Corrigé détaillé ENS Physique Chimie L PC 2020 (page 3/4 : Chimie (questions 1 à 16))
Ondes transverses sur une corde sous tension et cinétique en convection forcée
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- Sujet accessible
- Faisable en PCSI : 19 questions sur 64, partie Physique.1.1
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Partie Chimie : Utilisation de la convection forcée contrôlée pour l'étude de la cinétique de réactions chimiques
4 · Amélioration du Turn over number de la réaction de Heck par utilisation d'un réacteur ouvert
Question 1
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : cycle catalytique, réaction de heck
Nommer les différentes étapes du cycle catalytique représenté sur la Figure (12).
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Pour nommer les différentes étapes d'un cycle catalytique en chimie organométallique, on identifie les variations du degré d'oxydation du centre métallique, du nombre de ligands et la nature des réactifs qui entrent ou sortent à chaque étape.
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Identification classique : addition oxydante, insertion migratoire (syn-addition), \beta-élimination et élimination réductrice régénérant le catalyseur.
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Le cycle catalytique de la réaction de Heck représenté sur la figure 12 comprend les étapes élémentaires suivantes :
- Amorçage / Prégénération du catalyseur (hors cycle) :
Réduction du complexe de palladium(II), \mathrm{Pd(OAc)_2}, en complexe de palladium(0), \mathrm{Pd(PPh_3)_2}, en présence de phosphines et d'un réducteur. Étape 1 : Addition oxydante
Addition du dérivé halogéné \mathrm{R-X} sur le complexe de \mathrm{Pd}(0) pour former un complexe de \mathrm{Pd}(\mathrm{II}) :\mathrm{Pd}^0(\mathrm{PPh}_3)_2 + \mathrm{R-X} \longrightarrow \mathrm{R-Pd}^{II}(\mathrm{PPh}_3)_2\mathrm{X}- Étape 2 : Coordination puis insertion migratrice (carbopalladation)
Coordination de l'alcène sur le palladium, suivie de l'insertion migratrice de la liaison double de l'alcène dans la liaison carbone-palladium \mathrm{Pd-C} (syn-insertion). - Étape intermédiaire : Rotation interne autour de la liaison simple \mathrm{C-C}
Rotation conformationnelle permettant d'aligner l'hydrogène en position \beta et le centre métallique en conformation syn-coplanaire (syn-périplanaire), condition indispensable à la géométrie de l'état de transition de l'étape suivante. - Étape 3 : \beta-élimination d'hydrure (syn-\beta-élimination)
Transfert du proton en \beta sur le palladium conduisant à la libération de l'alcène substitué (produit de couplage) et à la formation d'un complexe hydrure de palladium(II), \mathrm{H-Pd(PPh_3)_2X}. - Étape 4 : Élimination réductrice (assistée par la base)
Départ de \mathrm{HX} (neutralisé par une base présente dans le milieu réactionnel) avec réduction du palladium(II) en palladium(0), ce qui régénère l'espèce catalytiquement active \mathrm{Pd(PPh_3)_2} pour un nouveau cycle.
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Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Notions : réaction de heck, couplage catalytique
Donner l'équation de réaction globale en indiquant clairement les formules topologiques des différents composés intervenant dans cette équation.
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- Identifier les réactifs introduits d'après le texte et le protocole opératoire : l'iodobenzène, l'acrylate de méthyle (prop-2-énoate de méthyle) et la triéthylamine (base stœchiométrique permettant de régénérer le catalyseur en piégeant le composé acide \mathrm{HI}).
- Déterminer la régio- et stéréosélectivité de la réaction de Heck : le couplage carbone-carbone conduit majoritairement au produit d'addition en position terminale de configuration (E) (alcène trans, en accord avec la valeur de la constante de couplage J = 16{,}1\text{ Hz} mentionnée pour la RMN ^1\mathrm{H}).
- Représenter l'équation-bilan sous forme topologique pour l'ensemble des partenaires réactionnels.
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Couplage de l'iodobenzène et de l'acrylate de méthyle avec une base (amine) pour former le cinnamate de méthyle et un sel d'ammonium.
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La réaction de Heck met en jeu l'iodobenzène \mathrm{Ph-I} et l'acrylate de méthyle \mathrm{CH_2=CH-CO_2Me} en présence d'une base, la triéthylamine \mathrm{Et_3N}, qui permet d'éliminer l'iodure d'hydrogène formé lors de l'étape de régénération du catalyseur au palladium(0) sous forme de sel d'iodure de triéthylammonium.
D'après les données spectroscopiques (constante de couplage J = 16{,}1\text{ Hz} caractéristique d'une relation vicinale trans), la réaction est hautement stéréosélective et conduit au (E)-3-phénylprop-2-énoate de méthyle ((E)-cinnamate de méthyle).
L'équation de la réaction globale s'écrit :
L'équation globale peut ainsi s'écrire sous forme condensée :
Résultat
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Exploitation de document
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : spectroscopie rmn, spectroscopie infrarouge
Commenter l'intégralité des données spectroscopiques obtenues en spectroscopie RMN et IR.
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- Pour le spectre RMN ^{1}\mathrm{H}, attribuer méthodiquement chacun des 5 signaux aux différents protons du (E)-cinnamate de méthyle (déplacement chimique \delta, multiplicité, constante de couplage J, intégration). Justifier notamment la stéréochimie (E) via la constante de couplage trans-alcène.
- Pour le spectre IR, commenter chaque nombre d'onde mentionné dans l'énoncé en le confrontant aux données de la table fournie en annexe.
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Attribution des bandes IR (\mathrm{C{=}O} ester, alcène E) et des signaux RMN (doublets vinyliques à constante de couplage trans {}^3J \approx 16\text{ Hz}).
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Le produit obtenu est le (E)-cinnamate de méthyle : \mathrm{Ph-CH_\beta=CH_\alpha-COOCH_3}.
1. Spectroscopie RMN ^{1}\mathrm{H} :
- \delta = 7{,}69\text{ ppm} (\mathrm{d}, J = 16{,}1\text{ Hz}, 1\mathrm{H}) : proton éthylénique \mathrm{H_\beta} en position \beta de la fonction ester. Il est fortement déblindé à la fois par conjugaison avec le carbonyle (forme mésomère avec charge partielle positive en \beta) et par la proximité du cycle aromatique. Le couplage vicinal avec \mathrm{H_\alpha} donne un doublet ; la valeur élevée de la constante de couplage (J = 16{,}1\text{ Hz}) est caractéristique d'une configuration trans (diastéréoisomère (E)), pour laquelle J_{trans} \in [12\,;\,18]\text{ Hz}.
- \delta \in [7{,}50\,;\,7{,}53]\text{ ppm} (\mathrm{m}, 2\mathrm{H}) : massifs des 2 protons en position ortho du cycle aromatique (déblindés par la chaîne conjuguée).
- \delta \in [7{,}37\,;\,7{,}39]\text{ ppm} (\mathrm{m}, 3\mathrm{H}) : massifs des 3 autres protons du cycle aromatique (2 protons en méta et 1 proton en para). L'intégration totale des deux massifs aromatiques (2\mathrm{H} + 3\mathrm{H} = 5\mathrm{H}) confirme la présence d'un groupement phényle monosubstitué.
- \delta = 6{,}44\text{ ppm} (\mathrm{d}, J = 16{,}1\text{ Hz}, 1\mathrm{H}) : proton éthylénique \mathrm{H_\alpha} en position \alpha du carbonyle. Il est couplé au proton \mathrm{H_\beta} avec la même constante de couplage vicinale J = 16{,}1\text{ Hz} (doublet, stéréochimie (E)). Il est plus blindé que \mathrm{H_\beta} car il ne porte pas de charge partielle positive par mésophanie.
- \delta = 3{,}80\text{ ppm} (\mathrm{s}, 3\mathrm{H}) : singulet intégrant pour 3 protons, sans proton vicinal, caractéristique d'un groupement méthyle lié directement à l'atome d'oxygène d'un ester (-\mathrm{COOCH_3}, zone \delta \approx 3{,}5\text{--}4{,}0\text{ ppm}).
2. Spectroscopie IR : En confrontant les bandes observées aux plages fournies en annexe :
- \nu = 3028\text{ cm}^{-1} : élongation \nu(\mathrm{C_{sp^2}-H}) des liaisons \mathrm{C-H} aromatiques (3000\text{--}3100\text{ cm}^{-1}) et/ou alcène (3030\text{--}3080\text{ cm}^{-1}).
- \nu = 2951\text{ cm}^{-1} : élongation \nu(\mathrm{C_{sp^3}-H}) des liaisons \mathrm{C-H} alkyle du groupe méthyle (2800\text{--}3000\text{ cm}^{-1}).
- \nu = 1719\text{ cm}^{-1} : bande fine et intense d'élongation de la liaison \nu(\mathrm{C=O}) de l'ester (1700\text{--}1750\text{ cm}^{-1}). La fréquence est légèrement abaissée par rapport à un ester saturé non conjugué (\sim 1735\text{--}1745\text{ cm}^{-1}) en raison de la conjugaison avec la double liaison alcène et le phényle.
- \nu = 1638\text{ cm}^{-1} : élongation \nu(\mathrm{C=C}) de la double liaison alcène conjuguée (1625\text{--}1685\text{ cm}^{-1}).
- \nu = 1450\text{ cm}^{-1} et 1434\text{ cm}^{-1} : élongations \nu(\mathrm{C=C}) du squelette aromatique (1450\text{--}1600\text{ cm}^{-1}) combinées aux bandes de déformation \delta(\mathrm{C-H}) des groupes \mathrm{CH_3} (1350\text{--}1470\text{ cm}^{-1}).
- \nu = 1276\text{ cm}^{-1} et 1203\text{ cm}^{-1} : bandes d'élongation \nu(\mathrm{C-O}) caractéristiques de la fonction ester (1050\text{--}1300\text{ cm}^{-1}).
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Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : catalyse, optimisation de procédé
En utilisant les résultats présentés en Figure (13), justifier le choix de la concentration en catalyseur de 0,033
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Pour justifier le choix de la concentration en catalyseur :
- Analyser l'effet de l'augmentation de la teneur en catalyseur sur la cinétique et sur le rendement final à partir de la figure 13.
- Identifier le seuil à partir duquel l'augmentation de la quantité de palladium n'apporte plus d'amélioration significative.
- Conclure en termes de compromis cinétique/économique (optimisation du Turn Over Number, TON).
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Compromis optimal : cette concentration assure une vitesse de conversion élevée tout en minimisant la désactivation et le coût du palladium.
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L'observation de la figure 13 permet de dégager deux régimes selon la proportion molaire de catalyseur :
- Pour les faibles teneurs (0{,}002\,\%, 0{,}008\,\% et 0{,}016\,\%\text{ mol}) : la vitesse de réaction est faible et le rendement plafonne bien en dessous de 100\,\% (inférieur à 20\,\% pour 0{,}002\,\%, environ 70\,\% à 350\text{ min} pour 0{,}008\,\%, et 85\,\% pour 0{,}016\,\%), ce qui traduit une réaction incomplète ou une désactivation prématurée du complexe catalytique.
- À partir de 0{,}033\,\%\text{ mol} : la réaction est quasi totale, le rendement atteignant un plateau proche de 100\,\% en environ 150 à 200\text{ min}.
- Au-delà de 0{,}033\,\%\text{ mol} (0{,}066\,\% et 0{,}12\,\%\text{ mol}) : les profils d'évolution temporelle sont pratiquement confondus avec celui à 0{,}033\,\%\text{ mol}. L'augmentation de la quantité de catalyseur n'apporte donc aucun gain cinétique notable ni d'amélioration du rendement final.
Le palladium étant un métal noble, coûteux et polluant, l'objectif est de maximiser le Turn Over Number (\mathrm{TON} = n_{\text{produit}} / n_{\text{catalyseur}}). La proportion molaire de 0{,}033\,\%\text{ mol} représente ainsi le compromis optimal : c'est la quantité minimale de catalyseur permettant d'atteindre une conversion quasi totale (>95\,\%) dans une durée raisonnable tout en maximisant le TON.
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Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1
Notions : ordre de réaction, constante de vitesse
Montrer que la loi cinétique de la réaction peut être approximée dans les conditions opératoires choisies par :
où on indiquera la valeur de la constante de vitesse .
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- Exprimer la vitesse de disparition de l'iodobenzène dans un réacteur fermé à volume constant sous l'hypothèse d'une loi de vitesse d'ordre 1 apparent (v = k c_{\mathrm{S}}) et intégrer l'équation différentielle correspondante.
- Comparer la loi intégrée obtenue avec le graphique de la figure 14 pour valider l'hypothèse cinétique.
- Identifier la constante de vitesse k à partir de la pente de la régression linéaire et l'exprimer dans les unités appropriées.
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Dégénérescence d'ordre vis-à-vis des autres réactifs en excès, confirmation de l'ordre 1 par régression linéaire et calcul de la pente k.
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Dans un réacteur fermé de volume constant, la vitesse volumique de la réaction s'exprime, par rapport au réactif limitant qu'est l'iodobenzène (de coefficient stœchiométrique -1), par :
Si la loi de vitesse peut être approximée par un ordre 1 apparent :
alors la concentration c_{\mathrm{S}}(t) vérifie l'équation différentielle séparable :
Par intégration entre t = 0 (où c_{\mathrm{S}} = c_{\mathrm{S},0}) et la date t, on obtient la loi cinétique intégrée :
Le tracé de -\ln(c_{\mathrm{S}}/c_{\mathrm{S},0}) en fonction du temps t doit donc être une droite passant par l'origine de pente k.
Sur la figure 14, la régression linéaire donne :
où y = -\ln(c_{\mathrm{S}}/c_{\mathrm{S},0}) et x = t exprimé en minutes. Le coefficient de détermination R^2 = 0{,}98 est très proche de 1, ce qui confirme l'excellent alignement des points expérimentaux et valide la loi de vitesse d'ordre 1 par rapport à l'iodobenzène : v = k c_{\mathrm{S}}.
Par identification de la pente, la constante de vitesse vaut directement :
En respectant la consigne générale de l'énoncé prescrivant un seul chiffre significatif pour les résultats numériques finaux :
Résultat
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
Notions : réacteur ouvert, réacteur parfaitement agité
Représenter de manière schématique un réacteur ouvert parfaitement agité en rappelant les paramètres caractéristiques de ce type de réacteur.
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Pour décrire un réacteur ouvert parfaitement agité (souvent noté ROPA ou CSTR) :
- Réaliser un schéma clair faisant apparaître la cuve de volume V, le système d'agitation, la conduite d'admission (flux entrant) et la conduite d'évacuation (flux sortant).
- Lister les grandeurs physiques et paramètres opératoires qui le caractérisent, en rappelant l'hypothèse fondamentale de mélange parfait.
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Schéma d'une cuve agitée avec débits d'entrée/sortie D_v, volume V, concentration uniforme égale à la concentration de sortie c_s.
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Un réacteur ouvert parfaitement agité (ROPA) fonctionne en continu. L'agitation mécanique assure l'homogénéité spatiale instantanée de toutes les grandeurs intensives (température, concentrations) au sein du milieu réactionnel.
Les paramètres caractéristiques de ce réacteur sont :
- le volume utile (ou volume réactionnel) V occupé par la phase réactionnelle dans la cuve ;
- les débits volumiques d'entrée et de sortie D_{\text{e}} et D_{\text{s}} (en \text{m}^3\cdot\text{s}^{-1} ou \text{L}\cdot\text{min}^{-1}). Dans le cas habituel d'une phase liquide incompressible sans accumulation globale, D_{\text{e}} = D_{\text{s}} = D_v ;
le temps de passage (ou temps de séjour moyen) \tau :
\boxed{\tau = \frac{V}{D_v}}les concentrations des espèces : concentrations à l'entrée notées c_{i,\text{e}}, et concentration uniforme dans la cuve c_i. En raison de l'agitation parfaite, la concentration dans le flux de sortie est identique à celle régnant au sein du réacteur :
\boxed{c_{i,\text{s}} = c_i}- la vitesse volumique de réaction v, qui est uniforme dans tout le réacteur car évaluée aux concentrations de sortie c_i.
Résultat
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : temps de passage, bilan de matière
Après avoir rappelé l'expression du temps de passage dans le cadre d'un réacteur ouvert parfaitement agité, établir l'expression de la vitesse volumique de réaction en fonction de la concentration en iodobenzène en entrée , de la concentration en iodobenzène en sortie et du temps de passage.
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- Rappeler la définition du temps de passage \tau à partir du volume réactionnel et du débit volumique.
- Effectuer un bilan molaire stationnaire sur l'iodobenzène dans le réacteur ouvert parfaitement agité (ROPA).
- Relier le taux de consommation chimique à la vitesse volumique de réaction v pour exprimer v en fonction de c_{\mathrm{S},e}, c_{\mathrm{S},s} et \tau.
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Définition \tau = V/D_v et bilan molaire stationnaire D_v c_{\mathrm{S},e} - D_v c_{\mathrm{S},s} - v V = 0 \implies v = (c_{\mathrm{S},e} - c_{\mathrm{S},s})/\tau.
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Le temps de passage \tau (ou temps de séjour moyen) dans un réacteur continu est défini par le rapport entre le volume utile (réactionnel) V du réacteur et le débit volumique D_v traversant le système (constant pour un liquide incompressible) :
Effectuons le bilan de matière sur l'iodobenzène \mathrm{S} dans le volume de contrôle V du réacteur en régime permanent (stationnaire) :
où :
- F_{\mathrm{S},e} = D_v c_{\mathrm{S},e} est le flux molaire d'iodobenzène à l'entrée ;
- F_{\mathrm{S},s} = D_v c_{\mathrm{S},s} est le flux molaire d'iodobenzène à la sortie ;
- R_{\mathrm{S}} est la vitesse de transformation molaire par réaction chimique dans le volume V.
D'après l'équation de la réaction (établie à la question Q2), le coefficient stœchiométrique de l'iodobenzène est \nu_{\mathrm{S}} = -1. Le réacteur étant parfaitement agité, la composition est uniforme dans l'ensemble de la cuve et égale à la composition de sortie, de sorte que la vitesse volumique de réaction v est spatiellement uniforme :
L'équation de bilan s'écrit alors :
soit :
En introduisant l'expression du temps de passage \tau = V/D_v, on obtient :
Résultat
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : réacteur parfaitement agité, taux de conversion
En utilisant les résultats des questions (5) et (7), en déduire l'expression du rendement en fonction de la constante de vitesse et du temps de passage .
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- Exploiter le modèle du réacteur ouvert parfaitement agité (ROPA) : la concentration en iodobenzène dans l'ensemble du volume réactionnel est uniforme et égale à la concentration de sortie, soit c_{\mathrm{S}} = c_{\mathrm{S},s}.
- Égaler l'expression de la vitesse volumique issue du bilan de matière (question 7) à la loi cinétique d'ordre 1 (question 5) pour relier c_{\mathrm{S},s} à c_{\mathrm{S},e}, puis exprimer le rendement X.
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Égalisation des expressions de la vitesse k c_{\mathrm{S},s} = (c_{\mathrm{S},e} - c_{\mathrm{S},s})/\tau menant à X = \frac{k\tau}{1 + k\tau}.
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Dans un réacteur ouvert parfaitement agité en régime stationnaire, le mélange parfait implique que la concentration au sein de tout le réacteur est uniforme et égale à la concentration du flux de sortie :
D'après la question 5, la loi de vitesse volumique s'écrit donc :
Par ailleurs, le bilan de matière établi à la question 7 donne :
En égalant ces deux expressions de la vitesse volumique v, il vient :
Le rapport des concentrations vaut ainsi :
Par définition du taux de conversion (ou rendement) X, on obtient :
soit finalement :
Résultat
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
Notions : temps de passage, réacteur ouvert
Estimer alors le temps de passage minimum pour avoir un rendement de 90
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Résolution pour X = 0{,}90 : \tau_{\min} = 9/k, puis calcul numérique à partir de la valeur de k.
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D'après la relation établie à la question Q8, le rendement X s'exprime en fonction de la constante de vitesse k et du temps de passage \tau par :
Pour atteindre un rendement donné X, le temps de passage minimal nécessaire est :
Pour un rendement cible X = 0{,}90 (soit 90\,\%) :
En utilisant la valeur de la constante de vitesse déterminée à la question Q5, k = 0{,}0219\text{ min}^{-1} :
Conformément à la consigne générale prescrivant d'exprimer les résultats numériques avec un seul chiffre significatif :
Résultat
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Exploitation de document
Notions : réacteur ouvert, taux de conversion
Montrer que les résultats obtenus en Figure (15) sont cohérents avec les résultats de la question (9).
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- Calculer le temps de passage \tau = V/D_v pour chacune des deux phases de fonctionnement du réacteur ouvert (D_{v,1} = 0{,}2\text{ mL}\cdot\text{min}^{-1} puis D_{v,2} = 0{,}1\text{ mL}\cdot\text{min}^{-1}).
- Comparer ces valeurs au temps de passage minimal \tau_{90\,\%} \approx 410\text{ min} \approx 7\text{ h} déterminé à la question 9 et calculer les rendements théoriques attendus.
- Confronter ces prédictions aux paliers stationnaires de rendement observés sur la figure 15.
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Comparaison de la courbe expérimentale de conversion en fonction de \tau avec la valeur calculée à 90\,\%.
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D'après la question 9, le temps de passage minimal pour obtenir un rendement supérieur à 90\,\% est :
Calculons les temps de passage et les rendements stationnaires théoriques X = \frac{k\tau}{1+k\tau} (établi à la question 8) pour les deux débits appliqués avec un volume réactionnel V = 60\text{ mL} :
Première phase (t < 75\text{ h}), pour D_{v,1} = 0{,}2\text{ mL}\cdot\text{min}^{-1} :
\begin{aligned} \tau_1 &= \frac{V}{D_{v,1}} = \frac{60\text{ mL}}{0{,}2\text{ mL}\cdot\text{min}^{-1}} = 300\text{ min} = 5\text{ h} \\ k\tau_1 &= 0{,}0219\text{ min}^{-1} \times 300\text{ min} \approx 6{,}57 \\ X_1 &= \frac{6{,}57}{1 + 6{,}57} \approx 87\,\% \end{aligned}Comme \tau_1 = 5\text{ h} < \tau_{90\,\%}, le rendement à l'état stationnaire ne peut pas atteindre 90\,\%. Sur la figure 15, on observe effectivement que le rendement se stabilise vers 87\text{--}88\,\%.
Seconde phase (t > 75\text{ h}), pour D_{v,2} = 0{,}1\text{ mL}\cdot\text{min}^{-1} :
\begin{aligned} \tau_2 &= \frac{V}{D_{v,2}} = \frac{60\text{ mL}}{0{,}1\text{ mL}\cdot\text{min}^{-1}} = 600\text{ min} = 10\text{ h} \\ k\tau_2 &= 0{,}0219\text{ min}^{-1} \times 600\text{ min} \approx 13{,}1 \\ X_2 &= \frac{13{,}1}{1 + 13{,}1} \approx 93\,\% \end{aligned}On a ici \tau_2 = 10\text{ h} > \tau_{90\,\%}. Sur la figure 15, après le régime transitoire consécutif au changement de débit, le rendement mesuré dépasse bien le seuil de 90\,\% pour atteindre un nouveau palier autour de 94\text{--}95\,\% (en très bon accord avec la courbe théorique tracée à 93\,\%, aux incertitudes expérimentales près).
Les résultats expérimentaux de la figure 15 confirment donc pleinement la valeur seuil calculée à la question 9.
Résultat
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : masse molaire, filtration membranaire
En estimant la masse molaire des réactifs, du produit de la réaction, dont les formules topologiques ont été données en question (2), ainsi que la masse molaire des deux complexes représentés sur la Figure (18), montrer que la membrane laisse passer les réactifs et les produits tout en gardant les complexes de palladium à l'intérieur du réacteur.
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- Calculer ou estimer la masse molaire des réactifs et des produits identifiés à la question 2 à partir des masses molaires atomiques fournies en annexe.
- Estimer la masse molaire des complexes catalytiques A et B représentés sur la figure 18 en décomposant leurs constituants (palladium, ligand dppp, fragments organiques).
- Confronter ces valeurs à la courbe de taux d'exclusion en fonction de la masse molaire (figure 17) pour conclure sur la sélectivité de la membrane.
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Les réactifs et produits ont des masses M < 200\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, bien inférieures au seuil de coupure, alors que les complexes de palladium poly-ligaturés le dépassent.
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1. Masses molaires des réactifs et des produits : D'après les formules établies à la question 2 :
Iodobenzène (\mathrm{C_6H_5I}) :
M(\mathrm{PhI}) = 6 \times 12 + 5 \times 1 + 127 = 204\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \approx 2 \times 10^2\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}Acrylate de méthyle (\mathrm{C_4H_6O_2}) :
M(\text{acrylate}) = 4 \times 12 + 6 \times 1 + 2 \times 16 = 86\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \approx 9 \times 10^1\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}Triéthylamine (\mathrm{C_6H_{15}N}) :
M(\mathrm{Et_3N}) = 6 \times 12 + 15 \times 1 + 14 = 101\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \approx 1 \times 10^2\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}Produit de couplage ((E)-cinnamate de méthyle, \mathrm{C_{10}H_{10}O_2}) :
M(\text{produit}) = 10 \times 12 + 10 \times 1 + 2 \times 16 = 162\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \approx 2 \times 10^2\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}Sous-produit ionique (\mathrm{[Et_3NH]^+I^-}) :
M(\text{sel}) = 101 + 1 + 127 = 229\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \approx 2 \times 10^2\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}
L'ensemble des réactifs et des produits présente donc une masse molaire vérifiant :
2. Masses molaires des complexes de palladium (figure 18) : Le ligand diphosphine utilisé est le 1,3-bis(diphénylphosphino)propane (dppp) de formule brute \mathrm{C_{27}H_{26}P_2} :
Complexe A : constitué au minimum d'un atome de palladium (M(\mathrm{Pd}) = 106\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}) coordiné par le ligand dppp :
M(\text{Complexe A}) \ge M(\mathrm{Pd}) + M(\text{dppp}) = 106 + 412 = 518\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \approx 5 \times 10^2\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}(S'il s'agit du complexe bis-chélate \mathrm{Pd(dppp)_2}, sa masse atteint M \approx 930\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}).
Complexe B : intermédiaire du cycle catalytique comportant le palladium, le ligand dppp et les fragments organiques insérés (groupement phényle et acrylate) :
M(\text{Complexe B}) \approx M(\mathrm{Pd}) + M(\text{dppp}) + M(\mathrm{C_6H_5}) + M(\text{acrylate}) \approx 106 + 412 + 77 + 86 \approx 681\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \approx 7 \times 10^2\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}
Ainsi, les complexes de palladium possèdent tous une masse molaire :
3. Analyse du taux d'exclusion de la membrane (figure 17) : D'après la figure 17 :
- Pour M \le 200\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, le taux d'exclusion est très faible (extrapolé à moins de 20\text{--}30\,\%, tendant vers 0\,\% pour les petites molécules comme l'acrylate de méthyle) : la membrane laisse donc librement passer les réactifs et les produits.
- Pour M \ge 500\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, le taux d'exclusion atteint un plateau situé entre 95\,\% et 100\,\% : la membrane retient donc quasi-intégralement les complexes de palladium à l'intérieur du réacteur.
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : règle de klechkowski, configuration électronique
La configuration électronique de valence expérimentale du palladium à l'état fondamental est . Comparer à la configuration électronique fondamentale attendue selon la règle de Klechkowski.
Voir la réponse courteRéponse courte
Klechkowski prévoit [\mathrm{Kr}]\,4\mathrm{d}^8\,5\mathrm{s}^2, alors que l'expérience donne [\mathrm{Kr}]\,4\mathrm{d}^{10} en raison de la stabilité accrue de la sous-couche d saturée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les données fournies en annexe, le numéro atomique du palladium est Z = 46.
Le gaz noble précédant immédiatement le palladium est le krypton, de numéro atomique Z = 36 :
Il reste donc 46 - 36 = 10 électrons de valence à placer.
Selon la règle de Klechkowski, les sous-couches sont remplies par ordre croissant de n + \ell, puis par ordre de n croissant en cas d'égalité :
- pour l'orbitale 5\mathrm{s} : n + \ell = 5 + 0 = 5 ;
- pour l'orbitale 4\mathrm{d} : n + \ell = 4 + 2 = 6.
L'orbitale 5\mathrm{s} se remplissant avant la sous-couche 4\mathrm{d}, la règle de Klechkowski prévoit d'y placer deux électrons, puis d'attribuer les huit électrons restants à la sous-couche 4\mathrm{d}.
La configuration électronique attendue selon Klechkowski est donc :
soit une configuration de valence attendue 4\mathrm{d}^8\, 5\mathrm{s}^2.
Comparaison avec l'expérience : La configuration électronique réelle à l'état fondamental est :
Le palladium présente donc une exception (anomalie de remplissage) à la règle de Klechkowski : les deux électrons attendus sur la sous-couche 5\mathrm{s} sont transférés sur la sous-couche 4\mathrm{d}.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : spectroscopie uv-visible, transition électronique
Identifier le type de transition observée lors de l'étude spectroscopique et indiquer le domaine du spectre électromagnétique correspondant.
Voir la réponse courteRéponse courte
Transition électronique de transfert de charge ligand-métal ou transition d-d, située dans le domaine ultra-violet ou visible.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, la technique utilisée est la spectroscopie d'émission atomique (ICP-AES) et la transition étudiée s'écrit :
Type de transition : Un électron passe d'une orbitale atomique 5\mathrm{p} de plus haute énergie à une orbitale atomique 5\mathrm{s} de plus basse énergie en émettant un photon d'énergie correspondante : il s'agit d'une transition électronique atomique d'émission (désexcitation radiative).
\boxed{\text{Transition électronique atomique d'émission (désexcitation radiative)}}Domaine du spectre électromagnétique : Les longueurs d'onde des photons émis valent :
\lambda_1 = 340{,}458\text{ nm} \quad \text{et} \quad \lambda_2 = 363{,}470\text{ nm}Le domaine de la lumière visible étant conventionnellement compris entre 380\text{--}400\text{ nm} et 750\text{--}800\text{ nm}, ces longueurs d'onde (\lambda < 380\text{ nm}) se situent dans le domaine des ultraviolets (plus précisément dans le proche UV ou UV-A).
\boxed{\text{Domaine des ultraviolets (UV)}}
Résultat
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
Notions : turn over number, catalyse
Estimer, en faisant des approximations que l'on explicitera, le TON pour le réacteur ouvert et pour le réacteur fermé.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition générale du Turn Over Number (TON) comme le rapport entre la quantité de matière de produit formé et la quantité de matière de catalyseur consommé.
- Pour le réacteur fermé, calculer directement le TON sur un cycle (le catalyseur étant renouvelé à chaque cycle).
- Pour le réacteur ouvert, expliciter les approximations pertinentes (régime permanent établi sur une durée longue permettant de négliger la charge initiale devant l'appoint continu, ou raisonnement en flux) et calculer le TON correspondant.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du rapport \text{mol de produit}/\text{mol de catalyseur} : le réacteur ouvert permet un recyclage continu et atteint un TON bien supérieur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le Turn Over Number (TON) est défini par :
1. Réacteur fermé : Pour chaque cycle dans le réacteur de volume V = 1\text{ L} :
Le taux de conversion est total (X = 100\,\% = 1), d'où :
n(\text{produit}) = c_{\mathrm{S},0} V = 0{,}6\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \times 1\text{ L} = 0{,}6\text{ mol}La quantité de catalyseur introduite est :
n(\text{cat}) = c_{\text{cat}} V = 2\times 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \times 1\text{ L} = 2\times 10^{-4}\text{ mol}
Le catalyseur étant renouvelé à chaque fournée (non recyclé), le TON est identique par cycle ou sur un nombre quelconque de cycles :
2. Réacteur ouvert : Formulons les approximations suivantes :
- Le système fonctionne en régime permanent sur une durée suffisamment longue pour que la charge initiale de catalyseur (n_{\text{cat,0}} = c_{\text{cat,0}}V = 2\times 10^{-4}\text{ mol}) soit négligeable devant la quantité totale de catalyseur apportée en continu pour compenser les fuites à travers la membrane (on raisonne alors directement sur le rapport des flux molaires).
- La conversion moyenne de 98\,\% peut être assimilée à 1 (X \approx 1).
Sur une durée de fonctionnement t, le volume traité est V(t) = D_v t.
Quantité de produit formée :
n(\text{produit}) = X \, c_{\mathrm{S},e} \, D_v tQuantité de catalyseur consommée (appoint dans l'alimentation pour compenser la perte de 10\,\%) :
n(\text{cat}) = c_{\text{cat},e} \, D_v t
Le TON en réacteur ouvert s'écrit alors :
Avec X = 0{,}98 \approx 1, c_{\mathrm{S},e} = 0{,}6\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et c_{\text{cat},e} = 2\times 10^{-5}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :
Avec un chiffre significatif :
Résultat
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
Notions : productivité volumique, procédé continu
Estimer, en faisant des approximations que l'on explicitera, la productivité (exprimée par rapport au produit de la réaction en ) pour le réacteur fermé et le réacteur ouvert.
Voir la stratégieStratégie
- Définir la productivité volumique horaire P comme la quantité de matière de produit formé par unité de volume réactionnel et par unité de temps (\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{h}^{-1}).
- Pour le réacteur fermé, calculer la quantité formée par cycle ramenée au temps total d'un cycle (durée de réaction plus temps morts d'entretien et de manutention).
- Pour le réacteur ouvert, négliger la phase transitoire de démarrage pour évaluer le flux de matière produit en régime stationnaire rapporté au volume de la cuve.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la productivité horaire par unité de volume pour chaque réacteur à partir des débits et temps de cycle.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La productivité volumique horaire P correspond à la quantité de matière de produit d'intérêt obtenue par unité de volume de réacteur et par unité de temps :
1. Réacteur fermé On formule les approximations suivantes :
- La conversion est totale (X = 100\,\%) à chaque cycle ;
- Aucune perte de matière n'a lieu lors de la vidange, du nettoyage ou du remplissage ;
La durée totale d'un cycle comprend le temps de réaction (5\text{ h}) et le temps d'indisponibilité (2\text{ h}), soit :
t_{\text{cycle}} = 5\text{ h} + 2\text{ h} = 7\text{ h}(ce qui correspond bien à \frac{24\text{ h}}{7\text{ h}} \approx 3{,}43\text{ cycles/jour}).
Par cycle, pour un volume V = 1\text{ L}, la quantité de produit formée est :
La productivité horaire s'écrit donc :
Avec un chiffre significatif :
2. Réacteur ouvert On formule les approximations suivantes :
- Le réacteur fonctionne en régime continu stationnaire sur une longue durée, ce qui permet de négliger la phase transitoire initiale d'établissement du régime ;
- La conversion reste constante et égale à sa valeur moyenne X = 98\,\% = 0{,}98.
Le débit volumique D_v s'exprime en \text{L}\cdot\text{h}^{-1} :
En régime stationnaire, le débit molaire de produit sortant est :
La productivité volumique horaire est donc :
Avec un chiffre significatif :
Résultat
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Notions : procédé continu, procédé discontinu
Comparer alors les avantages et les inconvénients des deux réacteurs.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le réacteur ouvert maximise l'utilisation du catalyseur coûteux et la productivité, mais nécessite un contrôle fin de l'encrassement membranaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À la lumière des résultats obtenus aux questions précédentes, on peut dresser un bilan comparatif des deux dispositifs :
Réacteur fermé (batch) :
Avantages :
- Productivité volumique légèrement plus élevée (P_{\text{fermé}} \approx 9\times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{h}^{-1} contre 6\times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{h}^{-1}) et conversion complète (100\,\%) ;
- Simplicité technologique et faible investissement matériel (verrerie standard, travail à pression atmosphérique, pas de membrane) ;
- Grande flexibilité d'utilisation (changement aisé de réactifs ou de gamme de production).
Inconvénients :
- Consommation importante de palladium (\text{TON} \approx 3\times 10^3), métal noble particulièrement onéreux et polluant ;
- Présence de temps morts improductifs (2 heures de vidange, nettoyage et remplissage par cycle de 7 heures, soit environ 29\,\% du temps total) ;
- Nécessite une étape ultérieure coûteuse de séparation et de purification pour éliminer les traces de palladium du produit fini.
Réacteur ouvert à membrane de nanofiltration (continu) :
Avantages :
- Efficacité catalytique considérablement accrue (\text{TON} \approx 3\times 10^4, soit un facteur 10 d'amélioration), ce qui réduit drastiquement les coûts en catalyseur et l'empreinte environnementale ;
- Fonctionnement continu en régime stationnaire, facilement automatisable, sans phases transitoires de vidange ou nettoyage quotidien ;
- Rétention efficace du palladium dans le réacteur (> 95\,\%), limitant fortement la contamination du produit de sortie par le métal lourd.
Inconvénients :
- Complexité instrumentale et coût d'installation élevé (module membranaire, travail sous haute pression à 30\text{ bar} et 80\,^\circ\text{C}, gestion des fuites) ;
- Risque de colmatage ou de vieillissement de la membrane nécessitant un remplacement périodique ;
- Productivité volumique et taux de conversion (98\,\%) légèrement inférieurs en raison du fonctionnement à la concentration de sortie, caractéristique du réacteur agité continu.
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