Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 MP 2021 (page 3/3 : Partie III (questions 31 à 41))
À propos de la purification de l'eau du circuit primaire dans une centrale nucléaire
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- Sujet moyen
- Faisable en MPSI : 14 questions sur 41, parties I.B et III.A.1
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Partie III : La spectrométrie ICP-AES (suite)
III.B.2 · Propriétés dans le plasma
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
Notions : équation de maxwell-faraday, symétrie du champ électrique
Expliquer qualitativement pourquoi il peut exister dans le plasma un champ électrique dû aux courants dans les lames. Montrer qu'il s'écrit sous la forme et justifier que est une fonction impaire de la variable .
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Invoquer l'induction de Faraday issue de la dépendance temporelle du champ magnétique ; utiliser les plans d'antisymétrie des courants pour déduire l'orientation et l'imparité de \vec{E}.
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- Expliquer la présence du champ électrique dans le plasma à l'aide de l'induction électromagnétique (loi de Faraday).
- Exploiter les invariances par translation pour éliminer la dépendance spatiale selon y et z.
- Utiliser les symétries de la distribution de courant et l'équation de Maxwell-Gauss pour déterminer la direction du champ électrique, puis son antisymétrie par rapport au plan x = 0.
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Le champ \vec{B}(t) variable induit un champ \vec{E} tourbillonnaire par Maxwell-Faraday ; les invariances et le plan d'antisymétrie imposent \vec{E} = E(x,t)\vec{e}_y impair.
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1. Origine du champ électrique dans le plasma
Les courants circulant dans les lames inductrices dépendent du temps (J(t) à haute fréquence). D'après la question précédente, ils créent un champ magnétique \vec{B}(x,t) dépendant du temps dans l'espace délimité par les lames.
D'après l'équation de Maxwell-Faraday :
cette variation temporelle du flux magnétique induit un champ électrique d'induction \vec{E}(x,t) au sein du plasma, bien que celui-ci soit localement et globalement neutre (\rho = 0).
2. Forme du champ électrique
Invariances : les lames et le plasma étant supposés infinis selon les directions y et z (effets de bords négligés), la distribution de courants est invariante par translation selon y et z. Le champ électrique ne dépend donc que de la variable d'espace x et du temps t :
\vec{E} = \vec{E}(x,t) = E_x(x,t)\,\vec{e}_x + E_y(x,t)\,\vec{e}_y + E_z(x,t)\,\vec{e}_zDirection selon \vec{e}_z : tout plan z = \text{cste} est un plan de symétrie pour la distribution de courants (\vec{\jmath} \parallel \vec{e}_y est invariant par réflexion par rapport à un plan orthogonal à \vec{e}_z). \vec{E} étant un vecteur polaire, tout plan z = \text{cste} est un plan de symétrie pour \vec{E}, ce qui impose :
E_z(x,t) = 0Direction selon \vec{e}_x : le plasma étant localement neutre, l'équation de Maxwell-Gauss s'écrit \operatorname{div}\vec{E} = \frac{\rho}{\varepsilon_0} = 0. Compte tenu de l'invariance selon y et z, cela se réduit à :
\frac{\partial E_x}{\partial x} = 0 \implies E_x(x,t) = E_x(t)En l'absence de charges aux limites ou de champ électrostatique uniforme appliqué selon x, on a E_x(t) = 0.
On en déduit que le champ électrique est purement dirigé selon \vec{e}_y :
3. Parité de la fonction E(x,t)
Considérons le plan (x = 0). La symétrie plane par rapport à (x=0) transforme x en -x tout en conservant le vecteur de base \vec{e}_y.
Or, les densités de courant dans les deux lames vérifient \vec{\jmath}(-x, t) = -\vec{\jmath}(x, t) : le plan (x = 0) est donc un plan d'antisymétrie pour la distribution des courants inducteurs.
Puisque les équations de Maxwell sont linéaires et que les sources de courant sont impaires par réflexion par rapport au plan (x=0), le champ électrique induit \vec{E}, vecteur polaire, se transforme avec un changement de signe par rapport à une symétrie classique :
Comme \mathcal{S}_{(x=0)}(\vec{e}_y) = \vec{e}_y, on obtient :
La fonction E(x,t) est donc bien une fonction impaire de la variable x (ce qui implique en particulier E(0,t) = 0).
Résultat
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L'étude des symétries exige de distinguer sources et champs, et de choisir des plans contenant le point considéré.
« Tout d’abord, une analyse correcte des symétries, même en régime variable, ne peut être conduite correctement que si l’on distingue clairement les champs d’une part, et les sources qui en sont la cause d’autre part. »
« Ensuite, trop de démonstrations erronées justifient la direction d’un champ en un point particulier en exploitant un plan mal identifié ou n’entretenant aucun rapport avec ce point. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
Notions : loi de lenz, symétrie du champ magnétique
Le champ magnétique qui règne dans le plasma ne correspond pas à celui produit par les lames calculé précédemment. Expliquer qualitativement pourquoi. Montrer qu'il s'écrit sous la forme et justifier que est une fonction paire de la variable .
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Noter la présence de courants volumiques induits au sein du plasma qui créent un champ propre s'opposant à la variation de flux ; déduire la parité de \vec{B} par symétrie.
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- Interpréter la modification du champ magnétique par le phénomène d'induction électromagnétique dans le milieu conducteur que constitue le plasma (loi de Lenz).
- Déterminer les invariances et les symétries de la distribution globale de courant (lames inductrices et plasma) pour déduire la direction et les dépendances spatiales de \vec{B}.
- Établir la parité de B(x,t) en utilisant les propriétés de symétrie par rapport au plan (yOz) ou l'équation de Maxwell-Faraday reliant \vec{B} à \vec{E}.
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Le champ \vec{E} induit crée des courants volumiques dans le plasma qui génèrent leur propre champ \vec{B} (Lenz) ; les symétries imposent \vec{B} = B(x,t)\vec{e}_z pair.
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1. Différence avec le champ produit par les lames seules
Le champ magnétique variable créé par les bobinages inducteurs induit, d'après la loi de Faraday, un champ électrique \vec{E}(x,t) dans le plasma. Les électrons mobiles du plasma sont alors mis en mouvement sous l'action de la force électrique, engendrant un vecteur densité de courant induit \vec{\jmath}(x,t).
D'après l'équation de Maxwell-Ampère (et la loi de modération de Lenz), ces courants induits créent à leur tour un champ magnétique de réaction qui vient se superposer au champ appliqué par les lames extérieures. Le champ magnétique total au sein du plasma résulte donc de la somme du champ inducteur et du champ induit par le plasma lui-même.
2. Forme du champ magnétique \vec{B}(x,t)
Invariances : en négligeant les effets de bord selon y et z, le système constitué par les deux lames et le plasma présente une invariance par translation selon \vec{e}_y et \vec{e}_z. Les composantes du champ magnétique ne dépendent donc que de la coordonnée x et du temps t :
\vec{B} = \vec{B}(x,t)Direction : tous les courants (courants extérieurs dans les lames et courants induits dans le plasma) sont orientés selon l'axe (Oy), puisque \vec{E} = E(x,t)\vec{e}_y (d'après la question Q31). Tout plan parallèle à (xOy) (z = \text{cte}) est donc un plan de symétrie pour la distribution de courant :
\Pi_z : z = \text{cte} \quad \text{est un plan de symétrie pour les courants } (\mathcal{P}_s)Le champ magnétique \vec{B} étant un champ pseudo-vectoriel (axial), il est orthogonal en tout point à ce plan de symétrie :
\vec{B}(x,t) \perp (xOy) \implies \vec{B}(x,t) = B(x,t)\,\vec{e}_z
3. Parité de B(x,t) par rapport à la variable x
Par symétrie des sources : Le plan (yOz) (x=0) est un plan d'antisymétrie pour la distribution de courant global. En effet :
- pour les lames : \vec{J}(-x,t) = -\vec{J}(x,t) pour x > a ;
- pour le plasma : le champ \vec{E} étant une fonction impaire de x (établi en Q31), les courants induits sont également antisymétriques par rapport au plan x=0, soit \vec{\jmath}(-x,t) = -\vec{\jmath}(x,t).
Un plan d'antisymétrie pour les courants (\mathcal{P}_a) constitue un plan de symétrie pour le pseudo-vecteur \vec{B}. La composante tangentielle de \vec{B} est donc conservée par la réflexion x \mapsto -x :
B(-x,t)\,\vec{e}_z = B(x,t)\,\vec{e}_z \implies B(-x,t) = B(x,t)Vérification par l'équation de Maxwell-Faraday : Dans le plasma, l'équation locale s'écrit :
\vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}Avec \vec{E}(x,t) = E(x,t)\,\vec{e}_y et \vec{B}(x,t) = B(x,t)\,\vec{e}_z, on a :
\vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = \frac{\partial E(x,t)}{\partial x}\,\vec{e}_z \implies -\frac{\partial B(x,t)}{\partial t} = \frac{\partial E(x,t)}{\partial x}Comme E(x,t) est une fonction impaire de x, sa dérivée spatiale \frac{\partial E}{\partial x}(x,t) est une fonction paire de x. En l'absence de champ magnétique statique permanent, B(x,t) hérite de la parité de sa dérivée temporelle.
Résultat
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L'étude des symétries exige de distinguer sources et champs, et de choisir des plans contenant le point considéré.
« Tout d’abord, une analyse correcte des symétries, même en régime variable, ne peut être conduite correctement que si l’on distingue clairement les champs d’une part, et les sources qui en sont la cause d’autre part. »
« Ensuite, trop de démonstrations erronées justifient la direction d’un champ en un point particulier en exploitant un plan mal identifié ou n’entretenant aucun rapport avec ce point. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : équation de maxwell-faraday, équation de maxwell-ampère
Le vecteur densité de courant électrique dans le plasma s'écrit . Expliciter, d'une part, l'équation aux dérivées partielles reliant et et, d'autre part, celle reliant et .
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Projeter l'équation de Maxwell-Faraday sur \vec{e}_z et l'équation de Maxwell-Ampère (en régime quasi-stationnaire sans courant de déplacement) sur \vec{e}_y.
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- Exprimer l'équation de Maxwell-Faraday locale en coordonnées cartésiennes avec les formes établies des champs \vec{E}(x,t) = E(x,t)\,\vec{e}_y et \vec{B}(x,t) = B(x,t)\,\vec{e}_z.
- Exprimer l'équation de Maxwell-Ampère dans l'approximation des régimes quasi-stationnaires magnétiques (ARQSM) avec \vec{\jmath}(x,t) = j(x,t)\,\vec{e}_y.
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Projection de \vec{\mathrm{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial\vec{B}}{\partial t} donne \frac{\partial E}{\partial x} = -\frac{\partial B}{\partial t}, et de \vec{\mathrm{rot}}\vec{B} = \mu_0\vec{\jmath} donne -\frac{\partial B}{\partial x} = \mu_0 j.
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1. Relation entre E(x,t) et B(x,t) :
D'après l'équation de Maxwell-Faraday :
Avec \vec{E}(x,t) = E(x,t)\,\vec{e}_y, le rotationnel s'exprime en coordonnées cartésiennes par :
Comme \vec{B}(x,t) = B(x,t)\,\vec{e}_z, la projection sur l'axe (Oz) donne :
2. Relation entre B(x,t) et j(x,t) :
Dans le cadre de l'ARQSM, l'équation de Maxwell-Ampère s'écrit :
Avec \vec{B}(x,t) = B(x,t)\,\vec{e}_z, le calcul du rotationnel donne :
Sachant que \vec{\jmath}(x,t) = j(x,t)\,\vec{e}_y, on obtient par identification sur l'axe (Oy) :
Résultat
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Calculs souvent réussis, à condition de différencier rigoureusement scalaires et vecteurs.
« Les manipulations d’analyse vectorielle et de calcul différentiel (Q33 à Q36) sont souvent abordées avec succès, pourvu que les candidats distinguent bien les grandeurs vectorielles des grandeurs sca laires. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
III.B.3 · Modèle non collisionnel
Question 34
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : plasma, pulsation plasma, épaisseur de peau
Montrer que est solution de où est une grandeur à déterminer en fonction des données. Vérifier que l'expression de lui confère une dimension cohérente avec celle attendue au regard de l'équation différentielle précédente.
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Dériver la relation de Maxwell-Ampère par rapport au temps et y injecter la dérivée temporelle de \vec{\jmath} ; vérifier l'homogénéité de \lambda par analyse dimensionnelle.
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- Partir de la relation d'induction reliant \frac{\partial E}{\partial x} et \frac{\partial B}{\partial t} établie à la question Q33, et dériver par rapport à x.
- Permuter les dérivées croisées (théorème de Schwarz), puis injecter la relation d'Ampère reliant \frac{\partial B}{\partial x} et j, ainsi que l'équation dynamique du modèle non collisionnel reliant \frac{\partial j}{\partial t} et E.
- Identifier \lambda et vérifier sa dimension par analyse dimensionnelle (ou via la pulsation plasma \omega_p).
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Combinaison du PFD électronique sans collision \frac{\partial j}{\partial t} = \frac{n_e e^2}{m}E, de Maxwell-Ampère et de Maxwell-Faraday pour exprimer \lambda = c/\omega_p.
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D'après la question Q33, les champs dans le plasma vérifient les équations aux dérivées partielles :
En dérivant la première équation par rapport à x et en appliquant le théorème de Schwarz :
En y injectant l'expression de \frac{\partial B}{\partial x} :
D'après la loi de réponse du plasma non collisionnel fournie par l'énoncé, \frac{\partial j}{\partial t} = \frac{n e^2}{m} E(x,t), d'où :
On identifie l'équation demandée sous la forme :
Vérification dimensionnelle :
- D'après l'équation différentielle, l'opérateur \frac{\partial^2}{\partial x^2} a pour dimension \mathrm{L}^{-2}. Ainsi, \left[\frac{1}{\lambda^2}\right] = \mathrm{L}^{-2}, ce qui impose que \lambda soit homogène à une longueur : [\lambda] = \mathrm{L}.
Vérifions la dimension de l'expression trouvée pour \lambda. Sachant que \varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1, on a :
\lambda^2 = \frac{m}{\mu_0 n e^2} = \frac{m \varepsilon_0 c^2}{n e^2} = \frac{c^2}{\omega_p^2}où \omega_p = \sqrt{\frac{n e^2}{m \varepsilon_0}} est la pulsation plasma, de dimension inverse d'un temps ([\omega_p] = \mathrm{T}^{-1}).
La vitesse de la lumière c vérifiant [c] = \mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-1}, on en déduit immédiatement :
[\lambda] = \left[\frac{c}{\omega_p}\right] = \frac{\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-1}}{\mathrm{T}^{-1}} = \mathrm{L}
L'expression de \lambda est donc bien homogène à une distance.
Résultat
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Calculs souvent réussis, à condition de différencier rigoureusement scalaires et vecteurs.
« Les manipulations d’analyse vectorielle et de calcul différentiel (Q33 à Q36) sont souvent abordées avec succès, pourvu que les candidats distinguent bien les grandeurs vectorielles des grandeurs sca laires. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
Question 35
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : onde évanescente, condition aux limites
Obtenir la forme générale de . En déduire que en posant . On ne tiendra pas compte de tout champ magnétique statique.
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Résoudre l'équation différentielle en utilisant l'imparité de E(x,t) (forme en \sinh), puis remonter à B(x,t) par intégration spatiale en fixant la condition aux limites en x=a.
Voir la stratégieStratégie
- Résoudre l'équation différentielle spatiale du second ordre sur E(x,t) et exploiter la parité impaire démontrée à la question Q31.
- Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday établie à la question Q33 pour exprimer \partial B/\partial t, puis intégrer en temps en éliminant toute contribution statique.
- Identifier la fonction temporelle grâce à la condition à la frontière B(a,t) = B_0(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
E étant impaire, E(x,t) = A(t)\sinh(x/\lambda) ; par intégration de \frac{\partial B}{\partial t} = -\frac{\partial E}{\partial x} et condition en x=a, on obtient B(x,t).
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À chaque instant t, l'équation différentielle spatiale établie à la question Q34 s'écrit :
La solution générale s'exprime sous la forme :
où C_1(t) et C_2(t) sont des fonctions du temps à déterminer.
D'après la question Q31, E(x,t) est une fonction impaire de la variable spatiale x, ce qui impose C_1(t) = 0. En posant C_2(t) = E_1(t), la forme générale du champ électrique est :
Pour en déduire le champ magnétique, utilisons la relation issue de l'équation de Maxwell-Faraday obtenue à la question Q33 :
Par intégration par rapport au temps t :
L'énoncé précisant qu'on ne tient pas compte d'un champ magnétique statique (B_{\text{stat}}(x) = 0), la dépendance spatio-temporelle de B(x,t) se factorise selon :
où K(t) est une fonction du temps. En évaluant cette expression en x = a :
On en déduit l'expression du champ magnétique dans le plasma :
Résultat
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Calculs souvent réussis, à condition de différencier rigoureusement scalaires et vecteurs.
« Les manipulations d’analyse vectorielle et de calcul différentiel (Q33 à Q36) sont souvent abordées avec succès, pourvu que les candidats distinguent bien les grandeurs vectorielles des grandeurs sca laires. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : équation de maxwell-ampère, densité de courant
Déterminer et en fonction de , , , , et .
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Déduire E(x,t) à partir de la relation issue de Maxwell-Faraday et j(x,t) directement à partir du théorème d'Ampère liant \partial B/\partial x à \mu_0 j.
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- Exprimer le champ électrique E(x,t) en intégrant l'équation de Maxwell-Faraday établie en Q33, \frac{\partial E}{\partial x} = -\frac{\partial B}{\partial t}, sachant que E(0,t) = 0 car E est impaire (Q31).
- Exprimer la densité de courant j(x,t) à partir de l'équation de Maxwell-Ampère établie en Q33, \frac{\partial B}{\partial x} = -\mu_0 j(x,t).
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Par \frac{\partial E}{\partial x} = -\frac{\partial B}{\partial t} et imparité, on trouve E(x,t) = -\lambda \frac{\sinh(x/\lambda)}{\cosh(a/\lambda)}\frac{\mathrm{d}B_0}{\mathrm{d}t}, puis j = -\frac{1}{\mu_0}\frac{\partial B}{\partial x}.
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D'après le résultat de la question Q35, le champ magnétique dans le plasma s'écrit :
1. Détermination du champ électrique E(x,t) :
L'équation reliant E(x,t) et B(x,t) établie à la question Q33 est :
En intégrant par rapport à x et en tenant compte de la condition E(0,t) = 0 (due à l'imparité de E(x,t) établie en Q31), il vient :
2. Détermination de la densité volumique de courant j(x,t) :
L'équation de Maxwell-Ampère (ARQSM) établie à la question Q33 relie B(x,t) et j(x,t) :
On dérive B(x,t) par rapport à x :
On en déduit immédiatement :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Calculs souvent réussis, à condition de différencier rigoureusement scalaires et vecteurs.
« Les manipulations d’analyse vectorielle et de calcul différentiel (Q33 à Q36) sont souvent abordées avec succès, pourvu que les candidats distinguent bien les grandeurs vectorielles des grandeurs sca laires. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : puissance volumique, effet joule, plasma
Rappeler l'expression de la puissance volumique cédée par le champ électromagnétique aux électrons et l'exprimer en fonction des données du problème. Que vaut-elle en moyenne sachant que l'excitation par le bobinage d'induction haute fréquence est périodique ? Pourquoi ce modèle n'est-il pas acceptable pour décrire l'entretien du plasma de la torche du spectromètre ICP-AES ?
Voir l'indiceIndice
Exprimer la puissance volumique instantanée par \vec{\jmath}\cdot\vec{E}, constater qu'elle est la dérivée temporelle d'une fonction bornée, et conclure à une dissipation moyenne nulle.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance volumique reçue par les charges mobiles à partir de la formule du cours \mathcal{P}_{\text{vol}} = \vec{\jmath}\cdot\vec{E}, puis injecter les expressions de \vec{E} et \vec{\jmath} obtenues à la question Q36.
- Identifier que cette puissance s'écrit sous la forme d'une dérivée temporelle exacte d'une fonction périodique (ou remarquer la quadrature de phase), ce qui permet de conclure directement sur la valeur moyenne temporelle.
- Relier l'absence de puissance moyenne cédée à l'impossibilité d'équilibrer les pertes thermiques et radiatives de la torche à plasma.
Voir la réponse courteRéponse courte
P_{\text{vol}} = \vec{\jmath}\cdot\vec{E} ; en quadrature de phase, la puissance moyenne est nulle : sans collisions, aucune énergie n'est absorbée pour chauffer et entretenir le plasma.
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La puissance volumique cédée par le champ électromagnétique aux porteurs de charge (les électrons) est donnée par le terme source du théorème de Poynting :
En utilisant les expressions établies à la question Q36 :
On en déduit l'expression de la puissance volumique :
L'excitation par le bobinage haute fréquence est périodique de période T (donc B_0(t), puis B_0^2(t), sont des fonctions T-périodiques). La moyenne temporelle sur une période s'écrit :
Non-validité du modèle non collisionnel pour la torche ICP-AES : Dans la torche à plasma, le milieu est porté à plusieurs milliers de kelvins et subit d'importantes pertes énergétiques vers l'extérieur (rayonnement, conduction et convection thermique dues à l'écoulement de gaz). Pour maintenir le plasma à cette température en régime stationnaire, le champ électromagnétique inducteur doit nécessairement lui transférer une puissance moyenne non nulle (\langle \mathcal{P}_{\text{vol}} \rangle > 0) sous forme de dissipation Joule.
Le modèle non collisionnel prédit un régime purement réactif : l'énergie oscille de manière réversible entre le champ électromagnétique et l'énergie cinétique du mouvement collectif des électrons sans la moindre dissipation thermique. Il ne permet donc pas d'expliquer l'entretien énergétique du plasma.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
La formule de la puissance volumique cédée aux charges par le champ électromagnétique est mal sue.
« L’expression de la puissance volumique cédée par les champs à la matière chargée est peu connue. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
Question déjà tombée ailleurs
III.B.4 · Modèle collisionnel
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : équation de diffusion, effet de peau, loi d'ohm locale
Établir l'équation aux dérivées partielles vérifiée par .
Voir l'indiceIndice
Combiner la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \sigma\vec{E}, l'équation de Maxwell-Ampère et l'équation de Maxwell-Faraday pour obtenir une équation de diffusion spatio-temporelle.
Voir la stratégieStratégie
Pour obtenir l'équation aux dérivées partielles sur B(x,t), on peut combiner directement les deux relations scalaires établies à la question Q33 avec la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \sigma \vec{E}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Avec la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \sigma\vec{E} en ARQS, \frac{\partial^2 B}{\partial x^2} = \mu_0\sigma\frac{\partial B}{\partial t} (équation de diffusion magnétique).
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Dans le modèle collisionnel, la loi d'Ohm locale s'écrit :
D'après la question Q33, les équations de Maxwell s'écrivent pour les composantes scalaires sous la forme :
Dérivons la première équation par rapport à la variable d'espace x :
En substituant l'expression de \dfrac{\partial E(x,t)}{\partial x}, on obtient :
Soit finalement :
Résultat
Question 39
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : effet de peau, analyse dimensionnelle
On note . Quelle est la dimension de ? Justifier.
Voir l'indiceIndice
Effectuer une analyse dimensionnelle sur l'équation de diffusion magnétique pour vérifier que \delta a bien la dimension d'une longueur.
Voir la stratégieStratégie
Pour déterminer la dimension de \delta, la méthode la plus directe et élégante consiste à exploiter l'équation de diffusion établie à la question précédente (Q38), sans avoir à décomposer chaque terme dans le système d'unités de base (MKSA).
Voir la réponse courteRéponse courte
\delta est homogène à une longueur : c'est l'épaisseur de peau caractéristique de la pénétration du champ électromagnétique dans un conducteur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation aux dérivées partielles établie à la question Q38 :
Par homogénéité de cette équation, les deux termes ont la même dimension :
On en déduit la dimension du produit \mu_0 \sigma :
Puisque la pulsation \omega est l'inverse d'un temps ([\omega] = \mathrm{T}^{-1}) et que le facteur 2 est sans dimension :
Par conséquent, en prenant la racine carrée de l'inverse :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
En analyse dimensionnelle, chaque étape de passage d'une dimension à une autre doit impérativement être justifiée.
« Dans les questions d’analyse dimensionnelle, le jury a été bienveillant quant à la confusion, souvent fréquente, entre dimension et unité SI d’une grandeur. Par contre, il a pénalisé les démonstrations dans lesquelles le passage délicat d’une dimension à l’autre se fait sans justification. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
Question 40
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
Notions : effet de peau, amplitude complexe
Déterminer le champ magnétique complexe en fonction de , , , , et en faisant intervenir la fonction cosinus hyperbolique à variable complexe.
Voir l'indiceIndice
Injecter les formes complexes dans l'équation différentielle en posant la constante de propagation \underline{k}^2 = -\mathrm{i}\mu_0\sigma\omega, et exploiter la parité paire de B(x,t).
Voir la stratégieStratégie
- Injecter la forme complexe \underline{B}(x,t) = \underline{f}(x)\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t} dans l'équation de diffusion établie à la question Q38.
- Exprimer le coefficient spatial à l'aide de l'épaisseur de peau \delta = \sqrt{\frac{2}{\mu_0\sigma\omega}} et remarquer que 2\mathrm{i} = (1+\mathrm{i})^2.
- Utiliser la parité paire de \underline{f}(x) et la condition aux limites \underline{f}(a) = \underline{f}(-a) = f_0 pour identifier les constantes d'intégration.
Voir la réponse courteRéponse courte
En notation complexe, \frac{\partial^2\underline{B}}{\partial x^2} = \underline{k}^2\underline{B} avec \underline{k}=(1+\mathrm{i})/\delta, dont la solution paire est \underline{B}(x) = \underline{B}_0 \frac{\cosh(\underline{k}x)}{\cosh(\underline{k}a)}.
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D'après la question Q38, le champ magnétique dans le plasma vérifie l'équation aux dérivées partielles :
En régime sinusoïdal forcé, avec \underline{\vec{B}}(x,t) = \underline{f}(x)\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}\vec{e}_z, la dérivée temporelle se traduit par une multiplication par \mathrm{i}\omega :
Or, par définition de l'épaisseur de peau \delta (question Q39) :
Sachant que (1+\mathrm{i})^2 = 1 + 2\mathrm{i} - 1 = 2\mathrm{i}, on en déduit :
L'équation différentielle s'écrit alors :
La solution générale fait intervenir les fonctions hyperboliques à argument complexe :
D'après la question Q32, le champ magnétique est une fonction paire de la variable x (\underline{f}(-x) = \underline{f}(x)), ce qui impose immédiatement :
La condition aux limites en x = a donne :
On en déduit l'expression de \underline{f}(x) :
Le champ magnétique complexe s'écrit finalement :
Résultat
Question 41
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Raisonnement qualitatif
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Notions : effet de peau, puissance volumique
Commenter l'évolution observée du profil de avec la pulsation en liaison avec les phénomènes physiques sous-jacents. En quoi ce modèle collisionnel est-il davantage acceptable que le modèle non collisionnel pour décrire la torche à plasma ? On pourra discuter la photographie de la vue axiale fournie sur la figure 7 sachant que le rayon externe de l'anneau lumineux est de l'ordre du centimètre et que la fréquence d'alimentation du bobinage d'induction haute fréquence de la torche est de l'ordre de .
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Analyser l'effet de peau à haute fréquence : la puissance dissipée se concentre sur les bords du cylindre, expliquant l'aspect annulaire lumineux observé sur la photographie.
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- Interpréter la figure 11 en reliant l'augmentation de la pulsation \omega à la diminution de l'épaisseur de peau \delta, traduisant l'effet pelliculaire.
- Comparer le bilan de puissance moyen du modèle collisionnel à celui, identiquement nul, du modèle non collisionnel (question Q37) pour justifier l'entretien du plasma.
- Réaliser l'application numérique de \delta pour les conditions opératoires données et confronter le rapport a/\delta obtenu à l'anneau lumineux visible sur la vue axiale de la figure 7.
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La dissipation Joule non nulle entretient le plasma ; à haute fréquence, l'effet de peau localise le chauffage en périphérie, expliquant l'anneau lumineux observé.
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1. Évolution du profil de \langle P_{\mathrm{vol}} \rangle et phénomène physique sous-jacent
D'après l'expression établie en Q39, l'épaisseur de peau s'écrit \delta = \sqrt{2/(\mu_0 \sigma \omega)}. Lorsque la pulsation \omega augmente, \delta diminue et le rapport adimensionné a/\delta augmente.
- Pour les pulsations modérées (a/\delta = 0{,}6), le champ pénètre dans tout le plasma ; la puissance volumique moyenne cédée est faible et relativement répartie dans le volume.
- Lorsque la pulsation augmente (a/\delta = 2{,}0 \to 3{,}4), la dissipation se concentre de plus en plus au voisinage immédiat des bords (x = \pm a), sur une épaisseur caractéristique de l'ordre de \delta, tandis qu'elle devient quasi nulle au cœur du plasma (x \approx 0). De plus, la valeur maximale de \langle P_{\mathrm{vol}} \rangle à la frontière augmente considérablement.
Ce phénomène est la manifestation directe de l'effet de peau (ou effet pelliculaire) : les courants de Foucault induits dans le milieu conducteur s'opposent à la pénétration du champ magnétique haute fréquence, confinant le champ électrique induit et la dissipation par effet Joule dans une zone superficielle d'épaisseur \delta.
2. Validité comparée des deux modèles
- Dans le modèle non collisionnel (Q37), les électrons oscillent en quadrature de phase avec le champ électrique sans frottement. La puissance volumique moyenne absorbée est strictement nulle (\langle \mathcal{P}_{\mathrm{vol}} \rangle = 0), ce qui rend théoriquement impossible l'échauffement et l'entretien du plasma.
- Dans le modèle collisionnel, les chocs des électrons avec les autres particules (ions, atomes neutres) introduisent une dissipation thermique irréversible par effet Joule (\langle P_{\mathrm{vol}} \rangle = \frac{1}{2}\sigma |\underline{E}|^2 > 0). Ce modèle rend compte du transfert continu d'énergie électromagnétique nécessaire pour compenser les pertes radiatives et thermiques et maintenir le plasma à plusieurs milliers de kelvins.
3. Discussion de la photographie axiale (figure 7)
Calculons l'épaisseur de peau dans les conditions de la torche ICP-AES :
Avec \mu_0 = 1{,}26 \times 10^{-6}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1}, \sigma = 1 \times 10^3\text{ S}\cdot\text{m}^{-1} et f = 10\text{ MHz} = 10^7\text{ Hz} :
Pour un rayon externe a = 1{,}0\text{ cm} = 10\text{ mm}, le rapport vaut :
Ce rapport correspond précisément à l'une des courbes de la figure 11 (a/\delta = 2{,}0), pour laquelle \langle P_{\mathrm{vol}} \rangle est concentrée dans la couronne externe (|x|/a \gtrsim 0{,}5) et s'éteint au centre.
Or, la désexcitation radiative et l'émission lumineuse des espèces ont lieu préférentiellement dans les zones les plus chaudes, où la puissance Joule déposée est maximale. Ce confinement de l'énergie dans une couronne périphérique de quelques millimètres explique parfaitement la forme en anneau lumineux (ou tore) observée sur la photographie de la vue axiale (figure 7), avec un canal central plus sombre.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.