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Corrigé détaillé ENS Physique Chimie L PC 2020

Ondes transverses sur une corde sous tension et cinétique en convection forcée

Le sujet en bref

Sujet accessible · Ondes mécaniques et acoustiques, Oxydoréduction et électrochimie, Cinétique chimique · 13 incontournables · 19 questions de première année
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Ce sujet remarquable et complet de l'ENS Lyon PC 2020 articule avec élégance la modélisation de systèmes continus en physique macroscopique et l'étude du transport réactif en chimie physique. La partie physique propose une exploration approfondie de la corde sous tension : équilibre statique de la chaînette et analogie variationnelle avec la caténoïde formée par un film de savon, propagation d'ondes transverses sur une corde pendante soumise à la pesanteur, puis couplage onde-écoulement sur une boucle fermée en défilement rapide. La partie chimie explore les atouts de la convection forcée pour le contrôle réactionnel, d'abord au sein d'un réacteur ouvert parfaitement agité à membrane pour maximiser le Turn Over Number d'une synthèse catalytique de Heck, puis autour d'une électrode à disque tournant fonctionnalisée par une membrane polymère pour la détection spécifique du peroxyde d'hydrogène. L'ensemble constitue un entraînement de haut vol sur les bilans locaux, les analogies énergétiques et les méthodes d'adimensionnement.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 4 h 35 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

13 questions classiques, à savoir refaire :

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Où gagner des points

51 questions rapides et accessibles · 4 résultats donnés par l'énoncé
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Sommaire

64 questions
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Partie Physique : Ondes transverses le long d'une corde sous tension

1.1 · Approche mécanique

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : statique du point, tension du fil

Établir l'équation différentielle traduisant l'équilibre mécanique du tronçon élémentaire , en projection sur l'axe . En déduire que la tension vérifie la relation algébrique :

Voir l'indice

Projeter la condition d'équilibre mécanique \mathrm{d}\vec{T} + \mathrm{d}\vec{P} = \vec{0} du tronçon élémentaire \mathrm{d}s sur l'axe horizontal (\mathrm{O}x), où le poids est orthogonal.

Identifier les quatre étapes fondamentales du cycle catalytique au palladium : addition oxydante, insertion migratrice, \beta-élimination d'hydrure et élimination réductrice.

Voir la stratégie
  1. Définir le système fermé constitué par le tronçon élémentaire [s, s+\mathrm{d}s] de la corde à l'équilibre dans le référentiel galiléen \mathcal{R}(\mathrm{O}, x, y, z).
  2. Réaliser le bilan des actions mécaniques extérieures agissant sur ce tronçon (tensions aux extrémités et poids).
  3. Écrire la condition d'équilibre mécanique et la projeter sur l'axe horizontal (\mathrm{O}x) pour obtenir l'équation différentielle puis intégrer.
Voir la réponse courte

Projection du PFD sur (\mathrm{O}x) à l'équilibre : \mathrm{d}(T\cos\alpha) = 0, d'où T(s)\cos\alpha(s) = A.

Voir le corrigé complet

Considérons le système constitué par le tronçon élémentaire de corde compris entre les abscisses curvilignes s et s + \mathrm{d}s, de masse \mathrm{d}m = \mu\,\mathrm{d}s.

Le référentiel d'étude \mathcal{R}(\mathrm{O}, x, y, z) lié au support est supposé galiléen.

Ce tronçon est soumis à trois forces extérieures :

  • la force exercée par la portion supérieure [s+\mathrm{d}s, L] en M(s+\mathrm{d}s) : \vec{T}(s+\mathrm{d}s) = T(s+\mathrm{d}s)\,\vec{\tau}(s+\mathrm{d}s) ;
  • la force exercée par la portion inférieure [0, s] en M(s) qui, en vertu du principe des actions réciproques, s'écrit -\vec{T}(s) = -T(s)\,\vec{\tau}(s) ;
  • le poids du tronçon élémentaire : \mathrm{d}\vec{P} = \mathrm{d}m\,\vec{g} = -\mu g\,\mathrm{d}s\,\vec{u}_y.

D'après le repérage de la figure 2, le vecteur unitaire tangent s'écrit en fonction de l'angle \alpha(s) :

\vec{\tau}(s) = \cos\alpha(s)\,\vec{u}_x + \sin\alpha(s)\,\vec{u}_y

À l'équilibre, le principe fondamental de la statique appliqué au tronçon impose :

\vec{T}(s+\mathrm{d}s) - \vec{T}(s) + \mathrm{d}\vec{P} = \vec{0} \quad \implies \quad \mathrm{d}\vec{T} + \mathrm{d}\vec{P} = \vec{0}

En projetant cette relation sur l'axe (\mathrm{O}x), le poids ayant une composante horizontale nulle, il vient :

\mathrm{d}\bigl(T(s)\cos\alpha(s)\bigr) = 0

soit, en dérivant par rapport à l'abscisse curviligne s, l'équation différentielle :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}s}\bigl(T(s)\cos\alpha(s)\bigr) = 0

Cette quantité a donc une dérivée nulle le long de la corde : elle est constante. On en déduit l'existence d'une constante A telle que :

T(s)\cos\alpha(s) = A

d'où l'expression algébrique de la tension :

\boxed{T(s) = \frac{A}{\cos\alpha(s)} \quad \text{avec } A = \text{Cste}}

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : statique du point, équilibre mécanique

Établir l'équation différentielle traduisant l'équilibre mécanique du tronçon élémentaire , en projection sur l'axe .

Voir l'indice

Projeter l'équilibre mécanique du même élément \mathrm{d}s sur l'axe vertical (\mathrm{O}y) en introduisant la masse élémentaire \mathrm{d}m = \mu\,\mathrm{d}s.

Écrire l'équation-bilan traduisant le couplage de l'iodobenzène et de l'acrylate de méthyle en présence de la base triéthylamine captant l'hydracide libéré.

Voir la stratégie
  1. Isoler le tronçon élémentaire de corde compris entre les abscisses curvilignes s et s+\mathrm{d}s à l'équilibre dans le référentiel galiléen \mathcal{R}.
  2. Effectuer le bilan des actions mécaniques extérieures s'exerçant sur ce tronçon (tensions aux deux extrémités et poids).
  3. Projeter la condition d'équilibre \sum \vec{F}_{\mathrm{ext}} = \vec{0} sur l'axe vertical (\mathrm{O}y).
Voir la réponse courte

Bilan des forces sur l'axe vertical : \mathrm{d}(T\sin\alpha) - \mu g\,\mathrm{d}s = 0.

Voir le corrigé complet

Considérons le tronçon infinitésimal de corde compris entre les points d'abscisses curvilignes s et s+\mathrm{d}s, de masse \mathrm{d}m = \mu\,\mathrm{d}s. Ce tronçon est soumis à trois forces extérieures :

  • la force exercée par la partie aval [s+\mathrm{d}s, L] en M(s+\mathrm{d}s) : \vec{T}(s+\mathrm{d}s) = T(s+\mathrm{d}s)\,\vec{\tau}(s+\mathrm{d}s) ;
  • la force exercée par la partie amont [0, s] en M(s) : -\vec{T}(s) = -T(s)\,\vec{\tau}(s) (par le principe des actions réciproques) ;
  • le poids de l'élément : \mathrm{d}\vec{P} = \mathrm{d}m\,\vec{g} = -\mu g\,\mathrm{d}s\,\vec{u}_y.

Le vecteur unitaire tangent s'écrit dans la base cartésienne :

\vec{\tau}(s) = \cos\alpha(s)\,\vec{u}_x + \sin\alpha(s)\,\vec{u}_y

À l'équilibre mécanique dans le référentiel \mathcal{R}, la résultante des forces est nulle :

\vec{T}(s+\mathrm{d}s) - \vec{T}(s) + \mathrm{d}\vec{P} = \vec{0} \quad \implies \quad \mathrm{d}\vec{T} - \mu g\,\mathrm{d}s\,\vec{u}_y = \vec{0}

En projetant cette relation sur le vecteur unitaire vertical \vec{u}_y, on obtient :

\mathrm{d}\big(T(s)\sin\alpha(s)\big) - \mu g\,\mathrm{d}s = 0

Soit, sous forme différentielle par rapport à l'abscisse curviligne s :

\boxed{\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}s}\big(T(s)\sin\alpha(s)\big) = \mu g}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : équilibre mécanique, tension du fil

Déduire de cette équation l'expression de la constante (équation (2)) en fonction de , , et de l'angle .

Voir l'indice

Intégrer la composante verticale sur la demi-corde entre le point le plus bas (où \alpha = 0) et l'attache B en exploitant la symétrie.

Analyser la constante de couplage J = 16{,}1\text{ Hz} pour confirmer la stéréochimie (E) de la double liaison et attribuer les bandes caractéristiques du carbonyle ester et du noyau benzénique.

Voir la stratégie
  1. Intégrer l'équation d'équilibre vertical le long de la corde entre le point le plus bas (sommet de la chaînette) et l'extrémité B.
  2. Exploiter les propriétés de symétrie du problème pour déterminer l'angle et l'abscisse curviligne au point le plus bas.
  3. Remplacer l'expression de la tension T(s) issue de la relation (2) pour exprimer A.
Voir la réponse courte

Intégration sur la demi-corde reliant le point bas à l'attache \mathrm{B} : A = \mu g L / (2\tan\alpha_{\mathrm{B}}).

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente (Q2), la composante verticale de l'effort vérifie :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}s}\bigl(T(s)\sin\alpha(s)\bigr) = \mu g

Par symétrie du problème par rapport à l'axe vertical (Oy) (les points d'attache \mathrm{A}(-a,0) et \mathrm{B}(+a,0) étant à la même altitude et le champ de pesanteur étant vertical), la fonction f(x) décrivant la forme de la corde est paire.

La corde admet donc son point le plus bas, noté \mathrm{Q}, sur l'axe (Oy) en x=0. En ce point :

  • la tangente est horizontale, soit \alpha(0) = 0 et donc \sin\alpha(0) = 0 ;
  • l'abscisse curviligne mesurée depuis \mathrm{Q} jusqu'à \mathrm{B} vaut la demi-longueur de la corde, soit s_{\mathrm{B}} - s_{\mathrm{Q}} = \frac{L}{2}.

En intégrant l'équation différentielle entre \mathrm{Q} et \mathrm{B}, il vient :

\int_{s_{\mathrm{Q}}}^{s_{\mathrm{B}}} \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}s}\bigl(T(s)\sin\alpha(s)\bigr)\,\mathrm{d}s = \int_{s_{\mathrm{Q}}}^{s_{\mathrm{B}}} \mu g\,\mathrm{d}s

d'où :

T(\mathrm{B})\sin\alpha_{\mathrm{B}} - T(\mathrm{Q})\sin\alpha(0) = \mu g \left(s_{\mathrm{B}} - s_{\mathrm{Q}}\right) = \frac{\mu g L}{2}

Comme \sin\alpha(0) = 0, on obtient :

T(\mathrm{B})\sin\alpha_{\mathrm{B}} = \frac{\mu g L}{2}

Or, d'après la relation (2) établie en Q1 :

T(\mathrm{B}) = \frac{A}{\cos\alpha_{\mathrm{B}}}

En injectant cette relation, on aboutit à :

\frac{A}{\cos\alpha_{\mathrm{B}}}\sin\alpha_{\mathrm{B}} = A\tan\alpha_{\mathrm{B}} = \frac{\mu g L}{2}

On en déduit l'expression de la constante A :

\boxed{A = \frac{\mu g L}{2\tan\alpha_{\mathrm{B}}}}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : chaînette, équation différentielle

Établir, à partir des résultats précédents, que la fonction vérifie l'équation différentielle :

On précisera l'expression de la constante () en fonction de et .

Voir l'indice

Relier l'angle \alpha à la pente locale f'(x) = \tan\alpha, dériver par rapport à x et utiliser \mathrm{d}s/\mathrm{d}x = \sqrt{1+f'^2}.

Repérer sur la figure 13 le pourcentage de catalyseur minimal permettant d'atteindre une conversion quantitative en un temps raisonnable sans gaspillage de réactif précieux.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la pente locale f'(x) en fonction de l'angle \alpha(s) pour réécrire la composante verticale de la tension T(s)\sin\alpha(s) à l'aide de la constante A issue de la question Q1.
  2. Convertir la dérivée par rapport à l'abscisse curviligne s en dérivée par rapport à x grâce à la relation utile (1) : \frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}x} = \sqrt{1 + f'^2}.
  3. Identifier la constante k et la relier à L et \alpha_{\mathrm{B}} via l'expression de A obtenue à la question Q3.
Voir la réponse courte

En posant f'(x) = \tan\alpha(x), la dérivation conduit à f''(x) = k\sqrt{1+f'^2} avec k = \mu g / A = (2/L)\tan\alpha_{\mathrm{B}}.

Voir le corrigé complet

Le vecteur unitaire tangent \vec{\tau} s'exprime dans la base cartésienne par :

\vec{\tau} = \frac{\mathrm{d}\vec{\mathrm{OM}}}{\mathrm{d}s} = \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}s}\vec{u}_x + \frac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}s}\vec{u}_y = \cos\alpha(s)\,\vec{u}_x + \sin\alpha(s)\,\vec{u}_y

La pente de la courbe y = f(x) en un point d'abscisse x est donc donnée par :

f'(x) = \frac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}x} = \frac{\mathrm{d}y/\mathrm{d}s}{\mathrm{d}x/\mathrm{d}s} = \frac{\sin\alpha(s)}{\cos\alpha(s)} = \tan\alpha(s)

D'après la question Q1, la tension vérifie T(s) = \frac{A}{\cos\alpha(s)}, d'où :

T(s)\sin\alpha(s) = A\,\frac{\sin\alpha(s)}{\cos\alpha(s)} = A\tan\alpha(s) = A f'(x)

En reportant cette relation dans l'équation d'équilibre vertical obtenue à la question Q2 :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}s}\big(T(s)\sin\alpha(s)\big) = \mu g \iff \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}s}\big(A f'(x)\big) = \mu g

Par dérivation en chaîne, on relie les dérivées par rapport à s et x à l'aide du résultat utile (1) :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}s} = \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}s}\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}x} = \frac{1}{\sqrt{1+f'(x)^2}}\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}x}

Il vient ainsi :

\frac{A}{\sqrt{1+f'(x)^2}}\frac{\mathrm{d}f'}{\mathrm{d}x} = \mu g \iff f''(x) = \frac{\mu g}{A}\sqrt{1+f'(x)^2}

On retrouve bien l'équation différentielle (3) :

f''(x) = k \sqrt{1 + f'(x)^2} \quad \text{avec} \quad k = \frac{\mu g}{A}

En injectant l'expression de la constante A = \frac{\mu g L}{2\tan\alpha_{\mathrm{B}}} établie à la question Q3, on obtient l'expression de k :

\boxed{k = \frac{2\tan\alpha_{\mathrm{B}}}{L}}

Comme l'angle \alpha_{\mathrm{B}} est strictement compris entre 0 et \pi/2 au point de suspension B, on a bien k > 0.

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : chaînette, condition aux limites

La solution générale de l'équation (3) prend la forme :

En déduire l'expression de la fonction correspondant au paramétrage géométrique adopté. On fera apparaître les grandeurs et .

Voir l'indice

Utiliser la parité de la forme d'équilibre par rapport à l'axe x = 0 pour annuler b, puis fixer c à l'aide de la condition f(\pm a) = 0.

Exploiter la linéarité du graphe -\ln(c_{\mathrm{S}}/c_{\mathrm{S},0}) = f(t) pour identifier l'ordre 1 partiel et relever la valeur numérique de la pente k.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les conditions aux limites géométriques imposées par les points de suspension \mathrm{A}(-a, 0) et \mathrm{B}(a, 0).
  2. Exploiter la parité ou résoudre le système pour déterminer les constantes d'intégration b et c.
Voir la réponse courte

Par parité b=0, et en choisissant l'origine en y=0 au point bas, f(x) = \frac{1}{k}(\cosh(kx) - 1).

Voir le corrigé complet

D'après les données de l'énoncé, la corde est suspendue aux points \mathrm{A}(-a,0) et \mathrm{B}(a,0), ce qui impose les deux conditions aux limites suivantes :

\begin{aligned} f(-a) &= 0 \\ f(a) &= 0 \end{aligned}

En utilisant la forme générale de la solution donnée par l'équation (4) :

f(x) = \frac{1}{k} \cosh[k(x-b)] + c

on obtient le système :

\begin{aligned} \frac{1}{k} \cosh[k(-a-b)] + c &= 0 \\ \frac{1}{k} \cosh[k(a-b)] + c &= 0 \end{aligned}

En soustrayant ces deux égalités, il vient :

\cosh[k(a-b)] = \cosh[k(-a-b)] = \cosh[k(a+b)]

car la fonction cosinus hyperbolique est paire. La stricte monotonie de \cosh sur \mathbb{R}^+ impose :

k(a-b) = k(a+b) \quad \text{ou} \quad k(a-b) = -k(a+b)

La première possibilité conduirait à b = -b \implies b = 0, et la seconde à a = -a \implies a = 0, ce qui est exclu puisque a > 0. On a donc nécessairement :

b = 0

La constante c se déduit alors immédiatement de la condition f(a) = 0 :

\frac{1}{k} \cosh(ka) + c = 0 \implies c = -\frac{1}{k} \cosh(ka)

La forme d'équilibre de la corde (chaînette) est par conséquent décrite par la fonction :

\boxed{f(x) = \frac{1}{k} \big( \cosh(kx) - \cosh(ka) \big)}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : chaînette, analyse dimensionnelle

Justifier que ne peut dépendre que des grandeurs et .

Voir l'indice

Remarquer que la statique d'un fil inextensible pesant dépend uniquement du rapport géométrique entre sa longueur et l'écartement des appuis.

Schématiser une cuve agitée munie d'une entrée et d'une sortie en rappelant les hypothèses d'homogénéité spatiale instantanée de concentration et de température.

Voir la stratégie
  1. Identifier les paramètres du problème (paramètres physiques \mu, g et paramètres géométriques a, L).
  2. Montrer que la forme géométrique d'équilibre est indépendante des paramètres d'échelle de force (\mu et g).
  3. Conclure que la forme de la corde, et par conséquent le paramètre de courbure k, est entièrement fixée par les contraintes géométriques du problème (a et L).
Voir la réponse courte

La géométrie est entièrement fixée par la demi-distance entre attaches a et la longueur totale L, grandeurs scalaires indépendantes.

Voir le corrigé complet

Les grandeurs caractérisant le système sont :

  • les grandeurs mécaniques : la masse linéique \mu et l'accélération de la pesanteur g ;
  • les grandeurs géométriques : le demi-écartement des attaches a et la longueur de la corde L.

D'après le principe fondamental de la statique établi aux questions Q1 à Q4, le produit \mu g (le poids par unité de longueur) intervient comme un simple facteur d'échelle multiplicatif pour les tensions le long de la corde :

T(s) \propto \mu g \quad \text{et} \quad A = \frac{\mu g}{k} \propto \mu g

Ainsi, si l'on multiplie la masse linéique \mu ou l'intensité de la pesanteur g par une constante, les tensions sont multipliées par ce même facteur, mais les directions des tangentes \alpha(s) restent strictement inchangées en tout point. La géométrie de la corde à l'équilibre est donc totalement indépendante de \mu et de g.

La corde étant inextensible et suspendue entre deux points fixes symétriques \mathrm{A}(-a,0) et \mathrm{B}(a,0), sa configuration d'équilibre y = f(x) ne dépend que des contraintes géométriques du dispositif, à savoir la demi-distance a et la longueur totale L.

Comme la fonction f(x) est uniquement paramétrée par a et k d'après la question Q5, le paramètre k ne peut dépendre que de a et L :

\boxed{k = k(a, L)}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : longueur d'arc, chaînette

Indiquer la relation permettant d'accéder à l'expression du paramètre en fonction de et . Il n'est pas demandé de développer ce calcul.

Voir l'indice

Écrire la condition intégrale de fermeture exprimant la longueur totale L = \int_{-a}^{+a} \sqrt{1+f'(x)^2}\,\mathrm{d}x.

Établir le bilan molaire sur l'iodobenzène en régime stationnaire en reliant les flux d'entrée, de sortie et la consommation chimique volumique.

Voir la stratégie

La corde étant inextensible, sa longueur totale L est fixée. On traduit cette contrainte géométrique en intégrant l'élément de longueur infinitésimal \mathrm{d}s le long de la corde entre les points de suspension \mathrm{A} d'abscisse -a et \mathrm{B} d'abscisse +a.

Voir la réponse courte

Écriture de la longueur de la corde L = \int_{-a}^{+a} \sqrt{1 + f'^2}\,\mathrm{d}x = \frac{2}{k}\sinh(ka).

Voir le corrigé complet

La longueur totale L de la corde s'écrit, en utilisant la relation (1) liant \mathrm{d}s à \mathrm{d}x :

L = \int_{\mathrm{corde}} \mathrm{d}s = \int_{-a}^{+a} \sqrt{1 + f'(x)^2} \, \mathrm{d}x

D'après la question 5, l'équation de la corde est f(x) = \frac{1}{k}\cosh(kx) + c, ce qui donne pour dérivée première f'(x) = \sinh(kx). La relation cherchée s'écrit donc :

\boxed{L = \int_{-a}^{+a} \sqrt{1 + \sinh^2(kx)} \, \mathrm{d}x = \int_{-a}^{+a} \cosh(kx) \, \mathrm{d}x}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : chaînette, résolution graphique

La relation précédente conduit à l'équation :

Estimer la valeur de à partir de la figure (3), dans le cas où et .

Voir l'indice

Calculer le paramètre géométrique q = L/(2a) puis déterminer graphiquement l'abscisse d'intersection de la droite y = qK avec la courbe \sinh K.

Substituer la loi de vitesse d'ordre 1 dans le bilan de matière précédent et isoler le taux de conversion X en fonction du produit adimensionné k\tau.

Voir la stratégie
  1. Calculer la valeur numérique du paramètre sans dimension q = \frac{L}{2a}.
  2. Identifier la solution non nulle de l'équation transcendante \sinh K = qK comme l'abscisse du point d'intersection entre le graphe de la fonction sinus hyperbolique (fourni par la figure 3) et la droite d'équation y = qK.
  3. En déduire la valeur du paramètre de courbure k = \frac{K}{a} en respectant la consigne sur le nombre de chiffres significatifs (un chiffre significatif).
Voir la réponse courte

Calcul du rapport q = L/(2a) = 3{,}33, lecture de l'intersection avec \sinh K / K pour en déduire K puis k \approx 100\text{ m}^{-1}.

Voir le corrigé complet

On commence par évaluer numériquement le paramètre q pour les valeurs de a = 3\text{ cm} et L = 20\text{ cm} :

q = \frac{L}{2a} = \frac{20\text{ cm}}{2 \times 3\text{ cm}} = \frac{10}{3} \approx 3{,}33

L'équation (5) s'écrit alors :

\sinh K = \frac{10}{3} K

Graphiquement, la solution non nulle K correspond à l'abscisse du point d'intersection entre la courbe y = \sinh K et la droite passant par l'origine de pente q = 10/3.

Pour K = 3, l'ordonnée de la droite vaut :

y = \frac{10}{3} \times 3 = 10

Sur la figure 3, la courbe K \mapsto \sinh K coupe précisément la ligne de quadrillage horizontale \sinh K = 10 à l'abscisse K = 3 (la valeur exacte étant \sinh(3) \approx 10{,}02). On en déduit :

K \approx 3

Le paramètre k s'obtient alors par la relation K = ka :

k = \frac{K}{a} = \frac{3}{0{,}03\text{ m}} = 100\text{ m}^{-1}

Conformément à la consigne générale de l'énoncé prescrivant un chiffre significatif :

\boxed{k = 1\times 10^2\text{ m}^{-1} = 1\text{ cm}^{-1}}

Résultat

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1.2 · Approche énergétique

Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : énergie potentielle de pesanteur, équilibre mécanique

Justifier que la grandeur est ici égale à l'énergie potentielle de gravitation de la corde.

Voir l'indice

Justifier que le système est conservatif, sans raideur de flexion ni déformation élastique, de sorte que l'énergie mécanique se résume à l'énergie potentielle de pesanteur.

Résoudre l'équation donnant X en fonction de k\tau pour la valeur cible X = 0{,}90 et calculer le temps de passage minimal correspondant.

Voir la stratégie

Pour identifier la fonctionnelle d'énergie \Phi dont l'état d'équilibre minimise la valeur, on fait le bilan des forces et des formes d'énergie potentielle associées au système constitué par la corde.

Voir la réponse courte

Seule la pesanteur travaille lors d'une déformation virtuelle conservant la longueur, donc le potentiel total se réduit à E_{\mathrm{p}}.

Voir le corrigé complet

Considérons le système mécanique constitué par la corde dans le référentiel \mathcal{R} supposé galiléen :

  • Les liaisons aux extrémités \mathrm{A} et \mathrm{B} sont fixes, elles ne travaillent pas ;
  • La corde est modélisée comme parfaitement flexible (sans raideur de flexion) et inextensible : les forces intérieures de tension sont des forces de liaison parfaites qui n'emmagasinent aucune énergie potentielle élastique ;
  • La seule force à distance agissant sur le système est la pesanteur, force conservative qui dérive de l'énergie potentielle de pesanteur (ou de gravitation) E_{\mathrm{p}}.

L'énergie potentielle totale du système se résume donc à son énergie potentielle de gravitation E_{\mathrm{p}}.

D'après le théorème de l'énergie potentielle minimale, la configuration d'équilibre stable d'un système mécanique conservatif correspond à un état minimisant son énergie potentielle totale. On en déduit donc que :

\boxed{\Phi = E_{\mathrm{p}}}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : énergie potentielle de pesanteur, intégrale

Exprimer l'énergie potentielle de gravitation de la corde. La fonction étant, par cette approche, encore inconnue, on conservera cette expression sous sa forme intégrale.

Voir l'indice

Exprimer l'élément d'énergie potentielle sous la forme \mathrm{d}E_{\mathrm{p}} = \mu g\,f(x)\,\mathrm{d}s et convertir en une intégrale par rapport à la variable x.

Calculer le temps de passage \tau = V/D_v pour les débits respectifs de 0,2 et 0,1 mL/min et confronter les rendements théoriques aux paliers observés sur la figure 15.

Voir la réponse courte

Intégration de l'énergie potentielle élémentaire : E_{\mathrm{p}} = \mu g \int_{-a}^{+a} f(x)\sqrt{1 + f'^2}\,\mathrm{d}x.

Voir le corrigé complet

Considérons un élément infinitésimal de corde de longueur \mathrm{d}s, compris entre les abscisses curvilignes s et s+\mathrm{d}s. Sa masse vaut :

\mathrm{d}m = \mu \, \mathrm{d}s

Cet élément est situé à l'altitude y = f(x) dans le champ de pesanteur uniforme \vec{g} = -g\vec{u}_y. En choisissant comme état de référence de l'énergie potentielle de pesanteur le niveau y = 0 (droite joignant les points d'attache A et B), l'énergie potentielle de pesanteur élémentaire de ce tronçon s'écrit :

\mathrm{d}E_{\mathrm{p}} = \mathrm{d}m \, g y = \mu g f(x) \, \mathrm{d}s

D'après la relation utile (1) fournie par l'énoncé, l'élément d'abscisse curviligne s'exprime en fonction de la variable d'espace cartésienne x par :

\mathrm{d}s = \sqrt{1 + f'(x)^2} \, \mathrm{d}x

En sommant sur toute la longueur de la corde, c'est-à-dire pour x variant de -a à +a, on obtient l'expression intégrale de l'énergie potentielle de gravitation :

\boxed{E_{\mathrm{p}} = \mu g \int_{-a}^{+a} f(x) \sqrt{1 + f'(x)^2} \, \mathrm{d}x}

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : calcul des variations, équilibre mécanique

Il s'agirait maintenant de déterminer la fonction minimisant l'énergie potentielle , cette minimisation devant toutefois être effectuée en respectant une certaine condition . Imaginons alors rechercher la configuration d'équilibre d'une corde en lui donnant différentes formes (les points A et B restant fixés) et en comparant les valeurs correspondantes de l'énergie . Définir la condition inspirée par cette expérience de pensée.

Voir l'indice

Traduire la contrainte physique d'inextensibilité imposant que toutes les formes testées possèdent impérativement la même longueur totale L.

Comparer les masses molaires des petites molécules organiques à celles des complexes encombrés de palladium et situer l'ensemble par rapport au seuil de coupure de la membrane.

Voir la réponse courte

La corde est inextensible : la longueur totale d'arc \int_{-a}^{+a}\sqrt{1+f'^2}\,\mathrm{d}x = L doit rester constante lors de la minimisation.

Voir le corrigé complet

La corde étant modélisée comme inextensible et de longueur totale fixée L, toute déformation virtuelle ou forme candidate y = f(x) envisageable entre les points d'attache fixes \mathrm{A}(-a,0) et \mathrm{B}(+a,0) doit obligatoirement conserver cette même longueur L.

La condition (\mathcal{C}) est donc la contrainte d'inextensibilité de la corde, qui s'écrit mathématiquement sous forme intégrale :

\boxed{\int_{-a}^{+a} \sqrt{1 + f'(x)^2} \, \mathrm{d}x = L}

avec les conditions aux limites géométriques associées aux points d'attache :

f(-a) = 0 \quad \text{et} \quad f(+a) = 0

Résultat

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Question 12

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : multiplicateur de lagrange, énergie potentielle

La minimisation de l'énergie potentielle respectant implicitement la condition se traduit mathématiquement par la recherche de la fonction minimisant (mais sans condition cette fois) l'intégrale :

La constante est celle apparaissant dans l'équation (4). En comparant la forme intégrale de l'énergie potentielle à l'intégrale , indiquer quelle est l'influence de la condition sur la forme générale d'équilibre de la corde.

Voir l'indice

Identifier la constante c à un multiplicateur de Lagrange associé à la contrainte intégrale de longueur fixée.

Écrire la configuration de Klechkowski pour Z = 46 ([\mathrm{Kr}]\,4\mathrm{d}^8\,5\mathrm{s}^2) et constater l'anomalie menant à la sous-couche 4\mathrm{d} entièrement remplie.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \psi en développant le terme (f - c) et faire apparaître l'énergie potentielle E_{\mathrm{p}} et la longueur de la corde.
  2. Identifier le rôle mathématique de la constante c (multiplicateur de Lagrange associé à la contrainte d'inextensibilité \mathcal{C}).
  3. En déduire l'effet de la condition \mathcal{C} sur la forme générale f(x) obtenue à l'équation (4).
Voir la réponse courte

La constante c joue le rôle d'un multiplicateur de Lagrange associé à l'inextensibilité, décalant l'origine verticale sans changer la forme.

Voir le corrigé complet

Développons l'expression de l'intégrale \psi donnée par l'équation (6) :

\begin{aligned} \psi &= \mu g \int_{-a}^{+a} (f - c) \sqrt{1 + f'^2} \, \mathrm{d}x \\ &= \mu g \int_{-a}^{+a} f(x) \sqrt{1 + f'^2} \, \mathrm{d}x - c \, \mu g \int_{-a}^{+a} \sqrt{1 + f'^2} \, \mathrm{d}x \end{aligned}

En utilisant l'expression de l'énergie potentielle E_{\mathrm{p}} établie à la question Q10 et la longueur de la corde L = \int_{-a}^{+a} \sqrt{1 + f'^2} \, \mathrm{d}x (condition \mathcal{C} de la question Q11), on reconnaît :

\psi = E_{\mathrm{p}} - \mu g c L

Cette démarche correspond à la méthode des multiplicateurs de Lagrange en calcul des variations : la minimisation de la fonctionnelle E_{\mathrm{p}}[f] sous la contrainte intégrale L[f] = L équivaut à la minimisation libre de la fonctionnelle \psi[f] = E_{\mathrm{p}}[f] - \lambda L[f], où le multiplicateur vaut \lambda = \mu g c.

La comparaison entre E_{\mathrm{p}} et \psi montre que la prise en compte de la contrainte \mathcal{C} revient simplement à remplacer f(x) par f(x) - c dans l'intégrande :

\boxed{\text{La condition } \mathcal{C} \text{ introduit la constante additive } c \text{ (décalage vertical) dans l'expression de la forme d'équilibre } f(x).}

Cette constante additive c confère un degré de liberté supplémentaire (une translation selon la verticale) indispensable pour fixer la flèche de la corde et satisfaire simultanément les conditions aux limites f(\pm a) = 0 pour une longueur L fixée.

Résultat

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1.3 · Analogie avec un film d'eau savonneuse tendu

Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : tension superficielle, énergie potentielle

Exprimer, sous la forme d'une intégrale portant sur les fonctions et , l'énergie de surface de ce film.

Voir l'indice

Intégrer l'élément d'aire latérale de révolution \mathrm{d}\mathcal{S} = 2\pi r(x)\,\mathrm{d}s en tenant compte des deux interfaces liquide-gaz du film.

Caractériser la désexcitation radiative atomique spontanée et rattacher des rayonnements de longueur d'onde comprise entre 340 et 365 nm au domaine ultraviolet.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'élément d'aire \mathrm{d}\mathcal{S} d'une surface de révolution d'axe (Ox) engendrée par le profil r(x).
  2. Prendre en compte la nature du film de savon, qui possède deux interfaces liquide-air (interne et externe).
  3. Intégrer entre les deux anneaux d'abscisses x = -a et x = +a pour obtenir l'énergie de surface E_\gamma.
Voir la réponse courte

Énergie de surface E_\gamma = \gamma \mathcal{S} = 2\pi\gamma \int_{-a}^{+a} r(x)\sqrt{1+r'^2}\,\mathrm{d}x pour un film axisymétrique.

Voir le corrigé complet

Considérons une tranche élémentaire de film comprise entre x et x + \mathrm{d}x. Le long du méridien, l'élément de longueur d'arc s'écrit :

\mathrm{d}s = \sqrt{\mathrm{d}x^2 + \mathrm{d}r^2} = \sqrt{1 + r'(x)^2}\,\mathrm{d}x

Par révolution autour de l'axe (Ox), cet élément balaie une surface élémentaire d'aire :

\mathrm{d}\mathcal{S} = 2\pi\, r(x)\,\mathrm{d}s = 2\pi\, r(x)\sqrt{1 + r'(x)^2}\,\mathrm{d}x

Un film d'eau savonneuse étant une lame mince liquide suspendue dans l'air, il présente deux interfaces eau savonneuse-air (une face externe et une face interne de rayons quasi identiques à l'échelle macroscopique). L'élément d'énergie de surface s'écrit donc :

\mathrm{d}E_\gamma = 2\gamma\,\mathrm{d}\mathcal{S} = 4\pi\gamma\, r(x)\sqrt{1 + r'(x)^2}\,\mathrm{d}x

En intégrant sur toute l'extension du film entre les anneaux situés en x = -a et x = +a, on obtient :

\boxed{E_\gamma = 4\pi\gamma \int_{-a}^{+a} r(x)\sqrt{1 + r'(x)^2}\,\mathrm{d}x}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : calcul des variations, caténoïde

Indiquer les similitudes et les différences apparaissant entre la recherche de la fonction et celle de la fonction (se reporter à la sous-section (1.2)). On s'appuiera, en particulier, sur la réponse donnée à la question (12).

Voir l'indice

Comparer les fonctionnelles à minimiser et observer que le problème du film d'eau savonneuse correspond formellement à celui de la corde sans contrainte intégrale de longueur.

Calculer le rapport entre la quantité totale de produit synthétisé et la quantité totale de catalyseur engagé (en intégrant l'appoint nécessaire pour compenser les fuites en réacteur ouvert).

Voir la stratégie

Pour comparer la recherche de la fonction r(x) (film d'eau savonneuse) à celle de f(x) (corde pesante) :

  1. Comparer les fonctionnelles intégrales définissant les énergies E_\gamma et E_{\mathrm{p}} à minimiser.
  2. Identifier la présence ou l'absence de contrainte physique intégrale en s'appuyant sur la fonctionnelle modifiée \psi de la question 12.
  3. Comparer les conditions aux limites et les propriétés de symétrie des deux systèmes.
Voir la réponse courte

Même fonctionnelle à minimiser que pour la chaînette, mais sans la contrainte intégrale de longueur fixée pour le film d'eau.

Voir le corrigé complet

1. Similitudes

  • Forme mathématique de la fonctionnelle : L'énergie de surface du film s'écrit :

    E_\gamma = 4\pi\gamma \int_{-a}^{+a} r(x)\sqrt{1 + r'(x)^2}\,\mathrm{d}x

    Cette intégrale présente exactement la même dépendance fonctionnelle vis-à-vis de la fonction inconnue et de sa dérivée que l'énergie potentielle de gravitation de la corde pesante établie à la question 10 :

    E_{\mathrm{p}} = \mu g \int_{-a}^{+a} f(x)\sqrt{1 + f'(x)^2}\,\mathrm{d}x

    Le problème variationnel posé par la minimisation de l'énergie repose donc sur le même lagrangien élémentaire y\sqrt{1+y'^2}.

  • Symétrie du problème : Les deux systèmes sont symétriques par rapport au plan x=0, imposant une solution paire, soit b=0 dans l'argument du cosinus hyperbolique.

2. Différences

  • Absence de contrainte globale pour le film : Pour la corde pesante, la minimisation de E_{\mathrm{p}} s'effectue sous la contrainte (\mathcal{C}) de longueur totale L fixée. D'après la question 12, cela équivaut à la minimisation libre de la fonctionnelle :

    \psi = \mu g \int_{-a}^{+a} (f(x) - c)\sqrt{1 + f'(x)^2}\,\mathrm{d}x

    où apparaît une constante additive c \neq 0 (multiplicateur de Lagrange lié à la contrainte).

    À l'inverse, pour le film d'eau savonneuse, il n'existe aucune contrainte d'aire ou de longueur de profil : le film ajuste librement sa géométrie pour minimiser son aire totale (la pression étant identique sur les deux faces). La recherche de r(x) correspond donc formellement au cas où la constante c est nulle (c = 0).

  • Conditions aux limites : Pour la corde, les points d'attache sont situés sur l'axe des abscisses (f(\pm a) = 0), alors que le film est fixé sur les anneaux de rayon fini non nul (r(\pm a) = R > 0).
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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : caténoïde, surface minimale

Indiquer alors comment on déduit la fonction des résultats obtenus dans la sous-section (1.2). Nous écrirons cette fonction sous la forme :

Voir l'indice

Poser la constante c = 0 et centrer la caténoïde en x = 0 pour identifier le profil r(x) = R_0\cosh(x/R_0).

Évaluer la productivité horaire volumique en tenant compte des temps de cycle (maintenance et vidange) dans le cas du procédé discontinu.

Voir la stratégie
  1. Identifier la correspondance mathématique entre l'intégrale d'énergie de surface E_\gamma et la fonctionnelle \psi de la sous-section 1.2 (établie à la question Q14).
  2. Appliquer la forme de la solution générale de l'équation (4) en tenant compte de la valeur de la constante c et de la parité imposée par la géométrie.
  3. Poser le paramètre R_0 = 1/k pour obtenir l'expression (7).
Voir la réponse courte

L'absence de contrainte intégrale impose c=0, redonnant la forme caténoïde r(x) = R_0\cosh(x/R_0) par symétrie en x=0.

Voir le corrigé complet

D'après l'analogie établie à la question Q14, la minimisation de l'énergie de surface E_\gamma correspond mathématiquement à la minimisation de l'intégrale \psi de l'équation (6) avec :

  • la fonction rayon r(x) à la place de la fonction profil f(x) ;
  • la constante c = 0, le film de savon n'étant soumis à aucune contrainte intégrale de surface ou de longueur.

La fonction f(x) minimisant \psi est donnée par la solution générale de l'équation (4) :

f(x) = \frac{1}{k}\cosh\big[k(x-b)\big] + c

En transposant cette forme à r(x) avec c = 0, il vient :

r(x) = \frac{1}{k}\cosh\big[k(x-b)\big]

Par ailleurs, le système présente un plan de symétrie en x = 0 puisque les deux anneaux ont le même rayon R et sont disposés en x = -a et x = +a. La fonction r(x) est donc paire, ce qui impose :

b = 0

En introduisant la constante homogène à une longueur R_0 = \frac{1}{k} > 0, on obtient la forme cherchée :

\boxed{r(x) = R_0 \cosh\left(\frac{x}{R_0}\right)}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : condition aux limites, géométrie

Expliquer pourquoi, dans le cas du film et au contraire de celui de la corde pesante, la solution n'autorise pas la présence d'une constante additive .

Voir l'indice

Souligner que le film d'eau savonneuse est ouvert aux deux extrémités et que sa surface s'ajuste librement sans contrainte de périmètre ou de volume fixé.

Comparer les deux procédés selon les critères du gain substantiel de TON, de la compacité continue et des contraintes d'installation membranaire sous pression.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'origine mathématique et physique de la constante c pour la corde pesante établie aux questions Q11 et Q12 (multiplicateur de Lagrange lié à la contrainte d'inextensibilité).
  2. Justifier l'absence d'une telle contrainte pour le film de savon, ce qui impose c = 0.
  3. Compléter par l'argument géométrique lié à la définition de la variable r(x).
Voir la réponse courte

La fonction r(x) mesure une distance radiale à l'axe (\mathrm{O}x), fixée géométriquement par la symétrie de révolution, interdisant tout décalage d'origine.

Voir le corrigé complet

La différence fondamentale provient de la présence ou de l'absence de contrainte intégrale sur le système :

  • Origine variationnelle : Pour la corde suspendue, la minimisation de l'énergie potentielle de pesanteur E_{\mathrm{p}} s'effectue sous la contrainte (\mathcal{C}) d'inextensibilité, c'est-à-dire de longueur totale L fixée :

    \int_{-a}^{+a} \sqrt{1 + f'(x)^2}\,\mathrm{d}x = L

    Cette contrainte se traduit mathématiquement par l'introduction d'un multiplicateur de Lagrange qui apparaît sous la forme de la constante additive c dans la fonctionnelle \psi (question Q12) et conduit à la solution f(x) = \frac{1}{k}\cosh(kx) + c.

    Pour le film d'eau savonneuse, il n'existe aucune contrainte de longueur de génératrice ni d'aire de surface fixée : le film est libre d'ajuster son aire totale pour rendre son énergie de surface E_\gamma minimale entre les deux anneaux d'appui. Il n'y a donc pas de multiplicateur de Lagrange, ce qui impose directement :

    \boxed{c = 0}
  • Origine géométrique : La fonction f(x) de la corde représente une altitude cartésienne le long de l'axe (Oy), dont l'origine des potentiels peut être translatée verticalement. À l'inverse, r(x) représente la distance radiale à l'axe de révolution (Ox), axe matériel fixé par le centre des deux anneaux rigides. L'origine r = 0 a un sens géométrique intrinsèque absolu qui interdit toute translation par une constante arbitraire c.

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : caténoïde, résolution graphique

La figure (5) représente la fonction . En posant et , estimer, à l'aide de cette figure, la valeur de correspondant à et . Une argumentation est attendue.

Voir l'indice

Écrire la condition aux limites r(a) = R sous la forme \cosh u = su, tracer la droite de pente s = R/a = 2 et choisir la racine correspondant à la configuration stable.

Écrire la demi-équation électronique d'oxydation de \mathrm{H_2O_2} en \mathrm{O_2} pour identifier le nombre d'électrons échangés n.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition aux limites aux anneaux (x = \pm a) pour la fonction r(x) établie à la question précédente et la reformuler avec les variables sans dimension u et s.
  2. Identifier la droite tracée en rouge sur la figure 5 pour la valeur s = R/a = 2, et déterminer graphiquement ses points d'intersection avec la courbe u \mapsto \cosh u.
  3. En déduire les valeurs possibles de R_0 = a/u et argumenter sur la stabilité physique de la solution observée.
Voir la réponse courte

Équation \cosh u = s u avec s=2. Lecture de la plus petite solution u sur la courbe pour déterminer R_0 = a/u \approx 1{,}7\text{ cm}.

Voir le corrigé complet

Le profil du film d'eau savonneuse s'écrit, d'après l'équation (7) :

r(x) = R_0 \cosh\left(\frac{x}{R_0}\right)

Le film étant fixé aux anneaux en x = \pm a de rayon R, la condition aux limites impose :

r(a) = R \iff R_0 \cosh\left(\frac{a}{R_0}\right) = R

En introduisant les grandeurs sans dimension u = \frac{a}{R_0} et s = \frac{R}{a}, cette relation devient :

\frac{a}{u} \cosh u = s a \iff \cosh u = s\,u

Pour les valeurs numériques fournies, R = 2\text{ cm} et a = 1\text{ cm}, le paramètre de forme vaut :

s = \frac{R}{a} = \frac{2}{1} = 2

Les solutions sont donc les abscisses des points d'intersection entre la courbe y = \cosh u et la droite passant par l'origine y = 2u. Cette droite est précisément celle tracée en rouge sur la figure (5).

Une lecture graphique sur la figure (5) met en évidence deux points d'intersection :

\begin{aligned} u_1 &\approx 0{,}6 \\ u_2 &\approx 2{,}1 \end{aligned}

À ces deux valeurs de u correspondent deux rayons de col R_0 = \frac{a}{u} :

\begin{aligned} R_{0,1} &= \frac{1\text{ cm}}{0{,}6} \approx 1{,}7\text{ cm} \approx 2\text{ cm} \\ R_{0,2} &= \frac{1\text{ cm}}{2{,}1} \approx 0{,}48\text{ cm} \approx 0{,}5\text{ cm} \end{aligned}

Argumentation physique sur le choix de la solution :
L'équilibre physique correspond à un minimum d'énergie de surface (équilibre stable). La solution u_2 \approx 2{,}1 correspond à un col très étranglé ; cette branche est instable vis-à-vis des perturbations de rayon (elle mènerait à l'effondrement du film par pincement). La seule solution stable, effectivement réalisée expérimentalement, est celle associée au col le plus large (plus petit u, plus grand R_0), soit :

\boxed{R_0 \approx 2\text{ cm}}

(ou 1{,}7\text{ cm} avant arrondi à un chiffre significatif).

Résultat

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Question 18

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : instabilité, caténoïde

Toujours pour et à partir de la figure (5), déterminer la valeur de seuil du paramètre au-delà de laquelle le film ne peut se maintenir (sous la forme envisagée). Préciser alors la valeur de correspondante.

Voir l'indice

Rechercher la condition de tangence issue de l'origine à la courbe \cosh u pour déterminer la pente maximale s_{\mathrm{c}} autorisant l'existence d'une solution.

Annuler la vitesse convective du fluide dans l'équation différentielle de transport pour obtenir l'équation de diffusion stationnaire unidirectionnelle dans la membrane.

Voir la stratégie
  1. Interpréter géométriquement sur la figure (5) l'existence des solutions de l'équation \cosh u = s u : la droite rouge passant par l'origine est la droite tangente critique de pente minimale s_{\mathrm{c}}.
  2. En déduire la condition sur la demi-distance a = R/s pour qu'une caténoïde existe, puis calculer la valeur seuil a_{\mathrm{c}}.
  3. Calculer le rayon au col critique R_{0\mathrm{c}} à partir de l'abscisse du point de tangence u_{\mathrm{c}}.
Voir la réponse courte

La tangente issue de l'origine donne la pente limite s_c \approx 1{,}51, d'où a_c = R/s_c \approx 1{,}32\text{ cm} et R_{0c} \approx 1{,}1\text{ cm}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q17, l'équilibre du film d'eau savonneuse impose la relation transcendantale :

\cosh u = s\,u \quad \text{avec} \quad u = \frac{a}{R_0} \quad \text{et} \quad s = \frac{R}{a}

Sur la figure (5), les solutions correspondent aux intersections entre la courbe y = \cosh u et la droite issue de l'origine d'équation y = s\,u.

La droite représentée en rouge sur la figure (5) est précisément la tangente à la courbe y = \cosh u passant par l'origine (0,0) :

  • Elle passe par l'origine et par le point de coordonnées (u = 2\,;\,y = 3), ce qui donne pour pente critique :

    s_{\mathrm{c}} = \frac{3{,}0}{2{,}0} = 1{,}5
  • Le point de contact entre la droite et la courbe se situe en :

    u_{\mathrm{c}} \approx 1{,}2 \quad (\text{où } \cosh u_{\mathrm{c}} \approx 1{,}8)

Pour que la droite coupe la courbe (c'est-à-dire pour qu'une forme de caténoïde d'équilibre existe), sa pente doit être supérieure ou égale à la pente de la tangente :

s \ge s_{\mathrm{c}} \iff \frac{R}{a} \ge s_{\mathrm{c}} \iff a \le a_{\mathrm{c}} = \frac{R}{s_{\mathrm{c}}}

Au-delà de la valeur seuil a_{\mathrm{c}}, la droite ne coupe plus la courbe : aucune solution sous forme de caténoïde continue n'est possible et le film ne peut plus se maintenir sous cette forme.

Pour R = 2\text{ cm}, la valeur de seuil vaut :

a_{\mathrm{c}} = \frac{R}{s_{\mathrm{c}}} = \frac{2\text{ cm}}{1{,}5} \approx 1{,}3\text{ cm}

Soit, avec le chiffre significatif demandé en consigne générale :

\boxed{a_{\mathrm{c}} \approx 1\text{ cm}} \quad (\text{ou } 1{,}3\text{ cm})

Le paramètre R_{0\mathrm{c}} correspondant s'obtient par la définition de u_{\mathrm{c}} = a_{\mathrm{c}} / R_{0\mathrm{c}} :

R_{0\mathrm{c}} = \frac{a_{\mathrm{c}}}{u_{\mathrm{c}}} = \frac{R}{s_{\mathrm{c}}\,u_{\mathrm{c}}} = \frac{R}{\cosh u_{\mathrm{c}}} \approx \frac{2\text{ cm}}{1{,}8} \approx 1{,}1\text{ cm}

Soit, avec un chiffre significatif :

\boxed{R_{0\mathrm{c}} \approx 1\text{ cm}} \quad (\text{ou } 1{,}1\text{ cm})

Résultat

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2 · Propagation d'ondes transverses le long d'une corde pendante

Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : approximation des petits mouvements, onde sur une corde

Nous nous placerons toujours dans l'approximation des "faibles perturbations". Préciser comment cette hypothèse contraint les caractéristiques de l'onde représentée sur la figure (6).

Voir l'indice

Exprimer que l'amplitude de l'onde reste très inférieure à son extension spatiale, ce qui garantit une pente locale de la corde très petite devant l'unité.

Intégrer l'équation différentielle \mathrm{d}^2 c_m/\mathrm{d}z^2 = 0 en appliquant les conditions aux limites aux interfaces de la membrane polymère.

Voir la stratégie
  1. Exprimer géométriquement l'angle d'inclinaison local de la corde par rapport à sa position d'équilibre verticale en fonction de la dérivée spatiale de la perturbation h(z,t).
  2. Estimer l'ordre de grandeur de cette pente à l'aide des grandeurs caractéristiques (a,\lambda) de l'onde pour en déduire la contrainte correspondante.
Voir la réponse courte

L'angle du fil avec la verticale reste très faible, ce qui impose pour l'amplitude et la longueur d'onde : a \ll \lambda.

Voir le corrigé complet

L'angle \theta(z,t) que fait la tangente à la corde avec la verticale (axe Oz) vérifie :

\tan\theta(z,t) = \frac{\partial h}{\partial z}(z,t)

L'approximation des « faibles perturbations » signifie que la corde s'écarte très peu de sa position d'équilibre verticale, ce qui impose que l'angle \theta reste partout petit devant 1 radian :

|\theta(z,t)| \ll 1 \quad \Longrightarrow \quad \left| \frac{\partial h}{\partial z} \right| \ll 1

Or, l'ordre de grandeur de la dérivée spatiale d'une perturbation d'amplitude a et d'extension spatiale caractéristique \lambda est donné par :

\left| \frac{\partial h}{\partial z} \right| \sim \frac{a}{\lambda}

Cette hypothèse impose donc que l'amplitude transverse soit très petite devant l'extension spatiale de l'onde :

\boxed{a \ll \lambda}

On a également implicitement a \ll L (déplacement transverse très faible devant la longueur totale de la corde).

Résultat

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : tension d'un fil, équilibre mécanique

Nous notons la force que fait subir la partie de corde à la partie , au point . Exprimer la tension lorsque la corde est au repos. Sous l'hypothèse adoptée des faibles perturbations nous considérerons que cette expression algébrique reste valable hors de l'état de repos de la corde.

Voir l'indice

Écrire l'équilibre statique de la partie de corde située en dessous de la cote z soumise uniquement à son propre poids.

Exploiter la linéarité du profil de concentration dans la membrane pour déduire l'uniformité du gradient de concentration et exprimer le courant faradique.

Voir la stratégie

Pour déterminer la tension T(z) à l'altitude z à l'équilibre statique :

  1. On isole le tronçon inférieur de corde [0, z] dont l'extrémité inférieure en z=0 est libre (force de contact nulle).
  2. On applique la condition d'équilibre mécanique dans le référentiel d'étude galiléen.
Voir la réponse courte

La tension compense le poids de la partie inférieure pendante : T(z) = \mu g z (avec z mesuré depuis l'extrémité libre).

Voir le corrigé complet

Considérons le système constitué de la portion de corde comprise entre l'extrémité libre (z = 0) et la cote z, soit le tronçon [0, z], au repos dans le référentiel galiléen \mathcal{R}(O, x, y, z).

Ce tronçon de longueur z et de masse m(z) = \mu z est soumis à deux actions mécaniques extérieures :

  • son poids :

    \vec{P} = m(z)\vec{g} = -\mu g z\,\vec{u}_z
  • l'action de contact exercée en M(z) par la partie supérieure [z, L] sur la partie [0, z] :

    \vec{T}(z) = T(z)\,\vec{u}_z

L'extrémité z = 0 étant libre, aucune force ne s'y applique.

À l'équilibre, le principe fondamental de la statique donne :

\vec{T}(z) + \vec{P} = \vec{0}

En projetant sur l'axe vertical ascendant \vec{u}_z, il vient :

T(z) - \mu g z = 0

d'où l'expression de la tension :

\boxed{T(z) = \mu g z}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : corde vibrante, équation de d'alembert

Établir l'équation différentielle vérifiée par la fonction . Vérifier qu'elle prend la forme :

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à un élément de corde \mathrm{d}z projeté selon la direction transverse (\mathrm{O}y) en développant la force de tension à l'ordre un.

Faire tendre la concentration à la surface du métal vers zéro à fort potentiel anodique et faire apparaître la somme des résistances au transfert de matière.

Voir la stratégie
  1. Isoler un tronçon élémentaire de corde de longueur \mathrm{d}z compris entre z et z+\mathrm{d}z dans le référentiel d'étude supposé galiléen.
  2. Exprimer le vecteur unitaire tangent \vec{\tau}(z,t) au premier ordre en \partial h/\partial z grâce à l'approximation des faibles perturbations.
  3. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à ce tronçon et projeter sur l'axe transverse (Oy) pour obtenir l'équation de propagation.
Voir la réponse courte

PFD transversal sur \mathrm{d}z : \mu\,\mathrm{d}z\,\frac{\partial^2 h}{\partial t^2} = T(z+\mathrm{d}z)\frac{\partial h}{\partial z}(z+\mathrm{d}z) - T(z)\frac{\partial h}{\partial z}(z), d'où l'équation d'onde inhomogène.

Voir le corrigé complet

On étudie un élément de corde compris entre les cotes z et z+\mathrm{d}z, de masse \mathrm{d}m = \mu\,\mathrm{d}z, dans le référentiel du laboratoire \mathcal{R}(O,x,y,z) supposé galiléen.

D'après la figure (6), le déplacement transverse est orienté selon l'axe (Oy), de sorte que la position d'un point de la corde s'écrit :

\vec{OM}(z,t) = z\,\vec{u}_z + h(z,t)\,\vec{u}_y

Le vecteur tangent unitaire \vec{\tau}(z,t) orienté dans le sens des z croissants s'exprime, au premier ordre en \partial h/\partial z (approximation des faibles perturbations établie à la question Q19) :

\vec{\tau}(z,t) = \frac{\frac{\partial \vec{OM}}{\partial z}}{\left\|\frac{\partial \vec{OM}}{\partial z}\right\|} = \frac{\vec{u}_z + \frac{\partial h}{\partial z}\,\vec{u}_y}{\sqrt{1 + \left(\frac{\partial h}{\partial z}\right)^2}} \approx \vec{u}_z + \frac{\partial h}{\partial z}(z,t)\,\vec{u}_y

L'élément de corde est soumis aux actions mécaniques suivantes :

  • la force exercée par la partie supérieure [z+\mathrm{d}z, L] en z+\mathrm{d}z : \vec{T}(z+\mathrm{d}z, t) = T(z+\mathrm{d}z)\,\vec{\tau}(z+\mathrm{d}z, t) ;
  • la force exercée par la partie inférieure [0, z] en z (par le principe des actions réciproques) : -\vec{T}(z, t) = -T(z)\,\vec{\tau}(z, t) ;
  • son poids : \mathrm{d}\vec{P} = -\mu g\,\mathrm{d}z\,\vec{u}_z.

L'accélération du tronçon est purement transverse au premier ordre :

\vec{a}(z,t) = \frac{\partial^2 h}{\partial t^2}(z,t)\,\vec{u}_y

En appliquant le principe fondamental de la dynamique à l'élément de corde :

\mathrm{d}m\,\vec{a} = \vec{T}(z+\mathrm{d}z, t) - \vec{T}(z, t) + \mathrm{d}\vec{P}

En projection sur l'axe transverse (Oy) :

\begin{aligned} \mu\,\mathrm{d}z\,\frac{\partial^2 h}{\partial t^2} &= T_y(z+\mathrm{d}z, t) - T_y(z, t) \\ &= T(z+\mathrm{d}z)\,\frac{\partial h}{\partial z}(z+\mathrm{d}z, t) - T(z)\,\frac{\partial h}{\partial z}(z, t) \\ &= \frac{\partial}{\partial z}\left( T(z)\,\frac{\partial h}{\partial z} \right) \mathrm{d}z \end{aligned}

En simplifiant par \mathrm{d}z, on obtient l'équation différentielle vérifiée par h(z,t) :

\boxed{\mu\,\frac{\partial^2 h}{\partial t^2} = \frac{\partial}{\partial z}\left( T(z)\,\frac{\partial h}{\partial z} \right)}

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : approximation wkb, corde vibrante

Établir à quelle condition il devient acceptable d'écrire cette équation sous la forme approximative :

Nous adoptons dès lors cette forme approchée, sur toute la longueur de la corde.

Voir l'indice

Développer la dérivée du produit et comparer l'ordre de grandeur du terme convectif (\mathrm{d}T/\mathrm{d}z)(\partial h/\partial z) au terme de courbure T\,\partial^2 h/\partial z^2.

Vérifier l'allure des vagues voltampérométriques et la croissance du courant de palier avec la vitesse angulaire de rotation du disque.

Voir la stratégie
  1. Développer la dérivée du produit figurant au second membre de l'équation (9) établie en Q21.
  2. Exprimer \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} à l'aide de l'expression T(z) = \mu g z établie en Q20.
  3. Évaluer l'ordre de grandeur de chaque terme à l'aide de l'extension spatiale \lambda de la perturbation et en déduire la condition de validité de l'approximation.
Voir la réponse courte

La simplification néglige \frac{\partial T}{\partial z}\frac{\partial h}{\partial z} devant T\frac{\partial^2 h}{\partial z^2}, ce qui requiert \lambda \ll z (longueur d'onde petite devant l'échelle de variation de tension).

Voir le corrigé complet

Développons le membre de droite de l'équation (9) :

\frac{\partial}{\partial z}\left(T(z)\frac{\partial h}{\partial z}\right) = T(z)\frac{\partial^2 h}{\partial z^2} + \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z}\frac{\partial h}{\partial z}

D'après la question Q20, la tension s'écrit T(z) = \mu g z, d'où :

\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} = \mu g

L'équation différentielle s'écrit donc exactement :

\mu \frac{\partial^2 h}{\partial t^2} = T(z)\frac{\partial^2 h}{\partial z^2} + \mu g \frac{\partial h}{\partial z}

Pour obtenir l'équation approchée (10), il convient de négliger le second terme par rapport au premier :

\left| \mu g \frac{\partial h}{\partial z} \right| \ll \left| T(z)\frac{\partial^2 h}{\partial z^2} \right|

La perturbation h(z,t) ayant pour amplitude caractéristique a et pour échelle spatiale caractéristique de variation \lambda, les ordres de grandeur des dérivées spatiales sont :

\frac{\partial h}{\partial z} \sim \frac{a}{\lambda} \quad \text{et} \quad \frac{\partial^2 h}{\partial z^2} \sim \frac{a}{\lambda^2}

La condition de prépondérance s'écrit ainsi :

\mu g \frac{a}{\lambda} \ll \mu g z \frac{a}{\lambda^2}

ce qui se simplifie en :

\boxed{\lambda \ll z}

À l'échelle de la corde entière de longueur L, cette condition requiert au minimum :

\boxed{\lambda \ll L}

avec la restriction de ne pas être trop proche de l'extrémité libre (z \to 0), où la tension s'annule.

Résultat

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Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral

Notions : corde vibrante, changement de variable

Établir l'équation aux dérivées partielles verifiée par la fonction .

Voir l'indice

Effectuer avec soin le changement de variable Z = \sqrt{z/L} dans les dérivées spatiales en utilisant la règle de dérivation des fonctions composées.

Exprimer le courant de diffusion en fonction de \omega via l'épaisseur de Levich \delta_i \propto \omega^{-1/2} pour justifier la dépendance affine de 1/I_{\mathrm{lim}} en \omega^{-1/2}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les dérivées partielles spatiales de h(z,t) par rapport à z en fonction de celles de H(Z,t) par rapport à Z, en appliquant la règle de dérivation en chaîne avec Z = \sqrt{z/L}.
  2. Réinjecter ces expressions dans l'équation d'onde approchée adoptée à la fin de la question précédente (équation (10)), avec T(z) = \mu g z.
Voir la réponse courte

Règle de dérivation en chaîne avec Z = 2\sqrt{z/g} pour transformer les dérivées spatiales en dérivées par rapport à Z.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, nous adoptons l'équation d'onde approchée (10) avec la tension au repos T(z) = \mu g z (établie à la question 20) :

\frac{\partial^2 h}{\partial t^2} = g z \frac{\partial^2 h}{\partial z^2}

Le changement de variable spatiale est défini par :

Z = \sqrt{\frac{z}{L}} \quad \Longleftrightarrow \quad z = L Z^2

La fonction H(Z,t) = h(z,t) vérifie, pour les dérivées temporelles :

\frac{\partial^2 h}{\partial t^2} = \frac{\partial^2 H}{\partial t^2}

Pour les dérivées spatiales, la dérivation des fonctions composées donne :

\frac{\partial h}{\partial z} = \frac{\partial Z}{\partial z} \frac{\partial H}{\partial Z}

Or :

\frac{\partial Z}{\partial z} = \frac{1}{2\sqrt{L z}} = \frac{1}{2L\sqrt{z/L}} = \frac{1}{2LZ}

D'où l'expression de la dérivée première :

\frac{\partial h}{\partial z} = \frac{1}{2LZ} \frac{\partial H}{\partial Z}

Dérivons une seconde fois par rapport à z :

\begin{aligned} \frac{\partial^2 h}{\partial z^2} &= \frac{\partial}{\partial z} \left( \frac{1}{2LZ} \frac{\partial H}{\partial Z} \right) = \frac{\partial Z}{\partial z} \frac{\partial}{\partial Z} \left( \frac{1}{2LZ} \frac{\partial H}{\partial Z} \right) \\ &= \frac{1}{2LZ} \left( -\frac{1}{2LZ^2} \frac{\partial H}{\partial Z} + \frac{1}{2LZ} \frac{\partial^2 H}{\partial Z^2} \right) \\ &= \frac{1}{4L^2 Z^2} \left( \frac{\partial^2 H}{\partial Z^2} - \frac{1}{Z}\frac{\partial H}{\partial Z} \right) \end{aligned}

En injectant ces résultats dans l'équation d'onde approchée et sachant que z = LZ^2 :

\frac{\partial^2 H}{\partial t^2} = g(LZ^2) \times \frac{1}{4L^2 Z^2} \left( \frac{\partial^2 H}{\partial Z^2} - \frac{1}{Z}\frac{\partial H}{\partial Z} \right)

On obtient finalement l'équation aux dérivées partielles vérifiée par H(Z,t) :

\boxed{\frac{\partial^2 H}{\partial t^2} = \frac{g}{4L} \left( \frac{\partial^2 H}{\partial Z^2} - \frac{1}{Z}\frac{\partial H}{\partial Z} \right)}

Résultat

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : équation de d'alembert, célérité

En considérant une perturbation d'éléments caractéristiques (se reporter à la figure (6)), définir à quelle condition cette équation peut s'écrire approximativement sous la forme :

On précisera l'expression de la constante (que l'on choisira positive). C'est cette forme approchée que nous utiliserons dans la suite.

Voir l'indice

Comparer l'ordre de grandeur des deux termes spatiaux obtenus et déterminer le domaine de validité où le terme d'ordre un devient négligeable.

Relever l'ordonnée à l'origine de la droite de Koutecky-Levich de la figure 20 pour en déduire la valeur du courant limite propre à la membrane I_m.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation aux dérivées partielles établie à la question précédente reliant \frac{\partial^2 H}{\partial t^2} à \frac{\partial^2 H}{\partial Z^2} et \frac{\partial H}{\partial Z}.
  2. Évaluer les ordres de grandeur respectifs des deux termes spatiaux à l'aide des paramètres caractéristiques de la perturbation (a, \lambda) pour déterminer la condition sous laquelle le terme d'ordre un est négligeable devant le terme d'ordre deux.
  3. Identifier par identification directe la constante c_0 et vérifier son homogénéité.
Voir la réponse courte

Négliger le terme résiduel en dérivée première impose Z \gg \lambda_Z, et identifie la célérité constante c_0 = 1.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question 23, la fonction H(Z,t) vérifie l'équation aux dérivées partielles exacte issue du modèle approché (10) :

\frac{\partial^2 H}{\partial t^2} = \frac{g}{4L} \left( \frac{\partial^2 H}{\partial Z^2} - \frac{1}{Z}\frac{\partial H}{\partial Z} \right)

Pour que cette équation se réduise à la forme de l'équation (12), il faut pouvoir négliger le terme en dérivée première d'espace devant le terme en dérivée seconde :

\left| \frac{1}{Z} \frac{\partial H}{\partial Z} \right| \ll \left| \frac{\partial^2 H}{\partial Z^2} \right|

Estimons l'ordre de grandeur de ces termes à l'aide des caractéristiques (a,\lambda) de la perturbation dans l'espace réel (z,t). La dérivée d'espace par rapport à z est associée à l'échelle caractéristique \lambda :

\frac{\partial h}{\partial z} \sim \frac{a}{\lambda} \quad \text{et} \quad \frac{\partial^2 h}{\partial z^2} \sim \frac{a}{\lambda^2}

En utilisant la relation entre dérivées établie à la question 23 :

\begin{aligned} \frac{1}{Z}\frac{\partial H}{\partial Z} &= 2L \frac{\partial h}{\partial z} \sim 2L \frac{a}{\lambda} \\ \frac{\partial^2 H}{\partial Z^2} &= 4Lz \frac{\partial^2 h}{\partial z^2} + 2L\frac{\partial h}{\partial z} \sim 4Lz \frac{a}{\lambda^2} + 2L\frac{a}{\lambda} \end{aligned}

Le rapport du terme d'ordre un au terme d'ordre deux dominant vaut ainsi :

\frac{\left| \frac{1}{Z} \frac{\partial H}{\partial Z} \right|}{\left| \frac{\partial^2 H}{\partial Z^2} \right|} \sim \frac{2L \frac{a}{\lambda}}{4Lz \frac{a}{\lambda^2}} = \frac{\lambda}{2z}

Ce terme est donc négligeable dès lors que :

\lambda \ll z \quad (\text{et donc typiquement } \lambda \ll L \text{ en dehors du voisinage immédiat de } z=0)

Dans l'espace des variables adimensionnées (Z,t), en notant \Lambda \sim \frac{\lambda}{2\sqrt{zL}} l'extension spatiale de la perturbation le long de l'axe Z, cette condition s'écrit de manière équivalente :

\Lambda \ll Z

Sous cette condition, l'équation se simplifie en :

\frac{\partial^2 H}{\partial t^2} = \frac{g}{4L} \frac{\partial^2 H}{\partial Z^2}

Par identification avec l'équation (12) :

\frac{\partial^2 H}{\partial t^2} = c_0^2 \frac{\partial^2 H}{\partial Z^2}

On obtient, en choisissant c_0 > 0 :

\boxed{c_0 = \frac{1}{2}\sqrt{\frac{g}{L}}}

Résultat

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Application numérique

Notions : célérité, onde mécanique

Nous nommons la constante "simili célérité" des ondes, dans le nouvel espace . Calculer sa valeur dans le cas où et .

Voir l'indice

Effectuer l'application numérique de l'expression théorique c_0 = \frac{1}{2}\sqrt{g/L} avec un chiffre significatif.

Démontrer que le courant de diffusion et le courant de membrane sont tous deux strictement proportionnels à la concentration dans le cœur de la solution à vitesse de rotation fixée.

Voir la réponse courte

Calcul immédiat de la simili-célérité dans l'espace (Z,t) selon l'expression obtenue, d'ordre c_0 \approx 1.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat établi à la question 24, la simili-célérité c_0 s'exprime par :

c_0 = \frac{1}{2}\sqrt{\frac{g}{L}}

Avec les données de l'énoncé :

  • g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
  • L = 1\text{ m}.

L'application numérique donne :

c_0 = \frac{1}{2}\sqrt{\frac{10}{1}} = \frac{\sqrt{10}}{2} \approx 1{,}58\text{ s}^{-1}

En respectant la consigne générale de l'épreuve prescrivant de donner les résultats numériques avec un seul chiffre significatif (tout en conservant la valeur non arrondie pour les exploitations ultérieures) :

\boxed{c_0 \approx 2\text{ s}^{-1}} \quad (\text{ou } 1{,}6\text{ s}^{-1})

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : longueur d'onde, paquet d'ondes

Exprimer, en fonction de , et , l'extension spatiale caractéristique de cette perturbation (dans l'espace ). Vérifier que .

Voir l'indice

Relier la durée de l'impulsion \tau à l'extension spatiale adimensionnée dans l'espace Z, puis revenir à l'espace physique via z = L Z^2.

Justifier que le potentiel imposé correspond au palier de diffusion, que les faibles ajouts minimisent la dilution et que la vitesse de rotation assure un régime laminaire bien défini.

Voir la stratégie
  1. Relier la durée caractéristique \tau du paquet d'ondes à son extension spatiale \lambda via la célérité des ondes.
  2. Exprimer cette célérité caractéristique en fonction de c_0 et L, soit à partir de la célérité physique c(z) = \sqrt{gz}, soit par différentiation de la variable d'espace Z = \sqrt{z/L}.
  3. Conclure sur la condition \lambda \ll L grâce à l'hypothèse de l'énoncé c_0\tau \ll 1.
Voir la réponse courte

Relation entre les grandeurs caractéristiques \lambda \sim c(z)\tau = \sqrt{gz}\tau, vérifiant bien \lambda \ll L pour les petites durées \tau.

Voir le corrigé complet

La perturbation temporelle injectée en z_0 possède une durée caractéristique \tau.

1. Expression de l'extension spatiale caractéristique \lambda :

  • Approche par la célérité physique : la célérité locale des ondes transverses le long de la corde est donnée par :

    c(z) = \sqrt{\frac{T(z)}{\mu}} = \sqrt{gz}

    À l'échelle de la corde entière (z \sim L), la célérité caractéristique est c \sim \sqrt{gL}. D'après la relation établie à la question Q24, c_0 = \frac{1}{2}\sqrt{\frac{g}{L}}, soit :

    \sqrt{gL} = 2 c_0 L

    L'extension spatiale caractéristique \lambda associée à un signal de durée \tau s'écrit donc :

    \lambda \sim c \tau \sim 2 c_0 L \tau
  • Approche dans l'espace (Z,t) : l'équation de d'Alembert (12) décrit une onde se propageant à la vitesse constante c_0, de sorte que l'extension spatiale caractéristique selon la variable adimensionnée Z vaut :

    \Delta Z = c_0 \tau

    La relation z = L Z^2 conduit, par différentiation pour un point courant de la corde (Z \sim 1), à :

    \lambda = \Delta z \sim 2 L Z \Delta Z \sim 2 c_0 L \tau

À l'ordre de grandeur près (ou au facteur 2 près selon la convention retenue), on a :

\boxed{\lambda = 2 c_0 L \tau}

2. Vérification de la condition \lambda \ll L : En formant le rapport \lambda / L :

\frac{\lambda}{L} \sim 2 c_0 \tau

L'énoncé stipulant expressément que c_0 \tau \ll 1, il vient immédiatement :

\boxed{\lambda \ll L}

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : onde progressive, onde régressive

Donner les expressions et des fonctions décrivant respectivement les ondes progressive (propagation selon croissant) et régressive (propagation selon décroissant), se propageant le long de la corde, initiées par la perturbation décrite par l'équation (13).

Voir l'indice

Écrire les solutions générales de d'Alembert de la forme f(t \mp Z/c_0) et réinjecter l'expression de Z(z) pour obtenir la forme des ondes progressive et régressive.

Écrire l'oxydation de la fonction catéchol en ortho-quinone (perte de 2\,\mathrm{H}^+ et 2\,\mathrm{e}^-), suivie d'une addition nucléophile 1,4 intramoléculaire de l'amine sur l'énone conjuguée.

Voir la stratégie
  1. Dans l'espace (Z,t), la fonction H(Z,t) vérifie l'équation de d'Alembert \frac{\partial^2 H}{\partial t^2} = c_0^2 \frac{\partial^2 H}{\partial Z^2}, dont les solutions générales sont des superpositions d'ondes progressives de la forme F(t - Z/c_0) et régressives de la forme G(t + Z/c_0).
  2. La perturbation imposée à la cote z_0, correspondant à Z_0 = \sqrt{z_0/L}, s'écrit H(Z_0,t) = a \exp(-t^2/\tau^2). Elle donne naissance à deux ondes se propageant de part et d'autre de la source :

    • pour z \ge z_0 : une onde progressive se propageant vers les z (et Z) croissants,
    • pour z \le z_0 : une onde régressive se propageant vers les z (et Z) décroissants.
  3. On en déduit l'expression de H(Z,t), puis en revenant à la variable d'espace initiale z = L Z^2, les expressions de h^{(+)}(z,t) et h^{(-)}(z,t).
Voir la réponse courte

Expression des solutions sous la forme de d'Alembert F(Z - c_0 t) et G(Z + c_0 t), puis retour à la variable physique z.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (12), la perturbation H(Z,t) = h(z,t) vérifie dans l'espace (Z,t) l'équation de d'Alembert classique :

\frac{\partial^2 H}{\partial t^2} = c_0^2 \frac{\partial^2 H}{\partial Z^2}

où Z = \sqrt{z/L} et c_0 = \frac{1}{2}\sqrt{\frac{g}{L}}.

À la position de la source z = z_0, soit Z_0 = \sqrt{z_0/L}, le déplacement imposé est donné par l'équation (13) :

H(Z_0,t) = h(z_0,t) = a \exp\left(-\frac{t^2}{\tau^2}\right)

1. Onde progressive h^{(+)}(z,t) (propagation vers z croissant) : Pour z \ge z_0 (soit Z \ge Z_0), l'onde se propage dans le sens des Z croissants avec la célérité c_0. Le signal reçu à la position Z à l'instant t a été émis à la position Z_0 à l'instant retardé :

t_{\mathrm{ret}} = t - \frac{Z - Z_0}{c_0} = t - \frac{\sqrt{z} - \sqrt{z_0}}{c_0 \sqrt{L}}

Compte tenu de l'expression de c_0, on a \frac{1}{c_0 \sqrt{L}} = \frac{2}{\sqrt{g}}, d'où :

\boxed{ h^{(+)}(z,t) = a \exp\left[ -\frac{1}{\tau^2} \left( t - \frac{\sqrt{z} - \sqrt{z_0}}{c_0\sqrt{L}} \right)^2 \right] = a \exp\left[ -\frac{1}{\tau^2} \left( t - \frac{2(\sqrt{z} - \sqrt{z_0})}{\sqrt{g}} \right)^2 \right] }

2. Onde régressive h^{(-)}(z,t) (propagation vers z décroissant) : Pour z \le z_0 (soit Z \le Z_0), l'onde se propage dans le sens des Z décroissants. Le retard de propagation depuis Z_0 s'écrit \Delta t = \frac{Z_0 - Z}{c_0} > 0, de sorte que le temps retardé est :

t_{\mathrm{ret}} = t - \frac{Z_0 - Z}{c_0} = t + \frac{Z - Z_0}{c_0} = t - \frac{\sqrt{z_0} - \sqrt{z}}{c_0\sqrt{L}}

L'expression de l'onde régressive est donc :

\boxed{ h^{(-)}(z,t) = a \exp\left[ -\frac{1}{\tau^2} \left( t - \frac{\sqrt{z_0} - \sqrt{z}}{c_0\sqrt{L}} \right)^2 \right] = a \exp\left[ -\frac{1}{\tau^2} \left( t - \frac{2(\sqrt{z_0} - \sqrt{z})}{\sqrt{g}} \right)^2 \right] }

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : onde progressive, réflexion d'onde

La figure (7) présente, dans l'espace , l'évolution temporelle expérimentale de la position de chacun des maxima de déplacement d'une corde soumise à une perturbation proche de celle décrite par l'équation (13). Analyser ces résultats.

Voir l'indice

Constater la courbure parabolique des trajectoires des fronts d'onde dans le plan (z,t), illustrant l'augmentation de la célérité locale avec l'altitude.

Justifier que l'oxydation de l'acide ascorbique cible sélectivement le motif ènediol pour conduire à un système \alpha-dicarbonylé sans toucher aux alcools de la chaîne latérale.

Voir la stratégie

Pour analyser la figure (7), identifions méthodiquement les éléments physiques mis en jeu :

  1. La condition initiale (position d'émission à t = 0) et la séparation en deux composantes contra-propagatives.
  2. L'allure des trajectoires z_m(t) (non rectilignes) en lien avec la célérité locale c(z) = \sqrt{gz}.
  3. Les phénomènes aux limites (réflexion en z = L = 1\text{ m} et comportement au voisinage de l'extrémité libre z = 0).
Voir la réponse courte

Les trajectoires z_m(t) sont paraboliques car c(z) \propto \sqrt{z} : l'onde accélère vers le haut et se réfléchit aux extrémités.

Voir le corrigé complet

L'analyse de la figure (7) permet de dégager plusieurs caractéristiques fondamentales de la propagation :

  • Émission et dédoublement de l'onde : À t = 0, la perturbation est créée à une altitude z_0 \approx 0{,}5\text{ m}. Deux maxima distincts se séparent immédiatement :

    • une onde progressive se propageant vers le haut (z croissant) ;
    • une onde régressive se propageant vers le bas (z décroissant).
  • Milieu inhomogène et célérité variable : Les trajectoires z_m(t) ne sont pas des droites, ce qui traduit une célérité de propagation locale non uniforme c(z) = \sqrt{\frac{T(z)}{\mu}} = \sqrt{gz} :

    • pour l'onde montante, z augmente donc la tension et la célérité augmentent : la pente \frac{\mathrm{d}z_m}{\mathrm{d}t} est croissante (concavité tournée vers le haut) ;
    • pour l'onde descendante, z diminue donc la célérité diminue : la vitesse de propagation chute et tend vers zéro à l'approche de l'extrémité libre z = 0, ce qui se traduit par un aplatissement visible de la trajectoire (la pente en valeur absolue décroît).
  • Dissymétrie des temps de parcours : L'onde montante met environ \Delta t \approx 0{,}20\text{ s} pour parcourir les 0{,}5\text{ m} la séparant du sommet, tandis que l'onde descendante met près de \Delta t \approx 0{,}37\text{ s} pour parcourir les 0{,}5\text{ m} la séparant du bas. Cela confirme expérimentalement que la vitesse moyenne est nettement plus élevée en haut qu'en bas de la corde.
  • Réflexion à l'extrémité supérieure : À t \approx 0{,}20\text{ s}, l'onde montante atteint le point de suspension B (z = L = 1\text{ m}). Elle s'y réfléchit et repart vers le bas. Au cours de cette redescente, sa vitesse diminue progressivement à mesure qu'elle descend vers des zones de plus faible tension, atteignant le bas de la corde vers t \approx 0{,}75\text{ s}.
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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : changement de variable, onde mécanique

La figure (8) présente les résultats de la figure (7), transposés dans l'espace . Analyser ces nouvelles évolutions.

Voir l'indice

Observer la linéarisation spectaculaire des trajectoires dans le plan transformé (Z,t), confirmant la validité du modèle simplifié à simili-célérité constante.

Constater la superposition des courbes courant-potentiel en présence d'interférent sur électrode modifiée avec celle obtenue en milieu exempt d'interférent.

Voir la réponse courte

Dans l'espace (Z,t), les trajectoires deviennent des droites de pentes opposées \pm c_0, confirmant la similitude avec un milieu homogène.

Voir le corrigé complet

L'analyse de la figure (8) montre les évolutions suivantes :

  • Linéarité des trajectoires : Contrairement à l'espace (z,t) où les trajectoires étaient courbes en raison d'une célérité dépendant de la hauteur (c(z) = \sqrt{gz}), les points expérimentaux dans l'espace (Z,t) s'alignent remarquablement selon des segments de droite.
  • Uniformité de la simili-célérité : La pente de ces droites est constante en valeur absolue :

    \left| \frac{\mathrm{d}Z_{\mathrm{m}}}{\mathrm{d}t} \right| = c_0 = \text{Cste}

    Cela confirme la validité de l'équation de d'Alembert approchée (12) établie à la question 24, montrant que dans l'espace (Z,t), la perturbation se propage à la vitesse constante c_0.

  • Propagation bidirectionnelle et réflexion :

    • Une branche montante issue de la source (Z_0 \approx 0{,}71) se propage vers les Z croissants avec une vitesse \frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}t} = +c_0 jusqu'à atteindre l'extrémité attachée Z = 1 (z = L) à t \approx 0{,}20\text{ s}.
    • En Z = 1, l'onde subit une réflexion et repart vers le bas (vers les Z décroissants) avec une vitesse opposée \frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}t} = -c_0.
    • L'autre onde, issue de la source et se propageant initialement vers le bas, suit également une droite de pente -c_0.
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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : célérité, exploitation graphique

Déduire de cette figure la valeur expérimentale de la simili célérité définie à la question (25). La comparer à la valeur théorique précédemment calculée.

Voir l'indice

Mesurer la pente des droites observées sur la figure 8 et confronter cette estimation expérimentale à la valeur calculée à la question 25.

Évoquer les contraintes biomédicales rendant impossible la mise en rotation mécanique rapide d'un capteur rigide directement dans des tissus vivants.

Voir la stratégie
  1. Relier la pente des trajectoires rectilignes de la figure (8) à la valeur de la simili-célérité c'_0.
  2. Mesurer les coordonnées de points caractéristiques bien définis sur l'un des segments de droite pour évaluer numériquement la pente.
  3. Comparer la valeur expérimentale obtenue à la valeur théorique c_0 = \frac{1}{2}\sqrt{\frac{g}{L}} calculée à la question 25.
Voir la réponse courte

Mesure de la pente des droites dans le diagramme (Z,t) pour obtenir c'_0, en accord quantitatif avec la valeur théorique c_0.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de d'Alembert adimensionnée (12) établie à la question 24, les maxima de perturbation se propagent selon les caractéristiques d'équations :

Z_{\mathrm{m}}(t) \mp c_0\,t = \text{Cste} \implies \left| \frac{\mathrm{d}Z_{\mathrm{m}}}{\mathrm{d}t} \right| = c'_0

La simili-célérité expérimentale c'_0 s'identifie donc à la valeur absolue de la pente des segments de droite observés sur la figure (8).

Considérons par exemple la branche ascendante initiale (onde progressive vers le haut) :

  • À l'instant initial t_1 = 0\text{ s}, le maximum se situe en Z_1 \approx 0{,}70 (ce qui correspond à z_0 \approx 0{,}49\text{ m} \approx 0{,}5\text{ m} sur la figure 7) ;
  • Il atteint l'extrémité supérieure Z_2 = 1{,}00 à l'instant t_2 \approx 0{,}20\text{ s}.

On en déduit la valeur expérimentale de la simili-célérité :

c'_0 = \frac{Z_2 - Z_1}{t_2 - t_1} = \frac{1{,}00 - 0{,}70}{0{,}20 - 0} = \frac{0{,}30}{0{,}20} = 1{,}5\text{ s}^{-1}

Une lecture sur la branche descendante après réflexion donne de même, entre (t = 0{,}21\text{ s} \,;\, Z \approx 0{,}98) et (t = 0{,}70\text{ s} \,;\, Z \approx 0{,}25) :

c'_0 \approx \frac{0{,}98 - 0{,}25}{0{,}70 - 0{,}21} = \frac{0{,}73}{0{,}49} \approx 1{,}5\text{ s}^{-1}

En respectant la consigne d'un seul chiffre significatif :

\boxed{c'_0 \approx 2\text{ s}^{-1}} \quad (\text{ou plus précisément } 1{,}5\text{ s}^{-1})

Comparaison avec la théorie :

À la question 25, la valeur théorique obtenue était :

c_0 = \frac{1}{2}\sqrt{\frac{g}{L}} = \frac{\sqrt{10}}{2} \approx 1{,}6\text{ s}^{-1} \approx 2\text{ s}^{-1}

L'accord entre la valeur expérimentale (1{,}5\text{ s}^{-1}) et la valeur théorique (1{,}58\text{ s}^{-1}) est remarquable : l'écart relatif est inférieur à 6\,\%, ce qui valide pleinement la modélisation et le changement de variable Z = \sqrt{z/L}.

Résultat

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3 · Propagation d'une onde transverse le long d'une corde en défilement

Question 31

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : bilan de quantité de mouvement, système ouvert

Exprimer, dans le cadre du modèle choisi, la somme . Établir ensuite l'égalité . En déduire enfin l'expression de la tension , dans le cas où (cas dans lequel nous nous placerons et qui correspond à la situation expérimentale étudiée).

On s'inspirera ici de la méthode mise en œuvre pour établir des bilans en mécanique des fluides.

Voir l'indice

Appliquer le théorème de la quantité de mouvement à l'élément de corde situé dans la partie courbe inférieure (BC) en régime stationnaire.

Proposer de remplacer l'aspiration convective par un transport purement diffusif sur micro-électrodes immobiles ou par intégration dans un canal microfluidique passif.

Voir la stratégie
  1. Définir un volume de contrôle fixe dans le référentiel galiléen du laboratoire, englobant la portion inférieure en demi-cercle (\mathrm{BC}), et appliquer le bilan de quantité de mouvement (théorème d'Euler en régime stationnaire) en projection sur l'axe vertical (\mathrm{O}z) pour exprimer T_{\mathrm{B}} + T_{\mathrm{C}}.
  2. Établir T_{\mathrm{B}} = T_{\mathrm{C}} à l'aide d'un bilan de moment cinétique par rapport au centre \mathrm{O} (ou via la projection tangentielle de l'équation du mouvement).
  3. En déduire T_{\mathrm{B}} puis simplifier sous l'hypothèse v^2 \gg Rg.
Voir la réponse courte

Bilan de quantité de mouvement sur la zone de poulie : le flux convectif de quantité de mouvement donne T_{\mathrm{B}} = T_{\mathrm{C}} \approx \mu v^2.

Voir le corrigé complet

1. Expression de la somme T_{\mathrm{B}} + T_{\mathrm{C}}

On considère le volume de contrôle fixe \mathcal{V} délimité par les sections droites en \mathrm{B} et en \mathrm{C}, contenant le demi-cercle (\mathrm{BC}) de la corde au repos spatial (régime stationnaire).

Le débit massique traversant \mathcal{V} est constant et vaut :

D_m = \mu v

En régime permanent, le bilan global de quantité de mouvement s'écrit :

\sum \vec{F}_{\mathrm{ext}} = \vec{\Phi}_{P,\mathrm{s}} - \vec{\Phi}_{P,\mathrm{e}}
  • La matière entre en \mathrm{B} avec la vitesse \vec{v}_{\mathrm{e}} = -v\,\vec{u}_z, d'où un flux entrant de quantité de mouvement :

    \vec{\Phi}_{P,\mathrm{e}} = D_m \vec{v}_{\mathrm{e}} = -\mu v^2 \vec{u}_z
  • La matière sort en \mathrm{C} avec la vitesse \vec{v}_{\mathrm{s}} = +v\,\vec{u}_z, d'où un flux sortant :

    \vec{\Phi}_{P,\mathrm{s}} = D_m \vec{v}_{\mathrm{s}} = +\mu v^2 \vec{u}_z

    Le flux net de quantité de mouvement vaut donc :

    \vec{\Phi}_{P,\mathrm{s}} - \vec{\Phi}_{P,\mathrm{e}} = 2\mu v^2 \vec{u}_z

Les forces extérieures appliquées à la portion (\mathrm{BC}) sont :

  • Les efforts de traction exercés par les brins verticaux supérieurs : \vec{T}_{\mathrm{B}} = T_{\mathrm{B}}\,\vec{u}_z et \vec{T}_{\mathrm{C}} = T_{\mathrm{C}}\,\vec{u}_z ;
  • Le poids de la portion de corde, de longueur \pi R et de masse \mu \pi R : \vec{P} = -\mu \pi R g\,\vec{u}_z.

En projetant sur l'axe vertical (\mathrm{O}z) :

T_{\mathrm{B}} + T_{\mathrm{C}} - \mu \pi R g = 2\mu v^2
\boxed{T_{\mathrm{B}} + T_{\mathrm{C}} = 2\mu v^2 + \mu \pi R g}

2. Égalité T_{\mathrm{B}} = T_{\mathrm{C}}

Effectuons un bilan de moment cinétique en régime stationnaire pour le même volume de contrôle, calculé au point \mathrm{O} (centre du demi-cercle) :

\sum \vec{\mathcal{M}}_{\mathrm{O}}(\vec{F}_{\mathrm{ext}}) = \vec{\Phi}_{L_{\mathrm{O}},\mathrm{s}} - \vec{\Phi}_{L_{\mathrm{O}},\mathrm{e}}

Dans le repère de la figure, \vec{r}_{\mathrm{B}} = R\,\vec{u}_y et \vec{r}_{\mathrm{C}} = -R\,\vec{u}_y :

\begin{aligned} \vec{\Phi}_{L_{\mathrm{O}},\mathrm{e}} &= D_m \left( \vec{r}_{\mathrm{B}} \wedge \vec{v}_{\mathrm{e}} \right) = \mu v \left( R\vec{u}_y \wedge (-v\vec{u}_z) \right) = -\mu v^2 R\,\vec{u}_x \\ \vec{\Phi}_{L_{\mathrm{O}},\mathrm{s}} &= D_m \left( \vec{r}_{\mathrm{C}} \wedge \vec{v}_{\mathrm{s}} \right) = \mu v \left( (-R\vec{u}_y) \wedge (+v\vec{u}_z) \right) = -\mu v^2 R\,\vec{u}_x \end{aligned}

Le flux net de moment cinétique est donc nul : \vec{\Phi}_{L_{\mathrm{O}},\mathrm{s}} - \vec{\Phi}_{L_{\mathrm{O}},\mathrm{e}} = \vec{0}.

Par symétrie axiale du demi-cercle, son centre de gravité est situé sur (\mathrm{O}z), de sorte que le moment du poids en \mathrm{O} est nul. Le moment des forces extérieures se réduit à celui des tensions :

\sum \vec{\mathcal{M}}_{\mathrm{O}}(\vec{F}_{\mathrm{ext}}) = \vec{r}_{\mathrm{B}} \wedge \vec{T}_{\mathrm{B}} + \vec{r}_{\mathrm{C}} \wedge \vec{T}_{\mathrm{C}} = (R T_{\mathrm{B}} - R T_{\mathrm{C}})\,\vec{u}_x

On en déduit immédiatement :

\boxed{T_{\mathrm{B}} = T_{\mathrm{C}}}

3. Expression de T_{\mathrm{B}} pour v^2 \gg Rg

En combinant les deux résultats précédents :

T_{\mathrm{B}} = \mu v^2 + \frac{\pi}{2} \mu R g

Puisque v^2 \gg Rg (avec les données de l'énoncé, v^2 = 100\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2} et Rg = 0{,}25\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2}, soit v^2/(Rg) = 400 \gg 1), le terme de pesanteur est tout à fait négligeable devant le terme d'inertie :

\boxed{T_{\mathrm{B}} = \mu v^2}

Résultat

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Question 32

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Notions : célérité, effet doppler

L'équation différentielle (10) nous invite à introduire (sous certaines conditions que nous n'étudierons pas) une célérité locale des ondes, dont le carré s'exprime :

où () est l'altitude du point , pour chacun des brins.

Exprimer les célérités correspondantes et en fonction de , et . Préciser quelle signification leur attribuer, dans le contexte particulier de cette partie. Représenter graphiquement la dépendance, avec , de chacun des rapports et . On notera, sur ce graphique, les valeurs particulières qui apparaissent et l'on placera l'horizontale d'ordonnée unitaire.

Voir l'indice

Composer la célérité des ondes dans le référentiel propre de la corde avec la vitesse d'entraînement du défilement pour définir c^+(z) et c^-(z).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la tension locale T_{\mathrm{M}}(z) le long des brins verticaux en écrivant le bilan des forces à l'équilibre stationnaire, à partir de la valeur en bas de brin T_{\mathrm{B}} = \mu v^2 obtenue à la question Q31.
  2. En déduire la célérité locale intrinsèque c(z) = \sqrt{T_{\mathrm{M}}/\mu}, puis appliquer la loi de composition galiléenne des vitesses pour obtenir les célérités c^+(z) et c^-(z) mesurées dans le référentiel du laboratoire.
  3. Tracer les rapports sans dimension c^+/v et c^-/v en fonction de z/L \in [0,1] en faisant figurer l'horizontale y=1 et les valeurs numériques remarquables en z=0 et z=L.
Voir la réponse courte

Célérités locales par composition galiléenne c^\pm(z) = |v \pm \sqrt{T(z)/\mu}|, tracé des profils et mise en évidence de la vitesse critique c=v.

Voir le corrigé complet

1. Tension locale et célérité intrinsèque

Considérons un élément de corde de longueur \mathrm{d}z situé à l'altitude z dans l'un des brins verticaux. En régime stationnaire, la corde défile en mouvement rectiligne et uniforme à la vitesse v le long de la verticale : son accélération d'entraînement est nulle (\vec{a} = \vec{0}). Le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe vertical ascendant (\mathrm{O}z) donne :

T_{\mathrm{M}}(z + \mathrm{d}z) - T_{\mathrm{M}}(z) - \mu g\,\mathrm{d}z = 0 \implies \frac{\mathrm{d}T_{\mathrm{M}}}{\mathrm{d}z} = \mu g

Par intégration depuis le bas du brin (z = 0), où T_{\mathrm{M}}(0) = T_{\mathrm{B}} = T_{\mathrm{C}} = \mu v^2 d'après la question Q31 (pour v^2 \gg Rg) :

T_{\mathrm{M}}(z) = \mu v^2 + \mu g z = \mu(v^2 + gz)

La célérité locale des ondes dans le référentiel propre lié à la corde s'écrit alors d'après l'équation (14) :

c(z) = \sqrt{\frac{T_{\mathrm{M}}(z)}{\mu}} = \sqrt{v^2 + gz}

2. Célérités dans le référentiel du laboratoire

Dans le référentiel \mathcal{R} du laboratoire, la corde défile à la vitesse v. Par composition galiléenne des vitesses :

  • pour une onde se propageant dans le sens du défilement de la corde (vers le bas pour le brin descendant (AB), vers le haut pour le brin (CD)) :

    c^+(z) = c(z) + v = \sqrt{v^2 + gz} + v
  • pour une onde se propageant en sens inverse du défilement :

    c^-(z) = c(z) - v = \sqrt{v^2 + gz} - v

Comme gz \ge 0, on a c(z) \ge v, ce qui garantit c^-(z) \ge 0.

\boxed{c^+(z) = \sqrt{v^2 + gz} + v \quad \text{et} \quad c^-(z) = \sqrt{v^2 + gz} - v}

Signification physique : c^+(z) et c^-(z) sont les célérités de propagation des fronts d'onde mesurées dans le référentiel du laboratoire. Le défilement de la corde entraîne les ondes : l'onde allant dans le sens du mouvement est accélérée par la vitesse d'entraînement v, tandis que l'onde remontant le défilement est freinée par celle-ci.

3. Rapports c^+/v et c^-/v et représentation graphique

En divisant par v, on obtient les lois adimensionnées en fonction de la variable réduite \tilde{z} = z/L \in [0,1] :

\begin{aligned} \frac{c^+(z)}{v} &= \sqrt{1 + \frac{gL}{v^2}\frac{z}{L}} + 1 \\ \frac{c^-(z)}{v} &= \sqrt{1 + \frac{gL}{v^2}\frac{z}{L}} - 1 \end{aligned}

Avec les valeurs numériques fournies (g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}, L = 1\text{ m}, v = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), le paramètre adimensionné vaut :

\frac{gL}{v^2} = \frac{10 \times 1}{10^2} = 0{,}10 \ll 1

Les valeurs particulières aux extrémités sont :

  • En z = 0 :

    \frac{c^+(0)}{v} = 2 \quad \text{et} \quad \frac{c^-(0)}{v} = 0
  • En z = L : avec \sqrt{1 + 0{,}10} = \sqrt{1{,}1} \approx 1{,}05,

    \frac{c^+(L)}{v} = \sqrt{1{,}1} + 1 \approx 2{,}05 \approx 2 \quad \text{et} \quad \frac{c^-(L)}{v} = \sqrt{1{,}1} - 1 \approx 0{,}05

Résultat

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Question 33

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : onde progressive, vitesse d'entraînement

Analyser et interpréter ce résultat expérimental.

Voir l'indice

Interpréter la dissymétrie de vitesse et de direction de propagation des deux fronts d'onde générés sur le brin descendant observés sur la chronophotographie.

Voir la stratégie
  1. Décrire précisément les observations fournies par la chronophotographie (figure 11) : identification des deux fronts, sens de propagation, évolution de la vitesse et de l'extension spatiale du paquet d'ondes, absence du front descendant.
  2. Interpréter ces observations à l'aide du modèle établi aux questions 31 et 32, en reliant la vitesse de remontée à la célérité c^-(z) en régime subcritique (c(z) > v).
  3. Valider quantitativement l'interprétation par un calcul d'ordre de grandeur de la vitesse et du temps de parcours.
Voir la réponse courte

Quand v > c, aucune onde ne peut remonter le défilement (analogie avec un écoulement supersonique ou un horizon acoustique).

Voir le corrigé complet

1. Analyse des observations expérimentales (Figure 11)

  • Présence de deux fronts d'onde : La perturbation transversale imposée par la tige (figure 10) comporte deux étapes séparées par une durée \Delta t \sim 0{,}1\text{ s} : l'enfoncement à t_0 (créant le front 1) et le retrait à t_1 (créant le front 2). Sur le premier cliché à t_1^+, le front 1 a déjà progressé vers le haut tandis que le front 2 vient d'être initié à l'altitude d'impact. Les deux lignes en pointillés suivent l'évolution temporelle de ces deux fronts.
  • Sens de propagation vers le haut : Bien que le brin (AB) soit descendant (\vec{v} = -v\vec{u}_z), les deux fronts se déplacent vers les altitudes z croissantes (vers la poulie supérieure A).
  • Accélération du front : La pente locale \mathrm{d}z/\mathrm{d}t des trajectoires augmente au fur et à mesure que z augmente ; le mouvement de remontée est accéléré.
  • Élargissement du paquet d'ondes : Le front 1, situé à une altitude plus élevée que le front 2, se déplace plus vite que ce dernier. La distance verticale séparant les deux fronts croît donc au cours du temps.
  • Absence de l'onde descendante : Aucun front se propageant vers le bas n'apparaît sur les clichés successifs.

2. Interprétation théorique

D'après les résultats de la question 32, la tension locale sur le brin descendant vaut T(z) = \mu(v^2 + gz), d'où une célérité locale des ondes dans le référentiel de la corde :

c(z) = \sqrt{v^2 + gz} > v

La vitesse propre de l'onde est donc supérieure à la vitesse d'entraînement du brin : le défilement est en régime subcritique (analogue à un régime subsonique).

  • Onde se propageant vers le haut dans le laboratoire : L'onde qui se propage vers le haut par rapport à la matière a une vitesse dans le référentiel du laboratoire donnée par :

    v_{z,-} = c^-(z) = \sqrt{v^2 + gz} - v \approx v\left(1 + \frac{gz}{2v^2}\right) - v = \frac{gz}{2v} > 0

    Comme c^-(z) > 0, cette onde remonte le brin descendant à contre-courant. C'est l'onde suivie par les deux tracés pointillés.

  • Accélération et dispersion spatiale : Comme c^-(z) \approx \frac{gz}{2v} est une fonction strictement croissante de z, la vitesse de remontée augmente avec l'altitude, expliquant la courbure convexe de z(t). De plus, z_1(t) > z_2(t) \implies c^-(z_1) > c^-(z_2), ce qui justifie l'étalement spatial progressif de la perturbation.
  • Ordre de grandeur de la vitesse de remontée : Avec g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et v = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

    c^-(z) \approx \frac{10 z}{2 \times 10} = 0{,}5\,z\text{ (en m}\cdot\text{s}^{-1}\text{)}

    Pour z \in [0{,}4\text{ m} \,;\, 0{,}8\text{ m}], on a c^-(z) \approx 0{,}2 \text{ à } 0{,}4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. L'équation différentielle \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = \frac{g}{2v}z s'intègre en :

    z(t) = z_0 \exp\left(\frac{g t}{2v}\right)

    Pour une durée totale d'observation de 11 intervalles de \tau = 0{,}1\text{ s} (\Delta t \approx 1{,}1\text{ s}), on obtient :

    z(1{,}1\text{ s}) \approx 0{,}4 \times \exp(0{,}5 \times 1{,}1) \approx 0{,}4 \times 1{,}73 \approx 0{,}7\text{ m}

    ce qui concorde parfaitement avec la position finale observée sur la figure 11.

  • Sortie quasi instantanée de l'onde descendante : L'onde se propageant vers le bas par rapport à la corde avance dans le laboratoire à la vitesse :

    c^+(z) = \sqrt{v^2 + gz} + v \approx 2v = 20\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

    Pour parcourir la distance séparant l'impact du bas du brin (\approx 0{,}4\text{ m}), il lui faut un temps :

    \Delta t_{\mathrm{descente}} \sim \frac{0{,}4}{20} = 0{,}02\text{ s} \ll \tau = 0{,}1\text{ s}

    Cette onde a donc quitté le brin bien avant la prise du cliché suivant, ce qui explique qu'elle soit invisible sur la chronophotographie.

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Partie Chimie : Utilisation de la convection forcée contrôlée pour l'étude de la cinétique de réactions chimiques

4 · Amélioration du Turn over number de la réaction de Heck par utilisation d'un réacteur ouvert

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : cycle catalytique, réaction de heck

Nommer les différentes étapes du cycle catalytique représenté sur la Figure (12).

Voir la stratégie

Pour nommer les différentes étapes d'un cycle catalytique en chimie organométallique, on identifie les variations du degré d'oxydation du centre métallique, du nombre de ligands et la nature des réactifs qui entrent ou sortent à chaque étape.

Voir la réponse courte

Identification classique : addition oxydante, insertion migratoire (syn-addition), \beta-élimination et élimination réductrice régénérant le catalyseur.

Voir le corrigé complet

Le cycle catalytique de la réaction de Heck représenté sur la figure 12 comprend les étapes élémentaires suivantes :

  • Amorçage / Prégénération du catalyseur (hors cycle) :
    Réduction du complexe de palladium(II), \mathrm{Pd(OAc)_2}, en complexe de palladium(0), \mathrm{Pd(PPh_3)_2}, en présence de phosphines et d'un réducteur.
  • Étape 1 : Addition oxydante
    Addition du dérivé halogéné \mathrm{R-X} sur le complexe de \mathrm{Pd}(0) pour former un complexe de \mathrm{Pd}(\mathrm{II}) :

    \mathrm{Pd}^0(\mathrm{PPh}_3)_2 + \mathrm{R-X} \longrightarrow \mathrm{R-Pd}^{II}(\mathrm{PPh}_3)_2\mathrm{X}
  • Étape 2 : Coordination puis insertion migratrice (carbopalladation)
    Coordination de l'alcène sur le palladium, suivie de l'insertion migratrice de la liaison double de l'alcène dans la liaison carbone-palladium \mathrm{Pd-C} (syn-insertion).
  • Étape intermédiaire : Rotation interne autour de la liaison simple \mathrm{C-C}
    Rotation conformationnelle permettant d'aligner l'hydrogène en position \beta et le centre métallique en conformation syn-coplanaire (syn-périplanaire), condition indispensable à la géométrie de l'état de transition de l'étape suivante.
  • Étape 3 : \beta-élimination d'hydrure (syn-\beta-élimination)
    Transfert du proton en \beta sur le palladium conduisant à la libération de l'alcène substitué (produit de couplage) et à la formation d'un complexe hydrure de palladium(II), \mathrm{H-Pd(PPh_3)_2X}.
  • Étape 4 : Élimination réductrice (assistée par la base)
    Départ de \mathrm{HX} (neutralisé par une base présente dans le milieu réactionnel) avec réduction du palladium(II) en palladium(0), ce qui régénère l'espèce catalytiquement active \mathrm{Pd(PPh_3)_2} pour un nouveau cycle.
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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : réaction de heck, couplage catalytique

Donner l'équation de réaction globale en indiquant clairement les formules topologiques des différents composés intervenant dans cette équation.

Voir la stratégie
  1. Identifier les réactifs introduits d'après le texte et le protocole opératoire : l'iodobenzène, l'acrylate de méthyle (prop-2-énoate de méthyle) et la triéthylamine (base stœchiométrique permettant de régénérer le catalyseur en piégeant le composé acide \mathrm{HI}).
  2. Déterminer la régio- et stéréosélectivité de la réaction de Heck : le couplage carbone-carbone conduit majoritairement au produit d'addition en position terminale de configuration (E) (alcène trans, en accord avec la valeur de la constante de couplage J = 16{,}1\text{ Hz} mentionnée pour la RMN ^1\mathrm{H}).
  3. Représenter l'équation-bilan sous forme topologique pour l'ensemble des partenaires réactionnels.
Voir la réponse courte

Couplage de l'iodobenzène et de l'acrylate de méthyle avec une base (amine) pour former le cinnamate de méthyle et un sel d'ammonium.

Voir le corrigé complet

La réaction de Heck met en jeu l'iodobenzène \mathrm{Ph-I} et l'acrylate de méthyle \mathrm{CH_2=CH-CO_2Me} en présence d'une base, la triéthylamine \mathrm{Et_3N}, qui permet d'éliminer l'iodure d'hydrogène formé lors de l'étape de régénération du catalyseur au palladium(0) sous forme de sel d'iodure de triéthylammonium.

D'après les données spectroscopiques (constante de couplage J = 16{,}1\text{ Hz} caractéristique d'une relation vicinale trans), la réaction est hautement stéréosélective et conduit au (E)-3-phénylprop-2-énoate de méthyle ((E)-cinnamate de méthyle).

L'équation de la réaction globale s'écrit :

L'équation globale peut ainsi s'écrire sous forme condensée :

\boxed{\mathrm{Ph-I} + \mathrm{CH_2=CH-CO_2CH_3} + \mathrm{Et_3N} \xrightarrow{\mathrm{cat.\;Pd}} (E)\text{-}\mathrm{PhCH=CH-CO_2CH_3} + \mathrm{Et_3NH^+ I^-}}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : spectroscopie rmn, spectroscopie infrarouge

Commenter l'intégralité des données spectroscopiques obtenues en spectroscopie RMN et IR.

Voir la stratégie
  1. Pour le spectre RMN ^{1}\mathrm{H}, attribuer méthodiquement chacun des 5 signaux aux différents protons du (E)-cinnamate de méthyle (déplacement chimique \delta, multiplicité, constante de couplage J, intégration). Justifier notamment la stéréochimie (E) via la constante de couplage trans-alcène.
  2. Pour le spectre IR, commenter chaque nombre d'onde mentionné dans l'énoncé en le confrontant aux données de la table fournie en annexe.
Voir la réponse courte

Attribution des bandes IR (\mathrm{C{=}O} ester, alcène E) et des signaux RMN (doublets vinyliques à constante de couplage trans {}^3J \approx 16\text{ Hz}).

Voir le corrigé complet

Le produit obtenu est le (E)-cinnamate de méthyle : \mathrm{Ph-CH_\beta=CH_\alpha-COOCH_3}.

1. Spectroscopie RMN ^{1}\mathrm{H} :

  • \delta = 7{,}69\text{ ppm} (\mathrm{d}, J = 16{,}1\text{ Hz}, 1\mathrm{H}) : proton éthylénique \mathrm{H_\beta} en position \beta de la fonction ester. Il est fortement déblindé à la fois par conjugaison avec le carbonyle (forme mésomère avec charge partielle positive en \beta) et par la proximité du cycle aromatique. Le couplage vicinal avec \mathrm{H_\alpha} donne un doublet ; la valeur élevée de la constante de couplage (J = 16{,}1\text{ Hz}) est caractéristique d'une configuration trans (diastéréoisomère (E)), pour laquelle J_{trans} \in [12\,;\,18]\text{ Hz}.
  • \delta \in [7{,}50\,;\,7{,}53]\text{ ppm} (\mathrm{m}, 2\mathrm{H}) : massifs des 2 protons en position ortho du cycle aromatique (déblindés par la chaîne conjuguée).
  • \delta \in [7{,}37\,;\,7{,}39]\text{ ppm} (\mathrm{m}, 3\mathrm{H}) : massifs des 3 autres protons du cycle aromatique (2 protons en méta et 1 proton en para). L'intégration totale des deux massifs aromatiques (2\mathrm{H} + 3\mathrm{H} = 5\mathrm{H}) confirme la présence d'un groupement phényle monosubstitué.
  • \delta = 6{,}44\text{ ppm} (\mathrm{d}, J = 16{,}1\text{ Hz}, 1\mathrm{H}) : proton éthylénique \mathrm{H_\alpha} en position \alpha du carbonyle. Il est couplé au proton \mathrm{H_\beta} avec la même constante de couplage vicinale J = 16{,}1\text{ Hz} (doublet, stéréochimie (E)). Il est plus blindé que \mathrm{H_\beta} car il ne porte pas de charge partielle positive par mésophanie.
  • \delta = 3{,}80\text{ ppm} (\mathrm{s}, 3\mathrm{H}) : singulet intégrant pour 3 protons, sans proton vicinal, caractéristique d'un groupement méthyle lié directement à l'atome d'oxygène d'un ester (-\mathrm{COOCH_3}, zone \delta \approx 3{,}5\text{--}4{,}0\text{ ppm}).

2. Spectroscopie IR : En confrontant les bandes observées aux plages fournies en annexe :

  • \nu = 3028\text{ cm}^{-1} : élongation \nu(\mathrm{C_{sp^2}-H}) des liaisons \mathrm{C-H} aromatiques (3000\text{--}3100\text{ cm}^{-1}) et/ou alcène (3030\text{--}3080\text{ cm}^{-1}).
  • \nu = 2951\text{ cm}^{-1} : élongation \nu(\mathrm{C_{sp^3}-H}) des liaisons \mathrm{C-H} alkyle du groupe méthyle (2800\text{--}3000\text{ cm}^{-1}).
  • \nu = 1719\text{ cm}^{-1} : bande fine et intense d'élongation de la liaison \nu(\mathrm{C=O}) de l'ester (1700\text{--}1750\text{ cm}^{-1}). La fréquence est légèrement abaissée par rapport à un ester saturé non conjugué (\sim 1735\text{--}1745\text{ cm}^{-1}) en raison de la conjugaison avec la double liaison alcène et le phényle.
  • \nu = 1638\text{ cm}^{-1} : élongation \nu(\mathrm{C=C}) de la double liaison alcène conjuguée (1625\text{--}1685\text{ cm}^{-1}).
  • \nu = 1450\text{ cm}^{-1} et 1434\text{ cm}^{-1} : élongations \nu(\mathrm{C=C}) du squelette aromatique (1450\text{--}1600\text{ cm}^{-1}) combinées aux bandes de déformation \delta(\mathrm{C-H}) des groupes \mathrm{CH_3} (1350\text{--}1470\text{ cm}^{-1}).
  • \nu = 1276\text{ cm}^{-1} et 1203\text{ cm}^{-1} : bandes d'élongation \nu(\mathrm{C-O}) caractéristiques de la fonction ester (1050\text{--}1300\text{ cm}^{-1}).

Question déjà tombée ailleurs

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : catalyse, optimisation de procédé

En utilisant les résultats présentés en Figure (13), justifier le choix de la concentration en catalyseur de 0,033

Voir la stratégie

Pour justifier le choix de la concentration en catalyseur :

  1. Analyser l'effet de l'augmentation de la teneur en catalyseur sur la cinétique et sur le rendement final à partir de la figure 13.
  2. Identifier le seuil à partir duquel l'augmentation de la quantité de palladium n'apporte plus d'amélioration significative.
  3. Conclure en termes de compromis cinétique/économique (optimisation du Turn Over Number, TON).
Voir la réponse courte

Compromis optimal : cette concentration assure une vitesse de conversion élevée tout en minimisant la désactivation et le coût du palladium.

Voir le corrigé complet

L'observation de la figure 13 permet de dégager deux régimes selon la proportion molaire de catalyseur :

  • Pour les faibles teneurs (0{,}002\,\%, 0{,}008\,\% et 0{,}016\,\%\text{ mol}) : la vitesse de réaction est faible et le rendement plafonne bien en dessous de 100\,\% (inférieur à 20\,\% pour 0{,}002\,\%, environ 70\,\% à 350\text{ min} pour 0{,}008\,\%, et 85\,\% pour 0{,}016\,\%), ce qui traduit une réaction incomplète ou une désactivation prématurée du complexe catalytique.
  • À partir de 0{,}033\,\%\text{ mol} : la réaction est quasi totale, le rendement atteignant un plateau proche de 100\,\% en environ 150 à 200\text{ min}.
  • Au-delà de 0{,}033\,\%\text{ mol} (0{,}066\,\% et 0{,}12\,\%\text{ mol}) : les profils d'évolution temporelle sont pratiquement confondus avec celui à 0{,}033\,\%\text{ mol}. L'augmentation de la quantité de catalyseur n'apporte donc aucun gain cinétique notable ni d'amélioration du rendement final.

Le palladium étant un métal noble, coûteux et polluant, l'objectif est de maximiser le Turn Over Number (\mathrm{TON} = n_{\text{produit}} / n_{\text{catalyseur}}). La proportion molaire de 0{,}033\,\%\text{ mol} représente ainsi le compromis optimal : c'est la quantité minimale de catalyseur permettant d'atteindre une conversion quasi totale (>95\,\%) dans une durée raisonnable tout en maximisant le TON.

Question déjà tombée ailleurs

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1

Notions : ordre de réaction, constante de vitesse

Montrer que la loi cinétique de la réaction peut être approximée dans les conditions opératoires choisies par :

où on indiquera la valeur de la constante de vitesse .

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse de disparition de l'iodobenzène dans un réacteur fermé à volume constant sous l'hypothèse d'une loi de vitesse d'ordre 1 apparent (v = k c_{\mathrm{S}}) et intégrer l'équation différentielle correspondante.
  2. Comparer la loi intégrée obtenue avec le graphique de la figure 14 pour valider l'hypothèse cinétique.
  3. Identifier la constante de vitesse k à partir de la pente de la régression linéaire et l'exprimer dans les unités appropriées.
Voir la réponse courte

Dégénérescence d'ordre vis-à-vis des autres réactifs en excès, confirmation de l'ordre 1 par régression linéaire et calcul de la pente k.

Voir le corrigé complet

Dans un réacteur fermé de volume constant, la vitesse volumique de la réaction s'exprime, par rapport au réactif limitant qu'est l'iodobenzène (de coefficient stœchiométrique -1), par :

v = -\frac{\mathrm{d}c_{\mathrm{S}}}{\mathrm{d}t}

Si la loi de vitesse peut être approximée par un ordre 1 apparent :

v = k c_{\mathrm{S}}

alors la concentration c_{\mathrm{S}}(t) vérifie l'équation différentielle séparable :

\frac{\mathrm{d}c_{\mathrm{S}}}{c_{\mathrm{S}}} = -k\,\mathrm{d}t

Par intégration entre t = 0 (où c_{\mathrm{S}} = c_{\mathrm{S},0}) et la date t, on obtient la loi cinétique intégrée :

-\ln\left(\frac{c_{\mathrm{S}}(t)}{c_{\mathrm{S},0}}\right) = k t

Le tracé de -\ln(c_{\mathrm{S}}/c_{\mathrm{S},0}) en fonction du temps t doit donc être une droite passant par l'origine de pente k.

Sur la figure 14, la régression linéaire donne :

y = 0{,}0219\,x \quad \text{avec} \quad R^2 = 0{,}98

où y = -\ln(c_{\mathrm{S}}/c_{\mathrm{S},0}) et x = t exprimé en minutes. Le coefficient de détermination R^2 = 0{,}98 est très proche de 1, ce qui confirme l'excellent alignement des points expérimentaux et valide la loi de vitesse d'ordre 1 par rapport à l'iodobenzène : v = k c_{\mathrm{S}}.

Par identification de la pente, la constante de vitesse vaut directement :

k = 0{,}0219\text{ min}^{-1} \approx 3{,}65 \times 10^{-4}\text{ s}^{-1}

En respectant la consigne générale de l'énoncé prescrivant un seul chiffre significatif pour les résultats numériques finaux :

\boxed{k \approx 2 \times 10^{-2}\text{ min}^{-1} \approx 4 \times 10^{-4}\text{ s}^{-1}}

Résultat

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé

Notions : réacteur ouvert, réacteur parfaitement agité

Représenter de manière schématique un réacteur ouvert parfaitement agité en rappelant les paramètres caractéristiques de ce type de réacteur.

Voir la stratégie

Pour décrire un réacteur ouvert parfaitement agité (souvent noté ROPA ou CSTR) :

  1. Réaliser un schéma clair faisant apparaître la cuve de volume V, le système d'agitation, la conduite d'admission (flux entrant) et la conduite d'évacuation (flux sortant).
  2. Lister les grandeurs physiques et paramètres opératoires qui le caractérisent, en rappelant l'hypothèse fondamentale de mélange parfait.
Voir la réponse courte

Schéma d'une cuve agitée avec débits d'entrée/sortie D_v, volume V, concentration uniforme égale à la concentration de sortie c_s.

Voir le corrigé complet

Un réacteur ouvert parfaitement agité (ROPA) fonctionne en continu. L'agitation mécanique assure l'homogénéité spatiale instantanée de toutes les grandeurs intensives (température, concentrations) au sein du milieu réactionnel.

Les paramètres caractéristiques de ce réacteur sont :

  • le volume utile (ou volume réactionnel) V occupé par la phase réactionnelle dans la cuve ;
  • les débits volumiques d'entrée et de sortie D_{\text{e}} et D_{\text{s}} (en \text{m}^3\cdot\text{s}^{-1} ou \text{L}\cdot\text{min}^{-1}). Dans le cas habituel d'une phase liquide incompressible sans accumulation globale, D_{\text{e}} = D_{\text{s}} = D_v ;
  • le temps de passage (ou temps de séjour moyen) \tau :

    \boxed{\tau = \frac{V}{D_v}}
  • les concentrations des espèces : concentrations à l'entrée notées c_{i,\text{e}}, et concentration uniforme dans la cuve c_i. En raison de l'agitation parfaite, la concentration dans le flux de sortie est identique à celle régnant au sein du réacteur :

    \boxed{c_{i,\text{s}} = c_i}
  • la vitesse volumique de réaction v, qui est uniforme dans tout le réacteur car évaluée aux concentrations de sortie c_i.

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : temps de passage, bilan de matière

Après avoir rappelé l'expression du temps de passage dans le cadre d'un réacteur ouvert parfaitement agité, établir l'expression de la vitesse volumique de réaction en fonction de la concentration en iodobenzène en entrée , de la concentration en iodobenzène en sortie et du temps de passage.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition du temps de passage \tau à partir du volume réactionnel et du débit volumique.
  2. Effectuer un bilan molaire stationnaire sur l'iodobenzène dans le réacteur ouvert parfaitement agité (ROPA).
  3. Relier le taux de consommation chimique à la vitesse volumique de réaction v pour exprimer v en fonction de c_{\mathrm{S},e}, c_{\mathrm{S},s} et \tau.
Voir la réponse courte

Définition \tau = V/D_v et bilan molaire stationnaire D_v c_{\mathrm{S},e} - D_v c_{\mathrm{S},s} - v V = 0 \implies v = (c_{\mathrm{S},e} - c_{\mathrm{S},s})/\tau.

Voir le corrigé complet

Le temps de passage \tau (ou temps de séjour moyen) dans un réacteur continu est défini par le rapport entre le volume utile (réactionnel) V du réacteur et le débit volumique D_v traversant le système (constant pour un liquide incompressible) :

\boxed{\tau = \frac{V}{D_v}}

Effectuons le bilan de matière sur l'iodobenzène \mathrm{S} dans le volume de contrôle V du réacteur en régime permanent (stationnaire) :

\frac{\mathrm{d}n_{\mathrm{S}}}{\mathrm{d}t} = F_{\mathrm{S},e} - F_{\mathrm{S},s} + R_{\mathrm{S}} = 0

où :

  • F_{\mathrm{S},e} = D_v c_{\mathrm{S},e} est le flux molaire d'iodobenzène à l'entrée ;
  • F_{\mathrm{S},s} = D_v c_{\mathrm{S},s} est le flux molaire d'iodobenzène à la sortie ;
  • R_{\mathrm{S}} est la vitesse de transformation molaire par réaction chimique dans le volume V.

D'après l'équation de la réaction (établie à la question Q2), le coefficient stœchiométrique de l'iodobenzène est \nu_{\mathrm{S}} = -1. Le réacteur étant parfaitement agité, la composition est uniforme dans l'ensemble de la cuve et égale à la composition de sortie, de sorte que la vitesse volumique de réaction v est spatiellement uniforme :

R_{\mathrm{S}} = \nu_{\mathrm{S}} v V = - v V

L'équation de bilan s'écrit alors :

0 = D_v c_{\mathrm{S},e} - D_v c_{\mathrm{S},s} - v V

soit :

\begin{aligned} v V &= D_v \left(c_{\mathrm{S},e} - c_{\mathrm{S},s}\right) \\ v &= \frac{D_v}{V} \left(c_{\mathrm{S},e} - c_{\mathrm{S},s}\right) \end{aligned}

En introduisant l'expression du temps de passage \tau = V/D_v, on obtient :

\boxed{v = \frac{c_{\mathrm{S},e} - c_{\mathrm{S},s}}{\tau}}

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : réacteur parfaitement agité, taux de conversion

En utilisant les résultats des questions (5) et (7), en déduire l'expression du rendement en fonction de la constante de vitesse et du temps de passage .

Voir la stratégie
  1. Exploiter le modèle du réacteur ouvert parfaitement agité (ROPA) : la concentration en iodobenzène dans l'ensemble du volume réactionnel est uniforme et égale à la concentration de sortie, soit c_{\mathrm{S}} = c_{\mathrm{S},s}.
  2. Égaler l'expression de la vitesse volumique issue du bilan de matière (question 7) à la loi cinétique d'ordre 1 (question 5) pour relier c_{\mathrm{S},s} à c_{\mathrm{S},e}, puis exprimer le rendement X.
Voir la réponse courte

Égalisation des expressions de la vitesse k c_{\mathrm{S},s} = (c_{\mathrm{S},e} - c_{\mathrm{S},s})/\tau menant à X = \frac{k\tau}{1 + k\tau}.

Voir le corrigé complet

Dans un réacteur ouvert parfaitement agité en régime stationnaire, le mélange parfait implique que la concentration au sein de tout le réacteur est uniforme et égale à la concentration du flux de sortie :

c_{\mathrm{S}} = c_{\mathrm{S},s}

D'après la question 5, la loi de vitesse volumique s'écrit donc :

v = k c_{\mathrm{S},s}

Par ailleurs, le bilan de matière établi à la question 7 donne :

v = \frac{c_{\mathrm{S},e} - c_{\mathrm{S},s}}{\tau}

En égalant ces deux expressions de la vitesse volumique v, il vient :

\begin{aligned} \frac{c_{\mathrm{S},e} - c_{\mathrm{S},s}}{\tau} &= k c_{\mathrm{S},s} \\ c_{\mathrm{S},e} - c_{\mathrm{S},s} &= k \tau \, c_{\mathrm{S},s} \\ c_{\mathrm{S},e} &= (1 + k\tau) \, c_{\mathrm{S},s} \end{aligned}

Le rapport des concentrations vaut ainsi :

\frac{c_{\mathrm{S},s}}{c_{\mathrm{S},e}} = \frac{1}{1 + k\tau}

Par définition du taux de conversion (ou rendement) X, on obtient :

X = \frac{c_{\mathrm{S},e} - c_{\mathrm{S},s}}{c_{\mathrm{S},e}} = 1 - \frac{c_{\mathrm{S},s}}{c_{\mathrm{S},e}} = 1 - \frac{1}{1 + k\tau}

soit finalement :

\boxed{X = \frac{k\tau}{1 + k\tau}}

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique

Notions : temps de passage, réacteur ouvert

Estimer alors le temps de passage minimum pour avoir un rendement de 90

Voir la réponse courte

Résolution pour X = 0{,}90 : \tau_{\min} = 9/k, puis calcul numérique à partir de la valeur de k.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question Q8, le rendement X s'exprime en fonction de la constante de vitesse k et du temps de passage \tau par :

X = \frac{k\tau}{1 + k\tau}

Pour atteindre un rendement donné X, le temps de passage minimal nécessaire est :

k\tau = \frac{X}{1 - X} \implies \tau = \frac{X}{k(1 - X)}

Pour un rendement cible X = 0{,}90 (soit 90\,\%) :

\tau = \frac{0{,}90}{k \times (1 - 0{,}90)} = \frac{9}{k}

En utilisant la valeur de la constante de vitesse déterminée à la question Q5, k = 0{,}0219\text{ min}^{-1} :

\tau = \frac{9}{0{,}0219\text{ min}^{-1}} \approx 411\text{ min} \approx 6{,}85\text{ h}

Conformément à la consigne générale prescrivant d'exprimer les résultats numériques avec un seul chiffre significatif :

\boxed{\tau \approx 4\times 10^2\text{ min} \approx 7\text{ h}}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Exploitation de document

Notions : réacteur ouvert, taux de conversion

Montrer que les résultats obtenus en Figure (15) sont cohérents avec les résultats de la question (9).

Voir la stratégie
  1. Calculer le temps de passage \tau = V/D_v pour chacune des deux phases de fonctionnement du réacteur ouvert (D_{v,1} = 0{,}2\text{ mL}\cdot\text{min}^{-1} puis D_{v,2} = 0{,}1\text{ mL}\cdot\text{min}^{-1}).
  2. Comparer ces valeurs au temps de passage minimal \tau_{90\,\%} \approx 410\text{ min} \approx 7\text{ h} déterminé à la question 9 et calculer les rendements théoriques attendus.
  3. Confronter ces prédictions aux paliers stationnaires de rendement observés sur la figure 15.
Voir la réponse courte

Comparaison de la courbe expérimentale de conversion en fonction de \tau avec la valeur calculée à 90\,\%.

Voir le corrigé complet

D'après la question 9, le temps de passage minimal pour obtenir un rendement supérieur à 90\,\% est :

\tau_{90\,\%} = \frac{9}{k} \approx 411\text{ min} \approx 6{,}9\text{ h} \quad (\approx 7\text{ h})

Calculons les temps de passage et les rendements stationnaires théoriques X = \frac{k\tau}{1+k\tau} (établi à la question 8) pour les deux débits appliqués avec un volume réactionnel V = 60\text{ mL} :

  • Première phase (t < 75\text{ h}), pour D_{v,1} = 0{,}2\text{ mL}\cdot\text{min}^{-1} :

    \begin{aligned} \tau_1 &= \frac{V}{D_{v,1}} = \frac{60\text{ mL}}{0{,}2\text{ mL}\cdot\text{min}^{-1}} = 300\text{ min} = 5\text{ h} \\ k\tau_1 &= 0{,}0219\text{ min}^{-1} \times 300\text{ min} \approx 6{,}57 \\ X_1 &= \frac{6{,}57}{1 + 6{,}57} \approx 87\,\% \end{aligned}

    Comme \tau_1 = 5\text{ h} < \tau_{90\,\%}, le rendement à l'état stationnaire ne peut pas atteindre 90\,\%. Sur la figure 15, on observe effectivement que le rendement se stabilise vers 87\text{--}88\,\%.

  • Seconde phase (t > 75\text{ h}), pour D_{v,2} = 0{,}1\text{ mL}\cdot\text{min}^{-1} :

    \begin{aligned} \tau_2 &= \frac{V}{D_{v,2}} = \frac{60\text{ mL}}{0{,}1\text{ mL}\cdot\text{min}^{-1}} = 600\text{ min} = 10\text{ h} \\ k\tau_2 &= 0{,}0219\text{ min}^{-1} \times 600\text{ min} \approx 13{,}1 \\ X_2 &= \frac{13{,}1}{1 + 13{,}1} \approx 93\,\% \end{aligned}

    On a ici \tau_2 = 10\text{ h} > \tau_{90\,\%}. Sur la figure 15, après le régime transitoire consécutif au changement de débit, le rendement mesuré dépasse bien le seuil de 90\,\% pour atteindre un nouveau palier autour de 94\text{--}95\,\% (en très bon accord avec la courbe théorique tracée à 93\,\%, aux incertitudes expérimentales près).

\boxed{\tau_1 = 5\text{ h} < \tau_{90\,\%} \implies X_1 \approx 87\,\% < 90\,\% \quad \text{et} \quad \tau_2 = 10\text{ h} > \tau_{90\,\%} \implies X_2 \approx 93\text{--}95\,\% > 90\,\%}

Les résultats expérimentaux de la figure 15 confirment donc pleinement la valeur seuil calculée à la question 9.

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : masse molaire, filtration membranaire

En estimant la masse molaire des réactifs, du produit de la réaction, dont les formules topologiques ont été données en question (2), ainsi que la masse molaire des deux complexes représentés sur la Figure (18), montrer que la membrane laisse passer les réactifs et les produits tout en gardant les complexes de palladium à l'intérieur du réacteur.

Voir la stratégie
  1. Calculer ou estimer la masse molaire des réactifs et des produits identifiés à la question 2 à partir des masses molaires atomiques fournies en annexe.
  2. Estimer la masse molaire des complexes catalytiques A et B représentés sur la figure 18 en décomposant leurs constituants (palladium, ligand dppp, fragments organiques).
  3. Confronter ces valeurs à la courbe de taux d'exclusion en fonction de la masse molaire (figure 17) pour conclure sur la sélectivité de la membrane.
Voir la réponse courte

Les réactifs et produits ont des masses M < 200\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, bien inférieures au seuil de coupure, alors que les complexes de palladium poly-ligaturés le dépassent.

Voir le corrigé complet

1. Masses molaires des réactifs et des produits : D'après les formules établies à la question 2 :

  • Iodobenzène (\mathrm{C_6H_5I}) :

    M(\mathrm{PhI}) = 6 \times 12 + 5 \times 1 + 127 = 204\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \approx 2 \times 10^2\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}
  • Acrylate de méthyle (\mathrm{C_4H_6O_2}) :

    M(\text{acrylate}) = 4 \times 12 + 6 \times 1 + 2 \times 16 = 86\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \approx 9 \times 10^1\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}
  • Triéthylamine (\mathrm{C_6H_{15}N}) :

    M(\mathrm{Et_3N}) = 6 \times 12 + 15 \times 1 + 14 = 101\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \approx 1 \times 10^2\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}
  • Produit de couplage ((E)-cinnamate de méthyle, \mathrm{C_{10}H_{10}O_2}) :

    M(\text{produit}) = 10 \times 12 + 10 \times 1 + 2 \times 16 = 162\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \approx 2 \times 10^2\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}
  • Sous-produit ionique (\mathrm{[Et_3NH]^+I^-}) :

    M(\text{sel}) = 101 + 1 + 127 = 229\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \approx 2 \times 10^2\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

L'ensemble des réactifs et des produits présente donc une masse molaire vérifiant :

M \le 204\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \quad (\text{ou } \le 229\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1})

2. Masses molaires des complexes de palladium (figure 18) : Le ligand diphosphine utilisé est le 1,3-bis(diphénylphosphino)propane (dppp) de formule brute \mathrm{C_{27}H_{26}P_2} :

M(\text{dppp}) = 27 \times 12 + 26 \times 1 + 2 \times 31 = 324 + 26 + 62 = 412\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}
  • Complexe A : constitué au minimum d'un atome de palladium (M(\mathrm{Pd}) = 106\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}) coordiné par le ligand dppp :

    M(\text{Complexe A}) \ge M(\mathrm{Pd}) + M(\text{dppp}) = 106 + 412 = 518\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \approx 5 \times 10^2\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

    (S'il s'agit du complexe bis-chélate \mathrm{Pd(dppp)_2}, sa masse atteint M \approx 930\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}).

  • Complexe B : intermédiaire du cycle catalytique comportant le palladium, le ligand dppp et les fragments organiques insérés (groupement phényle et acrylate) :

    M(\text{Complexe B}) \approx M(\mathrm{Pd}) + M(\text{dppp}) + M(\mathrm{C_6H_5}) + M(\text{acrylate}) \approx 106 + 412 + 77 + 86 \approx 681\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \approx 7 \times 10^2\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

Ainsi, les complexes de palladium possèdent tous une masse molaire :

M_{\text{complexes}} \ge 500\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

3. Analyse du taux d'exclusion de la membrane (figure 17) : D'après la figure 17 :

  • Pour M \le 200\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, le taux d'exclusion est très faible (extrapolé à moins de 20\text{--}30\,\%, tendant vers 0\,\% pour les petites molécules comme l'acrylate de méthyle) : la membrane laisse donc librement passer les réactifs et les produits.
  • Pour M \ge 500\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, le taux d'exclusion atteint un plateau situé entre 95\,\% et 100\,\% : la membrane retient donc quasi-intégralement les complexes de palladium à l'intérieur du réacteur.
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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : règle de klechkowski, configuration électronique

La configuration électronique de valence expérimentale du palladium à l'état fondamental est . Comparer à la configuration électronique fondamentale attendue selon la règle de Klechkowski.

Voir la réponse courte

Klechkowski prévoit [\mathrm{Kr}]\,4\mathrm{d}^8\,5\mathrm{s}^2, alors que l'expérience donne [\mathrm{Kr}]\,4\mathrm{d}^{10} en raison de la stabilité accrue de la sous-couche d saturée.

Voir le corrigé complet

D'après les données fournies en annexe, le numéro atomique du palladium est Z = 46.

Le gaz noble précédant immédiatement le palladium est le krypton, de numéro atomique Z = 36 :

[\mathrm{Kr}] : 1\mathrm{s}^2\, 2\mathrm{s}^2\, 2\mathrm{p}^6\, 3\mathrm{s}^2\, 3\mathrm{p}^6\, 4\mathrm{s}^2\, 3\mathrm{d}^{10}\, 4\mathrm{p}^6

Il reste donc 46 - 36 = 10 électrons de valence à placer.

Selon la règle de Klechkowski, les sous-couches sont remplies par ordre croissant de n + \ell, puis par ordre de n croissant en cas d'égalité :

  • pour l'orbitale 5\mathrm{s} : n + \ell = 5 + 0 = 5 ;
  • pour l'orbitale 4\mathrm{d} : n + \ell = 4 + 2 = 6.

L'orbitale 5\mathrm{s} se remplissant avant la sous-couche 4\mathrm{d}, la règle de Klechkowski prévoit d'y placer deux électrons, puis d'attribuer les huit électrons restants à la sous-couche 4\mathrm{d}.

La configuration électronique attendue selon Klechkowski est donc :

\boxed{[\mathrm{Kr}]\, 4\mathrm{d}^8\, 5\mathrm{s}^2}

soit une configuration de valence attendue 4\mathrm{d}^8\, 5\mathrm{s}^2.

Comparaison avec l'expérience : La configuration électronique réelle à l'état fondamental est :

\boxed{[\mathrm{Kr}]\, 4\mathrm{d}^{10}} \quad (\text{ou } [\mathrm{Kr}]\, 4\mathrm{d}^{10}\, 5\mathrm{s}^0)

Le palladium présente donc une exception (anomalie de remplissage) à la règle de Klechkowski : les deux électrons attendus sur la sous-couche 5\mathrm{s} sont transférés sur la sous-couche 4\mathrm{d}.

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : spectroscopie uv-visible, transition électronique

Identifier le type de transition observée lors de l'étude spectroscopique et indiquer le domaine du spectre électromagnétique correspondant.

Voir la réponse courte

Transition électronique de transfert de charge ligand-métal ou transition d-d, située dans le domaine ultra-violet ou visible.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la technique utilisée est la spectroscopie d'émission atomique (ICP-AES) et la transition étudiée s'écrit :

4\mathrm{d}^9 5\mathrm{p} \longrightarrow 4\mathrm{d}^9 5\mathrm{s}
  1. Type de transition : Un électron passe d'une orbitale atomique 5\mathrm{p} de plus haute énergie à une orbitale atomique 5\mathrm{s} de plus basse énergie en émettant un photon d'énergie correspondante : il s'agit d'une transition électronique atomique d'émission (désexcitation radiative).

    \boxed{\text{Transition électronique atomique d'émission (désexcitation radiative)}}
  2. Domaine du spectre électromagnétique : Les longueurs d'onde des photons émis valent :

    \lambda_1 = 340{,}458\text{ nm} \quad \text{et} \quad \lambda_2 = 363{,}470\text{ nm}

    Le domaine de la lumière visible étant conventionnellement compris entre 380\text{--}400\text{ nm} et 750\text{--}800\text{ nm}, ces longueurs d'onde (\lambda < 380\text{ nm}) se situent dans le domaine des ultraviolets (plus précisément dans le proche UV ou UV-A).

    \boxed{\text{Domaine des ultraviolets (UV)}}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique

Notions : turn over number, catalyse

Estimer, en faisant des approximations que l'on explicitera, le TON pour le réacteur ouvert et pour le réacteur fermé.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition générale du Turn Over Number (TON) comme le rapport entre la quantité de matière de produit formé et la quantité de matière de catalyseur consommé.
  2. Pour le réacteur fermé, calculer directement le TON sur un cycle (le catalyseur étant renouvelé à chaque cycle).
  3. Pour le réacteur ouvert, expliciter les approximations pertinentes (régime permanent établi sur une durée longue permettant de négliger la charge initiale devant l'appoint continu, ou raisonnement en flux) et calculer le TON correspondant.
Voir la réponse courte

Calcul du rapport \text{mol de produit}/\text{mol de catalyseur} : le réacteur ouvert permet un recyclage continu et atteint un TON bien supérieur.

Voir le corrigé complet

Le Turn Over Number (TON) est défini par :

\text{TON} = \frac{n(\text{produit formé})}{n(\text{catalyseur consommé})}

1. Réacteur fermé : Pour chaque cycle dans le réacteur de volume V = 1\text{ L} :

  • Le taux de conversion est total (X = 100\,\% = 1), d'où :

    n(\text{produit}) = c_{\mathrm{S},0} V = 0{,}6\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \times 1\text{ L} = 0{,}6\text{ mol}
  • La quantité de catalyseur introduite est :

    n(\text{cat}) = c_{\text{cat}} V = 2\times 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \times 1\text{ L} = 2\times 10^{-4}\text{ mol}

Le catalyseur étant renouvelé à chaque fournée (non recyclé), le TON est identique par cycle ou sur un nombre quelconque de cycles :

\text{TON}_{\text{fermé}} = \frac{c_{\mathrm{S},0}}{c_{\text{cat}}} = \frac{0{,}6}{2\times 10^{-4}}
\boxed{\text{TON}_{\text{fermé}} \approx 3\times 10^3}

2. Réacteur ouvert : Formulons les approximations suivantes :

  • Le système fonctionne en régime permanent sur une durée suffisamment longue pour que la charge initiale de catalyseur (n_{\text{cat,0}} = c_{\text{cat,0}}V = 2\times 10^{-4}\text{ mol}) soit négligeable devant la quantité totale de catalyseur apportée en continu pour compenser les fuites à travers la membrane (on raisonne alors directement sur le rapport des flux molaires).
  • La conversion moyenne de 98\,\% peut être assimilée à 1 (X \approx 1).

Sur une durée de fonctionnement t, le volume traité est V(t) = D_v t.

  • Quantité de produit formée :

    n(\text{produit}) = X \, c_{\mathrm{S},e} \, D_v t
  • Quantité de catalyseur consommée (appoint dans l'alimentation pour compenser la perte de 10\,\%) :

    n(\text{cat}) = c_{\text{cat},e} \, D_v t

Le TON en réacteur ouvert s'écrit alors :

\text{TON}_{\text{ouvert}} = \frac{X \, c_{\mathrm{S},e}}{c_{\text{cat},e}}

Avec X = 0{,}98 \approx 1, c_{\mathrm{S},e} = 0{,}6\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et c_{\text{cat},e} = 2\times 10^{-5}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :

\text{TON}_{\text{ouvert}} = \frac{0{,}98 \times 0{,}6}{2\times 10^{-5}} \approx 2{,}9\times 10^4

Avec un chiffre significatif :

\boxed{\text{TON}_{\text{ouvert}} \approx 3\times 10^4}

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique

Notions : productivité volumique, procédé continu

Estimer, en faisant des approximations que l'on explicitera, la productivité (exprimée par rapport au produit de la réaction en ) pour le réacteur fermé et le réacteur ouvert.

Voir la stratégie
  1. Définir la productivité volumique horaire P comme la quantité de matière de produit formé par unité de volume réactionnel et par unité de temps (\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{h}^{-1}).
  2. Pour le réacteur fermé, calculer la quantité formée par cycle ramenée au temps total d'un cycle (durée de réaction plus temps morts d'entretien et de manutention).
  3. Pour le réacteur ouvert, négliger la phase transitoire de démarrage pour évaluer le flux de matière produit en régime stationnaire rapporté au volume de la cuve.
Voir la réponse courte

Calcul de la productivité horaire par unité de volume pour chaque réacteur à partir des débits et temps de cycle.

Voir le corrigé complet

La productivité volumique horaire P correspond à la quantité de matière de produit d'intérêt obtenue par unité de volume de réacteur et par unité de temps :

P = \frac{n_{\text{produit}}}{V \cdot \Delta t}

1. Réacteur fermé On formule les approximations suivantes :

  • La conversion est totale (X = 100\,\%) à chaque cycle ;
  • Aucune perte de matière n'a lieu lors de la vidange, du nettoyage ou du remplissage ;
  • La durée totale d'un cycle comprend le temps de réaction (5\text{ h}) et le temps d'indisponibilité (2\text{ h}), soit :

    t_{\text{cycle}} = 5\text{ h} + 2\text{ h} = 7\text{ h}

    (ce qui correspond bien à \frac{24\text{ h}}{7\text{ h}} \approx 3{,}43\text{ cycles/jour}).

Par cycle, pour un volume V = 1\text{ L}, la quantité de produit formée est :

n_{\text{produit/cycle}} = c_{\mathrm{S},0} \, V = 0{,}6\text{ mol}

La productivité horaire s'écrit donc :

\begin{aligned} P_{\text{fermé}} &= \frac{c_{\mathrm{S},0}}{t_{\text{cycle}}} \\ &= \frac{0{,}6\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}{7\text{ h}} \approx 0{,}086\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{h}^{-1} \end{aligned}

Avec un chiffre significatif :

\boxed{P_{\text{fermé}} \approx 9\times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{h}^{-1}}

2. Réacteur ouvert On formule les approximations suivantes :

  • Le réacteur fonctionne en régime continu stationnaire sur une longue durée, ce qui permet de négliger la phase transitoire initiale d'établissement du régime ;
  • La conversion reste constante et égale à sa valeur moyenne X = 98\,\% = 0{,}98.

Le débit volumique D_v s'exprime en \text{L}\cdot\text{h}^{-1} :

D_v = 1{,}67\text{ mL}\cdot\text{min}^{-1} = 1{,}67\times 10^{-3}\text{ L}\cdot\text{min}^{-1} \times 60\text{ min}\cdot\text{h}^{-1} = 0{,}1002\text{ L}\cdot\text{h}^{-1} \approx 0{,}10\text{ L}\cdot\text{h}^{-1}

En régime stationnaire, le débit molaire de produit sortant est :

\dot{n}_{\text{produit}} = D_v \, c_{\mathrm{S},e} \, X

La productivité volumique horaire est donc :

\begin{aligned} P_{\text{ouvert}} &= \frac{\dot{n}_{\text{produit}}}{V} = \frac{D_v \, c_{\mathrm{S},e} \, X}{V} \\ &= \frac{0{,}1002\text{ L}\cdot\text{h}^{-1} \times 0{,}6\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \times 0{,}98}{1\text{ L}} \approx 0{,}059\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{h}^{-1} \end{aligned}

Avec un chiffre significatif :

\boxed{P_{\text{ouvert}} \approx 6\times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{h}^{-1}}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : procédé continu, procédé discontinu

Comparer alors les avantages et les inconvénients des deux réacteurs.

Voir la réponse courte

Le réacteur ouvert maximise l'utilisation du catalyseur coûteux et la productivité, mais nécessite un contrôle fin de l'encrassement membranaire.

Voir le corrigé complet

À la lumière des résultats obtenus aux questions précédentes, on peut dresser un bilan comparatif des deux dispositifs :

  1. Réacteur fermé (batch) :

    • Avantages :

      • Productivité volumique légèrement plus élevée (P_{\text{fermé}} \approx 9\times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{h}^{-1} contre 6\times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{h}^{-1}) et conversion complète (100\,\%) ;
      • Simplicité technologique et faible investissement matériel (verrerie standard, travail à pression atmosphérique, pas de membrane) ;
      • Grande flexibilité d'utilisation (changement aisé de réactifs ou de gamme de production).
    • Inconvénients :

      • Consommation importante de palladium (\text{TON} \approx 3\times 10^3), métal noble particulièrement onéreux et polluant ;
      • Présence de temps morts improductifs (2 heures de vidange, nettoyage et remplissage par cycle de 7 heures, soit environ 29\,\% du temps total) ;
      • Nécessite une étape ultérieure coûteuse de séparation et de purification pour éliminer les traces de palladium du produit fini.
  2. Réacteur ouvert à membrane de nanofiltration (continu) :

    • Avantages :

      • Efficacité catalytique considérablement accrue (\text{TON} \approx 3\times 10^4, soit un facteur 10 d'amélioration), ce qui réduit drastiquement les coûts en catalyseur et l'empreinte environnementale ;
      • Fonctionnement continu en régime stationnaire, facilement automatisable, sans phases transitoires de vidange ou nettoyage quotidien ;
      • Rétention efficace du palladium dans le réacteur (> 95\,\%), limitant fortement la contamination du produit de sortie par le métal lourd.
    • Inconvénients :

      • Complexité instrumentale et coût d'installation élevé (module membranaire, travail sous haute pression à 30\text{ bar} et 80\,^\circ\text{C}, gestion des fuites) ;
      • Risque de colmatage ou de vieillissement de la membrane nécessitant un remplacement périodique ;
      • Productivité volumique et taux de conversion (98\,\%) légèrement inférieurs en raison du fonctionnement à la concentration de sortie, caractéristique du réacteur agité continu.
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5 · Utilisation d'une électrode à disque tournant pour la détection du péroxyde d'hydrogène

Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : nombre d'oxydation, demi-équation électronique

Justifier que dans le cas de l'oxydation du peroxyde d'hydrogène, , .

Voir la réponse courte

Écriture de la demi-équation \mathrm{H}_2\mathrm{O}_2 = \mathrm{O}_2 + 2\mathrm{H}^+ + 2\mathrm{e}^- : échange de deux électrons (n=2).

Voir le corrigé complet

Lors de l'oxydation du peroxyde d'hydrogène \mathrm{H}_2\mathrm{O}_2, ce dernier joue le rôle de réducteur dans le couple d'oxydoréduction \mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}_2 (dont le potentiel standard est donné en annexe : E^\circ(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}_2) = 0{,}44\text{ V/ECS}).

La demi-équation électronique d'oxydation s'écrit :

\mathrm{H}_2\mathrm{O}_2 \rightleftharpoons \mathrm{O}_2 + 2\,\mathrm{H}^+ + 2\,\mathrm{e}^-

On peut également le vérifier à l'aide des nombres d'oxydation de l'élément oxygène :

  • au sein du peroxyde d'hydrogène \mathrm{H}_2\mathrm{O}_2, l'oxygène est au degré d'oxydation -\mathrm{I} ;
  • au sein du dioxygène \mathrm{O}_2, l'oxygène est au degré d'oxydation 0.

L'oxydation d'une molécule de \mathrm{H}_2\mathrm{O}_2 comportant deux atomes d'oxygène libère ainsi :

2 \times \big(0 - (-\mathrm{I})\big) = 2\text{ électrons}

Le nombre d'électrons échangés par molécule de peroxyde d'hydrogène consommée à l'anode est donc bien :

\boxed{n = 2}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation

Notions : équation de diffusion, loi de fick

Écrire l'équation différentielle qui est vérifiée par à l'intérieur de la membrane en régime de diffusion stationnaire par analogie avec l'équation ((15)) du Document 2, en tenant compte du fait que dans la membrane le solvant est immobile.

Voir la réponse courte

En régime stationnaire sans réaction ni convection dans la membrane : \frac{\mathrm{d}^2 c_m}{\mathrm{d}z^2} = 0.

Voir le corrigé complet

Dans le Document 2, l'équation différentielle régissant le transport d'une espèce i en régime stationnaire s'écrit (équation (15)) :

D_i \frac{\partial^2 c_i}{\partial z^2} - v_z \frac{\partial c_i}{\partial z} = 0

À l'intérieur de la membrane (Document 3) :

  • le solvant est immobile, d'où v_z = 0 ;
  • le coefficient de diffusion de l'espèce est noté D_m (D_m > 0) ;
  • la concentration dans la membrane est notée c_m.

Par analogie immédiate, l'équation différentielle vérifiée par c_m à l'intérieur de la membrane en régime stationnaire s'écrit :

D_m \frac{\partial^2 c_m}{\partial z^2} = 0

Puisque le coefficient de diffusion D_m est non nul, cette équation se simplifie en :

\boxed{\frac{\partial^2 c_m}{\partial z^2} = 0 \quad \left(\text{ou } \frac{\mathrm{d}^2 c_m}{\mathrm{d}z^2} = 0\right)}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : profil de concentration, loi de fick

Montrer alors que la concentration vérifie la relation :

Voir la stratégie
  1. Intégrer une première fois l'équation différentielle établie à la question Q18 pour montrer que le gradient de concentration est uniforme dans toute l'épaisseur de la membrane.
  2. Intégrer une seconde fois entre la surface de l'électrode en z = -l et une cote quelconque z \in [-l, 0] pour exprimer le profil linéaire de concentration.
Voir la réponse courte

Double intégration de l'équation différentielle linéaire et utilisation des conditions aux limites à l'interface z=-l.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q18, le profil stationnaire de concentration c_m(z) à l'intérieur de la membrane (pour z \in [-l, 0]) est régi par :

\frac{\partial^2 c_m}{\partial z^2} = 0

Une première intégration montre que le gradient spatial de concentration est constant dans toute la membrane :

\frac{\partial c_m}{\partial z} = \text{Cste} = \left( \frac{\partial c_m}{\partial z} \right)_{z=0^-}

En intégrant cette relation entre la surface de l'électrode (z = -l) et une altitude z quelconque de la membrane :

\begin{aligned} \int_{-l}^z \frac{\partial c_m}{\partial z'}\,\mathrm{d}z' &= \int_{-l}^z \left( \frac{\partial c_m}{\partial z} \right)_{z=0^-} \mathrm{d}z' \\ c_m(z) - c_m(z=-l) &= \left( \frac{\partial c_m}{\partial z} \right)_{z=0^-} \big( z - (-l) \big) \end{aligned}

On en déduit directement le profil affine :

\boxed{c_m(z) = \left( \frac{\partial c_m}{\partial z} \right)_{z=0^-} \times (z+l) + c_m(z=-l)}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : loi de faraday, courant de diffusion

Justifier que et en déduire, en utilisant la loi de Faraday, l'expression du courant en fonction de et .

Voir la stratégie
  1. Exploiter l'équation différentielle établie à la question 18 pour montrer que le gradient de concentration est uniforme dans toute l'épaisseur de la membrane.
  2. Injecter l'expression du gradient de concentration donnée par l'équation (17) dans la loi de Faraday fournie par le Document 3 afin d'exprimer le courant I.
Voir la réponse courte

Le gradient est constant dans la membrane, et le courant de diffusion faradique s'écrit I = n F S D_m \left(\frac{\partial c_m}{\partial z}\right).

Voir le corrigé complet

D'après l'équation différentielle de diffusion stationnaire établie à la question 18 :

\frac{\partial^2 c_m}{\partial z^2} = 0 \quad \text{pour tout } z \in [-l, 0]

Par intégration par rapport à z, le gradient de concentration \dfrac{\partial c_m}{\partial z} est indépendant de z à l'intérieur de la membrane. En évaluant cette dérivée aux deux frontières z = 0^- et z = -l, on en déduit immédiatement :

\left( \frac{\partial c_m}{\partial z} \right)_{z=0^-} = \left( \frac{\partial c_m}{\partial z} \right)_{z=-l}

D'après le Document 3, la loi de Faraday en régime stationnaire donne l'intensité du courant traversant l'électrode :

I = n F A D_m \left( \frac{\partial c_m}{\partial z} \right)_{z=-l} = n F A D_m \left( \frac{\partial c_m}{\partial z} \right)_{z=0^-}

En remplaçant \left( \dfrac{\partial c_m}{\partial z} \right)_{z=0^-} par son expression donnée par l'équation (17) de l'énoncé :

\left( \frac{\partial c_m}{\partial z} \right)_{z=0^-} = \frac{\dfrac{D_i}{D_m \delta_i} \left( c_i(\infty) - \dfrac{c_m(z = -l)}{\alpha} \right)}{1 + \dfrac{D_i l}{D_m \delta_i \alpha}}

on obtient, après simplification par D_m au numérateur :

I = n F A \frac{\dfrac{D_i}{\delta_i} \left( c_i(\infty) - \dfrac{c_m(z = -l)}{\alpha} \right)}{1 + \dfrac{D_i l}{D_m \delta_i \alpha}}

En divisant le numérateur et le dénominateur par \dfrac{D_i}{\delta_i}, on peut également mettre cette relation sous la forme particulièrement condensée :

\boxed{I = \frac{n F A \left( c_i(\infty) - \dfrac{c_m(z = -l)}{\alpha} \right)}{\dfrac{\delta_i}{D_i} + \dfrac{l}{\alpha D_m}}}

Résultat

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Question 21

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : courant limite de diffusion, couche de diffusion

Montrer alors que le courant atteint une valeur limite pour qui peut se mettre sous la forme :

où ne dépend que des paramètres physico-chimiques de la solution et que des paramètres physico-chimiques de la membrane dont on donnera les expressions en fonction de ces paramètres.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la condition de surpotentiel élevé E \gg E^\circ qui impose l'annulation de la concentration de l'espèce électroactive à la surface du disque métallique (c_m(z = -l) = 0).
  2. Exprimer le courant limite I_{\text{lim}} correspondant à partir de l'expression du courant I établie à la question Q20.
  3. Calculer l'inverse \frac{1}{I_{\text{lim}}} afin d'isoler les deux contributions en série, puis identifier les expressions de I_d et I_m en vérifiant la cohérence des paramètres.
Voir la réponse courte

Continuité des flux de matière à travers la couche limite hydrodynamique et la membrane, donnant l'additivité des résistances au transport.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q20, le courant traversant l'électrode en régime stationnaire s'écrit :

I = \frac{n F A \left( c_i(\infty) - \dfrac{c_m(z = -l)}{\alpha} \right)}{\dfrac{\delta_i}{D_i} + \dfrac{l}{\alpha D_m}}

Pour E \gg E^\circ, la cinétique électrochimique d'oxydation devient infiniment rapide devant le transport de matière. D'après la relation de Nernst, l'espèce réactive est totalement consommée à la surface du métal :

c_m(z = -l) = 0

Le courant atteint alors une valeur limite de diffusion I_{\text{lim}} indépendante du potentiel :

I_{\text{lim}} = \frac{n F A c_i(\infty)}{\dfrac{\delta_i}{D_i} + \dfrac{l}{\alpha D_m}}

En prenant l'inverse de cette expression, on obtient :

\begin{aligned} \frac{1}{I_{\text{lim}}} &= \frac{\dfrac{\delta_i}{D_i} + \dfrac{l}{\alpha D_m}}{n F A c_i(\infty)} \\ &= \frac{\delta_i}{n F A D_i c_i(\infty)} + \frac{l}{n F A \alpha D_m c_i(\infty)} \end{aligned}

Cette relation se met bien sous la forme :

\boxed{\frac{1}{I_{\text{lim}}} = \frac{1}{I_d} + \frac{1}{I_m}}

avec :

\boxed{I_d = \frac{n F A D_i c_i(\infty)}{\delta_i}}

qui représente le courant limite associé au transport diffusif et convectif dans la couche limite de la solution (dépendant de D_i, de la viscosité cinématique \nu et de la vitesse de rotation \omega via \delta_i), et :

\boxed{I_m = \frac{n F A \alpha D_m c_i(\infty)}{l}}

qui représente le courant limite de perméation à travers la membrane (dépendant des propriétés intrinsèques de celle-ci : son épaisseur l, son coefficient de partage \alpha et le coefficient de diffusion D_m en son sein).

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : courbe courant-potentiel, courant limite de diffusion

Justifier que les courbes obtenues en Figure (19) sont cohérentes avec la modélisation précédente.

Voir la réponse courte

Présence de paliers de courant limite dont l'amplitude croît avec la vitesse de rotation \omega, caractéristiques d'un contrôle mixte diffusion-convection.

Voir le corrigé complet

L'analyse des courbes courant-potentiel de la Figure (19) met en évidence plusieurs caractéristiques en accord complet avec le modèle établi :

  1. Allure d'une vague d'oxydation stationnaire :

    • Le courant est positif (I > 0), ce qui correspond bien à un courant anodique associé à l'oxydation de \mathrm{H_2O_2} en \mathrm{O_2}.
    • Pour des potentiels élevés (E \gtrsim 0{,}7\text{ V/ECS}), le courant atteint un palier indépendant de E. Cela confirme l'hypothèse de la question Q21 : pour E \gg E^\circ, la cinétique hétérogène devient infiniment rapide, la concentration à la surface du métal s'annule (c_m(z = -l) = 0), et le courant est limité par le transport de matière (courant limite I_{\text{lim}}).
  2. Dépendance avec la vitesse de rotation \omega :

    • Expérimentalement, le courant de palier I_{\text{lim}} augmente de façon monotone avec la vitesse de rotation, passant d'environ 8\,\mu\text{A} à 100 \text{tour}\cdot\text{min}^{-1} (courbe (a)) à près de 15\,\mu\text{A} à 1000 \text{tour}\cdot\text{min}^{-1} (courbe (e)).
    • Théoriquement, l'épaisseur de la couche limite de diffusion vérifie \delta_i \propto \omega^{-1/2} (Document 2). Lorsque \omega augmente, la convection forcée s'intensifie, la couche de diffusion s'amincit et le courant de diffusion en solution I_d \propto \delta_i^{-1} \propto \omega^{1/2} augmente.
    • D'après la relation de la question Q21 :

      \frac{1}{I_{\text{lim}}} = \frac{1}{I_d} + \frac{1}{I_m} \iff I_{\text{lim}} = \frac{I_d \, I_m}{I_d + I_m}

      Comme le courant limite de membrane I_m est indépendant de la vitesse de rotation, une hausse de I_d conduit directement à une augmentation du courant limite global I_{\text{lim}}.

Les courbes expérimentales sont donc parfaitement cohérentes avec la modélisation proposée.

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : équation de levich, droite de koutecky-levich

Montrer que le courant limite de membrane peut être déterminé en faisant varier la vitesse de rotation du disque de l'électrode et en traçant la représentation de Koutecky-Levich : .

Voir la stratégie
  1. Exprimer le courant limite de diffusion I_d en fonction de la vitesse de rotation \omega grâce à l'expression de l'épaisseur de diffusion \delta_i (Document 2).
  2. Réinjecter cette dépendance dans la relation issue de la question 21 liant I_{\text{lim}}, I_d et I_m.
  3. Identifier la forme affine de la fonction \frac{1}{I_{\text{lim}}} = f\left(\sqrt{\frac{1}{\omega}}\right) et montrer que son ordonnée à l'origine permet d'isoler directement I_m.
Voir la réponse courte

D'après Levich I_d \propto \sqrt{\omega}, donc tracer 1/I_{\text{lim}} en fonction de 1/\sqrt{\omega} fournit une droite d'ordonnée à l'origine 1/I_m.

Voir le corrigé complet

D'après la question 21, le courant limite vérifie la relation :

\frac{1}{I_{\text{lim}}} = \frac{1}{I_d} + \frac{1}{I_m}

avec :

I_d = \frac{n F A D_i c_i(\infty)}{\delta_i} \quad \text{et} \quad I_m = \frac{n F A \alpha D_m c_i(\infty)}{l}

Le courant limite de membrane I_m dépend uniquement des grandeurs physico-chimiques propres à la membrane (l, D_m, \alpha), à l'analyte et à l'électrode ; il est donc indépendant de la vitesse de rotation \omega.

D'après le Document 2, l'épaisseur de la couche de diffusion convective s'exprime selon :

\delta_i = 1{,}61 \left( D_i \omega^{-3/2} \nu^{1/2} \right)^{1/3} = 1{,}61 \, D_i^{1/3} \nu^{1/6} \omega^{-1/2}

En reportant cette expression dans celle de I_d, on obtient le courant de Levich classique :

I_d = \frac{n F A D_i^{2/3} c_i(\infty)}{1{,}61 \, \nu^{1/6}} \, \omega^{1/2}

Par conséquent, son inverse s'écrit sous la forme :

\frac{1}{I_d} = B \sqrt{\frac{1}{\omega}} \quad \text{avec} \quad B = \frac{1{,}61 \, \nu^{1/6}}{n F A D_i^{2/3} c_i(\infty)} = \text{Cste}

L'inverse du courant limite global s'écrit alors :

\frac{1}{I_{\text{lim}}} = B \sqrt{\frac{1}{\omega}} + \frac{1}{I_m}

La représentation de Koutecky-Levich, qui donne \frac{1}{I_{\text{lim}}} en fonction de \sqrt{\frac{1}{\omega}}, est donc une droite affine d'équation :

\boxed{ \frac{1}{I_{\text{lim}}} = B \sqrt{\frac{1}{\omega}} + \frac{1}{I_m} }

En extrapolant cette droite à vitesse de rotation infinie (\omega \to +\infty, soit \sqrt{\frac{1}{\omega}} \to 0), l'ordonnée à l'origine vaut :

y_0 = \frac{1}{I_m} \implies \boxed{I_m = \frac{1}{y_0}}

La mesure expérimentale de l'ordonnée à l'origine permet donc de déterminer directement la valeur de I_m.

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : droite de koutecky-levich, exploitation graphique

En déduire la valeur du courant limite de membrane pour l'électrode tournante étudiée.

Voir la réponse courte

Détermination de l'ordonnée à l'origine du graphe de Koutecky-Levich et calcul de son inverse pour trouver I_m.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question précédente (Q23), la droite de Koutecky-Levich s'écrit :

\frac{1}{I_{\lim}} = \frac{1}{I_d} + \frac{1}{I_m}

où I_d^{-1} \propto \sqrt{1/\omega}. L'ordonnée à l'origine de cette droite (correspondant à une vitesse de rotation infinie, soit \sqrt{1/\omega} = 0) est donc égale à l'inverse du courant limite de membrane :

\left. \frac{1}{I_{\lim}} \right|_{\sqrt{1/\omega} = 0} = \frac{1}{I_m}

Par lecture graphique sur la figure 20, l'axe vertical présente des graduations secondaires de pas 0{,}01\ \mu\text{A}^{-1}. La droite intercepte l'axe des ordonnées entre 0{,}03\ \mu\text{A}^{-1} et 0{,}04\ \mu\text{A}^{-1}, soit :

\frac{1}{I_m} \approx 0{,}035\ \mu\text{A}^{-1}

On en déduit la valeur du courant limite de membrane :

I_m = \frac{1}{0{,}035\ \mu\text{A}^{-1}} \approx 29\ \mu\text{A}

En conservant un seul chiffre significatif selon la consigne générale de l'énoncé :

\boxed{I_m \approx 3 \times 10^1\ \mu\text{A}}

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Notions : courant limite de diffusion, dosage ampérométrique

En utilisant la relation obtenue à la question (21), montrer que le courant limite est proportionnel à la concentration en solution, lorsque la vitesse de rotation de l'électrode est maintenue constante.

Voir la stratégie
  1. Rappeler les expressions des courants limites I_d et I_m obtenues à la question 21 en faisant apparaître leur dépendance vis-à-vis de la concentration en solution c_i(\infty).
  2. Factoriser c_i(\infty) dans la relation de Koutecky-Levich pour exprimer le courant limite global I_{\lim}.
  3. Vérifier que le coefficient de proportionnalité reste constant lorsque la vitesse de rotation \omega est fixée.
Voir la réponse courte

Les expressions de I_d et I_m sont toutes deux proportionnelles à la concentration c(\infty), assurant la linéarité globale du capteur.

Voir le corrigé complet

D'après la question 21, la relation liant le courant limite global I_{\lim} aux contributions diffusive et membranaire s'écrit :

\frac{1}{I_{\lim}} = \frac{1}{I_d} + \frac{1}{I_m}

où les courants limites de diffusion et de membrane s'expriment respectivement par :

\begin{aligned} I_d &= \frac{n F A D_i}{\delta_i} \, c_i(\infty) \\ I_m &= \frac{n F A \alpha D_m}{l} \, c_i(\infty) \end{aligned}

En réinjectant ces expressions dans la relation inverse :

\frac{1}{I_{\lim}} = \frac{1}{c_i(\infty)} \left( \frac{\delta_i}{n F A D_i} + \frac{l}{n F A \alpha D_m} \right)

ce qui conduit à :

I_{\lim} = \left( \frac{n F A}{\dfrac{\delta_i}{D_i} + \dfrac{l}{\alpha D_m}} \right) c_i(\infty)

D'après le Document 2, l'épaisseur de la couche de diffusion convective s'écrit :

\delta_i = 1{,}61 \left( D_i \omega^{-3/2} \nu^{1/2} \right)^{1/3}

Lorsque la vitesse de rotation \omega de l'électrode est maintenue constante, \delta_i est constant. Comme les grandeurs n, F, A, D_i, D_m, \alpha, l et \nu sont des constantes physico-chimiques ou géométriques indépendantes de la concentration, le terme entre parenthèses est une constante K :

\boxed{I_{\lim} = K \, c_i(\infty) \quad \text{avec} \quad K = \frac{n F A}{\dfrac{\delta_i}{D_i} + \dfrac{l}{\alpha D_m}} = \text{Cste}}

Le courant limite I_{\lim} est donc rigoureusement proportionnel à la concentration c_i(\infty) en solution à vitesse de rotation constante.

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : dosage ampérométrique, condition opératoire

Justifier les conditions expérimentales choisies (concentrations des ajouts, vitesse de rotation, potentiel de mesure) pour établir la courbe d'étalonnage.

Voir la stratégie

Pour justifier les conditions opératoires d'un dosage par capteur ampérométrique, on analyse les trois paramètres fixés :

  1. Le potentiel de mesure : vérifier sur les courbes I(E) (figure 19) qu'il correspond bien au plateau de diffusion sans réaction parasite ;
  2. La vitesse de rotation : justifier le compromis entre sensibilité (signal élevé), rapidité de transport et stabilité de l'écoulement ;
  3. Les caractéristiques des ajouts : vérifier la constance du volume réactionnel (dilution négligeable) et la régularité de la gamme de concentration balayée.
Voir la réponse courte

Choix d'un potentiel sur le palier de diffusion, d'une vitesse assurant une couche limite mince et d'ajouts dans le domaine linéaire.

Voir le corrigé complet

1. Potentiel de mesure (E = 0{,}65\text{ V/ECS}) :

  • D'après les courbes courant-potentiel de la figure (19), à E = 0{,}65\text{ V/ECS}, la courbe pour 600\text{ tour}\cdot\text{min}^{-1} (courbe (d)) a atteint son palier de diffusion : le courant est indépendant du potentiel et correspond bien au courant limite I_{\lim} régi par le transport de matière (c_m(z=-l) \approx 0).
  • Se placer au début du palier (0{,}65\text{ V}) plutôt qu'à un potentiel plus élevé (> 0{,}8\text{--}1\text{ V}) permet d'éviter l'oxydation du solvant (l'eau), la sur-oxydation ou dégradation de la membrane en polypyrrole, ainsi que l'oxydation d'éventuels interférents.

2. Vitesse de rotation de l'électrode (600\text{ tour}\cdot\text{min}^{-1}) :

  • Une vitesse de rotation élevée diminue l'épaisseur de la couche de diffusion convective \delta_i \propto \omega^{-1/2}, ce qui augmente I_d et donc I_{\lim} (question Q21). Cela améliore la sensibilité du capteur et le rapport signal sur bruit.
  • Elle accélère également l'homogénéisation après chaque ajout (temps de réponse très court, quelques secondes seulement comme en atteste l'encart temporel de la figure 21).
  • La valeur de 600\text{ tour}\cdot\text{min}^{-1} constitue un compromis optimal : elle assure un signal fort tout en restant en régime d'écoulement laminaire et sans solliciter excessivement la membrane mécanique.

3. Concentrations et volumes des ajouts :

  • Négligence de la dilution : chaque ajout apporte un volume v_{\text{aj}} = 50\ \mu\text{L} = 0{,}050\text{ mL} dans un volume initial V_0 = 20\text{ mL}. Au bout de 8 ajouts, le volume total ajouté n'est que de 0{,}4\text{ mL}, soit une variation relative de volume de :

    \frac{\Delta V}{V_0} = \frac{0{,}4}{20} = 2\,\% \ll 1

    Le volume peut donc être considéré comme rigoureusement constant, évitant toute correction géométrique de dilution.

  • Régularité et domaine de concentration : chaque ajout de 50\ \mu\text{L} à C_{\text{aj}} = 9{,}1\times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} apporte une quantité :

    \Delta n = C_{\text{aj}} v_{\text{aj}} = 9{,}1\times 10^{-3} \times 50\times 10^{-6} \approx 4{,}55\times 10^{-7}\text{ mol}

    ce qui correspond à un incrément régulier de concentration dans la cellule de :

    \Delta [\mathrm{H_2O_2}] = \frac{\Delta n}{V_0} = \frac{4{,}55\times 10^{-7}}{20\times 10^{-3}} \approx 2{,}3\times 10^{-5}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} = 23\ \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}

    Comme la solution initiale est à [\mathrm{H_2O_2}]_0 = 23\ \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}, les 8 ajouts permettent de balayer une échelle linéaire régulière de 23 à environ 200\ \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1} avec des points régulièrement espacés, plage typique des concentrations biologiques à doser.

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Question 27

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation

Notions : addition nucléophile intramoléculaire, réaction d'oxydoréduction

Donner la demi-équation électronique d'oxydation et proposer un mécanisme pour l'étape de cyclisation de la dopamine oxydée en milieu aqueux.

Voir la stratégie
  1. Pour la demi-équation électronique d'oxydation : identifier le couple redox en comparant les formules de la dopamine et de la dopaminoquinone (perte de deux électrons et deux protons).
  2. Pour la cyclisation : reconnaître une réaction d'addition nucléophile intramoléculaire conjuguée de type 1,4 (addition de Michael) du doublet non liant de l'amine primaire sur le système \alpha,\beta-insaturé de l'ortho-quinone, suivie d'un transfert de proton et d'une réaromatisation (taumotérie énolisante) conduisant à la leuco-dopaminochrome (5,6-dihydroxyindoline).
Voir la réponse courte

Oxydation du catéchol en ortho-quinone (2\mathrm{e}^-, 2\mathrm{H}^+), suivie d'une addition 1,4 de Michael intramoléculaire de l'amine sur le cycle.

Voir le corrigé complet

1. Demi-équation électronique d'oxydation

La dopamine possède un motif catéchol (benzène-1,2-diol) qui est oxydé en ortho-benzoquinone (dopaminoquinone). En notant la formule brute de la dopamine \mathrm{C_8H_{11}NO_2} et celle de sa forme oxydée \mathrm{C_8H_9NO_2}, la demi-équation électronique s'écrit :

\boxed{\mathrm{C_8H_{11}NO_2} = \mathrm{C_8H_9NO_2} + 2\,\mathrm{H}^+ + 2\,\mathrm{e}^-}

Il s'agit donc d'une oxydation à 2\,\mathrm{e}^- et 2\,\mathrm{H}^+.

2. Mécanisme de l'étape de cyclisation en milieu aqueux

La dopaminoquinone formée est une cétone \alpha,\beta-éthylénique conjuguée (diénone conjuguée), particulièrement électrophile au niveau des carbones \beta du système conjugué :

  • Étape 1 : Addition 1,4 intramoléculaire (addition de Michael)
    Le doublet non liant de l'atome d'azote de la fonction amine primaire -\mathrm{NH}_2 réalise une attaque nucléophile sur le carbone électrophile du cycle quinonique situé en position ortho de la chaîne alkyle (fermeture d'un cycle à 5 chaînons thermiquement très favorable). La double liaison se déplace et le doublet d'une liaison \mathrm{C=O} se rabat sur l'atome d'oxygène, formant un intermédiaire zwitterionique (ammonium-énolate).
  • Étape 2 : Transferts de protons et réaromatisation
    En milieu aqueux, le solvant (ou les fonctions acides/basiques présentes) assure le transfert prototropique :

    • Déprotonation de l'ion ammonium secondaire -\mathrm{NH}_2^+- pour redonner une fonction amine secondaire neutre -\mathrm{NH}-.
    • Protonation de l'énolate sur l'oxygène pour former un énol.
    • Tautomérie céto-énolique du second carbonyle accompagnée de la perte du proton porté par le carbone qui vient de subir l'attaque, ce qui restaure l'aromaticité du cycle benzénique (gain de stabilisation par réaromatisation en système catéchol).

Ce processus conduit à la formation de la 5,6-dihydroxyindoline (leucodopaminochrome).

Résultat

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : oxydation d'un diol, chimiosélectivité

Proposer une structure pour la forme oxydée de l'acide ascorbique en justifiant la chimiosélectivité proposée.

Voir la stratégie
  1. Recenser les différents groupements oxydables présents sur la molécule d'acide ascorbique : la fonction ènediol intracyclique et les fonctions alcool (primaire et secondaire) de la chaîne latérale.
  2. Justifier la chimiosélectivité en comparant les potentiels d'oxydation : le motif ènediol est particulièrement riche en électrons et s'oxyde très facilement à bas potentiel (analogie avec l'oxydation des catéchols en quinones vue pour la dopamine), contrairement aux alcools aliphatiques.
  3. Proposer la formule développée / topologique du produit obtenu, l'acide déshydroascorbique.
Voir la réponse courte

Oxydation sélective de l'énediol en dicétone conjuguée sans toucher à la fonction ester cyclique (lactone), formant l'acide déshydroascorbique.

Voir le corrigé complet

L'acide ascorbique possède quatre groupements hydroxyle :

  • deux fonctions énoliques formant un motif ènediol intracyclique conjugué au carbonyle de la lactone ;
  • une fonction alcool secondaire et une fonction alcool primaire sur la chaîne latérale dihydroxyéthyle.

Justification de la chimiosélectivité :

  • Le motif ènediol, conjugué avec le carbonyle de la fonction ester (lactone), présente une très forte densité électronique grâce au mésomérisme du système \pi conjugué. Son comportement redox est tout à fait analogue à celui d'un hydroquinone ou d'un catéchol (tel que la dopamine étudiée à la question précédente) : il s'oxyde de manière réversible à bas potentiel par perte de deux électrons et deux protons (2\,\mathrm{e}^- / 2\,\mathrm{H}^+).
  • À l'inverse, les fonctions alcools aliphatiques primaire et secondaire de la chaîne latérale ne sont pas conjuguées ; leur oxydation nécessiterait des conditions ou des potentiels d'électrode beaucoup plus élevés, hors du domaine d'étude (E \approx 0{,}6\text{--}0{,}8\text{ V/ECS}).

L'oxydation est donc strictement chimiosélective du motif ènediol, qui est converti en motif \alpha-dicarbonyle (dicétone). Le produit formé est l'acide déshydroascorbique :

\boxed{\text{Acide déshydroascorbique (oxydation de l'ènediol en } \alpha\text{-dicétone avec conservation de la chaîne diol)}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : sélectivité, capteur ampérométrique

Expliquer en quoi ces résultats permettent de confirmer que la membrane permet la détection du péroxyde d'hydrogène dans les fluides extra-cellulaires.

Voir la stratégie

Pour montrer que la membrane assure la sélectivité du capteur, comparons les trois courbes intensité-potentiel pour chaque interférent (acide ascorbique en A et dopamine en B) :

  1. Identifier le problème sur électrode de platine nu en présence d'interférent (courbe b par rapport à la courbe de référence a).
  2. Constater l'effet protecteur de la membrane (courbe c par rapport à a).
  3. Conclure sur la capacité de la membrane à éliminer les interférences dans les fluides extracellulaires.
Voir la réponse courte

La membrane chargée repousse par exclusion de taille et de charge les interférents (ascorbate, dopamine) tout en laissant passer \mathrm{H}_2\mathrm{O}_2.

Voir le corrigé complet

L'analyse des figures 22-(A) (acide ascorbique) et 22-(B) (dopamine) conduit aux observations suivantes :

  • Sur électrode de platine nu (courbes b) : En présence d'interférent (10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}), le courant mesuré est nettement supérieur à celui obtenu pour le peroxyde d'hydrogène seul (à 0{,}8\text{ V}, I \approx 12\ \mu\text{A} pour l'acide ascorbique et I \approx 13\ \mu\text{A} pour la dopamine, contre environ 8{,}5\ \mu\text{A} pour la référence). Cela prouve que ces espèces s'oxydent spontanément sur le platine nu au potentiel de mesure, faussant considérablement le signal.
  • Sur électrode recouverte de la membrane (courbes c) : Pour les deux molécules testées, la courbe intensité-potentiel (c) obtenue en présence de l'interférent se superpose quasiment à la courbe (a) obtenue avec le peroxyde d'hydrogène seul (I \approx 8{,}5\ \mu\text{A} à 0{,}8\text{ V}).

La membrane de polypyrrole bloque donc très efficacement l'accès de l'acide ascorbique et de la dopamine à la surface métallique du platine, tout en laissant librement diffuser la petite molécule de peroxyde d'hydrogène (\text{H}_2\text{O}_2, M = 34\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, contre 176\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} pour l'acide ascorbique et 153\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} pour la dopamine).

L'absence de surcroît de courant en présence d'interférents confirme que le capteur muni de cette membrane est hautement sélectif et permet une détection fiable de \text{H}_2\text{O}_2 dans des milieux biologiques complexes comme les fluides extracellulaires.

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : capteur électrochimique, contrainte in vivo

Bien qu'il puisse théoriquement être utilisé pour les fluides extra-cellulaires, justifier que ce capteur ne puisse pas être utilisé in-vivo.

Voir la stratégie

Pour justifier l'impossibilité d'utiliser le capteur tel quel in vivo, il convient de confronter les exigences de fonctionnement de l'électrode à disque tournant (EDT) aux contraintes inhérentes à un organisme vivant :

  1. Les contraintes mécaniques et hydrodynamiques liées au principe de l'EDT (mouvement de rotation, débit) ;
  2. La géométrie et l'encombrement du capteur macroscopique ;
  3. Les impératifs de biocompatibilité et de toxicité (électrodes, encrassement biologique).
Voir la réponse courte

L'électrode à disque tournant nécessite une rotation mécanique rapide impossible à maintenir dans un tissu ou un vaisseau in vivo.

Voir le corrigé complet

L'utilisation de ce capteur ampérométrique in vivo se heurte à plusieurs obstacles majeurs :

  1. La rotation mécanique de l'électrode : Le principe de l'électrode à disque tournant repose sur une rotation continue à vitesse élevée (de l'ordre de 600\text{ tr}\cdot\text{min}^{-1}). Dans un organisme vivant, la rotation d'une pièce mécanique entraînerait des lésions tissulaires sévères, l'arrachement des parois vasculaires, la destruction des cellules sanguines (hémolyse) ou l'activation immédiate de la coagulation.
  2. L'encombrement et la taille macroscopique : Une électrode à disque tournant de laboratoire présente des dimensions centimétriques (support) ou millimétriques (disque actif), bien trop volumineuses pour une implantation atraumatique dans des capillaires, des vaisseaux sanguins ou des tissus biologiques.
  3. L'absence d'hydrodynamique contrôlée : La théorie de Levich suppose un fluide newtonien homogène et infini au repos, mis en mouvement uniquement par le disque. In vivo, le milieu biologique est complexe, visqueux, structuré par une matrice extracellulaire ou soumis à un flux sanguin propre et pulsatile, rendant impossible l'établissement de la couche de diffusion modélisée par l'équation (16).
  4. La biocompatibilité et la toxicité des composants :

    • Le montage à trois électrodes classique fait appel à une électrode au calomel saturé (ECS), contenant du mercure hautement toxique pour l'organisme ;
    • Les protéines et cellules sanguines s'adsorberaient rapidement sur la membrane en polymère (biofouling), bloquant l'accès du peroxyde d'hydrogène et désactivant le capteur.
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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : microélectrode, capteur ampérométrique

Proposer alors une(des) modification(s) de ce capteur ampérométrique qui permettrait(ent) de l'utiliser in-vivo.

Voir la stratégie

Pour concevoir un capteur ampérométrique utilisable in vivo, il convient de lever chacun des obstacles majeurs identifiés à la question précédente :

  1. La rotation mécanique imposée au capteur ;
  2. L'encombrement géométrique et le caractère invasif ;
  3. La toxicité de l'électrode de référence et le risque d'encrassement biologique (biofouling).
Voir la réponse courte

Remplacement du disque tournant par une microélectrode fixe où la diffusion hémisphérique stationnaire dispense de toute convection forcée.

Voir le corrigé complet

Pour permettre l'utilisation de ce capteur ampérométrique in vivo, plusieurs adaptations s'imposent :

  • Suppression du système d'entraînement en rotation et passage à une microélectrode :
    À la place d'une électrode à disque tournant macroscopique, on emploie une ultramicroélectrode fixe (fibre de carbone, microfil de platine de quelques micromètres de diamètre). En l'absence de convection imposée, la diffusion tridimensionnelle (sphérique ou hémisphérique) vers une microélectrode conduit spontanément à un régime de diffusion stationnaire très rapide sans aucune contrainte d'agitation mécanique, évitant ainsi toute lésion tissulaire.
  • Miniaturisation du dispositif capteur :
    L'électrode de travail doit être intégrée sous la forme d'une micro-aiguille ou d'une sonde souple implantable de taille micrométrique, capable de pénétrer le milieu extra-cellulaire sans détruire l'environnement cellulaire environnant.
  • Remplacement et intégration de la référence :
    L'électrode de référence au calomel saturé (ECS), toxique en raison de la présence de mercure, doit être remplacée par une micro-référence intégrée non toxique et biocompatible, typiquement une pseudo-référence \mathrm{Ag/AgCl} solide ou une contre-électrode en platine miniaturisée sur le même support.
  • Amélioration de la biocompatibilité et prévention du bio-encrassement (biofouling) :
    Afin d'éviter le colmatage de la membrane de polypyrrole par les protéines, cellules ou lipides présents dans les fluides biologiques, on peut recouvrir le capteur d'une surcouche protectrice biocompatible (revêtement en polyéthylène glycol (PEG), hydrogel biocompatible, ou film perfluoré comme le Nafion) qui accroît la longévité de la mesure sans bloquer la diffusion de \mathrm{H_2O_2}.
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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet ENS Physique-Chimie L PC 2020 ?

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Peut-on travailler le sujet ENS Physique-Chimie L PC 2020 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 19 questions sur 64 (30 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la sous-partie Physique.1.1 (Q1 (partie Physique) à Q8 (partie Physique)). Avec les autres programmes de première année : 16 en MPSI, 15 en PTSI, 15 en MP2I, 16 en TSI1 et 19 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet ENS Physique-Chimie L PC 2020 ?

Environ 4 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet ENS Physique-Chimie L PC 2020 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : notamment Q23 (partie Physique) (corde vibrante), Q24 (partie Physique) (équation de d'alembert), Q31 (partie Physique) (bilan de quantité de mouvement), Q32 (partie Physique) (célérité), Q21 (partie Chimie) (courant limite de diffusion) et Q27 (partie Chimie) (addition nucléophile intramoléculaire).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet ENS Physique-Chimie L PC 2020 ?

Questions de cours : Q19 (partie Physique) (approximation des petits mouvements), Q1 (partie Chimie) (cycle catalytique), Q6 (partie Chimie) (réacteur ouvert), Q12 (partie Chimie) (règle de klechkowski), Q13 (partie Chimie) (spectroscopie uv-visible) et Q17 (partie Chimie) (nombre d'oxydation). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (partie Physique) (statique du point), Q2 (partie Physique) (statique du point), Q4 (partie Physique) (chaînette), Q21 (partie Physique) (corde vibrante), Q3 (partie Chimie) (spectroscopie rmn), Q5 (partie Chimie) (ordre de réaction), Q7 (partie Chimie) (temps de passage) et Q8 (partie Chimie) (réacteur parfaitement agité).

Où gagner des points facilement dans le sujet ENS Physique-Chimie L PC 2020 ?

Le sujet ENS Physique-Chimie L PC 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Quelle équation différentielle faut-il transformer par changement de variable en Q23 (partie Physique) ?

L'équation approchée (10). La consigne finale de Q22 (partie Physique) impose expressément de conserver cette forme simplifiée pour la suite de l'étude, et non l'équation exacte (9) établie plus haut.

Quel mécanisme régit la cyclisation de la dopamine oxydée en Q27 (partie Physique) ?

Une addition 1,4 intramoléculaire de Michael. L'amine de la chaîne latérale attaque en position conjuguée sur le cycle ortho-benzoquinone issu de l'oxydation à deux électrons, ce qui ferme le cycle à cinq chaînons.

Où je me situe, question par question

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.