

Voir le corrigé complet

1. Vitesse de rotation finale \omega_F de la coquille

La coquille sphérique est en rotation autour de l'axe fixe (O, \widehat{e}_z). En ne prenant en compte que le moment du champ électrique induit \mathscr{M}_{e,z} établi à la question Q21, le théorème du moment cinétique scalaire par rapport à cet axe s'écrit :

J \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}t} = \mathscr{M}_{e,z}(t)

En remplaçant J = \frac{2}{3} m a^2 et \mathscr{M}_{e,z} = -\frac{2}{3}\mu_0 \sigma a \frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t} :

\frac{2}{3} m a^2 \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}t} = -\frac{2}{3}\mu_0 \sigma a \frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t}

Soit, en simplifiant par le facteur commun \frac{2}{3} a :

m a \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}t} = -\mu_0 \sigma \frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t}

En intégrant entre l'instant initial où \omega(0) = 0 et s(0) = s_0, et l'instant final où la rotation est stabilisée à la pulsation \omega_F avec s(t_f) = 0 :

\begin{aligned} m a \int_0^{\omega_F} \mathrm{d}\omega &= -\mu_0 \sigma \int_{s_0}^0 \mathrm{d}s \\ m a \omega_F &= \mu_0 \sigma s_0 \end{aligned}

On en déduit l'expression de la vitesse de rotation finale :

\boxed{\omega_F = \frac{\mu_0 \sigma s_0}{m a}}

2. Absence de contribution de la force magnétique

Lorsque la coquille tourne à la vitesse angulaire \omega \widehat{e}_z, un élément de surface \mathrm{d}\mathscr{S} portant la charge \mathrm{d}q = \sigma \mathrm{d}\mathscr{S} possède une vitesse purement orthoradiale :

\vec{v} = \omega a \sin\theta\,\widehat{e}_{\varphi}

Cet élément de charge est soumis à la force magnétique élémentaire de Lorentz :

\mathrm{d}\vec{F}_{\mathrm{mag}} = \mathrm{d}q\,(\vec{v} \wedge \vec{B})

Or le champ magnétique dipolaire \vec{B} créé par le dipôle \vec{s}(t) = s(t)\widehat{e}_z est entièrement contenu dans le plan méridien (\widehat{e}_r, \widehat{e}_\theta) :

\vec{B} = B_r(r,\theta)\,\widehat{e}_r + B_\theta(r,\theta)\,\widehat{e}_\theta

Le produit vectoriel donne donc :

\vec{v} \wedge \vec{B} = v\,\widehat{e}_{\varphi} \wedge (B_r\,\widehat{e}_r + B_\theta\,\widehat{e}_\theta) = -v B_r\,\widehat{e}_\theta + v B_\theta\,\widehat{e}_r

La force magnétique \mathrm{d}\vec{F}_{\mathrm{mag}} est ainsi strictement contenue dans le plan méridien : elle ne possède aucune composante azimutale selon \widehat{e}_{\varphi}.

Par conséquent, son moment par rapport au centre O vérifie :

\mathrm{d}\vec{\mathscr{M}}_O(\mathrm{d}\vec{F}_{\mathrm{mag}}) = \overrightarrow{OM} \wedge \mathrm{d}\vec{F}_{\mathrm{mag}} = (a\widehat{e}_r) \wedge \left[\mathrm{d}q\,v(-B_r \widehat{e}_\theta + B_\theta \widehat{e}_r)\right] = -\mathrm{d}q\,v a B_r\,\widehat{e}_{\varphi}

Ce moment étant dirigé selon \widehat{e}_{\varphi}, sa projection sur l'axe (O, \widehat{e}_z) est rigoureusement nulle :

\mathrm{d}\mathscr{M}_{\mathrm{mag},z} = \mathrm{d}\vec{\mathscr{M}}_O(\mathrm{d}\vec{F}_{\mathrm{mag}}) \cdot \widehat{e}_z \propto \widehat{e}_{\varphi} \cdot \widehat{e}_z = 0

La force magnétique ne produit donc aucun moment par rapport à l'axe de rotation.

Résultat

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Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Dipôles électrique et magnétique

Notions : moment cinétique électromagnétique, paradoxe de feynman

En vous inspirant des résultats de la partie II.A, proposez une explication qualitative à ce paradoxe.

Voir l'indice

Invoquer le résultat de la question 16 : le champ électromagnétique possède lui-même une quantité de mouvement et un moment cinétique non nuls, qui sont transférés à la matière lors de l'extinction du dipôle.

Voir la réponse courte

Résolution qualitative du paradoxe : le champ électromagnétique initial possède un moment cinétique transféré à la coquille lors de l'extinction.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, le champ électromagnétique possède une densité volumique d'impulsion :

\vec{p}_{\text{vol}} = \epsilon_0 \vec{E} \wedge \vec{B}

Par conséquent, il transporte également une densité volumique de moment cinétique par rapport à l'origine O :

\vec{\ell}_{\text{vol}} = \vec{r} \wedge \vec{p}_{\text{vol}} = \epsilon_0 \, \vec{r} \wedge \left(\vec{E} \wedge \vec{B}\right)
  1. Dans l'état initial (t = 0) : la coquille est immobile, donc son moment cinétique mécanique est nul (\vec{L}_{\text{méc}}(0) = \vec{0}). Cependant, la sphère chargée crée un champ électrostatique \vec{E}, tandis que la spire parcourue par un courant crée un champ magnétostatique \vec{B}. Bien que ces champs soient stationnaires, leur produit vectoriel \vec{E} \wedge \vec{B} est non nul et orthoradial : il existe ainsi un moment cinétique électromagnétique non nul stocké dans l'espace :

    \vec{L}_{\text{em}}(0) = \iiint_{\text{espace}} \epsilon_0 \, \vec{r} \wedge \left(\vec{E} \wedge \vec{B}\right) \mathrm{d}\tau \neq \vec{0}
  2. Lors de l'extinction du dipôle : la variation temporelle du champ magnétique induit un champ électrique (loi de Faraday) qui exerce un couple mécanique sur les charges de la coquille et la met en rotation.
  3. Dans l'état final : le courant s'est annulé, donc \vec{B} = \vec{0} et le moment cinétique du champ électromagnétique devient nul (\vec{L}_{\text{em}}(\infty) = \vec{0}).

Le système global isolé à considérer n'est pas simplement \{\text{spire} + \text{coquille}\}, mais \{\text{matière} + \text{champ électromagnétique}\}. Le théorème du moment cinétique appliqué à ce système global assure la conservation du moment cinétique total :

\vec{L}_{\text{tot}} = \vec{L}_{\text{méc}} + \vec{L}_{\text{em}} = \vec{\text{cte}}

Le moment cinétique mécanique acquis par la coquille lors de sa mise en rotation provient donc intégralement du moment cinétique initialement contenu dans le champ électromagnétique :

\boxed{\vec{L}_{\text{méc}}(\infty) = \vec{L}_{\text{em}}(0)}

Le paradoxe n'est qu'apparent : il disparaît dès lors que l'on attribue au champ électromagnétique une réalité physique lui permettant de stocker et d'échanger de l'énergie et de l'impulsion (ainsi que du moment cinétique) avec la matière.

Résultat

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Partie III : La force de l'électron sur lui-même

A · Moment cinétique d'un atome

Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : modèle de thomson, force de rappel harmonique

Par analogie avec la question 4, exprimer le champ électrique créé par le noyau en tout point à l'intérieur de l'atome. En déduire que la force exercée par le noyau sur l'électron (masse , charge ), lorsque celui-ci se déplace uniquement suivant , s'écrit : . On identifiera en fonction de et .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Gauss pour la sphère de Thomson uniformément chargée, en déduire la force électrostatique subie par l'électron et identifier l'expression de \omega_0^2 sous forme d'une force de rappel harmonique.

Voir la stratégie
  1. Transposer le résultat de la question 4 en remplaçant la charge globale -e par +e et le rayon r_e par le rayon atomique a.
  2. Calculer la force électrostatique subie par l'électron de charge -e situé en \overrightarrow{OM} = x\,\widehat{e}_x, puis identifier la pulsation propre \omega_0.
Voir la réponse courte

Champ intérieur d'une boule chargée uniformément et force élastique linéaire en -x\widehat{e}_x appliquée à l'électron.

Voir le corrigé complet

Dans le modèle de Thomson, le noyau est une boule de centre O et de rayon a portant une charge totale +e uniformément répartie en volume. D'après le résultat obtenu à la question 4 pour une boule homogène, en remplaçant -e par +e et le rayon r_e par a, le champ électrique créé par cette distribution en tout point M intérieur à l'atome (r \le a) s'écrit :

\boxed{\vec{E}_{\text{noy}}(M) = \frac{e\,r}{4\pi\epsilon_0 a^3}\,\widehat{e}_r = \frac{e}{4\pi\epsilon_0 a^3}\,\overrightarrow{OM}}

L'électron, de charge q = -e et de masse m_e, est astreint à se déplacer le long de l'axe (O, \widehat{e}_x). Son vecteur position s'écrit donc \overrightarrow{OM} = x\,\widehat{e}_x (avec |x| \le a).

La force électrostatique exercée par le noyau sur l'électron est alors :

\begin{aligned} \vec{F}_{\text{noy}} &= -e\,\vec{E}_{\text{noy}}(M) \\ &= -\frac{e^2}{4\pi\epsilon_0 a^3}\,x\,\widehat{e}_x \end{aligned}

Cette force se met bien sous la forme d'une force de rappel élastique \vec{F}_{\text{noy}} = -m_e \omega_0^2 x\,\widehat{e}_x, où :

\boxed{\omega_0 = \sqrt{\frac{e^2}{4\pi\epsilon_0 m_e a^3}}}

Résultat

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur harmonique, énergie mécanique

En l'absence de perte par rayonnement, déterminer pour des conditions initiales et . En déduire l'énergie mécanique moyenne , sur une période d'oscillation de l'électron, en fonction de et .

Voir l'indice

Résoudre l'équation de l'oscillateur harmonique non amorti avec les conditions initiales, puis calculer la valeur moyenne temporelle de l'énergie mécanique \mathcal{E} = \mathcal{E}_{\mathrm{c}} + \mathcal{E}_{\mathrm{p}} sur une période.

Voir la réponse courte

Résolution de \ddot{x} + \omega_0^2 x = 0 avec conditions initiales et calcul de l'énergie mécanique moyenne sur une période.

Voir le corrigé complet

On étudie le mouvement de l'électron (assimilé à un point matériel de masse m_e) dans le référentiel lié au noyau supposé galiléen. L'électron est astreint à se déplacer selon l'axe (O, \widehat{e}_x) et n'est soumis, en l'absence de rayonnement, qu'à la force de rappel du noyau :

\vec{F}_{\text{noy}} = -m_e \omega_0^2 x\,\widehat{e}_x

D'après la deuxième loi de Newton projetée sur (O, \widehat{e}_x) :

m_e \ddot{x} = -m_e \omega_0^2 x \iff \ddot{x} + \omega_0^2 x = 0

La solution générale s'écrit x(t) = A \cos(\omega_0 t) + B \sin(\omega_0 t). Compte tenu des conditions initiales x(0) = x_0 et \dot{x}(0) = 0, il vient immédiatement A = x_0 et B = 0, soit :

\boxed{x(t) = x_0 \cos(\omega_0 t)}

La force de rappel dérive d'une énergie potentielle \mathcal{E}_{\mathrm{p}}(x) définie par \vec{F}_{\text{noy}} = -\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}x}\,\widehat{e}_x. En choisissant l'origine comme référence d'énergie potentielle (\mathcal{E}_{\mathrm{p}}(0) = 0) :

\mathcal{E}_{\mathrm{p}}(x) = \frac{1}{2}m_e \omega_0^2 x^2

La vitesse de l'électron étant \dot{x}(t) = -\omega_0 x_0 \sin(\omega_0 t), l'énergie mécanique instantanée de l'oscillateur s'exprime par :

\begin{aligned} \mathcal{E}(t) &= \mathcal{E}_{\mathrm{c}}(t) + \mathcal{E}_{\mathrm{p}}(t) \\ &= \frac{1}{2}m_e \dot{x}^2(t) + \frac{1}{2}m_e \omega_0^2 x^2(t) \\ &= \frac{1}{2}m_e \omega_0^2 x_0^2 \left(\sin^2(\omega_0 t) + \cos^2(\omega_0 t)\right) = \frac{1}{2}m_e \omega_0^2 x_0^2 \end{aligned}

L'énergie mécanique étant rigoureusement conservée en l'absence d'amortissement, sa valeur moyenne sur une période d'oscillation T_0 = \frac{2\pi}{\omega_0} est égale à sa valeur instantanée :

\boxed{\langle\mathcal{E}\rangle = \frac{1}{2}m_e \omega_0^2 x_0^2}

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : formule de larmor, temps d'amortissement

Exprimer en fonction de puis l'équation différentielle vérifiée par . En déduire que , on exprimera en fonction des données puis on calculera sa valeur numérique pour la raie bleue du spectre de l'atome d'hydrogène .

Voir l'indice

Calculer l'accélération moyenne \langle \gamma^2 \rangle, l'injecter dans la formule de Larmor pour relier \langle \mathcal{P} \rangle à \langle \mathcal{E} \rangle, puis appliquer le bilan d'énergie \frac{\mathrm{d}\langle \mathcal{E} \rangle}{\mathrm{d}t} = -\langle \mathcal{P} \rangle.

Voir la stratégie
  1. Calculer la moyenne temporelle de l'accélération au carré \langle \gamma^2 \rangle sur une période T_0 à partir de l'expression de x(t) issue de la question précédente, puis en déduire la puissance moyenne rayonnée \langle \mathcal{P} \rangle via la formule de Larmor.
  2. Exprimer \langle \mathcal{P} \rangle en fonction de l'énergie mécanique moyenne \langle \mathcal{E} \rangle et appliquer le bilan d'énergie en régime quasi-statique : \frac{\mathrm{d}\langle \mathcal{E}\rangle}{\mathrm{d}t} = -\langle \mathcal{P} \rangle.
  3. Intégrer l'équation différentielle pour obtenir la loi exponentielle, exprimer \Gamma à l'aide de la relation \omega_0 = \frac{2\pi c}{\lambda_0} et réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courte

Équation de bilan d'énergie \frac{\mathrm{d}\langle\mathcal{E}\rangle}{\mathrm{d}t} = -\langle\mathcal{P}\rangle, décroissance exponentielle de taux \Gamma et application numérique.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, le mouvement non perturbé de l'électron s'écrit x(t) = x_0 \cos(\omega_0 t). Son accélération est :

\gamma(t) = \ddot{x}(t) = -\omega_0^2 x_0 \cos(\omega_0 t).

En moyennant sur une période d'oscillation T_0 = \frac{2\pi}{\omega_0}, la valeur moyenne du terme en cosinus au carré vaut \langle \cos^2(\omega_0 t) \rangle = \frac{1}{2}, d'où :

\langle \gamma^2 \rangle = \frac{1}{2} \omega_0^4 x_0^2.

La formule de Larmor donne, avec q^2 = (-e)^2 = e^2 :

\langle \mathcal{P} \rangle = \frac{e^2}{6\pi \epsilon_0 c^3} \langle \gamma^2 \rangle = \frac{e^2}{6\pi \epsilon_0 c^3} \frac{1}{2} \omega_0^4 x_0^2.

Or, d'après le résultat de la question Q25, l'énergie mécanique moyenne de l'électron s'écrit :

\langle \mathcal{E} \rangle = \frac{1}{2} m_e \omega_0^2 x_0^2 \implies \frac{1}{2} \omega_0^2 x_0^2 = \frac{\langle \mathcal{E} \rangle}{m_e}.

On en déduit l'expression de la puissance rayonnée moyenne :

\boxed{\langle \mathcal{P} \rangle = \frac{e^2 \omega_0^2}{6\pi \epsilon_0 m_e c^3} \langle \mathcal{E} \rangle}

Dans le cadre de l'approximation du régime quasi-statique, l'électron perd à chaque instant son énergie mécanique sous forme de rayonnement :

\frac{\mathrm{d}\langle \mathcal{E} \rangle}{\mathrm{d}t} = -\langle \mathcal{P} \rangle.

L'équation différentielle vérifiée par \langle \mathcal{E} \rangle s'écrit donc :

\boxed{\frac{\mathrm{d}\langle \mathcal{E} \rangle}{\mathrm{d}t} + \Gamma \langle \mathcal{E} \rangle = 0 \quad \text{avec} \quad \Gamma = \frac{e^2 \omega_0^2}{6\pi \epsilon_0 m_e c^3}}

Par intégration immédiate, avec la condition initiale \langle \mathcal{E} \rangle(0) = \mathcal{E}_0 :

\boxed{\langle \mathcal{E} \rangle(t) = \mathcal{E}_0 \exp(-\Gamma t)}

Pour la raie d'émission de longueur d'onde dans le vide \lambda_0, la pulsation propre est \omega_0 = \frac{2\pi c}{\lambda_0}. Le taux de décroissance s'exprime donc sous la forme :

\boxed{\Gamma = \left(\frac{e^2}{6\pi \epsilon_0 c^3}\right) \frac{4\pi^2 c^2}{m_e \lambda_0^2}}

Application numérique :

  • \omega_0 = \frac{2\pi \times 3{,}0 \times 10^8}{486{,}1 \times 10^{-9}} \simeq 3{,}88 \times 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}, d'où \omega_0^2 \simeq 1{,}50 \times 10^{31}\text{ s}^{-2} ;
  • Données fournies : \frac{e^2}{6\pi\epsilon_0 c^3} = 5{,}7 \times 10^{-54}\text{ SI} et m_e = 9{,}1 \times 10^{-31}\text{ kg}.
\Gamma = \frac{5{,}7 \times 10^{-54} \times 1{,}50 \times 10^{31}}{9{,}1 \times 10^{-31}} \simeq 9{,}4 \times 10^7\text{ s}^{-1}
\boxed{\Gamma \simeq 9{,}4 \times 10^7\text{ s}^{-1}}

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : train d'onde, longueur de cohérence

Estimer et commenter l'ordre de grandeur de la longueur du train d'onde pour cette émission. En comparant à , justifier le calcul effectué.

Voir l'indice

Définir la durée de vie radiative \tau_{\mathrm{rad}} = 1/\Gamma, en déduire la longueur de cohérence \mathcal{L} = c/\Gamma et comparer cette durée à la période d'oscillation T_0 = \frac{\lambda_0}{c} pour valider l'approche quasi-statique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la durée caractéristique d'émission du train d'onde à partir du taux d'amortissement de l'énergie \Gamma, puis relier cette durée à la longueur du train d'onde \mathcal{L} = c/\Gamma.
  2. Réaliser l'application numérique avec les grandeurs données (\lambda_0, c) et commenter la taille macroscopique obtenue.
  3. Calculer la période d'oscillation T_0 = \lambda_0/c et la comparer à la durée caractéristique 1/\Gamma pour justifier l'hypothèse de régime quasi-statique (moyenne sur une période T_0).
Voir la réponse courte

Calcul de la longueur de train d'onde \mathcal{L} = c/\Gamma et justification du régime quasi-sinusoïdal grâce à \Gamma \ll \omega_0.

Voir le corrigé complet

La durée caractéristique d'émission du train d'onde correspond au temps caractéristique d'amortissement de l'énergie radiative de l'oscillateur :

\tau_r = \frac{1}{\Gamma}

Pendant cette durée, l'onde électromagnétique se propage dans le vide à la célérité c. La longueur \mathcal{L} du train d'onde s'exprime donc par :

\mathcal{L} = c\,\tau_r = \frac{c}{\Gamma}

Application numérique : Avec \Gamma \simeq 9{,}4 \times 10^{7}\text{ s}^{-1} (calculé à la question Q26) et c = 3{,}0 \times 10^{8}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

\mathcal{L} = \frac{3{,}0 \times 10^{8}}{9{,}4 \times 10^{7}} \simeq 3{,}2\text{ m}
\boxed{\mathcal{L} \simeq 3{,}2\text{ m}}

Commentaire : La longueur du train d'onde est de l'ordre de quelques mètres, ce qui est une dimension macroscopique très surprenante pour une émission issue d'un processus atomique dont l'échelle spatiale est subnanométrique. Cette longueur correspond également à la longueur de cohérence temporelle intrinsèque associée à la largeur naturelle de la raie.

Comparaison entre 1/\Gamma et T_0 et justification : La période d'oscillation de l'électron vaut :

T_0 = \frac{\lambda_0}{c} = \frac{486{,}1 \times 10^{-9}}{3{,}0 \times 10^{8}} \simeq 1{,}6 \times 10^{-15}\text{ s}

La durée caractéristique d'amortissement vaut quant à elle :

\frac{1}{\Gamma} \simeq \frac{1}{9{,}4 \times 10^{7}} \simeq 1{,}1 \times 10^{-8}\text{ s} \simeq 11\text{ ns}

On constate ainsi que :

\frac{1/\Gamma}{T_0} = \frac{\mathcal{L}}{\lambda_0} \simeq \frac{3{,}2}{4{,}86 \times 10^{-7}} \simeq 6{,}6 \times 10^{6} \gg 1
\boxed{\frac{1}{\Gamma} \gg T_0}

Puisque le temps d'amortissement 1/\Gamma est près de sept ordres de grandeur supérieur à la période fondamentale d'oscillation T_0, la perte d'énergie au cours d'une seule période est totalement négligeable. Cela justifie rigoureusement l'hypothèse de découplage des échelles de temps et l'approche quasi-statique adoptée à la question Q26 (moyenne temporelle sur une pseudo-période T_0 à énergie quasi-constante).

Résultat

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : force d'abraham-lorentz, puissance moyenne

Grâce à une intégration par parties, exprimer comme la puissance d'une force moyennée sur une période d'oscillation . On identifiera en fonction de et .

Voir l'indice

Intégrer par parties le terme \langle \ddot{x}^2 \rangle sur une période en éliminant les termes de bord grâce à la périodicité du mouvement non perturbé, puis identifier \tau.

Voir la stratégie
  1. Partir de la puissance instantanée rayonnée donnée par la formule de Larmor \mathcal{P}(t) = \frac{e^2}{6\pi\epsilon_0 c^3}\ddot{x}^2(t) et exprimer sa moyenne temporelle \langle\mathcal{P}\rangle sur une période T_0.
  2. Réaliser une intégration par parties du terme \int_0^{T_0} \ddot{x}^2(t)\,\mathrm{d}t en exploitant la T_0-périodicité du mouvement non perturbé pour annuler le terme de bord.
  3. Relier le terme intégral restant à la puissance instantanée \mathcal{P}(\vec{F}_{\text{rad}}) = \vec{F}_{\text{rad}}\cdot\vec{v} de la force d'Abraham-Lorentz \vec{F}_{\text{rad}} = m_e \tau \dddot{x}\widehat{e}_x et identifier \tau en fonction de \Gamma et \omega_0 en utilisant le résultat de la question Q26.
Voir la réponse courte

Intégration par parties du terme d'accélération au carré pour faire apparaître le produit scalaire avec \dddot{x} et identifier \tau.

Voir le corrigé complet

D'après la formule de Larmor, avec une accélération \gamma = \ddot{x}, la puissance instantanée rayonnée par l'électron s'écrit :

\mathcal{P}(t) = \frac{e^2}{6\pi\epsilon_0 c^3}\,\ddot{x}^2(t)

La puissance moyenne rayonnée sur une période d'oscillation T_0 est donc :

\langle\mathcal{P}\rangle = \frac{1}{T_0}\int_0^{T_0} \mathcal{P}(t)\,\mathrm{d}t = \frac{e^2}{6\pi\epsilon_0 c^3} \frac{1}{T_0}\int_0^{T_0} \ddot{x}^2(t)\,\mathrm{d}t

Effectuons une intégration par parties sur l'intégrale en posant u(t) = \dot{x}(t) et v'(t) = \ddot{x}(t), d'où u'(t) = \ddot{x}(t) et v(t) = \dddot{x}(t) (ou en intégrant un facteur \ddot{x} et en dérivant l'autre) :

\int_0^{T_0} \ddot{x}(t)\,\ddot{x}(t)\,\mathrm{d}t = \Big[ \dot{x}(t)\,\ddot{x}(t) \Big]_0^{T_0} - \int_0^{T_0} \dot{x}(t)\,\dddot{x}(t)\,\mathrm{d}t

Le mouvement non perturbé étant strictement T_0-périodique, les grandeurs \dot{x}(t) et \ddot{x}(t) reprennent les mêmes valeurs en t = 0 et t = T_0. Le terme tout intégré est donc nul :

\Big[ \dot{x}(t)\,\ddot{x}(t) \Big]_0^{T_0} = 0

Il vient alors :

\langle\mathcal{P}\rangle = -\frac{e^2}{6\pi\epsilon_0 c^3}\frac{1}{T_0}\int_0^{T_0} \dot{x}(t)\,\dddot{x}(t)\,\mathrm{d}t = -\frac{e^2}{6\pi\epsilon_0 c^3} \langle \dot{x}\,\dddot{x} \rangle

La puissance mécanique développée par la force \vec{F}_{\text{rad}} = m_e \tau \dddot{x}\,\widehat{e}_x sur l'électron de vitesse \vec{v} = \dot{x}\,\widehat{e}_x vaut :

\mathcal{P}(\vec{F}_{\text{rad}}) = \vec{F}_{\text{rad}}\cdot\vec{v} = m_e \tau\,\dot{x}\dddot{x}

En moyenne temporelle sur une période :

\langle \mathcal{P}(\vec{F}_{\text{rad}}) \rangle = m_e \tau \langle \dot{x}\,\dddot{x} \rangle

On en déduit que la puissance moyenne perdue par rayonnement \langle\mathcal{P}\rangle s'identifie à l'opposé de la puissance moyenne fournie par la force \vec{F}_{\text{rad}} :

\boxed{ \langle\mathcal{P}\rangle = -\langle\mathcal{P}(\vec{F}_{\text{rad}})\rangle = -\langle \vec{F}_{\text{rad}}\cdot\vec{v} \rangle }

à la condition d'avoir :

m_e \tau = \frac{e^2}{6\pi\epsilon_0 c^3} \iff \tau = \frac{e^2}{6\pi\epsilon_0 m_e c^3}

Or, d'après la question Q26, le taux de décroissance radiative s'écrit \Gamma = \frac{e^2 \omega_0^2}{6\pi\epsilon_0 m_e c^3}. On en déduit l'expression demandée de \tau :

\boxed{ \tau = \frac{\Gamma}{\omega_0^2} }

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 29

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur harmonique amorti, facteur de qualité

À quelle condition sur , la force agit-elle comme un terme perturbateur du mouvement (i.e. on peut la négliger devant ) ? On considèrera comme un infiniment petit d'ordre 1 par la suite. En s'aidant d'une étude du mouvement à l'ordre 0, montrer que l'équation différentielle vérifiée à l'ordre 1 par est celle d'un oscillateur amorti dont on précisera le facteur de qualité . Évaluer numériquement pour la raie bleue de l'atome d'hydrogène et commenter sa valeur.

Voir l'indice

Comparer l'ordre de grandeur de la force radiative m_e \tau \omega_0^3 x à celui de la force de rappel m_e \omega_0^2 x, puis réinjecter \dddot{x} \simeq -\omega_0^2 \dot{x} dans l'équation du mouvement pour faire apparaître le facteur de qualité Q.

Voir la stratégie
  1. Évaluer les ordres de grandeur respectifs de la force de rappel harmonique \vec{F}_{\text{noy}} et de la force d'Abraham-Lorentz \vec{F}_{\text{rad}} pour en déduire la condition de petitesse sur \tau.
  2. Écrire le principe fondamental de la dynamique, utiliser la relation cinématique non perturbée (ordre 0) pour exprimer \dddot{x} en fonction de \dot{x}, et identifier l'équation canonique d'un oscillateur harmonique amorti.
  3. Calculer le facteur de qualité Q = \omega_0/\Gamma et analyser sa valeur physique.
Voir la réponse courte

Substitution \dddot{x} \simeq -\omega_0^2 \dot{x} au premier ordre perturbatif, identification de l'amortissement et calcul du très grand facteur de qualité Q.

Voir le corrigé complet

1. Condition de perturbation sur \tau

D'après les questions précédentes, l'électron oscille à une pulsation voisine de \omega_0. Ses dérivées temporelles successives s'estiment par :

x \sim x_0, \quad \dot{x} \sim \omega_0 x_0, \quad \ddot{x} \sim \omega_0^2 x_0 \quad \text{et} \quad \dddot{x} \sim \omega_0^3 x_0

Les normes des forces en jeu valent donc :

\|\vec{F}_{\text{noy}}\| = m_e \omega_0^2 x \sim m_e \omega_0^2 x_0 \quad \text{et} \quad \|\vec{F}_{\text{rad}}\| = m_e \tau |\dddot{x}| \sim m_e \tau \omega_0^3 x_0

La force de rayonnement agit comme une faible perturbation si et seulement si \|\vec{F}_{\text{rad}}\| \ll \|\vec{F}_{\text{noy}}\|, ce qui conduit à la condition :

\boxed{\tau \ll \frac{1}{\omega_0} \quad (\text{ou } \omega_0 \tau \ll 1)}

Le temps caractéristique d'Abraham-Lorentz doit être très court devant la période propre T_0 = \frac{2\pi}{\omega_0}.

2. Équation différentielle à l'ordre 1 et facteur de qualité

Le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'électron dans le référentiel du laboratoire (supposé galiléen) projeté sur \widehat{e}_x s'écrit :

m_e \ddot{x} = -m_e \omega_0^2 x + m_e \tau \dddot{x} \iff \ddot{x} - \tau \dddot{x} + \omega_0^2 x = 0

À l'ordre 0 en \tau (mouvement non perturbé), on a :

\ddot{x}^{(0)} + \omega_0^2 x^{(0)} = 0

En dérivant cette relation par rapport au temps :

\dddot{x}^{(0)} = -\omega_0^2 \dot{x}^{(0)}

Puisque le terme \tau \dddot{x} est déjà un infiniment petit d'ordre 1, on peut substituer cette relation d'ordre 0 dans l'équation du mouvement pour obtenir l'équation fermée à l'ordre 1 :

\ddot{x} - \tau (-\omega_0^2 \dot{x}) + \omega_0^2 x = 0 \iff \ddot{x} + \tau \omega_0^2 \dot{x} + \omega_0^2 x = 0

Or d'après la question Q28, \tau \omega_0^2 = \Gamma. On reconnaît l'équation d'un oscillateur amorti de la forme classique \ddot{x} + \frac{\omega_0}{Q}\dot{x} + \omega_0^2 x = 0 avec :

\boxed{Q = \frac{1}{\tau \omega_0} = \frac{\omega_0}{\Gamma}}

3. Application numérique et commentaire

Pour la raie bleue (\lambda_0 = 486{,}1\text{ nm}), avec \omega_0 = \frac{2\pi c}{\lambda_0} \simeq 3{,}88 \times 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} et \Gamma \simeq 9{,}4 \times 10^7\text{ s}^{-1} (calculé à la question Q26) :

Q = \frac{3{,}88 \times 10^{15}}{9{,}4 \times 10^7} \simeq 4{,}1 \times 10^7
\boxed{Q \simeq 4{,}1 \times 10^7}

Commentaire : Le facteur de qualité est extrêmement grand (Q \gg 1), ce qui traduit un amortissement radiatif extrêmement faible à l'échelle d'une période d'oscillation. L'atome oscille pendant plusieurs dizaines de millions de périodes avant de perdre son énergie, ce qui justifie parfaitement le traitement perturbatif et explique la très grande finesse spectrale de la raie émise (haute monochromaticité).

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : coordonnée polaire, force centrale

Exprimer, dans la base polaire, la résultante des forces subies par l'électron en fonction notamment de .

Voir l'indice

Calculer la force totale \vec{F} = -\vec{\nabla}\mathcal{E}_{\mathrm{p}} + \vec{F}_{\mathrm{rad}} en utilisant la formule fournie pour (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{F}_{\mathrm{noy}} en coordonnées polaires.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force conservative \vec{F}_{\text{noy}} à partir du gradient de l'énergie potentielle \mathcal{E}_{\mathrm{p}}(r).
  2. Identifier les composantes du vecteur vitesse \vec{v} et du vecteur \vec{F}_{\text{noy}} dans la base polaire (\widehat{e}_{r}, \widehat{e}_{\theta}).
  3. Utiliser l'expression du formulaire pour calculer le terme convectif (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\mathrm{grad}})\vec{F}_{\text{noy}}, puis en déduire la résultante \vec{F} = \vec{F}_{\text{noy}} + \vec{F}_{\text{rad}}.
Voir la réponse courte

Projection de la force du noyau et de la force de freinage radiatif dans la base polaire.

Voir le corrigé complet

La force conservative exercée par le noyau sur l'électron dérive de l'énergie potentielle centrale \mathcal{E}_{\mathrm{p}}(r) :

\vec{F}_{\text{noy}} = -\overrightarrow{\mathrm{grad}}\,\mathcal{E}_{\mathrm{p}}(r) = -\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r}\,\widehat{e}_{r}

Dans la base polaire (\widehat{e}_{r}, \widehat{e}_{\theta}), la vitesse de l'électron s'écrit :

\vec{v} = \dot{r}\,\widehat{e}_{r} + r\dot{\theta}\,\widehat{e}_{\theta}

Identifions les composantes des vecteurs \vec{A} = \vec{v} et \vec{B} = \vec{F}_{\text{noy}} intervenant dans la relation du formulaire :

\begin{cases} A_{r} = \dot{r} \\ A_{\theta} = r\dot{\theta} \end{cases} \quad \text{et} \quad \begin{cases} B_{r}(r) = -\dfrac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r} \\ B_{\theta} = 0 \end{cases}

La composante B_{r} ne dépendant que de r, on a \dfrac{\partial B_{r}}{\partial \theta} = 0. En injectant ces composantes dans la formule fournie :

\begin{aligned} [(\vec{v}\cdot\overrightarrow{\mathrm{grad}})\vec{F}_{\text{noy}}]_{r} &= A_{r}\frac{\partial B_{r}}{\partial r} + \frac{A_{\theta}}{r}\frac{\partial B_{r}}{\partial \theta} - \frac{A_{\theta}B_{\theta}}{r} = \dot{r}\left(-\frac{\mathrm{d}^{2}\mathcal{E}_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r^{2}}\right) = -\dot{r}\frac{\mathrm{d}^{2}\mathcal{E}_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r^{2}} \\ [(\vec{v}\cdot\overrightarrow{\mathrm{grad}})\vec{F}_{\text{noy}}]_{\theta} &= A_{r}\frac{\partial B_{\theta}}{\partial r} + \frac{A_{\theta}}{r}\frac{\partial B_{\theta}}{\partial \theta} + \frac{A_{\theta}B_{r}}{r} = \frac{r\dot{\theta}}{r}\left(-\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r}\right) = -\dot{\theta}\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r} \end{aligned}

La force de freinage par rayonnement s'en déduit directement :

\vec{F}_{\text{rad}} = \tau\,(\vec{v}\cdot\overrightarrow{\mathrm{grad}})\vec{F}_{\text{noy}} = -\tau\dot{r}\frac{\mathrm{d}^{2}\mathcal{E}_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r^{2}}\,\widehat{e}_{r} - \tau\dot{\theta}\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r}\,\widehat{e}_{\theta}

La résultante des forces subies par l'électron est donc :

\boxed{\vec{F} = \vec{F}_{\text{noy}} + \vec{F}_{\text{rad}} = -\left(\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r} + \tau\dot{r}\frac{\mathrm{d}^{2}\mathcal{E}_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r^{2}}\right)\widehat{e}_{r} - \tau\dot{\theta}\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r}\,\widehat{e}_{\theta}}

Résultat

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Question 31

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : théorème du moment cinétique, moment cinétique

Démontrer l'égalité en précisant l'expression de .

Voir l'indice

Appliquer le théorème du moment cinétique \frac{\mathrm{d}\vec{L}_O}{\mathrm{d}t} = \overrightarrow{OM}\wedge\vec{F}, simplifier le produit vectoriel grâce à l'alignement de la force centrale, et isoler f(r).

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème du moment cinétique à l'électron par rapport au point fixe O dans le référentiel d'étude galiléen.
  2. Calculer le moment des forces en O en remarquant que seule la composante orthoradiale \vec{F}_\theta trouvée à la question 30 exerce un moment non nul.
  3. Relier ce moment à \vec{L}_{O} pour identifier directement la fonction scalaire f(r).
Voir la réponse courte

Dérivation temporelle de \vec{L}_O, produit vectoriel avec la force de rayonnement et factorisation sous la forme voulue.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen, appliquons le théorème du moment cinétique à l'électron (masse m_e) par rapport au point fixe O :

\frac{\mathrm{d}\vec{L}_O}{\mathrm{d}t} = \vec{\mathcal{M}}_O(\vec{F}) = \overrightarrow{OM} \wedge \vec{F}

Le rayon-vecteur s'écrit \overrightarrow{OM} = r\,\widehat{e}_r. En utilisant l'expression de la force totale obtenue à la question Q30, \vec{F} = F_r\,\widehat{e}_r + F_\theta\,\widehat{e}_\theta, le moment en O vaut :

\vec{\mathcal{M}}_O(\vec{F}) = (r\,\widehat{e}_r) \wedge \left( F_r\,\widehat{e}_r + F_\theta\,\widehat{e}_\theta \right) = r\,F_\theta\,\widehat{e}_z

La composante radiale étant portée par \overrightarrow{OM}, son moment est nul. D'après la question Q30, la composante orthoradiale est uniquement due au terme de freinage radiatif :

F_\theta = -\tau\,\dot{\theta}\,\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r}

Le moment cinétique orbital de l'électron dans le plan (Oxy) s'exprime quant à lui par :

\vec{L}_O = \overrightarrow{OM} \wedge (m_e\vec{v}) = (r\,\widehat{e}_r) \wedge m_e(\dot{r}\,\widehat{e}_r + r\dot{\theta}\,\widehat{e}_\theta) = m_e\,r^2\dot{\theta}\,\widehat{e}_z

On en déduit :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\vec{L}_O}{\mathrm{d}t} &= -r\,\tau\,\dot{\theta}\,\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r}\,\widehat{e}_z \\ &= -\frac{\tau}{m_e\,r}\,\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r}\,(m_e\,r^2\dot{\theta}\,\widehat{e}_z) \\ &= -\frac{\tau}{m_e\,r}\,\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r}\,\vec{L}_O \end{aligned}

L'égalité demandée est donc établie avec :

\boxed{f(r) = -\frac{\tau}{m_e\,r}}

Résultat

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : moment cinétique, rayonnement dipolaire

Si , déterminer pour un moment cinétique initial donné. Quelle est la durée caractéristique de décroissance du moment cinétique ? Où « passe » le moment cinétique perdu par l'atome ?

Voir l'indice

Substituer la force de rappel harmonique dans l'équation sur \vec{L}_O(t) pour obtenir une décroissance exponentielle, et expliquer que le moment cinétique est évacué par le rayonnement électromagnétique émis.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dérivée de l'énergie potentielle \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r} à partir de la force de rappel harmonique \vec{F}_{\text{noy}}.
  2. Injecter ce résultat ainsi que l'expression de f(r) obtenue à la question Q31 dans l'équation différentielle régissant \vec{L}_O(t), et reconnaître le taux d'amortissement \Gamma = \tau\omega_0^2 établi à la question Q28.
  3. Résoudre l'équation différentielle pour trouver \vec{L}_O(t) et en déduire la durée caractéristique associée.
  4. Interpréter la perte de moment cinétique par le transport de moment cinétique par le champ électromagnétique rayonné.
Voir la réponse courte

Résolution différentielle de \vec{L}_O(t) avec amortissement exponentiel ; le moment cinétique est évacué par le rayonnement électromagnétique émis.

Voir le corrigé complet

La force exercée par le noyau sur l'électron s'écrit :

\vec{F}_{\text{noy}} = -m_e \omega_0^2 r\,\widehat{e}_r = -\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r}\,\widehat{e}_r \quad \implies \quad \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r} = m_e \omega_0^2 r

D'après le résultat de la question Q31, l'évolution temporelle du moment cinétique orbital vérifie :

\frac{\mathrm{d}\vec{L}_O}{\mathrm{d}t} = f(r)\,\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r}\,\vec{L}_O

avec f(r) = -\frac{\tau}{m_e r}. En substituant :

f(r)\,\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r} = \left(-\frac{\tau}{m_e r}\right)\left(m_e \omega_0^2 r\right) = -\tau \omega_0^2

D'après la question Q28, on a \Gamma = \tau \omega_0^2. L'équation différentielle s'écrit donc simplement :

\frac{\mathrm{d}\vec{L}_O}{\mathrm{d}t} = -\tau \omega_0^2\,\vec{L}_O = -\Gamma\,\vec{L}_O

Par intégration immédiate avec la condition initiale \vec{L}_O(0), on obtient :

\boxed{\vec{L}_O(t) = \vec{L}_O(0)\,\exp(-\tau \omega_0^2\,t) = \vec{L}_O(0)\,\exp(-\Gamma t)}

La durée caractéristique de décroissance du moment cinétique est :

\boxed{\tau_L = \frac{1}{\tau \omega_0^2} = \frac{1}{\Gamma}}

Numériquement, avec \Gamma \simeq 9{,}4 \times 10^7\text{ s}^{-1} (calculé à la question Q26 pour la raie bleue), on trouve \tau_L \simeq 1{,}1 \times 10^{-8}\text{ s} = 11\text{ ns}.

Où « passe » le moment cinétique ?
Le moment cinétique perdu par l'atome est emporté par le champ électromagnétique rayonné. En effet, comme vu dans les parties II.A et II.B, le champ électromagnétique est porteur d'une impulsion volumique \vec{p}_{\text{em}} = \epsilon_0 \vec{E} \wedge \vec{B}, et donc d'un moment cinétique volumique \vec{\ell}_{\text{em}} = \vec{r} \wedge \vec{p}_{\text{em}}. Le moment cinétique global du système isolé \{\text{atome} + \text{rayonnement}\} est rigoureusement conservé.

Résultat

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B · Stabilité d'un atome classique

Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : mouvement circulaire uniforme, troisième loi de kepler

Rappeler l'expression de la force coulombienne exercée par le noyau sur l'électron. En l'absence de toute autre interaction, justifier que le mouvement de l'électron est uniforme. Déterminer la vitesse de l'électron sur son orbite ainsi que la période du mouvement. Comment nomme-t-on cette dernière relation ? Exprimer l'énergie mécanique de l'électron en fonction de .

Voir l'indice

Écrire la force coulombienne, appliquer le principe fondamental de la dynamique sur une trajectoire circulaire pour trouver v(r) et T(r) (troisième loi de Kepler), puis sommer énergie cinétique et potentielle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force coulombienne exercée par la charge ponctuelle +Ze sur la charge -e située en \vec{r} = r\,\widehat{e}_r.
  2. Justifier le caractère uniforme du mouvement circulaire soit par le théorème de l'énergie cinétique (la force est orthogonale à la vitesse), soit par la projection orthoradiale du principe fondamental de la dynamique.
  3. Projeter le principe fondamental de la dynamique sur la normale rentrante pour obtenir v, puis en déduire la période T et reconnaître la troisième loi de Kepler.
  4. Exprimer l'énergie cinétique et l'énergie potentielle électrostatique pour obtenir l'énergie mécanique totale \mathcal{E}.
Voir la réponse courte

Application du PFD en orbite circulaire : vitesse v(r), 3e loi de Kepler et énergie mécanique \mathcal{E} = -e^2/(8\pi\epsilon_0 r).

Voir le corrigé complet

Le noyau ponctuel de charge +Ze est fixe à l'origine O. L'électron, de charge -e et de masse m_e, est repéré par sa position \overrightarrow{OM} = r\,\widehat{e}_r.

1. Expression de la force coulombienne

La force électrostatique subie par l'électron s'écrit :

\boxed{\vec{F}_{\text{coul}} = -\frac{Ze^2}{4\pi\epsilon_0 r^2}\,\widehat{e}_r}

2. Caractère uniforme du mouvement

Sur une orbite circulaire de rayon r = \text{cte}, le vecteur vitesse de l'électron est purement orthoradial :

\vec{v} = r\dot{\theta}\,\widehat{e}_\theta

La force coulombienne étant purement radiale, elle est orthogonale à la trajectoire à chaque instant :

\mathcal{P} = \vec{F}_{\text{coul}} \cdot \vec{v} = 0

D'après le théorème de l'énergie cinétique appliqué à l'électron dans le référentiel d'étude galiléen :

\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{c}}}{\mathrm{d}t} = \mathcal{P} = 0 \implies \mathcal{E}_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2}m_e v^2 = \text{cte}

La norme de la vitesse v = \|\vec{v}\| est constante : le mouvement de l'électron est uniforme.

3. Vitesse v et période T de l'orbite

L'accélération d'un mouvement circulaire uniforme de rayon r et de vitesse v est centripète :

\vec{a} = -\frac{v^2}{r}\,\widehat{e}_r

Le principe fondamental de la dynamique projeté selon \widehat{e}_r donne :

-m_e \frac{v^2}{r} = -\frac{Ze^2}{4\pi\epsilon_0 r^2} \implies \frac{m_e v^2}{r} = \frac{Ze^2}{4\pi\epsilon_0 r^2}

On en déduit l'expression de la vitesse orbitale :

\boxed{v = \sqrt{\frac{Ze^2}{4\pi\epsilon_0 m_e r}}}

Le parcours d'une révolution complète correspond à un périmètre 2\pi r parcouru à la vitesse constante v. La période T vaut donc :

T = \frac{2\pi r}{v} = 2\pi r \sqrt{\frac{4\pi\epsilon_0 m_e r}{Ze^2}}

soit :

\boxed{T = 2\pi \sqrt{\frac{4\pi\epsilon_0 m_e r^3}{Ze^2}}}

En élevant cette expression au carré, on obtient :

\frac{T^2}{r^3} = \frac{16\pi^3 \epsilon_0 m_e}{Ze^2} = \text{cte}

Cette relation est l'analogue coulombien de la troisième loi de Kepler (ou loi des périodes).

4. Énergie mécanique \mathcal{E} de l'électron

L'énergie cinétique vaut :

\mathcal{E}_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2}m_e v^2 = \frac{Ze^2}{8\pi\epsilon_0 r}

L'énergie potentielle électrostatique, choisie nulle à l'infini (\mathcal{E}_{\mathrm{p}}(\infty) = 0), dérive de \vec{F}_{\text{coul}} = -\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}r}\widehat{e}_r :

\mathcal{E}_{\mathrm{p}}(r) = -\frac{Ze^2}{4\pi\epsilon_0 r}

L'énergie mécanique totale \mathcal{E} = \mathcal{E}_{\mathrm{c}} + \mathcal{E}_{\mathrm{p}} s'écrit alors :

\mathcal{E} = \frac{Ze^2}{8\pi\epsilon_0 r} - \frac{Ze^2}{4\pi\epsilon_0 r}

d'où :

\boxed{\mathcal{E} = -\frac{Ze^2}{8\pi\epsilon_0 r}}

Résultat

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Question 34

DifficileTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : formule de larmor, effondrement radiatif

Déterminer l'équation différentielle vérifiée par le rayon de l'orbite de l'électron. En déduire si le rayon initial est noté . Dans le cas de l'atome d'hydrogène pour lequel , calculer le temps d' « effondrement » de l'électron sur le noyau. En déduire une expression littérale puis une estimation numérique du nombre de tours effectués par cet électron pendant la durée de sa chute sur le noyau.

Voir l'indice

Écrire la perte d'énergie \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}}{\mathrm{d}t} = -\mathcal{P}_{\mathrm{Larmor}} avec \gamma = v^2/r, en déduire une équation séparable sur r(t) de la forme r^2 \dot{r} = \mathrm{cste}, et intégrer pour trouver le temps d'effondrement.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le bilan énergétique de l'orbite quasi-statique : la perte d'énergie mécanique \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}}{\mathrm{d}t} compense exactement la puissance rayonnée \mathcal{P} donnée par la formule de Larmor avec l'accélération centripète \gamma = \frac{v^2}{r}.
  2. Intégrer l'équation différentielle à variables séparables reliant r^2\mathrm{d}r et \mathrm{d}t pour obtenir la loi horaire r(t) et le temps d'effondrement t_{\text{eff}} tel que r(t_{\text{eff}}) = 0.
  3. Calculer le nombre de tours N = \int_0^{t_{\text{eff}}} \frac{\mathrm{d}t}{T(t)} en reliant la période instantanée T(t) au rayon r(t) par la troisième loi de Kepler.
Voir la réponse courte

Bilan de puissance radiatif \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}}{\mathrm{d}t} = -\mathcal{P}_{\text{Larmor}} pour obtenir \dot{r}, calcul du temps de chute \sim 10^{-11}\text{ s} et du nombre de révolutions.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q33, l'énergie mécanique de l'électron sur une orbite circulaire de rayon r autour d'un noyau de charge Ze s'écrit, en introduisant \chi = \frac{e}{4\pi\epsilon_0} :

\mathcal{E}(t) = -\frac{Ze\chi}{2r(t)}

Sa dérivée temporelle est :

\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}}{\mathrm{d}t} = \frac{Ze\chi}{2r^2}\frac{\mathrm{d}r}{\mathrm{d}t}

L'accélération du mouvement circulaire non perturbé est purement centripète :

\gamma = \frac{v^2}{r} = \frac{Ze\chi}{m_e r^2}

La puissance électromagnétique rayonnée est donnée par la formule de Larmor :

\mathcal{P} = \frac{e^2\gamma^2}{6\pi\epsilon_0 c^3} = \frac{2}{3}\frac{e\chi}{c^3}\gamma^2 = \frac{2 Z^2 e^3 \chi^3}{3 m_e^2 c^3 r^4}

Dans le cadre de l'approximation quasi-statique, la conservation de l'énergie s'écrit \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}}{\mathrm{d}t} = -\mathcal{P}, soit :

\frac{Ze\chi}{2r^2}\frac{\mathrm{d}r}{\mathrm{d}t} = -\frac{2 Z^2 e^3 \chi^3}{3 m_e^2 c^3 r^4}

On en déduit l'équation différentielle vérifiée par r(t) :

\boxed{r^2 \frac{\mathrm{d}r}{\mathrm{d}t} = -\frac{4 Z e^2 \chi^2}{3 m_e^2 c^3}}

En séparant les variables, il vient \frac{1}{3}\frac{\mathrm{d}(r^3)}{\mathrm{d}t} = -\frac{4 Z e^2 \chi^2}{3 m_e^2 c^3}, soit :

\frac{\mathrm{d}(r^3)}{\mathrm{d}t} = -\frac{4 Z e^2 \chi^2}{m_e^2 c^3}

En intégrant avec la condition initiale r(0) = r_0 :

\boxed{r(t) = \left( r_0^3 - \frac{4 Z e^2 \chi^2}{m_e^2 c^3} t \right)^{1/3}}

Le temps d'effondrement t_{\text{eff}} correspond à l'instant où le rayon s'annule, r(t_{\text{eff}}) = 0 :

\boxed{t_{\text{eff}} = \frac{m_e^2 c^3 r_0^3}{4 Z e^2 \chi^2}}

Pour l'atome d'hydrogène (Z = 1) avec r_0 = 53\text{ pm} = 53 \times 10^{-12}\text{ m} :

\begin{aligned} m_e^2 c^3 r_0^3 &= (9{,}1 \times 10^{-31})^2 \times (3{,}0 \times 10^8)^3 \times (53 \times 10^{-12})^3 \simeq 3{,}3 \times 10^{-66}\text{ SI} \\ 4 e^2 \chi^2 &= 4 \times (1{,}6 \times 10^{-19})^2 \times (1{,}5 \times 10^{-9})^2 \simeq 2{,}3 \times 10^{-55}\text{ SI} \end{aligned}

D'où l'application numérique :

\boxed{t_{\text{eff}} \simeq 1{,}5 \times 10^{-11}\text{ s} = 15\text{ ps}}

Le nombre élémentaire de tours effectués pendant \mathrm{d}t est \mathrm{d}N = \frac{\mathrm{d}t}{T(t)}, où T(t) est la période instantanée de révolution. D'après la question Q33 :

T(t) = 2\pi\sqrt{\frac{m_e r(t)^3}{Z e \chi}} = T_0 \left(\frac{r(t)}{r_0}\right)^{3/2} = T_0 \sqrt{1 - \frac{t}{t_{\text{eff}}}}

où T_0 = T(r_0) = 2\pi\sqrt{\frac{m_e r_0^3}{Z e \chi}} est la période orbitale initiale. Le nombre total de tours s'obtient par intégration :

N = \int_0^{t_{\text{eff}}} \frac{\mathrm{d}t}{T_0 \sqrt{1 - \frac{t}{t_{\text{eff}}}}} = \frac{t_{\text{eff}}}{T_0} \left[ -2\sqrt{1 - \frac{t}{t_{\text{eff}}}} \right]_0^{t_{\text{eff}}} = 2\,\frac{t_{\text{eff}}}{T_0}

En remplaçant t_{\text{eff}} et T_0 par leurs expressions :

\boxed{N = 2\,\frac{t_{\text{eff}}}{T_0} = \frac{m_e^{3/2} c^3 r_0^{3/2}}{4\pi Z^{1/2} e^{3/2} \chi^{3/2}}}

Calculons numériquement la période orbitale initiale T_0 :

T_0 = 2\pi \sqrt{\frac{9{,}1 \times 10^{-31} \times (53 \times 10^{-12})^3}{1{,}6 \times 10^{-19} \times 1{,}5 \times 10^{-9}}} \simeq 2\pi \sqrt{5{,}65 \times 10^{-34}} \simeq 1{,}5 \times 10^{-16}\text{ s}

On obtient finalement :

N \simeq 2 \times \frac{1{,}45 \times 10^{-11}}{1{,}52 \times 10^{-16}} \simeq 1{,}9 \times 10^5\text{ tours}
\boxed{N \simeq 1{,}9 \times 10^5\text{ tours}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 35

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : stabilité de l'atome, quantification de l'énergie

Selon vous, comment la mécanique quantique permet-elle de remédier aux problématiques soulevées par les questions 32 et 34 ?

Voir l'indice

Expliquer brièvement comment la quantification des niveaux d'énergie (postulat de Bohr, équation de Schrödinger) interdit à l'électron d'avoir une énergie inférieure à celle de l'état fondamental stable.

Voir la stratégie

Pour répondre de manière synthétique et rigoureuse :

  1. Rappeler le paradoxe soulevé par les modèles classiques : l'effondrement radiatif de l'atome en un temps extrêmement court (t_{\text{eff}} \sim 10^{-11}\text{ s}), rendant la matière instable.
  2. Expliquer la stabilisation par le principe d'indétermination de Heisenberg (démarche de la partie I.B) : le confinement spatial impose une énergie cinétique divergente à petite distance, assurant l'existence d'un état fondamental d'énergie minimale.
  3. Expliquer l'absence de rayonnement à l'aide des états stationnaires de l'équation de Schrödinger : une densité de charge stationnaire ne génère aucun rayonnement électromagnétique.
Voir la réponse courte

Confinement quantique interdisant la localisation ponctuelle de l'électron au noyau et existence d'un état fondamental d'énergie minimale stable.

Voir le corrigé complet

Les questions 32 et 34 mettent en évidence l'échec fondamental de la physique classique à décrire l'atome : toute charge accélérée rayonne de l'énergie (formule de Larmor), de sorte que l'électron spiralerait jusqu'au noyau en un temps infinitésimal (t_{\text{eff}} \simeq 1{,}5 \times 10^{-11}\text{ s} d'après Q34), ce qui contredit la stabilité de la matière.

La mécanique quantique résout ce paradoxe par deux concepts complémentaires :

  1. L'existence d'un état fondamental stable via les inégalités d'Heisenberg :
    D'après le principe d'indétermination de Heisenberg (étudié en partie I.B), confiner l'électron au voisinage du noyau (\Delta r \to 0) implique une indétermination sur l'impulsion qui diverge (\Delta p \sim \hbar/\Delta r), et par conséquent une énergie cinétique de confinement proportionnelle à 1/r^2. Cette énergie cinétique l'emporte à courte distance sur l'énergie potentielle coulombienne attractive en -1/r. L'énergie totale admet ainsi un minimum absolu, l'état fondamental de rayon a_0 (rayon de Bohr), en deçà duquel l'atome ne peut céder d'énergie : l'effondrement sur le noyau est physiquement impossible.
  2. La notion d'état stationnaire et l'absence de rayonnement :
    En mécanique ondulatoire, l'état de l'électron est décrit par une fonction d'onde \Psi(\vec{r},t) = \psi(\vec{r})\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}E t/\hbar}. Pour un tel état, la densité volumique de probabilité de présence |\Psi(\vec{r},t)|^2 = |\psi(\vec{r})|^2 ainsi que la densité de charge associée \rho(\vec{r}) = -e|\psi(\vec{r})|^2 sont indépendantes du temps. Il n'y a donc aucune charge en mouvement macroscopique accéléré, aucun moment dipolaire oscillant et, par conséquent, aucune émission de rayonnement électromagnétique. Le rayonnement n'apparaît que de manière discrète lors de transitions quantiques entre deux niveaux d'énergie (\Delta \mathcal{E} = h\nu).
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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2026 ?

Surtout 4 chapitres : Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (21 % des questions), Électrostatique (14 %), Induction et forces de Laplace (14 %) et Photons et dualité onde-corpuscule (13 %). Plus ponctuellement : Cinématique et dynamique du point, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Mouvement dans un champ de force centrale, Fonction d'onde et équation de Schrödinger, Dipôles électrique et magnétique…

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2026 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 17 questions sur 35 (49 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la partie I en entier (Q1 à Q10). Avec les autres programmes de première année : 17 en MPSI, 10 en PTSI, 17 en MP2I et 10 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2026 ?

Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2026 ?

Q34 (formule de larmor), cotée 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2026 ?

Questions de cours : Q1 (coordonnée sphérique), Q2 (champ électrostatique), Q6 (fonction d'onde), Q11 (équation de maxwell), Q12 (onde plane progressive harmonique), Q13 (équation de maxwell-faraday) et Q33 (mouvement circulaire uniforme). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q4 (théorème de gauss), Q9 (rayon de bohr), Q14 (vecteur de poynting) et Q24 (modèle de thomson).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2026 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (17 sur 35), par exemple : Q1 à Q3, Q5 à Q8, Q10, Q12 à Q15, Q19, Q20, Q25, Q27 et Q30. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q16, Q18, Q24, Q26, Q28 et Q31.

Le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2026 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury note qu'une majorité de candidats a bien avancé et traité une grande partie des questions, plusieurs questions s'étant toutefois révélées sélectives.

Pourquoi la force exercée par le noyau est-elle linéaire en position en Q24 ?

Le noyau y est modélisé par une distribution sphérique volumique homogène de charge positive (modèle de Thomson). Par analogie avec Q4, le théorème de Gauss montre que le champ électrique intérieur est proportionnel à la distance au centre, ce qui conduit à une force de rappel harmonique.

Comment traiter la dérivée troisième de la force de rayonnement en Q29 ?

On applique la méthode perturbative demandée : à l'ordre zéro, le mouvement non perturbé vérifie \ddot{x} = -\omega_0^2 x. En dérivant, on remplace \dddot{x} par -\omega_0^2 \dot{x} dans l'expression de \vec{F}_{\text{rad}}, ce qui fait apparaître un terme de frottement fluide standard.

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