Corrigé détaillé X ENS Physique B PC 2020 (page 2/3 : Partie 1 (questions 14 à 25))
Ondes de gravité dans un fluide
- 42 questions corrigées
- Sujet accessible
- Faisable en PCSI : 15 questions sur 42
- Vérifié question par question
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Partie 1 : Ondes de surface (suite)
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : longueur d'onde, onde progressive
De la même manière, déterminer la longueur d'onde des ondes de surface.
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Mesurer la distance horizontale séparant deux lignes obliques homologues successives à un instant donné (distance entre crêtes le long d'une ligne horizontale).
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- Identifier l'axe spatial sur la chronophotographie : l'axe horizontal représente la position spatiale x, tandis que l'axe vertical (orienté vers le bas) représente le temps t. Une coupe à instant fixé est donc une ligne horizontale.
- Utiliser la trace sombre verticale centrale laissée par le flotteur comme étalon spatial, sa largeur correspondant au diamètre du cylindre D = 15\text{ cm}.
- Mesurer la distance horizontale séparant deux crêtes consécutives (deux lignes claires successives) pour en déduire la longueur d'onde \lambda_{\mathrm{exp}}.
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Mesure de la distance spatiale entre crêtes successives à date fixée pour déterminer la longueur d'onde expérimentale \lambda_{\mathrm{exp}}.
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La longueur d'onde \lambda_{\mathrm{exp}} représente la période spatiale de l'onde. Elle se mesure à un instant fixé t, c'est-à-dire le long d'une ligne horizontale sur la chronophotographie spatio-temporelle (x,t) de la figure (3).
Pour déterminer l'échelle spatiale, on prend pour référence la largeur de la frange sombre verticale centrale associée au cylindre, qui vaut :
Sur une horizontale donnée (par exemple dans la partie supérieure ou médiane du diagramme où le signal est bien visible), la distance séparant deux lignes d'égale phase consécutives (deux maxima consécutifs de clarté) est environ 4,5 à 5 fois plus grande que la largeur de la bande centrale :
On en déduit :
Compte tenu de l'incertitude de lecture sur le cliché, on retient :
Résultat
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La détermination de la longueur d'onde s'est révélée moins intuitive et moins réussie que celle de la fréquence.
« Les bonnes réponses se font ici plus rares, car l’accès à la longueur d’onde est moins « intuitif » que pour la fréquence. »
Source : rapport du jury X-ENS 2020
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : célérité, onde progressive
Estimer la célérité de ces ondes de surface.
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Utiliser la pente des franges \Delta x / \Delta t ou la relation cinématique fondamentale c_{\mathrm{exp}} = \lambda_{\mathrm{exp}} f'_{\mathrm{exp}}.
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Pour estimer la célérité c_{\mathrm{exp}} de propagation des ondes de surface, deux démarches équivalentes sont envisageables :
- Utiliser la relation fondamentale de propagation liant la longueur d'onde spatiale \lambda_{\mathrm{exp}} et la fréquence temporelle f'_{\mathrm{exp}} déterminées aux questions précédentes : c_{\mathrm{exp}} = \lambda_{\mathrm{exp}} f'_{\mathrm{exp}}.
- Mesurer directement la pente des lignes obliques sur le diagramme spatio-temporel de la figure (3), qui représentent les lignes de phase d'équation x \mp c_{\mathrm{exp}} t = \text{Cste}.
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Calcul de la célérité par la relation c_{\mathrm{exp}} = \lambda_{\mathrm{exp}} f'_{\mathrm{exp}} ou par la pente des lignes de crête.
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Pour une onde progressive se propageant le long de l'axe (Ox), la célérité de phase c_{\mathrm{exp}} est reliée à la longueur d'onde \lambda_{\mathrm{exp}} et à la fréquence temporelle f'_{\mathrm{exp}} par :
En utilisant les valeurs déterminées aux questions Q13 et Q14 :
- f'_{\mathrm{exp}} \approx 2{,}0\text{ Hz} (soit T'_{\mathrm{exp}} \approx 0{,}50\text{ s}),
- \lambda_{\mathrm{exp}} \approx 0{,}70\text{ m},
on obtient :
De façon équivalente, une mesure directe de l'inverse de la pente des lignes de crête sur le diagramme spatio-temporel (x,t) donne :
Compte tenu des incertitudes de lecture graphique, on retient l'intervalle d'estimation :
Résultat
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L'application numérique de la célérité a souvent fait défaut ou a été faussée malgré une formule correcte.
« l’expression littérale de la célérité des ondes a souvent été la seule partie correcte de la réponse. »
Source : rapport du jury X-ENS 2020
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
Notions : relation de dispersion, vitesse de phase
Représenter l'allure graphique de la fonction . On précisera ses comportements limite et asymptotique.
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Calculer les développements équivalents de \omega(k) au voisinage de k\to 0 (\tanh(u) \sim u) et de k\to +\infty (\tanh(u) \to 1) pour esquisser la courbe et ses tangentes/asymptotes.
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- Exprimer \omega(k) à partir de la relation de dispersion (1) pour k > 0 et \omega \ge 0.
- Étudier le comportement à la limite k \to 0 (kH \ll 1, approximation des eaux peu profondes).
- Déterminer le comportement asymptotique k \to +\infty (kH \gg 1, approximation des eaux profondes).
- Tracer l'allure de la courbe \omega(k) en faisant apparaître ces deux régimes caractéristiques.
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Tracé de \omega(k) montrant le comportement linéaire en eau peu profonde (\omega \sim k\sqrt{gH}) et la courbure parabolique en eau profonde (\omega \sim \sqrt{gk}).
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La relation de dispersion liant la pulsation \omega au nombre d'onde k s'écrit, pour \omega \ge 0 et k > 0 :
1. Comportement limite en k \to 0 (kH \ll 1, régime des ondes en eau peu profonde) :
Au voisinage de 0, le développement limité de la tangente hyperbolique est \tanh(x) = x - \frac{x^3}{3} + \mathcal{O}(x^5). On en déduit :
La fonction admet donc au voisinage de l'origine un comportement linéaire :
La courbe part de l'origine avec une demi-tangente de pente finie égale à \sqrt{gH}.
2. Comportement asymptotique en k \to +\infty (kH \gg 1, régime des ondes en eau profonde) :
Lorsque k \to +\infty, \tanh(kH) \to 1. Ainsi :
La courbe présente une branche parabolique de direction asymptotique l'axe des abscisses, avec une dérivée tendant vers zéro :
3. Allure graphique :
La fonction \omega(k) est strictement croissante et concave sur \mathbb{R}^+.
Résultat
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Il fallait impérativement préciser les comportements limites et asymptotiques en plus de l'allure graphique.
« Les comportements limites et asymptotiques, bien que demandés étaient rarement indiqués (quand bien même la forme de la courbe les représentait correctement). »
Source : rapport du jury X-ENS 2020
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : milieu dispersif, relation de dispersion
Indiquer à quelle condition le milieu peut être considéré comme non dispersif.
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Rappeler la définition d'un milieu non dispersif (v_\varphi = v_{\mathrm{g}} = \mathrm{cste}, soit \omega proportionnel à k) et identifier le domaine de validité correspondant sur le graphe.
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Le milieu est non dispersif lorsque la vitesse de phase est indépendante de k, soit dans la limite des eaux peu profondes kH \ll 1.
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Un milieu de propagation est qualifié de non dispersif si la vitesse de phase v_{\varphi} = \dfrac{\omega}{k} est indépendante de la pulsation \omega (ou du nombre d'onde k), ce qui implique que la vitesse de groupe v_{\mathrm{g}} = \dfrac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} est égale à la vitesse de phase :
Cela correspond à une relation de dispersion linéaire de la forme \omega(k) = c\,k, où c est une constante.
D'après l'étude menée à la question précédente (Q16), la relation de dispersion (1) n'est linéaire que dans la limite des faibles profondeurs (ou ondes longues) :
Dans ce régime, on a \tanh(kH) \sim kH, soit \omega(k) \approx \sqrt{gH}\,k, d'où v_{\varphi} = v_{\mathrm{g}} \approx \sqrt{gH}.
Le milieu peut donc être considéré comme non dispersif sous la condition :
Résultat
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La condition de milieu non dispersif devait être formulée en lien avec la relation de dispersion de l'énoncé.
« La simple réponse « quand k/ω est constant » ne peut suffire. Ce doit être relié avec la relation de dispersion qui nous concerne ici. »
Source : rapport du jury X-ENS 2020
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : vitesse de phase, vitesse de groupe
Associer la célérité calculée à la question (15) à l'une des vitesses de groupe ou de phase.
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Se demander si le front mesuré à fréquence bien déterminée correspond au déplacement d'une surface d'égale phase ou à la vitesse de transmission d'un paquet d'ondes.
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En suivant la trajectoire d'une crête d'onde (phase constante), la grandeur mesurée s'identifie à la vitesse de phase v_{\varphi}.
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Sur la chronophotographie (figure 3), les lignes obliques représentent les trajectoires spatio-temporelles d'états d'intensité lumineuse donnés, c'est-à-dire les lignes de phase constante (crêtes ou creux de l'onde de surface).
La vitesse associée c_{\text{exp}}, déterminée soit par le suivi d'une crête au cours du temps (\Delta x / \Delta t), soit par la relation c_{\text{exp}} = \lambda_{\text{exp}} f'_{\text{exp}} = \omega/k, mesure la vitesse de déplacement des surfaces d'égale phase.
Par conséquent, c_{\text{exp}} s'associe à la vitesse de phase :
Résultat
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Le choix entre vitesse de phase et vitesse de groupe devait impérativement être justifié.
« Quand il y a une chance sur deux, sans justification le candidat ne peut pas se voir accorder de points. »
Source : rapport du jury X-ENS 2020
Question déjà tombée ailleurs
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : célérité, relation de dispersion
Déduire de la relation (1), dans la limite , l'expression de la célérité des ondes de surface. Calculer sa valeur numérique. Vérifier la compatibilité de cette valeur avec celle de déterminée en réponse à la question (15).
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Prendre la limite kH \ll 1 dans la relation de dispersion pour trouver c = \sqrt{gH} et comparer la valeur numérique obtenue avec celle déduite expérimentalement à la question 15.
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- Effectuer un développement limité au premier ordre de la fonction \tanh(kH) pour kH \ll 1.
- En déduire l'expression de la pulsation \omega, puis de la célérité c = \omega / k.
- Effectuer l'application numérique avec les valeurs fournies (H = 20\text{ cm}) et comparer au résultat expérimental obtenu à la question Q15.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour kH \ll 1, \tanh(kH) \sim kH conduit à c = \sqrt{gH} ; la valeur calculée concorde avec la mesure expérimentale c_{\mathrm{exp}}.
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La relation de dispersion s'écrit :
Dans la limite des faibles profondeurs (kH \ll 1), un développement limité au premier ordre donne :
Il vient ainsi pour la pulsation :
Comme le milieu est non dispersif dans cette limite (d'après la question Q17), la célérité de phase et la vitesse de groupe coïncident et valent :
Application numérique : avec g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et H = 20\text{ cm} = 0{,}20\text{ m},
Comparaison avec l'expérience : À la question Q15, la pente mesurée sur la chronophotographie conduisait à c_{\mathrm{exp}} \approx 1{,}4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. L'accord entre la valeur théorique en régime d'eau peu profonde et la valeur expérimentale est donc excellent, ce qui valide la modélisation adopted pour la propagation des vagues dans le canal.
Résultat
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L'application numérique nécessitait de connaître une valeur approchée de la racine de 2.
« La réponse a été assez souvent correcte, pour autant que les candidats connaissent une approximation de √2. »
Source : rapport du jury X-ENS 2020
Question 20
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : énergie potentielle, onde progressive
Exprimer l'énergie potentielle de pesanteur emmagasinée par l'onde, sur une étendue spatiale (selon ) égale à une longueur d'onde. Rappelons que la largeur de la cuve (égale à la longueur du flotteur) est notée .
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Intégrer sur une longueur d'onde spatiale l'énergie potentielle des colonnes de liquide excédentaires \mathrm{d}E_{\mathrm{p}} = \frac{1}{2}\rho g h(x,t)^2 L\,\mathrm{d}x par rapport au niveau d'équilibre h=0.
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- Exprimer l'énergie potentielle de pesanteur d'une colonne élémentaire d'eau de largeur \mathrm{d}x et d'extension transversale L, par rapport à l'état de référence de la surface au repos (y = 0).
- Intégrer cette contribution sur l'étendue spatiale d'une longueur d'onde selon (\mathrm{O}x) pour une onde sinusoïdale de hauteur h(x,t).
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Intégration de l'énergie potentielle élémentaire \frac{1}{2}\rho g \eta^2 L\,\mathrm{d}x sur une période spatiale : E_{\mathrm{p}} = \frac{1}{4} \rho g L \lambda A^2.
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Considérons une tranche élémentaire de fluide située entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x, s'étendant sur toute la largeur de la cuve L selon (\mathrm{O}z). Dans la situation d'onde, la surface libre se situe à la hauteur y = h(x,t), tandis qu'elle est en y = 0 à l'état de référence.
L'énergie potentielle de pesanteur d'un élément de volume \mathrm{d}\tau = L\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}y de masse \mathrm{d}m = \rho\,\mathrm{d}\tau situé à l'altitude y s'écrit :
Par rapport à l'état de référence (interface plane y = 0), l'énergie potentielle de pesanteur de la colonne verticale s'obtient en intégrant entre y = 0 et y = h(x,t) :
Cette expression est strictement positive que la surface soit au-dessus de sa position d'équilibre (h > 0, masse supplémentaire à une altitude y > 0) ou en dessous (h < 0, masse manquante à une altitude y < 0).
L'énergie potentielle emmagasinée sur une longueur d'onde spatiale, par exemple pour x \in [0, \lambda], s'écrit alors :
En introduisant l'expression de l'onde h(x,t) = A \sin(\Omega_0 t \pm kx) avec k = \frac{2\pi}{\lambda} :
Comme l'intervalle d'intégration est de longueur \lambda et que 2k\lambda = 4\pi, l'intégrale de la partie oscillante en cosinus sur deux périodes spatiales est nulle :
Il reste ainsi :
On en déduit l'expression demandée :
Résultat
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Il fallait poser soigneusement l'intégrale définissant l'énergie potentielle.
« Cette question demandait de considérer proprement l’expression de l’énergie potentielle pour poser la bonne intégrale (ne posant pas de difficulté mathématique). Les bonnes réponses auront été rares. »
Source : rapport du jury X-ENS 2020
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Notions : flux d'énergie, onde progressive
En déduire l'expression du flux (moyen) d'énergie potentielle () traversant une section verticale d'abscisse donnée.
Voir l'indiceIndice
Relier le flux moyen de puissance potentielle à la densité linéique d'énergie potentielle par la relation de transport \Phi_{\mathrm{p}} = \langle E_{\mathrm{p}}/\lambda \rangle \times c.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le temps de transit associé au passage d'une longueur d'onde à travers la section verticale.
- Relier le flux moyen d'énergie potentielle \Phi_{\mathrm{p}} à l'énergie potentielle E_{\mathrm{p}} par longueur d'onde calculée à la question Q20 et à la période T (ou à la célérité c).
Voir la réponse courteRéponse courte
Le flux moyen transporté à la célérité c s'exprime par \Phi_{\mathrm{p}} = E_{\mathrm{p}} c / \lambda = \frac{1}{4} \rho g L c A^2.
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L'onde progressive harmonique se propageant à la célérité c, la tranche de fluide de longueur spatiale \lambda traverse une section verticale fixe d'abscisse donnée pendant une durée égale à la période temporelle :
Par définition du flux moyen d'énergie (puissance moyenne transportée par l'onde à travers la section), l'énergie potentielle de pesanteur traversant cette section par unité de temps s'écrit :
En utilisant l'expression de E_{\mathrm{p}} établie à la question Q20, E_{\mathrm{p}} = \dfrac{1}{4} \rho g L \lambda A^2, on obtient directement :
Résultat
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Le calcul complet issu de la question précédente a rarement abouti, bien que l'analyse dimensionnelle ait pu aider.
« Parfois, par analyse dimensionnelle, les candidats proposaient des réponses pertinentes auxquelles manquait juste le facteur adimensionné. Les résultats obtenus dans la suite du calcul de la question précédente sont rares. »
Source : rapport du jury X-ENS 2020
Question 22
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : conservation de la masse, onde mécanique
Nous cherchons d'abord à relier l'amplitude des ondes à l'amplitude () des oscillations du flotteur. Nous considérons alors que le volume total des bosses (occupant chacune une demie longueur d'onde) des ondes se formant de part et d'autre du flotteur est égal à celui balayé par le flotteur sur une demie période. Dans cette démarche nous considérons que le flotteur oscille à amplitude constante sur l'échelle d'une période (hypothèse jumelle de celle adjointe à l'équation (2)).
Exprimer, dans ces conditions, l'amplitude en fonction de , et .
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Égaler le volume de fluide déplacé par le cylindre lors de sa descente/remontée (\Delta V_{\mathrm{cyl}} = D L \times 2B) au volume cumulé des deux demi-bosses formées de part et d'autre (\int_0^{\lambda/2} A \sin(kx)\,\mathrm{d}x \times L pour chaque côté).
Voir la stratégieStratégie
- Calculer le volume d'une bosse d'onde (demi-longueur d'onde) en intégrant le profil sinusoïdal de hauteur h(x) sur une demi-période spatiale [0, \lambda/2], puis multiplier par 2 pour tenir compte des ondes émises de part et d'autre du flotteur.
- Déterminer le volume balayé par le flotteur lors d'une demi-période d'oscillation, correspondant à une course verticale de crête à creux égale à 2B.
- Égaler ces deux volumes pour en déduire l'amplitude A en fonction de B, D et \lambda.
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L'égalité du volume balayé par le flotteur en une demi-période et du volume des bosses générées donne A en fonction de B, D et \lambda.
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Considérons le profil spatial d'une onde progressive se propageant vers les x>0, donné à un instant fixé par h(x) = A\sin(kx) avec k = \frac{2\pi}{\lambda}. Une bosse s'étend sur une demi-longueur d'onde, par exemple pour x \in [0, \lambda/2] où h(x) \ge 0.
Le volume d'une bosse s'étendant sur la largeur L du canal s'écrit :
Des ondes étant générées symétriquement vers la droite (x>0) et vers la gauche (x<0), il se forme deux bosses pendant une demi-période temporelle. Le volume total des bosses vaut donc :
Par ailleurs, au cours d'une demi-période d'oscillation T/2, l'ordonnée du flotteur varie entre ses deux extrema, soit une excursion verticale totale (course de crête à creux) :
D'après le résultat de la question 3, la variation correspondante de volume immergé (volume balayé par la section horizontale efficace D \times L à la ligne de flottaison) est :
En égalant le volume total des bosses au volume balayé sur une demi-période, conformément à l'énoncé :
On en déduit immédiatement :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Série de questions très sélective, réussie par un très petit nombre de copies.
« Les réponses correctes ici ont été le fait d’une poignée de copies, généralement parmi les meilleures et les plus appliquées. »
Source : rapport du jury X-ENS 2020
Question 23
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : bilan d'énergie, oscillateur amorti
En reliant la variation d'énergie par unité de temps du flotteur au flux qu'il rayonne par le biais des ondes de surface, établir que l'amplitude de ses oscillations vérifie l'équation différentielle du premier ordre :
On explicitera la dépendance de la constante avec le diamètre , la célérité et la longueur d'onde .
Voir l'indiceIndice
Effectuer un bilan d'énergie mécanique sur le flotteur : \frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{m}}}{\mathrm{d}t} = -2\Phi_{\mathrm{tot}}, en reliant l'énergie mécanique moyenne du flotteur à son amplitude B^2 et le flux total rayonné (potentiel + cinétique) à l'amplitude de l'onde.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie mécanique moyenne \langle E_{\mathrm{m}} \rangle associée aux oscillations verticales du flotteur en fonction de son amplitude B.
- Établir le bilan de puissance du flotteur en reliant la décroissance temporelle de \langle E_{\mathrm{m}} \rangle au flux d'énergie évacué par les ondes de surface se propageant de part et d'autre (x > 0 et x < 0).
- Identifier l'équation différentielle satisfaite par B(t) et expliciter la dépendance de \tau vis-à-vis de D, c et \lambda.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le bilan de puissance \mathrm{d}E_{\mathrm{m}}/\mathrm{d}t = -2\Phi_{\mathrm{tot}} appliqué à l'oscillateur conduit à la décroissance exponentielle \dot{B} + B/\tau = 0.
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L'équation du mouvement du flotteur en régime non amorti (question 4) s'écrit \ddot{u} + \omega_0^2 u = 0, avec une raideur équivalente k_{\mathrm{eff}} = m\omega_0^2. Avec m = \rho_{\mathrm{c}} \pi R^2 L = \frac{1}{8}\pi \rho D^2 L et \omega_0^2 = \frac{8g}{\pi D}, on a :
Pour des oscillations quasi-sinusoïdales d'amplitude lentement variable B(t), l'énergie mécanique moyenne du flotteur sur une période d'oscillation vaut :
Sa dérivée temporelle s'exprime donc par :
Le flotteur rayonne des ondes de gravité de surface vers les deux côtés du canal (x > 0 et x < 0). En prenant en compte le flux d'énergie potentielle \Phi_{\mathrm{p}} évacué de chaque côté, la puissance moyenne cédée sous forme d'ondes vaut \mathcal{P}_{\mathrm{perdue}} = 2\Phi_{\mathrm{p}} :
D'après la question 21, \Phi_{\mathrm{p}} = \frac{1}{4}\rho g L c A^2, et la relation établie à la question 22 donne A = \frac{\pi D}{\lambda} B. Il vient :
Le bilan d'énergie s'écrit donc :
En simplifiant par \rho g D L B (puisque B \neq 0), on obtient :
Cette équation est bien de la forme \dot{B} + \dfrac{B}{\tau} = 0, avec :
La constante de temps vérifie bien la dépendance dimensionnelle :
Résultat
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Série de questions très sélective, réussie par un très petit nombre de copies.
« Les réponses correctes ici ont été le fait d’une poignée de copies, généralement parmi les meilleures et les plus appliquées. »
Source : rapport du jury X-ENS 2020
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : facteur de qualité, oscillateur amorti
Déduire du résultat précédent l'expression du facteur de qualité du système oscillant. On exprimera en fonction de la célérité des ondes, de la période des oscillations et du diamètre du cylindre.
Voir l'indiceIndice
Rappeler la définition du facteur de qualité d'un oscillateur libre sous la forme Q = \frac{1}{2}\omega_0 \tau = \frac{\pi \tau}{T} puis injecter l'expression de \tau obtenue précédemment.
Voir la stratégieStratégie
- Relier le facteur de qualité Q au temps caractéristique d'amortissement de l'amplitude \tau et à la période des oscillations T.
- Exprimer la longueur d'onde \lambda en fonction de la célérité c et de la période T de l'onde excitée par le flotteur.
- Remplacer \tau et \lambda pour obtenir l'expression demandée de Q(c, T, D).
Voir la réponse courteRéponse courte
Le facteur de qualité se déduit du temps caractéristique d'amortissement de l'amplitude par Q = \omega_0 \tau / 2 = \pi \tau / T.
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Pour un oscillateur harmonique faiblement amorti régi par l'équation canonique :
l'amplitude B(t) des oscillations décroît selon une loi exponentielle en e^{-\frac{\omega_0}{2Q}t} = e^{-t/\tau}. Par identification avec l'équation différentielle établie à la question précédente \dot{B} + \frac{B}{\tau} = 0, on a :
D'autre part, les ondes de surface sont générées à la période temporelle T des oscillations du flotteur et se propagent à la célérité c. La longueur d'onde s'écrit donc :
En injectant cette relation dans l'expression de la constante de temps d'amortissement \tau = \frac{2\lambda^2}{\pi^2 c D} (établie à la question Q23) :
On en déduit immédiatement l'expression du facteur de qualité :
Résultat
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« Les réponses correctes ici ont été le fait d’une poignée de copies, généralement parmi les meilleures et les plus appliquées. »
Source : rapport du jury X-ENS 2020
Question déjà tombée ailleurs
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : facteur de qualité, ordre de grandeur
Estimer la valeur de ce facteur de qualité. Analyser ce résultat.
Voir l'indiceIndice
Calculer la valeur numérique de Q et la confronter à l'estimation graphique de la question 6 pour confirmer le mécanisme radiatif d'amortissement.
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L'évaluation numérique de Q donne un résultat en très bon accord avec l'expérience, confirmant que l'amortissement provient du rayonnement d'ondes.
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D'après le résultat de la question 24, le facteur de qualité du système s'écrit :
en utilisant \lambda = c T.
Application numérique : Avec les valeurs obtenues précédemment :
- c \simeq 1{,}4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (question 19),
- T \simeq T_0 \simeq 0{,}50\text{ s} (questions 5 et 6), soit une longueur d'onde \lambda = c T \simeq 0{,}70\text{ m} (en accord avec la question 14),
- D = 0{,}15\text{ m},
on obtient :
Analyse du résultat :
- Accord avec l'expérience : La valeur théorique calculée (Q \approx 3) est en très bon accord avec l'estimation expérimentale directe déduite de la figure 2 à la question 6 (Q_{\text{exp}} \approx 2). L'écart modéré s'explique naturellement par les hypothèses simplificatrices du modèle (onde purement gravitaire bidimensionnelle non dispersive, géométrie simplifiée du transfert de volume, dissipation visqueuse résiduelle).
- Origine de l'amortissement : Une telle valeur (Q \sim 2\text{ à } 3) correspond à un régime oscillant très fortement amorti, le flotteur perdant l'essentiel de son énergie en seulement deux ou trois périodes, ce qui est parfaitement conforme à l'enregistrement temporel.
- Conclusion physique : Cette concordance démontre que le mécanisme prépondérant d'amortissement des oscillations du flotteur est la perte d'énergie par rayonnement d'ondes de surface emportées vers l'infini, et non le frottement fluide ou la traînée hydrodynamique (qui avait été montrée négligeable aux questions 10 et 11).
Résultat
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Série de questions très sélective, réussie par un très petit nombre de copies.
« Les réponses correctes ici ont été le fait d’une poignée de copies, généralement parmi les meilleures et les plus appliquées. »
Source : rapport du jury X-ENS 2020
Où je me situe, question par question
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.