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Corrigé détaillé X ENS Physique B PC 2020

Ondes de gravité dans un fluide

Le sujet en bref

Sujet accessible · Ondes mécaniques et acoustiques, Mécanique des fluides, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques · 8 incontournables · 15 questions de première année
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Ce problème d'une grande élégance physique explore la physique des ondes de gravité sous deux aspects complémentaires : les ondes de surface à l'interface eau/air et les ondes internes se propageant dans la masse d'un océan stratifié en densité. La première partie propose une étude complète d'un flotteur cylindrique : après avoir écarté la dissipation visqueuse par une estimation du nombre de Reynolds et de la traînée, on démontre que l'amortissement observé est quasi-intégralement d'origine radiative, par émission d'ondes de gravité superficielles. La seconde partie étudie les ondes internes de gravité excitées par l'oscillation du corps immergé. Elle met en lumière les propriétés géométriques et cinématiques très singulières de ces ondes anisotropes, pour lesquelles la vitesse de groupe (direction des rayons et du transport d'énergie) est orthogonale à la vitesse de phase, avant d'aborder des phénomènes de focalisation d'énergie sur le relief océanique. C'est un sujet remarquable de préparation aux épreuves les plus exigeantes de PC, mêlant modélisation fine, exploitation de données expérimentales et analyse spectrale.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 3 h 20 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

30 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (30) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Q26 à Q42 : La partie 2, consacrée aux ondes internes dans un fluide stratifié, est totalement indépendante de la partie 1 et peut être abordée directement.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

42 questions
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Partie 1 : Ondes de surface

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : poussée d'archimède, statique des fluides

Nous souhaitons que le cylindre flotte, à l'équilibre, en étant à moitié immergé dans l'eau. Préciser la relation que doit alors vérifier . Calculer sa valeur numérique.

Voir l'indice

Traduire la condition d'équilibre statique vertical entre le poids du cylindre et la poussée d'Archimède en remarquant que le volume immergé représente exactement la moitié du volume total.

Voir la réponse courte

À l'équilibre, le poids compense la poussée d'Archimède pour un demi-cylindre immergé, d'où \rho_{\mathrm{c}} = \rho/2 = 500\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}.

Voir le corrigé complet

Le système étudié est le cylindre de masse volumique \rho_{\mathrm{c}}, de volume total V_{\mathrm{tot}} = \pi R^2 L, à l'équilibre dans le référentiel d'étude supposé galiléen.

Il est soumis à deux forces verticales :

  • son poids :

    \vec{P} = - m g \vec{u}_{y} = -\rho_{\mathrm{c}} V_{\mathrm{tot}} g \vec{u}_{y}
  • la poussée d'Archimède exercée par l'eau de masse volumique \rho (l'action de l'air étant négligée) :

    \vec{\Pi}_{\mathrm{A}} = \rho V_{\mathrm{im}} g \vec{u}_{y}

    où V_{\mathrm{im}} désigne le volume immergé.

À l'équilibre mécanique, le principe fondamental de la statique donne :

\vec{P} + \vec{\Pi}_{\mathrm{A}} = \vec{0} \implies -\rho_{\mathrm{c}} V_{\mathrm{tot}} g + \rho V_{\mathrm{im}} g = 0

soit :

\rho_{\mathrm{c}} = \rho \frac{V_{\mathrm{im}}}{V_{\mathrm{tot}}}

Le cylindre étant à moitié immergé à l'équilibre, on a V_{\mathrm{im}} = \frac{1}{2} V_{\mathrm{tot}}, d'où la relation :

\boxed{\rho_{\mathrm{c}} = \frac{\rho}{2}}

Application numérique : Avec la masse volumique usuelle de l'eau \rho = 1{,}00 \times 10^3 \text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, on obtient :

\boxed{\rho_{\mathrm{c}} = 500 \text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} = 0{,}500 \text{ g}\cdot\text{cm}^{-3}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne pas oublier de faire l'application numérique et veiller à utiliser la valeur correcte de la masse volumique de l'eau.

« Ils sont par contre assez nombreux à ne pas faire l’application numérique ou à considérer que la masse volumique de l’eau est de 1kg/m^3 »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : analyse dimensionnelle, poussée d'archimède

Sur la base de considérations physiques et d'arguments dimensionnels, établir la dépendance de avec les différents paramètres du problème. On d'étaillera chaque étape du raisonnement.

Voir l'indice

Identifier les grandeurs pertinentes régissant le rappel gravitationnel du cylindre (g, \rho, \rho_{\mathrm{c}}, D, L) et appliquer le théorème de Vaschy-Buckingham (ou une simple analyse dimensionnelle des puissances de g et D).

Voir la stratégie
  1. Recenser tous les paramètres physiques a priori susceptibles d'intervenir dans le mouvement.
  2. Utiliser les données du problème et des arguments physiques d'invariance et de proportionnalité pour réduire la liste des paramètres pertinents.
  3. Conclure à l'aide de l'analyse dimensionnelle sur la forme de \omega_0^2.
Voir la réponse courte

L'analyse dimensionnelle avec l'accélération de la pesanteur g et le diamètre D impose \omega_0^2 \propto g/D.

Voir le corrigé complet

1. Considérations physiques et sélection des paramètres pertinents

Les paramètres physico-chimiques et géométriques a priori envisageables sont :

  • le champ de pesanteur g, moteur du rappel gravitationnel (poids et poussée d'Archimède), nécessairement présent ;
  • la profondeur H du canal : l'énoncé stipule que le fond du canal n'influence pas le mouvement du flotteur, donc H n'intervient pas ;
  • la longueur L du cylindre : le système est invariant selon l'axe (Oz) (problème bidimensionnel). La masse du flotteur (responsable de son inertie) et la variation de poussée d'Archimède (force de rappel) sont toutes deux proportionnelles à la longueur L. D'après la deuxième loi de Newton, L se simplifie et n'influence pas l'équation du mouvement ;
  • les masses volumiques \rho et \rho_{\mathrm{c}} : le rappel est proportionnel à \rho et l'inertie est proportionnelle à \rho_{\mathrm{c}}. D'après la question précédente, le flotteur est à moitié immergé à l'équilibre, imposant le rapport fixe \rho_{\mathrm{c}}/\rho = 1/2. La masse volumique se simplifie donc également de l'équation du mouvement ;
  • la dimension transversale du cylindre, caractérisée par son diamètre D (ou son rayon R = D/2).

La pulsation propre \omega_0 ne dépend donc que de deux grandeurs : g et D.

2. Analyse dimensionnelle

Les dimensions des grandeurs physiques intervenantes sont :

\begin{aligned} [\omega_0^2] &= \mathrm{T}^{-2} \\ [g] &= \mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2} \\ [D] &= \mathrm{L} \end{aligned}

Recherchons \omega_0^2 sous la forme d'une loi de puissance \omega_0^2 = C \, g^\alpha D^\beta, où C est une constante sans dimension :

[\omega_0^2] = [g]^\alpha [D]^\beta = \mathrm{L}^{\alpha + \beta} \mathrm{T}^{-2\alpha} = \mathrm{T}^{-2}

L'identification des exposants dimensionnels conduit à :

\begin{aligned} \text{Sur le temps } \mathrm{T} &: -2\alpha = -2 \implies \alpha = 1 \\ \text{Sur la longueur } \mathrm{L} &: \alpha + \beta = 0 \implies \beta = -\alpha = -1 \end{aligned}

On en déduit la dépendance cherchée :

\boxed{\omega_0^2 \propto \frac{g}{D}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'analyse dimensionnelle requiert de vrais arguments physiques et dimensionnels et non l'utilisation anticipée du calcul du PFD.

« Certains candidats ont clairement utilisé les résultats de la question 4 (résultat du calcul reposant sur le PFD) pour répondre à celle-ci, mais sans ajouter d’argument sur la physique et les dimensions du problème. Dans ces cas-là, les points ne sont pas attribués. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : poussée d'archimède, volume immergé

Exprimer, au premier ordre relativement au rapport et en fonction de , et , la variation algébrique de volume immergé du flotteur par rapport à la situation d'équilibre.

Voir l'indice

Considérer une translation verticale u autour de l'équilibre : la tranche de fluide supplémentaire ou retirée correspond, au premier ordre en u/R, à un parallélépipède de largeur D, de longueur L et de hauteur -u.

Voir la stratégie
  1. Identifier la géométrie de la ligne de flottaison à l'équilibre : le cylindre étant à demi immergé, le plan d'eau coupe le flotteur selon son plan diamétral horizontal.
  2. Évaluer le volume de la tranche émergée (ou immergée supplémentaire) lors d'un déplacement vertical u, au premier ordre en u/R.
  3. Veiller au caractère algébrique de la variation : un déplacement vers le haut (u > 0) entraîne une diminution du volume immergé.
Voir la réponse courte

Au premier ordre en u, la surface de flottaison est L D, donc la variation de volume immergé vaut \delta V_{\mathrm{im}} = L D u.

Voir le corrigé complet

À l'équilibre, le cylindre est à moitié immergé. La surface libre de l'eau (y = 0) coïncide donc avec le plan diamétral horizontal du cylindre, où la largeur de flottaison est maximale et vaut :

W(0) = 2R = D

Pour une ordonnée y quelconque au voisinage du plan diamétral, la largeur de la section transversale du cylindre s'écrit :

W(y) = 2\sqrt{R^2 - y^2} = 2R\sqrt{1 - \left(\frac{y}{R}\right)^2}

Au premier ordre en y/R, on a simplement W(y) = 2R + \mathcal{O}\left((y/R)^2\right) = D.

Lorsque le cylindre subit un déplacement vertical u = Y - Y_0 :

  • si u > 0, le flotteur monte : une tranche de hauteur u émerge, le volume immergé diminue donc d'une quantité égale au volume de cette tranche ;
  • si u < 0, le flotteur s'enfonce d'une hauteur |u| : une tranche de hauteur |u| est immergée en plus, le volume immergé augmente.

La tranche correspondante a pour longueur L, pour largeur D (au premier ordre) et pour épaisseur |u|.

La variation algébrique de volume immergé s'écrit donc au premier ordre en u/R :

\boxed{\delta V_{\mathrm{im}} = - D L u}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question simple mais source de nombreuses erreurs dues à un manque de réflexion sur le cadre géométrique.

« Cette question, pourtant très simple, a posé des problèmes à de nombreux candidats et les mauvaises réponses étaient très fréquentes. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : poussée d'archimède, oscillateur harmonique

Établir l'équation différentielle vérifiée par la variable . On fera apparaître la pulsation dont on donnera l'expression en fonction de et .

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe vertical (Oy) en exprimant la résultante du poids et de la poussée d'Archimède hors équilibre, puis identifier le terme de pulsation propre \omega_0^2.

Voir la stratégie
  1. Isoler le cylindre et faire le bilan des forces verticales (poids et poussée d'Archimède), en exploitant la condition d'équilibre statique.
  2. Appliquer la deuxième loi de Newton au centre de masse du cylindre dans le référentiel galiléen d'étude.
  3. Exprimer la masse du flotteur à l'aide des résultats de la question 1 et la variation de volume immergé grâce à la question 3 pour obtenir l'équation différentielle harmonique.
Voir la réponse courte

La projection du PFD vertical donne l'équation de l'oscillateur harmonique \ddot{u} + \omega_0^2 u = 0 avec \omega_0 = \sqrt{8g/(\pi D)}.

Voir le corrigé complet

On applique le principe fondamental de la dynamique au cylindre de masse m, assimilé à son centre de masse G, dans le référentiel \mathcal{R}(\mathrm{O}, x, y, z) supposé galiléen.

Le flotteur est soumis à deux forces verticales :

  • son poids : \vec{P} = -m g\,\vec{u}_y ;
  • la poussée d'Archimède (admise applicable en régime dynamique) : \vec{\Pi} = \rho\,V_{\mathrm{im}}\,g\,\vec{u}_y.

À l'équilibre, le cylindre est immobile, d'où :

\vec{P} + \vec{\Pi}_0 = \vec{0} \quad\implies\quad -m g + \rho\,V_{\mathrm{im},0}\,g = 0

Hors équilibre, le volume immergé s'écrit V_{\mathrm{im}} = V_{\mathrm{im},0} + \delta V_{\mathrm{im}}. La résultante des forces projetée selon l'axe (\mathrm{O}y) vaut donc :

F_y = -m g + \rho\,(V_{\mathrm{im},0} + \delta V_{\mathrm{im}})\,g = \rho\,g\,\delta V_{\mathrm{im}}

D'après le résultat de la question 3, \delta V_{\mathrm{im}} = -D L u, ce qui donne :

F_y = -\rho g D L\,u

La masse totale du cylindre homogène de diamètre D et de longueur L s'exprime, compte tenu de \rho_{\mathrm{c}} = \rho/2 (question 1), par :

m = \rho_{\mathrm{c}} V_{\mathrm{tot}} = \frac{\rho}{2} \left(\pi \frac{D^2}{4} L\right) = \frac{\pi}{8} \rho D^2 L

La deuxième loi de Newton appliquée au centre de masse G donne m\,\ddot{Y} = m\,\ddot{u} = F_y, soit :

\frac{\pi}{8} \rho D^2 L\,\ddot{u} + \rho g D L\,u = 0

En divisant par \frac{\pi}{8} \rho D^2 L, on obtient :

\ddot{u} + \frac{8g}{\pi D}\,u = 0

Il s'agit de l'équation différentielle d'un oscillateur harmonique non amorti de pulsation propre \omega_0.

\boxed{\ddot{u} + \omega_0^2\,u = 0 \quad \text{avec} \quad \omega_0 = \sqrt{\frac{8g}{\pi D}}}

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : oscillateur harmonique, fréquence propre

Calculer la valeur numérique de la fréquence correspondant à .

Voir l'indice

Remplacer les grandeurs numériques par les valeurs de l'énoncé (D=0{,}15\text{ m} et g\simeq 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}) pour obtenir f_0=\omega_0/(2\pi).

Voir la réponse courte

Application numérique directe de la fréquence propre f_0 = \frac{\omega_0}{2\pi} = \frac{1}{2\pi}\sqrt{\frac{8g}{\pi D}}.

Voir le corrigé complet

La fréquence propre f_0 associée à la pulsation \omega_0 établie à la question précédente s'exprime par :

f_0 = \frac{\omega_0}{2\pi} = \frac{1}{2\pi} \sqrt{\frac{8g}{\pi D}} = \sqrt{\frac{2g}{\pi^3 D}}

Effectuons l'application numérique sans calculatrice, avec les valeurs :

  • D = 15\text{ cm} = 0{,}15\text{ m} ;
  • g \simeq 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
  • \pi \simeq 3{,}14, d'où \pi^2 \simeq 9{,}87 \simeq g et \pi^3 \simeq 31{,}0.

En utilisant l'approximation usuelle g \simeq \pi^2, l'expression de la fréquence se simplifie sous la forme :

f_0 \simeq \sqrt{\frac{2}{\pi D}} = \sqrt{\frac{2}{3{,}14 \times 0{,}15}} = \sqrt{\frac{2}{0{,}471}} \simeq \sqrt{4{,}25} \simeq 2{,}1\text{ Hz}

(ou, en calculant directement la pulsation : \omega_0 = \sqrt{\frac{8 \times 9{,}8}{\pi \times 0{,}15}} \simeq \sqrt{166} \simeq 12{,}9\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}, ce qui conduit à f_0 = \frac{12{,}9}{2\pi} \simeq 2{,}05\text{ Hz} \simeq 2{,}1\text{ Hz}).

\boxed{f_0 \simeq 2{,}1\text{ Hz}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La question nécessitait de savoir estimer un ordre de grandeur sans l'aide d'une calculatrice.

« Cette question ne posait pas de difficulté particulière pour ceux qui savaient trouver un ordre de grandeur sans calculatrice. Cet acquis est cependant moins présent qu’on aurait pu le penser. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : facteur de qualité, décrément logarithmique, oscillateur harmonique

Déterminer, à partir de la figure (2), la pseudo-fréquence des oscillations du flotteur ainsi que l'amplitude initiale . Proposer une estimation (approximative) du facteur de qualité de cet oscillateur (en précisant la méthode adoptée).

Voir l'indice

Mesurer la pseudo-période T_{\mathrm{exp}} sur plusieurs alternances de la figure 2 pour en déduire f_{\mathrm{exp}}, lire l'amplitude initiale u_0 à t\approx 0{,}7\text{ s}, et estimer Q via la décroissance de l'amplitude sur les premières oscillations (Q \approx \pi N / \ln(u_n/u_{n+N}) ou Q\approx \pi/\delta).

Voir la stratégie
  1. Identifier sur la figure (2) la phase précédant le lâcher pour en déduire l'écart initial à l'équilibre u_0.
  2. Mesurer la pseudo-période T_{\text{exp}} sur plusieurs pseudo-oscillations à partir des maxima successifs, puis en déduire la pseudo-fréquence f_{\text{exp}} = 1/T_{\text{exp}}.
  3. Estimer le facteur de qualité Q à l'aide du décrément logarithmique calculé sur deux maxima consécutifs.
Voir la réponse courte

Mesure de la pseudo-période et de l'amplitude initiale sur l'enregistrement, puis estimation de Q via le décrément logarithmique.

Voir le corrigé complet

1. Amplitude initiale u_0

Pour t < 0{,}45\text{ s}, le cylindre est maintenu immobile dans une position enfoncée où Y \approx -10\text{ mm}. Sachant que l'ordonnée d'équilibre est Y_0 = 0\text{ mm}, l'écart initial à l'équilibre lors du lâcher est :

\boxed{u_0 = |Y(0) - Y_0| \approx 10\text{ mm}}

Remarque : si l'on s'intéresse au premier extremum atteint après le lâcher (à t \approx 0{,}78\text{ s}), l'amplitude observée est d'environ 3{,}6\text{ mm}.

2. Pseudo-période et pseudo-fréquence f_{\text{exp}}

Repérons les instants correspondant aux maxima successifs de l'ordonnée Y(t) :

  • Premier pic : t_1 \approx 0{,}78\text{ s} avec Y_1 \approx 3{,}6\text{ mm} ;
  • Deuxième pic : t_2 \approx 1{,}28\text{ s} avec Y_2 \approx 0{,}8\text{ mm} ;
  • Troisième pic : t_3 \approx 1{,}78\text{ s} avec Y_3 \approx 0{,}3\text{ mm}.

L'intervalle de temps séparant deux maxima successifs correspond à la pseudo-période :

T_{\text{exp}} = \frac{t_3 - t_1}{2} \approx \frac{1{,}78 - 0{,}78}{2} = 0{,}50\text{ s}

On en déduit la pseudo-fréquence des oscillations :

f_{\text{exp}} = \frac{1}{T_{\text{exp}}} \approx \frac{1}{0{,}50\text{ s}}
\boxed{f_{\text{exp}} \approx 2{,}0\text{ Hz}}

3. Estimation du facteur de qualité Q

Pour un oscillateur linéaire sous-amorti régi par une équation du type \ddot{u} + \frac{\omega_0}{Q}\dot{u} + \omega_0^2 u = 0, l'amplitude décroît selon une loi exponentielle de la forme e^{-\frac{\omega_0 t}{2Q}} = e^{-\frac{\pi t}{Q T_{\text{exp}}}}. Le décrément logarithmique \delta associé à deux maxima consécutifs distants d'une pseudo-période s'écrit :

\delta = \ln\left(\frac{Y_1}{Y_2}\right) = \frac{\pi}{Q} \implies Q = \frac{\pi}{\ln(Y_1 / Y_2)}

À partir des valeurs lues sur la courbe :

\frac{Y_1}{Y_2} \approx \frac{3{,}6}{0{,}8} = 4{,}5 \implies \ln(4{,}5) \approx 1{,}5

On obtient ainsi l'estimation :

Q \approx \frac{\pi}{1{,}5} \approx 2
\boxed{Q \approx 2}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'estimation graphique du facteur de qualité a été rarement réussie.

« l’estimation du facteur de qualité était plus rare, montrant que cette notion est finalement peu acquise. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : oscillateur harmonique, frottement fluide

Comparer à la pseudo-fréquence des oscillations du flotteur estimée à partir de la figure (2).

Voir l'indice

Comparer la fréquence théorique f_0 du modèle non amorti et la fréquence observée f_{\mathrm{exp}} ; constater la très faible dérive malgré le fort amortissement apparent.

Voir la réponse courte

Comparaison de f_{\mathrm{exp}} et f_0 montrant un léger écart attribuable à l'effet de masse ajoutée du fluide environnant.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q5, la fréquence propre théorique du flotteur vaut :

f_{0} \simeq 2{,}05\text{ Hz} \approx 2{,}1\text{ Hz}

D'après la question Q6, l'estimation expérimentale de la pseudo-fréquence donne :

f_{\mathrm{exp}} \approx 2{,}0\text{ Hz}

L'écart relatif entre ces deux grandeurs est très faible :

\frac{|f_{\mathrm{exp}} - f_{0}|}{f_{0}} \approx \frac{|2{,}0 - 2{,}05|}{2{,}05} \approx 2{,}5\,\%
\boxed{f_{\mathrm{exp}} \approx f_{0}}

L'accord entre le modèle théorique non amorti et l'expérience est remarquable en ce qui concerne la fréquence des oscillations.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La comparaison entre théorie et expérience exigeait un véritable commentaire physique pertinent.

« Ces comparaisons demandent naturellement un minimum de constat et de commentaire. Les réponses « c’est pareil » ou encore « c’est différent, mais c’est normal, car une expérience n’est jamais aussi précise que la théorie » n’amène pas de points. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : nombre de reynolds, ordre de grandeur

Préciser, sur la base d'une argumentation, l'expression du nombre de REYNOLDS qu'il convient d'associer à l'écoulement de l'eau autour du flotteur en mouvement. En donner une estimation (nous adopterons, pour la viscosité cinématique de l'eau, la valeur ). Commenter ce résultat.

Voir l'indice

Construire \mathrm{Re} = V D / \nu en estimant la vitesse maximale du flotteur par V \sim \omega_0 u_0 ; conclure sur le caractère très turbulent/inertiel de l'écoulement local.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la signification physique du nombre de Reynolds comme rapport entre les termes d'inertie convective et les termes de diffusion visqueuse dans l'équation de Navier-Stokes.
  2. Identifier les grandeurs caractéristiques de l'écoulement : la dimension transversale de l'obstacle (D) et la vitesse caractéristique du flotteur lors de ses oscillations (V \sim \omega_0 u_0).
  3. Réaliser l'application numérique et commenter le régime d'écoulement associé (\mathrm{Re} \gg 1).
Voir la réponse courte

Définition \mathrm{Re} = V D / \nu avec V \sim \omega_0 u_0 ; le calcul donne \mathrm{Re} \gg 1, caractérisant un écoulement à dominante inertielle.

Voir le corrigé complet

Dans l'équation de Navier-Stokes pour un fluide incompressible :

\frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} = -\frac{1}{\rho}\vec{\nabla} P + \vec{g} + \nu \Delta \vec{v}

le nombre de Reynolds \mathrm{Re} compare l'ordre de grandeur de l'accélération convective (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} \sim \frac{V^2}{D} à celui du terme de diffusion visqueuse \nu \Delta \vec{v} \sim \nu \frac{V}{D^2} :

\boxed{ \mathrm{Re} = \frac{V D}{\nu} }

où :

  • D est la dimension spatiale caractéristique transverse à l'écoulement, soit le diamètre du cylindre : D = 0{,}15\text{ m} ;
  • \nu = 10^{-6}\text{ m}^{2}\cdot\text{s}^{-1} est la viscosité cinématique de l'eau ;
  • V est la vitesse caractéristique du flotteur au cours de son mouvement oscillatoire. En considérant un mouvement quasi-sinusoïdal d'amplitude u_0 \approx 10\text{ mm} et de pulsation \omega_0 \approx 2\pi f_0 \approx 13\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} (d'après les questions Q5 et Q6), l'amplitude de vitesse s'estime par :

    V \sim \omega_0 u_0 \approx 13 \times 10^{-2} \approx 0{,}13\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

L'estimation numérique donne :

\mathrm{Re} \approx \frac{0{,}13 \times 0{,}15}{10^{-6}} \approx 2{,}0 \times 10^{4}
\boxed{ \mathrm{Re} \sim 2\cdot 10^{4} }

Commentaire : On obtient \mathrm{Re} \gg 1 (régime d'écoulement à grand nombre de Reynolds, intermédiaire à turbulent). Les effets inertiels dominent très largement les forces de viscosité dans le corps du fluide. Il y aura décollement de la couche limite à l'arrière du cylindre et formation d'un sillage turbulent ; la traînée fluide ne sera donc pas du type visqueux linéaire (loi de Stokes), mais une traînée de pression quadratique en vitesse.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Très peu de candidats ont su estimer une valeur numérique convenable du nombre de Reynolds et proposer un commentaire fondé.

« Quoique souvent en mesure d’en donner l’expression, très peu de candidats ont su trouver une valeur acceptable du nombre de Reynolds. Les commentaires sont bien souvent hasardeux. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : traînée, force de traînée

Donner l'expression de la force de traînée qui paraît alors la mieux adaptée à décrire l'action mécanique du fluide sur le flotteur en mouvement (toujours transversalement à son axe) à la vitesse . On raisonnera comme si le cylindre était totalement immergé dans un milieu infini et on s'inspirera du résultat connu relatif à un objet sphérique.

Voir l'indice

En régime inertiel (\mathrm{Re} \gg 1), la force de traînée est quadratique en vitesse, s'opposant au déplacement, et proportionnelle à la surface frontale maîtresse S = D L.

Voir la réponse courte

À grand nombre de Reynolds, expression de la traînée quadratique \vec{F}_{\mathrm{T}} = -\frac{1}{2} C_x \rho S V |V| \vec{u}_y.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q8, le nombre de Reynolds est très grand devant 1 (\mathrm{Re} \sim 2\cdot 10^4). L'écoulement autour du cylindre relève donc du régime inertiel (ou turbulent), pour lequel les forces de traînée sont dominées par les effets de pression et sont quadratiques en vitesse (loi de traînée quadratique).

Pour un objet immergé dans un fluide infini à grand nombre de Reynolds (comme une sphère pour laquelle F_{\mathrm{T}} = \frac{1}{2} C_x \rho \pi R^2 V^2), la force de traînée s'oppose au mouvement et s'écrit de manière générale :

\vec{F}_{\mathrm{T}} = -\frac{1}{2} C_x \rho S \|\vec{V}\|\vec{V}

où :

  • C_x est le coefficient de traînée (adimensionnel, d'ordre de grandeur 1) ;
  • \rho est la masse volumique de l'eau ;
  • S est l'aire de la section frontale projetée (maître-couple) perpendiculairement à la direction du mouvement.

Le cylindre se déplace transversalement à son axe selon \vec{u}_y, son axe étant parallèle à (\mathrm{O}z). La projection de sa surface sur un plan orthogonal à \vec{u}_y (le plan (\mathrm{O}x, \mathrm{O}z)) est un rectangle de largeur D et de longueur L. Le maître-couple vaut donc :

S = D L

Avec \vec{V} = V\vec{u}_{y}, la vitesse s'écrit \|\vec{V}\| = |V|, d'où l'expression de la force de traînée :

\boxed{\vec{F}_{\mathrm{T}} = -\frac{1}{2} C_x \rho D L |V| V \vec{u}_{y}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à ne pas combiner des expressions mutuellement incompatibles de la force de traînée.

« Cependant, on trouvera des mélanges assez exotiques de plusieurs expressions non compatibles de la force de traînée. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : traînée, ordre de grandeur

Exprimer, à partir de grandeurs caractéristiques que l'on précisera, le rapport caractéristique de la force de traînée à la force de rappel gravitationnel qui est intervenue en question (4) lors de l'établissement de l'équation différentielle.

Voir l'indice

Former le ratio de l'ordre de grandeur de la force de traînée \frac{1}{2} C_x \rho D L V_{\mathrm{c}}^2 à l'ordre de grandeur de la force de rappel gravitationnelle \rho g D L u_{\mathrm{c}} avec V_{\mathrm{c}}=\omega_0 u_0.

Voir la réponse courte

Évaluation du rapport caractéristique force de traînée sur force de rappel : K_{\mathrm{TR}} \sim \frac{1}{2} C_x \omega_0^2 u_0 / g \sim C_x u_0 / D.

Voir le corrigé complet

Pour évaluer le rapport caractéristique K_{\mathrm{TR}}, définissons les grandeurs caractéristiques associées aux oscillations libres du flotteur :

  • un déplacement vertical caractéristique : l'amplitude des oscillations u_{\mathrm{c}} = u_0 ;
  • une vitesse verticale caractéristique : V_{\mathrm{c}} = \omega_0 u_0.

D'après la question 4, la force de rappel d'Archimède (souvent appelée rappel gravitationnel car issue du couplage entre la pesanteur et le déplacement dans le fluide) s'écrit algébriquement :

F_{\mathrm{rap}} = -\rho g D L u

L'ordre de grandeur de l'intensité de cette force de rappel est donc :

F_{\mathrm{rap, c}} = \rho g D L u_0

D'après la question 9, la force de traînée s'exprime par \vec{F}_{\mathrm{T}} = -\frac{1}{2} C_x \rho D L |V| V \vec{u}_y, dont l'intensité caractéristique vaut :

F_{\mathrm{T, c}} = \frac{1}{2} C_x \rho D L V_{\mathrm{c}}^2 = \frac{1}{2} C_x \rho D L \omega_0^2 u_0^2

Le rapport caractéristique K_{\mathrm{TR}} s'écrit ainsi :

K_{\mathrm{TR}} = \frac{F_{\mathrm{T, c}}}{F_{\mathrm{rap, c}}} = \frac{\frac{1}{2} C_x \rho D L \omega_0^2 u_0^2}{\rho g D L u_0} = \frac{1}{2} C_x \frac{\omega_0^2 u_0}{g}

En injectant l'expression de la pulsation propre établie en question 4, \omega_0^2 = \dfrac{8g}{\pi D}, on obtient :

\boxed{K_{\mathrm{TR}} = \frac{4}{\pi} C_x \frac{u_0}{D}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question très sélective, avec peu de réponses correctes.

« Les bonnes réponses à cette question sont rares. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : traînée, ordre de grandeur

Estimer numériquement le rapport . Conclure sur la participation de l'effet de traînée à l'amortissement des oscillations du flotteur.

Voir l'indice

Effectuer l'application numérique de K_{\mathrm{TR}} avec C_x \sim 1 ; vérifier que la traînée visqueuse ou inertielle reste très minoritaire devant le rappel élasto-gravitaire, prouvant l'existence d'une autre voie de perte énergétique.

Voir la réponse courte

L'application numérique montre que K_{\mathrm{TR}} \ll 1, prouvant que la traînée hydrodynamique ne suffit pas à expliquer l'amortissement observé.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, le rapport caractéristique de la force de traînée à la force de rappel s'écrit :

K_{\mathrm{TR}} = \frac{4}{\pi} C_x \frac{u_0}{D}

Avec les valeurs numériques :

  • u_0 \approx 10\text{ mm} = 1{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ m} (déterminée en Q6) ;
  • D = 15\text{ cm} = 0{,}15\text{ m} ;
  • C_x \sim 1 pour un écoulement transverse autour d'un cylindre à \mathrm{Re} \sim 10^4.

On obtient l'estimation numérique :

K_{\mathrm{TR}} \approx \frac{4}{\pi} \times 1 \times \frac{0{,}010}{0{,}15} = \frac{4}{15\pi} \approx 0{,}085 \sim 10^{-1}
\boxed{K_{\mathrm{TR}} \approx 0{,}08 \sim 10^{-1}}

Conclusion sur l'amortissement : Le rapport K_{\mathrm{TR}} \ll 1 indique que la force de traînée reste inférieure à 10\,\% de la force de rappel au début du mouvement, et décroît encore plus vite que celle-ci au cours du temps (car la traînée est quadratique en vitesse).

Une force dissipative aussi faible devant la force de rappel ne peut en aucun cas rendre compte de l'amortissement très marqué observé expérimentalement (Q \approx 2, où la quasi-totalité de l'énergie est dissipée en deux périodes seulement). L'effet de traînée ne joue donc qu'un rôle très marginal dans l'amortissement : l'essentiel de l'énergie mécanique est évacué par un autre mécanisme, à savoir le rayonnement d'ondes de surface.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La conclusion physique doit obligatoirement être cohérente avec le résultat numérique trouvé.

« Même aberrants (par exemple KTR >> 1), certains candidats ne reculent pas devant une conclusion sans rapport avec leur résultat numérique. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : onde progressive, diagramme espace-temp

Proposer une interprétation des lignes obliques situées de part et d'autre de la frange sombre verticale et centrale (trace du flotteur).

Voir l'indice

Remarquer que la chronophotographie représente un diagramme espace-temps (x,t) : les lignes inclinées matérialisent la propagation spatiotemporelle des crêtes et creux de l'onde de gravité s'éloignant du cylindre.

Voir la réponse courte

Les lignes obliques dans le plan (x,t) représentent les lignes de phase constante (crêtes) d'ondes de surface progressives s'éloignant du flotteur.

Voir le corrigé complet

L'image inférieure de la figure (3) constitue un diagramme spatio-temporel (x,t) :

  • l'axe horizontal représente la position spatiale x le long du canal ;
  • l'axe vertical, orienté vers le bas, représente l'écoulement du temps t.

La bande sombre verticale centrale correspond à la trace du flotteur, dont la position horizontale est fixe (x \approx 0).

Les lignes obliques situées de part et d'autre correspondent aux lignes d'isophase (succession de crêtes et de creux) des ondes de gravité de surface émises par le flotteur en oscillation verticale :

  • au fur et à mesure que le temps s'écoule (vers le bas), la position de ces bosses et creux s'éloigne du centre : elles s'éloignent vers la droite (x > 0) et vers la gauche (x < 0), ce qui traduit la propagation d'ondes progressives divergentes ;
  • la pente de ces droites est directement reliée à la célérité de propagation c_{\exp} des ondes de surface :

    \left|\frac{\Delta x}{\Delta t}\right| = c_{\exp}
Voir ce qu'a relevé le jury

L'interprétation de la chronophotographie manquait souvent de clarté et de sens physique.

« Les explications sont souvent embrouillées avec des interprétations qui n’ont pas de sens. La capacité à expliciter clairement un phénomène physique ou le résultat d’une expérience semble globalement assez faible, ce que cette question a souvent illustré. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : onde progressive, période temporelle

Déterminer, à partir de cette chronophotographie, la fréquence des oscillations du flotteur. On précisera la démarche suivie.

Voir l'indice

Compter le nombre de bandes sombres ou lumineuses émises par le flotteur au centre par unité de temps (périodicité temporelle le long de l'axe vertical au centre).

Voir la stratégie
  1. Identifier l'échelle temporelle : la hauteur totale de l'image spatio-temporelle correspond à la durée totale du film, soit \Delta t_{\text{tot}} = 3\text{ s}.
  2. Relier la période temporelle T'_{\text{exp}} à la distance verticale séparant deux crêtes d'onde consécutives (deux bandes brillantes successives à abscisse fixée).
  3. Mesurer plusieurs périodes pour réduire l'incertitude de lecture et en déduire la fréquence f'_{\text{exp}} = 1/T'_{\text{exp}}.
Voir la réponse courte

Mesure de l'intervalle de temps séparant plusieurs crêtes à abscisse fixée pour déterminer la période temporelle puis la fréquence f'_{\mathrm{exp}}.

Voir le corrigé complet

L'axe vertical de la chronophotographie est orienté vers le bas et correspond à l'écoulement du temps. La hauteur totale H_{\text{tot}} de l'image correspond à une durée de prise de vue :

\Delta t_{\text{tot}} = 3\text{ s}

À une position x donnée (ou au niveau du flotteur au centre), les lignes obliques claires consécutives correspondent au passage de crêtes successives d'ondes de surface générées à chaque cycle d'oscillation du flotteur. La distance verticale \Delta h entre deux crêtes consécutives correspond donc à la pseudo-période temporelle T'_{\text{exp}} du flotteur :

T'_{\text{exp}} = \frac{\Delta h}{H_{\text{tot}}}\,\Delta t_{\text{tot}}

Sur la figure (3), en mesurant la hauteur totale du diagramme H_{\text{tot}} et la distance verticale correspondant à N = 2 périodes consécutives, on observe que deux périodes occupent environ un tiers de la hauteur totale :

2 T'_{\text{exp}} \approx \frac{1}{3} H_{\text{tot}} \times \frac{3\text{ s}}{H_{\text{tot}}} = 1{,}0\text{ s} \implies T'_{\text{exp}} \approx 0{,}50\text{ s}

On en déduit la fréquence des oscillations :

f'_{\text{exp}} = \frac{1}{T'_{\text{exp}}} \approx \frac{1}{0{,}50\text{ s}} \approx 2{,}0\text{ Hz}
\boxed{f'_{\text{exp}} \approx 2{,}0\text{ Hz}}

Résultat

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : longueur d'onde, onde progressive

De la même manière, déterminer la longueur d'onde des ondes de surface.

Voir l'indice

Mesurer la distance horizontale séparant deux lignes obliques homologues successives à un instant donné (distance entre crêtes le long d'une ligne horizontale).

Voir la stratégie
  1. Identifier l'axe spatial sur la chronophotographie : l'axe horizontal représente la position spatiale x, tandis que l'axe vertical (orienté vers le bas) représente le temps t. Une coupe à instant fixé est donc une ligne horizontale.
  2. Utiliser la trace sombre verticale centrale laissée par le flotteur comme étalon spatial, sa largeur correspondant au diamètre du cylindre D = 15\text{ cm}.
  3. Mesurer la distance horizontale séparant deux crêtes consécutives (deux lignes claires successives) pour en déduire la longueur d'onde \lambda_{\mathrm{exp}}.
Voir la réponse courte

Mesure de la distance spatiale entre crêtes successives à date fixée pour déterminer la longueur d'onde expérimentale \lambda_{\mathrm{exp}}.

Voir le corrigé complet

La longueur d'onde \lambda_{\mathrm{exp}} représente la période spatiale de l'onde. Elle se mesure à un instant fixé t, c'est-à-dire le long d'une ligne horizontale sur la chronophotographie spatio-temporelle (x,t) de la figure (3).

Pour déterminer l'échelle spatiale, on prend pour référence la largeur de la frange sombre verticale centrale associée au cylindre, qui vaut :

D = 15\text{ cm}

Sur une horizontale donnée (par exemple dans la partie supérieure ou médiane du diagramme où le signal est bien visible), la distance séparant deux lignes d'égale phase consécutives (deux maxima consécutifs de clarté) est environ 4,5 à 5 fois plus grande que la largeur de la bande centrale :

\frac{\lambda_{\mathrm{exp}}}{D} \approx 4{,}7 \text{ à } 5{,}0

On en déduit :

\lambda_{\mathrm{exp}} \approx 4{,}8 \times 15\text{ cm} \approx 72\text{ cm}

Compte tenu de l'incertitude de lecture sur le cliché, on retient :

\boxed{\lambda_{\mathrm{exp}} \approx 70\text{ à }75\text{ cm}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La détermination de la longueur d'onde s'est révélée moins intuitive et moins réussie que celle de la fréquence.

« Les bonnes réponses se font ici plus rares, car l’accès à la longueur d’onde est moins « intuitif » que pour la fréquence. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : célérité, onde progressive

Estimer la célérité de ces ondes de surface.

Voir l'indice

Utiliser la pente des franges \Delta x / \Delta t ou la relation cinématique fondamentale c_{\mathrm{exp}} = \lambda_{\mathrm{exp}} f'_{\mathrm{exp}}.

Voir la stratégie

Pour estimer la célérité c_{\mathrm{exp}} de propagation des ondes de surface, deux démarches équivalentes sont envisageables :

  1. Utiliser la relation fondamentale de propagation liant la longueur d'onde spatiale \lambda_{\mathrm{exp}} et la fréquence temporelle f'_{\mathrm{exp}} déterminées aux questions précédentes : c_{\mathrm{exp}} = \lambda_{\mathrm{exp}} f'_{\mathrm{exp}}.
  2. Mesurer directement la pente des lignes obliques sur le diagramme spatio-temporel de la figure (3), qui représentent les lignes de phase d'équation x \mp c_{\mathrm{exp}} t = \text{Cste}.
Voir la réponse courte

Calcul de la célérité par la relation c_{\mathrm{exp}} = \lambda_{\mathrm{exp}} f'_{\mathrm{exp}} ou par la pente des lignes de crête.

Voir le corrigé complet

Pour une onde progressive se propageant le long de l'axe (Ox), la célérité de phase c_{\mathrm{exp}} est reliée à la longueur d'onde \lambda_{\mathrm{exp}} et à la fréquence temporelle f'_{\mathrm{exp}} par :

c_{\mathrm{exp}} = \lambda_{\mathrm{exp}} f'_{\mathrm{exp}} = \frac{\lambda_{\mathrm{exp}}}{T'_{\mathrm{exp}}}

En utilisant les valeurs déterminées aux questions Q13 et Q14 :

  • f'_{\mathrm{exp}} \approx 2{,}0\text{ Hz} (soit T'_{\mathrm{exp}} \approx 0{,}50\text{ s}),
  • \lambda_{\mathrm{exp}} \approx 0{,}70\text{ m},

on obtient :

c_{\mathrm{exp}} \approx 0{,}70 \times 2{,}0 = 1{,}4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

De façon équivalente, une mesure directe de l'inverse de la pente des lignes de crête sur le diagramme spatio-temporel (x,t) donne :

c_{\mathrm{exp}} = \left| \frac{\Delta x}{\Delta t} \right| \approx 1{,}4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

Compte tenu des incertitudes de lecture graphique, on retient l'intervalle d'estimation :

\boxed{c_{\mathrm{exp}} \approx 1{,}4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \quad (1{,}3\text{ à }1{,}5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1})}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'application numérique de la célérité a souvent fait défaut ou a été faussée malgré une formule correcte.

« l’expression littérale de la célérité des ondes a souvent été la seule partie correcte de la réponse. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Notions : relation de dispersion, vitesse de phase

Représenter l'allure graphique de la fonction . On précisera ses comportements limite et asymptotique.

Voir l'indice

Calculer les développements équivalents de \omega(k) au voisinage de k\to 0 (\tanh(u) \sim u) et de k\to +\infty (\tanh(u) \to 1) pour esquisser la courbe et ses tangentes/asymptotes.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \omega(k) à partir de la relation de dispersion (1) pour k > 0 et \omega \ge 0.
  2. Étudier le comportement à la limite k \to 0 (kH \ll 1, approximation des eaux peu profondes).
  3. Déterminer le comportement asymptotique k \to +\infty (kH \gg 1, approximation des eaux profondes).
  4. Tracer l'allure de la courbe \omega(k) en faisant apparaître ces deux régimes caractéristiques.
Voir la réponse courte

Tracé de \omega(k) montrant le comportement linéaire en eau peu profonde (\omega \sim k\sqrt{gH}) et la courbure parabolique en eau profonde (\omega \sim \sqrt{gk}).

Voir le corrigé complet

La relation de dispersion liant la pulsation \omega au nombre d'onde k s'écrit, pour \omega \ge 0 et k > 0 :

\omega(k) = \sqrt{gk \tanh(kH)}

1. Comportement limite en k \to 0 (kH \ll 1, régime des ondes en eau peu profonde) :

Au voisinage de 0, le développement limité de la tangente hyperbolique est \tanh(x) = x - \frac{x^3}{3} + \mathcal{O}(x^5). On en déduit :

\omega(k) \underset{k \to 0}{=} \sqrt{gk \left(kH - \frac{(kH)^3}{3} + \mathcal{O}(k^5)\right)} = k\sqrt{gH}\left(1 - \frac{1}{6}(kH)^2 + \mathcal{O}(k^4)\right)

La fonction admet donc au voisinage de l'origine un comportement linéaire :

\boxed{\omega(k) \underset{k \to 0}{\sim} \sqrt{gH}\, k}

La courbe part de l'origine avec une demi-tangente de pente finie égale à \sqrt{gH}.

2. Comportement asymptotique en k \to +\infty (kH \gg 1, régime des ondes en eau profonde) :

Lorsque k \to +\infty, \tanh(kH) \to 1. Ainsi :

\boxed{\omega(k) \underset{k \to +\infty}{\sim} \sqrt{gk}}

La courbe présente une branche parabolique de direction asymptotique l'axe des abscisses, avec une dérivée tendant vers zéro :

\frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} \underset{k \to +\infty}{\sim} \frac{1}{2}\sqrt{\frac{g}{k}} \xrightarrow[k \to +\infty]{} 0

3. Allure graphique :

La fonction \omega(k) est strictement croissante et concave sur \mathbb{R}^+.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait impérativement préciser les comportements limites et asymptotiques en plus de l'allure graphique.

« Les comportements limites et asymptotiques, bien que demandés étaient rarement indiqués (quand bien même la forme de la courbe les représentait correctement). »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : milieu dispersif, relation de dispersion

Indiquer à quelle condition le milieu peut être considéré comme non dispersif.

Voir l'indice

Rappeler la définition d'un milieu non dispersif (v_\varphi = v_{\mathrm{g}} = \mathrm{cste}, soit \omega proportionnel à k) et identifier le domaine de validité correspondant sur le graphe.

Voir la réponse courte

Le milieu est non dispersif lorsque la vitesse de phase est indépendante de k, soit dans la limite des eaux peu profondes kH \ll 1.

Voir le corrigé complet

Un milieu de propagation est qualifié de non dispersif si la vitesse de phase v_{\varphi} = \dfrac{\omega}{k} est indépendante de la pulsation \omega (ou du nombre d'onde k), ce qui implique que la vitesse de groupe v_{\mathrm{g}} = \dfrac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} est égale à la vitesse de phase :

v_{\mathrm{g}} = v_{\varphi} = \text{cte}.

Cela correspond à une relation de dispersion linéaire de la forme \omega(k) = c\,k, où c est une constante.

D'après l'étude menée à la question précédente (Q16), la relation de dispersion (1) n'est linéaire que dans la limite des faibles profondeurs (ou ondes longues) :

kH \ll 1 \iff \lambda \gg 2\pi H.

Dans ce régime, on a \tanh(kH) \sim kH, soit \omega(k) \approx \sqrt{gH}\,k, d'où v_{\varphi} = v_{\mathrm{g}} \approx \sqrt{gH}.

Le milieu peut donc être considéré comme non dispersif sous la condition :

\boxed{kH \ll 1 \quad \left(\text{ou } \lambda \gg 2\pi H\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La condition de milieu non dispersif devait être formulée en lien avec la relation de dispersion de l'énoncé.

« La simple réponse « quand k/ω est constant » ne peut suffire. Ce doit être relié avec la relation de dispersion qui nous concerne ici. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : vitesse de phase, vitesse de groupe

Associer la célérité calculée à la question (15) à l'une des vitesses de groupe ou de phase.

Voir l'indice

Se demander si le front mesuré à fréquence bien déterminée correspond au déplacement d'une surface d'égale phase ou à la vitesse de transmission d'un paquet d'ondes.

Voir la réponse courte

En suivant la trajectoire d'une crête d'onde (phase constante), la grandeur mesurée s'identifie à la vitesse de phase v_{\varphi}.

Voir le corrigé complet

Sur la chronophotographie (figure 3), les lignes obliques représentent les trajectoires spatio-temporelles d'états d'intensité lumineuse donnés, c'est-à-dire les lignes de phase constante (crêtes ou creux de l'onde de surface).

La vitesse associée c_{\text{exp}}, déterminée soit par le suivi d'une crête au cours du temps (\Delta x / \Delta t), soit par la relation c_{\text{exp}} = \lambda_{\text{exp}} f'_{\text{exp}} = \omega/k, mesure la vitesse de déplacement des surfaces d'égale phase.

Par conséquent, c_{\text{exp}} s'associe à la vitesse de phase :

\boxed{c_{\text{exp}} = v_{\varphi}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le choix entre vitesse de phase et vitesse de groupe devait impérativement être justifié.

« Quand il y a une chance sur deux, sans justification le candidat ne peut pas se voir accorder de points. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : célérité, relation de dispersion

Déduire de la relation (1), dans la limite , l'expression de la célérité des ondes de surface. Calculer sa valeur numérique. Vérifier la compatibilité de cette valeur avec celle de déterminée en réponse à la question (15).

Voir l'indice

Prendre la limite kH \ll 1 dans la relation de dispersion pour trouver c = \sqrt{gH} et comparer la valeur numérique obtenue avec celle déduite expérimentalement à la question 15.

Voir la stratégie
  1. Effectuer un développement limité au premier ordre de la fonction \tanh(kH) pour kH \ll 1.
  2. En déduire l'expression de la pulsation \omega, puis de la célérité c = \omega / k.
  3. Effectuer l'application numérique avec les valeurs fournies (H = 20\text{ cm}) et comparer au résultat expérimental obtenu à la question Q15.
Voir la réponse courte

Pour kH \ll 1, \tanh(kH) \sim kH conduit à c = \sqrt{gH} ; la valeur calculée concorde avec la mesure expérimentale c_{\mathrm{exp}}.

Voir le corrigé complet

La relation de dispersion s'écrit :

\omega^2 = gk \tanh(kH)

Dans la limite des faibles profondeurs (kH \ll 1), un développement limité au premier ordre donne :

\tanh(kH) \underset{kH \to 0}{\sim} kH

Il vient ainsi pour la pulsation :

\omega^2 \simeq gk \times kH = gH\,k^2 \implies \omega \simeq \sqrt{gH}\,k

Comme le milieu est non dispersif dans cette limite (d'après la question Q17), la célérité de phase et la vitesse de groupe coïncident et valent :

c = \frac{\omega}{k} = \sqrt{gH}
\boxed{c = \sqrt{gH}}

Application numérique : avec g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et H = 20\text{ cm} = 0{,}20\text{ m},

c = \sqrt{9{,}8 \times 0{,}20} = \sqrt{1{,}96} = 1{,}4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{c = 1{,}4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Comparaison avec l'expérience : À la question Q15, la pente mesurée sur la chronophotographie conduisait à c_{\mathrm{exp}} \approx 1{,}4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. L'accord entre la valeur théorique en régime d'eau peu profonde et la valeur expérimentale est donc excellent, ce qui valide la modélisation adopted pour la propagation des vagues dans le canal.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'application numérique nécessitait de connaître une valeur approchée de la racine de 2.

« La réponse a été assez souvent correcte, pour autant que les candidats connaissent une approximation de √2. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : énergie potentielle, onde progressive

Exprimer l'énergie potentielle de pesanteur emmagasinée par l'onde, sur une étendue spatiale (selon ) égale à une longueur d'onde. Rappelons que la largeur de la cuve (égale à la longueur du flotteur) est notée .

Voir l'indice

Intégrer sur une longueur d'onde spatiale l'énergie potentielle des colonnes de liquide excédentaires \mathrm{d}E_{\mathrm{p}} = \frac{1}{2}\rho g h(x,t)^2 L\,\mathrm{d}x par rapport au niveau d'équilibre h=0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie potentielle de pesanteur d'une colonne élémentaire d'eau de largeur \mathrm{d}x et d'extension transversale L, par rapport à l'état de référence de la surface au repos (y = 0).
  2. Intégrer cette contribution sur l'étendue spatiale d'une longueur d'onde selon (\mathrm{O}x) pour une onde sinusoïdale de hauteur h(x,t).
Voir la réponse courte

Intégration de l'énergie potentielle élémentaire \frac{1}{2}\rho g \eta^2 L\,\mathrm{d}x sur une période spatiale : E_{\mathrm{p}} = \frac{1}{4} \rho g L \lambda A^2.

Voir le corrigé complet

Considérons une tranche élémentaire de fluide située entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x, s'étendant sur toute la largeur de la cuve L selon (\mathrm{O}z). Dans la situation d'onde, la surface libre se situe à la hauteur y = h(x,t), tandis qu'elle est en y = 0 à l'état de référence.

L'énergie potentielle de pesanteur d'un élément de volume \mathrm{d}\tau = L\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}y de masse \mathrm{d}m = \rho\,\mathrm{d}\tau situé à l'altitude y s'écrit :

\mathrm{d}^2 E_{\mathrm{p}} = \rho g y\, L\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}y

Par rapport à l'état de référence (interface plane y = 0), l'énergie potentielle de pesanteur de la colonne verticale s'obtient en intégrant entre y = 0 et y = h(x,t) :

\mathrm{d}E_{\mathrm{p}}(x,t) = \int_0^{h(x,t)} \rho g L y\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}x = \frac{1}{2} \rho g L h(x,t)^2\,\mathrm{d}x

Cette expression est strictement positive que la surface soit au-dessus de sa position d'équilibre (h > 0, masse supplémentaire à une altitude y > 0) ou en dessous (h < 0, masse manquante à une altitude y < 0).

L'énergie potentielle emmagasinée sur une longueur d'onde spatiale, par exemple pour x \in [0, \lambda], s'écrit alors :

E_{\mathrm{p}} = \int_0^{\lambda} \frac{1}{2} \rho g L h(x,t)^2\,\mathrm{d}x

En introduisant l'expression de l'onde h(x,t) = A \sin(\Omega_0 t \pm kx) avec k = \frac{2\pi}{\lambda} :

\begin{aligned} E_{\mathrm{p}} &= \frac{1}{2} \rho g L A^2 \int_0^{\lambda} \sin^2(\Omega_0 t \pm kx)\,\mathrm{d}x \\ &= \frac{1}{2} \rho g L A^2 \int_0^{\lambda} \left( \frac{1 - \cos(2\Omega_0 t \pm 2kx)}{2} \right)\mathrm{d}x \end{aligned}

Comme l'intervalle d'intégration est de longueur \lambda et que 2k\lambda = 4\pi, l'intégrale de la partie oscillante en cosinus sur deux périodes spatiales est nulle :

\int_0^{\lambda} \cos(2\Omega_0 t \pm 2kx)\,\mathrm{d}x = 0

Il reste ainsi :

\int_0^{\lambda} \sin^2(\Omega_0 t \pm kx)\,\mathrm{d}x = \frac{\lambda}{2}

On en déduit l'expression demandée :

\boxed{E_{\mathrm{p}} = \frac{1}{4} \rho g L \lambda A^2}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait poser soigneusement l'intégrale définissant l'énergie potentielle.

« Cette question demandait de considérer proprement l’expression de l’énergie potentielle pour poser la bonne intégrale (ne posant pas de difficulté mathématique). Les bonnes réponses auront été rares. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : flux d'énergie, onde progressive

En déduire l'expression du flux (moyen) d'énergie potentielle () traversant une section verticale d'abscisse donnée.

Voir l'indice

Relier le flux moyen de puissance potentielle à la densité linéique d'énergie potentielle par la relation de transport \Phi_{\mathrm{p}} = \langle E_{\mathrm{p}}/\lambda \rangle \times c.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le temps de transit associé au passage d'une longueur d'onde à travers la section verticale.
  2. Relier le flux moyen d'énergie potentielle \Phi_{\mathrm{p}} à l'énergie potentielle E_{\mathrm{p}} par longueur d'onde calculée à la question Q20 et à la période T (ou à la célérité c).
Voir la réponse courte

Le flux moyen transporté à la célérité c s'exprime par \Phi_{\mathrm{p}} = E_{\mathrm{p}} c / \lambda = \frac{1}{4} \rho g L c A^2.

Voir le corrigé complet

L'onde progressive harmonique se propageant à la célérité c, la tranche de fluide de longueur spatiale \lambda traverse une section verticale fixe d'abscisse donnée pendant une durée égale à la période temporelle :

T = \frac{\lambda}{c}

Par définition du flux moyen d'énergie (puissance moyenne transportée par l'onde à travers la section), l'énergie potentielle de pesanteur traversant cette section par unité de temps s'écrit :

\Phi_{\mathrm{p}} = \frac{E_{\mathrm{p}}}{T} = \frac{E_{\mathrm{p}}}{\lambda} \, c

En utilisant l'expression de E_{\mathrm{p}} établie à la question Q20, E_{\mathrm{p}} = \dfrac{1}{4} \rho g L \lambda A^2, on obtient directement :

\Phi_{\mathrm{p}} = \frac{1}{4} \rho g L c A^2
\boxed{\Phi_{\mathrm{p}} = \frac{1}{4} \rho g L c A^2}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le calcul complet issu de la question précédente a rarement abouti, bien que l'analyse dimensionnelle ait pu aider.

« Parfois, par analyse dimensionnelle, les candidats proposaient des réponses pertinentes auxquelles manquait juste le facteur adimensionné. Les résultats obtenus dans la suite du calcul de la question précédente sont rares. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : conservation de la masse, onde mécanique

Nous cherchons d'abord à relier l'amplitude des ondes à l'amplitude () des oscillations du flotteur. Nous considérons alors que le volume total des bosses (occupant chacune une demie longueur d'onde) des ondes se formant de part et d'autre du flotteur est égal à celui balayé par le flotteur sur une demie période. Dans cette démarche nous considérons que le flotteur oscille à amplitude constante sur l'échelle d'une période (hypothèse jumelle de celle adjointe à l'équation (2)).

Exprimer, dans ces conditions, l'amplitude en fonction de , et .

Voir l'indice

Égaler le volume de fluide déplacé par le cylindre lors de sa descente/remontée (\Delta V_{\mathrm{cyl}} = D L \times 2B) au volume cumulé des deux demi-bosses formées de part et d'autre (\int_0^{\lambda/2} A \sin(kx)\,\mathrm{d}x \times L pour chaque côté).

Voir la stratégie
  1. Calculer le volume d'une bosse d'onde (demi-longueur d'onde) en intégrant le profil sinusoïdal de hauteur h(x) sur une demi-période spatiale [0, \lambda/2], puis multiplier par 2 pour tenir compte des ondes émises de part et d'autre du flotteur.
  2. Déterminer le volume balayé par le flotteur lors d'une demi-période d'oscillation, correspondant à une course verticale de crête à creux égale à 2B.
  3. Égaler ces deux volumes pour en déduire l'amplitude A en fonction de B, D et \lambda.
Voir la réponse courte

L'égalité du volume balayé par le flotteur en une demi-période et du volume des bosses générées donne A en fonction de B, D et \lambda.

Voir le corrigé complet

Considérons le profil spatial d'une onde progressive se propageant vers les x>0, donné à un instant fixé par h(x) = A\sin(kx) avec k = \frac{2\pi}{\lambda}. Une bosse s'étend sur une demi-longueur d'onde, par exemple pour x \in [0, \lambda/2] où h(x) \ge 0.

Le volume d'une bosse s'étendant sur la largeur L du canal s'écrit :

V_{\text{bosse}} = \int_0^{\lambda/2} h(x) L\,\mathrm{d}x = A L \int_0^{\lambda/2} \sin\left(\frac{2\pi}{\lambda}x\right)\mathrm{d}x = A L \left[-\frac{\lambda}{2\pi}\cos\left(\frac{2\pi}{\lambda}x\right)\right]_0^{\lambda/2} = \frac{A L \lambda}{\pi}

Des ondes étant générées symétriquement vers la droite (x>0) et vers la gauche (x<0), il se forme deux bosses pendant une demi-période temporelle. Le volume total des bosses vaut donc :

V_{\text{total bosses}} = 2\,V_{\text{bosse}} = \frac{2 A L \lambda}{\pi}

Par ailleurs, au cours d'une demi-période d'oscillation T/2, l'ordonnée du flotteur varie entre ses deux extrema, soit une excursion verticale totale (course de crête à creux) :

\Delta u = 2B

D'après le résultat de la question 3, la variation correspondante de volume immergé (volume balayé par la section horizontale efficace D \times L à la ligne de flottaison) est :

V_{\text{balayé}} = D L \Delta u = 2 D L B

En égalant le volume total des bosses au volume balayé sur une demi-période, conformément à l'énoncé :

\frac{2 A L \lambda}{\pi} = 2 D L B

On en déduit immédiatement :

\boxed{A = \frac{\pi D}{\lambda} B}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Série de questions très sélective, réussie par un très petit nombre de copies.

« Les réponses correctes ici ont été le fait d’une poignée de copies, généralement parmi les meilleures et les plus appliquées. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : bilan d'énergie, oscillateur amorti

En reliant la variation d'énergie par unité de temps du flotteur au flux qu'il rayonne par le biais des ondes de surface, établir que l'amplitude de ses oscillations vérifie l'équation différentielle du premier ordre :

On explicitera la dépendance de la constante avec le diamètre , la célérité et la longueur d'onde .

Voir l'indice

Effectuer un bilan d'énergie mécanique sur le flotteur : \frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{m}}}{\mathrm{d}t} = -2\Phi_{\mathrm{tot}}, en reliant l'énergie mécanique moyenne du flotteur à son amplitude B^2 et le flux total rayonné (potentiel + cinétique) à l'amplitude de l'onde.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie mécanique moyenne \langle E_{\mathrm{m}} \rangle associée aux oscillations verticales du flotteur en fonction de son amplitude B.
  2. Établir le bilan de puissance du flotteur en reliant la décroissance temporelle de \langle E_{\mathrm{m}} \rangle au flux d'énergie évacué par les ondes de surface se propageant de part et d'autre (x > 0 et x < 0).
  3. Identifier l'équation différentielle satisfaite par B(t) et expliciter la dépendance de \tau vis-à-vis de D, c et \lambda.
Voir la réponse courte

Le bilan de puissance \mathrm{d}E_{\mathrm{m}}/\mathrm{d}t = -2\Phi_{\mathrm{tot}} appliqué à l'oscillateur conduit à la décroissance exponentielle \dot{B} + B/\tau = 0.

Voir le corrigé complet

L'équation du mouvement du flotteur en régime non amorti (question 4) s'écrit \ddot{u} + \omega_0^2 u = 0, avec une raideur équivalente k_{\mathrm{eff}} = m\omega_0^2. Avec m = \rho_{\mathrm{c}} \pi R^2 L = \frac{1}{8}\pi \rho D^2 L et \omega_0^2 = \frac{8g}{\pi D}, on a :

k_{\mathrm{eff}} = \rho g D L

Pour des oscillations quasi-sinusoïdales d'amplitude lentement variable B(t), l'énergie mécanique moyenne du flotteur sur une période d'oscillation vaut :

\langle E_{\mathrm{m}} \rangle = \frac{1}{2} k_{\mathrm{eff}} B^2 = \frac{1}{2}\rho g D L B^2

Sa dérivée temporelle s'exprime donc par :

\frac{\mathrm{d}\langle E_{\mathrm{m}} \rangle}{\mathrm{d}t} = \rho g D L B \dot{B}

Le flotteur rayonne des ondes de gravité de surface vers les deux côtés du canal (x > 0 et x < 0). En prenant en compte le flux d'énergie potentielle \Phi_{\mathrm{p}} évacué de chaque côté, la puissance moyenne cédée sous forme d'ondes vaut \mathcal{P}_{\mathrm{perdue}} = 2\Phi_{\mathrm{p}} :

\frac{\mathrm{d}\langle E_{\mathrm{m}} \rangle}{\mathrm{d}t} = -2\Phi_{\mathrm{p}}

D'après la question 21, \Phi_{\mathrm{p}} = \frac{1}{4}\rho g L c A^2, et la relation établie à la question 22 donne A = \frac{\pi D}{\lambda} B. Il vient :

2\Phi_{\mathrm{p}} = \frac{1}{2}\rho g L c \left(\frac{\pi D}{\lambda}\right)^2 B^2 = \frac{\pi^2 \rho g L c D^2}{2\lambda^2} B^2

Le bilan d'énergie s'écrit donc :

\rho g D L B \dot{B} = -\frac{\pi^2 \rho g L c D^2}{2\lambda^2} B^2

En simplifiant par \rho g D L B (puisque B \neq 0), on obtient :

\dot{B} + \frac{\pi^2 c D}{2\lambda^2} B = 0

Cette équation est bien de la forme \dot{B} + \dfrac{B}{\tau} = 0, avec :

\boxed{\tau = \frac{2\lambda^2}{\pi^2 c D}}

La constante de temps vérifie bien la dépendance dimensionnelle :

\boxed{\tau \propto \frac{\lambda^2}{c D}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Série de questions très sélective, réussie par un très petit nombre de copies.

« Les réponses correctes ici ont été le fait d’une poignée de copies, généralement parmi les meilleures et les plus appliquées. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : facteur de qualité, oscillateur amorti

Déduire du résultat précédent l'expression du facteur de qualité du système oscillant. On exprimera en fonction de la célérité des ondes, de la période des oscillations et du diamètre du cylindre.

Voir l'indice

Rappeler la définition du facteur de qualité d'un oscillateur libre sous la forme Q = \frac{1}{2}\omega_0 \tau = \frac{\pi \tau}{T} puis injecter l'expression de \tau obtenue précédemment.

Voir la stratégie
  1. Relier le facteur de qualité Q au temps caractéristique d'amortissement de l'amplitude \tau et à la période des oscillations T.
  2. Exprimer la longueur d'onde \lambda en fonction de la célérité c et de la période T de l'onde excitée par le flotteur.
  3. Remplacer \tau et \lambda pour obtenir l'expression demandée de Q(c, T, D).
Voir la réponse courte

Le facteur de qualité se déduit du temps caractéristique d'amortissement de l'amplitude par Q = \omega_0 \tau / 2 = \pi \tau / T.

Voir le corrigé complet

Pour un oscillateur harmonique faiblement amorti régi par l'équation canonique :

\ddot{u} + \frac{\omega_0}{Q}\dot{u} + \omega_0^2 u = 0

l'amplitude B(t) des oscillations décroît selon une loi exponentielle en e^{-\frac{\omega_0}{2Q}t} = e^{-t/\tau}. Par identification avec l'équation différentielle établie à la question précédente \dot{B} + \frac{B}{\tau} = 0, on a :

\frac{1}{\tau} = \frac{\omega_0}{2Q} = \frac{\pi}{Q T} \quad \implies \quad Q = \frac{\pi \tau}{T}

D'autre part, les ondes de surface sont générées à la période temporelle T des oscillations du flotteur et se propagent à la célérité c. La longueur d'onde s'écrit donc :

\lambda = c T

En injectant cette relation dans l'expression de la constante de temps d'amortissement \tau = \frac{2\lambda^2}{\pi^2 c D} (établie à la question Q23) :

\tau = \frac{2 (c T)^2}{\pi^2 c D} = \frac{2 c T^2}{\pi^2 D}

On en déduit immédiatement l'expression du facteur de qualité :

Q = \frac{\pi}{T} \left( \frac{2 c T^2}{\pi^2 D} \right)
\boxed{Q = \frac{2 c T}{\pi D}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Série de questions très sélective, réussie par un très petit nombre de copies.

« Les réponses correctes ici ont été le fait d’une poignée de copies, généralement parmi les meilleures et les plus appliquées. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : facteur de qualité, ordre de grandeur

Estimer la valeur de ce facteur de qualité. Analyser ce résultat.

Voir l'indice

Calculer la valeur numérique de Q et la confronter à l'estimation graphique de la question 6 pour confirmer le mécanisme radiatif d'amortissement.

Voir la réponse courte

L'évaluation numérique de Q donne un résultat en très bon accord avec l'expérience, confirmant que l'amortissement provient du rayonnement d'ondes.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question 24, le facteur de qualité du système s'écrit :

Q = \frac{2 c T}{\pi D} = \frac{2 \lambda}{\pi D}

en utilisant \lambda = c T.

Application numérique : Avec les valeurs obtenues précédemment :

  • c \simeq 1{,}4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (question 19),
  • T \simeq T_0 \simeq 0{,}50\text{ s} (questions 5 et 6), soit une longueur d'onde \lambda = c T \simeq 0{,}70\text{ m} (en accord avec la question 14),
  • D = 0{,}15\text{ m},

on obtient :

\begin{aligned} Q &= \frac{2 \times 1{,}4 \times 0{,}50}{\pi \times 0{,}15} = \frac{1{,}40}{0{,}15 \pi} \simeq \frac{1{,}40}{0{,}47} \simeq 3{,}0 \end{aligned}
\boxed{Q \approx 3}

Analyse du résultat :

  • Accord avec l'expérience : La valeur théorique calculée (Q \approx 3) est en très bon accord avec l'estimation expérimentale directe déduite de la figure 2 à la question 6 (Q_{\text{exp}} \approx 2). L'écart modéré s'explique naturellement par les hypothèses simplificatrices du modèle (onde purement gravitaire bidimensionnelle non dispersive, géométrie simplifiée du transfert de volume, dissipation visqueuse résiduelle).
  • Origine de l'amortissement : Une telle valeur (Q \sim 2\text{ à } 3) correspond à un régime oscillant très fortement amorti, le flotteur perdant l'essentiel de son énergie en seulement deux ou trois périodes, ce qui est parfaitement conforme à l'enregistrement temporel.
  • Conclusion physique : Cette concordance démontre que le mécanisme prépondérant d'amortissement des oscillations du flotteur est la perte d'énergie par rayonnement d'ondes de surface emportées vers l'infini, et non le frottement fluide ou la traînée hydrodynamique (qui avait été montrée négligeable aux questions 10 et 11).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Série de questions très sélective, réussie par un très petit nombre de copies.

« Les réponses correctes ici ont été le fait d’une poignée de copies, généralement parmi les meilleures et les plus appliquées. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Partie 2 : Ondes internes

Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : poussée d'archimède, pulsation de brunt-väisälä, oscillateur harmonique

Établir l'équation algébrique satisfaite par l'ordonnée ainsi que l'équation différentielle vérifiée par la variable . On fera apparaître la pulsation propre () des oscillations du cylindre que l'on exprimera en fonction des grandeurs , , et . On considérera que l'action du fluide sur le cylindre est traduite simplement par la poussée d'ARCHIMÈDE.

Il sera avantageux de noter que la masse volumique de l'eau varie de façon affine avec l'altitude .

Voir l'indice

Écrire l'égalité du poids et de la poussée d'Archimède au repos en tenant compte du profil affine de masse volumique, puis faire un développement pour un déplacement vertical u et appliquer le PFD.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la résultante de la poussée d'Archimède en tirant parti du profil affine de la masse volumique du fluide pour simplifier l'intégrale volumique.
  2. Écrire l'équilibre mécanique vertical du cylindre pour en déduire l'équation algébrique satisfaite par Y_0.
  3. Appliquer le principe fondamental de la dynamique au cylindre selon l'axe vertical (\mathrm{O}y) pour obtenir l'équation différentielle et identifier la pulsation propre \Omega_0.
Voir la réponse courte

Condition d'équilibre \rho(Y_0) = \rho_{\mathrm{c}} puis projection du PFD vertical avec la poussée d'Archimède linéarisée : \Omega_0^2 = \frac{\bar{\rho}}{\rho_{\mathrm{c}}}\frac{g}{\ell}.

Voir le corrigé complet

Le cylindre a pour volume V_{\mathrm{c}} = \pi R^2 L = \pi \frac{D^2}{4} L et pour masse m = \rho_{\mathrm{c}} V_{\mathrm{c}}. Il est soumis à deux forces verticales :

  • son poids : \vec{P} = -m g \vec{u}_{y} = -\rho_{\mathrm{c}} V_{\mathrm{c}} g \vec{u}_{y} ;
  • la poussée d'Archimède : \vec{\Pi}_{\mathrm{A}} = \left( \iiint_{V_{\mathrm{c}}} \rho_0(y) \, \mathrm{d}V \right) g \, \vec{u}_{y}.

Comme le profil de masse volumique \rho_0(y) = \rho_0(0) - \bar{\rho} \frac{y}{\ell} est une fonction affine de l'ordonnée y, l'intégrale sur le volume du cylindre se calcule directement à l'aide de la définition du centre de masse G d'ordonnée Y :

\begin{aligned} \iiint_{V_{\mathrm{c}}} \rho_0(y) \, \mathrm{d}V &= \rho_0(0) \iiint_{V_{\mathrm{c}}} \mathrm{d}V - \frac{\bar{\rho}}{\ell} \iiint_{V_{\mathrm{c}}} y \, \mathrm{d}V \\ &= \rho_0(0) V_{\mathrm{c}} - \frac{\bar{\rho}}{\ell} Y V_{\mathrm{c}} \\ &= \rho_0(Y) V_{\mathrm{c}} \end{aligned}

La poussée d'Archimède s'exprime donc simplement en fonction de l'ordonnée Y du centre de masse :

\vec{\Pi}_{\mathrm{A}}(Y) = \rho_0(Y) V_{\mathrm{c}} g \, \vec{u}_{y}

1. Condition d'équilibre statique À l'équilibre, le centre de masse est à l'ordonnée Y = Y_0, et le principe fondamental de la statique donne :

\vec{P} + \vec{\Pi}_{\mathrm{A}}(Y_0) = \vec{0} \implies -\rho_{\mathrm{c}} V_{\mathrm{c}} g + \rho_0(Y_0) V_{\mathrm{c}} g = 0

On en déduit l'équation algébrique vérifiée par Y_0 :

\rho_0(Y_0) = \rho_{\mathrm{c}} \iff \rho_0(0) - \bar{\rho} \frac{Y_0}{\ell} = \rho_{\mathrm{c}}
\boxed{Y_0 = \ell \, \frac{\rho_0(0) - \rho_{\mathrm{c}}}{\bar{\rho}}}

2. Équation différentielle du mouvement Dans le référentiel galiléen \mathcal{R}, le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe vertical \vec{u}_{y} s'écrit :

m \ddot{Y} = - m g + \rho_0(Y) V_{\mathrm{c}} g

En introduisant la variable d'écart u = Y - Y_0, de sorte que \ddot{Y} = \ddot{u} et \rho_0(Y) = \rho_0(Y_0 + u) = \rho_0(Y_0) - \bar{\rho} \frac{u}{\ell}, il vient :

\begin{aligned} \rho_{\mathrm{c}} V_{\mathrm{c}} \ddot{u} &= -\rho_{\mathrm{c}} V_{\mathrm{c}} g + \left( \rho_0(Y_0) - \bar{\rho} \frac{u}{\ell} \right) V_{\mathrm{c}} g \end{aligned}

Puisque \rho_0(Y_0) = \rho_{\mathrm{c}}, les termes constants se compensent exactement :

\rho_{\mathrm{c}} V_{\mathrm{c}} \ddot{u} = - \bar{\rho} \frac{g}{\ell} V_{\mathrm{c}} u

En divisant par \rho_{\mathrm{c}} V_{\mathrm{c}}, on obtient l'équation différentielle d'un oscillateur harmonique :

\boxed{\ddot{u} + \Omega_0^2 u = 0}

avec la pulsation propre :

\boxed{\Omega_0 = \sqrt{\frac{\bar{\rho}}{\rho_{\mathrm{c}}} \frac{g}{\ell}}}

Résultat

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : poussée d'archimède, oscillateur harmonique

Dans le cas où , exprimer en fonction de et .

Voir l'indice

Substituer Y_0=H/2 dans la relation d'équilibre pour exprimer le rapport des masses volumiques et en déduire l'expression simplifiée de \Omega_0^2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la masse volumique moyenne \bar{\rho} du fluide sur toute la profondeur H du canal à partir du profil affine \rho_0(y).
  2. Identifier cette moyenne à la masse volumique d'équilibre du cylindre \rho_{\mathrm{c}} = \rho_0(Y_0) lorsque Y_0 = H/2.
  3. Injecter l'égalité \rho_{\mathrm{c}} = \bar{\rho} dans l'expression de \Omega_0^2 établie à la question 26.
Voir la réponse courte

Pour Y_0 = H/2, on exprime \rho_{\mathrm{c}} = \rho(H/2) d'où \Omega_0^2 = \frac{g}{\ell (1 - H/(2\ell))}.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, \bar{\rho} est la masse volumique moyenne selon la verticale, soit sur l'intervalle y \in [0, H] :

\bar{\rho} = \frac{1}{H} \int_0^H \rho_0(y) \, \mathrm{d}y

La fonction \rho_0(y) = \rho_0(0) - \bar{\rho}\frac{y}{\ell} étant affine en y, sa valeur moyenne sur [0, H] est égale à sa valeur en milieu d'intervalle :

\bar{\rho} = \rho_0\left(\frac{H}{2}\right) = \rho_0(0) - \bar{\rho}\frac{H}{2\ell}

Or, d'après la condition d'équilibre établie en question 26, pour Y_0 = H/2, la masse volumique du cylindre vaut :

\rho_{\mathrm{c}} = \rho_0(Y_0) = \rho_0\left(\frac{H}{2}\right)

On en déduit rigoureusement l'égalité :

\rho_{\mathrm{c}} = \bar{\rho}

En reportant cette relation dans l'expression de la pulsation propre issue de la question 26, \Omega_0^2 = \frac{\bar{\rho}}{\rho_{\mathrm{c}}} \frac{g}{\ell}, il vient :

\boxed{\Omega_0^2 = \frac{g}{\ell}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Nettement moins abordée par les candidats que le début de la partie.

« Plus étonnants, bien moins de candidats ont su poursuivre à ce niveau. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : période propre, oscillateur harmonique

Calculer la valeur de la période associée à .

Voir l'indice

Calculer numériquement T_0 = 2\pi/\Omega_0 = 2\pi\sqrt{\ell/g} avec \ell = 10^7\text{ m}.

Voir la réponse courte

Calcul numérique direct de la période des oscillations libres par T_0 = 2\pi / \Omega_0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q27, la pulsation propre des oscillations verticales du cylindre s'écrit :

\Omega_0 = \sqrt{\frac{g}{\ell}}

La période propre T_0 associée est donc donnée par :

T_0 = \frac{2\pi}{\Omega_0} = 2\pi \sqrt{\frac{\ell}{g}}

Avec \ell \sim 10^7\text{ m} et g \simeq 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} (ou g \approx 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}) :

T_0 \simeq 2\pi \sqrt{\frac{10^7}{10}} = 2\pi \times 10^3\text{ s} \simeq 6{,}3 \cdot 10^3\text{ s}

soit environ 1\text{ h } 45\text{ min} (ou T_0 \approx 6 \cdot 10^3\text{ s}).

\boxed{T_0 = 2\pi \sqrt{\frac{\ell}{g}} \simeq 6{,}3 \cdot 10^3\text{ s} \approx 1{,}7\text{ h}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Nettement moins abordée par les candidats que le début de la partie.

« Plus étonnants, bien moins de candidats ont su poursuivre à ce niveau. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : vecteur d'onde, surface d'onde, longueur d'onde

Représenter, sur un schéma, dans le cas où , la direction de propagation de l'onde. Faire ensuite apparaître les longueurs d'onde et en précisant comment elles sont obtenues.

Voir l'indice

Dessiner les axes (Ox) et (Oy), placer le vecteur d'onde orthogonal aux plans d'onde équiphases, et relier les pas de phase sur les axes aux composantes par \lambda_x = 2\pi/k_x et \lambda_y = 2\pi/k_y.

Voir la stratégie
  1. Identifier la direction de propagation à partir de l'expression de la phase \phi(x,y,t) = \omega t - \vec{k}\cdot\vec{r}.
  2. Définir les longueurs d'onde spatiales partielles \lambda_x et \lambda_y comme les périodes spatiales du signal le long des axes (Ox) et (Oy), puis les relier géométriquement aux plans d'onde (lignes équiphases).
  3. Tracer un schéma soigné représentant les axes, deux plans d'onde successifs en phase, le vecteur unitaire de propagation \vec{u}, ainsi que \lambda_x et \lambda_y.
Voir la réponse courte

Tracé de \vec{k}, de la direction normale aux plans de phase et identification des longueurs d'onde spatiales \lambda_x = 2\pi/k_x et \lambda_y = 2\pi/k_y.

Voir le corrigé complet

L'onde plane harmonique s'écrit sous la forme :

\delta\psi(x,y,t) = A_\psi \exp\left[i\left(\omega t - k_x x - k_y y\right)\right] = A_\psi \exp\left[i\left(\omega t - \vec{k}\cdot\vec{r}\right)\right]

avec \vec{k} = k_x \vec{u}_x + k_y \vec{u}_y.

Direction de propagation \vec{u} À chaque instant t, les plans d'onde (surfaces équiphases) sont définis par :

\vec{k}\cdot\vec{r} = k_x x + k_y y = \text{Cste}

Comme \omega > 0, la phase se propage dans le sens de \vec{k}. Le vecteur unitaire normal aux plans d'onde, orienté dans le sens de la propagation, est donc :

\vec{u} = \frac{\vec{k}}{\|\vec{k}\|} = \frac{k_x \vec{u}_x + k_y \vec{u}_y}{\sqrt{k_x^2 + k_y^2}}

Avec k_x = 2k_y > 0, il vient :

\boxed{\vec{u} = \frac{2}{\sqrt{5}}\,\vec{u}_x + \frac{1}{\sqrt{5}}\,\vec{u}_y}

La direction de propagation fait ainsi un angle \theta avec l'horizontale (Ox) tel que \tan\theta = \frac{k_y}{k_x} = \frac{1}{2}, soit \theta \simeq 26{,}6^\circ.

Définition et obtention de \lambda_x et \lambda_y La phase s'écrit également :

\phi(x,y,t) = \omega t - 2\pi\left(\frac{x}{\lambda_x} + \frac{y}{\lambda_y}\right)

avec :

\boxed{\lambda_x = \frac{2\pi}{k_x}} \quad \text{et} \quad \boxed{\lambda_y = \frac{2\pi}{k_y}}

Comme k_x = 2k_y, on en déduit immédiatement :

\lambda_y = 2\lambda_x

Géométriquement :

  • \lambda_x est la période spatiale le long de l'axe (Ox). Elle s'obtient comme la distance séparant deux plans d'onde successifs (dont le déphasage est \Delta\phi = 2\pi) mesurée le long de l'axe horizontal (y fixé).
  • \lambda_y est la période spatiale le long de l'axe (Oy). Elle s'obtient comme la distance séparant ces deux mêmes plans d'onde consécutifs mesurée le long de l'axe vertical (x fixé).

Représentation graphique Dans le plan (O,x,y), les lignes équiphases vérifient k_x x + k_y y = \text{Cste}, soit 2x + y = \text{Cste} : ce sont des droites de pente négative égale à -k_x/k_y = -2.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La représentation graphique des longueurs d'onde a posé de grandes difficultés de conceptualisation.

« Pour les longueurs d’onde, on aura tout vu. Notamment ce qui est traditionnellement dénommé des « représentations d’artiste ». »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : équation de navier-stokes, équation de continuité, fluide incompressible

Préciser ce que traduit chacune de ces équations.

Voir l'indice

Identifier respectivement : l'incompressibilité locale de la perturbation, l'équation de conservation de la masse convectée verticalement, et les projections de l'équation d'Euler linéarisée selon les axes horizontal et vertical (avec terme de flottabilité de Boussinesq).

Voir la stratégie

Pour identifier la signification de chaque équation du système (7) :

  1. Reconnaître la forme locale d'une loi de conservation ou d'un bilan (masse, quantité de mouvement).
  2. Préciser le cadre des approximations utilisées : fluide parfait, écoulement incompressible, linéarisation au premier ordre autour de l'état de base hydrostatique et approximation de Boussinesq.
Voir la réponse courte

Identification : incompressibilité \text{div}\,\vec{v}=0, équations d'Euler linéarisées selon x et y, et équation d'advection de la masse volumique.

Voir le corrigé complet

Le système (7) décrit la dynamique des petites perturbations autour de l'état d'équilibre hydrostatique, dans le cadre de l'approximation de Boussinesq (où les variations de masse volumique sont négligées dans les termes d'inertie mais conservées dans le terme gravitaire) :

  • Équation (1) :

    \frac{\partial \delta v_x}{\partial x} + \frac{\partial \delta v_y}{\partial y} = \operatorname{div}(\delta\vec{v}) = 0

    Elle traduit l'incompressibilité de l'écoulement (conservation du volume d'une particule fluide au cours de son mouvement).

  • Équation (2) :

    \frac{\partial \delta\rho}{\partial t} + \delta v_y \frac{\partial \rho_0}{\partial y} = 0

    Elle traduit la conservation de la masse pour chaque particule fluide (absence de diffusion de masse, soit une dérivée particulaire nulle \frac{\mathrm{D}\rho}{\mathrm{D}t} = 0), linéarisée au premier ordre : le déplacement vertical d'une particule entraîne une perturbation locale de masse volumique par simple advection du gradient d'équilibre \frac{\mathrm{d}\rho_0}{\mathrm{d}y}.

  • Équation (3) :

    \bar{\rho}\frac{\partial \delta v_x}{\partial t} = -\frac{\partial \delta P}{\partial x}

    Elle correspond à la projection selon l'axe horizontal (Ox) de l'équation d'Euler linéarisée (bilan de quantité de mouvement pour un fluide parfait non visqueux) : l'accélération horizontale est mise en mouvement par les gradients horizontaux de pression dynamique \delta P.

  • Équation (4) :

    \bar{\rho}\frac{\partial \delta v_y}{\partial t} = -\frac{\partial \delta P}{\partial y} - g\,\delta\rho

    Elle correspond à la projection selon l'axe vertical (Oy) de l'équation d'Euler linéarisée : l'accélération verticale résulte de la compétition entre le gradient vertical de surpression et la force de flottabilité (poussée d'Archimède nette -g\,\delta\rho), consécutive à l'écart \delta\rho par rapport à l'équilibre hydrostatique de référence -\frac{\mathrm{d}P_0}{\mathrm{d}y} - \rho_0 g = 0.

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Notions : onde plane progressive harmonique, dérivation complexe

Introduire, dans le système différentiel (7), les fonctions sous leur forme donnée par l'équation (6) afin d'établir un système linéaire d'équations algébriques vérifié par les amplitudes complexes de ces fonctions.

Voir l'indice

Remplacer chaque opérateur différentiel spatiotemporel par son équivalent complexe : \partial/\partial t \to i\omega, \partial/\partial x \to -ik_x, \partial/\partial y \to -ik_y.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le gradient de la masse volumique du profil d'équilibre \rho_0(y) à l'aide de la relation (4).
  2. Utiliser les règles de dérivation en régime harmonique d'onde plane associées à l'expression (6) : \dfrac{\partial}{\partial t} \to i\omega, \dfrac{\partial}{\partial x} \to -i k_x et \dfrac{\partial}{\partial y} \to -i k_y.
  3. Remplacer dans chacune des quatre équations différentielles du système (7) pour obtenir les relations algébriques entre les amplitudes complexes A_{v_x}, A_{v_y}, A_\rho et A_P.
Voir la réponse courte

Substitution des dérivées spatiales par -i\vec{k} et temporelles par i\omega pour former le système linéaire algébrique en amplitudes complexes.

Voir le corrigé complet

D'après la relation (4), la masse volumique d'équilibre vérifie :

\frac{\mathrm{d}\rho_0}{\mathrm{d}y} = -\frac{\bar{\rho}}{\ell}

Pour toute grandeur perturbative \delta\psi \in \{\delta v_x, \delta v_y, \delta\rho, \delta P\}, l'expression (6) en notation complexe s'écrit :

\delta\psi(x,y,t) = A_\psi \exp\left[i\left(\omega t - k_x x - k_y y\right)\right]

Les opérateurs de dérivation spatio-temporelle se traduisent par les facteurs multiplicatifs suivants :

\frac{\partial}{\partial t} \longrightarrow i\omega, \qquad \frac{\partial}{\partial x} \longrightarrow -i k_x, \qquad \frac{\partial}{\partial y} \longrightarrow -i k_y

En injectant ces relations dans le système (7), on élimine le terme de phase commun \exp\left[i\left(\omega t - k_x x - k_y y\right)\right] pour chaque équation :

  • Équation (1) (incompressibilité) :

    -i k_x A_{v_x} - i k_y A_{v_y} = 0 \iff k_x A_{v_x} + k_y A_{v_y} = 0
  • Équation (2) (conservation de la masse) :

    i\omega A_\rho - \frac{\bar{\rho}}{\ell} A_{v_y} = 0
  • Équation (3) (Euler selon (\mathrm{O}x)) :

    i\omega \bar{\rho} A_{v_x} = -(-i k_x A_P) = i k_x A_P \iff \omega \bar{\rho} A_{v_x} - k_x A_P = 0
  • Équation (4) (Euler selon (\mathrm{O}y)) :

    i\omega \bar{\rho} A_{v_y} = i k_y A_P - g A_\rho

Le système linéaire d'équations algébriques vérifié par les amplitudes complexes s'écrit donc :

\boxed{ \left\{ \begin{aligned} (1') \quad & k_x A_{v_x} + k_y A_{v_y} = 0 \\ (2') \quad & i\omega A_\rho - \frac{\bar{\rho}}{\ell} A_{v_y} = 0 \\ (3') \quad & \omega \bar{\rho} A_{v_x} - k_x A_P = 0 \\ (4') \quad & i\omega \bar{\rho} A_{v_y} - i k_y A_P + g A_\rho = 0 \end{aligned} \right. }

Résultat

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Question 32

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : relation de dispersion, pulsation de brunt-väisälä

Déduire de ce système d'équations la relation de dispersion liant , et . Vérifier qu'elle peut s'écrire sous la forme :

où est une constante positive, propre au milieu stratifié, que l'on exprimera en fonction des grandeurs et .

Voir l'indice

Éliminer les amplitudes A_P, A_\rho, A_{v_x} et A_{v_y} pour obtenir la condition de compatibilité du système linéaire sous forme d'une relation algébrique liant \omega, k_x, k_y, g et \ell.

Voir la stratégie

Pour obtenir la relation de dispersion, on cherche une solution non triviale du système linéaire homogène établi à la question précédente :

  1. On exprime successivement les amplitudes A_{v_x}, A_\rho et A_P en fonction de la seule amplitude A_{v_y} à l'aide des équations (1), (2) et (3) ;
  2. On injecte ces expressions dans l'équation (4) pour obtenir la condition de compatibilité liant \omega, k_x et k_y ;
  3. On identifie par comparaison directe la constante \alpha.
Voir la réponse courte

L'annulation du déterminant du système linéaire conduit à la relation de dispersion \omega^2(k_x^2+k_y^2) = \alpha^2 k_x^2 avec \alpha = \sqrt{g/\ell}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q31, le système d'équations algébriques liant les amplitudes complexes s'écrit :

\begin{align*} k_x A_{v_x} + k_y A_{v_y} &= 0 \tag{1} \\ i\omega A_\rho - \frac{\bar{\rho}}{\ell} A_{v_y} &= 0 \tag{2} \\ \bar{\rho}\omega A_{v_x} - k_x A_P &= 0 \tag{3} \\ i\bar{\rho}\omega A_{v_y} - i k_y A_P + g A_\rho &= 0 \tag{4}\end{align*}

En supposant k_x \neq 0 et \omega \neq 0, exprimons les grandeurs en fonction de A_{v_y} :

  • De l'équation (1) :

    A_{v_x} = -\frac{k_y}{k_x} A_{v_y}
  • De l'équation (2) :

    A_\rho = \frac{\bar{\rho}}{i\omega \ell} A_{v_y}
  • De l'équation (3) :

    A_P = \frac{\bar{\rho}\omega}{k_x} A_{v_x} = -\frac{\bar{\rho}\omega k_y}{k_x^2} A_{v_y}

Substituons ces expressions dans l'équation (4) :

i\bar{\rho}\omega A_{v_y} - i k_y \left( -\frac{\bar{\rho}\omega k_y}{k_x^2} A_{v_y} \right) + g \left( \frac{\bar{\rho}}{i\omega \ell} A_{v_y} \right) = 0

Pour une onde non triviale (A_{v_y} \neq 0), divisons par i\bar{\rho} A_{v_y} (en remarquant que 1/i = -i) :

\omega + \frac{\omega k_y^2}{k_x^2} - \frac{g}{\omega \ell} = 0

En multipliant l'ensemble par \omega k_x^2, on obtient :

\omega^2 k_x^2 + \omega^2 k_y^2 = \frac{g}{\ell} k_x^2

soit :

\omega^2 (k_x^2 + k_y^2) = \frac{g}{\ell} k_x^2

Cette relation est bien de la forme demandée :

\boxed{\omega^2 (k_x^2 + k_y^2) = \alpha^2 k_x^2}

avec la constante positive \alpha définie par :

\boxed{\alpha = \sqrt{\frac{g}{\ell}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'analyse dimensionnelle a permis à certains candidats de surmonter la difficulté calculatoire pour trouver le paramètre.

« Des candidats peinant dans le calcul utilisent parfois l’analyse dimensionnelle pour déterminer α. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Notions : relation de dispersion, vecteur d'onde

Écrire cette relation de dispersion en faisant apparaître l'angle que forme le vecteur d'onde avec l'axe horizontal .

Voir l'indice

Poser k_x = k \cos\theta et k_y = k \sin\theta où \theta est l'angle polaire du vecteur d'onde par rapport à l'horizontale.

Voir la réponse courte

En posant k_x = k\cos\theta et k_y = k\sin\theta, la relation se simplifie en \omega^2 = \alpha^2 \cos^2\theta.

Voir le corrigé complet

Le vecteur d'onde s'écrit dans la base cartésienne (\vec{u}_x, \vec{u}_y) :

\vec{k} = k_x \vec{u}_x + k_y \vec{u}_y

En notant k = \|\vec{k}\| = \sqrt{k_x^2 + k_y^2} la norme du vecteur d'onde et \theta = (\widehat{\vec{u}_x, \vec{k}}) l'angle formé par le vecteur d'onde \vec{k} avec l'axe horizontal (\mathrm{O}x), ses composantes cartésiennes s'expriment par :

k_x = k \cos\theta \quad \text{et} \quad k_y = k \sin\theta

La relation de dispersion établie à la question Q32 s'écrit :

\omega^2 = \alpha^2 \frac{k_x^2}{k_x^2 + k_y^2}

En remplaçant les composantes par leur expression polaire :

\frac{k_x^2}{k_x^2 + k_y^2} = \frac{k^2 \cos^2\theta}{k^2} = \cos^2\theta

Comme la pulsation \omega et la constante \alpha = \sqrt{g/\ell} sont des grandeurs positives, on obtient :

\boxed{\omega = \alpha |\cos\theta|} \quad \text{soit encore} \quad \boxed{\omega^2 = \alpha^2 \cos^2\theta}

Résultat

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : relation de dispersion, anisotropie

Analyser cette relation de dispersion. On s'interrogera notamment sur la façon dont le vecteur d'onde est lié à la pulsation d'excitation .

Voir l'indice

Constater que la pulsation \omega dépend uniquement de la direction \theta du vecteur d'onde et non de son module k ; en déduire l'existence d'une pulsation maximale de coupure \alpha.

Voir la réponse courte

La pulsation dépend uniquement de la direction \theta de \vec{k} et non de sa norme : dispersion purement directionnelle et pulsation maximale \alpha.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, la relation de dispersion s'écrit :

\omega = \alpha |\cos\theta| \quad \text{avec} \quad \alpha = \sqrt{\frac{g}{\ell}}

L'analyse de cette relation fait ressortir trois caractéristiques physiques fondamentales :

  1. Indépendance vis-à-vis de la norme du vecteur d'onde : La pulsation \omega ne dépend aucunement du module k = \|\vec{k}\| (ni donc de la longueur d'onde \lambda = 2\pi/k), mais uniquement de l'orientation du vecteur d'onde par rapport à l'horizontale, donnée par l'angle \theta. Pour une fréquence fixée, des ondes de longueurs d'onde arbitraires peuvent donc coexister et se propager.
  2. Pulsation de coupure haute (fréquence de Brunt-Väisälä) : Puisque |\cos\theta| \le 1, la pulsation d'une onde interne vérifie nécessairement :

    \boxed{0 \le \omega \le \alpha}

    La constante \alpha constitue donc une pulsation maximale de propagation (pulsation de coupure haute). Pour une excitation de pulsation \omega > \alpha, le milieu ne peut pas propager d'ondes internes planes.

  3. Orientation imposée du vecteur d'onde par la pulsation d'excitation : Lorsque le fluide est excité à une pulsation donnée \omega < \alpha, l'angle \theta formé par le vecteur d'onde \vec{k} avec l'axe horizontal (\mathrm{O}x) est entièrement déterminé par :

    \cos^2\theta = \frac{\omega^2}{\alpha^2} \implies |\theta| = \arccos\left(\frac{\omega}{\alpha}\right) \quad \text{ou} \quad |\theta| = \pi - \arccos\left(\frac{\omega}{\alpha}\right)

    Cela définit quatre directions possibles pour \vec{k} dans le plan vertical, symétriques par rapport aux axes (\mathrm{O}x) et (\mathrm{O}y).

    • Pour \omega \to \alpha : \theta \to 0 ou \pi, le vecteur d'onde est horizontal.
    • Pour \omega \to 0 : \theta \to \pm \pi/2, le vecteur d'onde est vertical.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les interprétations physiques de la relation de dispersion sont souvent restées incomplètes.

« Des interprétations partielles sont souvent proposées, elles sont plus approfondies. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : vitesse de phase, vecteur d'onde

Exprimer, en faisant apparaître les composantes et , la vitesse de phase de ces ondes. Rappelons que cette vitesse est celle des plans de phase.

Voir l'indice

Exprimer la vitesse de phase vectorielle via \vec{V}_\varphi = \frac{\omega}{\|\vec{k}\|^2}\,\vec{k}.

Voir la stratégie
  1. Définir la phase de l'onde plane progressive monochromatique et déterminer le déplacement élémentaire d'un plan d'onde selon la normale aux fronts d'onde.
  2. Exprimer le vecteur vitesse de phase \vec{V}_{\varphi} en fonction de \omega et du vecteur d'onde \vec{k} = k_x \vec{u}_x + k_y \vec{u}_y.
  3. Utiliser la relation de dispersion établie à la question précédente pour exprimer \vec{V}_{\varphi} uniquement en fonction de \alpha, k_x et k_y.
Voir la réponse courte

Expression de la vitesse de phase \vec{V}_{\varphi} = \frac{\omega}{k^2}\vec{k} en fonction des composantes cartésiennes k_x et k_y.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (6), la forme complexe des perturbations est :

\delta\psi = A_{\psi}\exp[i(\omega t - \vec{k}\cdot\vec{r})] \quad \text{avec} \quad \vec{k} = k_x \vec{u}_x + k_y \vec{u}_y

La phase instantanée de l'onde s'écrit \varphi(\vec{r},t) = \omega t - \vec{k}\cdot\vec{r}. Un plan de phase (ou front d'onde) est défini par \varphi(\vec{r},t) = \text{Cste}, soit :

\vec{k}\cdot\vec{r} = \omega t - \text{Cste}

Le vecteur unitaire orthogonal aux plans de phase et orienté dans le sens de propagation est :

\vec{u} = \frac{\vec{k}}{\|\vec{k}\|} = \frac{\vec{k}}{k} \quad \text{avec} \quad k = \sqrt{k_x^2 + k_y^2}

Au cours d'un intervalle de temps \mathrm{d}t, le déplacement normal \mathrm{d}\vec{r} = \mathrm{d}r_{\varphi}\,\vec{u} d'un plan de phase vérifie :

\mathrm{d}\varphi = \omega\,\mathrm{d}t - \vec{k}\cdot(\mathrm{d}r_{\varphi}\,\vec{u}) = 0 \implies \omega\,\mathrm{d}t - k\,\mathrm{d}r_{\varphi} = 0 \implies v_{\varphi} = \frac{\mathrm{d}r_{\varphi}}{\mathrm{d}t} = \frac{\omega}{k}

Le vecteur vitesse de phase est dirigé selon \vec{u} et s'écrit donc :

\vec{V}_{\varphi} = v_{\varphi}\,\vec{u} = \frac{\omega}{k}\frac{\vec{k}}{k} = \frac{\omega}{k^2}\,\vec{k} = \frac{\omega}{k_x^2 + k_y^2}\left(k_x \vec{u}_x + k_y \vec{u}_y\right)

En injectant la relation de dispersion \omega = \alpha \frac{|k_x|}{\sqrt{k_x^2 + k_y^2}} (obtenue à la question Q32 avec \omega \ge 0), on obtient :

\boxed{\vec{V}_{\varphi} = \frac{\alpha |k_x|}{\left(k_x^2 + k_y^2\right)^{3/2}} \left(k_x \vec{u}_x + k_y \vec{u}_y\right)}

Dans le cas usuel où k_x > 0 :

\vec{V}_{\varphi} = \frac{\alpha k_x}{\left(k_x^2 + k_y^2\right)^{3/2}} \left(k_x \vec{u}_x + k_y \vec{u}_y\right)

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ces calculs exigeaient de la rigueur et du soin, mais ont rarement été menés à terme sans erreur.

« Ces calculs ont rarement été menés avec des résultats corrects. Ils ne présentaient pas de difficultés particulières si ce n’est de devoir être menés proprement. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 36

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral

Notions : vitesse de groupe, relation de dispersion

Exprimer, en faisant apparaître les composantes et , la vitesse de groupe de ces ondes. Nous admettrons que chacune de ses composantes s'exprime de la même manière que dans le cas unidimensionnel, mais avec la composante correspondante du vecteur d'onde.

Cette vitesse est celle de propagation de l'énergie. Elle définit une direction orientée qui est l'analogue de ce que représente un rayon lumineux en optique.

Voir l'indice

Calculer les dérivées partielles (\vec{V}_{\mathrm{g}})_x = \frac{\partial \omega}{\partial k_x} et (\vec{V}_{\mathrm{g}})_y = \frac{\partial \omega}{\partial k_y} à partir de l'expression de \omega(k_x,k_y).

Voir la stratégie
  1. Exprimer les composantes du vecteur vitesse de groupe \vec{V}_{\mathrm{g}} à partir des dérivées partielles de la pulsation \omega par rapport aux composantes du vecteur d'onde : \vec{V}_{\mathrm{g}} = \frac{\partial \omega}{\partial k_x}\vec{u}_x + \frac{\partial \omega}{\partial k_y}\vec{u}_y.
  2. Calculer ces dérivées partielles en dérivant la relation de dispersion (8) sous forme implicite ou explicite.
  3. Factoriser et ordonner l'expression vectorielle en faisant apparaître les composantes k_x et k_y.
Voir la réponse courte

Calcul des dérivées partielles \partial\omega/\partial k_x et \partial\omega/\partial k_y pour expliciter le vecteur vitesse de groupe \vec{V}_{\mathrm{g}}.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, chaque composante de la vitesse de groupe s'exprime comme dans le cas unidimensionnel, soit :

\vec{V}_{\mathrm{g}} = \frac{\partial \omega}{\partial k_x}\,\vec{u}_x + \frac{\partial \omega}{\partial k_y}\,\vec{u}_y

D'après la relation de dispersion (8) établie à la question Q32, la pulsation s'écrit (avec \omega \ge 0) :

\omega(k_x, k_y) = \alpha \frac{|k_x|}{\sqrt{k_x^2 + k_y^2}}

En différentiant la relation \omega^2(k_x^2 + k_y^2) = \alpha^2 k_x^2 par rapport à k_x (à k_y fixé) :

2\omega \frac{\partial \omega}{\partial k_x}(k_x^2 + k_y^2) + 2k_x \omega^2 = 2\alpha^2 k_x

En remplaçant \omega^2 par son expression :

\begin{aligned} 2\omega (k_x^2 + k_y^2) \frac{\partial \omega}{\partial k_x} &= 2\alpha^2 k_x - 2k_x \frac{\alpha^2 k_x^2}{k_x^2 + k_y^2} = 2\alpha^2 \frac{k_x k_y^2}{k_x^2 + k_y^2} \\ \implies \frac{\partial \omega}{\partial k_x} &= \frac{\alpha^2}{\omega}\frac{k_x k_y^2}{(k_x^2 + k_y^2)^2} = \frac{\alpha \operatorname{sgn}(k_x) k_y^2}{(k_x^2 + k_y^2)^{3/2}} \end{aligned}

De même, en différentiant par rapport à k_y (à k_x fixé) :

2\omega \frac{\partial \omega}{\partial k_y}(k_x^2 + k_y^2) + 2k_y \omega^2 = 0

D'où :

\begin{aligned} \frac{\partial \omega}{\partial k_y} &= -\frac{k_y}{\omega(k_x^2 + k_y^2)} \frac{\alpha^2 k_x^2}{k_x^2 + k_y^2} = -\frac{\alpha^2}{\omega}\frac{k_x^2 k_y}{(k_x^2 + k_y^2)^2} = -\frac{\alpha |k_x| k_y}{(k_x^2 + k_y^2)^{3/2}} \end{aligned}

En regroupant les deux composantes, on obtient le vecteur vitesse de groupe :

\boxed{\vec{V}_{\mathrm{g}} = \frac{\alpha \operatorname{sgn}(k_x) k_y}{(k_x^2 + k_y^2)^{3/2}} \left( k_y\,\vec{u}_x - k_x\,\vec{u}_y \right)}

Dans le cas usuel où k_x > 0, cette expression s'écrit simplement :

\boxed{\vec{V}_{\mathrm{g}} = \frac{\alpha k_y}{(k_x^2 + k_y^2)^{3/2}} \left( k_y\,\vec{u}_x - k_x\,\vec{u}_y \right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ces calculs exigeaient de la rigueur et du soin, mais ont rarement été menés à terme sans erreur.

« Ces calculs ont rarement été menés avec des résultats corrects. Ils ne présentaient pas de difficultés particulières si ce n’est de devoir être menés proprement. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 37

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : vitesse de groupe, vitesse de phase, onde transverse

Établir que les vitesses de phase et de groupe sont orthogonales. Établir que leurs composantes selon l'axe sont de même signe. En s'appuyant sur la première équation du système (7), montrer que la vitesse est orthogonale au vecteur d'onde .

Voir l'indice

Calculer le produit scalaire direct \vec{V}_\varphi \cdot \vec{V}_{\mathrm{g}} ; comparer le signe des premières composantes, puis exploiter l'incompressibilité k_x A_{v_x} + k_y A_{v_y} = 0 \iff \vec{k} \cdot \delta\vec{v} = 0.

Voir la stratégie
  1. Calculer le produit scalaire \vec{V}_{\phi} \cdot \vec{V}_{\mathrm{g}} à partir des expressions obtenues en questions Q35 et Q36 pour prouver l'orthogonalité.
  2. Étudier le signe de la projection sur \vec{u}_x de chacun des deux vecteurs vitesses.
  3. Traduire la condition d'incompressibilité (première équation du système (7)) en notation complexe pour relier la vitesse du fluide \delta\vec{v} au vecteur d'onde \vec{k}.
Voir la réponse courte

Le produit scalaire nul \vec{k}\cdot\vec{V}_{\mathrm{g}}=0 prouve l'orthogonalité, V_{\mathrm{g},x} et k_x ont même signe, et l'incompressibilité impose \vec{k}\cdot\delta\vec{v}=0.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q35 et Q36, les vecteurs vitesse de phase et vitesse de groupe s'écrivent :

\begin{aligned} \vec{V}_{\phi} &= \frac{\alpha |k_x|}{(k_x^2 + k_y^2)^{3/2}} \left(k_x \vec{u}_x + k_y \vec{u}_y\right) \\ \vec{V}_{\mathrm{g}} &= \frac{\alpha \operatorname{sgn}(k_x)}{(k_x^2 + k_y^2)^{3/2}} \left(k_y^2 \vec{u}_x - k_x k_y \vec{u}_y\right) \end{aligned}

1. Orthogonalité des vitesses de phase et de groupe

Calculons le produit scalaire \vec{V}_{\phi} \cdot \vec{V}_{\mathrm{g}} :

\vec{V}_{\phi} \cdot \vec{V}_{\mathrm{g}} = \frac{\alpha^2 |k_x| \operatorname{sgn}(k_x)}{(k_x^2 + k_y^2)^3} \left( k_x \cdot k_y^2 + k_y \cdot (-k_x k_y) \right) = \frac{\alpha^2 k_x |k_x|}{(k_x^2 + k_y^2)^3} \left( k_x k_y^2 - k_x k_y^2 \right) = 0

On en déduit que :

\boxed{\vec{V}_{\phi} \perp \vec{V}_{\mathrm{g}}}

2. Signe des composantes horizontales

Les composantes horizontales des vitesses de phase et de groupe valent respectivement :

\begin{aligned} V_{\phi, x} &= \frac{\alpha |k_x| k_x}{(k_x^2 + k_y^2)^{3/2}} = \frac{\alpha k_x^2}{(k_x^2 + k_y^2)^{3/2}} \operatorname{sgn}(k_x) \\ V_{\mathrm{g}, x} &= \frac{\alpha k_y^2}{(k_x^2 + k_y^2)^{3/2}} \operatorname{sgn}(k_x) \end{aligned}

Les facteurs prépondérants \dfrac{\alpha k_x^2}{(k_x^2 + k_y^2)^{3/2}} et \dfrac{\alpha k_y^2}{(k_x^2 + k_y^2)^{3/2}} étant strictement positifs (pour k_x \neq 0 et k_y \neq 0), V_{\phi, x} et V_{\mathrm{g}, x} ont tous deux le signe de k_x :

\boxed{\operatorname{sgn}(V_{\phi, x}) = \operatorname{sgn}(V_{\mathrm{g}, x}) = \operatorname{sgn}(k_x)}

3. Orthogonalité entre la vitesse fluide \delta\vec{v} et le vecteur d'onde \vec{k}

La première équation du système (7) traduit l'incompressibilité de l'écoulement :

\frac{\partial \delta v_x}{\partial x} + \frac{\partial \delta v_y}{\partial y} = \operatorname{div}(\delta\vec{v}) = 0

En introduisant la forme d'onde plane harmonique \delta\vec{v} = \vec{A}_v \exp[i(\omega t - \vec{k}\cdot\vec{r})], l'opérateur spatial s'écrit \vec{\nabla} \to -i\vec{k}, d'où :

\operatorname{div}(\delta\vec{v}) = -i\,\vec{k} \cdot \delta\vec{v} = 0

Il en résulte immédiatement que :

\boxed{\delta\vec{v} \perp \vec{k}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ces calculs exigeaient de la rigueur et du soin, mais ont rarement été menés à terme sans erreur.

« Ces calculs ont rarement été menés avec des résultats corrects. Ils ne présentaient pas de difficultés particulières si ce n’est de devoir être menés proprement. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Schéma ou tracé

Notions : vitesse de groupe, vitesse de phase, onde transverse

Représenter, sur un schéma, la vitesse de groupe, la vitesse de phase ainsi que la direction de la vitesse , dans le cas où .

Voir l'indice

Tracer un vecteur d'onde dans le premier quadrant et en déduire géométriquement \vec{V}_{\mathrm{g}} orthogonal à \vec{k} pointant vers le bas ou le haut selon le signe de la phase, avec le champ de vitesse \delta\vec{v} parallèle à la vitesse de groupe.

Voir la stratégie
  1. Déterminer les orientations respectives des vecteurs \vec{V}_{\phi} et \vec{V}_{\mathrm{g}} à partir des expressions établies aux questions Q35 et Q36 pour k_x = 2k_y > 0.
  2. Déterminer la direction de la perturbation de vitesse \delta\vec{v} en exploitant la relation d'incompressibilité k_x \delta v_x + k_y \delta v_y = 0 (Q37).
  3. Réaliser un schéma clair dans le repère vertical (O,x,y) faisant apparaître les vecteurs, l'orthogonalité \vec{V}_{\phi} \perp \vec{V}_{\mathrm{g}} et la direction oscillante de \delta\vec{v}.
Voir la réponse courte

Représentation graphique montrant \vec{V}_{\varphi} parallèle à \vec{k}, \vec{V}_{\mathrm{g}} perpendiculaire à \vec{k}, et la direction de \delta\vec{v} colinéaire à \vec{V}_{\mathrm{g}}.

Voir le corrigé complet

Dans le cas où k_x = 2k_y > 0, les grandeurs vectorielles s'orientent ainsi :

  • Vitesse de phase \vec{V}_{\phi} : D'après la question Q35, \vec{V}_{\phi} est colinéaire et de même sens que le vecteur d'onde \vec{k} :

    \vec{V}_{\phi} \propto k_x \vec{u}_x + k_y \vec{u}_y \propto 2 \vec{u}_x + \vec{u}_y

    Elle pointe vers le haut et vers la droite (\theta = \arctan(1/2) \approx 26{,}6^\circ).

  • Vitesse de groupe \vec{V}_{\mathrm{g}} : D'après la question Q36, avec k_x > 0 et k_y > 0 :

    \vec{V}_{\mathrm{g}} \propto k_y \vec{u}_x - k_x \vec{u}_y \propto \vec{u}_x - 2 \vec{u}_y

    Elle pointe vers le bas et vers la droite. Les deux vitesses sont bien orthogonales et vérifient V_{\phi,x} > 0 et V_{\mathrm{g},x} > 0 (conformément à la question Q37).

  • Direction de la vitesse fluide \delta\vec{v} : La condition d'incompressibilité \vec{k} \cdot \delta\vec{v} = 0 impose 2\,\delta v_x + \delta v_y = 0, soit :

    \delta\vec{v} \propto \vec{u}_x - 2 \vec{u}_y

    La direction d'oscillation du fluide est donc parallèle à la vitesse de groupe \vec{V}_{\mathrm{g}} et perpendiculaire aux plans d'onde (et à \vec{V}_{\phi}).

On en déduit la représentation géométrique suivante :

Voir ce qu'a relevé le jury

Question très discriminante nécessitant les résultats précédents et une solide maîtrise de la physique des ondes.

« Les bonnes réponses à cette question n’étaient souvent présentes que dans les meilleures copies, elles demandaient à la fois les réponses aux questions précédentes et une bonne compréhension de la physique des ondes enseignée en CPGE. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : onde plane, paquet d'ondes

Commenter cette cartographie. Le champ représenté peut-il être décrit par une unique onde plane (une argumentation est attendue) ?

Voir l'indice

Remarquer la structure caractéristique en « croix de Malte » (quatre faisceaux de rayons partant de la source) et justifier qu'une unique onde plane ne peut rendre compte de cette géométrie multidirectionnelle.

Voir la réponse courte

Le motif de croix de Saint-André résulte de la superposition de quatre ondes planes de même pulsation se propageant dans quatre directions distinctes.

Voir le corrigé complet

1. Commentaire de la cartographie :

  • La cartographie présente une structure caractéristique en croix (dite « croix de Saint-André ») centrée sur le cylindre oscillant.
  • L'énergie rayonnée par l'obstacle est confinée dans quatre faisceaux ou branches rectilignes faisant un angle bien déterminé avec l'horizontale.
  • Au sein de chaque faisceau, on observe une alternance périodique de franges rouges (\partial \delta\rho/\partial y > 0) et bleues (\partial \delta\rho/\partial y < 0) séparées par des zones jaune-vert (\partial \delta\rho/\partial y \simeq 0). Ces franges sont parallèles à l'axe de chaque faisceau, ce qui illustre le fait que les plans de phase (perpendiculaires à \vec{k}) sont parallèles à la vitesse de groupe \vec{V}_{\mathrm{g}} (\vec{k} \perp \vec{V}_{\mathrm{g}} d'après la question 37).

2. Description par une unique onde plane :

Non, ce champ ne peut pas être décrit par une unique onde plane, pour plusieurs raisons :

  • Absence d'extension spatiale infinie et uniforme : une onde plane théorique présente un profil d'onde identique et infini dans toute direction perpendiculaire à \vec{k}, sans confinement spatial, alors qu'on observe ici des faisceaux d'épaisseur finie issus d'une source localisée.
  • Multiplicité des directions d'émission : l'énergie doit s'éloigner de la source dans les quatre quadrants pour des raisons de causalité et de symétrie de l'excitation (mouvement vertical du cylindre). La vitesse de groupe \vec{V}_{\mathrm{g}} pointe vers l'extérieur le long de quatre directions distinctes :

    (V_{\mathrm{g}x} > 0,\, V_{\mathrm{g}y} > 0), \quad (V_{\mathrm{g}x} > 0,\, V_{\mathrm{g}y} < 0), \quad (V_{\mathrm{g}x} < 0,\, V_{\mathrm{g}y} > 0), \quad (V_{\mathrm{g}x} < 0,\, V_{\mathrm{g}y} < 0)
  • Une onde plane unique ne possède qu'un seul vecteur d'onde \vec{k} et une seule direction de vitesse de groupe \vec{V}_{\mathrm{g}}. Le champ observé résulte nécessairement de la superposition d'au moins quatre ondes (ou paquets d'ondes) associées aux différentes combinaisons de signes (\pm k_x, \pm k_y).
Voir ce qu'a relevé le jury

Questions très peu traitées en raison de la relation de dispersion originale et du report des questions précédentes.

« Très peu de candidats ont su répondre à ces questions. À la fois, faute des résultats des questions précédentes, mais aussi par la difficulté à bien appréhender le comportement d’une onde avec une relation de dispersion plutôt originale. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 40

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : vitesse de groupe, relation de dispersion

Estimer, à partir de la cartographie représentée figure (5), la valeur de la pulsation excitatrice .

Voir l'indice

Mesurer sur la cartographie l'angle d'inclinaison des rayons avec l'horizontale (qui donne l'orientation de \vec{V}_{\mathrm{g}} donc \theta), calculer la fréquence de Brunt-Väisälä \alpha = \sqrt{g/\ell} avec \ell=12\text{ m}, et déduire \omega = \alpha \sin\phi.

Voir la stratégie
  1. Relier l'orientation géométrique des faisceaux visibles sur la cartographie à la direction de la vitesse de groupe \vec{V}_{\mathrm{g}}, puis à celle du vecteur d'onde \vec{k}.
  2. Exprimer la pulsation \omega en fonction de l'angle \phi d'inclinaison des faisceaux par rapport à l'horizontale et de la pulsation caractéristique \alpha = \sqrt{g/\ell}.
  3. Mesurer l'angle \phi sur la figure 5 et mener l'application numérique.
Voir la réponse courte

Mesure de l'inclinaison des branches de la croix (direction de \vec{V}_{\mathrm{g}}) pour déterminer l'angle \theta, puis calcul de \omega = \alpha\cos\theta.

Voir le corrigé complet

L'énergie transportée par les ondes internes se propage le long des rayons orientés par la vitesse de groupe \vec{V}_{\mathrm{g}}. Les quatre branches de la croix de Saint-André observées sur la figure (5) matérialisent donc la direction de \vec{V}_{\mathrm{g}}.

Notons \phi l'angle aigu que font ces faisceaux d'énergie avec l'axe horizontal (\mathrm{O}x). D'après la question Q36 :

\vec{V}_{\mathrm{g}} \propto k_y\,\vec{u}_x - k_x\,\vec{u}_y

La pente des rayons vaut ainsi en valeur absolue :

\tan\phi = \left|\frac{V_{\mathrm{g},y}}{V_{\mathrm{g},x}}\right| = \left|\frac{k_x}{k_y}\right| = \frac{1}{|\tan\theta|} = |\operatorname{cotan}\theta|

où \theta est l'angle formé par le vecteur d'onde \vec{k} avec l'axe horizontal (\mathrm{O}x), ce qui confirme l'orthogonalité \vec{V}_{\mathrm{g}} \perp \vec{k} (question Q37) et donne la relation angulaire :

\phi = \frac{\pi}{2} - |\theta| \implies |\cos\theta| = \sin\phi

En utilisant la relation de dispersion établie à la question Q33 (\omega = \alpha |\cos\theta|), on obtient directement :

\omega = \alpha \sin\phi \quad \text{avec} \quad \alpha = \sqrt{\frac{g}{\ell}}

Mesure sur la figure 5 :
En mesurant l'inclinaison des branches partant du cylindre central par rapport à l'horizontale, on trouve :

\phi \approx 30^\circ \quad (\text{soit } \sin\phi \approx 0{,}50)

Application numérique :
Avec g \simeq 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} (ou 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}) et \ell = 12\text{ m} :

\begin{aligned} \alpha &= \sqrt{\frac{9{,}8}{12}} \simeq 0{,}90\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \\ \omega &= 0{,}90 \times \sin(30^\circ) \simeq 0{,}45\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

Compte tenu de l'incertitude sur la mesure angulaire (\phi \in [25^\circ,\,35^\circ]), on estime :

\boxed{\omega \approx 0{,}45\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}} \quad (\text{soit } \omega \in [0{,}4\,;\,0{,}5]\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1})

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Questions très peu traitées en raison de la relation de dispersion originale et du report des questions précédentes.

« Très peu de candidats ont su répondre à ces questions. À la fois, faute des résultats des questions précédentes, mais aussi par la difficulté à bien appréhender le comportement d’une onde avec une relation de dispersion plutôt originale. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 41

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : réflexion d'une onde, vitesse de groupe

Les ondes internes peuvent interagir avec le relief sous-marin et subir des réflexions. Représenter, sur un schéma (inspiré de la figure (6)), le vecteur d'onde et la vitesse de groupe (orientant l'équivalent du rayon lumineux) d'une onde, avant puis après sa réflexion sur une paroi verticale. Le vecteur d'onde incident est tel que . Nous admettrons que l'onde réfléchie vérifie la relation de dispersion de l'onde incidente.

Voir l'indice

Appliquer les conditions aux limites à la paroi verticale : conservation de la pulsation \omega et de la composante tangentielle k_y, entraînant k_{x,\mathrm{r}} = -k_{x,\mathrm{inc}} ; tracer le rayon réfléchi orienté par \vec{V}_{\mathrm{g},\mathrm{r}}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer les conditions aux limites à l'obstacle vertical : conservation de la pulsation \omega et de la composante du vecteur d'onde tangentielle à la paroi (k_y).
  2. Déterminer la composante normale k_{x,\text{r}} grâce à la relation de dispersion, en choisissant le signe qui garantit que l'onde transporte l'énergie en s'éloignant de la paroi (V_{\mathrm{g},x,\text{r}} < 0).
  3. Exprimer \vec{V}_{\mathrm{g},\text{r}} et tracer le schéma illustrant les rayons (orientés par \vec{V}_{\mathrm{g}}) et les vecteurs d'onde.
Voir la réponse courte

La conservation de \omega et de la composante k_y impose k_x' = -k_x : construction des rayons incidents et réfléchis orthogonaux aux vecteurs d'onde.

Voir le corrigé complet

Considérons une paroi verticale imperméable située en x = x_0. L'océan est situé dans le demi-espace x < x_0.

1. Conditions de raccordement à la paroi :

  • Le régime étant linéaire et stationnaire, la pulsation temporelle est conservée lors de la réflexion :

    \omega_{\text{r}} = \omega_{\text{inc}} = \omega
  • L'invariance par translation le long de la frontière verticale (y) impose la continuité de la phase spatiale le long de celle-ci, d'où la conservation de la composante tangentielle du vecteur d'onde :

    k_{y,\text{r}} = k_{y,\text{inc}} = k_y > 0

2. Détermination de k_{x,\text{r}} : L'onde réfléchie vérifie la même relation de dispersion (équation (8)) :

\omega^2 (k_{x,\text{r}}^2 + k_y^2) = \alpha^2 k_{x,\text{r}}^2 \iff \frac{\omega^2}{\alpha^2} = \frac{k_{x,\text{r}}^2}{k_{x,\text{r}}^2 + k_y^2}

Puisque l'onde incidente satisfait cette même équation avec k_x, on en déduit :

k_{x,\text{r}}^2 = k_x^2 \implies k_{x,\text{r}} = \pm k_x

La condition de causalité (condition de radiation) impose que l'onde réfléchie transporte l'énergie en s'éloignant de la paroi, soit V_{\mathrm{g},x,\text{r}} < 0. D'après l'expression de la vitesse de groupe établie à la question Q36 :

V_{\mathrm{g},x} = \frac{\alpha \operatorname{sgn}(k_x) k_y^2}{(k_x^2 + k_y^2)^{3/2}}

Le signe de V_{\mathrm{g},x} est celui de k_x. Pour avoir V_{\mathrm{g},x,\text{r}} < 0, il faut nécessairement :

\boxed{k_{x,\text{r}} = - k_x = - 2 k_y < 0}

Ainsi, le vecteur d'onde réfléchi est :

\boxed{\vec{k}_{\text{r}} = - k_x \vec{u}_x + k_y \vec{u}_y = k_y (-2\vec{u}_x + \vec{u}_y)}

3. Vitesse de groupe réfléchie : Toujours d'après Q36, avec \operatorname{sgn}(k_{x,\text{r}}) = -1 et k_{y,\text{r}} = k_y > 0 :

\vec{V}_{\mathrm{g},\text{r}} = \frac{\alpha (-1) k_y}{(k_x^2 + k_y^2)^{3/2}} \big(k_y \vec{u}_x - (-k_x) \vec{u}_y\big) = \frac{\alpha k_y}{(k_x^2 + k_y^2)^{3/2}} \big(-k_y \vec{u}_x - k_x \vec{u}_y\big)

En comparant à l'onde incidente pour laquelle \vec{V}_{\mathrm{g},\text{inc}} \propto (k_y \vec{u}_x - k_x \vec{u}_y) = k_y (\vec{u}_x - 2\vec{u}_y), on constate que :

\boxed{\vec{V}_{\mathrm{g},\text{r}} = - V_{\mathrm{g},x,\text{inc}} \vec{u}_x + V_{\mathrm{g},y,\text{inc}} \vec{u}_y}

Le rayon incident (colinéaire à \vec{V}_{\mathrm{g},\text{inc}}) a pour pente \mathrm{d}y/\mathrm{d}x = -k_x/k_y = -2. Le rayon réfléchi a pour pente \mathrm{d}y/\mathrm{d}x = (-k_x)/(-k_y) = +2.

Résultat

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Questions très peu traitées en raison de la relation de dispersion originale et du report des questions précédentes.

« Très peu de candidats ont su répondre à ces questions. À la fois, faute des résultats des questions précédentes, mais aussi par la difficulté à bien appréhender le comportement d’une onde avec une relation de dispersion plutôt originale. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Question 42

DifficileTemps estimé : ≈ 10 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : réflexion d'une onde, vitesse de groupe

Le vecteur d'onde incident est toujours tel que mais le plan représentant la paroi sous-marine a maintenant pour équation cartésienne . Représenter, sur un schéma inspiré de la figure (6) et adapté à cette nouvelle situation, deux rayons voisins parallèles incidents puis réfléchis (rappelons encore qu'un « rayon » est orienté par la vitesse de groupe). Analyser cette situation d'un point de vue énergétique.

Voir l'indice

Déterminer l'angle de la paroi inclinée avec l'horizontale et le comparer à l'inclinaison des rayons incidents ; montrer que la réflexion sur cette pente critique concentre l'énergie le long du fond sous-marin et favorise le déferlement interne.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la pente de la paroi ainsi que celle des rayons incidents (orientés par \vec{V}_{\mathrm{g}}) pour identifier le régime de réflexion.
  2. Utiliser la conservation de la pulsation \omega pour en déduire la direction des rayons réfléchis et constater le caractère critique de la réflexion.
  3. Réaliser un schéma clair illustrant deux rayons incidents et leur réflexion le long de la paroi.
  4. Analyser la conservation du flux d'énergie et en déduire les conséquences physiques (focalisation, déferlement, mélange turbulent).
Voir la réponse courte

Tracé montrant le resserrement géométrique des rayons réfléchis sur la pente, ce qui implique une forte focalisation et amplification énergétique locale.

Voir le corrigé complet

1. Géométrie de la paroi et des rayons incidents

La paroi sous-marine a pour équation cartésienne y - 2x = \text{Cste}, soit :

y = 2x + \text{Cste}

Il s'agit d'une droite de pente p_{\text{paroi}} = +2, formant avec l'axe horizontal (\mathrm{O}x) un angle \beta tel que :

\tan\beta = 2 \quad (\beta \approx 63{,}4^\circ)

D'après les questions précédentes (Q36 et Q37), le vecteur d'onde incident vérifie k_x = 2k_y > 0, de sorte que la vitesse de groupe incidente s'écrit :

\vec{V}_{\mathrm{g},\text{inc}} \propto k_y \vec{u}_x - k_x \vec{u}_y \propto \vec{u}_x - 2\vec{u}_y

Les rayons incidents ont donc une pente :

p_{\text{inc}} = \frac{V_{\mathrm{g},y}}{V_{\mathrm{g},x}} = -2

Ils se propagent vers le bas et la droite en faisant un angle \phi = \arctan(2) \approx 63{,}4^\circ sous l'horizontale.

2. Condition de réflexion et caractère critique

La pulsation \omega étant conservée lors de la réflexion, la relation de dispersion (Q33) :

\omega = \alpha |\cos\theta|

impose que l'angle \theta du vecteur d'onde avec l'horizontale soit conservé en valeur absolue. Par orthogonalité entre \vec{V}_{\mathrm{g}} et \vec{k}, l'angle \phi que font les rayons avec l'horizontale est lui aussi strictement conservé :

|\tan\phi| = \left|\frac{k_x}{k_y}\right| = 2

Ainsi, tout rayon se propageant dans ce milieu à la pulsation \omega a nécessairement une pente égale à +2 ou -2.

Puisque la pente de la paroi vaut précisément \tan\beta = 2, l'inclinaison du fond coïncide exactement avec celle des rayons : il s'agit d'une réflexion critique (\beta = \phi).

Le rayon réfléchi ne pouvant être confondu avec le rayon incident (de pente -2), il adopte nécessairement la pente +2 : les rayons réfléchis se propagent parallèlement à la paroi, le long de celle-ci.

3. Schéma de la réflexion

Deux rayons incidents parallèles d'écartement non nul rencontrent la paroi en deux points distincts ; après réflexion, ils sont tous deux guidés le long de la pente et se superposent le long de l'obstacle.

4. Analyse énergétique

  • Focalisation de l'énergie : le faisceau incident transporte une puissance finie répartie sur une largeur non nulle. Lors de la réflexion critique, la section efficace du faisceau réfléchi tend vers zéro car les rayons réfléchis sont collimatés directement sur la paroi.
  • Concentration et singularité : en l'absence de dissipation, la densité d'énergie et l'amplitude des vitesses fluctuantes \delta \vec{v} (ainsi que les gradients spatiaux \nabla \delta\rho) divergeraient théoriquement au voisinage de la paroi.
  • Effets non linéaires et mélange océanique : dans l'océan réel, cette forte concentration énergétique rend caduque l'approximation linéaire ; elle provoque le déferlement des ondes internes, l'apparition d'instabilités de cisaillement, de la turbulence et un mélange diapycnal intense au voisinage des pentes sous-marines.
Voir ce qu'a relevé le jury

Questions très peu traitées en raison de la relation de dispersion originale et du report des questions précédentes.

« Très peu de candidats ont su répondre à ces questions. À la fois, faute des résultats des questions précédentes, mais aussi par la difficulté à bien appréhender le comportement d’une onde avec une relation de dispersion plutôt originale. »

Source : rapport du jury X-ENS 2020

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet X-ENS Physique B PC 2020 ?

Surtout 3 chapitres : Ondes mécaniques et acoustiques (49 % des questions, partie 2), Mécanique des fluides (24 %) et Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (20 %). Plus ponctuellement : Ondes électromagnétiques dans les milieux, Circuits électriques et régimes transitoires et Cinématique et dynamique du point.

Peut-on travailler le sujet X-ENS Physique B PC 2020 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 15 questions sur 42 (36 %) ne demandent que le programme de PCSI : Q1 à Q7, Q12 à Q15, Q24 et Q26 à Q28. Avec les autres programmes de première année : 15 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet X-ENS Physique B PC 2020 ?

Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet X-ENS Physique B PC 2020 ?

Q42 (réflexion d'une onde), cotée 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet X-ENS Physique B PC 2020 ?

Questions de cours : Q9 (traînée), Q17 (milieu dispersif), Q18 (vitesse de phase) et Q30 (équation de navier-stokes). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (poussée d'archimède), Q4 (poussée d'archimède), Q8 (nombre de reynolds), Q16 (relation de dispersion), Q32 (relation de dispersion) et Q37 (vitesse de groupe).

Où gagner des points facilement dans le sujet X-ENS Physique B PC 2020 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (30 sur 42), par exemple : Q1 à Q5, Q7 à Q19, Q21, Q24, Q25, Q27 à Q30, Q33 à Q35, Q38 et Q39. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q23 et Q32.

Le sujet X-ENS Physique B PC 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Quelle a été la moyenne au sujet X-ENS Physique B PC 2020 ?

Moyenne : 9,29/20 (écart-type 3,45, 1 204 présents).

Comment justifier le choix entre vitesse de phase et de groupe en Q18 ?

Il faut préciser que la chronophotographie suit le déplacement d'une crête d'onde, c'est-à-dire une ligne d'équiphase. La grandeur mesurée est donc par définition la vitesse de phase v_{\varphi}, et non la vitesse de groupe qui caractériserait le transport global de l'énergie ou de l'enveloppe.

Quelle expression de la traînée hydrodynamique faut-il adopter à la question Q9 ?

L'expression d'une traînée quadratique en -\frac{1}{2} C_x \rho S |V| V \vec{u}_y. Le nombre de Reynolds étant très supérieur à 1 (calculé en Q8), l'écoulement est dominé par l'inertie : il ne faut surtout pas y associer une formule de Stokes linéaire, réservée aux très faibles nombres de Reynolds.

Comment relier l'angle des rayons à la pulsation d'excitation en Q40 ?

En exploitant l'orthogonalité entre vitesse de groupe et vecteur d'onde établie en Q37. Les rayons suivent la vitesse de groupe \vec{V}_{\mathrm{g}} : si \phi désigne l'inclinaison d'une branche de la croix avec l'horizontale, le vecteur d'onde fait un angle \theta = \frac{\pi}{2} - \phi, d'où \omega = \alpha \sin\phi.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 42 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,29 et d'écart-type 3,45 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.