Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 MP 2022 (page 2/3 : Partie II (questions 12 à 30))
Centres de données
- 39 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en MPSI : 15 questions sur 39, parties I.B, II.A et II.C.3
- Vérifié question par question
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Partie II : Délocaliser les centres de données, une solution d'avenir ?
II.A · De la difficulté d'une communication directe
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : mouvement circulaire uniforme, accélération normale
Montrer que le mouvement du satellite est uniforme.
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Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe orthoradial \vec{u}_\theta dans le repère polaire pour déduire que l'accélération orthoradiale est nulle.
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Pour prouver que le mouvement est uniforme, il s'agit d'établir que la norme de la vitesse v = \|\vec{v}\| (ou la vitesse angulaire \dot{\theta}) est constante au cours du temps.
- Modéliser le système, le référentiel d'étude et la seule force appliquée (force gravitationnelle centrale).
- Exprimer l'accélération en coordonnées polaires pour une trajectoire circulaire (r = \mathrm{cste}).
- Projeter la deuxième loi de Newton sur la direction orthoradiale (ou utiliser l'accélération tangentielle de Frenet) pour en déduire \ddot{\theta} = 0.
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La force gravitationnelle est centrale et normale à la trajectoire circulaire, donc la vitesse tangentielle est constante.
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On étudie le satellite, assimilé à un point matériel M de masse m_{\mathrm{S}}, dans le référentiel géocentrique \mathcal{R}_{\mathrm{g}} supposé galiléen.
La seule force agissant sur le satellite est la force d'attraction gravitationnelle exercée par la Terre (supposée à symétrie sphérique) :
où r = R_{\mathrm{T}} + h désigne la distance constante séparant le centre O de la Terre du satellite.
La trajectoire étant circulaire de rayon r = \mathrm{cste}, les dérivées temporelles du rayon sont nulles (\dot{r} = 0 et \ddot{r} = 0). Dans la base polaire (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta), le vecteur position s'écrit \vec{r} = r \vec{u}_r, le vecteur vitesse est orthoradial :
et le vecteur accélération s'écrit :
D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué au satellite :
En projetant cette relation vectorielle selon le vecteur orthoradial \vec{u}_\theta, on obtient :
Comme m_{\mathrm{S}} \neq 0 et r > 0, il vient :
La vitesse scalaire orbitale vérifie ainsi :
Résultat
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : vitesse orbitale, loi de gravitation
Déterminer l'expression de la vitesse orbitale du satellite sur son orbite circulaire en fonction de la constante de gravitation universelle et des paramètres , et .
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Égaler l'accélération centripète v_0^2/(R_{\mathrm{T}}+h) à l'intensité du champ de gravitation terrestre à l'altitude h.
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- Appliquer le principe fondamental de la dynamique au satellite dans le référentiel géocentrique supposé galiléen.
- Projeter la relation sur l'axe radial \vec{u}_r en exploitant la cinématique d'un mouvement circulaire.
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Deuxième loi de Newton sur la normale : m v_{0}^{2}/r = G M_{\mathrm{T}} m / r^{2}, d'où v_{0} = \sqrt{G M_{\mathrm{T}}/(R_{\mathrm{T}} + h)}.
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Le système étudié est le satellite, assimilé à un point matériel M de masse m_{\mathrm{S}}, dans le référentiel géocentrique \mathcal{R}_{\mathrm{g}} supposé galiléen.
Sur son orbite circulaire de rayon r = R_{\mathrm{T}} + h, le satellite n'est soumis qu'à l'attraction gravitationnelle exercée par la Terre, modélisée par une répartition de masse à symétrie sphérique :
La trajectoire étant un cercle de rayon r parcouru à la vitesse scalaire constante v_0 = r\dot{\theta} (d'après la question Q12), le vecteur accélération s'écrit :
En appliquant la deuxième loi de Newton au satellite :
La projection selon le vecteur unitaire radial \vec{u}_r donne :
En remplaçant le rayon de l'orbite par r = R_{\mathrm{T}} + h, on obtient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : période de révolution, vitesse orbitale
Évaluer numériquement la vitesse , ainsi que la période de révolution correspondante.
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Calculer numériquement v_0 puis en déduire la période de révolution orbitale via T_0 = 2\pi(R_{\mathrm{T}}+h)/v_0.
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Calculs numériques de v_{0} et de la période orbitale T_{0} = 2\pi (R_{\mathrm{T}} + h)/v_{0}.
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D'après la question Q13, la vitesse orbitale du satellite est donnée par :
Avec les données numériques de l'énoncé :
- G = 6{,}67 \times 10^{-11}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{s}^{-2} ;
- M_{\mathrm{T}} = 5{,}97 \times 10^{24}\text{ kg} ;
- R_{\mathrm{T}} = 6{,}40 \times 10^6\text{ m} ;
- h = 650\text{ km} = 0{,}65 \times 10^6\text{ m}, d'où r = R_{\mathrm{T}} + h = 7{,}05 \times 10^6\text{ m}.
L'application numérique donne :
Le mouvement étant circulaire uniforme de rayon r = R_{\mathrm{T}} + h (d'après Q12), la période de révolution T_0 correspond à la durée nécessaire pour parcourir le périmètre 2\pi r à la vitesse v_0 :
Numériquement :
Résultat
Question 15
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : cinématique du point, satellite
Discuter quantitativement l'affirmation selon laquelle « la vitesse orbitale [rend] toute communication radio directe avec le sol impossible à établir plus d'une minute ».
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Déterminer par un schéma géométrique le demi-angle au centre de visibilité directe depuis une station au sol au zénith du passage, défini par \cos\theta_{\mathrm{max}} = R_{\mathrm{T}} / (R_{\mathrm{T}}+h), puis calculer le temps de survol associé \Delta t = 2\theta_{\mathrm{max}} / \omega_0.
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- Modéliser géométriquement la visibilité en ligne directe entre une station au sol et le satellite pour déterminer l'angle d'ouverture maximal du survol (passage au zénith).
- Exprimer et calculer numériquement la durée maximale d'intervisibilité directe \Delta t_{\max} pour l'ISS (h \approx 400\text{ km}) ainsi que pour le satellite du sujet (h = 650\text{ km}).
- Confronter ce résultat à l'affirmation du journaliste (« pas plus d'une minute ») et discuter la pertinence du recours à des satellites relais géostationnaires.
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Estimation géométrique de l'arc de visibilité depuis une station sol et comparaison de la durée de survol à une minute.
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Considérons une station d'émission-réception S située à la surface de la Terre de rayon R_{\mathrm{T}}. Pour qu'une onde radio en propagation rectiligne directe puisse être reçue sans être masquée par la rotondité de la Terre, le satellite M doit être au-dessus du plan tangent à la Terre en S (l'horizon local).
La durée maximale de visibilité correspond à un passage du satellite directement à la verticale de la station (au zénith). À l'apparition et à la disparition du satellite à l'horizon, le segment (SM) est tangent à la sphère terrestre en S. Dans le triangle rectangle OSM en S, l'angle au centre \theta_{\max} vérifie :
L'angle orbital total parcouru par le satellite pendant cette phase de visibilité est 2\theta_{\max}. Comme le mouvement orbital est circulaire uniforme de pulsation \omega_0 = \frac{2\pi}{T_0}, la durée maximale de communication directe est :
Application numérique :
Pour l'ISS (h = 400\text{ km}, v_0 \approx 7{,}6\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}, T_0 \approx 92{,}6\text{ min}) :
\begin{aligned} \cos\theta_{\max} &= \frac{6\,400}{6\,800} \simeq 0{,}9412 \implies \theta_{\max} \simeq 0{,}345\text{ rad} \simeq 19{,}8^\circ \\ \Delta t_{\max} &= \frac{2 \times 19{,}8^\circ}{360^\circ} \times 92{,}6\text{ min} \simeq 10{,}2\text{ min} \simeq 610\text{ s} \end{aligned}Pour les satellites du sujet (h = 650\text{ km}, v_0 \simeq 7{,}52\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}, T_0 \simeq 98{,}2\text{ min}) :
\begin{aligned} \cos\theta_{\max} &= \frac{6\,400}{7\,050} \simeq 0{,}9078 \implies \theta_{\max} \simeq 0{,}433\text{ rad} \simeq 24{,}8^\circ \\ \Delta t_{\max} &= \frac{2 \times 24{,}8^\circ}{360^\circ} \times 98{,}2\text{ min} \simeq 13{,}5\text{ min} \simeq 810\text{ s} \end{aligned}
Même en introduisant un angle de site minimal au-dessus de l'horizon de l'ordre de 5^\circ à 10^\circ pour limiter le bruit thermique et les masques du relief urbain ou naturel, la durée de contact reste de l'ordre de 6 à 8\text{ minutes}.
L'affirmation journalistique selon laquelle la communication directe est « impossible à établir plus d'une minute » est donc quantitativement erronée : elle sous-estime la durée maximale d'environ un ordre de grandeur (un facteur 10).
Néanmoins, sur le plan opérationnel, l'argument de fond reste valable : une fenêtre de transmission d'une dizaine de minutes toutes les 90 minutes (et beaucoup moins fréquemment en tenant compte de la rotation de la Terre qui décale la trace au sol) est beaucoup trop discontinue pour assurer un échange de flux de données continu. L'utilisation de satellites relais géostationnaires est donc indispensable.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Un schéma géométrique était indispensable ; face au résultat, il convenait de questionner les hypothèses du modèle plutôt que de douter inutilement de calculs pourtant simples.
« La réalisation d’un schéma-modèle s’avérait indispensable pour conduire un raisonnement approprié, essentiellement géométrique. »
« Le jury déplore qu’un des réflexes de ces candidats soit alors de remettre quasi-systématiquement en cause la justesse des calculs réalisés, pourtant simples, plutôt que de questionner les hypothèses sur lesquelles ces calculs reposent. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2022
II.B.1 · Propagation dans le vide
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation de maxwell, équation de d'alembert
Rappeler les équations de Maxwell dans le vide et établir l'équation de propagation du champ électrique dans le vide, en l'absence de charge et de courant.
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Rappeler les quatre équations de Maxwell dans le vide sans sources et appliquer l'identité vectorielle du rotationnel du rotationnel au champ électrique.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire les quatre équations de Maxwell dans le vide dépourvu de sources (\rho = 0 et \vec{\jmath} = \vec{0}).
- Appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday et utiliser l'identité d'analyse vectorielle fournie dans le formulaire pour faire apparaître le laplacien vectoriel.
- Injecter l'équation de Maxwell-Ampère et la relation de Maxwell-Gauss pour obtenir l'équation de d'Alembert vérifiée par \vec{E}.
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Énoncé des quatre équations de Maxwell dans le vide et découplage via \vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\vec{E}) pour établir l'équation d'onde.
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Dans le vide, en l'absence de charges (\rho = 0) et de courants (\vec{\jmath} = \vec{0}), les équations locales de Maxwell régissant les champs électrique \vec{E} et magnétique \vec{B} s'écrivent :
Prenons le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday :
En permutant les opérateurs différentiels d'espace et de temps (théorème de Schwarz) et en utilisant l'identité vectorielle de l'énoncé \vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{a}) = \vec{\operatorname{grad}}(\mathrm{div}\,\vec{a}) - \Delta \vec{a} :
En tenant compte de l'absence de charges (\mathrm{div}\,\vec{E} = 0 d'après MG) et en remplaçant \vec{\operatorname{rot}}\,\vec{B} par son expression issue de MA :
En introduisant la célérité de la lumière dans le vide c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}}, on obtient l'équation de d'Alembert :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : relation de dispersion, milieu dispersif
Établir la relation de dispersion de l'onde de champ électrique complexe dans le vide. Le vide est-il un milieu dispersif ?
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Injecter la forme d'onde plane progressive monochromatique dans l'équation de d'Alembert pour relier \omega et k. Conclure sur le caractère non dispersif en observant l'indépendance de la vitesse de phase vis-à-vis de \omega.
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- Injecter l'expression de l'onde plane progressive harmonique \underline{\vec{E}}(M,t) dans l'équation de d'Alembert établie à la question Q16 afin d'obtenir la relation reliant \omega et k.
- Exprimer la vitesse de phase v_{\varphi} = \frac{\omega}{k} et étudier sa dépendance vis-à-vis de la pulsation \omega pour statuer sur le caractère dispersif du milieu.
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Injection de l'OPPH dans l'équation d'onde : \omega^{2} = c^{2} k^{2}, vitesse de phase constante égale à c, milieu non dispersif.
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D'après l'énoncé, le champ électrique complexe de l'onde s'écrit :
Calculons les dérivées spatiales et temporelles intervenant dans l'équation de propagation établie à la question Q16 :
En injectant ces dérivées dans l'équation d'onde dans le vide \Delta \underline{\vec{E}} - \frac{1}{c^2} \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial t^2} = \vec{0}, il vient :
Cette relation étant vérifiée en tout point M et à tout instant t pour une amplitude E_0 \neq 0, on en déduit la relation de dispersion :
La vitesse de phase associée à cette onde s'écrit :
La vitesse de phase est une constante indépendante de la pulsation \omega (et la vitesse de groupe vaut également v_{\mathrm{g}} = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = c = v_{\varphi}).
Le vide n'est donc pas un milieu dispersif.
Résultat
Question 18
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : équation de maxwell-faraday, onde électromagnétique
Déterminer, en notation complexe, le champ magnétique associé au champ électrique .
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Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday sous forme complexe \underline{\vec{B}} = \frac{\vec{k} \times \underline{\vec{E}}}{\omega}.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday locale reliant \vec{E} et \vec{B}.
- Exprimer les dérivées temporelles et spatiales en notation complexe compte tenu de la forme de l'onde plane progressive harmonique.
- En déduire le champ magnétique complexe \underline{\vec{B}}(M, t) en utilisant la relation de dispersion établie à la question Q17.
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Utilisation de \vec{\mathrm{rot}}\underline{\vec{E}} = -\mathrm{i}\omega \underline{\vec{B}} donnant \underline{\vec{B}} = \frac{\vec{k} \times \underline{\vec{E}}}{\omega}.
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L'équation de Maxwell-Faraday dans le vide s'écrit :
En notation complexe, avec une dépendance temporelle en \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}, l'opérateur de dérivation temporelle se traduit par \frac{\partial}{\partial t} \to \mathrm{i}\omega, soit :
Le champ électrique s'écrit \underline{\vec{E}}(M, t) = \underline{E}_y(x, t)\,\vec{u}_y = E_0 \exp(\mathrm{i}(\omega t - kx))\vec{u}_y. Son rotationnel en coordonnées cartésiennes se réduit à :
On en déduit immédiatement le champ magnétique complexe :
D'après la relation de dispersion dans le vide établie à la question Q17, \frac{k}{\omega} = \frac{1}{c}, d'où :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
II.B.2 · Propagation dans le plasma
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : force de lorentz, plasma
En admettant que le rapport des amplitudes du champ électrique et du champ magnétique dans le plasma soit assimilable à celui dans le vide, montrer que les effets de la partie magnétique de la force de Lorentz sont négligeables devant ceux de la partie électrique.
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Comparer les normes des forces électrique et magnétique agissant sur une particule chargée via le rapport v B / E \approx v/c avec v \ll c.
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- Exprimer la force de Lorentz agissant sur une particule chargée de charge q et de vitesse \vec{v} en séparant composante électrique et composante magnétique.
- Majorer le rapport de la norme de la composante magnétique sur celle de la composante électrique en exploitant la relation entre les amplitudes des champs dans le vide issue de la question Q18.
- Conclure grâce à l'hypothèse non relativiste sur la vitesse des particules (v \ll c).
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Rapport des forces F_{\mathrm{mag}}/F_{\mathrm{elec}} \sim v/c \ll 1 pour des électrons non relativistes.
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Une particule chargée de charge q (électron de charge -e ou cation de charge +e), animée d'une vitesse \vec{v} dans le plasma, est soumise à la force de Lorentz :
La norme de la force électrique s'écrit :
La norme de la force magnétique vérifie l'inégalité :
où v = \|\vec{v}\| est la norme de la vitesse de la particule.
D'après le résultat de la question Q18, dans le vide, les amplitudes des champs électrique et magnétique sont reliées par :
En admettant, selon l'énoncé, que ce rapport reste valable dans le plasma pour les ordres de grandeur des champs, on a :
On en déduit la majoration du rapport des deux composantes de la force de Lorentz :
L'énoncé précisant que les particules du plasma possèdent des vitesses très petites devant la célérité de la lumière dans le vide (v \ll c), il vient immédiatement :
Les effets de la partie magnétique de la force de Lorentz sont donc rigoureusement négligeables devant ceux de la partie électrique.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : modèle de drude, plasma
En admettant que l'accélération d'un électron du plasma soit donnée par , déterminer l'expression du vecteur vitesse complexe d'un électron, positionné en à l'instant , en fonction de , , et . De la même façon, donner l'expression du vecteur vitesse d'un cation. Que peut-on dire de par rapport à ?
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Appliquer le principe fondamental de la dynamique à un électron puis à un ion soumis à la seule composante électrique de l'onde en régime harmonique, et comparer les amplitudes par le rapport des masses m_e / m_c.
Voir la stratégieStratégie
- On applique le principe fondamental de la dynamique à un électron, en ne retenant que la force électrique d'après le résultat de la question Q19.
- En régime sinusoïdal de pulsation \omega, avec la convention choisie \exp(\mathrm{i}(\omega t - \underline{k}x)), la dérivation temporelle \frac{\partial}{\partial t} se traduit par une multiplication par \mathrm{i}\omega.
- On transpose la démarche au cation en adaptant la masse et le signe de la charge, puis on compare les ordres de grandeur grâce au rapport de masse m_{\mathrm{c}} / m_{\mathrm{e}} \gg 1.
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PFD sur un électron : \underline{\vec{v}}_{\mathrm{e}} = -\frac{e}{\mathrm{i}m_{\mathrm{e}}\omega}\underline{\vec{E}} ; pour les cations, la masse beaucoup plus grande rend la vitesse négligeable.
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D'après la question Q19, la composante magnétique de la force de Lorentz est négligeable devant sa composante électrique. De plus, les autres interactions étant négligées, le principe fondamental de la dynamique appliqué à un électron libre de charge -e et de masse m_{\mathrm{e}} s'écrit :
En adoptant la notation complexe avec la dépendance temporelle en \exp(\mathrm{i}\omega t), l'opérateur \frac{\partial}{\partial t} s'identifie au facteur multiplicatif \mathrm{i}\omega. On a ainsi :
D'où l'expression de la vitesse complexe de l'électron :
Pour un cation de charge +e et de masse m_{\mathrm{c}}, la même équation conduit à :
Soit :
En comparant les normes des vecteurs vitesse complexes, on obtient :
Le cation le plus léger étant l'ion hydrogène \mathrm{H}^+ (proton) de masse m_{\mathrm{p}} \simeq 1\,836 \, m_{\mathrm{e}} (les ions de l'ionosphère tels que \mathrm{O}^+ ou \mathrm{NO}^+ étant encore plus massifs), on a m_{\mathrm{c}} \gg m_{\mathrm{e}}. Il s'ensuit que :
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : conductivité complexe, plasma
Justifier qu'il existe dans le plasma une densité de courant . En déduire, en utilisant les résultats précédents, que l'expression de la conductivité complexe du plasma notée s'écrit de façon approchée
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Exprimer le vecteur densité de courant total par superposition des contributions des charges mobiles \vec{\jmath} \approx -e n_e \vec{v}_e, puis identifier le facteur de proportionnalité avec le champ électrique.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la densité volumique de courant comme la somme des flux de charges associées aux deux porteurs mobiles du plasma (électrons et cations).
- Utiliser le résultat de la question Q20 (\|\underline{\vec{v}}_{\mathrm{c}}\| \ll \|\underline{\vec{v}}_{\mathrm{e}}\|) pour négliger le courant ionique devant le courant électronique.
- Injecter l'expression de \underline{\vec{v}}_{\mathrm{e}} et identifier la conductivité complexe \underline{\gamma} via la loi d'Ohm locale \underline{\vec{\jmath}} = \underline{\gamma}\,\underline{\vec{E}}.
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Densité de courant \underline{\vec{\jmath}} = -n_{\mathrm{e}} e \underline{\vec{v}}_{\mathrm{e}} = \underline{\gamma}\underline{\vec{E}}, identification de \underline{\gamma}.
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Sous l'action du champ électrique de l'onde, les porteurs de charge du plasma (électrons libres de charge q_{\mathrm{e}} = -e et cations de charge q_{\mathrm{c}} = +e) sont mis en mouvement avec des vitesses respectives \vec{v}_{\mathrm{e}} et \vec{v}_{\mathrm{c}}. Ce déplacement macroscopique de charges engendre un courant électrique volumique modélisé par le vecteur densité de courant :
En notation complexe, compte tenu de la neutralité locale (n_{\mathrm{c}} = n_{\mathrm{e}}), cette grandeur s'écrit :
D'après la question Q20, l'inertie des ions est très supérieure à celle des électrons (m_{\mathrm{c}} \gg m_{\mathrm{e}}), de sorte que \|\underline{\vec{v}}_{\mathrm{c}}\| \ll \|\underline{\vec{v}}_{\mathrm{e}}\|. La contribution des cations au courant est donc tout à fait négligeable, ce qui conduit à :
En remplaçant le vecteur vitesse complexe de l'électron obtenu à la question Q20, \underline{\vec{v}}_{\mathrm{e}} = \mathrm{i}\frac{e}{m_{\mathrm{e}}\omega}\underline{\vec{E}}(M, t), il vient :
Par identification avec la loi d'Ohm locale en régime harmonique \underline{\vec{\jmath}}(M, t) = \underline{\gamma}\,\underline{\vec{E}}(M, t), on obtient bien :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : effet joule, puissance volumique
Calculer la puissance volumique moyenne fournie par le champ électromagnétique aux électrons libres. Commenter.
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Utiliser la formule de la puissance volumique moyenne \langle p_V \rangle = \frac{1}{2}\mathrm{Re}(\underline{\vec{\jmath}} \cdot \underline{\vec{E}}^*) et remarquer que la conductivité \underline{\gamma} est imaginaire pure.
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- Exprimer la puissance volumique instantanée cédée par le champ électromagnétique aux électrons libres via la puissance de la force de Lorentz, égale à \vec{\jmath} \cdot \vec{E}.
- Calculer la moyenne temporelle de cette puissance en utilisant la formule fournie dans le formulaire pour le produit de deux grandeurs sinusoïdales en notation complexe.
- Interpréter physiquement le résultat nul obtenu à l'aide du déphasage entre le courant et le champ électrique, ainsi que de l'absence de collisions.
Voir la réponse courteRéponse courte
Puissance moyenne \langle p \rangle = \frac{1}{2}\mathrm{Re}(\underline{\vec{\jmath}}\cdot\underline{\vec{E}}^{*}) = 0 car \underline{\gamma} est imaginaire pur (pas de dissipation).
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La puissance volumique instantanée fournie par le champ électromagnétique aux électrons libres est donnée par la densité volumique de puissance de Lorentz :
puisque la force magnétique ne travaille pas (\vec{v}_{\mathrm{e}} \cdot (\vec{v}_{\mathrm{e}} \times \vec{B}) = 0).
D'après le formulaire de l'énoncé, la moyenne temporelle de ce produit scalaire entre grandeurs harmoniques de même pulsation s'exprime en notation complexe selon :
En utilisant la loi d'Ohm locale établie à la question Q21, \underline{\vec{\jmath}}(M,t) = \underline{\gamma} \, \underline{\vec{E}}(M,t), il vient :
Or, d'après le résultat de la question Q21, la conductivité complexe du plasma est un imaginaire pur :
On en déduit :
Commentaire :
- Le courant \vec{\jmath}(t) et le champ électrique \vec{E}(t) sont en quadrature de phase (\Delta \varphi = -\pi/2), de sorte que la moyenne temporelle du produit instantané est strictement nulle (\langle \cos(\omega t) \sin(\omega t) \rangle = 0).
- Il n'y a donc aucune dissipation d'énergie par effet Joule au sein du plasma ionosphérique : le milieu est conservatif (non dispersif en énergie ou non dissipatif).
- L'échange d'énergie entre le champ électromagnétique et les électrons libres est purement réactif : l'énergie oscille continûment entre l'énergie du champ et l'énergie cinétique macroscopique des électrons sans perte nette sur une période. Cela résulte directement du modèle sans collisions (plasma très dilué).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : équation de propagation, équation de maxwell
Établir l'équation de propagation du champ dans le plasma.
Voir l'indiceIndice
Reprendre la démarche du rotationnel du rotationnel en tenant compte du terme de courant \mu_0 \partial \vec{\jmath} / \partial t dans l'équation de Maxwell-Ampère.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire les équations de Maxwell dans le plasma ionosphérique en présence de porteurs de charge mobiles.
- Justifier la nullité de \operatorname{div}\underline{\vec{E}} pour cette onde transverse, puis appliquer la formule du double rotationnel \vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\underline{\vec{E}}).
- Exprimer le terme source \frac{\partial \underline{\vec{\jmath}}}{\partial t} en fonction du champ électrique \underline{\vec{E}} à l'aide de la dynamique électronique établie aux questions précédentes pour obtenir l'équation de propagation fermée (équation de Klein-Gordon).
Voir la réponse courteRéponse courte
Prise du rotationnel de Maxwell-Faraday combinée à Maxwell-Ampère et \vec{\jmath} = \underline{\gamma}\underline{\vec{E}}.
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Dans le plasma, de permittivité \varepsilon_0 et de perméabilité \mu_0, les équations de Maxwell s'écrivent :
où c = 1/\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}.
Le champ électrique est polarisé rectilignement selon \vec{u}_y et ne dépend spatialement que de la coordonnée x :
Ainsi, la densité volumique de charge associée à l'onde est nulle (\underline{\rho} = 0) : la neutralité locale est préservée.
En utilisant l'identité vectorielle fournie :
D'autre part, en prenant le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday et en intervertissant les dérivées spatiales et temporelles :
En égalant les deux expressions, on obtient :
D'après les questions Q20 et Q21, le courant est porté par les seuls électrons :
Le principe fondamental de la dynamique appliqué à un électron donne m_{\mathrm{e}}\frac{\partial \underline{\vec{v}}_{\mathrm{e}}}{\partial t} = -e\underline{\vec{E}}, d'où :
(on retrouve le même résultat en régime harmonique via \frac{\partial \underline{\vec{\jmath}}}{\partial t} = \mathrm{i}\omega \underline{\vec{\jmath}} = \mathrm{i}\omega \underline{\gamma} \underline{\vec{E}}).
On en déduit l'équation de propagation du champ électrique dans le plasma :
Compte tenu de la géométrie unidimensionnelle selon (Ox), cette équation s'écrit également :
Résultat
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : relation de dispersion, pulsation plasma
En déduire l'expression de dans le plasma. Mettre en évidence une pulsation caractéristique, dite pulsation plasma, notée dont on fournira l'expression en fonction des grandeurs utiles parmi , , , et .
Voir l'indiceIndice
Injecter l'expression de \underline{\vec{E}} dans l'équation de propagation établie et factoriser le terme en pulsation pour faire émerger \omega_{\mathrm{p}}^2 = n_e e^2 / (m_e \varepsilon_0).
Voir la stratégieStratégie
- Injecter la forme de l'onde plane progressive harmonique \underline{\vec{E}}(M, t) = E_0 \exp(\mathrm{i}(\omega t - \underline{k} x))\,\vec{u}_y dans l'équation de propagation de Klein-Gordon établie à la question Q23.
- Exprimer les opérateurs spatiaux et temporels en représentation complexe (\Delta \to -\underline{k}^2 et \partial^2/\partial t^2 \to -\omega^2).
- Identifier la relation entre \underline{k}^2 et \omega et définir la pulsation caractéristique \omega_{\mathrm{p}} en utilisant la relation c^2 = 1/(\varepsilon_0 \mu_0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Obtention de \underline{k}^{2} = \frac{\omega^{2} - \omega_{\mathrm{p}}^{2}}{c^{2}} avec \omega_{\mathrm{p}} = \sqrt{\frac{n_{\mathrm{e}}e^{2}}{\varepsilon_{0}m_{\mathrm{e}}}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le champ électrique s'écrit sous forme d'une onde plane se propageant selon l'axe (Ox) :
Ses dérivées partielles temporelles et spatiales sont données par :
En injectant ces expressions dans l'équation de propagation établie à la question Q23 :
on obtient, le champ électrique \underline{\vec{E}} étant non identiquement nul :
En utilisant la relation liant la célérité de la lumière dans le vide aux constantes diélectrique et magnétique, \varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1, soit \mu_0 = 1/(\varepsilon_0 c^2), le terme constant se réécrit :
On introduit la pulsation caractéristique du plasma, notée \omega_{\mathrm{p}}, définie par :
L'expression de \underline{k}^2 dans le plasma s'écrit alors :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Notions : onde évanescente, épaisseur de peau
On suppose dans un premier temps . Expliciter l'expression de et en déduire les expressions des champs réels et . On fera apparaître une épaisseur caractéristique que l'on définira et que l'on exprimera en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Pour \omega < \omega_{\mathrm{p}}, exprimer \underline{k} = -\mathrm{i}/\delta_{\mathrm{p}} avec \delta_{\mathrm{p}} = c/\sqrt{\omega_{\mathrm{p}}^2-\omega^2}, puis prendre la partie réelle des champs complexes déphasés d'un quart de période.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer \underline{k}^2 pour \omega < \omega_{\mathrm{p}}, puis déterminer \underline{k} = k' + \mathrm{i}k'' en tenant compte des contraintes k' \geqslant 0 et k'' \leqslant 0 imposées par l'énoncé.
- Définir l'épaisseur caractéristique \delta_{\mathrm{p}} et expliciter le champ électrique réel \vec{E}(M, t) = \operatorname{Re}(\underline{\vec{E}}(M, t)).
- Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday pour déterminer le champ magnétique complexe \underline{\vec{B}}(M, t), puis en prendre la partie réelle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Nombre d'onde imaginaire pur \underline{k} = -\mathrm{i}/\delta_{\mathrm{p}} avec \delta_{\mathrm{p}} = c/\sqrt{\omega_{\mathrm{p}}^{2} - \omega^{2}}, champs réels décroissants.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q24, la relation de dispersion s'écrit :
Pour \omega < \omega_{\mathrm{p}}, le terme \omega_{\mathrm{p}}^2 - \omega^2 est strictement positif, de sorte que \underline{k}^2 < 0. Ainsi, \underline{k} est un imaginaire pur :
L'énoncé précise que \underline{k} = k' + \mathrm{i}k'' avec k' \geqslant 0 et k'' \leqslant 0. On en déduit :
En introduisant l'épaisseur caractéristique (ou profondeur de pénétration) :
le vecteur d'onde complexe s'écrit simplement :
\delta_{\mathrm{p}} représente la distance caractéristique sur laquelle l'amplitude des champs décroît d'un facteur \mathrm{e}.
Le champ électrique complexe devient :
En prenant la partie réelle, on obtient le champ électrique réel :
Le champ magnétique associé s'obtient via l'équation de Maxwell-Faraday sous forme complexe :
Le calcul du rotationnel donne :
d'où :
Sachant que \operatorname{Re}(-\mathrm{i}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}) = \operatorname{Re}(-\mathrm{i}\cos(\omega t) + \sin(\omega t)) = \sin(\omega t), le champ magnétique réel s'écrit :
Résultat
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Notions : onde évanescente, tracé de profil
Représenter l'évolution spatiale à un instant quelconque des profils des champs électrique et magnétique de l'onde et décrire leur évolution temporelle.
Voir l'indiceIndice
Tracer l'enveloppe décroissante exponentielle en fonction de x, et décrire la modulation purement stationnaire dans le temps sans déplacement du profil.
Voir la stratégieStratégie
- Fixer un instant t pour tracer les profils spatiaux E_y(x, t) et B_z(x, t) en mettant en valeur la décroissance exponentielle sur la longueur caractéristique \delta_{\mathrm{p}}.
- Analyser la dépendance temporelle : identifier la pulsation d'oscillation, le déphasage temporel entre champ électrique et champ magnétique, ainsi que le caractère d'onde stationnaire évanescente (absence de terme de propagation spatiale \omega t - kx).
Voir la réponse courteRéponse courte
Allure des enveloppes exponentielles amorties dans l'espace avec oscillation temporelle sinusoïdale en quadrature.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les résultats de la question Q25, les composantes scalaires non nulles des champs s'écrivent :
1. Profils spatiaux à un instant fixé À tout instant t fixé, la dépendance spatiale le long de l'axe (Ox) est une décroissance exponentielle pure sans oscillation spatiale. L'amplitude des champs est amortie d'un facteur \mathrm{e} \simeq 2{,}72 sur une épaisseur caractéristique égale à la profondeur de pénétration \delta_{\mathrm{p}}.
2. Description de l'évolution temporelle
- Oscillations harmoniques : en tout point M(x) du plasma, les champs \vec{E} et \vec{B} oscillent de façon purement sinusoïdale à la pulsation \omega de l'onde incidente, avec la période T = \frac{2\pi}{\omega}.
- Quadrature de phase temporelle : \vec{E} varie en \cos(\omega t) alors que \vec{B} varie en \sin(\omega t) = \cos\left(\omega t - \frac{\pi}{2}\right). Les deux champs oscillent en quadrature temporelle : le champ magnétique est en retard d'un quart de période (T/4) sur le champ électrique. Lorsque l'un des deux champs est maximal en amplitude, l'autre s'annule identiquement sur tout l'espace x \geqslant 0.
- Absence de propagation : la phase des champs ne dépend pas de x (tous les points oscillent en phase). Il s'agit d'une onde stationnaire amortie (ou onde évanescente).
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : vecteur de poynting, onde évanescente
Calculer la valeur moyenne du vecteur de Poynting associé à cette onde. Caractériser l'onde obtenue.
Voir l'indiceIndice
Calculer la moyenne temporelle du produit vectoriel réel des champs électrique et magnétique (ou la demi-partie réelle du produit avec le conjugué) et constater qu'elle s'annule.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le vecteur de Poynting instantané à partir des expressions réelles des champs \vec{E}(M, t) et \vec{B}(M, t) obtenues à la question Q25, puis calculer sa moyenne temporelle.
- Vérifier la cohérence du résultat avec la formule complexe fournie en formulaire.
- Conclure sur la nature de l'onde au vu de la structure spatio-temporelle des champs et de l'absence de transfert d'énergie moyen.
Voir la réponse courteRéponse courte
Vecteur de Poynting moyen nul car les champs sont en quadrature de phase : onde stationnaire évanescente sans transport d'énergie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le vecteur de Poynting instantané associé au champ électromagnétique est défini par :
D'après les résultats de la question Q25, pour \omega < \omega_{\mathrm{p}}, les champs réels s'écrivent :
Puisque \vec{u}_y \times \vec{u}_z = \vec{u}_x, le vecteur de Poynting instantané s'exprime sous la forme :
La valeur moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} d'une fonction sinusoïdale de pulsation 2\omega est nulle (\langle \sin(2\omega t) \rangle = 0). On en déduit immédiatement :
Remarque (formalisme complexe) : En utilisant la relation du formulaire \langle \vec{\Pi} \rangle = \frac{1}{2\mu_0} \operatorname{Re}\left(\underline{\vec{E}} \times \underline{\vec{B}}^*\right) avec \underline{\vec{B}} = -\mathrm{i} \frac{E_0}{\omega \delta_{\mathrm{p}}} \mathrm{e}^{-x/\delta_{\mathrm{p}}} \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t} \vec{u}_z, le produit vectoriel \underline{\vec{E}} \times \underline{\vec{B}}^* = \mathrm{i}\frac{E_0^2}{\omega\delta_{\mathrm{p}}}\mathrm{e}^{-2x/\delta_{\mathrm{p}}}\vec{u}_x est imaginaire pur, de partie réelle nulle.
Caractérisation de l'onde :
- C'est une onde évanescente : son amplitude décroît exponentiellement avec la profondeur de pénétration x sans déphasage spatial supplémentaire le long de (Ox).
- C'est une onde stationnaire : les variables spatiale x et temporelle t sont séparées dans l'expression des champs (il n'y a pas de terme de la forme \omega t \pm k' x).
- Il s'agit d'une onde purement réactive : en moyenne temporelle, il n'y a aucun transport net d'énergie à travers l'ionosphère (\langle \vec{\Pi} \rangle = \vec{0}). L'énergie oscille localement deux fois par période entre le champ électromagnétique et l'énergie cinétique des électrons.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Notions : vecteur de poynting, onde progressive
On suppose désormais que . De la même façon que pour le premier cas, expliciter l'expression de . En déduire les expressions des champs réels et , puis établir l'expression de la valeur moyenne du vecteur de Poynting.
Voir l'indiceIndice
Constater que k devient réel pour \omega > \omega_{\mathrm{p}} ; calculer le flux d'énergie moyen à travers le vecteur de Poynting qui est dirigé selon le vecteur d'onde.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter la relation de dispersion \underline{k}^2 = \frac{\omega^2 - \omega_{\mathrm{p}}^2}{c^2} obtenue en Q24 dans le régime \omega > \omega_{\mathrm{p}} en tenant compte des conditions k' \geqslant 0 et k'' \leqslant 0.
- Déduire les champs réels \vec{E}(M, t) et \vec{B}(M, t) en prenant la partie réelle des champs complexes, le champ magnétique étant obtenu par l'équation de Maxwell-Faraday.
- Calculer la moyenne temporelle du vecteur de Poynting, soit directement à l'aide des champs réels, soit via la formule complexe rappelée dans le formulaire de l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Nombre d'onde réel, champs en phase en quadrature spatiale avec la direction de propagation, flux moyen de Poynting non nul.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q24, la relation de dispersion dans le plasma s'écrit :
Pour \omega > \omega_{\mathrm{p}}, \underline{k}^2 est strictement positif. En écrivant \underline{k} = k' + \mathrm{i}k'' avec la contrainte imposée par l'énoncé k' \geqslant 0 et k'' \leqslant 0, on en déduit que \underline{k} est un réel pur (k'' = 0) :
Le champ électrique complexe s'écrit alors :
En prenant la partie réelle (puisque E_0 \in \mathbb{R}), on obtient le champ électrique réel :
L'équation de Maxwell-Faraday appliquée aux champs complexes harmoniques donne :
Le nombre d'onde k étant réel positif, le passage à la partie réelle conduit directement au champ magnétique réel :
Le vecteur de Poynting instantané s'exprime par :
Puisque la moyenne temporelle de \cos^2(\omega t - kx) vaut \frac{1}{2} (ou via la formule \langle \vec{\Pi} \rangle = \frac{1}{2\mu_0}\operatorname{Re}(\underline{\vec{E}} \times \underline{\vec{B}}^*)), on trouve :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
Notions : vitesse de phase, vitesse de groupe
Déterminer l'expression de la vitesse de phase ainsi que celle de la vitesse de groupe en fonction de , et . Tracer et en fonction de . Le milieu est-il dispersif ? Comparer ces vitesses à et commenter.
Voir l'indiceIndice
Utiliser les définitions v_\varphi = \omega/k et v_{\mathrm{g}} = \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}k. Vérifier la relation classique v_\varphi v_{\mathrm{g}} = c^2 et commenter le respect de la causalité relativiste.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la vitesse de phase v_{\varphi} = \omega / k à partir de l'expression de k(\omega) obtenue à la question Q28.
- Calculer la vitesse de groupe v_{\mathrm{g}} = \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}k par dérivation implicite de la relation de dispersion \omega^2 = \omega_{\mathrm{p}}^2 + c^2 k^2.
- Analyser les variations et les asymptotes des deux vitesses afin de dresser un tracé clair, puis discuter la dispersion et la compatibilité avec le principe de causalité relativiste.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calculs de v_{\varphi} = c/\sqrt{1 - \omega_{\mathrm{p}}^{2}/\omega^{2}} > c et v_{\mathrm{g}} = c^{2}/v_{\varphi} < c, milieu dispersif, tracé des courbes.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q28, pour \omega > \omega_{\mathrm{p}}, le nombre d'onde s'écrit :
1. Vitesse de phase
Par définition, la vitesse de phase est v_{\varphi} = \dfrac{\omega}{k} :
2. Vitesse de groupe
Par définition, la vitesse de groupe est v_{\mathrm{g}} = \dfrac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k}. En différenciant la relation de dispersion \omega^2 = \omega_{\mathrm{p}}^2 + c^2 k^2 :
Il vient ainsi :
On remarque la relation remarquable propre aux ondes de type Klein-Gordon :
3. Tracé des vitesses en fonction de \omega
Pour \omega \in {]\omega_{\mathrm{p}}, +\infty[} :
- lorsque \omega \to \omega_{\mathrm{p}}^+, v_{\varphi} \to +\infty et v_{\mathrm{g}} \to 0 ;
- lorsque \omega \to +\infty, v_{\varphi} \to c^+ et v_{\mathrm{g}} \to c^-.
4. Caractère dispersif du milieu
La vitesse de phase v_{\varphi} dépend explicitement de la pulsation \omega (et v_{\varphi} \neq v_{\mathrm{g}}) : le plasma est donc un milieu dispersif.
5. Comparaison à c et commentaires physiques
- Vitesse de phase : on a v_{\varphi} > c. La vitesse de phase correspond à la vitesse de déplacement des surfaces d'onde d'une onde monochromatique idéale (infinie dans le temps et dans l'espace). Elle ne transporte ni énergie ni information, et peut donc excéder c sans enfreindre la relativité restreinte.
- Vitesse de groupe : on a v_{\mathrm{g}} < c. Dans un milieu transparent non absorbant, la vitesse de groupe est la vitesse de déplacement de l'enveloppe d'un paquet d'ondes, c'est-à-dire la vitesse de propagation de l'énergie et des signaux porteurs d'information. Le fait que v_{\mathrm{g}} < c garantit le respect du principe de causalité et des postulats de la relativité restreinte.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 30
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Application numérique
Notions : pulsation plasma, spectre électromagnétique
Calculer la valeur numérique de la fréquence minimale que doit posséder l'onde pour atteindre un satellite relais géostationnaire à partir de la surface de la Terre. À quel domaine du spectre électromagnétique appartient cette fréquence ?
Voir l'indiceIndice
Relever la densité électronique maximale n_{e,\mathrm{max}} sur le profil jour/nuit de l'ionosphère (figure 6) et calculer la fréquence de coupure correspondante f_{\mathrm{p}} = \omega_{\mathrm{p}}/(2\pi).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la condition de propagation à travers toute l'ionosphère : l'onde doit avoir une pulsation \omega > \omega_{\mathrm{p}} à toute altitude, en particulier là où la densité électronique est maximale.
- Relever sur la figure 6 la densité électronique maximale n_{e,\max} (en tenant compte des conditions de jour, les plus défavorables).
- Calculer la pulsation de coupure et la fréquence minimale correspondante, puis identifier le domaine spectral associé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Fréquence de coupure f_{\mathrm{p}} = \omega_{\mathrm{p}}/(2\pi), application numérique et identification du domaine des ondes radio/ondes courtes.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour qu'une onde électromagnétique émise depuis la Terre puisse traverser l'ionosphère et atteindre un satellite sans subir de réflexion totale (caractérisée par un comportement évanescent pour \omega < \omega_{\mathrm{p}}), sa pulsation doit être supérieure à la pulsation plasma en tout point du trajet :
La fréquence f = \dfrac{\omega}{2\pi} doit donc satisfaire :
D'après la figure 6, la densité électronique atteint sa valeur maximale de jour, vers 300\text{ km} d'altitude. On lit :
En utilisant les valeurs numériques des données :
- e = 1{,}602 \times 10^{-19}\text{ C}
- m_{\mathrm{e}} = 9{,}109 \times 10^{-31}\text{ kg}
- \varepsilon_0 = 8{,}854 \times 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1}
il vient :
Cette fréquence appartient au domaine des ondes radio (plus précisément les ondes courtes ou hautes fréquences, bande HF).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Bien que la moins abordée, cette question classique a été la mieux réussie par ceux qui l'ont traitée, grâce à une bonne compréhension et à une analyse correcte de la figure 6.
« Ainsi, la question 30, pourtant la plus proche d’une question « classique » aux yeux du jury, a été la moins abordée des cinq questions non guidées. Toutefois, la figure 6.2 montre que la question 30 est celle qui a été la mieux réussie par les candidats l’ayant traitée. »
« Les candidats qui ont abordé cette question ont pour la plupart bien compris la problématique et exploité correctement les courbes de la figure 6. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2022
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