Corrigé détaillé Polytechnique Physique A PC 2022
Flotter sous un liquide en lévitation
- 40 questions corrigées
- Sujet difficile
- Faisable en PCSI : 11 questions sur 40, parties II et IV.A
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet difficile · Mécanique des fluides, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Ondes mécaniques et acoustiques · 8 incontournables · 11 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Inspiré directement d'une publication remarquée dans la revue Nature (2020) par une équipe de l'ESPCI, ce problème étudie un phénomène spectaculaire et hautement contre-intuitif : la lévitation d'une couche d'eau au-dessus d'un coussin d'air sous l'effet de vibrations verticales rapides, permettant à un petit bateau de flotter la quille en l'air sous l'interface inférieure.
L'épreuve est d'une grande richesse conceptuelle et illustre à merveille le concept de force moyenne / potentiel effectif (analogue au pendule de Kapitza). Elle mobilise avec élégance la statique des fluides en référentiel accéléré, la dynamique des gaz parfaits, les résonances mécaniques, les ondes de surface de gravité-capillaires et la théorie de la stabilité linéaire. Un sujet moderne, formateur et incontournable pour les candidats visant l'X ou l'ENS en filière PC.
- Difficulté
- Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,33/20)
- Temps estimé
- ≈ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Mécanique des fluides43 %
- Approche énergétique et oscillateurs mécaniques21 %
- Ondes mécaniques et acoustiques13 %
- Référentiels non galiléens13 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en PCSI : 11 questions sur 40, parties II et IV.A.
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Sommaire
40 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
40 questionsPartie I : Comportement d’une bulle dans un bain en vibration
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : statique des fluides, pression hydrostatique
L’expérience utilise un récipient dans lequel on verse un liquide de masse volumique , qu’on supposera approximativement égale à celle de l’eau. On suppose dans un premier temps que le récipient et le liquide sont immobiles. Rappeler l’expression de la pression à une profondeur au-dessous de la surface du liquide. On notera la pression à la surface du liquide, qui est la pression atmosphérique, et l’accélération de la pesanteur.
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Appliquer le principe fondamental de la statique des fluides entre la surface libre et la profondeur D.
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Loi fondamentale de la statique des fluides incompressibles : P_1 = P_0 + \rho_l g D.
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Dans un liquide homogène et incompressible de masse volumique \rho_l au repos dans le champ de pesanteur uniforme \vec{g}, la loi fondamentale de la statique des fluides donne, à une profondeur D sous la surface libre où règne la pression atmosphérique P_0 :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : statique des fluides, échelle de hauteur
Exprimer en fonction de , , et d’une longueur caractéristique dont on donnera l’expression littérale et l’ordre de grandeur.
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Mettre en facteur P_0 pour isoler H = P_0/(\rho_l g), qui représente la hauteur équivalente d'eau associée à une atmosphère.
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Mise sous la forme P_1 = P_0 (1 + D/H) avec H = P_0/(\rho_l g) \simeq 10\text{ m}.
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D'après le résultat de la question 1, la pression P_1 à la profondeur D s'écrit :
avec la longueur caractéristique :
L'expression de la pression devient ainsi :
Avec les ordres de grandeurs usuels pour l'eau et les conditions atmosphériques standard :
- P_0 \simeq 10^5\text{ Pa} ;
- \rho_l \simeq 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- g \simeq 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}.
On obtient :
Résultat
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Le fluide étant un liquide incompressible, il ne fallait pas invoquer l'atmosphère isotherme pour H, et il fallait obligatoirement donner son ordre de grandeur.
« Un certain nombre de candidat(e)s, faisant preuve de peu de recul, ont réagi de manière Pavlovienne à l'énoncé de cette question et à la notation, H, utilisée pour désigner la longueur caractéristique. Il(elle)s ont utilisé le modèle de l'atmosphère isotherme pour déterminer cette longueur alors que le fluide considéré était de l'eau, un liquide supposé incompress ible. »
« De manière surprenante, certain(e)s n'ont pas jugé utile de donner l'ordre de grandeur de cette longueur caractéristique, pourtant explicitement demandé, alors que l'application numérique ne présentait aucune difficulté. »
Source : rapport du jury Polytechnique 2022
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : poussée d'archimède
Rappeler l’expression de la force de poussée d’Archimède exercée sur une petite bulle d’air de volume .
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Exprimer la poussée d'Archimède comme l'opposé du poids du volume de fluide déplacé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression vectorielle de la poussée d'Archimède : \vec{F}_A = \rho_l V g \vec{u}_z.
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D'après le principe d'Archimède, tout corps immergé dans un fluide au repos subit une force verticale dirigée vers le haut, égale au poids du volume de fluide déplacé :
En introduisant le vecteur unitaire vertical ascendant \vec{u}_z tel que \vec{g} = -g\,\vec{u}_z, cette force s'écrit de manière équivalente :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
La poussée d'Archimède est liée au poids du liquide déplacé et non à celui de la bulle ; il faut en expliciter la direction et le sens selon l'axe vertical choisi.
« Les copies donnant de mauvaises réponses englobent dans l'expression de la poussée d'Archimède le poids de la bulle d'air ou alors assimilent celle-ci à l'opposé du poids de la bulle d'air et non du liquide déplacé. »
« Notons qu'il convient d'expliciter le sens d'orientation de l'axe vertical, z, lorsque le vecteur e; est utilisé pour donner la direction de la poussée d'Archimède. »
Source : rapport du jury Polytechnique 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : force d'inertie d'entraînement, référentiel non galiléen
On imprime au récipient un mouvement vertical d’amplitude et de pulsation , , où est la coordonnée verticale ascendante. Déterminer la force d’inertie d’entraînement exercée sur un point matériel de masse dans le référentiel du récipient.
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Utiliser la formule de la force d'inertie d'entraînement \vec{F}_i = -m\,\vec{a}_e en translation verticale pure.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'accélération d'entraînement du récipient, qui est en translation rectiligne verticale par rapport au référentiel galiléen du laboratoire.
- Appliquer la définition générale de la force d'inertie d'entraînement subie par un point matériel de masse m.
Voir la réponse courteRéponse courte
Référentiel en translation rectiligne accélérée : \vec{F}_{ie}(t) = -m \ddot{Z}(t)\vec{u}_z = m A \omega^2 \cos(\omega t)\vec{u}_z.
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Le récipient est animé d'un mouvement de translation rectiligne verticale ascendante repéré par la coordonnée Z(t) = A \cos \omega t par rapport au référentiel du laboratoire, supposé galiléen. En notant \vec{u}_z le vecteur unitaire vertical ascendant, l'accélération d'entraînement de tout point lié au récipient s'écrit :
La force d'inertie d'entraînement \vec{F}_i(t) exercée sur un point matériel de masse m dans le référentiel du récipient est alors :
Soit, en remplaçant par l'expression temporelle :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Attention au signe reliant la force d'inertie d'entraînement à l'accélération, et ne pas omettre de préciser son sens et sa direction.
« Quelques candidat(e)s ont commis une erreur de signe lorsqu'il(elle)s expriment la force d'inertie d'entraînement en fonction de l'accélération d'entraînement, alors qu'il s'agissait pourtant d'une simple question de cours. »
« Un nombre relativement important de copies se limitent à calculer la valeur algébrique de la force d'inertie d'entraînement sans donner son sens et sa direction. »
Source : rapport du jury Polytechnique 2022
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : pesanteur apparente, poussée d'archimède
On suppose que le liquide reste immobile dans le référentiel du récipient. On admet que les lois de l’hydrostatique s’appliquent toujours, à condition de prendre en compte la force d’inertie d’entraînement en plus de la pesanteur. En déduire l’expression de la pression à la profondeur , qu’on exprimera en fonction de , , et de l’accélération instantanée du récipient . En déduire également l’expression de la poussée d’Archimède sur une bulle de volume .
Voir l'indiceIndice
Introduire le champ de pesanteur effectif \vec{g}_{\text{eff}}(t) = -(g + \ddot{Z}(t))\vec{u}_z et intégrer l'hydrostatique instantanée.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le champ de pesanteur effectif \vec{g}_{\text{eff}}(t) dans le référentiel non galiléen lié au récipient en combinant la pesanteur et l'accélération d'entraînement.
- Appliquer la relation fondamentale de l'hydrostatique dans ce référentiel pour en déduire le gradient vertical de pression, puis intégrer entre la surface et la profondeur D.
- En déduire la résultante des forces de pression (poussée d'Archimède) sur la bulle en appliquant le principe d'Archimède généralisé ou le théorème du gradient.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pesanteur effective g_{\text{eff}} = g + \ddot{Z}(t) d'où P(t) = P_1 + \rho_l D \ddot{Z}(t) et \vec{F}_A(t) = \rho_l V(t)(g + \ddot{Z}(t))\vec{u}_z.
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Dans le référentiel du récipient (en translation verticale rectiligne accélérée d'accélération \ddot{Z}(t)\vec{u}_z), chaque élément de fluide subit la pesanteur \vec{g} = -g\vec{u}_z et la force d'inertie d'entraînement volumique \vec{f}_i = -\rho_l \ddot{Z}(t)\vec{u}_z.
Le champ d'accélération effectif ressenti par le liquide s'écrit donc :
La relation fondamentale de l'hydrostatique dans ce référentiel devient :
En projetant suivant l'axe vertical ascendant z, avec la profondeur D = -z mesurée depuis la surface libre (où z = 0 et P = P_0) :
Sachant d'après la question 1 que P_1 = P_0 + \rho_l g D, on obtient :
La poussée d'Archimède est la résultante des forces de pression exercées par le liquide sur la bulle de volume V(t). D'après la formule du gradient de Green-Ostrogradsky :
On en déduit :
Résultat
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Attention au signe de la force d'inertie dans le PFD ; l'expression modifiée de la poussée d'Archimède n'a été obtenue que par un tiers des candidats.
« Néanmoins, de manière surprenante, beaucoup de copies présentent une erreur de signe sur le terme relatif à la force d'inertie, malgré une réponse correcte à la question précédente. »
« La seconde partie de la question, relative à l'obtention de l'expression modifiée de la poussée d'Archimède a été nettement moins bien traitée avec seulement envi ron un tiers de bonnes réponses. »
Source : rapport du jury Polytechnique 2022
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : gaz parfait, transformation isotherme
On note le volume de la bulle à la pression . Déterminer l’expression de , en traitant la bulle comme un gaz parfait isotherme. On suppose qu’à tout instant, . Développer l’expression de au premier ordre en .
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Appliquer la loi de Boyle-Mariotte P(t)V(t) = P_1 V_1 puis réaliser un développement limité à l'ordre un en petite variation de pression.
Voir la réponse courteRéponse courte
Loi de Boyle-Mariotte P(t)V(t) = P_1 V_1 puis développement limité au premier ordre : V(t) \simeq V_1(1 - (P(t)-P_1)/P_1).
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L'air contenu dans la bulle est modélisé par un gaz parfait de quantité de matière n constante, évoluant à température fixée T. La loi des gaz parfaits donne :
On en déduit l'expression exacte du volume de la bulle à l'instant t :
On réécrit ce rapport sous la forme :
Sous l'hypothèse d'une faible variation relative de pression, |P(t) - P_1| \ll P_1, un développement limité au premier ordre donne (1 + \varepsilon)^{-1} \simeq 1 - \varepsilon, soit :
En utilisant le résultat de la question 5, à savoir P(t) - P_1 = \rho_l D \ddot{Z}(t), cette relation s'écrit également :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'énoncé précisant que la transformation est isotherme, il ne fallait pas utiliser la loi de Laplace.
« Quelques candidat( e )s pour déterminer l'expression du volume de la bulle à la pression Pi, ont utilisé de manière erronée la loi de Laplace des gaz parfaits alors que l'énoncé explicitait que la transformation subie par le gaz était isotherme. »
Source : rapport du jury Polytechnique 2022
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Notions : poussée d'archimède, moyenne temporelle
En déduire la valeur moyenne de sur une période du mouvement du récipient. On fera apparaître la correction au résultat statique obtenu à la question 3, qui est proportionnelle à la valeur moyenne de .
Voir l'indiceIndice
Calculer la moyenne temporelle de \vec{F}_A(t) sur une période en exploitant \langle \ddot{Z}(t) \rangle = 0 et \langle \cos^2(\omega t) \rangle = 1/2.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter l'expression linéarisée du volume V(t) obtenue à la question 6 dans l'expression de la poussée instantanée \vec{F}_A(t) issue de la question 5.
- Développer le produit et prendre la moyenne temporelle sur une période T = 2\pi/\omega, en utilisant la nullité de la moyenne de \ddot{Z}(t).
- Identifier le terme statique de la question 3 et exprimer la correction en fonction de \langle \ddot{Z}(t)^2 \rangle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le produit du terme oscillant de volume et de l'accélération donne une force moyenne descendante en -\langle \ddot{Z}^2 \rangle.
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D'après les questions 5 et 6, la poussée d'Archimède instantanée s'écrit :
avec
En développant le produit au premier ordre non nul :
Prenons la moyenne temporelle sur une période T = 2\pi/\omega, notée \langle \cdot \rangle. Comme \ddot{Z}(t) = -A\omega^2 \cos(\omega t) est sinusoïdal, sa moyenne temporelle est nulle :
Il reste ainsi :
On reconnaît dans le premier terme la poussée d'Archimède statique \vec{F}_{A,\text{stat}} = \rho_l V_1 g \vec{u}_z établie à la question 3 (pour une bulle de volume V_1). La valeur moyenne de la poussée d'Archimède s'écrit donc :
Sachant que \langle \cos^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{2}, la moyenne du carré de l'accélération vaut \langle \ddot{Z}(t)^2 \rangle = \frac{1}{2} A^2 \omega^4.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Question discriminante, nécessitant d'avoir obtenu sans erreur la poussée d'Archimède modifiée et le volume de la bulle aux questions 5 et 6.
« Pour répondre correctement à cette question, il fallait avoir préalablement établi l'expression correcte de la poussée d'Archimède modifiée et celle du volume de la bulle à la profondeur D, aux questions 5 et 6, respectivement. »
« Pour cette raison, cette question s'est révélée dis criminante. »
Source : rapport du jury Polytechnique 2022
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : poussée d'archimède, condition d'équilibre
En faisant l’approximation , déterminer la profondeur critique au-delà de laquelle la bulle s’enfonce dans le liquide (voir figure 1 à droite). On exprimera en fonction de et du paramètre .
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Trouver la profondeur D^* pour laquelle la moyenne temporelle de la force d'Archimède nette compense exactement le poids de la bulle (ou s'annule si la masse propre de l'air est négligée).
Voir la stratégieStratégie
- Négliger la masse de la bulle d'air devant celle du liquide déplacé (\rho_{\text{air}} \ll \rho_l), de sorte que la dynamique moyenne de la bulle est entièrement gouvernée par la valeur moyenne de la poussée d'Archimède \langle \vec{F}_A \rangle.
- Injecter l'approximation P_1 \simeq P_0 et l'expression de la hauteur caractéristique H = P_0/(\rho_l g) dans le résultat de la question précédente.
- Identifier la condition de changement de signe de la force moyenne pour déterminer la profondeur critique D^*.
Voir la réponse courteRéponse courte
Annulation de la poussée moyenne : D^* = 2H/\gamma^2 avec \gamma = A\omega^2/g.
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La masse de l'air étant négligeable devant celle du liquide déplacé (\rho_{\text{air}} \sim 10^{-3}\rho_l), le poids propre de la bulle est tout à fait négligeable devant la poussée d'Archimède. La force moyenne verticale subie par la bulle s'identifie donc à la valeur moyenne de la poussée d'Archimède obtenue à la question précédente :
En utilisant l'approximation P_1 \simeq P_0 ainsi que la définition de la hauteur caractéristique issue de la question 2, H = \dfrac{P_0}{\rho_l g}, il vient :
En introduisant le paramètre adimensionnel \gamma = \dfrac{A\omega^2}{g}, la force moyenne se réécrit :
La bulle s'enfonce lorsque la force moyenne résultante est dirigée vers le bas, c'est-à-dire pour \langle \vec{F}_A(t) \rangle \cdot \vec{u}_z < 0. La profondeur critique D^* séparant la remontée de l'enfoncement correspond à l'annulation de cette force moyenne :
d'où l'expression de la profondeur critique :
Résultat
Question 9
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : ordre de grandeur, analyse physique
Montrer que l’approximation se traduit, à la profondeur , par une condition sur le paramètre . Interpréter physiquement cette condition.
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Évaluer l'amplitude relative de pression |P(t)-P_1|/P_1 pour D = D^* en utilisant l'expression de D^* trouvée à la question précédente.
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L'approximation linéaire à la profondeur critique impose \gamma \gg 2 : l'accélération imposée doit dépasser largement la gravité.
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D'après la question Q5, l'écart de pression s'écrit :
L'amplitude maximale de cette oscillation de pression est donc :
Avec l'approximation P_1 \simeq P_0 = \rho_l g H (question Q2), le rapport relatif s'exprime en fonction du paramètre adimensionnel d'accélération \gamma = \frac{A\omega^2}{g} :
En évaluant cette grandeur à la profondeur critique D^* = \dfrac{2H}{\gamma^2} obtenue à la question Q8, il vient :
L'approximation |P(t) - P_1| \ll P_1 se traduit donc par la condition :
Interprétation physique :
Le paramètre \gamma = \frac{A\omega^2}{g} compare l'accélération maximale du récipient à l'accélération de la pesanteur g. La condition \gamma \gg 1 signifie que l'agitation verticale doit être suffisamment vigoureuse pour que les forces d'inertie dominent largement la pesanteur.
Sous cette condition, la profondeur critique D^* = \frac{2H}{\gamma^2} devient très petite devant H \sim 10\text{ m}, ce qui permet d'observer l'inversion de flottabilité à l'échelle centimétrique d'un récipient de laboratoire tout en garantissant des variations relatives de pression faibles au cours d'une période.
Résultat
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : exploitation de document, ordre de grandeur
La figure 1 donne la variation de la profondeur critique en fonction de l’amplitude , pour une pulsation fixée. Les approximations et faites plus haut sont-elles justifiées à la profondeur ?
Voir l'indiceIndice
Calculer numériquement \gamma et D^*/H à l'aide des données du graphe pour vérifier la cohérence des deux approximations.
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Lecture graphique montrant D^* \sim \text{quelques cm} \ll H, justifiant l'hypothèse P_1 \simeq P_0.
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D'après la figure 1, la profondeur critique D^* varie typiquement entre 14\text{ mm} et 26\text{ mm}, soit un ordre de grandeur de :
1. Justification de l'approximation P_1 \simeq P_0 :
D'après le résultat de la question 2, la pression statique à la profondeur D^* s'écrit :
avec H = \frac{P_0}{\rho_l g} \sim 10\text{ m}. Le rapport vaut :
La variation relative entre P_1 et P_0 est de l'ordre de 0{,}2\,\% (au maximum 0{,}26\,\% pour D^* = 26\text{ mm}), donc l'approximation P_1 \simeq P_0 est parfaitement justifiée.
2. Justification de l'approximation |P(t) - P_1| \ll P_1 :
D'après la question 9, à la profondeur critique D^*, l'amplitude maximale de la perturbation relative de pression vaut :
En utilisant la relation établie à la question 8, D^* = \frac{2H}{\gamma^2}, on exprime le paramètre d'accélération \gamma :
Avec H \simeq 10\text{ m} = 10^4\text{ mm} et D^* \sim 20\text{ mm} :
Sur toute la plage expérimentale (D^* \in [14, 26]\text{ mm}), \gamma est compris entre 28 et 38, de sorte que :
L'écart relatif de pression reste inférieur à 7\,\%, ce qui valide très convenablement le développement au premier ordre. L'approximation |P(t) - P_1| \ll P_1 est donc également justifiée.
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Exploitation de document
Notions : exploitation de document, calcul d'ordre de grandeur
Estimer à partir de cette figure l’ordre de grandeur de la fréquence des oscillations.
Voir l'indiceIndice
Identifier la pente ou la constante c = 2Hg^2/\omega^4 reliant D^* et A^{-2} sur la courbe pour en déduire la pulsation \omega puis la fréquence f.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la relation liant la pulsation \omega à la constante expérimentale c fournie dans la légende de la figure 1 en identifiant le modèle théorique D^*(A) établi à la question 8 et l'ajustement D^* = c/A^2.
- Exprimer littéralement la pulsation \omega puis la fréquence f = \omega / (2\pi), et procéder à l'application numérique sans calculatrice.
Voir la réponse courteRéponse courte
Déduction de \omega via \omega^4 = 2 H g^2 / (A^2 D^*) fournissant une fréquence de quelques dizaines de hertz.
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D'après la question 8, l'expression théorique de la profondeur critique est :
La légende de la figure 1 indique que la courbe d'ajustement est de la forme D^* = c/A^2 avec c = 5{,}5\text{ mm}^3 = 5{,}5 \times 10^{-9}\text{ m}^3. Par identification, il vient :
La fréquence des oscillations f = \omega / (2\pi) s'écrit alors :
Avec H \simeq 10\text{ m}, g \simeq 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \simeq 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et c = 5{,}5 \times 10^{-9}\text{ m}^3 :
On en déduit la fréquence des oscillations :
Résultat
Partie II : Liquide en lévitation sur une couche d’air
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : gaz parfait, force de rappel
Déterminer la variation de pression dans la couche d’air, assimilée à un gaz parfait isotherme, lorsque son épaisseur vaut , avec . En déduire la force de rappel subie par le liquide sous l’effet de cette variation de pression, pour un récipient de surface .
Voir l'indiceIndice
Écrire la différentielle de la relation isotherme P(V) = \text{cte} avec V = S(h_a+z) pour relier \delta P à z, puis en déduire la force nette sur le piston liquide.
Voir la réponse courteRéponse courte
Compression isotherme de la couche d'air : \delta P \simeq -P_a z/h_a d'où une force élastique équivalente.
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La couche d'air emprisonnée sous le liquide est modélisée par un gaz parfait fermé subissant une transformation isotherme. À l'équilibre, son volume est V_a = S h_a sous la pression P_a. Lorsque l'épaisseur devient h_a + z, le volume s'écrit :
L'équation d'état du gaz parfait à température constante impose :
soit :
Comme |z| \ll h_a, un développement limité au premier ordre donne :
On en déduit la variation de pression :
La poche d'air étant située sous la couche de liquide, la force pressante exercée par l'air sur la surface inférieure du liquide s'écrit :
La pression à l'équilibre P_a compense le poids du liquide et la pression atmosphérique supérieure. La variation de pression \delta P induit donc une force supplémentaire par rapport à l'équilibre, constituant la force de rappel :
soit :
Résultat
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : oscillateur harmonique, pulsation propre
Rappeler l’expression de la pulsation propre d’un ressort de raideur supportant une masse . Par analogie, en déduire l’expression de la pulsation propre des oscillations verticales du liquide en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Faire l'analogie entre la force de rappel pneumatique -k z et celle d'un ressort élastique linéaire supportant la masse m = \rho_l S h_l.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification de la raideur k = P_a S/h_a et de la masse m = \rho_l S h_l pour déduire \omega_0 = \sqrt{P_a/(\rho_l h_l h_a)}.
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Pour un oscillateur harmonique constitué d'un ressort de raideur k supportant une masse m, la pulsation propre s'écrit :
D'après le résultat de la question 12, la force de rappel s'exerçant sur le bloc de liquide sous l'effet d'un déplacement vertical z vaut :
La masse du liquide en lévitation, de volume V_l = S h_l et de masse volumique \rho_l, est donnée par :
Par analogie mécanique directe, en assimilant la couche de liquide indéformable à une masse m reposant sur le ressort pneumatique formé par la couche d'air :
La surface S se simplifie, ce qui donne :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : oscillateur harmonique forcé, amplitude complexe
Comme à la question 4, on imprime au récipient un mouvement vertical d’amplitude et de pulsation . On modélise le déplacement vertical du liquide par rapport au récipient comme un oscillateur harmonique amorti de masse , de pulsation propre et de temps d’amortissement , correspondant à un facteur de qualité . La force d’inertie d’entraînement soumet cet oscillateur à une excitation sinusoïdale de pulsation . Ecrire l’équation différentielle du mouvement. Déterminer l’amplitude complexe du mouvement du liquide en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le PFD au liquide en projection sur l'axe vertical dans le référentiel du récipient en prenant en compte la force d'inertie -m\ddot{Z}(t), puis passer en notation complexe.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la couche de liquide dans le référentiel non galiléen lié au récipient, en projetant sur l'axe vertical ascendant Oz.
- Identifier les termes de rappel, d'amortissement et de forçage inertiel afin d'établir l'équation différentielle canonique sous la forme standard d'un oscillateur du second ordre.
- Passer en régime sinusoïdal forcé à l'aide des grandeurs complexes pour exprimer l'amplitude complexe \underline{A_l} en fonction des grandeurs réduites.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation d'oscillateur amorti excité par la force d'inertie, puis passage aux amplitudes complexes pour exprimer \underline{A_l}.
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Dans le référentiel lié au récipient en translation verticale accélérée, la couche de liquide de masse m est soumise :
- à son poids et à la poussée statique de la couche d'air à l'équilibre, qui se compensent ;
- à la force de rappel élastique due à la surpression dans l'air (question 12) : \vec{F}_{\text{rappel}} = -k z \, \vec{u}_z = -m \omega_0^2 z \, \vec{u}_z ;
- à une force dissipative visqueuse modélisée par un frottement fluide -\frac{m}{\tau} \dot{z} \, \vec{u}_z = -\frac{m \omega_0}{Q} \dot{z} \, \vec{u}_z, où le temps d'amortissement est \tau = Q/\omega_0 ;
- à la force d'inertie d'entraînement (question 4) : \vec{F}_i(t) = -m \ddot{Z}(t) \, \vec{u}_z = m A \omega^2 \cos(\omega t) \, \vec{u}_z.
Le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe vertical ascendant donne :
soit l'équation différentielle du mouvement :
En adoptant la notation complexe avec \underline{Z}(t) = A e^{j \omega t} (de sorte que -\ddot{Z}(t) = \text{Re}(A \omega^2 e^{j \omega t})) et en cherchant la solution en régime sinusoïdal établi sous la forme \underline{z}(t) = \underline{A_l} e^{j \omega t}, l'équation différentielle devient :
En divisant le numérateur et le dénominateur par \omega_0^2 et en introduisant la pulsation réduite x = \frac{\omega}{\omega_0}, on obtient :
Résultat
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : facteur de qualité, résonance
À partir de la figure 3, évaluer numériquement la pulsation propre et le facteur de qualité.
Voir l'indiceIndice
Repérer la fréquence de résonance f_0 sur le tracé du gain (ou le passage par -\pi/2 sur la phase) et évaluer le facteur de qualité Q par la valeur du gain maximal.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la fréquence de résonance f_0 = \omega_0 / (2\pi) sur la courbe d'amplitude (position du pic) ou sur la courbe de phase (fréquence pour laquelle le déphasage vaut -\pi/2).
- Déduire la pulsation propre \omega_0 = 2\pi f_0.
- Évaluer le facteur de qualité Q à partir de la valeur maximale du gain à la résonance, puisque pour un oscillateur peu amorti (Q \gg 1), (A_l/A)_{\max} \simeq Q.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification de la résonance sur le graphe pour déterminer la fréquence propre f_0 et le facteur de qualité Q.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression de l'amplitude complexe obtenue à la question Q14 :
Le facteur de qualité étant visiblement grand devant 1, la résonance d'amplitude a lieu pour x \simeq 1 (soit \omega \simeq \omega_0), et à cette pulsation le déphasage vérifie :
1. Pulsation propre \omega_0 : Sur la figure 3 :
- Le pic d'amplitude est situé à la fréquence f_0 \simeq 107\text{ Hz} (entre 106 et 108\text{ Hz}).
- La courbe de déphasage passe par -\pi/2 \simeq -1{,}6\text{ rad} à cette même fréquence f \simeq 107\text{ Hz}.
On en déduit la pulsation propre :
2. Facteur de qualité Q : À la résonance (x \simeq 1), le gain maximal vaut directement :
La lecture du maximum sur la courbe supérieure donne :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Partie III : Étude de la stabilité d’une interface liquide-air
A · Surface supérieure du liquide dans un récipient immobile
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : approximation des petites pentes, houle
Quelle condition et doivent-ils vérifier pour que la surface du liquide soit, en tout point, peu inclinée par rapport au plan horizontal ? On supposera cette condition vérifiée dans toute la suite du problème.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la pente locale \partial z_s/\partial x de l'interface et imposer que sa valeur maximale reste très petite devant l'unité.
Voir la réponse courteRéponse courte
La pente locale \partial \eta/\partial x \sim k \zeta(t) doit rester très petite devant 1 : condition k\zeta \ll 1.
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À un instant t, l'équation de la surface libre du liquide est donnée par :
La pente locale de la surface libre par rapport au plan horizontal correspond à la dérivée spatiale \dfrac{\partial z_s}{\partial x} :
où \theta(x, t) est l'angle d'inclinaison de la tangente à la surface avec l'horizontale.
Pour que la surface soit, en tout point x, très peu inclinée par rapport au plan horizontal, il faut que l'angle d'inclinaison soit petit à tout instant (|\theta(x,t)| \ll 1), soit :
La valeur maximale de |\sin(kx)| étant égale à 1, cette condition impose :
Résultat
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : écoulement irrotationnel, écoulement incompressible, condition aux limites
On néglige les phénomènes de dissipation, dus par exemple à la viscosité du liquide. Vérifier que le champ de vitesses suivant correspond à un écoulement irrotationnel et incompressible, et que sa composante verticale vérifie les bonnes conditions aux limites à la surface et au fond du récipient :
où .
Voir l'indiceIndice
Calculer la divergence et le rotationnel du champ de vitesses proposé, puis vérifier la condition cinématique v_z(x,0,t) = \partial z_s/\partial t et l'atténuation en profondeur.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer la divergence et le rotationnel du champ de vitesses pour vérifier l'incompressibilité et le caractère irrotationnel.
- Examiner le comportement en profondeur (z \to -\infty) pour traduire l'imperméabilité du fond en eau profonde (k h_l \gg 1).
- Écrire la condition cinématique à la surface libre linéarisée en z \simeq 0 grâce à l'approximation des faibles pentes (k|\zeta| \ll 1).
Voir la réponse courteRéponse courte
Vérification de \vec{\nabla}\wedge\vec{v}=\vec{0}, \text{div}\,\vec{v}=0 et vérification des conditions cinématiques en surface et au fond.
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1. Incompressibilité de l'écoulement
Le champ de vitesses est bidimensionnel dans le plan (x,z). La divergence s'écrit :
On a bien \mathrm{div}\,\vec{v} = 0, donc l'écoulement est incompressible.
2. Caractère irrotationnel
Le rotationnel n'a de composante non nulle que selon \vec{u}_y :
Les autres composantes étant identiquement nulles, on a \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{v} = \vec{0} : l'écoulement est irrotationnel.
3. Condition à la limite au fond du récipient
L'énoncé précise que la profondeur h_l est grande devant les autres longueurs caractéristiques (k h_l \gg 1), ce qui correspond à l'approximation des ondes en eau profonde. Au fond (z \to -\infty) :
La condition d'imperméabilité au fond est donc parfaitement respectée.
4. Condition à la limite cinématique à la surface libre
La position de la surface libre est donnée par z_s(x,t) = \zeta(t)\cos kx. Une particule fluide appartenant à la surface libre y reste à tout instant, ce qui se traduit par :
Dans le cadre de l'approximation des petites perturbations (validée à la question 16 par k|\zeta| \ll 1), le terme convectif v_x \frac{\partial z_s}{\partial x} \sim \mathcal{O}(\zeta^2) est négligeable devant les termes d'ordre 1, et l'on peut évaluer la vitesse en z = 0 plutôt qu'en z = z_s :
Or, l'expression proposée donne en z = 0 :
La condition cinématique à la surface libre est donc rigoureusement vérifiée au premier ordre.
Question 18
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Notions : condition aux limites, quantification du nombre d'onde
Pour quelles valeurs de ce champ de vitesses vérifie-t-il les bonnes conditions aux limites sur les parois verticales du récipient ?
Voir l'indiceIndice
Écrire la condition d'imperméabilité v_x = 0 sur les parois rigides latérales en x = 0 et x = L_x.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition aux limites cinématique sur une paroi fixe et imperméable (annulation de la composante normale de la vitesse).
- Vérifier cette condition sur les parois latérales en y (y = 0 et y = L_y) puis en déduire la condition sur k imposée par les parois en x (x = 0 et x = L_x).
Voir la réponse courteRéponse courte
Annulation de la composante normale de la vitesse sur les parois verticales : k = n\pi/L_x.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Sur les parois solides fixes et imperméables du récipient, le fluide ne peut pas traverser la paroi, ce qui impose l'annulation de la vitesse normale :
- Pour les parois situées en y = 0 et y = L_y, le vecteur normal est colinéaire à \vec{u}_y. La composante suivant y étant identiquement nulle (v_y = 0), cette condition est automatiquement satisfaite pour tout k.
Pour les parois situées en x = 0 et x = L_x, le vecteur normal est colinéaire à \vec{u}_x, ce qui impose v_x = 0 en ces deux limites :
\begin{aligned} v_x(0, z, t) &= -\dot{\zeta}(t) \, e^{kz} \sin(0) = 0, \\ v_x(L_x, z, t) &= -\dot{\zeta}(t) \, e^{kz} \sin(k L_x) = 0. \end{aligned}
La condition en x = 0 est vérifiée à tout instant et à toute profondeur. Pour que la condition en x = L_x soit également vérifiée quel que soit t et z, il faut que :
Le nombre d'onde k étant strictement positif pour une onde de surface non triviale, les valeurs permises pour k sont quantifiées sous la forme :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
Notions : énergie cinétique, intégrale de volume
Calculer l’énergie cinétique du liquide associée à ce champ de vitesses en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Intégrer la densité volumique d'énergie cinétique \frac{1}{2}\rho_l(v_x^2 + v_z^2) sur tout le volume fluide en exploitant la simplification e^{2kz} et les intégrales spatiales des fonctions trigonométriques.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le carré de la vitesse v^2 = v_x^2 + v_z^2 à partir des composantes données à la question 17.
- Intégrer la densité volumique d'énergie cinétique sur l'ensemble du volume du fluide, en exploitant l'approximation linéaire à la surface libre (z=0) et l'approximation d'eau profonde (k h_l \gg 1, modélisée par une intégration jusqu'à z \to -\infty).
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration spatiale de \frac{1}{2}\rho_l v^2 sur le volume du liquide : E_c = \frac{1}{4k}\rho_l S \dot{\zeta}^2.
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À l'aide des composantes du champ de vitesses fournies par l'équation (1) de la question 17 :
on calcule le carré de la norme de la vitesse en tout point :
On remarque que v^2 est indépendant des coordonnées transversales x et y.
L'énergie cinétique totale du fluide s'écrit :
Dans le cadre de l'approximation des petites perturbations (k |\zeta| \ll 1), la borne supérieure de l'intégrale sur z peut être prise à la position d'équilibre z = 0 (l'intégration entre 0 et z_s(x,t) apporterait une contribution d'ordre 3 en \zeta, négligeable à l'ordre 2). De plus, l'hypothèse d'eau profonde (k h_l \gg 1) permet d'étendre la borne inférieure de -h_l à -\infty puisque e^{-2k h_l} \ll 1.
L'intégration se sépare alors selon :
On obtient ainsi :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Notions : énergie potentielle de pesanteur, onde de surface
Calculer la variation de l’énergie potentielle de pesanteur du liquide résultant du déplacement de sa surface. On notera cette variation, qu’on exprimera en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Calculer le travail élémentaire contre la pesanteur pour déformer la surface ou intégrer \int_0^{L_x} \frac{1}{2}\rho_l g \zeta^2 \cos^2(kx)\,L_y\,\mathrm{d}x.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la variation d'énergie potentielle élémentaire d'une colonne verticale de liquide de section \mathrm{d}S = L_y \mathrm{d}x, comprise entre le niveau d'équilibre z = 0 et la surface libre z = z_s(x,t) = \zeta(t) \cos(kx).
- Intégrer sur la longueur de la cuve en exploitant la quantification du vecteur d'onde k = n\pi / L_x issue de la question Q18.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration sur la tranche déformée : E_p = \frac{1}{2}\rho_l g \int \eta^2 dS = \frac{1}{4}\rho_l g S \zeta^2.
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Choisissons pour référence de l'énergie potentielle de pesanteur le niveau non perturbé de la surface libre, soit z = 0.
Pour une colonne infinitésimale de liquide de base \mathrm{d}x \mathrm{d}y et s'étendant verticalement entre z = 0 et la surface déformée z_s(x,t), la variation d'énergie potentielle de pesanteur s'écrit :
Cette expression reste valable que z_s(x,t) soit positif (surélévation) ou négatif (creux), car un creux correspond à un retrait de matière sous le niveau de référence, ce qui augmente l'énergie potentielle par rapport au fluide manquant.
En intégrant sur la base rectangulaire du récipient (y \in [0, L_y] et x \in [0, L_x]) :
D'après la question Q18, le nombre d'onde vérifie k = \frac{n\pi}{L_x} avec n \in \mathbb{N}^*. L'intégrale spatiale sur un nombre entier de demi-périodes vaut :
Comme la surface de la cuve est S = L_x L_y, on en déduit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Notions : tension superficielle, énergie d'interface
Calculer la variation de l’énergie de tension superficielle, due à l’augmentation de la surface du liquide résultant du déplacement vertical. On notera cette variation, qu’on exprimera en fonction de , , , et du coefficient de tension superficielle .
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'élément de surface déformée \mathrm{d}S = \sqrt{1 + (\partial z_s/\partial x)^2}\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}y \simeq [1 + \frac{1}{2}(\partial z_s/\partial x)^2]\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}y pour relier le surcroît d'aire à l'énergie capillaire.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'élément d'aire de la surface déformée z_s(x, t) = \zeta(t)\cos(kx) sous la forme d\mathcal{A} = \sqrt{1 + (\partial_x z_s)^2}\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}y.
- Effectuer un développement limité au deuxième ordre grâce à la condition de faible pente établie à la question Q16 (k|\zeta| \ll 1).
- Intégrer sur l'ensemble de la section horizontale de surface S = L_x L_y puis multiplier par le coefficient de tension superficielle \gamma_s.
Voir la réponse courteRéponse courte
Accroissement d'aire \Delta A \simeq \frac{1}{2}\int (\partial \eta/\partial x)^2 dS d'où E_s = \frac{1}{4}\gamma_s k^2 S \zeta^2.
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La surface libre du liquide est paramétrée par l'équation cartésienne z = z_s(x,t) = \zeta(t) \cos(kx), invariante selon l'axe y.
L'élément de surface s'écrit de manière générale :
avec :
D'après la question Q16, la surface est très peu inclinée par rapport à l'horizontale, ce qui se traduit par k|\zeta(t)| \ll 1, soit |\partial_x z_s| \ll 1. En développant la racine carrée au premier ordre non nul en (\partial_x z_s)^2 :
L'accroissement total d'aire de la surface libre est donc :
Comme k = \dfrac{n\pi}{L_x} (d'après la question Q18 avec n \in \mathbb{N}^*), on intègre un nombre entier de demi-périodes :
Sachant que S = L_x L_y, l'augmentation de surface vaut :
L'énergie de tension superficielle étant proportionnelle à l'aire de l'interface (E_s = \gamma_s \Delta \mathcal{A}), on obtient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : relation de dispersion, onde de gravité-capillaires, conservation de l'énergie
Déduire alors des résultats des trois questions précédentes que varie sinusoïdalement en fonction de avec une pulsation dont on donnera l’expression en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Écrire la conservation de l'énergie mécanique totale E_c(t) + E_p(t) + E_s(t) = \text{cte}, dériver par rapport au temps pour obtenir l'équation d'un oscillateur harmonique non amorti.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie mécanique totale du système en sommant l'énergie cinétique et les variations d'énergies potentielles issues des questions 19, 20 et 21.
- Écrire la conservation de l'énergie mécanique en l'absence de dissipation, puis dériver par rapport au temps pour obtenir l'équation différentielle régissant \zeta(t).
- Identifier la forme d'un oscillateur harmonique et exprimer la pulsation propre \Omega.
Voir la réponse courteRéponse courte
Conservation de l'énergie mécanique E_c + E_p + E_s conduisant à \Omega^2 = gk + \frac{\gamma_s}{\rho_l}k^3.
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Les phénomènes dissipatifs étant négligés (question 17), l'énergie mécanique totale E_m(t) du liquide est conservative. En prenant comme référence de l'énergie potentielle la surface plane au repos, cette énergie mécanique s'écrit comme la somme de l'énergie cinétique et des variations d'énergie potentielle de pesanteur et de tension superficielle :
En injectant les résultats établis aux questions Q19, Q20 et Q21, on obtient :
Le système étant conservatif, la dérivée temporelle de l'énergie mécanique est nulle :
Cette relation étant vraie à tout instant et le mouvement n'étant pas identiquement nul (\dot{\zeta} \neq 0), l'amplitude \zeta(t) obéit à l'équation différentielle :
Il s'agit de l'équation différentielle d'un oscillateur harmonique linéaire \ddot{\zeta} + \Omega^2 \zeta = 0, ce qui prouve que \zeta(t) varie sinusoïdalement avec le temps à la pulsation :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
B · Surface supérieure du liquide dans un récipient en vibration
Question 23
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Notions : force d'inertie d'entraînement, ordre de grandeur
En utilisant les résultats de la première partie, expliquer pourquoi il est légitime de supposer que la force de gravité est beaucoup plus petite que la force d’inertie.
Voir l'indiceIndice
Comparer l'accélération d'entraînement A\omega^2 à g en se basant sur la valeur de \gamma obtenue dans la première partie.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le rapport de l'amplitude de la force d'inertie d'entraînement au poids pour un élément de matière du liquide en faisant apparaître le paramètre adimensionnel \gamma.
- Mobiliser les résultats de la première partie (notamment les questions Q8, Q9 et Q10) pour conclure sur la légitimité de l'approximation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rapport de l'accélération d'entraînement sur la gravité valant \gamma = A\omega^2/g \gg 1.
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Considérons une particule fluide de masse dm dans le référentiel lié au récipient en vibration. Elle subit :
- la force de pesanteur : \mathrm{d}\vec{P} = dm\,\vec{g} = -dm\,g\,\vec{u}_z ;
- la force d'inertie d'entraînement (question Q4) : \mathrm{d}\vec{F}_i(t) = -dm\,\ddot{Z}(t)\vec{u}_z = dm\,A\omega^2\cos(\omega t)\,\vec{u}_z.
L'amplitude de l'accélération d'entraînement est a_{\max} = A\omega^2. Le rapport entre l'amplitude de la force d'inertie et le poids vaut donc :
Or, dans la première partie :
la condition de validité de l'étude à la profondeur critique D^* exigeait (question Q9) :
\gamma \gg 1les ordres de grandeur issus des mesures expérimentales de la figure 1 donnaient (question Q10) :
\gamma \simeq 30 \text{ à } 35 \gg 1
L'accélération imposée par la vibration dépasse l'accélération de la pesanteur de plus d'un ordre de grandeur (A\omega^2 \approx 30\,g).
Il est donc tout à fait légitime de supposer que la force de gravité est négligeable devant la force d'inertie d'entraînement pour décrire la réponse rapide du liquide :
Résultat
Question 24
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation d'euler, condition aux limites
En appliquant l’équation d’Euler, dans laquelle on néglige le terme convectif, montrer qu’à la surface, la vitesse du liquide dans le référentiel du récipient vérifie l’équation
Voir l'indiceIndice
Projeter l'équation d'Euler selon l'axe horizontal x, en exprimant le gradient de pression horizontal sous l'effet de l'accélération verticale d'entraînement le long de la surface libre inclinée.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'équation d'Euler dans le référentiel non galiléen du récipient en ne conservant que la force d'inertie d'entraînement (gravité et convection négligées).
- Exprimer la condition aux limites de pression à la surface libre (P = P_0) et la dériver par rapport à x.
- Linéariser l'expression au premier ordre en la pente \mathrm{d}h/\mathrm{d}x pour en déduire l'accélération horizontale \partial v_x/\partial t.
Voir la réponse courteRéponse courte
Projection tangentielle de l'équation d'Euler à la surface isobare P=P_0 en négligeant le terme convectif.
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Le récipient est animé d'une accélération verticale \ddot{Z}(t)\vec{u}_z. Dans le référentiel lié au récipient, la force volumique d'inertie d'entraînement s'écrit :
En négligeant la pesanteur ainsi que le terme convectif (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v}, l'équation d'Euler s'écrit :
En projetant sur les axes horizontaux x et verticaux z :
À la surface libre déformée z = h(x), la tension superficielle étant négligée, la pression est uniforme et égale à la pression atmosphérique :
En différentiant cette relation par rapport à x le long de la surface libre, on obtient :
D'après l'équation (2), le gradient vertical de pression vaut :
La déformation de la surface étant une petite perturbation (k\zeta \ll 1), la pente \mathrm{d}h/\mathrm{d}x \sim k\zeta et la vitesse induite \vec{v} sont du premier ordre en \zeta. Le terme \frac{\partial v_z}{\partial t} \frac{\mathrm{d}h}{\mathrm{d}x} est donc du second ordre en \zeta et peut être négligé. Au premier ordre, il vient :
d'où le gradient horizontal de pression à la surface :
En injectant ce résultat dans l'équation (1), on obtient bien :
Résultat
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : champ de vitesse, écoulement irrotationnel
Justifier que le champ de vitesses dans le liquide est donné par
Voir l'indiceIndice
Intégrer par rapport au temps l'équation précédente et s'assurer que le champ proposé dérive d'un potentiel des vitesses vérifiant l'équation de Laplace et la condition aux limites.
Voir la stratégieStratégie
- Intégrer par rapport au temps la condition dynamique établie à la question Q24 pour obtenir la composante tangentielle de la vitesse à la surface z \simeq 0.
- Exploiter les propriétés de l'écoulement (incompressible, irrotationnel) et les conditions aux limites (atténuation en profondeur, parois latérales) calquées sur l'étude de la question Q17 pour étendre le champ à tout le volume du liquide.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration temporelle de \partial v_x/\partial t et prolongement harmonique assurant l'irrotationnalité et l'incompressibilité.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q24, la vitesse tangentielle à la surface libre (z \simeq 0) vérifie :
Sachant que la déformation de la surface s'écrit h(x) \simeq \zeta \cos(kx), il vient :
Le mouvement étant purement oscillatoire de moyenne temporelle nulle (sans écoulement permanent stationnaire), l'intégration par rapport au temps donne immédiatement la vitesse tangentielle en surface :
Dans le volume du fluide parfait, les forces volumiques d'inertie dérivent d'un potentiel. D'après le théorème de Lagrange (ou de Thomson), l'écoulement est irrotationnel (\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{v} = \vec{0}) et incompressible (\mathrm{div}\,\vec{v} = 0).
Comme établi à la question Q17, la seule structure spatiale compatible avec :
- la dépendance en \sin(kx) imposée en surface et aux parois x=0, L_x,
- la décroissance exponentielle en profondeur (e^{kz} \to 0 quand z \to -\infty, approximation des ondes en eau profonde),
- l'équation de Laplace satisfaite par le potentiel des vitesses,
est de la forme :
La condition d'incompressibilité impose ensuite :
Par intégration selon z, avec la condition de vitesse nulle au fond (v_z \to 0 quand z \to -\infty), on obtient :
On vérifie sans peine que ce champ vérifie également (\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{v})_y = \frac{\partial v_x}{\partial z} - \frac{\partial v_z}{\partial x} = 0. Le champ de vitesses dans le liquide est donc bien :
Résultat
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : énergie cinétique, moyenne temporelle
Calculer l’énergie cinétique du liquide associée à ce champ de vitesses, moyennée sur une période d’oscillation, en fonction de , , , , et .
Voir l'indiceIndice
Calculer l'énergie cinétique instantanée associée au champ de vitesse rapide, puis prendre sa moyenne temporelle sur une période 2\pi/\omega en utilisant \langle \dot{Z}^2 \rangle = \frac{1}{2}A^2\omega^2.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le carré de la vitesse locale \vec{v}^{\,2} = v_x^2 + v_z^2 à partir des composantes établies à la question 25.
- Intégrer la densité volumique d'énergie cinétique sur tout le volume du liquide en exploitant l'analogie directe avec le calcul de la question 19.
- Moyenner l'énergie cinétique instantanée sur une période d'oscillation rapide T = 2\pi/\omega.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de \frac{1}{2}\rho_l \langle v^2 \rangle sur le domaine : E_v = \frac{1}{8}\rho_l S k \zeta^2 A^2 \omega^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À partir des composantes du champ de vitesses obtenues à la question 25 :
on calcule la norme au carré de la vitesse en tout point du fluide :
Ce champ est de même forme spatiale que celui de la question 17, avec la substitution \dot{\zeta}(t) \leftarrow k\zeta \dot{Z}(t). L'énergie cinétique instantanée s'obtient donc en adaptant immédiatement le résultat de la question 19 :
Puisque Z(t) = A \cos(\omega t), la vitesse verticale du récipient s'écrit \dot{Z}(t) = -A \omega \sin(\omega t). La moyenne temporelle de son carré sur une période T = 2\pi/\omega vaut :
L'énergie cinétique moyenne E_v = \langle E_c(t) \rangle est donc :
Résultat
Question 27
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
Notions : relation de dispersion, potentiel effectif
Le mouvement du liquide est la superposition d’un mouvement rapide, imprimé par la vibration du récipient, et d’un mouvement lent sous l’effet des autres forces en présence, gravité et tension superficielle. Nous admettrons que le seul effet du mouvement rapide sur le mouvement lent est l’ajout d’une contribution supplémentaire à l’énergie mécanique, qui est l’énergie cinétique moyenne calculée à la question précédente. On note maintenant cette contribution pour prendre en compte le fait que l’amplitude varie lentement avec le temps. En déduire comment la relation de dispersion déterminée à la question 22 est modifiée par le mouvement de vibration.
Voir l'indiceIndice
Ajouter l'énergie cinétique moyenne E_v à l'énergie mécanique du mouvement lent comme une énergie potentielle effective proportionnelle à \zeta^2.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie mécanique totale associée au mouvement lent en ajoutant la contribution E_v(t) aux énergies calculées aux questions Q19, Q20 et Q21.
- Écrire la conservation de cette énergie mécanique pour obtenir l'équation différentielle régissant \zeta(t).
- En déduire la nouvelle pulsation propre \Omega(k) et expliciter le terme correctif apporté par la vibration.
Voir la réponse courteRéponse courte
Ajout de l'énergie cinétique rapide comme potentiel effectif, décalant \Omega^2 de +\frac{1}{2}k^2 A^2 \omega^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énergie cinétique moyenne du mouvement rapide E_v(t) agit comme une énergie potentielle effective pour le mouvement lent. L'énergie mécanique totale associée à ce mouvement lent s'écrit donc :
En reprenant les résultats des questions Q19, Q20, Q21 et Q26 :
L'énergie mécanique se met sous la forme :
En l'absence de dissipation, l'énergie mécanique effective est conservée (\mathrm{d}E_m/\mathrm{d}t = 0) :
Pour un mouvement non trivial (\dot{\zeta} \neq 0), on obtient l'équation d'un oscillateur harmonique :
La pulsation \Omega(k) devient ainsi :
Le terme sous la racine est augmenté du terme positif \frac{1}{2} A^2 \omega^2 k^2.
Résultat
C · Surface inférieure du liquide dans un récipient en vibration
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Notions : changement d'amplitude, interface liquide-vapeur
Expliquer sans calcul pourquoi le résultat de la question 26 s’applique toujours, à condition de remplacer l’amplitude du mouvement du récipient par l’amplitude du mouvement du liquide, déterminée à la question 14.
Voir l'indiceIndice
Le liquide en lévitation oscille globalement avec l'amplitude relative A_l par rapport au support vibrant, jouant le rôle de l'amplitude d'accélération effective de la couche.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le référentiel adéquat pour décrire la dynamique interne du liquide en lévitation.
- Faire le parallèle entre le mouvement vertical d'ensemble de la couche liquide (d'amplitude A_l) et le mouvement imposé au récipient dans la partie précédente (d'amplitude A).
- Conclure sur la dépendance de l'énergie cinétique moyenne associée au mouvement rapide.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'interface inférieure vibre avec l'amplitude relative du bain A_l calculée pour la couche d'air.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans la partie III-B, le liquide était solidaire du récipient : l'écoulement rapide oscillant résultait de la force d'inertie d'entraînement associée à l'accélération verticale du récipient, d'amplitude A\omega^2, et la vitesse induite dans le liquide était directement proportionnelle à l'amplitude de vitesse de translation \dot{Z}(t), d'amplitude A\omega.
Pour le liquide en lévitation (partie II), la couche de liquide oscille verticalement en bloc avec une amplitude A_l à la pulsation \omega :
- Plaçons-nous dans le référentiel lié au mouvement vertical d'ensemble de la couche liquide. Dans ce référentiel, l'interface inférieure est au repos en moyenne, et le fluide subit une force d'inertie d'entraînement régie par l'accélération de translation de la couche, de pulsation \omega et d'amplitude A_l\omega^2 (au lieu de A\omega^2).
- La déformation ondulatoire de l'interface inférieure possède la même structure spatiale (incompressibilité, irrotationnalité et décroissance exponentielle vers l'intérieur du fluide en eau profonde). Le champ de vitesses rapides associé présente donc exactement la même forme qu'à la question 25, mais avec une amplitude proportionnelle à la vitesse d'oscillation de la couche, d'amplitude A_l\omega au lieu de A\omega.
L'énergie cinétique moyenne E_v étant une grandeur purement quadratique par rapport au champ de vitesses rapides du fluide, elle est directement proportionnelle au carré de cette amplitude de vitesse, soit (A_l\omega)^2. Le résultat de la question 26 est donc rigoureusement inchangé à condition de substituer A par A_l :
Résultat
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : relation de dispersion, instabilité de rayleigh-taylor
En utilisant le résultat de la question 27, écrire la relation de dispersion vérifiée par les oscillations de la surface inférieure du liquide.
Voir l'indiceIndice
Changer le signe du terme de pesanteur g \to -g dans l'énergie potentielle (instabilité de Rayleigh-Taylor) tout en conservant les termes stabilisants de capillarité et de vibration.
Voir la stratégieStratégie
Pour obtenir la relation de dispersion à l'interface inférieure liquide-air :
- Adapter la contribution de la gravité en tenant compte du fait que le liquide est situé au-dessus de l'air (situation sujette à l'instabilité de Rayleigh-Taylor, ce qui inverse le signe du terme gravitationnel).
- Conserver la contribution stabilisante de la tension superficielle, qui minimise toujours l'aire de l'interface.
- Remplacer l'amplitude A par l'amplitude A_l dans le terme dynamique de vibration rapide issu des questions 27 et 28.
Voir la réponse courteRéponse courte
Inversion du signe de la gravité pour l'interface inférieure suspendue : \Omega^2 = -gk + \frac{\gamma_s}{\rho_l}k^3 + \frac{1}{2}k^2 A_l^2 \omega^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À l'interface inférieure, le liquide se trouve au-dessus de la couche d'air. Comparons chaque contribution à l'énergie mécanique du mouvement lent par rapport à l'interface supérieure :
Énergie potentielle de pesanteur : lorsque l'interface se déforme sous la forme z_i(x,t) = \zeta(t)\cos(kx), le liquide (plus dense) descend dans les creux et l'air monte dans les crêtes. Le centre de masse du liquide s'abaisse, ce qui diminue son énergie potentielle de pesanteur :
E_p(t) = -\frac{1}{4}\rho_l g S \zeta(t)^2La pesanteur est ici une force déstabilisante (instabilité de Rayleigh-Taylor), ce qui équivaut à remplacer g par -g dans la dynamique.
Énergie de tension superficielle : la déformation augmente toujours l'aire de l'interface, si bien que l'énergie capillaire reste positive et stabilisante :
E_s(t) = \frac{1}{4}\gamma_s k^2 S \zeta(t)^2Énergie cinétique rapide moyenne : d'après la question 28, le liquide oscille avec une amplitude A_l, ce qui donne une énergie cinétique moyenne :
E_v(t) = \frac{1}{8}\rho_l k S A_l^2 \omega^2 \zeta(t)^2
En reprenant l'énergie mécanique totale du mode lent et la masse effective M_{\text{eff}} = \dfrac{\rho_l S}{2k} déterminée à la question 19 :
avec une raideur effective :
La pulsation d'oscillation \Omega(k) = \sqrt{K_{\text{eff}}/M_{\text{eff}}} vérifie donc :
Résultat
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : critère de stabilité, instabilité de rayleigh-taylor
On néglige la tension superficielle. En utilisant les résultats des questions 18 et 29, montrer que l’interface liquide-air inférieure est stable si , où est une longueur critique qu’on exprimera en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Exprimer la condition de stabilité \Omega^2(k) > 0 sans tension superficielle pour le mode fondamental imposé par la taille de la cuve k_{\text{min}} = \pi/L_x.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de la relation de dispersion obtenue à la question 29 en annulant la tension superficielle (\gamma_s = 0).
- Énoncer le critère de stabilité de l'interface : l'amplitude \zeta(t) n'est pas exponentiellement croissante si la pulsation propre vérifie \Omega^2(k) > 0.
- Utiliser la quantification des modes spatiaux k_n = n\pi / L_x (question 18) pour déterminer la condition portant sur le mode fondamental (n=1), qui est le plus instable.
Voir la réponse courteRéponse courte
Stabilité \Omega^2 > 0 pour le mode fondamental k_{\min} = \pi/L_x, définissant la taille critique L^*.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation de dispersion établie à la question 29, en négligeant la tension superficielle (\gamma_s = 0), on a :
L'interface est stable vis-à-vis des petites perturbations si toutes les solutions \zeta(t) sont purement oscillantes, ce qui impose :
D'après le résultat de la question 18, le confinement latéral par les parois verticales impose des modes discrets de pulsation d'espace :
Comme la suite (k_n)_{n \ge 1} est strictement croissante, la condition \Omega^2(k_n) > 0 est la plus contraignante pour le mode fondamental (n=1), de plus petite pulsation d'espace k_1 = \pi / L_x. Pour assurer la stabilité de tous les modes, il faut et il suffit donc que le mode fondamental soit stable :
On en déduit que l'interface liquide-air inférieure est stable si :
Résultat
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : résonance, condition de stabilité
En utilisant la figure 3, quelle valeur de a-t-on intérêt à choisir pour stabiliser l’interface ?
Voir l'indiceIndice
Chercher sur le graphique de la figure 3 la pulsation \omega qui maximise le gain A_l/A, garantissant ainsi la plus grande marge de stabilité.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le critère d'optimisation de la stabilité à partir de l'expression de la longueur critique L^* obtenue à la question Q30.
- Identifier sur la figure 3 la fréquence d'excitation qui maximise l'amplitude de vibration A_l du liquide pour une amplitude A imposée.
- En déduire la valeur optimale de la pulsation \omega.
Voir la réponse courteRéponse courte
Choisir \omega \simeq \omega_0 pour maximiser l'amplitude de résonance A_l et maximiser la dimension stabilisable L^*.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q30, l'interface inférieure liquide-air est stable tant que la dimension horizontale du récipient vérifie :
Pour stabiliser l'interface sur la plus grande largeur L_x possible, ou pour minimiser l'amplitude d'excitation A nécessaire du pot vibrant, il convient de rendre la longueur critique L^* maximale, c'est-à-dire de maximiser le produit A_l \omega.
La figure 3 montre que le gain A_l/A présente une résonance très aiguë en \omega \simeq \omega_0, atteignant une valeur maximale d'environ 13 à la fréquence :
En choisissant d'exciter le récipient à cette fréquence de résonance, l'amplitude A_l du mouvement du liquide est considérablement amplifiée par rapport à l'amplitude d'excitation A (A_l \simeq Q A).
On a donc tout intérêt à choisir :
Résultat
Partie IV : Équilibre d’un corps flottant
A · Flotteur sur le liquide dans un récipient immobile
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : poussée d'archimède, condition d'équilibre
Déterminer l’expression de la valeur de à l’équilibre, notée , en fonction de , et .
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Écrire l'égalité entre le poids du cylindre et la poussée d'Archimède statique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équilibre du poids et de la poussée d'Archimède : D_0 = h_0 \rho_f/\rho_l.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie l'équilibre mécanique du flotteur dans le référentiel lié au récipient immobile, supposé galiléen.
Le flotteur est soumis à deux forces verticales :
son poids :
\vec{P} = - m g\,\vec{u}_z = -\rho_f s h_0 g\,\vec{u}_zla poussée d'Archimède exercée par le liquide, correspondant au volume immergé V_{\text{imm}} = s D_0 :
\vec{F}_A = \rho_l V_{\text{imm}} g\,\vec{u}_z = \rho_l s D_0 g\,\vec{u}_z
À l'équilibre, le principe fondamental de la statique impose \vec{P} + \vec{F}_A = \vec{0}, soit par projection sur l'axe vertical ascendant \vec{u}_z :
On en déduit immédiatement la profondeur d'immersion à l'équilibre :
Résultat
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : énergie potentielle, force de rappel
On élève le flotteur d’une hauteur au-dessus de la profondeur d’équilibre , de telle sorte que le bas du flotteur soit à la profondeur . On suppose pour que le flotteur reste partiellement immergé. Calculer le travail de la force de pesanteur et de la force de poussée d’Archimède lors de ce déplacement. En déduire que la variation d’énergie potentielle est de la forme , où on donnera l’expression de .
Voir l'indiceIndice
Intégrer la force résultante de flottaison entre l'équilibre D_0 et la position déplacée D_0 - \delta.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de la force de rappel d'Archimède nette -\rho_l S_f g \delta pour trouver B = \rho_l S_f g.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Repérons la position verticale du flotteur par son déplacement ascendant z' compté depuis la position d'équilibre (z'=0 correspondant à la profondeur d'immersion D_0, et z'=\delta à D = D_0 - \delta). Le déplacement élémentaire s'écrit \mathrm{d}\vec{r} = \mathrm{d}z'\,\vec{u}_z.
1. Travail du poids :
La force de pesanteur est constante : \vec{P} = -m g\,\vec{u}_z = -\rho_f s h_0 g\,\vec{u}_z. Son travail lors de l'élévation d'une hauteur \delta vaut :
2. Travail de la poussée d'Archimède :
À la cote z', la profondeur immergée est D(z') = D_0 - z'. La poussée d'Archimède s'exprime par :
Son travail lors du déplacement de z'=0 à z'=\delta est donné par :
3. Variation de l'énergie potentielle :
D'après la question Q32, la condition d'équilibre statique s'écrit \rho_f h_0 = \rho_l D_0, de sorte que les termes linéaires en \delta se compensent exactement :
Par définition, la variation d'énergie potentielle est l'opposée du travail des forces conservatives :
Cette variation est bien de la forme \frac{1}{2} B \delta^2 avec :
Résultat
Question 34
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : petite oscillation, pulsation propre
En déduire la pulsation des petites oscillations verticales du flotteur autour de la profondeur d’équilibre . Exprimer en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Établir l'équation différentielle régissant \delta(t) en appliquant le PFD au flotteur et en déduire la pulsation propre \omega_f.
Voir la réponse courteRéponse courte
Oscillateur harmonique de raideur B et de masse m : \omega_f = \sqrt{B/m} = \sqrt{g/D_0}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le flotteur est uniquement soumis à des forces conservatives (son poids et la poussée d'Archimède). En l'absence de dissipation, l'énergie mécanique du flotteur se conserve.
En repérant la position du flotteur par son déplacement vertical \delta(t) au-dessus de sa position d'équilibre, sa vitesse verticale s'écrit v = \dot{\delta}(t). Son énergie cinétique est donc :
D'après la question Q33, l'énergie potentielle totale associée à l'écart à l'équilibre s'écrit \Delta E_p = \frac{1}{2} B \delta^2. L'énergie mécanique du flotteur s'écrit ainsi :
En dérivant cette relation par rapport au temps pour \dot{\delta} \neq 0, on obtient l'équation d'un oscillateur harmonique :
avec une pulsation propre \omega_f donnée par :
D'après la question Q32, le tirant d'eau à l'équilibre vérifie \rho_f h_0 = \rho_l D_0. On en déduit l'expression de la pulsation des oscillations :
Résultat
B · Flotteur sur le liquide puis sous le liquide dans un récipient en vibration
Question 35
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Notions : poussée d'archimède, pesanteur apparente
En reprenant le résultat de la question 5, écrire l’expression de la poussée d’Archimède instantanée exercée sur le flotteur, en notant sa profondeur à l’instant .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le résultat de la question 5 au volume immergé s D(t) sous la pesanteur effective instantanée g + \ddot{Z}(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Poussée d'Archimède instantanée dans le référentiel accéléré : \vec{F}_A(t) = \rho_l S_f D(t)(g + \ddot{Z}(t))\vec{u}_z.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q5, dans le référentiel accéléré du récipient, le champ de pesanteur effectif vaut :
La poussée d'Archimède instantanée exercée sur un corps immergé de volume V_{\text{imm}}(t) s'écrit alors :
Le flotteur étant un cylindre vertical de section droite s, le volume immergé sous la surface libre à la profondeur D(t) s'exprime simplement par :
On en déduit l'expression de la poussée d'Archimède instantanée :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : principe fondamental de la dynamique, référentiel non galiléen
Écrire l’équation du mouvement du flotteur dans le référentiel du récipient, sous la forme d’une équation différentielle pour . Simplifier cette équation en utilisant l’expression de obtenue à la question 32.
Voir l'indiceIndice
Écrire le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe vertical dans le référentiel mobile accéléré du récipient.
Voir la stratégieStratégie
- On applique le principe fondamental de la dynamique au flotteur dans le référentiel non galiléen lié au récipient en translation verticale accélérée.
- On projette les forces (poids, poussée d'Archimède instantanée et force d'inertie d'entraînement) sur l'axe vertical ascendant, en reliant la position verticale du flotteur à son immersion D(t).
- On simplifie l'expression grâce à la relation de flottabilité statique m = \rho_l s D_0 issue de la question 32.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du PFD au flotteur projeté sur la verticale : \ddot{D} = (1 - D/D_0)(g + \ddot{Z}(t)).
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie le flotteur de masse m = \rho_f s h_0 dans le référentiel lié au récipient, muni de l'axe vertical ascendant \vec{u}_z. Dans ce référentiel, la surface libre du liquide est fixe à la cote z=0. La cote de la face inférieure du flotteur est donc z_b(t) = -D(t), et la cote de son centre de gravité vaut z_G(t) = -D(t) + \frac{h_0}{2}.
L'accélération du flotteur dans le référentiel du récipient s'écrit alors :
Le flotteur est soumis au bilan d'actions mécaniques suivant :
- son poids : \vec{P} = -m g \vec{u}_z ;
la force d'inertie d'entraînement, le récipient ayant l'accélération \ddot{Z}(t)\vec{u}_z par rapport au laboratoire :
\vec{F}_i(t) = -m \ddot{Z}(t)\vec{u}_zla poussée d'Archimède instantanée établie à la question 35 :
\vec{F}_A(t) = \rho_l s D(t) \big(g + \ddot{Z}(t)\big)\vec{u}_z
La force d'inertie de Coriolis est nulle car le mouvement relatif est purement vertical, parallèle à l'axe de translation.
Le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe \vec{u}_z donne :
D'après la question 32, la masse du flotteur s'écrit m = \rho_f s h_0 = \rho_l s D_0. En injectant cette égalité :
En divisant l'équation du mouvement par -m, on obtient :
ou, sous forme développée :
Résultat
Question 37
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation du mouvement, approximation
Pour résoudre l’équation, on effectue des simplifications analogues à celles de la partie III B. On suppose que la force d’inertie l’emporte sur la force de gravité, qu’on néglige. On suppose de plus que varie très peu au cours d’une période du mouvement oscillant. On écrit donc , où est la valeur moyenne et est une petite perturbation oscillant autour de 0, qui vérifie à tout instant . Simplifier l’équation du mouvement sous ces approximations. Montrer qu’elle s’intègre en , où est une constante qu’on exprimera en fonction de et . Discuter les cas limites et .
Voir l'indiceIndice
Négliger la gravité dans la dynamique rapide, poser D(t) = \bar{D} - z(t) et intégrer deux fois par rapport au temps l'équation différentielle en z(t).
Voir la stratégieStratégie
- Négliger g devant \ddot{Z}(t) dans l'équation du mouvement issue de la question Q36, conformément à l'hypothèse de prépondérance de la force d'inertie.
- Injecter l'ansatz D(t) = \bar{D} - z(t) et simplifier le terme de rappel en ne conservant que l'ordre dominant en perturbation.
- Intégrer l'équation différentielle pour identifier le coefficient \alpha.
- Interpréter physiquement les cas limites \bar{D} = D_0 et \bar{D} = 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Linéarisation pour g \ll \ddot{Z} donnant \ddot{z} = (D/D_0 - 1)\ddot{Z}, intégrée en z(t) = \alpha Z(t) avec \alpha = D/D_0 - 1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q36, l'équation du mouvement du flotteur dans le référentiel du récipient s'écrit :
Sous l'hypothèse où la force d'inertie d'entraînement l'emporte très largement sur la gravité (\gamma = A\omega^2/g \gg 1), on néglige g devant |\ddot{Z}(t)|, soit g + \ddot{Z}(t) \simeq \ddot{Z}(t).
On pose D(t) = \bar{D} - z(t) avec |z(t)| \ll \bar{D}. À l'ordre dominant pour le mouvement rapide, le terme d'immersion varie peu sur une période d'oscillation, d'où D(t) - D_0 \simeq \bar{D} - D_0. Sachant que \ddot{D}(t) = -\ddot{z}(t), l'équation du mouvement se simplifie en :
Comme Z(t) = A\cos\omega t et que la perturbation z(t) oscille à la même pulsation \omega avec une valeur moyenne temporelle nulle, l'intégration temporelle donne directement :
avec :
Discussion des cas limites :
- Cas \bar{D} = D_0 : on trouve \alpha = 0, donc z(t) = 0. À la profondeur d'équilibre statique, la masse de liquide déplacé est rigoureusement égale à la masse du flotteur (m = \rho_l s D_0). La poussée d'Archimède d'inertie compense exactement la force d'inertie d'entraînement du flotteur à chaque instant. Il n'y a donc aucun mouvement relatif du flotteur par rapport au liquide.
- Cas \bar{D} = 0 : on trouve \alpha = -1, donc z(t) = -Z(t). Le flotteur n'est plus immergé, la poussée d'Archimède est nulle. En l'absence de gravité, il ne subit aucune force et reste donc immobile dans le référentiel galiléen du laboratoire : son altitude dans le récipient varie donc simplement comme z(t) = -Z(t).
Résultat
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Notions : énergie cinétique, moyenne temporelle
En déduire l’expression de l’énergie cinétique du flotteur, moyennée sur une période.
Voir l'indiceIndice
Exprimer \langle E_c \rangle = \frac{1}{2}m \langle \dot{z}^2 \rangle en fonction de l'écart à l'équilibre \delta = \bar{D} - D_0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la vitesse du mouvement rapide du flotteur dans le référentiel du récipient à partir de la perturbation z(t) = \alpha Z(t).
- Écrire l'énergie cinétique instantanée associée à ce mouvement rapide et en calculer la moyenne temporelle sur une période T = 2\pi/\omega.
- Exprimer le résultat en fonction de la masse m du flotteur (ou des grandeurs équivalentes \rho_l, s, D_0) et du facteur \alpha (ou de l'écart \delta).
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'énergie cinétique moyenne du mouvement rapide : \langle E_c \rangle = \frac{1}{4} m \alpha^2 A^2 \omega^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le référentiel lié au récipient, la profondeur instantanée du flotteur s'écrit D(t) = D - z(t) avec z(t) = \alpha Z(t) = \alpha A \cos(\omega t) d'après la question Q37.
La vitesse verticale du flotteur associée à ce mouvement rapide est :
L'énergie cinétique instantanée du flotteur associée au mouvement rapide s'écrit alors :
où m = \rho_f s h_0 = \rho_l s D_0 est la masse du flotteur (d'après la question Q32).
En moyennant sur une période d'oscillation T = \frac{2\pi}{\omega}, sachant que \langle \sin^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{2}, on obtient :
En remplaçant la masse m = \rho_l s D_0 (ou m = \rho_f s h_0), l'énergie cinétique moyenne s'exprime sous la forme :
En fonction de l'écart à la position d'équilibre statique \delta = D_0 - D, comme \alpha = -\frac{\delta}{D_0}, cette énergie cinétique moyenne s'écrit également :
Résultat
Question 39
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
Notions : potentiel effectif, petite oscillation
Le mouvement du flotteur est la superposition d’un mouvement rapide, imprimé par la vibration du récipient, et d’un mouvement lent sous l’effet des autres forces en présence, gravité et force de poussée d’Archimède. Comme à la question 27, nous admettrons que le seul effet du mouvement rapide sur le mouvement lent est l’ajout d’une contribution supplémentaire à l’énergie mécanique, qui est l’énergie cinétique moyenne calculée à la question précédente. En déduire comment la pulsation des petites oscillations du flotteur autour de sa position d’équilibre est modifiée par le mouvement de vibration.
Voir l'indiceIndice
Ajouter cette énergie cinétique moyenne à l'énergie potentielle du mouvement lent et en déduire la nouvelle raideur effective puis la nouvelle pulsation propre.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'énergie mécanique effective associée au mouvement lent en ajoutant à l'énergie mécanique statique (question 33) l'énergie cinétique moyenne du mouvement rapide calculée à la question 38.
- Identifier la constante de raideur effective B_{\text{eff}} du système oscillant pour le mouvement lent.
- En déduire la nouvelle pulsation propre \omega_f' des petites oscillations autour de la position d'équilibre.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énergie potentielle effective totale conduisant à la pulsation modifiée \omega_{\text{eff}}^2 = \omega_f^2 + \frac{A^2 \omega^2}{2 D_0^2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le mouvement lent du flotteur est repéré par son écart \delta(t) par rapport à sa profondeur d'immersion d'équilibre D_0. L'énergie cinétique associée à ce mouvement lent s'écrit :
puisque m = \rho_f s h_0 = \rho_l s D_0 d'après la question 32.
L'énergie potentielle issue des forces statiques (poids et poussée d'Archimède) vaut, d'après la question 33 :
Selon l'énoncé, le mouvement rapide ajoute à l'énergie mécanique une contribution correspondant à l'énergie cinétique moyenne calculée à la question 38 :
L'énergie mécanique effective régissant l'évolution lente s'écrit donc :
avec une raideur effective :
En l'absence de dissipation, l'énergie mécanique moyenne est conservée : \dfrac{\mathrm{d}E_{m,\text{eff}}}{\mathrm{d}t} = 0, ce qui conduit à l'équation différentielle du mouvement lent :
La nouvelle pulsation des petites oscillations est donc :
Résultat
Question 40
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : stabilité d'un équilibre, flottabilité inversée
On considère finalement le cas où le liquide est en lévitation sur une poche d’air. Déterminer à quelle condition sur la hauteur le flotteur peut être en équilibre stable sous le liquide, à une position qu’on précisera. Commenter à la lueur de ce résultat la photographie reproduite en exergue du sujet.
Voir l'indiceIndice
Inverser le signe de la gravité effective pour l'interface inférieure et déterminer la condition pour que la raideur totale reste strictement positive.
Voir la stratégieStratégie
- Décrire la géométrie de la position d'équilibre à l'interface inférieure et transposer la condition d'immersion statique.
- Adapter la relation de pulsation issue de la question Q39 en tenant compte du caractère statiquement instable (g \to -g) et de l'amplitude A_l des oscillations du liquide (question Q28).
- En déduire la condition de stabilité sur h_0 et interpréter la photographie d'exergue.
Voir la réponse courteRéponse courte
Inversion de gravité stabilisée par la vibration si h_0 < \frac{\rho_l}{\rho_f}\frac{A_l^2\omega^2}{2g}, expliquant le bateau flottant à l'envers.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Position d'équilibre :
À l'interface liquide-air inférieure, le liquide est situé au-dessus de l'air. Le flotteur pénètre donc vers le haut dans le liquide sur une hauteur D_0, le reste de sa hauteur h_0 - D_0 étant situé en dessous, dans la poche d'air. Comme à la question Q32, l'équilibre moyen entre le poids et la poussée d'Archimède impose :
2. Condition de stabilité sur la hauteur h_0 :
En l'absence de vibration, cet équilibre est instable : un déplacement vers le haut augmente la hauteur immergée D, donc la poussée d'Archimède dirigée vers le haut, ce qui accélère le flotteur vers le liquide (et inversement vers le bas). Cette instabilité correspond à un changement de signe de la raideur statique, soit formellement g \to -g :
Sous l'effet de la vibration verticale de la couche de liquide, d'amplitude A_l (d'après la question Q28), le terme moyen d'énergie cinétique rapide stabilise le système de façon analogue à la question Q39. La pulsation effective des oscillations lentes s'écrit donc :
L'équilibre est stable si et seulement si \omega_{\mathrm{eff}}^2 > 0, ce qui équivaut à :
En remplaçant D_0 = \frac{\rho_f}{\rho_l} h_0, on obtient la condition sur la hauteur totale h_0 :
où L^* est la longueur critique déterminée à la question Q30.
3. Commentaire de la photographie :
Sur la photographie reproduite en exergue du sujet, on observe deux petits bateaux :
- L'un flotte classiquement à la surface libre supérieure ;
- L'autre flotte « la tête en bas » sous la surface inférieure de la couche de liquide en lévitation : sa coque est immergée vers le haut dans le liquide et sa superstructure pointe vers le bas dans la poche d'air.
La barre d'échelle indique 1\text{ cm}. Avec les valeurs typiques de l'expérience (L^* \sim 10\text{ à } 20\text{ cm}), la hauteur critique h_0^* est de l'ordre de quelques centimètres. Le bateau, de hauteur inférieure au centimètre, vérifie bien h_0 < h_0^* : la vibration rapide stabilise l'interface ainsi que le flotteur, donnant l'illusion spectaculaire d'une gravité inversée.
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Polytechnique Physique A PC 2022 ?
Surtout 4 chapitres : Mécanique des fluides (42 % des questions, partie I), Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (21 %, partie II), Référentiels non galiléens (12 %) et Ondes mécaniques et acoustiques (12 %). Plus ponctuellement : Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire, Premier et second principes de la thermodynamique et Cinématique et dynamique du point.
Peut-on travailler le sujet Polytechnique Physique A PC 2022 dès la première année (PCSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Polytechnique Physique A PC 2022 ?
Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie III est la plus longue (environ 1 h 30).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Polytechnique Physique A PC 2022 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Polytechnique Physique A PC 2022 ?
Questions de cours : Q1 (statique des fluides), Q3 (poussée d'archimède), Q4 (force d'inertie d'entraînement), Q13 (oscillateur harmonique), Q17 (écoulement irrotationnel) et Q32 (poussée d'archimède). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q14 (oscillateur harmonique forcé), Q22 (relation de dispersion) et Q34 (petite oscillation).
Où gagner des points facilement dans le sujet Polytechnique Physique A PC 2022 ?
Le sujet Polytechnique Physique A PC 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Le sujet Polytechnique Physique A PC 2022 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. La moyenne des candidats français est de 9,33/20 avec un écart-type de 3,57, et celle des candidats étrangers de 8,11 avec un écart-type de 3,7. Écart-type : 3,57 (1 254 présents).
À quel modèle classique se rattache la stabilisation par vibration en fin de sujet ?
C'est le modèle du pendule de Kapitza. Le découplage entre mouvement rapide et mouvement lent, modélisé par l'ajout de l'énergie cinétique moyenne de vibration dans l'énergie potentielle effective en Q27 et Q39, transpose fidèlement la stabilisation d'un équilibre statiquement instable par une excitation verticale à haute fréquence.
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 40 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,33 et d'écart-type 3,57 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.
Source des chiffres : document officiel du concours.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.