Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 MP 2021 (page 2/3 : Partie III (questions 18 à 30))
À propos de la purification de l'eau du circuit primaire dans une centrale nucléaire
- 41 questions corrigées
- Faisable en Sup (Parties I et II faisables en sup MPSI/PCSI)
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Partie III : La spectrométrie ICP-AES
III.A.1 · Spectroscopie et résolution - Interférences à deux ondes
Question 18
Établir l'expression de la différence de marche en fonction de , et , en faisant les approximations jugées utiles.
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Calculer la différence de chemin optique entre les deux rayons émergeant vers le point focal M(x,y,f') dans le cadre des conditions de Gauss.
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- L'onde incidente est plane et arrive sous incidence normale : les sources secondaires S_1 et S_2 vibrent en phase, la différence de marche en amont des trous est nulle.
- Le point M(x, y, f') est situé dans le plan focal image de la lentille convergente \mathcal{L}. D'après le principe du retour inverse de la lumière, une source ponctuelle placée en M émergerait de la lentille sous la forme d'un faisceau parallèle (onde plane) dont la direction est donnée par le rayon passant par le centre optique O.
- Par stigmatisme, la différence de marche entre les deux trajets optiques joignant S_1 et S_2 à M se ramène au déphasage spatial associé à cette onde plane au niveau du plan des trous.
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L'onde incidente étant plane et en incidence normale, les surfaces d'onde sont parallèles au plan des trous : les sources secondaires S_1 et S_2 sont en phase, soit \delta_{\text{amont}} = 0.
La différence de marche au point M s'écrit donc :
Plaçons-nous dans le cadre de l'approximation paraxiale de Gauss (x, y \ll f'). Le point M(x, y, f') étant situé dans le plan focal image de la lentille de centre O, les rayons issus de S_1 et S_2 qui convergent en M sont, en amont de la lentille, parallèles à la direction de la droite (OM).
Le vecteur unitaire \vec{u} de cette direction s'écrit, au premier ordre en x/f' et y/f' :
Par stigmatisme de la lentille entre l'infini et son plan focal, tous les rayons parallèles à la direction \vec{u} présentent le même chemin optique jusqu'à M à partir d'un plan d'onde d'amont \Sigma perpendiculaire à \vec{u}. En projetant la distance entre les deux sources sur la direction de propagation \vec{u} :
avec \vec{r}_1 = \vec{OS}_1 = +\frac{a}{2}\vec{e}_x et \vec{r}_2 = \vec{OS}_2 = -\frac{a}{2}\vec{e}_x, soit \vec{r}_1 - \vec{r}_2 = a\,\vec{e}_x.
On en déduit :
Résultat
Question 19
Établir l'expression de l'intensité lumineuse . Décrire la figure que l'on observe sur l'écran.
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Utiliser la formule de Fresnel pour deux ondes d'amplitudes identiques et décrire l'alternance de franges rectilignes brillantes et sombres.
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- Exprimer le déphasage \Delta\phi(M) entre les deux ondes à partir de la différence de marche \delta(M) établie à la question Q18.
- Appliquer la formule de Fresnel pour deux ondes cohérentes de même amplitude pour obtenir I(M).
- Décrire les caractéristiques géométriques et photométriques de la figure d'interférence (forme, orientation, périodicité, frange centrale).
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Les deux trous d'Young sont identiques et éclairés en incidence normale par la même onde plane monochromatique : ils constituent deux sources secondaires synchrones, cohérentes et de même intensité I_0.
Le déphasage entre les ondes issues de S_2 et S_1 au point M(x,y) s'écrit, d'après l'expression de la différence de marche \delta(M) = \dfrac{ax}{f'} obtenue à la question Q18 :
La superposition des deux ondes scalaires conduit, par la formule de Fresnel, à l'intensité lumineuse :
En utilisant l'identité 1 + \cos(2u) = 2\cos^2(u), on obtient :
Description de la figure observée sur l'écran :
- L'intensité I(M) ne dépend que de la coordonnée x et est indépendante de y : les franges d'interférence sont des droites rectilignes parallèles à l'axe (Oy), perpendiculaires à l'axe de séparation des deux trous (Ox).
- On observe une alternance périodique de franges brillantes (d'intensité maximale I_{\max} = 4I_0) et de franges sombres (d'intensité minimale I_{\min} = 0), avec un contraste maximal égal à 1.
- En x = 0, la différence de marche est nulle : le centre de l'écran correspond à une frange brillante centrale.
Résultat
Question 20
Calculer numériquement l'interfrange pour , et (longueur d'onde associée à une raie du nickel présent dans un échantillon).
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Identifier la période spatiale de la figure d'interférence i = \lambda f' / a et réaliser le calcul numérique.
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L'interfrange i est la distance séparant deux franges brillantes (ou sombres) consécutives sur l'écran selon l'axe (Ox). D'après l'expression de l'intensité obtenue à la question précédente :
la phase spatiale varie de 2\pi lorsque x varie de l'interfrange i, ce qui conduit à :
Avec les valeurs numériques fournies :
- \lambda = 499{,}3\text{ nm} = 499{,}3 \times 10^{-9}\text{ m} ;
- f' = 20\text{ cm} = 0{,}20\text{ m} ;
- a = 100\text{ }\mu\text{m} = 1{,}00 \times 10^{-4}\text{ m}.
Le calcul donne :
Résultat
Question 21
La résolution d'un spectromètre est le plus petit écart entre deux longueurs d'onde que l'on peut séparer. Expliquer pourquoi le dispositif précédent à deux trous d'Young ne peut permettre d'atteindre la résolution voisine de d'un spectromètre ICP-AES.
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Comparer la largeur à mi-hauteur d'une frange d'Young (de l'ordre de i/2) à l'écart spatial produit par deux longueurs d'onde distantes de seulement 20 pm.
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Pour évaluer la capacité du dispositif à deux trous d'Young à séparer deux raies spectrales très proches :
- Exprimer le décalage spatial \Delta x_p de la frange d'ordre p associé à un écart spectral \Delta \lambda.
- Comparer ce décalage à la largeur d'une frange brillante, fixée par le caractère sinusoïdal de la figure d'interférences à deux ondes.
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La position sur l'écran du maximum d'intensité d'ordre p pour une longueur d'onde \lambda est donnée par :
Un écart en longueur d'onde \Delta \lambda se traduit par un décalage spatial de ce pic égal à :
Pour \lambda = 499{,}3\text{ nm}, \Delta \lambda = 20\text{ pm} et à l'ordre p = 1, le décalage spatial vaut :
Or, dans un dispositif d'interférences à deux ondes, le profil d'intensité est sinusoïdal (en \cos^2). Les franges d'intensité sont donc très peu piquées : la demi-largeur d'un maximum d'intensité est de l'ordre de la demi-largeur à mi-hauteur, soit :
Le décalage \Delta x_1 \approx 40\text{ nm} est quatre ordres de grandeur inférieur à la largeur de la frange brillante (\Delta x_1 \ll \Delta x_{1/2}).
Résultat
III.A.2 · Spectroscopie et résolution - Interférences à N ondes
Question 22
Expliciter le déphasage entre deux ondes issues de trous successifs en fonction de , et .
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Projeter la différence de marche géométrique \delta = a \sin\theta entre deux fentes consécutives et convertir en déphasage via \varphi = 2\pi\delta/\lambda.
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Considérons deux ouvertures consécutives du réseau, notées S_k et S_{k+1}, distantes de a le long de l'axe (Ox), telles que \vec{S_k S_{k+1}} = a\,\vec{e}_x.
À l'amont du réseau : l'éclairage s'effectuant sous incidence normale par une onde plane dont le plan d'onde est parallèle au plan du réseau (xOy), les ondes parviennent en phase sur toutes les ouvertures. La différence de marche en amont est donc nulle :
\delta_{\text{amont}} = 0À l'aval du réseau : les ondes émergent dans la direction faisant un angle \theta avec l'axe (Oz) dans le plan (xOz). Le vecteur unitaire directeur de propagation est :
\vec{u} = \sin\theta\,\vec{e}_x + \cos\theta\,\vec{e}_zLe plan d'onde à l'infini étant perpendiculaire à \vec{u}, la différence de marche géométrique entre l'onde issue de S_k et celle issue de S_{k+1} s'écrit par projection sur la direction d'observation :
\delta = \vec{S_k S_{k+1}} \cdot \vec{u} = (a\,\vec{e}_x) \cdot (\sin\theta\,\vec{e}_x + \cos\theta\,\vec{e}_z) = a\sin\theta
Le déphasage \varphi entre les vibrations lumineuses issues de deux ouvertures consécutives s'en déduit directement :
Résultat
Question 23
Justifier qu'on observe un maximum d'intensité si on a avec un entier relatif accessible. Comment appelle-t-on l'entier ? Exprimer l'angle correspondant au pic .
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Invoquer la sommation en phase de toutes les ondelettes diffractées pour obtenir un maximum principal, et isoler \sin\theta_1 pour p=1.
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L'onde résultante en un point situé à l'infini dans la direction \theta est la superposition des ondes issues des N fentes. En prenant la première ouverture comme référence d'amplitude s_0, l'amplitude complexe totale s'écrit :
D'après l'inégalité triangulaire :
Cette borne supérieure est atteinte si et seulement si tous les termes de la somme sont en phase, c'est-à-dire :
L'intensité lumineuse I(\theta) \propto |\underline{s}(\theta)|^2 est alors maximale et vaut I_{\max} = N^2 I_0, où I_0 est l'intensité produite par une ouverture seule. Il s'agit d'un phénomène d'interférences purement constructives entre toutes les ondes émises.
L'entier relatif p est appelé l'ordre d'interférence (ou ordre du pic de diffraction).
D'après le résultat de la question Q22, le déphasage s'exprime par \varphi = \dfrac{2\pi}{\lambda} a \sin\theta. Pour le pic correspondant à p = 1, la condition s'écrit :
D'où l'expression de l'angle d'émergence \theta_1 :
Résultat
Question 24
Le réseau utilisé dans certains spectromètres ICP-AES comporte ouvertures par millimètre. Calculer numériquement pour . Pourquoi n'est-il plus envisageable d'utiliser le dispositif de projection (lentille et écran) décrit en III.A.1 ?
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Calculer le pas du réseau a = 1/n puis l'angle \theta_1. Constater que cet angle n'est pas petit, ce qui exclut l'approximation paraxiale d'une lentille mince.
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- Déterminer le pas du réseau a à partir du nombre de traits par millimètre n, puis calculer l'angle \theta_1 à l'aide de la relation \sin\theta_1 = \lambda / a établie à la question Q23.
- Comparer la valeur de l'angle \theta_1 aux hypothèses de l'optique paraxiale (conditions de Gauss) formulées en III.A.1 pour expliquer l'inadéquation du dispositif de projection simple (lentille mince centrée sur l'axe optique et écran plan).
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Le réseau comporte n = 1800\text{ mm}^{-1} = 1{,}800 \times 10^6\text{ m}^{-1} ouvertures par unité de longueur. Le pas du réseau vaut donc :
D'après la question Q23, la direction \theta_1 du pic d'ordre p = 1 vérifie :
Avec \lambda = 499{,}3\text{ nm} = 499{,}3 \times 10^{-9}\text{ m} :
Le dispositif de projection décrit en III.A.1 repose sur l'approximation paraxiale (conditions de Gauss) pour laquelle les angles d'incidence et d'émergence sont petits (\theta \ll 1\text{ rad}, permettant d'écrire \sin\theta \approx \tan\theta \approx x/f').
Ici, l'angle d'émergence \theta_1 \approx 64^\circ est très grand :
- les faisceaux diffractés ne traverseraient plus la lentille au voisinage de l'axe optique ni sous faible incidence : de très fortes aberrations géométriques détruiraient la netteté des raies ;
- pour intercepter un faisceau incliné de 64^\circ, il faudrait une lentille de diamètre prohibitif (ouverture numérique proche de 0{,}9) ;
- sur un écran plan perpendiculaire à l'axe optique, la position serait x = f'\tan\theta_1 \approx 20 \times \tan(64^\circ) \approx 41\text{ cm}, ce qui entraînerait une projection rasante et un étalement considérable du faisceau.
Il n'est donc plus envisageable d'utiliser ce dispositif de projection centré. On utilise plutôt un montage à miroir concave ou une rotation du réseau (montage de type Czerny-Turner).
Résultat
Question 25
Établir que la demi-largeur d'un pic d'intensité lumineuse est donnée par et en déduire la demi-largeur angulaire du pic observé dans la direction . Évaluer numériquement , sachant que les ouvertures éclairées du réseau occupent une largeur .
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Identifier le premier zéro de part et d'autre du maximum principal d'ordre 1, puis différentier la relation du réseau à longueur d'onde fixée pour relier \Delta\varphi à \Delta\theta.
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- Rappeler l'expression de l'intensité lumineuse résultant de l'interférence de N ondes cohérentes de même amplitude pour identifier la position des premiers zéros entourant un pic principal.
- En déduire l'écart de phase \Delta\varphi correspondant à la demi-largeur au premier zéro.
- Relier la variation de phase \Delta\varphi à la demi-largeur angulaire \Delta\theta par différentiation de la relation entre \varphi et \theta établie à la question Q22.
- Effectuer l'application numérique avec les données du problème.
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L'amplitude complexe de l'onde résultant de la superposition des ondes issues des N ouvertures, déphasées successivement de \varphi, s'écrit :
L'intensité lumineuse correspondante est donc donnée par :
où I_0 est l'intensité transmise par une fente seule dans cette direction.
Les pics principaux (maxima d'interférence) sont atteints pour \varphi = 2p\pi (p \in \mathbb{Z}).
Autour d'un maximum principal d'ordre p, le numérateur s'annule pour :
L'écart entre le maximum et le premier minimum adjacent (demi-largeur au premier zéro) est donc bien :
D'après la question Q22, le déphasage est relié à l'angle d'émergence \theta par :
En différentiant cette relation au voisinage de la direction \theta_1 :
En égalant avec l'expression de \Delta\varphi, on obtient :
Comme les N ouvertures réparties au pas a occupent une largeur totale \ell \approx N a, il vient :
Application numérique :
- \lambda = 499{,}3\text{ nm} = 499{,}3 \times 10^{-9}\text{ m}
- \ell = 5\text{ cm} = 5 \times 10^{-2}\text{ m} (soit N = \ell / a = 5 \times 10^{-2} \times 1\,800 \times 10^3 = 90\,000 traits)
D'après la question Q24, \sin\theta_1 = \lambda/a = 0{,}8987, d'où :
\cos\theta_1 = \sqrt{1 - \sin^2\theta_1} = \sqrt{1 - 0{,}8987^2} \approx 0{,}4385
Résultat
Question 26
On considère que la source émet une deuxième longueur d'onde très proche de . On note l'angle d'observation du premier pic () correspondant à la longueur d'onde . On admet que l'on peut séparer les deux pics seulement si . Obtenir l'expression de la résolution du dispositif en fonction des grandeurs utiles parmi , et .
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Différentier la formule des réseaux par rapport à \lambda pour exprimer l'écart angulaire \mathrm{d}\theta_1, puis appliquer le critère de séparation imposé.
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- Exprimer la variation angulaire |\theta'_1 - \theta_1| en fonction de l'écart de longueur d'onde |\lambda' - \lambda| en différentiant la relation du réseau à l'ordre p = 1.
- Appliquer le critère de séparation |\theta'_1 - \theta_1| \ge \Delta\theta en utilisant l'expression de la demi-largeur angulaire \Delta\theta obtenue à la question Q25.
- En déduire l'expression de la résolution spectrale \Delta\lambda_{\min} (définie à la question Q21 comme le plus petit écart entre deux longueurs d'onde séparables).
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Pour l'ordre p = 1, la position angulaire du pic d'intensité lumineuse pour la longueur d'onde \lambda est donnée par la relation du réseau (question Q23) :
Pour la longueur d'onde voisine \lambda', on a de même :
Comme \lambda' est très proche de \lambda, l'écart \theta'_1 - \theta_1 est très faible. Par différenciation de la relation du réseau à \lambda fixé :
On en déduit au premier ordre la relation liant l'écart angulaire à l'écart en longueur d'onde :
D'après la question Q25, la demi-largeur angulaire du pic d'intensité vaut :
Le critère de séparation |\theta'_1 - \theta_1| \ge \Delta\theta (critère de Rayleigh) s'écrit donc :
La résolution du dispositif, définie à la question Q21 comme le plus petit écart en longueur d'onde \Delta\lambda_{\min} = |\lambda' - \lambda|_{\min} séparable, s'exprime ainsi :
Résultat
Question 27
Évaluer numériquement la résolution du réseau utilisé. Proposer des raisons visant à expliquer la différence entre cette valeur et celle, voisine de , d'un spectromètre ICP-AES.
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Calculer numériquement \Delta\lambda_{\min} = \lambda/N avec N = \ell/a, puis justifier l'écart par les défauts de planéité, la largeur des fentes ou les aberrations optiques.
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- Calculer la résolution théorique \Delta\lambda_{\min} = \frac{\lambda}{N} obtenue à la question Q26 avec les valeurs de \lambda et de N déterminées précédemment.
- Comparer cette valeur théorique (pouvoir séparateur ultime limité par la diffraction) à la résolution pratique du spectromètre (20\text{ pm}).
- Recenser les causes instrumentales et physiques réelles qui limitent la résolution d'un spectromètre ICP-AES.
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D'après la question Q26, la résolution théorique associée au réseau éclairé à l'ordre p = 1 s'écrit :
Avec \lambda = 499{,}3\text{ nm} et N = 90\,000 ouvertures éclairées (obtenu à la question Q25 pour \ell = 5\text{ cm} et 1\,800\text{ traits}\cdot\text{mm}^{-1}), on obtient :
Cette valeur théorique est environ quatre fois meilleure (plus petite) que la résolution réelle annoncée pour le spectromètre ICP-AES (\Delta\lambda_{\text{exp}} \approx 20\text{ pm}). Plusieurs facteurs expliquent cette dégradation en pratique :
- Largeur finie de la fente d'entrée : pour garantir un flux lumineux mesurable suffisant, la fente d'entrée possède une ouverture géométrique non nulle dont l'image spectrale sur le détecteur présente une largeur instrumentale finie supérieure à la seule tache de diffraction ;
- Élargissement intrinsèque des raies d'émission : au sein du plasma, porté à plusieurs milliers de kelvins (T \sim 6\,000\text{ à }10\,000\text{ K}), les atomes subissent une agitation thermique intense conduisant à un élargissement Doppler thermique notable, auquel s'ajoute un élargissement collisionnel (effet Stark et collisions à haute pression locale) ;
- Résolution spatiale du détecteur : la pixellisation du capteur (caméra CCD ou CMOS) impose un pas d'échantillonnage spatial minimal qui limite la résolution spectrale effective ;
- Aberrations optiques et défauts du réseau : les aberrations géométriques des miroirs collimateurs et focalisateurs ainsi que l'éventuelle non-uniformité de l'éclairement du réseau réduisent le nombre effectif N_{\text{eff}} de traits contribuant aux interférences.
Résultat
III.B · Interaction champs – plasma dans la torche
Question 28
Donner, sans démonstration, l'expression, sous forme intégrale, des quatre équations de Maxwell écrites ci-dessus dans une formulation locale.
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Traduire les intégrales de volume et de surface des opérateurs différentiels usuels à l'aide des théorèmes de Green-Ostrogradski et de Stokes-Ampère.
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Soit \Sigma une surface fermée délimitant un volume V, orientée vers l'extérieur (\vec{n}_{\text{ext}}), et soit \Gamma une courbe fermée orientée délimitant une surface ouverte quelconque S, l'orientation de S étant liée à celle de \Gamma par la règle de la main droite.
Les formes intégrales des quatre équations de Maxwell dans le cadre de l'ARQS magnétique sont :
Équation de Maxwell-Gauss (théorème de Gauss) :
\boxed{\iint_{\Sigma} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \frac{Q_{\text{int}}}{\varepsilon_0} = \frac{1}{\varepsilon_0} \iiint_V \rho \, \mathrm{d}\tau}où Q_{\text{int}} est la charge électrique totale contenue à l'intérieur de la surface \Sigma.
Équation de Maxwell-Faraday (loi de Faraday) :
\boxed{\oint_{\Gamma} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = - \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \iint_{S} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = - \frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}}où \Phi est le flux du champ magnétique \vec{B} à travers la surface S.
Équation de Maxwell-Thomson (conservation du flux magnétique) :
\boxed{\iint_{\Sigma} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = 0}le flux du champ magnétique à travers toute surface fermée est nul (absence de monopôles magnétiques).
Équation de Maxwell-Ampère dans l'ARQSM (théorème d'Ampère) :
\boxed{\oint_{\Gamma} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \mu_0 I_{\text{enl}} = \mu_0 \iint_{S} \vec{\jmath} \cdot \mathrm{d}\vec{S}}où I_{\text{enl}} est l'intensité du courant total enlacé par le contour \Gamma.
Résultat
III.B.1 · Champ magnétique produit par les lames
Question 29
Déterminer, en explicitant soigneusement l'argumentation, le champ magnétique produit dans tout l'espace uniquement par la lame de gauche (on ne tiendra donc pas compte de l'autre lame et du plasma).
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Utiliser les invariances par translation selon y et z, le plan de symétrie de la nappe de courant, et appliquer le théorème d'Ampère sur un contour rectangulaire traversant.
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- Définir précisément le domaine occupé par la lame de gauche et exploiter les invariances par translation pour restreindre les dépendances spatiales du champ magnétique.
- Utiliser les plans de symétrie et d'antisymétrie des sources pour fixer la direction du champ magnétique et sa parité par rapport au plan médian de la lame.
- Appliquer le théorème d'Ampère en régime quasi-stationnaire magnétique sur un contour rectangulaire judicieusement choisi pour déterminer l'expression du champ dans tout l'espace.
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La lame de gauche occupe le domaine -(a+b) \le x \le -a, d'épaisseur b et de plan médian x_c = -(a + b/2). Elle est parcourue par la densité volumique de courant uniforme \vec{\jmath}_1 = -J(t)\,\vec{e}_y.
1. Invariances En négligeant les effets de bord, la distribution de courant est invariante par translation selon les axes (Oy) et (Oz). Le champ magnétique ne dépend donc spatialement que de la variable x :
2. Symétries
Tout plan z = \text{cste} est un plan de symétrie (\Pi_s) de la distribution de courant, car le vecteur densité de courant \vec{\jmath}_1 = -J(t)\,\vec{e}_y est contenu dans ce plan. Le champ magnétique étant un vecteur axial (pseudovecteur), il est orthogonal à tout plan de symétrie des courants :
\vec{B}_1(x,t) = B_{1,z}(x,t)\,\vec{e}_zLe plan x = x_c = -(a + b/2) est également un plan de symétrie (\Pi_s) pour la lame considérée seule (le courant lui étant parallèle). Le champ en tout point de ce plan doit donc être orthogonal au plan, c'est-à-dire dirigé selon \vec{e}_x. Comme \vec{B}_1 est colinéaire à \vec{e}_z, on en déduit que :
B_{1,z}(x_c, t) = 0De plus, sous la symétrie plane par rapport à x = x_c, la composante axiale parallèle au plan est transformée en son opposée, ce qui montre que B_{1,z}(x,t) est une fonction impaire de la variable (x - x_c) :
B_{1,z}(x_c + u, t) = - B_{1,z}(x_c - u, t) \quad (\forall u \ge 0)
3. Application du théorème d'Ampère Dans le cadre de l'ARQS magnétique, appliquons le théorème d'Ampère à un contour fermé rectangulaire \mathcal{C} tracé dans un plan y = \text{cste}, symétrique par rapport au plan x = x_c, constitué de deux côtés de longueur L parallèles à l'axe (Oz) situés en x_c + u et x_c - u (u > 0).
Orientons le contour de sorte que la normale associée par la règle de la main droite soit -\vec{e}_y (c'est-à-dire dans le sens du courant -J(t)\vec{e}_y).
Les côtés parallèles à (Ox) ne contribuent pas à la circulation car \vec{B}_1 \cdot \vec{e}_x = 0. La circulation de \vec{B}_1 le long de \mathcal{C} s'écrit :
D'après le théorème d'Ampère, \Gamma = \mu_0 I_{\text{enl}} où I_{\text{enl}} est le courant total traversant le rectangle :
À l'extérieur de la lame (u \ge b/2) : Le rectangle englobe toute l'épaisseur b de la lame, donc le courant enlacé vaut I_{\text{enl}} = J(t)\,b\,L. On en déduit :
2\,B_{1,z}(x_c + u, t)\,L = \mu_0 J(t)\,b\,L \implies B_{1,z}(x_c + u, t) = \frac{\mu_0 J(t) b}{2}Par imparité, de part et d'autre de la lame :
\begin{aligned} \text{Pour } x > -a \text{ :} \quad & \vec{B}_1(x,t) = \frac{1}{2}\,\mu_0 J(t) b\,\vec{e}_z \\ \text{Pour } x < -(a+b) \text{ :} \quad & \vec{B}_1(x,t) = -\frac{1}{2}\,\mu_0 J(t) b\,\vec{e}_z \end{aligned}À l'intérieur de la lame (u \le b/2, soit -(a+b) \le x \le -a) : La largeur de la tranche de courant traversée est 2u = 2(x - x_c), d'où I_{\text{enl}} = J(t) \cdot 2(x - x_c) \cdot L. Il vient :
2\,B_{1,z}(x,t)\,L = \mu_0 J(t) \cdot 2(x - x_c) \cdot L \implies B_{1,z}(x,t) = \mu_0 J(t)\left(x + a + \frac{b}{2}\right)
En résumé, le champ magnétique produit par la lame de gauche s'écrit dans tout l'espace :
Résultat
Question 30
En déduire le champ magnétique produit dans tout l'espace par l'ensemble des deux lames, sans tenir compte du plasma. Représenter en fonction de , pour une valeur donnée de non nulle, le profil de ce champ magnétique.
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Appliquer le principe de superposition pour sommer les contributions magnétiques des deux lames dans les différentes zones de l'espace.
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- Exprimer le champ magnétique \vec{B}_2(x,t) créé par la lame de droite seule, par analogie avec la lame de gauche ou par application du théorème d'Ampère.
- Appliquer le principe de superposition pour déterminer le champ total \vec{B}(x,t) = \vec{B}_1(x,t) + \vec{B}_2(x,t) dans les cinq régions de l'espace.
- Tracer le profil de B_z(x,t) en fonction de x pour J(t) > 0.
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La lame de droite s'étend sur l'intervalle a \le x \le a+b et transporte une densité volumique de courant +J(t)\vec{e}_y.
Par une démarche rigoureusement analogue à celle de la question précédente (ou par translation de 2a+b et changement de signe du courant), le champ \vec{B}_2(x,t) = B_{2z}(x,t)\vec{e}_z créé par la lame de droite seule s'écrit :
D'après le principe de superposition, le champ magnétique total dans tout l'espace en l'absence de plasma est \vec{B}(x,t) = \vec{B}_1(x,t) + \vec{B}_2(x,t) = B(x,t)\vec{e}_z. En sommant zone par zone :
Pour x < -(a+b) :
B(x,t) = -\frac{1}{2}\mu_0 J(t) b + \frac{1}{2}\mu_0 J(t) b = 0Pour -(a+b) \le x \le -a :
B(x,t) = \mu_0 J(t)\left(x + a + \frac{b}{2}\right) + \frac{1}{2}\mu_0 J(t) b = \mu_0 J(t)\,(x + a + b)Pour -a \le x \le a (domaine central occupé ultérieurement par le plasma) :
B(x,t) = +\frac{1}{2}\mu_0 J(t) b + \frac{1}{2}\mu_0 J(t) b = \mu_0 J(t) bPour a \le x \le a+b :
B(x,t) = +\frac{1}{2}\mu_0 J(t) b - \mu_0 J(t)\left(x - a - \frac{b}{2}\right) = \mu_0 J(t)\,(a + b - x)Pour x > a+b :
B(x,t) = +\frac{1}{2}\mu_0 J(t) b - \frac{1}{2}\mu_0 J(t) b = 0
On synthétise ce résultat sous la forme :
Pour une valeur de J(t) > 0, le profil de la composante B(x,t) en fonction de x présente un plateau uniforme dans l'espace inter-lames et s'annule à l'extérieur :
Résultat
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.