Corrigé détaillé ENAC Physique QCM MPSI 2021
Oscillations, optique, induction, thermodynamique, champ central et diffraction
- 36 questions corrigées
- Sujet accessible
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1 et BCPST1 : les 36 questions
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet accessible · Mouvement dans un champ de force centrale, Optique géométrique, Premier et second principes de la thermodynamique · 8 incontournables · 36 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet de concours de l'ENAC prend la forme d'un QCM à questions indépendantes ou couplées par blocs thématiques, balayant un spectre très étendu du programme de physique de prépa. Les six parties abordent successivement la mécanique de petits oscillateurs couplés en mode longitudinal et transversal, la réalisation d'un système afocal à trois lentilles pour l'élargissement d'un faisceau laser, le freinage électromécanique d'un cadre conducteur tombant dans un champ magnétique stationnaire, la modélisation adiabatique du gradient thermique de la troposphère, les invariants des mouvements à force centrale newtonienne (moment cinétique et vecteur de Runge-Lenz), puis enfin l'expérience historique de diffraction de neutrons lents.
Constituant un excellent entraînement pour tester ses réflexes fondamentaux, sa rapidité de calcul et sa maîtrise de l'analyse dimensionnelle, ce sujet est particulièrement adapté pour des révisions d'ensemble et la préparation aux épreuves de type QCM rapide.
- Difficulté
- Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
- Temps estimé
- ≈ 2 h pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Mouvement dans un champ de force centrale17 %
- Optique géométrique17 %
- Premier et second principes de la thermodynamique15 %
- Approche énergétique et oscillateurs mécaniques14 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1 et BCPST1 : les 36 questions.
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Sommaire
36 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
36 questionsPartie 1 : Oscillations de quelques systèmes simples
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : oscillateur harmonique, analyse dimensionnelle
Quelle est l'unité SI (Système International des unités) et la dimension physique d'une pulsation propre ? A) Unité: B) Unité: C) La dimension physique est celle de l'inverse d'une durée. D) La dimension physique est celle d'un angle divisé par une durée.
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Se rappeler que le radian est une grandeur sans dimension dans le Système International et examiner l'argument d'un cosinus.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition de la pulsation propre \omega_0 = \frac{2\pi}{T_0} associée à un phénomène oscillatoire de période T_0.
- Déterminer sa dimension physique en tenant compte du caractère adimensionné des angles dans le Système International.
- Préciser son unité usuelle dans le Système International en la distinguant de celle d'une fréquence ordinaire.
Voir la réponse courteRéponse courte
Une pulsation propre s'exprime en \mathrm{rad}\cdot\mathrm{s}^{-1} dans le SI et a la dimension de l'inverse d'une durée (T^{-1}).
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La pulsation propre \omega_0 est liée à la période propre T_0 par la relation :
Dimension physique : L'angle d'une phase ou d'un tour complet (2\pi\text{ rad}) est une grandeur adimensionnée ([2\pi] = 1). Par conséquent :
La dimension physique de la pulsation est donc l'inverse d'une durée. L'affirmation C est exacte et l'affirmation D est fausse.
Unité du Système International : Bien que le radian soit une unité dérivée sans dimension (\mathrm{rad} = 1), les normes internationales (ISO 80000-3 et BIPM) préconisent d'exprimer la pulsation (ou fréquence angulaire) en radian par seconde (\mathrm{rad\cdot s^{-1}}), afin d'éviter toute confusion avec la fréquence temporelle f = 1/T_0, qui s'exprime en hertz (\mathrm{Hz} ou \mathrm{s}^{-1}). L'affirmation B est donc exacte et l'affirmation A est rejetée.
Résultat
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : analyse dimensionnelle, oscillateur harmonique
Quelles sont les affirmations exactes: A) Une pulsation au carré est homogène à une force par unité de masse. B) Une pulsation au carré est homogène à une force par unité de longueur. C) Une pulsation au carré est homogène à une force par unité de masse et par unité de longueur. D) Une pulsation au carré est homogène au produit d'une masse et d'une force par unité de longueur.
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Rapprocher la pulsation au carré \omega_0^2 de la constante de raideur divisée par la masse d'un oscillateur élastique simple.
Voir la stratégieStratégie
Pour déterminer l'homogénéité d'une pulsation au carré, on procède par analyse dimensionnelle :
- Exprimer la dimension d'une pulsation au carré [\omega^2] en fonction des dimensions fondamentales du Système International (\mathrm{M}, \mathrm{L}, \mathrm{T}).
- Déterminer la dimension associée à chacune des propositions pour identifier celle(s) qui correspond(ent) à [\omega^2].
Voir la réponse courteRéponse courte
Par analogie avec \omega_0^2=K/m, le carré d'une pulsation est homogène à une force par unité de masse et de longueur.
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D'après la question 1, une pulsation a pour dimension [\omega] = \mathrm{T}^{-1}. Une pulsation au carré a donc pour dimension :
D'après le principe fondamental de la dynamique (F = m a), une force a pour dimension :
Examinons la dimension de chacune des grandeurs proposées :
- A : Une force par unité de masse a pour dimension \dfrac{[F]}{\mathrm{M}} = \mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2} (homogène à une accélération).
- B : Une force par unité de longueur a pour dimension \dfrac{[F]}{\mathrm{L}} = \mathrm{M}\cdot\mathrm{T}^{-2} (homogène à une raideur de ressort).
C : Une force par unité de masse et par unité de longueur a pour dimension :
\frac{[F]}{\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}} = \frac{\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2}}{\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}} = \mathrm{T}^{-2} = [\omega^2]- D : Le produit d'une masse et d'une force par unité de longueur a pour dimension \mathrm{M} \times \dfrac{[F]}{\mathrm{L}} = \mathrm{M}^2\cdot\mathrm{T}^{-2}.
Seule l'affirmation C est exacte.
Résultat
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : oscillateur harmonique, période propre
On déplace , par rapport à sa position d'équilibre (prise comme origine des coordonnées cartésiennes et ), d'une quantité initiale selon la direction horizontale (Figure 1a) et on l'abandonne sans vitesse initiale. Le mouvement est astreint à demeurer horizontal. On observe alors un mouvement harmonique de pulsation . Quelles sont les expressions de et de la période des oscillations correspondante? A) B) C) D)
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Écrire la projection du principe fondamental de la dynamique sur l'axe Ox en sommant les forces de rappel exercées par les deux ressorts étirés.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les forces de rappel exercées par chacun des deux ressorts sur la masselotte A lorsque celle-ci subit un déplacement longitudinal x le long de l'axe Ox.
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique (PFD) à la masselotte pour obtenir l'équation différentielle du mouvement.
- Identifier la pulsation propre \omega_{0, l} et en déduire l'expression de la période propre T_0 = \frac{2\pi}{\omega_{0, l}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
PFD sur l'axe horizontal avec deux ressorts en parallèle : pulsation \omega_{0,l}=\sqrt{2K/m} et période T_0=2\pi\sqrt{m/(2K)}.
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Le système étudié est la masselotte A de masse m, assimilée à un point matériel, dans le référentiel terrestre supposé galiléen.
À l'équilibre, le point A est en O et les deux ressorts ont pour longueur l_e. Les bâtis sont donc situés en x = -l_e (ressort 1 à gauche) et en x = +l_e (ressort 2 à droite).
Lorsque la masselotte est déplacée d'une quantité x le long de Ox :
le ressort 1 a pour longueur l_1 = l_e + x, d'où une force de rappel :
\boldsymbol{F}_1 = -K(l_1 - l_0)\,\boldsymbol{e}_x = -K(l_e + x - l_0)\,\boldsymbol{e}_xle ressort 2 a pour longueur l_2 = l_e - x, d'où une force de rappel :
\boldsymbol{F}_2 = +K(l_2 - l_0)\,\boldsymbol{e}_x = +K(l_e - x - l_0)\,\boldsymbol{e}_x
La résultante des forces horizontales s'écrit :
D'après le principe fondamental de la dynamique projeté selon l'axe horizontal Ox :
Il s'agit de l'équation d'un oscillateur harmonique de pulsation propre :
La période des oscillations est reliée à la pulsation propre par T_0 = \frac{2\pi}{\omega_{0, l}}, soit :
Les affirmations A et D sont donc exactes.
Résultat
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : oscillateur harmonique, petite oscillation
On écarte maintenant la masselotte, par rapport à sa position d'équilibre initiale, d'une quantité initiale dans la direction transversale (Figure 1b), laquelle est, comme la direction , contenue dans le plan horizontal, et on l'abandonne sans vitesse initiale. Le mouvement est astreint à s'effectuer seulement selon cette direction transversale . On observe alors, dans la direction seulement, un mouvement harmonique de pulsation propre . Quel est le rapport ? A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Exprimer la longueur instantanée des ressorts sous la forme \sqrt{l_e^2+y^2} puis effectuer un développement limité au premier ordre non nul en y/l_e.
Voir la stratégieStratégie
- Repérer la géométrie du système lorsque la masselotte A est déplacée d'une quantité y le long de l'axe transversal Oy.
- Exprimer la longueur commune l(y) des deux ressorts et en déduire la force de rappel totale projetée sur l'axe Oy.
- Effectuer un développement limité au premier ordre en y/l_e \ll 1 pour obtenir l'équation différentielle harmonique et identifier \omega_{0, t}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Projection de la tension des deux ressorts à l'ordre un en déplacement transversal, conduisant au rapport \sqrt{1-l_0/l_e}.
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Les extrémités fixes des deux ressorts sont situées aux points B_1(-l_e, 0) et B_2(l_e, 0). Lorsque le corpuscule A est à la position (0, y), le vecteur reliant l'attache B_1 à A s'écrit :
La longueur de chaque ressort est donnée par :
La force exercée par le premier ressort sur A s'exprime sous la forme :
Par symétrie par rapport à l'axe Oy, le second ressort exerce la force :
La résultante des forces appliquées à A selon la direction transversale Oy est donc :
Comme y \ll l_e, on effectue un développement au premier ordre en y/l_e :
La projection de la relation fondamentale de la dynamique selon l'axe Oy donne alors :
Il s'agit de l'équation d'un oscillateur harmonique de pulsation propre \omega_{0, t} définie par :
Sachant d'après la question Q3 que \omega_{0, l} = \sqrt{\frac{2K}{m}}, on en déduit directement le rapport :
L'affirmation correcte est la proposition B.
Résultat
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : oscillateur harmonique, position d'équilibre
La masselotte précédente et ses deux ressorts sont maintenant disposés verticalement, c'est-à-dire dans la direction du vecteur champ de pesanteur (Figure 2). Quelle est la nouvelle pulsation propre des oscillations si, comme précédemment, on écarte , dans la direction , d'une très petite quantité par rapport à la position d'équilibre (le mouvement est contraint à s'effectuer selon la direction verticale)? A) B) C) D) On ne peut rien dire priori.
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Constater que l'introduction du poids constant modifie uniquement la position d'équilibre sans changer la raideur équivalente du système.
Voir la stratégieStratégie
- Définir la position d'équilibre de la masselotte soumise cette fois à l'action conjointe des deux ressorts et de la pesanteur.
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique (PFD) pour un écart z par rapport à cette position d'équilibre afin d'en déduire l'équation différentielle du mouvement.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le champ de pesanteur uniforme décale uniquement la position d'équilibre sans modifier la raideur équivalente ni la pulsation propre.
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On choisit l'axe vertical ascendant Oz, la position d'équilibre de la masselotte A étant prise comme origine z = 0.
Le système \{A\} de masse m est soumis à :
- son poids \boldsymbol{P} = -m g \boldsymbol{e}_z ;
- la force de rappel du ressort supérieur ;
- la force de rappel du ressort inférieur.
À l'équilibre (z=0), la résultante des forces est nulle :
Lorsque la masselotte est repérée par son écart z par rapport à l'équilibre, le ressort supérieur voit sa longueur varier de \Delta l_h = -z et le ressort inférieur de \Delta l_b = +z. La force élastique exercée par l'ensemble des deux ressorts s'écrit alors :
D'après le PFD projeté sur l'axe Oz :
On en déduit immédiatement la pulsation propre :
Résultat
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : équilibre d'un point, force de rappel
Calculer la longueur des ressorts à l'équilibre si , et . La longueur totale entre les deux bâtis est (on néglige la dimension de la masselotte). On prendra pour l'intensité du champ de pesanteur la valeur . Le point est pris comme origine de l'axe vertical ascendant . Parmi les réponses proposées, et désignent, respectivement, les longueurs à l'équilibre du ressort du haut et du ressort du bas. A) et B) et C) et D) et
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Écrire les conditions d'équilibre mécanique de la masselotte en prenant en compte la contrainte géométrique l_{e,h} + l_{e,b} = 2l_0.
Voir la stratégieStratégie
- Établir la condition géométrique reliant les longueurs à l'équilibre des deux ressorts l_{e,h} et l_{e,b} à la distance totale entre les bâtis (2l_0).
- Appliquer le principe fondamental de la statique à la masselotte A selon l'axe vertical ascendant Oz pour déterminer l'écart l_{e,h} - l_{e,b}.
- En déduire les valeurs numériques de l_{e,h} et l_{e,b}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan des forces à l'équilibre vertical avec la contrainte géométrique l_{e,h}+l_{e,b}=2l_0, donnant 10,5\text{ cm} et 9,5\text{ cm}.
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La longueur totale séparant les deux bâtis est égale à 2l_0. En négligeant la dimension de la masselotte, les longueurs des ressorts à l'équilibre vérifient la relation géométrique :
À l'équilibre dans le référentiel terrestre galiléen, la masselotte A de masse m est soumise à trois forces :
- Son poids : \boldsymbol{P} = -m g \boldsymbol{e}_z ;
- La force de rappel exercée par le ressort supérieur (étiré si le point A descend) : \boldsymbol{F}_h = K (l_{e,h} - l_0) \boldsymbol{e}_z ;
- La force de rappel exercée par le ressort inférieur : \boldsymbol{F}_b = -K (l_{e,b} - l_0) \boldsymbol{e}_z.
D'après le principe fondamental de la statique appliqué à la masselotte A projeté sur l'axe ascendant \boldsymbol{e}_z :
En combinant cette équation avec la contrainte géométrique l_{e,h} + l_{e,b} = 2l_0, on obtient :
Effectuons l'application numérique avec l_0 = 10\text{ cm}, m = 10\text{ g} = 10^{-2}\text{ kg}, g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et K = 10\text{ N}\cdot\text{m}^{-1} :
D'où :
La réponse correcte est donc l'affirmation D.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Partie 2 : Élargissement d'un faisceau de lumière parallèle
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : système afocal
Que peut-on dire de ? A) est convergent B) est afocal C) est divergent D) On ne peut rien dire a priori
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Observer la nature d'un faisceau émergeant cylindrique et parallèle à l'axe lorsque le faisceau incident est lui-même parallèle.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature de l'objet et de l'image pour le système optique global \mathcal{S} à partir de la géométrie des faisceaux incident et émergent.
- Conclure sur la nature du système optique d'après les définitions usuelles.
Voir la réponse courteRéponse courte
Un faisceau de rayons parallèles émergent d'un faisceau incident parallèle caractérise un système optique afocal.
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Le faisceau incident est cylindrique et parallèle à l'axe optique de \mathcal{S} : les rayons incidents sont parallèles entre eux, ce qui correspond à un objet situé à l'infini sur l'axe optique (A_o à l'infini).
À la traversée du système \mathcal{S}, le faisceau émergent est également cylindrique et parallèle à l'axe optique : les rayons émergents sont parallèles entre eux, ce qui signifie que l'image formée par le système est elle aussi rejetée à l'infini sur l'axe optique (A_i à l'infini).
Un système optique centré qui conjugue un point à l'infini sur l'axe avec un point à l'infini sur l'axe est, par définition, un système afocal. Ses foyers principaux objet F et image F' sont rejetés à l'infini, sa distance focale est infinie et sa vergence est nulle.
Par conséquent, l'affirmation correcte est la proposition B.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : système afocal, lentille mince
Parmi les affirmations suivantes, lesquelles sont exactes? A) On ne pourrait pas élargir le faisceau avec un système optique formé uniquement de suivie de . B) Avec le système formé uniquement de et , positionnés de sorte que le foyer objet de coïncide avec le foyer image de , le faisceau sera nécessairement élargi. C) Avec le système formé de , et , on ne peut pas faire un système afocal en plaçant le foyer objet de au foyer image de . D) On ne pourrait pas élargir le faisceau incident en utilisant uniquement les lentilles et .
Voir l'indiceIndice
Tracer la marche des rayons ou appliquer la condition d'association de deux lentilles pour former une lunette afocale.
Voir la stratégieStratégie
Pour qu'un système optique transforme un faisceau cylindrique parallèle à l'axe en un faisceau cylindrique parallèle à l'axe, il doit être afocal (les foyers objet et image globaux sont à l'infini).
- Pour un système de deux lentilles minces (\mathcal{L}_a, \mathcal{L}_b), la condition d'afocalité impose la coïncidence du foyer image de la première avec le foyer objet de la seconde (F'_a = F_b). Le rapport des diamètres est alors donné par le grandissement transversal : \frac{D_f}{D_i} = \frac{|f'_b|}{|f'_a|}.
- Pour le système à trois lentilles, la conjugaison par la lentille intermédiaire \mathcal{L}_2 impose que l'image de F'_1 à travers \mathcal{L}_2 soit située au foyer objet F_3 de \mathcal{L}_3.
Voir la réponse courteRéponse courte
Analyse des conditions de conjugaison des foyers pour concevoir un système afocal élargisseur avec deux ou trois lentilles.
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Analysons successivement les quatre propositions :
Affirmation A :
Pour un doublet constitué de \mathcal{L}_1 (f_1 > 0) suivie de \mathcal{L}_2 (f_2 < 0), la condition d'afocalité s'écrit F'_1 = F_2. La distance entre les centres optiques vérifie :
Puisque la lumière se propage de \mathcal{L}_1 vers \mathcal{L}_2, la distance est positive : \overline{O_1 O_2} > 0, ce qui implique :
Le rapport des diamètres du faisceau s'exprime par :
Le faisceau est donc nécessairement rétréci. On ne peut pas l'élargir. L'affirmation A est exacte.
Affirmation B :
Pour le doublet (\mathcal{L}_1, \mathcal{L}_3) afocal (F'_1 = F_3), le rapport des diamètres vaut :
Le faisceau n'est élargi que si f_3 > f_1. Si f_3 \leqslant f_1, le faisceau n'est pas élargi. L'affirmation B est fausse.
Affirmation C :
Pour le système des trois lentilles (\mathcal{L}_1, \mathcal{L}_2, \mathcal{L}_3), le faisceau incident parallèle à l'axe émerge de \mathcal{L}_1 en convergeant vers F'_1, qui joue le rôle d'objet pour \mathcal{L}_2. Notons F'_{12} son image par \mathcal{L}_2. Pour que le faisceau ressorte de \mathcal{L}_3 parallèle à l'axe, il faut que ce point coïncide avec le foyer objet F_3 de \mathcal{L}_3 (F'_{12} = F_3).
La formule de conjugaison de Descartes appliquée à \mathcal{L}_2 s'écrit :
Si F_3 et F'_1 étaient confondus, le membre de gauche s'annulerait, ce qui imposerait \frac{1}{f_2} = 0, soit une lentille de puissance nulle (ou une distance focale infinie). Comme f_2 est finie et non nulle, il est impossible de réaliser un système afocal en plaçant F_3 en F'_1. L'affirmation C est exacte.
Affirmation D :
En utilisant uniquement \mathcal{L}_2 (f_2 < 0) suivie de \mathcal{L}_3 (f_3 > 0), la condition d'afocalité F'_2 = F_3 donne :
Cette disposition est physiquement réalisable dès lors que f_3 > |f_2|. Le rapport des diamètres est alors :
Le faisceau est donc élargi (principe de l'expanseur de faisceau galiléen). L'affirmation D est fausse.
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : relation de conjugaison, système afocal
Quelle relation existe-t-il entre , , , et ? A) B) C) D)
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Écrire que le foyer objet F_3 de la dernière lentille doit être le conjugué par la lentille intermédiaire \mathcal{L}_2 du foyer image F'_1 de la première.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition pour que le système \mathcal{S} = (\mathcal{L}_1, \mathcal{L}_2, \mathcal{L}_3) soit afocal (question Q7) : un objet à l'infini sur l'axe optique doit donner une image finale à l'infini sur l'axe.
- Identifier les positions des images intermédiaires : le foyer image F'_1 de \mathcal{L}_1 doit être conjugué par \mathcal{L}_2 avec le foyer objet F_3 de \mathcal{L}_3.
- Appliquer la relation de conjugaison de Descartes à la lentille centrale \mathcal{L}_2 pour obtenir la relation cherchée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Formule de Descartes appliquée à la lentille centrale \mathcal{L}_2 qui doit conjuguer F'_1 en F_3.
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Le système \mathcal{S} étant afocal d'après la question Q7, un faisceau incident parallèle à l'axe optique (issu d'un point objet à l'infini sur l'axe) converge après traversée de la première lentille \mathcal{L}_1 en son foyer image F'_1.
Pour que le faisceau émerge de \mathcal{L}_3 parallèlement à l'axe optique, l'image intermédiaire formée par la deuxième lentille \mathcal{L}_2 doit être située au foyer objet F_3 de la troisième lentille \mathcal{L}_3. Ainsi, la lentille \mathcal{L}_2 conjugue le point F'_1 en F_3 :
Déterminons les grandeurs algébriques relatives au centre optique O_2 de la lentille \mathcal{L}_2 :
Pour l'objet F'_1 :
\overline{O_2F'_1} = \overline{O_2O_1} + \overline{O_1F'_1} = -\Delta_1 + f_1 = -(\Delta_1 - f_1)Pour l'image F_3 (sachant que \overline{O_3F_3} = -f_3) :
\overline{O_2F_3} = \overline{O_2O_3} + \overline{O_3F_3} = \Delta_2 - f_3
La formule de conjugaison de Descartes avec origine au centre optique pour la lentille \mathcal{L}_2 de distance focale image f_2 s'écrit :
En remplaçant par les expressions algébriques trouvées :
En transposant tous les termes dans le membre de gauche :
L'affirmation correcte est donc l'affirmation A.
Résultat
Question 10
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : grandissement, système afocal
Déterminer l'expression du rapport A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Exprimer le rapport des diamètres en utilisant le théorème de Thalès ou le produit des grandissements transversaux successifs.
Voir la stratégieStratégie
- Suivre la trajectoire d'un rayon marginal incident, parallèle à l'axe optique à la distance y_i = D_i / 2 de l'axe.
- Déterminer sa hauteur y_2 à la traversée de la lentille \mathcal{L}_2 par application du théorème de Thalès entre \mathcal{L}_1 et son foyer image F'_1.
- Utiliser le fait que le système est afocal : le rayon émergeant de \mathcal{L}_2 passe par le foyer objet F_3 de la lentille \mathcal{L}_3, ce qui permet de relier sa hauteur y_3 = D_f / 2 sur \mathcal{L}_3 à y_2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du rapport des diamètres par cheminement d'un rayon marginal issu de l'infini à travers les trois lentilles.
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Considérons un rayon incident parallèle à l'axe optique situé à une distance y_i = D_i/2 de celui-ci.
Traversée de \mathcal{L}_1 : Le rayon émerge en passant par le foyer image F'_1, situé à l'abscisse \overline{O_1 F'_1} = f_1. Sur le plan de la lentille \mathcal{L}_2 (située à l'abscisse \overline{O_1 O_2} = \Delta_1), la hauteur algébrique y_2 du rayon s'obtient par le théorème de Thalès dans le triangle formé par l'axe optique, le plan de \mathcal{L}_1 et le plan de \mathcal{L}_2 :
\frac{y_2}{y_i} = \frac{\overline{F'_1 O_2}}{\overline{F'_1 O_1}} = \frac{\Delta_1 - f_1}{-f_1} = \frac{f_1 - \Delta_1}{f_1}Traversée de \mathcal{L}_2 et arrivée sur \mathcal{L}_3 : Le système \mathcal{S} étant afocal, le faisceau sortant de \mathcal{L}_3 est cylindrique et parallèle à l'axe optique. Les rayons émergent de \mathcal{L}_3 parallèlement à l'axe à une distance y_3 = D_f/2. Pour cela, le rayon intermédiaire entre \mathcal{L}_2 et \mathcal{L}_3 doit nécessairement passer par le foyer objet F_3 de la troisième lentille, situé à l'abscisse \overline{O_3 F_3} = -f_3, soit par rapport à O_2 :
\overline{O_2 F_3} = \overline{O_2 O_3} + \overline{O_3 F_3} = \Delta_2 - f_3Liaison entre y_3 et y_2 : Le rayon se propage en ligne droite entre \mathcal{L}_2 (hauteur y_2 en O_2) et \mathcal{L}_3 (hauteur y_3 en O_3), en passant par F_3 sur l'axe optique. Par le théorème de Thalès :
\frac{y_3}{y_2} = \frac{\overline{F_3 O_3}}{\overline{F_3 O_2}} = \frac{f_3}{-(\Delta_2 - f_3)} = \frac{f_3}{f_3 - \Delta_2}
En combinant ces deux relations, le rapport des diamètres s'écrit :
L'affirmation correcte est donc l'affirmation A.
Résultat
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : grandissement, système afocal
Quelle est l'expression de en fonction de , , et du rapport des diamètres ? A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Isoler \Delta_2 dans la relation d'afocalité pour l'injecter dans l'expression du rapport des diamètres r_D.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la quantité (f_3 - \Delta_2) à l'aide de la relation d'afocalité obtenue à la question Q9.
- Injecter cette quantité dans l'expression du rapport des diamètres r_D = D_f / D_i établie à la question Q10.
- Isoler la distance focale f_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Élimination de \Delta_2 entre la condition afocale et le rapport des diamètres pour isoler la distance focale f_1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation d'afocalité du système \mathcal{S} obtenue à la question Q9 :
On en déduit l'expression de \dfrac{1}{\Delta_2 - f_3} :
Soit, en prenant l'opposé pour faire apparaître (f_3 - \Delta_2) :
D'après la question Q10, le rapport des diamètres r_D = D_f / D_i s'écrit :
En multipliant par f_1 f_2, il vient :
On isole alors f_1 :
L'affirmation correcte est la proposition C.
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : système afocal
On donne , et . Pour quelle valeur approximative de le rapport est-il égal à 10 ? A) B) C) D)
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Effectuer l'application numérique directe en faisant attention à la cohérence des unités de longueur.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'expression de la distance focale f_1 établie à la question précédente en fonction de \Delta_1, f_2, f_3 et r_D = D_f / D_i.
- Effectuer l'application numérique avec les valeurs fournies par l'énoncé, en veillant à la cohérence des unités.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application numérique directe de la relation établie pour déterminer la distance focale f_1\approx 1,4\text{ cm}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question 11, la distance focale f_1 s'exprime par :
avec r_D = \frac{D_f}{D_i} = 10.
En remplaçant par les grandeurs numériques fournies :
- \Delta_1 = 1{,}2\text{ cm} ;
- f_2 = -1\text{ cm} ;
- f_3 = 20\text{ cm} ;
- r_D = 10.
Il vient :
On en déduit :
Résultat
Partie 3 : Freinage par induction électromagnétique
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : loi de faraday, fem induite
On oriente le cadre dans le sens trigonométrique (voir Figure 3). On note l'instant à partir duquel le cadre se trouve entièrement immergé dans la région . Quelle est l'expression de la tension électromotrice (ou force électromotrice) induite au cours de la chute du cadre? A) si , si et si B) si , si et si C) si , si D) si , si
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Calculer le flux magnétique à travers le contour orienté par la règle du tire-bouchon et appliquer la loi de Faraday e = -\mathrm{d}\Phi/\mathrm{d}t.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le vecteur unitaire normal \boldsymbol{n} associé au cadre selon l'orientation choisie (sens trigonométrique).
- Exprimer le flux magnétique \Phi(t) à travers le cadre selon les différentes phases du mouvement : avant pénétration (t < 0), lors de la pénétration (0 < t < t_1) et une fois totalement immergé (t \ge t_1).
- En déduire la force électromotrice induite e(t) à l'aide de la loi de Faraday.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivation temporelle du flux magnétique coupé lors de la pénétration du cadre dans le champ pour obtenir e(t)=-aB_a\dot{z}_A.
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Le trièdre cartésien \{O, \boldsymbol{e}_x, \boldsymbol{e}_y, \boldsymbol{e}_z\} est orthonormé direct. Avec \boldsymbol{e}_x horizontal vers la droite et \boldsymbol{e}_z vertical descendant, l'axe Oy est orienté vers l'avant (vers l'observateur), comme l'indique le symbole \odot y sur la figure 3.
Le contour du cadre ABCD est orienté dans le sens trigonométrique (sens anti-horaire dans le plan (x, -z)). Par la règle de la main droite, le vecteur normal à la surface délimitée par le contour est :
Distinguons les trois phases temporelles :
Pour t < 0 : le cadre est entièrement dans la région z < 0 où le champ magnétique est nul (\boldsymbol{B} = \mathbf{0}). Le flux est donc nul :
\Phi(t) = 0 \implies e(t) = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} = 0Pour 0 < t < t_1 : le cadre pénètre progressivement dans la région z > 0. La longueur de la partie immergée selon l'axe vertical est z_A(t) (la cote du segment inférieur AB), tandis que sa largeur est a. La surface immergée est donc \mathcal{S}_{\text{imm}} = a z_A. Le flux magnétique à travers le contour orienté s'écrit :
\Phi(t) = \iint \boldsymbol{B}_a \cdot \boldsymbol{n}\,\mathrm{d}S = (-B_a \boldsymbol{e}_y) \cdot \boldsymbol{e}_y \, (a z_A) = - a B_a z_A(t)D'après la loi de Faraday :
e(t) = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} = -\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(- a B_a z_A(t)\right) = a B_a \dot{z}_APour t \ge t_1 : le cadre est entièrement immergé dans la région z > 0. Le champ \boldsymbol{B}_a y étant uniforme et le cadre indéformable d'aire a^2, le flux est constant :
\Phi(t) = - a^2 B_a = \text{Cte} \implies e(t) = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} = 0
On en déduit que l'affirmation B est la seule exacte.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : force de laplace, freinage par induction
Le cadre métallique présente une résistance . Déterminer l'expression de la force de Laplace à laquelle est soumis le cadre. A) si et si et si B) si et si et si C) si , si et si D) si , si et si
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Calculer le courant induit i = e/R_c puis la résultante des forces de Laplace s'exerçant sur les quatre côtés du cadre.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le courant induit i(t) circulant dans le cadre à partir de la loi d'Ohm, sachant que l'auto-inductance est négligeable.
- Calculer la résultante des forces de Laplace s'exerçant sur les différents côtés du cadre en tenant compte des symétries et de la zone où règne le champ magnétique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du courant induit par la loi d'Ohm puis de la force de Laplace résultante sur le brin immergé.
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L'auto-inductance du cadre étant négligée, le courant induit i(t) vérifie la loi d'Ohm en régime quasi-stationnaire :
D'après la question 13, e(t) = 0 pour t < 0 et pour t \ge t_1, d'où \boldsymbol{F}_L = \mathbf{0} en dehors de l'intervalle ]0, t_1[.
Pour 0 < t < t_1, la force électromotrice vaut e(t) = a B_a \dot{z}_A, ce qui donne une intensité :
Le cadre étant orienté dans le sens trigonométrique (A \to B \to C \to D \to A) :
- Le côté supérieur CD est encore hors du champ magnétique (z < 0), donc il ne subit aucune force de Laplace.
Les brins verticaux DA et BC sont partiellement immergés sur la même longueur z_A. Les courants qui y circulent étant de sens opposés (+i\boldsymbol{e}_z le long de DA et -i\boldsymbol{e}_z le long de BC), les forces de Laplace associées :
\boldsymbol{F}_{DA} = i z_A \boldsymbol{e}_z \times (-B_a \boldsymbol{e}_y) = i z_A B_a \boldsymbol{e}_x \quad \text{et} \quad \boldsymbol{F}_{BC} = -i z_A B_a \boldsymbol{e}_xsont opposées et se compensent exactement : \boldsymbol{F}_{DA} + \boldsymbol{F}_{BC} = \mathbf{0}.
Le côté inférieur AB, de longueur a, est totalement immergé dans la région z > 0. Le vecteur déplacement élémentaire orienté est \mathrm{d}\boldsymbol{\ell} = \mathrm{d}x\,\boldsymbol{e}_x. La force de Laplace sur ce segment s'écrit donc :
\boldsymbol{F}_{AB} = \int_A^B i\,\mathrm{d}\boldsymbol{\ell} \times \boldsymbol{B}_a = i a \boldsymbol{e}_x \times (-B_a \boldsymbol{e}_y) = -i a B_a \boldsymbol{e}_z
En remplaçant l'expression de i(t), la force de Laplace totale subie par le cadre pour 0 < t < t_1 est :
Elle est nulle pour t < 0 et pour t \ge t_1 (car le flux est alors constant et i = 0).
L'affirmation exacte est l'affirmation C.
Résultat
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : principe fondamental de la dynamique, freinage par induction
Établir, par rapport à , l'équation différentielle du mouvement de , le cadre étant supposé être en translation rectiligne, au cours de sa chute pour les instants compris entre l'instant initial et . A) avec B) avec C) avec D) avec
Voir l'indiceIndice
Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe vertical descendant Oz et identifier le temps caractéristique \tau.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique (ou théorème du centre d'inertie) au cadre métallique assimilé à un système indéformable de masse m en translation rectiligne selon l'axe vertical (Oz) orienté vers le bas.
- Projeter le bilan des forces (le poids et la force de Laplace établie à la question 14) sur l'axe vertical (Oz).
- Mettre l'équation différentielle sous forme canonique pour identifier le temps caractéristique \tau.
Voir la réponse courteRéponse courte
Projection du PFD sur l'axe vertical faisant apparaître une force de freinage fluide équivalente et le temps caractéristique \tau.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie le cadre métallique de masse m dans le référentiel \mathcal{R} du laboratoire, supposé galiléen. Le cadre étant en translation rectiligne selon l'axe vertical (Oz), tous ses points ont la même accélération \ddot{z}_A \boldsymbol{e}_z.
Pour 0 < t < t_1, le système est soumis à deux forces extérieures :
- son poids : \boldsymbol{P} = m \boldsymbol{g} = m g \boldsymbol{e}_z (l'axe (Oz) étant orienté vers le bas) ;
- la force de Laplace, obtenue à la question 14 : \boldsymbol{F}_L = -\dfrac{a^2 B_a^2 \dot{z}_A}{R_c} \boldsymbol{e}_z.
D'après le principe fondamental de la dynamique :
En projetant sur le vecteur unitaire \boldsymbol{e}_z, on obtient :
En introduisant le temps caractéristique \tau = \dfrac{m R_c}{B_a^2 a^2}, l'équation différentielle s'écrit :
L'affirmation correcte est donc la B.
Résultat
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : temps caractéristique, freinage par induction
Calculer si , , et . A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Effectuer l'application numérique en convertissant avec soin le côté a du cadre en mètres.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique direct du temps caractéristique de freinage : \tau = m R_c / (B_a^2 a^2) = 400\text{ s}.
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D'après la question Q15, le temps caractéristique de freinage s'exprime par :
On effectue l'application numérique en convertissant la longueur a en mètres :
- m = 0{,}1\text{ kg}
- R_c = 10\ \Omega
- B_a = 1\text{ T}
- a = 5\text{ cm} = 5 \times 10^{-2}\text{ m}
Il vient :
L'affirmation correcte est donc l'affirmation B.
Résultat
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : équation différentielle linéaire, vitesse limite
Déduire de la question précédente la loi d'évolution de la vitesse sachant que la vitesse initiale est . A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants avec la condition initiale \dot{z}_A(0) = v_0.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'équation différentielle linéaire du premier ordre vérifiée par la vitesse \dot{z}_A(t), établie à la question 15.
- Déterminer la solution générale, somme de la solution de l'équation homogène et d'une solution particulière constante.
- Déterminer la constante d'intégration à l'aide de la condition initiale \dot{z}_A(0) = v_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résolution de l'équation différentielle linéaire du premier ordre avec la condition initiale \dot{z}_A(0)=v_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question 15, pour 0 < t < t_1, la composante verticale de la vitesse \dot{z}_A(t) vérifie l'équation différentielle :
Il s'agit d'une équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants avec second membre constant.
La solution générale est de la forme :
Une solution particulière évidente est constante :
D'où l'expression générale de la vitesse :
La constante A est déterminée par la condition initiale en t = 0 :
On en déduit la loi d'évolution de la vitesse :
L'affirmation correcte est donc l'affirmation A.
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : loi de faraday, flux magnétique
On considère désormais le dispositif de la figure 4. Le cadre présente un interrupteur qui permet de modifier le circuit fermé dans lequel pourrait circuler un éventuel courant induit: si est en position 1 (point ), le circuit fermé est la spire rectangulaire ; si est en position 2 (point ), le circuit fermé est la spire rectangulaire . Que peut-on dire sur si on maintient le cadre immobile et on commute soudainement de la position 1 à la position 2 ? Ici encore, le cadre est orienté dans le sens trigonométrique. A) B) C) D) On ne peut rien dire priori
Voir l'indiceIndice
Analyser la variation du flux magnétique à travers le circuit lorsque le cadre reste immobile et que le champ magnétique extérieur est purement stationnaire.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les deux mécanismes possibles de création d'un champ électromoteur d'induction : l'induction de Neumann (champ magnétique dépendant du temps) et l'induction de Lorentz (mouvement des conducteurs dans un champ magnétique).
- Analyser l'état du champ magnétique et du circuit lors de la commutation afin de déterminer le champ électromoteur en tout point.
- En déduire la force électromotrice induite e(t) par circulation du champ électromoteur le long du circuit.
Voir la réponse courteRéponse courte
Augmentation brusque de la surface de la boucle orientée induisant une impulsion de tension selon la loi de modération de Lenz.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le champ électromoteur total responsable de l'apparition d'une force électromotrice dans un circuit s'écrit :
où \boldsymbol{E}_{\text{ind}} est le champ électrique induit associé à la variation temporelle du champ magnétique (induction de Neumann) et \boldsymbol{v} est la vitesse des éléments de conducteur dans le référentiel d'étude \mathcal{R} (induction de Lorentz).
Or, ici :
- le champ magnétique appliqué \boldsymbol{B}_a est stationnaire : \dfrac{\partial \boldsymbol{B}_a}{\partial t} = \mathbf{0}, donc le champ d'induction de Neumann est nul (\boldsymbol{E}_{\text{ind}} = \mathbf{0}) ;
- le cadre est maintenu immobile dans \mathcal{R} : la vitesse de chaque élément conducteur est nulle (\boldsymbol{v} = \mathbf{0}), donc le terme de Lorentz est nul.
Ainsi, le champ électromoteur est strictement nul en tout point du circuit :
La force électromotrice induite, définie par la circulation de \boldsymbol{E}_m le long du circuit, est par conséquent rigoureusement nulle :
La réponse correcte est la proposition B.
Partie 4 : Modèle thermodynamique de la troposphère terrestre
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : gaz parfait, équation d'état
Donner l'équation d'état d'une masse d'air en faisant apparaître explicitement sa masse volumique . A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Relier la masse volumique \rho à la quantité de matière par unité de volume n/V via la masse molaire M_a.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'équation d'état des gaz parfaits sous sa forme globale p V = n R T.
- Exprimer la quantité de matière n en fonction de la masse m et de la masse molaire M_a, puis introduire la masse volumique \rho = m/V.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de la loi des gaz parfaits en introduisant la masse molaire et la masse volumique : p=\rho R T/M_a.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour un échantillon d'air de masse m occupant un volume V, assimilé à un gaz parfait de masse molaire M_a, l'équation d'état s'écrit :
En divisant par le volume V et en introduisant la masse volumique de l'air \rho = \dfrac{m}{V}, on obtient :
La proposition exacte est donc l'affirmation A.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : loi de laplace, transformation isentropique
Sachant que les mouvements verticaux des masses d'air sont des transformations thermodynamiques isentropiques, quelle relation vérifient la température et la pression d'une masse d'air identifiée lorsque celle-ci évolue verticalement? A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Rappeler l'une des relations de Laplace pour un gaz parfait subissant une transformation adiabatique réversible reliant p et T.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la loi de Laplace sous sa forme faisant intervenir les variables d'état (p, V) pour une transformation isentropique (adiabatique et réversible) d'un gaz parfait à capacités thermiques constantes.
- Éliminer le volume V à l'aide de l'équation d'état du gaz parfait pour obtenir la relation liant la pression p et la température T.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression usuelle de la loi de Laplace en variables pression et température : p^{1-\gamma}T^\gamma = \mathrm{Cte}.
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Une masse d'air identifiée est un système fermé constitué d'un gaz parfait de coefficient adiabatique \gamma = C_p / C_v constant. Pour une transformation isentropique (adiabatique et quasi-statique/réversible), la loi de Laplace s'écrit sous la forme classique :
L'équation d'état des gaz parfaits donne pour une masse fixée (n fixé) :
En injectant cette expression dans la loi de Laplace, on obtient :
Comme n et R sont constants au cours du mouvement d'une masse d'air identifiée, il vient :
La proposition correcte est donc l'affirmation B.
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : loi de laplace, différentiation logarithmique
Quelle équation relie les variations avec de la température et de la pression, respectivement et , pour une masse d'air identifiée? A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Différencier logarithmiquement la relation de Laplace p^{1-\gamma}T^\gamma = \text{Cte} par rapport à la coordonnée verticale z.
Voir la stratégieStratégie
- Différencier par rapport à l'altitude z la loi de Laplace établie à la question Q20 reliant la pression p et la température T.
- Exprimer le rapport T/p à l'aide de l'équation d'état du gaz parfait obtenue à la question Q19.
Voir la réponse courteRéponse courte
Différentiation logarithmique de la loi de Laplace combinée à l'équation d'état pour relier les gradients verticaux de T et p.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q20, une masse d'air qui subit une évolution isentropique vérifie la relation :
En prenant le logarithme népérien de cette expression :
En dérivant par rapport à la coordonnée verticale z, il vient :
D'après l'équation d'état établie à la question Q19, p = \frac{\rho}{M_a} R T, ce qui donne :
On en déduit ainsi la relation recherchée :
La réponse correcte est l'affirmation D.
Résultat
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : statique des fluides, gradient thermique
On admet que . Déterminer la fonction . Parmi les réponses proposées, désigne la température au sol (). A) avec B) avec C) avec D) avec
Voir l'indiceIndice
Substituer la relation de la statique des fluides dans l'expression du gradient thermique et intégrer l'équation différentielle obtenue.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter l'équation de la statique des fluides \dfrac{\mathrm{d}p}{\mathrm{d}z} = -\rho g dans l'expression du gradient vertical de température obtenue à la question Q21.
- Constater que la masse volumique \rho se simplifie, rendant le gradient vertical de température constant avec l'altitude.
- Intégrer par rapport à z avec la condition aux limites T(0) = T_0, puis identifier la hauteur caractéristique H.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration du gradient de température obtenu avec l'équation de la statique des fluides, conduisant à un profil affine T(z).
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D'après le résultat de la question Q21, le gradient thermique s'exprime par :
En y substituant la relation fondamentale de la statique des fluides \dfrac{\mathrm{d}p}{\mathrm{d}z} = -\rho g, la masse volumique se simplifie :
Ce gradient vertical de température est indépendant de l'altitude z (les grandeurs \gamma, M_a, g et R étant considérées constantes). Par intégration directe avec la condition initiale au niveau du sol T(0) = T_0, on obtient :
où la hauteur caractéristique H est définie par :
Cette expression correspond à la proposition C.
Résultat
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : loi de laplace, gaz parfait
Le profil vertical de la masse volumique s'écrit:
où est un facteur et la masse volumique au niveau du sol. Exprimer . A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'équation d'état du gaz parfait et la relation isentropique p \propto \rho^\gamma pour exprimer \rho en fonction de la température T(z).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la relation reliant la masse volumique \rho et la température T pour une transformation isentropique d'un gaz parfait.
- Injecter le profil de température T(z) établi à la question précédente afin d'identifier l'exposant \alpha.
Voir la réponse courteRéponse courte
Déduction du profil de masse volumique par substitution du profil thermique dans la relation isentropique \rho \propto T^{1/(\gamma-1)}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour une masse d'air subissant une évolution isentropique, les lois de Laplace s'appliquent. En utilisant la relation entre la pression et la masse volumique :
D'après l'équation d'état du gaz parfait (question Q19), la pression s'écrit p = \dfrac{\rho R T}{M_a}. En substituant cette expression, il vient :
En prenant pour référence les grandeurs au niveau du sol (z = 0) où la température vaut T_0 et la masse volumique \rho_0, on obtient :
En introduisant le profil de température linéaire obtenu à la question Q22, T(z) = T_0 \left(1 - \dfrac{z}{H}\right), l'expression de \rho(z) devient :
Par identification avec l'expression donnée \rho(z) = \rho_0 \left(1 - \dfrac{z}{H}\right)^\alpha, on en déduit :
La réponse correcte est donc l'affirmation D.
Résultat
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : gradient thermique, atmosphère adiabatique
Donner les valeurs approximatives de et si et . A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Calculer numériquement la pente -\mathrm{d}T/\mathrm{d}z = T_0/H et l'altitude caractéristique H avec les valeurs numériques fournies.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'expression de la hauteur d'échelle H obtenue à la question 22 et calculer numériquement sa valeur avec les données de l'énoncé.
- En déduire le gradient thermique vertical adiabatique \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} = -\frac{T_0}{H}, faire l'application numérique et convertir dans l'unité adaptée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique du gradient adiabatique troposphérique (environ -10\text{ K}\cdot\mathrm{km}^{-1}) et de l'épaisseur caractéristique H\approx 30\text{ km}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question 22, la hauteur caractéristique H s'exprime sous la forme :
Avec les données fournies :
- \gamma = 1{,}4, d'où \gamma - 1 = 0{,}4 et \frac{\gamma}{\gamma - 1} = \frac{1{,}4}{0{,}4} = 3{,}5 ;
- R \approx 8\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} ;
- T_0 = 290\text{ K} ;
- M_a = 29\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 29 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} ;
- g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}.
On calcule H :
Le gradient thermique vertical s'en déduit directement :
Les affirmations exactes sont donc A et D.
Résultat
Partie 5 : Quelques aspects des forces centrales
Question 25
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Notions : énergie potentielle, champ newtonien
Quelle est la forme de si son origine est prise pour et infiniment éloignés l'un de l'autre? A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Intégrer le travail élémentaire de la force centrale \boldsymbol{F} = -\boldsymbol{\nabla}\mathcal{E}_p en fixant la constante d'intégration à l'infini.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser la définition de l'énergie potentielle associée à une force conservative à symétrie sphérique : \boldsymbol{F} = -\boldsymbol{\nabla} \mathcal{E}_p(r) = -\dfrac{\mathrm{d}\mathcal{E}_p}{\mathrm{d}r}\,\boldsymbol{e}_r.
- Intégrer par rapport à r en tenant compte de la condition de référence à l'infini (\mathcal{E}_p \to 0 lorsque r \to +\infty).
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de la force d'attraction newtonienne avec référence nulle à l'infini, donnant \mathcal{E}_p(r)=-K/r.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La force centrale s'écrit :
Puisqu'elle dérive de l'énergie potentielle \mathcal{E}_p(r), on a :
Par identification des composantes radiales :
En intégrant par rapport à r, il vient :
L'origine de l'énergie potentielle étant choisie pour A et C infiniment éloignés l'un de l'autre (r \to +\infty) :
On obtient ainsi :
L'affirmation exacte est donc la proposition B.
Résultat
Question 26
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Notions : moment cinétique, force centrale
On note le moment cinétique, dans , de au point . Que peut-on dire de l'évolution temporelle de au cours du mouvement de ? A) Le vecteur change de direction mais sa norme est constante. B) Le vecteur ne change pas de direction et sa norme varie. C) est une constante vectorielle. D) La norme et la direction de ne sont pas constantes.
Voir l'indiceIndice
Calculer la dérivée temporelle du moment cinétique en C en appliquant le théorème du moment cinétique.
Voir la stratégieStratégie
Pour déterminer l'évolution temporelle du moment cinétique \boldsymbol{L} = \boldsymbol{L}_C(A) par rapport au point fixe C, appliquons le théorème du moment cinétique au point C dans le référentiel d'étude \mathcal{R} galiléen.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le moment de la force par rapport au centre attracteur est nul, assurant la conservation vectorielle du moment cinétique \boldsymbol{L}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le point C est fixe dans le référentiel galiléen \mathcal{R}. Le théorème du moment cinétique appliqué au corpuscule A en ce point s'écrit :
Le rayon vecteur s'exprime par \boldsymbol{CA} = r\,\boldsymbol{e}_r et la force est centrale de centre C :
Ces deux vecteurs étant colinéaires, leur produit vectoriel est nul :
On en déduit :
Le moment cinétique \boldsymbol{L} est donc une constante vectorielle du mouvement.
La réponse exacte est C.
Résultat
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : énergie mécanique, énergie potentielle effective
Quelle est l'expression de l'énergie mécanique de ? A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Exprimer le terme d'énergie cinétique orthoradiale en fonction de la norme du moment cinétique constant L = mr^2\dot{\theta}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie cinétique du point matériel A en coordonnées polaires dans le plan du mouvement.
- Exprimer la vitesse angulaire \dot{\theta} en fonction de la norme L du moment cinétique.
- Sommer l'énergie cinétique et l'énergie potentielle déterminée à la question précédente (Q25) pour obtenir l'énergie mécanique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de l'énergie mécanique en coordonnées polaires et élimination de la vitesse angulaire au profit du moment cinétique scalaire L.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q26, le moment cinétique \boldsymbol{L} de A par rapport à C est un vecteur constant. Le mouvement de A s'effectue donc dans un plan fixe perpendiculaire à \boldsymbol{L}, passant par C.
En repérant le point A par ses coordonnées polaires (r, \theta) dans ce plan, son vecteur vitesse s'écrit :
L'énergie cinétique de A s'en déduit :
Le moment cinétique par rapport à C vaut :
Sa norme vérifie donc L = m r^2 |\dot{\theta}|, ce qui permet de réécrire la composante orthoradiale de l'énergie cinétique sous la forme :
En utilisant l'expression de l'énergie potentielle obtenue à la question Q25, \mathcal{E}_p(r) = -\dfrac{K}{r}, l'énergie mécanique \mathcal{E}_m = \mathcal{E}_c + \mathcal{E}_p s'écrit :
L'affirmation correcte est la proposition A.
Résultat
Question 28
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Notions : vecteur de runge-lenz, intégrale première
Parmi les assertions suivantes relatives au vecteur , où est la quantité de mouvement de , dans , lesquelles sont exactes? A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Dériver le vecteur \boldsymbol{\Lambda} par rapport au temps en utilisant l'équation du mouvement \mathrm{d}\boldsymbol{p}/\mathrm{d}t = \boldsymbol{F} et faire le produit scalaire avec \boldsymbol{L}.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer la dérivée temporelle de \boldsymbol{\Lambda} en utilisant le principe fondamental de la dynamique appliqué à A et la conservation du moment cinétique \boldsymbol{L} établie en Q26.
- Évaluer le produit scalaire \boldsymbol{\Lambda} \cdot \boldsymbol{L} en exploitant les propriétés d'orthogonalité du produit vectoriel et la définition de \boldsymbol{L}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Produit scalaire nul avec le moment cinétique et dérivée temporelle nulle du vecteur de Runge-Lenz dans un champ newtonien.
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Le vecteur \boldsymbol{\Lambda} = \boldsymbol{p} \times \boldsymbol{L} - m K \boldsymbol{e}_r est le vecteur de Laplace-Runge-Lenz.
1. Dérivée temporelle de \boldsymbol{\Lambda} :
Dérivons \boldsymbol{\Lambda} par rapport au temps dans le référentiel galiléen \mathcal{R} :
D'après le principe fondamental de la dynamique, \frac{\mathrm{d}\boldsymbol{p}}{\mathrm{d}t} = \boldsymbol{F} = -\frac{K}{r^2} \boldsymbol{e}_r.
D'après la question Q26, la force étant centrale, le moment cinétique est conservé :
En coordonnées polaires (r, \theta) dans le plan du mouvement, le moment cinétique s'écrit :
Par conséquent :
Comme la base (\boldsymbol{e}_r, \boldsymbol{e}_\theta, \boldsymbol{e}_z) est orthonormée directe, \boldsymbol{e}_r \times \boldsymbol{e}_z = -\boldsymbol{e}_\theta, d'où :
Par ailleurs, la dérivée du vecteur unitaire radial est \frac{\mathrm{d}\boldsymbol{e}_r}{\mathrm{d}t} = \dot{\theta}\boldsymbol{e}_\theta, ce qui donne :
On en déduit :
L'assertion A est donc exacte (et l'assertion D n'a de surcroît aucun sens physique ni mathématique pour des vecteurs).
2. Produit scalaire \boldsymbol{\Lambda} \cdot \boldsymbol{L} :
Calculons le produit scalaire :
- Par propriété du produit mixte, (\boldsymbol{p} \times \boldsymbol{L}) \cdot \boldsymbol{L} = 0 car le vecteur \boldsymbol{p} \times \boldsymbol{L} est orthogonal à \boldsymbol{L}.
- De plus, par définition du moment cinétique, \boldsymbol{L} = (r\boldsymbol{e}_r) \times \boldsymbol{p}, donc \boldsymbol{L} est orthogonal à \boldsymbol{e}_r, d'où \boldsymbol{e}_r \cdot \boldsymbol{L} = 0.
On a donc rigoureusement :
L'assertion B est donc exacte, et l'assertion C est fausse.
Résultat
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : mouvement circulaire, théorème du viriel
Le corpuscule est un satellite qui effectue des révolutions circulaires, de rayon , autour du centre de la Terre. Quelle est la norme de la vitesse de et quelle égalité relie son énergie cinétique et son énergie potentielle? A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Écrire la projection de l'accélération normale sur une orbite circulaire et appliquer le théorème du viriel reliant énergie cinétique et énergie potentielle.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique au satellite A dans le référentiel d'étude galiléen pour un mouvement circulaire de rayon R_A afin d'obtenir v_A.
- Exprimer l'énergie cinétique \mathcal{E}_k et utiliser l'expression de l'énergie potentielle \mathcal{E}_p(R_A) établie à la question Q25 pour relier ces deux grandeurs (théorème du viriel).
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du PFD en repère de Frenet pour la vitesse orbitale et vérification de la relation du viriel \mathcal{E}_k=-\mathcal{E}_p/2.
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Dans le référentiel \mathcal{R} galiléen muni de la base polaire (C, \boldsymbol{e}_r, \boldsymbol{e}_\theta), le corpuscule A décrit une trajectoire circulaire de centre C et de rayon R_A. Son vecteur accélération s'écrit classiquement :
La seule force agissant sur le satellite est la force centrale conservative :
Le principe fondamental de la dynamique appliqué à A s'écrit m\boldsymbol{a} = \boldsymbol{F}. La projection selon le vecteur unitaire radial \boldsymbol{e}_r donne :
d'où l'expression de la norme de la vitesse orbitale :
L'affirmation A est donc exacte.
L'énergie cinétique du satellite sur cette orbite s'en déduit :
D'après la question Q25, l'énergie potentielle de gravitation avec la convention nulle à l'infini vaut :
On en déduit immédiatement la relation entre énergie cinétique et énergie potentielle :
L'affirmation D est donc exacte.
Résultat
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Notions : satellite, frottement fluide
Le satellite rentre dans l'atmosphère terrestre et est alors soumis à une force de frottement. Identifier les affirmations exactes. A) En moyenne sur une révolution, le satellite ralentit. B) Le vecteur représentant la force de frottement est de sens opposé au vecteur vitesse de . C) La norme de l'accélération du satellite augmente au cours du temps. D) Le moment cinétique de est toujours une constante vectorielle.
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Penser au paradoxe du frottement atmosphérique : le satellite perd de l'énergie mécanique, ce qui abaisse son altitude et augmente sa vitesse orbitale.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser l'effet du frottement atmosphérique sur l'énergie mécanique d'une orbite quasi-circulaire pour déterminer l'évolution de l'altitude, de la vitesse moyenne (paradoxe du satellite freiné) et de l'accélération.
- Vérifier les propriétés vectorielles usuelles de la force de frottement fluide et le théorème du moment cinétique en présence d'une force non centrale.
Voir la réponse courteRéponse courte
Étude du paradoxe du freinage d'un satellite en orbite basse : la perte d'altitude conduit à une augmentation de sa vitesse orbitale.
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Examinons successivement chacune des affirmations :
Affirmation B : Par définition de la traînée aérodynamique s'exerçant sur un corps en mouvement dans un fluide, la force de frottement s'oppose à la vitesse relative par rapport au milieu :
\boldsymbol{F}_f = -\alpha(v)\,\boldsymbol{v} \quad (\text{avec } \alpha(v) > 0)Le vecteur force de frottement est donc bien colinéaire et de sens opposé au vecteur vitesse. L'affirmation B est exacte.
Affirmation D : Appliquons le théorème du moment cinétique en C dans le référentiel galiléen \mathcal{R} :
\frac{\mathrm{d}\boldsymbol{L}}{\mathrm{d}t} = \boldsymbol{\mathcal{M}}_C(\boldsymbol{F}) + \boldsymbol{\mathcal{M}}_C(\boldsymbol{F}_f) = \boldsymbol{0} + \boldsymbol{r} \times \boldsymbol{F}_f = -\alpha(v)\,(\boldsymbol{r}\times\boldsymbol{v}) \neq \boldsymbol{0}La force de frottement n'étant pas centrale, son moment par rapport à C n'est pas nul : le moment cinétique n'est plus conservé. L'affirmation D est fausse.
Affirmation A : La force de frottement dissipe de l'énergie, de sorte que l'énergie mécanique \mathcal{E}_m diminue au cours du temps (\mathrm{d}\mathcal{E}_m/\mathrm{d}t = \boldsymbol{F}_f \cdot \boldsymbol{v} < 0). Or, pour une trajectoire quasi-circulaire de rayon r(t), l'énergie mécanique vaut d'après la question 29 :
\mathcal{E}_m = -\frac{K}{2r}Une diminution de \mathcal{E}_m impose une diminution continue du rayon orbital r(t) (le satellite spiralise vers la Terre). La vitesse orbitale s'écrit alors :
v_A = \sqrt{\frac{K}{m\,r}}Lorsque le rayon orbital r décroît, la vitesse v_A augmente : c'est le paradoxe du satellite freiné. En moyenne sur une révolution, le satellite accélère. L'affirmation A est fausse.
Affirmation C : L'accélération du satellite sur son orbite quasi-circulaire est dominée par l'attraction gravitationnelle :
a \approx \frac{v_A^2}{r} = \frac{K}{m\,r^2}Comme le rayon r diminue au cours du temps, la norme de l'accélération gravitationnelle augmente. De plus, la masse volumique de l'air augmentant fortement lorsque l'altitude diminue, la décélération tangentielle due à la traînée croît également. La norme de l'accélération totale augmente donc au cours du temps. L'affirmation C est exacte.
Résultat
Partie 6 : Diffraction de neutrons
Question 31
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : constante de planck, analyse dimensionnelle
Quelle(s) unité(s), dans le Système International, peut-on attribuer à ? A) Joule par seconde () B) Joule seconde () C) Joule () D) Kilogramme mètre carré par seconde ()
Voir l'indiceIndice
Utiliser la relation de Planck-Einstein E = h\nu pour déterminer la dimension d'une action.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la constante de Planck h à des grandeurs physiques connues au moyen d'une relation fondamentale de la physique quantique (relation de Planck-Einstein ou relation de de Broglie).
- Déterminer sa dimension dans le système international d'unités (MKSA).
- Identifier les unités dérivées et de base correspondantes parmi les propositions.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification des unités SI de la constante de Planck à partir de E=h\nu : \mathrm{J}\cdot\mathrm{s} ou \mathrm{kg}\cdot\mathrm{m}^2\cdot\mathrm{s}^{-1}.
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La relation de Planck-Einstein associe l'énergie E d'un photon à la fréquence \nu de l'onde électromagnétique associée par :
On en déduit la dimension physique de la constante de Planck :
On peut donc exprimer son unité de deux manières équivalentes :
À l'aide de l'unité dérivée de l'énergie, le joule (\mathrm{J}) :
[h] = [E]\cdot [\mathrm{T}] \implies \mathrm{J\cdot s} \quad \text{(Joule seconde)}L'affirmation B est donc exacte.
Dans les unités de base du Système International (\mathrm{kg}, \mathrm{m}, \mathrm{s}) :
[h] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-1} \implies \mathrm{kg\cdot m^2\cdot s^{-1}}L'affirmation D est donc également exacte.
Résultat
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI
Notions : relation de de broglie, onde de matière
Donner la valeur de la longueur d'onde de De Broglie d'un neutron? A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Appliquer la formule de de Broglie \lambda_{DB} = h/(m_n v_n) en veillant à convertir la vitesse v_n en \text{m}\cdot\text{s}^{-1}.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la relation de de Broglie reliant la longueur d'onde associée à une particule à sa quantité de mouvement.
- Convertir les données dans les unités du Système International (notamment la vitesse en \mathrm{m\cdot s^{-1}}) pour calculer numériquement \lambda_{DB}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique de la longueur d'onde associée au neutron via la relation quantique fondamentale \lambda_{DB}=h/(mv).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'hypothèse de Louis de Broglie, la longueur d'onde \lambda_{DB} associée à une particule de quantité de mouvement p = m_n v_n (dans le domaine non relativiste, puisque v_n \ll c) s'écrit :
Avec les valeurs numériques fournies par l'énoncé :
- h \approx 6{,}6 \times 10^{-34}\;\mathrm{J\cdot s} ;
- m_n \approx 1{,}7 \times 10^{-27}\;\mathrm{kg} ;
- v_n = 0{,}2\;\mathrm{km\cdot s^{-1}} = 200\;\mathrm{m\cdot s^{-1}}.
On calcule la quantité de mouvement :
D'où :
Résultat
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI
Notions : diffraction par une fente, demi-angle de diffraction
On place un écran derrière la fente, parallèlement à son plan (voir Figure 5), à une distance . Pour cette valeur, on admet qu'on se trouve, avec une excellente approximation, dans une situation de diffraction à l'infini. Cette diffraction s'effectue selon la direction . Quelle est l'expression de l'échelle angulaire caractérisant cette expérience de diffraction de neutrons? A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Appliquer la condition angulaire de premier minimum d'interférence destructive pour la diffraction par une fente rectiligne de largeur \varepsilon.
Voir la stratégieStratégie
- Assimiler la diffraction des neutrons à celle d'une onde plane de longueur d'onde de de Broglie \lambda_{DB} diffractée par une fente rectiligne de largeur \varepsilon selon la direction Oy.
- Exprimer la condition d'annulation (premier minimum de diffraction) ou la demi-largeur angulaire caractéristique de la tache centrale de diffraction à l'infini (conditions de Fraunhofer).
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Formule classique de l'écart angulaire du premier minimum de diffraction de Fraunhofer par une fente : \sin\theta \approx \lambda_{DB}/\varepsilon.
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D'après le principe de la dualité onde-corpuscule, le faisceau de neutrons se comporte comme une onde monochromatique de longueur d'onde \lambda_{DB}. Lors de la traversée d'une fente de largeur \varepsilon parallèle à l'axe Ox et de largeur comptée selon Oy, le phénomène de diffraction à l'infini (ou de Fraunhofer) se traduit par une intensité diffractée dans la direction repérée par l'angle \theta par rapport à l'axe optique Oz proportionnelle à :
La première extinction (premier zéro de la fonction sinus cardinal), qui définit l'échelle angulaire de diffraction et la demi-largeur angulaire de la tache centrale, est obtenue lorsque l'argument vaut \pi, soit :
On en déduit :
La réponse correcte est donc l'affirmation A.
Résultat
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI
Notions : diffraction par une fente, calcul d'angle
Calculer la valeur de . On exprimera cette valeur en secondes d'arc (). A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Calculer la valeur de \theta en radians, puis convertir en secondes d'arc sachant que 1\text{ rad} \approx 206\,265'' ou 1'' = \pi / (180 \times 3600)\text{ rad}.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser l'expression établie à la question précédente en effectuant l'approximation des petits angles pour obtenir \theta en radians.
- Convertir l'angle obtenu de radians en secondes d'arc ('') à l'aide de la relation entre degrés, minutes et secondes d'arc.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique de l'angle de diffraction en radians puis conversion de l'angle obtenu en secondes d'arc.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q33, l'échelle angulaire vérifie :
Comme \lambda_{DB} \ll \varepsilon, l'angle est très petit (\theta \ll 1\text{ rad}), ce qui permet d'écrire au premier ordre :
Avec les valeurs numériques \lambda_{DB} \approx 2\text{ nm} = 2\times 10^{-9}\text{ m} (question Q32) et \varepsilon = 90\ \mu\text{m} = 90\times 10^{-6}\text{ m} :
Un angle plein correspond à 2\pi\text{ rad} = 360^\circ. Sachant qu'un degré contient 60 minutes d'arc et chaque minute contient 60 secondes d'arc, un degré équivaut à 3\,600'' :
En exprimant \theta en secondes d'arc :
L'affirmation exacte est donc la proposition D.
Résultat
Question 35
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI
Notions : diffraction par une fente, figure de diffraction
La valeur précédente de correspond au premier minimum de la figure de diffraction observée sur l'écran. Quelle est la position de ce premier minimum? A) B) C) D)
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'approximation des petits angles y_1 \approx d\,\theta pour relier la position spatiale sur l'écran à l'écart angulaire.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la position linéaire y_1 sur l'écran à l'écart angulaire \theta et à la distance fente-écran d à l'aide des relations trigonométriques dans les conditions de Gauss.
- Effectuer l'application numérique avec les valeurs de l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination de la position linéaire du premier zéro sur l'écran placé à la distance d par la relation y_1 \approx d\,\theta.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le cadre de l'approximation paraxiale (angles très petits, \theta \ll 1\text{ rad}), la déviation angulaire \theta et la position linéaire y_1 sur l'écran situé à la distance d de la fente sont reliées par :
En utilisant les valeurs numériques fournies :
- d = 5\text{ m} ;
- \lambda_{\mathrm{DB}} \approx 2\text{ nm} = 2 \times 10^{-9}\text{ m} (d'après la question Q32) ;
- \varepsilon = 90\;\mu\text{m} = 90 \times 10^{-6}\text{ m}.
Il vient :
La valeur approchée proposée la plus proche est donc y_1 \approx 100\;\mu\text{m}.
Résultat
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI
Notions : dualité onde-corpuscule, interprétation probabiliste
On reprend maintenant cette expérience de comptage de neutrons de la façon suivante: au lieu d'envoyer un très grand nombre () de neutrons en une seule fois sur une durée très brève, on réalise une expérience de diffraction neutron par neutron. Précisément, on envoie de façon répétée ( fois), avec une période de répétition suffisamment élevée, un neutron. À chaque répétition, le neutron envoyé est indépendant de celui envoyé juste avant. La figure 6, qui est le résultat d'une simulation numérique reproduisant cette expérience de diffraction, montre l'évolution de la distribution des impacts des neutrons sur l'écran pour quatre valeurs de . Donner les affirmations exactes parmi celles proposées ci-dessous. A) La position d'un seul impact est complètement imprédictible et, au fur et à mesure que l'on envoie des neutrons indépendants, on reconstruit progressivement la figure de diffraction attendue. B) Si la source qui émet les neutrons un par un se trouve à de la fente diffractante, il est indispensable d'avoir pour être sûr de réaliser une expérience neutron par neutron. C) Cette expérience ne donnerait pas des résultats analogues si elle était réalisée avec de la lumière. D) La position d'un seul impact n'est pas complètement imprédictible.
Voir l'indiceIndice
Calculer le temps de vol des neutrons entre la source et l'écran pour justifier la condition sur la période d'émission T_r.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser le caractère fondamentalement probabiliste de la mécanique quantique et la reconstruction statistique de la figure d'interférence/diffraction pour trancher entre les propositions A et D.
- Calculer le temps de vol d'un neutron depuis la source jusqu'à l'écran de détection à l'aide de sa vitesse v_n afin d'évaluer la condition de non-recouvrement temporel (proposition B).
- Rappeler l'universalité de la dualité onde-corpuscule (neutrons, électrons, photons) pour évaluer la proposition C.
Voir la réponse courteRéponse courte
Interprétation de la figure d'interférence reconstruite particule par particule illustrant le caractère probabiliste de la mécanique quantique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Analyse des propositions A et D : En mécanique quantique, la fonction d'onde associée au neutron détermine une densité de probabilité de présence |\psi(y)|^2 sur l'écran. À l'échelle d'une particule individuelle, le point d'impact est régi par le hasard quantique fondamental : il est individuellement impossible à prédire (imprédictible). En revanche, la répétition d'un grand nombre N d'événements indépendants fait émerger la loi de probabilité sous-jacente, reconstruisant point par point la figure de diffraction continue classique :
- L'affirmation A est donc exacte.
- L'affirmation D est fausse.
Analyse de la proposition B : Pour s'assurer qu'un seul neutron est présent à la fois dans le dispositif expérimental, la période de répétition T_r doit être supérieure au temps de transit total d'un neutron entre la source d'émission et l'écran de détection. La distance totale parcourue par le neutron est la somme de la distance source-fente (L_1 = 5\text{ m}) et de la distance fente-écran (d = 5\text{ m}, donnée à la question 33) :
Sachant que la vitesse d'un neutron est v_n = 0{,}2\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} = 200\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, le temps de vol vaut :
Pour qu'aucun neutron ne puisse interférer ou interagir avec le suivant, il faut bien T_r > t_{\text{vol}} = 50\text{ ms}. L'affirmation B est donc exacte.
Analyse de la proposition C : L'expérience photon par photon (historiquement initiée par Taylor en 1909) montre que la lumière présente exactement le même comportement : les photons arrivent un à un de manière probabiliste et reconstruisent progressivement la figure de diffraction ondulatoire. L'affirmation C est donc fausse.
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet ENAC Physique MPSI 2021 ?
Surtout 4 chapitres : Optique géométrique (17 % des questions, partie 2), Mouvement dans un champ de force centrale (17 %, partie 5), Premier et second principes de la thermodynamique (15 %, partie 4) et Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (14 %, partie 1). Plus ponctuellement : Induction électromagnétique, Physique quantique, Diffraction et réseaux, Cinématique et dynamique du point, Circuits électriques et régimes transitoires…
Peut-on travailler le sujet ENAC Physique MPSI 2021 dès la première année (MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1 ou BCPST1) ?
Oui : toutes les questions ne demandent que le programme de MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1 ou BCPST1.
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet ENAC Physique MPSI 2021 ?
Environ 2 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet ENAC Physique MPSI 2021 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet ENAC Physique MPSI 2021 ?
Questions de cours : Q1 (oscillateur harmonique), Q2 (analyse dimensionnelle), Q3 (oscillateur harmonique), Q5 (oscillateur harmonique), Q7 (système afocal), Q8 (système afocal), Q13 (loi de faraday), Q19 (gaz parfait)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q15 (principe fondamental de la dynamique).
Où gagner des points facilement dans le sujet ENAC Physique MPSI 2021 ?
Le sujet ENAC Physique MPSI 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Faut-il connaître le vecteur de Runge-Lenz pour la question Q28 ?
Non : son expression est intégralement fournie par l'énoncé. Il suffit d'appliquer les règles de dérivation d'un produit vectoriel et de projeter selon les vecteurs de la base polaire pour vérifier sa conservation dans un champ newtonien.
Pourquoi la vitesse d'un satellite freiné augmente-t-elle à la question Q30 ?
En perdant de l'altitude sous l'effet du frottement, le satellite rejoint une orbite plus basse où la vitesse orbitale v=\sqrt{K/(m r)} est plus grande. La diminution d'énergie potentielle compense la dissipation et alimente la hausse d'énergie cinétique.
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