Corrigé détaillé ENS Physique Chimie L PC 2020 (page 2/4 : Physique (questions 19 à 33))
Ondes transverses sur une corde sous tension et cinétique en convection forcée
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- Faisable en PCSI : 19 questions sur 64, partie Physique.1.1
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Partie Physique : Ondes transverses le long d'une corde sous tension (suite)
2 · Propagation d'ondes transverses le long d'une corde pendante
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : approximation des petits mouvements, onde sur une corde
Nous nous placerons toujours dans l'approximation des "faibles perturbations". Préciser comment cette hypothèse contraint les caractéristiques de l'onde représentée sur la figure (6).
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Exprimer que l'amplitude de l'onde reste très inférieure à son extension spatiale, ce qui garantit une pente locale de la corde très petite devant l'unité.
Intégrer l'équation différentielle \mathrm{d}^2 c_m/\mathrm{d}z^2 = 0 en appliquant les conditions aux limites aux interfaces de la membrane polymère.
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- Exprimer géométriquement l'angle d'inclinaison local de la corde par rapport à sa position d'équilibre verticale en fonction de la dérivée spatiale de la perturbation h(z,t).
- Estimer l'ordre de grandeur de cette pente à l'aide des grandeurs caractéristiques (a,\lambda) de l'onde pour en déduire la contrainte correspondante.
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L'angle du fil avec la verticale reste très faible, ce qui impose pour l'amplitude et la longueur d'onde : a \ll \lambda.
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L'angle \theta(z,t) que fait la tangente à la corde avec la verticale (axe Oz) vérifie :
L'approximation des « faibles perturbations » signifie que la corde s'écarte très peu de sa position d'équilibre verticale, ce qui impose que l'angle \theta reste partout petit devant 1 radian :
Or, l'ordre de grandeur de la dérivée spatiale d'une perturbation d'amplitude a et d'extension spatiale caractéristique \lambda est donné par :
Cette hypothèse impose donc que l'amplitude transverse soit très petite devant l'extension spatiale de l'onde :
On a également implicitement a \ll L (déplacement transverse très faible devant la longueur totale de la corde).
Résultat
Question 20
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : tension d'un fil, équilibre mécanique
Nous notons la force que fait subir la partie de corde à la partie , au point . Exprimer la tension lorsque la corde est au repos. Sous l'hypothèse adoptée des faibles perturbations nous considérerons que cette expression algébrique reste valable hors de l'état de repos de la corde.
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Écrire l'équilibre statique de la partie de corde située en dessous de la cote z soumise uniquement à son propre poids.
Exploiter la linéarité du profil de concentration dans la membrane pour déduire l'uniformité du gradient de concentration et exprimer le courant faradique.
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Pour déterminer la tension T(z) à l'altitude z à l'équilibre statique :
- On isole le tronçon inférieur de corde [0, z] dont l'extrémité inférieure en z=0 est libre (force de contact nulle).
- On applique la condition d'équilibre mécanique dans le référentiel d'étude galiléen.
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La tension compense le poids de la partie inférieure pendante : T(z) = \mu g z (avec z mesuré depuis l'extrémité libre).
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Considérons le système constitué de la portion de corde comprise entre l'extrémité libre (z = 0) et la cote z, soit le tronçon [0, z], au repos dans le référentiel galiléen \mathcal{R}(O, x, y, z).
Ce tronçon de longueur z et de masse m(z) = \mu z est soumis à deux actions mécaniques extérieures :
son poids :
\vec{P} = m(z)\vec{g} = -\mu g z\,\vec{u}_zl'action de contact exercée en M(z) par la partie supérieure [z, L] sur la partie [0, z] :
\vec{T}(z) = T(z)\,\vec{u}_z
L'extrémité z = 0 étant libre, aucune force ne s'y applique.
À l'équilibre, le principe fondamental de la statique donne :
En projetant sur l'axe vertical ascendant \vec{u}_z, il vient :
d'où l'expression de la tension :
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : corde vibrante, équation de d'alembert
Établir l'équation différentielle vérifiée par la fonction . Vérifier qu'elle prend la forme :
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Appliquer le principe fondamental de la dynamique à un élément de corde \mathrm{d}z projeté selon la direction transverse (\mathrm{O}y) en développant la force de tension à l'ordre un.
Faire tendre la concentration à la surface du métal vers zéro à fort potentiel anodique et faire apparaître la somme des résistances au transfert de matière.
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- Isoler un tronçon élémentaire de corde de longueur \mathrm{d}z compris entre z et z+\mathrm{d}z dans le référentiel d'étude supposé galiléen.
- Exprimer le vecteur unitaire tangent \vec{\tau}(z,t) au premier ordre en \partial h/\partial z grâce à l'approximation des faibles perturbations.
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à ce tronçon et projeter sur l'axe transverse (Oy) pour obtenir l'équation de propagation.
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PFD transversal sur \mathrm{d}z : \mu\,\mathrm{d}z\,\frac{\partial^2 h}{\partial t^2} = T(z+\mathrm{d}z)\frac{\partial h}{\partial z}(z+\mathrm{d}z) - T(z)\frac{\partial h}{\partial z}(z), d'où l'équation d'onde inhomogène.
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On étudie un élément de corde compris entre les cotes z et z+\mathrm{d}z, de masse \mathrm{d}m = \mu\,\mathrm{d}z, dans le référentiel du laboratoire \mathcal{R}(O,x,y,z) supposé galiléen.
D'après la figure (6), le déplacement transverse est orienté selon l'axe (Oy), de sorte que la position d'un point de la corde s'écrit :
Le vecteur tangent unitaire \vec{\tau}(z,t) orienté dans le sens des z croissants s'exprime, au premier ordre en \partial h/\partial z (approximation des faibles perturbations établie à la question Q19) :
L'élément de corde est soumis aux actions mécaniques suivantes :
- la force exercée par la partie supérieure [z+\mathrm{d}z, L] en z+\mathrm{d}z : \vec{T}(z+\mathrm{d}z, t) = T(z+\mathrm{d}z)\,\vec{\tau}(z+\mathrm{d}z, t) ;
- la force exercée par la partie inférieure [0, z] en z (par le principe des actions réciproques) : -\vec{T}(z, t) = -T(z)\,\vec{\tau}(z, t) ;
- son poids : \mathrm{d}\vec{P} = -\mu g\,\mathrm{d}z\,\vec{u}_z.
L'accélération du tronçon est purement transverse au premier ordre :
En appliquant le principe fondamental de la dynamique à l'élément de corde :
En projection sur l'axe transverse (Oy) :
En simplifiant par \mathrm{d}z, on obtient l'équation différentielle vérifiée par h(z,t) :
Résultat
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : approximation wkb, corde vibrante
Établir à quelle condition il devient acceptable d'écrire cette équation sous la forme approximative :
Nous adoptons dès lors cette forme approchée, sur toute la longueur de la corde.
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Développer la dérivée du produit et comparer l'ordre de grandeur du terme convectif (\mathrm{d}T/\mathrm{d}z)(\partial h/\partial z) au terme de courbure T\,\partial^2 h/\partial z^2.
Vérifier l'allure des vagues voltampérométriques et la croissance du courant de palier avec la vitesse angulaire de rotation du disque.
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- Développer la dérivée du produit figurant au second membre de l'équation (9) établie en Q21.
- Exprimer \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} à l'aide de l'expression T(z) = \mu g z établie en Q20.
- Évaluer l'ordre de grandeur de chaque terme à l'aide de l'extension spatiale \lambda de la perturbation et en déduire la condition de validité de l'approximation.
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La simplification néglige \frac{\partial T}{\partial z}\frac{\partial h}{\partial z} devant T\frac{\partial^2 h}{\partial z^2}, ce qui requiert \lambda \ll z (longueur d'onde petite devant l'échelle de variation de tension).
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Développons le membre de droite de l'équation (9) :
D'après la question Q20, la tension s'écrit T(z) = \mu g z, d'où :
L'équation différentielle s'écrit donc exactement :
Pour obtenir l'équation approchée (10), il convient de négliger le second terme par rapport au premier :
La perturbation h(z,t) ayant pour amplitude caractéristique a et pour échelle spatiale caractéristique de variation \lambda, les ordres de grandeur des dérivées spatiales sont :
La condition de prépondérance s'écrit ainsi :
ce qui se simplifie en :
À l'échelle de la corde entière de longueur L, cette condition requiert au minimum :
avec la restriction de ne pas être trop proche de l'extrémité libre (z \to 0), où la tension s'annule.
Résultat
Question 23
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
Notions : corde vibrante, changement de variable
Établir l'équation aux dérivées partielles verifiée par la fonction .
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Effectuer avec soin le changement de variable Z = \sqrt{z/L} dans les dérivées spatiales en utilisant la règle de dérivation des fonctions composées.
Exprimer le courant de diffusion en fonction de \omega via l'épaisseur de Levich \delta_i \propto \omega^{-1/2} pour justifier la dépendance affine de 1/I_{\mathrm{lim}} en \omega^{-1/2}.
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- Exprimer les dérivées partielles spatiales de h(z,t) par rapport à z en fonction de celles de H(Z,t) par rapport à Z, en appliquant la règle de dérivation en chaîne avec Z = \sqrt{z/L}.
- Réinjecter ces expressions dans l'équation d'onde approchée adoptée à la fin de la question précédente (équation (10)), avec T(z) = \mu g z.
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Règle de dérivation en chaîne avec Z = 2\sqrt{z/g} pour transformer les dérivées spatiales en dérivées par rapport à Z.
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D'après l'énoncé, nous adoptons l'équation d'onde approchée (10) avec la tension au repos T(z) = \mu g z (établie à la question 20) :
Le changement de variable spatiale est défini par :
La fonction H(Z,t) = h(z,t) vérifie, pour les dérivées temporelles :
Pour les dérivées spatiales, la dérivation des fonctions composées donne :
Or :
D'où l'expression de la dérivée première :
Dérivons une seconde fois par rapport à z :
En injectant ces résultats dans l'équation d'onde approchée et sachant que z = LZ^2 :
On obtient finalement l'équation aux dérivées partielles vérifiée par H(Z,t) :
Résultat
Question 24
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation de d'alembert, célérité
En considérant une perturbation d'éléments caractéristiques (se reporter à la figure (6)), définir à quelle condition cette équation peut s'écrire approximativement sous la forme :
On précisera l'expression de la constante (que l'on choisira positive). C'est cette forme approchée que nous utiliserons dans la suite.
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Comparer l'ordre de grandeur des deux termes spatiaux obtenus et déterminer le domaine de validité où le terme d'ordre un devient négligeable.
Relever l'ordonnée à l'origine de la droite de Koutecky-Levich de la figure 20 pour en déduire la valeur du courant limite propre à la membrane I_m.
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- Partir de l'équation aux dérivées partielles établie à la question précédente reliant \frac{\partial^2 H}{\partial t^2} à \frac{\partial^2 H}{\partial Z^2} et \frac{\partial H}{\partial Z}.
- Évaluer les ordres de grandeur respectifs des deux termes spatiaux à l'aide des paramètres caractéristiques de la perturbation (a, \lambda) pour déterminer la condition sous laquelle le terme d'ordre un est négligeable devant le terme d'ordre deux.
- Identifier par identification directe la constante c_0 et vérifier son homogénéité.
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Négliger le terme résiduel en dérivée première impose Z \gg \lambda_Z, et identifie la célérité constante c_0 = 1.
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D'après le résultat de la question 23, la fonction H(Z,t) vérifie l'équation aux dérivées partielles exacte issue du modèle approché (10) :
Pour que cette équation se réduise à la forme de l'équation (12), il faut pouvoir négliger le terme en dérivée première d'espace devant le terme en dérivée seconde :
Estimons l'ordre de grandeur de ces termes à l'aide des caractéristiques (a,\lambda) de la perturbation dans l'espace réel (z,t). La dérivée d'espace par rapport à z est associée à l'échelle caractéristique \lambda :
En utilisant la relation entre dérivées établie à la question 23 :
Le rapport du terme d'ordre un au terme d'ordre deux dominant vaut ainsi :
Ce terme est donc négligeable dès lors que :
Dans l'espace des variables adimensionnées (Z,t), en notant \Lambda \sim \frac{\lambda}{2\sqrt{zL}} l'extension spatiale de la perturbation le long de l'axe Z, cette condition s'écrit de manière équivalente :
Sous cette condition, l'équation se simplifie en :
Par identification avec l'équation (12) :
On obtient, en choisissant c_0 > 0 :
Résultat
Question 25
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Application numérique
Notions : célérité, onde mécanique
Nous nommons la constante "simili célérité" des ondes, dans le nouvel espace . Calculer sa valeur dans le cas où et .
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Effectuer l'application numérique de l'expression théorique c_0 = \frac{1}{2}\sqrt{g/L} avec un chiffre significatif.
Démontrer que le courant de diffusion et le courant de membrane sont tous deux strictement proportionnels à la concentration dans le cœur de la solution à vitesse de rotation fixée.
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Calcul immédiat de la simili-célérité dans l'espace (Z,t) selon l'expression obtenue, d'ordre c_0 \approx 1.
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D'après le résultat établi à la question 24, la simili-célérité c_0 s'exprime par :
Avec les données de l'énoncé :
- g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
- L = 1\text{ m}.
L'application numérique donne :
En respectant la consigne générale de l'épreuve prescrivant de donner les résultats numériques avec un seul chiffre significatif (tout en conservant la valeur non arrondie pour les exploitations ultérieures) :
Résultat
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Notions : longueur d'onde, paquet d'ondes
Exprimer, en fonction de , et , l'extension spatiale caractéristique de cette perturbation (dans l'espace ). Vérifier que .
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Relier la durée de l'impulsion \tau à l'extension spatiale adimensionnée dans l'espace Z, puis revenir à l'espace physique via z = L Z^2.
Justifier que le potentiel imposé correspond au palier de diffusion, que les faibles ajouts minimisent la dilution et que la vitesse de rotation assure un régime laminaire bien défini.
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- Relier la durée caractéristique \tau du paquet d'ondes à son extension spatiale \lambda via la célérité des ondes.
- Exprimer cette célérité caractéristique en fonction de c_0 et L, soit à partir de la célérité physique c(z) = \sqrt{gz}, soit par différentiation de la variable d'espace Z = \sqrt{z/L}.
- Conclure sur la condition \lambda \ll L grâce à l'hypothèse de l'énoncé c_0\tau \ll 1.
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Relation entre les grandeurs caractéristiques \lambda \sim c(z)\tau = \sqrt{gz}\tau, vérifiant bien \lambda \ll L pour les petites durées \tau.
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La perturbation temporelle injectée en z_0 possède une durée caractéristique \tau.
1. Expression de l'extension spatiale caractéristique \lambda :
Approche par la célérité physique : la célérité locale des ondes transverses le long de la corde est donnée par :
c(z) = \sqrt{\frac{T(z)}{\mu}} = \sqrt{gz}À l'échelle de la corde entière (z \sim L), la célérité caractéristique est c \sim \sqrt{gL}. D'après la relation établie à la question Q24, c_0 = \frac{1}{2}\sqrt{\frac{g}{L}}, soit :
\sqrt{gL} = 2 c_0 LL'extension spatiale caractéristique \lambda associée à un signal de durée \tau s'écrit donc :
\lambda \sim c \tau \sim 2 c_0 L \tauApproche dans l'espace (Z,t) : l'équation de d'Alembert (12) décrit une onde se propageant à la vitesse constante c_0, de sorte que l'extension spatiale caractéristique selon la variable adimensionnée Z vaut :
\Delta Z = c_0 \tauLa relation z = L Z^2 conduit, par différentiation pour un point courant de la corde (Z \sim 1), à :
\lambda = \Delta z \sim 2 L Z \Delta Z \sim 2 c_0 L \tau
À l'ordre de grandeur près (ou au facteur 2 près selon la convention retenue), on a :
2. Vérification de la condition \lambda \ll L : En formant le rapport \lambda / L :
L'énoncé stipulant expressément que c_0 \tau \ll 1, il vient immédiatement :
Résultat
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Notions : onde progressive, onde régressive
Donner les expressions et des fonctions décrivant respectivement les ondes progressive (propagation selon croissant) et régressive (propagation selon décroissant), se propageant le long de la corde, initiées par la perturbation décrite par l'équation (13).
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Écrire les solutions générales de d'Alembert de la forme f(t \mp Z/c_0) et réinjecter l'expression de Z(z) pour obtenir la forme des ondes progressive et régressive.
Écrire l'oxydation de la fonction catéchol en ortho-quinone (perte de 2\,\mathrm{H}^+ et 2\,\mathrm{e}^-), suivie d'une addition nucléophile 1,4 intramoléculaire de l'amine sur l'énone conjuguée.
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- Dans l'espace (Z,t), la fonction H(Z,t) vérifie l'équation de d'Alembert \frac{\partial^2 H}{\partial t^2} = c_0^2 \frac{\partial^2 H}{\partial Z^2}, dont les solutions générales sont des superpositions d'ondes progressives de la forme F(t - Z/c_0) et régressives de la forme G(t + Z/c_0).
La perturbation imposée à la cote z_0, correspondant à Z_0 = \sqrt{z_0/L}, s'écrit H(Z_0,t) = a \exp(-t^2/\tau^2). Elle donne naissance à deux ondes se propageant de part et d'autre de la source :
- pour z \ge z_0 : une onde progressive se propageant vers les z (et Z) croissants,
- pour z \le z_0 : une onde régressive se propageant vers les z (et Z) décroissants.
- On en déduit l'expression de H(Z,t), puis en revenant à la variable d'espace initiale z = L Z^2, les expressions de h^{(+)}(z,t) et h^{(-)}(z,t).
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Expression des solutions sous la forme de d'Alembert F(Z - c_0 t) et G(Z + c_0 t), puis retour à la variable physique z.
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D'après l'équation (12), la perturbation H(Z,t) = h(z,t) vérifie dans l'espace (Z,t) l'équation de d'Alembert classique :
où Z = \sqrt{z/L} et c_0 = \frac{1}{2}\sqrt{\frac{g}{L}}.
À la position de la source z = z_0, soit Z_0 = \sqrt{z_0/L}, le déplacement imposé est donné par l'équation (13) :
1. Onde progressive h^{(+)}(z,t) (propagation vers z croissant) : Pour z \ge z_0 (soit Z \ge Z_0), l'onde se propage dans le sens des Z croissants avec la célérité c_0. Le signal reçu à la position Z à l'instant t a été émis à la position Z_0 à l'instant retardé :
Compte tenu de l'expression de c_0, on a \frac{1}{c_0 \sqrt{L}} = \frac{2}{\sqrt{g}}, d'où :
2. Onde régressive h^{(-)}(z,t) (propagation vers z décroissant) : Pour z \le z_0 (soit Z \le Z_0), l'onde se propage dans le sens des Z décroissants. Le retard de propagation depuis Z_0 s'écrit \Delta t = \frac{Z_0 - Z}{c_0} > 0, de sorte que le temps retardé est :
L'expression de l'onde régressive est donc :
Résultat
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : onde progressive, réflexion d'onde
La figure (7) présente, dans l'espace , l'évolution temporelle expérimentale de la position de chacun des maxima de déplacement d'une corde soumise à une perturbation proche de celle décrite par l'équation (13). Analyser ces résultats.
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Constater la courbure parabolique des trajectoires des fronts d'onde dans le plan (z,t), illustrant l'augmentation de la célérité locale avec l'altitude.
Justifier que l'oxydation de l'acide ascorbique cible sélectivement le motif ènediol pour conduire à un système \alpha-dicarbonylé sans toucher aux alcools de la chaîne latérale.
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Pour analyser la figure (7), identifions méthodiquement les éléments physiques mis en jeu :
- La condition initiale (position d'émission à t = 0) et la séparation en deux composantes contra-propagatives.
- L'allure des trajectoires z_m(t) (non rectilignes) en lien avec la célérité locale c(z) = \sqrt{gz}.
- Les phénomènes aux limites (réflexion en z = L = 1\text{ m} et comportement au voisinage de l'extrémité libre z = 0).
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Les trajectoires z_m(t) sont paraboliques car c(z) \propto \sqrt{z} : l'onde accélère vers le haut et se réfléchit aux extrémités.
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L'analyse de la figure (7) permet de dégager plusieurs caractéristiques fondamentales de la propagation :
Émission et dédoublement de l'onde : À t = 0, la perturbation est créée à une altitude z_0 \approx 0{,}5\text{ m}. Deux maxima distincts se séparent immédiatement :
- une onde progressive se propageant vers le haut (z croissant) ;
- une onde régressive se propageant vers le bas (z décroissant).
Milieu inhomogène et célérité variable : Les trajectoires z_m(t) ne sont pas des droites, ce qui traduit une célérité de propagation locale non uniforme c(z) = \sqrt{\frac{T(z)}{\mu}} = \sqrt{gz} :
- pour l'onde montante, z augmente donc la tension et la célérité augmentent : la pente \frac{\mathrm{d}z_m}{\mathrm{d}t} est croissante (concavité tournée vers le haut) ;
- pour l'onde descendante, z diminue donc la célérité diminue : la vitesse de propagation chute et tend vers zéro à l'approche de l'extrémité libre z = 0, ce qui se traduit par un aplatissement visible de la trajectoire (la pente en valeur absolue décroît).
- Dissymétrie des temps de parcours : L'onde montante met environ \Delta t \approx 0{,}20\text{ s} pour parcourir les 0{,}5\text{ m} la séparant du sommet, tandis que l'onde descendante met près de \Delta t \approx 0{,}37\text{ s} pour parcourir les 0{,}5\text{ m} la séparant du bas. Cela confirme expérimentalement que la vitesse moyenne est nettement plus élevée en haut qu'en bas de la corde.
- Réflexion à l'extrémité supérieure : À t \approx 0{,}20\text{ s}, l'onde montante atteint le point de suspension B (z = L = 1\text{ m}). Elle s'y réfléchit et repart vers le bas. Au cours de cette redescente, sa vitesse diminue progressivement à mesure qu'elle descend vers des zones de plus faible tension, atteignant le bas de la corde vers t \approx 0{,}75\text{ s}.
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : changement de variable, onde mécanique
La figure (8) présente les résultats de la figure (7), transposés dans l'espace . Analyser ces nouvelles évolutions.
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Observer la linéarisation spectaculaire des trajectoires dans le plan transformé (Z,t), confirmant la validité du modèle simplifié à simili-célérité constante.
Constater la superposition des courbes courant-potentiel en présence d'interférent sur électrode modifiée avec celle obtenue en milieu exempt d'interférent.
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Dans l'espace (Z,t), les trajectoires deviennent des droites de pentes opposées \pm c_0, confirmant la similitude avec un milieu homogène.
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L'analyse de la figure (8) montre les évolutions suivantes :
- Linéarité des trajectoires : Contrairement à l'espace (z,t) où les trajectoires étaient courbes en raison d'une célérité dépendant de la hauteur (c(z) = \sqrt{gz}), les points expérimentaux dans l'espace (Z,t) s'alignent remarquablement selon des segments de droite.
Uniformité de la simili-célérité : La pente de ces droites est constante en valeur absolue :
\left| \frac{\mathrm{d}Z_{\mathrm{m}}}{\mathrm{d}t} \right| = c_0 = \text{Cste}Cela confirme la validité de l'équation de d'Alembert approchée (12) établie à la question 24, montrant que dans l'espace (Z,t), la perturbation se propage à la vitesse constante c_0.
Propagation bidirectionnelle et réflexion :
- Une branche montante issue de la source (Z_0 \approx 0{,}71) se propage vers les Z croissants avec une vitesse \frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}t} = +c_0 jusqu'à atteindre l'extrémité attachée Z = 1 (z = L) à t \approx 0{,}20\text{ s}.
- En Z = 1, l'onde subit une réflexion et repart vers le bas (vers les Z décroissants) avec une vitesse opposée \frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}t} = -c_0.
- L'autre onde, issue de la source et se propageant initialement vers le bas, suit également une droite de pente -c_0.
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Exploitation de document
Notions : célérité, exploitation graphique
Déduire de cette figure la valeur expérimentale de la simili célérité définie à la question (25). La comparer à la valeur théorique précédemment calculée.
Voir l'indiceIndice
Mesurer la pente des droites observées sur la figure 8 et confronter cette estimation expérimentale à la valeur calculée à la question 25.
Évoquer les contraintes biomédicales rendant impossible la mise en rotation mécanique rapide d'un capteur rigide directement dans des tissus vivants.
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- Relier la pente des trajectoires rectilignes de la figure (8) à la valeur de la simili-célérité c'_0.
- Mesurer les coordonnées de points caractéristiques bien définis sur l'un des segments de droite pour évaluer numériquement la pente.
- Comparer la valeur expérimentale obtenue à la valeur théorique c_0 = \frac{1}{2}\sqrt{\frac{g}{L}} calculée à la question 25.
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Mesure de la pente des droites dans le diagramme (Z,t) pour obtenir c'_0, en accord quantitatif avec la valeur théorique c_0.
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D'après l'équation de d'Alembert adimensionnée (12) établie à la question 24, les maxima de perturbation se propagent selon les caractéristiques d'équations :
La simili-célérité expérimentale c'_0 s'identifie donc à la valeur absolue de la pente des segments de droite observés sur la figure (8).
Considérons par exemple la branche ascendante initiale (onde progressive vers le haut) :
- À l'instant initial t_1 = 0\text{ s}, le maximum se situe en Z_1 \approx 0{,}70 (ce qui correspond à z_0 \approx 0{,}49\text{ m} \approx 0{,}5\text{ m} sur la figure 7) ;
- Il atteint l'extrémité supérieure Z_2 = 1{,}00 à l'instant t_2 \approx 0{,}20\text{ s}.
On en déduit la valeur expérimentale de la simili-célérité :
Une lecture sur la branche descendante après réflexion donne de même, entre (t = 0{,}21\text{ s} \,;\, Z \approx 0{,}98) et (t = 0{,}70\text{ s} \,;\, Z \approx 0{,}25) :
En respectant la consigne d'un seul chiffre significatif :
Comparaison avec la théorie :
À la question 25, la valeur théorique obtenue était :
L'accord entre la valeur expérimentale (1{,}5\text{ s}^{-1}) et la valeur théorique (1{,}58\text{ s}^{-1}) est remarquable : l'écart relatif est inférieur à 6\,\%, ce qui valide pleinement la modélisation et le changement de variable Z = \sqrt{z/L}.
Résultat
3 · Propagation d'une onde transverse le long d'une corde en défilement
Question 31
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : bilan de quantité de mouvement, système ouvert
Exprimer, dans le cadre du modèle choisi, la somme . Établir ensuite l'égalité . En déduire enfin l'expression de la tension , dans le cas où (cas dans lequel nous nous placerons et qui correspond à la situation expérimentale étudiée).
On s'inspirera ici de la méthode mise en œuvre pour établir des bilans en mécanique des fluides.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de la quantité de mouvement à l'élément de corde situé dans la partie courbe inférieure (BC) en régime stationnaire.
Proposer de remplacer l'aspiration convective par un transport purement diffusif sur micro-électrodes immobiles ou par intégration dans un canal microfluidique passif.
Voir la stratégieStratégie
- Définir un volume de contrôle fixe dans le référentiel galiléen du laboratoire, englobant la portion inférieure en demi-cercle (\mathrm{BC}), et appliquer le bilan de quantité de mouvement (théorème d'Euler en régime stationnaire) en projection sur l'axe vertical (\mathrm{O}z) pour exprimer T_{\mathrm{B}} + T_{\mathrm{C}}.
- Établir T_{\mathrm{B}} = T_{\mathrm{C}} à l'aide d'un bilan de moment cinétique par rapport au centre \mathrm{O} (ou via la projection tangentielle de l'équation du mouvement).
- En déduire T_{\mathrm{B}} puis simplifier sous l'hypothèse v^2 \gg Rg.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan de quantité de mouvement sur la zone de poulie : le flux convectif de quantité de mouvement donne T_{\mathrm{B}} = T_{\mathrm{C}} \approx \mu v^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Expression de la somme T_{\mathrm{B}} + T_{\mathrm{C}}
On considère le volume de contrôle fixe \mathcal{V} délimité par les sections droites en \mathrm{B} et en \mathrm{C}, contenant le demi-cercle (\mathrm{BC}) de la corde au repos spatial (régime stationnaire).
Le débit massique traversant \mathcal{V} est constant et vaut :
En régime permanent, le bilan global de quantité de mouvement s'écrit :
La matière entre en \mathrm{B} avec la vitesse \vec{v}_{\mathrm{e}} = -v\,\vec{u}_z, d'où un flux entrant de quantité de mouvement :
\vec{\Phi}_{P,\mathrm{e}} = D_m \vec{v}_{\mathrm{e}} = -\mu v^2 \vec{u}_zLa matière sort en \mathrm{C} avec la vitesse \vec{v}_{\mathrm{s}} = +v\,\vec{u}_z, d'où un flux sortant :
\vec{\Phi}_{P,\mathrm{s}} = D_m \vec{v}_{\mathrm{s}} = +\mu v^2 \vec{u}_zLe flux net de quantité de mouvement vaut donc :
\vec{\Phi}_{P,\mathrm{s}} - \vec{\Phi}_{P,\mathrm{e}} = 2\mu v^2 \vec{u}_z
Les forces extérieures appliquées à la portion (\mathrm{BC}) sont :
- Les efforts de traction exercés par les brins verticaux supérieurs : \vec{T}_{\mathrm{B}} = T_{\mathrm{B}}\,\vec{u}_z et \vec{T}_{\mathrm{C}} = T_{\mathrm{C}}\,\vec{u}_z ;
- Le poids de la portion de corde, de longueur \pi R et de masse \mu \pi R : \vec{P} = -\mu \pi R g\,\vec{u}_z.
En projetant sur l'axe vertical (\mathrm{O}z) :
2. Égalité T_{\mathrm{B}} = T_{\mathrm{C}}
Effectuons un bilan de moment cinétique en régime stationnaire pour le même volume de contrôle, calculé au point \mathrm{O} (centre du demi-cercle) :
Dans le repère de la figure, \vec{r}_{\mathrm{B}} = R\,\vec{u}_y et \vec{r}_{\mathrm{C}} = -R\,\vec{u}_y :
Le flux net de moment cinétique est donc nul : \vec{\Phi}_{L_{\mathrm{O}},\mathrm{s}} - \vec{\Phi}_{L_{\mathrm{O}},\mathrm{e}} = \vec{0}.
Par symétrie axiale du demi-cercle, son centre de gravité est situé sur (\mathrm{O}z), de sorte que le moment du poids en \mathrm{O} est nul. Le moment des forces extérieures se réduit à celui des tensions :
On en déduit immédiatement :
3. Expression de T_{\mathrm{B}} pour v^2 \gg Rg
En combinant les deux résultats précédents :
Puisque v^2 \gg Rg (avec les données de l'énoncé, v^2 = 100\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2} et Rg = 0{,}25\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2}, soit v^2/(Rg) = 400 \gg 1), le terme de pesanteur est tout à fait négligeable devant le terme d'inertie :
Résultat
Question 32
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
Notions : célérité, effet doppler
L'équation différentielle (10) nous invite à introduire (sous certaines conditions que nous n'étudierons pas) une célérité locale des ondes, dont le carré s'exprime :
où () est l'altitude du point , pour chacun des brins.
Exprimer les célérités correspondantes et en fonction de , et . Préciser quelle signification leur attribuer, dans le contexte particulier de cette partie. Représenter graphiquement la dépendance, avec , de chacun des rapports et . On notera, sur ce graphique, les valeurs particulières qui apparaissent et l'on placera l'horizontale d'ordonnée unitaire.
Voir l'indiceIndice
Composer la célérité des ondes dans le référentiel propre de la corde avec la vitesse d'entraînement du défilement pour définir c^+(z) et c^-(z).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la tension locale T_{\mathrm{M}}(z) le long des brins verticaux en écrivant le bilan des forces à l'équilibre stationnaire, à partir de la valeur en bas de brin T_{\mathrm{B}} = \mu v^2 obtenue à la question Q31.
- En déduire la célérité locale intrinsèque c(z) = \sqrt{T_{\mathrm{M}}/\mu}, puis appliquer la loi de composition galiléenne des vitesses pour obtenir les célérités c^+(z) et c^-(z) mesurées dans le référentiel du laboratoire.
- Tracer les rapports sans dimension c^+/v et c^-/v en fonction de z/L \in [0,1] en faisant figurer l'horizontale y=1 et les valeurs numériques remarquables en z=0 et z=L.
Voir la réponse courteRéponse courte
Célérités locales par composition galiléenne c^\pm(z) = |v \pm \sqrt{T(z)/\mu}|, tracé des profils et mise en évidence de la vitesse critique c=v.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Tension locale et célérité intrinsèque
Considérons un élément de corde de longueur \mathrm{d}z situé à l'altitude z dans l'un des brins verticaux. En régime stationnaire, la corde défile en mouvement rectiligne et uniforme à la vitesse v le long de la verticale : son accélération d'entraînement est nulle (\vec{a} = \vec{0}). Le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe vertical ascendant (\mathrm{O}z) donne :
Par intégration depuis le bas du brin (z = 0), où T_{\mathrm{M}}(0) = T_{\mathrm{B}} = T_{\mathrm{C}} = \mu v^2 d'après la question Q31 (pour v^2 \gg Rg) :
La célérité locale des ondes dans le référentiel propre lié à la corde s'écrit alors d'après l'équation (14) :
2. Célérités dans le référentiel du laboratoire
Dans le référentiel \mathcal{R} du laboratoire, la corde défile à la vitesse v. Par composition galiléenne des vitesses :
pour une onde se propageant dans le sens du défilement de la corde (vers le bas pour le brin descendant (AB), vers le haut pour le brin (CD)) :
c^+(z) = c(z) + v = \sqrt{v^2 + gz} + vpour une onde se propageant en sens inverse du défilement :
c^-(z) = c(z) - v = \sqrt{v^2 + gz} - v
Comme gz \ge 0, on a c(z) \ge v, ce qui garantit c^-(z) \ge 0.
Signification physique : c^+(z) et c^-(z) sont les célérités de propagation des fronts d'onde mesurées dans le référentiel du laboratoire. Le défilement de la corde entraîne les ondes : l'onde allant dans le sens du mouvement est accélérée par la vitesse d'entraînement v, tandis que l'onde remontant le défilement est freinée par celle-ci.
3. Rapports c^+/v et c^-/v et représentation graphique
En divisant par v, on obtient les lois adimensionnées en fonction de la variable réduite \tilde{z} = z/L \in [0,1] :
Avec les valeurs numériques fournies (g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}, L = 1\text{ m}, v = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), le paramètre adimensionné vaut :
Les valeurs particulières aux extrémités sont :
En z = 0 :
\frac{c^+(0)}{v} = 2 \quad \text{et} \quad \frac{c^-(0)}{v} = 0En z = L : avec \sqrt{1 + 0{,}10} = \sqrt{1{,}1} \approx 1{,}05,
\frac{c^+(L)}{v} = \sqrt{1{,}1} + 1 \approx 2{,}05 \approx 2 \quad \text{et} \quad \frac{c^-(L)}{v} = \sqrt{1{,}1} - 1 \approx 0{,}05
Résultat
Question 33
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : onde progressive, vitesse d'entraînement
Analyser et interpréter ce résultat expérimental.
Voir l'indiceIndice
Interpréter la dissymétrie de vitesse et de direction de propagation des deux fronts d'onde générés sur le brin descendant observés sur la chronophotographie.
Voir la stratégieStratégie
- Décrire précisément les observations fournies par la chronophotographie (figure 11) : identification des deux fronts, sens de propagation, évolution de la vitesse et de l'extension spatiale du paquet d'ondes, absence du front descendant.
- Interpréter ces observations à l'aide du modèle établi aux questions 31 et 32, en reliant la vitesse de remontée à la célérité c^-(z) en régime subcritique (c(z) > v).
- Valider quantitativement l'interprétation par un calcul d'ordre de grandeur de la vitesse et du temps de parcours.
Voir la réponse courteRéponse courte
Quand v > c, aucune onde ne peut remonter le défilement (analogie avec un écoulement supersonique ou un horizon acoustique).
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Analyse des observations expérimentales (Figure 11)
- Présence de deux fronts d'onde : La perturbation transversale imposée par la tige (figure 10) comporte deux étapes séparées par une durée \Delta t \sim 0{,}1\text{ s} : l'enfoncement à t_0 (créant le front 1) et le retrait à t_1 (créant le front 2). Sur le premier cliché à t_1^+, le front 1 a déjà progressé vers le haut tandis que le front 2 vient d'être initié à l'altitude d'impact. Les deux lignes en pointillés suivent l'évolution temporelle de ces deux fronts.
- Sens de propagation vers le haut : Bien que le brin (AB) soit descendant (\vec{v} = -v\vec{u}_z), les deux fronts se déplacent vers les altitudes z croissantes (vers la poulie supérieure A).
- Accélération du front : La pente locale \mathrm{d}z/\mathrm{d}t des trajectoires augmente au fur et à mesure que z augmente ; le mouvement de remontée est accéléré.
- Élargissement du paquet d'ondes : Le front 1, situé à une altitude plus élevée que le front 2, se déplace plus vite que ce dernier. La distance verticale séparant les deux fronts croît donc au cours du temps.
- Absence de l'onde descendante : Aucun front se propageant vers le bas n'apparaît sur les clichés successifs.
2. Interprétation théorique
D'après les résultats de la question 32, la tension locale sur le brin descendant vaut T(z) = \mu(v^2 + gz), d'où une célérité locale des ondes dans le référentiel de la corde :
La vitesse propre de l'onde est donc supérieure à la vitesse d'entraînement du brin : le défilement est en régime subcritique (analogue à un régime subsonique).
Onde se propageant vers le haut dans le laboratoire : L'onde qui se propage vers le haut par rapport à la matière a une vitesse dans le référentiel du laboratoire donnée par :
v_{z,-} = c^-(z) = \sqrt{v^2 + gz} - v \approx v\left(1 + \frac{gz}{2v^2}\right) - v = \frac{gz}{2v} > 0Comme c^-(z) > 0, cette onde remonte le brin descendant à contre-courant. C'est l'onde suivie par les deux tracés pointillés.
- Accélération et dispersion spatiale : Comme c^-(z) \approx \frac{gz}{2v} est une fonction strictement croissante de z, la vitesse de remontée augmente avec l'altitude, expliquant la courbure convexe de z(t). De plus, z_1(t) > z_2(t) \implies c^-(z_1) > c^-(z_2), ce qui justifie l'étalement spatial progressif de la perturbation.
Ordre de grandeur de la vitesse de remontée : Avec g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et v = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :
c^-(z) \approx \frac{10 z}{2 \times 10} = 0{,}5\,z\text{ (en m}\cdot\text{s}^{-1}\text{)}Pour z \in [0{,}4\text{ m} \,;\, 0{,}8\text{ m}], on a c^-(z) \approx 0{,}2 \text{ à } 0{,}4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. L'équation différentielle \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = \frac{g}{2v}z s'intègre en :
z(t) = z_0 \exp\left(\frac{g t}{2v}\right)Pour une durée totale d'observation de 11 intervalles de \tau = 0{,}1\text{ s} (\Delta t \approx 1{,}1\text{ s}), on obtient :
z(1{,}1\text{ s}) \approx 0{,}4 \times \exp(0{,}5 \times 1{,}1) \approx 0{,}4 \times 1{,}73 \approx 0{,}7\text{ m}ce qui concorde parfaitement avec la position finale observée sur la figure 11.
Sortie quasi instantanée de l'onde descendante : L'onde se propageant vers le bas par rapport à la corde avance dans le laboratoire à la vitesse :
c^+(z) = \sqrt{v^2 + gz} + v \approx 2v = 20\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}Pour parcourir la distance séparant l'impact du bas du brin (\approx 0{,}4\text{ m}), il lui faut un temps :
\Delta t_{\mathrm{descente}} \sim \frac{0{,}4}{20} = 0{,}02\text{ s} \ll \tau = 0{,}1\text{ s}Cette onde a donc quitté le brin bien avant la prise du cliché suivant, ce qui explique qu'elle soit invisible sur la chronophotographie.
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