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Corrigé détaillé Mines Physique 2 MPI 2026

Le « jumping ring » d'Elihu Thomson

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MP2I : 20 questions sur 27, parties II et III en entier. Autres questions faisables en MP2I

Autres premières années : MPSI 17 · PCSI 17 · PTSI 17 · TSI1 17 · BCPST1 10 questions.

Détail par partie
  • Partie I : Champ magnétique créé par un solénoïde1/6En partie
  • Partie II : Lévitation magnétique7/7Faisable
  • Partie III : « Jumping ring »9/9Faisable
  • Partie IV : Température de l'anneau3/5En partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Électromagnétisme, Mécanique, Diffusion et transferts thermiques · 6 incontournables · 20 questions de première année
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Ce sujet propose une analyse physique complète de la célèbre expérience du jumping ring conçue par Elihu Thomson en 1877. Le problème balaie un spectre très représentatif des programmes de concours en combinant magnétostatique (solénoïde semi-infini et flux conservatif), induction électromagnétique dans un anneau conducteur (mise en évidence du rôle clé du déphasage induit par l'auto-inductance), mécanique du point (propulsion, balistique avec traînée quadratique ou linéaire et implémentation Python du schéma d'Euler) et transfert thermique (bilan d'énergie couplant effet Joule et refroidissement conducto-convectif).

Très guidé et progressif, ce sujet constitue un modèle d'épreuve classique et équilibrée, incontournable pour réviser les couplages électromécaniques et thermiques en deuxième année.

Difficulté
Moyen, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 2 h 20 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

6 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

17 questions rapides et accessibles · 6 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (17) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (6) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

27 questions
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Partie I : Champ magnétique créé par un solénoïde

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : invariance, symétrie, champ magnétique

Par des arguments d'invariance et de symétrie, simplifiez la forme du champ magnétique créé par ce solénoïde en un point quelconque de coordonnées cylindriques .

Voir l'indice

Identifier les plans de symétrie et d'antisymétrie de la distribution de courant, puis exploiter les invariances par translation suivant z et par rotation autour de (Oz) pour simplifier \vec{B}(M).

Voir la stratégie
  1. Exploiter les invariances de la distribution de courant par translation suivant l'axe (Oz) et par rotation autour de cet axe afin d'éliminer la dépendance de \vec{B} en z et \theta.
  2. Identifier les plans de symétrie ou d'antisymétrie de la distribution de courant passant par le point M pour déterminer la direction du champ magnétique \vec{B}(M) (vecteur axial).
Voir la réponse courte

Tout plan contenant l'axe Oz est plan d'antisymétrie des courants et invariances par translation et rotation axiale, d'où \vec{B} = B_z(r,z)\vec{e}_z.

Voir le corrigé complet

La distribution de courant est modélisée par une nappe cylindrique de courant continu surfacique ou volumique uniforme, portée par \vec{e}_\theta.

1. Invariances :

  • Le solénoïde étant supposé infini suivant l'axe (Oz), la distribution de courant est invariante par toute translation le long de l'axe (Oz). Le champ magnétique ne dépend donc pas de la coordonnée z.
  • La distribution de courant présente une symétrie de révolution autour de l'axe (Oz), elle est donc invariante par toute rotation d'un angle \theta quelconque autour de cet axe. Le champ magnétique ne dépend donc pas de \theta.

On en déduit que les composantes du champ magnétique ne dépendent que de la distance à l'axe r :

\vec{B}(M) = \vec{B}(r)

2. Symétries :

  • Soit \Pi_s le plan passant par M et contenant (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) (plan perpendiculaire à l'axe (Oz)). Par réflexion par rapport à \Pi_s, les courants circulaires sont inchangés (\vec{j} \parallel \Pi_s). Le solénoïde étant infini, \Pi_s est un plan de symétrie pour la distribution de courant. Comme le champ magnétique est un pseudo-vecteur (vecteur axial), il est orthogonal à tout plan de symétrie des sources en tout point de ce plan. Ainsi :

    \vec{B}(M) \perp \Pi_s \implies \vec{B}(M) = B_z(r)\,\vec{e}_z
  • Vérification avec le plan méridien : le plan \Pi_a = (M, \vec{e}_r, \vec{e}_z) coupe orthogonalement les lignes de courant (\vec{j} \perp \Pi_a), c'est donc un plan d'antisymétrie des sources. Le pseudo-vecteur \vec{B}(M) lui est donc parallèle, ce qui confirme B_\theta(M) = 0.

En combinant ces résultats, le champ magnétique créé en tout point M(r,\theta,z) est de la forme :

\boxed{\vec{B}(M) = B_z(r)\,\vec{e}_z}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : théorème d'ampère, solénoïde

On suppose que le champ magnétique est nul à l'extérieur du solénoïde. En appliquant le théorème d'Ampère, déterminer alors l'expression de créé à l'intérieur du solénoïde infini.

Voir l'indice

Choisir un contour rectangulaire d'Ampère enlaçant un côté à l'intérieur et un côté à l'extérieur du solénoïde où le champ est supposé nul.

Voir la stratégie
  1. Choisir un contour d'Ampère rectangulaire \mathcal{C} tracé dans un plan méridien, avec un côté parallèle à l'axe à l'intérieur et l'autre à l'extérieur.
  2. Calculer la circulation de \vec{B} le long de ce contour en exploitant la direction axiale de \vec{B} et le fait que le champ extérieur est nul.
  3. Évaluer le courant algébrique enlacé par ce contour et conclure via le théorème d'Ampère.
Voir la réponse courte

Circulation de \vec{B} sur un rectangle enlaçant les spires avec champ nul à l'extérieur : \vec{B} = \mu_0 n I \vec{e}_z à l'intérieur.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q1, le champ magnétique est axial : \vec{B}(M) = B_z(r)\,\vec{e}_z.

On choisit pour contour d'Ampère un rectangle orienté \mathcal{C} = ABCD contenu dans un plan méridien (\vec{e}_r, \vec{e}_z) :

  • le segment [AB], de longueur L, est situé à l'intérieur du solénoïde (r_A = r_B = r < b), orienté selon +\vec{e}_z ;
  • le segment [BC] est perpendiculaire à l'axe, orienté selon +\vec{e}_r de r à r' > b ;
  • le segment [CD], de longueur L, est situé à l'extérieur (r_C = r_D = r' > b), orienté selon -\vec{e}_z ;
  • le segment [DA] est perpendiculaire à l'axe, orienté selon -\vec{e}_r de r' à r.

La circulation de \vec{B} sur \mathcal{C} s'écrit :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = \int_A^B \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} + \int_B^C \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} + \int_C^D \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} + \int_D^A \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell}
  • Sur [BC] et [DA], l'élément de longueur \mathrm{d}\vec{\ell} = \pm\,\mathrm{d}r\,\vec{e}_r est orthogonal à \vec{B}, donc \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = 0.
  • Sur [CD], le champ est nul à l'extérieur par hypothèse de l'énoncé, donc l'intégrale est nulle.
  • Sur [AB], \vec{B} = B_z(r)\,\vec{e}_z et \mathrm{d}\vec{\ell} = \mathrm{d}z\,\vec{e}_z, d'où :

    \int_A^B \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = B_z(r)\,L

La circulation totale vaut donc :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = B_z(r)\,L

D'après la règle de la main droite, le vecteur normal à la surface délimitée par \mathcal{C} est orienté selon \vec{e}_z \wedge \vec{e}_r = \vec{e}_\theta. Le courant circulant dans les spires dans le sens de \vec{e}_\theta, les spires traversent la surface dans le sens positif. Sur la longueur L, le nombre de spires traversant la surface est N = n\,L, donc le courant total enlacé est :

I_{\text{enlacé}} = n\,L\,I

Le théorème d'Ampère s'énonce :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = \mu_0\,I_{\text{enlacé}}

soit :

B_z(r)\,L = \mu_0\,n\,L\,I \implies B_z(r) = \mu_0\,n\,I

Ce résultat est indépendant de r : le champ magnétique à l'intérieur du solénoïde infini est donc uniforme et vaut :

\boxed{\vec{B}_{\text{int}} = \mu_0\,n\,I\,\vec{e}_z}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques ; Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : perméabilité relative, solénoïde

On ajoute un noyau ferromagnétique de perméabilité relative . Que devient le champ magnétique ? Calculer l'intensité de ce champ si , .

Voir l'indice

Dans un milieu ferromagnétique linéaire, la relation constitutive lie le champ magnétique à la perméabilité relative par \vec{B} = \mu_r \mu_0 n I \vec{e}_z. Réaliser l'application numérique.

Voir la réponse courte

Le champ est multiplié par la perméabilité relative \mu_r : B = \mu_r \mu_0 n I \approx 1{,}26\text{ T}.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'approximation des milieux magnétiques linéaires, homogènes et isotropes (LHI), la présence du noyau ferromagnétique de perméabilité relative \mu_r revient à remplacer la perméabilité du vide \mu_0 par la perméabilité absolue du milieu \mu = \mu_r \mu_0.

D'après le résultat de la question Q2, le champ magnétique à l'intérieur du solénoïde s'écrit désormais :

\boxed{\vec{B} = \mu_r \mu_0 n I \vec{e}_z}

Le champ magnétique est ainsi amplifié d'un facteur \mu_r par rapport à celui créé dans le vide.

L'intensité du champ magnétique vaut donc :

B = \mu_r \mu_0 n I

Application numérique : Avec \mu_r = 100, \mu_0 = 4\pi \cdot 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1}, n = 1000\text{ m}^{-1} et I = 10{,}0\text{ A}, on obtient :

B = 100 \times 4\pi \cdot 10^{-7} \times 1000 \times 10{,}0 = 4\pi \cdot 10^{-1}\text{ T} \approx 1{,}26\text{ T}

En respectant la consigne de ne conserver qu'un seul chiffre significatif :

\boxed{B = 1\text{ T}}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell, flux magnétique

Donner les 4 équations de Maxwell dans un milieu de perméabilité et de permittivité avec une densité volumique de charge et une densité de courant volumique . À partir de l'une d'entre-elle, montrer que le flux du champ magnétique est nul à travers toute surface fermée i.e. que le champ magnétique est à flux conservatif.

Voir l'indice

Rappeler les équations de Maxwell-Gauss, Maxwell-Thomson (\mathrm{div}\vec{B}=0), Maxwell-Faraday et Maxwell-Ampère. Appliquer le théorème de Green-Ostrogradski au flux de \vec{B} sur une surface fermée.

Voir la réponse courte

Énoncé des quatre équations de Maxwell, puis intégration de \mathrm{div}\vec{B} = 0 via le théorème de Green-Ostrogradsky pour établir la conservation du flux.

Voir le corrigé complet

Les quatre équations de Maxwell locales dans le milieu considéré s'écrivent :

\begin{aligned} \text{Équation de Maxwell-Gauss (MG) :} & \quad \mathrm{div}\,\vec{E} = \frac{\rho}{\varepsilon_0} \\ \text{Équation de Maxwell-Thomson (ou Maxwell-flux) :} & \quad \mathrm{div}\,\vec{B} = 0 \\ \text{Équation de Maxwell-Faraday (MF) :} & \quad \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \\ \text{Équation de Maxwell-Ampère (MA) :} & \quad \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \vec{j} + \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \end{aligned}

Considérons une surface fermée quelconque \Sigma, orientée vers l'extérieur, délimitant un volume V. En appliquant le théorème de Green-Ostrogradski (théorème de la divergence) au champ magnétique \vec{B} à travers la surface \Sigma, le flux sortant \phi_B s'exprime sous la forme :

\phi_B = \oiint_{\Sigma} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \iiint_{V} \mathrm{div}\,\vec{B} \, \mathrm{d}\tau

Or, d'après l'équation de Maxwell-Thomson, \mathrm{div}\,\vec{B} = 0 en tout point de l'espace. On en déduit immédiatement :

\boxed{\phi_B = \oiint_{\Sigma} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = 0}

Le flux du champ magnétique à travers toute surface fermée est donc nul : le champ magnétique est à flux conservatif.

Résultat

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Question 5

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : conservation du flux, divergence

En utilisant le fait que le champ magnétique est à flux conservatif, écrire une équation liant et . En déduire que, pour proche de l'axe, sa composante radiale s'exprime :

Voir l'indice

Calculer le flux sortant de \vec{B} à travers un cylindre de rayon r compris entre z et z+\mathrm{d}z, en supposant B_z uniforme sur les bases et B_r uniforme sur la paroi latérale.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux du champ magnétique \vec{B} sortant du cylindre élémentaire (bases et surface latérale) en exploitant la symétrie axiale et la proximité de l'axe (r \ll b).
  2. Utiliser la conservation du flux magnétique (\oiint \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{S} = 0) pour relier B_r(r,z) à la dérivée axiale \frac{\mathrm{d}B_z}{\mathrm{d}z}.
  3. Calculer la dérivée de l'expression de B_z(z) fournie par l'énoncé et en déduire B_r(r,z).
Voir la réponse courte

Conservation du flux sur un cylindre élémentaire ou \mathrm{div}\vec{B}=0 en coordonnées cylindriques : B_r(r,z) \approx -\frac{r}{2}\frac{\partial B_z}{\partial z}.

Voir le corrigé complet

Considérons la surface fermée \Sigma délimitant le cylindre élémentaire de rayon r, d'axe (Oz), compris entre les cotes z et z + \mathrm{d}z. La surface \Sigma se compose de :

  • la base inférieure à la hauteur z, d'aire S = \pi r^2, orientée vers l'extérieur par -\vec{e}_z. Proche de l'axe, le champ axial est approximativement uniforme sur le disque et vaut B_z(z), d'où le flux sortant :

    \Phi_{\text{inf}} = - \pi r^2 B_z(z)
  • la base supérieure à la hauteur z + \mathrm{d}z, d'aire S = \pi r^2, orientée vers l'extérieur par +\vec{e}_z :

    \Phi_{\text{sup}} = \pi r^2 B_z(z + \mathrm{d}z)
  • la paroi latérale de rayon r et de hauteur \mathrm{d}z, d'aire 2\pi r \mathrm{d}z, orientée vers l'extérieur par +\vec{e}_r. Pour \mathrm{d}z infinitésimal, le champ radial y vaut B_r(r,z), d'où le flux sortant :

    \Phi_{\text{lat}} = 2\pi r \mathrm{d}z \, B_r(r,z)

Le champ magnétique étant à flux conservatif, le flux total à travers la surface fermée \Sigma est nul :

\begin{aligned} \oiint_{\Sigma} \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{S} &= \Phi_{\text{inf}} + \Phi_{\text{sup}} + \Phi_{\text{lat}} = 0 \\ \pi r^2 \bigl[ B_z(z + \mathrm{d}z) - B_z(z) \bigr] + 2\pi r \mathrm{d}z \, B_r(r,z) &= 0 \end{aligned}

Au premier ordre en \mathrm{d}z, B_z(z + \mathrm{d}z) - B_z(z) = \frac{\mathrm{d}B_z}{\mathrm{d}z} \mathrm{d}z. En divisant par 2\pi r \mathrm{d}z, on obtient l'équation liant B_r(r,z) et B_z(z) :

\boxed{B_r(r,z) = -\frac{r}{2} \frac{\mathrm{d}B_z}{\mathrm{d}z}(z)}

Calculons maintenant la dérivée de la composante axiale :

B_z(z) = \frac{\mu_0 n I}{2}\left(1 - \frac{z}{\sqrt{b^2 + z^2}}\right)

En dérivant par rapport à z :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}z}\left(1 - \frac{z}{\sqrt{b^2 + z^2}}\right) &= - \frac{\sqrt{b^2+z^2} - z \cdot \dfrac{z}{\sqrt{b^2+z^2}}}{b^2+z^2} \\ &= - \frac{(b^2+z^2) - z^2}{(b^2+z^2)^{3/2}} \\ &= - \frac{b^2}{(b^2+z^2)^{3/2}} \end{aligned}

Il vient ainsi :

\frac{\mathrm{d}B_z}{\mathrm{d}z}(z) = - \frac{\mu_0 n I}{2} \frac{b^2}{(b^2+z^2)^{3/2}}

En réinjectant cette dérivée dans l'expression de B_r(r,z), on obtient :

\boxed{B_r(r,z) = \frac{\mu_0 n I r}{4} \frac{b^2}{(b^2 + z^2)^{3/2}}}

Résultat

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Question 6

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : ligne de champ, approximation axiale

Déterminer alors les expressions équivalentes de et en ne gardant qu'un seul terme dominant. On rappelle que les lignes de champ magnétique sont les courbes tangentes à en tout point et admettent pour équation : . En déduire que les équations des lignes de champ magnétique peuvent s'écrire sous la forme : où est une constante d'intégration. Dessiner alors la forme de ces lignes de champ magnétique proche de l'axe.

Voir l'indice

Effectuer un développement asymptotique de B_z(z) et B_r(r,z) pour z \gg b. Intégrer ensuite l'équation différentielle des lignes de champ \mathrm{d}r/B_r = \mathrm{d}z/B_z.

Voir la stratégie
  1. Effectuer un développement limité au premier ordre non nul en b/z \ll 1 pour B_z(z) et B_r(r,z).
  2. Écrire la condition de colinéarité \mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B} = \vec{0} dans le plan méridien pour obtenir l'équation différentielle des lignes de champ, puis l'intégrer.
  3. Représenter l'allure des lignes de champ r = kz dans le domaine z \gg b.
Voir la réponse courte

Équation différentielle \mathrm{d}r/B_r = \mathrm{d}z/B_z, intégration fournissant les droites r = k z, puis tracé de lignes divergeant depuis l'extrémité du solénoïde.

Voir le corrigé complet

Dans l'approximation z \gg b, on pose \varepsilon = \frac{b}{z} \ll 1.

Pour la composante axiale B_z(z) :

\begin{aligned} \frac{z}{\sqrt{b^2+z^2}} &= \left(1 + \frac{b^2}{z^2}\right)^{-1/2} = 1 - \frac{1}{2}\frac{b^2}{z^2} + o\left(\frac{b^2}{z^2}\right) \end{aligned}

En injectant ce développement dans l'expression admise de B_z(z) :

B_z(z) = \frac{\mu_0 n I}{2} \left[1 - \left(1 - \frac{b^2}{2z^2}\right)\right]
\boxed{B_z(z) \approx \frac{\mu_0 n I b^2}{4 z^2}}

Pour la composante radiale B_r(r,z) établie à la question Q5 :

(b^2+z^2)^{3/2} = z^3 \left(1 + \frac{b^2}{z^2}\right)^{3/2} \approx z^3

On en déduit immédiatement le terme dominant :

\boxed{B_r(r,z) \approx \frac{\mu_0 n I r b^2}{4 z^3}}

Un déplacement élémentaire le long d'une ligne de champ s'écrit dans la base cylindrique (le champ étant invariant par rotation et sans composante orthoradiale) :

\mathrm{d}\vec{\ell} = \mathrm{d}r\,\vec{e}_r + \mathrm{d}z\,\vec{e}_z

La condition d'alignement \mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B} = \vec{0} se traduit par :

(\mathrm{d}r\,\vec{e}_r + \mathrm{d}z\,\vec{e}_z) \wedge (B_r\,\vec{e}_r + B_z\,\vec{e}_z) = (B_z \mathrm{d}r - B_r \mathrm{d}z)\,\vec{e}_\theta = \vec{0}

Soit :

\frac{\mathrm{d}r}{\mathrm{d}z} = \frac{B_r}{B_z}

En remplaçant par les expressions équivalentes dominantes obtenues :

\frac{\mathrm{d}r}{\mathrm{d}z} = \frac{\dfrac{\mu_0 n I r b^2}{4 z^3}}{\dfrac{\mu_0 n I b^2}{4 z^2}} = \frac{r}{z}

On sépare les variables pour r > 0 et z > 0 :

\frac{\mathrm{d}r}{r} = \frac{\mathrm{d}z}{z} \implies \ln\left(\frac{r}{r_0}\right) = \ln\left(\frac{z}{z_0}\right)

Ce qui donne bien :

\boxed{r = k z}

où k = r_0 / z_0 > 0 est une constante d'intégration fixant la ligne de champ.

Au voisinage de l'axe et pour z \gg b, les lignes de champ magnétique sont donc des segments de droites concourantes en O, s'évasant vers le haut à mesure que l'on s'éloigne de l'extrémité du solénoïde.

Résultat

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Partie II : Lévitation magnétique

Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : loi de lenz, courant induit

Donner la loi de Lenz pour l'induction. Comment faire pour prévoir le sens du courant ?

Voir l'indice

Énoncer le principe de modération de Lenz : les effets induits s'opposent aux causes qui leur donnent naissance. Exploiter la variation temporelle du flux magnétique.

Voir la réponse courte

Énoncé de la loi de modération de Lenz : le courant induit s'oppose aux variations du flux magnétique qui lui donnent naissance.

Voir le corrigé complet

1. Énoncé de la loi de Lenz

La loi de Lenz est une loi qualitative de modération : les effets de l'induction s'opposent aux causes qui leur donnent naissance.

En particulier, le courant induit crée un champ magnétique propre dont les effets tendent à s'opposer à la variation du flux magnétique inducteur qui lui donne naissance.

2. Méthode pour déterminer le sens du courant i_2

Pour prévoir le sens de circulation du courant induit i_2(t) dans l'anneau :

  1. On choisit un sens de parcours arbitraire sur l'anneau (par exemple selon le vecteur unitaire orthoradial \vec{e}_\theta), ce qui définit le vecteur surface élémentaire \mathrm{d}\vec{S} selon +\vec{e}_z d'après la règle de la main droite.
  2. On détermine le signe de la variation temporelle du flux du champ magnétique inducteur \vec{B}_1(t) à travers l'anneau : \dfrac{\mathrm{d}\Phi_{1\to 2}}{\mathrm{d}t}.
  3. On applique la loi de Lenz :

    • si le flux inducteur augmente (\mathrm{d}\Phi_{1\to 2}/\mathrm{d}t > 0), le courant induit i_2 circule dans le sens tel que le champ magnétique induit propre \vec{B}_{\text{propre}} soit opposé à \vec{B}_1 (afin de s'opposer à l'augmentation du flux) ;
    • si le flux inducteur diminue (\mathrm{d}\Phi_{1\to 2}/\mathrm{d}t < 0), i_2 circule de sorte que \vec{B}_{\text{propre}} soit dans le même sens que \vec{B}_1 (afin de compenser la baisse de flux).

    La règle de la main droite (ou du tire-bouchon de Maxwell) appliquée à \vec{B}_{\text{propre}} donne alors directement le sens de parcours physique de i_2.

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique ; Induction et forces de Laplace

Notions : approximation des régimes quasi stationnaires, champ magnétique

À partir des résultats et données de la partie I, donner l'expression du champ magnétique total généré par le demi-solénoïde parcouru par le courant .

Voir l'indice

Substituer simplement l'expression du courant i_1(t) = I_1\cos(\omega t) dans les composantes axiale et radiale établies en Partie I.

Voir la stratégie

Dans le cadre de l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS magnétique), la distribution des courants dépend du temps à travers i_1(t) = I_1 \cos(\omega t), mais les équations de la magnétostatique restent valables à chaque instant. Il suffit donc de remplacer le courant constant I de la partie I par l'expression instantanée i_1(t) dans les composantes axiale et radiale du champ magnétique au voisinage de l'axe.

Voir la réponse courte

Dans le cadre de l'ARQS, le champ instantané s'obtient en remplaçant l'intensité constante I par i_1(t) dans les composantes axiale et radiale.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'ARQS, le champ magnétique créé par le demi-solénoïde au voisinage de son axe s'obtient directement à partir des résultats de la partie I en remplaçant l'intensité stationnaire I par l'intensité instantanée i_1(t) = I_1\cos(\omega t).

D'après les questions Q4 (donnée pour B_z) et Q5 pour B_r, le champ magnétique possède une composante axiale B_z et une composante radiale B_r :

\begin{aligned} B_r(r,z,t) &= \frac{\mu_0 n i_1(t) r}{4} \frac{b^2}{(b^2+z^2)^{3/2}} = \frac{\mu_0 n I_1 r b^2}{4(b^2+z^2)^{3/2}} \cos(\omega t) \\ B_z(r,z,t) &\approx B_z(z,t) = \frac{\mu_0 n i_1(t)}{2}\left(1 - \frac{z}{\sqrt{b^2+z^2}}\right) = \frac{\mu_0 n I_1}{2}\left(1 - \frac{z}{\sqrt{b^2+z^2}}\right) \cos(\omega t) \end{aligned}

Le champ magnétique total \vec{B}(r,z,t) = B_r(r,z,t)\,\vec{e}_r + B_z(z,t)\,\vec{e}_z s'écrit donc au voisinage de l'axe :

\boxed{\vec{B}(r,z,t) = \frac{\mu_0 n I_1 \cos(\omega t)}{2} \left[ \frac{r b^2}{2(b^2+z^2)^{3/2}} \, \vec{e}_r + \left(1 - \frac{z}{\sqrt{b^2+z^2}}\right) \vec{e}_z \right]}

Résultat

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Question 9

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
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Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : loi de faraday, inductance mutuelle

À partir de la loi de Faraday, montrer que le courant satisfait une équation différentielle de la forme où l'on exprimera le coefficient d'inductance mutuelle en fonction de , , , et .

Voir l'indice

Exprimer le flux inducteur à travers l'anneau sous la forme \Phi_{1\to 2} = M(z)i_1(t) avec \Phi_{1\to 2} \approx \pi a^2 B_z(z,t), puis appliquer la loi des mailles avec la f.é.m. d'induction totale.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux magnétique total \Phi_2 traversant l'anneau comme la somme du flux propre et du flux envoyé par le solénoïde inducteur.
  2. Identifier le coefficient d'inductance mutuelle M(z) à partir du flux inducteur en considérant le champ axial uniforme sur la section de l'anneau.
  3. Appliquer la loi de Faraday et la loi des mailles (loi d'Ohm pour le circuit fermé) pour aboutir à l'équation différentielle régissant i_2(t).
Voir la réponse courte

Calcul du flux envoyé \Phi_{1\to 2} = M(z)i_1, fém induite e = -\mathrm{d}\Phi/\mathrm{d}t, puis loi des mailles associant résistance R et inductance propre L.

Voir le corrigé complet

Orientons l'anneau circulaire dans le sens de \vec{e}_\theta ; le vecteur surface élémentaire est alors orienté par la règle du tire-bouchon selon \vec{e}_z : \mathrm{d}\vec{S} = \mathrm{d}S\,\vec{e}_z.

Le rayon de l'anneau a = 1\text{ cm} étant petit devant le rayon du solénoïde b = 5\text{ cm}, la composante axiale du champ magnétique \vec{B}_1 généré par le primaire peut être considérée comme uniforme sur le disque délimité par l'anneau et égale à sa valeur sur l'axe B_z(z,t) :

B_z(z,t) = \frac{\mu_0 n i_1(t)}{2}\left(1 - \frac{z}{\sqrt{b^2+z^2}}\right)

Le flux magnétique envoyé par le solénoïde à travers l'anneau s'écrit donc :

\Phi_{1\to 2}(t) = \iint_{\text{anneau}} \vec{B}_1\cdot\mathrm{d}\vec{S} \approx B_z(z,t)\,\pi a^2 = \frac{\mu_0 n \pi a^2}{2}\left(1 - \frac{z}{\sqrt{b^2+z^2}}\right) i_1(t)

Par définition de l'inductance mutuelle, \Phi_{1\to 2}(t) = M(z)\,i_1(t), d'où :

\boxed{M(z) = \frac{\mu_0 n \pi a^2}{2}\left(1 - \frac{z}{\sqrt{b^2+z^2}}\right)}

Le flux magnétique total traversant le circuit secondaire s'écrit, en incluant le terme d'auto-induction :

\Phi_2(t) = L i_2(t) + M(z) i_1(t)

D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite dans l'anneau à position z fixée vaut :

e_2(t) = -\frac{\mathrm{d}\Phi_2}{\mathrm{d}t} = -L\frac{\mathrm{d}i_2}{\mathrm{d}t}(t) - M(z)\frac{\mathrm{d}i_1}{\mathrm{d}t}(t)

La loi des mailles appliquée à l'anneau résistif de résistance R s'écrit e_2(t) = R\,i_2(t), ce qui conduit immédiatement à la relation attendue :

\boxed{R\,i_2(t) + L\frac{\mathrm{d}i_2}{\mathrm{d}t}(t) + M(z)\frac{\mathrm{d}i_1}{\mathrm{d}t}(t) = 0}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
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Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : régime sinusoïdal forcé, déphasage

En passant en notation complexe à la pulsation , déterminer l'expression du courant complexe circulant dans l'anneau. Montrer alors que l'on peut écrire où l'on exprimera en fonction de , , , et de l'amplitude de puis et en fonction de , et .

Voir l'indice

Passer en régime sinusoïdal forcé via les amplitudes complexes. Exprimer le module I_2(z) et l'argument \varphi de l'impédance équivalente R + \mathrm{j}L\omega.

Voir la stratégie
  1. Associer à chaque grandeur sinusoïdale de pulsation \omega son amplitude complexe et transformer la dérivée temporelle en multiplication par \mathrm{j}\omega pour déterminer \underline{i}_2(t).
  2. Identifier l'amplitude réelle I_2(z) = |\underline{I}_2(z)| et la phase \varphi = \arg(\underline{I}_2(z)) pour en déduire \cos\varphi et \sin\varphi.
Voir la réponse courte

Résolution complexe \underline{i}_2 = -j M \omega \underline{i}_1 / (R + j L \omega), calcul du module pour l'amplitude I_2(z) et de l'argument pour \varphi.

Voir le corrigé complet

On adopte la notation complexe associée à la pulsation \omega :

i_1(t) = \mathrm{Re}\left(\underline{i}_1(t)\right) \quad \text{avec} \quad \underline{i}_1(t) = I_1\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}

En régime sinusoïdal établi, le courant induit s'écrit \underline{i}_2(t) = \underline{I}_2(z)\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}. L'équation différentielle établie à la question Q9 :

R\,i_2(t) + L\,\frac{\mathrm{d}i_2}{\mathrm{d}t}(t) + M(z)\,\frac{\mathrm{d}i_1}{\mathrm{d}t}(t) = 0

devient en notation complexe :

(R + \mathrm{j}L\omega)\,\underline{i}_2(t) + \mathrm{j}M(z)\omega\,\underline{i}_1(t) = 0

On en déduit l'expression du courant complexe \underline{i}_2(t) :

\boxed{\underline{i}_2(t) = -\frac{\mathrm{j}M(z)\omega I_1}{R + \mathrm{j}L\omega}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}}

Le signal temporel réel s'écrit i_2(t) = \mathrm{Re}\left(\underline{i}_2(t)\right) = I_2(z)\cos(\omega t + \varphi), où I_2(z) = |\underline{I}_2(z)| et \varphi = \arg(\underline{I}_2(z)).

Comme M(z) > 0 et I_1 > 0, le module de \underline{I}_2(z) vaut :

\boxed{I_2(z) = \frac{M(z)\omega I_1}{\sqrt{R^2 + L^2\omega^2}}}

Pour déterminer les lignes trigonométriques du déphasage \varphi, multiplions le numérateur et le dénominateur de \underline{I}_2(z) par le complexe conjugué R - \mathrm{j}L\omega :

\underline{I}_2(z) = \frac{-\mathrm{j}(R - \mathrm{j}L\omega)\,M(z)\omega I_1}{R^2 + L^2\omega^2} = \frac{(-L\omega - \mathrm{j}R)\,M(z)\omega I_1}{R^2 + L^2\omega^2}

Sachant que \underline{I}_2(z) = I_2(z)\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\varphi} = I_2(z)(\cos\varphi + \mathrm{j}\sin\varphi), on identifie les parties réelle et imaginaire :

\boxed{\cos\varphi = -\frac{L\omega}{\sqrt{R^2 + L^2\omega^2}}} \quad \text{et} \quad \boxed{\sin\varphi = -\frac{R}{\sqrt{R^2 + L^2\omega^2}}}

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
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Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : force de laplace, symétrie

Montrer que la composante radiale de la force de Laplace résultante est nulle.

Voir l'indice

Intégrer l'élément de force \mathrm{d}\vec{F} = i_2(t)\,\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B} sur la circonférence de l'anneau en remarquant l'annulation de la projection radiale par symétrie azimutale.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force de Laplace élémentaire \mathrm{d}\vec{F}_L s'exerçant sur un élément de longueur \mathrm{d}\vec{\ell} = a\,\mathrm{d}\theta\,\vec{e}_\theta de l'anneau, plongé dans le champ magnétique \vec{B}(a,z,t) = B_r(a,z,t)\,\vec{e}_r + B_z(a,z,t)\,\vec{e}_z.
  2. Intégrer la composante radiale élémentaire le long de la spire en utilisant la symétrie de révolution du champ magnétique ou l'intégration explicite de \vec{e}_r(\theta) sur une période.
Voir la réponse courte

Intégration de \mathrm{d}\vec{F} = i_2 \mathrm{d}\vec{\ell}\wedge\vec{B} sur l'anneau fermé : le terme radial proportionnel à \vec{e}_r s'annule par intégration angulaire sur 2\pi.

Voir le corrigé complet

Considérons un élément infinitésimal de l'anneau situé à la cote z, repéré par l'angle polaire \theta, de longueur :

\mathrm{d}\vec{\ell} = a\,\mathrm{d}\theta\,\vec{e}_\theta

En ce point, le champ magnétique créé par le demi-solénoïde présente une symétrie de révolution autour de l'axe (Oz) et s'écrit :

\vec{B}(a,\theta,z,t) = B_r(a,z,t)\,\vec{e}_r + B_z(a,z,t)\,\vec{e}_z

où les composantes B_r(a,z,t) et B_z(a,z,t) ne dépendent pas de \theta.

La force de Laplace élémentaire subie par cet élément parcouru par le courant i_2(t) vaut :

\begin{aligned} \mathrm{d}\vec{F}_L &= i_2(t)\,\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B} \\ &= i_2(t)\,a\,\mathrm{d}\theta\,\vec{e}_\theta \wedge \left( B_r(a,z,t)\,\vec{e}_r + B_z(a,z,t)\,\vec{e}_z \right) \end{aligned}

Sachant que \vec{e}_\theta \wedge \vec{e}_r = -\vec{e}_z et \vec{e}_\theta \wedge \vec{e}_z = \vec{e}_r, on obtient :

\mathrm{d}\vec{F}_L = i_2(t)\,a\,B_z(a,z,t)\,\vec{e}_r\,\mathrm{d}\theta - i_2(t)\,a\,B_r(a,z,t)\,\vec{e}_z\,\mathrm{d}\theta

La résultante des forces dans le plan horizontal (xOy) s'obtient en intégrant la contribution portée par \vec{e}_r sur tout le pourtour de l'anneau (\theta \in [0, 2\pi]) :

\vec{F}_\perp = \int_0^{2\pi} i_2(t)\,a\,B_z(a,z,t)\,\vec{e}_r(\theta)\,\mathrm{d}\theta

Le vecteur unitaire radial dépend de \theta selon \vec{e}_r(\theta) = \cos\theta\,\vec{e}_x + \sin\theta\,\vec{e}_y. Comme i_2(t), a et B_z(a,z,t) sont indépendants de \theta, on a :

\vec{F}_\perp = i_2(t)\,a\,B_z(a,z,t) \left( \left(\int_0^{2\pi} \cos\theta\,\mathrm{d}\theta\right)\vec{e}_x + \left(\int_0^{2\pi} \sin\theta\,\mathrm{d}\theta\right)\vec{e}_y \right) = \vec{0}

Par conséquent, la résultante de la force de Laplace n'a aucune composante dans le plan radial :

\boxed{F_r = 0}

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Question 12

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : force de laplace, moyenne temporelle

Montrer que la valeur moyenne temporelle de la composante axiale de la force de Laplace suivant l'axe s'exprime sous la forme :

où l'on exprimera la constante en fonction de , , , et .

Voir l'indice

Projeter l'élément de force de Laplace sur \vec{e}_z via la composante radiale B_r, puis calculer la moyenne temporelle du produit \cos(\omega t)\cos(\omega t + \varphi).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force de Laplace élémentaire \mathrm{d}\vec{F} = i_2(t)\,\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B} s'exerçant sur un élément de l'anneau, et projeter sur l'axe vertical \vec{e}_z.
  2. Intégrer sur le contour de l'anneau de rayon a pour obtenir la composante axiale instantanée F_z(t).
  3. Calculer la moyenne temporelle \langle F_z \rangle_t à l'aide de l'expression de i_2(t) = I_2(z)\cos(\omega t + \varphi) et identifier l'expression de K(z).
Voir la réponse courte

Calcul de F_z(t) = -2\pi a i_2(t) B_r(a,z,t), moyenne temporelle du produit de cosinus faisant apparaître \cos\varphi, conduisant à la formule demandée.

Voir le corrigé complet

L'anneau de rayon a, situé à la cote z, est orienté selon \vec{e}_\theta. Un élément infinitésimal du conducteur s'écrit :

\mathrm{d}\vec{\ell} = a\,\mathrm{d}\theta\,\vec{e}_\theta

Le champ magnétique généré par le demi-solénoïde au niveau de l'anneau (question Q8) s'exprime par :

\vec{B}(a, z, t) = B_r(a, z, t)\,\vec{e}_r + B_z(a, z, t)\,\vec{e}_z

La force de Laplace élémentaire subie par cet élément de longueur est :

\begin{aligned} \mathrm{d}\vec{F} &= i_2(t)\,\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B}(a, z, t) \\ &= i_2(t)\,a\,\mathrm{d}\theta\,\vec{e}_\theta \wedge \left( B_r(a, z, t)\,\vec{e}_r + B_z(a, z, t)\,\vec{e}_z \right) \\ &= i_2(t)\,a\,\mathrm{d}\theta\,\left( -B_r(a, z, t)\,\vec{e}_z + B_z(a, z, t)\,\vec{e}_r \right) \end{aligned}

puisque \vec{e}_\theta \wedge \vec{e}_r = -\vec{e}_z et \vec{e}_\theta \wedge \vec{e}_z = \vec{e}_r.

La composante selon l'axe vertical \vec{e}_z de la force de Laplace totale s'obtient par intégration sur le cercle de rayon a :

F_z(t) = \int_0^{2\pi} - a\,i_2(t)\,B_r(a, z, t)\,\mathrm{d}\theta = - 2\pi a\,i_2(t)\,B_r(a, z, t)

D'après la question Q5, la composante radiale au rayon r = a est :

B_r(a, z, t) = \frac{\mu_0 n i_1(t)\,a}{4}\,\frac{b^2}{(b^2 + z^2)^{3/2}}

En injectant i_1(t) = I_1\cos(\omega t), il vient :

F_z(t) = - \frac{\pi \mu_0 n I_1 a^2 b^2}{2(b^2 + z^2)^{3/2}}\,i_2(t)\cos(\omega t)

Avec i_2(t) = I_2(z)\cos(\omega t + \varphi), la moyenne temporelle du produit s'écrit :

\langle i_2(t)\cos(\omega t) \rangle_t = I_2(z)\,\langle \cos(\omega t + \varphi)\cos(\omega t) \rangle_t = \frac{1}{2}I_2(z)\cos\varphi

On en déduit :

\langle F_z \rangle_t = - \frac{\pi \mu_0 n I_1 a^2 b^2}{4(b^2 + z^2)^{3/2}}\,I_2(z)\cos\varphi

Cette force moyenne se met bien sous la forme demandée :

\boxed{\langle F_z \rangle_t = \frac{K(z)}{(b^2 + z^2)^{3/2}}}

avec :

\boxed{K(z) = -\frac{\pi}{4}\,\mu_0 n I_1 a^2 b^2\,I_2(z)\cos\varphi}

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : auto-induction, déphasage

Que vaut si on ne prend pas en compte le coefficient d'autoinductance de l'anneau ? Que recommanderiez-vous de faire à l'anneau pour empêcher sa lévitation ?

Voir l'indice

Examiner la valeur de \cos\varphi lorsque L \to 0. En déduire l'action mécanique résultante et proposer une modification géométrique (fente) pour bloquer la circulation de i_2.

Voir la stratégie
  1. Utiliser l'expression du déphasage \varphi ou de \cos\varphi obtenue en Q10 pour évaluer la constante K(z) établie en Q12 lorsque le terme d'auto-inductance est négligé (L = 0).
  2. Identifier une modification géométrique simple de l'anneau qui empêche la circulation du courant induit i_2(t), annulant ainsi la force de Laplace.
Voir la réponse courte

Sans inductance propre (L=0), le déphasage vaut \pi/2, d'où \langle F_z \rangle_t = 0 ; fendre l'anneau supprime le courant induit et la lévitation.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question Q10, le déphasage \varphi vérifie :

\cos\varphi = -\frac{L\omega}{\sqrt{R^2 + L^2\omega^2}}

Si l'on ne prend pas en compte le coefficient d'auto-inductance de l'anneau, on pose L = 0. Il vient alors :

\cos\varphi = 0 \quad \left(\text{soit } \varphi = -\frac{\pi}{2} \right)

D'après l'expression de K(z) établie à la question Q12, K(z) est proportionnelle à \cos\varphi :

K(z) = -\frac{\pi}{4}\mu_0 n I_1 a^2 b^2 I_2(z)\cos\varphi = 0

La valeur moyenne temporelle de la force de Laplace axiale est donc nulle :

\boxed{\langle F_z \rangle_t = 0}

Pour empêcher la lévitation de l'anneau, il suffit de supprimer la force de Laplace en empêchant la circulation du courant induit i_2(t). Pour cela, on recommande de :

\boxed{\text{Fendre l'anneau (pratiquer une encoche ou coupure radiale) pour ouvrir le circuit électrique.}}

Résultat

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Partie III : « Jumping ring »

Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : force de laplace, constante

Exprimer puis calculer numériquement la constante .

Voir l'indice

Écrire la condition d'équilibre à l'altitude z_{\mathrm{eq}} : la force ascendante de Laplace compense exactement le poids mg.

Voir la stratégie
  1. Isoler l'anneau à l'équilibre dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen et faire le bilan des forces moyennes selon la verticale.
  2. Écrire la condition d'équilibre à l'altitude z = z_{\mathrm{eq}} pour en déduire l'expression de K' en fonction de m, g et z_{\mathrm{eq}}.
  3. Effectuer l'application numérique avec un seul chiffre significatif comme demandé par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Expression de K' par identification avec l'expression asymptotique de la force de lévitation, puis évaluation numérique à partir des paramètres du dispositif.

Voir le corrigé complet

À l'équilibre dans le référentiel du laboratoire galiléen, l'anneau est soumis à deux forces selon l'axe vertical (Oz) :

  • son poids : \vec{P} = -m g \,\vec{e}_z ;
  • la force de Laplace moyenne ascendante : \langle \vec{F}_L \rangle_t = \frac{K'}{z^5}\,\vec{e}_z.

La condition d'équilibre mécanique de l'anneau à l'altitude z_{\mathrm{eq}} s'écrit :

\langle F_z \rangle_t(z_{\mathrm{eq}}) - mg = 0 \iff \frac{K'}{z_{\mathrm{eq}}^5} = mg

On en déduit l'expression de la constante K' :

\boxed{K' = mg \, z_{\mathrm{eq}}^5}

Application numérique :

  • m = 3\text{ g} = 3 \cdot 10^{-3}\text{ kg} ;
  • g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
  • z_{\mathrm{eq}} = 15\text{ cm} = 0{,}15\text{ m} = 1{,}5 \cdot 10^{-1}\text{ m}.

On calcule :

\begin{aligned} z_{\mathrm{eq}}^5 &= (0{,}15)^5 = 7{,}59 \cdot 10^{-5}\text{ m}^5 \\ mg &= 3 \cdot 10^{-3} \times 9{,}81 = 2{,}94 \cdot 10^{-2}\text{ N} \\ K' &= 2{,}94 \cdot 10^{-2} \times 7{,}59 \cdot 10^{-5} \approx 2{,}2 \cdot 10^{-6}\text{ N}\cdot\text{m}^5 \end{aligned}

Avec un seul chiffre significatif :

\boxed{K' = 2 \cdot 10^{-6}\text{ N}\cdot\text{m}^5}

Résultat

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Question 15

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : travail d'une force, travail du poids

Calculer numériquement le travail de cette force ainsi que le travail du poids entre et la longueur du barreau.

Voir l'indice

Intégrer la force de Laplace W_1 = \int_{z_0}^\ell \frac{K'}{z^5}\,\mathrm{d}z, puis évaluer le travail résistant du poids W_2 = -mg(\ell - z_0).

Voir la stratégie
  1. Exprimer le travail élémentaire de chaque force pour un déplacement virtuel vertical \mathrm{d}\vec{r} = \mathrm{d}z\,\vec{e}_z.
  2. Intégrer la force de Laplace moyenne \langle F_z \rangle_t = K'/z^5 entre z_0 et \ell.
  3. Intégrer la force de pesanteur \vec{P} = -mg\,\vec{e}_z sur le même trajet.
  4. Effectuer les applications numériques en respectant la consigne d'un seul chiffre significatif.
Voir la réponse courte

Intégration spatiale de \langle F_z \rangle_t \mathrm{d}z pour le travail électromagnétique W_1 et calcul direct de W_2 = -mg(\ell - z_0) pour le poids.

Voir le corrigé complet

Le déplacement élémentaire le long de l'axe vertical (Oz) s'écrit \mathrm{d}\vec{r} = \mathrm{d}z\,\vec{e}_z.

Travail W_1 de la force de Laplace : La valeur moyenne temporelle de la force de Laplace s'écrit \langle\vec{F}\rangle_t = \frac{K'}{z^5}\,\vec{e}_z. Son travail entre l'altitude initiale z_0 et le sommet du barreau \ell vaut :

W_1 = \int_{z_0}^{\ell} \frac{K'}{z^5}\,\mathrm{d}z = K' \left[ -\frac{1}{4z^4} \right]_{z_0}^{\ell} = \frac{K'}{4} \left( \frac{1}{z_0^4} - \frac{1}{\ell^4} \right)

Comme \ell = 1\text{ m} \gg z_0 = 0{,}05\text{ m}, le terme 1/\ell^4 = 1\text{ m}^{-4} est négligeable devant :

\frac{1}{z_0^4} = \frac{1}{(5\cdot 10^{-2})^4} = \frac{10^8}{625} = 1{,}6\cdot 10^5\text{ m}^{-4}

En réinjectant K' = mg\,z_{\text{eq}}^5 (question Q14), le travail s'exprime remarquablement selon :

W_1 \approx \frac{mg\,z_{\text{eq}}}{4} \left( \frac{z_{\text{eq}}}{z_0} \right)^4

Avec le rapport z_{\text{eq}}/z_0 = 15/5 = 3, il vient :

\begin{aligned} W_1 &\approx \frac{81}{4}\,mg\,z_{\text{eq}} \\ &\approx 20{,}25 \times (3\cdot 10^{-3}\text{ kg}) \times (9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}) \times (0{,}15\text{ m}) \approx 8{,}9\cdot 10^{-2}\text{ J} \end{aligned}

Avec un seul chiffre significatif :

\boxed{W_1 = 9\cdot 10^{-2}\text{ J}}

(En utilisant la valeur arrondie K' \approx 2\cdot 10^{-6}\text{ N}\cdot\text{m}^5, on trouve W_1 \approx \frac{2\cdot 10^{-6} \times 1{,}6\cdot 10^5}{4} = 8\cdot 10^{-2}\text{ J}.)

Travail W_2 du poids : Le poids étant une force constante \vec{P} = -mg\,\vec{e}_z, son travail est résistant lors de l'ascension :

W_2 = \int_{z_0}^{\ell} (-mg)\,\mathrm{d}z = -mg(\ell - z_0)

Application numérique avec \ell - z_0 = 1 - 0{,}05 = 0{,}95\text{ m} :

W_2 = - (3\cdot 10^{-3}\text{ kg}) \times (9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}) \times (0{,}95\text{ m}) \approx -0{,}028\text{ J}

Avec un chiffre significatif :

\boxed{W_2 = -3\cdot 10^{-2}\text{ J}}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : théorème de l'énergie cinétique, chute libre

Quelle est l'énergie cinétique de l'anneau après avoir quitté le barreau ferromagnétique de hauteur ? On négligera les frottements solides avec le barreau ferromagnétique. En déduire la vitesse initiale qu'a acquis l'anneau en quittant la tige. On suppose que la force de Laplace n'agit plus une fois que l'anneau a quitté le barreau ferromagnétique. À quelle hauteur l'anneau monte-il en négligeant tout frottement avec l'air ?

Voir l'indice

Appliquer le théorème de l'énergie cinétique entre z_0 et \ell pour obtenir v_0, puis utiliser la conservation de l'énergie mécanique au-delà du barreau.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de l'énergie cinétique à l'anneau entre sa position initiale z_0 et la sortie du barreau à l'altitude \ell pour déterminer l'énergie cinétique E_{c,0} puis la vitesse v_0.
  2. Utiliser la conservation de l'énergie mécanique lors de la phase de vol libre ascendante au-dessus du barreau (seul le poids travaille) pour calculer l'altitude maximale z_{\text{max}}.
Voir la réponse courte

Théorème de l'énergie cinétique donnant E_{c,0} = W_1 + W_2 et v_0 = \sqrt{2E_{c,0}/m}, puis hauteur maximale balistique sans frottement z_{\text{max}} = \ell + v_0^2/(2g).

Voir le corrigé complet

1. Énergie cinétique E_{c,0} et vitesse v_0 en quittant le barreau :

On applique le théorème de l'énergie cinétique à l'anneau (assimilé à un point matériel de masse m), dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen, entre sa position initiale z_0 (où il est lâché sans vitesse initiale) et le sommet du barreau d'altitude \ell :

\Delta E_c = E_{c,0} - 0 = W_1 + W_2

où W_1 et W_2 sont les travaux calculés à la question précédente. Il vient :

E_{c,0} = W_1 + W_2

Avec les valeurs obtenues à la question Q15 (W_1 \approx 8{,}9 \cdot 10^{-2}\text{ J} et W_2 \approx -2{,}8 \cdot 10^{-2}\text{ J}) :

E_{c,0} \approx 8{,}9 \cdot 10^{-2} - 2{,}8 \cdot 10^{-2} = 6{,}1 \cdot 10^{-2}\text{ J}
\boxed{E_{c,0} \approx 6\cdot 10^{-2}\text{ J}}

L'expression de l'énergie cinétique étant E_{c,0} = \frac{1}{2}m v_0^2, on en déduit la norme de la vitesse initiale :

v_0 = \sqrt{\frac{2 E_{c,0}}{m}}

Application numérique :

v_0 = \sqrt{\frac{2 \times 6{,}1\cdot 10^{-2}}{3\cdot 10^{-3}}} = \sqrt{\frac{0{,}122}{3\cdot 10^{-3}}} \approx \sqrt{40{,}7} \approx 6{,}4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{v_0 \approx 6\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

2. Hauteur maximale z_{\text{max}} atteinte :

Une fois l'anneau sorti du barreau (z \ge \ell), la force de Laplace cesse d'agir et les frottements de l'air sont négligés. L'anneau n'est alors soumis qu'à son poids, force conservative : l'énergie mécanique se conserve au cours de cette phase de vol libre.

Entre la sortie du barreau (altitude \ell, vitesse v_0) et le sommet de la trajectoire (altitude z_{\text{max}}, vitesse nulle) :

E_m(z_{\text{max}}) = E_m(\ell) \implies m g z_{\text{max}} = m g \ell + E_{c,0}

La hauteur maximale au-dessus de la bobine s'exprime ainsi :

z_{\text{max}} = \ell + \frac{E_{c,0}}{m g} = \ell + \frac{v_0^2}{2g}

On remarque également que m g(z_{\text{max}} - \ell) = E_{c,0} = W_1 - mg(\ell - z_0), d'où la relation globale :

z_{\text{max}} = z_0 + \frac{W_1}{mg}

Application numérique :

\begin{aligned} z_{\text{max}} - \ell &= \frac{6{,}1\cdot 10^{-2}}{3\cdot 10^{-3} \times 9{,}81} \approx 2{,}1\text{ m} \\ z_{\text{max}} &= 1 + 2{,}1 = 3{,}1\text{ m} \end{aligned}
\boxed{z_{\text{max}} \approx 3\text{ m}}

L'anneau s'élève donc d'environ 2\text{ m} au-dessus du sommet du barreau ferromagnétique.

Résultat

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Question 17

DifficileTemps estimé : ≈ 9 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : frottement quadratique, équation différentielle

Déterminer l'équation différentielle vérifiée par . Résoudre cette équation dans la partie ascendante du mouvement. En déduire l'expression du temps mis par l'anneau pour atteindre la hauteur maximale en fonction de , et . Estimer la valeur numérique de sachant que .

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique lors de l'ascension avec \vec{f} = -\alpha v^2 \vec{e}_z. Séparer les variables pour intégrer \mathrm{d}v / (g + \beta v^2) = -\mathrm{d}t et trouver l'instant t_1 où v(t_1)=0.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'anneau en vol libre après sa sortie du barreau, soumis à son poids et à la traînée quadratique de l'air.
  2. Projeter sur l'axe vertical ascendant pendant la phase de montée (v_z = v > 0) et intégrer l'équation à variables séparables faisant apparaître la fonction arc-tangente.
  3. Identifier la condition de sommet de trajectoire (v(t_1) = 0) pour obtenir l'expression analytique de t_1.
  4. Comparer l'argument de la fonction arc-tangente à 1 afin d'effectuer un développement limité au premier ordre et estimer numériquement t_1.
Voir la réponse courte

PFD avec traînée quadratique m \dot{v} = -mg - \alpha v^2, séparation des variables menant à t_1 = \frac{1}{\sqrt{g\beta}}\arctan(v_0\sqrt{\beta/g}).

Voir le corrigé complet

Le système étudié est l'anneau assimilé à un point matériel de masse m, repéré par sa vitesse \vec{v} = v\vec{e}_z dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. Après sa sortie du barreau à l'altitude z = \ell, la force de Laplace cesse d'agir. L'anneau n'est plus soumis qu'à :

  • son poids : \vec{P} = m\vec{g} = -mg\vec{e}_z ;
  • la force de frottement fluide quadratique : \vec{f} = -\alpha v\vec{v} = -\alpha \|\vec{v}\|\vec{v}.

D'après le principe fondamental de la dynamique :

m\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = m\vec{g} + \vec{f} = -mg\vec{e}_z - \alpha\|\vec{v}\|\vec{v}

soit, en divisant par m :

\boxed{\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -g\vec{e}_z - \beta \|\vec{v}\|\vec{v}} \quad \text{avec} \quad \beta = \frac{\alpha}{m}

Pendant la phase ascendante, le mouvement est rectiligne vers le haut, donc \vec{v} = v(t)\vec{e}_z avec v(t) \geqslant 0. La projection sur \vec{e}_z donne :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} &= -g - \beta v^2 = -g\left(1 + \frac{\beta}{g}v^2\right) \end{aligned}

En séparant les variables :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}v}{1 + \left(\sqrt{\frac{\beta}{g}}v\right)^2} &= -g\,\mathrm{d}t \end{aligned}

En intégrant entre l'instant initial t = 0 (où v(0) = v_0) et l'instant t :

\begin{aligned} \sqrt{\frac{g}{\beta}}\left[\arctan\left(\sqrt{\frac{\beta}{g}}v\right)\right]_{v_0}^{v(t)} &= -gt \\ \arctan\left(\sqrt{\frac{\beta}{g}}v(t)\right) &= \arctan\left(\sqrt{\frac{\beta}{g}}v_0\right) - \sqrt{\beta g}\,t \end{aligned}

D'où l'expression de la vitesse pendant la phase de montée :

\boxed{v(t) = \sqrt{\frac{g}{\beta}} \tan\left(\arctan\left(\sqrt{\frac{\beta}{g}}v_0\right) - \sqrt{\beta g}\,t\right)}

L'anneau atteint sa hauteur maximale à l'instant t_1 où sa vitesse s'annule : v(t_1) = 0. L'argument de la tangente s'annule alors, ce qui conduit à :

\boxed{t_1 = \frac{1}{\sqrt{\beta g}}\arctan\left(\sqrt{\frac{\beta}{g}}v_0\right)}

Pour l'estimation numérique, évaluons la grandeur sans dimension X = \sqrt{\frac{\beta}{g}}v_0 avec v_0 \approx 6\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (d'après la question Q16), g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et \beta = 2\cdot 10^{-5}\text{ m}^{-1} :

\begin{aligned} X &= \sqrt{\frac{2\cdot 10^{-5}}{9{,}81}} \times 6 \approx \sqrt{2\cdot 10^{-6}}\times 6 \approx 1{,}4\cdot 10^{-3} \times 6 \approx 8\cdot 10^{-3} \ll 1 \end{aligned}

Puisque X \ll 1, on effectue le développement au premier ordre \arctan(X) \approx X :

\begin{aligned} t_1 &\approx \frac{1}{\sqrt{\beta g}}\left(\sqrt{\frac{\beta}{g}}v_0\right) = \frac{v_0}{g} \end{aligned}

Application numérique (avec un chiffre significatif) :

\begin{aligned} t_1 &\approx \frac{6}{9{,}81} \approx 0{,}6\text{ s} \end{aligned}
\boxed{t_1 \approx 0{,}6\text{ s}}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : principe fondamental de la dynamique, frottement quadratique

Déterminer les équations du mouvement en et .

Voir l'indice

Projeter la relation fondamentale de la dynamique sur \vec{e}_x et \vec{e}_z avec la force de frottement linéaire \vec{f} = -\gamma \vec{v}.

Voir la stratégie
  1. Définir le système et le référentiel d'étude.
  2. Faire le bilan des forces appliquées à l'anneau (poids et force de frottement fluide linéaire \vec{f} = -\gamma \vec{v}).
  3. Appliquer la deuxième loi de Newton et la projeter sur les axes \vec{e}_x et \vec{e}_z.
Voir la réponse courte

Projection du PFD avec frottement quadratique \vec{F}_f = -\alpha v \vec{v} selon \vec{e}_x et \vec{e}_z avec v = \sqrt{v_x^2 + v_z^2}.

Voir le corrigé complet

On étudie l'anneau, assimilé à un point matériel de masse m, dans le référentiel terrestre supposé galiléen, muni de la base cartésienne orthonormée (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z) où \vec{e}_z est vertical ascendant.

Une fois que l'anneau a quitté le barreau, il est soumis à deux forces :

  • son poids : \vec{P} = m\vec{g} = -mg\,\vec{e}_z ;
  • la force de frottement fluide linéaire : \vec{f} = -\gamma\,\vec{v} = -\gamma (v_x\,\vec{e}_x + v_z\,\vec{e}_z).

D'après la deuxième loi de Newton :

m\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \vec{P} + \vec{f} = -mg\,\vec{e}_z - \gamma\,\vec{v}

En projetant sur \vec{e}_x et \vec{e}_z, on obtient les équations différentielles vérifiées par les composantes de la vitesse :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}v_x}{\mathrm{d}t} &= -\frac{\gamma}{m}v_x \\ \frac{\mathrm{d}v_z}{\mathrm{d}t} &= -g - \frac{\gamma}{m}v_z \end{aligned}

Ce que l'on peut également écrire sous la forme canonique :

\boxed{\frac{\mathrm{d}v_x}{\mathrm{d}t} + \frac{\gamma}{m}v_x = 0} \quad \text{et} \quad \boxed{\frac{\mathrm{d}v_z}{\mathrm{d}t} + \frac{\gamma}{m}v_z = -g}

avec les conditions initiales v_x(0) = v_0\cos\theta et v_z(0) = v_0\sin\theta.

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : méthode d'euler, programmation python

Définir une fonction euler(u0,F,dt,N) qui applique le schéma d'Euler explicite pour résoudre numériquement une équation différentielle du premier ordre.

Voir l'indice

Écrire la boucle itérative appliquant la relation u_{k+1} = u_k + \mathrm{d}t \cdot F(u_k) en stockant les valeurs successives dans une liste.

Voir la stratégie
  1. Une équation différentielle du premier ordre autonome s'écrit sous la forme \dfrac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t} = F(u).
  2. Le schéma d'Euler explicite discrétise la dérivée avec un pas de temps \Delta t :

    \frac{u_{k+1} - u_k}{\Delta t} \approx F(u_k) \implies u_{k+1} = u_k + \Delta t \, F(u_k)
  3. La fonction initialise une liste contenant la condition initiale u_0, puis effectue N itérations pour calculer les termes successifs.
Voir la réponse courte

Fonction Python implémentant la relation de récurrence d'Euler explicite u_{n+1} = u_n + \mathrm{d}t \cdot F(u_n, t_n) sur N pas de temps.

Voir le corrigé complet

Le schéma d'Euler explicite pour une équation différentielle \dfrac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t} = F(u) (les équations régissant v_x et v_z étant autonomes) se traduit par la relation de récurrence :

u_{k+1} = u_k + \mathrm{d}t \times F(u_k)

On implémente cette méthode par la fonction Python suivante, qui renvoie la liste des N+1 valeurs de u obtenues :

def euler(u0, F, dt, N):
    u = [u0]
    for k in range(N):
        u_suivant = u[-1] + dt * F(u[-1])
        u.append(u_suivant)
    return u
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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : méthode d'euler, programmation python

Définir les fonctions Fx et Fz qui interviennent dans le schéma d'Euler pour résoudre les listes temporelles des vitesses Vx et Vz. Définir Vx et Vz à partir de la fonction euler.

Voir l'indice

Identifier les dérivées temporelles \mathrm{d}v_x/\mathrm{d}t et \mathrm{d}v_z/\mathrm{d}t pour définir les fonctions Python correspondantes, puis initialiser avec les composantes de \vec{v}_0.

Voir la stratégie
  1. Identifier les fonctions seconds membres F_x et F_z telles que \frac{\mathrm{d}v_x}{\mathrm{d}t} = F_x(v_x) et \frac{\mathrm{d}v_z}{\mathrm{d}t} = F_z(v_z) à partir des équations établies à la question Q18.
  2. Écrire ces deux fonctions en Python.
  3. Définir les conditions initiales v_{x,0} = v_0\cos\theta et v_{z,0} = v_0\sin\theta, puis appeler la fonction euler définie en Q19 pour générer les listes temporelles Vx et Vz.
Voir la réponse courte

Écriture des fonctions de dérivation pour la vitesse couplée et appel de la fonction euler pour obtenir les listes Vx et Vz.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q18, le principe fondamental de la dynamique projeté sur les axes horizontal et vertical conduit aux équations différentielles scalaires découplées :

\frac{\mathrm{d}v_x}{\mathrm{d}t} = -\frac{\gamma}{m}\,v_x \quad \text{et} \quad \frac{\mathrm{d}v_z}{\mathrm{d}t} = -g - \frac{\gamma}{m}\,v_z

Les fonctions seconds membres à implémenter pour le schéma d'Euler s'écrivent donc :

F_x(v_x) = -\frac{\gamma}{m}\,v_x \quad \text{et} \quad F_z(v_z) = -g - \frac{\gamma}{m}\,v_z

À l'instant initial t = 0, la vitesse initiale est \vec{v}_0 = v_0(\cos\theta\,\vec{e}_x + \sin\theta\,\vec{e}_z), d'où les composantes :

v_{x,0} = v_0 \cos\theta \quad \text{et} \quad v_{z,0} = v_0 \sin\theta

L'implémentation en Python est alors la suivante :

import numpy as np

def Fx(vx):
    return - (gamma / m) * vx

def Fz(vz):
    return - g - (gamma / m) * vz

# Conditions initiales
vx0 = v0 * np.cos(theta)
vz0 = v0 * np.sin(theta)

# Resolution numerique des vitesses par la methode d'Euler
Vx = euler(vx0, Fx, dt, N)
Vz = euler(vz0, Fz, dt, N)
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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : intégration numérique, programmation python

Définir alors les listes temporelles des positions X et Z à partir des listes des vitesses Vx et Vz.

Voir l'indice

Intégrer les positions par un schéma d'Euler explicite ou par la méthode des rectangles à partir des listes de vitesses calculées.

Voir la stratégie
  1. Identifier la relation cinématique liant la position à la vitesse : \dfrac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} = v_x et \dfrac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = v_z.
  2. Discrétiser ces relations par la méthode d'Euler explicite (ou méthode des rectangles à gauche) au pas \mathrm{d}t : x_{k+1} = x_k + v_{x,k}\,\mathrm{d}t et z_{k+1} = z_k + v_{z,k}\,\mathrm{d}t.
  3. Implémenter la construction itérative des listes X et Z en partant des conditions initiales en O : x(0) = 0 et z(0) = 0.
Voir la réponse courte

Intégration numérique pas à pas des vitesses pour construire les listes de positions X et Z par quadrature d'Euler.

Voir le corrigé complet

Les composantes du vecteur position \vec{r}(t) = x(t)\,\vec{e}_x + z(t)\,\vec{e}_z sont reliées aux composantes de la vitesse par :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}(t) = v_x(t) \quad \text{et} \quad \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}(t) = v_z(t) \end{aligned}

À l'instant initial t = 0, l'anneau quitte le sommet du barreau, choisi comme origine O du repère, d'où les conditions initiales :

\begin{aligned} x(0) = 0 \quad \text{et} \quad z(0) = 0 \end{aligned}

Le schéma d'Euler explicite permet d'approcher les positions aux instants t_k = k\,\mathrm{d}t par la relation de récurrence :

\begin{aligned} x_{k+1} &= x_k + v_{x,k}\,\mathrm{d}t \\ z_{k+1} &= z_k + v_{z,k}\,\mathrm{d}t \end{aligned}

où v_{x,k} et v_{z,k} désignent respectivement le k-ième élément des listes Vx et Vz.

On construit alors les listes temporelles X et Z en Python par une boucle itérative :

# Initialisation des positions a l'origine O
X = [0.0]
Z = [0.0]

# Integration numerique par la methode d'Euler
for k in range(N):
    X.append(X[-1] + Vx[k] * dt)
    Z.append(Z[-1] + Vz[k] * dt)
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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : trajectoire, programmation python

Définir alors deux fonctions : • fleche(X,Z) qui renvoie la hauteur maximale atteinte par la trajectoire. • portee(X,Z) qui renvoie la distance parcourue par le projectile au moment où il retombe au sol.

Voir l'indice

Utiliser la fonction max pour déterminer l'altitude maximale, et détecter par un parcours de liste le moment où la coordonnée Z redevient négative ou nulle.

Voir la stratégie
  1. La flèche correspond à l'altitude maximale atteinte au cours de la trajectoire, ce qui revient à rechercher le maximum de la liste Z.
  2. La portée est l'abscisse du projectile lorsqu'il retombe au sol (ici au niveau de lancement Z = 0). On parcourt la liste des altitudes pour i \ge 1 jusqu'à détecter le premier indice où Z[i] \le 0, puis on renvoie l'abscisse correspondante (éventuellement affinée par interpolation linéaire).
Voir la réponse courte

Recherche du maximum de Z pour la flèche et détection du premier indice où l'altitude s'annule pour retourner la portée en X.

Voir le corrigé complet

1. Définition de la fonction fleche

La flèche correspond au maximum de l'altitude z atteinte au cours du vol :

def fleche(X, Z):
    return max(Z)

2. Définition de la fonction portee

Le point de tir étant situé en Z[0] = 0, la retombée au sol correspond au premier instant t_i > 0 (indice i \ge 1) tel que Z[i] \le 0. On renvoie alors l'abscisse X[i], ou de manière plus précise, la valeur obtenue par interpolation linéaire entre les indices i-1 et i :

def portee(X, Z):
    for i in range(1, len(Z)):
        if Z[i] <= 0:
            # Interpolation lineaire entre l'indice i-1 et l'indice i
            x_sol = X[i-1] - Z[i-1] * (X[i] - X[i-1]) / (Z[i] - Z[i-1])
            return x_sol
    return X[-1]  # Si le sol n'est pas atteint sur la duree simulee

Une version renvoyant directement X[i] sans interpolation est également tout à fait recevable.

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Partie IV : Température de l'anneau

Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : densité de courant, section droite

Dans quelle direction est porté le courant dans l'anneau ? Déterminer l'expression de la densité volumique de courant en fonction de , , ainsi que des dimensions de l'anneau.

Voir l'indice

Identifier la direction orthoradiale \vec{e}_\theta pour le courant, et diviser l'intensité totale par la section droite conductrice S = e \cdot d.

Voir la réponse courte

Courant orthoradial selon \vec{e}_\theta et densité volumique uniforme \vec{j}_2(t) = \frac{i_2(t)}{e d}\vec{e}_\theta = \frac{I_2\cos(\omega t+\varphi)}{e d}\vec{e}_\theta.

Voir le corrigé complet

L'anneau étant circulaire et coaxial avec la bobine inductrice, les lignes de courant sont, par symétrie de révolution autour de l'axe (Oz), des cercles coaxiaux à l'axe. Le courant circule donc selon la direction orthoradiale (ou azimutale), portée par le vecteur unitaire \vec{e}_\theta.

La section droite de l'anneau, normale aux lignes de courant, correspond à la section par un demi-plan méridien à \theta = \text{cte}. Il s'agit d'un rectangle de dimension radiale e et de hauteur axiale d, d'aire :

S = e \, d

Puisque la densité volumique de courant \vec{j}_2(t) est supposée uniforme sur l'ensemble de cette section, le courant total i_2(t) traversant l'anneau s'exprime par le flux :

i_2(t) = \iint_S \vec{j}_2(t) \cdot \mathrm{d}\vec{S} = j_2(t) \, S = j_2(t) \, e \, d

avec \mathrm{d}\vec{S} = \mathrm{d}r\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_\theta. On en déduit :

\boxed{\vec{j}_2(t) = \frac{I_2 \cos(\omega t)}{e \, d} \, \vec{e}_\theta}

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : effet joule, loi d'ohm locale

Calculer la valeur moyenne temporelle de la puissance volumique dissipée par effet joule en fonction notamment de la conductivité électrique de l'anneau de cuivre.

Voir l'indice

Utiliser la loi d'Ohm locale pour exprimer la puissance volumique instantanée j_2^2/\gamma, puis prendre la moyenne temporelle sur une période.

Voir la réponse courte

Puissance volumique par loi d'Ohm locale p_J = \langle \vec{j}^2 / \gamma \rangle = \frac{I_2^2}{2 \gamma (e d)^2} en régime sinusoïdal.

Voir le corrigé complet

D'après la loi d'Ohm locale sous forme conductrice, le champ électrique local dans l'anneau s'écrit :

\vec{E} = \frac{\vec{j}_2}{\gamma}

La puissance volumique instantanée dissipée par effet Joule en tout point du conducteur est donnée par :

p_J(t) = \vec{j}_2(t) \cdot \vec{E}(t) = \frac{\|\vec{j}_2(t)\|^2}{\gamma}

En utilisant l'expression de \vec{j}_2(t) établie à la question Q23, il vient :

p_J(t) = \frac{1}{\gamma} \left(\frac{I_2 \cos(\omega t)}{e\,d}\right)^2 = \frac{I_2^2}{\gamma\,e^2 d^2} \cos^2(\omega t)

La valeur moyenne temporelle sur une période du terme en cosinus au carré vaut \langle \cos^2(\omega t) \rangle_t = \frac{1}{2}. On en déduit l'expression de la puissance volumique moyenne :

\boxed{p_J = \frac{I_2^2}{2\gamma\,e^2 d^2}}

Application numérique : Avec les données de l'énoncé :

  • I_2 = 15\text{ A} ;
  • \gamma = 6\cdot 10^7\text{ S}\cdot\text{m}^{-1} ;
  • e = 1\text{ mm} = 10^{-3}\text{ m} ;
  • d = 5\text{ mm} = 5\cdot 10^{-3}\text{ m}.

Le dénominateur vaut :

2\gamma\,e^2 d^2 = 2 \times (6\cdot 10^7) \times (10^{-3})^2 \times (5\cdot 10^{-3})^2 = 12\cdot 10^7 \times 10^{-6} \times 25\cdot 10^{-6} = 3\cdot 10^{-3}\text{ S}\cdot\text{m}^3

D'où :

p_J = \frac{15^2}{3\cdot 10^{-3}} = \frac{225}{3\cdot 10^{-3}} = 7{,}5\cdot 10^4\text{ W}\cdot\text{m}^{-3}

Avec un seul chiffre significatif, on obtient :

\boxed{p_J \approx 8\cdot 10^4\text{ W}\cdot\text{m}^{-3}}

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : loi de newton, transfert conducto-convectif

En tenant compte du fait que l'épaisseur de l'anneau est très petite devant son rayon, déterminer le flux thermique conducto-convectif total entre l'air et l'anneau en fonction de , , , et la température de l'anneau.

Voir l'indice

Identifier les deux parois latérales d'échange (intérieure et extérieure) de surface totale S \approx 2 \times (2\pi a d) et appliquer la loi de Newton pour le flux conducto-convectif.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'aire des surfaces d'échange en exploitant l'approximation e \ll a pour les deux faces latérales (intérieure et extérieure).
  2. Appliquer la loi de Newton pour la conducto-convection afin d'obtenir l'expression du flux thermique échangé, en précisant la convention d'orientation (reçu ou cédé).
Voir la réponse courte

Surface d'échange de l'anneau fin S \approx 4\pi a d, d'où flux thermique cédé par convection selon la loi de Newton : \Phi = h S (T(t) - T_0).

Voir le corrigé complet

L'anneau possède deux faces cylindriques latérales en contact avec l'air à la température T_0 :

  • la face latérale intérieure de rayon a et de hauteur d, d'aire S_{\text{int}} = 2\pi a d ;
  • la face latérale extérieure de rayon a+e et de hauteur d, d'aire S_{\text{ext}} = 2\pi (a+e) d.

Comme l'épaisseur est très petite devant le rayon (e \ll a), on a S_{\text{ext}} \approx 2\pi a d. L'aire latérale totale d'échange thermique vaut ainsi :

S \approx S_{\text{int}} + S_{\text{ext}} = 4\pi a d

D'après la loi de Newton (ou de conducto-convection), le flux thermique algébrique \Phi reçu par l'anneau de la part de l'air ambiant s'écrit :

\boxed{ \Phi_{\text{air}\to\text{anneau}} = 4\pi a d h \big(T_0 - T(t)\big) }

De façon équivalente, le flux thermique cédé (ou évacué) par l'anneau vers l'air ambiant s'exprime par :

\Phi_{\text{anneau}\to\text{air}} = 4\pi a d h \big(T(t) - T_0\big)

Résultat

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Question 26

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : bilan d'énergie thermique, temps caractéristique

En appliquant un bilan d'énergie sur l'anneau en entier, établir alors l'équation différentielle sur sous la forme suivante :

où l'on exprimera les grandeurs et en fonction de , , , , , et .

Voir l'indice

Établir le premier principe de la thermodynamique sur l'anneau pendant un intervalle \mathrm{d}t : \mathrm{d}U = \delta W_{\mathrm{Joule}} + \delta Q_{\mathrm{convection}}, avec \mathrm{d}U = \rho V c\,\mathrm{d}T.

Voir la stratégie
  1. Choisir l'anneau de cuivre comme système thermodynamique fermé, indéformable et de température uniforme T(t).
  2. Exprimer la variation temporelle de son énergie interne \mathrm{d}U/\mathrm{d}t en fonction de sa capacité thermique massique c, de sa masse volumique \rho et de son volume V.
  3. Établir le bilan d'énergie en sommant le flux thermique reçu par conducto-convection \Phi_{\text{air}\to\text{anneau}} (question Q25) et la puissance moyenne injectée par effet Joule P_J = p_J V (question Q24).
  4. Identifier par identification des termes les expressions de la constante de temps \tau et du terme source A.
Voir la réponse courte

Premier principe m c \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} = P_J - \Phi_{\text{pertes}}, mise sous forme canonique identifiant la constante de temps \tau et la constante A.

Voir le corrigé complet

On applique le premier principe de la thermodynamique à l'anneau complet de cuivre entre les instants t et t+\mathrm{d}t. L'anneau est un solide indéformable de volume constant V \approx 2\pi a e d et de masse m = \rho V = 2\pi a e d \rho.

En considérant sa température T(t) spatialement uniforme à chaque instant, la dérivée temporelle de son énergie interne s'écrit :

\frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}t} = m c \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} = 2\pi a e d \rho c \, \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t}

L'anneau échange de l'énergie avec l'extérieur selon deux contributions :

  • le flux thermique conducto-convectif reçu de l'air ambiant, déterminé à la question Q25 :

    \Phi_{\text{air}\to\text{anneau}} = 4\pi a d h (T_0 - T)
  • la puissance moyenne dissipée par effet Joule (qui constitue un apport thermique pour le solide), issue de la puissance volumique moyenne p_J calculée à la question Q24 :

    P_J = p_J V = \frac{I_2^2}{2\gamma e^2 d^2} \times 2\pi a e d = \frac{\pi a I_2^2}{\gamma e d}

Le bilan d'énergie sous forme de taux s'écrit donc :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}t} &= \Phi_{\text{air}\to\text{anneau}} + P_J \\ 2\pi a e d \rho c \, \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} &= - 4\pi a d h (T - T_0) + \frac{I_2^2}{2\gamma e^2 d^2} \times (2\pi a e d) \end{aligned}

En divisant cette équation par la capacité thermique totale C = 2\pi a e d \rho c, le rayon a de l'anneau se simplifie :

\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} + \frac{2h}{\rho c e} (T - T_0) = \frac{I_2^2}{2\rho c \gamma e^2 d^2}

On identifie ainsi l'équation sous la forme requise :

\boxed{\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} + \frac{T - T_0}{\tau} = A}

avec :

\boxed{\tau = \frac{\rho c e}{2h}} \quad \text{et} \quad \boxed{A = \frac{I_2^2}{2\rho c \gamma e^2 d^2}}

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : température d'équilibre, équation différentielle du premier ordre

Déterminer la température de l'anneau en fonction du temps. La température de fusion du cuivre est . L'anneau va-t-il finir par fondre ?

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Résoudre l'équation différentielle linéaire du premier ordre avec la condition initiale T(0) = T_0, puis comparer la température asymptotique T_{\max} = T_0 + A\tau au point de fusion du cuivre.

Voir la réponse courte

Solution T(t) = T_0 + A\tau(1 - e^{-t/\tau}), calcul de la température maximale asymptotique T_\infty = T_0 + A\tau et comparaison au point de fusion.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle établie à la question Q26 est une équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants avec second membre constant :

\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} + \frac{T - T_0}{\tau} = A

La solution générale est de la forme :

T(t) = T_0 + A\tau + K\,\mathrm{e}^{-t/\tau}

où K est une constante déterminée par la condition initiale T(t=0) = T_0 :

T(0) = T_0 + A\tau + K = T_0 \implies K = -A\tau

On en déduit l'expression temporelle de la température de l'anneau :

\boxed{T(t) = T_0 + A\tau\left(1 - \mathrm{e}^{-t/\tau}\right)}

Lorsque t \to +\infty, la température tend de manière asymptotique vers une température maximale de régime stationnaire :

T_{\max} = T_0 + A\tau

En utilisant les expressions de \tau et A obtenues à la question Q26 :

A\tau = \frac{p_J}{\rho c} \times \frac{\rho c e}{2h} = \frac{p_J e}{2h} = \frac{I_2^2}{4\gamma e d^2 h}

Avec les valeurs numériques de l'énoncé :

  • p_J \approx 7{,}5\cdot 10^4\text{ W}\cdot\text{m}^{-3} (soit 8\cdot 10^4\text{ W}\cdot\text{m}^{-3} avec un chiffre significatif) ;
  • e = 1\text{ mm} = 10^{-3}\text{ m} ;
  • h = 0{,}5\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1}.

On obtient l'élévation maximale de température :

\Delta T_{\max} = A\tau = \frac{7{,}5\cdot 10^4 \times 10^{-3}}{2 \times 0{,}5} \approx 8\cdot 10^1\text{ K}

La température finale atteinte par l'anneau est donc :

T_{\max} \approx 300 + 80 = 380\text{ K} \quad \text{soit} \quad \theta_{\max} \approx 100\,^\circ\text{C}

Cette valeur est très inférieure à la température de fusion du cuivre :

\theta_{\max} \ll \theta_{\text{fus}} = 1085\,^\circ\text{C}

L'anneau ne va donc pas fondre.

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 2 MPI 2026 ?

Surtout 4 chapitres : Induction et forces de Laplace (24 % des questions, partie II), Cinématique et dynamique du point (22 %, partie III), Magnétostatique (20 %, partie I) et Diffusion thermique (13 %, partie IV). Plus ponctuellement : Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Circuits électriques et régimes transitoires, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide et Ferromagnétisme et circuits magnétiques.

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 2 MPI 2026 dès la première année (MP2I ou MPSI) ?

En partie : 20 questions sur 27 (74 %) ne demandent que le programme de MP2I ou MPSI. Blocs abordables : la partie II en entier (Q7 à Q13) et la partie III en entier (Q14 à Q22), ainsi que Q1 et Q25 à Q27. Avec les autres programmes de première année : 17 en PCSI, 17 en PTSI, 17 en TSI1 et 10 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 2 MPI 2026 ?

Environ 2 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie III est la plus longue (environ 50 min).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 2 MPI 2026 ?

Q17 (frottement quadratique), cotée 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 2 MPI 2026 ?

Questions de cours : Q1 (invariance), Q2 (théorème d'ampère), Q4 (équation de maxwell) et Q7 (loi de lenz). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q19 (méthode d'euler) et Q26 (bilan d'énergie thermique).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 2 MPI 2026 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (16 sur 27), par exemple : Q1 à Q4, Q7, Q8, Q13, Q14, Q16, Q18, Q19 et Q21 à Q25. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q5, Q6, Q9 à Q12 et Q26.

Le sujet Mines-Ponts Physique 2 MPI 2026 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le rapport distingue des questions classiques et proches du cours de questions demandant des prises d'initiative et des calculs plus développés, et note que les candidats ont pu traiter un nombre important de questions.

Quelle condition est indispensable pour observer la lévitation de l'anneau ?

Une auto-inductance non nulle et un anneau fermé. Sans inductance propre (L = 0), le courant induit est en quadrature de phase avec le champ magnétique, ce qui annule la force de Laplace moyenne selon Q13. Fendre l'anneau supprime quant à lui la circulation du courant induit et empêche le saut.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.